Légions Éclatées

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« La mort peut survenir sous de nombreuses formes : un Bolt dans le dos, le tir de barrage d’en haut, la séparation fulgurante de la chair à la caresse d’une lame puissante ou le contact froid du vide de l’espace. La mort la moins traître est celle de la main de l’ennemi qui porte fièrement ses propres couleurs et qui vient sur le champ de bataille avec honneur. Accueillez une mort délivrée par un tel ennemi, car c’est en elle que se trouve l’honneur dans un univers où une telle notion est oubliée. »
- Légionnaire Ssaran Dhow, de la Legiones Astartes des Salamanders[1].
Les Légions Éclatées furent majoritairement composées des Légionnaires des Iron Hands, des Salamanders et de la Raven Guard.
Les Légions Loyalistes des Iron Hands, des Salamanders et de la Raven Guard avaient été trahies de façon terrible sur Isstvan V ; le Massacre du Site d'Atterrissage avait pratiquement anéanti les trois Légions. Leurs pertes collectives étaient effarantes : de trois des plus puissantes formations militaires de la galaxie, il ne restait qu’une poignée de survivants. Et pourtant, ceux-là avaient survécu. En dépit de tous les efforts des renégats, certains des Space Marines Loyalistes n’étaient pas seulement restés en vie, mais étaient également parvenus à quitter le décor de cette trahison.

Ceux-là ne se comportèrent pas en vaincus.

Corax, Primarque de la Raven Guard, parvint à survivre au massacre et fut évacué en toute discrétion de Istvaan V par l’un des vestiges de sa fidèle Légion. Ce groupe de Raven Guards survivants était le plus important, mais se trouvait pourtant massivement dépassé en nombre. Craignant pour la vie du Primarque et ne sachant pas combien d’autres de leurs frères avaient survécu, ces guerriers quittèrent le système de Istvaan et battirent en retraite jusque sur Terra. Les autres rescapés de la Raven Guard suspectèrent peut-être que Corax avait échappé au massacre et qu’il vivait encore, mais le secret de son extraction signifia qu’ils ne le revirent pas avant de nombreuses années, longues et pénibles.

Ces autres Raven Guards se joignirent aux survivants des Iron Hands et des Salamanders, et s’improvisèrent en armée de résistance, finissant par se faire connaître comme les Légions Éclatées.

Les Légions Éclatées étaient principalement dirigées par les Iron Hands qui, après la mort de Ferrus Manus et l’anéantissement de leurs compagnies de vétérans dès les premiers stades du massacre, restaient malgré tout en effectif relativement important comparé aux deux autres Légions. Les Iron Hands se montraient d’une résolution absolue dans le mépris qu’ils vouaient à Horus ; ils avaient subi par sa main une malveillance terrible, et étaient déterminés à lui en faire rendre justice. Toutefois, la perfidie de cette trahison avait été si grande qu’ils en devinrent soupçonneux de tous. Ne faisant plus confiance à personne, ils rechignaient même à se soumettre de nouveau aux décisions du Conseil de Guerre de Terra.

Les Iron Hands organisèrent les survivants des trois Légions en groupes de mille guerriers au plus, basés sur la structure des clans de leur monde natal, Medusa. Ces effectifs relativement modestes récupérèrent ce qu’il restait des vaisseaux de leurs flottes et partirent s’éparpiller aux quatre coins de l’Imperium. Depuis les profondeurs de l’espace interstellaire, ils s’en prendraient aux forces d’Horus, perturberaient ses lignes de communication et d’approvisionnement.

Les contingents des Légions Éclatées étaient chacun placés sous les ordres d’un seul officier, et les diverses cellules n’interagissaient que rarement, toujours dans le secret le plus total. Aucun commandement central ne pouvait ainsi être menacé. De plus, leur taille modeste les rendait difficiles à traquer, ce qui prêtait donc aux Légions Éclatées l’avantage certain de la surprise et de la flexibilité.

Leurs victoires contre Horus s’enchaînèrent, et les batailles sanglantes qui étaient livrées prenaient des allures d’affaires personnelles. Ces actions forgèrent des liens de fraternité plus forts que ceux du sang au sein d’une Légion, des liens qui allaient se maintenir au-delà de la durée de l’Hérésie. Chaque guerrier des Légions Éclatées était guidé par la terrible tragédie dont ils avaient tous été victimes sur Isstvan V, et par un désir de justice pour tous leurs compagnons trahis.

Les Salamanders tout particulièrement pleuraient la perte de leur Primarque, convaincus que leur Légion ne serait bientôt plus qu’un souvenir, après avoir cherché sans succès l’endroit du dernier repos de Vulkan. Malgré tous ces troubles et ces épreuves, ils demeuraient pourtant humanistes et pleins de compassion, même face à des rapports de forces accablants et aux horreurs innommables perpétrées par les êtres perfides à la solde d’Horus.

Au lieu d’être abattues par le fait d’être passées si près de la mort, les Légions Éclatées étaient animées d’un besoin ardent de revanche. Leur moral indestructible et leur volonté indomptable faisaient d’elles une menace bien plus grande que leur effectif seul ne le suggérait. Alors que même les autres Légions Loyalistes auraient pu les considérer comme une force anéantie, il est possible qu’elles aient été responsables de bien plus de victoires sur les Traîtres que quiconque puisse le deviner, ou que les archives officielles n’en ont gardé trace. Personne ne peut dire combien des projets d’Horus ont été contrecarrés par leurs actions, de combien d’autres guerriers et de machines l’Architraître aurait pu disposer si les survivants de Isstvan n’avaient été aussi déterminés à harceler ceux qui les avaient trahis.[2]

Les Légions Éclatées[modifier]

Nées sur les sables maculés de sang de la Dépression d’Urgall, les Légions Éclatées étaient la conséquence d’une trahison et d’un fratricide. Lors du Massacre du Site d’Atterrissage de Isstvan V, trois Légions entières furent été presque entièrement détruites : les Salamanders, la Raven Guard et les Iron Hands, toutes abattues par la traîtrise de leurs frères supposés lorsque les forces des Word Bearers, des Night Lords, des Iron Warriors et de l’Alpha Legion qui constituaient la seconde vague de l’attaque révélèrent leur allégeance au Maître de Guerre. Des centaines de milliers de guerriers des Legiones Astartes engagés dans la première vague, peu échappèrent au piège meurtrier des Traîtres, et même alors des milliers d’autres furent abattus dans la poursuite brutale qui s’en suivi et la bataille titanesque entre les flottes renégates et Loyaliste dans le système de Isstvan.

Dans les jours et les semaines qui suivirent le Massacre du Site d’Atterrissage, des éléments des Iron Hands, des Salamanders et de la Raven Guard furent dispersés de part et d’autre dans le nord de l’Imperium après avoir été forcés de faire des sauts Warp établis à la hâte pour échapper à l’embuscade des Traîtres. Bien que certains d’entre eux se soient dispersés seuls, il est également arrivé que des navires des trois Légions se soient rassemblés en petits groupes dans l’obscurité de l’espace, blessés et méfiants les uns envers les autres après le massacre, et qu’ils aient été violemment coupés des chaînes de commandement de leur Légion. Souvent, une fois les dommages réparés et les blessures pansées, ces forces regroupées se séparèrent à nouveau pour chercher leur propre voie, souvent écartées par les tempêtes Warp en plein essor qui allaient lentement former la Tempête de la Ruine, afin de retrouver leur chemin vers chez eux ou des commandements fiables. Mais pour d’autres cas, ces escouades déchiquetés sont restés ensemble, cherchant de meilleures chances de survie dans une galaxie en guerre, en compagnie d’alliés qui avaient subi le même traumatisme sauvage qu’eux. Les Légions Éclatées étaient nées.[3]

L'Action de Meduson[modifier]

L’Iron Hand Shadrak Meduson organisa une puissante force d’attaque composée des Astartes des Légions trahis sur Isstvan V.
Des trois Légions trahies sur Isstvan V, les Iron Hands sont restées les plus nombreux, car la plupart de leurs forces étaient tenues en réserve orbitale lorsque le massacre se déclencha. Ce qui restait du cadre dirigeant des Iron Hands après le Massacre du Site d’Atterrissage - un corps appelé le Conseil des Clans - sans contact avec Terra, se réunit dans le but de prendre le commandement de la riposte contre Horus, mais à Oqueth Minor, ils tombèrent dans une nouvelle embuscade des forces du Maître de Guerre, et avec la destruction de leur navire, le Conseil ne fut plus. C’est Shadrak Meduson, commandant du Clan Sorrgol des Iron Hands, qui prit le commandement de ce qui restait de l’essentiel des formations des Iron Hands en contact et qui les transforma en une force capable de se venger de la trahison de Isstvan V et de combattre l’avance inexorable du Maître de Guerre vers Terra.

Meduson accomplit sa mission en alliant des forces tirées d’éléments disparates des trois Légions en un tout nouveau et inébranlable, ses atouts étant bien supérieurs par la somme de ses constituants. Le processus était loin d’être simple, cependant, car chacune des Légions possédait ses propres particularités et faiblesses, et à de nombreuses occasions, des Légionnaires amers et en deuil ont failli verser le sang de l’autre avec une lame. Le génie visionnaire de Meduson était de diviser les survivants de Isstvan V, au total plus de 20 000 Légionnaires, en cellules mixtes et indépendantes et de les dispatcher sur les territoires que le Maître de Guerre avait conquis. Son objectif était double : le plus important était que les forces de Meduson mènent une guérilla derrière les lignes principales et qu’à chaque victoire, aussi insignifiante soit-elle, elles saignent les forces renégates et ralentissent la marche du Maître de Guerre vers Terra. Pendant trois ans, Meduson supervisa une campagne si subtile dans sa stratégie et son exécution que même le Maître de Guerre lui-même n’a pas réalisé que les milliers de raids, les assassinats, sabotages et embuscades infligés à ses osts, alors qu’ils avançaient à travers l’Imperium, étaient en fait l’œuvre d’un homme - que les trois Légions qu’Horus croyait avoir laissé brisé sur le sable noir de la Dépression d’Urgall vivaient encore, et étaient devenues une force imprévue et puissante pour la cause Loyaliste.[4]

Les Égarés[modifier]

Alors que les survivants de Isstvan V furent les premiers de ceux qu’on allait surnommer les "Légions Éclatées", ils étaient loin d’être le seul exemple d’éléments disparates des Legions Astartes se rassemblant dans de telles circonstances et menant leur propre guerre loin de leurs maîtres respectifs. L’anarchie et le malheur que la trahison du Maître de Guerre avait déchaînés à travers la galaxie ne pouvaient pas être sous-estimés ni entièrement analysés, et comme la Tempête de la Ruine s’étendait, de nombreuses forces des Legiones Astartes furent bloquées, isolés de leurs commandements habituels et privés des ordres de leur Primarque ou de toute autre autorité qu’ils pourraient reconnaître. Certaines forces des Legiones Astartes, en particulier celles qui servaient avec des flottes explorant encore les confins obscurs de la galaxie lorsque l’Hérésie d’Horus éclata, n’avaient aucune idée de quel côté de la guerre civile galactique leur Primarque s’était engagé et où leur allégeance devait aller. Tandis que de nombreuses forces des Légions éloignées tentaient de braver la tempête montante qu’était la Tempête de la Ruine et de rejoindre leurs seigneurs, beaucoup d’autres étaient tout simplement trop isolées ou trop éloignées de leur Légion mère lorsque pour envisager un tel voyage. De nombreux commandants confrontés à cette décision impossible choisirent de se déclarer ouvertement ni pour l’un ni pour l’autre camp et poursuivirent au lieu de cela les derniers ordres qu’ils ont reçus de leurs Primarques, quel qu’en soit le résultat.

Tandis que les forces des Légions Éclatées opérant sous le commandement de Shadrak Meduson étaient unies dans leur mission ultime, de nombreux autres groupes se battirent pour atteindre une myriade d’objectifs divergents. Beaucoup n’avaient pas de plus grand but ultime en tête que la vengeance, une cause qui les soutiendrait tout au long de l’Âge des Ténèbres et, dans bien des cas, longtemps après la Grande Purge. Même ces éléments ont souvent servi involontairement les intérêts de l’une ou l’autre des parties de la guerre civile, leurs attaques puisant des ressources et perturbant les plans stratégiques avec des conséquences souvent à grande portée.[5]

Hiérarchie de Commandement[modifier]

Quelles que soient les circonstances de sa création, il est peu probable qu’un corps hétérogène de Legiones Astartes serait resté une force cohésive sans le leadership d’un commandant fort ou charismatique. Séparées de leurs Primarques, ces forces avaient beaucoup à surmonter et peu d’entre elles purent survivre longtemps sans un autre substitut. Meduson était loin d’être le seul officier des Legiones Astartes capable de rassembler des éléments de plusieurs Légions différentes en une seule force efficace, et chacun avait sa propre façon de le faire. Certains commandants des Légions Éclatées étaient des guerriers singuliers ou d’une sagesse unique, capables de fusionner leurs forces en un tout cohérent avec seulement des mots. D’autres guidaient par l’exemple, inspirant leurs forces à imiter leurs actions. Certains étaient cependant des tyrans, faisant valoir leur droit de diriger par des menaces ou des châtiments brutaux.

Dans leurs chaînes de commandement, les éléments constitutifs des forces des Légions Éclatées adhéraient généralement aux codes inter-Légions établis au début de la Grande Croisade. Ces codes définissaient une équivalence de rang entre les commandants des différentes Légions afin que les forces mixtes puissent opérer côte à côte dans les guerres pour unifier l’Humanité. Ces codes reconnaissaient des termes tels que Préteur, Centurion, Sergent et bien d’autres, même si les officiers en question pouvaient être connus par une myriade de titres tirés de la culture de leur propre Légion ou du monde d’où ils étaient originaires. Même à la suite de la trahison ou du désastre qui les avait vu naître, les codes inter-Légions restèrent en grande partie intacts et même dans des forces constituées de plusieurs Légions, une chaîne de commandement par défaut existait déjà. Étant donné le traumatisme subi par de nombreux officiers, la transition était souvent loin d’être sans heurts et les styles de commandement divergents étaient souvent mal vécus, mais dans l’ensemble, un chef puissant était capable de commander d’une manière largement conforme à la norme établie depuis longtemps par une Légion.

Parce que les grades de la Légion étaient invariablement maintenus intacts, il n’était pas rare que les forces des Légions Éclatées présentent une proportion inégale d’officiers et de Légionnaires de différentes Légions. Par exemple, un Préteur pouvait être accompagné d’une seule escouade de sa propre Légion,mais à cause de son grade, commandait de fait une Compagnie entière de guerriers provenant d’une autre Légion, eux-mêmes dirigés par un officier ayant un rang supérieur à Centurion. D’autres groupes des Légions Éclatées étaient fortement dominés par une seule Légion, mais avaient dans leurs rangs des contingents beaucoup plus petits de plusieurs autres Légions.

Au fur et à mesure que l’Hérésie d’Horus progressait, il devint évident que les Traîtres avaient leurs propres Légions Éclatées, bien que souvent mises sur pied dans des circonstances quelque peu différentes. Beaucoup étaient simplement des forces coupées de leurs propres Légions et accomplissaient des ordres existants par peur du blâme ou pire. Certaines forces renégates semblaient avoir vu le jour par punition, l’exil ou reçurent l’ordre de ne pas revenir avant qu’une tâche grave n’ait été accomplie, souvent l’exécution de survivants Loyalistes dispersés. C’est ainsi que les formations des Légions Éclatées, composées de Légions mixtes des forces Astartes orphelines de leurs Légions mères, provenaient des différentes factions de la guerre civile galactique de l’Humanité, s’engageant dans des combats incessants, des guerres d’ombres invisibles et amères à travers l’Âge des Ténèbres et au-delà.[6]

Force Matérielle[modifier]

Constitués à partir des restes des trahis, des orphelins et des vaincus, la plupart des groupes qui pouvaient être comptabilisés comme des Légions Éclatées étaient comparativement petits par rapport aux dizaines de milliers ou centaines de milliers de membres de leurs Légions d’origine. Néanmoins, la plupart d’entre eux comptaient plusieurs centaines de Legiones Astartes et certains pouvaient même en avoir 2 000. Outre le fait que chaque Légion Éclatée représentait un mélange de plusieurs Légions différentes, trois généralement, il y avait peu ou pas de points communs dans l’organisation. Certains ont pu déployer les unités emblématiques pour lesquelles leurs formations mères étaient bien connues, comme les Immortels de Medusa des Iron Hands ou les Pyroclastes des Salamanders, tandis que le destin et le malheur avaient dépouillé d’autres de toute trace de cet héritage.

Une caractéristique commune à plusieurs des Légions Éclatées était la capacité de s’adapter aux circonstances, car sans une telle capacité, la plupart n’auraient pas survécu à la trahison qui les avait amenées à exister. Rares étaient les lignes de communication et d’approvisionnement des Légions, elles avaient au mieux un accès limité à des machines de guerre spécialisées et furent forcés de compter principalement sur les forces et les capacités post-humaines que le génie de l’Empereur et Ses arts génétiques avaient inculqués à chaque Légionnaire. Les formations de bataille standard des Légions étaient impossibles à appliquer et les commandants utilisaient donc n’importe quel mélange d’escouades et de véhicules dont ils disposaient pour mener à bien la mission en cours. Ce fait fut un avantage contre les attaques que subissaient les Légions Éclatées, car il était largement impossible pour leurs ennemis de prédire quels moyens allaient être mis à contribution sur une cible potentielle. Au fil du temps, les Légionnaires de Légions souvent très différentes apprirent non seulement à apprécier les façons uniques de faire la guerre de leurs frères, mais à les intégrer dans leurs propres doctrines tactiques. Des forces de la taille d’une Compagnie composée d’escouades de plusieurs Légions différentes se déployaient et se battaient donc afin d’amplifier les forces des traditions de chaque Légion.[7]

Sources[modifier]

  • The Horus Heresy, Book Six - Retribution
  • MERRET ALAN, Visions d'Hérésie - Guerre, ténèbres, traîtrise et mort, 2014
  1. The Horus Heresy, Book Six - Retribution, Chapter The Shattered Legions (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Visions d'Hérésie - Guerre, ténèbres, traîtrise et mort, 2014 - L'Âge des Ténèbres de MERRET ALAN, 2014 et résumées par Guilhem.
  3. The Horus Heresy, Book Six - Retribution, Chapter The Shattered Legions (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. The Horus Heresy, Book Six - Retribution, Chapter The Shattered Legions - Meduson's Labour (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. The Horus Heresy, Book Six - Retribution, Chapter The Shattered Legions - The Lost (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. The Horus Heresy, Book Six - Retribution, Chapter The Shattered Legions - Command Hierarchy (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. The Horus Heresy, Book Six - Retribution, Chapter The Shattered Legions - Materiel Strength (traduit de l'anglais par Guilhem)