Massacre du Site d'Atterrissage

De Omnis Bibliotheca
« Il n’y a pas de salut dans l’obscurité du cœur des hommes. »
- Ancien proverbe Terran.

Sombre Complot

Le Massacre du Site d’Atterrissage.
Pour préparer sa trahison, Horus commença presque immédiatement à tisser un plan complexe qui allait lentement porter ses fruits. Parmi les Légions, il y en avait qu’Horus ne pouvait faire confiance et d’autres qu’il craignait plus que tous. Horus, utilisant ses pouvoirs qui lui conférait son titre de Maître de Guerre, les éloigna en montant des expéditions qui les envoya loin du but ultime de son plan - une confrontation meurtrière avec l’Empereur sur Terra - tandis qu’il cherchait à en neutraliser d’autres par des complots et des intrigues, et à les saigner à blanc par la guerre. Puis il amena vers lui les Primarques qu’il pensait pouvoir s’allier et corrompre et, à travers eux, leurs Légions. Parmi ses forces, il se lia à des éléments du Mechanicum en dissidence, s’opposant aux directives que l’Imperium leur avait imposées, à de fidèles commandants de l’Armée Impériale pour qui le Maître de Guerre était leur seigneur et l’Empereur à peine plus qu’un lointain écho, et toutes sortes de cultes secrets, des sorcières-Psykers hors-la-loi et des fous pour qui le Warp était leur seule véritable allégeance. Les plans et les projets du Maître de Guerre se développèrent et s’accrurent lentement, jusqu'à ce qu'il soit prêt à frapper.[1]

L'Atrocité de Isstvan III

Horus s’arrangea pour rencontrer Angron et ses World Eaters, Mortarion et sa Death Guard et les émissaires Emperor's Children de Fulgrim dans le système de Isstvan, loin des mondes centraux de l’Imperium. À cette époque, une grande partie de la galaxie était frappée par une recrudescence des tempêtes Warp, rendant les déplacements et les communications difficiles. Un tiers des mondes du système de Isstvan était alors en révolte, et le Maître de Guerre avait convoqué ce rassemblement de forces pour mettre un terme rapide et sanglant à la rébellion.

Une massive flotte de guerre se rassembla au-dessus de la planète de Isstvan III, concentrant l’une des plus puissantes forces militaires jamais vue dans cette dernière période de la Grande Croisade, mais son véritable but était la félonie et la trahison. Avant que les Traîtres ne montrent leur vrai visage, il devait y avoir une purge ; des éléments des Légions des Primarques renégats dont la loyauté envers l’Empereur était plus grande que celle envers leurs Primarques existaient encore et ils faillaient qu’ils soient éliminés par leurs frères avant que le vrai plan d’Horus puisse être mis en œuvre. Des ordres furent donnés pour l’assaut sur Isstvan III pour les Sons of Horus, les World Eaters, la Death Guard et les Emperor’s Children, engageant une force formée de compagnies des quatre Légions dont la loyauté envers Horus ne pouvait être absolument garantie lorsque la traîtrise se dévoilerait.

La première vague de l’assaut contre la capitale de Isstvan III, la "Cité Chorale", fut une entreprise brève mais sauvage, et la rébellion fut rapidement brisée par les Space Marines qui descendirent du ciel. Mais c’est lorsque la victoire fut acquise qu’Horus frappa ceux qui l’avaient volontairement suivi sans se douter qu’il était tombé dans un piège mortel. La communication vox fut coupée et la flotte de guerre en orbite commença à bombarder la planète, envoyant vague après vague des bombes virales pour éradiquer toute vie sur Isstvan III. Des dizaines de millions d’habitants de la planète et des milliers de Space Marines moururent à cause des ravages du virus Dévoreur de Vie et de la tempête de feu qui s’en suivi, mais il y a eu qui survécurent. Les Loyalistes continuèrent de se battre, tant ceux sur les vaisseaux en orbite qui refusaient de tirer sur leurs frères, que ceux à la surface qui avaient entendu les appels brouillés des vaillants Loyalistes d’en haut. Ils avaient scellé leur armure et trouvé refuge face à la tempête de peste et de feu. Parmi ceux qui avertirent leurs frères se trouvait le Capitaine Nathaniel Garro de la Death Guard, un Terran qui envoya un avertissement à ses frères avant de fuir le système sur la frégate réquisitionnée Eisenstein. Sur la surface de la planète se trouvaient plus de 100 compagnies de Space Marines Loyalistes et, parmi celles-ci, on pense que les deux tiers se battirent, consumées par la vengeance et l’indignation face à ce qui avait été fait.

Dans la confusion qui suivit, alors qu’Horus s’apprêtait à bombarder à nouveau la planète avec des armes conventionnelles, l’incontrôlable Angron des World Eaters atterrit sur la planète avec ses compagnies de combat, désireux de goûter le sang des Space Marines une fois pour toutes. En conséquence, les dés furent jetés pour une sanglante guerre d’usure que le Maître de Guerre n’avait pas prévue afin de purger les Loyalistes de Isstvan III. C’est ainsi que les Space Marines des mêmes Légions se retournèrent contre leurs anciens frères sans remords ni pitié, et le monde dévasté et couvert de cendres devint le théâtre de certains des combats les plus violents jamais vus. Pendant des semaines, les Traîtres se sont enlisés dans les combats jusqu’à ce que, enfin, les résistances Loyalistes restantes soient brisées et qu’un deuxième et dernier bombardement de la planète soit ordonné, la laissant sans vie et complètement dévastée. Cependant, la cause des Traîtres avait été lésée. La nouvelle parvient jusqu’à Terra durant l’attaque de Isstvan III, grâce au périlleux voyage des blessés de l’Eisenstein à travers le Warp, atteignant Rogal Dorn des Imperial Fists. Plus tard, l’échec de la tentative du Primarque Fulgrim de convertir Ferrus Manus à la cause des Traîtres provoqua la colère des Iron Hands. Il semblait à l’époque que toute les tentatives d’Horus pour cacher ses plans d’une attaque sur Terra et de préparer son assaut en secret étaient maintenant perdues. On pensait que son complot était peut-être mortellement exposé à la vengeance impériale. Mais le temps prouvera le contraire.

Sur Terra, la nouvelle que le Maître de Guerre et les forces de quatre Légions entières étaient devenus des traîtres fut accueillie avec autant d’incrédulité que de fureur. Mais malgré la gravité inégalée d’une telle révolte, l’Empereur resta fermement injoignable, sur Son propre ordre inviolable. Resté les profondeurs des voûtes du Palais Impérial, Il ne put être atteint. Ainsi, il incomba à Rogal Dorn, Primarque et Champion de l’Empereur, et à Malcador, le Régent de Terra, de faire face à cette trahison sans précédent. Dorn fut ainsi investi du commandement immédiat des Légions encore fidèles qui pouvaient être contactées, et chargé de s’occuper d’Horus et des Traîtres de manière impitoyable. Le Primarque des Imperial Fists commença immédiatement à organiser les forces impériales de Terra en vue de la guerre à venir, une tâche qui se heurta immédiatement à des difficultés. Les tempêtes de l’Empyrean qui se poursuivaient perturbaient à la fois les déplacements et les communications à travers le Warp, et bon nombre des forces de l’Imperium qui se trouvaient normalement à la portée immédiate de Terra étaient pratiquement injoignables. Durant un conclave secret, Malcador fit connaître ses soupçons que les intelligences malignes du Warp étaient en quelque sorte responsables et qu’Horus lui-même pouvait être possédé ou avait conclu un marché avec les entités infâmes pour l’aider. C’était peut-être une explication plus acceptable que la trahison pure et simple et, suite au sort des Thousand Sons sur Prospero, considérée comme beaucoup plus facile à supporter.

La nécessité de combattre Horus et ses Légions avant qu’ils ne puissent soit continuer à menacer Terra, soit créer leur propre empire (car leurs motivations et leurs objectifs étaient alors inconnus) était impérieuse. Sans l’utilisation directe des puissants pouvoirs psychiques de l’Empereur, il n’y avait aucun moyen de franchir les tempêtes, sauf par un pari désespéré ; les dépenses de vastes quantités de Psykers pour renforcer l’Astronomican et diffuser des transmissions astro-télépathiques au prix de terribles pertes dans leurs rangs. C’est ainsi que le maelström fut percé et que Terra pu contacter plusieurs Légions Loyalistes et apprendre des Iron Hands l’attaque traîtresse des Emperor’s Children contre leur flotte et de la fuite de Fulgrim. De l’autre côté de l’Imperium, des rapports commencèrent à faire état de révoltes et d’incidents mystérieux, de vaisseaux disparus et d’avant-postes devenus silencieux. Il devint évident qu’une rébellion non maîtrisée comme on ne l’avait jamais imaginé auparavant se préparait et menaçait de mettre en danger tout ce que la Grande Croisade avait accompli. Il fallait y mettre fin rapidement.

Rogal Dorn avait été en mesure de contacter six Primarques, qu’il croyait loyaux, à une distance frappante du système de Isstvan, où les renseignements à longue portée avaient rapporté que la Légion du Maître de Guerre était toujours présente. Les Iron Warriors, les Word Bearers, les Night Lords, les Salamanders, la Raven Guard et l’Alpha Legion furent tous envoyés dans le système de Isstvan, tandis que Ferrus Manus des Iron Hands reçu le commandement tactique, avec sa Légion qui le suivait avec sa flotte meurtrie. La plupart des Imperial Fists de Dorn s’occupaient à la fois de la défense de Terra et recevaient des rapports inquiétants de rébellion sur Mars même. De plus, le contact avec une flotte que la Légion des Imperial Fists avait envoyée pour enquêter sur le rapport de Garro avait été perdu. Les White Scars, très éloignés, n’étaient plus en contact avec Terra et n’étaient donc pas non plus disponibles pour intervenir. Il était toujours prévu qu’ils soient rappelés sur Terra en tant que force de réserve lorsque cela sera possible. Les ordres de Rogal Dorn à la force opérationnelle de Isstvan étaient explicites et ne laissaient aucune place au compromis : les rebelles paieraient de leur vie ; il n’y aurait aucune pitié pour le Traître et les cadavres d’Horus, autrefois Maître de Guerre, et des Primarques renégats serviront de preuve que la justice de l’Empereur avait été faite. Dans l’ombre de la Cour Impériale, les doutes grandirent quant à la véritable nature de la crise en cours, mais Dorn était sûr de la victoire, même si elle allait être gagnée dans le sang ; c’était une simple question d’arithmétique - la force de six Légions renforcées allait surpasser celle des quatre Légions d’Horus ayant subies des pertes sur Isstvan III - les chances étaient écrasantes. Dorn aurait raison - les chances seraient écrasantes - mais la vérité serait terrible à contempler.[2]

Invasion

« Et la voix du sang de son frère criera vers lui depuis la terre et réclamera vengeance… »
- Transcription Auto-lingua, Conduit Astropathique Trans-Episolon Thule, Relais Sol-Lorin.

Chute de la Planète : Moins de 339 en Heures Sidéral Terran

Le Rassemblement des Forces[3]

Les forces de pas moins huit Légions avaient été dépêchées par Rogal Dorn comme Magister Militum de l’Imperium pour écraser la rébellion d’Horus. Elles comprenaient les Night Lords, les Iron Warriors, les Salamanders, la Raven Guard, les Words Bearers et l’Alpha Legion, ainsi qu’un important contingent de la flotte des Imperial Fists de Dorn envoyés pour enquêter sur l’alerte exposé par Garro. Mais c’est surtout la Légion des Iron Hands, dont la flotte avait été gravement paralysée par la traîtrise des Emperor’s Children, qui se dirigeait le plus vite possible vers le système de Isstvan, avec le Primarque Ferrus Manus et les guerriers de son Clan Avernii. En raison des turbulences à l’intérieur du Warp, les Imperial Fists furent immobilisés et empêchés d’atteindre leur but, mais les autres firent preuve d’une grande hâte et par une application magistrale de la coordination astropathique et d’un transit favorable, les forces vengeresses de l’Empereur atteignirent rapidement leur cible, les précurseurs étant les Salamanders et la Raven Guard et leurs alliés, les autres les suivant de près.

Sous la froide lumière de nos connaissances actuelles, cette liste de faits apparemment fortuits que sont l’échec de la flotte des Imperial Fists, la facilité de passage pour les autres Légions, que certaines Légions devaient approcher du système de Isstvan en premières, tout prend la forme d’une prédestination malveillante et sinistre. Dans cet ordre d’événements, on peut maintenant voir la main des forces obscures de l’au-delà, forces dont l’Humanité ignorait jadis l’existence, mais dont nous avons appris la vérité au prix de tant d’efforts.

Le premier navire impérial de la force opérationnelle d’exécution à arriver dans l’espace réel au bord du système de Isstvan fut l’Ad Temperesta, un vaisseau de voyage Warp et d’observation de classe Symphalia, appartenant à la flotte de la Légion de la Raven Guard. Équipés de haubans Auspex et de systèmes sensoriels inégalés par les vaisseaux de n’importe quelle autre Légion - à l’exception peut-être de la XXe - il y avait peu de vaisseaux mieux adaptés à la tâche qui lui avait été confiée par le service Impérial. Il sorti de l’Empyrean à une grande distance du noyau du système, et sur une trajectoire intentionnelle pour masquer sa présence, il utilisa les seules forces gravitationnelles pour le mener sur sa cible. Comme une ombre plus noire que l’obscurité, les systèmes de survie et tous matériels furent débranchés et mis sous silence, son petit équipage de Legiones Astartes et de Serviteurs augmentés menant une veille silencieuse dans les couloirs sombres et gelés. L’Auspex de l’Ad Temperesta voyait, regardait et écoutait tout, pendant qu’il voyageait sur un large périmètre de l’étoile de Isstvan, mais en restant invisible. Au début, l’Ad Temperesta trouva un système planétaire déserté, à l’exception des fantômes des morts et des échos de la bataille qui s’estompaient. Isstvan III était autrefois une sphère grouillante de vie humaine qui, des années auparavant, avait été mise en Conformité impériale par la Raven Guard, mais c’était à présent un charnier, enveloppé de cendres noires bouillonnantes, récuré par les ravages du virus Dévoreur de Vie et la furie des bombardements orbitaux. La dispersion des radiations et les débris encore en train de refroidir étaient la preuve qu’une bataille spatiale avait également eu lieu à proximité de la troisième planète, mais il n’y avait aucun signe des coupables ; la zone autour du système lui-même semblait dépourvue de vaisseaux ennemis.

L’État torturé de Isstvan III semblait au moins confirmer les renseignements brouillés dont disposaient les Loyalistes ; que sur Isstvan III une grande trahison avait été entreprise, et que le sang de ceux qui étaient restés loyaux au sein des Légions des Sons of Horus, des Emperor’s Children, des World Eaters et de la Death Guard avait été amèrement versé. Il semblait alors que les Loyalistes avaient été dépouillés de leur vengeance - que les Traîtres avaient fui la scène de leur crime, mais les Astartes de la Raven Guard étaient des chasseurs patients, qu’on ne pouvait facilement tromper. L’Ad Temperesta continua sa traque à la poursuite des échos des signaux vox, le menant vers une source importante sur la cinquième planète du système. Ici, à courte distance, le vaisseau de la Raven Guard découvrit la vérité - sous la dense et haute atmosphère de Isstvan V se trouvait une concentration de trafic vox crypté à courte distance, des signatures de puissance à demi masquées et la signature thermique de dizaines de milliers de guerriers des Legiones Astartes - les signes obscurs d’une vaste armée qui se cachait. Ici, sur Isstvan V, les Traîtres s’étaient rassemblés.

Lorsque l’information de la cible fut relayée par transmission astropathique aux flottes Loyalistes qui se rapprochaient du système de Isstvan, elle fut reçue avec un mélange de ferveur belliqueuse et d’inquiétude. Compte tenu de l’ampleur de l’activité dissimulée sur Isstvan V, il était clair que l’ennemi y élevait une forteresse d’une force prodigieuse, sans doute destinée à être le quartier général de la rébellion du Maître de Guerre et son principal point de rassemblement. L’absence de la flotte des Traîtres, cependant, était une question plus troublante, mais qui s’expliquait peut-être facilement par l’urgence d’obtenir des ressources et des approvisionnements de systèmes éloignés en prévision d’un conflit à venir, et si en effet les Traîtres étaient sûrs qu’aucune contre-attaque d’envergure ne pouvait encore leur être lancée, un pari aussi courageux était conforme au caractère connu du Maître de Guerre. Des prises de vues à longue portée de l’Ad Temperesta montrèrent les étendards personnels d’Horus et de Fulgrim volant au-dessus des anciennes fortifications en ruines d’Urgall sur Isstvan V, tandis que des silhouette en Armures Énergétiques et les machines du Mechanicum travaillaient sans relâche pour ériger des défenses. Cette preuve accablante, par-dessus tout, régla le sort de ce qui allait arriver.

Isstvan V[4]

Le système de Isstvan avait la particularité d’avoir plusieurs mondes différents ouverts à la vie humaine, ainsi que plusieurs espèces de vie autochtones d’origine génétique similaire, ce qui a conduit les Magos Biologis du Mechanicum à le classer comme étant le sujet probable d’une terraformation passée à l’époque précédant la venue de l’Homme. Au moment où la Grande Croisade atteignit le système, la troisième planète était le site d’une population humaine indigène florissante qui avait pris racine pendant l’Ère des Luttes, et s’étant construite sur une civilisation Xenos morte depuis longtemps et d’une nature inconnue.

Rendu stérile il y a plusieurs millénaires après une longue période d'instabilité tectonique et volcanisme, Isstvan V montrait encore des signes sensibles d’occupation Xenos originelle, en particulier dans les vestiges fragmentés de réseaux routiers s’étendant sur tout le continent, des structures en forme de barrages brisés sur des cours d’eau asséchés depuis longtemps et, surtout, quelques vestiges de macrofortifications. Ces carcasses vides et abandonnées étaient dépourvus de toute marque de fabrique ou de la preuve de la technologie de pointe qui avait sans aucun doute été utilisée pour les produire, mais la pierre artificielle moléculairement dense de leur construction est restée un témoignage du pouvoir et de l’art de leurs créateurs morts depuis longtemps. Ces tours et ces redoutes se tenaient silencieuses sur un monde froid et vide de vie, à l’exception d’une flore rustique et d’un paysage post-volcanique constitué de cailloux, de chaînes de montagnes irrégulières, de déserts de sable noir, de landes battues par les intempéries et quelques mers acides et enclavées d’eau sulfureuse.

Il est important de noter qu’à ce stade précoce du grand conflit, l’ampleur et l’horreur de la trahison d’Horus n’avaient pas encore atteint leur paroxysme et que ses motivations et la profondeur meurtrière de son ambition n’étaient pas claires, tandis que l’Imperium croyait de tout cœur qu’il avait le dessus tant en puissance matérielle qu’en capacité. Il y en avait parmi les Loyalistes qui étaient encore complètement déconcertés par ce qui aurait pu déclencher la perfidie du Maître de Guerre, et dans les conseils privés de ceux qui étaient au courant - ce qui était encore loin d’être connu de tous - la flotte de punition était envoyée pour traduire les Traîtres en justice. Ils parlaient de dépression mentale ou de folie mégalomaniaque chez Horus, ou même d’un contrôle cancéreux d’une forme alien aussi horrible que les Kraves ou les Asservisseurs, ce qui étaient des supputations fréquentes quant aux raisons de cette trahison subite. Indépendamment de cette confusion quant à sa genèse, le jugement de l’Imperium devait être rapide et sauvage dans son exécution, et la rébellion d’Horus, ayant convaincu quatre Légions de Space Marine à rejoindre sa cause, fut jugée plus dangereuse que toutes celles qui l’avaient précédée pendant la Grande Croisade (et il y en avait même eu plusieurs), mais on pensait aussi généralement qu’Horus se contenterait de créer son propre empire en tant que rival du Trône. Bien qu’il s’agisse, rétrospectivement, d’une fausse supposition, avec cette hypothèse en tête, le choix de Isstvan - un système stratégiquement significatif, assis au confluent de plusieurs routes Warp stables connues, mais aussi très éloigné du siège du pouvoir de l’Imperium - comme base pour ce domaine renégat avait un certain sens. Tout comme la sagesse d’une attaque immédiate avant que la forteresse des Traîtres ne puisse être correctement établie.

Pour Ferrus Manus, l’absence des flottes des Légions Traîtres dans le système de Isstvan n’était pas tant une cause de suspicion qu’une opportunité à ne pas gâcher. Par la tentative maladroite de Fulgrim et de ses Emperor’s Children de convaincre Ferrus Manus à rejoindre la cause des Traîtres et la fuite de l’Eisenstein échappant à la trahison de Isstvan III, l’Imperium avait été mis au courant du complot du Maître de Guerre bien avant que l’Architraître ne soit prêt, et pour l’esprit sinistre du maître des Iron Hands, c’était une erreur que l’ennemi allait regretter. Le moment était venu de frapper avant le retour de la flotte ennemie et d’écraser la rébellion dans une seule attaque concertée. C’était un jugement partagé par beaucoup ; ils avaient surpris les préparatifs des Traîtres en désarroi - les dispositions du Maître de Guerre à moitié faites et ses défenses incomplètes. L’ennemi était vulnérable, du moins c’est ce que pensaient les Loyalistes.

L’éruption d’un si grand nombre de puissants vaisseaux de guerre dans l’espace réel à une telle proximité n’était pas quelque chose que l’on pouvait cacher à ceux qui étaient sur la planète. Ce qui importait, c’était la vitesse et la fureur avec lesquelles leur attaque serait lancée, et les Salamanders, la Raven Guard et les Iron Hands étaient déterminés à y répondre avec une force emphatique, tandis que sur la surface de la planète, un ennemi plus puissant que jamais - leurs propres frères - les attendait avec une détermination égale. En quelques minutes, des épées seraient tirées pour de bon contre des frères assermentés, et le sang coulerait non seulement au sein des Légions qui avaient trahi, mais par le fait de Légions entières de Space Marine contre d’autres jusqu’à leur destruction. Le cataclysme se déchaînerait et la guerre de l’Hérésie d'Horus commencerait vraiment.[5]

Le Plan d'Attaque

Isstvan V. (En Anglais).
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La décision d’une attaque immédiate et totale contre les positions des Traîtres sur la planète a été prise par Ferrus Manus. En tant que chef de guerre principal parmi ses compagnons Primarques de la première vague, le maître sombrement meurtri des Iron Hands ne s’est accordé aucun délai d’attente. Certains rapports qui ont survécu font état du fait que le Primarque des Iron Hands avait pris note du conseil de prudence de Vulkan qui était d’attendre le gros des forces Loyalistes avant de mener l’attaque et interpréta les doutes et le silence taciturne de Corax comme étant un accord à ce qui venait d’être dit, mais il est certain que Ferrus Manus avait rapidement établi des plans pour une invasion immédiate avant même de parvenir au système de Isstvan ; ses renseignements formulaient déjà une centaine de scénarios possibles d’attaque et de défense, avant de les affiner au fur et à mesure que les données de l’Ad Temperesta étaient reçues. La reconnaissance du vaisseau infiltré de la Raven Guard avait été minutieuse, identifiant la grande majorité de l’activité des Traîtres sur la planète comme étant limitée à une zone identifiée par les cartographes impériaux comme étant la région d’Urgall, comprenant un large plateau volcanique, traversé par une vallée en rapide diminution connue comme la Dépression d’Urgall. À la tête de cette dépression, à l’intersection du plateau, s’étendait une chaîne de collines rocheuses et de ravins en dents de scie, où les structures à demi accidentées d’un vaste réseau de forteresses d’origine préhumaine antique avaient été enregistrées par des cartographes impériaux des décennies auparavant. Ce sont ces ruines antédiluviennes que les augures à longue portée du vaisseau de la Raven Guard avaient identifié comme le lieu de l’activité des Traîtres, avec de nouveaux bastions et des tours de défense érigées par les Traîtres, en utilisant les remparts aliens érodés comme fondations, et ses corridors vides depuis longtemps comme des forteresses.

Avec la vaste étendue du plateau volcanique qui s’élevait derrière elle, et une propagation traître de gorges, de falaises et de ravins enchevêtrés de part et d’autre, la fortification constituait une position défensive formidable. La seule grande voie d’approche et d’attaque au sol de la forteresse fut l’étendue qui précédait la Dépression d’Urgall ; une friche rocheuse faite de sable volcanique noir et de maigres broussailles, d’une vingtaine de kilomètres de large au maximum, parsemée de roches amochées et pavée de pierre et de basalte. Cette défense naturelle avait été complétée par un réseau de tranchées et de positions fortifiées dont l’étendue ne pouvait être facilement déterminée à partir de l’orbite. Ailleurs dans la région, d’autres petits avant-postes avaient été identifiés, tandis qu’à l’extrémité arrière du Plateau d’Urgall, à une trentaine de kilomètres de la ligne principale de la fortification, à l’intérieur des limites caverneuses d’une gorge particulièrement profonde et haute, plusieurs signatures de réacteurs de blindés avaient été faiblement détectées, ce que les savants du Mechanicum considéraient comme le signe caché de Titans de Bataille, se dissimulant pour mieux attaquer.[6]

Incursion - Chute de la Planète : Moins de 7 en Heures Sidéral Terran

Massacre du Site d’Atterrissage.
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Par signal astropathique prédestiné, les forces de deux puissantes flottes de combat de Legiones Astartes, la Raven Guard et les Salamanders se sont arrachés du Warp presque à l’unisson à l’approche de Isstvan V ; un exploit des Navigators rarement égalé, et à leur tête était le Ferrum, le cuirassé de Ferrus Manus et son élite de la Légion des Iron Hands. L’armada des Space Marines transita aussi près que possible de la planète sur des vecteurs d’attaque convergents, et fonça immédiatement de toute sa poussée vers le bastion des Traîtres.

En réaction, une tempête de signaux et de signatures à la puissance flamboyante s’abattit sur la planète alors que les Traîtres se réveillaient pour la guerre, leurs systèmes d’alerte rapide réagissant soudainement face à l’incursion massive. Les missiles orbitaux s’élevèrent jusqu’à la position de tir à partir de lanceurs mobiles dissimulés dans les plaines désertiques de Isstvan, sillonnant le ciel sur des colonnes de feu, tandis que les escadrons de défense étaient envoyés à toute vitesse. Si un escadron pour un raid ou même un groupement tactique vengeur avait attaqué les Traîtres par un assaut opportun, cette explosion de puissance de feu aurait pu les détruire ou au moins prévenir un débarquement au sol, mais contre la puissance combinée de deux flottes de Legiones Astartes, plus le Ferrum en avant-garde, elle était presque inutile et fut balayée sans une seule perte pour les attaquants.

À travers ce barrage de tir impuissant, les navires de guerre Loyalistes s’élancèrent vers la haute atmosphère de la planète, l’aspect orné et sauvage des coques ciselées de bronze et d’émeraude blindées en forme de reptiles des Salamanders contrastait avec le noir sable des vaisseaux de la Raven Guard, plus sombre que le vide dans lequel elles volaient, et à leur tête, l’impitoyable pointe de fer barbelé du Ferrum, descendant comme une lance lancée par un dieu courroucé. Il ne s’agissait pas d’un simple bombardement depuis l’orbite, ni d’une destruction impersonnelle d’un monde à partir de la noirceur froide de l’espace, mais d’une invasion, d’une purge. L’ennemi serait affronté de front, lame contre lame, le sang des Traîtres coulant et la punition infligée face à face ; ce n’est qu’ainsi que la tache de la traîtrise serait effacée. L’honneur exigeait la confrontation, tout comme la caution, car Rogal Dorn avait ordonné la mort des fils égarés de l’Empereur pour leurs crimes et seul leurs cadavres pouvaient prouver que le châtiment avait été exécuté.

Dans le sillage des vaisseaux de guerre des Space Marines, les navires d’approvisionnement de la Légion arrivèrent, s’efforçant de suivre le rythme : transporteurs de troupes de l’Armée Impériale, macro-transporteurs remplis de blindés de guerre et de munitions, escortes de la flotte, vaisseaux de guerre du Mechanicum et une seule Arche-Titanicus rouge sang de la Legio Atarus, ces derniers ayant rejoint leur flotte quelques jours auparavant. Rarement, même au plus fort des conquêtes de la Grande Croisade, une force aussi puissante s’était rassemblée pour attaquer une seule cible géographique, mais une force plus grande n’avait pas encore été libérée, alors que les registres Empyrean des armadas étaient en train de préparer l’approche des quatre autres flottes des Légions attendues pour renforcer la force opérationnelle, à quelques heures à peine de là.[7]

La Première Vague

« Le héros a pour tombeau la galaxie entière. »
- Extrait du Manuel Memoriam de l’Armée Impériale,
Par la main de l’Itérateur Kha’rhy Rakal.

Chute de la Planète : Zéro en Heure Sidéral Terran

La Première Vague arrive !
La fureur déchaînée de l’orbite avait suffi à déchirer l’atmosphère de Isstvan V comme la peau d’un fruit trop mûr. Une douzaine de Barges de Bataille et de grands croiseurs ne faisaient qu’un et frappaient la planète. Le ciel au-dessus de la forteresse d’Urgall était devenu une mer de feu et d’éclairs phosphorescents alors que des missiles pleuvaient contre une vingtaine de Boucliers Voids qui craquelaient et tonnaient contre les champs de puissance vacillants soulevés au-dessus des défenses. Ces barrières issue d’une science arcanique, aussi incroyablement résistantes qu’elles pouvaient l’être, n’étaient pas infaillibles, et ici et là elles vacillaient et diminuaient, tandis que ce qui était derrière elles fut soudainement sans protection et subit l’attaque. La terre se souleva, le sable trembla et les roches et les montagnes autour de la zone de feu se fissurèrent et se brisèrent. Mais à l’insu des assaillants, dans les jours qui précédèrent leur attaque, le Mechanicum Noir qui servait maintenant le Maître de Guerre, de concert avec le vil Fulgrim, avait travaillé sur un quasi-miracle de construction défensive dans la courte durée qui lui avait été accordé, et la majorité des forces renégates s’étaient abritées derrière des murs blindés ou s’étaient enterrés en profondeur sous le substrat rocheux volcanique résilient. Ailleurs, l’ennemi souffrit. Dans les plaines désertiques, les lanceurs mobiles de défense des Traîtres, qui luttaient pour se réarmer ou se redéployer, furent anéantis par un balayage, leur mort ardente envoyant de grands nuages de poussière dans les airs et plusieurs avant-postes et sous-forteresses éloignés, marqués comme cible pendant la veillée silencieuse de l’Ad Temperesta furent accablés et écrasés, leurs défenses étant bien moindres que celles de la forteresse d’Urgall.

Bien qu’elle n’ait pas réussi à briser les défenses de l’ennemi au niveau de la forteresse, la frappe orbitale rempli sa fonction première : elle occupa l’adversaire et l’empêcha de faire face à ce qui se passa ensuite. Juste après les macro-obus et les explosions d’énergie qui frappèrent Isstvan V, les Space Marines arrivèrent. Tout d’abord, des centaines de Modules d’Atterrissage et de barges d’assaut descendirent, tombant comme une pluie d’acier sur le monde, la cargaison mortelle du Ferrum étant la première à atterrir. Dans cette première vague d’assaut, ce trouvait Ferrus Manus lui-même, assoiffé du sang de ceux qui avaient trahi leur père. À moitié aveuglé et secoué par le barrage orbital et la tempête de radiations et d’éruptions statiques qui s’en suivit, les défenses aériennes des Traîtres furent lentes à réagir et gravement endommagées, mais le tsunami d’unités d’assaut qui arrivaient était telle que celles qui réussissaient à tirer vers le ciel ne pouvaient pas, dans de nombreux cas, échouer à trouver une cible, et de nouvelles explosions fleurirent dans la stratosphère, les traînées striées de débris incinérés en forme de comètes évoquèrent la mort de guerriers qui n’atteindraient jamais les sables noirs de Isstvan V vivants. Mais l’acharnement de cette première vague de frappe, ainsi que la précision et le timing avec lesquels elle fut exécutée, étaient tels que pour chaque Modules d’Atterrissage ou barges de débarquement détruit dans la descente, une douzaine ou plus atterrirent sur la planète intacte, déversant leur cargaison de Space Marine vers les lignes de défense des Traîtres les plus éloignées.

Les schémas d’attaque calculés avec précision par la Gorgone les avaient amenés jusqu’au bord des boucliers de la forteresse, et bien en avant de la zone de combat projetée et si soigneusement préparée au pied de la dépression par les Traîtres. Alors même que le ciel hurlait sous le poids d’une chute de métal et que la terre tremblait suite à une centaine d’impacts à l’atterrissage, les Astartes des Légions Renégates sortirent de leurs tranchées et de leurs bunkers pour trouver l’ennemi courroucé qui était déjà parmi eux. La bataille fut livrée de très près, un combat aussi sauvage et impitoyable que durant la Grande Croisade, frère contre frère, surhumain contre surhumain, sans quartier donné ou demandé. Les Bolters tonnèrent à bout portant, éclatant la céramite, les Épées Tronçonneuses hurlèrent, leurs dents projetant des étincelles sur les plaques d’armure ou mordant profondément aux coutures des tenues de combat et au niveau des cous, projetant des fontaines de sang. En quelques instants, il était évident qu’il ne s’agirait pas d’une bataille comme celles que les Legiones Astartes avaient livrées auparavant, car bien qu’elles soient très différentes en tempérament et en tradition, chaque Légion était l’égale des autres en termes d’armes et de capacités. Pourtant, même dans ces premières minutes, des centaines de guerriers moururent et dans le bourbier sanglant qui s’en suivi, le poids du nombre des Loyalistes ne comptait pas et la victoire ne fut remportée que par les plus sauvages et les plus favorisés par la fortune.

L’assaut de l’avant-garde avait fait son travail et dans les minutes qui suivirent, la force Loyaliste profita du répit qu’elle avait obtenu. À mesure que de plus en plus de Modules d’Atterrissage, des barges et des aéronefs arrivaient, les Loyalistes déployèrent la majeure partie des forces des Légions de la Raven Guard et des Salamanders dans la Dépression d’Urgall en ordre de bataille, force composée de dizaines de milliers de Space Marines. Se mettant rapidement en formation pour presser l’attaque, les Légions Loyalistes avancèrent au combat vers la ligne de front, à travers la forêt de Modules d’Atterrissage déjà vides, leur armure lourde et leur artillerie patientant déjà dans le ciel pour se déployer dans leur site d’atterrissage.[8]

Chute de la Planète : Plus de 0.7 en Heures Sidéral Terran

En moins d’une heure, les deux camps, Traître et Loyaliste, s’étaient pleinement engagés l’un contre l’autre avec une force meurtrière. Les formations d’attaque Loyalistes avaient réussi à se former selon le plan pré-bataille de Ferrus Manus. Face à eux, les murs de la forteresse, récemment agrandis, étaient parsemés de douzaines d’emplacements de canons et de meurtrières, de nids d’armements bruyants et de batteries d’armes lourdes, tandis que les renégats étaient dissimulés dans des abris et des revêtements, leurs chars super-lourds s’ajoutant à leur propre puissance de feu meurtrière qui accueillaient les assauts des Loyalistes. De plus, les troupes de l’Armée Impériale, fidèles à leur Maître de Guerre, furent impitoyablement utilisées comme boucliers humains et chair à canon, envoyés depuis les fortifications par centaines vers les canons des Loyalistes, où elles moururent sous des rafales de Bolters ou furent consumées par des rayons volkite, leur vie dépensée rapidement et pour peu de bénéfice.

Attaquant vers le nord en direction de la forteresse, le flanc gauche des Loyalistes était composé par les importantes forces de la Légion des Salamanders. Ici, la topographie du champ de bataille offrait l’approche la plus régulière vers la forteresse, mais malgré tout, la plus grande concentration de tranchées creusés en zigzag et de redoutes avait été construite pour bloquer une telle approche. Ces défenses furent à leur tour gardées par des centaines de guerriers de l’amère et tenace Death Guard, et les Salamanders furent forcés de se battre pour chaque pouce de terrain.

Avec leur Primarque Vulkan à leur tête, les Salamanders transformèrent les tranchées devant eux en une rivière de feu les unes après les autres, tandis que la Death Guard répondait avec ses propres flammes. Cependant, au-dessus de cette zone de guerre se profilait une menace bien plus terrible, la sombre masse colossale du Dies Irae, un Titan de classe Imperator de la Legio Mortis, et l’une des machines de guerre les plus puissantes jamais fabriquées par la main de l’Homme. Accompagné d’une escorte de Titans Warhound, son armement d’une puissance apocalyptique dépassait largement tout ce qui se trouvait sur le champ de bataille, et il consumait des centaines de Légionnaires Loyalistes à chaque tir de ses armes, et menaçait même les zones de débarquement, détruisant les Stormbirds et les Thunderhawks avec une aisance méprisante alors qu’ils descendaient en rase-mottes pour dégorger leur cargaison.

Sur le flanc droit se trouvait un labyrinthe de piles de roches brisées, des collines en crête et des impasses de plus de quatre kilomètres de large que plusieurs compagnies des Sons of Horus avaient choisi comme terrain de combat et fortifié avec des lignes de défenses Aegis, des pièges à barbelés et des bastions préfabriqués. Connaissant parfaitement leur habileté pour les manœuvres et la fluidifié, c’est sur ce flanc que le plan de Ferrus Manus avait engagé l’essentiel de la Raven Guard, et dans ce lieu, une bataille anarchique se déclencha, faites de frappes et de retraite dans les ombres de la Raven Guard et de la furie soudaine et les tactiques vicieuses des Sons of Horus. Au-dessus de l’enchevêtrement des canyons et des terrains meurtriers, Corax et ses compagnies d’assaut s’élancèrent avec leurs Réacteurs Dorsaux, décapitant et démembrant de nombreux ennemis tel un rapace frappant d’en haut, mais les fils de l’Architraître se battirent avec une arrogance acharné, toujours mortelle en contre-attaque.

Au centre de la ligne, là où le feu ennemi était le plus intense, le plus infatigable et le plus bruyant, se trouvait Ferrus Manus. La Gorgone mena un détachement de Terminators du Clan Avernii, comptant un millier de guerriers au début de l’attaque, tandis qu’autour de lui se ralliaient les survivants de l’avant-garde et six manipules des Automates de Bataille de la Légion Iron Hands, qui avaient été amenés pour renforcer son avancée. Le Primarque écrasa et tua avec ses mains en argent, déchiquetant l’ennemi avec une rage froide et inhumaine contre laquelle même la Legiones Astartes ne pouvait faire face. Là où la Gorgone frappait, les guerriers des Sons of Horus et des Emperor’s Children tombaient devant lui. Tandis que le Primarque courroucé continuait à avancer, ses Légionnaires vêtus de fer noir le suivaient implacablement à travers une grêle incessante de tirs d’obus, comme s’ils faisaient face à une tempête, abattant ou écrasant tout ce qui se trouvait à portée de tir.

Plus près de la forteresse, la résistance ennemie se raidit, et à l’ombre des canons des Traîtres, les Iron Hands rencontrèrent pour la première fois les Légionnaires des Emperor’s Children sur lesquels un changement choquant et cauchemardesque s’était opéré. Leur panoplie de guerre, autrefois parfaite, était maintenant défigurée et dégradée, des peaux humaines pendaient autour d’eux comme des décorations de carnaval, et sur leur propre chair ils avaient subi de terribles mutilations et ils hurlaient d’extase alors même qu’ils étaient mis en pièces ou coupés en morceaux. Parmi eux se trouvaient d’autres Emperor’s Children, chacun portant d’étranges armes soniques dont les notes discordantes pouvaient déchirer le sol et fendre l’air, et tuer même ceux protégé par l’inviolable Armure Terminator. Mais même ces ennemis étranges et terribles ne pouvaient pas faire céder les Iron Hands, et pourtant ils arrivèrent un moment, bien qu’étant de moins en moins nombreux à chaque minute qui passait.

L’avancée implacable de Ferrus Manus et de ses guerriers n’a pas non plus été vaine. Sur le champ de bataille, le Primarque s’était tracé un chemin sanglant, et derrière les Iron Hands, les imposants blindés de la Légion du deuxième débarquement se regroupaient et commençaient à avancer pour soutenir l’assaut, envoyant vague après vague des roquettes et des obus de Basilic par-dessus la tête des Loyalistes pour frapper la forteresse elle-même. Ils prenaient le relais alors même que le bombardement orbital s’était atténué pour éviter le risque de frapper les leurs. D’autres gains durant l’attaque des Loyalistes furent obtenus lorsqu’une formation de fer de lance formée de trente Land Raiders et Spartans de la Légion des Salamanders se forma et concentra sa puissance de feu de lascannon, prenant au piège le Dies Irae dans une toile de lumière brûlante. La férocité de cet ouragan d’énergie fut telle que le puissant Titan Imperator dut se replier partiellement dans l’ombre de la forteresse extraterrestre pendant que ses Boucliers Voids se rechargeaient, son armure luisante d’un rouge de braise, et laissant un de ses Warhound d’escorte détruit et en flammes derrière lui.

Peu de temps après, les derniers débarquements de l’Armée Impériale Loyaliste arrivèrent, et des compagnies blindées entières de Chars Malcador et Baneblade se mirent à rugir, certains rejoignant les tirs contre la forteresse, d’autres se dispersant pour attaquer des cibles secondaires réfugiées le long des parois de la crête des falaises limitrophes de la Dépression d’Urgall. Le tonnerre et les secousses de tant de munitions déchaînées dans un espace si confiné ébranlèrent la terre et projetèrent de grandes rafales de sable noir comme si elles étaient projetées par une tempête. Le tumulte était tel que des dizaines d’auxiliaires humains, pourtant endurcis comme par les guerres de la Grande Croisade, se mirent à trembler d’impatience, se mirent à genoux, paralysés de terreur, ou devinrent fous et abattus par leurs supérieurs, de peur qu’ils ne mettent en danger leurs camarades.

Lentement, inexorablement, le front des Traîtres commença à s’incliner dangereusement en arrière.[9]

Chute de la Planète : Plus de 1.3 en Heures Sidéral Terran

Comme si elles sentaient le dangereux élan des Loyalistes, les forces renégates se précipitèrent pour contre-attaquer et les Primarques traîtres se rendirent sur le terrain. Sortant de la forteresse, Angron, assoiffé de sang et rugissant comme une bête d’un âge perdu et terrible, mena une charge qui frappa le front Loyaliste comme un coup de marteau, repoussant les Iron Hands au centre et la Raven Guard sur le flanc droit, les forçant ainsi à s’éloigner. Il se jeta ensuite sur la Raven Guard avec ses World Eaters pour un grand massacre, ses Terminators se déchaînant librement avec de grandes Haches Tronçonneuses dans leurs mains à travers le chaos, sans se soucier de qui ils tuaient, ami ou ennemi. Sur le flanc gauche, de grands nuages ou un brouillard empoisonné balayèrent les tranchées, dissolvant la chair à travers la moindre brèche dans les Armures Énergétiques, et la venue de Mortarion le Faucheur fut annoncée par les cris étouffés provoqués par des morts hideuses.

Avec sa faux, le Primarque de la Death Guard trancha les Salamanders se trouvant au travers de son chemin et même les solides Dragons Ardents ne purent arrêter sa sombre progression, bien que par leur habileté martiale et leur sacrifice, son compte de massacre fut tenu en échec. Alors même que l’attaque des Loyalistes stagnait, d’autres troupes renégates apparurent : des Sons of Horus, des Reavers et des Terminators Justaerin, menés par le redouté Abaddon, contre-attaquèrent à travers le champs de bataille avec une inlassable sauvagerie, tandis que d’autres escadrons de soutien lourd des Traîtres semblaient encercler les collines extérieures de la dépression, établissant des feux croisés implacables, qui ne purent être combattus que par les ailes d’attaque des Javelins et des Storm Eagles, ou détruits par les rayons annihilants des chars super-lourds Glaive de la Légion des Salamanders qui avaient pris pris position sur les flancs des forces Loyalistes en marche. Des aéronefs de combat, libérés de leur cargaison de Légionnaires et de machines de guerre, entreprirent des attaques désespérées et presque suicidaires, balayant en rase-mottes la tempête de feu, les armes tirant à plein régime, dans l’espoir de renverser le cours de la bataille. Beaucoup finirent déchiquetés dans le ciel comme des météores en feu.[10]

Chute de la Planète : Plus de 1.6 en Heures Sidéral Terran

La bataille se transformant en une impasse sanglante fait de carnage et de tempête d’obus, les auxiliaires de la flotte se déployèrent enfin sur le site de d’atterrissage maintenant débarrassé des Modules d’Atterrissage de la Légion. Des unités de l’Armée Impériale, des régiments d’infanterie lourde, des compagnies d’artillerie et des détachements de chars super-lourds se déversaient, mais l’espace dans lequel ils entraient étaient à présent très restreint - le sol entre le site d’atterrissage et les lignes de front était devenu un bourbier de débris enflammés et de corps brisés - et la pression était telle que tout missile ou obus ennemi tiré touchait une cible. C’est à ce moment de confusion et de discorde au sein de l’échelon arrière des Loyalistes qu’un signal caché fut envoyé à des bunkers dissimulés. Des redoutes s’ouvrirent dans les sables noirs sous les pieds des Loyalistes, et les escadrons suicidaires de la Death Guard et des World Eaters sortirent de leur cachette pour semer le chaos. Les embuscades des Traîtres furent repoussées ou du moins contenues par les Loyalistes, mais là où des attaquants émergèrent au milieu des rangs de l’Armée Impériale, il n’y eut que des massacres. De simples humains, aussi bien entraînés ou bien équipés soient-ils, s’avéraient aussi impuissants que des enfants devant des loups affamés.[11]

Chute de la Planète : Plus de 2.2 en Heures Sidéral Terran

La Legio Atarus combat les Traîtres.
Là où un camp perdait du terrain à un endroit, il en gagnait un autre ailleurs, et les lignes de bataille se déplaçaient encore et encore, sans qu’aucun gain concret ne soit acquis dans le sillage d’une telle destruction causée par les deux armées. Les sables noirs devenaient rouges de sang. Des dizaines de milliers de Space Marines avaient péri après un plus de deux heures de bataille, un cataclysme jamais vu auparavant dans un conflit ouvert, et des dizaines de milliers d’autres combattaient, étaient brutalisés et blessés.

Dans de nombreuses zones du champ de bataille, le ravitaillement ne pouvait atteindre les combats que grâce à la force des armes et aux tirs d’artillerie incessants et contre tirs. Dans ces zones, les Épées Tronçonneuses avaient été brisées, les grenades étaient épuisées depuis longtemps et les Bolters étaient à sec. De part et d’autre, soit on s’emparait des armes des morts baignant dans le sang et la terre pour que les tueries puissent se poursuivre, soit on se battaient avec les mains gantelés, soit ont frappaient les ennemis avec des armes vidées, comme des massues en métal. Aucun des deux camps n’était prêt à céder du terrain, la mort était partout. La bataille faisait rage.

Alors que le massacre sur le chemin vers la forteresse se poursuivait sans relâche, à l’extrémité arrière de la Dépression d’Urgall, une vaste masse cramoisie s’était lentement avancée, avec des batteries anti-aériennes noircies sur les côtés de ses blindages cylindriques. C’était un manipule de combat de la Legio Atarus, surnommée les Firebrands, sortant de ces macro-atterrisseurs. Son arrivée pouvait être senti par la chaleur qu’elle dégageait à travers la tempête de poussière soufflée de la plaine du désert. La Legio Mortis s’approchait aussi, et au niveau de leurs pieds colossaux avançaient des dizaines de Chars Predator, de chasseurs et de Motojets provenant des Légions des Sons of Horus et des World Eaters. Les augures montrèrent que la Legio Atarus était en sous nombre et surclassé ; deux Reavers et trois Warhounds des Firebrands contre un Warlord, deux Reavers et un Nightgaunt en tant que Titans de Bataille et deux Titans éclaireurs Warhound en soutien aux Têtes de Mort. Pour faire face à la masse d’unités blindées et d’attaque rapide de la Légion qui se déplaçaient rapidement, les Firebrands n’avait que le soutien de la Legio Cybernetica et d’un escadron d’appui blindés du Mechanicum. Les calculs froid du Mechanicum estimèrent la probabilité de survie à moins de 13% dans leurs communications codées avec la Gorgone, qui approuva leur décision d’attaquer directement l’ennemi, plutôt que d’attendre et de subir l’attaque.

Pour la Legio Atarus, la chance d’attaquer leurs anciens frères de la Legio Mortis n’était pas seulement mu par le désir de ceux qui étaient restés fidèles pour punir le Traître, mais le point culminant d’une rancœur de longue date qui avait ses racines des décennies avant ce jour. C’est donc avec une juste colère que les Titans des Firebrands firent retentir leurs grandes sirènes et chargèrent dans la bataille contre leur ennemi, devenant ainsi la première Légion Titanique Loyaliste à tirer la lame contre une Légion Traîtresse dans la guerre de l’Hérésie Horus. La bataille qui suivit fut brève mais brutale, la Legio Atarus attaquant en plein dans la masse de l’ennemi, déterminée à infliger autant de dégâts que possible plutôt que de se battre pour l’avantage tactique ou même pour la victoire. Ainsi, ils réussirent à détruire le Titan Warlord Breath of Thunder du Seigneur de Guerre de la Legio Mortis, le Princeps Marakaru du Reaver Red Naga donnant le coup de grâce au Titan renégat avec son Gantelet Énergétique, avant que son propre cœur de réacteur ne soit percé par un tir vengeur de la Legio Mortis, ce qui entraîna l’immolation du Red Naga et d'une dizaine de chars ennemis dans l’explosion qui s’en suivi.

Au prix de leur propre destruction, la contre-attaque de la Legio Atarus neutralisa efficacement le contingent secondaire de la Legio Mortis. Les survivants durent battre en retraite avec de lourds dégâts et ne joueront plus aucun rôle dans la bataille. La force sur le flanc de la Légion renégate, retardée et malmenée, fut alors systématiquement détruite par un groupe blindés d’Iron Hands qui, n’ayant pas pu se rendre au front à cause de la pression des débris et des véhicules, avait été redéployé sous les ordres de Ferrus Manus pour défendre le site d’atterrissage contre une éventuelle attaque. La compagnie blindée des Iron Hands attaqua, les piégeant entre les canons des défenseurs du site d’atterrissage et la violente tempête atomique du Titan-mort dans la plaine désertique derrière eux. Les derniers Motojets renégats, secoués par l’assaut des Iron Hands, tentèrent de se mettre à l’abri dans les débris de Titan qui brûlaient, mais ils furent traînés au sol et démembrés par les derniers Automates de Bataille de la Legio Atarus, implacable dans leur colère et fidèle au-delà de la mort de leurs maîtres.[12]

Répit dans la Chute de la Planète : Plus de 2.8 en Heures Sidéral Terran

À la fin de la troisième heure de la bataille, le simple poids de l’attrition avait commencé à séparer les deux belligérants. Les pertes des deux côtés étaient épouvantables, peut-être jusqu’à 40 %, d’après certaines estimations de mi-bataille, alors que les canons lourds des Loyalistes qui n’avaient pas été attaqués déversaient un torrent de feu continu. Même Mortarion et Angron avaient été repoussés. De même, les Salamanders et la Raven Guard avaient commencé à se replier du front pour se reformer et se réarmer, ayant dépensé toutes leurs munitions dans la féroce bataille. Seul Ferrus Manus et les restes de ses Iron Hands ne se retireraient pas, ne cédant pas un pouce de terrain pour lequel lui et sa Légion avaient saigné.

L’ampleur du massacre était inimaginable et les tactiques n’avaient plus aucun sens ; le pouvoir suffisant pour conquérir des systèmes stellaires entiers avait été libéré dans un espace d’à peine vingt kilomètres de largeur, et tout avait été détruit, ne laissant que débris et ruines sanglantes dans son sillage. Mais, qu’est-ce qu’il avait accompli ? Oui, les Loyalistes avaient sécurisé leur zone de débarquement et faits de grandes entailles dans les lignes de défense des Traîtres, ils avaient chassé l’ennemi des collines environnantes et empêché la Legio Mortis d’attaquer par les flancs, mais ils n’avaient pas atteint leurs objectifs stratégiques. La forteresse tenait toujours, l’ennemi était toujours retranché et ses canons n’avaient pas été réduits au silence.

Des formes étranges prenaient aussi leur place parmi les lignes des Traîtres : des machines de guerre d’origine inconnue, sombres et enveloppées d’un voile mystérieux, des être biscornus portant des haillons en lambeaux, des guerriers dans des Armures Énergétiques portant les couleurs des Légions Renégates, mais avec des plaque de guerre avec des pointes, ornée de trophées ensanglantés, les rendant aussi étranger qu’un ennemi de la Grande Croisade. La bataille était suspendue sur le fil d’un rasoir, car chaque guerrier savait que la mort l’attendait, insensible et certaine, car ici les demi-dieux marchaient comme des anges exterminateurs et la fureur de tous les arts sanglants de l’Humanité se déchaînait. Tout le monde savait, aussi inimaginable que le carnage ait déjà été, que le pire était encore à venir avant la fin.

Et puis ils sont arrivés…[13]

Massacre

« Seul, un Légionnaire est un ennemi redoutable comme l’est le loup pour le mouton. Plusieurs Légionnaires, liés par des liens d’une loyauté inébranlable, est une force qui peut éteindre les étoiles et secouer les cieux. »
- Lorgar Aurelian, Primarque des Word Bearers.

Chute de la Planète : Plus de 3.4 en Heures Sidéral Terran

La Bataille de Isstvan V.
Encore une fois, le ciel s’obscurcit lorsque des centaines d’atterrisseurs orbitaux, de Thunderhawks, de Stormbirds et de Deathclaws descendirent de l’espace sur des panaches de feu. Scintillant, bleu aqueux, bleu sombre, gris granit, bleu de minuit, l’armada aérienne portait les marques des Iron Warriors, des Night Lords, des Word Bearers et de l’Alpha Legion. Le pouvoir de ces quatre Légions, qui avaient déjà écrit leurs propres redoutables légendes martiales à travers les annales de la Grande Croisade, apporterait la mort d’une faction et le salut de l’autre, et la cruauté de cette vérité serait prouvée dans quelques minutes seulement.

Avec la rapidité et la précision réalisable seulement par les Legiones Astartes, les nouveaux arrivants se déployèrent rapidement, envoyant des détachements en avant et la majeure partie de leurs Légions pour créer un deuxième site d’atterrissage au sud du premier. Avec ces dispositions, l’Alpha Legion, semble-t-il, renforça le flanc gauche et les Word Bearers le flanc droit, tandis que les Night Lords se divisèrent et encerclèrent le périmètre de la zone de guerre. Les Iron Warriors touchèrent terre directement derrière les positions les plus reculées de l’Armée Impériale au bord de la plaine, et commencèrent immédiatement à déployer des bastions blindés et des lignes de défense, liant leurs propres véhicules d’atterrissage et de siège personnalisés dans une fortification imprenable à une vitesse effrayante. Cette seconde forteresse, faite de plaques de blindage, était placé de telle manière à ce que les Loyalistes se trouvaient entre elle et la forteresse d’Urgall. Derrière elle, de nouvelles forces issues des nouvelles Légions arrivèrent, créant leurs propres fortifications et se préparant pour la bataille.

Il est tenu par certaines sources que, à l’arrivée des quatre nouvelles Légions, Corax, le Primarque habituellement taciturne de la Raven Guard, fut le premier à appeler à un retrait pour laisser s’engager les nouveaux venus. Sa Légion avait beaucoup souffert de la bataille, comme tous les combattants, et il n’avait aucun désir de gaspiller d’autres vies dans l’attrition inutile, alors que des forces plus fortes et fraîches pouvaient prendre le devant de la scène. Vulkan des Salamanders était également en faveur d’un regroupement, sa Légion ayant pris part aux plus impitoyables et plus sauvages combats contre la Death Guard. Les sombres armes de la XIVe Légion avaient fait un grand nombre de victimes et presque tous les guerriers de Vulkan avaient été blessés par les affrontements, leurs munitions presque toutes épuisées.

Ferrus Manus, cependant, ne fit rien de tout cela. Pour lui, la retraite était impensable et une enclave de Loyalistes s’était formée autour de lui, sans tenir compte de ce fait. Ses Iron Hands étaient maintenant dangereusement séparées des lignes Loyalistes par la marée de la bataille. Il ordonna à ses propres forces non seulement de tenir le terrain, mais de continuer à avancer, alors même que Corax ordonnait à sa Légion de se replier sur le site d’atterrissage pour faire de la place aux nouveaux venus, et Vulkan et ses Salamanders commencèrent lentement et délibérément à en faire autant. Il y a des rapports non confirmés que ce qui a tant provoqué la colère de la Gorgone et l’a poussé contre toute raison à avancer était la vue chez l’ennemi de Fulgrim, Primarque des Emperor’s Children. Ami d’autrefois, aujourd’hui ennemi le plus détesté, à la vue d’un Fulgrim railleur, la rage de Ferrus Manus explosa, et il se sépara de ses propres rangs pour se battre avec son compagnon Primarque, cherchant à tuer le Phénicien et à mourir pour avoir sa revanche, peu importe le prix. Les rapports de ceux qui devaient survivre à ce qui allait suivre racontent l’histoire des deux demi-dieux s’échangeant des coups terribles sur un monticule de morts et de mourants, les rires moqueurs de Fulgrim résonnant avec une clarté impossible dans le vacarme d’une bataille effrayante. De ce qui s’ensuivit, peu de choses peuvent être dites avec certitude si ce n’est qu’à ce moment-là, alors que la cause des Traîtres semblait perdue, une seule grande fusée s’éleva du donjon noir du Maître de Guerre, son éclat baignant le champ de bataille dans une lueur vive et sanguinaire. Le piège avait été tendu, les coups les plus cruels tombèrent.[14]

Chute de la Planète : Plus de 3.9 en Heures Sidéral Terran

Massacre du Site d’Atterrissage. Encerclement des Loyalistes.
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Depuis ce jour sombre, il y a eu des objections et des demandes quant au déroulement exact des événements qui suivirent, comme sur le Traître qui le premier montra son vrai visage, ou où la première lame perfide frappa, mais les récits des quelques survivants Loyalistes de la surface de la planète s’accordent à dire que c’est lorsque les membres de la Raven Guard s’approchèrent d’assez près des Word Bearers pour les dévisager et en appeler certains par leur nom que débuta la tuerie. Tous, les quatre Légions nouvellement arrivées, jurèrent leur loyauté envers l’ennemi et rejetèrent leur allégeance envers le Trône de Terra, déclarant leur trahison avec la voix tonitruante de cent mille canons. Le carnage fut immédiat et total.

À bout portant, les Légionnaires sans méfiance des Salamanders et de la Raven Guard furent abattus par centaines par ceux qu’ils croyaient être leurs frères. Les chars d’assaut et les Dreadnoughts qui avaient survécu à la tempête de trois heures du combat le plus infernal que les Legiones Astartes aient jamais vu ont été pris dans un blizzard de tirs de missiles et de lascannons de ceux qu’ils espéraient être leurs alliés, leurs explosions enflammant le long de la ligne de bataille des Loyalistes. Les Night Lords ratissèrent le ciel, faisant pleuvoir de la phosphex et des armes à sous-munitions, leurs Raptors hurlants les suivant dans leur sillage, tandis que sans prévenir, l’Alpha Legion se trouva au sein des Apothecarions se trouvant à l’arrière, assassinant avec efficacité, tandis que leurs blindés rapides et leurs escadrons mécanisés encerclaient les Salamanders avant de les massacrer avec une précision chirurgicale. De derrière les emplacements revêtus d’acier des Iron Warriors, l’artillerie tant vantée de la IVe Légion tira, leurs canons de siège des Whirlwinds Scorpius et Minotaurs dévastant les bataillons étourdis de l’Armée Impériale et ravageant les zones d’atterrissage de la première vague, pendant que leurs Chars Cerberus et Typhon avançaient pour déchiqueter les chars super-lourds de l’Armée Impériale à bout portant.

Ferrus Manus tomba, tué par le traître Fulgrim, alors qu’à partir de l’ancien front brisé de la forteresse, un grand hurlement de triomphe s’éleva, et de nouveau les chiens de guerre du Maître de Guerre foncèrent sur le champ de bataille ; le berserk Angron et Mortarion, le spectre de la mort, menèrent à nouveau leurs Légions vers le bain de sang pour se rassasier, et enfin Horus lui-même sortit de son donjon noir, menant ses guerriers pour écraser sous leurs pieds les restes battus des soldats du Clan Avernii du Primarque mort. Le Dies Irae, qui les dominait tous, ses sirènes de guerre assourdissantes sonnant le glas des Loyalistes, revint une fois de plus, ses grands canons se dirigent vers les chars qui l’avaient déjà blessé, les envoyant dans l’oubli.

Trahis, dépassés en nombre et piégés, les Loyalistes d’Isstvan V n’avaient aucun espoir de salut ou de victoire. Des milliers d’entre eux tombèrent dans les premières secondes du massacre, mais il en restait encore d’autre milliers, et dans le cœur des Salamanders, de la Raven Guard et des Iron Hands survivants, la haine outragée se transforma en sauvagerie. Ils combattirent jusqu’à leur dernier souffle, jusqu’au dernier obus et à la dernière goutte de sang, ils combattirent comme les héros légendaires d’autrefois et ils ne chancelèrent pas. Mais ce n’était plus une bataille, c’était une extermination. Là où l’on avait ordonné l’assaut, il y avait maintenant une indescriptible boucherie, une mêlée tourbillonnante au cours de laquelle les corps étaient déchirés, démembrés, souillés, et les Traîtres tombèrent sur ceux qui restaient, comme des bêtes frénétiques, avec le rire des dieux assoiffés.

La Mort de Ferrus Manus[15]

Le Primarque des Iron Hands fut le premier de l’Hérésie d’Horus à périr de mort violente ; une perte rendue plus tragique par le fait que c’est de la main d’un ancien frère et ami qui a porté le coup. Depuis ce jour sombre sur Isstvan V, de nombreuses rumeurs et légendes se sont répandues autour de cette mort fatale, masquée comme elle l’est par l’anarchie et la destruction totale sur le champ de bataille et par les mensonges de l’ennemi, dont le contre-assaut meurtrier a submergé le Primarque et ses gardes du corps à la fin. En tant que tels, les faits concrets sur la mort de la Gorgone sont difficiles à distinguer des demi-vérités, des suppositions et des mensonges purs et simples qui sont les conséquences naturelles de tous les événements vraiment grands. La vérité que l’on peut tirer de ce réseau de fictions est donc : que Ferrus Manus a combattu sans relâche à l’avant-garde de l’assaut initial sur Isstvan V vers la forteresse d’Urgall ; que lui et ses guerriers du Clan Avernii ont fait face à la contre-attaque du Traître au centre et n’ont pas faibli, et que le pouvoir martial divin du Primarque des Iron Hands lui-même était peut-être le plus grand facteur dans tout cela. La Gorgone était la force incarnée et son armure paraissait inviolable, de plus sa fureur était sans égal et terrible à voir. C’est ce dernier facteur qui est digne d’une mention particulière : bien avant Isstvan V, le caractère colérique qui se cachait sous la volonté du Primarque était largement connu, mais avant cela, sa froide raison avait prouvé qu’il était son maître ultime. Ce n’était pas le cas lors du Massacre du Site d’Ateerissage, la trahison de son ami et frère Fulgrim peut être vue rétrospectivement comme ayant obscurci son jugement et noyé son bon sens dans la colère. C’est ainsi que lorsque la seconde vague de trahison envers les Loyalistes et la contre-attaque eu lieu, l’apparition directe de Fulgrim sur le champ de bataille semble avoir poussé le Primarque des Iron Hands à l’assaut, le condamnant lui et ceux qui le suivait.

Bien qu’aucun de ceux qui se sont tenus aux côtés de la Gorgone dans ce dernier combat sanglant n’ait survécu, les récits qui ont émergé des lèvres de l’ennemi parlent du duel entre les deux Primarques avec peur et admiration. Selon certains récits, Fulgrim maniait le marteau volé de Ferrus Manus, Brise-forge, contre lui, et dans d’autres, une épée infernale d’aspect étrange qui riait et hurlait en coupant l’air, tandis que Ferrus Manus se battait avec ses propres étranges mains imprégnées de métal dont on savait qu’elles pouvaient éclater de la céramite blindée comme de la glace qui dégèle et contre laquelle la chair et l’os d’un Primarque n’offrait qu’une défense minime. On dit que le duel entre les deux frères fut à la fois amer et sanglant, l’un agile et rapide comme l’éclair, frappant avec la vitesse meurtrière et la précision d’un rapace, l’autre étant un rempart inhumain, un guerrier d’une force physique incroyable, infatigable, implacable et insensible à la souffrance. Les coups échangés entre eux étaient comme des coups de tonnerre, le sol sous eux tremblant, se fendant, tandis qu’autour d’eux les guerriers de leurs Légions saignaient et mouraient. Chacun souffrait de blessures qui auraient tué le plus grand des Légionnaires Astartes une douzaine de fois avant la fin, et ni l’un ni l’autre refusait de céder même si le monde autour d’eux brûlait. Finalement, c’est Fulgrim qui porta le coup mortel à Ferrus Manus et qui mis à bas le Primarque. Ceci est connu de l’histoire aussi certain que tout autre fait de cette terrible bataille, mais selon certains récits, cette victoire ne fut obtenu que par une ruse perfide, ou - comme beaucoup l’ont cru depuis lors, étant donné ce qui devait arriver au Primarque maudit des Emperor’s Children plus tard - par l’intervention des Puissances de la Ruine du Warp.

Tout comme les mensonges et les légendes se sont développés autour de la mort de Ferrus Manus, des mythes ont persisté sur le sort de ses restes. Alors que beaucoup pensent que la tête du Primarque fut présentée à Horus par Fulgrim après qu’il ait été tué, d’autres légendes prétendent qu’elle et le reste de son corps ont été donnés en cadeau, ou peut-être volés par des agents du Mechanicum Noir dans le but de créer leur propre Légion d’Astartes à partir de sa graine génétique. D’autres croient qu’à une date ultérieure, son corps fut récupéré en tout ou en partie par ses fils de Medusa, alors que certains descendants des Iron Hands le recherchent encore.

Au milieu des rangs des Word Bearers, une avant-garde pourpre se transforma en créatures terrifiantes et cauchemardesques lorsqu’elle se traça un sillon sanglant chez les Loyalistes, tandis que les World Etaers se moquaient de qui ils tuaient, car tous ceux qui se tenaient devant eux, alliés ou ennemis, devenaient de la viande pour leur moisson de têtes.

Comme pour mépriser la tâche d’un tel travail de boucher, les Iron Warriors semblaient eux aussi se moquer de qui tombaient devant leurs armes, leurs obus frappant sans discernement afin de s’assurer que leurs cibles primaires étaient détruites, alors que le tonnerre implacable de leurs Havocs avançaient à toute allure le long des lignes de soldats impériaux en fuite. Une rafale de plasma provenant des escadrons de Predator des Word Bearers explosa comme des soleils miniatures au milieu des vaisseaux de largage de la Raven Guard, et une horde de Légionnaires gris granit les suivirent dans leur sillage, sans se soucier du feu nourri et des pertes infligées par les tirs des Loyalistes. Leur brillant Primarque Lorgar à leur tête, ils s’écrasèrent sur les navires et envahirent la zone de largage de la Raven Guard comme une marée dévastatrice. C’est là que Corax, poussé au désespoir et à la folie par ce qui était arrivé à sa Légion, trouva Lorgar Aurelian, dispersant dans son sillage les corps brisés des Word Bearers.

Ici, après un échange sauvage de coups trop rapides pour qu’un œil mortel puisse suivre, Lorgar tomba blessé sur le sable noir qui avait déjà bu tant de sang. Ce n’est que grâce à l’intervention improbable de Konrad Curze, Primarque des Night Lords, que Lorgar survécut et que Corax à moitié fou fut chassé, son destin étant alors inconnu. Quant à Vulkan, lui et ses Salamanders avaient été poussés à combattre avec l’énergie du désespoir et furent peut-être les derniers à tomber, encerclés par mille ennemis et plongés dans un cataclysme de puissance de feu. L’Alpha Legion fut la première à se replier du massacre, leur acte accompli, leurs objectifs atteints. Après, dit-on, les Fils de l’Hydre se retirèrent en chuchotant et, dans un calme parfait, regardèrent le dernier acte du massacre se dérouler tandis que les canons des Iron Warriors se taisaient enfin et que les autres se rassasiaient de trophées, de rituels sombres et de folie sans entraves.

Sur les sables noirs d’Isstvan V, plus de 200 000 Space Marines étaient morts, un Primarque avait été tué et deux autres étaient portés disparus, présumés morts, leurs Légions presque anéanties. Avec eux mourut le rêve de l’Empereur de la domination de l’Humanité sur les étoiles.[16]

Conséquences

Aussi écrasante qu’ait été la victoire des Traîtres au Massacre du Site d’Atterrissage, il est rapidement devenu évident qu’elle n’était pas totale. Un certain nombre de petits groupes de survivants réussirent à sortir du piège dès qu’il était devenu évident que tout était perdu, soit en réussissant à s’échapper sur un transporteur de guerre durant le chaos, soit en s’enfuyant dans les rochers et les sables volcaniques mouvants et les tempêtes de poussière dans les plaines désertiques ; une évasion aidée en partie par la soif de sang de certains des Traîtres, et l’empressement des autres à ramasser le butin de la bataille, et la méfiance et même, dans certains cas, le mépris que les Légions Renégates semblaient avoir les unes pour les autres.

Dans l’orbite d’Isstvan V, les flottes de guerre des Loyalistes avaient également été trahies et assaillies et, bien que surpassée, la bataille n’avait pas été une affaire aussi unilatérale que les Traîtres l’auraient voulu. Les navires Loyalistes avaient leurs Boucliers Void et étaient en état d’alerte comme il se doit dans une zone de guerre, et ils réagirent rapidement une fois l’agression initiale terminée car ils furent loin d’être détruits par l’attaque soudaine de leurs supposés alliés. La bataille spatiale qui en résulta dura beaucoup plus longtemps que le carnage sur le terrain, et certains navires de guerre Loyalistes se battirent obstinément, refusant d’abandonner leur Légion sur la planète à ce sombre destin qui leur était arrivé et payant le prix ultime pour leur loyauté. D’autres, gravement endommagés, furent chassés, ou se rendirent compte de la futilité d’affronter des forces écrasantes face à eux, surtout lorsque les flottes des premières Légions Renégates réapparurent. Ils réussirent à s’échapper du système, l’ennemi à leurs trousses et la vengeance amère dans leur cœur.

La Bataille d’Isstvan V était terminée ; le Maître de Guerre en était le vainqueur. Le maelstrom de la guerre galactique avait été libérée, et les Dieux Sombres en récolteraient les années de terreur et de sang qui allaient suivre.[17]

Source

  • The Horus Heresy, Book Two - Massacre
  1. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Road to War - Dark Conspiracy (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Road to War - The Isstvan Atrocity (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Gathering of Might - Part I : Invasion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part I : Invasion - Isstvan V (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part I : Invasion - Planetfall : Minus 339 Hours Terrans Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part I - The Plan of Attack : Invasion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part I : Invasion - Incursion : Planetfall : Minus 7 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Zero Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
  9. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Plus 0.7 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Plus 1.3 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
  11. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Plus 1.6 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
  12. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Plus 2.2 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
  13. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Respite Planetfall : Plus 2.8 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
  14. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part III : Massacre - Planetfall : Plus 3.4 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
  15. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part III : Massacre – The Death of Ferrus Manus (traduit de l'anglais par Guilhem)
  16. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part III : Massacre - Planetfall : Plus 3.9 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
  17. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part III : Massacre - Aftermath (traduit de l'anglais par Guilhem)