Bataille de Molech

De Omnis Bibliotheca
« Horus avait fait surgir les latentes furies obscures et sauvages du pouvoir le plus impitoyable, contradictoire et maléfique de l’Immaterium. Il avait invoqué l’idole effrayante d’un Molech dévorant, dont il était le prêtre et l’incarnation. Tous ses pouvoirs, jusqu’alors consumés et dispersés, étaient maintenant concentrés et dirigés grâce à une énergie obscure vers un but terrible. »
- De l’Âge de la Révolution : Monographies supprimées du Maître de Chœur Nemo Zhi Meng.
La Bataille de Molech.
Molech marqua un tournant dans l’Hérésie d'Horus. Bien que des batailles beaucoup plus importantes précéderont et suivront, l’importance de ce qu’Horus y avait accompli a préparé le terrain pour son assaut final contre Terra. En plus d’accorder à Horus le pouvoir dont il avait besoin pour affronter l’Empereur, la planète fut aussi témoin d’une des plus sombres trahisons de la guerre. Dans un conflit saturé d’histoires de félonie, celui de Molech aurait des ramifications durables bien après que l’Hérésie d’Horus eut atteint sa sanglante conclusion.[1]

Horus est venu sur le Monde Chevalier de Molech pour une raison bien précise : découvrir un lieu que d’obscures manuscrits à notre disposition mentionnent sous le nom de la Crypte Transcendante, situé en dessous de Lupercalia, capitale de Molech. Un couloir donnant sur une chambre rocheuse faite de blocs ciselés taillés par des mains n’appartenaient à aucune espèce connue des habitants actuels de la galaxie menait devant une arcade qui ouvrait vers un pouvoir monstrueusement dangereux.

Ce que nous pouvons affirmer de nos jours, c’est que l’Empereur a visité Molech durant des âges oubliés afin de découvrir ce lieu mystérieux. Cette Crypte accueillait un portail qui lui-même emmenait celui qui l’empruntait vers un royaume de dieux immortels - autrement dit, dans le Royaume du Chaos.

Ce qui ne peut être que supposer d’après des sources dont nous tairons l’origine funeste, c’est que l’Empereur a traversé le portail, et y est resté un instant où une éternité, rencontrant les Puissances qui gouvernent ce royaume infernal. Le simple fait de penser que l’Empereur aurait pu passer un pacte avec les Puissances de la Ruine serait pour beaucoup considéré comme la pire hérésie jamais imaginée, mais certains affirment que seul un être comme Lui aurait pu tenir tête aux Dieux Sombres et pouvoir pactiser avec eux. Il leur aurait offert des choses que seul un dieu en devenir pouvait leur offrir, et ils lui ont fait confiance. Ils lui ont accordé une mesure de leur pouvoir, et avec ce pouvoir, Il se serait servi de la science pour percer les secrets de la création suprême, combinant leurs prodigalités avec Son savoir génétique pour donner naissance à des demi-dieux qui deviendront Ses fils. Mais l’Empereur n’avait pas l’intention d’honorer Sa dette envers les dieux et Il se serait retourné contre eux, condamnant le Warp comme n’étant pas naturel, mais uniquement pour qu’aucun autre n’ose le manipuler.

Ainsi, l’Immaterium coulait dans les veines des Primarques, et Horus, grâce à ses pactes démoniaques qui lui avaient révélés l’existence de la Crypte Transcendante, avait l’attention de découvrir la genèse de sa création et acquérir le moyen de gagner la guerre. Et pour cela, il devait s’emparer de Molech.[2]

Le récit suivant qui vous est décrit les engagements majeurs de l’invasion du Maître de Guerre et de ses conséquences immédiates. Bien sûr, après le départ d’Horus dans les étoiles, une guerre de pacification et d’anéantissement se poursuivit. La guerre de résistance des Maisons de Chevaliers survivants et de leurs alliés des Legios Titaniques fragmentés contre la Maison Devine et ses propres alliés des Legios renégates a été laissée délibérément sans descriptions.[3]

Le Monde Chevalier de Molech

Molech a une longue histoire en tant que monde frontalier ; ses Maisons de Chevaliers l’ont protégées de l’obscurité de la Longue Nuit pendant de longs siècles d’isolement. Bien qu’elle se trouve à l’intérieur des limites du Segmentum Solar, le centre le plus civilisé de la galaxie à l’intérieur duquel règne Terra, sa position à la toute fin de la Voie Elliptique rend ses planètes difficiles à atteindre par le Warp. Le fait qu’Horus ait été en mesure d’amener la plus grande partie de deux Légions Space Marines et des éléments de quatre Legios Titaniques renégats dans ce secteur prouve la détermination du Maître de Guerre de découvrir ses mystères.

Ces secrets étaient inconnus même des habitants de Molech. L’élite dirigeante, dirigée par la Maison Devine, croyait que la grande garnison laissée par l’Empereur, avant que l’Imperium ne réclame le monde en 869.M30, n’était que pour assurer leur Conformité. Les seigneurs égoïstes des Maisons de Chevaliers de Molech ne pouvaient pas admettre qu’ils étaient insignifiants aux yeux de l’Empereur, et que la véritable raison des lourdes défenses de leur monde était bien plus sinistre. Des récits anéantis et des documents obscurs font allusion à un événement grandiose dans le passé de la planète. Ces sources suggèrent que l’Empereur Lui-même avait visité la planète bien avant que les vaisseaux de la Grande Croisade n’apparaissent dans le ciel de Molech. Cette visite est placée des siècles avant même les Guerres d'Unification de l’ancienne Terra, et avant l’Imperium lui-même, et semble suggérer que l’Empereur soit venu sur Molech pour réclamer une certaine puissance surnaturelle que la planète abritait.[4]

Principaux Continents

Molech ressemble à Terra en termes de taille et d’orbite, assise dans la biosphère primaire de son système stellaire et achevant le tour de son étoile jaune vif une fois toute les 50,7 semaines terranes standard. C’est sans doute ce qui attira les premiers colons il y a tant de millénaires, ainsi que la promesse d’une nature vierge et sauvage à dompter, si différente des planètes surpeuplées et polluées du Système Sol. Comme Terra, Molech a aussi une grande lune. Bien qu’elle n’ait pas autant d’influence que Luna, elle régule les marées et les saisons de la planète, rendant ce monde plus habitable pour les humains. Avec le temps, au fur et à mesure que l’Humanité développait la planète, cette lune, ainsi que les plusieurs corps célestes plus petits de Molech, deviendraient des avant-postes pour les réseaux de défense orbitale et des stations de ravitaillement pour les vaisseaux spatiaux, contribuant ainsi à ses impressionnantes défenses.

Quatre grands continents ornent la surface de la planète, séparés par des eaux claires et chaudes à l’équateur jusqu’aux mers gelées à chaque pôle. Les deux plus petits continents, Estara et Neuropia, demeurent des régions sauvages et accidentées où vivaient des chasseurs et des exploitations minières éloignées. Ces terres non développées se trouvent loin à l’est et au nord de Molech respectivement, et n’étaient pas d’un grand intérêt pour les envahisseurs pendant l’attaque du Maître de Guerre. Vient ensuite le continent méridional d’Arcanius, un paysage industrialisé de manufactures et de villes envahies par la fumée, dont la taille et l’importance sont considérables. Centré autour de la grande métropole de Clockwork City, Arcanius produisait la richesse des produits manufacturés de Molech et abrite ses guildes de travailleurs et ses esclaves techniques. Les Maisons de Chevaliers tolèraient Arcanius car c’est ici que beaucoup de leurs Sacristains recevaient leur formation dans la manière d’entretenir les Armures Chevaliers.

Molechari est la principale masse continentale de Molech, le siège du pouvoir des Maisons Chevaliers et des Legios Titaniques. S’étendant sur l’équateur de la planète, ses milliers de kilomètres de paysage comprennent les Steppes Méridionales de Tazkhar, les hauts sommets montagneux des mesas d’Untar, les jungles de Kosh et les immenses régions agricoles déployées autour de la capitale de la planète, Lupercalia. Ces terres du Monde Chevalier furent le théâtre de la guerre pour Molech.[5]

L'Invasion du Maître de Guerre

Les Marches de l’Ouest[6]

Les Marches de l’Ouest s’étendent le long des bords occidentaux de Molechari. Ses côtes étaient parsemées de grandes villes comme Avadon, Desqua et Larsa, reliées à l’intérieur des terres par de grandes routes et des lignes à sustentation magnétique. Ces villes faisaient venir des marchandises des autres continents de la planète, et comme les bords d’une toile d’araignée, elles représentent les points les plus éloignés du domaine de Lupercalia. En face d’Avadon, reliée à la ville par une digue, se dressait un autre point de repère de Molechari : l’île de Damesek. Lieu saint pour les gens du pays, c’est ici que la légende racontait que le Seigneur des Tempêtes, tel que le mythe de l’Empereur était devenu, commença Son pèlerinage au loin dans Archmaga, le lieu qui allait plus tard devenir Lupercalia.

Les régions côtières des Marches de l’Ouest abritaient également les Profondeurs de Zanark, forteresse de la Legio Fortidus. À l’est de la ville d’Avadon, les Profondeurs étaient des grottes marines creusées dans les falaises escarpées de Molechari par les courants marins du nord. Lors de l’invasion du Maître de Guerre, ces cavernes humides étaient devenues un vaste réseau souterrain d’armureries et de hangars, alimentés par des réacteurs à marée et des bobines de plasma océanique.

En se déplaçant vers l’intérieur des terres à travers les Marches de l’Ouest, les côtes battues par le vent cèdent la place aux collines et aux forêts tracées par des terres agricoles verdoyantes. Ces ceintures agricoles sont en outre divisées par de grandes villes telles que Khanis, Goshen et Imperatum, chacune s’élevant d’un carrefour des réseaux routiers pour dominer l’horizon. Et pourtant, même parmi ces fermes et ces métropoles grouillantes, Molech était encore un monde fortifié contre les invasions. Alors que chaque ville était construite autour d’anciens plans pour confondre et repousser les attaquants - comme toutes les colonies impériales - les villes des Marches de l’Ouest se dressaient aux côtés de forteresses défensives. Les plus grandes d’entre elles étaient Leosta et Luchre, qui flanquaient l’Ambrosius Radial, porte de l’arrière-pays et les mesas d’Untar au-delà. Construits selon les normes rigoureuses des meilleurs généraux de l’Empereur, ces bastions contrôlaient les terres qui les entouraient sur des centaines de kilomètres, leurs canons et leurs batteries de missiles capables d’atteindre et de frapper n’importe quelle avancée à partir de la côte ou d’une incursion orbitale dans les Marches de l’Ouest.

Alors que les océans bordaient les Marches de l’Ouest au nord et à l’ouest, les mesas d’Untar marquaient une grande partie de ses frontières sud et est. C’est là, alors que l’arrière-pays s’élevait dans les contreforts et finalement les pics imposants, que se trouvait la capitale de Lupercalia. Non moins impressionnante que la ville elle-même était la silhouette du Mont Poing de Fer qui s’élevait derrière elle. Forteresse redoutable renforcée contre l’artillerie et l’assaut des Titans, son intérieur caverneux abritait les cohortes de guerre de la Legio Crucius. Sœur du Mont Poing de Fer, et situé de l’autre côté de la vallée, en face du grand sommet, se trouvait le Mont Torger. Bien qu’il n’était pas aussi grane ni aussi bien défendu que le foyer de la Legio Crucius, la montagne cachait les armureries de l’Ordo Reductor et suffisamment de munitions pour mener une guerre planétaire.

Aussi lourdement défendue que l’était Lupercalia, ses murs extérieurs étaient gardés par des hommes, des réseaux de bunkers et les Armures Chevaliers. La présence de ces deux sommets, de leurs dieux-machines et des vastes réserves de matériel de guerre firent que la capitale était quasi imprenable.

Molech. Autrefois une note de bas de page dans la "Cartograph Galaxia", ce n’était qu’un monde de plus revendiqué par le Maître de l’Humanité alors que la Grande Croisade s’étendait dans les étoiles. Situé sur le bord du Segmentum Solar, cette planète avait endurée la longue tyrannie de la Longue Nuit en grande partie indemne. Dirigée par des Maisons de Chevaliers, la planète avait accueilli la venue de l’Imperium, fléchissant le genou devant l’Empereur. Mais inconnu de ses habitants, un terrible secret était caché sous leurs pieds, un secret connu seulement de l’Empereur et de quelques privilégiés. Ainsi, lorsque l’Empereur quitta le monde de Molech mis en Conformité, Il laissa dans Son sillage une grande garnison, dont les rangs ne comptaient pas seulement des centaines de régiments de l’Armée Impériale, mais des Compagnies de Legiones Astartes des IXe et XIIIe Légions, et des contingents de Titans d’au moins trois Legios, dont le puissant Titan Imperator Paragon of Terra. Personne n’a remis en question le fait qu’une telle grande armée soit chargée de défendre un monde aussi éloigné, car la parole de l’Empereur était toujours au-dessus de tout reproche.[7]

Dès la troisième année de l’Hérésie d’Horus, la trahison d’Horus s’était répandue dans les étoiles. Même dans la lointaine Molech, le mécontentement couvait parmi les Maisons des Chevaliers. Devine, la Maison dirigeante, abritait des cultes secrets et des mécontents parmi ses Nobles, alors même qu’elle témoignait extérieurement de sa loyauté au lointain Empereur. Cependant, la présence de l’immense garnison, des Space Marines et du Titan Princeps, assura l’obéissance de Molech et, au moins au début, elle ne souffrait pas des germes de la trahison propagées par les actions d’Horus sur Isstvan III. Peut-être que si le regard du Maître de Guerre n’était pas tombé sur ce monde, aurait-il résisté à la tempête de la guerre civile de l’Humanité et en sortir indemne. Hélas, pour Molech et ses défenseurs, cela ne devait pas être le cas.[8]

Devenir un Dieu

Au lendemain de la Bataille de Dwell, le Maître de Guerre et ses alliés ont une fois de plus rassemblé leurs forces pour marcher sur Terra. Totalement fidèles à la vision d’Horus d’une galaxie libérée de la tyrannie de l’Empereur, les Légions des Space Marines, les groupements de Flotte et de l’Armée Impériale ainsi que les Legios Titaniques attendaient ses ordres de marche. Ses commandants se faisaient concurrence pour attirer son attention, proposant leurs propres plans d’attaque ou se proposant pour diriger l’avancé. Certains parlaient haut et fort en faveur d’un assaut immédiat sur Terra, avant que l’Empereur ne puisse fortifier davantage le Système Sol contre les invasions. D’autres ont conseillé de se retourner contre les Loyalistes dispersés, pour les isoler et les détruire avant qu’ils ne puissent s’organiser. Beaucoup ont également poussé leurs propres agendas, cherchant des représailles contre des ennemis longtemps méprisés, suggérant sournoisement des mondes et des systèmes où ils pourraient assouvir leur revanche contre une Légion de Space Marine, une garnison Impériale ou une Legio Titanique célèbre.

Toutes ces pétitions furent ignorés par le Maître de Guerre, écartant même les suggestions de ses frères Primarques Mortarion et Fulgrim. Alors qu’extérieurement Horus n’était le maître de personne hormis le sien, dans les profondeurs de son esprit, des voix sombres murmuraient leurs complots et leurs plans. Horus savait que s’il devait vaincre son père et le faire tomber, afin d’unir la galaxie sous son règne, il aurait besoin de la puissance promise par ces voix et des secrets qu’elles partageraient. C’est à ce moment-là qu’Horus appris une nouvelle trahison de son père - ou du moins le supposa-t-il. Il lui fut rappelé un monde éloigné et de peu de valeur stratégique dans la guerre civile en cours, mais néanmoins d’une certaine importance. Fait révélateur, ses souvenirs de ce monde étaient incomplets, vagues et indistincts, quelque chose d’anathème pour un esprit aussi grand que celui d’Horus. Seule la main de son père aurait pu affecter ses souvenirs. C’était tout ce dont il avait besoin et, poussé par ses propres rêves et ses propres voix sombres, il ordonna à ses armées de se rassembler. Il trouverait ce secret que l’Empereur lui avait caché, car il s’agissait sûrement d’une arme qu’il pourrait retourner contre le Maître de l’Humanité. Ainsi, acquiesçant à la vision de leur Maître de Guerre, les flottes des Traîtres partirent pour Molech.[9]

Du Feu dans le Ciel

L’Orient Kushite[10]

À l’est de Lupercalia, les jungles sans piste de Kush s’élèvaient, une nature sauvage enchevêtrée où rôdaient de dangereuses bêtes. Aussi efficace qu’un mur de forteresse, la jungle divisait Molechari en deux. Il n’y avait pas d’établissements humains à l’intérieur, et ce n’est que lorsque la nature s’amincit vers les côtes les plus à l’est que les raffineries et les ports apparurent, bien qu’ils furent fortifiés contre les prédateurs de l’ouest. Depuis que les humains vivaient sur Molechari, les jungles de Kush ont défini leur existence. Royaume cauchemardesque de sombres royaumes animaux et de repaires bestiaux, tout peuplement érigé trop près de la jungle risquait l’extinction. Même de grandes villes comme Archmaga avaient déjà subi des assauts des bêtes de Kush, et seule la présence de Chevaliers la protégeait. Pendant longtemps, l’Orient Kushite avait été un no man’s land pour les habitants de Molech. Cependant, à mesure que l’Humanité affirmait son influence sur le monde, les dangers de Kush furent repoussés dans ses jungles.

La Ligne Préceptaire fut construite le long de la lisière ouest de Kuch, et la Maison Donar reçu l’honneur de son entretien et de sa défense. Conçu comme une barrière contre les prédateurs de Kush, le mur avait été amélioré au fil des ans pour inclure des tours d’artillerie et des forteresses de garde, ses grands remparts s’élargissant et se renforçant pour qu’une Armure Chevalier puisse les monter. Malgré ces améliorations, la grande échelle du mur et le mépris que la Maison Devine avait pour les autres Maisons de Chevaliers fit qu’avec le temps de grandes sections de la Ligne Préceptaire tombèrent en ruine. Au moment de l’invasion du Maître de Guerre, il s’agissait d’une ligne défensive en grande partie de nom seulement.

Une partie de la raison de la négligence du mur était la présence de la jungle. La défense s’était avérée adéquate pour tenir à distance le petit nombre de prédateurs qui avaient déjà attaqué les Marches de l’Ouest, mais contre un ennemi conventionnel venant de l’est et avançant par voie terrestre, on pensait que la jungle elle-même était une barrière bien plus grande que tout ce que les défenseurs pouvaient espérer construire. Même les Maisons de Chevaliers ne pénétraient dans le labyrinthe sombre des arbres anciens qu’en grand nombre, soutenues par des appareils d’approvisionnement lourdement armés et revêtues de leurs Armures Chevaliers. Aussi dangereuses que fussent les bêtes indigènes de la forêt tropicale, les jungles elles-mêmes étaient remplies de terrains périlleux, allant de gouffres encombrés de vignes, de rivières brun foncé à des tourbières sans fond et des vasières de sable mouvant. Pendant l’invasion, une grande partie de la jungle fut dévorée par le virus dévoreur de vie, et si cette ruine noircie est devenue un champ de bataille, il en a été de même du peu qui restait de la jungle elle-même dans les batailles qui suivirent.

Au-delà des jungles, la côte est de Molechari était une zone morte désolée et hantée. Coupé du reste du continent par les forêts tropicales, elle n’abritait que des stations minières isolées et les ports industriels qui les desservaient. Ophir, connue sous le nom de la Cité Sans Ombres, était peut-être la plus grande d’entre elles. Éclairée en permanence par ses usines de prométhium qui crachaient des flammes, la ville était visible sur des kilomètres dans toutes les directions. Pendant l’invasion, des cités comme Ophir seront consumées par les incendies, tandis que les mers de l’est s’assombriront sous l’effet du prométhium déversé.

La flotte de l’Empereur fut la première à ressentir la colère des Traîtres rassemblés. Dans le vide autour de Molech, plus de soixante navires Loyalistes, dont au moins huit vaisseaux de classe capitale, attendaient. Derrière ce blocus, un vaste filet de défense orbitale était suspendu en orbite haute, ses rangées de batteries de canons et de torpilles prêtes à vaincre tout envahisseur audacieux et assez puissant pour pénétrer les lignes défensives de la flotte. Plutôt que de rencontrer Horus dans l’espace alors que la plus petite flotte des Traîtres naviguait dans le système, le Seigneur Amiral Brython Semper, maître de la flotte de combat de Molech, chercha à attirer son ennemi à portée des réseaux défensifs de la planète. Comme tant d’autres plans élaborés par tant de commandants, il avait pour but que de détruire les Traîtres lors d’une canonnade sauvage avant même qu’une seule botte ennemie ne se soit posée sur la planète. Et comme tant d’autres avant lui, Semper sous-estima le génie stratégique de son ennemi et, dans ce cas, l’efficacité brutale des Légionnaires sous le commandement d’Horus.

Cachés dans les cales de navires hors service, des milliers de Space Marines de la Légion des Sons of Horus précédèrent l’assaut des Traîtres. Pendant que Semper, ses capitaines et les commandants des plates-formes de défense fixaient l’avancée de la flotte ennemie, les navires renégats silencieux glissaient sans être détectés. Ce n’est que lorsqu’ils commencèrent leur attaque contre les réseaux orbitaux que Semper se rendit compte du danger, bien qu’il fut déjà trop tard. Trop rapidement, les défenseurs se sont retrouvés pris entre les canons de la flotte du Maître de Guerre et ceux de leurs propres plates-formes orbitales, maintenant entre les mains des Sons of Horus. Avec la planète dans le dos, Semper n’avait nulle part où aller.

Du sol, une population craintive regardait le ciel brûler. Le désespoir face à la perte de la flotte et la peur de l’invasion qui devait sûrement suivre régnèrent dans le monde entier, bien qu’elles ne durèrent que jusqu’à ce que les premiers débris de la flotte de Semper s’écrasent au sol et que la peur soit remplacée par une panique aveugle. Le Maître de Guerre était arrivé sur Molech.[11]

Le Chemin Fulgurine

Ses pensées focalisées sur les secrets de l’Empereur, Horus cherchait à revenir sur ses pas pour reconstituer ses souvenirs fracturés de Molech. Ce voyage commença sur l’île de Damesek, près de la pointe nord du plus grand continent de Molech. Selon les légendes locales, c’est ici que commençait le Chemin Fulgurine, le sentier parcouru par l’Empereur il y a si longtemps, et c’est donc ici qu’Horus vint. Lorsque le Maître de Guerre débarqua sur l’île, les défenseurs ne pouvaient pas comprendre ses plans - après tout, pourquoi Horus, le plus grand commandant de son époque, limiterait-il sa tête de pont à une île sans valeur tactique reliée au continent par un pont-jetée étroit et facilement défendable ? Assez intelligents pour ne pas mettre en doute leur chance, les Loyalistes se sont retranchés sur les plages voisines d’Avadon, prêts à faire face à l’avance des Traîtres.

Bien sûr, ils n’étaient pas les seuls à être confus par l’éloignement du site d’atterrissage d’Horus. Désireux de combattre, le maître de la Maison Devine, le Seigneur Raeven Devine, vêtu de son Armure Chevalier, traversa le continent à la rencontre des envahisseurs. À ses côtés se trouvaient ses deux fils, aussi désireux que leur père d’entrer dans la mêlée. Tandis que les Sons of Horus s’emparaient des plages d’Avadon, Raeven cherchait le Maître de Guerre, poussé par sa soif de gloire. Ce n’est que grâce à l’intervention des puissances démoniaques qu’Horus fut sauvé du coup fatal de Raeven, et le Maître de Guerre s’assura que le Seigneur de la Maison Devine n’en porterait plus d’autre. Raeven réussit à s’échapper en vie, mais ses fils n’eurent pas cette chance, pas plus que les défenseurs impériaux, dont les positions furent envahies et anéanties par la sauvagerie de la XVIe Légion.

Les zones de débarquement autour d’Avadon étant dégagées, le reste de l’armée d’Horus descendit du ciel. Ils étaient accompagnés de quatre Legios Titaniques : la Legio Mortis, la Legio Vulcanum, la Legio Vulpa et la Legio Interfector. Des manipules de machines divines commencèrent leur marche contre Avadon, leurs ordres étant de mettre la ville à sac. Des réfugiés s’en échappèrent, désespérés de devancer l’avancée des Traîtres.

Les Chevaliers de la Maison Donar combattirent avec bravoure face à une puissance de feu dévastatrice sur la Ligne Préceptaire.
Des profondeurs de Zarnark, la plus proche des forteresses des Legios, vint le salut des réfugiés. Les Titans de la Legio Fortidus, rendus orphelins par la guerre civile martienne, prirent position contre les effectifs ennemis beaucoup plus important qui leur faisait face. Pendant des heures, les deux camps se sont affrontés dans les districts extérieurs d’Avadon, mettant le feu à la ville avec leurs armes apocalyptiques. Et bien qu’à la fin la Legio Fortidus ait été brisée, elle avait saigné les Legios Titaniques renégates et gagné un temps précieux pour les citoyens d’Avadon en fuite.[12]

Une Ligne Dans le Sable

Tandis que le Maître de Guerre s’engageait sur le Chemin Fulgurine, posant son regard sur la lointaine Lupercalia, la capitale de Molech, Mortarion et sa Death Guard débarquèrent près de la ville d’Ophir à des milliers de kilomètres à l’est. Contre l’implacable brutalité des Legiones Astartes, la ville tomba rapidement, ses raffineries de prométhium et ses docks se transformant en ruines flamboyantes. Comme pour la tête de pont d’Horus, les manipules de la Legio Titanique tirés des quatre Legios renégates marchèrent avec la Death Guard, s’étendant dans la campagne environnante et détruisant des cibles civiles et militaires avec le même dédain.

Les Bêtes de Molech[13]

De nombreuses créatures étranges et sauvages sont originaires du monde de Molech. Dans les anciens récits des Maisons des Chevaliers, leurs ancêtres avaient mené une guerre constante de survie contre ces bêtes, et ce n’est qu’après plusieurs générations qu’elles ont finalement été repoussés dans les régions montagneuses éloignées, les steppes désertiques ou les jungles épaisses. Certainse, comme le Lézard-azhdarchide, ou le Xenosmilus sanguinaire, pouvaient être attaquées à pied par des groupes de soldats spécialement équipés ou même par un chasseur bien entraîné ; d’autres, cependant, étaient aussi puissantes et fortes qu’une Armure Chevalier et devaient être traitées en conséquence. Le plus célèbre d’entre elles était le Mallahgra, une bête simienne imposante avec des yeux disposés autour de son crâne massif et des griffes assez puissantes pour percer les plaques d’adamantium. Abattre une telle bête était l’ambition de beaucoup de Scions Chevaliers, bien que plus d’un d’entre eux aient rencontré sa fin en chassant les créatures, soit en sous-estimant la ruse de son adversaire, soit en glissant dans la tanière d’une paire accouplée.

Malgré la destruction d’Ophir, qui était éloigné de Lupercalia et des Marches de l’Ouest, et isolé de ces territoires par les vastes et apparemment impénétrables jungles de Kush, les défenseurs concentrèrent leur attention sur le Maître de Guerre. La seule concession faite face à la présence de Mortarion fut l’occupation de la Ligne Préceptaire, une ancienne série de fortifications s’étendant du bord des mesas de l’Untar, le long de l’extrémité ouest de la jungle de Kush, jusqu’à la côte à l’est de Larsa. Construit pour défendre les centres continentaux contre la macrofaune des jungles, elle n’avait pas été conçu pour repousser une attaque de Legiones Astartes, et encore moins celle d’une Legio Titanique.

Sur ce mur, des hommes et des femmes de l’Armée Impériale s’étaient rassemblés, supervisés par le maître de la Maison Donar, le Seigneur Balmorn Donar. Le vieux Scion menait les lances de sa Maison, chacune commandée par un membre de la famille. Comme les soldats qui regardaient la jungle, Balmorn ne croyait pas que l’ennemi pouvait briser Kush, ayant chassé lui-même dans son enfer vert sauvage. Il devait être prouvé qu’il aurait fatalement tort.

Ce que les défenseurs ne prenaient pas en compte, et ne pouvaient pas savoir, c’était la sorcellerie noire contenue dans Ignace Grulgor de la Death Guard, qui puisa dans les bénédictions des Dieux du Chaos pour ses actions. Contre la jungle de Kush, il libéra le virus dévoreur de vie, une malédiction si virulente qu’elle traça en un instant une voie corrompue à travers la nature, réduisant les plantes et les bêtes prises dans son chemin en une flasque en décomposition. À travers ce miasme de matière biologique, la Death Guard et ses Titans avancèrent sur la Ligne Préceptaire, brassant la gadoue noire qui était jadis une forêt tropicale verdoyante grouillante de vie. La première chose qui informa Balmorn et ses guerriers de l’avancée de la Death Guard fut un exode des bêtes de la jungle. Alors que l’horizon s’assombrissait sous l’action destructrice du virus dévoreur de vie, des créatures de toutes formes et de toutes tailles prirent d’assaut la Ligne Préceptaire. Le feu des défenseurs traversa les bêtes comme une faux ensanglantée, mais ce n’était pas suffisant pour endiguer la marée. Au moment où le dernier monstre gigantesque avait été chassé vers les lointaines mesas de l’Untar, et les Steppes de Tazkhar au-delà, les défenses étaient en désarroi. Pire encore, les soldats et les Chevaliers de Balmorn avaient dépensé une grande partie de leur munitions dans une bataille qu’ils n’auraient pas dû livrer. Puis la Death Guard et les Legios Titaniques renégates arrivèrent.

Avec peu d’espoir de retenir les envahisseurs et de retarder leur avance sur Lupercalia depuis l’est, Balmorn fit la seule chose honorable - il chargea. Bien que la bataille ait été brève, les Chevaliers se sont comportés avec honneur, engageant les Titans des Legios Mortis et Interfector à bout portant, et veillant à ce que les Traîtres n’oublient pas le nom de la Maison Donar.[14]

Dans les Marches de l'Ouest

Les Steppes Méridionales[15]

De l’autre côté des mesas de l’Untar, la verdure luxuriante des Marches de l’Ouest cédait la place à la désolation de la Steppe de Tazkhar. Terre sauvage et aride, elle couvre des milliers de kilomètres de la Molechari méridionale comme une toile desséchée. Les peuples de cette terre accidentée étaient pour la plupart nomades, la parcourant en longs convois serpentant comme des chenilles et chevauchant à cheval. Ces quelques peuplements qui existaient étaient influencés par les saisons, allant des villes fantômes de quelques centaines d’âmes à des milliers lorsque la saison permettait aux convois de converger pour nourrir leurs bêtes et cultiver le sol. Les habitants de Tazkhar avaient aussi une longue tradition de pillage, et attaquaient les caravanes se trouvant au-delà de la sécurité convenue des colonies.

Deux des principales Maisons de Chevaliers de Molech avaient élu domicile dans les Steppes Méridionales. La Maison Kaushik avait son siège sur les bords des grandes désolations, leur agro-arcologie s’accrochant au flanc des mesas d’Untar. Considérés comme insulaires par leurs pairs, ils conservent encore de nombreuses Armures Chevaliers et revendiquaient à la fois une partie importante des steppes et la jungle de Kush comme territoire de chasse ancestral.

Ensuite, il y avait la Maison Tazkhar, avec sa réputation bien méritée de sauvagerie. Généralement rejetés comme des barbares par les Maisons de Chevaliers les plus raffinées, les Scions de la Maison Tazkhar revendiquaient la plus grande partie des steppes comme étant leurs domaines, se battant entre eux dans leurs Armures Chevaliers autant qu’ils chassaient les bêtes des désolations. Au cours de l’invasion et de la trahison de la Maison Devine, la Maison Tazkhar allait devenir l’un des points focaux des Chevaliers Loyalistes restants, et la Steppe de Tazkhar devint le cœur de la résistance.

Un autre facteur rendait les Steppes Méridionales importantes pour la défense de Molech. C’était la présence du Cap de Kalman, forteresse de la Legio Gryphonicus - une autre marque de l’importance de Molech est que la planète se vantait d’accueillir des Titans parmi ses défenseurs. Situés à l’extrême sud de Molechari, à égale distance du Mont Poing de Fer et des Profondeurs de Zanark au nord, les trois bastions de la Legio complétaient la défense du continent équatorial. Falaise s’avançant dans les eaux bleues et limpides des océans du sud, le Cap de Kalman était défendue du nord par les kilomètres de marécages qui dominaient les régions du sud-est de Molechari. Les défenses du Cap de Kalman furent encore renforcées par la présence de la Maison Indra, leurs forteresses étant des sentinelles contre les attaques tandis que leurs Armures Chevaliers étaient toujours prêtes à marcher aux côtés des War Griffons s’ils étaient appelés au combat.

Au moment où la Ligne Préceptaire tombait, l’armée d’Horus se déchaînait déjà au cœur des Marches de l’Ouest. Ici, bordée à l’est par les vastes vestiges de la jungle de Kush, et au sud par les montagnes des mesas de l’Untar et les désolations des Steppes de Tazkhar, se trouvaient les grands centres fertiles de Molech. Des centaines de kilomètres de fermes et de villes, disséminées dans plusieurs grands centres métropolitains et reliées par des réseaux routiers. Les centres-villes s’étendaient de la ville côtière d’Avadon à Lupercalia. Les forces du Maître de Guerre se sont déployées pour tout détruire. Les Legiones Astartes renégates et les régiments de l’Armée Impériale frappèrent le long des côtes, atteignant Desqua à l’ouest et Larsa à l’est, deux villes inondées par les tsunamis causés par les débris de la bataille spatiale de Molech tombés dans l’océan nord. Les forces Loyalistes se sont mobilisées pour se défendre contre l’avancée des Traîtres sur Lupercalia, fortifiant les villes des Marches de l’Ouest du mieux qu’elles le pouvaient et établissant des embuscades dans ces terres agricoles. Parmi ces défenseurs se trouvaient les Chevaliers de certaines des autres grandes Maisons de Molech, leurs Scions utilisant les environnements urbains pour frapper des colonnes de ravitaillement et des Titans imprudents. Les Maisons Indra et Kaushik menèrent leurs lances contre les envahisseurs alors qu’ils atteignaient la ville de Leosta, déjà surpeuplée par ceux qui fuyaient les ruines d’Avadon. Les Warhounds de la Legio Crucius suivaient les Chevaliers, faisant face à de multiples manipules de Titans de Bataille de la Legio Vulcanum et de la Legio Vulpa. Au milieu de la ville en feu, les Loyalistes ralentirent les Traîtres du mieux qu’ils purent, leurs ordres étant clairs : saigner l’ennemi pour chaque pas qu’ils fera. C’est à la capitale que les Princeps Magnus de la Legio Gryphonicus et de la Legio Crucius se mirent d’accord pour briser les Legios Titaniques renégates, sous les canons de l’Imperator de la Legio Crucius - Paragon of Terra.

Malgré cela, l’avance des envahisseurs fut ralenties à travers les Marches de l’Ouest, et les Chevaliers et les Titans s’affrontèrent dans des combats au cours de dizaines d’engagements amers. Alors même que Leosta était en train d’être réduite en cendres, les Titans envahisseurs marchèrent sur Luthre, sa ville forteresse sœur. Les Sons of Horus amoindrirent méthodiquement ses défenses impériales, tandis que les Titans de la Legio Mortis et Interfector pulvérisèrent la ville environnante en graves fumants. Les Chevaliers de la Maison Mamaragon avec les Titans de Bataille de la Legio Gryphonicus rencontrèrent les envahisseurs à travers ce paysage brûlant, leur présence suspendant l’assaut mais pour un temps. Finalement, comme dans des dizaines d’autres batailles à travers les Marches, les Loyalistes furent finalement forcés de battre en retraite, trouvant refuge derrière les fortifications de la capitale.

Des batailles cruelles comme celles-ci marquèrent l’avance des Sons of Horus et des Legios renégates, rien n’arrêtant longtemps leur avancée. À l’est, la Death Guard, ayant franchi la Ligne Préceptaire, pénétra dans la cité de Imperatum, répétant les scènes sanglantes qui se déroulaient à travers Molech. Au moment où les Titans Scouts de la Legio Mortis et leurs alliés arrivaient dans les hautes terres en direction de Lupercalia, des dizaines de villes brûlaient dans le sillage du Maître de Guerre. C’est aussi à cette époque que les deux grands osts des envahisseurs se réunirent, Horus saluant son frère Primarque avant de tourner son regard vers la capitale et la dernière étape de son invasion.[16]

La Bataille de Lupercalia

Lors de la Bataille de Lupercalia, les Chevaliers de la Maison Divine commirent l’une des pires trahisons de l’Hérésie d’Horus.
Malgré les dommages causés à Molech jusqu’à présent, les Loyalistes demeuraient confiants sur le fait que Lupercalia ne pouvait être prise. Tyana Kourion, Seigneur Général de la Grande Armée de Molech, avait massée ses armées autour de la capitale, des centaines de régiments, des Chars Super-Lourds et des compagnies blindées furent retranchées dans la ceinture agricole qui encerclait le nord de la capitale. Au dos du général se tenaient des douzaines de lances de Chevaliers, dirigées par le seigneur nouvellement rétabli de la Maison Devine, Albard Devine, dans l’Armure Chevalier Banelash. Pendant ce temps, une compagnie complète de Blood Angels, commandée par le Capitaine Vitus Salicar, se tenait prête à engager le combat au plus profond de l’avant-garde de l’ennemi.

Aussi formidables que fussent ces armées assemblées, elles pâlissaient par rapport à la puissance de la Legio qui montait la garde sur Lupercalia. Les manipules de la Legio Gryphonicus, ayant marché vers le nord à partir de leur forteresse méridionale du Cap de Kalman, se tenaient rangés autour de la ceinture agricole ; de puissants Warlords, des Reavers et des Warhounds projetant de longues ombres sur les hameaux évacués à la hâte et les moissonneuses-batteuses agricoles. Pour la défense de la capitale, cependant, les War Griffons étaient les plus petits des Collegia Titanica. S’élevant comme un dieu vigilant des montagnes derrière Lupercalia, le Mont Poing de Fer se dressait comme une sentinelle pour protéger la cité. Plus grande encore que la Citadelle de l’Aurore, demeure du souverain de la Maison de Chevaliers Devine, la montagne protégeait les flancs de la cité et empêchait toute tentative d’assaut par le sud. Dans ce grand édifice, les Titans de la Legio Crucius attendaient l’appel à la guerre, protégés par des centaines de mètres de roche. D’autres Titans étaient encore sur le terrain, commandés par la Princeps Etana Kalonice de la Legio Crucius, debout avec leurs frères et sœurs pour la défense de la ville. Le plus grand d’entre eux était de loin le Titan Imperator Paragon of Terra. À cheval sur les portes de la ville, les canons du grand dieu-machine couvraient les approches de Lupercalia, son équipage confiant qu’aucun ennemi ne survivrait une fois le regard vengeur de l’Imperator tombé sur lui.

Lupercalia[17]

C’est une grande coïncidence que l’objectif du Maître de Guerre lors de son invasion porte son nom. C’était l’œuvre de l’Empereur, qui était aussi la raison d’être de la ville. Lupercalia, un site de pouvoir occulte caché, avait commencé son existence comme une garnison involontaire mise en place par l’Empereur pour protéger ce dangereux secret. L’une des premières structures à se dresser sur le site fut la Citadelle de l’Aurore, un édifice imposant construit à partir de la coque de l’ancien vaisseau de l’Empereur, placé au sommet de la vallée montagneuse dans laquelle la capitale était assise. Avec le temps, la Citadelle de l’Aurore devint la demeure ancestrale de la Maison de Chevaliers régnante de Molech, la Maison Devine, bien que même ses seigneurs ne soupçonnent pas la grande importance du palais qu’ils dirigent.

Au moment de l’invasion d’Horus, Lupercalia était l’une des plus grandes villes de Molech, un centre pour l’élite dirigeante et un lieu de rencontre pour les nombreux peuples et cultures de la planète. Elle était aussi lourdement défendue, ses quartiers étant entourés de tours de garnison et de fosses à canons, où se trouvaient des centaines de milliers de soldats. Comme pour tant d’autres aspects de Molech, ses citoyens et ses dirigeants ne se sont pas demandé pourquoi leur ville et leur monde avaient obtenu une telle faveur de l’Empereur concernant leur protection. Même le seigneur de la Maison Devine, s’il était pressé sur la question, répondrait sans doute que ce n’était rien de moins que de que méritait sa noble lignée.

Contre de telles défenses redoutables, même les importantes compagnies d’infanterie et de blindés des Sons of Horus et de la Death Guard semblaient surpassées. Les Princeps des Legios renégates ne savaient que trop bien ce qui pourrait arriver si leurs propres Titans tombaient sous les canons de l’Imperator. De même, les réserves de la Legio Crucius conservées sous le Mont Poing de Fer signifiaient que toute percée serait accueillie par de nouveaux Titans, une perspective difficile même pour les nombreuses manipules sous le commandement d’Horus. Et pourtant, le Maître de Guerre s’approcha de la ville qui portait son nom sans douter dans sa capacité à la conquérir.

Vers le hachoir à viande des Loyalistes, se dirigèrent en premier les armées mortelles du Maître de Guerre, leurs régiments marchant sous des bannières portant l’Œil d’Horus. Contre une défense plus faible, ou sans le spectre des Titans à affronter, ces formations massives d’infanterie et de chars d’assaut auraient bien pu submerger la ville à elles seules. Mais face aux cannons du Paragon of Terra, ils étaient comme des cibles en papier.

Alors même que les Loyalistes enfonçaient l’avant-garde des envahisseurs en laissant derrière eux un charnier sanglant et des corps brisés, le Maître de Guerre envoya des Compagnies des Sons of Horus contre le Mont Poing de Fer. Se posant à la base des pics escarpés dans des Thunderhawks et des Storm Eagles, les Legiones Astartes engagèrent les défenses extérieures de la forteresse de la Legio Crucius. Ici, ils furent contrés par des Compagnies des Ultramarines, retenues à l’écart de la ligne en prévision d’une telle attaque. Le commandant des Ultramarines avait à juste titre présumé qu’une force d’élite pourrait pénétrer dans la forteresse et attaquer ses précieuses réserves de Titans avant qu’ils n’atteignent le champ de bataille. À l’insu des défenseurs, les Sons of Horus n’étaient là que pour maintenir les Ultramarines en place. La montagne elle-même connu un autre destin.[18]

Le Poing de Fer Se Brise

Bien au-dessus de Lupercalia, des vaisseaux spatiaux traînèrent la plate-forme de défense orbitale Var Zerba vers une nouvelle position. Capturée au début de la guerre dans l’espace, la forteresse stellaire avait été mise en orbite haute pour la protéger des attaques au sol. Horus décida de l’utiliser, ses macrocanons et ses lance-torpilles pivotant vers la planète pour se pointer vers la bataille loin en contrebas. En tant qu’arme tactique, les frappes orbitales étaient peu fiables au mieux, leurs imprécisions les rendant aussi susceptibles de frapper des troupes amies que des troupes ennemies. Cependant, avec une cible de la taille du Mont Poing de Fer, il y avait amplement de la place pour l’erreur.

Le premier barrage frappa la montagne telle une lance de lumière projetée du ciel. Des faisceaux d’énergie à haut rendement arrachèrent la roche en quelques secondes, alors que des mégatonnes d’explosifs détruisirent les restes. Les Titans à peine réveillés, leurs réacteurs s’éveillant encore à peine pour la guerre, furent déchiquetés ou écrasés alors que leurs soutes s’écrasaient autour d’eux. Avant même que le grondement de l’attaque du Var Zerba ne s’estompe des cols, les Titans renégats s’approchaient pour achever les survivants, les Sons of Horus avançant dans leurs ombres. De retour dans les tranchées entourant la partie nord de Lupercalia, les défenseurs ne pouvaient que voir leur flanc s’effondrer, incapables de mettre fin à l’assaut constant de l’ennemi, maintenant rejoint par des cohortes de Traîtres Skitarii et les machines de guerre des alliés d’Horus du Mechanicum Noir.

Malgré la destruction brutale de leur forteresse, certains des Titans de réserve survivants de la Legio Crucius sortirent des débris de la montagne pour affronter les manipules de la Legio Mortis et de la Legio Vulcanum. À travers le paysage en ruine et en fusion, les Warhounds et les Reavers s’affrontèrent, leurs armes pulvérisant encore plus le terrain. Toutefois, la lutte fut rude, car les Warmongers ne pouvaient pas gagner sans l’aide de Lupercalia elle-même. Et comme ils étaient sur le point de le découvrir, les Titans Crucius et Gryphonicus qui défendaient la ville étaient sur le point d’affronter leur propre crise.[19]

La Mort d'un Imperator

Corruption de la Maison Divine[20]

Bien avant qu’Horus et ses armées ne mettent les pieds sur Molech, les graines de la corruption avaient été semées dans la Maison Devine. Fiers et nobles, ses Scions s’étaient élevés au rang de souverains du monde après la mort de l’ancien Grand Roi, et se considéraient comme les premiers parmi les Maisons de Chevaliers. En fin de compte, cette fierté fut la perte de Devine, et à travers elle, des forces corrompues se sont retrouvées dans leurs rangs. Au temps de Cyprian Devine, dernier véritable seigneur de la Maison Devine, le soi-disant Culte du Serpent avait infiltré une grande partie de la Maison des Chevaliers.

L’arrivée de Fulgrim, aux côtés de la flotte d’invasion du Maître de Guerre, devait être le catalyseur qui acheva la corruption de la Maison Devine. Dans les profondeurs de Koch, le Primarque Démon rencontra le fils de Cyprien, Raeven, et le tenta avec le pouvoir du Chaos. Bien que Raeven ait résisté, son Armure Chevalier, Banelash fut infecté par le contact de Slaanesh, et finalement le sort de la Maison Devine fut scellé.

Tandis que le Mont Poing de Fer brûlait, les défenses de Lupercalia tenaient bon contre l’attaque venant du nord. Sans Titans ennemis pour s’y opposer, la puissance de feu de la Legio émoussa l’assaut des envahisseurs avec du plasma brûlant et des obus explosifs. Aux pieds des Titans, l’infanterie et les blindés Loyalistes étaient eux aussi pris par la mêlée, tandis que les machines de guerre plus grandes et les formations plus redoutables tombaient face aux Titans, les machines divines ignorant largement les transports blindés et les soldats à pied, qu’ils laissaient aux chars et aux hommes de l’Armée Impériale. Ici, les chars super-lourds sous le commandement de l’Armée Impériale firent connaître leur présence, détruisant les chars ennemis en tête, tandis que les réseaux de bunkers et les équipes de tir des Loyalistes abattaient toute infanterie adverse suffisamment audacieuse pour se placer à portée.

Mais tous les défenseurs ne se sont pas contentés du déroulement de la bataille. Les lances de Chevaliers, tenues en réserve par Tyana Kourion contre toute percée, rongeaient leur frein, d’autant plus qu’elles estimaient que la vraie gloire de la victoire leur était refusée. Nul ne ressentait cela avec plus d’acuité que le Seigneur Albard, le chef à moitié fou de la Maison Devine. N’ayant tué que récemment sa belle-mère, sa demi-sœur et son demi-frère (le trio l’ayant emprisonné et torturé pendant les quatre décennies précédentes), le Seigneur Albard était tourmenté par des visions semées par Fulgrim dans son rôle d’émissaire de Slaanesh, Dieu du Chaos de l’excès et de la fierté. Faible de corps et malade d’âme, Albard fut une conquête facile pour les Dieux Sombres, sa propre Armure Chevalier Banelash le soumettant à sa volonté.

Quand Albard sombra finalement dans la folie, l’esprit corrompu de son Armure Chevalier lui montra l’Imperator gardant les portes de la ville comme un grand dragon, et l’exhorta à le faire tomber. Quand les Chevaliers de la Maison Devine attaquèrent le Paragon of Terra par derrière, son Princeps fut pris complètement par surprise. Les Chevaliers de la Maison Devine, à l’instar de leur seigneur, frappèrent les Boucliers Void du grand Titan, ciblant l’enveloppe de ses réacteurs à plasma, en y concentrant leur Lance Volcano. C’était une trahison à la fois d’une rapidité choquante et d’une efficacité épouvantable. Avant que l’Imperator ne puisse réagir correctement, appeler à l’aide ou même annoncer la trahison de ses anciens alliés, les faisceaux de fusion mirent à nu les énergies volatiles de son noyau. La surcharge de plasma qui en résulta n’a donné à Albard et à ses Traîtres que quelques instants pour fuir la scène de leur trahison avant qu’un nouveau soleil ne se lève au milieu des lignes Loyalistes. La destruction du "Paragon of Terra" effaça le paysage dans toutes les directions. Tout ce qui se trouvait sur le trajet de l’explosion surchauffée était réduit en cendres ou en métal en fusion. Même d’autres Titans furent consumés par les flammes et les débris, leurs propres boucliers s’effondrant sous ce choc.

Les Océans du Nord[21]

Sur les rives de Molechari s’étendent les zones océaniques septentrionales, le terme collectif désignant les chaînes d’îles voisines du continent, les péninsules isolées et les rochers marins. Des voies maritimes très fréquentées sillonnaient la région, reliant Molechari au reste de la planète. Les industries d’Arcanius voguaient vers Lupercalia et ses Maisons de Chevaliers, tandis que les matières premières d’Estara et de Neuropia alimentaient les deux principales masses continentales de Molech. De même, la nourriture était transportée des terres agricoles des Marches de l’Ouest à travers les océans pour nourrir les communautés lointaines de la planète.

Malgré sa nature diffuse, les zones océaniques septentrionales étaient bien défendues. Les flottes de l’Armée Impériale sillonnaient ses eaux et la Maison de Chevalier de Mamaragon la considérait comme son domaine. La grande forteresse maritime de Mamaragon s’élevait des profondeurs de l’océan à une centaine de kilomètres au large de Hvitha, guidant les navires avec la Lumière de Dagos, qui brûlait perpétuellement depuis sa plus haute tour.

Cette zone fut dévastée pendant l’invasion, d’abord par les débris du combat spatial, les restes des vaisseaux s’écrasant dans l’océan et sur les îles, et ensuite par une campagne de bombardements massifs. Horus ne s’intéressait qu’au chemin entre sa zone d’atterrissage et Lupercalia, n’ayant aucun intérêt à capturer les villes et les forteresses des Océans du Nord. Malgré cela, il ne voulait pas que ses forces soient prises à revers par les armées stationnées sur les autres continents de Molech ou à partir de ses confins les plus septentrionaux. Les vaisseaux et les embarcations atmosphériques ont tous deux ravagé le paysage avec leurs munitions, remplissant les voies maritimes d’épaves et transformant les ports en ruines éviscérées.

Le centre de distribution côtier de Hvitha sur la Péninsule d’Aenatep, l’un des piliers des routes commerciales intercontinentales, a été l’un des premiers à être touché. Pendant des générations, ses vastes chantiers navals et ses imposantes structures administratives ont dirigé les flottes de Molech, agissant comme dernier port d’escale pour les navires venant d’Ophir ou de Larsa et se dirigeant vers Clockwork City et au-delà, ou comme première escale pour les voyageurs en route vers Lupercalia. En l’espace de quelques heures, il fut emporté par une tempête de flammes. Plus tard, Chevaliers et Titans se battirent dans ses rues inondées et en flammes, comme ils le feraient à travers les vestiges marqués de la région autrefois prospère, longtemps après que le Maître de Guerre ne parte pour de nouvelles conquêtes.

Horus déclencha alors la pleine mesure de sa force d’invasion, la Légion de la Death Guard et la Legio Mortis ouvrant la voie dans l’espace creusé dans la ligne des défenseurs. Sans les réserves du Mont Poing de Fer, les Titans et Chevaliers Loyalistes furent contraints de se réfugier dans les rues de Lupercalia, où ils furent accueillis par les Chevaliers renégats de la Maison Devine. Ce qui, pendant la majeure partie de la journée, avait été une confrontation largement unilatérale, devint un combat urbain désespéré lorsque les forces des Traîtres affluèrent de toutes parts dans Lupercalia.[22]

Le Destin de Molech

Les défenses de la ville brisées, le Maître de Guerre et sa garde personnelle se dirigèrent vers sa véritable récompense, la porte Warp cachée sous ses rues. Là, sous la cité en feu, une plus grande malédiction que celle qui s’abattit sur Molech fut scellée, et Horus réclama enfin pour lui-même le pouvoir des dieux anciens afin de les déchaîner sur l’Empereur, ses souvenirs lui étant finalement rendus. C’est à ce moment-là qu’Horus semblait ne plus penser à la conquête de la planète, et alors même que la Maison Devine et les Titans renégats réduisaient Lupercalia en ruines, le Maître de Guerre sortit des profondeurs de la ville et l’a laissa à ses armées pour la détruire.

Le départ du Maître du Guerre et de la Légion des Sons of Horus, ainsi que de la plus grande partie de ses forces, ne marqua pas la fin des combats sur Molech. Ces armées mortelles qui avaient survécu aux canons du Paragon of Terra prirent leur revanche dans Lupercalia, mais se sont aussi étendues dans les régions environnantes pour amener totalement sa population à la Conformité Noire. Les Titans des Legios renégates y sont restés aussi pendant un certain temps, rencontrant parfois d’autres de leur espèce pendant que les Traîtres rasaient les villes et les forteresses résistantes. Les excès de la Maison Devine étaient cependant peut-être les plus cruels de tous. Dirigés par l’Armure Chevalier corrompue Banelash, les Chevaliers renégats pourchassèrent les Maisons de Chevaliers restantes de Molech, exterminant tous ceux qui ne jureraient pas allégeance au Maître de Guerre. Des Maisons de Chevaliers restantes, pas une seule n’a pris le parti de la Maison Devine, un grand témoignage de leur intégrité.

Alors que les incendies des cités brisées s’éteignaient et que ses survivants étaient châtiés sous le fouet de la garnison laissée dans le sillage des Traîtres, l’Hérésie d’Horus passa à une nouvelle étape. Beaucoup des horreurs à venir plus tard peuvent être retracées à partir de la guerre pour Molech : l’ascension d’Horus en champion des Dieux Sombres, la corruption qui dans le temps transforma les Legios renégates en armées de Machines-Démons, et bien sûr, la renaissance meurtrière de la Maison Devine. Finalement, Molech sera libéré par l’Imperium au lendemain du Siège de Terra, bien qu’elle ne sera plus jamais la même ; la trace de la trahison et du Chaos s’imprégnera à jamais dans son sol.[23]

La Crypte Transcendante[24]

L’événement le plus important de la Bataille de Molech, et qui fut un - si ce n’est le - tournant de l’Hérésie d’Horus, est ce qui se passa à l’intérieur de la Crypte Transcendante lorsque Horus y pénétra. De ce que les archives expliquent, après sa victoire et la prise de Lupercalia, le Maître de Guerre, accompagné de son frère Mortarion et de ses plus proches lieutenants, dont le tristement célèbre Abaddon, futur Fléau de l’Imperium moderne, trouva la Crypte. Horus demanda au Seigneur de la Mort de la Death Guard de répandre de sa faux son sang et d’y arroser le portail. Mortarion s’exécuta. Dans un cri de douleur, Horus aurait ensuite levé sa masse, Briseuse de Mondes, contre son épaule et fit voler le portail en éclats. Un noir absolu se serait répandu dans la crypte comme un phénomène physique. Quant à Horus, il avait disparu.

Pour des théoriciens et des spécialistes du Warp, cet événement est capital pour appréhender le duel entre l’Empereur et le Maître de Guerre : comment en effet l’Empereur a-t-Il pu être si mortellement mis à mal par un Primarque, Lui qui leur était supérieur en tout point ? Comment Horus a-il pu failli réussir à abattre le Maître de l’Humanité ? La réponse à cette dangereuse question trouve sa source à Molech.

Projeté dans le domaine des dieux et des monstres, un domaine qu’on ne connaissait que par les mythes et les élucubrations de fous couchées dans des textes proscrits et des ouvrages sensationnalistes décriés comme de la pure fiction, un domaine qui n’était pas contraint par les limites du monde physique et où les lois qui gouvernaient l’existence dans le monde matériel n’avaient aucune emprise, Horus avait pénétré dans le Royaume infernal du Chaos.

Il est tout simplement impossible de savoir ce que le Maître de Guerre y découvrit et ce qu'il y a accomplit, certains évoquent des guerres livrés, de défaites de monstres et de dieux défiés, de vastes armées de Démons dirigé par le Primarque, de batailles qui continueraient de faire rage pour l’éternité, de la conquête d’un millier de royaumes au sein de l’Empyrean, de milliards de vassaux à sa disposition et de l’accaparement de la même puissance que son père, mais sans duper les Dieux.

Mais ce qui est affirmé, c’est qu’Horus revint par le même portail qu’il avait emprunté, quelques instants après sa disparition mais vieillie de plusieurs siècles, la puissance de l’Empyrean distillée et insufflée dans son corps immortel. Certains hérétiques affirment que c’est à cet instant qu’Horus était devenu ce qui se rapprochait le plus d’un dieu, empli d’un pouvoir qu’un seul autre être dans toute l’existence avait possédé avant lui : l’Empereur.

La puissance était à lui et à lui seul. Et il allait là déchaîner sur Terra, scellant le destin de l’Humanité.

Sources

  • Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech
  • McNEILL GRAHAM, La Bataille de Molech - Vengeful Spirit Volume Deux, Black Library, 2014
  1. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Informations issues de La Bataille de Molech - Vengeful Spirit Volume Deux, Chapitre Seize - Vaisseau Amiral - Exogenèse - Infiltration, Chapitre Vingt-Deux - Pas Ullanor - Voilà Ce Qu'est La Peur - La Porte des Enfers, de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  3. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - Further Battles on Molech, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Knight World of Molech, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Knight World of Molech - Major Continents, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Knight World of Molech - Western Marches, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  9. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion - To Become a God, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Knight World of Molech - Kushite Eastings, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  11. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion - Fire In The Sky, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  12. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion - The Fulgurine Path, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  13. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Knight World of Molech - Beasts of Molech, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  14. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion - A Line In The Sand, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  15. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Knight World of Molech - Southern Steppes, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  16. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion - Into The Western Marches, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  17. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Knight World of Molech - Lupercalia, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  18. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion - Battle of Lupercalia, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  19. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion - The Iron Fist Cracks, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  20. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Corruption of House Divine - The Iron Fist Cracks, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  21. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Knight World of Molech - Northern Ocean, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  22. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion - Death Of An Imperator, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  23. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion - Doom of Molech, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  24. Informations issues de La Bataille de Molech - Vengeful Spirit Volume Deux, Chapitre Vingt-Trois - Le Prix du Sang - La Voie d'ObsidienneUn Dieu Parmi les Hommes, Chapitre Vingt-Cinq - La Route de Terra - Le Mal Entendu - O.K, de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.