Catégorie:Alpha Legion

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L’Alpha Legion fut la dernière créée lors de la Première Fondation, et chercha dès ses débuts à prouver sa valeur auprès de ses semblables. Son Primarque, Alpharius, perpétua cette rivalité et encouragea ses hommes à ne compter que sur eux-mêmes, tout en faisant preuve d’une discipline sans faille et d’un sens tactique élevé. Les Space Marines de l’Alpha Legion respectaient la force et méprisaient les faibles, ils furent donc facilement séduits par la toute puissance du Maître de Guerre Horus et se réjouirent de l’occasion qui leur était offerte de se mesurer à leurs frères Space Marines. Bien qu’elle prît part à l’Hérésie, l’Alpha Legion resta à l’écart de ses alliés et mena ses propres campagnes, elle est depuis demeurée indépendante, mettant en place son propre réseau de sectes et poursuivant ses objectifs personnels.

Tactiquement, l’Alpha Legion applique le principe d’attaque sur plusieurs fronts. Ceci demande une bonne préparation et une habile reconnaissance, aussi utilise-t-elle l’espionnage et la corruption pour affaiblir l’ennemi avant l’assaut. De tous les Space Marines renégats, les membres de l’Alpha Legion sont ceux qui s’allient le plus fréquemment à des sectes du Chaos. En effet, opérant généralement loin de leur base, ils ont besoin de soutien local sur les mondes qu’ils convoitent afin de gonfler leurs effectifs, et ils se livrent souvent à une propagande intensive pour inciter à la révolte et au sabotage. Une fois l’offensive lancée, tout se passe très vite. La Légion attache une grande importance à ses officiers supérieurs, comptant sur leur sens de l’initiative pour se montrer plus fins stratèges que leurs ennemis et décupler les avantages naturels qu’ont les Space Marines sur des troupes plus conventionnelles.

La Légion tire une grande fierté de ses prouesses martiales et profite de chaque occasion pour démontrer sa supériorité sur des Chapitres Space Marines Loyalistes. Dans de tels cas, il arrive même qu’elle se batte avec des effectifs volontairement réduits afin de rendre l’épreuve plus difficile. De nombreuses opérations menées par l’Alpha Legion ont pour but de promouvoir ou de soutenir les activités des sectes du Chaos. Du coup, une armée de l’Alpha Legion peut utiliser des unités d’Adorateurs du Chaos comme choix de Troupes.

  • Cachés Bien en Vue : Chaque Légion Renégate a été pervertie différemment par les Puissances de la Ruine, et massacre à sa manière propre. Les guerriers de l’Alpha Légion sont les rois de la duplicité, et sont capables de duper les ennemis les plus vigilants avant de leur administrer le coup de grâce.
  • Adorateurs du Chaos : Les sectes financées et soutenues par l’Alpha Legion sont entraînées en vue de capturer des objectifs facilitant une attaque surprise ultérieure de la Légion elle-même. Elles sont composées de guerriers combinant discrétion et bonnes capacités au combat rapproché, les armes lourdes ne pouvant que les ralentir, ils sont généralement équipés d’armes d’assaut.
Dissimulée au cœur même de l’Imperium, l’Alpha Legion œuvre dans le secret. Elle a recours à des réseaux d’espionnage et à des cultes hérétiques aussi bien qu’à la traîtrise pour assaillir ses ennemis sur tous les fronts possibles lors d’attaques soigneusement planifiées et redoutables.

L'Ennemi Intérieur[modifier]

« La guerre n’est jamais que l’hygiène de la galaxie. »
- Attribué au Primarque Alpharius.
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Des cris de ralliement impériaux tels que « Pour l’Empereur ! » sont lancés par les membres de l’Alpha Legion pour rendre furieux ceux qui les reconnaissent comme étant des Traîtres. Ceux qui ignorent la différence entre un Marine Impérial et un Marine du Chaos meurent dans l’idée qu’ils ont été trahis.
L’Alpha Legion fut la vingtième et dernière Légion de la Première Fondation. Sous l’œil critique de ses Primarques jumeaux, Alpharius et Omegon, la Légion devint réputé pour sa discipline et sa stricte organisation pendant la Grande Croisade. Benjamin des Légions, l’Alpha Legion lutta pour éclipser les autres Légions et prouver sa valeur.

L’Alpha Legion est démesurément perfide. Alors que les autres Légions cherchent à dominer par la force brute, la faveur divine ou l’influence et le charisme, l’Alpha Legion impose sa volonté au moyen du renseignement et de l’habileté. Les instruments de guerre auxquels elle accorde le plus de valeur sont la désinformation, la confusion, la trahison et la duplicité, mais lorsque le moment vient de déclencher ses pièges, elle est une force si concentrée et si bien coordonnée qu’elle peut mettre un monde à feu et à sang en un seul assaut éclair.

Lorsqu’Horus conclut son pacte avec le Chaos, la fierté martiale de l’Alpha Legion causa sa chute. Le Maître de Guerre était lui-même un combattant redoutable ; il était à la tête d’armées et de flottes entières, et luttait en première ligne des guerres de l’Empereur. En comparaison, le lointain Empereur de Terra semblait un individu faible et lâche. Le Maître de Guerre était un chef digne de respect, tandis que l’Empereur ne cherchait qu’à exploiter les conquêtes d’Horus et écraser les libres humains de la galaxie sous son régime étouffant. Ainsi les mensonges s’insinuèrent-ils dans les cœurs et les esprits de l’Alpha Legion. Or un mensonge trop répété finit par être accepté, et une fois accepté il tient lieu de vérité.

L’Alpha Legion affronta les Space Marines Loyalistes sur Isstvan V et lors de maintes campagnes ultérieures. Enfin avait-elle trouvé un adversaire aussi entrain et féroce qu’elle. Les frères de l’hydre infligèrent de cuisantes défaites aux Loyalistes sur Tallarn, Yarant et des dizaines d’autres avant-postes avant de s’enfoncer dans le Segmentum Ultima telle une comète destructrice. L’Alpha Legion s’isola entièrement des forces d’Horus, mais continua de faire la guerre à tous ceux qu’elle croisait. À la fin de l’Hérésie d’Horus, la Légion s’inventait des objectifs et des missions pour étancher sa soif de conflit sans se préoccuper de ses allies. Dernière Légion fondée, elle était considérée par les autres comme une bande de retardataires inexpérimentés, et était donc impatiente de prouver ses capacités. Les Ultramarines étant tenus comme les parangons des Légions, l’Alpha Legion ne tarda pas a se mesurer aux standards de Macragge - et plus tard, elle se mesurerait sur le champ de bataille à tous ceux qui lui avaient témoigné du mépris.

Même après l’échec de l’Hérésie, l’Alpha Legion continua de livrer une guerre discrète contre l’Imperium. Des raids étaient lancés depuis des bases secrètes pour prendre les défenseurs de l’Humanité par surprise, sabotant des installations militaires, attaquant des vaisseaux, terrorisant des colonies et détruisant des avant-postes avec une efficacité mortelle. Son réseau d’espions et d’agents doubles est tentaculaire ; l’Alpha Legion entretient des contacts avec les humains sur les mondes colonises de l’Imperium d’une manière inégalée. Elle coordonne les activités des cultistes du Chaos à travers des secteurs entiers, ou elle est instigatrice d’insurrections majeures contre la loi impériale. Ces révoltes servent souvent de couverture aux raids de Space Marines du Chaos ou de précurseur à une invasion à grande échelle depuis l’Œil de la Terreur. L’Inquisition nourrit une répugnance particulière envers l’Alpha Legion pour son rôle dans la propagation des cultes démoniaques et l’attisement des braises du mécontentement jusqu’aux flammes rageuses de l’hérésie et de la rébellion.

D’un point de vie tactique, l’Alpha Legion aime frapper depuis plusieurs angles à la fois, ce qui requiert infiltration experte et planification minutieuse. Un recours intensif à l’espionnage et à la corruption affaiblit la détermination de l’ennemi avant tout mouvement décisif. L’Alpha Legion est la Légion Renégate qui emploie le plus de cultistes en guise de troupes. Comme elle tend à opérer comme pillard au cœur de l’Imperium, il lui faut un soutien local pour doper ses effectifs. Un effort considérable est consenti en termes de propagande pour inciter à la révolte et au sabotage. Une fois que l’Alpha Legion entre en action, le cours des événements s’accélère. La Légion attache une grande importance à ses commandants de terrain, qui exploitent leur initiative pour déjouer l’ennemi, en misant sur les avantages des Space Marines renégats sur des troupes plus conventionnelles. La Légion tire une grande fierté de ses exploits et ne manque pas une occasion de prouver sa supériorité sur les Space Marines Loyalistes. Elle est même réputé retenir une partie de ses forces pour les éprouver au maximum en pareilles circonstances.

Les guerriers de l’Alpha Legion ont adopté le symbole l’hydre en tant qu’icône de leur Légion. Cette créature semblable à un dragon multicéphale issue des mythes anciens permet de rappeler à l’Alpha Legion son unité de corps et d’esprit. Sur le champ de bataille, la coordination terrifiante de l’Alpha Legion est sa marque de fabrique, ses attaques multidirectionnelles appliquant une pression implacable tandis qu’elle cherche les points faibles du dispositif adverse.

Hydra Dominatus[modifier]

Le Primarque Alpharius fut le denier que l’Empereur retrouva, et leur relation était déjà distante avant même qu’Horus révèle sa véritable allégeance. Pour les étrangers à la Légion, la raison était que l’Empereur avait déjà terminé Son odyssée galactique sur les traces des Primarques quand les deux se virent en personne, et que l’attention de l’Empereur était déjà ailleurs. Certains Légionnaires avaient conscience que leurs liens étaient certainement plus complexes, et certains murmuraient qu’Alpharius était l’un de deux jumeaux identiques. Nombre d’Alpha Légionnaires sont d’un aspect et d’un tempérament incroyablement similaires, et leur Primarque utilisa ce trait à son avantage - l’affirmation qu’Alpharius fut si efficace qu’il pouvait être en deux endroits à la fois avait un fond de vérité. Chose inhabituelle pour un Primarque, Alpharius n’était pas un géant comparé à ses Frères de Bataille. Il pouvait prendre l’identité de ses subalternes - et vice versa - chaque fois que cela lui permettait de prendre ses ennemis à contre-pied. Beaucoup de guerriers disaient être Alpharius pour perdre l’adversaire ; et d’une certain manière, chaque membre de la Légion est un reflet de son progéniteur. Ce grand détournement d’attention est toujours employé par la Légion. Les seigneurs de l’Alpha Legion sont rarement où on les croit ; l’armure d’un chef célèbre peut être portée par une jeune recrue, tandis qu’un troupier armé d’un Bolter peut être le chef d’orchestre d’une conquête à l’échelle d’un secteur. C’est ainsi que l’Alpha Legion fait écho à son totem et incarne son cri de guerre "Hydra Dominatus", car l’ennemi ne peut jamais la décapiter.

Origines[modifier]

Hydra Dominatus !
Au lendemain de l’Hérésie d'Horus, des milliers de tonnes d’archives, de livres et des bibliothèques entières furent détruites pour effacer à tout jamais la moindre mention, le moindre souvenir des renégats. Dix mille ans plus tard, des milliards de citoyens impériaux ignorent même que la rébellion a eu lieu. Quelques ouvrages ont néanmoins survécu, certains dans les mains des plus hautes autorités, d’autres dans celles d’hérétiques n’ayant pas encore été découverts. C’est dans ces œuvres que les historiens et les Inquisiteurs ont pu glaner les connaissances dont ils disposent aujourd’hui concernant ces temps reculés. Démêler le vrai du faux n’est bien sûr pas toujours chose aisée, la plupart des livres de référence n’étant bien souvent que des copies de copies ou pire, des tissus de mensonges.

Dans le cas de l’Alpha Legion, les faits concrets sont encore plus rares et difficiles à découvrir, car la Légion était dès ses débuts célèbre pour sa discrétion. Son monde d’origine, contrairement à ceux des autres Légions de la Première Fondation, n’a par exemple jamais été identifié. Les raisons de ce mystère sont obscures, mais l’Inquisiteur Kravin de l’Ordo Malleus a récemment découvert un antique document qui à ses dires relate le premier contact établi avec son Primarque. Kravin estime que 62,2% du document est authentique, mais a jusque-là refusé de le soumettre à examen par ses pairs.

D’après Kravin, un croiseur de patrouille des Luna Wolves pénétra dans un système inconnu vers la fin de la Grande Croisade, à la recherche de mondes à annexer à l’Imperium. Il fut soudain assailli par une nuée de vaisseaux hétéroclites, pour la plupart de simples chasseurs monoplaces. Malgré la petite taille et la conception primitive des appareils, l’attaque fut efficacement menée. Des dizaines de chasseurs s’agglutinèrent autour des Thunderhawks de la Légion, les immobilisant, tandis que d’autres bravaient les tourelles de défenses pour s’en prendre directement au croiseur. Leur puissance de feu était toutefois trop faible pour réellement l’inquiéter et les assaillants se replièrent. Les Luna Wolves se lancèrent à leur poursuite, désireux de montrer à ces moustiques la véritable puissance de l’Adeptus Astartes. Ce ne fut qu’après la première explosion qu’ils réalisèrent qu’ils avaient été conduits au cœur d’un champ de mines. Les manœuvres de dégagement du navire entraînèrent deux autres détonations, qui endommagèrent gravement les moteurs, le forçant à s’immobiliser en attendant que les dégâts ne soient réparés. Les hordes de chasseurs reprirent l’attaque de plus belle, submergeant sous le nombre les Thunderhawks qui tentaient vainement de les repousser.

Deux jours plus tard, le reste de la flotte des Luna Wolves répondit à l’appel du signal de détresse du croiseur. Le Primarque de la Légion, Horus, se rendit à bord, furieux que ses hommes ne soient pas parvenus à repousser des attaquants aussi insignifiants. Il trouva l’équipage en état d’alerte car les ennemis avaient réussi à aborder le vaisseau, puis s’étaient disséminés dans les innombrables couloirs du navire pour éviter la capture. À présent, ceux qui n’avaient pas été arrêtés convergeaient vers le pont. Horus les y attendait de pied ferme. Cinq hommes se ruèrent en avant, il en abattit quatre avant qu’ils n’aient eu le temps d’agir. Son cinquième coup de feu ne tarda pas, mais sa dernière cible était bien différente des précédentes. Surpassant d’une tête même les Luna Wolves, les yeux d’un vert perçant, l’homme semblait capable de se mesurer à Horus lui-même. Malgré la portée très courte, il parvint à esquiver la balle qui se contenta de lui effleurer la tempe avant d’aller exploser sur une cloison. Il poursuivit sa charge et un second tir l’atteignit à l’épaule, sans toutefois le ralentir. Les gardes et l’équipage du vaisseau ajoutèrent leurs tirs à la fusillade. L’homme tituba sous la grêle de plomb, mais continua d’avancer avant de se jeter sur Horus. Ses mains s’immobilisèrent alors à quelques centimètres de la gorge du Primarque, et les deux hommes se fixèrent un long moment. Puis Horus commença à rire. Il venait de découvrir le dernier Primarque.

Le nouveau venu déclara s’appeler Alpharius, et prétendit parcourir ce secteur de l’espace depuis des années. En revanche, il refusa de révéler ses origines. De nombreux mondes du secteur passèrent subséquemment sous domination impériale, mais Alpharius nia obstinément appartenir à aucun d’entre eux. La ligue de planètes qu’il dirigeait fut quant à elle persuadée de rejoindre l’Imperium sans guère plus d’effusion de sang. Les nombreuses blessures d’Alpharius guérirent avec une rapidité qui confirmait son identité, mais il semble que plutôt que de faire part de sa découverte à l’Empereur de Terra, Horus préféra garder le jeune Primarque auprès de lui pendant quelques mois. Il avait été très impressionné par les tactiques employées par Alpharius contre son croiseur de patrouille, la façon dont ce dernier avait été piégé puis abordé, et il profita de cette période pour placer son jeune frère à la tête de ses campagnes. Alpharius était évidemment aussi impressionné qu’Horus, d’une part par les immenses ressources militaires dont disposait ce dernier, mais aussi par son intelligence naturelle qui lui permettait de savoir quand l’utiliser ou quand la retenir.

Alpharius finit par être rapatrié au cœur de l’Imperium en perpétuelle expansion et fit la connaissance de son Empereur. Son arrivée fut suivie des pompes et libations habituelles, mais les archives de Terra prétendent que les deux hommes ne passèrent que peu de temps ensemble. Alpharius fut rapidement envoyé à la tête de sa Légion, tandis que l’Empereur avait des affaires urgentes à régler. L’Alpha Legion, comme elle était à présent nommée, était la dernière des Légions de l’Adeptus Astartes à avoir été créée. Faisant montre d’une prescience remarquable, l’Empereur avait ordonné sa fondation quelques décennies auparavant : à l’image de leur Primarque, ces nouveaux Space Marines étaient grands, forts et animés d’une profonde intelligence. Alpharius mena cette armée créée à son image vers les frontières extérieures de l’Imperium, avide de batailles et d’honneurs égalant ceux des autres Légions. Ses premières campagnes furent fort bien conçues et couronnées de succès, et il poursuivit sa tâche d’affinement des tactiques de sa Légion. Pour lui, la meilleure forme d’attaque se devait de provenir de plusieurs directions à la fois, en assaillant l’ennemi de toutes parts et de toutes les façons possibles. Il insistait de plus sur l’importance de se réserver des solutions de rechange sans jamais tout miser sur un seul détail, un seul individu ou une seule victoire pour remporter une guerre. Il gardait toujours un plan de remplacement ses renforts se tenaient invariablement prêts à déborder l’ennemi et ses infiltrateurs surgissaient à l’arrière des lignes ennemies, immanquablement au bon moment.

Alpharius enrichissait cette doctrine de tous les avantages possibles. Il s’attirait des alliés, encourageait la trahison dans le camp ennemi et développait des réseaux d’espions et d’informateurs au sein des populations civiles, il entrait en contact avec des activistes et autres rebelles, les persuadant de créer des diversions en lançant des manifestations ou des attentats au moment opportun. Au début d’une bataille, l’Alpha Legion disposait de tant d’atouts que la victoire était assurée. Sa réputation se forgea sur la base de ces attaques parfaitement planifiées, car même si de telles opérations étaient évidemment bien plus longues à préparer qu’un simple assaut frontal, elles étaient aussi bien moins coûteuses en vies humaines, ce qui permit à Alpharius de répartir plus efficacement ses troupes.

La plupart des autres Légions occupaient des planètes qui constituaient leurs quartiers généraux, le plus souvent sur le monde où leur Primarque avait été découvert. Elles élevaient de glorieuses forteresses-monastères et nombre d’entre elles avaient supplanté le gouvernement planétaire, voire celui des systèmes environnants. Il était évident qu’Alpharius n’adhérait pas à cette approche par trop voyante. On pense qu’il établit plusieurs bases, secrètes pour quiconque n’appartenait pas à la Légion. Seuls certains avant-postes et autres dépôts étaient connus, mais même ces informations mineures n’étaient guère répandues.

On suppose qu’Alpharius œuvrait sans cesse à l’amélioration des performances de ses officiers, les encourageant à prendre des initiatives et écoutant leurs conseils. Il instaura des programmes d’entraînement, imposant à ses hommes des défis à relever même au cœur d’une bataille, afin de les forcer à s’adapter à la situation et à improviser. Il existe même quelques témoignages relatant des occurrences où peu avant, voire pendant une bataille, le Primarque disparaissait, dans le seul but de voir comment agissaient ses troupes sans lui. Alpharius ne recherchait ni la gloire ni les honneurs personnels et n’était que rarement présent lors des cérémonies de victoire. Par conséquent, il ne passa que peu de temps avec ses frères Primarques et il s’écoula plusieurs années avant qu’il ne les rencontrât tous. Son premier contact avec Roboute Guilliman fut du reste un moment tendu. Guilliman croyait en une hiérarchie solide et immuable et avait établi une ligne tactique dont sa Légion ne déviait jamais. Il travaillait sur la rédaction des stratégies à employer, telles qu’il les avait éprouvées au long de ses nombreuses années de guerre, et suggéra au jeune Primarque de les adopter. Mais cette attitude était contraire aux convictions d’Alpharius qui mettait l’accent sur l’initiative et l’adaptation. Un débat enflammé s’ensuivit. Quand il comprit qu’Alpharius ne céderait pas face à sa supériorité et à son expérience, Roboute fit valoir les milliers de victoires et d’honneurs de bataille qu’il avait remportés, et clama que son jeune frère ne serait jamais capable d’en faire autant.

Après cette rencontre, Alpharius poussa ses hommes toujours plus loin, cherchant les plus difficiles épreuves. Il savait qu’il ne pourrait jamais égaler le nombre de mondes soumis par ses aînés, mais il semblait déterminé à gagner leur respect par les prouesses martiales de sa Légion.

La population du monde de Tesstra Prime résistait violemment au règne impérial, et Alpharius repoussa délibérément son assaut d’une semaine entière, laissant ainsi le temps aux armées de la planète de se rassembler puis de se retrancher dans les faubourgs de la capitale, si bien qu’au début de la bataille, près d’un million de soldats étaient prêts à défendre leur monde. L’Alpha Legion n’était cependant pas restée inactive au cours des sept derniers jours et les Space Marines s’étaient déployés de sorte à pouvoir attaquer sur plusieurs fronts à la fois, tout en laissant certaines zones de la ligne de défense inoccupées. Alors que l’assaut était donné, des bombes explosèrent dans la cité, jetant à bas des dizaines de ponts et bloquant les principales voies de ravitaillement. Les commandants des forces de défense de Tesstra se retrouvèrent ainsi incapables de transférer des forces et de l’équipement depuis les zones ignorées vers les zones attaquées. Leurs troupes divisées tentèrent de résister tant bien que mal face à l’avancée implacable de l’Alpha Legion, mais le manque de renforts et de munitions leur rendit la chose quasiment impossible. De même qu’ils ne pouvaient espérer aucune aide extérieure, les soldats qui se repliaient ne pouvaient le faire avec suffisamment de rapidité, et des milliers d’entre eux s’agglutinèrent sur les dernières voies de retraite avant de se faire faucher par une grêle de tirs de Bolters. Les défenseurs mirent deux jours à se regrouper suffisamment pour pouvoir envisager une contre-attaque sérieuse. Des officiers tesstraniens avaient toutefois été corrompus, et ces traîtres révélèrent à Alpharius les détails du plan. La contre-offensive marcha droit dans un piège et fut assaillie de toutes parts par les blindés de l’Alpha Legion. En une semaine, les défenseurs de Tesstra subirent 90% de pertes. Lorsqu’on lui demanda pourquoi il ne s’était pas contenté de prendre la capitale avant l’arrivée des troupes. Alpharius répliqua que « cela aurait été bien trop facile » (cf. Doss. Inq. 306621/M30 [éthique martiale]).

L'Hérésie[modifier]

Les Fils d’Alpharius rejoignirent Horus dans sa rébellion, scellant leur sort.
Suite à la bataille de Tesstra, Alpharius s’attira les foudres de tous bords. Roboute Guilliman la qualifia « d’immense gaspillage de temps, d’énergie et de munitions ». L’incident fut toutefois relégué au second plan par des rapports faisant état des atrocités commises par les Night Lords, mais Alpharius était furieux des réactions qu’avaient suscitées les prouesses de sa Légion. Seul Horus avait loué la manière dont l’Alpha Legion avait triomphé d’un ennemi cent fois supérieur en nombre. Celui-ci était de fait le seul Primarque avec qui Alpharius entretenait des relations : les deux hommes s’estimaient grandement, et l’on raconte qu’ils passaient beaucoup de temps à discuter de tactique.

Au début de l’Hérésie, les forces du Maître de Guerre se rassemblèrent sur Istvaan V et l’Empereur fit appel à pas moins de sept Légions, plus d’un tiers de l’Adeptus Astartes, pour mater la rébellion. La première vague était composée de trois de celles-ci, les Salamanders, les Iron Hands et la Raven Guard, qui subirent de lourdes pertes au cours de l’assaut planétaire et durent lutter âprement pour établir des zones d’atterrissage sûres. La seconde vague était constituée des quatre Légions restantes, et certaines sources font état de la présence de l’Alpha Legion parmi elles. Après leur atterrissage, le second groupe de "Loyalistes" attaqua ses alliés plutôt que de s’en prendre aux rebelles. Trahis et assaillis de toutes parts, les Space Marines loyaux n’avaient aucune chance.

D’après les effectifs des Légions de l’époque, les pertes de l’Imperium énormes, contre quelques milliers seulement pour les renégats. Kravin fait remarquer qu’un tel piège rappelle fortement les tactiques d’Alpharius, et suggère que « lui et Horus ont peut-être échafaudé ce brillant plan ensemble ». D’autres érudits sont arrivés à la même conclusion, sans toutefois s’autoriser autant d’enthousiasme. Le moment où Alpharius a choisi de se ranger aux côtés du Maître de Guerre n’est pas établi, même s’il est certain qu’il passait plus de temps avec lui qu’avec l’Empereur. Peut-être les deux hommes étaient-ils ligués dès le début ? En revanche, Alpharius n’était pas prêt à suivre aveuglément Horus et semblait avoir d’autres projets. Il vécut la moindre bataille livrée aux Loyalistes comme une occasion de montrer la supériorité de ses troupes, et ses armées se montrèrent à la hauteur de ses espérances. La Légion commença alors à aller de son propre côté pour chercher toujours plus de Space Marines Loyalistes à affronter. Elle infligea de cruelles défaites aux White Scars sur Tallarn, aux Space Wolves sur Yarant et à bien d’autres Légions en des dizaines d’occasions. Bien avant que les forces du Maître de Guerre n’atteignent Terra, l’Alpha Legion était allée son propre chemin mais continuait de livrer bataille à quiconque croisait sa route.

Même après la défaite d’Horus, elle poursuivit ses activités, s’inventant des objectifs et des missions sans rapport apparent avec la rébellion. Elle se dirigea vers l’est de la galaxie, par coïncidence ou volontairement, en direction de la Légion des Ultramarines, laquelle avait été cantonnée dans la Bordure Orientale aux premières heures de l’Hérésie, et se dépêchait à présent de rejoindre le Segmentum Solar, enragée par la trahison de ses frères d’armes, et par le fait que le Maître de Guerre l’eut affectée à un lieu si lointain qu’elle n’aurait probablement aucune incidence sur le conflit. Il est très possible qu’Alpharius ait délibérément cherché à rejoindre les Ultramarines pour se mesurer à Roboute sur le champ de bataille et prouver la supériorité de ses théories. D’autres hypothèses sous-entendent que les Ultramarines se sont lancés aux trousses de l’Alpha Legion, saisissant l’occasion de se venger sur les premiers renégats venus. Quoi qu’il en soit, les deux Légions se retrouvèrent face à face sur le monde d’Eskrador.

Arrivant le premier sur la planète, Alpharius put choisir le lieu de l’affrontement, sachant fort bien que les Ultramarines ne connaîtraient pas le repos avant de les avoir affrontés. La Légion se déploya au cœur d’une chaîne de montagnes située au pôle de la planète, sillonnée de ravins, de pics et de défilés qui rendraient difficile tout mouvement au sol, en particulier celui des véhicules. Alpharius était convaincu que le camp qui remporterait la bataille serait celui qui arriverait à négocier au mieux ces problèmes grâce à un plan minutieux, à un équilibre parfait entre le transport aérien, des détachements indépendants, et un soutien efficace. Guilliman était un stratège hors pair, mais toute l’expérience et les leçons tactiques qu’il avait accumulées au fil des ans avaient été consignées dans des ouvrages accessibles aux autres Légions, conformément aux désirs du Primarque qui rêvait d’harmoniser les tactiques des armées de l’Imperium. Alpharius avait donc l’avantage, car il savait comment opéraient les Ultramarines. En effet, le déploiement de Guilliman fut conforme aux doctrines qu’il avait publiées, et l’Alpha Legion commença de resserrer le piège autour d’eux. Mais à la nuit tombée, Guilliman surprit Alpharius en allant à l’encontre des règles qu’il avait établies il mena personnellement une bonne partie de ses troupes au cœur des montagnes, se déployant grâce à leurs Thunderhawks, Modules d’Atterrissage et téléporteurs au milieu des lignes ennemis, sans soutien ni ravitaillement. La cible de Guilliman était le quartier général ennemi et Alpharius lui-même.

Le récit suivant semble être issu du journal personnel d’un des membres de l’assaut Ultramarine, probablement un sergent. Il figure dans Les Leçons du Schisme de l’Inquisiteur Kravin, même si d’autres Inquisiteurs et représentants des Ultramarines mettent en doute son authenticité. Le document original aurait été retrouvé dans un système jouxtant celui d’Eskrador.

[10411.0] Notre force de frappe comptait plus de trois mille Marines, et malgré le manque de véhicules (dû à notre mode d’arrivée), nous avons désorganisé le QG ennemi. Les frêles constructions où il s’était retranché se sont révélées incapables de résister à la puissance de feu de nos Devastators ni à la charge de nos révérés Dreadnoughts. Nous étions cinq fois plus nombreux qu’eux et ils ont commencé à se replier, probablement pour gagner du temps en attendant des renforts (d’après mon Capitaine). Mais le zèle de la vengeance nous animait et nous avons poussé de l’avant, sachant que le terrain accidenté ralentirait ces derniers. Les quelque cinq cents survivants de l’Alpha Legion ont formé un dernier carré à l’entrée de la vallée. Leurs armes lourdes étaient bien déployées, en hauteur, et ont abattu nombre des nôtres alors que nous avancions, mais ils étaient trop peu nombreux et notre résolution trop forte. Alors que nous nous jetions sur eux. Alpharius lui-même a mené la contre-attaque, chargeant le long de la pente et heurtant nos lignes suivi de ses gardes du corps. Même des Ultramarines ne pouvaient espérer rivaliser avec un Primarque, et son Épée Énergétique abattait chacun des nobles Space Marines qu’elle touchait. Notre avance a été arrêtée et j’ai dû réciter le Cantique de la Foi pour calmer mon escouade. Puis une imposante silhouette est apparue, emplissant mon cœur de joie. Notre Seigneur et Primarque Roboute Guilliman, ignorant la mêlée autour de lui, s’est avancé droit vers Alpharius. Tous deux étaient aussi solidement bâtis, tous deux portaient une armure étincelante et tous deux brandissaient une Épée Énergétique. Mais là où l’un était noble, l’autre était un pleutre, là où l’un était loyal, l’autre était un traître. Il y a eu une pause, aucun des deux n’esquissant un geste, puis tous deux ont frappé au même moment. Ils ont chacun porté un coup, avant de reculer et de se faire de nouveau face. Un bref instant s’est écoulé durant lequel les deux grands hommes se sont regardés, puis Alpharius s’est écroulé.
L’Alpha Legion entreprend de nombreuses campagne de déstabilisation contre l’Imperium, employant de nombreux agents ou cultistes.
Comme tous les autres Ultramarines présents, j’ai poussé un cri de victoire. Le plan de Guilliman avait marché, nous avions décapité l’ennemi. Les gardes du corps ont repris le combat mais nous les avons abattus avec une vigueur renouvelée. Nous nous sommes ensuite tournés vers les derniers officiers de l’Alpha Legion, prisonniers des falaises qui bouchaient la vallée. Aucun n’a survécu.
Le corps du Primarque a été brûlé sur un bûcher et le Seigneur Guilliman nous a accordés un moment de prière et de réflexion sur notre victoire avant de donner l’ordre de commencer la destruction de l’armée ennemie désormais privée de chefs. Nous sommes convaincus que la tâche sera simple : aucune Légion ne peut se remettre de la perte de son Primarque. [FIN DE L’EXTRAIT]
[0413.4] L’optimisme engendré par notre première victoire semble à présent déplacé. Depuis mes derniers écrits, nous avons découvert que la hiérarchie de l’Alpha Legion est répartie en plusieurs groupes, et que la perte d’un des QG n’a apparemment qu’un effet réduit sur les performances des autres, même si celui-ci comprenait Alpharius. De plus, notre frappe en profondeur et le repli de nos cibles nous ont entraînés loin de tout soutien. Il est désormais clair que nous ne nous contentons pas d’éliminer les dernières poches de résistance des renégats, mais que nous avons affaire à un ennemi très organisé qui se rapproche de toutes parts. [FIN DE L’EXTRAIT]
[0413.9] Nous avons aperçu nos Thunderhawks occupés à affronter ceux de l’ennemi. Nous en avons naturellement le même nombre : le combat semble devoir s’éterniser, aussi n’avons-nous que peu d’espoir de pouvoir être évacués par voie aérienne. De plus, l’ennemi a lancé plusieurs attaques surprises sur notre force d’assaut, causant de lourdes pertes, mais le Seigneur Guilliman s’efforce de nous faire sortir des montagnes pour rejoindre le reste de notre infanterie. [FIN DE L’EXTRAIT]
[0414.9] Nous sommes harcelés et attaqués à tout moment. Des bandes d’indigènes, apparemment convaincus ou forcés de se battre pour l’Alpha Legion, provoquent des avalanches pour bloquer notre passage et nous ralentir. Les communications avec le reste de la Légion demeurent éparses - les Techmarines pensent qu’elles sont brouillées - mais nous avons pu apprendre que des renforts comprenant la majeure partie de notre infanterie s’acheminent vers nous. Apparemment, eux aussi ont subi des attaques, et les véhicules de ravitaillement ont été sabotés. [FIN DE L’EXTRAIT]
[0430.5] Après cinq jours de combats, nous avons aperçu les armures bleues de nos frères faisant route vers nous. Hélas, une fois que nous avons été assez proches, nos "sauveteurs" ont ouvert le feu. Un détachement de ces chiens de l’Alpha Legion s’est déguisé pour nous tendre un piège. Jusqu’où ces hérétiques s’abaisseront-ils ? Le déshonneur de ces anciens frères d’armes me laisse sans voix. D’autres membres de leur Légion sont apparus derrière nous : bloqués par les montagnes sur nos flancs, nous n’avons pas eu d’autre choix que de tenir notre terrain et nous défendre. Les pertes ont été lourdes, et nous y serions tous restés si des renforts n’étaient pas arrivés. Malgré leur piteux état, nous avons pu, avec le poids du nombre, nous forcer un passage et établir une ligne de front mieux défendable. [FIN DE L’EXTRAIT]

Le récit raconte ensuite comment Guilliman tenta diverses contre-attaques au cours de la semaine suivante, dans l’espoir de reprendre l’initiative. Mais l’Alpha Legion semblait deviner les mouvements Ultramarines, n’était pas là où les augures la voyaient et tendait des embuscades de tous les côtés. Les Ultramarines finirent par évacuer la planète et bombardèrent les positions des renégats depuis leurs vaisseaux. Guilliman déclara ne pas être intéressé par un combat loyal contre des ennemis sans honneur, d’autant plus que Terra réclamait de toute urgence l’aide de ses troupes. Il est néanmoins clair que les Ultramarines ont été battus par l’Alpha Legion, malgré la mort d’Alpharius, sans compter que les ravins d’Eskrador ont certainement fourni un bon couvert contre le bombardement loyaliste.

L'Exil[modifier]

Les mois et les années qui suivirent furent pour l’Imperium une époque troublée faite de regroupement, de reconstruction et de vengeance.

Lorsque les armées de l’Imperium retournèrent sur Eskrador, elles ne trouvèrent pas trace de l’Alpha Legion, bien que la population indigène fût exterminée pour éradiquer toute corruption du Chaos. On pense pourtant que la majeure partie de la Légion ne s’est pas repliée vers l’Œil de la Terreur en même temps que les autres rebelles, mais est demeurée au sein de l’Imperium. Elle possédait déjà de nombreuses bases secrètes, et se divisa pour mieux se cacher parmi ses ennemis. De petits détachements poursuivirent leurs attaques sur des objectifs militaires, en particulier ceux qui avaient déjà été affaiblis par les massacres de l’Hérésie, et s’avérèrent être un obstacle constant pour ceux qui tentaient de reconstruire l’Imperium. La localisation et la destruction de tels groupes devinrent une priorité, et l’Inquisition, de même que les Légions Loyalistes, consacrèrent de vastes ressources à cette tâche. Les dernières poches de résistance de l’Alpha Legion furent déclarées exterminées par une annonce des Hauts Seigneurs de Terra fin M32, mais de nouvelles attaques le démentirent. D’autres déclarations de ce type furent faites en M33 et plus récemment en M39.

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Histoire de l'Alpha Legion[modifier]

« Alpha-omega, le début et la fin, la lumière et l’obscurité… les deux, ni l’un ni l’autre, un seul et même… »
- Zacharious Cantir de l’Alpha Legion.
Depuis dix mille ans, l’Alpha Legion est un cancer qui ronge l’Imperium de l’Humanité.
Les récits de l’Hérésie étant du ressort de l’Ordo Malleus et n’étant connus de la plus grande partie de l’Humanité que sous forme de légende et de mythe, il est très difficile de trouver des informations sur la plupart des Légions Renégates. C’est encore plus le cas de l’Alpha Legion, car la Vingtième Légion a adopté la manipulation et la furtivité comme principaux moyens de mener la guerre. L’Alpha Legion fut la dernière des Legionnes Astartes à être unie à son Primarque, ne servant sous ses ordres que pendant quelques décennies avant l’éruption de l’Hérésie Horus. La Légion était connue pour être extrêmement secrète, favorisant les ruses et les déploiements clandestins, et en tant que telle, on sait très peu de choses sur ses actions. Si la plupart des récits concernant les Légions Renégates ne sont pas fiables, ceux qui mentionnent l’Alpha Legion sont considérés par la plupart des savants avec un scepticisme absolu.

La désinformation qui entoure l’Alpha Legion s’étend même à la nature et à l’identité de son Primarque. Nommé "Alpharius", le Primarque de la Légion est très peu connu en dehors de son génie à mettre en œuvre les stratagèmes et les tactiques les plus astucieux. On dit qu’Alpharius se délectait à combattre de telle manière que ses ennemis ne se rendaient compte qu’ils étaient attaqués au tout dernier moment. Ces tactiques allaient des attaques de flanc conventionnelles, programmées pour frapper au moment précis où elles précipiteraient l’effondrement complet de l’ennemi, aux campagnes prolongées d’infiltration, à l’exploitation de groupes de partisans, à l’affaiblissement des moyens de commandement et de contrôle de l’ennemi et à la propagation de la peur et de la suspicion par le biais de réseaux de communication compromis.[1]

Monde d'Origine[modifier]

« Il ne s’agissait pas d’une horde décérébrée d’adorateurs des Démons comme ceux que nous avions l’habitude de combattre, que leurs maîtres Marines Renégats utilisent comme chair à canon. Ceux-là étaient bien entraînés, bien équipés, et savaient ce qu’ils faisaient. Ils ont jailli de nulle part, de part et d’autre de la colonne et ont foncé droit sur les blindés. Quatre de nos chars d’assaut y ont laissé leurs chenilles avant que l’infanterie n’ait eu le temps de débarquer, puis ils se sont repliés dans les ruines. Il nous a fallu plus d’une heure pour repartir, mais une fois arrivés, la bataille avait déjà commencé. »
- Rapport 9331/rts/4, rédigé par le Colonel Johann Adronia.

Alpharius n’a jamais révélé son monde d’origine, et même le secteur de sa découverte est désormais du domaine de la légende. Sa Légion ne s’est jamais installée sur une planète précise, trouvant refuge dans de nombreuses bases secrètes réparties dans tout l’Imperium. Nombre de ces repaires ont par la suite été découverts et anéantis par les fidèles de l’Empereur au cours des millénaires suivant l’Hérésie, même s’ils avaient le plus souvent été évacués par les renégats au moment de l’assaut.

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Doctrine de Combat[modifier]

« Désespérez car votre fin est proche. Abandonnez tout espoir, car là puissance de vos maîtres impériaux ne vous sauvera pas. Prosternez vous et nous épargnerons un homme et une femme sur cent. Telle est la miséricorde de Tchkrii-krerarr l’Implacable, Champion des Ténèbres. »
- Ultimatum adressé à Erwin Borstar, Gouverneur Planétaire d’Attica Prime en 022.M41, peu avant un raid de Marines du Chaos sur Attica II et IV. Les deux mondes étaient peu défendus en raison du transfert de troupes vers la garnison de la premiers planète, à la demande du Gouverneur Horst. Attica Prime ne fut quant à elle jamais attaquée.
Adorateurs du Chaos

De nombreuses opérations menées par l’Alpha Legion ont pour but de promouvoir ou de soutenir les activités des sectes du Chaos. Du coup, une armée de l’Alpha Legion est souvent accompagné d’Adorateurs du Chaos, issus des sectes financées et soutenues par l’Alpha Legion. Ils sont entraînés en vue de capturer des objectifs facilitant une attaque surprise ultérieure de la Légion elle-même. Ces unités sont composées de guerriers combinant discrétion et capacités au combat rapproché, les armes lourdes ne pouvant que les ralentir, ils sont généralement équipés d’armes d’assaut.

La stratégie d’Alpharius était d’attaquer l’ennemi d’autant de façons différentes que possible, au même moment. L’application pratique de cette théorie dépendait de l’échelle et du lieu du conflit. Parmi les tactiques qu’on leur connaît, on dénombre attaques de flanc, élaboration de tunnels pour outrepasser des défenses, diversions, infiltration, maquillage des troupes et blindés aux couleurs de l’ennemi, sabotages des transports (aussi bien les routes que les véhicules eux-mêmes), sabotage de dépôts de carburant et de munitions, empoisonnement de l’eau et des vivres, altérations de l’atmosphère et de l’écosphère, déclenchement d’activités sismiques, volcaniques et tectoniques, chantage et corruption de l’ennemi (y compris les officiers) et des autorités impériales, agents doubles, vol d’identité d’officiers ennemis, propagande anti-impériale et incitation à la rébellion, organisation d’émeutes civiles, soutien de cultes hérétiques, association avec des forces anti-impériales, dont les autres Légions Renégates et des extraterrestres.

Dans la plupart des cas, plusieurs de ces tactiques seront soigneusement coordonnées, donnant naissance à de nombreuses et tortueuses intrigues. Il est à noter qu’en raison de sa stratégie unique, l’Alpha Legion peut se permettre de déployer moins de troupes que ce qui serait normalement nécessaire dans un cas habituel. Le combat n’est jamais qu’un des aspects du plan d’ensemble.

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Organisation[modifier]

+++ Groupe de combat Portentia, changement de cap vers coordonnées 22439-26775/GS/F [Detroit de Quinrox] en attente d’ordres. Quartier General Σ +++
- Feuille de route falsifié découverte suite à l’annihilation du groupe de combat Portentia par des assaillants inconnus en 145.M41.

Organisation et Structure d'une Unité au Sein de la Légion (Pré-Hérésie)[modifier]

Marquage des Tissus et des Bannières[2]

Les guerriers de l’Alpha Legion de tous les grades ont été observés portant des tabards et des vêtements similaires en tissu portant des symboles et des caractères complexes et impénétrables, et les mêmes symboles sont également visibles sur les bannières de Compagnie, de Chapitre et de la Légion.

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Lorsqu’on a pour tâche d’élucider les rouages et la structure internes de l’Alpha Legion, on est encore une fois forcé de faire face au paradoxe et à la contradiction, tant par le rapport que par les preuves laissées dans la poussière des mondes brisés où la Légion a appliqué ses arts de la guerre. Là où un rapport faisant autorité pourrait présenter les rouages internes de la Légion comme étant hautement stratifiés et recouverts d’un secret labyrinthique au-delà de tout autre, un rapport différent, également de source fiable, pourrait décrire les rouages internes de la Légion comme étant étonnamment ouverts et de nature égalitaire, avec chaque voix entendue en conseil, sans égard pour le rang ou le poste. Certains points communs existent cependant, particulièrement dans les comptes rendus sur la façon dont la Légion a combattu et, dans une certaine mesure, entraîna ses aspirants à la guerre.

Le premier de ces points communs est l’accent que l’Alpha Legion a mis sur l’unité d’action et de reconnaissance dans ses rangs. Une telle coordination et une discipline sans faille étaient primordiales pour les tactiques réactives et changeantes qu’Alpharius inculqua à sa Légion, et la fluidité qui caractérisa les déploiements de la Légion sur le champ de bataille. Il a été rapporté à plusieurs reprises que dès leurs premières heures en tant qu’aspirants, les futurs guerriers de l’Alpha Legion s’entraînaient et combattaient ensemble en tant qu’unité, plutôt que comme des soldats individuels ; le succès de chacun, et même leur survie, dépendait du succès de l’unité dans son ensemble. Les exercices et les épreuves auxquels furent soumis les aspirants de la Légion étaient, dit-on, aussi mortels que ceux de la Legiones Astartes, mais il fallait à la fois de l’intelligence et de la coopération pour les surmonter, de sorte qu’aucun aspirant ne pouvait réussir seul.

Un deuxième point souligné dans toutes les observations sur l’Alpha Legion était son expertise exceptionnelle dans les arts de l’espionnage, du sabotage, de l’infiltration et de l’assassinat. Le but était de laisser un ennemi sans chef et divisé, une proie impuissante face à l’assaut de la Légion quand elle arrivait. Ainsi, la tactique de l’attrition et de l’affrontement exténuant, le conflit sanglant de la guerre des tranchées et la défense statique étaient des choses que l’Alpha Legion évitait à moins qu’elles ne soient absolument inévitables, et même alors, elle ne s’engageait que selon ses propres termes. Cependant, quand le temps de l’attaque totale arrivait, c’était une erreur fatale de sous-estimer les capacités de l’Alpha Legion dans la guerre ouverte, des capacités qui ont reçu les louanges d’Horus et de Sanguinius.

La cohésion tactique sans faille et la maîtrise fluide des stratagèmes complexes dont faisait preuve l’Alpha Legion dans les domaines de l’infiltration et de l’assaut secret en ont fait également des maîtres de l’adaptation, de la manœuvre, de la feinte et de l’embuscade en combat ouvert. Affronter les armées de guerriers et de machines de guerre de l’Alpha Legion en combat ouvert, c’était comme combattre une seule entité, vaste et déroutante avec une myriade de membres et de crocs, mais opérant sous une seule volonté malveillante.

Il n’est pas certain que l’Alpha Legion se soit jamais conformée entièrement aux règles de fonctionnement et au modèle d’organisation originaux établis pour les Légions Space Marines dans le Principia Belicosa au début de la Grande Croisade, d’autant plus que l’Alpha Legion avait été crée longtemps après la naissance initiale des Légions. De l’extérieur, il y avait une grande ressemblance avec les modèles de base des Légions, bien que la structure de commandement et l’organisation de l’Alpha Legion pouvaient être perçues comme étant radicalement plus fluides et spécialisées. Il semble tout à fait possible, étant donné les preuves disponibles, que le rôle et la position d’un Légionnaire individuel au sein de la division à laquelle il était attaché étaient adaptés et modifiés aussi souvent que le besoin tactique l’exigeait, pour un objectif supérieur dont le but ultime restait inconnu.

Les Compagnies, Bataillons et Chapitres de l’Alpha Legion (parfois appelés "Herses", "Cohortes", "Osts" et "Instruments" dans un sens différent) ont été formulés et recomposés apparemment au gré d’Alpharius et des commandants de la Légion. À cette fin, les numérations des unités furent échangées et l’héraldique modifiée et adaptée. Le personnel et les ressources furent réaffectés ou retirés entièrement d’un ordre de bataille, pour être ensuite remplacés à nouveau. De tels transits organisationnels ont été notés non seulement entre les déploiements actifs, mais aussi au cours d’une campagne particulière. Ceci a rendu la force, les intentions et les déploiements de la Légion presque impossibles à évaluer ou à appréhender pour les ennemis comme pour les alliés.

Ce changement et cette absence délibérée de forme pouvaient, selon certains rapports, s’étendre même à l’identité et au rang d’un Légionnaire particulier, et se reflète dans des rapports sur les similarités peu communes dans les caractéristiques physiques et l’aspect parfois affiché par les membres de la Légion. Il va sans dire que ce dernier phénomène n’est pas non plus constamment observé dans les rapports, ce qui porte à confusion. Certains récits parlent de membres de la Légion présentant une étrange uniformité physique, d’autres déduisent qu’ils proviennent d’un mélange de génotypes, alors que d’autres indiquent une étrange peau cireuse et non naturelle, scarifiée de pigment et ornés d’électro-tatouages serpentins chatoyants. Il est tout à fait possible que tous ces rapports soient également valables. On ignore encore si des techniques d’implantation chirurgicale ou mnésique, des manipulations cognitives proscrites ou des techniques ésotériques ont été employées à ces fins, tout comme la mesure dans laquelle les Légionnaires ont entrepris individuellement de telles mesures volontairement - ou peut-être même n’étaient pas conscients d’y être soumis.

La XXe Légion durant la Grande Croisade.
Au niveau stratégique, l’Alpha Legion s’était clairement efforcée de maintenir un large éventail de moyens et de capacités militaires, son dévouement à la flexibilité lui permettant d’être aussi opérationnel dans la guerre blindée que dans les frappes chirurgicales, l’appui-feu d’artillerie ou les opérations Mortalis en combat rapproché. Elle était soutenue dans le maintien de ces capacités par les Mondes-Forges tels que Lucius, Incaladion et Phaeton qui lui fournissaient le matériel demandé - avec certains de ces traités d’approvisionnement négociés directement par le Maître de Guerre, sans doute dans l’espoir de s’assurer la loyauté de l’Alpha Legion. Ces arrangements ne rendaient cependant pas compte de toute l’étendue du vaste arsenal de guerre de l’Alpha Legion, en particulier son acquisition connue d’armements rares et spécialisés, théoriquement fabriqués uniquement par les arsenaux de certaines Légions et jamais fournis à d’autres, ou non encore accessibles en dehors des déploiements de prototypes réservés.

Un exemple en est la preuve de l’accès de l’Alpha Legion à une version de l’Armure Énergétique de modèle Corvus, qui n’était pas alors en circulation, dès le Massacre du Site d’Atterrissage et la Première Bataille de Paramar. La récupération et l’analyse ultérieures de cette armure "Corvus-Alpha" sur le champ de bataille montrent qu’il s’agissait en fait d’une variante unique probablement développée séparément d’un premier prototype de fabrication inconnue. Cela suggère que l’Alpha Legion a pu acquérir des schémas incomplets par des moyens secrets au début du projet et a choisi de le développer seule sans avoir recours au Mechanicum. On a supposé que bien avant que l’Hérésie d’Horus ne ravage l’Imperium, l’Alpha Legion avait cherché à sécuriser ses propres installations de fabrication et avait mis en place de nombreux avant-postes d’approvisionnement et des caches d’armes, à la fois dans l’espace impérial et au-delà, dont on ne connaîtra jamais l’étendue exacte.

Sur le plan tactique, l’Alpha Legion privilégia la liberté de manœuvre et la portabilité de la puissance de feu. Sa tactique de combat montra des tendances particulières vers des unités spécialisées de reconnaissance et d’infiltration dans les opérations de combat d’ouverture, qui sera rapidement suivie par le déploiement rapide de blindés, d’unités d’appui aérien rapproché et d’infanterie mécanisée comme force de frappe principale. Attaquant à partir de plusieurs vecteurs à la fois, ainsi qu’utilisant habilement les feintes et les embuscades, cela permit généralement de révéler les faiblesses d’un ennemi aux commandants de l’Alpha Legion. Ils exerçaient alors une pression maximale contre la vulnérabilité exposée, déployant des réserves de troupes de choc, de blindés lourds et d’artillerie pour porter un coup fatal. Afin d’employer ces tactiques, l’Alpha Legion était connue pour avoir développé un certain nombre de formations et d’unités spécialisées, souvent équipées d’armes et d’instrument inconnus et ésotériques. Elle était également célèbre pour former des sous-divisions, appelées "Échardes", qui opéraient de manière complètement isolée pour mener une mission ou atteindre un objectif stratégique particulier, sans égard à leur sécurité ou propre survie ou des autres membres de leur force. Il arrivait souvent que d’autres forces alliées, et même le reste d’un déploiement de l’Alpha Legion dans le conflit dans lequel elle opérait, ignorent totalement l’existence ou la mission d’une Écharde.

Les Escouades de Traque employées par de nombreuses Légions auraient été, selon certains rapports, mises en place d’abord par l’Alpha Legion, et certainement qu’avec des Escouades de Reconnaissance spécialisées, elles étaient communes à presque toutes les formations de combat de la Légion. Ces tactiques furent poussées plus loin par l’Alpha Legion en créant une unité d’élite spécialement conçue pour infliger rapidement des pertes ciblées derrière les lignes ennemies, connu sous le nom de "Chasseurs de Têtes" ou "Effrit" - bien que ce dernier terme ait pu également faire référence aux opérations d’assassinat, de terrorisme et de chaos derrière les lignes ennemis où durant la bataille, ainsi qu’un type d’unité particulier. Cette préférence pour les frappes à fort impact effectuées par de petites unités d’infanterie d’élite est mise en évidence par le fait que les deux escouades de Destroyers (qui n’ont pas souffert de l’opprobre que l’on trouve dans certaines Légions), ainsi que les opérations de sabotage spécialisées de l’Alpha Legion furent également classées comme "Effrit" dans certains comptes rendus et traités. Ils formaient un cadre respecté d’anciens combattants au sein de la Légion.

Une autre désignation, encore une fois tirée d’une ancienne mythologie par l’Alpha Legion , était les "Lernéens". Cette appellation semble avoir été donné aux troupes d’assaut de choc les plus compétentes de la Légion, en particulier aux Compagnies Terminator spécialisées et, dans certains cas, aux Escouades de Brèche et aux Dreadnoughts. En particulier, les enregistrements des batailles de certaines unités Terminators des Lernéens indiquent qu’elles étaient équipées d’une capacité d’assaut de téléportation avancée et d’un armement lourd spécialisé, tel que des armes compactes à faisceau de conversion et des générateurs de champ de phase. La tâche principale des Lernéens était d’isoler et de détruire rapidement les troupes de première ligne les plus dangereuses et les puissants moyens de combat que possédait un ennemi. Ils l’accomplissaient d’une manière si emphatique et sanglante que non seulement la menace potentielle à une attaque de l’Alpha Legion prenait fin, mais le choc psychologique de leur agression ébranlait le moral de l’ennemi. La cruauté calculée et la brutalité froide employées par les Lernéens étaient telles que leur réputation s’était rapidement étendue au-delà de l’Alpha Legion elle-même. Certains documents indiquent également d’autres formations nommées et spécialisées, telles que les "Rhatosthaen", les "Shayatan", les "Quaryn"et les "Echidna" dont la nature, si elles ont vraiment existé, reste mystérieuse. En outre, certaines références sont faites au "Chrythsaor" qui peut avoir fait référence au Librarius de la Légion (englobant peut-être aussi un appareil plus large de collecte de renseignements), qui était soupçonné d’avoir été important avant le Concile de Nikaea. Bien que l’on ne pense pas qu’il ait été présent au Conseil, Alpharius, du moins en apparence, semble avoir fait en sorte que sa Légion se conforme à la décision prise, une position qui a rapidement pris fin pendant la guerre de l’Hérésie.

Il est important également de souligner, suite à l’examen de la structure particulière et les capacités de l’Alpha Legion, de son utilisation d’humains, d’humains augmentés et de paramilitaires. comme agents. Alors que de nombreux éléments des Légions Space Marines ont utilisé les multiples éléments de l’Excertus Imperialis pour soutenir leurs efforts dans la Grande Croisade, et que de nombreuses Flottes Expéditionnaires comportaient des régiments de l’Imperialis Auxillia (ou Armée Impériale) subordonnés aux Legiones Astartes dans leur schéma de bataille, l’Alpha Legion a fait un usage particulier d’éléments détachés spécialement formés pour des tâches d’espionnage, d’infiltration et de terrorisme, et ceux-ci n’étaient redevables à personne, sauf qu’à la Légion elle-même, en toute fidélité. Opérant individuellement ou dans le cadre d’un réseau de cellules, ces espions et agents opérationnels avaient souvent peu de connaissance les uns des autres ou, dans de nombreux cas, de qui étaient leurs véritables maîtres, mais ils étaient uniformément très bien formés, psycho-conditionnés pour la cruauté et la loyauté fanatique, et étaient souvent soumis à une augmentation chirurgicale ou biochimique pour améliorer leurs capacités. Lorsqu’ils rencontraient des mondes humains à mettre en Conformité, ces agents augmentés et hautement adaptés (appelés "Sparatoi", peut-être venant d’un terme ancien signifiant les "hommes semés" dans certaines sources), devançaient la Légion et infiltraient la population, agissant comme des espions, des agitateurs et des saboteurs. Ils encourageraient la traîtrise, répandaient la désinformation et des schémas mimétiques corrosifs, et trouvaient ou prenaient le contrôle de groupes rebelles ou terroristes clandestins. Leur rôle principal était de promouvoir la dissidence et de causer une panique généralisée et des dommages aux infrastructures, et ainsi chercher à affaiblir de façon critique un ennemi avant que la Légion elle-même ne s’engage dans la bataille. Lorsque l’Alpha Legion se révélait enfin, les Sparatoi et leur réseau d’agents fantoches déclenchaient une vague de sabotage et de distraction, déstabilisant davantage l’ennemi, souvent au prix de leur propre vie. Il est évident qu’avant l’Hérésie d’Horus, le réseau de Sparatoi s’était étendu à l’Imperium lui-même et à ses forces armées, devenant une présence cancéreuse qui n’a été révélée que lors de l’éclatement de la guerre civile. D’autres rapports évoquent des Légionnaires ayant infiltrés de la même façon les populations civiles par des moyens inconnus et même les rangs des autres Legions Astartes. Mais cela ne peut être confirmé.[3]

Hiérarchie de Commandement de la Légion[modifier]

L’Alpha Legion est prédisposée depuis la Grande Croisade aux opérations d’infiltration, domaine où ses Légionnaires firent preuve d’une grande compétence.
Comme pour tout ce qui concerne l’Alpha Legion, la définition précise de leur structure de commandement ne peut être déterminée avec certitude, mais certains schémas ont pu être déduits car suffisamment répétés - voir constants - pour avoir été jugés importants. Le premier d’entre eux est la spécialisation. Dans tout déploiement donné, une chaîne de commandement a une autorité incontesté, mais elle est fluide, à la fois conditionnelle et très décentralisée par nature. Alors qu’une force serait théoriquement sous le contrôle d’un officier tel qu’un Capitaine, l’autorité est détenue par des spécialistes en particulier, tels que les Maîtres de Siège ou les Vigilators, considérée comme les maîtres absolue et ne pouvant pas être remis en question dans leur domaine de compétence.

De même, chaque unité au sein de la Légion devait fonctionner comme une "cellule" motivée et autonome sans avoir besoin d’un commandement extérieur, et devait faire preuve d’initiative et apporter sa contribution dans le plan de bataille plus large grâce à ses connaissances propres et de la façon qu’elle jugerait opportune. Telle était l’importance accordée à l’unité d’action et d’initiative par l’Alpha Legion à ses guerriers. La coordination sur le champ de bataille et la réactivité aux circonstances changeantes dont l’Alpha Legion fit preuve était sans doute supérieure à celle de toute autre Legiones Astartes. Les commandants de l’Alpha Legion étaient rarement considérés comme des champions ou des chefs de guerre au sens conventionnel du terme, comme on pouvait s’y attendre de la part des Legiones Astartes. L’ambition n’était ni la gloire personnelle ni l’expérience d’un sublime affrontement. Au lieu de cela, ils avaient l’habitude d’observer une bataille se dérouler impassiblement, observant les schémas de force et d’effusion de sang qu’elle révélait, n’intervenant que lorsque cela était nécessaire en donnant des ordres qui feraient pencher l’issue en faveur de l’Alpha Legion, ou par une action directe, en frappant personnellement le point de vulnérabilité où ils infligeraient le plus grand dommage. En termes d’honneurs et de titres, l’Alpha Legion aurait utilisé une terminologie changeante pour transmettre l’autorité et le rôle. Parfois, l’Alpha Legion semblait avoir délibérément adapté les systèmes utilisés par d’autres Légions (comme les Sons of Horus et les Blood Angels), bien que l’on ne sache pas si cela a été fait pour incorporer un modèle d’organisation éprouvé dans le cadre d’une stratégie particulière ou comme une forme de moquerie. En plus de ces modèles, un examen attentif des archives révèle également plusieurs divisions de commandement supplémentaires distinctives que les autres Légions n’avaient pas en leur sein. Un de ces titres uniques connus pour avoir été utilisés par l’Alpha Legion était celui de "Maître de la Herse" ou "Jhariuk" en tant que commandant principal ayant le contrôle global de toutes les forces de l’Alpha Legion dans une zone de guerre donnée. Bien que leur rang nominal puisse varier, c’était la tâche du Maître de la Herse de suivre les événements changeants d’un conflit dans les moindres détails et de façonner les actions des forces de la Légion en conséquence, créant et annulant des plans de bataille et des stratagèmes avec une rapidité déconcertante. La position du Maître de la Herse était connue pour être tenue comme une récompense suprême par l’Alpha Legion, et leur infâme habileté à contrôler le champ de bataille était très appréciée (même si la Légion elle-même était souvent méfiante) par les commandants et les stratagèmes des autres Légions Space Marines. Il est à noter que les Maîtres de la Herse étaient parmi les rares membres de la Légion, à l’exception des Écuyers, dont les noms personnels étaient connus du public, bien qu’il soit impossible de savoir s’ils étaient vrais ou s’ils n’étaient que des déguisements portés par un seul guerrier ou peut-être par une série d’individus.[4]

Disposition de Guerre[modifier]

Il est impossible d’obtenir des chiffres exacts sur les effectifs de l’Alpha Legion au début des guerres de l’Hérésie Horus. Les sources et les estimations varient énormément, certaines faisant des affirmations extravagantes qui peuvent à la fois surestimer ou sous-estimer les effectifs de l’Alpha Legion. La plupart des témoignages contemporains datant de l’époque du Massacre du Site d’Atterrissage situent les forces de l’Alpha Legion entre 120 000 et 130 000 Légionnaires, le plaçant dans le niveau moyen des forces des Légions. Certains théoriciens ont avancé un chiffre bien plus bas, de l’ordre de 90 000, en se basant sur les plus grandes concentrations de forces de l’Alpha Legion jamais vues en opération sur un seul théâtre. Avec le recul et une corroboration diligente, cependant, la preuve de multiples groupes de combat simultanés opérant dans des lieux éloignés suggère un chiffre beaucoup plus élevé que l’une ou l’autre de ces estimations, dans la fourchette de 180 000 Légionnaires peut-être, ce qui, s’il est exact, en faisait l’une des Légions les plus redoutables par sa seule taille, un facteur que les deux parties de la guerre n’avaient pas prévu.

Pour ce qui est de l’accès aux arsenaux et navires de guerre, l’Alpha Legion était formidablement équipé. Encore une fois, il est difficile d’obtenir des estimations exactes, mais la plupart des images et des rapports montrent que l’Alpha Legion possédait un accès étendu aux formes les plus modernes d’équipement de la Legiones Astartes, ne se limitait pas aux armures Maximus et Tartaros, les nouveaux chars de combat de modèle Sicaran et leurs sous-types, ainsi que des stocks importants d’armes à plasma et à faisceau de conversion et de munitions spécialisées inconnues en dehors de la Légion. En termes de navires de guerre, l’Alpha Legion était connue pour posséder une flotte très étendue et diversifiée, bien qu’elle manquait d’un grand nombre de navires de classe capitale et de vaisseaux de siège planétaire par rapport à la plupart des autres Légions. La force principale des flottes de l’Alpha Legion se trouvait alors dans une pléthore de différents vaisseaux intermédiaires et d’escorteurs, avec la portée et la vitesse étant leur principal atout. L’Alpha Legion était également soupçonnée d’utiliser un certain nombre de vaisseaux Xenos capturés, et d'incorporer la technologie alien dans la conception de ses navires de guerre - une pratique strictement interdite sans l’autorisation du Mechanicum - mais étant donné les activités fréquentes de la Légion bien au-delà des frontières de l’Imperium et ses forces et bases d’opération cachées, un tel soupçon était impossible à prouver.

Alors que la guerre de l’Hérésie d’Horus faisait rage, la Légion démontra une capacité enviable de remplacer ses pertes sur le champ de bataille. Tandis que le conflit continuait et que de nombreuses Légions voyaient leurs forces réduites, l’Alpha Legion semblait se renforcer tout au long du conflit, malgré plusieurs défaites apparemment sérieuses. Tout comme l’hydre du mythe, là où une tête était coupée du corps de la Légion, deux autres semblaient pousser à sa place.[5]

La Couleur de la Tromperie[6]

La question de la livrée et de l’héraldique des armes de l’Alpha Legion est également un sujet de controverse dans l’étude de l’histoire de cette Légion Renégate. Il est vrai qu’au cours du conflit de la Grande Croisade, qui dura des siècles, toutes les Légions vêtues de gris qui partirent de Terra changèrent d’apparence dans une certaine mesure - certaines de façon très spectaculaire - à mesure que les conséquences de la longue guerre et de la campagne se faisaient sentir, et surtout après avoir retrouvé leurs Primarques. Il est également vrai qu’étant donné qu’une force armée telle qu’une Légion de Space Marines compte des dizaines de milliers de membres et est souvent dispersée sur les vastes distances du vide interstellaire, un véritable uniforme ou une conformité de la livrée et de l’apparence est impossible, même pour une Légion aussi stratifiée et structurée que peut-être les Ultramarines ou les Iron Warriors.

Ces facteurs, cependant, n’expliquent pas la grande variance affichée par l’Alpha Legion, et au lieu de cela, il est probable qu’il s’agit d’une mauvaise orientation plus délibérée et que le secret joue son rôle. De manière variable et sans recours à une période de temps ou à une progression, l’Alpha Legion a été vue dans des livrées gris pâle, acier brillant, viride, bronze terne, zibeline, indigo, amarante et bleu azur - à la fois en principal et en combinaison. Elle a été enregistrée de diverses manières, comme présentant des marques de rang et d’unité standardisés du Principia Belicosa, une iconographie reptilienne stylisée élaborée de signification inconnue, et des formes complexes de logos-teknika favorisées par l’Empire Panpacifique brisé par l’Empereur sur la Vieille Terre. Elle s’est également battu sans emblèmes ni marques d’aucune sorte ; une armée anonyme et sans visage de tueurs sans distinction ni division dans ses rangs.

Si une signification plus profonde est tenue par ces changements et ces mascarades au-delà de leur utilisation pour confondre l’ennemi et déconcerter ceux qui étudieraient la Légion et connaîtraient ses voies, une des explications les plus farfelues et les plus troublantes est que même l’Alpha Legion elle-même ne connaissait pas sa vraie forme et son vrai visage. Cette théorie, postulée depuis l’Hérésie Horus, soutient que seul Alpharius connaissait la véritable étendue de sa Légion et de ses domaines, sa force et sa portée, et peut-être même alors ne la connaissait-il qu’imparfaitement. De ce fait, l’Alpha Legion était devenue inconnaissable ; une force auto-entretenue, auto-reproductrice, une arme qui avait transcendé la chair des Légionnaires qui la composaient et la main qui la portait. C’était une force dont les limites et l’étendue seront à jamais inconnues, même pour elle-même, et donc finalement inarrêtable car aucun ennemi ou influence ne pourrait jamais espérer l’infiltrer complètement ou la surmonter de l’intérieur.

C’était et c’est encore le cas, que même avant l’Hérésie Horus, des générations entières de guerriers de l’Alpha Legion ont pu être formés, se battre et mourir dans l’ignorance des opérations, des buts et des objectifs plus larges de leur propre Légion. Des Flottes Expéditionnaires entières auraient pu opérer sans jamais connaître l’existence d’images miroir d’elles-mêmes, chacune croyant être la seule Alpha Legion portant ce nom. Les implications d’une telle tromperie colossale sont stupéfiantes, si elles sont vraies.

Organisation (Après l'Hérésie)[modifier]

On ne sait que peu de chose de l’organisation de l’Alpha Legion, qui même avant de se rebeller entretenait le mystère autour d’elle, tandis que les prisonniers interrogés n’ont révélé que peu de détails. Certaines tentatives d’assassinats contre de présumés officiers gradés se sont soldées par des succès, sans avoir toutefois d’effets visibles sur les opérations de la Légion. Son symbole, l’hydre, est un monstre mythique qui pouvait dit-on combattre même privée d’une ou plusieurs de ses têtes. Cette légende semble refléter la structure de commandement de la Légion tout en rappelant sa capacité à mener plusieurs attaques en même temps. Il est également connu que la Légion recrute, finance et organise des centaines de cultes sur des mondes impériaux. Ces groupes ne sont pas tous composés de dévots des Dieux du Chaos et d’adorateurs déments (bien qu’ils n’en manquent pas) : certains sont très bien organisés, entraînés, hautement motivés et œuvrent contre les autorités, répandant leur propagande hérétique avant, si besoin est, de se livrer à des actions militaires, le plus souvent sous la forme d’attentats, de sabotages et d’émeutes. De tels actes font toujours partie d’un plan plus vaste, comme attirer les forces impériales en un lieu précis en y organisant une émeute, ou empêcher l’arrivée de renforts en faisant exploser un pont.

Une question reste en suspens : comment l’Alpha Legion parvient-elle à coordonner toutes ces activités et à communiquer avec ces divers groupes ? L’Inquisiteur Kravin n’est pas le premier à prétendre qu’elle a pour ce faire recours à des "agents", des humains ayant probablement subi une forme d’endoctrinement psycho-hypnotique limité du type de celui utilisé sur les Space Marines, afin de les rendre irrémédiablement loyaux à leur Légion, une partie étant peut-être même dotée de certains des organes implantés de l’Adeptus Astartes. (cf. Doss. Inq. Post-mortem 27884710b). D’après Kravin, ces agents forment un lien entre les différentes cellules, capables de voyager impunément là où un Space Marine serait trop facilement repérable, créant, entraînant et guidant de nouveaux groupuscules. Lors de campagnes, ils peuvent se faire enrôler comme soldats par le camp adverse et se livrer à l’espionnage et au sabotage. L’existence de tels agents n’a pas été formellement prouvée, mais aucune autre explication n’est satisfaisante. Bien que l’Adeptus Terra se refuse à l’admettre officiellement, l’Alpha Legion reste un cancer qui ronge le cœur même de l’Imperium.

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Héraldique de l'Alpha Legion[modifier]

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Aspect général Pré-Hérésie de l’Alpha Legion.

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Aspect général Post-Hérésie de l’Alpha Legion.

Le vert d’eau de l’Alpha Legion est parfois orné d’hydres ou de motifs en écailles. Une tactique répandue consiste à marquer les recrues comme des chefs d’unité, afin de duper les snipers ennemis dans le feu de l’action.
L’hydre multicéphale de l’Alpha Legion représente leur art de la guerre fluide et fallacieux.
Certaines icônes de l’Alpha Legion entremêlent les symboles omnibétiques "alpha" et "oméga".
Le symbole de l’hydre évoque une force qui ne peut être vaincue par des méthodes traditionnelles.


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Marquages Tactiques et Héraldique de l’Alpha Legion[7]
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Héraldique de la Légion commune: Épaulière d’Armure Énergétique

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Variante de l’Héraldique de la Légion  : Épaulière d’Armure Énergétique

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Sous-type Héraldique de la Légion  : Épaulière d’Armure Terminator Tartaros

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Variante Épaulière d’Armure Terminator Cataphractii

Icônes Armoriales de Plaque de Bataille[8]

Ornements secondaires apparemment d’importance culturelle ou mythologique. Nombre de maillons de chaîne majeurs censés indiquer le rang.

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Icônes Armoriales des Dreadnoughts[9]

Diverses icônes de la Légion observées dans trois zones de guerre entre 985.M31 et 998.M31. L’Hydre en forme de trèfle semble indiquer la désignation d’une unité d’élite.

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Iconographie du Chapitre[10]

De nombreuses icônes utilisées par l’Alpha Legion semblent provenir de l’ancien script Terran Helac. On pense que les symboles d’Helac que sont le Gamma, l’Oméga et le Delta, présentés ici, furent couramment utilisés comme identificateurs de Chapitre, mais rarement de manière cohérente. L’Hydre de Lerne à trois têtes est montrée à droite surmontant l’icône alpha-oméga enchaînée. Les deux sont des symboles communs au sein de l’Alpha Legion, avec de nombreuses combinaisons et variantes ornant les armures, les bannières et les flancs des véhicules blindés.

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Croyances[modifier]

« Ils savent qui vous êtes. Ils connaissent vos forces et vos faiblesses. Ils savent comment réagir à vos actes avant même que vous ne les ayez envisagés. Comment espérez-vous les arrêter ? »
- Extrait d’un interrogatoire [Sujet: citoyen 09143781122 IlltorV. Membre présumé d’une organisation subversive. Condamné à titre posthume 3154127.M41].

Alpharius avait avant tout foi en la planification et en la coordination, et cherchait toujours plusieurs solutions différentes pour un même problème, leurs différents éléments travaillant de concert pour le résoudre. Cette doctrine a été adoptée par l’ensemble de sa Légion et s’est révélée efficace, en particulier au vu de la nature secrète et disparate de ses opérations. Toutes les Légions Space Marines imposaient des épreuves difficiles à leurs recrues. Avant l’Hérésie, l’Alpha Legion soumettait à de telles initiations non des individus mais des escouades entières : les recrues réussissaient ou échouaient ensemble, et les fortes têtes étaient sévèrement blâmées, la stratégie d’ensemble étant plus importante que l’individu. Nul ne sait en revanche si de telles pratiques ont encore cours.

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Patrimoine Génétique[modifier]

Même si l’Alpha Legion ne réside pas dans l’Œil de la Terreur et n’a par conséquent pas à souffrir des effets mutagènes de ce lieu cauchemardesque situé à mi-chemin entre l’Immaterium et le monde matériel, on trouve des traces de mutations évidentes dans son patrimoine génétique. Si c’était déjà le cas avant l’Hérésie, le secret a été bien gardé, mais cela ne serait guère surprenant au vu du mystère qui entoure la Légion. On rapporte que lors de l’Embuscade de Lethe (cf. Guerre Gothique, Doss. Inq. 237xii), des membres de l’Alpha Legion cachaient leurs mutations, non par honte mais de sorte à répandre la surprise et l’épouvante en les révélant au moment de leur attaque.

Le Conclave d’Ikrilla

Il n’existe aucun fait prouvant que les membres de l’Alpha Legion bénéficient de la même longévité que les autres Marines du Chaos, qui peuvent pour leur part vivre des milliers d’années. Ce phénomène est généralement attribué au fait que ces derniers résident dans l’Œil de la Terreur. Or, ce n’est pas le cas de l’Alpha Légion et il serait par conséquent logique que ses membres ne jouissent pas d’une espérance de vie plus longue que celle d’un Marine ordinaire. Si tel est le cas, il reste donc à expliquer comment se passe le renouvellement de leurs effectifs.

Lors de son adresse au Conclave d’Ikrilla, un Inquisiteur dénommé Kravin lança : « La seule réponse possible est que, quelque part dans l’Imperium, des Marines du Chaos sont recrutés et génétiquement modifiés. Et Terra refuse d’admettre qu’il s’agit là d’une grave menace ! Ils sont tout autour de nous, ouvrez les yeux ! Lorsque vous serez attaqués dans vos propres cités et assassinés dans vos propres lits, vous découvrirez que j’avais raison ! »

Peu après le Conclave, l’Inquisiteur Girreaux a accusé Kravin de comploter avec des Traîtres pour organiser des soulèvements d’adorateurs sur Kartha IV, V et Archos II dans le sous secteur Korren (cf. Doss. Inq 7083662f/M41). Girreaux a mis Kravin au défi de comparaître devant un jury de ses pairs et de faire face à ses accusations, mais Kravin est actuellement introuvable.

Tout ceci a bien sûr jeté le discrédit sur les travaux de Kravin : étant donné qu’il était l’érudit le mieux renseigné sur l’Alpha Legion et ses activités, mieux vaut considérer ce qu’il a révélé comme étant un tissu de mensonges. Si comme le prétend Girreaux, Kravin a été corrompu par les Traîtres qu’il prétendait étudier, tout ce qu’il a pu déclarer doit être considéré comme de la propagande disséminée par l’Alpha Legion…

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Les Visages de l'Hydre[modifier]

« … Alerte… Surcharge du Creuset à Plasma Imminente… Évacuation Immédiate… Évacuation Immédiate… »
- Message d’alarme accidentellement déclenché dans l’ensemble du complexe de métallurgie de la Ruche Tempestora, deux mois avant la troisième invasion d’Armageddon. La fabrication de blindés et d’obus mit cinq jours à reprendre en raison de la panique qui s’ensuivit.

L’Alpha Legion a beaucoup de visages et porte divers déguisements pour accomplir ses objectifs secrets, mais lorsqu’approche le moment de porter le coup fatal, elle va à la bataille en arborant les couleurs du Primarque Alpharius. Il arrive souvent que les guerriers de l’Alpha Legion ajoutent des motifs d’écailles de serpent sur leur armure, ou qu’ils se fassent tatouer des icônes similaires sous la peau, visibles seulement quand le porteur le souhaite. L’ostentation n’est pas monnaie courante, afin de préserver l’uniformité des armées de la Légion.

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Les couleurs pré-Hérésie de l’Alpha Legion ne sont guère différentes de leurs incarnations les plus récentes, preuve que l’Alpha Legion - par l’esprit sinon par le corps - est restée la même depuis sa création.
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La livrée typique d’un Alpha Légionnaire est une combinaison de bleu marine et de vert émeraude. Elle est parfois portée en contraste subtil, à moitié masquée par la poussière des conquêtes ; et à d’autres moments, elle est polie jusqu’à être lustrée, pour mieux détourner l’attention de l’ennemi du véritable objectif.
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Les membres les plus expérimentés de l’Alpha Legion sont passés maîtres dans l’art de l’infiltration et de la suggestion mentale. Agents favoris de leur chef de bande, ils enserrent leurs victimes dans des toiles de suspicion, de confusion et de doute avant de déclencher leurs pièges mortels.
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Les capes écailleuses que portent les agents de l’Alpha Legion sont très recherchées - si un Légionnaire tombe, un de ses frères la prendra et s’en vêtira à sa place, parce que la Légion elle-même le préconise. Souvent ces habits ne sont pas portés par les champions, mais par les membres les moins expérimentés, ou les moins estimés, d’une bande - ces signes de statut attirent les balles des snipers, un fait que l’Alpha Legion utilise à son profit.
Le Fléau de Daethryu

Une invasion de criquets crixiens, une espèce rare et exotique qu’on ne rencontrait habituellement pas dans le secteur, frappa l’Agri-Monde Daethryu Prime en 255M.41. Les insectes, sous l’effet du climat chaud, se multiplièrent a une vitesse exponentielle et s’en prirent aux récoltes, causant une famine sans précédent. Un mouvement de colère parcourait la populace à rencontre de ses dirigeants qui semblaient impuissants a arrêter le fléau. En l’espace d’une semaine, des meutes éclatèrent dans tous les centres de population et la majorité de l’armée se mutina. Un régiment de Garde de Fer de Mordian fut envoyé sur place pour réprimer le soulèvement, mais ils tombèrent dans une embuscade au sortir de leurs transporteurs et furent massacres par un détachement de Marines du Chaos cachés dans le spatioport. Dans les années qui suivirent, la perte des exports de nourriture venus de Daethryu causa de grands problèmes de ravitaillement dans tout le sous-secteur, suscitant des crises sur d’autres mondes et entravant l’action des forces impériales contre des incursions de Marines du Chaos dans le secteur Pacificus. Les opinions divergent quant à savoir quelle proportion des événements est due au hasard. Quoi qu’il en soit, il semble évident que l’Alpha Legion est mêlé a cette histoire de près ou de loin.

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La Longue Guerre de la Légion[modifier]

Les actions militaires de l’Alpha Legion sont si élégamment versées dans le détournement d’attention, si efficacement planifiées et exécutées, qu’à peine une sur cent lui est correctement attribuée. Néanmoins, les Space Marines du Chaos frappent avec une force terrifiante, et les mondes qu’ils attaquent sont scarifiés par la violence qu’ils déchaînent.

La Longue Guerre de la Légion
  • Je Suis Alpharius

Les Hauts Seigneurs de Terra apprennent qu’un Seigneur du Chaos prétendant être Alpharius ravage les lunes riches en adamantium du Sous-secteur Danevra. Les débats font rage à propos de la crédibilité de ce fait, car la mort du Primarque a été prononcée plusieurs fois au cours de l’histoire de l'Imperium. Le Grand Maître de l’Officio Assassinorum mobilise une force de six tireurs d’élite Vindicare. En quelques années, ils identifient et tuent une dizaine de champions de l’Alpha Legion portant le nom d’Alpharius sur les parchemins de leur armure, mais les rapports de raids contre les opérations minières du sous-secteur ne font que s’intensifier. Cinq ans plus tard, on trouve les têtes congelées des six Assassins dans la chambre froide des Hauts Seigneurs.

  • Guerre des Repaires Cachés

La confrérie d’Élus appelée la Main Voilée infiltre le monde logistique de Zharastia Jensen, un carrefour majeur de la chaîne de ravitaillement du Système Golgotha. Lors de ses plongées dans les strates inférieures de la société pour recruter de nouveaux agents, la Main Voilée découvre un nid de Culte Genestealer. Ce faisant, elle déclenche un soulèvement planétaire de la population ouvrière. Les cellules dormantes de l’Alpha Legion sont mobilisées par les messages codés de la Main Voilée, et les rues sont ensanglantées par une guérilla sauvage entre les cultes secrets du Chaos et ceux qui portent la marque du Grand Dévoreur. Satisfaite de voir que Zharastia Jensen est désormais un rouage casé de la machine de guerre de Golgotha, la Main Voilée disparaît sans laisser de trace.

  • La Traque de Voldorius

Kernax Voldorius de l’Alpha Legion est démonifié par les Dieux Sombres. Kor'sarro Khan des White Scars est chargé de traquer le Prince Démon et ne doit pas revenir sans la tête du monstre. Après avoir fait sortir Voldorius de sa citadelle, Kor’sarro Khan le piste jusqu’au monde de Quintus. Là, le White Scars ne tombe pas sur une simple bande de renégats, mais sur toute une planète de Traîtres. Après avoir atterri, Kor’sarro Khan trouve des alliés inattendus : Kayvaan Shrike et la 3e Compagnie de la Raven Guard. La menace posée par Voldorius est telle que les deux Chapitres Loyalistes rivaux doivent mettre leurs différences de côté et joindre leurs forces, afin d’abattre le Démon dans les rues de Mankarra, la capitale planétaire.

  • Les Serpents Oniriques

Une épidémie de cauchemars enveloppe la planète Seer’s Rest, fertile en Psykers. Chaque oracle, sorcier apocryphe et diseur de bonne aventure fait le même rêve récurrent - une pluie de serpents qui recouvre tout. Ce rêve est si intense que l’inconscient collectif des Psykers de la planète le manifeste dans la réalité, et les morsures de serpents venimeux divise la population par deux en une journée, avant que les Psykers tombent dans un état de fugue et que la pluie s’arrête. L’enquête de l’Adeptus Arbites détermine, trop tard, que les processeurs atmosphériques des machines terraformantes de la planète ont été intoxiqués avec des gaz psychotropes. Quand l’Alpha Legion débarque pour détruire ce qu’il reste de la prévôté et des régiments de l’Astra Militarum, l’ouragan d’énergie psychique gagne une telle magnitude que Seer’s Rest est reclassé en Monde Démon. L’Alpha Legion enlève des milliers de Psykers comateux.

  • Le Casse Planétaire d’Avernia

Une cabale de Sorciers de l’Alpha Legion, utilisant une combinaison d’hypnose psychique et d’agents doubles semés dans l’Administratum, convainc les autorités impériales que le système d’Avernia n’est pas à la bonne place sur leurs cartes. Lorsque l’Alpha Legion envahit les mondes industriels d’Avernia III et de Primavernia, des appels de détresse psychique sont envoyés dans le vide spatial. L’Adeptus Terra, poussé à réagir par des rapports d’attaques d’Astartes Hérétiques, détourne un redoutable groupe de combat de la guerre du monde joyau de Negligence vers les coordonnées d’Avernia dans le Segmentum Pacificus. Il effectue son saut Warp au bon moment, mais dans le mauvais Segmentum. Avernia et Negligence tombent dans l’année.

  • Les Nids de Serpents

Les plans prolongés de l’Alpha Legion portent leurs fruits quand s’ouvre la Grande Faille. Des milliards d’yeux de mortels se braquent sur le ciel nocturne, et sur des milliers de sites, les agents dormants hypno-endoctrinés clignent de confusion lorsque les impératifs mentaux de l’Alpha Legion sont déclenchés. Une vague d’anarchie éclot sur chaque planète ensemencée comme les démagogues se dévoilent et décrient l’Imperium qui a failli à les protéger, enflammant l’esprit et la fureur de nombre de citoyens impériaux qui n’ont plus le droit de regarder le ciel à cause de nouvelles lois rétrogrades. L’Alpha Legion n’a plus qu’à cueillir des dizaines de planètes en débarquant pour transformer les émeutes en guerre ouverte.

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Sources[modifier]

  • Codex Heretic Astartes Chaos Space Marines, V8
  • Codex Marines du Chaos, V3
  • Codex Marines du Chaos, V3 ; 2ème édition
  • The Horus Heresy, Book Three - Extermination
  • Warhammer 40 000 JdR - Deathwatch : First Founding
  • Index Astartes du White Dwarf N°105 (Janvier 2003)
  • Imperium Nihilus : Vigilus en Flammes, 2019
  1. Warhammer 40 000 JdR - Deathwatch : First Founding, Chapter III : The Traitors Legion - Alpha Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha legion - Alpha Legion Tactical Markings and Heraldry - Cloth and Banner Markings (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha Legion - Unit Organisation and Structure Within the Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha legion - Unit Organisation and Structure Within the Legion - Command Hierarchy (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha legion - Unit Organisation and Structure Within the Legion - War Disposition (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha legion - Unit Organisation and Structure Within the Legion - The Colour of Deceit (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha Legion - Alpha Legion Tactical Markings and Heraldry (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha Legion - Battle Plate Armorial Icons (traduit de l'anglais par Guilhem)
  9. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha Legion - Dreadnought Armorial Icons (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha Legion - Chapter Iconography (traduit de l'anglais par Guilhem)