Alpha Legion

De Omnis Bibliotheca

Dissimulée au cœur même de l’Imperium, l’Alpha Legion œuvre dans le secret. Elle a recours à des réseaux d’espionnage et à des cultes hérétiques aussi bien qu’à la traîtrise pour assaillir ses ennemis sur tous les fronts possibles lors d’attaques soigneusement planifiées et redoutables.

  • Traits de Légion - Cachés Bien en Vue : Chaque Légion renégate a été pervertie différemment par les Puissances de la Ruine, et massacre à sa manière propre. Les guerriers de l’Alpha Légion sont les rois de la duplicité, et sont capables de duper les ennemis les plus vigilants avant de leur administrer le coup de grâce.

L’Ennemi Intérieur

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Au lendemain de l’Hérésie d'Horus, des milliers de tonnes d’archives, de livres et des bibliothèques entières furent détruites pour effacer à tout jamais la moindre mention, le moindre souvenir des renégats. Dix mille ans plus tard, des milliards de citoyens impériaux ignorent même que la rébellion a eu lieu. Quelques ouvrages ont néanmoins survécu, certains dans les mains des plus hautes autorités, d’autres dans celles d’hérétiques n’ayant pas encore été découverts. C’est dans ces œuvres que les historiens et les Inquisiteurs ont pu glaner les connaissances dont ils disposent aujourd’hui concernant ces temps reculés. Démêler le vrai du faux n’est bien sûr pas toujours chose aisée, la plupart des livres de référence n’étant bien souvent que des copies de copies ou pire, des tissus de mensonges.

Dans le cas de l’Alpha Legion, les faits concrets sont encore plus rares et difficiles à découvrir, car la légion était dès ses débuts célèbre pour sa discrétion. Son monde d’origine, contrairement à ceux des autres légions de la Première Fondation, n’a par exemple jamais été identifié. Les raisons de ce mystère sont obscures, mais l’Inquisiteur Kravin de l’Ordo Malleus a récemment découvert un antique document qui à ses dires relate le premier contact établi avec son Primarque. Kravin estime que 62,2% du document est authentique, mais a jusque-là refusé de le soumettre à examen par ses pairs.

D’après Kravin, un croiseur de patrouille des Luna Wolves pénétra dans un système inconnu vers la fin de la Grande Croisade, à la recherche de mondes à annexer à l’Imperium. Il fut soudain assailli par une nuée de vaisseaux hétéroclites, pour la plupart de simples chasseurs monoplaces. Malgré la petite taille et la conception primitive des appareils, l’attaque fut efficacement menée. Des dizaines de chasseurs s’agglutinèrent autour des Thunderhawks de la légion, les immobilisant, tandis que d’autres bravaient les tourelles de défenses pour s’en prendre directement au croiseur. Leur puissance de feu était toutefois trop faible pour réellement l’inquiéter et les assaillants se replièrent. Les Luna Wolves se lancèrent à leur poursuite, désireux de montrer à ces moustiques la véritable puissance de l’Adeptus Astartes. Ce ne fut qu’après la première explosion qu’ils réalisèrent qu’ils avaient été conduits au cœur d’un champ de mines. Les manœuvres de dégagement du navire entraînèrent deux autres détonations, qui endommagèrent gravement les moteurs, le forçant à s’immobiliser en attendant que les dégâts ne soient réparés. Les hordes de chasseurs reprirent l’attaque de plus belle, submergeant sous le nombre les Thunderhawks qui tentaient vainement de les repousser.

Deux jours plus tard, le reste de la flotte des Luna Wolves répondit à l’appel du signal de détresse du croiseur. Le Primarque de la légion, Horus, se rendit à bord, furieux que ses hommes ne soient pas parvenus à repousser des attaquants aussi insignifiants. Il trouva l’équipage en état d’alerte car les ennemis avaient réussi à aborder le vaisseau, puis s’étaient disséminés dans les innombrables couloirs du navire pour éviter la capture. A présent, ceux qui n’avaient pas été arrêtés convergeaient vers le pont. Horus les y attendait de pied ferme. Cinq hommes se ruèrent en avant, il en abattit quatre avant qu’ils n’aient eu le temps d’agir. Son cinquième coup de feu ne tarda pas, mais sa dernière cible était bien différente des précédentes. Surpassant d’une tête même les Luna Wolves, les yeux d’un vert perçant, l’homme semblait capable de se mesurer à Horus lui-même. Malgré la portée très courte, il parvint à esquiver la balle qui se contenta de lui effleurer la tempe avant d’aller exploser sur une cloison. Il poursuivit sa charge et un second tir l’atteignit à l’épaule, sans toutefois le ralentir. Les gardes et l’équipage du vaisseau ajoutèrent leurs tirs à la fusillade. L’homme tituba sous la grêle de plomb, mais continua d’avancer avant de se jeter sur Horus. Ses mains s’immobilisèrent alors à quelques centimètres de la gorge du Primarque, et les deux hommes se fixèrent un long moment. Puis Horus commença à rire. Il venait de découvrir le dernier Primarque.

Le nouveau venu déclara s’appeler Alpharius, et prétendit parcourir ce secteur de l’espace depuis des années. En revanche, il refusa de révéler ses origines. De nombreux mondes du secteur passèrent subséquemment sous domination impériale, mais Alpharius nia obstinément appartenir à aucun d’entre eux. La ligue de planètes qu’il dirigeait fut quant à elle persuadée de rejoindre l’Imperium sans guère plus d’effusion de sang. Les nombreuses blessures d’Alpharius guérirent avec une rapidité qui confirmait son identité, mais il semble que plutôt que de faire part de sa découverte à l’Empereur de Terra, Horus préféra garder le jeune Primarque auprès de lui pendant quelques mois. Il avait été très impressionné par les tactiques employées par Alpharius contre son croiseur de patrouille, la façon dont ce dernier avait été piégé puis abordé, et il profita de cette période pour placer son jeune frère à la tête de ses campagnes. Alpharius était évidemment aussi impressionné qu’Horus, d’une part par les immenses ressources militaires dont disposait ce dernier, mais aussi par son intelligence naturelle qui lui permettait de savoir quand l’utiliser ou quand la retenir.

… Alerte… Surcharge du Creuset à Plasma Imminente… Évacuation Immédiate… Évacuation Immédiate…
- Message d’alarme accidentellement déclenché dans l’ensemble du complexe de métallurgie de la Ruche Tempestora, deux mois avant la troisième invasion d’Armageddon. La fabrication de blindés et d’obus mit cinq jours à reprendre en raison de la panique qui s’ensuivit.

Alpharius finit par être rapatrié au cœur de l’Imperium en perpétuelle expansion et fit la connaissance de son Empereur. Son arrivée fut suivie des pompes et libations habituelles, mais les archives de Terra prétendent que les deux hommes ne passèrent que peu de temps ensemble. Alpharius fut rapidement envoyé à la tête de sa légion, tandis que l’Empereur avait des affaires urgentes à régler. L’Alpha Legion, comme elle était à présent nommée, était la dernière des légions de l’Adeptus Astartes à avoir été créée. Faisant montre d’une prescience remarquable, l’Empereur avait ordonné sa fondation quelques décennies auparavant : à l’image de leur Primarque, ces nouveaux Space Marines étaient grands, forts et animés d’une profonde intelligence. Alpharius mena cette armée créée à son image vers les frontières extérieures de l’Imperium, avide de batailles et d’honneurs égalant ceux des autres légions. Ses premières campagnes furent fort bien conçues et couronnées de succès, et il poursuivit sa tâche d’affinement des tactiques de sa légion. Pour lui, la meilleure forme d’attaque se devait de provenir de plusieurs directions à la fois, en assaillant l’ennemi de toutes parts et de toutes les façons possibles. Il insistait de plus sur l’importance de se réserver des solutions de rechange sans jamais tout miser sur un seul détail, un seul individu ou une seule victoire pour remporter une guerre. Il gardait toujours un plan de remplacement ses renforts se tenaient invariablement prêts à déborder l’ennemi et ses infiltrateurs surgissaient à l’arrière des lignes ennemies, immanquablement au bon moment.

Alpharius enrichissait cette doctrine de tous les avantages possibles. Il s’attirait des alliés, encourageait la trahison dans le camp ennemi et développait des réseaux d’espions et d’informateurs au sein des populations civiles, il entrait en contact avec des activistes et autres rebelles, les persuadant de créer des diversions en lançant des manifestations ou des attentats au moment opportun. Au début d’une bataille, l’Alpha Legion disposait de tant d’atouts que la victoire était assurée. Sa réputation se forgea sur la base de ces attaques parfaitement planifiées, car même si de telles opérations étaient évidemment bien plus longues à préparer qu’un simple assaut frontal, elles étaient aussi bien moins coûteuses en vies humaines, ce qui permit à Alpharius de répartir plus efficacement ses troupes.

« Ils savent qui vous êtes. Ils connaissent vos forces et vos faiblesses. Ils savent comment réagir a vos actes avant même que vous ne les ayez envisagés. Comment espérez-vous les arrêter ? »
- Extrait d’un interrogatoire [Sujet: citoyen 09143781122 IlltorV. Membre présumé d’une organisation subversive. Condamné à titre posthume 3154127.M41]

La plupart des autres légions occupaient des planètes qui constituaient leurs quartiers généraux, le plus souvent sur le monde où leur Primarque avait été découvert. Elles élevaient de glorieuses forteresses-monastères et nombre d’entre elles avaient supplanté le gouvernement planétaire, voire celui des systèmes environnants. Il était évident qu’Alpharius n’adhérait pas à cette approche par trop voyante. On pense qu’il établit plusieurs bases, secrètes pour quiconque n’appartenait pas à la légion. Seuls certains avant-postes et autres dépôts étaient connus, mais même ces informations mineures n’étaient guère répandues.

On suppose qu’Alpharius œuvrait sans cesse à l’amélioration des performances de ses officiers, les encourageant à prendre des initiatives et écoutant leurs conseils. Il instaura des programmes d’entraînement, imposant à ses hommes des défis à relever même au cœur d’une bataille, afin de les forcer à s’adapter à la situation et à improviser. Il existe même quelques témoignages relatant des occurrences où peu avant, voire pendant une bataille, le Primarque disparaissait, dans le seul but de voir comment agissaient ses troupes sans lui. Alpharius ne recherchait ni la gloire ni les honneurs personnels et n’était que rarement présent lors des cérémonies de victoire. Par conséquent, il ne passa que peu de temps avec ses frères Primarques et il s’écoula plusieurs années avant qu’il ne les rencontrât tous. Son premier contact avec Roboute Guilliman fut du reste un moment tendu. Guilliman croyait en une hiérarchie solide et immuable et avait établi une ligne tactique dont sa légion ne déviait jamais. Il travaillait sur la rédaction des stratégies à employer, telles qu’il les avait éprouvées au long de ses nombreuses années de guerre, et suggéra au jeune Primarque de les adopter. Mais cette attitude était contraire aux convictions d’Alpharius qui mettait l’accent sur l’initiative et l’adaptation. Un débat enflammé s’ensuivit. Quand il comprit qu’Alpharius ne céderait pas face à sa supériorité et à son expérience, Roboute fit valoir les milliers de victoires et d’honneurs de bataille qu’il avait remportés, et clama que son jeune frère ne serait jamais capable d’en faire autant.

Après cette rencontre, Alpharius poussa ses hommes toujours plus loin, cherchant les plus difficiles épreuves. Il savait qu’il ne pourrait jamais égaler le nombre de mondes soumis par ses aînés, mais il semblait déterminé à gagner leur respect par les prouesses martiales de sa légion.

La population du monde de Tesstra Prime résistait violemment au règne impérial, et Alpharius repoussa délibérément son assaut d’une semaine entière, laissant ainsi le temps aux armées de la planète de se rassembler puis de se retrancher dans les faubourgs de la capitale, si bien qu’au début de la bataille, près d’un million de soldats étaient prêts à défendre leur monde. L’Alpha Legion n’était cependant pas restée inactive au cours des sept derniers jours et les Space Marines s’étaient déployés de sorte à pouvoir attaquer sur plusieurs fronts à la fois, tout en laissant certaines zones de la ligne de défense inoccupées. Alors que l’assaut était donné, des bombes explosèrent dans la cité, jetant à bas des dizaines de ponts et bloquant les principales voies de ravitaillement. Les commandants des forces de défense de Tesstra se retrouvèrent ainsi incapables de transférer des forces et de l’équipement depuis les zones ignorées vers les zones attaquées. Leurs troupes divisées tentèrent de résister tant bien que mal face à l’avancée implacable de l’Alpha Legion, mais le manque de renforts et de munitions leur rendit la chose quasiment impossible. De même qu’ils ne pouvaient espérer aucune aide extérieure, les soldats qui se repliaient ne pouvaient le faire avec suffisamment de rapidité, et des milliers d’entre eux s’agglutinèrent sur les dernières voies de retraite avant de se faire faucher par une grêle de tirs de bolters. Les défenseurs mirent deux jours à se regrouper suffisamment pour pouvoir envisager une contre-attaque sérieuse. Des officiers tesstraniens avaient toutefois été corrompus, et ces traîtres révélèrent à Alpharius les détails du plan. La contre-offensive marcha droit dans un piège et fut assaillie de toutes parts par les blindés de l’Alpha Legion. En une semaine, les défenseurs de Tesstra subirent 90% de pertes. Lorsqu’on lui demanda pourquoi il ne s’était pas contenté de prendre la capitale avant l’arrivée des troupes. Alpharius répliqua que « cela aurait été bien trop facile » (cf. Doss. Inq. 306621/M30 [éthique martiale]).

L’Hérésie

« Il ne s’agissait pas d’une horde décérébrée d’adorateurs des Démons comme ceux que nous avions l’habitude de combattre, que leurs maitres Marines Renégats utilisent comme chair à canon. Ceux-là étaient bien entrainés, bien équipés, et savaient ce qu’ils faisaient. Ils ont jailli de nulle part, de part et d’autre de la colonne et ont foncé droit sur les blindés. Quatre de nos chars d’assaut y ont laissé leurs chenilles avant que l’infanterie n’ait eu le temps de débarquer, puis ils se sont repliés dans les ruines. Il nous a fallu plus d’une heure pour repartir, mais une fois arrivés, la bataille avait déjà commencé »
- Rapport 9331/rts/4, redigé par le Colonel Johann Adronia

Suite à la bataille de Tesstra, Alpharius s’attira les foudres de tous bords. Roboute Guilliman la qualifia « d’immense gaspillage de temps, d’énergie et de munitions ». L’incident fut toutefois relégué au second plan par des rapports faisant état des atrocités commises par les Night Lords, mais Alpharius était furieux des réactions qu’avaient suscitées les prouesses de sa légion. Seul Horus avait loué la manière dont l’Alpha Legion avait triomphé d’un ennemi cent fois supérieur en nombre. Celui-ci était de fait le seul Primarque avec qui Alpharius entretenait des relations : les deux hommes s’estimaient grandement, et l’on raconte qu’ils passaient beaucoup de temps à discuter de tactique.

Au début de l’Hérésie, les forces du Maître de Guerre se rassemblèrent sur Istvaan V et l’Empereur fit appel à pas moins de sept légions, plus d’un tiers de l’Adeptus Astartes, pour mater la rébellion. La première vague était composée de trois de celles-ci, les Salamanders, les Iron Hands et la Raven Guard, qui subirent de lourdes pertes au cours de l’assaut planétaire et durent lutter âprement pour établir des zones d’atterrissage sûres. La seconde vague était constituée des quatre légions restantes, et certaines sources font état de la présence de l’Alpha Legion parmi elles. Après leur atterrissage, le second groupe de "loyalistes" attaqua ses alliés plutôt que de s’en prendre aux rebelles. Trahis et assaillis de toutes parts, les Space Marines loyaux n’avaient aucune chance.

D’après les effectifs des légions de l’époque, les pertes de l’Imperium durent atteindre les trente mille morts, contre quelques milliers seulement pour les renégats. Kravin fait remarquer qu’un tel piège rappelle fortement les tactiques d’Alpharius, et suggère que « lui et Horus ont peut-être échafaudé ce brillant plan ensemble ». D’autres érudits sont arrivés a la même conclusion, sans toutefois s’autoriser autant d’enthousiasme. Le moment où Alpharius a choisi de se ranger aux côtés du Maître de Guerre n’est pas établi, même s’il est certain qu’il passait plus de temps avec lui qu’avec l’Empereur. Peut-être les deux hommes étaient-ils ligués dès le début ? En revanche, Alpharius n’était pas prêt à suivre aveuglément Horus et semblait avoir d’autres projets. Il vécut la moindre bataille livrée aux loyalistes comme une occasion de montrer la supériorité de ses troupes, et ses armées se montrèrent à la hauteur de ses espérances. La légion commença alors à aller de son propre côté pour chercher toujours plus de Space Marines loyalistes à affronter. Elle infligea de cruelles défaites aux White Scars sur Tallarn, aux Space Wolves sur Parant et à bien d’autres légions en des dizaines d’occasions. Bien avant que les forces du Maitre de Guerre n’atteignent Terra, l’Alpha Legion était allée son propre chemin mais continuait de livrer bataille à quiconque croisait sa route.

Même après la défaite d’Horus, elle poursuivit ses activités, s’inventant des objectifs et des missions sans rapport apparent avec la rébellion. Elle se dirigea vers l’est de la galaxie, par coïncidence ou volontairement, en direction de la légion des Ultramarines, laquelle avait été cantonnée dans la Bordure Orientale aux premières heures de l’Hérésie, et se dépêchait à présent de rejoindre le Segmentum Solar, enragée par la trahison de ses frères d’armes, et par le fait que le Maître de Guerre l’eut affectée à un lieu si lointain qu’elle n’aurait probablement aucune incidence sur le conflit. Il est très possible qu’Alpharius ait délibérément cherché à rejoindre les Ultramarines pour se mesurer à Roboute sur le champ de bataille et prouver la supériorité de ses théories. D’autres hypothèses sous-entendent que les Ultramarines se sont lancés aux trousses de l’Alpha Legion, saisissant l’occasion de se venger sur les premiers renégats venus. Quoi qu’il en soit, les deux légions se retrouvèrent face à face sur le monde d’Eskrador.

+++ Groupe de combat Portentia, changement de cap vers coordonnées 22439-26775/GS/F [Detroit de Quinrox] en attente d’ordres. Quartier General Σ +++

- Feuille de route falsifié découverte suite à l’annihilation du groupe de combat Portentia par des assaillants inconnus en 145.M41

Arrivant le premier sur la planète, Alpharius put choisir le lieu de l’affrontement, sachant fort bien que les Ultramarines ne connaîtraient pas le repos avant de les avoir affrontés. La légion se déploya au cœur d’une chaîne de montagnes située au pôle de la planète, sillonnée de ravins, de pics et de défilés qui rendraient difficile tout mouvement au sol. en particulier celui des véhicules. Alpharius était convaincu que le camp qui remporterait la bataille serait celui qui arriverait à négocier au mieux ces problèmes grâce à un plan minutieux, à un équilibre parfait entre le transport aérien, des détachements indépendants, et un soutien efficace. Guilliman était un stratège hors pair, mais toute l’expérience et les leçons tactiques qu’il avait accumulées au fil des ans avaient été consignées dans des ouvrages accessibles aux autres légions, conformément aux désirs du Primarque qui rêvait d’harmoniser les tactiques des armées de l’Imperium. Alpharius avait donc l’avantage, car il savait comment opéraient les Ultramarines. En effet, le déploiement de Guilliman fut conforme aux doctrines qu’il avait publiées, et l’Alpha Legion commença de resserrer le piège autour d’eux. Mais à la nuit tombée. Guilliman surprit Alpharius en allant à l’encontre des règles qu’il avait établies il mena personnellement une bonne partie de ses troupes au cœur des montagnes, se déployant grâce à leurs Thunderhawks, modules d’atterrissage et téléporteurs au milieu des lignes ennemis, sans soutien ni ravitaillement. La cible de Guilliman était le quartier général ennemi et Alpharius lui-même.

Le récit suivant semble être issu du journal personnel d’un des membres de l’assaut Ultramarine, probablement un sergent. Il figure dans "Les Leçons du Schisme" de l’Inquisiteur Kravin, même si d’autres Inquisiteurs et représentants des Ultramarines mettent en doute son authenticité. Le document original aurait été retrouvé dans un système jouxtant celui d’Eskrador.

[10411.0] Notre force de frappe comptait plus de trois mille Marines, et malgré le manque de véhicules (dû à notre mode d’arrivée), nous avons désorganisé le QG ennemi. Les frêles constructions où il s’était retranché se sont révélées incapables de résister à la puissance de feu de nos Devastators ni à la charge de nos révérés Dreadnoughts. Nous étions cinq fois plus nombreux qu’eux et ils ont commencé à se replier, probablement pour gagner du temps en attendant des renforts (d’après mon Capitaine). Mais le zèle de la vengeance nous animait et nous avons poussé de l’avant, sachant que le terrain accidenté ralentirait ces derniers. Les quelque cinq cents survivants de l’Alpha Legion ont formé un dernier carré à l’entrée de la vallée. Leurs armes lourdes étaient bien déployées, en hauteur, et ont abattu nombre des nôtres alors que nous avancions, mais ils étaient trop peu nombreux et notre résolution trop forte. Alors que nous nous jetions sur eux. Alpharius lui-même a mené la contre-attaque, chargeant le long de la pente et heurtant nos lignes suivi de ses gardes du corps. Même des Ultramarines ne pouvaient espérer rivaliser avec un Primarque, et son épée énergétique abattait chacun des nobles Space Marines qu’elle touchait. Notre avance a été arrêtée et j’ai dû réciter le Cantique de la Foi pour calmer mon escouade. Puis une imposante silhouette est apparue, emplissant mon cœur de joie. Notre Seigneur et Primarque Roboute Guilliman, ignorant la mêlée autour de lui, s’est avancé droit vers Alpharius. Tous deux étaient aussi solidement bâtis, tous deux portaient une armure étincelante et tous deux brandissaient une épée énergétique. Mais là où l’un était noble, l’autre était un pleutre, là où l’un était loyal, l’autre était un traître. Il y a eu une pause, aucun des deux n’esquissant un geste, puis tous deux ont frappé au même moment. Ils ont chacun porté un coup, avant de reculer et de se faire de nouveau face. Un bref instant s’est écoulé durant lequel les deux grands hommes se sont regardés, puis Alpharius s’est écroulé.
Le Fléau de Daethryu

Une invasion de criquets crixiens, une espèce rare et exotique qu’on ne rencontrait habituellement pas dans le secteur, frappa l’Agri-Monde Daethryu Prime en 255M.41. Les insectes, sous l’effet du climat chaud, se multiplièrent a une vitesse exponentielle et s’en prirent aux récoltes, causant une famine sans précédent. Un mouvement de colère parcourait la populace à rencontre de ses dirigeants qui semblaient impuissants a arrêter le fléau. En l’espace d’une semaine, des meutes éclatèrent dans tous les centres de population et la majorité de l’armée se mutina. Un régiment de Gardes de Fer de Mordian fut envoyé sur place pour réprimer le soulèvement, mais ils tombèrent dans une embuscade au sortir de leurs transporteurs et furent massacres par un détachement de Marines du Chaos cachés dans le spatioport. Dans les années qui suivirent, la perte des exports de nourriture venus de Daethryu causa de grands problèmes de ravitaillement dans tout le sous-secteur, suscitant des crises sur d’autres mondes et entravant l’action des forces impériales contre des incursions de Marines du Chaos dans le secteur Pacificus. Les opinions divergent quant a savoir quelle proportion des événements est due au hasard. Quoi qu’il en soit, il semble évident que l’Alpha Legion est mêlé a cette histoire de près ou de loin.

Comme tous les autres Ultramarines présents, j’ai poussé un cri de victoire. Le plan de Guilliman avait marché, nous avions décapité l’ennemi. Les gardes du corps ont repris le combat mais nous les avons abattus avec une vigueur renouvelée. Nous nous sommes ensuite tournés vers les derniers officiers de l’Alpha Legion, prisonniers des falaises qui bouchaient la vallée. Aucun n’a survécu.
Le corps du Primarque a été brûlé sur un bûcher et le Seigneur Guilliman nous a accordés un moment de prière et de réflexion sur notre victoire avant de donner l’ordre de commencer la destruction de l’armée ennemie désormais privée de chefs. Nous sommes convaincus que la tâche sera simple : aucune légion ne peut se remettre de la perte de son Primarque. [FIN DE L’EXTRAIT]
[0413.4] L’optimisme engendré par notre première victoire semble à présent déplacé. Depuis mes derniers écrits, nous avons découvert que la hiérarchie de l’Alpha Legion est répartie en plusieurs groupes, et que la perte d’un des QG n’a apparemment qu’un effet réduit sur les performances des autres, même si celui-ci comprenait Alpharius. De plus, notre frappe en profondeur et le repli de nos cibles nous ont entraînés loin de tout soutien. Il est désormais clair que nous ne nous contentons pas d’éliminer les dernières poches de résistance des renégats, mais que nous avons affaire à un ennemi très organisé qui se rapproche de toutes parts. [FIN DE L’EXTRAIT]
[0413.9] Nous avons aperçu nos Thunderhawks occupés à affronter ceux de l’ennemi. Nous en avons naturellement le même nombre : le combat semble devoir s’éterniser, aussi n’avons-nous que peu d’espoir de pouvoir être évacués par voie aérienne. De plus, l’ennemi a lancé plusieurs attaques surprises sur notre force d’assaut, causant de lourdes pertes, mais le Seigneur Guilliman s’efforce de nous faire sortir des montagnes pour rejoindre le reste de notre infanterie. [FIN DE L’EXTRAIT]
[0414.9] Nous sommes harcelés et attaqués à tout moment. Des bandes d’indigènes, apparemment convaincus ou forcés de se battre pour l’Alpha Legion, provoquent des avalanches pour bloquer notre passage et nous ralentir. Les communications avec le reste de la légion demeurent éparses - les Techmarines pensent qu’elles sont brouillées - mais nous avons pu apprendre que des renforts comprenant la majeure partie de notre infanterie s’acheminent vers nous. Apparemment, eux aussi ont subi des attaques, et les véhicules de ravitaillement ont été sabotés. [FIN DE L’EXTRAIT]
[0430.5] Après cinq jours de combats, nous avons aperçu les armures bleues de nos frères faisant route vers nous. Hélas, une fois que nous avons été assez proches, nos "sauveteurs" ont ouvert le feu. Un détachement de ces chiens de l’Alpha Legion s’est déguisé pour nous tendre un piège. Jusqu’où ces hérétiques s’abaisseront-ils? Le déshonneur de ces anciens frères d’armes me laisse sans voix. D’autres membres de leur légion sont apparus derrière nous : bloqués par les montagnes sur nos flancs, nous n’avons pas eu d’autre choix que de tenir notre terrain et nous défendre. Les pertes ont été lourdes, et nous y serions tous restés si des renforts n’étaient pas arrivés. Malgré leur piteux état, nous avons pu, avec le poids du nombre, nous forcer un passage et établir une ligne de front mieux défendable. [FIN DE L’EXTRAIT]

Le récit raconte ensuite comment Guilliman tenta diverses contre-attaques au cours de la semaine suivante, dans l’espoir de reprendre l’initiative. Mais l’Alpha Legion semblait deviner les mouvements Ultramarines, n’était pas là où les augures la voyaient et tendait des embuscades de tous les côtés. Les Ultramarines finirent par évacuer la planète et bombardèrent les positions des renégats depuis leurs vaisseaux. Guilliman déclara ne pas être intéressé par un combat loyal contre des ennemis sans honneur, d’autant plus que Terra réclamait de toute urgence l’aide de ses troupes. Il est néanmoins clair que les Ultramarines ont été battus par l’Alpha Legion, malgré la mort d’Alpharius, sans compter que les ravins d’Eskrador ont certainement fourni un bon couvert contre le bombardement loyaliste.

L’Exil

« Désespérez car votre fin est proche. Abandonnez tout espoir, car là puissance de vos maîtres impériaux ne vous sauvera pas. Prosternez vous et nous épargnerons un homme et une femme sur cent. Telle est la miséricorde de Tchkrii-krcrarr l’Implacable, Champion des Ténèbres. »
- Ultimatum adressé à Erwin Borstar. Gouverneur planétaire d’Attica Prime en 022.M41, peu avant un raid de Marines du Chaos sur Attica II et IV. Les deux mondes étaient peu défendus en raison du transfert de troupes vers la garnison de la premiers planète, à la demande du gouverneur Horst. Attica Prime ne fut quant à elle jamais attaquée.

Les mois et les années qui suivirent furent pour l’Imperium une époque troublée faite de regroupement, de reconstruction et de vengeance.

Lorsque les armées de l’Imperium retournèrent sur Eskrador, elles ne trouvèrent pas trace de l’Alpha Legion, bien que la population indigène fût exterminée pour éradiquer toute corruption du Chaos. On pense pourtant que la majeure partie de la légion ne s’est pas repliée vers l’Œil de la Terreur en même temps que les autres rebelles, mais est demeurée au sein de l’Imperium. Elle possédait déjà de nombreuses bases secrètes, et se divisa pour mieux se cacher parmi ses ennemis. De petits détachements poursuivirent leurs attaques sur des objectifs militaires, en particulier ceux qui avaient déjà été affaiblis par les massacres de l’Hérésie, et s’avérèrent être un obstacle constant pour ceux qui tentaient de reconstruire l’Imperium. La localisation et la destruction de tels groupes devinrent une priorité, et l’Inquisition, de même que les légions loyalistes, consacrèrent de vastes ressources à cette tâche. Les dernières poches de résistance de l’Alpha Legion furent déclarées exterminées par une annonce des Hauts Seigneurs de Terra fin M32, mais de nouvelles attaques le démentirent. D’autres déclarations de ce type furent faites en M33 et plus récemment en M39.

Monde d’Origine

Alpharius n’a jamais révélé son monde d’origine, et même le secteur de sa découverte est désormais du domaine de la légende. Sa légion ne s’est jamais installée sur une planète précise, trouvant refuge dans de nombreuses bases secrètes réparties dans tout l’Imperium. Nombre de ces repaires ont par la suite été découverts et anéantis par les fidèles de l’Empereur au cours des millénaires suivant l’Hérésie, même s’ils avaient le plus souvent été évacués par les renégats au moment de l’assaut.

Doctrine de Combat

Adorateurs du Chaos

De nombreuses opérations menées par l’Alpha Legion ont pour but de promouvoir ou de soutenir les activités des sectes du Chaos. Du coup, une armée de l’Alpha Legion est souvent accompagné d’Adorateurs du Chaos, issus des sectes financées et soutenues par l’Alpha Legion. Ils sont entraînés en vue de capturer des objectifs facilitant une attaque surprise ultérieure de la légion elle-même. Ces unités sont composées de guerriers combinant discrétion et capacités au combat rapproché, les armes lourdes ne pouvant que les ralentir, ils sont généralement équipés d’armes d’assaut.

La stratégie d’Alpharius était d’attaquer l’ennemi d’autant de façons différentes que possible, au même moment. L’application pratique de cette théorie dépendait de l’échelle et du lieu du conflit. Parmi les tactiques qu’on leur connaît, on dénombre attaques de flanc, élaboration de tunnels pour outrepasser des défenses, diversions, infiltration, maquillage des troupes et blindés aux couleurs de l’ennemi, sabotages des transports (aussi bien les routes que les véhicules eux-mêmes), sabotage de dépôts de carburant et de munitions, empoisonnement de l’eau et des vivres, altérations de l’atmosphère et de l’écosphère, déclenchement d’activités sismiques, volcaniques et tectoniques, chantage et corruption de l’ennemi (y compris les officiers) et des autorités impériales, agents doubles, vol d’identité d’officiers ennemis, propagande anti-impériale et incitation à la rébellion, organisation d’émeutes civiles, soutien de cultes hérétiques, association avec des forces anti-impériales, dont les autres légions renégates et des extraterrestres.

Dans la plupart des cas, plusieurs de ces tactiques seront soigneusement coordonnées, donnant naissance à de nombreuses et tortueuses intrigues. Il est à noter qu’en raison de sa stratégie unique, l’Alpha Legion peut se permettre de déployer moins de troupes que ce qui serait normalement nécessaire dans un cas habituel. Le combat n’est jamais qu’un des aspects du plan d’ensemble.

Organisation

On ne sait que peu de chose de l’organisation de l’Alpha Legion, qui même avant de se rebeller entretenait le mystère autour d’elle, tandis que les prisonniers interrogés n’ont révélé que peu de détails. Certaines tentatives d’assassinats contre de présumés officiers gradés se sont soldées par des succès, sans avoir toutefois d’effets visibles sur les opérations de la légion. Son symbole, l’hydre, est un monstre mythique qui pouvait dit-on combattre même privée d’une ou plusieurs de ses têtes. Cette légende semble refléter la structure de commandement de la légion tout en rappelant sa capacité à mener plusieurs attaques en même temps. Il est également connu que la légion recrute, finance et organise des centaines de cultes sur des mondes impériaux. Ces groupes ne sont pas tous composés de dévots des Dieux du Chaos et d’adorateurs déments (bien qu’ils n’en manquent pas) : certains sont très bien organisés, entraînés, hautement motivés et œuvrent contre les autorités, répandant leur propagande hérétique avant, si besoin est, de se livrer à des actions militaires, le plus souvent sous la forme d’attentats, de sabotages et d’émeutes. De tels actes font toujours partie d’un plan plus vaste, comme attirer les forces impériales en un lieu précis en y organisant une émeute, ou empêcher l’arrivée de renforts en faisant exploser un pont.

Une question reste en suspens : comment l’Alpha Legion parvient-elle à coordonner toutes ces activités et à communiquer avec ces divers groupes? L’Inquisiteur Kravin n’est pas le premier à prétendre qu’elle a pour ce faire recours à des "agents", des humains ayant probablement subi une forme d’endoctrinement psycho-hypnotique limité du type de celui utilisé sur les Space Marines, afin de les rendre irrémédiablement loyaux à leur légion, une partie étant peut-être même dotée de certains des organes implantés de l’Adeptus Astartes. (cf. Doss. Inq. Post-mortem 27884710b). D’après Kravin, ces agents forment un lien entre les différentes cellules, capables de voyager impunément là où un Space Marine serait trop facilement repérable, créant, entraînant et guidant de nouveaux groupuscules. Lors de campagnes, ils peuvent se faire enrôler comme soldats par le camp adverse et se livrer à l’espionnage et au sabotage. L’existence de tels agents n’a pas été formellement prouvée, mais aucune autre explication n’est satisfaisante. Bien que l’Adeptus Terra se refuse à l’admettre officiellement, l’Alpha Legion reste un cancer qui ronge le cœur même de l’Imperium.

Le Conclave d’Ikrilla

Il n’existe aucun fait prouvant que les membres de l’Alpha Legion bénéficient de la mêne longévité que les autres Marines du Chaos, qui peuvent pour leur part vivre des milliers d’années. Ce phénomène est généralement attribué au fait que ces derniers résident dans l’Œil de la Terreur. Or, ce n’est pas le cas de l’Alpha Légion et il serait par conséquent logique que ses membres ne jouissent pas d’une esperance de vie plus longue que celle d’un Marine ordinaire. Si tel est le cas, il reste donc à expliquer comment se passe le renouvellement de leurs effectifs. Lors de son adresse au Conclave d’Ikrilla, un Inquisiteur dénommé Kravin lança : « La seule réponse possible est que, quelque part dans l’Imperium, des Marines du Chaos sont recrutés et génétiquement modifiés. Et Terra refuse d’admettre qu’il s’agit là d’une grave menace ! Ils sont tout autour de nous, ouvrez les yeux ! Lorsque vous serez attaqués dans vos propres cités et assassinés dans vos propres lits, vous decouvrirez que j’avais raison ! »

Peu après le conclave, l’Inquisiteur Girreaux a accusé Kravin de comploter avec des traîtres pour organiser des soulèvements d’adorateurs sur Kartha IV, V et Archos II dans le sous secteur Korren (cf. Doss. Inq 7083662f/M41). Girreaux a mis Kravin au défi de comparaitre devant un jury de ses pairs et de faire face à ses accusations, mais Kravin est actuellement introuvable. Tout ceci a bien sûr jeté le discrédit sur les travaux de Kravin : étant donné qu’il était l’érudit le mieux renseigné sur l’Alpha Legion et ses activités, mieux vaut considérer ce qu’il a révélé comme étant un tissu de mensonges. Si comme le prétend Girreaux. Kravin a eté corrompu par les traîtres qu’il prétendait étudier, tout ce qu’il a pu déclarer doit être considéré comme de la propagande disséminée par l’Alpha Legion.

Croyances

Alpharius avait avant tout foi en la planification et en la coordination, et cherchait toujours plusieurs solutions différentes pour un même problème, leurs différents éléments travaillant de concert pour le résoudre. Cette doctrine a été adoptée par l’ensemble de sa légion et s’est révélée efficace, en particulier au vu de la nature secrète et disparate de ses opérations. Toutes les légions Space Marines imposaient des épreuves difficiles à leurs recrues. Avant l’Hérésie, l’Alpha Legion soumettait à de telles initiations non des individus mais des escouades entières : les recrues réussissaient ou échouaient ensemble, et les fortes têtes étaient sévèrement blâmées, la stratégie d’ensemble étant plus importante que l’individu. Nul ne sait en revanche si de ’elles pratiques ont encore cours.

Patrimoine Génétique

Même si l’Alpha Legion ne réside pas dans l’Œil de la Terreur et n’a par conséquent pas à souffrir des effets mutagènes de ce lieu cauchemardesque situé à mi-chemin entre l’Immaterium et le monde matériel, on trouve des traces de mutations évidentes dans son patrimoine génétique. Si c’était déjà le cas avant l’Hérésie, le secret a été bien gardé, mais cela ne serait guère surprenant au vu du mystère qui entoure la légion. On rapporte que lors de l’embuscade de Lethe (cf. Guerre Gothique, Doss. Inq. 237xii), des membres de l’Alpha Legion cachaient leurs mutations, non par honte mais de sorte à répandre la surprise et l’épouvante en les révélant au moment de leur attaque.

Cri de Guerre

Des cris de ralliement impériaux tels que « Pour l’Empereur ! » sont lancés par les membres de l’Alpha Legion pour rendre furieux ceux qui les reconnaissent comme étant des traîtres. Ceux qui ignorent la différence entre un Marine impérial et un Marine du Chaos meurent dans l’idée qu’ils ont été trahis.

Source

  • Index Astartes du White Dwarf N°105 (janvier 2003)