Corvus Corax

De Omnis Bibliotheca
« Jurez-le à présent avec moi, mes fils, jurez de me suivre partout où cette route nous mènera. Jurez de ne témoigner aucune clémence à ces traîtres. Jurez de les occire avec la haine au cœur. Jurez d’exciser ce cancer qu’Horus a nourri dans le sein de l’Imperium. Jurez que vous porterez à nouveau la Vérité Impériale à cette galaxie. Jurez que nous n’échouerons plus jamais ! »
- Le Seigneur Corax, aux survivants de la Raven Guard à leur sortie du système de Isstvan.
Corvus Corax, Le Maître de la Raven Guard, Le Libérateur, Le Sélectionneur des Morts, Le Seigneur des Ombres, Le Seigneur Corbeau, Primarque de la Raven Guard.
Le Maître de la Raven Guard. Le Libérateur. Le Sélectionneur des Morts. Le Seigneur des Ombres. Corvus Corax était le Primarque de la Raven Guard, la XIXe Legiones Astartes de l’Empereur de l’Humanité. Corax avait une prédilection pour les actions furtives, mais il n’évitait pas le combat et commandait toujours en première ligne, courant les plus grands risques durant les attaques éclair de sa Légion.[1]

Le Seigneur Corax présentait un visage frappant, du moins lorsqu’il souhaitait être vu. Sa peau était blanche comme de l’albâtre et ses cheveux à la longueur des épaules étaient aussi noirs que les plumes de son homonyme, le corbeau. Le plus remarquable et le plus troublant, c’étaient ses yeux, qui étaient des éclats noirs entiers d’ombre solide. Son armure de zibeline était bordée de fins filigranes dorés et sur son dos était monté un Réacteur Dorsal formé d’une paire d’ailes articulés qu’il maniait comme une arme coupante meurtrière et sanguinolente. Comme la plupart des Primarques, Corax avait la chance de posséder un arsenal d’armes de fabrication artisanale, mais celles qu’il portait le plus souvent à la guerre étaient une paire de Griffes Éclair d’un mètre de long et un fouet enroulé à sa ceinture. Ce dernier était porté comme un rappel de la cruauté dont le peuple de Lycaeus avait été victime de la part des guildes tyranniques de Kiavahr et avec lui d’innombrables ennemis de l’Unité ont été mis à terre. Bien que peu de ses fils le sachent, Corax avait la chance de pouvoir passer inaperçu s’il le souhaitait, cette capacité préternaturelle lui permettant d’échapper à la perception de ses ennemis même lorsqu’il se tenait à la vue de tous.[2]

Corax a grandit sur la lune riche en minerais mais désolée de Lycaeus, la lune orbitait du monde de Kiavahr, une planète technologiquement avancée dont la surface était recouverte de tentaculaires réseaux de machineries et de forges-cathédrales. Les techno-guildes qui dirigeaient Kiavahr utilisaient les complexes miniers de Lycaeus comme terre d’exil pour les pires criminels et ceux qui ne remplissaient pas les quotas de production. Être banni sur Lycaeus équivalait à une condamnation à mort. Lorsque sa capsule atterri dans cette prison, l’enfant Primarque fut caché par les prisonniers qui l’élevèrent comme l’un des leurs. Corax devint un expert en sabotage, démolition et meurtre et s’imposa bientôt comme le chef des détenus. Il organisa les esclaves en différentes escouades d’assaut, confiant leur commandement aux membres les plus compétents, engageant également une guerre psychologique contre les geôliers, organisant régulièrement des émeutes et des sabotages qui affaiblirent les ressources de la garnison et sapèrent le moral des gardes. Le moment venu, Corax et ses escouades frappèrent, lançant un assaut contre la forteresse des geôliers et s’en emparèrent au terme d’une seule nuit de combats. Après des siècles de répression, aucune pitié ne fut accordée à ceux qui avaient oppressé et exécuté les esclaves. Surprises par la chute de Lycaeus, les techno-guildes envoyèrent des troupes écraser la rébellion mais la guerre fut courte et meurtrière. Corax mit fin à la guerre de libération en utilisant des puits granitiques pour bombarder Kiavahr de containers remplis de charges atomiques bricolées, détruisant de vastes portions du paysage industriel de la planète, victoire renforcée par le fait que l’économie de Kiavahr, privée de la manne minière de Lycaeus, s’effondra. La planète sombra dans l’anarchie tandis que les différentes techno-guildes s’affrontaient pour le contrôle des ultimes ressources de la planète. Les habitants de Lycaeus célébrèrent leur victoire plusieurs jours durant et allèrent même jusqu’à rebaptiser leur lune "Délivrance".[3]

Peu après sa victoire, Corax rencontra l’Empereur qui arriva sur Délivrance, et il reçu le commandement de la XIXe Légion, la Raven Guard, participant à partir de ce moment à la Grande Croisade afin d’affronter les ennemis de l’Humanité.[4]

Dans la bataille, le Seigneur Corbeau commandait sa Légion comme il le faisait avec ses cellules de rebelles avant que l’Empereur ne vienne sur Kiavahr. Il était le maître de la furtivité, des frappes rapides et des décapitations. Il était rusé et subtil, commandant ses unités avec précision et ruse, mais tout cela était guidé par un sens de la justice sans compromis et de l’espoir pour l’avenir de l’Humanité.[5]

Au cours de la Grande Croisade, le Seigneur Corbeau et sa Légion obtinrent certaines des victoires les plus fulgurantes de cette époque turbulente, le Primarque n’ayant pas oublié les méthodes auxquelles il avait été formé et il employa ses talents à bon escient tout au long de la Croisade. Corvus Corax acquit une réputation si terrifiante qu'Horus fit appel à lui en de nombreuses occasions, mais le Seigneur Corbeau ne portait pas dans son cœur Lupercal qui avait un tempérament plus sociable, vantard et manipulateur à ses yeux. Lors de la Bataille de la Porte Quarante-Deux où la Raven Guard perdit un grand nombre de Légionnaires à cause des ordres d’Horus, Corax faillit en venir en mains avec lui, avant de se retirer, lui et sa Légion, du commandement du Primarque des Luna Wolves.[6]

Tout bascula lorsqu’Horus, devenu le Maître de Guerre après le Triomphe d'Ullanor, faisant de lui et sur ordre de l’Empereur le chef suprême des forces militaires de l’Imperium, fut corrompu par les Dieux du Chaos sur la lune de Davin, préparant par la suite sa rébellion qui plongera l’Imperium dans la guerre civile suite à l’Atrocité de Isstvan III où il bombarda et massacra les Loyalistes Space Marines de sa propre Légion et de celles des Emperor's Children, des World Eaters et de la Death Guard. Corax recevra l’ordre d’aller châtier Horus et les Primarques rebelles - Fulgrim, Angron et Mortarion - sur Isstvan V. Accompagnant ses frères Vulkan, Primarque des Salamanders, et Ferrus Manus, Primarque des Iron Hands, Corax débarqua dans la Dépression d’Urgall sur Isstvan V et affronta les Traîtres, subissant des pertes catastrophiques. Mais quand les Légions des Iron Warriors, de l’Alpha Legion, des Night Lords et des Word Bearers débarquèrent pour soi-disant soutenir les Loyalistes, l’ultime trahison frappa et ses quatre Légions tirèrent et massacrèrent les trois Légions fidèles à l’Imperium, annonçant leur soutien au Maître de Guerre. Alors que ses fils génétiques se faisaient massacrés, Corax combattit courageusement les renégats, blessant grièvement son frère félon Lorgar Aurelian avant de s’extirper de l’assaut de Konrad Curze. Il parvint à s’échapper avec quelques milliers de survivants de sa Légion, poursuivi par Angron et ses World Eaters dans les canyons de Isstvan V, menant une guerre de survie durant quatre-vingt dix huit jours avant d’être évacué in extremis par une flotte de secours de sa Légion qui lui offrit le salut.[7]

S’échappant de Isstvan V, Corax mit le cap sur Terra où il fut reçut par son frère Rogal Dorn, Primarque des Imperial Fists qui préparait les fortifications en vu de l’ultime bataille de la guerre civile. Le Seigneur Corbeau reçut une vison de l’Empereur - alors engagé dans une guerre secrète dans les profondeurs du Palais Impérial - qui lui offrit un moyen de combler les pertes désastreuses de la Raven Guard. L’Empereur implanta en Corax quelques souvenirs choisis concernant le projet de création des Primarques et l’endroit exact où se trouvait l’ancien laboratoire. Cependant, l’Empereur l’avertit que le laboratoire était bien gardé par un système de défense complexe appelé "Le Labyrinthe" et c’était à Corax lui-même de trouver un moyen de le traverser. Corax a réussi ce dangereux défi et a ainsi obtenu le code génétique original des Primarques.[8]

Corvus Corax retourna ensuite sur Délivrance et chargea ses Apothicaires de récupérer le génome de la Raven Guard et de commencer l’implantation directement sur de nouvelles recrues. Ce fut un tel succès que des Space Marines pouvaient être formés en quelques jours, avec les organes améliorés présents et développés rapidement en leur sein. C’est à ce moment qu’une infâme trahison a eu lieu et provoqua un désastre, car certains Astartes de l’Alpha Legion avait infiltré les rangs de la Raven Guard en ayant recours à une greffe chirurgicale pour prendre les traits de visages de certains Raven Guards morts sur Isstvan V, suite à un plan orchestré par leur Primarque Alpharius. Au sein du complexe de la Raven Guard sur Kiavahr, la Cache du Corbeau, l’Alpha Legion a contaminé le génome original récupéré dans les laboratoires de l’Empereur sur Terra en introduisant un mutagène à vecteur viral basé sur du sang démoniaque. Ainsi, les implantations successives ont abouti à des Raven Guards encore opérationnels mais profondément mutés et difformes. Néanmoins, la graine génétique originale de la XIXe Légion fut préservé malgré une tentative de destruction alors que Corax fit face à une rébellion des anciennes et revanchardes techno-guildes de Kiavahr, qui fut écrasée. Corax décida d’arrêter la reconstruction accélérée de la Raven Guard et a mené ses guerriers, ainsi que tous les Space Marines mutés capables de faire la guerre, dans des frappes éclair contre des forces renégates afin de ralentir l’avancée d’Horus vers Terra.[9]

Ainsi Corax prit la Forteresse Parfaite des Emperor’s Children sur Narsis, écrasa les forces du Mechanicum Noir et des Word Bearers sur le Monde-Forge de Constanix II, aida le soulèvement Loyaliste contre les Sons of Horus sur Scarato et affronta les abominations génétiques crées par un Traître de sa propre Légion à partir des travaux de l’Apothicaire Emperor’s Children dément, Fabius Bile, sur le Monde Pénal de Carandiru, où le Seigneur Corbeau fut mit en difficultés.[10]

Finalement, alors que l’Hérésie d'Horus entrait dans sa phase finale, Corax a rassemblé l’intégralité des survivants de sa Légion dans le système système Dexius . Là, il a réfléchit à l’avenir de la Raven Guard, hésitant à rallier Terra avant l’ultime bataille avant d’apprendre que son frères Leman Russ et ses Space Wolves étaient au bord de l’anéantissement sur le monde de Yarant III. Pendant cette bataille, Corax mena un dernier affrontement suicidaire aux côtés du Space Wolf Bjorn, commandant la VIe Légion alors que Russ était dans le coma suite à son duel épique contre Horus lors de la Bataille de Trisolian qui l’avait grièvement blessé. Il finit par ordonner l’évacuation des derniers Space Wolves et Raven Guards, sauvant le Roi-Loup d’une mort certaine.[11]

Lorsque l’Hérésie d’Horus prit fin, Corvus Corax accepta le Codex Astartes de Roboute Guilliman qui démembrait les Légions au profit de Chapitres de mille guerriers. Mais le Seigneur Corbeau demeura hanté par les monstres mutants qu’il avait personnellement créés et après avoir réfléchi pendant de longues heures à ce qu’il fallait faire, il décida d’administrer la Paix de l’Empereur à ceux qui restaient, priant pour leur âme et la sienne. Puis ravagé par la culpabilité, il s’enferma dans sa chambre dans le Pic du Corbeau, la forteresse de son ancienne Légion sur Délivrance.

Un an jour pour jour après s’être enfermé, il quitta le Pic du Corbeau et Délivrance, faisant route vers l’Œil de la Terreur, l’immense tempête Warp au nord ouest galactique, pour ne plus jamais être revu par l’Imperium. Ses derniers mots étant « jamais plus… »[12]

Jeunesse sur Lycaeus[modifier]

Corvus Corax durant sa jeunesse.
Lorsque l’Empereur parcourait encore l’univers afin de sauver la galaxie de la régression, de la superstition et du mysticisme, Il créa les Primarques, des êtres surhumains. Cependant Son projet ne passa guère inaperçu, car un vortex aspira les fœtus des Primarques dans le Warp.

Les vingt capsules d’incubation dérivèrent dans l’Immaterium et finalement, elles furent déposées sur diverses planètes de la galaxie. La capsule de celui qui allait devenir Corvus Corax, le Primarque de la Raven Guard, échoua sur une lune nommé Lycaeus.

La capsule de l’enfant Primarque s’était écrasé dans des rochers de glace, et éventrée et tordue par un impact violent. Le jeune Primarque ne voyait pratiquement rien si ce n’est une fissure à travers la roche qui lui offrait un peu de lumière. L’enfant analysa immédiatement que l’air était respirable et la gravité semblable à un monde où il avait été conçu. Puis il entendit des voix humaines, se rappelant il ne savait comment qu’il comprenait le concept de langage et qu’il connaissait sept mille six cent quarante et une langues, dialectes, idiomes et jargons de tout l’Empire Ancien. Il comprit que quatre centre personnes avaient été tué lors de son arrivée sur la lune et qu’un laser de forage était à l’œuvre pour l’atteindre. La roche se fendit et la lumière inonda la chambre dans laquelle se trouvait l’enfant qui vit une dizaine d’humains, dont une très jeune fille blonde. Ces travailleurs furent surpris de trouver le jeune Primarque puis une homme avec un fouet apparu à son tour, un superviseur. La jeune fille voulut rejoindre le Primarque mais fut agrippée par les cheveux violemment par le superviseur. L’enfant Primarque décida de ne pas aimer cet homme et s’avança vers lui, évitant ses tentatives de l’attraper avant de lui briser sans peine un poignet. Furieux, le superviseur fouetta le Primarque qui saisit au vol le fouet avant de tirer et faire tomber son agresseur, créant un sentiment d’espoir dans les yeux des mineurs. Voyant la joie de la petite fille, l’enfant Primarque lui demanda son nom, apprenant qu’elle s’appelait Nasturi Ephrenia. Voulant lui faire plaisir, le jeune Primarque lui offrit un doux et beau cadeau : il attrapa la tête casquée du garde, tourna et tira un coup sec, la lui arrachant avant de l’offrir à la jeune fille qui se mit à rire alors même que les adultes paniqués criaient… Là, le Primarque vit son reflet dans la visière du casque de la tête arrachée, et comprit la raison de la peur qu’il avait provoquée, voyant le sang aspergeant sa peau d’un blanc de neige, son visage encadré d’une tignasse couleur de charbon et ses yeux d’un noir total, plus sombres que la nuit. Lorsque la jeune fille lui demanda son nom, il répondit être le numéro Dix-Neuf.

Baptisé Corvus, le Primarque apprit alors qu’il se trouvait sur une mine-prison riche en minerais située sur une lune désolée : Lycaeus. Cette lune orbitait autour de Kiavahr, une planète technologiquement avancée et était peuplée d’exilés et de prisonniers politique envoyés dans cet enfer. Si à l’origine les criminels étaient condamnés, la découverte des minerais fit que de plus en plus de gens furent envoyés dans le lune carcérale avant tout comme esclave et pour des raisons plus que discutables, leurs enfants étant condamnés eux aussi à vivre dans cette prison tenu d’une main de fer par des gardiens violents et sans scrupules qui les exploitaient pour alimenter en ressources les techno-guildes qui dirigeaient Kiavahr. Le Primarque comprenait l’idée d’exploiter et de punir les criminels, mais était révolté par le fait que des familles entières étaient condamnées.

Corvus fut élevé par les prisonniers qui le cachèrent des gardiens, et fut déplacé de bloc carcéral en bloc carcéral. Il apprit qu’il ne devait jamais se faire trouver, quitte à tuer s’il le fallait. Il se fit aussi de nombreux amis et eut des mentors, des dissidents hostiles au système qui avaient été emprisonnés et qui s’étaient portés volontaires pour apprendre à l’étrange garçon ce qu’ils savaient à propos des gens, de la politique et de l’histoire. Le premier était Manrus Colsais, qui lui apprit qu’une petite minorité de membres des techno-guildes profitaient des richesses issues du labeur des esclaves, mais l’homme ayant eu tôt fait d’épuiser ses propres réserves de sagesse concernant la condition humaine. Un autre mentor fut un homme du nom de Reqaui, qui lui apprit l’histoire de Kiavahr et de son peuple, et son exploitation historique par les élites, tout en lui apprenant comme morale qu’on ne devait tuer un homme que si cela était juste et avait un sens. C’est lors d’une de ses leçons avec Reqaui, dans sa cellule, deux ans après son arrivée sur Lycaeus, qu’une inspection surprise eut lieu. Reqaui cacha Corvus sous une dalle, dans un espace étriqué creusé dans le lit de roche sous le bloc carcéral. Le Primarque voulut tuer les six gardes qui arrivait, lassé de se cacher, mais Reqaui lui assura que son heure viendrait un autre jour. Mais un gardien souleva la dalle et ne vit… rien, malgré le fait que Corvus se trouvait juste en face de lui. Reqaui resta après cet incident étonné devant le jeune Primarque qui ne comprenait pas lui même ce prodige. Les possibilités traversèrent en un éclair l’esprit de Corvus, songeant combien il serait fabuleux de pouvoir arpenter les différentes ailes de la prison sans être inquiété, se déplacer d’un bâtiment à l’autre sans jamais être remarqué par les gardes. Peu à peu, un plan pour sauver son peuple d’adoption se mit en place dans l’esprit du Primarque.

Grâce à ce don, Corvus passa un an supplémentaire à planifier la première phase de son plan, voyageant loin sur tout Lycaeus, invisible aux yeux des gardiens. Il observa les forces en face de lui, appris par cœur chaque étage des installations où plusieurs millions de captifs étaient enfermés, avait établi des cellules de communication dans chaque aile et chaque tour, et conçu un système de boîte aux lettres afin que des messages pussent être transmis entre les groupes lors des changements d’équipes de travail. Corvus surveilla et nota les actions des gardes lorsque plusieurs incidents de petite ampleur avaient été orchestrés comme une bagarre ici, là un sit-in de protestation. Il avait, d’une façon quelque peu téméraire, assisté à des briefings de sécurité sans être remarqué, et écouté les vice-commandants donner le détail des patrouilles et du calendrier des inspections. Armé de ces informations, il avait mis au point des circuits de contrebande, et des caches là où les circuits de fouille ne passeraient pas. Chaque minuscule insurrection avait été soigneusement minutée afin de ne pas éveiller les soupçons.

L’une des étapes de son plan rassembla vingt prisonniers avec des armes improvisées, soigneusement escamotées lors des changements d’équipes. L’objectif était de s’introduire dans l’armurerie et de ramasser des munitions, profitant de l’absence de gardes attirés loin de leur bloc par une émeute préparée par le Primarque. Le vol des munitions par l’équipe qu’il envoya ne devait être découverte que d’ici dix jours car il avait vérifié le matin même avant cette opération le manifeste des dates d’inspection. Quand sa révolution éclaterait, quelques jours sanglants suffiraient ainsi à balayer les gardes. Se trouvait dans son groupe, lors de cette mission téméraire, un jeune adolescent qui allait plus tard accompagner Corvus dans toute la Grande Croisade en tant que Space Marine, Agapito Nev. La jeune Ephrenia, devenu une messagère à l’esprit vif entre les différentes cellules de Corvus et rompue à l’usage des conduites d’entretien pour échapper aux piquets de sentinelles, lui apprit qu’un incendie dans un autre étage avait démarré, comme prévue. Les vingt compagnons du Primarque prirent l’ascenseur pour rejoindre l’arsenal tandis que Corvus resta seul, apercevant des gardes dans le couloir où il se trouvait, invisibles à leurs sens. Mais un caporal avait repéré de minuscules taches d’huile, projetées sur un mur lavé à la chaux, révélant la présence de ses compagnons ayant utilisé des outils pour ouvrir l’ascenseur. Corvus allait presque les tuer depuis les ombres lorsque le caporal annonça que l’"équipe de nettoyage" devrait être sanctionné. Le Primarque, soulagé, les épargna, conscient que la révolte générale allait sonner sous peu. 

Quarante jours après cette mission, le soulèvement général de Lycaeus débuta.

Avec les prisonniers armés et organisés, Corvus - désormais appelé par son peuple adoptif "Corax", ce qui signifiait "sauveur" - ordonna l’assaut contre les gardes. Le Primarque armé d’un fusil et d’un couteau - en fait une épée d’un Colonel mais qui semblait n’être qu’une petite lame dans sa main - mena son peuple vers la libération contre l’oppression et la tyrannie, malgré de lourdes pertes. Il s’empara avec son groupe de combat - composé notamment d’Agapito et de son frère Branne Nev, lui aussi futur Space Marine - des garages où étaient rangés les véhicules fermés pour partir au-dehors et traverser l’atmosphère irrespirable des désolations de la lune car l’avantage stratégique de se retrouver libéré des confins de la prison avait fait de ce bâtiment l’une des priorités de Corvus Corax.

Délivrance[13]

Pour fêter la victoire, Lycaeus fut rebaptisée par les prisonniers, devenant connu de tous sous le nom de Délivrance, un nom qui traversera les millénaires.

La célèbre Tour Noir qui dominait Lycaeas, une flèche d’un kilomètre de haut au centre des usines et citadelle principale des gardes de Kiavahr, deviendra la nouvelle forteresse de Corax, et sera rebaptisée le Pic du Corbeau. Le Primarque ordonna que l’enchevêtrement d’ailes carcérales et de corps de garde, reste comme telle, à l’abandon. De même, les rafistolages de lithobéton et les plaques de métal qui couvraient les édifices comme un patchwork, tandis que d’autres zones, étaient explosées et calcinées, avaient été laissées ouvertes sur le vide de l’espace. La colonie lunaire conserva ses cicatrices, à la mémoire de tous ceux tombés pour libérer l’implantation lunaire des tyrans et des oppresseurs de la planète en dessous d’elle, tant que de telles affectations ne compromettaient pas la sécurité de la structure.

Grâce à se préparation et son avantage stratégique, Corax s’empara de la tour principale qui resta lourdement endommagée suite aux combats. Lycaeus fut libéré du joug de l’oppression, les prisonniers exploités depuis des générations goûtant enfin à la liberté. Après des siècles de répression, aucune pitié ne fut accordée à ceux qui avaient oppressé et exécuté les esclaves.

Surprises par la chute de Lycaeus, les techno-guildes envoyèrent des troupes écraser la rébellion mais la guerre fut courte et meurtrière. Conscient que Kiavahr disposait de milliers d’autres troupes à envoyer, et n’ayant que faire des pertes, Corax prit une des décisions les plus terribles de sa vie. Sachant que son peuple n’avait pas les effectifs nécessaires pour tenir, il fixa l’orbe de Kiavahr par la large fenêtre du mess des officiers gardiens, entouré de ses lieutenants Nathian, Reqaui, Ephrenia et les deux frères Branne et Agapito, qui se disputaient de la solution radicale à prendre ou pas : utiliser le couloir gravitationnel reliant la lune et la planète pour larguer des charges atomiques afin de mettre fin à la guerre par la terreur. Corvus Corax refusa de tuer des millions d’innocents qui trimaient sur Kiavahr comme eux le faisait sur Lycaeu. Mais Ephrenia encouragea le Primarque à commettre cet acte afin de mettre fin au plus vite au conflit, faire plier les techno-guildes et offrir enfin la liberté à tous pour les générations futures. Corax, soupirant, ordonna aux navettes portant les charges atomiques de décoller puis à Branne d’aller à la transmission principale afin qu’il transmette de sa part une transmission générale sur tous les canaux des guildes quand les charges exploseront : après tous ces siècles d’oppression, il restait mille trois cent vingt charges atomiques qu’elles avaient stockées sur Lycaeus. Il n’en utilisera que cinq.

Ce fut fait, Kiavahr capitula suite au bombardent qui détruisit de vastes portions du paysage industriel de la planète et Corax avait libéré Lycaeus.[14]

L'Arrivée de l'Empereur[modifier]

Le Caporal Theod Norruk[15]

Lors de sa rébellion sur Lycaeaus, Corax n’avait pas anticipé la tragédie qui allait frapper l’aile 7 de la prison. Quatre mille détenus périrent emportés par une boule de feu que les gardes avaient libérée en faisant exploser la réserve de gaz principale. Il avait fallu plus d’un an pour extraire tous les corps de la cendre : des enfants et vieillards pour la plupart, l’aile 7 ayant été un complexe administratif de sécurité minimale. Furieux, Corax avait écumé les entrées portées aux registres carcéraux, afin d’y trouver le nom du responsable, et avait traqué le Caporal Theod Norruk quatre jours plus tard. Il le lui avait fait payer en prenant tout son temps ; un épisode dont il n’était pas fier, mais qui à l’époque lui avait apporté une certaine mesure de consolation.

Victorieux, les fidèles de Corax occupèrent les stations du mieux qu’ils le pouvaient, mais les équipements fonctionnaient à peine, et la plupart grâce à des tâtonnements plutôt qu’un véritable entraînement. Le Primarque regarda Kiavahr au loin, sachant que la planète était plongé en plein désarroi et que les guildes étaient brisés, se mettant à se battre entre elles, en confrontant les unes aux autres les forces de leurs cités-usines. Certaines avaient appelé à une trêve, redoutant de nouveaux bombardements atomiques depuis l’orbite. Corvus avait ignoré leurs suppliques, se moquant de leur situation qu’il considérait comme bien méritée.

Puis ce fut à cet instant que les scanners captèrent un objet qui se dirigea vers le dock principal, un appareil qui s’approchait pour atterrir. Le Primarque pensa qu’il s’agissait d’une mission diplomatique envoyée depuis Kiavahr, à bord d’une simple navette, ce qui n’était pas une menace en soi.

Lorsque l’appareil arriva dans l’ancienne prison, Corax envoya une compagnie accueillir les passagers. Une fois la navette posée, une porte s’ouvrit au flanc de la navette sous l’aile droite, directement face à Corvus Corax qui attendait. Une lumière s’en déversa, alors qu’une planche de descente commençait à s’étendre depuis l’appareil, puis une ombre apparut dans cette lumière, et attendit un moment dans le cadre de la porte avant d’en émerger. Un murmure se répandit parmi les hommes du Primarque, semblant être frappés de surprise et de fascination. Leurs armes grelottèrent dans leurs mains tremblantes, et certaines tombèrent quand plusieurs des soldats les lâchèrent tout bonnement. Sans y avoir été invités, les compagnies de la libération du Primarque s’abaissèrent, détournèrent leurs armes et inclinèrent la tête, certains se prosternant à plat ventre, en murmurant avec ferveur, les yeux baignés de larmes, et une expression de joie gravée sur leur visage devant la majesté de l’homme qui descendait de l’appareil. Surpris de cette attitude, Corvus dirigea son attention vers cet individu en train de descendre la rampe, et qui lui semblait n’avoir rien de remarquable, car de taille moyenne, des cheveux sombres, une peau modérément hâlée, une carrure n’étant ni large ni frêle, mais de proportions normales, légèrement plus étoffées que celles des hommes mal nourris qui se prosternaient devant Lui. Cet homme était habillé d’une robe de lin blanc, dénuée de tout ornement, à l’exception d’un collier d’or auquel pendait un médaillon façonné en forme d’aigle aux ailes étendues, un éclair entre ses serres. Les yeux de cet homme étaient aussi indistincts que le reste de Sa personne, ni bleus ni verts ni gris ni bruns, mais un mélange moucheté de toutes ces couleurs. Il y avait pourtant dans ces yeux quelque chose que Corvus sentait lui parler, le toucher à l’intérieur de son être. Il s’y lisait de la bonté et de la sagesse, et un très grand âge, tout aussi déconcertant, qui invitait à l’humilité. Et au même instant où Corvus voyait cela, il lui sembla assister à la venue d’un demi-dieu, nimbé de lumière d’or et vêtu d’atours blancs brûlant de leur propre lumière. Il voyait un visage sévère serti en guise d’yeux de deux orbes dorés, perçants par leur intensité, qui le sondaient jusqu’aux tréfonds de son être. Cette étranger dominait de toute Sa hauteur les hommes agenouillés, porté en avant par un tapis de flammes ondulantes. Corvus Corax ne parvint finalement plus à lutter contre cette séduction et il vit le nouvel arrivant comme ses hommes le voyaient, et fut empli du désir écrasant de jurer obéissance à cet inconnu. Corvus demanda à cet homme fabuleux qui Il était. L’Empereur de l’Humanité se présenta comme Son créateur.

Corax se vit interrogé par l’Empereur sur la nature de cette prison, lui apprenant que c’était Lycaeus, rebaptisé Délivrance, ce que l’Empereur approuva. Le Primarque emmena son créateur jusqu’à ses quartiers, une ancienne station de garde à mi-hauteur de la Tour Noire. Corvus alla chercher de quoi nourrir et désaltérer l’Empereur, tout en étant embarrassé du maigre accueil qu’il pouvait lui offrir. L’Empereur balaya ses inquiétude, en s’asseyant sur la banquette dure dont le commandant massif des rebelles se servait de siège. Il demanda à Corax si il le reconnaissait, le Primarque répondant l’avoir vu en rêve. Corax fut questionnée par son créateur sur les événements autour de Délivrance et de Kiavahr, le Primarque lui racontant alors toute sa jeunesse, l’histoire de ce système stellaire et ses années de résistance. L’Empereur l’écouta en silence, n’émettant en vérité aucun jugement d’aucune sorte, ni condamnation ni ratification des actes commis par le Primarque, hochant de temps en temps la tête en signe d’assimilation davantage que par approbation, tout en lui posant parfois des questions d’une pertinence exceptionnelle à propos de détails très infimes, souhaitant tout absorber de l’existence de Corvus Corax.

Une fois terminé, Corax demanda à l’Empereur comment il était arrivé sur Lycaeus, ce qui assombrit l’humeur de son créateur, qui prit une gorgée du verre d’eau que Corvus lui avait offert des heures plus tôt. L’Empereur lui parla alors du Warp et des créature qui l’habitait, responsables de l’avoir enlevé à Lui ainsi que ses frères. Lorsqu’il apprit qu’il avait des frères, Corax connue la joie à l’idée d’avoir des être comme lui dans cet univers. Puis il écouta attentivement l’Empereur lui parler de l’existence d’étranges puissances du Warp qui avaient projeté les Primarques au travers de la galaxie sur des courants surnaturels et qu’Il avait vu ce qui était arrivé à Corax, apprenant toute sa vie dès l’instant où Il avait posé les yeux sur lui, le murmure de qui il était, celui d’un être magnifique ayant mené une rébellion. Corax se vit prophétiser qu’il était destiné à être un commandant suprême, dont les facultés intellectuelles et physiques n’avaient pas d’égales parmi la masse du genre humain, qu’Il l’avait conçu pour être un fils et un lieutenant dans la Grande Croisade. Enfin, il apprit l’existence de fils génétiques qui l’attendait, des Space Marines portant son héritage génétique.

Corvus Corax se mit à genoux et jura fidélité à l’Empereur qui l’accepta en le proclamant maître de la Raven Guard, la XIXe Legiones Astartes.

Enfin, Corax se vit demander quelles étaient ses attentions pour Délivrance, le Primarque répondant qu’il voulait ramener la paix, à la fois sur la planète et sur sa lune, et soigner les blessures du passé avec l’aide du Maître de l’Humanité. L’Empereur souligna que la paix était le plus difficile à atteindre des objectifs, que la victoire, la cessation de la guerre, la démilitarisation de leurs adversaires, pouvaient être obtenu par la force des armes et la persévérance, mais que la paix était une créature bien différente. Corvus hocha lentement la tête puis la conversation se développa sur les blessures que lui et ceux qui le suivaient avez infligées à ce monde, et de la paix qu’il voudrait y amener avec Son aide.[16]

La Grande Croisade[modifier]

Au cours de la Grande Croisade, Corax et sa Légion obtinrent certaines des victoires les plus fulgurantes de cette période. Le Seigneur Corbeau employa à bon escient ce qu’il avait appris de sa jeunesse de résistance armée et d’infiltration. Des planètes réputées imprenables tombèrent suite aux interventions de la Raven Guard, les assassinats, les opérations secrètes à l’arrière des lignes ennemies et les sabotages devinrent la marque de fabrique de la Légion de Corax, et dans ces domaines, aucune autre ne la surpassait. Corax devint un maître dans l’art de déceler les faiblesses des structures militaires d’une planète et d’intervenir en force à ces endroits même, mettant constamment sous pression les troupes ennemies. Ces méthodes requerraient rarement la totalité des forces de la Légion, mais lorsque cela était nécessaire, le Primarque n’hésitait pas à envoyer tous ses guerriers au combat.

Corax et ses guerriers acquirent une terrifiante réputation au point qu’Horus utilisera les talent du Seigneur Corbeau dans les batailles, ce qui lui offrira certaines de ses victoires.[17]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : la Raven Guard

Le Châtiment de Carinae[modifier]

Le Seigneur d’Ultramar[18]

Corvus Corax aura de très bonnes relations avec le Primarque des Ultramarines, Roboute Guilliman, qu’il affrontera dans une interface stratégique simulant des batailles, le strategio-simulacra. Durant ces affrontements en interface stratégique, le Seigneur Corbeau n’ai cessé de contrarier le Seigneur d’Ultramar par ses méthodes de combat, arguant à son frère qu’il se focalisait trop sur les unités militaires, sans prendre en compte une possible participation des civils, Guilliman ayant des difficultés à faire une séparation stricte entre les combattants et les non-combattants. Corax opposa une résistance efficace à partir de maigres ressources que Guilliman ne considérait plus viables. Guilliman n’avait pas compris par lui-même que la notion de retraite ne voulait rien dire pour Corax avant leur troisième affrontement. Mais quand il le comprendra, Corax ne parviendra plus jamais à le battre, reconnaissant au Primarque des Ultramarines qu’il savait apprendre et que sa vision dépassait de loin la sienne. Il gagnera des batailles contre lui, mais jamais une guerre. Corax adorera Guilliman malgré son brin de suffisance qu’il ne parvenait pas à dissimuler complètement.

Sur Macragge, il discutera avec son frère - avec qui pourtant il était l’exact opposé, lui, l’enfant misérable d’une prison, alors que Guilliman était le fils adoptif d’un puissant dirigeant d’une riche planète, - des caractères de leurs frères, notamment des méthodes effrayantes de Konrad Curze où le "mauvais goût" artistique de Fulgrim, ainsi que des Légions et des Moritats, les terrifiantes unités de tueurs suicidaires de la Raven Guard qui se diffuseront dans toutes les Légions au fil du temps.

Durant la Grande Croisade, sur ordre de l’Empereur, Corax et sa Légion rejoignirent la Vingt-Septième Flotte Expéditionnaire vers un système du nom de Carinae. En effet, les ambassadeurs impériaux avaient rencontré une civilisation humaine avancée vivant dans de nombreuses stations orbitales de la taille de lunes. Carinae se trouvait sur un canal Warp menant au plus profond du riche amas d’Argyluss et les historiens avaient supposé que ce système avait dû être bâti pour servir de relais de colonisation dans un lointain passé. Comment les milliards de tonnes de matériel nécessaire à la construction de ces cités avaient été amenées sur place, cela demeurait un mystère, mais les connaissances des anciens étaient si vastes et performantes qu’elles permirent de donner vie à un amas de dix centaines de villes flottant dans le vide. Mais suite aux tentatives de rattachement avec l’Imperium, les Itérateurs impériaux eurent la langue et les mains coupés.

Arrivant avec trente mille Légionnaires à Carinae - une géante rouge boursouflée sans vie possible à sa surface - à bord du Saviour In Shadow, Corax assista discrètement aux ultimes négociations en cours entre la Congrégation de Carinae, le corps dirigeants regroupant les plus puissants chefs des villes orbitales de Carinae, constituant en ensemble baptisé les Mille Lunes, et le chef de la Vingt-Septième Flotte Expéditionnaire, l’Amiral So-Lung Fenc, via des projections hololithiques. La flotte de la Raven Guard restait invisible aux yeux des Carinaéens, restant aux limites du système grâce à l’emploi d’une protection par reflet, des boucliers réflecteurs qui inversaient le champ Void, et qui était une adaptation de la technologie par bouclier de l’Imperium, utilisée uniquement par la Raven Guard.

À ses cotés se tenait l’Itérateur Sentril, un homme ayant été mutilé par la Congrégation de Carinae mais qui connaissait bien les noms des différents chefs du système, renseignant Corax sur le caractère et les positions de ces seigneurs vis à vis de l’Imperium, bien que Corax finit par lui demander d’arrêter, constatant les difficulté de l’Itérateur à parler suite à la greffe récente de la langue qu’on lui avait coupé. Néanmoins, il repéra le plus plus puissant seigneur de Carinae, l’Archi-comptrôleur Agarth, de la cité orbitale Zenith-312, dont la position était virulemment anti impériale, se moquant des prétentions de l’Empereur qu’il qualifia de tyran et refusant de renoncer à l’indépendance de son peuple malgré les menaces de Fenc promettant une guerre sanglante et sans merci. La situation ne s’était pas arrangée suite à la destruction de 27-42, ou purge d’Hartin, un système voisin de Carinae, où des civils ayant fuit Hartin III après que l’Imperium ait massacrés par centaines de milliers les populations pour refus de se soumettre à la Conformité Impériale, actes qui souda la Congrégation de Carinae contre les envahisseurs.

Corax ordonna à sa flotte de s’approcher et de se mettre en formation en fer de lance, espérant infliger à ces vieillards bornés un électrochoc en constatant l’arrivée de la puissance d’une Legiones Astartes. Son visage apparut alors aux seigneurs de la Congrégation de Carinae, énorme, sur chacun des mondes artificiels des maîtres des Mille Lunes, et ses yeux se plongèrent dans les milliers d’yeux des seigneurs récalcitrants. Il se présenta à eux, demandant leur exigence au nom de l’Empereur alors que des centaines de navires de la Raven Guard apparurent dans les radars des Mille Lunes. Le Primarque souligna l’importance de l’union de l’Humanité afin d’éviter son extinction, et qu’il se devait de les soumettre de gré ou de force afin d’éviter un nouveau risque d’une Longue Nuit. Mais Agarth unifia les autres dans sa politique jusqu’au-boutiste, menant à la guerre ouverte. Corax annonça que cette attitude de défi sera notée dans les livres d’histoire, et que son visage sera le dernier que les maîtres des Mille Lunes verront.

Sa tentative d’intimidation ayant échoué, le Primarque convoqua par la suite l’Amiral So-Lung afin de mettre une stratégie en place. Dans une pièce dans laquelle l’Amiral avait préparé un somptueux banquet, - malgré les goûts simples du Seigneur Corbeau - Corax refusa que l’Amiral renonce à son commandement pour son profit, soulignant que tous ici étaient égaux, ce qui détendit l’ambiance. Entourés des Commandants Space Marines Branne Nev et Agapito Nev, de Nasturi Ephrenia, désormais une femme d’âge mûre et une grande tacticienne et conseillère, de Gherith Arendi, le commandant de son élite des Gardiens de l’Ombre et enfin du rare officier Raven Guard d’origine terrane qu’il estimait, Soukhounou, Corax exposa à Fenc la situation. Comme l’adversaire ne possédait aucun gouvernement central, mais que les Mille Lunes étaient physiquement éloignées les unes des autres, et adoptaient pour la plupart une attitude isolationniste, elles se feront écrasées. Néanmoins, elles étaient trop nombreuses et devant le risque d’un long en sanglant conflit, le Seigneur Corbeau, Corax voulait prendre certaines lunes clefs afin de perturber les possibilités de feux croisés que les flottes impériales redoutaient. Le Primarque était persuadé qu’une fois que quelques seigneurs auront capitulé, d’autres suivront. Il ordonna à l’Armée Impériale et à la flotte de rester en retrait, jusqu’à ce que les troupes soient placés en garnison sur chacune des lunes qui seront conquises par sa Raven Guard suite à des infiltrations.

Corvus Corax durant la Grande Croisade.
Corax sectionna cinq satellites artificiels pour une invasion coordonnée. Ils furent sélectionnés en fonction de plusieurs critères bien précis comme la procession de leurs orbites par rapport à celles des autres Mille Lunes, la puissance de feu qu’ils pourraient partager avec chacun de leurs voisins dans chacun des huit cadrans clefs, la force de leurs défenses - ceux disposant d’une défense moyenne furent choisis en premier, permettant de montrer la puissance de la Raven Guard sans pour autant exposer les équipes d’infiltration à des dangers trop importants, - la taille de leur population et enfin, l’intransigeance de leurs dirigeants. Corax accordait de l’importance à chacun de ces critères et utilisa une formule de sa conception afin de déterminer les résultats pour une douzaine de cibles potentielles. Prévoyant, il choisit les cinq planétoïdes Carinaéens qui provoqueraient le choc le plus important aux autres, tout en garantissant le meilleur gain stratégique à ses armées.

Discrètement employant des transporteurs quasi invisibles pour leurs adversaires, de nombreuses escouades d’infiltration de la Raven Guard pénétrèrent dans les stations choisies par Corax, éliminant les commandants militaires et s’emparant des cibles, avec un minimum de pertes.

Quand à Corax, il prit la ville station baptisée Retrograde-48 et fit exécuté les sept ministres qui avaient dirigé cette cité. Depuis la chambre parlementaire qu’il venait de prendre, le Primarque décida de délivrer un message en personne devant les comptrôleurs, les princes et les autres généraux de la Congrégation Carinaéenne. L’équipement hololithique qui avait été prélevé du vaisseau amiral de Fenc, le Song-he, avait été installé à la hâte dans la chambre. Tout se passa mal, car à l’inverse de la capitulation totale qu’il espérait suite à la prise très rapide de huit villes spatiales, Corax se retrouva face à une résistance encore plus acharnée, accentuée par la destruction de Polaire-3 sur ordre de l’Archi-comptrôleur Agarth qui fit feu sur cette cité spatiale avec les armes des autres stations des Mille Lunes, quand Wondril, le Duc de Polaire-3, avait tenté de négocier une trêve. Corax fut révulsé, d’autant qu’Agarth, manipulant ses pairs, s’engageait dans un conflit encore plus total contre l’Imperium. Corax décida de prendre Zenith-312, la ville d’Agarth, menant personnellement l’assaut et se jurant d’amener Agarth pour l’exhiber devant tous ses confrères. Il se disputa avec l’Amiral Fenc qui souligna que les villes se mouvaient lentement, chose incroyable pour cette civilisation qui avait établi des orbites inamovibles depuis des générations, et qu’une fois qu’elles auront reconfiguré leurs orbites autour de Carinae, leur tâche s’en trouvera grandement complexifiée, provoquant de terribles pertes dans les armées de l’Imperium. Néanmoins, l’Amiral était persuadé que la fin d’Agarth ne signifiera pas une capitulation de Carinae. L’Amiral préconisait une attaque totale immédiatement afin d’éviter de faire face à un front fortifié mais Corax ne voulut rien entendre.

La Raven Guard attaqua Zenith-312 en ordre de bataille total. Des lignes de croiseurs firent voile en avant, tout à fait ouvertement, prirent position et annihilèrent méthodiquement les essaims de satellites tueurs de Zenith-312. Les forces de défense de Zenith-312 étaient conséquentes, mais n’avaient aucune chance de survie face à la Legiones Astartes de Corax. Une heure après le début de son assaut, le Primarque contrôlait la moitié de la ville, les docks intérieurs furent capturés suite à un second débarquement surprise, ce qui permit à la Légion de prendre position sur toute la périphérie de la ville soutenu par leurs auxiliaires de la Cohorte Therion. Corax précéda son armée et s’était déjà enfoncé loin dans la ville, se cachant dans les ombres, passant à toute vitesse devant les appareils de surveillances et mettant hors de service ceux qu’il ne parvenait pas à contourner, usant de sa capacité à se rendre invisible aux yeux des mortels. Il était accompagné d’une douzaine d’hommes qui possédaient le même pouvoir extraordinaire que lui, les Maîtres des Ombres, où Mor Deythan dans la langue kiavahrienne. Il passa sous un pont, longeant de profondes étendues d’urine bouillonnante qui disparaissaient dans des bouches d’égout et rejoignit des rues où étaient alignées de simples maisons éclairées par des torches de méthane vert. Peu de temps après, il tomba sur un premier contremaître qui faisait des allers-retours sur un pont qui avait été construit dans le seul but de surveiller un bassin de décantation aux forts relents d’ammoniaque, le tout en maltraitant des esclaves apeurés. La simple présence du contremaître était une offense aux yeux du Primarque. Toujours invisible, Corax le souleva très haut au-dessus du sol, les doigts métalliques de ses gantelets entourant totalement son crâne, lui coupa les mains et lui arracha les intestins à l’aide de ses griffes puissantes avant de balancer ses viscères dans le bassin, qui se teinta de rouge. Enfin il balança le contremaître, encore vivant et en état de choc, dans les déchets, les esclaves s’enfuirent au courant, sauf une femme en état de choc à qui Corax promit qu’il libèrerait tous les esclaves de la galaxie.

Il arriva finalement devant une boursouflure dorée qui était le palais d’Agarth, dominant le centre de la ville. Les douzaines d’avenues qui divisaient les districts de la lune artificielle se rejoignaient tous au niveau d’une place située sous le ventre baroque du palace. Ainsi glorifié au-dessus de tous, le domaine privé de l’Archi-comptrôleur était la couronne de Zenith-312. Corax avança sur une passerelle de service suspendue bien au-dessus d’un parc boisé ainsi que d’une petite ville, une porte d’oasis cosmique à la dérive dans le vide. La ville était bondée de réfugiés de guerre, des dizaines de milliers de miséreux terrifiés. Corax maudit Agarth d’avoir rassemblé son peuple si près de lui, dressant ainsi un bouclier d’innocents autour de son palace.

C’est alors que les gens commencèrent à mourir.

La foule des exilés se mit à paniquer sans raison apparente à partir des conduits de ventilation atmosphériques qui étaient dissimulés dans le paysage. Les gens commencèrent à s’étrangler en hurlant, leur langue gonflant dans leur bouche et les yeux révulsés. Une petite minorité, chanceuse, succomba en l’espace de trois souffles alors que les autres s’effondraient, secoués de spasmes, se frappant le crâne d’agonie, déchirant leur propre chair, la bouche remplie d’écume. En quelques secondes, tout fut terminé. La foule s’était effondrée, morte… et se releva ! Corvus Corax comprit que l’Archi-comptrôleur Agarth avait assassiné son propre peuple avec un Anima-phage, une ancienne maladie, programmée pour réécrire le cerveau humain, annihilant ses fonctions les plus évoluées et transformant la personne atteinte en une bête féroce. La foule zombifié, réduite à l’état de bête violente écervelée se jeta sur Corax et ses Mor Deythan, tous soudainement devenus visibles aux yeux de ces malheureux. Les Mor Deythan se réfugièrent là où ils pouvaient en se frayant un chemin au travers de la foule quand il en avait la possibilité, tirant avec une précision mortelle lorsqu’il se retrouvait bloqué. Corax lui-même dut se défendre contre les affectés, tout en écoutant les rapports qui lui apprirent que toute la ville était affectée, soit deux cents milles Carinaéens qui se dressaient maintenant face à la Légion, auquel il fallait rajouter huit mille soldats de l’Armée Impériale qui étaient passés à l’ennemi. Il vit avec rage certains de ses guerriers se faire tuer sous la masse des corps et finit par intervenir personnellement pour en sauver certains, les agrippant au poignet tout en volant avec ses Réacteurs Dorsaux pour les placer tous en sécurité dans les hauteurs. Mais même là, la foule tentait de les atteindre, défonçant la vitre qui les séparait des Raven Guards survivants. Corax vola vers le dôme qui recouvrait la cité et le percuta, enfonçant ses griffes dans les parties les plus fragiles du verre et provoqua la formation d’un trou. Il alla récupérer ses derniers Mor Deythan qu’il fit passer par la brèche du dôme, les menant directement dans le vide où ils était protégés par l’étanchéité de leurs armures. Ils rejoignirent ensuite le puits à faible gravité de la ville en contrôlant leur approche grâce à leurs jets stabilisateurs.

Furieux et plein de haine Corax envoya une transmission sur tous les canaux, promettant à Agarth d’aller le trouver et de le faire souffrir pour les actes commis ce jour là.

Corax retourna par la suite vers le Saviour In Shadow et avait donné des ordres pour le sauvetage du plus de monde de Zenith-312, avant de repartir immédiatement à la tête de ses Terminators, dirigeant des missions de sauvetage pour sauver ses hommes du désastre. Les compagnies qui avaient été déployées en masse pour prendre l’anneau de docks, les hangars et les ponts d’artillerie revinrent toutes quasiment indemnes, formant des lignes de front dans les halls les plus larges et dans les avenues, coupant les accès principaux, pendant que les chars et les Dreadnoughts avaient ordre de tirer à vue sur tout ce qui bougeait. La puissance de ce feu combiné faucha des milliers d’infectés, pendant que les Lance-Flammes en faisaient brûler des centaines d’autres. Elles continrent les hordes et les découpèrent en pièces. Ces zones étaient sécurisées et toujours sous le contrôle de la Raven Guard, même si les Légionnaires eux-mêmes avaient été perturbés par la violence du massacre.

Puis les instruments du Saviour In Shadow repèrent le vaisseau d’Agarth qui avait profité de la confusion causée par l’épidémie pour s’enfuir. Le Primarque exigea à toute sa Légion de traquer d’Argath, tout en ordonnant à Fenc de prendre d’assaut l’ensemble des Mille Lunes. Néanmoins, Ephrenia lui fit remarquer que la Flotte Expéditionnaire luttait pour contenir les forces unies de la Congrégation et sans l’aide de la Raven Guard, la Congrégation aurait le temps de s’organiser pour organiser sa résistance, et la guerre s’étirerait sur des mois. Mais Corax ne voulut rien entendre, obsédé par son idée de justice et de châtiment contre les tyrans et ordonnant aux Moritats d’infiltrer et de saboter la station de refuge d’Argath.

Les Crimes de Konrad Curze[19]

Durant les combats contre les Mille Lunes, les Night Lords avec à leur tête leur Primarque Konrad Curze rejoindront les affrontements. Là, Curze a commis des exécutions sommaires contre des éléments de la VIIIe après avoir été témoin du comportement criminel de certains de ces Night Lords novices. Il les mutila et massacra sans pitié mais c’est durant un de ces évènements que Corax, accompagné de certains de ses hommes, retrouva sur un champ de bataille d’une des stations son frère macabre accompagné alors par son Premier Capitaine, Jago Sevatarion. Le Seigneur Corbeau exprima son dégoût sur les méthodes barbares de Curze et seule l’intervention de Sevatar empêcha une confrontation entre les deux Primarques. Corax partit, toujours révulsé par ce frère qui lui ressemblait pourtant tant.

Agarth fut repéré à la lisière de l’atmosphère de l’étoile du système, où la température se mesurait en millions de degrés. Les Moritats, les unités suicidaires de la Raven Guard - des guerriers tourmentés ne pensant qu’à tuer,- infiltrèrent la station et sabotèrent l’ensemble de la structure qui la fit dériver de son orbite en direction de l’étoile, condamnant l’Archi-comptrôleur à rôtir sous les effets de la chaleur insupportable.

Avec le totalité de sa Légion disposée autour du Saviour In Shadow, Corax regarda la station d’Agarth en train de tomber vers le soleil puis contacta l’Archi-comptrôleur pour lui apprendre son exécution pour ses actes vils et tyranniques. Agarth tenta désespérément de négocier sa vie, prêt à rejoindre soudainement l’Imperium, mais la décision du Seigneur Corbeau était irrévocable et sous les insultes et les malédictions d’Argath, il vit le tyran disparaître dans l’embrasement de sa station.

Satisfait, Corax mit le cap vers les Mille Lunes afin de soutenir l’Amiral Fenc dans sa conquête tout en envoyant les trois dernières minutes du discours d’Agarth sur toutes les fréquences du système afin que tous les petits nobliaux regrettent le jour où ils ont refusé l’offre de l’Empereur.

Puis les Mille Lunes furent prises, bien que les combats furent violents et les pertes lourdes. Les Strategos vétérans de l’Imperium estimeront que quatre-vingt-sept mille vies furent perdues et il sera dit, ouvertement et avec colère dans certains milieux, que le Primarque avait négligé son devoir. Mais les autorités terranes estimeront que les décisions de Corax au cours de cette période suffisamment regrettables pour qu’elles fussent passées sous silence. Aucun rapport ne sera publié, au-delà des données les plus doucereuses enregistrant l’intégration de la Congrégation dans l’Imperium et les régiments envoyés en garnison aux Mille Cités recevront très peu d’informations au sujet de leur prise.[20]

La Conformité d'Indra-sûl[modifier]

La Conformité d'Indra-sûl fut une action dirigée par Corax et qui marqua la Légion dans la fusion des éléments Space Marines issus de Terra et de Délivrance.

Arrivant dans l’extrême nord galactique, au-delà des limites du Segmentum Obscurus, la Raven Guard découvrit Indra-sûl une planète qui avait dû servir de port d’exploration aux flottes du [Moyen-Âge Technologique], mais qui était alors réduite à une flèche d’argent scintillante de plusieurs kilomètres d’épaisseur qui s’étendait du sol au vide au-dessus, se terminant par une série de vrilles d’amarrage en forme de branches qui recouvraient le ciel d’un hémisphère. Dans cette grande structure, la Raven Guard avait découvert les derniers survivants humains d’Indra-sûl. Malheureusement, ces survivants avaient été asservis par d’abominables Xenos, les Khraves, qui les conservaient et élevaient comme source de nourriture depuis des siècles.

Faisant le parallèle avec son propre asservissement sur Délivrance, Corax décida d’intervenir personnellement, rejetant les suggestions de certains des ses Capitaines d’origine terranne qui voulaient introduire un gaz neurophagique qui auraient tué les Xenos mais aussi les humains. Sans connaître le nombre de Khraves qui pouvaient se tapir dans la flèche d’argent d’Indra-sûl, Corax mena personnellement une force de moins de 2 000 Légionnaires, et s’infiltra dans l’antre ennemi. Dans chacun des grands compartiments, le Primarque et ses guerriers trouvèrent les survivants de la population humaine d’Indra-sûl, misérables et malformés, entassés par centaines dans les chambres comme du bétail, mais aussi les Khraves solitaires, qui après s’être gorgés de chair fraîche durant des siècles, étaient énormes et dangereux, forçant la Raven Guard à mener de terribles combats sous la direction du Seigneur Corbeau pour les éliminer. Après des heures de combat, Corvus Corax a découvert la première des voûtes d’hibernation contenant des centaines de Khraves, au milieu des restes de corps dévorés.

Alors que la horde des Khraves commençait à s’éveiller, la Raven Guards a battu en retraite tandis que Corax et une demi-compagnie de ceux qui avaient combattu à ses côtés sur Délivrance ont assurés la mission presque suicidaire d’arrière-garde tandis que les Raven Guards restants qui l’accompagnaient ont couru pour déployer leur réseau de balises téléportées. À l’entrée de l’antre ennemie, le Primarque et ses hommes se sont battus pour retenir les monstrueux Xenos qui s’éveillaient, luttant jusqu’au bout pour défendre la retraite du gros de ses hommes. Puis il fut sauvé par l’arrivée des Terminators de sa Légion, les Libérateurs, qui repoussèrent les Khraves. Utilisant la férocité des Raven Guards d’origine terranes et la détermination stoïque de ceux originaires de Délivrance, les Libérateurs ont déclenché un torrent de prométhéum brûlant sur les Khraves, purgeant leur nid avec les flammes. Des douzaines d’autres nids Xenos furent découverts et purgés tandis que le reste de la Légion s’amarrait à la flèche, la sécurisant section par section et éliminant les derniers Khraves restants à l’intérieur.

Victorieux, Corax laissa Indra-sûl sous le commandement du Mechanicum et prépara sa prochaine conquête. Mais avant de partir, il est dit que le Primarque passa de nombreuses heures à errer sur la flèche en se remémorant les tribulations de sa jeunesse et les sacrifices de ses nouveaux fils. Une fois parti, le Mechanicum transformera les survivants humains en Serviteurs ouvriers, ce que Corax n’apprendra jamais, ce qui est heureux pour les Technoprêtres, car la réaction du Seigneur Corbeau aurait été terrible.[21]

La Bataille de la Porte Quarante-Deux[modifier]

La Bataille de la Porte Quarante-Deux fut l’un des plus grands revers de la Raven Guard et allait préfigurer les terribles événements de Isstvan V quelques années plus tard seulement.

Après l’ascension d’Horus au titre de Maître de Guerre après le Triomphe d’Ullanor, Corax et sa Légion furent rappelés des opérations qu’ils menaient le long de la bordure centrale des Astres Fantômes afin de se placer sous le commandement d’Horus avant de faire route vers l’Amas Akum-Sothos. Cette région de l’espace, mise en Conformité Impériale par les Luna Wolves au cours des premières années de la Grande Croisade, avait sombré mais dans une forme de psychose de masse et rejeté l’unité avec Terra lorsque la population fut victime de parasites Xenos qui avaient mûri dans les orbites de leurs hôtes, formant peu à peu une conscience gestaltique centrée sur une cabale d’hôtes primaires surnommés les "Rois Aveugles". Aux côtés des Luna Wolves, des Space Wolves et des Iron Warriors, le Seigneur Corbeau convergea vers l’antre fortement fortifiée des Rois Aveugles avant qu’un assaut final écrasant ne soit lancé après la mise au pas des mondes extérieurs de l’Amas Akum-Sothos en quelques semaines.

Durant un conseil qui a réuni Corax, Horus, Leman Russ et Perturabo, le Maître de Guerre ordonna à la Raven Guard de lancer un assaut frontal directement sur les armes des défenseurs de la Porte Quarante-Deux. Corax s’y opposa, n’y voyant qu’un gaspillage de ressources et une dilapidation inutile de la vie de ses guerriers, proposant à la place une stratégie qui lui était propre, comme attirer les forces ennemies par une série de feintes, permettant aux trois autres Légions de submerger les défenseurs qui restaient aux murs avec une relative facilité.

Mais Corax fut accusé par Perturabo chercher à éviter la bataille, provoquant une dispute qui faillit en arriver aux mains. Seule l’intervention de Leman Russ permit d’éviter que ne coule le sang, le Roi-Loup conseillant à Corax de tenir compte des ordres d’Horus et d’étouffer son amertume, mais pas à l’éteindre, afin de s’en servir pour puiser la force de mener la bataille à bien. Corax rassembla finalement la Raven Guard devant la Porte Quarante-Deux, assignant à l’avant-garde un grand nombre de ses compagnies dominées par les Terrans, en particulier celles dont les Capitaines semblaient les plus disposés à appliquer le plan du Maître de Guerre.

L’assaut qui suivit fut connue comme l’heure la plus sombre de la XIXe Légion durant la Grande Croisade, car les compagnies d’assaut furent décimées et l’attaque vacilla face à un feu écrasant. Corax mena désespérément la charge, parvenant après de terribles pertes à ouvrir une brèche et à prendre la Porte Quarante-Deux. Puis Horus exécuta les Rois Aveugles, mettant fin à l’emprise des Xenos sur la population.

Corax avait perdu des milliers de Légionnaires, dont la plupart étaient nés Terrans et les effectifs de sa Légion furent fortement réduits, ne laissant que 80 000 Légionnaires sous son commandement du Primarque, ce qui en fit la plus petite des Legiones Astartes vers la fin de la Grande Croisade. Furieux, Corax s’est retiré du commandement d’Horus avec sa Légion, jurant amèrement de ne plus jamais le servir.

Paradoxalement, le mort de ses milliers de Raven Guards d’origine terranes consolidera le pouvoir de Corax sur sa Légion et privera Horus d’y exercer une influence significative, car les guerriers qui, avant la venue du Seigneur Corbeau, avaient servi si longtemps sous son commandement, étaient morts. Beaucoup de ces Terrans avaient été introduits dans les Loges Guerrières, et avec leur disparition, la XIXe Légion fut préservée des tentations à la rébellion lorsque l’heure de la guerre civile sonnera.[22]

La Conformité de Isstvan III[modifier]

À la tête de sa Légion Corax avait mit en Conformité Impériale un monde qui allait marquer à jamais l’historie galactique : Isstvan III.

Situé dans la partie nord de l’Ultima Segmentum, loin du cœur du pouvoir de l’Imperium, le système de Isstvan possédait deux mondes ouverts à la vie, avec une colonie humaine présente depuis la Longue Nuit et épargnée par les horreurs de l’Ère des Luttes grâce à son isolement. Société développée, industrialisée et populeuse, Corax se vit ordonner par l’Imperium d’annexer ce système.

Il se retrouva face à une culture autochtone ancienne se caractérisant par un important mysticisme local et par la pratique religieuse, expliquant notamment le rejet des Isstvaniens d’intégrer l’Imperium sécularisé. Ordre lui fut donné par le Conseil de Guerre de ne pas avoir recours à une force écrasante afin d’éviter des dommages collatéraux excessifs qui gâcheraient cette précieuse conquête pour la Grande Croisade. La Légion de Corax, spécialisée dans les frappes chirurgicales et précises, était l’outil parfait.

Les Croiseurs d’Attaque de Corax attaquèrent sans prévenir en pleine nuit, détruisant méthodiquement l’infrastructure militaire limitée de Isstvan III et en envahissant ses sièges de gouvernement. Le lendemain, dans la capitale de Isstvan III, la Cité-Ruche de Khry Vanak - où La Cité Chorale -, le sénat planétaire qui avait régné sur Isstvan III n’était plus qu’une ruine suite au bombardement de la Raven Guard, et ceux qui avaient rejeté la Vérité Impériale étaient morts ou prisonniers. Choqué et apeurés devant la puissance de la Légion du Seigneur Corbeau, les Isstvaniens capitulèrent.

Corax reçut la capitulation des Isstvaniens dans la vallée de Redarth, entouré de huit cents bannières qui battaient et claquaient dans le vent fort, arborant les insignes des compagnies de sa Légion, et accompagné de la Cohorte Therion et des immenses Titans des Legio Victorum et Adamantus. Les cinq cents hommes de la délégation des Isstvaniens s’agenouillèrent devant Corax qui leur fit signe de se lever, les déclarant hommes de l’Imperium, et les félicitant d’intégrer le domaine de l’Empereur et que leur monde se soit arraché des ténèbres de la superstition et de la division pour rejoindre la lumière de la limpidité et de l’unité.

Lorsque les agents pour la mise en Conformité et d’intégration impériale arrivèrent, Corax put partir avec sa Légion, victorieux. Il reviendra dans le système de Isstvan dans quinze ans, et y connaîtra un désastre…[23]

L'Hérésie d'Horus[modifier]

La Grande Croisa se stoppa brutalement lorsque Horus, Maitre de Guerre de l’Imperium, premier des Primarques et fils favori de l’Empereur, fut corrompu par les Dieux du Chaos sur la lune de Davin, préparant une rébellion qui allait mettre fin aux rêves de l’Empereur et plonger la galaxie dans les ténèbres pour des millénaires.

Pour Corvus Corax, se sera aussi la fin de son rêve radieux pour l’Humanité, mais aussi de justice et de progrès, et marquera son âme à jamais par la destruction de sa Légion, sur la planète de Isstvan V.[24]

Le Massacre du Site d'Atterrissage[modifier]

Corax reçu un ordre de Rogal Dorn, qui ordonna à tous les Primarques de rallier le monde de Isstvan V, afin d’éliminer Horus, Fulgrim, Mortarion, Angron et leurs Légions respectives qui s’y étaient établis. L’impossible avait eu lieu : le Maître de Guerre s’était rebellé contre l’Empereur et avait assassiné les Space Marines Loyalistes des quatre Légions des Sons of Horus, des Emperor’s Children, de la Death Guard et des World Eaters sur Isstvan III, par un bombardement orbital qui tua les milliards d’habitants de cette planète.

Cet acte odieux commis par Horus démarra la plus terrible guerre civile de l’histoire. En plus de la Raven Guard, les Iron Hands, les Salamanders, l’Alpha Legion, les Iron Warriors, les Word Bearers et les Night Lords furent mobilisés.

Le commandement de l’offensive échue au Primarque des Iron Hands, Ferrus Manus, qui ordonna de faire cap immédiatement vers Isstvan V, aveuglé par son désir de vengeance contre ses frères félons et notamment contre Fulgrim, qui était le plus proche de sa fratrie. Arrivé dans l’orbite de Isstvan V, Corax retrouva ses frères Vulkan et Ferrus Manus sur le pont du navire de la Gorgone, le Ferrum, pour débattre de la meilleure façon pour détruire les forces renégates présentes sur Isstvan V. Corax attendit avec ses deux frères des nouvelles d’éléments des Iron Hands envoyés faire une reconnaissance discrète pour identifier les positions ennemies. Les Primarques avaient cartographié les zones d’atterrissage ainsi que les schémas d’attaques optimaux, néanmoins, sans les autres Légions chargées de mater la rébellion d’Horus, rien ne pouvait encore être accompli. La Légion de Corax, comme celle de Vulkan, était prête à commencer son attaque sur Isstvan V mais aucune nouvelle des Word Bearers, des Night Lords, des Iron Warriors et de l’Alpha Legion n’arrivait. Enfin, l’Astropathe de Ferrus Manus, Cistor, arriva sur la passerelle de commandement, et la Gorgone le rejoignit, le saisissant de ses mains avant de le supplier d'avoir des nouvelles des quatre Légions. Corax lui demanda de reposer le pauvre Astropathe qui faillit finir écraser entre les mains nerveuses de Ferrus Manus. Cistor appris que les quatre Légions n’étaient plus qu’à quelques heures, ce qui rendit joyeux Ferrus Manus qui ordonna l’offensive planétaire totale, sachant que les renforts arriveraient pour une seconde vague. La cible était la Dépression d’Urgall, au bout duquel se trouvait la forteresse d’Horus. Corax se vit ordonner de prendre la flanc droit, tandis que Vulkan se chargeait du flanc gauche et Ferrus Manus l’avant-garde. Les autres Légions devront les rejoindre dès leur sortie du Warp, sécuriser le site d’atterrissage et venir les soutenir. Corax, malgré sa nature stoïque, chérissait la perspective d’aller détruire l’ennemi qui les attendait en bas.

Il débarqua sur Isstvan V avec la Raven Guard au grand complet, suite à un largage massif de Modules d’Atterrissage au-dessus de la Dépression d’Urgall. Les forces combinées des trois Légions Loyalistes fendirent les airs pour exercer leur vengeance sur leurs frères de jadis. Les combats furent terribles, les Primarques renégats Angron, Mortarion et Fulgrim menant les Astartes des quatre Légions Renégates contre les Loyalistes. Corax se battait comme un oiseau de proie, traversant l’air, porté par les grandes ailes de ses Réacteurs Dorsaux, et tuant à chacun de ses puissants coups de serres. Mais soudainement, les Traîtres de replièrent vers la forteresse du Maître de Guerre, ce qui fit croire à Ferrus Manus que la victoire lui ouvrait les bras, ordonnant de continuer d’avancer malgré les pertes épouvantables. Mais le Seigneur Corbeau contacta pas vox la Gorgone, le suppliant d’arrêter d’avancer, la victoire étant à ses yeux déjà acquise mais que sa Légion était à présent trop affaiblie pour continuer. Mais Ferrus Manus refusa d’écouter et continua d’avancer tandis que Corax, en compagnie de Vulkan, se replia vers le site d’atterrissage

Là, les quatre Légions de la seconde vague arrivèrent enfin, se positionnant à l’arrières de la Raven Guard, des Salamanders et des Iron Hands. La Légion de Corax avait la Légion des Word Bearers sur son arrière, et appelait les fils de Lorgar à venir l’aider.

Mais la trahison suprême frappa.

Les Word Bearers, les Iron Warrior, l’Alpha Legion et les Night Lords levèrent leurs armes contres les trois Légions et commencèrent à les massacrer, révélant leur allégeance envers Horus, tandis que les quatre Légions Renégates du début de la bataille mirent fin à leur retraite feinte, revenant se battre contre les Loyalistes soudainement encerclés. La Raven Guard fut pulvérisée en faisant face aux Word Bearers possédés par des Démons - baptisés le Gal Vorbak - qui trucidèrent les fils de Corax encore sous le choc.

Comprenant rapidement le piège impitoyable qui l’encerclait sur le site d’atterrissage, Corax ordonna une extraction générale de sa Légion. Les stratégies guerrières de la Raven Guard, axées sur les manœuvres rapides et les retraites feintes, firent une différence significative et les protocoles pratiqués de longue date par la XIXe Légion ont permis de mettre en place un plan de retrait rapide et efficace malgré les ravages subies. Les coordonnées de rendez-vous de combat et de dispersion d’urgence ont été codées par Corax à travers le réseau de commandement de la Légion, à l’aide de phrases et d’expressions idiomatiques remontant à l’insurrection de Lycaeus. Corvus Corax soupçonna à juste titre que le réseau de commandement et de contrôle de sa Légion était compressée et ce seul fait sauverait à lui seul de nombreuses vies parmi ses Légionnaires.

Le Primarque de la Raven Guard, ulcéré par cette trahison, fonça vers les guerriers de Lorgar, les plumes aiguisées et vibrantes des ailes fixées à son paquetage tranchant les Space Marines renégats qui s’effondrèrent par poignées, tronçonnés en paquets de chair et d’armure. Les griffes de Corax s’y joignirent, déchirant les Word Bearers assez malchanceux pour s’être trouvés à proximité de son point de chute. Une fois qu’il fut en mouvement, Corax ne ralentit plus. Il devint un flou d’armure charbonneuse et de lames, lacérant, labourant, cisaillant, démembrant sans effort, mutilant du moindre de ses gestes, massacrant avec une finesse paraissant en contradiction avec sa férocité. Les décharges de Canon Laser se mirent à pleuvoir vers le Primarque alors que les Iron Warriors orientaient leurs tourelles sur la plus grave menace à leur portée. Les Word Bearers pris sous le filet de tirs tombèrent sectionnés en deux, aussi sûrement que ceux morts des griffes de Corax ; pour autant, les rayons ne faisaient qu’érafler l’armure du Primarque sans jamais parvenir à le toucher de plein fouet, y laissant des balafres calcinées sans qu’aucune ne la pénétrât. Le Gal Vorbak fut appelé à l’aide par les Word Berarers sous le choc de l’assaut de Corax. Le premier à atteindre Corax fut massacré par le Primarque qui se tourna même pas pour lui faire face, calciné par ses Réacteurs Dorsaux avant que le passage des ailes lui scinde le torse en deux, alors que Corax s’orientait vers d’autres ennemis. Les Word Bearers en armures rouges bondirent à l’assaut et frappèrent le Primarque, mais lui firent aussi peu de mal que précédemment leurs frères en gris. Corax s’était en réalité positionné là où les combats étaient les plus intenses afin que les Traîtres concentrent les tirs sur lui afin d’offrir à ses fils génétiques une voie de sortie jusqu’aux appareils de la Légion.

Corvus Corax se retrouvant empêcher de tuer Lorgar par Konrad Curze durant le Massacre du Site d’Atterrissage de Isstvan V.
En parallèle, le Primarque Lorgar Aurelian vit au loin le massacre de ses Astartes et Corax qui nageait au milieu du Gal Vorbak, déchiquetant les guerriers écarlates. L’Urizen décida d’intervenir personnellement, se traçant une voie sanglante au milieu de la Raven Guard agonisante. Corax se retrouva face à Lorgar, un frère avec qui il avait à peine parlé en deux siècles d’existence, et qui hurlait son nom en étant ailé et auréolé de traînées évanescentes de feu psychique. Corax y répondit par son propre piaillement, le cri du trahi répondant à l’appel du traître. Il se jeta sur Lorgar, le corbeau et l’hérétique dans un choc de griffes et de Crozius. Corvus Corax était un guerrier, un seigneur de guerre, à l’inverse de son frère, et dès le premier instant où leurs armes se rencontrèrent, le Seigneur Corbeau se battit pour tuer tandis que Lorgar luttait pour rester en vie. Le combat se livrait trop vite pour que des yeux mortels pussent le suivre, les deux Primarques poussant les capacités de l’autre au-delà de tout ce qu’ils avaient connu. Corax échappait au Crozius sans avoir dû parer une seule fois et se jetait de côté, reculait hors d’atteinte, ou enclenchait ses Réacteurs Dorsaux avec juste assez de force pour le soulever au-dessus des coups appuyés de l’Urizen. Lorgar avait beaucoup de difficultés à parer avec son Crozius les griffes de Corax qui en profita pour proférer des paroles vengeresses et cracher sa haine des Traîtres. Lorgar parvint finalement à porter un véritable coup qui renvoya Corax en arrière, son plastron percuté par la masse de fer noir de l’Urizen dont le champ énergétique frappa avec assez de force pour éclater dans une onde de choc qui jeta à terre tous les Astartes à proximité des deux Primarques. Corax refusa d’écouter Lorgar lui affirmer avoir vu que l’Empereur deviendrait un cadavre exsangue assis sur un Trône d'Or, hurlant dans le vide à jamais. Ses griffes atteignirent le visage de l’Urizen, et il le lacéra, noircissant sa peau dorée et tranchant dans les muscles de ses joues. La lumière psychique qui les enveloppait tous deux s’intensifia en réponse à la douleur de Lorgar, ce qui força Corax à reculer et offrit à Lorgar une occasion. Mais le Seigneur Corbeau s’éleva dans les airs et une de ses griffes parvint enfin à s’enfoncer dans le ventre du Primarque des Word Bearers. Il éleva vers le haut l’Urizen tout en lui cisaillant à travers le corps. Lorgar perdit son arme et porta ses deux mains à la gorge de Corax, alors même qu’il scindait le Primarque félon en deux. Corax eut le front écrasé par Lorgar et le nez brisé mais le Seigneur Corbeau ne céda pas une seule seconde, alors même qu’un deuxième, un troisième et un quatrième coup de tête broyaient ses traits délicats. Finalement, Corax libéra ses griffes du corps de Lorgar qui avait subi de terribles dommages. Corax se posa face à l’Urizen, qui était à genoux et brisé, attendant le coup qui allait le tuer. Corvux Corax leva se griffes pour pourfendre Lorgar mais ce dernier fut sauvé in extremis par Konrad Curze qui bloqua de sa propre griffe le coup de Corax. Curze sourit à Corax, tandis que le second gantelet du Night Haunter se referma sur son poignet afin de l’empêcher de s’envoler. Mais Corax parvint à se libérer de l’étreinte du Primarque des Night Lords et s’échappa.

Corax retourna aux combat, mais avait perdu une de ses Griffes Éclairs lors de son face à face avec Curze. Il déchaîna l’autre griffe, frappant à chaque coup un Légionnaire ennemi, le réduisant en lambeaux avant de jeter des viscères fumantes sur les sables noirs de la planète, et quand il s’envola dans le ciel avec ses Réacteurs Dorsaux, il redescendait immédiatement pour faucher des dizaines de Traîtres et sauver des poches de Loyalistes isolés et encerclés, tombant comme un éclair sur leurs attaquants et leur permettant de quitter le lieu du massacre. Corax se battait pour offrir le temps à ses fils de se sortir de cet enfer, un certain nombre de Raven Guards parvenant à se désengager du piège des renégats et utilisant le chaos général pour identifier les routes d’extraction et les points de rassemblement dans les désolations au-delà de la Dépression d’Urgall. Moins d’une heure après le grand la début du massacre, les Raven Guards survivants s’étaient échappés, Vulkan avait disparu et Ferrus Manus périssait face à Fulgrim qui le décapita de son épée démoniaque. Corax se retrouva seul, entouré de plusieurs milliers de Traîtres au centre du champ de bataille du site d’atterrissage, menacé d’être submergé par le poids du nombre.

Avec des hordes de Traîtres qui se rapprochaient de Corax, un Thunderhawk de la Raven Guard surgit du ciel, dirigé par le Capitaine Alvarex Maun. Le Thunderhawk parvint à sécuriser une zone d’atterrissage près du Primarque qui monta à bord. Il resta à la rampe d’assaut ouverte, regardant et maudissant les innombrables hordes renégates. Mais un feu nourri se concentra contre le Thunderhawk qui eut la coque déchiquetée, une aile arrachée et le cockpit pulvérise. Alvarex manœuvra pour que le crash catastrophique se transforme en un atterrissage contrôlé. Corax avait survécu et avec Alvarex, il rejoignit les restes de sa Légion qui se cachait des Traîtres.[25]

La Guerre de Quatre-Vingt-Dix-Huit Jours de la Raven Guard[modifier]

Corvus Corax et ses fils survivants se réfugièrent dans les ombres, traqués comme des bêtes par les Traîtres alors que l’Hérésie d’Horus se propageait dans l’ensemble de l’Imperium. La Raven Guard s’enfonça de plus en plus profondément dans la terre brisée au-delà des Collines d’Urgall, une vaste région de fissures appelée les Failles d’Illium. Au crépuscule de ce deuxième jour, peu de choses étaient connues sur le sort des Iron Hands et des Salamanders mais Corax arpenta les limites extérieures des failles, son regard sombre, ses humeurs oscillant violemment entre la froideur et la mélancolie. À plusieurs reprises, il conduisit des guerriers qu’il avait sélectionné dans les collines à la recherche d’autres survivants de la Raven Guard ou de tout autre membre des forces Loyalistes qui aurait survécu, le tout sous un ciel révélant la chute de débris des vaisseaux Loyalistes détruits en orbite de Isstvan V. Il revint plusieurs fois avec des Légionnaires de la Raven Guard qu’il avait croisé dans les collines, reconstituant peu à peu des force en une guérilla dont le but serait ni plus ni moins que la survie.

Bien vite, les Traîtres envoyèrent des transporteurs à la surface afin de récupérer leurs troupes et les ramener en orbite afin de se propager dans tout l’Imperium pour mener les conquêtes d’Horus. Les espions que Corax envoya lui apprirent que chaque Légion Renégate partait, mais que chacune semblait laisser derrière elle un noyau de guerriers dont ils ne pouvaient déterminer la raison. La seule Légion qui restait avec la pleine force de ses effectifs était les World Eaters avec à leur tête le Primarque Angron. Les World Eaters parcouraient les collines et les désolations afin d’achever les derniers survivants.

Le Seigneur Corbeau et la Raven Guard utilisèrent les doctrines de combat et les tactiques de campagne de guérilla pour survivre. Corax lança une série d’attaques de diversion astucieusement conçues afin d’attirer les Traîtres loin des gorges des Failles d’Illium dans lesquelles la Raven Guard s’était réfugiée, les appâtant dans les montagnes et les déserts au nord et au sud de la Dépression d’Urgall. Au cours de ces actions, des escouades de la Raven Guard s’éloignèrent, revenant parfois avec plus de survivants, tandis que les Traîtres les pourchassaient comme des animaux lors d’une partie de chasse.

Vers le vingtième jour après le Massacre du Site d’Atterrissage, la lutte de Corax et de ses fils pour la survie entra dans une nouvelle phase douloureuse car les Traîtres avaient compris qu’une force importante de la Raven Guard avait survécu et ils tentèrent à plusieurs reprises de les forcer à combattre. Corax ne pouvait cependant pas se laisser entraîner dans une confrontation ouverte car ses forces n’avaient aucune chance de gagner. Au lieu de cela, il exécuta une série d’attaque conçue pour détourner et perturber les opérations de l’ennemi et contester sa domination sur les désolations entourant la Dépression d’Urgall.

Corax repéra trois colonnes blindées des Iron Warriors, bien pourvu en véhicules lourds et en matériel de guerre, qui ratissait les désolations. Ce fut l’opportunité qu’il attendait. Le Seigneur Corbeau rassembla les informations dont il avait besoin et mena une force mener une embuscade au nord de la Dépression d’Urgall. Sa cible était la plus petite des trois colonnes blindées des Iron Warriors, contre laquelle il avait l’intention de tester la capacité et la volonté de combattre des Traîtres. L’attaque fut lancée dans les heures qui précédèrent le lever du soleil, alors que les Traîtres se préparaient à sortir de leur retranchement, et la surprise fut totale, car dans leur arrogance, les Traîtres n’avaient pas prévu d’affronter des Loyalistes organisés car avant même que l’ennemi ne puisse réagir, la première vague d’Escouade d’Assaut de la Raven Guard, dirigée par le Primarque en personne, atteignit les positions des Iron Warriors et massacra les Traîtres avec un abandon froid et précis. La bataille ne dura pas plus d’une heure avant que Corax n’ordonne à ses guerriers de se retirer, car les renforts des Traîtres étaient arrivés et l’objectif premier du Seigneur Corbeau avait été atteint. Il laissa derrière lui les cadavres de plusieurs centaines de Traîtres et les carcasses de dizaines de véhicules, remontant le moral de sa Légion. Il entendra néanmoins un son qui le fera se retourner, apercevant des créations blasphématoires du Mechanicum Noir - les Technoprêtres qui avaient rejoints Horus dans sa folie, - des marcheurs connus sous le nom de "chasseurs-amblyopes", une classe d’automates mécaniques dotés d’une terrible intelligence et d’un arsenal redoutable, destiné à traquer tous les survivants laissés à la surface de Isstvan V.

Corax n’a eut que quelques jours pour consolider ses troupes après sa victoire avant qu’une autre colonne blindée des Iron Warriors ne soit signalée, arrivant depuis l’est des désolations, se faufilant dans les ravins tortueux des Failles d’Illium. Corax ordonna une attaque immédiate et écrasante et conduisit sa force dans les ravins, ne cachant pas sa soif de sang. La bataille qui s’en suivi s’est déroulée dans l’obscurité des ravins et se transforma en un corps à corps sanglant. Le Seigneur Corbeau se trouvait au cœur du combat, jusqu’à ce que les Traîtres soient réduits à une centaine de survivants concentrés dans un cratère profond, encerclés par la Raven Guard. Mais une douzaine de Dreadnoughts Iron Warriors de différents modèles s’y trouvaient aussi. Corax s’avança vers un ancien Dreadnought de classe Contemptor, le Primarque prononçant son nom, preuve que les deux avaient dû se battre ensemble pendant la Grande Croisade. Puis le Primarque et le marcheur s’affrontèrent à mort, Corax bondissant haut dans les airs et atterrissant sur le dos du Dreadnought dans un flou sombre et vacillant, évitant les tentatives de la machine de s’emparer de sa personne avec ses Griffes Éclairs. Corax se servit d’une main pour se maintenir sur un pot d’échappement, tout en plongeant l’autre dans l’armure en céramite du Dreadnought. Puis il arracha la boîte crânienne blindée et la colonne vertébrale de l’ancien Iron Warrior qui avait été enterré dans le sarcophage. La machine de guerre s’effondra et Corax sauta, son atterrissage au sol étant le signal pour l’attaque. Les Raven Guards attaquèrent les Iron Warriors tandis que Corax se jetait sur plusieurs autres Dreadnoughts, ses Escouades d’Assaut affrontèrent les Légionnaires ennemis. Les Iron Warriors furent massacrés jusqu’au dernier et Corax acheva les derniers Dreadnougts malgré des pertes dans ses rangs.

Alors que les Traîtres s’approchaient de plus en plus des cachette de la Raven Guard dans les failles du canyon, la dernière colonnes blindée des Iron Warriors subit le même sort que les deux précédentes avant qu’elle ne découvre les caches de la XIXe Légion. Le Seigneur Corbeau rassembla tous les guerriers disponibles et mena sa troupe contre les douzaines de véhicules de nombreuses classes des fils de Perturabo. Au plus fort de l’attaque, Corax plongea seul dans le chaudron de la guerre, alors que ses guerriers sombraient dans la barbarie et la soif de sang débridée, sa forme noire se transformant en fantôme de la pénombre alors que sa seule Griffe Éclair se déchaînait comme des grands coups de fouet assoiffés. Il massacra les Iron Warriors et la troisième colonne fut complètement détruite.

Corax retourna avec ses guerriers dans leurs cachettes. Là, les cors des chasseurs-amblyopes résonnèrent à travers les désolations, et des nuages noirs s’accumulèrent dans le ciel avant qu’une pluie noire ne tombe, forçant les Traîtres à mettre entre parenthèses leur traque. Laissant ses Raven Guards se réorganiser, Corax en profita pour partir seul, utilisant son don unique pour partir en reconnaissance. On ignore ce Corax fit mais des témoignages ultérieurs affirmeront qu’il a pénétré profondément dans le territoire tenu par les Traîtres, marchant sur la Dépression d’Urgall, là où sa Légion avait été massacré. Quand il est revenu, Corax convoqua un conseil avec ses commandants supérieurs les plus dignes de confiance et ordonna que la Raven Guard devait survivre coûte que coûte car se sera le seul moyen pour que l’ennemi ne puise trouver la paix et pour que la justice soit faites.

Corvus Corax menant ses derniers guerriers sur Isstvan V, traqués par les Traîtres durant la Guerre de Quatre-Vingt-Dix-Huit Jours de la Raven Guard.
Vers le quarantième jour après le Massacre du Site d’Atterrissage, une grande force de Word Bearers, sous le commandement du chef de guerre Elexis, pénétra dans les ravins au nord du sanctuaire de la Raven Guard. Elexis avait compris que les fils de Corax restait une force importante et il était déterminé à les éliminer en menant une infiltration… que la Raven Guard repéra, laissant les Word Bearers avancer vers un piège. Puis les Word Bearers furent encerclés et massacrés, mais un seul fut laissé vivant, jeté dans un cratère alors que la pluie tombait depuis un ciel orageux. Là, Corax apparu, s’élevant de toute sa taille et dévoilant la splendeur vraie et terrible de sa colère. Le fils de Lorgar fut écrasé d’un poids surnaturel, se prosternant sur le rocher glissant sous la pluie devant la majesté même du Seigneur Corbeau. Le Primarque interrogea le Traître, bien que les méthodes, les dires et la méthode d’exécution en fut jamais révélé…

Peu de temps après, Corax envoya un flot d’ordres, confirmant qu’Angron était le seul Primarque renégat qui était resté sur Isstvan V et que ses World Eaters représentaient la seule Légion encore déployée massivement, les autres n’ayant laissé derrière elles que des contingents limités pour traquer les derniers Loyalistes restants. Angron savait que Corax vivait encore, et il avait l’intention de parcourir l’ensemble des Failles d’Illium afin de le combattre, préparant un assaut massif avec les Word Bearers.

Corax et ses guerriers firent immédiatement les préparatifs nécessaires pour changer de nouveau de base, Corax réprima les quelques contestations de ceux voulant se battre là où ils étaient, quitte à mourir. Le Primarque fit comprendre que c’était lui et lui seul qui déciderait du moment et du lieu où périr.

Alors que la Raven Guard partait, une cohorte de chasseurs-amblyopes s’approcha de l’entrée principale de leur ancienne cachette, suivit par une grande masse de World Eaters. Corax se joignit à l’arrière-garde et regarda silencieusement la terre avalée dans une masse d’explosions, les fils sauvages d’Angron enflammant la région dans leur colère d’avoir découvert que leur proie leur avait échappé une fois encore. Mais les combats durant cet exode furent perpétuels et Corax et sa Légion n’avait plus d’autre refuge que les ravins enchevêtrés des Failles d’Illium, comprenant qu’il y avait peu de chance de trouver un autre refuge, car les World Eaters et les chasseurs-amblyopes du Mechanicum étaient infatigables dans leurs traques. Le Seigneur Corbeau se retrouva bien vite dans les Plaines Salées de Gular, une terre inexplorée même pour la physiologie surhumaine des Space Marines. Pendant que ces batailles faisaient rage, le Mechanicum Noir fit incinérer les régions qu’il avait défrichées de matériel récupérable et une explosion après l’autre consuma l’horizon et fit bouillir les nuages au fur et à mesure que le ciel lui-même brûlait. La Raven Guard ne pouvait que se battre alors que les destructions s’étendaient de la Dépression d’Urgall vers l’extérieur, se brisant comme une vague sur les Collines d’Urgall et se propageant kilomètre après kilomètre à travers les désolations et au-delà des Failles d’Illium. Des nouveaux jours de combats eurent lieu dans cet enfer, Corax entendant les échos de la voix d’Angron qui lui hurlait de venir l’affronter. Corax et les derniers survivants de la Raven Guard étaient maintenant encerclée dans une zone de plus en plus étroite, pris dans le feu des chars Whirlwinds Scorpius des World Eaters, entrecroisant toutes les voies de fuite avec des tirs de missiles. Pourtant, Corax n’avait pas encore ordonné à sa Légion de se retourner, de faire face à ses poursuivants et de mener le dernier combat.

Le quatre-vingt-dix-huitième jour après le Massacre du Site d’Atterrissage les derniers Légionnaires de la Raven Guard montèrent une dernière fois une crête et regardèrent l’étendue sans fin des Plaines Salées de Gular alors que des dizaines de milliers de World Eaters chargeaient à travers cette terre brisée. À cet instant, Corax ordonna enfin à ses fils de s’arrêter. Les Plaines Salées de Gular dans le dos, la Raven Guard prit sa position finale. Alors que le défi sauvage d’Angron s’élevait au-dessus du rugissement de ses Légionnaires et que les premiers obus des Traîtres frappaient parmi les chars de la Raven Guard et leurs escouades, tuant des dizaines de Loyalistes, Corax donna ce que tous pensaient être ses derniers ordres aux derniers membres de sa fière Légion. Ici, il s’attendait à enfin mourir avec honneur, se tenant au milieu de tout ça comme dans l’œil d’un cyclone, ses officiers s’en remettant à lui et s’inspirant du défi intrépide qu’il adressait aux World Eaters. Piégée au flanc de la montagne balayée par les vents, sa Légion demeurerait résolue jusqu’au bout.

Puis un miracle eut lieu.

Les Rêves de Valerius[26]

Commandant de la Cohorte Therion, régiment de l’Armée Impériale servant la Raven Guard, durant le Massacre du Site d’Atterrissage, Marcus Valerius se trouvait sur Délivrance avec son régiment alors que Corax et ses fils étaient trahis par leurs frères. Valerius commença à être hanté par d’étranges rêves qui semblaient annoncer une catastrophe pour la Raven Guard et il en parla au Capitaine Branne, lui aussi stationné dans la forteresse de la XIXe Légion, le Pic du Corbeau. Valerius fut persuadé que c’était un présage et qu’il fallait partir immédiatement sauver Corax. Malgré les réticences et la violente résistance de Branne, Valerius parvint à convaincre le vieux Raven Guard de l’accompagner avec la garnison de la Légion jusqu’à Isstvan V. Là, ils découvrirent l’ignoble trahison et repérèrent Corax et les derniers survivants afin de leur apporter secours.

Le Seigneur Corbeau survécut grâce aux rêves de Valerius. Mais d’où venaient-ils ? Comment un voyage de plus de cinquante mille années-lumière a pu aboutir à un sauvetage aussi rapide ? Il y en a qui prétendent que cela n’aurait pu se faire que grâce à l’intervention de l’Empereur Lui-même !

Corax leva les yeux pour se rendre compte que de nouvelles traînées de condensation de missiles traversaient les cieux et venaient pas non vers lui et ses guerriers, mais de derrière lui. Des aéronefs de la Raven Guard apparurent dans le ciel, tirant avec toutes leurs armes sur les World Eaters sous les yeux d’un Corax incrédule. Les appareils noirs se posèrent au milieu des Raven Guards frappés de stupeur et les rampes s’ouvrirent. La méfiance s’installa au début, certains pensant que c’étaient des Traîtres déguisés, de plus, depuis son communicateur à l’oreille qui grésillait, Corax, ne reconnut pas la voix qui lui parla. Cette voix se présenta comme étant le Praefector Valerius, maître de la Cohorte Therion, la fidèle unité de l’Armée Impériale servant la Raven Guard depuis la Grande Croisade. Valerius expliqua être sous les ordres du Commandant Branne, le fidèle compagnon d’armes du Primarque et qu’ils disposaient que d’une courte fenêtre d’évacuation. Corax ne parvenait pas à concevoir ce que Valerius lui disait mais son esprit se focalisait sur un détail : Branne, qui avait été laissé en charge de Délivrance. Corax n’envisageait pas la moindre raison qui aurait pût expliquer que Branne se soit trouvé ici à ce moment même, dans le système de Istvaan. Ayant intégré ce nouveau développement, Corax comprit que les Raven Guards laissés en garnison sur son monde se trouvaient ici, prêts à évacuer les survivants du massacre. Il contacta Agapito, survivant lui aussi de la boucherie, lui ordonnant de préparer l’évacuation, de prendre les transporteurs et de déguerpir. Une fois tout le monde à bord, les navettes s’élancèrent dans des nuages de fumée et de poussière aussitôt qu’elles furent pleines, pour s’en retourner vers le ou les vaisseaux qui les avaient envoyées.

Corax les regarda filer vers les cieux alors que les obus et les missiles renégats se remettaient à tomber sur la position de la Raven Guard. Il regarda au bas de la pente, vers les World Eaters en approche et vers Angron, se rendant compte qu’il s’était résigné à mourir ici, de la main de son frère dément, une fin digne. Mais il se voyait l’occasion très infime à vaincre l’Ange Rouge et à débarrasser la galaxie de sa présence perfide. Le Primarque prit enfin le dernier transporteur, le ventre serré de devoir quitter Isstvan dans un tel opprobre.

Sous les cris de frustration des World Eaters et d’Angon, il s’échappa après quatre-vingt-dix-huit jours de guerre.

Il était venu sur Isstvan V avec 80 000 Légionnaires. Moins de 3 000 repartaient…[27]

Fuir le Système de Isstvan[modifier]

La Peur du Night Haunter[28]

Fatigué et lassé, Corax restait frappé par la haine que Curze lui avait exprimé sur le champ de bataille de la Dépression d’Urgall bien que cela ne constituait pas pour autant une excuse pour fuir devant le Night Haunter. Il avait ressenti de la peur en se trouvant confronté à son frère dément, et alors qu’il rejoignait l’Avenger, hors de portée des Traîtres, il comprenait que ce qui lui avait causé cette angoisse alors qu’il fixait les yeux morts du Night Haunter était qu’ils étaient tous deux faits de la même matière. Corax et Curze, deux créatures nées et éduquées dans l’ombre et dans la peur. Curze avait vécu dans les rues et les ruelles baignées par la nuit de Nostramo ; l’enfance de Corax s’était passée dans les tunnels et les geôles de la lune carcérale de Lycaeus. Tous deux, Curze et Corax, avaient vu des mondes soumis à la volonté d’individus mauvais, où les faibles et les indigents trimaient jusqu’à leur mort pour œuvrer au bon plaisir des puissants. Durant cet instant, soumis à toute la vigueur du mépris que le Night Haunter avait pour lui, Corax avait réalisé combien il était passé près de devenir cet être qui essayait de le tuer. La différence entre leurs deux vies s’était jouée à pile ou face et Corax avait été recueilli par des hommes versés dans la politique et la nature humaine, qui lui avaient offert leur compassion et leur soutien ; Curze n’avait pas bénéficié d’une telle éducation et était devenu l’incarnation de la vengeance et de la terreur. Contempler Curze avait forcé Corax à se voir tel que lui-même aurait pu être, privé de l’influence civilisatrice d’autres, du code et des principes que ses mentors avaient instillés en lui. Ce n’avait pas été la peur de Curze qui avait déstabilisé Corax, mais une peur de lui-même ; et à sa grande honte, il s’était enfui plutôt que de détruire l’objet de cette crainte.

À bord de l’aéronef, Corax se jura que ce ne sera pas la dernière fois que les Traîtres entendront parler de la Raven Guard. Mais ne pouvant supporter les expressions lugubres de ses guerriers, il partit trouver un bref répit dans le petit passage de jonction montant en pente douce vers le cockpit, s’appuyant le dos au mur, les jambes calées contre la cloison opposée. Il s’y trouva seul et eut le temps de considérer ce qui s’était produit. Il se rendit compte qu’il avait faillit y passer pour de bon, à un souffle de la mort et d’une façon dont jamais il n’avait encore fait l’expérience, entre les mains de Konrad Curze et d’Angron. Son ouïe surdéveloppé lui permit d’entendre les communications lui apprenant qu’une Barge de Bataille des World Eaters se trouvait à proximité du navire de ses sauveurs. Corax s’accabla de reproches pour avoir fuit devant Konrad Curze, se disant qu’il aurait dû se battre et tuer Lorgar. Peut-être était-ce pour cela qu’il s’était ensuite résigné à l’idée de mourir des mains d’Angron, de se sacrifier face au World Eater : afin d’absoudre la honte de cette faiblesse antérieure.

Puis la porte du cockpit s’ouvrit en sifflant et Corax se redressa instantanément du mieux qu’il le put, adoptant de nouveau l’attitude de Primarque face au copilote humain subjugué devant la magnificence d’un fils de l’Empereur. Il lui apprit que le Commandant Branne cherchait à le contacter sur la fréquence principale. Le Primarque vit à travers la verrière la Barge de Bataille de Branne, l’Avenger, ce qui lui mit du baume au cœur. Il ne comprenait pas comment Branne pouvait être ici, mais n’en était pas moins reconnaissant. Arrivé dans la baie d’atterrissage de l’Avenger, Corax fut accueilli par son vieux compagnon alors que les survivants hagards de la Raven Guard descendaient des rampes. Mais ils se trouvaient toujours dans une zone de guerre et ils reçurent de nouveaux Bolters et des chargeurs de munitions, et laissaient les Techmarines et les Apothicaires leur apporter l’aide nécessaire pour leur permettre de se battre si la nécessité se présentait.

Corax retrouva Branne et apprit que le navire World Eaters que menaçait l’Avenger avait abandonné l’attaque et s’était replié, ce que personne ne comprenait, comme si quelqu’un avait fait en sorte que ce vaisseau renégat renonce à capturer Corax. Le Seigneur Corbeau ordonna aux vaisseaux de la flottille de Branne de retourner sur Délivrance. Quand à lui, il se devait à aller sur Terra pour parler à l’Empereur.

Une sirène d’avertissement apprit que des vaisseaux ennemis avaient modifié leur trajectoire vers leur position et qu’ils avaient cinq heures avant d’être intercepté. Ordre fut donné de déclencher les boucliers miroirs. Après avoir quitté Isstvan V, il fallait maintenant pour Corax s’échapper du système…

L’Avenger se sépara des deux autres vaisseaux de la flottille, tous trois quittant l’orbite selon des caps divergents afin d’éparpiller leur trace énergétique. Les deux autres croiseurs, le Triumph et le Raven’s Valour, allaient se diriger vers l’extérieur du système avant d’effectuer leur translation vers le Warp et d’entamer leur voyage de retour vers le monde d’origine de la Légion. Corax ordonna à l’Avenger de prendre la direction de Isstvan IV, à la fois pour tromper leurs poursuivants potentiels, et avec l’espoir de rallier la petite flotte de vaisseaux de la Cohorte Therion, que Branne avait envoyés vers ce monde quelques jours plus tôt afin d’induire en erreur les nefs renégates opérant le blocus de Isstvan. Les chances que les vaisseaux de l’Armée Impériale aient survécu étaient minces ; les Therions étaient devenus la cible d’une armada World Eaters et de plusieurs autres croiseurs. Maintenant que la Légion et la flotte de la Raven Guard se trouvaient au bord de l’anéantissement, chaque vaisseau et chaque soldat représentait une ressource vitale, et après en avoir pesé les bénéfices à l’aune des risques encourus, Corax jugea qu’il valait bien de perdre quelques jours pour déterminer si les Therions pouvaient lui permettre d’étoffer quelque peu ses forces. Corax avait indiqué de manière claire à ses commandants que l’Avenger était désormais devenu trop précieux pour le mettre en péril sans un motif valide et que l’opération serait courte. Si la Barge de Bataille courait un quelconque risque d’être repérée, les recherches cesseraient immédiatement, et ils se dirigeraient hors système en vue de leur transit Warp. Aussitôt que les vaisseaux Raven Guards furent parvenus suffisamment loin de la planète en dessous d’eux pour ne plus craindre les tirs dirigés à partir du sol, ils engagèrent leurs boucliers miroirs, afin que les formes de radiations émises par les vaisseaux de la Raven Guard soient bloquées, les rendant indétectables par les équipements de balayage.

Durant ce voyage, le Seigneur Corbeau en profita pour passer en revue l’organisation des vestiges de sa Légion. Il disposait alors d’un peu moins de quatre mille Astartes, de rang et de spécialisation variés. La majorité d’entre eux forma les "Serres" : des compagnies tactiques placées sous les ordres d’Agapito. Les survivants des diverses sections d’assaut, ainsi que plusieurs vétérans incarcérés dans leurs Dreadnought furent regroupés pour devenir les "Faucons", menés par Aloni Tev. Enfin, la poignée d’escouades motocyclistes, de Land Speeder et d’équipages aériens qu’ils avaient conservés furent placés tous ensemble sous la direction du Capitaine Solaro An, et reçurent la désignation d’"Aigles".

Deux jours après leur départ de Isstvan V, Corax tint conseil dans les quartiers de Branne avec ses quatre commandants et leur expliqua la réorganisation et les réassignations qui prendraient effet une fois que la Légion se serait rassemblée de nouveau autour de Délivrance. Là, il nomma Branne commandant des recrues, ce qui n’améliora pas l’humeur du vieux Capitaine guère envieux de gérer les Scouts de la Légion. Corax le détendit en soulignant que de lui dépendait l’avenir de la Légion. De plus, il n’y avait plus de Scouts car toutes les escouades existantes se devaient d’intégrer les forces de reconnaissance de Solaro, les jeunes guerriers se voyant promu très vie afin de combler les pertes et d’offrir au Seigneur Corbeau les moyens de se battre. Il n’avait plus l’espoir de retrouver des survivants, le Primarque se doutant que les vaisseaux de sa flotte avait été détruit, de même que son vaisseau amiral, le Shadow of the Emperor.

La réunion fut interrompu par Ephrenia, désormais une vieille femme, lui apprenant qu’ils étaient à portée nominale de balayage de Isstvan IV. Le Primarque autorisa quelques heures de recherche des hommes de la Cohorte Therion, bien que conscient du risque, tandis que l’armada d’Horus se rassemblait prêt de Isstvan IV. Devant le spectacle de cette force importante, Corax ressentit de la colère et ne comprenait pas pourquoi le Maître de Guerre avait commis une telle félonie. Il n’avait en tout cas jamais envisagé la possibilité qu’il doive un jour tester véritablement sa valeur contre Horus. Quoi qu’il en soit, la présence des Therions ne fut pas révélé et Valerius annonça qu’il fera une liste des noms et des grades des morts lorsqu’ils seront revenus sur Délivrance. Corax jura qu’ils seront tous loués.

Puis l’Avenger fonça avec discrétion vers un point de translation Warp. Mais un jeu de cache cache se mit en place, des vaisseaux renégats balayant la zone, conscient que quelques chose n’allait pas. Durant les jours de voyage nécessaire jusqu’au point de translation, le filet des renégats s’était resserré, mais à la fin, Corax comprit qu’il ne pouvait modifier sa route et éviter le barrage des Traîtres. Des vaisseaux renégats cherchaient à localiser l’Avenger et Corax ordonna de mettre la puissance vers les moteurs alors qu’il subissait des tirs aveugles, notamment d’un vaisseau des Iron Warriors qui possédait un Canon Nova. Mais la toile complexe tissée pour attraper l’Avenger n’était pas assez serrée et la Barge de Bataille s’en sortit. En analysant les trajectoires croisées qu’affichait le moniteur, Corax décela une convergence de possibilités, causée par un faisceau d’altérations mineures dans la disposition ennemie quelques heures plus tôt. Le Primarque pris les commandes directionnelles du vaisseau aussitôt que la dernière canonnade des Traîtres avait débuté, et il guida l’Avenger le long d’une trajectoire sûre que lui seul pouvait voir, son esprit ne cessant de calculer et d’adapter la course à chaque nouvelle salve de torpilles lancée et chaque déflagration de Canon Nova. Il s’approcha très prêt d’un navire Word Bearer, le Valediction, et apparu devant la vaisseau félon dangereusement proche avant de passer dans le Warp cet instant. L’ouverture sur le Warp continua de s’étendre, de plus en plus large, jusqu’à passer sur le Valediction qui fut lui aussi happé dans l’Empyrée… sans avoir levé son Champ de Geller, offrant son équipage à l’appétit vorace des entité de l’Immaterium.

Enfin sorti de l’enfer de Isstvan, l’Avenger mit le cap vers Terra. Corax prononça un discours retransmit dans tout le navire, arguant ses hommes à résister, à se battre et à se venger de la trahison de leurs anciens frères dont la perfidie avait mis fin à la Grande Croisade. Il demanda à la Raven Guard de jurer de tuer les Traîtres et de porter la lumière de l’Empereur en ces temps de ténèbres.[29]

L'Arrivée sur Terra[modifier]

« Je suis le seigneur Corvus Corax, Primarque de la Raven Guard, sauveur de Délivrance, commandant des 27e et 376e expéditions, maréchal délégué de la Cohorte Therion et glorifié pour ma conquête de mille planètes. Présentez-vous à mon bord et je vous ferai la liste de mes autres références. »
- Corvus Corax au Capitaine Noriz des Imperial Fists lors de son arrivée dans le Système Sol.

L’Avenger fit des mois de voyage vers Terra, offrant à Corax le temps d’organiser ses troupes tandis que les Techmarines tentaient de récupérer le plus de matériel, véhicules et armures possibles. Le Primarque apprit que les Navigators naviguaient à l’aveugle, mis en difficulté par les tempêtes Warp - dont les apparitions à ses yeux étaient sûrement d’origine renégate - qui occultaient presque l’Astronomican. Corax avait été obligé d’autoriser plusieurs retours dans l’espace réel afin que les Navigators puissent se réorienter. Il refusa de dire à ses officiers la raison qui l’ont poussé à vouloir rallier Terra et non Délivrance, se contentant de dire qu’il se devait de parler à l’Empereur, car il se doutait qu’Horus cherchait à atteindre Terra pour usurper le trône à son profit. Il restait persuadé que quelles que soient les forces dont disposait Horus, les Traîtres ne pouvaient pas gagner une guerre longue. Corax savait que pour reconstruire sa Légion, le moral devait être rétabli, et se terrer sur Délivrance n’aurait pas aidé. Le Seigneur Corbeau refusait de céder l’initiative et était bien décidé à empêcher Horus à atteindre Terra en semant le doute chez les Traîtres et fissurer leur alliance.

Finalement, cent trente-trois jours après son départ de Istvaan, l’Avenger finit par atteindre le Système de Sol, cœur de l’Imperium. Sur ordre de Corax, le vaisseau arriva et déploya immédiatement ses boucliers ; il n’aurait pas été prudent de s’approcher sans une quelconque forme de protection, et l’emploi des boucliers miroirs aurait potentiellement déclenché des soupçons immédiats. Les rapports des capteurs affluèrent, brossant l’image d’un système solaire pris d’une activité considérable avec des dizaines de croiseurs de guerre, de remorqueurs et de transports allaient et venaient depuis les bases de Luna et depuis Terra, naviguant périmètre après périmètre entre les champs de mines, les plates-formes de défense orbitale et les postes de surveillance extérieurs au système. Rogal Dorn, Primarque des Imperial Fists, avait commencé à fortifier le système en vue de l’arrivée du Maître de Guerre.

Corax se retrouva sous les appels insistants du Croiseur d’Attaque des Imperial Fists, le Wrathful Vanguard, et dont le Capitaine Noriz lui promettait toutes sortes de ripostes violentes s’ils ne s’identifiaient pas. L’Avenger se devait de s’arrêter, de baisser ses boucliers et à accueillir un groupe d’abordage, car tel était la consigne de Dorn pour tout navire qui arrivait dans le système. Tout refus mènerait à la destruction, Primarque à bord ou pas. Avec une voix profonde teintée d’humour, Corax répondit à travers le communicateur de l’Avenger à Noritz, le félicitant pour l’attention qu’il portait à son devoir et au protocole, qui était admirable, ne pouvant s’empêcher de souligner que son vaisseau était plus gros avec beaucoup plus de guerriers. Pour toute réponse, Noritz lui ordonna de s’identifier, ce que Corax fit en soupirant. Satisfait, le Capitaine Noriz annonça son arrivée à bord de l’Avenger. Corax demanda à ses hommes de rester patient, calme et polie.

Corax se présenta à la rencontre des Imperial Fists, accompagné de ses officiers supérieurs et des Capitaines de compagnie. Noriz arriva avec un contingent complet de guerriers, qui débarquèrent de leurs Warhawk dans la baie d’atterrissage et formèrent une garde d’honneur pour leur Capitaine. Lorsque Noriz vit Corax, il lui annonça que tout le monde le croyait mort suite à la nouvelle du Massacre du Site d’Atterrissage. Le Seigneur Corbeau comprit qu’on le soupçonnait d’être loyal envers Horus, ce qui expliquerait sa survie, mais il s’engagea à lever tout doute et à laisser les Imperial Fists tout fouiller, bien que l’idée de perdre plusieurs jours l’irritait.

Un Aspirant Retraité[30]

Les frères de Corax s’étaient parfois querellés quant à savoir ce qui adviendrait une fois la dernière planète conquise et le rêve de l’Empereur devenu réalité. Corax, pour sa part, s’estimait satisfait de laisser d’autres se charger du fardeau d’administrer l’Imperium dans le sillage des Légions Astartes. Il était un commandant, pas un gouvernant et s’il n’avait plus eu de batailles à livrer, il se serait réjoui de passer les années qu’il lui restait à vivre, peu importait combien de centaines ou de milliers, dans une retraite confortable, peut-être à rédiger un traité sur les leçons politiques qu’il avait apprises de ses mentors sur Lycaeus.

Bien qu’aucun signe d’activité suspecte n’eût été trouvé durant son inspection, le Capitaine Noriz souligna que ses ordres obligeaient le contingent Imperial Fist à demeurer à bord de l’Avenger jusqu’à ce qu’il eût atteint Terra. Ne souhaitant pas se créer davantage de problèmes, Corax s’y plia, en le plaçant sous la vigilance de Branne. Le trajet depuis le point de translation jusque Terra prit onze jours, durant lesquels Noriz fut invité par le Primarque à les briefer, lui et son conseil de commandement, sur l’état des renseignements actuels concernant Horus et la situation dans le système de Isstvan. Le rassemblement eut lieu dans la salle de commandement adjacente au strategium, Corax choisissant de rester debout, tandis que les autres étaient assis autour de la table. Le Seigneur Corbeau apprit ainsi qu’une partie des Imperial Fists étaient partis vers Isstvan mais avaient disparu et surtout que Mars s’était soulevé et était en plein guerre civile. Cela ne surpris pas Corax qui s’attendait à ce qu’Horus ne puisse pas lancer d’offensive contre l’Imperium sans un soutien des Technoprêtres. Corvus Corax voulait savoir le statut des autres Légion, mais Noriz l’ignorait, de même de où était l’Empereur… Il apprit juste que le Maître de l’Humanité se consacrait entièrement à Ses propres efforts pour défaire les Traîtres. Cette nouvelle choqua les Raven Guards, ce qui obligea Corax à les calmer, leur rappelant que l’Empereur les avait créés pour être Ses guerriers et qu’ils devaient lui amener la victoire.

Finalement, après trois jours emmêlé dans les protocoles de sécurité d’une demi-douzaine d’organisations et de juridictions militaires différentes, Corax finit par perdre patience. Ayant chassé de leurs pupitres les agents de communication, il composa un code de protection ouvrant l’accès à l’un des canaux les plus sécurisés : une fréquence ultrasecrète uniquement employée par les Primarques, et avant qu’il se soit reclus de Lui-même sur Terra, par l’Empereur en personne. Pendant une demi-heure, il n’y eut pas de réponse, cependant que Corax arpentait le strategium en faisant les cent pas. La radio finit par grésiller et s’éveilla, et Rogal Dorn répondit au Seigneur Corbeau, étonné et ravi de sa survie. Le Seigneur Corbeau annonça que si il ne lui trouvait pas un point de stationnement en orbite dans les cinq prochaines minutes, il ferait usage de ses batteries et s’en dégagera un par lui-même. Amusé, Dorn transmit à Corax les coordonnées de la plate-forme Bêta-Styx afin que ses hommes puissent de réapprovisionner tout en lui assurant qu’il pourra descendre au spatioport de la Porte aux Lions où une délégation viendra à sa rencontre car il était lui-même trop occupé pour venir l’accueillir en personne. Il lui promit de venir le voir le lendemain.

Le Rapport de Corax[31]

Dans ses quartiers au sein du Palais Impérial, Corax reçut à sa demande une tablette d’écritureet il se mit à prendre note de tout ce qu’il avait vu depuis que lui et les autres Légions étaient arrivées sur Isstvan V pour faire rendre compte à Horus de ses actes. Ce qu’il écrivit fut d’abord technique, faisant la liste de la disposition des différentes Légions, de la stratégie convenue et des rapports de renseignement concernant les Sons of Horus. Il se rappelait dans le détail exact toutes les manœuvres initiales accomplies par les flottes pour encercler les vaisseaux du Maître de Guerre, tandis même que les Modules d’Atterrissage, les Hawkwings, les Thunderbirds et les Warhawks s’apprêtaient pour l’offensive sur la planète en contrebas. Rien ne paraissait étrange alors, mais à bien y repenser, Corax discernait les plans de ses frères perfides déjà en train de se dérouler, l’emploi des Légions qui avait paru être une décision sensée au vu des circonstances, pour présenter un front uni face à la perfidie d’Horus et de ses guerriers avait, rétrospectivement, permis aux Traîtres d’approcher leurs Barges de Bataille et leurs croiseurs de ceux des Salamanders, des Iron Hands et de la Raven Guard. Que la seconde vague ait été entièrement constituée de ceux ayant juré allégeance à Horus avait été la pire des machinations, une agression contre laquelle les Loyalistes ne pouvaient mobiliser aucune défense. Corax écrivit son sentiment d’horreur et de dégoût lorsque les Iron Warriors et les Word Bearers avaient ouvert le feu depuis les collines surplombant la Dépression d’Urgall et il ne pouvait s’empêcher de revivre sa propre rage ardente alors même que ses griffes taillaient parmi les Traîtres, chaque mouvement de ses armes accompagné d’un sursaut de colère. Il ne trouva pas les mots pour exprimer l’exécration qu’il avait alors ressentie pour Lorgar durant leur duel et ne sut comment décrire ensuite ses sentiments lorsque Konrad Curze avait arrêté ses Griffes Éclair à quelques millimètres de la gorge de l’Urizen. Il décrivit finalement sa rencontre avec Lorgar et Curze par quelques lignes brèves, en adoptant de nouveau le style sommaire qui avait été celui du début, avant d’enchaîner rapidement par son repli vers un Thunderhawk proche ; un repli auquel les tirs ennemis avaient coupé court, en abattant l’appareil à quelques kilomètres à peine du massacre. Son récit redevint fluide, et son trouble reflua tandis qu’il narrait le regroupement de la Raven Guard et la retraite à travers les montagnes, les coups portés aux Traîtres lorsqu’ils le pouvaient, en se repliant vers l’obscurité des cavernes quand l’ennemi revenait en force. Il termina en faisant le rapport laconique de l’arrivée de Branne telle que celle-ci lui avait été relatée par le commandant, et de leur extraction de Isstvan.

Son compte-rendu complété, il verrouilla le fichier et confia la tablette à l’un des domestiques de ses quartiers, en lui ordonnant de la transmettre à Malcador. Le Sigillite s’assurerait que les informations soient communiquées à Dorn et à tous ceux qui pourraient en tirer profit.

Corax ordonna qu’un Warhawk lui soit préparé, à Agapito de choisir une Compagnie qui lui servira de garde d’honneur et à Branne de prendre le commandement de l’Avenger. Il atterri dans le Palais Impérial, et fut accueilli par un contingent de trente Custodiens et par Malcador le Sigillite, le régent de Terra qui rassura le Primarque que cela n’était juste que cérémoniel tout en appréciant qu’il soit resté loyal envers son père. Corax fut amené dans le transport personnel de Malcador, un ornithoptère au sein duquel se trouvait un compartiment principal aménagé comme un salon austère. Il apprit que des guerriers des Légions Renégates avaient quitté leurs Légions, ulcérés par la trahison et qu’ils serviront l’Empereur. La navette du Sigillite vira au nord du Palais pour franchir la chaîne de montagnes et durant le trajet, il apprit que l’Empereur avait confié le commandement à Dorn et qu’Il était entièrement absorbé par un autre sujet, qui accaparait Ses pensées et que si sa tâche actuelle devait rencontrer le succès, la rébellion d’Horus serait de courte durée. Corax voulait une audience avec son créateur mais Malcador lui annonça qu’il ne pouvait donner aucune garantie que l’Empereur la lui accorde. Le Seigneur Corbeau fut étonné d’apprendre que son père semblait mener des "expéditions", comme si Il n’était pas sur Terra mais Malcador lui demanda de lui pardonner le fait de se montrer vague, car il n’avait pas la liberté d’évoquer les plans de l’Empereur, car cela serait une entorse à sa fonction de régent si il devait fournir des informations que l’Empereur n’avait pas jugé bon de partager de Lui-même avec Corax. Changeant de sujet, Corax admira les fortifications démentielle établis par Dorn.

Au bout de plusieurs heures, l’ornithoptère atteignit une baie caverneuse creusée dans le flanc d’une montagne dont la cime avait été taillée et remplacée par un bouquet d’antennes et de paraboles de communications. Corax vit les navettes accueillant ses hommes se poser dans un hangar tandis que lui était emmené dans un tunnel surplombant ce hangar et se retrouva dans une cité pour des millions d’habitants qui se trouvaient étrangement absents. L’ornithoptère suivit un boyau étroit pendant plusieurs centaines de mètres jusqu’à parvenir dans une chambre circulaire située au cœur de la montagne, et avec une seule porte qui semblait donner sur cet endroit, faite de bronze, frappée de deux éclairs croisés sous un poing protégé d’un gantelet. L’appareil de Malcador se posa et en y descendant, Corax perçu que l’atmosphère était bien plus rare qu’au niveau de la mer. La porte de bronze s’ouvrit à l’approche du Sigillite, et Corax emprunta des marches qui descendaient en pente prononcée vers les entrailles du Palais Impérial.

Malcador présenta à Corax ses quartiers avant de se retirer. Le Primarque fut logé dans une certaine mesure de confort et d’opulence, dans une suite de chambres semblable à une villa, dont les fenêtres dominaient le vaste lac souterrain. Éclairés de sous la surface par de puissants projecteurs, le plafond chargé de stalactites luisait de dépôts de cristal qui scintillaient sous l’éclat marbré des eaux. Les pièces étaient somptueusement meublées de bois sombres et de dorures, de tapisseries et de tapis épais, avec des lustres garnis de bougies véritables, ce qui était une nouveauté pour le Primarque qui avait grandi sous la lueur terne des bandes luminescentes. Ses appartements étaient faits à l’échelle d’un Primarque, amenant Corax à se demander un instant s’ils avaient été conçus comme un logement temporaire, ou comme quelque chose de plus permanent une fois que la Grande Croisade aurait été achevée. Corax avait été laissé seul avec des Custodiens à sa disposition pour lui servir de guides et de gardiens, et avec un petit détachement de laquais qui avait semblé se matérialiser pendant que Corax passait de pièce en pièce, tous plus que ravis de pourvoir aux besoins de leur hôte.

Après avoir passé quelque temps à s’émerveiller de la beauté du lac souterrain, et après avoir pris quelques minutes pour explorer ses environs immédiats, Corax décida d’aller rôder un peu plus loin, découvrant plusieurs autres habitations distinctes, faisant face à une place circulaire au sol décoré d’une mosaïque abstraite. Ces résidences étaient vides et Corax en compta vingt, un nombre qui n’était sûrement pas une coïncidence. Un des domestiques l’informa alors qu’il avait un message pour lui, de la part de Malcador et de Dorn pour un entretien. Un Capitaine des Imperial Fists apparu pour le guider dans le Hall des Victoires, à la surface.[32]

L'Audience avec l'Empereur[modifier]

Le Hall des Victoires[33]

En arrivant au sein du Hall des Victoires, Corax admira une petite tranche de circuit, dont la fonction lui était inconnue mais dont la description lui apprit que c’était le circuit de navigation du premier vaisseau stellaire à capacité Warp. Puis il regarda la charpente squelettique d’un véhicule à roues, à peine assez large pour qu’un homme de proportions normales puisse y prendre place et dont les pneus surgonflés constituaient la plus grande partie de son volume et baptisé "Titan Rover". Son regard passa sur divers artefacts technologiques et finit par se poser sur un liquide palpitant d’un bleu profond, intitulé "Formule de la genèse eukaryotique mendélienne". Enfin il vit une poterie, sans absolument rien de remarquable, brisé en huit tessons courbes d’argile grossière et nue, marqués d’empreintes de doigts et d’éraflures. Intrigué, il questionna Malcador quand celui-ci arriva, le Sigillite lui expliquant que ces fragments de bol était une avancée majeure de la race humaine car l’esprit qui l’avait conçu et les mains qui l’avaient façonné a assuré l’apparition de toutes les autres choses de cette salle.

Toutes ces choses ont été des avancées technologiques, scientifiques, quelques-unes culturelles, les premiers pas vers de nouvelles époques de l’histoire humaine.

Corax pénétra dans une salle longue de plusieurs centaines de mètres, exposant des vitrines de divers tailles, chacune contenant un objet datant de plusieurs siècles, millénaires, dizaines de millénaires. Puis Malcador apparu, suivit de peu par Rogal Dorn. Les deux frères se rejoignirent et se saisirent du poignet de l’autre. Corax complimenta Dorn pour son travail de fortifications. Le Prétorien lui annonça qu’il avait envoyé la garde d’honneur de Corax aux nouveaux quartiers de cantonnements, ce qui surpris Corax qui lui demanda si il pensait qu’il allait rester ici, ce qui semblait être évident pour Rogal Dorn au vu des pertes de la Raven Guard. Dorn expliqua à Corax qu’il avait besoin de tous les guerriers disponible pour défendre Terra et il lui demanda de faire amener ses guerriers qu’ils avaient renvoyé sur Délivrance.

Mais Corax voulait voir l’Empereur car il ne comprenait pas pourquoi son frère partait du principe qu’il fallait attendre qu’Horus atteigne Terra alors qu’il pouvait organiser une contre attaque et irrité à l’idée que Dorn espérait qu’il obéirait docilement à ses injonctions. Le Seigneur Corbeau considérait qu’une contre-offensive était une option plausible afin de tuer la rébellion dans l’œuf mais Dorn lui apprit qu’il n’avait aucune nouvelle des White Scars, des Ultramarines, des Dark Angels et des Blood Angels. Pire, les Space Wolves avait éradiqué les Thousand Sons et des rapports venant de Prospero, le monde natal de la XVe Légion, indiquaient que Magnus le Rouge et une partie de sa Légion étaient parvenus à s’échapper de l’attaque, se ralliant sûrement par vengeance au Maître de Guerre. Corax tourna les talons pour aller voir l’Empereur malgré les suppliques de Malcador lui expliquant que le Maître de l’Humanité était indisponible. Dorn lui demanda d’être raisonnable mais Corax éleva le ton au point que la main de Dorn se rapprocha du pommeau de son Épée Tronçonneuse pendue à sa hanche en guise d’avertissement.

Puis une voix ordonna que cesse les disputes, une voix qui parlait à travers Malcador le Sigillite dont les yeux étaient désormais dorés : l’Empereur ! Corax et Dorn s’agenouillèrent immédiatement tandis que la lumière et la chaleur de l’Empereur pénétrèrent les pensées de Corax, le rendant aveugle à tout le reste.

Le Primarque eut la vision du Maître de l’Humanité assis sur le Trône d’Or, revêtu de Son armure d’or, la tête penchée et les yeux plissés par une intense concentration tandis que des vagues d’énergies violettes et bleues flottaient au-dessus de Sa peau. Un orage miniature jouait autour de Son front creusé et une unique goutte de sueur brillante se mettant à courir depuis Sa tempe, se décrochant comme une perle dorée du bas de Sa joue. La mâchoire de l’Empereur était crispée sous l’effort, ou la douleur. La scène s’estompa, remplacée par un paysage de lumière qui semblait irréel, formé de cette radiance et de rien d’autre. Au cœur de cet éclat, l’Empereur était assis comme Il l’avait été auparavant, le Trône d’Or brûlant d’énergies et un aigle gigantesque était sur Son dos, fixant Corax avec les yeux rubis de ses deux têtes. L’Empereur était calme, ne montrant plus trace de la contraction que Corax avait entraperçue. Le Maître de l’Humanité paraissait plongé dans une méditation profonde, immobile sur Son siège doré. Là, Corax demanda à son père ce qu’Il voulait qu’il fasse et de lui accorder Sa sagesse. Dans cette vision, l’Empereur ouvrit les yeux et se leva, Son armure se dissipant en volutes de filets d’or, pour être remplacée par des robes flottantes, tombant de Son corps comme une cascade d’argent, la disparition de Son armure paraissant diminuer Sa taille, mais pas Sa présence. Des particules enflèrent comme de la fumée pour former des marches sans substance qui lui permirent de descendre sans effort, comme un homme aurait descendu les marches d’un perron. Il tendit une main au Seigneur Corbeau, Son énergie se répandant à travers lui, lui ressoudant ses os brisés, étanchant le flot de son sang et lui soignant les muscles et les organes blessés sur Isstvan V.

Corax demanda à l’Empereur Sa permission afin de lancer des attaques contre les Traîtres, dans un ultime baroud d’honneur pour lui et ses derniers fils. L’Empereur lui expliqua alors qu’il était dans sa nature de se jeter sur ses ennemis et de semer la dévastation parmi eux mais qu’Il n’avait nul besoin que Corax se sacrifie. À la place, le Maître de l’Humanité accorda un don très précieux à Son fils. Il étendit la main et la posa sur la tête de Corax et pendant une éternité ou un instant, l’esprit de l’Empereur submergea le Primarque, une existence qui avait embrassé plus de trente millénaires essayant de tenir tout entière dans les pensées de Corax, le consumant de douleur. Un instant, et cette douleur cessa, laissant sur la mémoire de Corax une empreinte, un fragment de ce qui avait précédé, la fraction la plus infime de la personne de l’Empereur.

Corax se retrouva alors avec les souvenirs de son père sur la création des Primarques et ceux en rapport avec celle des Legiones Astartes. Le Seigneur Corbeau avait tout les éléments pour mener sa quête pour reconstruire sa Légion. L’Empereur informa dans le même temps Malcador de rassembler l’assistance nécessaires à Corax pour qu’il puisse récupérer le technologie génétique. Mais le Maître de l’Humanité mit en garde Corax, car Il ne lui avait pas seulement fait le don de ces souvenirs et de cette technologie, mais avait placé sur ses épaules le fardeau de la protéger. Corax possédait le pouvoir de créer des armées comme Il l’avait fait jadis, et cette seule raison suffirait à en garder jalousement l’existence car si Horus mettait la main dessus, il aurait les moyens de libérer une dévastation inimaginable. Corax fit le serment que si leurs ennemis devaient apprendre l’existence de ce savoir, il le détruira, et tout ce qu’il aura créé.

Avant de mettre fin au contact avec Corax, l’Empereur expliqua qu’il luttait contre les entités du Warp qui envahissait la Toile et que ces créatures menaçaient d’envahir Terra. Puis Il s’entoura d’une aura de lumière dorée qui le souleva jusqu’à l’assise du Trône d’Or, se remit à grandir en stature, alors que les plaques de Son armure s’arrangeaient à leur place et que Sa silhouette se trouvait de nouveau enfermée dans l’aegis dorée que Corax avait vue sur tant de champs de bataille. L’Empereur ferma les yeux et dans une pulsation qui ébranla toute la chambre, des étincelles s’envolèrent, Son énergie psychique se mit à danser, englobant Sa silhouette assise dans une tempête de puissance, disparaissant aux yeux de Corax.

Corax revint à lui, allongé sur le sol, Dorn et Malcador penchés au-dessus de lui, sans tout à fait parvenir à croire à ce qui venait de se produire. Les souvenirs étaient là, ancrés dans son cerveau, comme une crypte de trésors, et il s’accrocha à eux comme une preuve de la volonté de l’Empereur. Il remercia son père tandis que Malcador annonça que les préparatifs allaient être entamés.[34]

Le Labyrinthe[modifier]

Corax se prépara à partir vers une vallée recluse, à quelques kilomètres de la montagne où il avait parlé à Malcador et Dorn, avec trois ornithoptères et deux appareils de transport de charge rempli de Raven Guards et de Serviteurs transportant les armes et l’équipement pour son expédition. L’Empereur ne s’était pas ouvert davantage au sujet des défenses protégeant l’ancienne technologie génétique, et Corax avait voulu pouvoir parer à toute éventualité. Avant son départ, Rogal Dorn le retrouva, lui demandant une nouvelle fois si il pouvait ramener sa Légion sur Terra, mais Corax déclina. Mais si l’Empereur faisait confiance à Corax, Dorn lui exprima ce même sentiment. Corax lui parla de ses doutes sur un éventuel échec de la fratrie des Primarques et des plans de leur père, mais Dorn se fiait au jugement de l’Empereur avant de lui expliquer qu’il savait que des puissances éternelles visant à dominer l’Humanité étaient à l’œuvre. Il souhaita bon voyage à Corax et de bien se battre contre les Traîtres. Corax enserra le poignet de son frère avant de se séparer sur un hochement de tête respectueux.

Corax partit avec quelques Raven Guards et était accompagné par vingt Custodiens dirigé par Arcatus Vindix Centurio, officiellement envoyé par l’Empereur, d’après Malcador. Présent à ses côtés se trouvait le Genetor Majoris Nexin Orlandriaz du Mechanicum, contrôlant des assistants à moitié mécaniques et de Serviteurs lobotomisés et qui était le plus brillant des experts en génétique alors disponible. Le Primarque ne pouvait solliciter toutes les informations mémorielles que l’Empereur avait implantées en lui, celles-ci ne lui revenaient que par flashs cauchemardesques et fragmentés, et il était sûr que le savoir de Nexin allait faire de lui un guide précieux pour démêler les secrets des stocks génétiques.

Arrivant dans une arête rocailleuse enneigé soufflée par les vents au-dessus de la montagne, il avait fallu à Corax plusieurs jours pour trouver cet endroit, uniquement guidé par des fragments entraperçus de souvenirs de l’Empereur. Trouver une montagne spécifique parmi tous ces sommets s’était révélé une tâche ardue, rendue d’autant plus difficile par les décennies qui avaient modifié l’apparence du pic depuis que l’Empereur était venu ici. Les reconnaissances aériennes avaient été pratiquement impossibles par de telles conditions climatiques, la Raven Guard avait donc dû s’y rendre à pied, une mission périlleuse à cause des ravines cachées et des crevasses traîtresses. Une fois le débarquement des Serviteurs et du matériel effectué, les appareils repartirent et Corax fixa un mur de roche nue. Devant les interrogations de ces guerriers, le Primarque répondit qu’il suffisait de "frapper à la porte". Ses troupes s’alignèrent par escouades, alors que la Garde Custodienne et les séides du Mechanicum formaient leurs propres groupes. Il les mit tous en garde car il était sur le point de mettre leurs vies en péril, des systèmes de défense anciens protégeaient ce qu’il convoitait sous ce pic, mais que cette mission n’était pas seulement nécessaire au futur de leur Légion, elle leur permettra plus tard d’exercer leurs représailles contre ceux qui avaient cherché à les détruire. Puis Corax marcha à grands pas vers le pan de falaise, en apparence impénétrable et en utilisant l’un des fragments mémoriels implantés par l’Empereur, il leva son poing vers ce qui était un verrou harmonique réglé sur une fréquence d’onde sonore extrêmement restreinte, portant des coups afin de générer la clé harmonique correcte. Un grincement d’engrenages et un sifflement de pistons firent vibrer le flanc de la falaise et des battants massifs pivotèrent vers l’intérieur, deux portes de roche solide, qui se séparaient sans effort, révélant un sol de mosaïque dans un espace caverneux. Corax avança et il ressentit la plus infime des vibrations, et sut d’après ce que lui avait transmis l’Empereur, que des kilomètres plus bas, l’ouverture des portes avait réveillé d’anciens générateurs. L’éclairage s’alluma, baignant l’intérieur d’une lueur infernale. Il vit les murs et le plafond qui couraient tout droit devant lui, tapissé de dalles larges de plusieurs mètres, frappées d’un simple symbole d’éclair et tout au bout, à un peu moins de deux cents mètres vers le cœur de la montagne, cette chambre vestibulaire s’arrêtait de façon abrupte, et des portes recouvertes d’or remplaçaient plusieurs des dalles murales. Scrutant la longueur de ce large passage, Corax vit que les motifs du sol ne constituaient pas une simple ornementation. Il pouvait en reconnaître le motif, parvenait à en discerner le message inscrit dans un code numérique complexe, une citation dans une ancienne langue de Terra :

Dans le silence sableux de l’Égypte, seule,
Une jambe gigantesque se dresse, qui loin projette
La seule ombre connue de ce désert :
« Je suis le grand OZYMANDIAS », dit la pierre,
« Roi des Rois ; cette Cité puissante témoigne
Des merveilles nées de ma main. » La Cité n’est plus,
Si ce n’est cette jambe, demeurée là pour marquer
Le site de cette Babylone oubliée.
Nous sommes frappés, et quelque chasseur pourra
Être frappé de même, quand traversant la nature sauvage
Où Londres se tenait, tenant le Loup en chasse,
Il trouvera des fragments immenses, et s’arrêtera pour se demander
Quelle race puissante mais inconnue
Habita jadis ce lieu anéanti.

Le Primarque considéra ces mots, sans parvenir à percer leur raison d’être.

Fouillant les fragments de souvenirs logés dans son esprit, Corax savait que la plus grosse partie des installations s’étendait au-dessous d’eux, nichée sous la roche de la montagne. Les portes qu’ils avaient devant eux étaient des ascenseurs qui les feraient descendre vers les sous-sols cachés. Il se rapprocha d’une dalle murale à une vingtaine de mètres de l’entrée, qui s’inclina lorsqu’il poussa dessus, révélant un pupitre de commandes. Corax pianota une séquence extraite de ses souvenirs empruntés, et les portes extérieures commencèrent à se refermer. Il ordonna que les transporteurs repartent et qu’ils surveillent la fréquence sécurisée pour guetter le signal de leurs transpondeurs. Il retrouva Agapito en train de se disputer avec Nexin Orlandriaz, le Genetor voulant conserver toute les technologies qu’ils trouveront alors que le Raven Guard considérait qu’il n’avait pas le temps. Corax demanda les vrais raisons de cette dispute, apprenant que le Genetor voulait interdire l’usage des armes qui auraient le potentiel d’infliger des dégâts irréparables aux contenus de cette crypte, du fait qu’au regard de ses penchants et dispositions techniques, il ait formulé la théorie qu’ils cherchaient un objet génétique par sa nature en lien avec les Guerriers Tonnerre, les Primarques et les Légions Astartes. Corax confirma à Agapito que le Genetor avait raison et qu’il était en quête du moyen de rebâtir la Légion. Il autorisa l’usage des armes, mais avec prudence.

L’expédition rejoignit l’extrémité du passage pour s’apercevoir qu’à côté de chacune des trois portes était encastrée une plaque, n’arborant que de deux boutons. Embêté devant ce terrible problème, Nexin pensait qu’il fallait faire usage d’un code binaire mais Agapito découvrit la terrible énigme en faisant l’usage de son doigt qu’il enfonça sur le bouton du haut, ce qui fit monter un ascenseur ! Le monte-charge étant assez gros pour dix Astartes, Corax descendit en premier - tandis que plusieurs aller-retour seraient nécessaire pour que tous puissent descendre - ne prêtant qu’une vague attention aux disputes et arrangements pour savoir qui allait descendre en premier. Une fois en bas, Corax se retrouva devant des dizaines de corridors partant de la salle au pied des ascenseurs. D’après les souvenirs que l’Empereur lui avait donné, Corax sut qu’il se trouvait dans le Labyrinthe.

Corax savait que peu importait le couloir qu’ils emprunteraient en premier, chacun mènerait vers un réseau de passages et de ponts, lesquels se réarrangeaient au hasard, répondant à la présence d’intrus pour les diriger à l’opposé de la crypte intérieure. Il fallait y ajouter de nombreuses défenses automatisées, dans des zones de tir pré-arrangées, ou errant à l’intérieur du dédale. Un artifice brillant, ne permettant aucune stratégie, puisqu’il n’y avait en ce lieu aucune logique à tenter de contourner. Corax se rappela que les fermetures et les ouvertures des portes, le mouvement des passerelles amovibles et la rotation d’immenses plates-formes tournantes dépendaient aléatoirement de la fonte d’un glacier complexe sur l’autre flanc de la montagne, impossible à pronostiquer, même pour son esprit surhumain. L’idée de pouvoir se retrouver piégé à l’intérieur du Labyrinthe l’avait d’abord atterré, mais plus il avait considéré le problème, plus Corax s’était convaincu que l’Empereur avait dû lui laisser un indice, un stratagème pour surmonter la nature aléatoire de la situation. Si tel n’était pas le cas, Il l’avait volontairement envoyé se perdre ici, et cela lui paraissait tout aussi inconcevable. Il explora donc le moindre souvenir qu’il parvenait à extraire de ses pensées, recherchant l’infime pépite de vérité qui lui offrirait la solution. Le Labyrinthe avait été activé au terme de la dernière visite de l’Empereur, et le Maître de l’Humanité n’avait donc jamais parcouru ses profondeurs : il n’y avait rien à apprendre de sa propre expérience personnelle. Mais un éclair d’inspiration frappa Corax : l’Empereur avait supervisé la construction du Labyrinthe, dans lequel devait exister un motif récurrent car aussi ingénieux que fut son fonctionnement, le Labyrinthe n’était pas infini, il n’existait qu’un nombre fini de configurations possibles sur lesquelles le Labyrinthe pouvait s’aligner à un instant donné. Lentement une image se forma dans les pensées du Primarque, une image de la construction des passages et des ponts, des grands moteurs qui alimenteraient le Labyrinthe et les câbles reliant ces machines aux capteurs sous le glacier, les vérins et les engrenages animant tout cet ensemble.

Alors que les mécanismes du Labyrinthe se dénouaient devant l’œil de son esprit, Corax y vit une faiblesse, un moyen d’enrayer et de coincer le Labyrinthe en position ouverte. Il ordonna la formation de trois équipes - comprenant les Custodiens - qui devaient prendre le sixième, le dix-huitième et le trentième couloir. Il expliqua qu’elles allaient rencontrer des sentinelles mobiles, ainsi que des emplacements d’armes fixes employant un armement laser et des canons à projectiles solides, dont la puissance était largement suffisante pour pénétrer les armures Astartes. Ces engins se servaient d’une analyse à large spectre, de détecteurs de chaleur et de vibrations, et de déclencheurs de proximité. Les grenades aveuglantes et les décharges de plasma les rendront inopérants pour de courtes périodes. Il fallait enfin vérifier le sol et le plafond. Il avertit ses guerriers que le champ de bataille se modifiera constamment, que la zone dans laquelle ils s’apprêtaient à entrer était hautement active, capable de passer d’un format à un autre, avec des points de jonction entre les éléments du labyrinthe, probablement des portes et des ponts. Franchir le seuil d’un de ces points activera une transformation de leurs environs et il faudra se préparer à des changements environnementaux et gravitationnels, c’est à dire que certains des tunnels pourront se renverser, et certaines des salles seront dotées d’engins d’attraction contraires à la gravité standard, avec des changements thermiques et atmosphériques. Corax guidera chacun des mouvements des escouades via la fréquence de commandement et tous ses ordres devront être exécutés sans délai - bien qu’il estimait un taux de pertes de dix pour cent.

Corax fut obligé de négocier avec Arcatus qui refusait de mener cette mission, au nom du fait que ses ordres était de le surveiller. Le Primarque fit comprendre au Custodien qu’une Raven Guard reforgée aiderait à protéger l’Empereur et qu’une partie des Custodiens lui suffira pour cette tâche.

S’apprêtant à forcer le verrou le plus compliqué de tout l’Imperium, mis au point par l’Empereur Lui-même, le Primarque débuta l’opération.

Les escouades pénétrèrent dans le Labyrinthe aux murs de céramite. Les Space Marines et les Custodiens affrontèrent des armes automatiques dissimulées dans les couloirs et des pièges mortels, tandis que Corax, resté à l’arrière, gardait les yeux fermés, la totalité de son esprit focalisée sur une représentation mentale de la mécanique du Labyrinthe et des positions de ses escouades, tout en écoutant la narration constante qui lui parvenant par son oreillette à travers le réseau de commandement. Les différentes équipes de combat se sont dirigées vers de nouvelles ouvertures afin de déclencher la transformation suivante du dédale et à chaque nouveau changement aléatoire, le plan de Corax évoluait et se solidifiait, alors que de possibles chemins d’approche s’ouvraient ou se condamnaient. Il ne pouvait prédire chaque mouvement du Labyrinthe, mais il pouvait répondre rapidement à ses évolutions. Le minutage de chaque avancée devait être précis, et il donnait ses ordres d’une manière hachée, redirigeant les escouades de combat là où leur présence était requise. Malgré les pertes inévitable, le Seigneur Corbeau poussa toujours plus loin ses hommes à avancer. À la fin, les escouades avaient franchi le Labyrinthe, mais vingt-trois Raven Guards étaient morts, dix-sept autres gravement mutilés et laissés dans le Labyrinthe en attente d’être récupérés, treize de plus blessés mais capables de continuer. Les Custodiens avaient aussi perdu trois des leurs. Corax avait mémorisé tous leurs noms, mais il n’était pas l’heure de les pleurer ou d’honorer leur trépas.

Corax pénétra à son tour dans le Labyrinthe afin de le déverrouiller. Il arriva devant l’immense porte de la crypte et discuta avec les chefs d’escouades sur comment l’ouvrir. Mais le Seigneur Corbeau compris qu’il était devant un verrou psychique… qui ne pouvait être activé que par l’esprit de l’Empereur. Tout ses espoirs reposaient sur le Raven Guard Balsar Kurthuri, qui fut autrefois membre du Librarium. Corax lui demanda s’user de ses pouvoirs psychique, malgré le fait que l’Édit de Nikaea promulgué par l’Empereur peu avant l’Hérésie d’Horus interdisait l’usage de tels pouvoirs au sien des Legiones Astartes. Ignorant les protestations d’Arcatus, Corax libéra l’ancien Archiviste du serment qu’il lui avait fait de ne plus faire usage de ses dons. Balsar refusa au nom de sa fidélité envers la parole de l’Empereur. Taquin, Corax lui demanda si il avait jamais ressenti de "sombres tentations" mais cela déclencha un risque d’affrontement avec les Custodiens bornés qui refusaient de voir une sorcellerie être pratiqué sur Terra. Dans un murmure, Corax implora son père de venir l’aider et alors, un mouvement ou une sensation à la frontière de sa conscience se fit sentir, une présence écrasante qui a emplit le corridor avec une montée d’énergie oppressante qui comprimait le crâne. Et un claquement sourd retentit depuis la porte alors qu’une lueur dorée émanait du métal, tout nimbé de pouvoir. La porte pivota vers l’intérieur et derrière elle, les éclairages s’allumèrent, alors que l’éclat doré s’atténuait pour révéler une antichambre aux murs blancs. Il y avait au-delà une porte plus petite, faite de métal argenté et une fine pellicule de glace qui recouvrait chaque surface. Corax inclina brièvement la tête, les yeux fermés, et ses lèvres remuèrent, bien que les mots qu’il prononça fussent trop ténus pour être entendu. Étrangement, il y avait une énergie dorée qui s’échappait des lentilles de Balsar. Corax annonça que l’Empereur était intervenu tout en se plaçant devant Balsar pour le cacher des Custodiens.

Puis il pénétra dans ce qui avait été le laboratoire de l’Empereur, là où l’on pouvait dire que l’Imperium avait véritablement été créé : le lieu de naissance des Primarques. C’était un environnement immaculé, avec des régulateurs environnementaux et des champs de stase préservant les installations dans l’état exact où elles avaient été laissées. L’air était pur, chaque surface récurée jusqu’à luire. Un large appareil occupait le centre de la salle, en veille pour le moment, mais bardé de tuyaux et de câbles d’alimentation, assez semblable à toute la machinerie que Corax croyait avoir entraperçue autour du Trône d’Or de l’Empereur. Cet appareil-ci montait jusqu’au dôme, couvert de panneaux vitrés laissant voir des centaines de fioles et de cadrans, de tubes de liquides colorés et d’interfaces tactiles. Corax reconnut immédiatement les incubateurs des Primarques, ayant été vidés de leurs fluides amniotiques artificiels, et dont les couvercles de verre étaient soulevés. Il chercha rapidement le numéro 19, sa propre matrice mais il réalisa en approchant que quelque chose n’allait pas car l’incubateur était incomplet, son intérieur manquait et seuls restaient le coffre extérieur et sa verrière protectrice : un enchevêtrement de fils et de tubes reposait au fond, déconnectés. Le Magos Orlandriaz accéda aux données d’un terminal de la tour centrale et apprit à Corax qu’il avait trouvé les fichiers génétiques qui concernait les Primarques mais que les facteurs racine à eux seuls allaient demander plusieurs années d’analyse pour les déconstruire. Corax exigea qu’il lui fallait quelque chose qui permettra de reconstruire rapidement la Raven Guard, pas d’engendrer des thèses et des théories sans fin pour les Martiens. Orlandriaz chercha et trouva les branches dérivées et souches divergentes du matériel génétique des Primarques employées par l’Empereur pour engendrer les premiers Astartes : une vie nouvelle à partir de l’ancienne vie, des millions d’années d’évolution distillés, extraits et améliorés et que quelque part dans ces cryptes devait se trouver une cabine de stase contenant ce secret. Les paroles du Magos déclenchèrent un autre flash mémoriel dans l’esprit de Corax et il vit un cylindre, brillant d’une lumière argentée, enveloppé d’un entrecroisement de fils d’or. Une séquence numérique s’immisça dans ses pensées, et le Primarque composa un code sur le clavier holographique. Lorsqu’il pressa la dernière rune, de nouveaux messages défilèrent sur l’écran, annonçant la désactivation de protocoles de sécurité, autorisant l’accès au contenu de la console et dans un souffle de gaz libérés, des lignes apparurent sur la tour centrale de la machine, délimitant des panneaux qui s’écartèrent vers l’extérieur et glissèrent dans leurs logements tout juste révélés. Une lumière argentée brilla alors qu’un cocon complexe de filaments croisés émergeait des profondeurs de l’appareil, et au cœur de ce cocon était niché un cylindre étroit haut d’une cinquantaine de centimètres. Un fluide d’un vert bleuâtre remuait à l’intérieur, libéré de son confinement en champ de stase. C’était le matériel génétique vivant employé pour la création des Primarques, une source tout à fait pure de leur souche génétique. Si Corax et le Magos parvenaient à en percer les secrets, ils pourront combiner son potentiel au patrimoine génétique de la Raven Guard. Autrement dit, la croissance fulgurante d’un Primarque ajoutée aux capacités d’un Astartes. Ce qui devrait prendre une génération pourrait être accompli en quelques mois !

Malgré les réticences d’Arcatus de le voir partir avec une telle arme loin de Terra, la décision de Corax était irrévocable. Il quitta la crypte et le Labyrinthe, les Serviteurs escortant des files de caisses et de caissons jusqu’aux navettes qui attendaient à l’entrée sur la saillie enneigée. Le laboratoire fut vidé et tout fut ramené à bord de l’Avenger.

Puis Corax ordonna de mettre le cap vers Délivrance, accompagné d’Arcatus et de sa Garde Custodienne, qui voulait toujours gardé un œil sur le Seigneur Corbeau…[35]

La Naissance des Rapaces[modifier]

Le Renvoi des Commémorateurs[36]

Arrivé sur Délivrance, le Warhawk du Primarque se dirigea jusqu’au Carnivalis, une grande salle au pied du Pic du Corbeau, ayant servi par le passé aux grands rassemblements de la Légion et rassemblant de nombreux trophées. Là, le Primarque y rassembla cent cinquante-six autres hommes et femmes, notamment des Itérateurs et des Commémorateurs pour leur annoncer de plier bagages et de quitter Délivrance et que le matériel accumulé pour leur mission de commémoration devra être remis au Commandant Branne. La raison de ce renvoi fut que l’ordre des Comméorateurs était dissous, et Malcador avait fourni au Primarque avant son départ du Monde-Trône quelques phrases à employer préférentiellement afin de leur communiquer ce qui était advenu. Devant l’incompréhension, il leur apprit la trahison d’Horus et la catastrophe de Isstvan tout en soulignant qu’il ne pouvait pas assurer leur protection. Tous devaient être débriefé par les bureaux de Malcador sur Terra. La confiscation de leur matériel était d’éviter l’espionnage sur les défense de Délivrance.

Corax et ses guerriers rejoignirent Délivrance, et arrivèrent en vue du Pic du Corbeau. Là, le Primarque commença ses recherches afin de ressusciter la Raven Guard. Il envoya le matériel récupéré dans le crypte de l’Empereur à la surface de Kiavahr, dans un bâtiment secret de la Légion baptisé la Cache du Corbeau - une installation d’entraînement qu’employait la Raven Guard Légion pour se livrer à des affrontements simulés au milieu de la dévastation nucléaire - où l’Apothicaire en chef Vicente Sixx entama le décodage génétique avec l’aide du Magos Nexin Orlandriaz. En parallèle, Marcus Valerius reçut ordre de remonter la Cohorte Therion en engageant de nouveaux soldats tandis que les Raven Guards tentèrent de rassembler du matériel.

Corax surveilla les avancées des travaux qui avaient lieu dans un périmètre stérile de la nouvelle installation génétique, où les centrifugeuses ronronnaient de leur démarche lente et où les serviteurs passaient d’une station de travail à l’autre, chargés d’échantillons. Il apprit les difficultés significatives rencontrées par Sixx et Orlandriaz sur la compatibilité. L’Empereur avait dû faire quelque chose pour simplifier le matériel génétique des Primarques afin de créer le gabarit des Légions Astartes, mais les permutations possibles étaient trop nombreuses à explorer. Comme le code génétique des Primarques était mille fois plus complexe que celui du patrimoine standard de la Raven Guard, l’Empereur n’en avait extrait que quelques éléments pour créer la souche des Légions Astartes, et environ une dizaine d’autres des données génétiques de la Legio Custodes retrouvées dans la crypte de Terra. Pour isoler les facultés de clonage des cellules et de maturation rapide que souhaitait Corax, et les intégrer au propre patrimoine de la Raven Guard, il fallait altérer rétroactivement le code génétique de la Raven Guard à l’aide de la séquence appropriée. Il y en avait des millions possible à appliquer, même à partir de la souche génétique d’un seul Primarque, et il en avait vingt. Corax étudia les tableaux de données en espérant que cela déclencherait une vision dont l’Empereur lui aurait fait don, mais rien ne se passa.

Iarto Khoura[37]

L’une des premières action de Corax lors de son retour sur Délivrance fut de rendre dans une cellule de Délivrance, là où un Word Bearer prisonnier attendait patiemment, perplexe quant au fait d’avoir été incarcéré, assis sur une chaise presque trop petite pour lui, habillé d’une simple robe grise. Son nom était Iarto Khoura, et il s’était joint à la Raven Guard peu après l’Édit de Nikaea, afin de s’assurer que la proscription des Archivistes y était bien appliquée. Le Chapelain Word Bearer fut victime de la fureur du Seigneur Corbeau qui l’accusa d’être un Traître et un espion. Pourtant, Khoura fut surpris et choqué d’apprendre les évènements de Isstvan V et la trahison de Lorgar, mais refusa d’être retenu responsable des agissements de ses frères. Corax attrapa Khoura par la gorge, le souleva, et fit cogner la tête du Chapelain contre le plafond, le traitant de menteur avant de lui rompre le cou. Puis il ordonna qu’on jette le corps du Chapelain dans un four et qu’on fouille ses quartiers, rejetant les appréhensions de ses hommes qui considéraient qu’il aurait fallu enquêter pour déduire la trahison ou non de Khoura.

Mais l’intellect enflammé par son imagination qui lui montrait une nouvelle Légion surpuissante, Corax se mit à la tâche avec ce nouvel objectif à l’esprit. Il n’était pas nécessaire de créer cette Légion à partir d’un seul embryon zygotique car l’Humanité se dénombrait en milliards, rien que sur Terra. Dans les pensées de Corax, l’Empereur rejetait des pans entiers des données génétiques de Ses Primarques, jugées redondantes à la lumière de ses nouveaux plans. Il se focalisa sur les découvertes de la création des Primarques, afin de les amender, en y filtrant les caractéristiques et les traits uniquement communicables dès la conception du fœtus, pour se concentrer sur les caractères génétiques transférables, implantables.

Le Primarque s’accrocha à ces souvenirs, et plongea plus avant, allant jusqu’à remplacer Sixx et à pianoter sur son interface, navigant à travers la masse d’informations codées. Corax se plongea dans les circonvolutions des gènes des Primarques, séparant d’eux ces séquences et ces protéines que l’Empereur avait rejetées, en suivant son propre créateur dans Ses pas. Il isola les fragments génétiques et les segments de duplication des cellules, en écartant certains, déplaçant les autres pour former une partition distincte. Par son travail - qui dura cinq minutes seulement -, il ne laissa que soixante-douze branches génétiques différentes à analyser.

Fait intéressant, le Magos Orlandriaz lui proposa une de ses idées : le clonage, possibilité qui devait être considérée aux yeux de Corax, mais pas le clonage direct car les Astartes ont connu de tels succès parce qu’ils étaient similaires, mais pas identiques. Des qualités telles que la faculté à commander, l’intelligence, et les aptitudes dans diverses disciplines leur permettent d’être flexibles et de remplir de nombreux rôles.

L’Armure MkVI Corvus[38]

Corax reçut deux mille armures MkVI de la part des Imperial Fists sur Délivrance afin d’aider sa Légion à se reconstruire. Le matériau de ces armures était plus épais avec des joints flexibles et des jambières solides couvrant jusqu’aux genoux. Mais les détails les plus évidents étaient l’épaulière gauche renforcée de rivets, et la conception du casque. Les prototypes avaient été testés en situation de combat pendant deux ans, pendant la campagne sur le secteur de Scalland. La plupart des améliorations avait été suggérées par la Raven Guard avant l’Hérésie d’Horus et avaient été intégrées. La protection n’était pas meilleure que celle de la MkIV, mais les systèmes intégrés étaient bien plus efficaces notamment les câblages externes qui étaient suppléés par des connexions à l’intérieur même de l’armure, sans compromettre les performances ni ajouter un surplus de poids excessif. Les autosenseurs avaient été améliorés en particulier, les capteurs auditifs et olfactifs qui étaient bien plus sensibles. Les capacités de cette armure en matière de discrétion excédaient celles de toutes les autres variantes.

La Raven Guard fut ainsi la première Légion de l’Imperium à les recevoir et en reconnaissance du rôle qu’elle avait joué pour tester ces armures, et parce qu’elle en avait besoin plus que quiconque, l’Armure MkVI fut baptisée l’Armure Corvus, d’après le nom du Primarque de la XIXe Légion.

Satisfait, il retourna dans le Pic du Corbeau afin de rencontrer les jeunes recrues de la Légion. Devant les novices au garde à vous, il les félicita pour leur accession au sein de la Légion mais les a prévenu du fardeau sur leurs épaules, alors que la trahison frappait et que la Légion avait été mortellement blessée. Mais il les encouragea de ne pas laisser leur jeunesse être un objet de dérision, détendant l’atmosphère en expliquant qu’il avait connu le vieux Branne alors qu’il n’était qu’un nourrisson qui braillait pour téter sa mère. Puis il leur ordonna de rejoindre la Cache du Corbeau à la surface de Kiavahr. En effet, Corax rejetait les expérimentations inutiles - des expérimentations animales qui avaient affreusement mutés - et ordonna à son Apothicaire et au Magos à perfectionner la formule pour l’employer sur les recrues. Orlandriaz estima qu’il faudrait seulement quatre-vingts heures terranes pour transformer un jeune garçon en Astartes

Quatre jours après avoir autorisé la première séquence d’implantation sur dix recrues, le Primarque attendit nerveusement le résultat. Finalement, il put voir les jeunes novices dans le corps principal de l’infirmerie de la Cache du Corbeau et fut ravi du résultat : neuf jeunes hommes étaient devenus des Space Marines, avec les organes améliorés opérationnels, à part leur Carapace Noir qui devra être implantée comme auparavant, puisqu’il s’agit essentiellement d’une interface artificielle. Encore mieux, l’Apothicaire Sixx lui annonça qu’ils pourront multiplier leur patrimoine génétique comme ils le voudront. Les effectifs ne seront limités que par le nombre de recrues disponibles. Seul ombre au tableau, la dixième recrue était décédée suite à un infime anomalie cardiaque, microscopique, qui s’était rompue sous la multiplication accélérée des cellules. Malgré cela, Corax s’imagina à la tête d’une Légion pléthorique et caressait l’idée de propager cette technologie chez les autres Légions Loyalistes afin d’écraser en quelques mois Horus. Pour fêter ce succès, il annonça à Branne, commandant de ces nouvelles recrues, qu’ils formeront le quatrième corps de la Légion sous le nom de "Rapaces".

Six jours plus tard, alors qu’il continuait d’étudier les données génétiques, Corax apprit d’Ephrenia l’approche de deux vaisseaux Imperial Fists vers Délivrance, sous le commandement du Capitaine Noriz. Le Primarque contacta l’officier Imperial Fist qui lui demanda de ne pas ébruiter sa venue car il lui apportait des messages de la part du seigneur Dorn et du Sigillite. Le message était en réalité un présent : des Armures MkVI le dernier modèle que Mars avait conçu et avec lesquelles Corax allait équiper ses nouveaux Space Marines. Reconnaissant, Corax accueillit Norix et ses cent cinquante Imperial Fists. Les Rapaces apprirent vite à utiliser leurs armures et furent peu à peu organiser en une force combattante opérationnelle.[39]

Le Raid sur Cruciax[modifier]

Corax prépara immédiatement son premier assaut vengeur contre les Traîtres, choisissant pour cible Narsis, car après avoir analysé les rapports de plusieurs Navigators ayant croisé dans les parages, les turbulences du Warp étaient minimes autour du système Narsis. Étant donné que ce monde se situe à proximité de plusieurs Mondes-Forges, ainsi que des ressources d’Agrapha, de Chopix et de Spartus, le Seigneur Corbeau pensait que Narsis servirait de point d’étape aux rebelles pour attaquer le secteur. De plus, sur ce monde se trouvait la Forteresse Parfaite, une place forte des Emperor’s Children et Corax comptait sur les Rapaces pour s’en emparer.

Néanmoins, cette cible était trop dangereuse, et il fut choisit à la place d’attaquer Cruciax, une petite base lunaire accueillant une station de surveillance dans un système mort où les Word Bearers s’étaient établis. Ordre fut donné d’y envoyer les cinq cents premiers Rapaces. Corax voulait les voir combattre indépendamment des Serres, des Faucons et des Aigles. Il décida enfin d’accompagner Branne pour superviser ce raid qu’il voyait comme l’acte fondateur de la renaissance de la Raven Guard et pour apprécier leurs performances par lui-même.

Arrivé sur Cruciax par un assaut de Thunderhawks ; les Rapaces débarquèrent dans le désert qui entourait l’installation des Word Bearers alors qu’une deuxième frappe avait neutralisé les tourelles de défense. Ils firent une brèche dans l’installation et affrontèrent les fils de Lorgar.

Le Primarque ne s’était pas joint à l’offensive en personne, préférant en observer le déroulement depuis l’Avenger en orbite autour de la plus grande lune de Cruciax.

Les Rapaces s’en sortirent avec quelques pertes, ayant affrontés notamment des Space Marines Possédés par des Démons dans les couloirs et une cinquantaine de Word Bearers. Ils furent très performants, quoi qu’un peu indisciplinés et particulièrement violents. Leur façon de combattre avait quelque chose d’irrépressible, une fureur disciplinée, couplée à une vitesse et une précision extraordinaires. Et il ne s’agissait que de fraîches recrues. Divisé en deux escouade, l’une d’elle plaça des charges sur le réacteur de la station et l’évacuation fut ordonnée.

Corax annonça la victoire et le fait que la Raven Guard avait montré que les plans de l’ennemi ne pouvaient pas encore l’exclure. Les Rapaces avaient prouvé leur valeur malgré quatorze morts, et avaient gagné aujourd’hui leur premier honneur de bataille. Le combat contre Horus pouvait commencer.

De retour sur Délivrance, Corax fit un rapport concernant cette mission aux autres membres du commandement de la Légion. Reconnaissant que les Rapaces avaient fait preuve d’une certaine naïveté tactique, ils avaient dépassé ses espérances. Mais certains de ses officiers, comme Branne et Agapito, ne pensaient pas qu’ils étaient prêts, inquiets de leurs indisciplines mais Corax balaya ses accusations, considérant que lorsqu’ils seront plus nombreux, il sera en mesure de les répartir dans la Légion comme cela se faisait fait avec d’autres recrues, et la présence de vétérans à leurs côtés calmera leur fougue. Après tout, il y a encore cent jours, ce n’étaient que des enfants… Il annonça néanmoins une vague de recrutement général sur Kiavahr et Délivrance afin de combler les pertes et en vue d’attaquer la Forteresse Parfaite, tout en ayant conscience que transformer des enfants en super soldats génétiquement modifiés sans la moindre connaissance des traditions et de entraînement de la Légion était… risqué.

Néanmoins, les espoirs de Corax vont être foudroyé. Par un serpent.[40]

Le Germe Empoisonné[modifier]

À l’insu de Corvus Corax et de la Raven Guard, le Primarque de l’Alpha Legion, Alpharius, avait infiltré la XIXe Légion par ses propres Astartes. Les Alpha Légionnaires étaient plusieurs agents a qui des visages de Raven Guards tombés sur Isstvan V avaient été greffés durant le Massacre du Site d’Atterrissage. Alpharius savait d’une manière ou d’une autre que Corax accéderait au savoir génétique de l’Empereur et voulait se l’approprier, allant jusqu’à manœuvrer pour permettre à la Raven Guard de récupérer sans encombre le Seigneur Corbeau sur Isstvan V.

Sur Kiavahr, le frère jumeau d’Alpharius, Omegon, complotait avec les techno-guildes qui rêvaient de se débarrasser de Corax et de l’Imperium pour récupérer les anciens pouvoirs. Omegon avait obtenu le soutien des cinq maisons techno-guildes restantes, ainsi que d’éléments renégats du Mechanicum, l'Ordre du Dragon, qui gérait la planète depuis son annexion par l’Imperium. Omegon restait en contact avec les agents infiltrés, patientant afin que Corax trouve le moyen de transformer des jeunes novices en Space Marines.

Une fois le succès des Rapaces confirmés, Omegon déclencha une petite insurrection renégate prêt de la Cache du Corbeau. Profitant de la pagaille du rassemblement pour écraser cette troupe traîtresse, des Alpha Légionnaires incorporèrent à l’intérieur du code génétique original que Corax avait acquis sur Terra une fiole de verrite contenant un géno-virus, un mélange gazeux se tordant d’une vie propre, aux couleurs changeantes et animé de contorsions qui rappelait les descriptions du Warp. Si au tout début, rien ne se passa, très vite, les novices transformés en Space Marines après ce sabotage mutèrent en des abominations aux membres déformés.

Corax ordonna immédiatement que les recrus les plus récentes et affectées - soit un millier - soient enfermé dans une zone de quarantaine établie à la hâte dans les profondeurs de la Cache du Corbeau. Corax ne comprenait pas pourquoi les cinq cents premiers Rapaces n’étaient pas affectés et l’Apothicaire et le Magos ne comprenaient pas eux-mêmes cette mutation, pensant qu’il y avait donc un problème dans le matériau génétique des Primarques. Corax pensait quand à lui que les données génétiques des Primarques contenaient des structures non-humaines, et des branches de ce type étaient encodées dans chaque souche implantée sur les Astartes. La transformation des Space Marines devait en partie à des caractéristiques empruntées à d’autres espèces, introduites par l’Empereur dans leur patrimoine génétique. Ce qui maintenait l’équilibre avait dû se détériorer.[41]

La Bataille de la Cache du Corbeau[modifier]

Corvus Corax affrontant les Traîtres sur Kiavahr.
Tout s’accéléra. Ignorant totalement l’implication de l’Alpha Legion et de leur(s) Primarque(s), Corax apprit un soulèvement général des techno-guildes et de leurs alliés renégats du Mechanicum appartenant à l’Ordre du Dragon, qui attaquèrent la Cache du Corbeau. Pire, les Traîtres avaient en leur disposition un Titan de classe Imperator, des Titans Warhounds et divers véhicules d’assaut. Les Alpha Légionnaires infiltrés dans les rangs de la Raven Guard reçurent l’ordre d’attaquer les Raven Guards et de se regroupe pour offrir un point d’entrée aux autres Astartes de l’Alpha Legion présents sur Kiavahr, tandis que des milliers de combattants des techno-guildes fonçaient vers la Cache du Corbeau qui répliquait de ses canons et tourelles de défense.

Apprenant cette attaque, Corax, alors présent sur le Pic du Corbeau, lança un assaut de Thunderhawks. Par chance, les éléments Loyalistes du Mechanicum mobilisèrent la Legio Vindictus et un corps complet de Skitarii pour défendre la Cache du Corbeau. Le manufactorum à armures MkVI subissait une attaque importante, mais il tenait bon. Il reçut une transmission de Sixx qui lui demanda que faire de la source génétique si ils étaient défaits. Après une hésitation, le Seigneur Corbeau ordonna à l’Apothicaire d’être prêt à détruire la source génétique et tout le matériel associé. Comme si cela ne suffisait pas, Ephrenia lui apprit qu’il y avait eu plusieurs failles de sécurité potentielles liées au Commandant Agapito et qu’elle les avait portées à l’attention du Commandant Branne. Il ordonna que les officiers de la Cache du Corbeau les arrêtes pour un futur interrogatoire. Puis il prit son Thunderwark et fonça vers la Cache du Corbeau. Il arriva très vite et fut de nouveau contacter par Ephrenia qui expliqua qu’elle avait trouvé un signal ciblé, dirigé vers la Cache du Corbeau depuis l’orbite, et qu’il provenait de l’Avenger. Branne le lui confirma car il était lui-même à bord du vaisseau, ayant activé quatre torpilles cycloniques chargées et pointées vers la Cache du Corbeau, car il refusait que la technologie génétique court le moindre risque de tomber aux mains des guildes. Il implora Corax de ne pas rejoindre la Cache du Corbeau. Bien que furieux, Corax accepta les termes de Branne, mais lui seul donnera l’ordre de détruire la Cache du Corbeau.

En parallèle, les Alpha Légionnaires s’emparèrent des données génétiques sur le source originale des Primarques. Puis Omegon ordonna à ses agents infiltrés de détruire les réserves du propre patrimoine génétique de la Raven Guard ce qui signerait la mort de la Légion de Corax. Mais les Traîtres furent repérés et neutralisés par les Raven Guards. Acculés, les Alpha Légionnaires ont tous été abattus ou se sont suicidés pour éviter d’être capturés tandis qu’Omegon avait mis la mains sur la sources originale des Primarques avant de s’échapper dans sa Barge de Bataille dissimulée dans l’orbite de Kiavahr. La neutralisation des Traîtres fut le fait d’Agapito - qui avait nourri des soupçons envers certains membres de la Légion qui avaient utilisé leurs canal personnel pour contacter Omegon - ainsi que par l’action des Rapaces mutés qui avaient fait honneur aux couleurs de leur Légion.

Quand à Corax, il s’assura que l’avancée des forces du Mechanicum et l’armée des guildes, prise entre le rempart de la Cache du Corbeau et dépassée en nombre, soit repoussée vers les désolations irradiées. Les Astartes arrivés en renfort de Délivrance harcelèrent l’ennemi durant sa retraite, exerçant leur vengeance pour tous ceux tombés, et les Imperial Fists du Capitaine Noriz joignirent leurs forces à celles de la Raven Guard. La bataille se prolongea tard dans la nuit, sous un ciel délavé par les explosions et les tirs de lasers. L’arrivée des Titans de la Legio Vindictus arrêta l’avance de l’Ordre du Dragon mais de grandes portions de la cité avaient néanmoins été réduites à l’état de désert de gravats, étouffés sous les cadavres des deux camps ; le ciel au-dessus de Kiavahr était empli par la fumée de milliers de brasiers éclipsant la lune et les étoiles. Les appareils volants du Mechanicum larguaient des bombes incendiaires et des charges à plasma sur les maisons des guildes où l’Ordre du Dragon résistait, tandis que les armes de la Legio y crachaient leurs obus et leurs décharges laser. Sur l’ordre de Corax, la Cache du Corbeau fut condamnée, et les Rapaces comme les Custodiens tuèrent plusieurs Raven Guards qui cherchèrent à fuir sous couvert de la confusion. La menace immédiate qui pesait sur la technologie génétique ayant été écrasée, le Primarque ordonna au Commandant Branne de désarmer les torpilles de l’Avenger, et arriva pour superviser en personne l’après-bataille.

Il retrouva Agapito et Arcatus devant les ruines du portail principal de la Cache du Corbeau. Il apprit la mort de l’Apothicaire Sixx et la présence d’infiltrateurs, comprenant que l’Alpha Legion était la responsable. Il régla le problème en ordonnant un dépistage de ceux portant sa marque génétique afin de trier les vrais des faux Raven Guards.

Reconnaissant la loyauté et la bravoure des Rapaces mutés, il annonça qu’ils se battront aux cotés de leurs frères et auront l’honneur de mourir pour l’Empereur. Néanmoins, il décréta que la Raven Guard se relèvera avec des méthodes traditionnelles, et que toute tentative d’expérimenter la source génétique des Primarques étaient voués à l’échec. Les armures des Rapaces furent modifiés pour s’adapter à leurs difformités

Ses troupes furent vite purgées car à peine le Magos Orlandriaz avait-il entamé ses tests génétiques que les guerriers se faisant passer pour des Raven Guards avaient tenté de s’échapper, ou mis fin à leurs jours. Corax s’était trouvé en mesure de confirmer que les infiltrés provenaient de l’Alpha Legion car la marque d’Alpharius se trouvait dans leur sang, leurs os et leur chair, et les aurait condamnés aussi certainement que leurs actes.

Il rassemble les restes de sa Légion dans la grande salle du Pic du Corbeau, le Carnivalis, et fit un discours pour annoncer que malgré les épreuves, la Raven Guard allait se battre contre Horus et entamer une campagne, avec les Imperial Fists du Capitaine Noriz et les Custodiens d’Arcatus à leurs côtés. Suite aux acclamations de ses fils, un petit détachement de Raven Guards se présenta devant lui, emmené par le Techmarine Stradon Binalt, et portaient avec eux un large objet, drapé dans l’une des bannières noires de la Légion. Pour fête le nouvel envol du Corbeau, le Techmarine offrit au Primarque un bien qu’il avait construit de ses mains, un paquetage de vol ornementé que Corax avait longtemps cru perdu, deux nouvelles ailes gracieuses qui se déployaient de part et d’autre. Corax prit le Réacteur Dorsal à deux mains et le souleva, en s’émerveillant de sa conception. Il baissa les yeux vers Binalt et le remercia d’un sourire.[42]

Le Siège de la Forteresse Parfaite[modifier]

Corax commença sa campagne contre les Traîtres en attaquant comme il le souhaitait la Forteresse Parfaite des Emperor’s Chilren sur le monde de Narsis.

L’Avenger et le reste de la flotte rallièrent Taurion, un système voisin de Narsis, où Valerius et la Cohorte Therion reformée le rejoignit. Corax prépara ses plans pour épargner le plus de civils dont la ville avait été intégrée à la Forteresse Parfaite à l’origine.

Les Therions formèrent la première vague tandis que les vaisseaux Raven Guards pourvus de boucliers miroirs les suivraient. Aucun bombardement ne fut effectué pour limiter les pertes civiles et les Therions durent se poser sous couvert de la nuit à vingt-huit kilomètres de la Forteresse Parfaite, dans les collines au nord-est. Mais Corax savait que marcher prêt de trente kilomètres vers leur cible en une nuit pour attaquer une ville-forteresse était voué à l’échec. Ainsi, il avait prévu d’infiltrer directement la place-forte tandis que les Emperor’s Children seraient concentrés sur la Cohorte Therion.

Une fois les Therions débarqués, ils subirent de lourdes pertes. Le commandant de la IIIe Légion, le Capitaine Hasten Luthris Armanitan surveilla le déploiement Loyalistes dans la salle de commandement de sa tour, se moquant de la stratégie impériale malgré un assaut d’infanterie massif des Therions. Puis sans explications, à peine les Therions avaient atteints les limites de la Forteresse Parfaite qu’ils se replièrent. Luthris ordonna de rassembler ses troupes pour riposter et détruire les Therions jusqu’au dernier. Les rues se muèrent en un bain de sang, qui avait forcé chaque Therion à chercher refuge en intérieur.

Puis les engins sub-orbitaux de la Raven Guard s’approchèrent rapidement mais à peine Hasten Luthris eut-il apprit cette nouvelle que Corax apparu de nulle part, massacrant en un clin d’œil son escouade. Puis il regarda droit dans les yeux le Capitaine des Emperor’s Children avant de le tuer. Corax passa de pièce en pièce, exécutant tous les Emperor’s Children qu’il croisait. Ses griffes les taillaient en pièces et son fouet luisant tranchait au travers de leurs armures polies. Une fois qu’il eut atteint le dernier étage du bâtiment de commandement, il regarda les Modules d’Atterrissage tomber des cieux, survient des Thunderhawks et des oiseaux d’assaut.

La Raven Guard prit d’assaut l’ensemble de la place-forte, aidée par le Primarque qui ne fit preuve d’aucune pitié, soutenu par les Imperial Fists et de la Garde Custodienne. Derrière le rempart, les Therions s’étaient remis à avancer, en prenant leur revanche sur les Emperor’s Children qui avaient décimé leurs camarades. Corax décrivit un cercle en l’air pour apprécier la progression de la bataille avant de foncer vers le donjon central de la Forteresse Parfaite, à plus de trois cents mètres des constructions qui l’entouraient. Les Traîtres furent abattus et le Seigneur Corbeau rassembla son conseil de commandement dans les quartiers du commandant de la garnison. Il annonça qu’ils allaient partir en laissant cinq cent mille hommes de la Cohorte Therion, une dizaine de Titans de la Legio Vindictus et d’autres éléments de l’Armée Impériale qui étaient en route route soit pratiquement un million de soldats supplémentaires. Horus recevra un accueil chaleureux s’il devait se déplacer ici. Il décréta que leur nouvelle cible serait Khalghorst qui abritait une garnison de Word Bearers.

La Raven Guard allait frapper et se replier, porter de rudes coups et esquiver la riposte. D’autres auront à endurer la fureur que les Traîtres verseront sur eux plutôt que sur sa Légion, mais c’était le seul moyen d’affaiblir l’ennemi et de saigner ses armées à blanc.[43]

La Bataille de Constanix II[modifier]

Corax mena sa Légion dans divers assauts rapides contre les Traîtres, frappant vite et sans pitié afin d’affaiblir les forces d’Horus. Les Rapaces furent d’excellents guerriers, le prouvant contre les forces de la Death Guard sur Monettan, et lors de la prise de plusieurs vaisseaux renégats de l’Armée Impériale interceptés durant une attaque à Tholingeist. Avec chaque bataille, ils n’avaient cessé de gagner une expérience précieuse.

Une rencontre fortuite eut lieu durant l’un des rassemblements de la Légion : un navire des Word Bearers frappé par des ennuis de propulsion Warp, et incapable de fuir, apparu en bordure du système de Cassik. Même avant d’être bombardé par la Raven Guard, le vaisseau renégat avait arboré des traces de combats prolongés, ses Moteurs Warp endommagés comptant parmi les plus évidentes. Ce qui avait forcé le croiseur d’attaque à faire route dans un tel état devait nécessairement être important et Corax voulait savoir son origine en le capturant.

Le Seigneur Corbeau lança l’assaut et lui et ses guerriers affrontèrent les fils de l’Urizen et leurs esclaves dégénérés, frappés par la mutation. Corax avait d’abord pris ces individus pour des Serviteurs décérébrés, mais la peur et le désespoir dans leurs yeux avaient trahi une étincelle de vie que les créations à demi-humaines du Mechanicum ne possédaient plus. Ces hommes et ces femmes possédaient leurs facultés pleines et entières, ayant fait l’objet d’expérimentations de leurs maîtres Word Bearers. L’écœurement du Primarque pour les Traîtres qui les avaient créées était total tout en évoluant au milieu des salles voûtées et les corridors tortueux, progressant dans les ponts d’armement, déjà ravagés par les bordées de l’Avenger pendant l’approche de la Barge de Bataille. Il s’ouvrit un passage vers le strategium du vaisseau. Une fois arrivé, Corvus Corax ne rencontra aucune résistance. Son regard fut attiré au centre du strategium par une forme emmaillotée de tissus ensanglantés, transpercée de nombreux tuyaux et de câbles. La maigreur cadavérique de cette silhouette de femme laissait voir son squelette humain, malgré la profusion d’appendices mécaniques qui lui étaient implantés et ce qui apparaissait de son visage se résumait à une mâchoire pendante, montrant quelques dents cassées et jaunies, le reste de sa tête condamné par un casque multifacettes de céramite dans lequel passaient des dizaines de filaments enroulés. Cette pauvre femme était une Navigatrice que les Traîtres avaient infecté pour en faire un réceptacle à leur alliés démoniaques afin d’être guidé. Elle supplia Corax de la tuer mais le Primarque lui promit de le faire à un autre moment, ayant besoin d’information. Compréhensive, la Navigatrice lui apprit que le navire renégat venait de Constanix II, un Monde-Forge proche alors de leur position et dont l’allégeance dans la guerre civile qui avait engouffré l’Imperium était inconnue. Les Word Bearers y avait voyagé deux fois depuis la Bataille de Calth, la Navigatrice apprenant à Corax alors la naissance de la gigantesque tempête Warp qui isolait l’empire d’Ultramar du reste de l’Imperium : la Tempête de la Ruine.

Une fois le vaisseau renégat purgé - et qui portait le nom de Kamiel, le Primarque décida d’aller voir ce que mijotait les Traîtres sur Constanix II. La Navigatrice se présenta comme étant Sagitha Alons Neortallin et elle accepta d’aider Corax à le mener sur le Monde-Forge, avec l’espoir de voir les plans de ses tortionnaires échouer.

Corax annonça à ses officiers Branne, Agapito et Soukhounou qu’il ne viendra pas pour l’assaut prévu contre les Emperor’s Children sur Euesa car malgré le fait que Constanix II soit un Monde-Forge mineur dans la machine impériale, il y voyait un mystère à résoudre. Il confia à Branne et à Soukhounou cette offensive, ordonna à Agapito de rassembler deux cents guerriers équipés comme des troupes d’assaut, des Thunderhawks, des Shadowhawks, des Warhawks et des Fire Raptors.

Constanix II[44]

Constanix II était un petit Monde-Forge dominé par des océans acides, avec peu de masses terrestres importantes. Il y avait huit cités atmosphériques maintenues en l’air par des technologies antigrav. Les navires qui labouraient l’eau acide en tous sens laissaient derrière eux des sillons étincelants et bouillonnants, leurs quilles de ramassage renforcées soulevant des milliers de tonnes de riche matière organique pour les usines de traitement du Mechanicum et les biolaboratoires du Monde-Forge.

Les huit cités qui composaient le Monde-Forge était réunit autour du Conseil des Cognoscenti. S’y trouvait notamment les cités-barges de Pallas, de Crius, d’Iapetus, - capitale du Monde-Forge,- et Atlas, qui dérivait à travers les trombes d’eau, la fumée et les vapeurs des fourneaux, laissant une traînée rougeâtre derrière elles et des dizaines de manufactures et de fonderies qui illuminaient le cœur de la structure large de dix-sept kilomètres.

L’accord des Cognoscenti était né suite à une guerre civile sur Constanix durant la Longue Nuit, mille deux cent soixante-huit ans avant la Bataille de Constanix II. La plupart des informations relatives à cette période furent détruites pendant la guerre. Les Magi fidèles à la pureté du credo du Dieu-Machine ont prévalu, mais le prix fut élevé. Des données qui furent perdues ne seront jamais récupérées mais l’entente des Cognoscenti a été une forme de résolution des conflits largement préférable.

C’est sur Atlas que Corax atterrira, débarquant par-delà les grands pans de murs gris, et y distinguant le temple central du clergé du Mechanicum qui se dressait du cœur de la ville, une structure en ziggourat haute de trois cents mètres. Des bastions et des tours secondaires en brisaient les contours, ainsi que les voies d’accès incurvées et les engins porteurs dont ses étages successifs étaient recouverts. Au sommet brûlait une flamme blanche entourée de feux plus petits, des cheminées massives qui, à cette distance, ressemblaient à des braseros de cérémonie.

Après sept jours de voyage, Corax arriva sur Constanix II, monde sur lequel il atterrit discrètement avec son Shadowhawk qui glissa silencieusement à travers la nuit, son fuselage noir presque invisible avant d’atterrir dans une zone abandonnée de la cité-barge d’Atlas.

Avec dix de ses guerriers, Corax débarqua, sa peau blanche camouflée sous une couche de maquillage noir. Il constata que les dirigeants du Monde-Forge avait commencé à cannibaliser les matériaux de leurs structures et un calme surnaturel régnait.

Le Primarque parcouru seul les blocs, et fut repéré… par un bébé qu’une mère tenait dans ses bras, tournée dans la direction opposée à celle de Corax, tenant dans ses bras l’enfant agité qu’elle tapotait doucement dans le dos. Corax fit usage de son don, ce pouvoir qu’il possédait de masquer sa présence à la perception des autres et qui l’effaça des pensées conscientes de l’enfant. Il s’envola dans les airs et atterri dans un temple du Mechanicum en forme de pyramide haute de trois niveaux. Depuis sa position dominante, Corax observa derrière les fenêtres de l’étage supérieur des Technoprêtres rassemblés et vint se placer au-dessus d’une des grandes fenêtres. Il observa et écouta les cinq Technoprêtres présents comprenant ainsi mieux la situation. Ainsi, le Monde-Forge était sous la coupe de l’Archimagos Delvere, lui-même recevant ses ordres d’un Word Bearer, Azor Nathrakin. Les Technoprêtres présents étaient des Loyalistes complotant pour éliminer les Traîtres et - surtout - sauver leurs domaines des convoitises de Delvere qui réclamait toujours plus de ressources. Le Primarque repéra un Adepte Technoprêtre et vit dans ses yeux qu’il allait trahir ses semblables. Il réagit sans attendre et se jeta à l’intérieur au travers de la fenêtre, arrosant la chambre de bris de vitrail et de plomb. Il fut à côté de l’Adepte qui quittait les lieux avant que les autres n’aient eu le temps de réagir et jeta l’homme semi-mécanique au sol au lieu de lui pulvériser le corps.

Les Technoprêtres furent surpris de la présence d’un Primarque mais ne donnèrent pas l’alarme quand Corax le leur demanda et révéla les attentions malveillants de leur camarade. Ils se présentèrent à lui comme étant Firax, Magos Biologis, Loriark, de la Legio Cybernetica et Magos Senioris de ce temple, Salva Kanar, Magos Logistica et Bassili, Primus Cogenitor du Biologis. Le Technoprêtre assommé par Corax était Lacrymenthis, le Cogitatis Regular. Ils confirmèrent à Corax avoir quelques troupes Skitarii et étaient prêts à l’aider à chasser les Traîtres. Mais les forces face à eux étaient plus importantes. Ainsi, si les cités de Pallas et Crius s’étaient éloignés d’Iapetus, les cinq autres villes de la planète devaient être de mèche avec l’Archimagos.

Loriark demanda alors à Corax ce qu’il gagnait à venir les aider et voulait sa parole que leur Monde-Forge ne sera pas bombardé comme Kiavahr lors de la libération de Lycaeus. Le Seigneur Corbeau joua de son autorité naturelle - et de l’ignorance des Technoprêtres sur les vrais effectifs de sa Légion - promettant de raser cette planète si quiconque agira contre la XIXe Légion et soulignant que les intérêts des Technoprêtres étaient plus importants que les siens. Subjugué par son autorité, les prêtres du Dieu-Machine s’inclinèrent, recevant la promesse de Corax de les libérer de la tyrannie qui s’annonçait, et de l’esclavage ou à la destruction de Constanix II.

La bataille allait commencer et sa première étape serait de s’emparer d’Atlas en faisant plier son dirigeant, le Magokritarque Vangellin.

Tandis que le Primarque rassemblait ses Space Marines à bord de trois Whispercutter, il ordonna que soit allumé trois incendies dans des ruines vides d’Atlas, choisies par Corax pour éviter de mettre en danger les civils. Une colonne de Skitarri de la cite-barge avança vers les incendies qui faisaient rage et furent la cible de tirs de laser scintillaient depuis plusieurs toits. Cette attaque était en réalité une diversion, et les Raven Guards sautèrent de leurs aéronefs, utilisant leurs Réacteurs Dorsaux pour atteindre les toits de la cité-barge et préparer les opérations de sabotage et d’embuscades.

Corax suivait le déroulement des opérations depuis le réseau stratégique du Mechanicum d’Atlas, donnant ses ordres aux Lexmechaniciens et aux Logiciens rassemblés autour de lui afin qu’ils les diffusent à leurs sous-commandants. Les forces de Vangellin avancèrent toujours plus loin dans le complexe du temple principal, élargissant la brèche que la Raven Guard exploitait pour frapper. C’est ce qu’attendait le Primarque qui ordonna qu’on ouvre un chemin vers le temple. Une explosion retentit au cœur d’Atlas, des charges posés par des Raven Guards qui détruisirent le pipeline d’une raffinerie, de l’autre côté du complexe du temple. Vangellin avait immédiatement réagi en envoyant une nuée d’engins antigrav, de véhicules et de soldats. Des mines à plasma cachées sur la route détruisirent de nombreux véhicules et mit les Skitarii dans la confusion, offrant enfin l’occasion aux Space Marines d’apparaître depuis le ciel et éliminer les forces du Mechanicum d’Atlas avant de se scinder en escouades de combat pour exploiter le couvert des toits, chaque escouade se jetant sur une cible différente, bombes à fusion en main, plongeant sur les toits blindés des machines de guerre et déclenchant une guérilla chaotique.

Au-dessus d’Atlas, Corax s’envola dans les airs, et aperçu le Titan Warlord Castor Terminus, de la Legio Nivalis - les Géants de Glace, - dont les boucliers avaient été modifiés avec la technologie réflective kiavahrienne qui avait rendu la machine-divine quasi invisible pour les forces de Vangellin. Castor Terminus pulvérisa des dizaines de véhicules ennemis. Accompagné d’un appareil cuirassé Shadowhawk qui attira les tourelles antiaériennes du temple, Corax plongea à l’intérieur de la structure, y trouva Vangellin, massacra ses Serviteurs de Combat et ses Technoprêtres avant de le capturer. Il força Vangellin, à sa merci, d’ordonner à ses troupes de poser leurs armes, ce dernier acceptant de se rendre, transférant le pouvoir de façon formelle à Loriark en échange de la vie sauve.

Entouré d’Agapito et de Loriark, Corax écouta Vangellin expliquer qu’il avait cédé devant Delvere car celui possédait des armes de grandes puissances : des machines possédés par le Warp ! Avec l’aide du Word Bearer Nathrakin, Delvere avait ainsi crée ces Machines-Démons dans l’espoir de faire de son Monde-Forge une planète majeure du Mechanicum. Corax fit le lien entre la sorcellerie des fils de Lorgar et les propos de l’ancien Magokritarque, comprenant que Delvere et Nathrakin étaient en train d’infecter les gens d’Iapetus avec des Démons, ce qui expliquait enfin la raison de la présence des Word Bearers.

Il ordonna une attaque générale d’Iapetus, s’appuyant sur la puissance de la cité-barge d’Atlas et des troupes du Mechanicum qui s’y trouvaient. Atlas fonça dans les cieux vers Iapetus, s’approchant de très près de la capitale. Une escadrille de Lightning foncèrent vers Iapetus, interceptant des chasseurs envoyés par la capitale de Constanix II avant de se diviser en paires pour s’élever au-dessus d’eux en laissant un seul appareil retourner à sa base pour annoncer aux Traîtres l’attaque surprise. Corax voulait que Delvere continue d’ignorer la présence de la Raven Guard même lorsque l’attaque renégate commença. Les batteries antiaérinnes d’Atlas se déchaînèrent tandis que Corax annonça le rassemblement général de ses Astartes afin d’exposer son plan, tout en restant sur ses gardes, sa confiance envers les Technoprêtres étant très limité.

Quel sera votre Héritage ?[45]

Durant les premières phases de l’assaut d’Iapetus, le Magos Loriark interrogea Corax sur l’héritage qu’il laissera à la postérité. Le Seigneur Corbeau affirma qu’il aura bâti un espoir dans le cœur des hommes et des femmes, d’avoir montré que de la Longue Nuit on pouvait s’élever vers l’illumination. Il n’avait jamais persécuté ceux qui s’était soumis à lui et n’avait jamais refusé une capitulation offerte avec sincérité.

Il défendit la vision de l’Empereur en qui il vit certes de la tyrannie, mais avant tout une vision magnifique pour élever l’Humanité, ressentant humilité et reconnaissance envers son créateur. Corax, à l’instar de l’Empereur, supportait le fardeau de sa responsabilité sans se plaindre.

Il chargea Agapito et son escouade d’attirer les forces de Delvere, afin qu’il puisse effectuer une frappe de décapitation sur le temple principal en compagnie de deux escouades. Corax voulait prendre le contrôle du complexe du temple ennemi et contenir les Traîtres aussi rapidement que possible, pariant sur le fait que la présence des Word Bearers serait minime.

Une fois le plan établi, l’assaut commença sous le regard du Primarque dans la salle de commandement d’Atlas. Corax fit la guerre de manière minutieuse ; ses minutages étaient parfaits, ses manœuvres précises. Bien que sous-tendus par une simplicité brutale, ce fut une attaque d’encerclement conçue pour séparer le gros de l’ennemi du temple d’Iapetus, les plans d’assaut de la Raven Guard et des Skitarii formant un processus chorégraphié, conçu après des heures d’étude de l’agencement du terrain, en tenant compte de ce qui était connu ou pouvait être supposé concernant les forces sous le commandement de Delvere.

À cause des boucliers d’énergie qui recouvraient Atlas et Iapetus, toute attaque à longue portée constituait une perte d’énergie et de munitions : afin de maximiser sa capacité de bombardement pour tenter de mettre en surcharge les protections de l’adversaire, un cité-barge devait d’abord affaiblir son propre bouclier pour permettre à ses canons de faire feu au-dehors, et prêtait donc le flanc à une contre-attaque rapide. Les champs d’énergie ne pouvaient pas empêcher les engins volants de passer, et les appareils des deux camps traçaient des vrilles emmêlées les uns autour des autres, pour tenter d’amener leurs bombes à charge pénétrante au-dessus de la ville ennemie. Celui qui prendrait l’avantage se trouverait en mesure de viser les générateurs de champs de l’ennemi et de laisser ses défenses vulnérables à d’impitoyables vagues d’obus. Concient de cet état de fait - et refusant de détruire les moteurs et les matrices antigrav qui maintenaient la cité d’Iapetus suspendue en l’air afin d’épargner sa population , - Corax ordonna qu’Atlas entre en collision avec Iapetus afin d’y déverser les forces terrestres. Les cités-barges tremblèrent, alors que les générateurs intégrés surchauffaient dans leurs fondations. Le Seigneur Corbeau ordonna à toutes les batteries de tirer, afin d’avoir un tapis de tirs pour couvrir son approche. Iapetus fut ravagé par les tirs, avant de répliquer, transformant très vite les deux cités-barges en des champs de ruines dévastés, parsemés d’enceintes de bâtiments creux comme des chicots, de centrales d’alimentation détruites et d’usines crachant la fumée.

Corvus Corax combattant le Mechanicum Noir sur Constanix II.
Les Raven Guards lancèrent leur assaut avec leurs Shadowhawks et Whispercutters, débarquant dans la cité ravagée et se dispersant pour pénétrer dans les bâtiments pendant que les escouades d’armes lourdes libéraient un tir de couverture depuis les décombres afin de repousser les défenseurs éparpillés et désorganisés. Corax ordonna en parallèle au Skitarri d’Atlas d’avancer plus rapidement malgré la contre-offensive renégate avant de repérer sur les écrans de contrôle la présence de Word Bearers qui cherchaient à prendre à revers ses guerriers. Et leur chef n’était autre qu’Elexis, le commandant Word Bearers qui avait traqué la Raven Guard durant la Guerre de Quatre-Vingt-Dix-Huit Jours sur Isstvan V.

Risquant l’encerclement, la Raven Guard se replia tandis que Corax rejoignit la bataille, tranchant les soldats du Mechanicum Noir tout en avançant vers le complexe du temple central d’Iapetus avec ses guerriers avec des Fire Raptors en soutien. Il se retrouva face à des Thallax qu’il démembra, galvanisant ses hommes avant de se retrouver face à des Machines-Démons, trois immenses bêtes mécaniques chacune était plus grande qu’un char de combat, dressée sur six pattes mécaniques, leurs coques étrangement profilées hérissées d’une multitude de canons et d’armes diverses. Ces machines de guerre étaient armées de pinces immenses, de scies circulaires et de lames étincelantes et dentelées et leur blindage était gravé d’icônes étranges, de runes hideuses qui se tordaient sous l’effet d’une énergie impie. Corax courut droit vers les machines et les affronta, les détruisant avec difficultés et un âpre combat grâce à sa Griffe Éclair, son fouet et le soutien d’un Shadowhawk.

Après avoir détruit la dernière Machine-Démon qu’il avait monté dans les airs avant de la laisser s’écraser au sol, le Primarque se dirigea vers la forge d’où les machines avaient émergé. Il se retrouva dans un décor infernal, face à une ligne d’assemblage pour de gigantesques araignées mécaniques. Une escouade de Word Bearers chargea vers lui, tirant avec leurs Bolters. Corvus Corax les élimina sans difficulté et atteignit une faille Warp où se tenaient deux individus. Corax reconnut l’Archimagos Delvere et le Word Bearer Azor Nathrakin, engoncé dans une Armure Terminator, un ancien Archiviste devenu sorcier.

Corax les affronta, Delvere levant ses bras bioniques pour pointer un immense canon à rotor surdimensionné vers lui tandis que Nathrakin grimpait sur le monticule de l’autel du Chaos, et plongeait la main à l’intérieur du vortex. Corax esquiva les tirs, atterri à côté de l’Archimagos et découpa d’un seul coup de griffe les canons rotatifs de l’arme. Les Mécadendrites de Delvere frappèrent Corax qui riposta en enfonçant les lames et ses doigts griffus dans le torse de l’Archimagos avant de le décapiter.

Au même moment, au fur et à mesure que le pouvoir du Warp continuait de s’écouler en lui, Nathrakin avait grandit en stature, ses membres s’allongeant et son torse s’élargissant. Des griffes surgirent du bout de ses doigts, et trois cornes enroulées poussèrent sur son front, chacune ornée d’une rune dorée. Quatre lames osseuses au fil d’adamantium jaillirent de chacun de ses poignets, en une parodie difforme des griffes de Corax. Le Primarque se jeta sur Nathrakin, griffes tendues, mais avec une vivacité qui égalait presque la sienne, le sorcier frappa, creusant un sillon sur le ventre de Corax. Dans sa chute, Corax dressa un genou, qui percuta le ventre de son ennemi, puis il souleva Nathrakin et lui fit lâcher prise. Mais nourri par les énergies du Warp, le Word Bearer semblait invincible. Corax frappa dans un enchaînement de gestes flous, faisant pleuvoir les coups sur ce champion du Chaos parvenu, lacérant son armure et faisant gicler son sang. L’attaque du Primarque força le sorcier à reculer du portail pas à pas, mais le lien immatériel qui connectait le Word Bearer à la source de sa puissance n’en fut pas coupé. Le sorcier décocha un direct du poing qui cueillit le Primarque à la mâchoire et le projeta en arrière sur une dizaine de mètres, l’envoyant s’écraser contre une jambe mécanique suspendue aux chaînes. Les deux se ruèrent l’un sur l’autre, mais au dernier moment Corax bondit et activa les réacteurs de son paquetage pour exécuter un saut périlleux pardessus son adversaire. Retombé derrière Nathrakin, Corax lui planta sa paire de griffes dans le dos. Puis il réactiva ses Réacteurs Dorsaux jusqu’au toit de la salle avant d’expédier le Traître contre les poutrelles, lui fracassa la tête contre l’acier, le plaqua de tout son corps contre les étais avant de s’orienter vers le bas, plongeant en piqué avant de percuter le sol comme un météore. Corax pulvérisa ensuite la colonne vertébrale du sorcier avec son talon. Mais Nathrakin se retourna et roula sur le côté, les poings tendus, un feu ébène jaillissant de ses mains, éclaboussant le visage et le torse de Corax qui recula. Les deux ennemis chargèrent à nouveau, et leurs griffes se heurtèrent mais à cet instant, Nathrakin prétendit que les Primarques étaient des êtres issus de l’Immaterium, ce qui fit hésiter Corax, avant de se reprendre et de décapiter Nathrakin avec sa Griffe Éclair. Chose importante, durant son combat, Corax fit une promesse qui allait marquer sa destinée, celle de traquer et de détruire l’engeance du Chaos.

Mais l’abdomen du Word Bearer s’ouvrit et se fendit en une gueule bordée de crocs d’adamantium, des yeux rubis poussant vers la surface de ses pectoraux. Une fine langue serpentine pourlécha ces dents acérées comme des aiguilles, pendant que le champion du Chaos se redressait en position assise, une queue terminée par un dard jaillissant dans son dos, pour venir s’enrouler au-dessus de son épaule. De son cou tranché poussèrent des pointes de métal, formant une bouche bestiale. Corax enfonça les griffes de son poing droit dans le nouveau visage du champion déchu et le souleva du sol avant de le jeter dans la faille Warp. Puis le portail implosa.

Corax se remémora les parole de Nathrakin, peinant à se débarrasser de l’idée qu’il était une engeance du Chaos.

Les combats se terminèrent par une victoire, et Iapetus fut conquise. En remerciement, le Mechanicum offrit un vaisseau à Corax pour rejoindre sa Légion. Avant de partir, il retourna à bord du Kamel retrouver la Navigatrice Sagitha. Il lui annonça la défaite des Word Bearers et après avoir écouté les remerciement de la pauvre Navigatrice, il la tua, lui offrant la paix qu’elle recherchait.[46]

La Libération de Scarato[modifier]

Corax et sa Raven Guard sont intervenus sur Scarato, un monde sous la domination brutale des Sons of Horus durant l’Hérésie. Grâce à l’aide de la Baronne Naima Starothrendar qui refusait de céder aux Sons of Horus et de voir son monde assujetti par les Traîtres, Corax put gagner à sa cause une partie de l’ancienne classe dirigeante et mobiliser un mouvement de résistance ayant pavé la voie à une rébellion instiguée par l’insertion en secret du Commandant Aloni. Corax avait trouvé sur Scarato un mouvement de résistance florissant, déjà proche d’un soulèvement à proprement parler. Il n’y avait pas eu besoin de rhétorique ni d’arguments : il avait suffi d’affirmer que si la résistance agissait, la Raven Guard répondrait. Sa présence seule avait avivé les espoirs.

Moins de cent jours plus tard, la planète était libéré de l’emprise d’Horus.[47]

L'Assaut sur Carandiru[modifier]

Dispersée sur des dizaines de systèmes, la Raven Guard continua de mener sa guérilla contre les forces d’Horus et les autres renégats, s’en prenant à des renforts pris en embuscade, en route vers des champs de bataille qui se rapprochaient lentement de Terra ; des ravitaillements interceptés et récupérés, retournés contre ceux qui cherchaient à bénéficier de ces cargaisons d’armes et d’armures en provenance des Mondes-Forges tenus par les Traîtres où détruisant des flottes éclaireuses etc.

Un jour qu’il tenait un conseil de guerre à bord de l’Avenger avec ses commandants, Arcatus de la Legio Custodes et le Capitaine Noriz des Imperial Fists, il expliqua que malgré les années de guerre, les armées et les flottes du Maître de Guerre continuaient de se resserrer comme un nœud coulant autour de Terra. Corax déplorait des centaines de guerriers tués et il était urgent de remédier à la situation en tentant de contacter des guerriers Loyalistes isolés et qui se battaient seuls contre Horus, que cela soit des vestiges de compagnies, d’escouades des Légions brisées par la guerre, des expéditions lointaines qui s’en revenaient, des garnisons à moitié oubliées depuis le début de la croisade, des survivants d’offensives et de contre-attaques qui se sont retrouvés coupés de l’Imperium. Il ordonna qu’un seul message simple astropathique soit envoyé percer les orages Warp, un ordre de rassemblement. Corax pariât que les Traîtres qui intercepteront cet ordre de rassemblement penseront à un piège mais que les Loyalistes qui se débattaient tout seul viendront par espoir.

Il donna rendez-vous dans le système de Scarato, qu’il venait de libérer voilà alors quelques jours.

Laisser un Jour ma Place[48]

Sur Scarato, Corax conseilla à la Baronne Naima Starothrendar de réorganiser le pouvoir afin de se prémunir contre les factions et d’éventuels traîtres afin de briser les blocs de pouvoir et de s’assurer d’un intérêt commun, leçon qu’il avait apprit durant la rébellion de Lycaeus. La Baronne se devait de quitter un jour le pouvoir d’elle-même afin d’assurer l’avenir de son peuple. Cette dernière lui demanda alors si il était prêt lui-même à quitter le commandement de sa Légion un jour.

Corax affirma alors qu’il avait déjà songé à cette éventualité et qu’il souhaitait quitter un jour sa place à d’autres, le moment venu. Car il viendra un temps où son omniprésence causera plus de tort que de bien. Il pensait que ce moment était proche à la fin de la Grande Croisade, mais Horus en avait décidé autrement.

Retournant dans la grande salle du palais de Scarato, assis dans un trône conçu à ses dimensions, Corax apprit l’arrivée de près d’une dizaine de vaisseaux et de trois cent douze guerriers des Légions, les derniers étant sept Iron Hands qui se cachaient dans le système d’Aquinia. Il reçut la Baronne Naima Starothrendar, souveraine de facto de Scarato, venue lui faire son rapport. Scarato était libérée, à part quelques zones où les rebelles résistaient. La Baronne voulait que Corax laisse une garnison sur son monde, mais le Primarque refusa, ne pouvant se passer de guerriers et considérant que c’était au peuple de ce monde qu’il revenait de se défendre, ne pouvant que lui laisser quelques vaisseaux sur lesquels elle pourra former des équipages.

De retour sur l’Avenger, Corax eut la surprise de l’arrivée d’un revenant, le Commandant de ses gardes du corps, les Gardiens de l’Ombre, qu’il croyait mort sur Isstvan V : Gherith Arendi.

Arendi fut enfermé dans une pièce de l’Avenger, Corax étant méfiant depuis sa mésaventure avec les Alpha Légionnaires infiltrés. Arendi prétendait avoir des informations concernant une cible importante. Le Seigneur Corbeau rencontra le Commandant de ses gardes du corps qui s’était échappé en se faisant passer pour mort durant le Massacre du Site d’Atterrissage avant de s’emparer d’un transport venu se réapprovisionner dans un avant-poste extérieur avec une petite escouade de survivants.

Destruction du Chantier Naval de Kapel-5642A[49]

Corax mit le cap vers le système de Carandiru et en chemin il attaqua avec l’Avenger les défenses orbitales de Kapel-5642A. Le Primarque et ses hommes, soutenu par les Custodiens d’Arcatus, prirent d’assaut ce chantier orbital renégat tenu par les Sons of Horus, arrivant juste à temps avant qu’un des nouveaux cuirassés soit presque opérationnel, les autres étant en passe d’être achevés d’ici quelques semaines. Le Primarque fit détruire le chantier naval et bien que sachant que cela n’était une goutte d’eau dans la guerre générale, il souligna que la victoire était simplement l’accumulation d’innombrables événements sans importance et de décisions prises en sa faveur. Corax voulait faire gagner du temps à Dorn pour consolider ses défenses et chaque cible renégate détruite ou reprise limitait le périmètre d’influence des Traîtres. L’Avenger s’échappa rapidement du système avant que les renforts renégats ne viennent.

Puis Arendi lui parla d’une planète toute entière, le système de Carandiru, qui servait de prison, enfermant des millions d’âmes avec quelques guerriers Astartes parmi eux, mais surtout des soldats de l’Armée Impériale, et pour la plupart des civils. Ce n’était qu’une rumeur, un récit qui avait été transmis à Arendi le long d’une chaîne incertaine et cela pouvait donc être un piège pour attirer Corax ; Arendi ayant été prompt à pointer les failles de sa propre histoire. Le Raven Guard affirma que si la Légion laissait des millions d’hommes souffrir de mille tourments pendant un nombre indéfini d’années, elle ne méritait pas de gagner cette guerre, des mots qui touchèrent Corax.

L’Archiviste Balsar Kurthuri fut appelé pour vérifier psychiquement l’identité d’Arendi, qui malgré une réticence suite à ses mauvaises rencontres avec les sorciers renégats, se laissa faire. Kurthuri confirma à Corax qu’Arendi était bel et bien celui qu’il affirmait être, ce qui a réjouit le Seigneur Corbeau qui accueilli son Commandant dans la Légion.

Corax ordonna la formation d’un conseil de guerre rassemblant les plus haut gradés des groupes qui étaient arrivés. Il se retrouva face à un mélange d’officiers du rang et de sergents pour la plupart - les guerriers plus gradés s’étaient en règle générale trouvés plus près de leur Primarque lorsqu’avait éclaté le conflit. Il regarda spécifiquement le Maître de Forge Iron Warrior Annovuldi et Kasati Nuon des Night Lords, et les quelques autres représentants de guerriers dont les Primarques s’étaient alliés à Horus, louant leur courage d’avoir refusé de rejoindre la trahison et admirant leur bravoure et leur loyauté. Il fit un discours d’encouragement, rappelant la justesse de leur combat et leur promettant de saigner les armées d’Horus. Néanmoins, certains comme l’Iron Hand Damastor Kyil soulignèrent qu’ils étaient trop peu nombreux et qu’ils devraient rejoindre Terra. Corax reçut le soutien du Custodien Arcatus qui voyait leur combat comme un moyen de défendre Terra. Le Primarque ne leur demanda aucune promesse à part celle de l’accompagner dans sa prochaine attaque dans le système de Carandiru. À la surprise générale, le Capitaine Noriz des Imperial Fists annonça connaître ce système, car Rogal Dorn en avait rasé la capitale et bâti la Ville de l’Hiver sur ses ruines, bâtiment qui servait sûrement de prison à présent. Mais même une forteresse des Imperial Fists pouvait être prise, si on pouvait s’en emparer de l’intérieur…

Les Confins de Cretherach[50]

Le Seigneur Corbeau envoya le Commandant Aloni à bord du vaisseau Steadfast, avec cinquante Space Marines à bord, qui se rendit dans les Confins de Cretherach et resta invincible dans les nuages de gaz face à des dizaines de vaisseaux d’approvisionnement ennemis. Le Capitaine Noriz l’accompagnait avec son vaisseau, le Wrathful Vanguard, mettant le cap vers les nefs d’approvisionnement renégates escortés par deux croiseurs légers, un croiseur et une poignée de destroyers et de frégates. L’un des croiseurs légers ennemis fit mouvement vers le croiseur de la VIIe Légion en approche, tandis que d’autres escorteurs plus petits se dispersaient pour lui couper la retraite. Les transports demeuraient près des canons des croiseurs restants, leurs senseurs tournés vers le mauvais endroit, ce qui offrit l’occasion au Steadfast de s’approcher du convoi en dérivant par la direction opposée, rejoint en perpendiculaire par le Shadowstrike. Les deux vaisseaux Raven Guards s’en prirent aux vaisseaux d’approvisionnement par surprise, désactivant leurs boucliers réflecteurs et ouvrant le feu. Douze vaisseaux de fret furent détruits, et sept autres handicapés, en un seul passage, privant les Traîtres de munitions.

Rapidement, les Loyalistes s’éclipsèrent, laissant les renégats constater leur défaite.

Corax mit son plan en place. Il attaqua les chantiers orbitaux de Kapel-5642A, détruisant le chantier naval des Traîtres, tandis que le Commandant Aloni et le Capitaine Noriz s’en prenaient à des vaisseaux-cargos dans les Confins de Cretherach et qui s’étaient rassemblés depuis le Monde-Forge d’Antasic IX, dominé par les renégats, et la manufacture de Kapel-5642A, en chemin pour délivrer leur chargement d’armes sur Carandiru.

Sur Carandiru, une escouade de Mor Deythan, à bord d’un Whispercutter, glissa en silence vers la station électrique de la prison, sous le couvert de la nuit sans lune. Les Astartes infiltrèrent le bâtiment pour atteindre les stations d’alimentation des batteries antiaériennes. Ils éliminèrent les sentinelles humaines dans les corridors et atteignirent la salle où se trouvaient les réacteurs, surchargeant l’électricité et plongeant la prison dans le noir.

Corax arriva sur Carandiru tandis que la plus grande cité de la planète sombrait dans la guerre, les prisonniers profitant du chaos soudain pour se soulever. À l’exception de quelques bâtiments possédant des générateurs d’urgence, la ville tout entière était plongée dans l’obscurité et subissait un bombardement des canons orbitaux et des plateformes de missiles qui s’écrasaient en se consumant ; des armes qui, jusqu’à la frappe opérée par la Raven Guard, avaient été pointées vers la surface plutôt que vers l’espace. Des Raven Guards avaient déclenchés des incendies dans les espacés confinés de la cité-prison. D’autres Mor Deythan débarquèrent avec Corax tandis que des escouades plongeaient vers des cibles désignées, visant les dépôts d’approvisionnement et les baraquements militaires, emmenés par les Raven Guards vétérans mais composés de frères venant de toutes les autres Légions.

Le Primarque ordonna à Arendi de neutraliser les canons des remparts, et à Branne de mener les Rapaces vers Nadrezes, un ensemble de bunkers et de forts ou une résistance était attendue. Corax souhaitait savoir quelle était l’identité des personnes détenues à l’intérieur de Nadrezes, mais à la différence du reste de la population de Carandiru, ceux-là se trouvaient sous surveillance constante et maintenus à l’écrou en permanence avec des fortifications tournés vers l’intérieur comme si ce qui y était détenu était une menace.

Puis Corax déplia ses ailes de son paquetage dorsal, plongeant depuis les cieux en quittant son aéronef. Il vit l’ensemble de prisonniers se soulever et les Space Marines renégats les massacrer. Il localisa un Mastodon, et fonça sur l’imposant véhicule de guerre dans l’espoir d’y trouver un officier renégat, décapitant ou éventrant du bout de ses ailes les snipers qui abattaient les civils. Usant de ses ailes comme d’un aérofrein, il plongea les doigts entre les plaques de céramite du Mastodon et se servit de son élan pour se projeter en courbe vers le toit du véhicule. Il élimina les soldats qui se trouvaient sur le véhicule et rejoignit la console de commandement au niveau supérieur du transport, déçu de ne pas être tombé sur un seul guerrier des Légions. Il éventra les renégats sur le pont supérieur à coups de poings pour se frayer un passage avant de mettre la main sur le panneau du réseau de communication pour repérer l’épicentre du trafic émis sur la fréquence de commandement. Il localisa deux cibles : la citadelle principale, et un complexe de tours de garde et de bunkers situé juste à l’extérieur du rempart sud.

Sachant que ses hommes étaient en train de prendre la citadelle, il s’intéressa au deuxième site qui se trouvait au centre de la zone où une grande quantité des données stratégiques se croisaient dans la ville et vers les postes de garde extérieurs. Corax espérait y trouver le commandant de cette prison et s’y dirigea.

Corax durant l’Assaut sur Carandiru.
En parallèle, les Rapaces investirent Nadrezes, avançant résolument le long du vaste tunnel et identifiant des cellules ressemblant à des tanières pour des animaux : des horreurs qui trottaient, glissaient et rôdaient, certaines aussi immenses que des Dreadnoughts, déformées par des muscles noueux, des tendons et des veines saillants. Les Rapaces retrouvèrent des prisonniers Space Marines Loyalistes qui tentaient de s’échapper en profitant du chaos de la bataille, un Techmarine de la XIXe Légion du nom de Napenna et un Blood Angel répondant au nom d’Iaento. Ils expliquèrent que ces horreurs étaient des subhumains, issus d’horribles expérimentations. Pire, le commandant de la prison était un Raven Guard…

Quand Corax pénétra dans la zone, il fut accueilli par une salve de missiles tirés depuis le sol avant d’être pris en chasse par deux chasseurs. De son poing, il fracassa l’aile gauche d’un des appareils avant de lacérer de ses doigts tendus la verrière du cockpit du second, lacérant les sangles du harnais et la combinaison de vol du pilote. Puis le Seigneur Corbeau serpenta et zigzagua entre les tirs venant de la surface, se dirigeant vers plusieurs bâtiments situé au cœur du complexe qu’il identifia comme étant le centre névralgique du commandement ennemi. Il fracassa un toit de ferrobéton, écrasant les hommes et la culasse d’un canon sous les débris qui s’effondrèrent, sprintant sans se préoccuper des tirs de carabine et de pistolet des gardes. Le bâtiment du quartier général consistait en une tour centrale de quelques étages, reliée à quatre bunkers annexes par des passages protégés d’un blindage épais. Les barbelés et les épieux métalliques ne lui firent pas obstacle lorsqu’il passa à grands bonds par-dessus les barrières, sans même recourir à ses réacteurs. Puis il se retrouva soudainement face à des brutes immenses en plaques d’armure avec des bras munis de lames rotatives, de poings crépitants et d’autres armes de tir de conception moins conventionnelle. Corax fut blessé par un tir au niveau de la jambe, comprenant qu’il était la cible d’armes employant la sorcellerie, Corax se jeta vers les combattants et les tua avec de grandes difficultés, à coups de Fuseur et de griffes.

Mais un projectile le frappa entre l’épaulière gauche et le cou et s’enfonça dans le muscle. Pour la première fois depuis Isstvan V, Corax poussa un cri de souffrance quand les flammes mystiques du projectile diffusèrent la souillure du Warp à l’intérieur du sang et des tissus. Il tomba au sol et fut encerclé par quatre monstres massifs armés. Puis quatre Space Marines portant les couleurs des Emperor’s Children, des Sons of Horus et de la Raven Guard apparurent. Le fils génétique de Corax était Nathian, qui avait été autrefois un jeune garçon de treize ans qui avait été incarcéré sur Lycaeus. C’était un tueur récidiviste qui avait mit en place un réseau de contrebande et qui avait rejoint Corax dans sa rébellion pour se sauver de la prison. Le Raven Guard renégat expliqua qu’il avait attiré Corax dans ce lieu où il avait utilisé certains des sérums génétiques supérieurs venus de l’Apothicaire Emperor’s Children dément Fabius Bile, créant des "Hommes Nouveaux"…

Puis il s’éloigna tout fier de lui afin de laisser les Hommes Nouveaux achever le Primarque, furieux devant cette trahison, se redressa d’un coup pour se jeter sur Nathian avant de recevoir une décharge de plasma qui éclata contre son dos et le plaqua au sol. Corax était à deux doigts de se faire tuer mais fut sauvé par l’intervention d’Arendi et de ses guerriers qui se jetèrent sur les Hommes Nouveaux sans remords ni pitié. Corax retrouva ses moyens, balança un uppercut qui fit décoller la tête d’un Homme Nouveau et massacra à poings nues une autre abomination. Il retrouva Arendi qui s’amusa à le qualifier d’"idiot" pour avoir prétendu un jour ne pas avoir besoin d’une garde personnelle.

Corax se précipita à la poursuite de Nathian, fracassant les vertèbres des deux Hommes Nouveaux survivants au passage, ses Raven Guards le suivant avec Arendi à leur tête. La trahison de Nathian le consumait, car Corax lui avait accordé sa faveur malgré les doutes exprimés par d’autres, l’ayant intégré au cercle restreint de la rébellion sur Lycaeus, et plus tard dans la Raven Guard en dépit des objections. Corax descendit jusqu’au niveau suivant et retrouva Nathian penché au-dessus d’une série de moniteurs d’où le Primarque vit des scènes de la bataille autour des diverses installations de Carandiru, montrant la population prenant le dessus sur ses gardiens. Le renégat l’accueillit dans son humble demeure remplis d’appareils de communication, de systèmes de scannage et de bouteilles vides… Corax interrogea son fils génétique félon - et alcoolique - qui s’avachit dans son fauteuil surdimensionné, prêt à répondre à toute les questions du Primarque. Corax se vit accuser par Nathian de l’avoir abandonné durant le Massacre du Site d’Atterrissage, après son combat contre Lorgar. Puis l’Urizen l’avait retrouvé avec d’autres, les convertissant à la cause en leur révélant des vérités et leur donnant son amour. Corax trouva tout cela bien pathétique mais Nathian le contra en montrant des images des Rapaces, mettant le Primarque à porte à faux entre ses fils mutés et les créations de Nathian. Puis le renégat désactiva les protections des réacteurs avant de saisir un Pistolet Bolter et de se suicider d’une balle dans la tête, éclaboussant Corax de son sang. Le Seigneur Corbeau se sentit mal à l’aise, se demandant si la mort et le désespoir étaient les seuls cadeaux qu’il avait à offrir.

Les réacteurs de la prison étaient proche de la charge critique, mais Corax composa lentement une ligne de commande afin de rétablir les protections, le code étant le matricule de prisonnier de Nathian sur Lycaeus. Le Seigneur Corbeau se retrouva face à Arendi qui l’avait, interloqué que lui, le seul Primarque ayant étudié en détails les origines des fils de l’Empereur, se retrouve en ce lieu ayant expérimenté les souches génétiques des Space Marines. Corax se demanda si les Traîtres savaient ce qu’il avait fait dans la Cache du Corbeau et soupçonna Arendi d’avoir été envoyé pour l’amener dans ce lieu. Avec une fureur à peine contenue, il lui demanda comment il s’était échappé de Isstvan V, ce dernier avouant alors avoir sacrifié des Salamanders et des Iron Hands partis attaquer une installation ennemie pendant que lui et les Raven Guards survivants devaient les attendre avec une navette, ce qu’ils n’ont pas faits. Corax ressentit la souffrance et la honte d’Arendi et bien qu’il resta prudent, il lui accorda de nouveau sa confiance.

Avant de partir, Corax ordonna que les spécimens ratés d’Hommes Nouveaux toujours emprisonnés soient éliminés. Il confia la tache à Branne et à ses Rapaces mutés, car c’était leur zone de combat, bien qu’il percevait la triste ironie de la situation.[51]

La Bataille de Yarant III[modifier]

Alors que la fin de l’Hérésie d’Horus s’approchait inexorablement, Corax mena jusqu’au bout sa campagne de sabotage et de destruction. Il rassembla sa Légion dans le système de Dexius pour y attendre une flotte de ravitaillement venue du monde qu’il avait récemment libéré des Word Bearers, Essiry. Mais une frégate très abîmée de la Légion des Night Lords apparue dans le système. Ce vaisseau fut détruit mais très vite de nouveaux vaisseaux renégats apparurent, confirmant que la Raven Guard était tombé dans un piège, treize vaisseaux, dont la moitié étaient des croiseurs de ligne, le reste des transports lourds, surgissant dans le système de Dexius.

À bord de l’Avenger, le Primarque compris que c’était une attaque pour le détruire et soupçonna que dès qu’il commencera à partir en direction opposée, d’autres vaisseaux arriveront dans le système. Corax ordonna une dispersion, soupçonnant des individus d’Essiry de l’avoir trahi. Grâce aux rapports de ses Navigators, un fléchissement dans les tempêtes Warp étaient apparus, comme si une marée venait de tourner. Le Seigneur Corbeau y vit un moyen de sortir de l’étau des flottes d’Horus qui approchaient, et de passer derrière elles afin de rassembler la Légion au complet, et les auxilia restants, ambitionnant de rester à proximité des Sons of Horus pendant tout leur chemin jusqu’au Système Sol. Ordre fut donné de se disperser et de se retrouver dans le système de Rosario.

Une fois arrivé dans le système de Rosario - ravagé depuis une intervention Xenos des années plus tôt - Corax constata que ses forces n’avaient quasi plus de munitions. Il reçu l’Archiviste Balsar Kurthuri qui lui apprit qu’il avait reçu une communication émanant d’un vaisseau Iron Hand lui demandant de sortir du Warp dans le système d’Ukell, à quelques années-lumière d’ici. Le commandant de la Xe Légion souhaitait s’entretenir avec le Seigneur Corbeau afin d’échanger des renseignements. Corax accepta cette rencontre et il retrouva le petit croiseur de patrouille des Iron Hands, le Light of Battle. À bord de l’Avenger, Corax rencontra le chef des Iron Hands, un Révérend de Fer enfermé dans un sarcophage Dreadnought du nom de Kardozia, qui était honoré de le rencontrer. Kardozia et ses hommes menaient le combat seul depuis des années. Corax apprit la poussée finale d’Horus vers la région de Beta-Garmon, système majeur en guerre depuis le début de la guerre civile et dont les routes Warp stables menaient directement vers Terra. Kardozia et ses hommes s’apprêtaient à rejoindre Beta-Garmon mais Corax refusa de venir avec eux, considérant qu’Horus avait prévu sa victoire dans ce système et qu’il fallait alors le frapper ailleurs. Le fait qui ni Dorn, ni la Garde Custodienne n’étaient présents sur Beta-Garmon renforça l’idée de Corax que les Loyalistes s’attendaient à perdre Beta-Garmon. Le Primarque souhaita bonne chance au Révérend de Fer qui partit dans la zone de guerre avec ses derniers guerriers. Corax décida néanmoins de se rendre prêt du système en guerre.

Il se rendit comme prévu dans le système de Rosario et rassembla les commandants de sa Légion dans un nouveau un conseil de guerre, leur apprenant la situation sur Beta-Garmon et qu’Horus allait bientôt attaquer Terra. Agapito lui apprit alors qu’il savait d’où venait des Night Lords qui les avait attaqué peu avant, suite à un abordage contre un de leurs navires : depuis l’est galactique, d’où Guilliman menait une vaste offensive contre les Traîtres. De même, les Dark Angels menaient des vastes attaques tandis que la Tempête de la Ruine s’effondrait. Sentant que l’heure des petites actions était terminée, Corax ordonna le rassemblent de l’ensemble de ses forces et notamment de la Cohorte Therion. En quelques jours, sa flotte était rassemblée, soit vingt-deux vaisseaux mais alors qu’il s’apprêtait à quitter le système de Rosario, d’autres vaisseaux étaient en approche : des Raven Guards venant de Délivrance avec à leur bord mille cent quarante-huit jeunes Scouts qui s’étaient entraînés durant des années pour devenir des Space Marines. Corax passa en revue les rangs des nouveaux guerriers protégés par des Armures MkVI manufacturées sur Kiavahr et équipés des derniers modèles de Bolters et d’armes lourdes. Venait se rajouter à cette forces deux Barges de Bataille nouvellement remises en état, près de six mille vétérans natolliens de l’Armée Impériale, et les véhicules nécessaires à leur transport. Son garde du corps, Arendi, lui demanda le commandement de ses jeunes Astartes afin de reconstituer les Gardiens de l’Ombre. Perplexe, Corax discuta avec l’officier provisoire des jeunes Space Marines qui lui affirma avoir été entraîné à tuer des renégats. Satisfait, il confia à Arendi ces jeunes recrues qui furent baptisés la Garde Noire - ou Black Guard.

Le Seigneur Corbeau mit ensuite le cap dans le système de Pallas, et y retrouva la Cohorte Therion de Marcus Valerius qui lui annonça avoir vingt-trois mille hommes et femmes en armes, trois bataillons blindés, un régiment d’artillerie, trois brigades aériennes, une de bombardiers et deux mixtes à bord de quatorze transporteurs, escortés par trois escadres avec leurs équipages complets et toutes leurs ressources orbitales. Néanmoins Corax devenait de plus en plus taciturne et refermé sur lui-même.

Ses Archivistes lui apprirent une nouvelle importante : un vaisseau Space Wolf avait été repéré par leurs dons psychiques à quelques années lumière de sa position. Corax envoya un navire repérer les lieux, dans une zone de l’espace appelé SV-87-7. La Raven Guard y trouva un vaisseau Word Bearers qui les attaqua, tandis que le navire Space Wolf fonçait dans l’espace. Le contact fut établie avec les fils de Russ dirigés par un certain Rathin qui demanda audience auprès de Corax.

Les Rapaces Rugueux

Peu après le départ des Space Wolves de la salle de briefing de l’Avenger, Corax apprit du Rapace muté Navar Hef qu’Arvan Tisse-plaie avait été tué par lui et ses guerriers lors d’une patrouille dans le système désert VL-276-87. Les Rapaces avaient attaqué une base satellitaire, et rencontrés les Space Wolves commandés par Arvan qui lorsqu’il a vu les mutations des Rapaces, avait déclaré qu’il allait purger la Raven Guard pour ses déviances. Afin d’éviter le même sort que les Thousand Sons, les Rapaces provoquèrent une faille dans le réacteur de la base et la firent sauter avec toutes les munitions entreposées.

Corax savait que Russ aurait massacré sa Légion au moindre soupçon de déviance. Il mit à l’isolement Hef et ses guerriers, comprenant leurs actes mais ne pouvant leur pardonner la dissimulation de ce crime.

Corax ne remettra jamais en cause la loyauté des Rapaces mutés, qui avaient acquis le surnom de "rugueux" en opposition aux Rapaces pures, les "lisses". Ce n’était pas tant la loyauté des Rapaces qu’il remettait en question, mais son propre jugement car il avait souvent estimé que les Rapaces étaient comme un bassin pollué, dans les profondeurs duquel on pouvait encore trouver une eau pure, un bassin que l’on pourrait finir par purifier. Mais si la pollution, la corruption, contaminait aussi le fond ? Il considérait les Rapaces comme d’authentiques Raven Guards dans leurs cœurs et dans leur esprit, et l’avait fait savoir devant la Légion, pour apaiser la méfiance qu’inspirait leur physique ingrat.

Néanmoins, les Rapaces "rugueux" devenaient de plus en plus bestiaux et se contrôlaient de moins en moins, faisant prendre conscience à Corax qu’ils n’avaient aucun avenir, et que tout cela était sa faute.

Le petit contingent de Space Wolves fut reçut par le Seigneur Corbeau sur l’Avenger, dans une salle de briefing. Corax interrogea les Space Wolves qui lui apprirent que Leman Russ et sa Légion se battait à Yarant III contre l’Alpha Legion, les World Eaters et les Thousand Sons. Malheureusement, le Roi-Loup était prit au piège pris au piège, et Rathvin et ses guerriers allaient s’y rendre pour mourir à ses côtés. Rathin demanda néanmoins à Corax si il savait où se trouvait un Space Wolf du nom d’Arvan Tisse-plaies mais Corax n’avait jamais entendu parler de lui, apprenant que cet Arvan était à sa recherche. Grâce à son ouïe surdéveloppée, il entendit l’échange privé vox des Space Wolves parler en fenrisien d’une "meute de surveillance". Rathvin lui expliqua qu’Arvan et ses hommes avaient pour mission d’accompagner Corax et de le surveiller, sur ordre de Russ et de Malcador, pour s’assurer de sa loyauté au début de l’Hérésie d’Horus. Corax s’engagea à envoyer Arvan vers Yarant III si jamais il venait, souhaita le meilleur à Rathvin et le pria de saluer Russ de sa part, puis les Space Wolves partirent.

Arendi supplia Corax de mener un sauvetage des Space Wolves mais Corax ne voyait pas comment pénétrer dans une zone de guerre, dans un système grouillant de vaisseaux renégats, obtenir la domination orbitale au-dessus d’une région spécifique d’un monde et en exfiltrer les restes d’une Légion sans nous faire piéger lui-même. Le seul exemple qu’il connaissait était le sauvetage entrepris par Branne et Valerius sur Isstvan V.

Plus tard, Corax accueillit dans son bureau Branne et Valeirus, ce dernier affirmant qu’il fallait à tout pris aller sur Yarant III pour sauver Russ et ses Loups. Corax n’aima pas le ton de Valerius qui expliqua alors qu’il faisait des rêves prémonitoires qu’il interprétait comme venant de l’Empereur. Le Primarque apprit alors que Branne était venu à son secours sur Isstvan V à cause des rêves de Valerius qui avait eut des visions de sa détresse et du massacre de la Légion, menant à l’organisation de son sauvetage miraculeux. Corax feuilleta le journal de Valerius dans lequel il écrivait ses rêves dont certains lui avait permis de trouver des Traîtres et de les éliminer. Quand il vit la description du rêve détaillant le carnage de Isstvan V, la date et les événements, le Seigneur Corbeau fut hébété. Il avait été sauvé par un rêve.

Corax était furieux, y voyant surement un piège du Chaos, hurlant à Branne et à Valerius de disparaître de sa vue. Puis il s’enferma dans ses quartiers, dans les ombres.

Trois jours plus tard, il convoqua Branne, Valerius, Agapito, Arendi et Soukhounou. Il ordonna à la Cohorte Therion d’aller à Beta-Garmon et d’y prêter le poids de leurs armes aux combats qui s’y livraient. Une condamnation à mort. Puis les Rapaces furent réaffectés à un rôle d’assaut spécialisé, leurs armes à distance redistribuées aux autres compagnies au profit du corps à corps. La Raven Guard allait rejoindre Yarant III pour aider les Space Wolves de Russ. Puis il reçut le Custodien Arcatus, le Capitaine Noriz des Imperial Fists et l’Archiviste Kurthuri. Il renvoya Arcatus, Noritz et les Légionnaires non Raven Guards sur Terra et démantela de nouveau le Librarius au nom de l’Édit de Nikaea, envoyant ces Archivistes aussi sur le Monde-Trône.

Une fois fait, le reste des forces de Corax arrivèrent dans le système de Yarant. Guidés par les meilleurs Navigators de la flotte, les vaisseaux de combat de l’Armée Impériale quittèrent le Warp de l’autre côté de l’astre de Yarant, partiellement masqués par son incandescence. En dépit des précautions prises, leur rentrée ne fut pas parfaite et les vaisseaux renégats furent alertées de leur arrivée. À défaut de connaître leur nombre et leurs intentions, les flottilles des vaisseaux renégats se scindèrent, certains continuant de soutenir la bataille en surface de Yarant III, et la plus grande partie d’entre eux s’en détachant afin d’en apprendre plus sur la nouvelle menace que posait la Raven Guard. Les Traîtres se jetèrent sur les vaisseaux de l’Armée Impériale mais furent pris de cours lorsque Corax ordonna aux vaisseaux de la Raven Guard de désactiver leurs boucliers réflecteurs : chaque Barge de Bataille, chaque croiseur et chaque frégate était amarré à un vaisseau de l’Armée Impériale, tracté à travers le Warp, et ayant franchi la faille de translation vers Yarant au même instant que son remorqueur, invisible à toute détection, même aux perceptions des Archivistes et des Navigators.

Les vaisseaux de la Légion eurent juste le temps de décrocher leurs pinces d’amarrage et d’enclencher leurs réacteurs pour s’éloigner de ceux qui les avaient suppléés. Bien qu’en sous-nombre sur l’ensemble du système, la Raven Guard et ses alliés se retrouvaient face à seulement un tiers de la présence ennemie qui fut pris dans un feu croisé. Alors que l’Avenger se rapprochait de la haute orbite, Corax reconnut immédiatement la voix de Rathvin qui le contacta, lui apprenant la présence de Russ dans les Dunes Rouge.

Corax se rendit dans cette région en guerre, où on apercevait les squelettes de vastes bêtes sur des kilomètres, des vertèbres gigantesques, des cages thoraciques immenses qui saillaient comme les carcasses de machines de guerre. Ses guerriers firent face aux World Eaters et au moment où l’aube commençait à baigner la ligne de front où les Traîtres poursuivaient leur attaque contre les Space Wolves assiégés, Corax emmena l’assaut principal. Ses Mor Deythan et ses escouades Fureur Sombre déjà en surface frappèrent derrière les fortifications ennemies, saisissant la moindre opportunité de créer des retards ou de détruire les installations. Sous le couvert de ces nouvelles attaques, des dizaines d’appareil d’assaut, de Thunderhawks, de Shadowhawks et de Darkwings tombèrent de l’orbite, moteurs éteints sur les premiers kilomètres de leur chute, invisibles aux capteurs. Lorsque leurs réacteurs s’allumèrent enfin, ils surgirent de l’éclat du soleil levant, de vagues silhouettes se détachant sur l’orbe bleu pâle de l’étoile de Yarant. Leurs missiles, leurs fusées et leurs canons laser annoncèrent leur arrivée ; le feu des détonations ratissa les escouades des Traîtres et les chars regroupés pour la prochaine attaque sur la Légion de Leman Russ.

Corvus Corax débarquant sur Yarant III.
Le Primarque se tenait sur la rampe d’un appareil d’assaut en descente, armé de ses griffes et d’un pistolet. Il quitta l’appareil, s’élança dans le vide et massacra les Space Marines renégats avec ses Faucons, ses Serres, sa Garde Noire et ses Rapaces "lisses" qui se jetèrent sur leurs adversaires, en courant par-dessus les dépouilles des Space Wolves et des Traîtres. Corax ordonna à sa Légion de tenir sa position et d’assurer l’extraction des derniers Space Wolves. Le Seigneur Corbeau arpenta la ruine de l’armée ennemie, à la recherche de Fenrissiens peut-être encore en vie, orientant les Apothicaires vers les blessés. Il scruta les collines, puis vit dans l’une des pentes des montagnes lointaines deux appareils-foyers de Fenris qui gardaient une forteresse.

Avançant vers les appareils-foyers, Corax se retrouva face à un guerrier Space Wolf du nom de Bjorn, qui était le commandant de facto des Space Wolves. Corax put pénétrer dans le quartier général de la VIe Légion alors que des milliers de Space Wolves convergeaient depuis l’autre versant de la montagne et de la vallée, le vacarme de la bataille continuant de se réverbérer le long des pentes.

Alors que les Traîtres préparaient l’attaque finale, Corax fut guidé par Bjorn dans un donjon qui constituait la dernière ligne de défense. Telle une barbacane massive, deux grands transports de descente orbitale formaient une arche, leurs ailes en mouette redressées l’une près de l’autre dessinant une porte large de quarante mètres, des boucliers étant superposés de ces appareils immenses. Corax se retrouva dans un espace caverneux creusé par les Loups de Fenris où une centaine de chars de combat et de transport étaient nichés. Entouré de ses jarls et les survivants de sa Garde Loup, Russ était allongé dans une civière façonnée à partir des plaques supérieures d’un Land Raider, son armure brisée et maculé de sang, délirant en parlant de l’Heure du Loup. Corax serra la tête de Russ contre lui, plein d’incertitude, tourmenté de voir un de ses frères les plus forts dans un tel état. Le Roi-Loup avait été grièvement blessé par Horus lors d’un duel dans le système de Trisolian, les reste de la Légion trouvant refuge sur Yarant III et pourchassé par les forces d’Horus commandées par le Premier Capitaine des Sons of Horus, Ezekyle Abaddon.

Corax se convainquit que l’univers n’aurait jamais dû connaître les Primarques, qu’ils étaient l’engeance du Chaos et affirmant que tout se porterait mieux sans lui et sa fratrie. Puis il proposa aux commandants Space Wolves de partir avec ses fils génétiques pour pouvoir se battre ailleurs, en bénéficiant de la courte suprématie orbitale pour évacuer le Roi-Loup et les guerriers qu’il lui restait. C’est là que Russ revint à lui, demandant au Seigneur Corbeau si il était ici pour se battre ou pour mourir. Il se releva avec difficultés, s’armant d’un bouclier et de la Lance de l’Empereur avant de s’effondrer de nouveau. Bjorn reprit la lance au Roi-Loup qui resombra dans le coma et prépara le baroud d’honneur de la VIe Légion.

Corax ordonna à sa Légion de partir sans lui, à part les Rapaces mutés, conscient qu’ils avaient aucun avenir, préférant les voir mourir au combat. Il nomma Gherith Arendi maître de la Raven Guard et s’éloigna de ses commandants choqués par ses paroles.

Une fois seule, il contacta Nasturi Ephrenia, lui demandant d’arrêter de l’appeler "seigneur" mais seulement "Corax", se rappelant qu’elle avait été le premier visage qu’il avait vu, et se demandant ce qui se serait passé si les gardes de Lycaeus l’avaient trouvé avant elle. Mais Ephrenia lui rappela qu’il lui avait sauvé la vie en tuant le premier garde qu’il avait rencontré, un homme qui la malmenait depuis longtemps avant son arrivée, et alors qu’elle n’était qu’une petite fille, elle était déjà brisée avant qu’il ne tue son oppresseur. Corax comprit soudainement pourquoi la petite Ephrenia avait ri quand il lui avait offert la tête de son tortionnaire. Ephrenia lui rappela qui il était au fond de lui : le Sauveur.

Retrouvant courage, Corax se reprit en main et il rejoignit les Rapaces tandis que les vétérans de la VIe Légion prenaient des positions hautes et ouvraient le feu à l’arme lourde pour abattre les renégats tentant de les prendre de flanc. La Garde Loup de Russ et plusieurs escouades demeurèrent près de Corax pour protéger ses arrières, alors même que les obus et les missiles recommençaient à tomber en leur sein. Camouflé par sa capacité surnaturelle, Corax plongea et se mit à faucher les World Eaters inconscients du danger. Ses griffes et ses ailes taillèrent à travers leurs rangs, laissant derrière elles des traînées de guerriers démembrés. Il pivota, s’éleva, fondit à nouveau parmi eux et en décapita une vingtaine à son passage suivant. La confusion se propagea à travers l’armée adverse à mesure que cette lame invisible sabrait ses guerriers. Concentré sur rien d’autre que la mort de ses ennemis, Corax planait au milieu d’eux, remontait et piquait à nouveau, labourant à chaque fois les compagnies en armure qui gravissaient la colline. Le Seigneur Corbeau regarda Bjorn et les Loups accueillir la horde en lançant leur propre charge, les Loups de Fenris traversant la grêle de tirs. Corax exécuta encore une vingtaine d’autres guerriers, et manœuvra pour retourner vers la garde d’élite de son frère. Tel un tourbillon sanglant, il bougeait, pivotait, déchiquetant les renégats qui échappaient brièvement aux coups d’estoc et de taille meurtriers de la Garde Loup. Les World Eaters ne fléchissaient pas, et autour d’eux, les Rapaces et les Space Wolves resserrèrent leur cordon défensif assailli de tous côtés par la fureur combinée des Thousand Sons et de l’Alpha Legion, aidés d’un nombre croissant de World Eaters.

Corax ordonna finalement un déploiement des modules, ce qui déclencha un carnage sur le champ de bataille, la première détonation séparant le Primarque et les Space Wolves en explosant juste entre eux. La deuxième frappa Corax en pleine poitrine alors qu’il bondissait en l’air. Au milieu des explosions, il aperçut la bannière d’Abaddon, ce qui lui rappela la vanité d’Horus et la menace que le Maître de Guerre représentait. Corax comprit qu’il avait eu tord de vouloir mourir sur Yarant III, décidant d’emmener Russ avec lui et ses fils récalcitrants. Il ordonna à Branne d’activer la dissipation des ombres, ce qui déclencha l’apparition soudaine des ses aéronefs qui tirèrent sur les Traîtres, annulant l’ordre d’attaque des Rapaces mutés qui s’y trouvaient à bord. Tous évacuèrent Yarant III, sauvant ainsi le Roi-Loup de la mort.

Mais pour Corax, l’Hérésie d’Horus prenait fin.[52]

Après l'Hérésie[modifier]

Corvus Corax ne fut pas présent lors de la Bataille de Terra qui mit fin à l’Hérésie, vit la mort d’Horus et l’incarcération de l’Empereur dans le Trône d’Or.

Un nouvel âge commençait, dans lequel il n’avait pas sa place. Comme toujours, Corax constata que son frère Roboute Guilliman avait été le mieux préparé pour la suite des évènements, mais Corax n’avait plus beaucoup de motifs de se battre car l’espoir fragile avait cédé place au désespoir, puis le nihilisme et la vengeance seront ses compagnons au fil des années suivantes. Il se sentait vide à présent, face à la mort de son père mort et de la blessure que ses frères félons avaient ouvertes.[53]

Le Codex Astartes[modifier]

Suite à l’Hérésie, Roboute Guilliman, prit de facto la tête des forces armées de l’Imperium. Il imposa son plus grande œuvres, le Codex Astartes, qui instaura la division des Légions Space Marines en forces de moindre envergure appelées Chapitres. Nombreux furent les Primarques à s’opposer à ce décret, mais Corvus Corax accueillit ce changement avec bienveillance, car il savait que Guilliman était clairvoyant. C’est ainsi que la Raven Guard donna naissance à trois autres Chapitres : la Black Guard, les Revilers et les Raptors.[54]

Jamais Plus[modifier]

« Jamais Plus »
Corax était parvenu à ses fins en parvenant à reconstituer ses forces, certes, mais pas sans en payer le prix. Les Rapaces mutants avaient dégénéré au point de devenir des bêtes stupides et violentes et très vite, les cellules du Pic du Corbeau situées dans le Niveau Rouge - un endroit qui avait jadis donné des cauchemars aux habitants de Lycaeus - résonnaient des hurlements des Rapaces. C’était ici que Corax avait enfoui sa honte, caché ceux qui étaient tombés trop bas pour connaître une mort digne sur les champs de bataille de la Purge.

Alors que l’Âge de l’Imperium commençait, Délivrance était presque déserte car il faudra encore beaucoup d’années pour reconstituer les forces de la Raven Guard, mais Corax faisait confiance à ses successeurs pour s’en charger. Il avait abandonné le commandement, et avaient avertis ses guerriers de ne plus se tourner vers lui pour les guider. Le Primarque décréta que nul ne devait découvrir quel était le fardeau que la Légion avait dû accepter pour garantir sa survie. Il prit alors la plus terrible des décisions, et décida d’administrer lui-même la Paix de l’Empereur à chacun de ces malheureux, ses yeux baignés de larmes.

Puis il s’enferma dans la plus haute tour du Pic du Corbeau pour prier l’Empereur de le pardonner pour ce qu’il avait ordonné à ses Apothicaires de faire. Personne ne sait s’il reçut l’absolution qu’il demandait, mais un an jour pour jour après son exil dans la tour, Corax en émergea, l’air hagard et sauvage. Il quitta Délivrance le soir même pour une opération dans l’Œil de la Terreur et personne ne le revit. Les derniers mots qu’on l’entendit prononcer furent « jamais plus… ».

L’heure était venue pour le Seigneur Corbeau de respecter l’engagement qu’il avait pris face au sorcier Nathrakin, sur le Monde-Forge de Constanix II ; détruire toutes les créatures corrompues par le Warp et souillées par le Chaos…[55]

L'Ombre du Passé[modifier]

Bien longtemps après sa disparition, Corax était toujours en vie.

On ignore où et même quand, mais sur un monde inconnu, des Word Bearers furent un jour attaqués par une noirceur épaisse, comparable à du goudron craché par un puits, qui les enroba prestement. Cette noirceur les brisa et était insensible aux Bolts et autres projectiles. Cette noirceur avait prit une forme humaine, était deux fois plus grande qu’un Space Marine, avec des ailes faites de ténèbres dans son dos et des griffes comparables à des lances au bout de ses bras. Son corps prit l’apparence d’un blizzard blanc et deux yeux noirs comme du charbon apparurent alors que des éclairs noirs surgissaient des mains de la créature.

Terrifié, l’Apôtre Noir du nom de Marduk et un Légionnaire du nom de Kalta-Ar appelèrent Lorgar à l’aide, à la demande de leurs Légionnaires terrorisés. Mettant son exil entre parenthèse, Lorgar apparut à travers l’arche d’un portail montrant des images d’une gigantesque citadelle-cathédrale.

L’Urizen était à présent un Prince Démon du Chaos Universel, en exil dans son Templum Inficio sur le Monde Démon de Sicarus. Il avait entendu l’appel à l’aide de ses fils et était apparu pour faire face à cette créature des ombres qui se révéla être Corvus Corax. Le Seigneur Corbeau avait à présent l’apparence de la matière du Warp qui composait les Primarques, et utilisant cette forme, il chassait et massacrait les sbires du Chaos depuis une éternité. Il refusa l’offre de son frère de rejoindre les Dieux Sombres, refaisant le serment de purger la galaxie de toute trace de corruption chaotique. Il était venu pour tuer Lorgar, rappelant au Primarque des Word Bearers qu’il n’était plus l’être qu’il était lors de leur duel sur Isstvan V.

Les deux frères ennemis croisèrent le fer, provoquant une onde de choc qui jeta à terre les derniers Word Bearers présents. Corax semblait être un orage gigantesque enveloppé d’un éclair blanc, un nuage formé de multiples corbeaux alors que Lorgar semblait être une boule de feu, une tornade flamboyante avec formes runiques. L’Urizen envoya des sillons fulgurants sur la tempête de corbeaux, creusant des sillons bordés de braises à travers la masse dense. Les deux Primarques s’écrasèrent sur les bâtiments autour d’eux, brisant la maçonnerie et incinérant les cadavres des victimes de Corax. Le Seigneur Corbeau envoya des coups de griffes qui lacérèrent les robes de Lorgar qui contra en lui envoyant un coup de tête dans la poitrine. Corax répliqua en enfonçant ses griffes dans la gorge du Prince Démon, les maintenant enfoncées avant de s’écraser tout deux au sol. Les deux reprirent forme humaine, Lorgar affaibli alors que le Seigneur Corbeau s’apprêtait à l’achever. Les derniers Word Bearers présents tirèrent sur Corax, offrant à Lorgar l’occasion d’invoquer un nimbe de puissance et de lancer un bouclier de force qui souleva le Seigneur Corbeau et neutralisa ses ailes dorsales. Corax se retransforma en une nuée de corbeaux avant de se reformer en une seule masse qui se dirigea comme une comète vers l’Urizen qui s’échappa à travers le portail dans lequel il était apparu, retournant dans son Templum Inficio. Corax regarda son frère à travers le portail, ne parvenant pas à l’emprunter. Il reprit alors sa forme originale et annonça à Lorgar qu’il avait à présent son odeur et qu’il le trouverait et le détruirait.

Lorgar repartit dans son isolement tandis que Corax disparu.[56]

Alors que la Grande Faille divise la galaxie en deux depuis la Chute de Cadia, que le Chaos envahit la galaxie et que l’Imperium est au bord du gouffre, qui sait si Corax reviendra honorer son serment pour débarrasser l’univers du Chaos à jamais afin que "jamais plus" il n’apporte souffrance et corruption ?

Sources[modifier]

  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Le Premier Hérétique - Corruption, Black Library, 2010
  • HALEY GUY, Corax - Seigneur des Ombres, Black Library, 2019
  • HALEY GUY, Konrad Curze - Hante-La-Nuit, Black Library, 2019
  • McNEILL GRAHAM, Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Black Library, 2007
  • THORPE GAV, Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Black Library, 2011
  • THORPE GAV, L’Âge de la Trahison - Le Visage de la Trahison, Black Library, 2011
  • THORPE GAV Les Ombres de la Traîtrise - Le Vol du Corbeau, Black Library, 2012
  • THORPE GAV, Corax - Plus Jamais : La Forge des Âmes, Black Library, 2018
  • THORPE GAV, Corax - Plus Jamais : Seigneur des Corbeaux, Black Library, 2018
  • THORPE GAV, Corax - Plus Jamais : Weregeld, Black Library, 2018
  • THORPE GAV, Sons of the Emperor - An Anthology : Shadow of the Past, Black Library, 2018
  • The Horus Heresy, Book Three - Extermination
  • Codex Supplement Raven Guard, V8
  • Index Astartes du White Dwarf N°104 (Décembre 2002)
  1. Informations issues de The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Space Marine Legion Army List Appendix - Corvus Corax
    Informations issues de Codex Supplement Raven Guard, V8 - L’Ascension de la Raven Guard et résumées par Guilhem.
  2. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Space Marine Legion Army List Appendix - Corvus Corax (traduit par Guilhem)
  3. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°104 (Décembre 2002) et résumées par Guilhem.
  4. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°104 (Décembre 2002) et résumées par Guilhem.
  5. Informations issues de Codex Supplement Raven Guard, V8 - L’Ascension de la Raven Guard et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°104 (Décembre 2002)
    The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Space Marine Legion Army List Appendix - Corvus Corax (traduit par Guilhem)
  7. Informations issues de Fulgrim - Portrait d’une Trahison, Partie V : Le Dernier Phénix, Chapitre Vingt-Trois - La Bataille d’Istvaan V, Chapitre Vingt-Quatre - Des Frères aux Mains Sales de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Vingt-Cinq - Seconde Vague - Changements - Trahison, Chapitre Vingt-Six - Le Massacre du Site d’Atterrissage - Une Brèche sur le Vide - Dans l’Ombre de Grandes Ailes, Chapitre Vingt-Sept - Une Image pour se Faire un Nom - Sacrifice - Le Fardeau de la Vérité de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
    Informations issues de The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Fires of Heresy - Part V : Victory is Vengeance - The Raven Guard's Ninety Day War For Deliverance
    Informations issues de L’Âge de la Trahison - Le Visage de la Trahison de THORPE GAV, Black Library, 2011
    Informations issues de Les Ombres de la Traîtrise - Le Vol du Corbeau de THORPE GAV, Black Library, 2012
    Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Un - Souvenirs de Grandeur - Retrouvailles entre Frères - La Nouvelle Assignation de Branne de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  8. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Deux - Convoqué par un Primarque - Fantômes et Miroirs - La Cabale Fixe le Cap, Chapitre Trois - Un Traître Parmi Eux - Lumière Noire - Le Discours de Corax, Chapitre Quatre - Le Voyage vers Sol - Maigre Pitance - La Voie est Barrée, Chapitre Cinq - Inspection et Évaluation - Arrivée sur Terra - Malcador, Chapitre Six - Un Invité de l’Empereur - Le Hall des Victoires - Omegon se Prépare, Chapitre Sept - Serviteur de Terra - Vers la Montagne - Ne Tirez Pas, Chapitre Huit - Tel Thésée - De Sombres Alliances - Défenses Cachées, Chapitre Neuf - Les Profondeurs de Terra - L’Héritage de Nikaea - La Genèse des Primarques de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  9. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Dix - Retour sur Délivrance - Le Déverrouillage des Données Génétiques - Caesari, Chapitre Onze - La Renaissance Débute - Transmission Non Autorisée - Le Doute Surgit, Chapitre Treize - L’Espoir de Corax - Contact Deux - Le Chemin de la Victoire, Chapitre Quatorze - Diversion - Un Astartes est Né - Le Germe Empoisonné, Chapitre Quinze - Les Chanceux - Loyauté Divisée - Les Astartes Dévoilés, Chapitre Seize - Le Bombardement de Kiavahr - Mise à Sac - La Revanche de Sixx, Chapitre Dix-Sept - Attaque, Repli, Contre-Attaque - Couper la Tête - Vérité, Chapitre Dix-Huit - Les Ailes du Corbeau - Horus Récupère son Trophée - Narsis de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  10. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Dix-Huit - Les Ailes du Corbeau - Horus Récupère son Trophée - Narsis de THORPE GAV, Black Library, 2011
    Informations issues de Corax - Plus Jamais : La Forge des Âmes, Chapitre Un, Chapitre Deux, Chapitre Trois, Chapitre Quatre, Chapitre Cinq, Chapitre Six, Épilogue de THORPE GAV, Black Library, 2018
    Informations issues de Corax - Plus Jamais : Seigneur des Corbeaux, Chapitre Un, Chapitre Deux, Chapitre Trois, Chapitre Quatre, Chapitre Cinq, Chapitre Six, Chapitre Sept, Chapitre Huit, Chapitre Neuf, Chapitre Dix, Chapitre Onze, Chapitre Douze, Chapitre Treize, Chapitre Quatorze, Chapitre Quinze, Épilogue de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  11. Informations issus de Corax - Plus Jamais : Weregeld, Prologue, Chapitre Un, Chapitre Deux, Chapitre Trois, Chapitre Quatre de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  12. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°104 (Décembre 2002) et résumées par Guilhem.
  13. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Dix - Retour sur Délivrance - Le Déverrouillage des Données Génétiques - Caesari de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  14. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Deux - Convoqué par un Primarque - Fantômes et Miroirs - La Cabale Fixe le Cap, Chapitre Quatre - Le Voyage vers Sol - Maigre Pitance - La Voie est Barrée, Chapitre Sept - Serviteur de Terra - Vers la Montagne - Ne Tirez Pas, Chapitre Douze - Conflit entre Frères - MkVI - La Création des Rapaces, Chapitre Seize - Le Bombardement de Kiavahr - Mise à Sac - La Revanche de Sixx de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  15. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Dix - Retour sur Délivrance - Le Déverrouillage des Données Génétiques - Caesari de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  16. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Neuf - Les Profondeurs de Terra - L’Héritage de Nikaea - La Genèse des Primarques de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  17. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°104 (Décembre 2002) et résumées par Guilhem.
  18. Informations issues de Corax - Plus Jamais : La Forge des Âmes, Chapitre Trois de THORPE GAV, Black Library, 2018
    Informations issues de Corax - Seigneur des Ombres, Chapitre Un - Strategos, Chapitre Trois - Le Corbeau et l’Aristocrate de HALEY GUY, Black Library, 2019
  19. Informations issues de Konrad Curze - Hante-La-Nuit, Chapitre Six - Deux Seigneurs de la Nuit de HALEY GUY, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  20. Informations issues de Corax - Seigneur des Ombres, Chapitre Trois - Le Corbeau et l’Aristocratie, Chapitre Quatre - La Congrégation de Carinae, Chapitre Six - La Chute d’Aphelion-2, Chapitre Huit - Insoumis, Chapitre Onze - Une Autre Façon de Faire la Guerre, Chapitre Treize - Anima-Phage, Chapitre Quinze - Le Choix du Corbeau, Chapitre Dix-Sept - Moritat, Chapitre Dix-Huit - La Vengeance du Sauveur, Chapitre Vingt - Vieux Amis de HALEY GUY, Black Library, 2019
  21. Informations issues de The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter - The Raven Guard - The Compliance of Indra-sûl et résumées par Guilhem.
  22. Informations issues de The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter - The Raven Guard - The Battle of Gate Forty-Two et résumées par Guilhem.
  23. Informations issues de The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Death of Isstvan III - Part I : Treachery - The Isstvan Compliance
    Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Un - Souvenirs de Grandeur - Retrouvailles entre Frères - La Nouvelle Assignation de Branne de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  24. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°104 (Décembre 2002) et résumées par Guilhem.
  25. Informations issues de Fulgrim - Portrait d’une Trahison, Partie V : Le Dernier Phénix, Chapitre Vingt-Trois - La Bataille d’Istvaan V, Chapitre Vingt-Quatre - Des Frères aux Mains Sales de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Vingt-Cinq - Seconde Vague - Changements - Trahison, Chapitre Vingt-Six - Le Massacre du Site d’Atterrissage - Une Brèche sur le Vide - Dans l’Ombre de Grandes Ailes, Chapitre Vingt-Sept - Une Image pour se Faire un Nom - Sacrifice - Le Fardeau de la Vérité de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
    Informations issues de The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Fires of Heresy - Part V : Victory is Vengeance - The Raven Guard's Ninety Day War For Deliverance
  26. Informations issues de Les Ombres de la Traîtrise - Le Vol du Corbeau de THORPE GAV, Black Library, 2012
    Informations issues de The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Fires of Heresy - Part V : Victory is Vengeance - The Delivrance et résumées par Guilhem.
  27. Informations issues de The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Fires of Heresy - Part V : Victory is Vengeance - The Raven Guard's Ninety Day War For Deliverance
    Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Un - Souvenirs de Grandeur - Retrouvailles entre Frères - La Nouvelle Assignation de Branne de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  28. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Un - Souvenirs de Grandeur - Retrouvailles entre Frères - La Nouvelle Assignation de Branne de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  29. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Un - Souvenirs de Grandeur - Retrouvailles entre Frères - La Nouvelle Assignation de Branne, Chapitre Deux - Convoqué par un Primarque - Fantômes et Miroirs - La Cabale Fixe le Cap, Chapitre Trois - Un Traître Parmi Eux - Lumière Noire - Le Discours de Corax de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  30. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Six - Un Invité de l’Empereur - Le Hall des Victoires - Omegon se Prépare de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  31. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Six - Un Invité de l’Empereur - Le Hall des Victoires - Omegon se Prépare de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  32. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Quatre - Le Voyage vers Sol - Maigre Pitance - La Voie est Barrée, Chapitre Cinq - Inspection et Évaluation - Arrivée sur Terra - Malcador de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  33. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Six - Un Invité de l’Empereur - Le Hall des Victoires - Omegon se Prépare, Chapitre Deux - Convoqué par un Primarque - Fantômes et Miroirs - La Cabale Fixe le Cap, Chapitre Trois - Un Traître Parmi Eux - Lumière Noire - Le Discours de Corax de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  34. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Quatre - Le Voyage vers Sol - Maigre Pitance - La Voie est Barrée, Chapitre Cinq - Inspection et Évaluation - Arrivée sur Terra - Malcador, Chapitre Six - Un Invité de l’Empereur - Le Hall des Victoires - Omegon se Prépare de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  35. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Sept - Serviteur de Terra - Vers la Montagne - Ne Tirez Pas, Chapitre Huit - Tel Thésée - De Sombres Alliances - Défenses Cachées, Chapitre Neuf - Les Profondeurs de Terra - L’Héritage de Nikaea - La Genèse des Primarques de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  36. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Dix - Retour sur Délivrance - Le Déverrouillage des Données Génétiques - Caesari de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  37. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Dix - Retour sur Délivrance - Le Déverrouillage des Données Génétiques - Caesari de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  38. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Douze - Conflit entre Frères - MkVI - La Création des Rapaces de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  39. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Dix - Retour sur Délivrance - Le Déverrouillage des Données Génétiques - Caesari, Chapitre Onze - La Renaissance Débute - Transmission Non Autorisée - Le Doute Surgit, Chapitre Douze - Conflit entre Frères - MkVI - La Création des Rapaces de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  40. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Treize - L’Espoir de Corax - Contact Deux - Le Chemin de la Victoire de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  41. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Quatorze - Diversion - Un Astartes est Né - Le Germe Empoisonné de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  42. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Quinze - Les Chanceux - Loyauté Divisée - Les Astartes Dévoilés, Chapitre Seize - Le Bombardement de Kiavahr - Mise à Sac - La Revanche de Sixx, Chapitre Dix-Sept - Attaque, Repli, Contre-Attaque - Couper la Tête - Vérité, Chapitre Dix-Huit - Les Ailes du Corbeau - Horus Récupère son Trophée - Narsis de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  43. Informations issues de Délivrance Perdue - Les Fantômes de Terra, Chapitre Dix-Huit - Les Ailes du Corbeau - Horus Récupère son Trophée - Narsis de THORPE GAV, Black Library, 2011 et résumées par Guilhem.
  44. Informations issues de Corax - Plus Jamais : La Forge des Âmes, Chapitre Deux, Chapitre Trois, Chapitre Quatre, Chapitre Cinq, Chapitre Six, Épilogue de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  45. Informations issues de Corax - Plus Jamais : La Forge des Âmes, Chapitre Quatre de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  46. Informations issues de Corax - Plus Jamais : La Forge des Âmes, Chapitre Un, Chapitre Deux, Chapitre Trois, Chapitre Quatre, Chapitre Cinq, Chapitre Six, Épilogue de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  47. Informations issues de Corax - Plus Jamais : Seigneur des Corbeaux, Chapitre Deux et résumées par Guilhem.
  48. Informations issues de Corax - Plus Jamais : Seigneur des Corbeaux, Chapitre Deux et résumées par Guilhem.
  49. Informations issues de Corax - Plus Jamais : Seigneur des Corbeaux, Chapitre Sept et résumées par Guilhem.
  50. Informations issues de Corax - Plus Jamais : Seigneur des Corbeaux, Chapitre Huit et résumées par Guilhem.
  51. Informations issues de Corax - Plus Jamais : Seigneur des Corbeaux, Chapitre Un, Chapitre Deux, Chapitre Trois, Chapitre Quatre, Chapitre Cinq, Chapitre Six, Chapitre Sept, Chapitre Huit, Chapitre Neuf, Chapitre Dix, Chapitre Onze, Chapitre Douze, Chapitre Treize, Chapitre Quatorze, Chapitre Quinze, Épilogue de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  52. Informations issus de Corax - Plus Jamais : Weregeld, Prologue, Chapitre Un, Chapitre Deux, Chapitre Trois, Chapitre Quatre de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  53. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°104 (Décembre 2002)
    Informations issus de Corax - Plus Jamais : Weregeld, Prologue de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  54. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°104 (Décembre 2002) et résumées par Guilhem.
  55. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°104 (Décembre 2002)
    Informations issus de Corax - Plus Jamais : Weregeld, Épilogue de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  56. Informations issues de Sons of the Emperor - An Anthology : Shadow of the Past de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.