Armures de l'Imperium durant l'Hérésie d'Horus
Les Space Marines des Legiones Astartes offrent au regard des mortels un spectacle saisissant, ce qui a entraîné le ralliement sans résistance de nombreux mondes au cours de la Grande Croisade. L’aspect brutal et les contours carrés des véhicules Legiones Astartes vont de pair avec l’armement des Légionnaires surdimensionné à la mesure de leur physique. Mais le plus caractéristique et redoutable, chez les Legiones Astartes, ce sont les Armures Énergétiques de divers modèles, qui effraient l’ennemi en plus de protéger leur porteur.
Les caractéristiques des principaux types d’Armures Énergétiques Legiones Astartes (ou "plates de guerre" comme on les appelait chez certaines Légions) sont bien connues et ont fait l’objet de volumes antérieurs. Par contre, on a rarement abordé le flux et reflux de l’attribution et de l’emploi des divers modèles au fil des années tumultueuses de l’Hérésie d'Horus, et ce jusqu’à leur affreuse conclusion. Tel est donc l’objet du présent traité : décrire dans quelle mesure chaque type d’Armure Énergétique a été en service selon les Legiones Astartes, tant loyalistes que renégate, et comment leur utilisation a varié avec le temps.[1]
Les Fonts du Dieu-Machine[modifier]
Parallèlement aux nouveaux modèles d’Armures Énergétique apparus durent la Grande Croisade et l’Hérésie d’Horus, les arsenaux des Legiones Astartes perçurent de nombreux modèles d’autres équipement indispensables. Les progrès les plus notables concernèrent l’arme de tir standard des Space Marines : le Bolter. En règle générale, à chaque modèle d’Armure Énergétique Legiones Astartes correspondait un modèle de Bolter distribué sur une même période, dans le cas notamment des réapprovisionnements en masse postérieurs à une campagne, quand toute une Légion recevait simultanément le nouveau matériel. On vit donc couramment des Space Marines en Armure Énergétique Mk II ou III dotés du Bolter "Phobos" bien reconnaissable, et plus tard, les porteurs d’armure Mk IV "Maximus" reçurent conjointement le Bolter dit "Tigris". Des lors que les modèles V et VI étaient largement en usage, le Bolter de type "Umbra" était produit en grandes quantités, et allait devenir l’arme emblématique des Legiones Astartes pour de nombreuses années. En dépit de cette correspondance approximative du développement et de la fourniture, aucun règlement formel n’imposait de combiner tel modèle d’armure à tel type de Bolter, ni à un équipement de quelque autre sorte. En effet, après l’unification avec Mars, il y eut des tentatives pour remplacer le bolter par des armes Volkites plus avancées, et bien que de nombreuses compagnies aient adopté ce changement, les armes Volkites étaient trop compliquées à fabriquer en masse (ce qui limita leur diffusion) et trop difficiles à entretenir sur le terrain pour que les Légions les acceptent en masse[3]. L’Hérésie d’Horus était une ère de chaos où régnait une telle anarchie fratricide que les antagonistes se battaient avec tout ce qu’ils avaient à leur disposition. |
On relèvera qu’au cours de toutes les années qu’a duré l’Hérésie d’Horus, les nombreuses classes d’armes en service dans les deux camps furent demeurées remarquablement constantes. Si l’on met de côté les technologies corrompues par les entités tirées de l’Empyrée, les deux camps ont dans l’ensemble fait usage du même matériel. À mesure du déroulement de l’Hérésie, de nouvelles déclinaisons et classes d’engins de guerre, armes et autres équipements sont entrés en service dans un camp, pour apparaître peu après chez le camp adverse, ce qui peut surprendre quand on se penche sur la période. L’explication du phénomène est en fait fort simple, car elle tient à la façon dont le Mechanicum a produit, entreposé, disséminé et utilisé les données de toutes sortes.
Avant de commencer la production en série d’un objet quel qu’il soit dans les chaînes et ateliers d’un Monde-Forge, il faut déposer son "Empreinte" sur le grand autel du Dieu-Machine du dit Monde-Forge, à titre d’offrande à la Multiface afin de se faire connaître des machines destinées à le produire. Avant la forfaiture du Maître de Guerre, tous les grands autels étaient connectés, chacun d’eux était un nœud au sein d’un réseau d’envergure galactique, afin qu’une empreinte offerte au Dieu-Machine sur un autel soit subséquemment transmise à tous les Mondes-Forges de la galaxie, de sorte qu’on puisse le manufacturer en tout lieu susceptible d’en avoir besoin. Parmi les mondes destinataires, certains apposaient leur griffe sur une technologie, d’où un foisonnement de variantes vernaculaires essentiellement cosmétiques, d’autres mondes reproduisant scrupuleusement l’empreinte d’origine pour une question de pureté doctrinaire. D’où la convention onomastique des empreintes, les formes les plus pures étant souvent nommées d’après le Monde-Forge le plus éminent delà galaxie, et de là, les nombreuses technologies et instrumentalités dites "Modèle Mars".
Or, quand éclata l’Hérésie d’Horus, l’immense réseau des grands autels souffrit de graves disruptions. Précédemment, même si ce n’était pas le cas de tous, les Mondes-Forges considéraient le partage de données comme un devoir doublé d’un acte de foi ; désormais ils pratiquaient la rétention d’empreintes, de crainte que leurs rivaux ou leurs ennemis usent des mêmes armes contre eux. Une guerre invisible éclata dans ce royaume de pure information connu uniquement des serviteurs de l’Omnimessie, tout aussi âpre que celle qui faisait rage dans le domaine matériel, et pour tout dire dans d’autres domaines encore, comme on le vit par la suite. Au moyen de codes assassins et de mémétique tueuse interdite, à des milliers d’années-lumière de distance, les antagonistes commettaient tour à tour des atrocités mentales, s'infiltraient dans les systèmes, corrompaient les connexions nerveuses et, pire, brisaient les sceaux protecteurs du grand autel adverse afin d’en piller les données.
Ainsi, une nouvelle empreinte en possession d’un Monde-Forge était susceptible de tomber aux mains d’un autre. Avant même que la technologie en question entre en service chez un camp, elle pouvait sortir des chaînes de production de l’autre. Des machines, armes et autres équipements sur lesquels un antagoniste comptait pour prendre l’avantage finissaient par se retrouver chez l’ennemi, et cette course à l’armement se poursuivit tout au long de l’Hérésie d’Horus, jusqu’au catastrophique Siège de Terra. Ce ne fut qu’une fois les traîtres chassés du Monde-Trône à un prix terrible que cette guerre invisible cessa, et avant tout parce qu’à ce stade les traîtres dépendaient de technologies qu’aucun serviteur de Terra n’aurait employées, sous peine d’être frappé du sceau de l’hérésie et de la folie.
Concernant les modèles d’Armure Énergétique Legiones Astartes en service pendant les années noires de l’Hérésie d’Horus, nous disposons d’un faisceau de preuves attestant que toutes les Légions, loyalistes ou renégates, ont utilisé tous les modèles a un moment donné et à un certain degré. Au plus fort de la Grande Croisade, l’effectif total des Legiones Astartes s’élevait peut-être à deux millions de guerriers, aussi l’uniformité de la dotation n’était-elle ni possible ni même recherchée. Même quand les modèles d’armure expérimentaux étaient alloués à des corps particuliers comme la Mk VI chez la Raven Guard - d’autres en percevaient aussi, soit légitimement par exemple dans le cadre de tests à faible échelle, soit par subterfuge parfaitement illicite et à des fins insondables. Bien que toutes les Légions aient eu accès à l’ensemble des types d’Armures Énergétiques à un moment ou un autre et en quantités variables, certains modèles ont été davantage associés à tel ou tel corps de Space Marines. Dans plus d’un cas, des Légions firent montre d’une préférence ou d’une affinité pour un modèle particulier et en firent largement usage pendant l’essentiel de la guerre.[4]
Réapprovisionnement et Demande[modifier]
L’Âge des Ténèbres est ainsi nommé pour une bonne raison, car le conflit fut si intense et généralisé qu’on a perdu dans de nombreux cas jusqu’aux traces de ce qu’il advint réellement, les témoins aussi bien que les vestiges matériels ayant été réduits à l’était de cendre dispersées aux quatre vents. On compte aujourd’hui encore des membres soutenant que les modèles d’Armures Énergétique Legiones Astartes recensés au cours de l’Hérésie d’Horus n’en furent pas les seuls à avoir servi. Des récits fragmentaires mentionnent d’autres modèles, certainement expérimentaux à l’époque de la Grande Croisade, et quasiment tous perdus avant même qu’éclate l’Hérésie d’Horus. IL y a notamment une classe à laquelle une poignée de sources font référence sous le nom d’armure Énergétique "modèle impérial". Elle est décrite comme étant d’une conception sans homologue, hormis son casque qui évoquerait celui de la Mk VI très postérieure, ses articulations et évents à la configuration archaïque, et aux jambière dépourvues de cette forme évasée en bas commune aux modèles connus. Selon ces sources, les porteurs sont aussi dotés d’une arme a priori apparentée à la famille Volkite désuète, émettant quelque faisceau désintégrateur par un procédé complètement oublié de nos jours. On ne saura jamais combien d’autre prodiges disparurent dans le chaos de l’Âge des Ténèbres, tant cette époque aura été une calamité pour nous tous. |
Outre la complexité de la dissémination des empreintes, les aléas logistiques ont joué un rôle décisif dans l’utilisation des types d’Armure Énergétique selon les Légions. Au lancement de la Grande Croisade, les Légions avaient perçu de vastes stocks d’armure Mk II dites "Armure de Croisade", bien plus adaptée à l’éventail d’environnements hostiles où les Space Marines étaient appelés à servir que la Mk I dites "Armure Tonnerre". À mesure que de nouveaux modèles très différents entraient en service, d’immenses quantités furent distribuées via les flux logistiques de plus en plus tendus de la Grande Croisade. La bureaucratie de Terra mobilisa des mondes entiers pour servir de fournisseurs et de points de regroupement, des millions d’Armures Énergétiques et d’innombrables composantes de la panoplie guerrière étant acheminées dans des entrepôts grands comme des villes.
À l’issue d’une campagne, ou lorsque celle-ci s’interrompait le temps que les flottes logistiques rattrapent les unités combattantes, les Légions bénéficiaient d’un réapprovisionnement en masse. Des milliers d’armures étaient alors distribuées d’un seul coup à des compagnies, à des bataillons voire à des Chapitres entiers, qui échangeaient leurs armures précédentes dégradées, usagées et endommagées contre le modèle fourni à ce moment. Cette pratique courante à l’époque avait pour effet que les Légionnaires présentaient une homogénéité notable, des unités complètes portant des armes et armures des mêmes lots. En général, seuls les officiers et les spécialistes au sein des unités conservaient éventuellement un ancien modèle d’armure, chez des individus particuliers ou des groupes en position de pouvoir s’attribuer leur panoplie de prédilection.[6]
Une Évaluation de la Distribution et de l’Utilisation des Armures Énergétiques[modifier]
Les Space Marines des Legiones Astartes offrent un spectacle impressionnant pour tout mortel, ce qui permit de soumettre de nombreux mondes sans effusion de sang au cours de la Grande Croisade. Leurs véhicules ont un aspect brutal, et leurs armes sont à la mesure de leur corps hors normes. Mais ce qui est le plus distinctif et le plus redoutable, ce sont les nombreux modèles d’armure énergétique dont sont revêtues les Légions, qui servent autant à intimider l’ennemi qu’à protéger ceux qui les utilisent.
Les premières Legiones Astartes étaient souvent appelées les "Légions Grises", car elles portaient une imposante armure d’un gris froid, sans autre ornement que la foudre de l’Empereur, symbole de l’Unité, et un numéro indiquant la Légion du guerrier. Au fil du temps, les Légions acquirent leurs propres marques de distinction, et les noms, donnés par l’Empereur dans certains cas, vinrent remplacer les numéros, de nombreuses compagnies cherchant à se distinguer de leurs sœurs. Les honneurs s’accumulèrent et le caractère de chaque Légion s’accentua, de sorte qu’au fur et à mesure qu’elles s’étendaient pour conquérir la galaxie, le gris des nuages d’orage devint du granit, de l’argent, de l’émeraude, du fer, du noir, de l’or, de l’océan, de la cendre ou de la glace, et au moment du Triomphe d'Ullanor, les Légions Grises de l’Unité avaient disparu, perdues dans l’histoire.
Les armures des Légionnaires étaient aussi variées que leurs livrées. Pendant les Guerres d'Unification, celles que portaient les premiers Space Marines n’étaient pas nouvelles, mais du même modèle partiellement alimenté et étanche que les Guerriers Tonnerre de l’Empereur ayant conquis la Vieille Terre. Cette "Armure Tonnerre" Mark I était en grande partie forgée à neuf, mais les artisans de l’Empereur avaient également cannibalisé le matériel des arsenaux et des cadavres d’ennemis vaincus. Cependant, l’Armure Tonnerre n’était plus utilisée par les Legiones Astartes avant même le début de la Grande Croisade. Alors que les Guerres d’Unification s’éloignaient de la Vieille Terre pour se propager dans tout le Système Sol, l’armure énergétique Mark I s’avéra impropre à la mission pour laquelle les Légionnaires avaient été créés.
En effet, les rigueurs du combat sur les satellites du Système Sol nécessitaient une armure de combat entièrement étanche, équipée de sa propre réserve d’air, résistante aux températures extrêmes, au vide, et aux radiations. De fait, l’armure Mark I fut largement reléguée à un usage cérémonial, et ne fut portée au combat que dans de rares moments de désespoir. L’armure énergétique Mark II était plus adaptée aux besoins des Space Marines de la Grande Croisade, et devint la norme pour toutes les Légions lorsque l’imperium abandonna la lumière du Système Sol. Cependant, la formulation de l’armure des Légionnaires devint rapidement une course technologique et fonctionnelle, et à partir de la Mark II, de nombreuses autres variantes furent développées.[7]
Logistique et Approvisionnement[modifier]
Il est intéressant de noter que, tout au long de l’Hérésie d’Horus, les nombreuses classes d’équipements des deux camps sont restées remarquablement cohérentes, chaque Légion ayant accès à tous les types d’armure, de la Mark II à la Mark VI, dans une certaine mesure. En effet, la diffusion des Schémas de Construction Standardisés (SCS) et des modèles de production ne sembla s’accélérer qu’à la fin de l’Hérésie. La transmission régulière des connaissances entre les mondes-forges augmenta pendant ce que l’on appela la Guerre en Réseau, au cours de laquelle des schémas furent volés à des centaines de forges traîtresses et loyalistes, et partagés rapidement entre les forges de la même allégeance pour obtenir des avantages stratégiques.
De plus, les aléas et l’immensité de la logistique jouèrent un rôle déterminant dans l’utilisation des différents modèles d’armure énergétique. Au cours de la Grande Croisade, les mondes-relais abritaient des stocks de la taille d’une ville contenant des millions d’armures et d’innombrables munitions pour les légions. Au retour d’une campagne, ou quand elles s’arrêtaient assez longtemps pour que les vaisseaux de ravitaillement les rattrapent, elles étaient réapprovisionnées depuis ces planètes. Des milliers d’armures étaient distribuées en une seule fois, des bataillons entiers échangeant leur matériel usé et endommagé contre les modèles disponibles pour un réassort immédiat. Cependant, avec le début de l’Hérésie, la plupart de ces relais rejoignirent soit Horus soit l’Empereur et furent attaqués ou détruits par le camp adverse. Les lignes de ravitaillement devinrent de plus en plus fragiles à mesure que l’Âge des Ténèbres s’imposait, chaque nouvelle cache d’armure faisant l’objet d’une lutte acharnée.[8]
Les Modèles d'Armures[modifier]
Armure Énergétique Astartes Mk I (Armure Tonnerre)[modifier]
L’usage de l’Armure Tonnerre avait décliné chez les Legiones Astartes avant même la Grande Croisade. Déjà, les rigueurs du combat sur les satellites sans atmosphère du Système Sol avaient exigé une armure autonome en air, à l’épreuve du vide, des écarts de températures extrêmes et des radiations. Une fois que les Guerres d'Unification débordèrent de la Vieille Terre vers les zones de guerre de Mercure, Sedna, Cérès et l’Aire Jovienne, l’Armure Énergétique Mk I s’avéra inadaptée a la nature des missions pour lesquelles les Space Marines avaient été créés.
Bien qu’obsolète et rapidement supplantée, l’Armure Tonnerre est demeurée en usage jusqu’en pleine Hérésie d’Horus, et même par la suite. Cela, avant tout à des fins de tradition, car lors des occasions de moins en moins régulière où une Légion réunissait ses guerriers pour quelque célébration, certains pouvaient être amenés à revêtir une ancienne Mk I dans un cadre rituel. Ainsi, quand les Légions furent rassemblées sur Ullanor, de nombreux officiers de haut rang et fonctionnaires tels que des champions et porte étendards arboraient fièrement l’armure de leurs prédécesseurs.
Ce genre d’événement se raréfia du fait de l’Hérésie, et on ne connut plus jamais de spectacle aussi grandiose que le Triomphe d'Ullanor, mais çà et là perdurèrent quelques occasions où l’on vit porter des Armures Tonnerre pluriséculaires.
On nota aussi un autre cas d’utilisation persistante, ou plutôt de remise en service, de l’Armure Tonnerre chez les "Écus Noirs". Indépendamment de leurs affiliation, ces Légionnaires proscrits opéraient bien au-delà de l’influence de Terra comme du Maître de Guerre, et coupés de toute chaîne logistique conventionnelle, ils faisaient usage de tout le matériel sur lequel ils pouvaient mettre la main, y compris des modèles obsolètes de longue date. Dans des lieux aussi perdus que Susa 9, la Station Okku, Belami et Kantim Secondus, les forces loyalistes rapportèrent avoir affronté des Légionnaires écus noirs dotés d’armures Mk1, nonobstant les importantes lacunes de ce modèle comparé aux armures énergétiques ultérieures.[9]
Armure Énergétique Astartes MK II (Armure de Croisade)[modifier]
Au point culminant de la Grande Croisade, l’Armure Énergétique Mk II était quasi universelle, produite par millions pour les Légions dans les manufactures de Mars et d’ailleurs. Pendant l’essentiel des deux siècles que dura la Grande Croisade, la plate MK II fut associée à l’image des Legiones Astartes, de l’Imperium et de la Vérité Impériale. Même si les multitudes de l’Armée Impériale représentaient mille fois l’effectif des Space Marines transhumains, c’était le heaume Mk II qui était le visage résumant les espoirs ou les craintes des tribus humaines éparses, selon qu’elles espèrent la venue de Flottes Expéditionnaires ou qu’elles s’y opposent.
Dans les dernières décennies de la Grande Croisade, l’Armure Énergétique Mk IV avait supplanté la Mk II dans de nombreuses Légions, mais deux facteurs concoururent à la maintenir en service longtemps après que le modèle le plus récent le rende censément obsolète. En premier lieu, une simple question de logistique, mais démultipliée à l’échelle galactique. Les Légions qui avaient poussé le plus loin dans les ténèbres, ou dont le monde d’origine se trouvait loin de Terra, continuèrent souvent à puiser dans les réserves de Mk II car les nouveaux modèles mettaient beaucoup de temps à être livrés en quantités suffisantes. C’est vrai notamment chez les White Scars, car en tant que force éclaireuse de la grande croisade, la Ve Légion s’était enfoncée loin dans le noir du vide par-delà la frontière toujours plus étendue de l’Imperium du Genre Humain.
En second lieu, si certaines Légions conservèrent la MK II longtemps après sa durée de service, cela tient à la toile d’intrigue que tissa le Maître de Guerre avant de commettre sa forfaiture. D’après des archives que notre ordre découvrit il y a longtemps, Horus avait sciemment privé certaines Légions de technologies telles que les modèles les plus récents de plates de guerre Astartes. Ainsi, alors que les Mk IV étaient expédiées en grande quantité à des Légions comme les Sons of Horus, les Night Lords et les Emperor’s Children, d’autres Légions comme les White Scars, les Space Wolves et les Dark Angels n’en reçurent qu’un nombre suffisant pour ne pas provoquer de soupçon. Et tel fut le cas, de sorte qu’au moment de passer à l’acte, seules les Légions que le Maître de Guerre jugeait fiables étaient équipées des armures les plus avancées. À vrai dire, ce n’était sans qu’une infime portion des calculs du Maître de Guerre, qui dans son noir génie ne pouvait manquer de prendre toutes les mesures qu’il estimait pouvoir lui donner le moindre avantage, au cas où le conflit se prolonge.
Pourtant, il y avait des Légions connues pour préférer la plate MK II et qui ne comptaient pas parmi les ennemis du Maître de Guerre. Les Thousand Sons, dont l’alignement demeura incertain jusqu’au paroxysme de la guerre, en utilisaient une grande quantité, peut-être pour complaire au goût notoire de leur Primarque pour l’archaïsme. La Death Guard et les Iron Warriors eux aussi étaient connus pour leur usage supérieur à la norme de l’Armure de Croisade, et dans les deux cas, il y avait sûrement quelque chose dans sa forme strictement utilitaire qui présentait une affinité avec leur propre nature.[11]
Armure Énergétique Astartes Mk III (Armure de Fer)[modifier]
Pendant les années que dura l’Hérésie d’Horus, on ne compta pas les unités de Légionnaires dotés d’Armure de Fer, ni celles dont les guerriers préféraient d’autres modèles en temps normal, mais qui revêtaient une Mk III pour une opération particulière. La Mk III fut largement employée lors des abordages qui ponctuèrent la progression des vastes flottes du Maître de Guerre entre le Système Isstvan et Terra, ce qui prit le plus clair d’une décennie et se traduisit par la destruction de milliers de vaisseaux de ligne. Et le combat en lieu confiné ne se cantonnait pas aux astronefs, car les bases spatiales, postes de guet et autres astéroïdes évidés offraient autant de ce qu’on qualifie de "Zones Mortalis". D’ailleurs, de tels affrontements n’avaient pas tous lieu dans le vide glacial, car tant au sein de forteresses que de réseaux de bunkers, aussi bien dans des recoins sinueux de Cités-Ruches que dans des dédales de grottes naturelles, la guerre civile transforma nombre de sites reclus en zones de combat.
Comme pour tous les modèles d’Armure Énergétique Legiones Astartes, certaines Légions exprimaient une préférence marquée pour celui-ci, longtemps après avoir eu accès à des versions pourtant plus modernes. Les Imperial Fists notamment étaient connus pour privilégier l’Armure Mk III, qu’ils jugeaient la plus appropriée aux opérations de siège et aux abordages, domaines dans lesquels les fils de Dorn étaient si remarquablement efficaces. Il en allait de même chez la Death Guard, qui privilégiait l’usure et les assauts frontaux, ce à quoi convenait tant l’Armure de Fer. Avançons même que cette dernière était si bien assortie au caractère des fils de Mortarion que lors des époques à venir elle devint concomitante à leur chute, car c’est l’Armure de Fer qui allait servir de base à la plate affreusement pervertie de ces immondes guerriers qu’on appelle aujourd’hui les "Marines de la Peste".
L’Armure Énergétique Mk III aura connu un usage encore plus étendu chez certaines Légions Loyalistes, ne serait-ce qu’à cause de la moindre disponibilité des modèles ultérieurs selon la période. Les Space Wolves et les Dark Angels sont connus pour en avoir fait un usage sensiblement plus grand, peut-être aussi bien pour une simple question d’affinité avec sa nature belliqueuse qu’en vertu de critères liés à telle ou telle nécessité tactique.[13]
Armure Énergétique Astartes Mk IV (Armure Maximus)[modifier]
Prévue en son temps pour être le summum de l’Armure Énergétique Astartes, la Mk IV en était déjà au stade de la production en série quand l’Hérésie d’Horus éclata, et toutes les Légions en avaient reçu, fut-ce en quantité très inégale. En effet, rétrospectivement, il est flagrant que la majeure part des stocks d’Armures Maximus furent envoyés aux Légions que le Maître de Guerre prévoyait d’avoir avec lui au moment de trahir, de toute évidence afin de les équiper au mieux en vue des rigueurs du conflit qu’il planifiait. Au début de l’Hérésie d’Horus, l’armure Mk IV était la plus commune des classes en service même si elle fut ensuite supplantée par d’autres.
Parmi les Légions dont on a observé une préférence pour la Mk IV, il y a avant tout celle du Maître de Guerre, les Sons of Horus, ainsi que la Légion de son frère Fulgrim, les Emperor’s Children. Toutes deux reçurent des armures Mk IV à profusion en vue de la traîtrise d’Isstvan III, et ce fut également le cas, encore qu’à divers degrés, chez les Word Bearers, les Night Lords et l’Alpha Legion.
La légion des Thousand Sons, toutefois, semble avoir adopté ce modèle sur le tard au cours de l’Hérésie d’Horus, on ignore encore comment et pourquoi au moment de rédiger la présente étude. Des années après la guerre, les Thousand Sons allaient se manifester sous la forme des effroyables "Marines Rubricae", qui d’après les rapports sont presque tous pourvus d’une variante de l’Armure Maximus très chargée en ornements, ce qui de nos jours rend ce modèle pratiquement synonyme des fils de Magnus le Rouge.[15]
Pourtant, même les importantes quantités de Mk IV perçues par les traîtres en prévision de la guerre succombèrent à la destruction insensée des années de l’Hérésie, de sorte qu’avec le temps, d’autres modèles l’éclipsèrent, notamment parce qu’un grand nombre de ses composants avancés étaient incompatibles avec ceux des armures plus anciennes et ne pouvaient donc pas être recyclés pour des réparations d’urgence ou combinés dans de nouvelles cuirasses[16].
L’essentiel des stocks d’armures Mark IV fut attribué aux Légions qui révéleraient plus tard leur allégeance à Horus ; mais le simple nombre de toutes celles produites fit qu’une proportion conséquente des guerriers de toutes les Légions, comme ici celle des Blood Angels, disposait de ces armures pour être déployés au combat.[17]
Armure Énergétique Astartes Mk V (Armure d'Hérésie)[modifier]
C’est un fait bien documenté que la désignation "Mk V" fut appliquée rétrospectivement à des Armures Énergétiques diversement improvisées, modifiées sur le terrain ou faites d’ersatz qui se répandirent au cours de l’Hérésie d’Horus à cause des difficultés croissantes à procurer des armures de rechange aux unités en campagne. Cependant, ce n'est qu’un volet de la question, et il convient de creuser ce qu’est l’Armure Mk V. Au préalable, il faut diviser l’Armure Énergétique Legiones Astartes Mk V en deux types. Le premier type est parfois qualifié, dons les annales du conflit les plus obscures, de "Mk V de série", d’éléments d’Armure Énergétique que la plupart des Légions pouvaient produire dans leurs propres forges, ou se procurer elles-mêmes par quelque autre moyen, en se rabattant sur des concepts courants pour les pièces à la compatibilité spécifique.
Par exemple, les bras et cuissards de la Mk V de série dérivent en fait de concepts préliminaires de Mk VI, assortis de radiateurs thermiques bien reconnaissables et des joints en bracelet typique de la Mk VII. Les grèves dérivent elles aussi des premières Mk VI, et l'Armure d’Hérésie de série emploie le même générateur que le modèle Corvus ultérieur, ce qui la place à mi-chemin des Mk IV et Mk VI en reprenant des éléments des deux, plus d’autres qui aboutirent bien plus tard avec la Mk VII. En substance, la forme la plus commune et reconnaissable de l’Armure Énergétique Mk V est un hybride de composants de modèles IV, VI et VII pouvant être fabriqués sur place ou puisés dans des stocks disponibles, et pouvant être entretenu en dépit des graves pénuries dont toutes les Légions durent pâtir à un moment ou un autre.
L’autre type, la "Mk V recyclée", est un authentique amalgame de modifications sur le terrain qui combine plusieurs modèles d’armures d’une façon qu’aucun Technoprêtre n’imaginerait valider. En général, on peut combiner sans souci les composants de Mk II et III, et par ailleurs ceux de Mk IV, de Mk VI ainsi que de la Mk VII bien plus tardive. Hors de ces deux grands groupes distincts, on ne peut combiner les pièces qu’à grand-peine, ce qui était l’apanage des Légions les plus techniquement douées comme les Iron Hands et les Salamanders. En particulier les éléments des "Légions Brisées" coupées de tout approvisionnement suite à la félonie d’Isstvan V.
Toutes les Légions ont utilisé l’Armure Mk V a un titre ou un autre, principalement chez les unités qui se retrouvaient hors de portée de ravitaillement, ou impliquées dans les combats les plus rudes et soutenus. Les fameuses Légions Brisées - Iron Hands, Salamanders et Raven Guard - sont connues pour avoir dépendu de ce modèle pendant l’essentiel de la guerre, car elles opéraient quasiment en permanence sans soutien logistique décent. Inversement, le gros des Imperial Fists, tenu en réserve sur Terra, en a fait le moins usage, même si par ailleurs les fils de Dorn affectés à des théâtres d'opérations éloignés de leur Légion durent adopter la Mk V de par les circonstances.
À cause de la cadence implacable des opérations, une Légion en particulier fit largement usage de la Mk V vers la fin de la guerre : les World Eaters. De toutes les Légions Renégates, les fils d’Angron étaient les plus sollicités pour des assauts répétés dans des zones de haute intensité. Les Techmarines de la Légion et les adeptes du Mechanicum rattachés durent constamment se débrouiller avec les composants disponibles, tout spécialement une fois que les rangs des World Eaters furent rapidement reconstitués avec ce que certaines sources appellent les Inductii. Pour tout dire, l’Armure Mk V était devenu la norme chez eux au point que les berserkers écarlates de la Légion, voués corps et âme au soi-disant "Dieu du Sang", allaient utiliser quasi exclusivement ce modèle lors de la Purge et au-delà.[19]
De toutes les Légions, les World Eaters témoignèrent le moins de préférence distincte pour tel modèle en particulier, et semblaient se contenter de retravailler les armures dont ils disposaient afin de répondre à leurs besoins. Cela amena certains historiens à affirmer de façon incorrecte que l’armure Mark V "Hérésie" correspondait pour eux à un choix délibéré.[20]
Armure Énergétique Astartes Mk VI (Armure Corvus)[modifier]
La Mk VI entra en service très peu de temps avant l’Hérésie, et il est à peu près certain qu’elle n’avait pas été prévue pour la dotation en masse mais pour des unités spécialisées. Manufacturés sur Mars, la plupart des exemplaires en service entre le début et le milieu de la guerre furent évacués avec les forces loyalistes survivantes en pleine chute de la Planète Rouge. De nombreuses armures de ce type furent allouées à la Raven Guard lors de son bref retour dans le Système Sol, et restèrent en service chez la Légion pour le restant de la guerre.
Si la Raven Guard est la Légion la plus notoire pour son utilisation généralisée de l’Armure Mk VI, d’autres Légions en possédaient des quantités variables avant même qu’éclate la guerre. On soupçonne l’Alpha Légion d’en avoir acquis ou même fabriqué des stocks importants grâce à quelque subterfuge, et il est évident que les caractéristiques de l’armure conviennent à ses méthodes tactiques et à ses penchants stratégiques.
Vers la fin de l’Hérésie d’Horus, le Modèle VI était en dotation chez presque toutes les Légions, car les deux camps étaient en possession des empreintes, et les Mondes-Forges alliés de Terra comme du Maître de Guerre pouvaient la produire en quantité. Généralement, les Légions en contact direct avec une chaîne logistique intacte reçurent le plus grand nombre d’Armures Mk VI, pendant que les unités isolées par l’éloignement ou les circonstances se contentaient de l’ersatz qu'était la Mk V. Lors du Siège de Terra par contre, quand les protagonistes avaient dans l’ensemble rétabli leurs voies d’approvisionnement, le Modèle VI était le plus courant, et son service allait continuer durant La Purge et jusqu’à nos jours.
Comme tant d’autres modèles d’Armure Énergétique, la Mk VI apparut à temps pour recevoir l’honneur douteux d’être associée à une Légion Renégate en particulier. En l’occurrence, les Emperor’s Children, qui d’après les observations alignent des soldats de toute évidence descendants en droite ligne des ignobles Kakophoni. Ces Légionnaires déchus sont qualifiés de Marines du Vacarme et semblent privilégier une variante corrompue de l’Armure Corvus, encore que les caractéristiques qui rendent ce modèle davantage qu’un autre approprié à ce rôle restent un mystère pour notre ordre.[22]
Les connotations rattachées au nom "Corvus" ont induit en erreur beaucoup d’érudits contemporains. Malgré les idées reçues, bon nombre de survivants de la XIXe Légion n’avaient guère d’autre choix que d’employer l’armure Mark VI durant l’Hérésie tardive, les stocks d’autres modèles ayant été entièrement épuisés. En dehors des Emperor’s Children, elle était portée en masse par les Imperial Fists et les Blood Angels qui se préparaient à défendre le foyer de l’Humanité.[23]
On connaît bien le point d’orgue de la grande guerre d’où nous avons émergé, et l’histoire a retenu qu’aux derniers jours du Siège de Terra, les deux camps introduisaient encore un modèle d’Armure Énergétique : la bien nommée "Armure Aquila" Mk VII. Cette variante trouve ses origines dans le travail de développement entrepris dans les dernières années avant l’Hérésie, et elle n’était encore guère plus qu’au stade de prototype quand elle entra en service sur Terra. Suite à l’Hérésie, durant la période qu’on appelait déjà à l’époque la Purge, elle entra massivement en dotation chez les loyalistes, dont beaucoup turent promptement réorganisés et ravitaillés immédiatement après la Bataille de Terra, avant d’être mobilisés en masse pour traquer les traîtres en déroute. Mais c’est une histoire qui mérite un autre volume, car sa résolution nous est inconnue même à ce jour. |
Armures Modèle Saturnien[modifier]
L’armure Terminator de Siège Saturnien est la plus lourde, et de loin la plus avancée des armures tactiques Dreadnought de l’Imperium, entrée en service sous sa forme originelle dans les derniers temps des Guerres d’Unification, avant même, selon les rumeurs, l’union entre Terra et Mars. Ses origines demeurent voilées de mystère, certains affirmant qu’il s’agit de l’œuvre d’une secte martienne exilée sur la neuvième lune de Saturne. Il est vrai que ce satellite demeure interdit à quiconque en dehors des membres de haut rang de la Maisonnée Impériale, et il est non seulement lié à l’armure Saturnien, mais aussi à une foule de merveilles technologiques que l’on associe rarement aux forges de la Planète Rouge.
Des versions améliorées de l’armure Saturnien entrèrent en service aux premiers jours de la Grande Croisade, pour équiper les meilleurs guerriers des Légions naissantes. Cependant, à mesure que celles-ci s’agrandirent, la demande finit par dépasser l’offre, et elle céda la place à de nouveaux modèles d’armure Terminator, d’abord les Cataphractii, puis les Tartaros, modèles susceptibles d’être produits en bien plus grandes quantités que les complexes armures Saturnien.
Ainsi, tandis que la Grande Croisade s’éloignait toujours plus de Terra, l’armure Saturnine ne fut bientôt plus qu’un souvenir. À l’instar des "Légions Grises" de Terra et des Légions de Guerriers Tonnerre qui les avaient précédées, elle devint une relique, en aucun cas oubliée, mais peu adaptée au nouvel ordre que façonnait l’imperium.
Cependant, un individu refusa que ce modèle soit relégué aux chroniques des historiens. Vulkan, le Primarque de la XVIIIe Légion, maître artificier et artisan de génie, entreprit de découvrir les secrets de cette armure pour la produire dans les forges de sa Légion, en si grandes quantités quelle reprendrait sa place dans les armureries de l’imperium. C’est ainsi qu’alors même que le Maître de Guerre s’engageait sur la voie de la trahison, Vulkan atteignit enfin son but. Noble et généreux comme à son habitude, le Primarque des Salamanders offrit le fruit de son labeur à ses frères, en leur communicant les secrets de fabrication de son chef-d’œuvre. Alors que la traîtrise du Maître de Guerre allait se révéler au grand jour sur Isstvan III, chaque Légion reçut ce cadeau de Vulkan, si bien qu’à la veille du massacre d’Isstvan V, cette arme puissante était déjà aux mains des Renégats.
Tragédie parmi tant d’autres en cette époque troublée, le don fait par Vulkan à ses frères connut son baptême du feu sur Isstvan V, où un petit groupe de l’élite du Primarque fut équipé des quelques armures prêtes à temps pour le départ de la Flotte de Représailles. Même s’il faudrait plusieurs années à cette armure pour être acceptée et déployée en opération, vers le milieu de l’Âge des Ténèbres, toutes les Legiones Astartes, demeurées loyales ou non envers l’Empereur, alignaient ce modèle pour prendre part à des combats fratricides, aussi bien sur Terra qu’en la lointaine Ultramar.[25]
L'Accord de Phoebe[modifier]
Lorsque l’Imperium fut déchiré par la trahison d’Horus, Mars n’était pas la seule puissance technologique cachée dans le système solaire. À l’insu de tous, sauf de l’Empereur de l’Humanité et de ses conseillers les plus fidèles, Phoebe, l’une des nombreuses lunes de Saturne, abritait une cabale secrète au service de l’Empereur.
Exilés de Mars avant l’Ère des Luttes, les crimes des enclaves technologiques de Phoebe sont inconnus et peu d’informations peuvent être tirées des archives fragmentaires de leurs premières entreprises. En effet, avant l’arrivée de l’Empereur de l’Humanité vers 797.M30, Phoebe était restée totalement isolée, même des autres lunes de Saturne et de Jupiter.
Bien que cela ne soit documenté dans aucun registre, le Maître de l’Humanité s’est aventuré secrètement sur Phoebe. Là, alors même que ses forces se battaient pour le contrôle de Saturne et de Jupiter, il a conclu un pacte avec les seigneurs de Phoebe. Les termes de cet accord n’étaient connus que de lui seul.
Jugeant que Phoebe ne relevait pas du champ d’application du Traité d'Olympus, l’Empereur la maintint indépendante de la hiérarchie de Mars et la plaça sous sa protection directe. Les conditions de cet accord permettaient aux enclaves technologiques de Phoebe de conserver leur isolation au sein de l’Imperium, mais exigeaient le paiement d’une dîme, directement due à la Maison Impériale de Terra.
Cette dîme exigeait que les Forges de Phoebe fournissent et assurent le fonctionnement continu d’une sélection d’armements et d’armures spécifiés par l’Empereur, destinés à être utilisés par les légions naissantes de Space Marines, dans le but d’étendre la Grande Croisade à travers le système solaire et au-delà.
L’Empereur leur avait demandé de créer pour lui les Armures Saturniennes.[26]
Les Armures Saturniennes[modifier]
Afin de démontrer leur loyauté envers l’Empereur et de s’assurer de sa protection continue, les enclaves technologiques de Phoebe étaient tenues de se conformer au décret d’approvisionnement. Ce décret exigeait principalement la fabrication d’un lot d’armures de combat avancées et jusqu’alors inconnues, mais obligeait également les enclaves technologiques à divulguer, dans leur intégralité, leurs futures découvertes et avancées technologiques par l’intermédiaire de leur unique envoyé auprès de la Maison impériale de Terra et à les soumettre à l’examen de l’Empereur. Le non-respect du décret entraînerait la dissolution du pacte entre les deux parties et retirerait Phoebe du protectorat de l’Empereur. |
Les créations les plus répandues de Phoebe étaient des armures de combat lourdes, qui avaient d’abord été distribuées aux Légions de Space Marines peu après la fin des Guerres d’Unification sur Terra. Ces armures suivaient un modèle dérivé de l’Âge de la Technologie, destiné aux combinaisons de protection utilisées pour travailler à l’intérieur des réacteurs à plasma. Les enclaves technologiques de Phoebe, dont les arts s’étaient depuis longtemps éloignés du canon technologique martien, avaient la capacité unique de créer de nouvelles merveilles technologiques à partir de ces données anciennes.
Grâce à cette capacité, les descendants de Phoebe se virent confier la responsabilité exclusive de concevoir un nouveau modèle d’armure pour répondre aux besoins des Légions grandissantes de l’Empereur. L’Empereur n’avait pas besoin d’outils anciens, mais désirait plutôt de puissants instruments de conquête et de guerre. Phoebe lui offrit l’Armure Terminator Saturnien.
Caractérisée par ses immenses spalières bombées et ses générateurs de boucliers intégrés dans sa masse, l’Armure Terminator Saturnien était presque imperméable aux obus et aux tirs et naturellement résistante aux armes à énergie, grâce aux caractéristiques supérieures des matériaux rares et exotiques utilisés dans sa création. L’énorme volume et l’étanchéité hermétique des combinaisons protégeaient leur porteur des effets débilitants des émissions radioactives concentrées, et leur construction intégrait également un réacteur hautement efficace mais compact, capable de générer beaucoup plus d’énergie que ce qui était nécessaire aux seuls systèmes moteurs des armures de combat.
Cette puissance excédentaire pouvait être stockée dans une matrice de condensateurs à la discrétion de l’utilisateur, et pouvait être facilement redirigée pour répondre à la demande accrue des opérations les plus ardues, dont l’une était une série d’armes fournies par les Phœbiens dans le cadre de l’Armure Terminator Saturnien. Parmi ces armes, dont plusieurs étaient le résultat de l’innovation Phœbienne catalysée par l’intervention de l’Empereur, figuraient des armes à bombardement plasma, des broyeurs de particules et des armes de mêlée gigantesques entourées d’énergie.
Bien que le blindage ablatif de l’armure soit soutenu par un exosquelette articulé et servo-alimenté, il était intrinsèquement plus volumineux et plus imposant à l’usage que les modèles existants. De plus, les exigences cognitives imposées à celui qui la portait étaient bien plus importantes, en raison de la liaison neuronale complexe qui fonctionnait en tandem avec l’interface physique de la Carapace Noire, exigeant des Space Marines qu’ils possèdent un certain degré de résonance Cyberthéurgique, souvent considérée comme un potentiel psychique latent ou réprimé, afin de libérer tout son potentiel.
En tant que famille de technologies divergentes, l’Armure Terminator Saturnien n’avait rien en commun avec l’équipement standard fourni aux légions et ne relevait pas de la compétence des Technoprêtres qui adhéraient avec véhémence aux normes martiennes. L’entretien et les réparations étaient donc effectués exclusivement par les attachés Phœbiens de chaque force de combat de la Légion, eux-mêmes des êtres encapuchonnés et secrets dont la présence conférait l’autorité qu’ils tiraient de leur relation avec l’Empereur.[28]
La Grande Croisade[modifier]
- « Il est dans notre nature de créer des choses qui nous survivront. C’est pourquoi nous nous évertuons ; nous fabriquons, nous construisons, nous créons, nous combattons et nous ne cédons pas. Car dans chaque corps humain fragile naît la volonté d’atteindre les étoiles et de marcher sur le chemin de l’éternité. »
- - Le Livre de Vulkan
Malgré les défis posés par le déploiement et la maintenance de la technologie Saturnienne dans les arsenaux des Légions, chacune des Legiones Astartes en était venue à compter sur l’Armure Terminator Saturnienne, la considérant comme un atout précieux pour remporter la victoire sur le champ de bataille. Les commandants de légion à l’avant-garde de la Grande Croisade avaient consacré de nouvelles doctrines de combat basées sur la capacité de leurs escouades Saturnienne à affronter les tirs ennemis les plus lourds, à avancer et à briser les lignes ennemies grâce à la puissance à courte portée de leurs propres armes.
Dans d’autres situations, les Terminators Saturniens s’étaient révélés inestimables dans des rôles défensifs. L’endurance offerte par les systèmes améliorés et la protection ablative de leur armure leur permettait de tenir bon face à d’innombrables hordes d’extraterrestres mineurs dont le venin bilieux et les griffes déchirantes étaient repoussés par l’armure inviolable, même après des jours et des nuits de combat incessant. Au lendemain de la soumission forcée des mondes les plus belliqueux ou les plus résistants, voire de l’éradication de ces populations, les guerriers vêtus d’armures modèles Saturniens émergeaient souvent de sous les piles de cadavres ennemis, leur héraldique effacée de chaque segment de leur armure et recouverte à la place du sang et des entrailles d’une glorieuse victoire.
Ailleurs, les anciens commandants de la Légion avaient confié aux guerriers Saturniens la mission périlleuse de rechercher les ennemis les plus grands et les plus dangereux et de les détruire. Dans ces combats, ils avaient exigé le maximum de la technologie Saturnienne, utilisant les configurations d’armes les plus puissantes et les plus instables et poussant les systèmes de l’armure forgée par les Phœbiens à l’extrême de leurs capacités. Ces engagements s’étaient toujours avérés les plus coûteux, les guerriers vêtus de modèles Saturnien finissant par succomber aux ennemis les plus dangereux auxquels les Légions devaient faire face. Ceux qui revenaient victorieux voyaient leur armure finement usée et abîmée par les rigueurs de la guerre et nécessitant une restauration urgente.
Dans de tels cas, les précieuses Armures Terminator modèle Saturnien étaient confiées aux Techniciens Phœbiens afin d’être réparées et remises en état, une tâche dont eux seuls étaient capables. Au fur et à mesure que la Grande Croisade progressait, la demande en assistance de Techniciens Phœbiens parmi le personnel de chaque Flotte Expéditionnaire avait augmenté jusqu’à dépasser leur nombre limité. De nombreuses flottes avaient conservé des stocks d’Armures Terminator modèle Saturniens endommagées ou inutilisables que leurs serfs avaient récupérées sur le champ de bataille et mises en stase, dans l’attente du moment où la flotte pourrait retourner dans le système solaire pour soumettre leurs stocks à réparation, ou bien rencontrer et embarquer des membres de l’enclave technique Phœbienne capables de les remettre en état de fonctionnement.
Chaque Légion avait subi ce taux d’attrition à un degré plus ou moins grand au fur et à mesure que la Grande Croisade se prolongeait, et c’est ainsi que lorsque les Primarques furent redécouverts et réunis avec leurs légions respectives, ils se familiarisèrent à des degrés divers avec le déploiement des Armures Terminator Saturniens au combat. Sans aucun doute, Horus, le premier retrouvé, connaissait sa propre Légion alors qu’elle possédait encore un nombre considérable d’armures opérationnelles, et avait supervisé leur déploiement en plus grand nombre. Corvus Corax, qui n’avait retrouvé sa légion que plus d’un siècle plus tard, ne connaissait la Raven Guard que comme capable de déployer peu, voire aucune, des Armures Terminator Saturniens, même s’il l’avait souhaité.
Au moment de la trahison ouverte d’Horus, l’utilisation des Armures Saturniennes et le rôle de leurs assistants Phœbiens au sein des forces de combat de la Légion avaient décliné, éclipsés par la prévalence des Armures Terminator de type Cataphractii et Tartaros, plus faciles à produire et à entretenir. Mais tous n’avaient pas oublié la puissance potentielle des Armures Saturniens, et parmi leurs partisans figurait notamment le Primarque des Salamanders, Vulkan, qui s’efforçait de percer les secrets de la construction et de l’entretien des équipements de type Saturnien sans avoir recours à l’aide des forges Phœbiennes.[29]
Le Don Saturnien[modifier]
- « Une frappe lancée à l’aube ou une poussée depuis la couverture protectrice d’une tempête électrique apporte un élément de surprise. Les défenseurs se précipitent pour prendre leurs positions tandis que les attaquants doivent agir rapidement pour tirer parti de leur initiative. »
Alors qu’Horus menait quatre Légions, prêtes à trahir l’Empereur, dans leur voyage fatidique vers le système Isstvan, Vulkan révéla à l’Imperium l’aboutissement d’un projet qui avait pris des années à se concrétiser. Grâce à un certain nombre de modifications et de substitutions subtiles apportées à sa construction, le Primarque et ses fils avaient transformé l’Armure Terminator modèle Saturnien en une forme qui pouvait non seulement être réparée, mais aussi fabriquée à nouveau par les descendants du Mechanicum martien, qu’il s’agisse des Techmarines de la Légion ou des Mondes-Forges qui les approvisionnaient. Ainsi, les Légions pouvaient à nouveau réutiliser leurs stocks archivés d’Armures Saturniens pour le combat, les compléter avec des armures fraîchement fabriquées et même mettre en service une version revisitée du gigantesque Dreadnought Saturnien, un prototype de la Grande Croisade qui n’avait jamais été produit en série. Vulkan envoya ce schéma de la même manière que d’innombrables autres conceptions auparavant, le distribuant à toutes les Légions même la XVe dans un élan de générosité fraternelle. Le prix de cette erreur, qui allait involontairement fournir le fruit de ses efforts à ces mêmes légions dont Vulkan serait chargé de la destruction quelques mois plus tard, allait être payé par la ruine d’innombrables mondes, chaque Légion utilisant ses nouveaux arsenaux Saturniens avec des effets dévastateurs.[30]
Les Légions Loyalistes[modifier]
- « Pour maintenir l’élan d’un assaut, les attaquants doivent soutenir l’avance et résister à la tentation d’étirer leurs lignes lorsqu’ils s’enfoncent dans le territoire ennemi. »
Les Dark Angels[modifier]
Comme beaucoup de reliques des Guerres d’Unification et du début de la Grande Croisade, la Ie Légion possédait une réserve presque inégalée de Armures Terminator modèles Saturnien originales de fabrication Phœbienne. Ainsi, les Dark Angels étaient encore capables de déployer des Armures Terminator Saturniens - bien que de manière parcimonieuse - à la veille de l’Hérésie d’Horus, même si à ce moment-là, le nombre d’armures prêtes au combat dans leur arsenal était largement inférieur à celui des armures rendues inutilisables après des années de guerre. Secrète et méfiante, la Forge de la Ie Légion passa plus d’un an à examiner minutieusement les nouveaux modèles de Vulkan avant d’en lancer la production. À ce moment-là, les armures Saturniens encore disponibles de la Légion avaient déjà été utilisées contre les traîtres, les redoutables Terminators Naufragia de la Dreadwing ayant brisé les armées des Night Lords sur une douzaine de mondes de la Bordure Orientale.[31]
Les White Scars[modifier]
Bien qu’il ne lui restât plus qu’une poignée d’armures Saturniens archivées de fabrication Phœbienne à la fin de la Grande Croisade, le soutien de la Ve Légion au Projet Librarius lui avait permis de jouer un rôle inhabituel dans les premières phases de prototypage du projet Saturnien de Vulkan. En conséquence, les White Scars disposaient d’un stock raisonnable d’armures Terminator Saturniens au début de l’Hérésie d’Horus, bien que la pernicieuse Bataille de Chondax et les Tempêtes Warp aient retardé leur utilisation généralisée jusqu’après la Deuxième Bataille de Prospero. Dans les batailles qui suivirent, les Terminators Saturniens devinrent un élément incontournable des assauts de la Ve Légion, téléportés au cœur de leurs ennemis pour semer la destruction et le chaos, les laissant totalement vulnérables à l’approche des éléments mobiles des White Scars.[32]
Les Space Wolves[modifier]
En apparence, l’approche de la VIe Légion envers le projet Saturnien de Vulkan semble contradictoire. Gravement malmenés par la sorcellerie des Thousand Sons alors qu’ils poursuivaient la quasi-annihilation de la XVe Légion, les Space Wolves étaient peu enclins à adopter une technologie associée (même de manière réprimée) à la pratique psychique, bien que cet état d’épuisement ait également poussé la Légion à saisir tous les avantages possibles alors que l’Hérésie d’Horus se déroulait. Finalement, la Légion allait déployer des cadres dédiés de Terminators Saturniens et de Dreadnoughts, bien qu’ils ne fussent jamais accompagnés que par les Porte-Paroles des Morts et suivis de près par le terme "Draugr" - faisant allusion à ces Space Wolves dont l’esprit n’avait pas supporté l’effacement psychomimétique mis en place pour les protéger des horreurs indicibles de la Grande Croisade.[33]
Les Imperial Fists[modifier]
À la fin de la Grande Croisade, la plupart des armures Saturniens de l’époque de l’Unification de la VIIe Légion étaient cloîtrées dans le Temple des Serments sur le Phalanx, reliques louant les victoires et les sacrifices d’une époque révolue. Presque toutes furent prêtées à la Flotte de Représailles par Dorn, qui souhaitait réexaminer leurs capacités de combat alors qu’un lot complet de nouvelles armures conçues par Vulkan était commandé à la Forge de la Légion afin de renforcer les défenses du système solaire. Celles-ci s’intégrèrent rapidement dans les doctrines établies de la Légion, où l’expertise des Imperial Fists en matière d’assauts par téléportation (et leur accès à des vaisseaux équipés de manière appropriée) transforma leurs éléments Saturniens en une redoutable force de contre-attaque contre les incursions des traîtres dans le Segmentum Solar.[34]
Les Blood Angels[modifier]
Incapables de contacter le gros de leur légion au début de l’Hérésie d’Horus, les garnisons des Blood Angels sur Baal et Canopus lancèrent un essai limité du nouvel équipement de guerre Saturnien, qui fut rapidement intégré à un effort de réarmement plus large. C’est là que les "Colosses" Saturnien de Baal se sont illustrés par leur défense acharnée du monde natal de la Légion au cours des premières années de l’Hérésie d’Horus, et lorsque Sanguinius quitta le soi-disant "Imperium Secundus", sa flotte était remplie de ses propres échelons de Saturniens fraîchement équipés par les forges d’Ultramar. Ces guerriers étaient toutefois d’une autre espèce que leurs lointains cousins, car selon la rumeur, parmi les survivants de Signus, le contact avec l’armure Saturnien réveillait les ténèbres de ce conflit funeste, un fardeau que peu pouvaient supporter.[35]
Les Iron Hands[modifier]
Malgré sa prédisposition pour les technologies avancées et expérimentales, la Légion des Iron Hands considérait généralement l’armure Saturnien comme une relique imprévisible, rendue obsolète par la myriade de modèles de Dreadnoughts et d’Automates présents dans son arsenal. La plupart des armures Saturniens de type Phœbien de la Légion ont été séquestrées dans les vastes archives de combinaisons modifiées qui ont servi à Ferrus Manus dans ses efforts pour développer de nouvelles armures Terminator, bien que cela ne représente en aucun cas la totalité de l’allocation de la Légion.
En effet, les similitudes technologiques entre les armures Saturniens et plusieurs artefacts conservés dans les Voûtes de Mimir ont conduit certains à spéculer que la Légion avait, en secret, mené ses propres recherches sur l’artisanat de Phœbe, loin des regards indiscrets de ses alliés du Mechanicum.[36]
Les Ultramarines[modifier]
Parmi les rangs des Ultramarines, ce sont les instructeurs vétérans des chapitres "Evocatii" 24e et 25e qui possédaient la plus grande expérience dans le maniement de l’Armure Saturnien, longtemps archivée par la Légion. Lorsque la Croisade des Ombres s’abattit sur Ultramar, ce sont ces vétérans qui endossèrent les armures Saturniens fraîchement forgées selon le schéma de Vulkan, leur habileté étant cruciale pour plusieurs victoires loyalistes. Toutes les armures Phœbienne survivantes de la Légion furent retirées des coffres de Macragge pour être immédiatement remises en état, Guilliman souhaitant que la Croisade Ghaslakh prévue serve de test. Alors que le Primarque cherchait à se venger de la façon la plus sanglante des atrocités commises à Calth, ces armures dorées devinrent les symboles vivants de la Légion et de tout ce qui lui avait été enlevé.[37]
Les Salamanders[modifier]
Au début de l’Hérésie d’Horus, les Salamanders détenaient, comme on pouvait s’y attendre, de loin la plus grande quantité d’équipement de guerre Saturnien de nouveau modèle parmi les légions, principalement envoyé avec Vulkan sur Isstvan V, où ils seraient les seuls exemplaires de ce type à être déployés, bien que l’ensemble de cet équipement soit perdu lors du Massacre du Site d'Atterrissage. Parmi les survivants de la légion, plusieurs cohortes d’Artificiers des "Gardiens du Bûchers" conservèrent les premiers prototypes et variantes d’Armures Saturniens, tandis que la forge de la Légion sur Prometheus avait déjà commencé à fabriquer des lots successifs d’équipement de guerre Saturnien, d’abord utilisé par la garnison "Inaltérés" pour défendre Nocturne, avant d’être utilisé pour mener la campagne de la Purge des Astres Fantômes.[38]
La Raven Guard[modifier]
Même sous le patronage d’Horus Lupercal, lorsque son utilisation était la plus répandue, la XIXe Légion évitait largement l’Armure Saturnien, préférant la mobilité et la subtilité à sa puissance pesante. Les "Libérateurs" faisaient exception à cette règle, ayant accumulé un nombre important de Terminators Saturnien au moment de la découverte de Corax, même si la plupart d’entre eux étaient destinés à trouver la mort à la Porte Quarante-Deux ou à être envoyés dans les ténèbres extérieures à bord de flottes "nomades prédatrices". Ceux qui restèrent virent leurs armures restaurées après le Massacre du Site d’Atterrissage, et alors que la majeure partie de la capacité de production de la légion survivante était consacrée à l’équipement d’une campagne de recrutement massive avec du matériel de guerre de base, on pense que les "Libérateurs" tirèrent une grande fierté de la libération des caches d’Armures Saturnien nouvellement produites de leurs ennemis traîtres.[39]
Les Légions Traitresses[modifier]
- « La vie de nombreux soldats doit être sacrifiée pour payer le prix de la victoire. »
Les Emperor's Children[modifier]
En tant que relique du début de la Grande Croisade, lorsque la IIIe Légion avait surmonté une quasi-extinction et gagné le droit de porter l’Aquila Palatine, les armures Saturnien étaient vénérées par les Emperors’s Children. Cependant, au début de l’Hérésie d’Horus, le stock déclinant d’armures Saturnien de la Légion avait été relégué à un rôle principalement cérémoniel. Au cours de cette sombre époque, cependant, les Emperor’s Children se réjouirent à nouveau de pouvoir utiliser l’Armure Saturnien, l’Apothecarion de la Légion "modifiant" leur propre nombre à des extrêmes de plus en plus dégradés afin d’améliorer l’interface entre les légionnaires et leur armure.[40]
Les Iron Warriors[modifier]
Au lendemain du Massacre du Site d’Atterrissage, Perturabo autorisa une remise à neuf complète du stock d’Armures Saturnien des Iron Warriors, la légion ayant autrefois grandement apprécié leurs capacités avant que l’attrition de la Grande Croisade ne rende leur utilisation impraticable. Considérant avec une certaine consternation la maîtrise supposée de Vulkan en matière d’armures Saturnien, le Primarque chargea ses fils de concevoir de nouvelles formes à partir des modèles Saturnien retravaillés, tout en fabriquant une quantité considérable de nouvelles armures Saturnien qu’il modifia lui-même pour leur donner des formes brutales.[41]
Les Night Lords[modifier]
Déjà divisés et excentriques avant leur scission, les Night Lords avaient des opinions très variées sur les nouveaux modèles Saturnien de Vulkan. Plusieurs seigneurs de guerre de la VIIIe Légion demandèrent à la Forge de la Légion de lancer la fabrication des nouveaux modèles, rivalisant pour obtenir les premiers lots pour leurs propres bandes de guerre, tandis que d’autres ne valorisaient que les armures Terminator et Dreadnought qu’ils pouvaient s’emparer de leurs ennemis comme trophées sanglants. D’autres encore rejetaient complètement ces armures encombrantes, tandis qu’au moins un commandant des Night Lords est connu pour avoir réussi à enrôler le Monde-Forge du Mechanicum Noir d’Ulan Hûda dans la fabrication d’une compagnie entière de nouvelles Armures Saturnien.[42]
Les World Eaters[modifier]
Ayant longtemps rejeté les Armures Saturniens d’origine en raison des interactions néfastes entre leurs systèmes d’interface uniques et les implants crâniens "Griffe du Boucher", la légion des World Eaters ne fit initialement que peu d’efforts pour fabriquer le schéma remanié de Vulkan. Cependant, la légion sombra dans une telle brutalité qu’un culte pervers émergea rapidement, ses membres se réjouissant de la résilience démontrée par le port d’Armures Saturniens, même si celles-ci amplifiaient les effets néfastes des Griffes. Alors que ces "Indurés" tiraient une grande fierté d’avoir récupéré leurs armures sur les ennemis tués, une nouvelle Armure Saturnien fut mise en service au sein de la Légion dans les années suivantes, attribuée à des cadres spécialisés Inductii qui n’avaient pas encore complètement succombé à l’emprise des Griffes.[43]
La Death Guard[modifier]
Une Légion qui privilégiait la puissance de feu portable par l’infanterie et comptait un nombre important de Terminators, la Death Guard accordait une grande valeur à ses Armures Saturnien de fabrication Phœbienne, dont le nombre diminuait, pendant la Grande Croisade. Ayant accès aux nouveaux modèles de Vulkan, la majeure partie du nouvel équipement de guerre Saturnien fabriqué par la XIVe Légion fut initialement attribuée à la compagnie de Calas Typhon, qui aurait déployé des efforts considérables pour dissimuler à Mortarion le lien entre ces modèles et les Psyarkana afin de faciliter leur distribution à l’ensemble de la Légion.[44]
Les Thousand Sons[modifier]
Au moment où le schéma Saturnien remanié par Vulkan a été partagé avec l’ensemble des Légions, Prospero était en cendres et les forges des Thousand Sons avaient été rayées du registre qui attribuait les schémas de fabrication aux légions. Cependant, un coup du sort avait vu les Thousand Sons intégrés aux premières étapes du développement du projet de Vulkan, et des éléments de la légion protégés du Sac de Prospero allaient plus tard livrer une série de prototypes d’équipement de guerre Saturnien à leurs frères dispersés, après avoir maîtrisé de nouvelles disciplines psychiques spécialement adaptées à l’utilisation des Armures Saturnien.[45]
Les Sons of Horus[modifier]
Fort de son autorité en tant que Maître de Guerre et de son réseau d’agents insurrectionnels, Horus avait pleinement conscience de l’ampleur du projet Saturnien de Vulkan, même si l’absence d’équipement de guerre Saturnien parmi les armées traîtresses à Isstvan V suggère que cette connaissance ne s’étendait pas aux premières reproductions des modèles eux-mêmes. Néanmoins, les ressources appropriées par Horus pour équiper sa légion ont permis à divers éléments du Mechanicum traître et à une forge élargie de la Légion de fournir aux Sons of Horus plusieurs compagnies en armures Saturnien dès les premières phases de l’Hérésie d’Horus, leur plus grande concentration étant rassemblée sous le commandement du Capitaine Justaerin Falkus Kibre.[46]
Les Word Bearers[modifier]
Ayant déjà fait leurs premiers pas vers une descente rapide dans les royaumes de la Démonologie et de la Sorcellerie Warp au moment du Massacre du Site d’Atterrissage, les Word Bearers auraient d’abord accordé peu d’attention aux nouveaux modèles Saturnien de Vulkan, préférant des moyens plus profanes pour augmenter la puissance de leurs guerriers. Mis à part quelques lots initiaux d’équipements de guerre saturnien, ce n’est qu’avec l’émergence des "Phraetus" et de leur panoplie saturnienne corrompue que la Légion a déployé cette technologie de manière plus généralisée, leurs formes devenant de plus en plus monstrueuses à mesure que l’Hérésie d’Horus progressait.[47]
L'Alpha Legion[modifier]
Parmi les Légions traîtresses, certains des premiers déploiements d’équipements de guerre Saturnien après Isstvan V sont attribués à l’Alpha Legion, bien que, compte tenu de leur nature insidieuse, les archives omettent peut-être des exemples encore plus anciens où l’utilisation d’Armures Saturnien par la XXe Légion n’a laissé aucun survivant pour en témoigner. Quelle que soit la rapidité avec laquelle les divisions Saturniennes sont apparues au sein de la Légion, elles ont été utilisées pour semer la terreur et la dévastation, l’onde de choc de leur téléportation annonçant une avalanche de tirs d’armes avant qu’elles ne soient à nouveau téléportées.[48]
Sources[modifier]
- White Dwarf N°469 - L'Armure à Travers les Âges
- The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles
- The Horus Heresy V3 - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles
- The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn
- ↑ White Dwarf 469, page 120
- ↑ White Dwarf 469, page 122
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Arsenal des Legiones Astartes - L'Omniprésent Bolter, (résumé par Trazyn l'Infini)
- ↑ White Dwarf 469, page 120-121
- ↑ White Dwarf 469, page 124
- ↑ White Dwarf 469, page 121
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Arsenal des Legiones Astartes - Une Évaluation de la Distribution et de l’Utilisation des Armures Énergétiques
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Arsenal des Legiones Astartes - Une Évaluation de la Distribution et de l’Utilisation des Armures Énergétiques
- ↑ White Dwarf 469, page 122
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Arsenal des Legiones Astartes - Mark II Modèle de Croisade, (résumé par Trazyn l'Infini)
- ↑ White Dwarf 469, page 123
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Arsenal des Legiones Astartes - Mark III Modèle de Fer, (résumé par Trazyn l'Infini)
- ↑ White Dwarf 469, page 124
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Arsenal des Legiones Astartes - Mark IV Armure Maximus , (résumé par Trazyn l'Infini)
- ↑ White Dwarf 469, page 125
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Arsenal des Legiones Astartes - Mark IV Armure Maximus, (résumé par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Les Legiones Astartes, Mark IV Armure Maximus
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Arsenal des Legiones Astartes - Mark V Armure d’Hérésie, (résumé par Trazyn l'Infini)
- ↑ White Dwarf 469, page 126
- ↑ The Horus Heresy V3 - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Les Legiones Astartes, Mark V Armure Hérésie
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Arsenal des Legiones Astartes - Mark VI Modèle Corvus, (résumé par Trazyn l'Infini)
- ↑ White Dwarf 469, page 127
- ↑ The Horus Heresy V3 - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Les Legiones Astartes, Mark VI Armure Corvus (Résumé par Trazyn l'Infini)
- ↑ White Dwarf 469, page 127
- ↑ The Horus Heresy V3 - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre Les Legiones Astartes, Saturnine Armure Terminator
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Armours, The Writ of Procurement (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Armours, (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Armours, The Great Crusade (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Loyalist Legions, The Dark Angels (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Loyalist Legions, The White Scars (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Loyalist Legions, The Space Wolves (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Loyalist Legions, The Imperial Fists (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Loyalist Legions, The Blood Angels (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Loyalist Legions, The Iron Hands (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Loyalist Legions, The Ultramarines (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Loyalist Legions, The Salamanders (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Loyalist Legions, The Raven Guard (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Traitor Legions, The Emperor's Children (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Traitor Legions, The Iron Warriors (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Traitor Legions, The Night Lords (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Traitor Legions, The World Eaters (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Traitor Legions, The Death Guard (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Traitor Legions, The Thousand Sons (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Traitor Legions, The Sons of Horus (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Traitor Legions, The Word Bearers (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Phoebian Accord, The Saturnine Bestowal, The Traitor Legions, The Alpha Legion (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)






