Catégorie:Chevaliers Impériaux

De Omnis Bibliotheca
Brom Griffith s’enfonça dans le Trône Mechanicum en laissant reposer ses gantelets sur les accoudoirs. Son monocle augmétique de bronze ajusta sa focale à la luminosité des chandelles. Sa robe se figea, l’ébène de la crête de dragon de sa Maison s’harmonisait avec le perle du tabard posé sur ses genoux.

Les emblèmes de la Maison Griffith le fixèrent au travers des ténèbres vacillantes. Des Trônes étaient disposés en cercle le long des murs de la chambre, vides et inertes. Le froid, l’obscurité et l’architecture baroque des pierres taillées du dôme de communion créaient une atmosphère oppressante. Brom suffoquait presque dans le bastion dont il avait la charge, accablé par les rituels, perdu parmi les mornes spires d’adamantium. Il porta la coupe de fer à ses lèvres et but une gorgée de vin. Cela faillit engourdir son esprit, comme les autres frivolités de la cour, telles l’armure enluminée, les emblèmes, et l’opulence qui couvrait chaque recoin du bastion Armantes, la forteresse de sa Maison.

Quarante ans s’étaient écoulés depuis le jour où il avait suivi le rituel pour la première fois, mais il s’en souvenait dans les moindres détails. Il lui arrivait de s’éveiller la nuit en sueur, les mains tremblantes, les yeux révulsés. Annlize se rapprochait alors de lui, devinant la nature de son rêve, et lui murmurait des mots apaisants. Elle attendait jusqu’à ce que ce voile de teneur s’estompe, l’aidant à oublier le poids de ses implants, avant de lui rappeler ses cicatrices de guerre en passant un doigt sur sa peau ravagée, et faire ainsi resurgir la fierté de prédateur de son consort.

Brom sourit froidement. Annlize était aussi redoutable que lui, un cœur ardent au sein de la Maison. Qui d’elle ou de lui était devenu le plus dangereux au fil des siècles ? Difficile à dire, car toutes les guerres ne se gagnaient pas en pilotant une machine.

Il posa sa coupe. D’instinct, il sentit le changement s’opérer. Le Trône commença à lui parler ; quelques murmures, puis des voix entremêlées. La fébrilité et l’exaltation des premières années avaient disparu depuis longtemps. Son esprit s’était mêlé aux empreintes engrammatiques de ses prédécesseurs. Il s’était endurci et affûté.

Tout ce qu’il ressentait à présent, durant ses heures éveillées du moins, était le besoin de sa carapace d’acier, le dieu endormi, l’autre moitié de son âme, celle qui ne le quittait jamais, même pendant l’accalmie entre deux combats. La lueur des chandelles diminua comme on diminuait leur alimentation en prométhium. Brom sentit les battements de son cœur accélérer. Un rictus déforma ses lèvres, il agrippa ses accoudoirs.

Je t’entends.

Des pistons s’actionnèrent et le sol trembla. Brom appuya sa tête contre le dossier peluché du Trône et ferma les yeux. Des câbles de connexions segmentés surgirent tels des serpents. Il les sentit à peine s’enficher dans ses ports neuraux et former des tresses sur son crâne. Immédiatement, le babil reprit de plus belle. Des voix à demi effacées, le son de guerres anciennes et les sourdes impulsions d’une intelligence artificielle s’immisçaient dans sa conscience.

Les pierres autour du Trône se soulevèrent, révélant des charnières métalliques. Des faisceaux lumineux tourbillonnaient tandis que les avertisseurs de descente emplissaient la chambre de leur plainte assommante. Le mur derrière lui, paré des emblèmes de la Maison Griffith, se retira sur des rails. Des câbles se tendirent avec un claquement.

Enfin. Je revis.

Le Trône Mechanicum frémit et s’ébranla. Brom sentit son estomac se nouer alors que son siège basculait dans le tunnel de transit. Il quitta l’opulence du dôme de communion pour descendre le long de la sombre échine du bastion interne, un ancien enchevêtrement de conduits dont le métal fut forgé, disait-on, sur Terra elle-même. Le Trône de Brom plongea et glissa sur des dizaines de mètres en quelques secondes, lui faisant monter le sang à la tête tandis que ses robes s’agitaient contre son armure.

Brom se raidit tandis que s’amplifiait le concert des voix dans son esprit connecté. En dessous de lui s’ouvrit en grand la trappe du terminal, et il aperçut l’espace d’un instant une carapace criblée d’impacts évoquant un quelconque paysage lunaire. Le cockpit était déjà ouvert à son sommet et luisait d’un rouge diffus… il l’appelait.

Il arriva à destination, et le Trône se verrouilla en produisant un craquement. La carapace blindée se referma au-dessus de lui et étouffa le vacarme des sirènes.

Comme toujours, il fut désorienté pendant un moment. Le Trône établit rapidement ses connexions. Des fiches se branchaient, des attaches se verrouillaient et les voyants s’allumaient. La machine eut une secousse comme elle revenait à la vie. Durant ces instants de lieue, Brom doutait toujours de lui-même, oubliait son nom, qui il était et son importance. Puis, comme le vent chasse un nuage d’orage, tout revint à sa place.

Je suis de nouveau moi-même.

Brom ouvrit les yeux, sa vue déjà couplée aux lentilles photoréactives de sa machine. Son corps répondait, se synchronisant par étapes avec des muscles d’acier et une peau d’adamantium. Il leva son bras, et vit une énorme tronçonneuse imiter son geste, grognant tandis que des engrenages de la taille d’un homme entraient en mouvement. À travers les yeux de la machine devenus les siens, il regarda des portes colossales s’ouvrir en grand devant lui. De la vapeur s’éleva depuis les grilles disposées sur le sol du caveau transcendantal. Brom distingua les domestiques se hâtant de s’écarter de son passage, mais il ne leur prêta guère attention. Peut-être se serait-il identifié à eux dans son enveloppe charnelle, mais enchâssé au cœur d’un béhémoth d’acier, ils lui semblaient être d’une espèce distincte.

Au-delà des portes, il vit le ciel violacé du Pas du Dragon. Les nuages convergeaient à l’horizon, en marquant la descente des vaisseaux-forges qui emporteraient sa quête sacrée à travers le vide spatial.

Le bouclier ionique de la machine crépita. Le dernier verrou de la carapace se bloqua. Les runes défilèrent sur l’affichage de son monocle, fournissant à Brom toutes sortes de données, en binaire et en gothique. La présence de la machine surgit, envahissante et inflexible, désireuse de franchir le seuil du donjon et de recouvrer sa liberté.

Brom ne dit rien. Il n’avait plus besoin de parler. Lui et la machine ne faisaient qu’un, reliés par une technologie presque mystique. Un esprit ancien et avide effleura le sien, fracturé et grondant, résonnant des âmes du passé, impatient de se mouvoir librement et de massacrer de nouveau. Toute sensation oppressante s’était estompée. À présent, il se sentait simplement en vie.

+Marche+ ordonna enfin Brom via le relais neural. Puis, dans un son de cor assourdissant, son Chevalier quitta une fois de plus le bastion Armentes.


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Le sol tremble alors que les colosses d’adamantium des Maisons de Chevaliers s’en vont en guerre. Chacune de ces exo-armures est une machine de destruction bipède dotée d’armes de tir et de corps à corps dévastatrices. Au cœur de chaque Chevalier se trouve un pilote, un Noble relié mentalement aux commandes de sa machine, et qui bénéficie ainsi des conseils que lui murmurent ses prédécesseurs. Un unique Chevalier est de taille à affronter seul un régiment d’infanterie ou une compagnie de chars, et lorsqu’ils forment des armées de croisade, ils peuvent mettre à genoux des systèmes stellaires entiers. Qu’ils combattent au nom de l’Omnimessie ou de l’Empereur, les Chevaliers se conduisent avec honneur et bravoure.

  • Lances de Chevaliers : Sur le champ de bataille, les Chevaliers se réunissent en formations appelées lances, où les imposantes machines de guerre sont menées par le Noble ayant le plus haut rang.
  • Tradition de Maisonnée : Les Maisons de Chevaliers sont des institutions aux traditions martiales millénaires, chacune livrant bataille de façon distincte.
  • Maison Terryn : Vaillants Guerriers : Les Nobles de la Maison Terryn sont toujours impatients de combattre, poussant leurs montures d’acier sur le champ de bataille. Les Chevaliers sont aussi prompts que leur pilote à porter le combat chez l’ennemi, avançant prestement dans le tumulte de la bataille avec une détermination féroce.
  • Maison Griffith : Gloire de la Charge : En quête de suprême gloire martiale, les Nobles de la Maison Griffith percutent les formations ennemies telle une avalanche. Leur élan et leur courroux impitoyable sont tels que l’ennemi est éparpillé comme des feuilles dans le vent, ses lignes de fronts fracturées par la charge apocalyptique des géants de métal.
  • Maison Hawkshroud : Fidèles au Serment : Les Nobles Hawkshroud placent l’honneur au-dessus de tout, et refusent de céder tant qu’il reste un serment à honorer.
  • Maison Cadmus : Chasseurs de l’Ennemi : Les Chevaliers de la Maison Cadmus sont versés dans l’art de faucher les hordes d’ennemis, les exterminant comme la vermine.
  • Maison Mortan : Tueurs aux Corps à Corps : Les Nobles de la Maison Mortan sont endurcis et sans merci, préférant achever leurs ennemis avec le gantelet et la lame.
  • Maison Raven : Avance Implacable : Les Chevaliers de la Maison Raven progressent inexorablement devant eux, tout en pilonnant l’ennemi sous leurs tirs.
  • Maison Tarani : Grâce de l’Omnimessie : Aucune Maison Noble n’est plus favorisée par l’Omnimessie que celle des Taranis, qui profite de ses bienfaits singuliers.
  • Maison Krast : Froide Fureur : Les Chevaliers de la Maison Krast sont nourris par leur rage, qui brûle plus fort lorsqu’ils affrontent les ennemis les plus redoutables.
  • Maison Vulker : Protocoles Firestorm : La Maison Vulker combat à distance avec méthode et logique, ciblant et éliminant ses cibles avec une froide efficacité avant qu’elles puissent atteindre les lignes alliées.


Devant les portes de la Ruche Halathor, au milieu du feu et de la fureur de la Guerre de la Moisson, les Chevaliers Impériaux s’élancèrent au combat. Ils heurtèrent les hordes de Démons de plein fouet, au son des hymnes soufflés par leurs cors vox et du tonnerre assourdissant de leurs canons. En ce jour fatidique, l’honneur, le courage et la noblesse triomphèrent de la rage et de la haine, et les Chevaliers écrasèrent les êtres maléfiques sous leur pas implacable. Les Chevaliers Impériaux sont d’immenses machines qui combattent au sein des Légions Titaniques de l’Adeptus Mechanicus, et en tant qu’alliés des Chapitres Space Marines et des régiments de la Garde Impériale. Aux commandes de chacun de ces puissants engins, il y a un Noble chevaleresque natif d’un Monde Chevalier de l’Imperium. Ces vaillants guerriers incarnent les traditions millénaires des Maisons et démontrent une maîtrise consommée des systèmes d’arme de leur exo-armure. À lui seul, un Chevalier peut changer le cours d’une bataille - un détachement, le cours d’une guerre. Obligés par d’antiques serments, les Chevaliers Impériaux affrontent les ennemis de l’Humanité où qu’ils se terrent.

Sommaire

Les Chevaliers Impériaux

« Je ferai respecter l’honneur de ma Maison.
notre confrérie me prêtera sa force.
Je n’aurai aucune pitié pour mes ennemis.
nul ne résistera à mon courroux.
Je défendrai la sainteté de la Montagne Sacrée.
nul ennemi ne menacera impunément Alaric Prime.
Je n’oublierai jamais mon serment.
seule la mort met fin au devoir. »
- Serment d’Aboubement de la Maison Degallio.
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Fidélité et Honneur !
Sur certaines planètes éparpillées dans l’Imperium se dressent des donjons de pierre et de plastacier - des bastions destinés à repousser les ténèbres, bâtis à partir des antiques vaisseaux de colonisation terriens. Ces places fortes sont régies par les descendants des premiers colons humains de ces mondes distants, de redoutables guerriers qui livrent bataille engoncés dans des exo-armures colossales et qui ont prêté serment de protéger les citoyens impériaux qui vivent sur leur monde. Ces fiers combattants peuvent faire remonter leur lignée jusqu’à l’ancienne Terra elle-même et sont appelés des Nobles.

Chaque Noble contrôle une puissante armure ultramobile que l’on appelle Chevalier Impérial. Ces exo-armures vénérables mesurent de huit à dix mètres de haut, elles sont protégées par une épaisse carapace de métal et sont équipées d’un arsenal dévastateur. La présence d’une seule de ces machines de destruction est suffisante pour inverser le cours d’une bataille, et seuls les Titans de l’Adeptus Mechanicus sont plus redoutés par les ennemis de l’Humanité.

Le Chevalier

Il existe divers types de Chevaliers, chacun avec ses avantages et ses contreparties. Les deux plus communs sont les Chevaliers Paladin et les Chevaliers Errant. Tous deux sont bâtis sur le même châssis, mais emploient des systèmes d’armes distincts. L’un comme l’autre sont appréciés pour leur équilibre entre maniabilité, puissance de feu et la protection qu’ils confèrent.

Tous les Chevaliers sont protégés par un épais blindage d’adamantium et sont hérissés d’armes effroyables. Il s’agit d’ordinaire de deux armes primaires, chacune animée à un de leurs "bras", et qui sont complétées par d’autres systèmes d’armes secondaires logés dans le corps et dans les épaules. La carapace qui recouvre chaque Chevalier a été forgée à la main il y a bien longtemps, et des éléments individualisés, comme les plaques de blindage, les heaumes ou les cimiers peuvent considérablement varier en fonction de l’habileté de l’artisan qui les a fabriqués. La coque est souvent abondamment détaillée et ornée d’une héraldique complexe affichant l’allégeance du Chevalier et ses hauts faits au combat.

En plus de leur armement, tous les Chevaliers incorporent de puissants générateurs appelés boucliers ioniques. Cette technologie antique fonctionne en projetant un champ d’énergie d’envergure réduite à l’avant de la machine. En modifiant l’angle de projection du bouclier afin d’intercepter les attaques ennemies, un Chevalier peut résister aux tirs les plus nourris tout en ripostant. Le positionnement de cette barrière est essentiel, car le bouclier ionique n’est conçu que pour dévier et amenuiser la force des tirs, et non pour les absorber comme les modèles Void des Titans impériaux. Ainsi l’efficacité de ce type de protection dépend-elle en partie de l’habileté et de l’expérience de son opérateur.

Traditionnellement, les modèles de Chevaliers Paladin et Errant sont équipés d’énormes armes de mêlée, qui leur valent une redoutable réputation au corps à corps. Ainsi les voit-on souvent charger l’ennemi en fracassant les véhicules avec leurs tronçonneuses de classe Reaper. Outre leurs impressionnantes performances en combat rapproché, ils disposent d’armes à distance capables de pulvériser les blindés, et de mitrailleuses lourdes pour faucher l’infanterie.

D’autres versions plus rares sont utilisées sur certains Mondes Chevaliers. Parmi les plus lourdes variantes produites par les Mondes-Forges, on compte les modèles Crusader et Castellan.

Bien que plus lents, ces derniers bénéficient d’une puissance de feu supérieure et d’un blindage plus épais, afin de remplir un rôle de soutien. De son côté, le modèle Lancer est une version plus légère et plus rapide d’un Chevalier standard. Ces machines agiles sont employées pour prendre l’ennemi de flanc, tester ses défenses et distraire les forces hostiles pendant que les unités moins rapides prennent position. Ce type de Chevalier est très sophistiqué et extrêmement difficile à produire. Ainsi, son usage est réservé aux dirigeants des Maisons de Chevaliers, ou aux Nobles qui ont mérité un tel honneur suite à de nombreuses victoires.

Toutefois, bien que les modèles Crusader, Castellan et Lancer soient hautement révérés, les versions Paladin et Errant, de par leur parfait équilibre entre puissance de feu, vitesse et résistance, restent l’archétype du Chevalier.

Guerriers des Maisons Nobles

« Que la puissance du Chevalier s’écoule dans vos veines. Que les fantômes de votre Trône murmurent dans votre esprit. Que vos tendons soient d’acier, et vos poings de feu. Devenez votre Chevalier, et par la symbiose, élevez-vous. Ainsi vous serez adoubé. Ainsi vous protégerez votre peuple et massacrerez vos ennemis. »
- Sixième Cantique du Rituel d’Aboubement.
Les Chevaliers Impériaux sont engagés dans maints conflits à travers la galaxie, en tant que contingents des Légions Titaniques de l’Adeptus Mechanicus, et en tant qu’alliés des Space Marines et de la Garde Impériale. Un seul Chevalier peut renverser le cours d’une bataille, et la puissance combinée d’un détachement suffit à surclasser n’importe quel ennemi.
Les Chevaliers Impériaux sont d’imposantes machines de guerre bipèdes. Hérissés d’armes effroyables, protégés par des boucliers ioniques scintillants et pilotés par un Noble, les Chevaliers comptent parmi les unités militaires les plus terrifiantes de l’Imperium.

Le sol tremble sous les pas des Chevaliers Impériaux. Ces géants mécaniques dominent le paysage environnant et ne peuvent pas masquer leur avance. Du reste, cela ne leur viendrait pas à l’esprit - ils connaissent le pouvoir de la terreur que leur progression inexorable inspire à l’ennemi. Malgré la fumée et la confusion des combats, leur héraldique s’affiche fièrement aux yeux de tous : les couleurs vives et les motifs majestueux évoquent glorieuses victoires et honneur infaillible, suscitant l’espoir chez leurs alliés et le désarroi chez l’ennemi.

Les pistons et les servomoteurs sifflent, gémissent et protestent tandis que les Chevaliers s’élancent à grands pas. Les réacteurs à plasma grondent. Les systèmes d’échappement crachent des flots de fumée noire en direction du ciel tandis que l’énergie parcourt les membres blindés des Chevaliers. Au cœur de chacune de ces machines de guerre se trouve un Noble, branché à son Trône Mechanicum, qui voit le monde à travers les Auspex et les collecteurs de données de sa monture. Ces guerriers accomplis dirigent le Chevalier au combat, et ce sont eux qui déchaînent leur armement dévastateur sur l’ennemi.

Un seul Chevalier dispose d’assez de puissance de feu pour détruire des régiments d’infanterie entiers ou réduire une colonne de blindés en épaves fumantes. Les Missiles Ironstorm quittent leur nacelle en laissant des traînées de fumée pour exploser dans les rangs ennemis, projetant des débris ensanglantés en tous sens. Les Canons Gatling Avenger tournent à pleine vitesse, hurlant tel le chœur des damnés comme ils projettent des centaines de milliers de balles sur leurs victimes. Les Lances Volcano vomissent des torrents de mort incandescente, tandis que les canons thermiques réduisent les cibles en cendres. Les fortifications corrompues s’effondrent sous la monstrueuse puissance de feu des Chevaliers, soulevant des nuages suffocants de poussière de rocbéton et de fumée noire. Les machines de guerre géantes et les bêtes monstrueuses sont démembrées tandis que les hordes d’hérétiques s’enfuient, les survivants se piétinant les uns les autres dans leur hâte d’échapper à l’ombre des Chevaliers.

Même ceux qui endurent les apocalyptiques salves des Chevaliers ne font que retarder leur exécution, car ils doivent alors les affronter en combat rapproché, épreuve que seul un dément prendrait à la légère. Entre les dents acérées de l’énorme tronçonneuse Reaper et le Gantelet Thunderstrike, véritable boulet de démolition articulé, les armes de mêlée des Chevaliers sont capables de décapiter un Gorkanaut Ork, ou de projeter un char d’assaut dans les airs comme un fétu de paille. En outre, la masse de chaque Chevalier est une arme en soi : ses pas peuvent broyer blindage, chair et os avec autant de facilité qu’un Garde Impérial écrasant un cafard.

La seule chance de l’ennemi est de mobiliser une puissance de feu écrasante dans l’espoir d’abattre les Chevaliers sous des tirs concentrés. Mais même le projectile le plus dévastateur peut être arrêté par le bouclier ionique des Chevaliers, et certains Nobles sont devenus des experts dans l’art de donner le meilleur angle de déflexion à ces boucliers. Les obus et les lasers s’abattent sur le champ d’énergie en explosions bleutées, tandis que les Chevaliers avancent, imperturbables, sur un sol ravagé par les attaques futiles de l’ennemi.

Un Chevalier est un adversaire redoutable. Qu’il s’agisse d’un agile Armiger, un solide Questor, ou un des indomptables Chevaliers de classe Dominus, un seul de ces véhicules peut changer le cours d’une bataille. Mais quand ils se déploient en masse, les Maisonnées de Chevaliers ont assez de puissance pour conquérir des systèmes entiers au nom de l’Empereur. Commandés par des Cours Exaltées de Barons de haut rang, les Chevaliers avancent en formations appelées lances, certains servant de plates-formes d’artillerie mobiles, les autres s’élançant pour écraser l’ennemi en combat rapproché. Leurs tactiques reposent sur la vitesse : des charges brisant les lignes, des attaques de flanc dévastatrices et des barrages d’artillerie qui désorganisent l’adversaire.

La maniabilité et la vitesse des Chevaliers Impériaux sont stupéfiantes pour des machines de cette taille. Cette remarquable agilité est due au lien neural unique que partage le Chevalier avec son pilote, lien rendu possible par la technologie du Trône Mechanicum.

Chaque Trône est une des plus remarquables réalisations de l’Âge de la Technologie. Ces dispositifs présentent des câbles neuraux et des récepteurs cérébraux directement connectés aux prises crâniennes d’un Noble, et qui lui permettent d’entrer en interface avec le Trône afin de communiquer avec le Chevalier. En connectant son système nerveux à son Trône Mechanicum, un Noble peut contrôler son Chevalier comme une extension de son propre corps Les sens mécaniques deviennent les siens, et il peut manier les armes énormes de sa machine. Pour un esprit non préparé, la démence serait inévitable, mais pour un Noble conditionné depuis sa naissance et doté d’implants pour supporter cette charge neurale, c’est un synonyme de quasi-omnipotence.

Outre leur interface et les circuits de contrôle, les Trônes Mechanicum contiennent aussi des reliquaires d’engrammes mnémoniques et des focalisateurs spectrobioniques qui emmagasinent les échos synaptiques de ceux avec qui ils se lient. En d’autres termes, chaque Trône est hanté par les fantômes des pilotes précédents. De nombreux Nobles font état de murmures, de visions et d’innombrables manifestations étranges qui prodiguent conseils et sages paroles au combat.

Le Trône Mechanicum ne fait pas qu’apporter des conseils stratégiques. Ces antiques reliques contiennent en effet des sous-programmes comportementaux qui éliminent les aspirants indignes, et enseignent à ceux qui survivent les notions d’honneur, de chevalerie et de fidélité. Quand un jeune Noble atteint sa dix-huitième année, il doit subir le Rituel d’Adoubement. Il est conduit solennellement au Sanctuaire de leur Maison, une immense structure fortifiée, au sein de sa forteresse ancestrale, qui contient la Chambre des Échos. Là, il est connecté à un des Trônes Mechanicum en sommeil de leur maison, éprouvant pour la première fois le contact froid de ses branchements neuraux. Là il reste généralement une nuit durant dans le noir, en compagnie des fantômes de son Trône. Le jeune aspirant doit alors lutter avec l’énergie du Trône Mechanicum, tentant d’y imprimer sa psyché tout en supportant le flot d’engrammes transmis en retour.

Parfois, ce processus fait perdre la raison au malheureux aspirant. D’autres sont tués sur le coup, et l’on retrouve leur corps au matin, la peau blafarde et les branchements crâniens fumants, les traits tordus en un masque de terreur pure. Ceux qui survivent en sont changés à jamais, quittant l’enfance pour endosser leurs nouvelles responsabilités. Ces Nobles paient le prix fort pour ce pouvoir, mais ils l’acceptent sans hésitation.

Le Rituel d'Adoubement

« S’asseoir dans le Trône Mechanicum est tel une ascension divine. En pilotant votre Chevalier au combat, il est aisé de vous croire invincible. Ne vous méprenez pas. Vos ennemis tenteront de vous détruire de loin grâce à une puissance de feu concentrée. Ils vous encercleront, et espéreront vous noyer sous le nombre. Votre puissance les glaces d’effroi, et dans leur terreur, ils recourront à tous les moyens possibles, même les plus sournois, pour vous mettre à bas. Soyez avisés. Soyez vigilants. Combattez avec votre esprit autant qu’avec vos armes, et ils ne triompheront jamais de vous. »
- Précepteur Artur Dol Nassatar.
Les Chevaliers sont similaires aux Titans en ceci qu’ils sont contrôlés au moyen d’une interface neurale dont la transmission est assurée par des ports implantés dans l’encéphale et le cervelet du pilote. Celui-ci siège dans une plate-forme de contrôle appelée Trône Mechanicum, où des fiches se relient à ses ports neuraux. Puis le Trône est à son tour connecté au Chevalier, ce qui permet au pilote d’en guider les mouvements comme ceux de son propre corps, mais aussi de voir par les yeux de son armure et de percevoir tout le spectre des stimuli sensoriels à travers elle. Cette interface permet à un Chevalier Impérial de se mouvoir avec une fluidité qui n’est dépassée que par les machines de guerre aeldaris.

Au cœur de chaque forteresse de Chevaliers se trouve un donjon massif appelé le sanctuaire. C’est là que reposent tous les Chevaliers qui ne sont pas en manœuvre et où les Nobles accomplissent les rituels et les procédures leur permettant de se relier à leurs Trônes Mechanicum. Ces sanctuaires sont des structures très anciennes, érigées lorsque les vaisseaux de colonisation atterrirent sur les planètes qui deviendraient les Mondes Chevaliers. Les fonctions des sanctuaires remontent également à cette période, même si les modifications et autres changements apportés aux divers équipements au fil des millénaires allaient les rendre méconnaissables pour ceux qui les installèrent à l’origine.

C’est dans le sanctuaire que les jeunes Nobles suivent le processus qui implante leur personnalité dans un Trône Mechanicum, et qui est appelé Rituel d’Adoubement. Il se déroule dans une pièce particulière appelée la Chambre des Échos. La procédure d’impression est longue et parfois périlleuse. Elle est devenue un rite de passage pour les jeunes Nobles, par lequel ils entrent dans l’âge adulte. Lorsqu’il est assez grand, un fils de Maison destiné à devenir un Noble reçoit les ports neuraux sacrés, puis accomplit une veillée durant une longue nuit dans la Chambre des Échos, assis dans le Trône Mechanicum qui lui a été assigné. La nature de cette épreuve et les dangers inhérents à la mise en place d’une interface neurale font que plus d’un aspirant sur dix est rendu fou par la procédure, ou subit une rupture d’anévrisme fatale à cause du contrecoup des impulsions électriques.

Lorsqu’il est mené à bien, le processus d’implantation à deux effets secondaires importants. Tout d’abord, il tend à exagérer les traits de caractère dominant du jeune Noble, surtout ceux qui suscitent les émotions qu’il manifeste durant sa veillée. S’il a peur, l’empreinte laissée sur le Trône aura une tendance nerveuse qui rendra le Chevalier difficile à contrôler durant les combats. S’il est en colère après quelqu’un, l’empreinte détestera toujours cette personne, même s’il finit par oublier ou pardonner à celle-ci. Lorsqu’un Noble meurt, son Trône Mechanicum conserve une parcelle de son caractère, et les fantômes successifs murmurent aux nouveaux aspirants durant leur longue veillée dans la Chambre des Échos.

Toutefois, si la personnalité du jeune laisse une empreinte sur son Trône Mechanicum, le lien neural affecte également le Noble. Cette technologie lui implante de solides notions de fidélité, de devoir et de hiérarchie, ainsi qu’un profond respect pour ses ancêtres. L’origine de ce conditionnement reste obscure, mais il est probable que cette altération de la personnalité ait été délibérément inscrite dans le système pour limiter le risque qu’un Chevalier se retourne contre les personnes qu’il est censé protéger.

Une fois qu’un Trône Mechanicum a été imprégné, il est rangé dans le dôme de communion, au sommet de chaque sanctuaire. Cette grande chambre est circulaire, et contre ses murs sont alignés les Trônes Mechanicum de tous les Nobles de la Maison. Lorsque l’un d’eux souhaite se connecter avec son Chevalier, il s’assoit sur son siège et initie les protocoles de liaison. Des câbles se connectent alors aux ports neuraux du Noble, puis une section entière du mur s’ouvre. Le Trône Mechanicum bascule ensuite en arrière et descend depuis le dôme de communion en empruntant une série de tunnels, jusqu’à s’insérer enfin dans le cockpit du Chevalier du Noble. Cette dernière étape a lieu dans le caveau transcendantal, un immense entrepôt occupant tout le rez-de-chaussée du sanctuaire. Cette pièce est assez vaste pour contenir la totalité des Chevaliers de la Maison. Une fois qu’un Noble, son Trône et son armure sont réunis, ils ne forment plus qu’une seule entité, et le Chevalier Impérial s’éveille. D’immenses portes s’ouvrent dans l’enceinte extérieure du sanctuaire, et l’antique machine de guerre part à la bataille.

Rituels et Traditions

Depuis les jours sombres de l’Hérésie d'Horus, les Mondes Chevaliers n’ont cessé de consolider leur statut d’éléments loyaux à l’Imperium. Redoutables à la bataille et fidèles à leur parole, les commandeurs impériaux chercheront toujours à obtenir leur concours en tant qu’alliés. Ce n’est qu’en raison de la relative rareté des Mondes Chevaliers et de la société rigide qu’ils ont développée, que les Chevaliers Impériaux ont un impact limité sur la galaxie.

Le quotidien au sein des forteresses est dicté par des traditions qui n’ont pas évolué depuis plus de dix millénaires et que les Chevaliers Impériaux se glorifient d’observer avec constance et fermeté. Celles-ci se manifestent par des rituels qui régissent tous les aspects de la vie des Maisons, au point de l’étouffer. Dans chaque Maison, des jours entiers sont ainsi consumés à prêter une attention extrême à des doctrines obscures et des principes ésotériques, ainsi qu’à honorer les traditions et d’illustres ancêtres. Par exemple, au sein de la Maison Hasburg, à chaque lever du soleil, la cour entière doit se réunir pour écouter les noms et les exploits de chaque maître de la Maison depuis sa fondation, laquelle remonte à des millénaires. La liste comporte ainsi plusieurs centaines de noms, ce qui porte sa lecture jusqu’à une heure avancée de la journée.

La seule échappatoire à cette vie étouffante est de prendre part à un conflit, qu’il s’agisse de défis héroïques sur le champ de bataille en tant que Chevalier Impérial, ou des ignobles, mais non moins captivantes, intrigues politiques qui ont lieu au sein des Maisons de Chevaliers. Le premier moyen est l’apanage des fils aînés et cadets de l’aristocratie, car eux seuls ont le droit de piloter un Chevalier. Il est difficile d’imaginer la sensation de liberté et de puissance que peut conférer à son porteur le fait de s’enchâsser dans une telle armure. À la cour, chaque geste ou action d’un Noble est dicté par des traditions sociales aussi anciennes qu’inflexibles, mais toutes sont oubliées une fois qu’il monte à bord de son Chevalier. Le pilote peut alors agir comme bon lui semble, sa morale étant sa seule contrainte.

Il n’est donc guère surprenant que les Chevaliers Impériaux se battent avec une telle fougue et une absence totale de pitié, ou qu’ils souhaitent parfaire leurs techniques de combat indéfiniment, de sorte que leurs prouesses ne sont égalées que par l’Adeptus Astartes. Lorsqu’ils ne peuvent pas justifier de piloter leur armure pour s’entraîner ou se battre, les Nobles organisent des concours pour déterminer le plus brave ou le plus habile d’entre eux. En vérité, ils ne vivent que pour se rendre à la bataille aux commandes de leur Chevalier.

Rivalités entre Maisons

Il arrive que les relations entre deux Maisons de Chevaliers se détériorent jusqu’à entraîner un conflit armée, mais de tels cas sont heureusement rares. On peut compter parmi eux la vive querelle qui oppose les Maisons Navaros et Borgius depuis plusieurs millénaires. Les troubles sur Dutonis débutèrent lorsque la matriarche de la Maison Borgius fut accusé d’avoir empoisonné le fils aîné du comte de Navaros après qu’il eut repoussé ses avances. Depuis, les rapports entre les deux Maisons ont souvent dégénéré jusqu’à la guerre ouverte. Parfois, les Sacristains ont dû requérir l’intervention de Lucius, le Monde-Forge voisin, pour éviter que les affrontements bloquent l’extraction d’adamantium des mines de Dutonis. La guerre civile de 156.M41 fut si terrible que les techno-adeptes de Lucius autorisèrent le déploiement de la moitié de la Legio Astorum pour que ses Titans apaisent les dissensions

Toutefois, il y a un trait de caractère plus obscur chez les Chevaliers Impériaux, qui leur fournit un autre prétexte pour échapper aux traditions et aux rituels de la vie à la cour. Le conditionnement mental qui impose aux Nobles un solide respect de la hiérarchie a comme effet secondaire d’exacerber leur ambition. En clair, ils sont poussés à surclasser leurs pairs pour être reconnu comme le plus puissant d’entre tous. Ceci explique l’obsession des Nobles pour les concours d’adresse mais aussi leur égale préoccupation pour les intrigues politiques. Les cours des Maisons de Chevaliers sont divisées par les factions politiques, chacune cherchant à prévaloir de toutes les façons possibles. Ces complots ne sont d’ailleurs pas seulement ourdis par les Nobles eux-mêmes. Tous ont en effet une épouse de sang bleu, car il est vital pour un Noble d’avoir des fils pour hériter de son nom et de ses titres, et des filles à marier aux autres familles pour sceller des alliances. L’épouse d’un Noble peut avoir une influence considérable, et les intrigues lui offrent sa seule échappatoire aux corvées de la vie à la cour. De nombreux Nobles ont gravi les échelons du pouvoir grâce à l’intelligence et l’ambition impitoyable de leur épouse, tandis qu’ils jubilaient sur le champ de bataille aux commandes de leurs Chevaliers.

Ainsi les manigances sont permanentes. La plupart sont sans grandes conséquences, ne faisant que gonfler le prestige d’une faction aux dépens de ses rivales. Toutefois, il est des cas, comme lorsque le maître d’une Maison de Chevalier décède, où ces intrigues prennent une tournure plus dramatique. Il n’est pas rare que des clans en viennent aux mains, ou même à organiser l’assassinat d’un adversaire particulièrement haï. Le plus triste exempte eut lieu sur la planète Patronis, lorsqu’une dispute sur les rituels à suivre dans le cadre des visites protocolaires entre Maisons dégénéra en une guerre de cent ans qui dévasta la planète et précipita la fin des deux Maisons impliquées.

Les Mondes Chevaliers

Les Chevaliers de la Maison Terryn se joignent à la bataille, faisant feu de toutes leurs armes tandis que leurs boucliers ioniques sont éclairés par la grêle de tirs que l’adversaire fait pleuvoir sur eux en vain. Il n’y a aucun espoir pour l’ennemi, car lorsque le talon d’acier des Terryn s’abat, les ennemis de l’Empereur sont réduits en poussière.
Les premiers Mondes Chevaliers furent colonisés durant les premières phases de l’expansion humaine dans les étoiles. Ils ont enduré l’Ère des Luttes, et furent redécouverts et réintégrés lors de l’âge d’or de la Grande Croisade.

Chacun de ces Mondes Chevaliers représentant une concentration de puissance militaire exceptionnelle, l’Administratum impérial et le Culte Mechanicus se disputèrent leur allégeance. Ainsi, les Mondes Chevaliers de l’Imperium moderne ont des alignements divergents. Ceux qui ont juré allégeance à l’Empereur sont appelés Questor Imperialis. Ils traitent peu avec l’Adeptus Mechanicus, et seulement quand ils ont besoin d’entretenir leurs machines. D’autres sont entièrement au service de l’Omnimessie : ce sont les Questor Mechanicus, et bien qu’ils combattent pour l’Imperium, en toutes choses ils obéissent à la volonté de Mars. Les exilés des Maisons de Chevaliers, et les derniers survivants de leur lignée, sont appelés Sans-Fief. Ces mercenaires errants combattent eux aussi pour l’Imperium, mais peuvent présenter toutes sortes des caractéristiques uniques.

En dépit de leurs différences, les Mondes Chevaliers inféodés à l’Imperium et à l’Adeptus Mechanicus partagent certains aspects importants. Ils sont tous gouvernés par une ou plusieurs Maisons Nobles, chacune soumise au gouverneur planétaire, en général un Haut Roi ou un Princeps. Tous présentent un système politique féodal, où les serfs travaillent pour les Nobles, qui les défendent contre les attaques des Xenos, des mutants et des hérétiques. Tous sont tenus par d’innombrables protocoles et des rituels interminables qui se sont accumulés comme des sédiments pendant des millénaires, et la majorité des Nobles sont prêts à partir en guerre pour y échapper. Et, bien entendu, quoique les Mondes Chevaliers soient à l’occasion la proie de guerre de succession ou de duels d’honneur, aucun n’hésite à dépêcher des troupes pour prêter assistance à l’Imperium en cas de besoin.

Un autre facteur d’unité pour les Mondes Chevaliers est la présence d’un ordre étrange de pseudo Technoprêtres, les Sacristains, chargés d’entretenir les Chevaliers. Entraînés par le Clergé de Mars et experts de la technologie des machines de guerre géantes, ces moines consacrent leur vie à maintenir les Chevaliers en état de combattre. Le fait qu’ils consacrent la même attention à l’héraldique des titanesques machines qu’à la bonne marche de leurs générateurs et leur armement en dit long sur la fierté martiale des Mondes Chevaliers. Ainsi, il n’est pas rare après la bataille de voir un Chevalier engoncé dans une armature de servo-réparateurs grouillant de Sacristains, chacun dédiant autant de temps et de soin à retoucher la peinture du véhicule qu’à la réparation des dégâts. Selon les principes du Code de la Chevalerie, un Chevalier doit être non seulement en état de combattre, mais doit le faire avec une certaine magnificence.

Bien que leurs traditions puissent paraître étranges pour bien des sujets de l’Imperium, il ne fait aucun doute que les Chevaliers Impériaux sont des alliés puissants. Depuis l’ouverture de la Grande Faille, cette puissance est plus nécessaire que jamais. Des bastions du Segmentum Solar jusqu’aux abords de l’Imperium Nihilus, et des champs de batailles de la Croisade Indomitus aux frontières du territoire de l’Empereur, les Chevaliers Impériaux combattent en nombre jamais vu depuis l’Hérésie d’Horus. Ils savent en effet que cette guerre est la dernière, celle qui verra l’Imperium plonger dans la ruine la plus abjecte, ou triompher des Xenos et des renégats. Ils se jettent à corps perdu dans ce conflit décisif, jusqu’au sacrifice ultime, car leur honneur l’exige.

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L'Héritage de l'Honneur

« Sus, messires et mesdames ! Sus ! Au nom de l’Empereur, sus à ces vermines sans honneur ! »
- Sire Massimo de la Maison Hawkshroud.

Les origines des Mondes Chevaliers remontent au passé lointain de la race humaine, bien avant l’avènement de l’Empereur sur Terra. Ces bastions de l’Humanité ont perduré par-delà les millénaires, se défendant contre les ténèbres, accumulant les ressources matérielles et préservant d’antiques technologies.

C’est lors du premier grand exode de l’Humanité dans les étoiles que furent établis les Mondes Chevaliers. Mus par l’espoir et l’enthousiasme, des millions de colons humains embarquèrent sur des vaisseaux de Longue Marche qui mirent des décennies à atteindre des mondes pré-explorés. Ces exoplanètes avaient été choisies pour leurs ressources naturelles abondantes, ainsi que pour leurs biosphères théoriquement habitables. Les courageux colons - qui avaient tout abandonné pour étendre le domaine de l’Humanité dans la galaxie - découvrirent rapidement qu’habitable ne voulait pas dire sûr.

Certaines planètes grouillaient d’une faune et d’une flore hostiles qui dévorait les colons. D’autres étaient soumis à des phénomènes météorologiques violents, et d’autres encore étaient déjà peuplées d’espèces indigènes qui goûtaient fort peu la présence d’intrus. Enfin, certaines étaient affligées de dangers environnementaux comme des radiations, une activité volcanique intense ou des virus inconnus.

Les colons prélevèrent les matières premières de leurs bâtiments sur les vaisseaux eux-mêmes, de sorte qu’ils ne pouvaient plus quitter leur nouveau monde, et n’avaient d’autre choix que de triompher. Certaines colonies furent perdues, mais un grand nombre réussit à prendre racine, grâce à la combinaison de l’indomptable esprit humain et du miracle technologique des Schémas de Construction Standards.

Les machines SCS pouvaient reproduire à volonté un objet particulier. Elles permirent de fabriquer des abris atmosphériques, des engins agricoles et de construction, des sources d’énergie, de transport, et ainsi de suite. Elles fabriquèrent aussi les immenses constructions bipèdes connues sous le nom de Chevaliers. Ces marcheurs blindés pouvaient parcourir les terrains les plus dangereux, supporter les pires conditions climatiques des mondes colonisés et - quand ils sont armés - défendre les colons eux-mêmes.

Peu de races xenos pouvaient contrer ces géants mécaniques. Fabriqués en grand nombre, pilotés par les colons les plus charismatiques et les plus doués, les Chevaliers étaient le bras armé de l’expansionnisme humain. Ils écrasèrent les dangers qui pesaient sur les nouveaux domaines de l’Humanité partout où ils les rencontraient, et leurs pilotes atteignirent bientôt un statut à mi-chemin entre celui de célébrité et héros de guerre. Ce que personne ne savait, c’était que les Trônes Mechanicum des exo-armures altéraient l’esprit et l’âme de ceux qui s’y asseyaient.

Peu de races xenos pouvaient contrer ces géants mécaniques. Fabriqués en grand nombre, pilotés par les colons les plus charismatiques et les plus doués, les Chevaliers étaient le bras armé de l’expansionnisme humain.
Qu’il s’agisse d’un aspect voulu du SCS Chevalier ou d’un effet secondaire imprévu importe peu. Toujours est-il que plus longtemps les Chevaliers combattaient pour leurs colonies, plus leurs pilotes devenaient autoritaires. En l’espace de quelques générations, le concept de comportement chevaleresque, d’observation des rites, de loyauté et de fidélités implantés par les Trônes Mechanicum avait modifié la dynamique culturelle des colonies humaines. Les pilotes de Chevaliers devinrent les premiers Nobles, et fondèrent les Maisonnées originelles. Ceux qu’ils protégeaient eurent des rôles de plus en plus serviles, et se muèrent bientôt en une classe laborieuse de type féodal.

Les Mondes Chevaliers devinrent de plus en plus isolationnistes. Ils rejetèrent les avancées de la technologie humaine et passèrent au second plan, jusqu’à devenir des objets de dérision pour le reste de l’Humanité qui les voyaient comme des arriérés. Ironiquement, c’est ce conservatisme qui les protégea de la catastrophe qui s’abattit sur le reste de la race humaine.

L'Ère des Luttes

Hélas, la prospérité de l’Âge de la Technologie finit par décliner. Autour du 22e Millénaire, le vaste empire galactique des hommes commença à souffrir de terribles guerres et d’invasions de masse, provoquées en partie par l’émergence des premiers Psykers humains et de l’emploi généralisé d’intelligences artificielles. À l’avènement du 25e Millénaire, les colonies humaines se trouvèrent isolées par d’effroyables tempêtes Warp. L’Humanité était entrée de plain-pied dans une sombre époque baptisée a posteriori Ère des Luttes.

De nombreux Mondes Chevaliers s’effondrèrent durant cet ouragan de mort et de destruction, mais certains résistèrent, en grande partie grâce au conservatisme des Maisons de Chevaliers. D’autres planètes accueillirent les Psykers à bras ouverts ou se réjouirent de l’opulence offerte par les machines pensantes, mais les Maisons de Chevaliers se prémunirent contre ces déviances, leur préférant les traditions et les technologies du passé. Ainsi, lorsque la violence qui précéda l’Ère des Luttes s’abattit, des centaines de Mondes Chevaliers furent ignorés ou tenus à l’écart, aussi ne prirent-ils qu’une part marginale aux terribles conflits qui déchirèrent le reste de l’Humanité. Isolées, les Maisons de Chevaliers furent vite oubliées par les autres colonies, et une fois livrée à elles-mêmes, chacune raffermit son contrôle sur la population de son monde. En outre, poussées par les bouleversements psychologiques liés du processus d’impression de conscience des Nobles dans leur Chevalier, la plupart des Maisons établirent un système néoféodal sur leur planète.

Ces sociétés se bâtirent sur la fidélité, l’honneur et le devoir : trois valeurs primordiales pour tous les Chevaliers. Tous les Nobles d’un même monde prêtaient allégeance à une Maison de Chevalier, et ses dirigeants pouvaient faire appel à eux à n’importe quel moment. Chaque Maison pouvait également aligner de nombreux hommes d’armes, à pied ou montés. Elles disposaient par ailleurs d’artificiers et de techniciens qui assurèrent du mieux qu’ils purent l’entretien des Chevaliers, et au fil du temps, ils devinrent une part intégrante de la société des Mondes Chevaliers.

Parfois, les générations de dirigeants d’une Maison de Chevaliers appartenaient à une même lignée, mais le plus souvent, la mort du maître en exercice laissait place à une période d’intrigues politiques, voire de guerre ouverte, jusqu’à ce qu’un successeur soit choisi. La compétition entre les différentes Maisons d’une même planète était intense, et bien que les affrontements à grande échelle fussent rares, toutes s’attachèrent à défaire leurs rivales, en termes politiques, de traditions ou lors de concours d’adresse au combat. Par exemple, sur le monde d’Higroxias, tous les dix ans, les trois Maisons majeures se mesuraient au cours d’une série d’épreuves dont l’issue déterminait celle qui gouvernerait le conseil pendant la décennie suivante.

À mesure que l’Ère des Luttes s’étirait de quelques siècles à plusieurs millénaires, les Mondes Chevaliers se replièrent sur eux-mêmes. Chacun développa ses propres titres, de sorte que le dirigeant d’une Maison pouvait être appelé Seigneur sur un Monde Chevalier, alors qu’on le désignerait comme Patriarche ou Preux sur un autre, tandis que la forteresse d’un Noble pouvait être appelée château, palais ou demeure. Privé de contact extérieur, les rituels et l’étiquette finirent par dicter la vie quotidienne au sein des Maisons, et le seul moyen de se soustraire aux traditions oppressantes était de revêtir son armure Chevalier et de rejoindre le champ de bataille.

La Venue de l'Imperium

Titres Honorifiques

Si tous les Mondes Chevaliers accueillent des sociétés féodales similaires, la facteurs locaux et les influences extérieures font que la nature exacte de ces cultures varie selon les planètes. Ce fait n’est jamais autant manifeste que dans les noms employés par les Maisons de Chevaliers pour désigner leurs rangs, leurs formations de combat et mime leurs forteresses.

Le Seigneur de la Maison Griffith, par exemple, porte le titre pompeux de Grand Maître de la Lance. Toutefois, nul n’oserait prétendre que l’actuel maître de la Maison, Bryce, ne mérite point un tel titre, car son adresse au combat est légendaire dans toute la galaxie. Pareillement, le respect d’une longue tradition a conduit la Maison Skandos à appeler ses Nobles des Jarls, et ses détachements sont ainsi nommés des osts de jarls. Par ailleurs, la plus grande de toutes les forteresses est celle de la Maison Raven, appelée le Fort Inviolé. Cet édifice titanesque est assez vaste pour contenir l’intégralité des Centaines de Chevaliers des Nobles de la Maison Raven, et il s’agit de l’une des fortifications les plus imprenables de tout l’Imperium.

Cinq mille ans plus tard, l’Imperium émergea des ruines de l’Ère des Luttes. Guidée par l’Empereur, l’Humanité reprit le chemin des étoiles et inaugura la Grande Croisade pour réunir son peuple. Rien ne pouvait se dresser face aux armées impériales et bientôt, les colonies humaines disséminées à travers la galaxie furent ramenées dans le giron de l’Imperium.

Lorsque le Libre-Marchand militant Jeffers redécouvrit le premier le Monde Chevalier de Chrysis, il se rendit compte que les Maisons pourraient constituer de précieuses alliées pour les armées de l’Empereur. Dans ses rapports. il souligna les venus des Chevaliers et insista sur la valeur de leur planète comme source de combattants. L’Administratum approuva Jeffers et s’investit dans la recherche des autres Mondes Chevaliers égarés parmi les étoiles.

Des milliers de Mondes Chevaliers furent fondés durant l’Âge de la Technologie, mais la vaste majorité avait été détruite pendant l’Ère des Luttes. Seules quelques centaines avaient perduré, éparpillées dans le vide sidéral. La plupart de ces planètes partagent certains traits, caractéristiques des instructions suivies par les colons de l’époque. Les Nobles occupent des places fortes aux longs remparts, toutes d’aspect gothique, avec des corridors poussiéreux. La plupart sont érigées sur l’emplacement de la base initiale des colons et comprennent en leur cœur des éléments des vaisseaux qui avaient acheminé les premiers humains sur leur monde d’adoption. Leur taille peut varier, allant d’un donjon compact à une cité entière avec son mur d’enceinte.

De grandes fermes ou des mines à ciel ouvert entourent les forteresses. Elles fournissent la nourriture et les matières premières pour les besoins locaux et l’exportation, car le but des colonies a toujours été de générer des ressources pour l’Humanité. Les citoyens d’un Monde Chevalier vivent pour la plupart dans ces zones fortifiées, et rare sont ceux qui s’aventurent à plus de quelques milles de leur lieu de naissance. Par ailleurs, des hardes de bêtes vagabondent dans les étendues sauvages entre les forteresses. Il s’agit généralement de créatures reptiliennes introduites sur la planète en guise de bétail durant l’Âge de la Technologie. Des meutes de prédateurs poursuivent souvent ces troupeaux ou attaquent les fermes autour des forteresses, et le devoir des Chevaliers est de les tenir en respect. Même sur des planètes dont la flore et la faune ne sont pas aussi agressives, les Chevaliers doivent rester vigilants afin de protéger les hardes et les fermes des raids xenos et autres pirates.

L'Hérésie d'Horus

Partout dans le jeune Imperium, les loyalistes luttèrent conte les rebelles pour décider de l’avenir de leur civilisation. Les Space Marines affrontèrent des Space Marines, les Titans des Titans, et à leurs côtes, les Chevaliers combattirent des Chevaliers.
L’âge d’or de la Grande Croisade fut brutalement interrompu par l’ignoble trahison appelée l’Hérésie d’Horus, qui déchira la galaxie en provocant la plus terrible guerre civile que l’Humanité ait connue. Partout dans le jeune Imperium, les loyalistes luttèrent conte les rebelles pour décider de l’avenir de leur civilisation. Les Space Marines affrontèrent des Space Marines, les Titans des Titans, et à leurs côtes, les Chevaliers combattirent des Chevaliers. En cette période troublée, nul n’était fiable et la félonie était un élément de l’arsenal au même titre que le bolts, le Canons Vulcano ou les Modules d’Atterrissage. L’une de pire trahisons eut lieu sur la planète Molech.

Tandis qu’il menait ses armées vers Terra, le Maître de Guerre Horus laissa un sillage de destruction long de plusieurs année-lumière sur son passage. Ses armées semblaient inexorables et les défenses tombaient les une à la suite des autres devant elles, voire changeaient d’allégeance pour se rallier au félon. Ce fut sur la planète Molech que se dressa l’une des plus farouches résistances. Les Légions Titaniques loyalistes et une centaine de régiments de l’Armée Impériale et de Maisons de Chevaliers se tenaient prêts à contenir l’attaque du Maître de Guerre afin de freiner sa progression. Lorsque les renégats arrivèrent, ce fut comme si un ouragan dévastait ce monde verdoyant.

L’assaut initial d’Horus ravagea de nombreuses forteresses et cités. Parmi les victimes figurèrent les dirigeants de Molech, ceux de la Maison Devine. Dépouillée et incapable de riposter, la Maison succomba lentement aux tentations du Chaos. Au fil des mois suivants, les murmures insidieux de Slaanesh, le Prince du Chaos, le dieu de l’assouvissement et de l’excès, se répandirent dans leurs rangs. Leurs officiers devinrent léthargiques, ne s’intéressant qu’à la chasse, utilisant leurs Chevaliers pour traquer les grands reptiles qui rôdaient dans les jungles de Molech. L’emprise de Slaanesh s’intensifia et corrompit les Nobles de la Maison Devine. Ils se réunirent bientôt en cabales secrètes, et accomplirent des rites dépravés au cœur même du camp loyaliste. Rien n’était trop dégradant pour eux, seul comptait l’exaltation de l’instant présent.

Lorsqu’Horus lança son offensive majeure, les Chevaliers de la Maison Devine trahirent impudemment les troupes loyales à l’Empereur. Les forces impériales se retrouvèrent piégée entre l’avancée des Titans ennemis et les Chevaliers Renégats attaquant leurs lignes à revers. Cette félonie permit à l’ost du Chaos de faire une percée à travers les défenses impériales, en leur coupant toute retraite. Elles furent écrasées si brutalement qu’à peine quelques centaines de soldats de l’Armée Impériale survécurent à la campagne.

Après celle première trahison, seule une poignée de Maisons de Chevaliers se laissa corrompre par le Chaos, même lorsque leur Monde-Forge de rattachement tombait entre les mains du Mechanicum Noir. Les Chevaliers Impériaux qui ont cédé au Chaos sont depuis longtemps défunts mais leur âme souillée flotte toujours sous la carapace de leur machine corrompue. Lorsqu’une légion démoniaque va en guerre, elle est souvent précédée par ces Chevaliers démoniaques, qui sèment la mort et le désespoir. Cependant, le conservatisme inné des Maisons de Chevaliers les a rendues résistantes aux duperies du Chaos, et les Chevaliers Démons sont de fait extrêmement rares sur les champs de bataille du 41e Millénaire.

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Les Bienfaits de l'Omnimessie

« Éveille-toi, Ô réacteur à plasma,
et pompe ton sang de feu.
Éveillez-vous, Ô Canon, Ô Roquettes, Ô Lames et Gantelets,
et préparez-vous à châtier l’ennemi.
Éveille-toi, Ô Bouclier Ionique,
et dresse ton rempart de lumière.
Éveille-toi, Ô Trône Mechanicum,
Le temps de la Guerre est venu. »
- Chant de l’Éveil des Sacristains.

L’Adeptus Mechanicus gouverne un grand nombre de planètes dans tout l’Imperium. Ces Mondes-Forges sont des usines planétaires extrêmement polluées, où le clergé de l’Omnimessie garde jalousement ses secrets. Ce sont également des places fortes militaires, souvent renforcées par des alliances avec les Maisons de Chevaliers.

Mondes-Forges

L’Omnimessie

Le Culte Mechanicus vénère l’Omnimessie en tant que dieu des machines. L’origine de ce credo est incertaine, mais il semble avoir été fondé sur Mars durant l’Âge de la Technologie, quand la maîtrise scientifique de l’Humanité était à son zénith. Les Mondes Chevaliers les plus proches de leur Monde-Forge partagent souvent cette croyance, mais cette tendance est loin d’être universelle, car de nombreuses autres Maisons vénèrent l’Empereur-Dieu. Cette différence de culte fut la source de maintes rivalités entre Maisons au long des millénaires.

Certains érudits impériaux pensent que l’Omnimessie et l’Empereur sont la même entité, ou différents aspects de celle-ci. On dit qu’à son arrivée sur Mars au début de la Grande Croisade, l’Empereur canalisa le pouvoir de l’Omnimessie pour régénérer la jambe irréparable du Chevalier de Taymon Verticorda, accomplissant une ancienne prophétie du Culte Mechanicus, attestant de sa nature de divinité des machines. Quelle que soit la vérité, l’Empereur réussit à conclure entre Mars et Terra un pacte qui perdure de nos jours.

Beaucoup de Maisons (pas toutes, loin s’en faut) sont associées à un Monde-Forge. Elles combattent aux côtés des Skitarii et des Légions Titaniques et, en contrepartie, elles ont accès à la technologie avancée et aux connaissances que seul possède l’Adeptus Mechanicus.

L’association des Maisonnées de Chevaliers et de l’Adeptus Mechanicus remonte la Grande Croisade. Lorsque les Mondes Chevaliers furent redécouverts, les organisations de la Grande Croisade se livrèrent à une compétition féroce pour s’attribuer l’allégeance des Chevaliers. Ces intrigues politiques durèrent des décennies, jusqu’à ce que le Mechanicum de Mars soit en mesure de prendre l’ascendant. Le Mechanicum souhaitait s’emparer des trésors archéotechnologiques que recelaient les Mondes Chevaliers, sans oublier les importantes ressources naturelles et la puissance militaire qui faisaient des Maisonnées des atouts de valeur. À cette fin, une fois acquis les droits d’exploitation des Mondes Chevaliers, le Mechanicum s’employa à les rendre dépendants de lui pour leur survie.

À l’époque de la Grande Croisade, les flottes des Technoprêtres se trouvèrent face à une galaxie anarchique, où l’ancienne confédération de planètes humaines interdépendantes n’existait plus. Les Mondes Chevaliers survivants découverts n’avaient pas préservé toute leur technologie, et avaient été contraints d’improviser des réparations primitives en s’appuyant sur les matériaux et les techniques disponibles. Les Technoprêtres s’installèrent au sein de ces empires féodaux, où ils fondèrent de nombreux Mondes-Forges et établirent des contacts avec les Maisonnées. Ils firent des échanges avec les Mondes Chevaliers et explorèrent les ruines anciennes qu’ils comportaient, où se trouvaient encore des reliques de l’Âge de la Technologie. Les Chevaliers eux-mêmes s’avérèrent inestimables pour combattre des ennemis comme les Orks en maraude. En contrepartie, les Technoprêtres promirent de fournir leur expertise technique pour aider les Nobles à rebâtir leurs planètes.

La chose la plus importante qu’apportèrent les Technoprêtres aux Mondes Chevaliers était la capacité d’entretenir les exo-armures des Nobles. Durant l’Ère des Luttes, nombre de connaissances et de compétences nécessaires à la maintenance des Chevaliers avaient été perdues. Les techniciens locaux avaient fait de leur mieux pour les entretenir mais dans bien des cas, ils n’en étaient tout simplement pas capables. Quand les Mondes Chevaliers furent redécouverts, la plupart n’avaient qu’une poignée d’exo-armures en état de marche, et celles-ci étaient en piteux état. Le Mechanicum promit de remédier à cette situation en incorporant les techniciens locaux qui avaient pris soin des armures au sein du Culte Mechanicus, afin de leur enseigner les connaissances requises pour la maintenance des Chevaliers. C’est en souvenir de la dette qu’ils ont envers Mars que la quasi-totalité des exo-armures portent le sceau du Culte Mechanicus.

Au fil des millénaires, les Mondes-Forges ont prospéré de concert avec les Mondes Chevaliers. D’immenses vaisseaux de l’Adeptus Mechanicus livrent régulièrement de nouvelles exo-armures, des armes, des outils et des machines minières aux Maisons Nobles, et repartent leurs cales pleines de nourriture et de minerais. Dans certaines zones - notamment au-delà de la Grande Faille, dans l’Imperium Nihilus - les Technoprêtres et les Chevaliers sont presque entièrement dépendants les uns des autres. Là, les Mondes-Forges sont le centre de micro-empires repoussant des vagues de Xenos et d’hérétiques avec l’appui des Maisons Nobles.

Les Chevaliers ont beaucoup gagné de leurs accords avec les Technoprêtres, leurs mondes retrouvant peu à peu leur avance technologique. Cependant, les relations entre les Mondes-Forges et les Mondes Chevaliers sont parfois tendues. Même les mondes qui ont adopté le culte de l’Omnimessie, et dont les Nobles jurent fidélité au Fabricator Général de Mars, sont des guerriers obstinés. Leur code de l’honneur leur interdit de suivre les ordres de l’Adeptus Mechanicus sans poser de questions, au grand dam des cyniques prêtres martiens.

Dans le même temps, les mondes qui ont juré fidélité à Terra et au culte de l’Empereur peuvent être encore plus difficiles. Leurs Nobles se méfient de l’Adeptus Mechanicus et de son culte du secret, et en dehors d’échanges strictement nécessaires, maintiennent les Technoprêtres à distance. La seule exception à cette règle est l’entraînement des Sacristains.

Les Ordres Sacristains

Sacristain Forgeshrines

Les ordres de Sacristains assistent leurs maîtres Nobles sur le champ de bataille. Certains se rendent dans des zones de guerre à bord de véhicules de réparation, d’autres s’appuient sur le déploiement de structures où ils peuvent opérer. La plus commune de ces plates-formes de maintenance fortifiées est la Forgeshrine, un dépôt dé ravitaillement blindé dont les servo-armatures peuvent réparer rapidement les Chevaliers endommagés. Dans l’ensemble, ces structures sont opérées à distance par les Sacristains, bien qu’ils servent aussi d’ateliers avancés pour des artificiers comme les Technaugures ou les Techmarines.

Les artisans chargés de la maintenance des exo-armures Chevalier sont appelés Sacristains. Leur apparence, leurs coutumes et leur organisation varient d’un Monde Chevalier à l’autre, mais les Sacristains ont en général une existence monacale, à l’écart du reste de la société. Tous sont initiés aux mystères de l’Omnimessie dans les temples des Mondes-Forges proches, et partagent certains traits avec les Technoprêtres. Toutefois, les Sacristains sont aussi influencés par la culture du monde qu’ils servent, ce qui affecte à la fois leur attitude et leur apparence. Les Sacristains de la Maison Terryn portent des datarobes de riches étoffes bleues et rouges, et marchent la tête haute, tandis que ceux de la Maison Cadmus portent des soutanes rouges caoutchoutées et se couvrent en permanence le visage.

Selon le Monde Chevalier qu’ils servent, les Sacristains sont considérés comme de sages savants, des ingénieurs rigides, voire des espions de l’Adeptus Mechanicus. Quoi qu’il en soit, les Sacristains ont avant tout des devoirs envers les Chevaliers de leur monde, et ils s’y consacrent avec talent et dévouement. Ce sont eux qui conduisent les rituels et appliquent les onguents sacrés pour apaiser l’esprit de la machine de chaque Chevalier. Ils entretiennent chaque machine de guerre, en calibrent les systèmes et s’assurent que son héraldique est toujours immaculée. Certains ordres de Sacristains sont si dévoués qu’ils suivent les Chevaliers au combat, soit pour poursuivre leur œuvre entre chaque bataille, soit à bord de marcheurs blindés, de vaisseaux de transport ou de véhicules pilotés par des Serviteurs pour faire des réparations sur le terrain.

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Mondes Chevaliers de l'Imperium

« Chaque Monde Chevalier est une forteresse, un bastion qui garde les planètes autour de lui et illumine les ténèbres. Tout comme les forteresses des Maisons Nobles offrent leur protection aux serfs qui travaillent dans leur ombre, les Mondes Chevaliers offrent leur protection à toutes les autres planètes impériales sous leur égide. Jamais les Chevaliers loyaux ne se déroberont à ce devoir. »
- Cernephalus, Conseiller Stratégique de la Maison Terryn.

Dispersées sur le linceul noir de l’espace se trouvent des centaines de Mondes Chevaliers. Les Seigneurs de Terra et leurs administrateurs ont longtemps cru que la grande majorité des Mondes Chevaliers survivants ont rejoint l’Humanité - soit ils paient la Dîme Impériale sur les planètes affiliées à l’Imperium, soit ils se sont rapprochés de l’Adeptus Mechanicus.

Cependant, la galaxie est vaste, et l’audace des premiers explorateurs humains les a conduits très loin. L’Imperium n’en a pas encore exploré la totalité, et il est possible qu’il existe des Mondes Chevaliers lointains qui n’ont pas encore repris contact avec l’Humanité.

Depuis la catastrophe de la Grande Faille, nombre de Mondes Chevaliers loyaux ont été plongés dans l’Imperium Nihilus. De sombres forces les assiègent alors que des mutants et des fous se révèlent dans leurs rangs. Mais les mondes de Mondes Chevaliers ont déjà connu une situation similaire, et leurs traditions et rituels sont conçus pour repousser les horreurs de l’extérieur. Braves et résolus, ils rallument leurs feux de veille et dépêchent des lances au secours des mondes et systèmes voisins. En vingt millénaires, l’Humanité n’a jamais eu autant besoin d’être protégée par les Chevaliers Impériaux.

Mondes Chevaliers Éminents

Le Système Stryken

Des Trônes d’Adamantium

Même la plus modeste Maison Noble dispose d’un siège de son pouvoir, qu’il s’agisse d’une tour fortifiée sur une lune lointaine, un bastion massif dominant le fief de la Maison, un fort au sommet d’une montagne, un dôme d’habitation résistant au vide, ou encore un réseau de souterrains fortifiés. Les fondations des plus grandes et anciennes d’entre elles trônent sur les vestiges archéotechnologiques des navires mêmes de la Longue Marche, enfouis par les millénaires mais regorgeant encore de secrets technologiques que les Maisons Nobles gardent jalousement.

Au sein de la salle du trône ou de la chambre d’audience de chaque Maison Noble, son seigneur tient sa cour. Du simple Baron et leurs courtisans aux grands groupes de Nobles, de Liges et de vassaux, ces assemblées observent les rituels sans fin de leur monde, traitent des affaires courantes et intriguent sans cesse. Les personnages impliqués dans ces manœuvres politiques intestines sont divers et variés, et il s’agit autant de sages et de conseillers que de prêcheurs impériaux, de techno-magi, d’émissaires Sacristains ou d’officiers des milices. Si les mariages et la perpétuation des lignées nobles sont en général régis par des pactes formels, de nombreux Chevaliers se joignent romantiquement ou politiquement à un consort. Ces individus peuvent être les filles et les fils d’autres familles nobles, des membres haut placés de la cour voire - dans des cas exceptionnels - des Chevaliers d’un rang différent ou inférieur. Plus que leurs origines, ce qui importe est l’acuité de leur esprit, leur habileté politique et leur attachement à faire partie du pouvoir sociétal derrière le trône militaire de leur suzerain.

Située loin dans le nord-ouest galactique, la planète principale du système Stryken est le Monde-Forge brumeux de Stryken Primus. Le cœur industriel du système est protégé par un anneau de trois Mondes Chevaliers très proches, Stryken II, IV et V, chacun abritant plusieurs Maisons. Ces planètes verdoyantes furent autrefois des Mondes Vierges aeldaris. Les anciennes tribus exodites, qui y vivaient jadis de l’élevage de diverses espèces de reptiles géants et de carnivores bipèdes, furent brutalement chassées de ces mondes par les Maisons de Chevaliers établies peu après l’arrivée des colons humains.

La possibilité d’en appeler à la puissance combinée de pas moins de onze Maisons de Chevaliers, dont les prestigieuses Maisons Arokon et Dorath fait que le Monde-Forge de Stryken Primus n’a aucune Légion Titanique stationnée sur place. La planète se concentre ainsi sur la production d’énormes quantités de munitions à destination des forces impériales défendant la porte Cadienne. Une garde de Chevaliers, l’Ordre de Fer, assura en permanence la protection du Monde-Forge. Elle est constituée des meilleurs Nobles de chaque Maison, aussi la compétition pour être accepté au sein de l’Ordre est-elle féroce, et rejoindre ses rangs est considéré comme un grand honneur. Le maître de l’Ordre reçoit le titre honorifique de Gardien de la Forge, et mène les Chevaliers au combat comme s’il était le seigneur de sa propre Maison.

Dutonis

Le Monde Chevalier de Dutonis est une planète volcanique située au nord-est du Segmentum Obscurus. Le vent y porte l’odeur âcre du soufre, mais il s’agit par ailleurs d’un monde de grande valeur pour l’Imperium. En effet, la croûte terrestre montagneuse de Dutonis est striée de riches veines d’adamantium. En dépit de leur âpre rivalité, les Maisons de Chevaliers Navaros et Borgius ont toujours protégé leur monde de ceux qui convoitent ses précieux filons. Elles ont ainsi combattu les Xenos comme la traîtres, car il serait inacceptable que de telles quantités de ce métal inestimable tombent entre de mauvaises mains.

Voltoris

Sur la Bordure Orientale se trouve le monde paisible de Voltoris, foyer des redoutables Chevaliers de la Maison Terryn. De vastes océans émeraude y entourent des îles tropicales aussi grandes que des continents. Des monstruosités aux ailes de chauve-souris chassent sous la conopée de jungles luxuriantes, et la présence de nombreux prédateurs amphibiens offre aux Chevaliers autant d’occasions de s’exercer à la chasse. La localisation isolée de la planète a épargné ce véritable paradis des terribles événements qui ébranlèrent l’Humanité au fil des millénaires. Néanmoins, les Chevaliers qui vivent sur ce monde sont parmi les plus belliqueux. En effet, ils n’hésitent pas à traverser la galaxie pour défendre l’Imperium lors de campagne au long cours, dans l’espoir d’affronter des ennemis de valeur. Cependant, depuis quelques siècles, les Chevaliers de la Maison Terryn ont été forcés de se battre plus près de leur foyer. L’incursion de la Flotte-Ruche Léviathan et l’expansion rapide de l’Empire T'au maintiennent en effet les Nobles de Voltoris sur le pied de guerre, de crainte que Voltoris elle-même soit menacée. Hélas pour leurs ennemis, ces Chevaliers saisissent toutes les occasions de prendre les armes.

Raisa

Naviguer dans le Vide

Lorsqu’ils défendent leur propre monde, les Chevaliers sont normalement assez rapides et manœuvrables pour se rendre à temps sur les lieux des combats, mais quand ils affrontent l’ennemi sur d’autres planètes, ils doivent avoir recours à des transports pour atteindre la zone de guerre qui leur a été assignée. Certains Mondes Chevaliers, notamment ceux ayant juré allégeance à l’Imperium, disposent de leur propre flotte de transports et de croiseurs de combat, souvent d’anciens vaisseaux de la Marine Impériale. D’autres, comme la majorité des Mondes Questor Mechanicus, utilisent à la place des navires Explorator et des barges de transport fournies par leurs alliés des Mondes-Forges. Ces vaisseaux emmènent les Nobles, les Chevaliers, les Sacristains, les serviteurs des Maisonnées, les membres de la cour, les liges et tout autre personnel, souvent aux côtés des membres des Legios Titanicus ou des manipules de Skitarii cyborgs. Les Mondes Chevaliers ont diverses façons d’appréhender un atterrissage depuis l’orbite. La plupart se servent de transports lourds, d’autres de châteaux d’atterrissage qui contiennent aussi des forces aériennes telles que des chasseurs Lightning et Thunderbolt ou, dans le cas de la Maison Faustiaris affiliée au Mechanicus, ont recours à d’antiques teleportariums qui font apparaître leurs Chevaliers au beau milieu des combats.

Loin au sud de la galaxie est localisé le Monde Chevalier couvert de forêts appelé Raisa. La flore native de cette planète pousse avec une telle vivacité que seuls les larges plateaux qui dépassent la cime des arbres en sont exempts. Au sommet de la plus grande de ces plaines surélevées se dresse l’imposante forteresse de la Maison Cadmus, Fort Golem. Cet édifice monolithique tire son nom des puissants élémentaires qui hantaient jadis les étendues sauvages de Raisa, et qui furent traqués jusqu’au dernier par les Chevaliers Impériaux il y a des millénaires.

À présent, les seules créatures intelligentes à rôder sur les sentiers dans l’ombre des forées sont des Abhumains sauvages et difformes. Les Chevaliers de la Maison Cadmus auraient pu aisément massacrer ces tribus descendant de leurs aïeux, mais ils choisirent de ne pas le faire. Cependant, ce n’est pas une quelconque loyauté envers ces pitoyables créatures qui retint leur bras, mais la tradition. En effet, les Chevaliers prennent part à un événement annuel appelé la Battue pour réguler le nombre des mutants et en profiter pour affûter leurs talents de chasseurs.

Rapture

Le Monde Chevalier paradisiaque de Rapture fut jadis le joyau du secteur Reductus - mais une terrible attaque d’une vrille de la Flotte-Ruche Léviathan a laissé la planète telle une coquille vide. Rapture est à présent un monde mort, invivable pour les humains en dehors de leur dernier dôme d’habitation. Bien que l’assaut des Tyranides sur la planète ait été repoussé, le coût fut très élevé pour l’Imperium.

Les loyaux survivants de la Maison Aramos refusèrent toutefois d’abandonner leur monde et de souiller la mémoire de leurs ancêtres qui s’étaient établis sur Rapture des millénaires plus tôt. Depuis leur forteresse, Fort d’Or, les Chevaliers d’Aramos font des sorties quotidienne hors de leur dôme pour traquer les Tyranides qui furent capables de résister à la purge vengeresse de l’Imperium consécutive à la défaite de Léviathan.

Avarris

Au-delà de la limite occidentale de l’Ultima Segmentum se situe le secteur Vivar, ravagé par la guerre. On y trouve le Monde Chevalier d’Avarris, une planète aride colonisée en ignorant son appartenance à la dynastie nécron Sautekh. Ce fut ainsi une grande surprise pour les Maisons de Chevaliers établies sur Avarris lorsqu’en 975.M41, des légions de machines xenos s’éveillèrent, puis émergèrent de leurs nécropoles souterraines pour assaillir la population impériale sans prévenir. Heureusement, les Armes à Fission nécrons, réputées pour leur effroyable efficacité sur les cibles blindées, furent en partie amoindries par les boucliers ioniques des Chevaliers. Grâce aux trois Maisons présentes sur Avarris, les forces impériales furent capables de répondre à l’attaque soudaine des Nécrons. La guerre fait toujours rage sur Avarris, mais les Chevaliers Impériaux ont déjà réussi plusieurs incursions fructueuses au cœur des nécropoles des Nécrons. Les maîtres des trois Maisons de Chevaliers sont ainsi confiants dans leur capacité à éradiquer la menace xenos sur Avarris dans peu de temps, afin d’aller prêter main-forte aux autres forces impériales luttant dans tout le secteur.

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Mondes Questor Imperialis

« J’ai combattu sur une vingtaine de mondes au nom de l’Empereur. J’ai massacré traîtres, Xenos et hérétiques pour l’honneur de ma Maison. J’ai connu d’éclatantes victoires… et de cuisantes défaites. Mais je ne me reposerai jamais, ne céderai jamais, ne renoncerai jamais, car notre devoir ne connaîtra pas de fin. »
- Dame Karina Griffith.
Structure Maison Questor Imperialis.
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En général, les mondes des Chevaliers Impériaux sont gouvernés par une ou plusieurs Maisons de Nobles, chacune ayant sa propre héraldique, ses insignes, ses traditions et sa personnalité. Bien qu’elles soient souvent intraitables sur les questions d’honneur, ces Maisons sont des alliés puissants, et quand elles mobilisent leurs Chevaliers Impériaux, les ennemis de l’Empereur tremblent.

Les Mondes Questor Imperialis sont très variés. Des étendues montagneuses désolées, des forêts idylliques entrecoupées de plaines fertiles, des déserts irrespirables parsemés de dômes d’habitation, des jungles d’où jaillissent des volcans, des mondes océaniques garnis d’îles et des centaines d’autres environnements peuvent accueillir des civilisations de Chevaliers. Mais malgré toutes ces différences et l’influence qu’elles ont pu avoir sur les sociétés locales, certaines similitudes se retrouvent sur presque tous les mondes des Chevaliers Impériaux ayant juré allégeance à l’Empereur.

Tous les mondes des Chevaliers Impériaux abritent des sociétés féodales divisées en fiefs, ou tout autre terme local équivalent. Chacun de ces territoires est gouverné par un ou plusieurs Nobles, dont les gens travaillent la terre et élèvent des bêtes en son nom. Chaque Chevalier a juré fidélité à un chef local de haut rang, que l’on appelle communément un Baron, même si là encore les variantes locales de ce terme sont innombrables. Qu’il s’agisse d’un maréchal, d’une comtesse, d’un sénéchal ou d’une marquise, chacun de ces chefs locaux est assujetti au Haut Monarque de leur monde. Sur certains mondes, les Barons sont à la tête de leur propre Maison, mais d’autres planètes sont dirigées par une seule Maison Noble. Ces puissantes entités militaires sont appelées Grandes Maisons, et les Terryn, les Griffith, les Hawkshroud et les Cadmus entrent dans cette catégorie.

Les cultures de ces planètes sont extrêmement variées, qu’il s’agisse de patriarcats ou de matriarcats répressifs, de méritocraties martiales où n’importe quel Noble peut parvenir au sommet du moment que le bras qui tient sa lance est assez ferme. La plupart présentent des exploitations agricoles ou minières à grande échelle. Ceci, combiné à des densités de population relativement faibles et une absence d’industries lourdes, résulte en une altération de l’environnement des Mondes Chevaliers Impériaux assez faible malgré des millénaires d’occupation humaine. Bien entendu, en des temps aussi sombres et dangereux, nombre de ces mondes ont été défigurés par les horreurs de la guerre totale, et même les planètes les plus paradisiaques en apparence peuvent abriter le ferment de la mutation, de la sédition et de la démence - des menaces auxquelles les classes dirigeantes doivent prendre garde en permanence.

La parole du Haut Roi ou de la Haute Reine fait force de loi. Il serait faux cependant d’affirmer que les Maisons Nobles n’ont pas de différends politiques, et les disputes sont alors réglées par des joutes, voire des querelles frontalières. Mais quand le monarque mobilise ses troupes, ne pas répondre à l’appel est vu comme un acte déshonorant. Laissant de côté leurs autres responsabilités, les Nobles se connectent alors à leurs Trônes Mechanicum, éveillent leurs Chevaliers et se joignent à la guerre éternelle de l’Imperium.

En vérité, il n’en faut pas beaucoup pour pousser un Noble à monter sur son Trône. Non seulement la puissance qu’il confère est enivrante en soi, mais c’est aussi un remède à l’ennui de la vie à la Cour. Les traditions et des Maisons Nobles ont peut-être contribué à éloigner la corruption de l’Antique Nuit, mais elles ont pris de plus en plus de place dans le quotidien, à tel point que les quelques heures qui ne sont pas consacrées à l’observation des rituels sont inévitablement passées à répondre aux doléances des serfs ou à gérer les affaires de l’État.

Ainsi, les Chevaliers Impériaux saisissent la moindre chance de partir au combat, quittant leur demeure à bord de leur monture de métal sous les vivats et les fanfares. Qu’il s’agisse de répondre à rappel à l’aide d’un commandant impérial en campagne, au signal de détresse d’un monde voisin, ou d’une croisade pour venger un affront au Code de la Chevalerie, les Chevaliers marchent en formations appelées lances. Souvent leurs armées consistent en une poignée de ces formations, commandée par un puissant Baron.

Lorsque le danger est trop grand, le Haut Monarque en personne se joint aux hostilités. Il part alors au combat à la tête de sa Cour Exaltée, un rassemblement des Chevaliers de plus haut rang de la planète. Parfois, il s’agit des membres les plus proches de la Maisonnée du monarque : ses cousins, ses frères et sœurs ou ses oncles. D’autres Cours Exaltées comprennent des dirigeants de rang inférieur qui renoncent momentanément à toute notion d’ancienneté pour se battre aux côtés de leur souverain. Quelle que soit leur composition, ces groupes de Chevaliers sont redoutables, car leur maîtrise de l’art de la guerre est inégalée. Lorsque la Cour Exaltée dirige les opérations des lances de Chevaliers, la victoire impériale est assurée.

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Mondes Questor Mechanicus

« L’Omnimessie nous a fait le don de son courroux incarné, que nous pouvons abattre sur ses ennemis dans une ivresses de vengeance. »
- Sacristain Nylmax Dar Mechanicus.
Structure Maison Questor Mechanicus.
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L’Adeptus Mechanicus a forgé des alliances avec de nombreux Mondes Chevaliers en jurant des serments mutuels et inviolables. En contrepartie d’une assistance technique, ces Maisons de Questor Mechanicus mobilisent leurs exo-armures pour honorer les requêtes de leurs alliés.

Les Maisons de Chevaliers ayant des liens étroits avec l’Adeptus Mechanicus sont régulièrement mobilisées par le Clergé de Mars. Le plus souvent, les Technoprêtres réclament des contingents militaires de la part des Mondes Chevaliers pour fournir un appui aux Légions Titaniques. Les Nobles escortent alors les Titans, ou opèrent indépendamment pour protéger les flancs des machines de guerre plus lentes. L’Adeptus Mechanicus demande également aux Chevaliers pour qu’ils se joignent aux flottes d’Explorator, car ils ajoutent leur puissance de feu aux contingents dépêchés pour s’emparer d’archéotechnologies oubliées. Face à une importante menace, les Chevaliers sont mobilisés pour défendre des planètes importantes - notamment des Mondes-Forges ou miniers. En retour, les Mondes Chevaliers reçoivent de grandes ressources technologiques.

Pour remplir les missions courantes, une Maison Noble peut dépêcher un seul Chevalier, un honorable Baron et son escorte de vassaux, ou peut-être une lance composée de Chevaliers sélectionnés pour la tâche à accomplir. Il arrive que l’Adeptus Mechanicus décrète que ces détachements sont affectés en permanence à une Légion Titanique ; les Nobles changent alors leurs vœux d’allégeance et pour adopter ceux de la Légion qu’ils servent.

Honore l'Omnimessie

Si les Mondes Chevaliers affiliés à Mars partagent nombre des structures et traditions féodales des Mondes Questor Imperialis, il ne fait aucun doute qu’ils disposent d’une autonomie culturelle et militaire bien moindre que leurs homologues inféodés à l’Imperium. Les conclaves de Technoprêtres sont monnaie courante sur ces planètes, tenus par des émissaires des Mondes-Forges locaux qui parcourent les couloirs des demeures des Chevaliers et sont présents lors des rituels, avec discrétion toutefois. Les Nobles de ces mondes eux-mêmes affichent leurs liens avec le culte de l’Omnimessie, en portant le rouage de l’Adeptus Mechanicus, ou des électrotatouages, des robes aux couleurs du Monde-Forge dont ils dépendent ainsi que des implants cybernétiques qui leur permettent de fusionner au mieux des systèmes de leurs exo-armures.

Les Mondes Chevaliers eux-mêmes portent les stigmates de l’Adeptus Mechanicus. De vastes mines à ciel ouvert, des Manufactorums immenses et des agriplexes continentaux sont des installations grâce auxquelles le Mechanicus exploite les ressources des planètes.

Malgré la férule de l’Adeptus Mechanicus, les Nobles de ces mondes n’en sont pas moins fiers, honorables et dotés d’une forte volonté. Ils gouvernent leur monde, défendent leurs frontières, et prêtent allégeance au dirigeant suprême de leur planète, qui porte le plus souvent le titre de Princeps. L’aspect des Nobles Questor Mechanicus est en général plus sombre que celui de leurs homologues des Maisons Impériales, et ils sont le plus souvent moins turbulents. Leurs liens avec les Sacristains ne sont pas entachés par le soupçon. Leurs doctrines de guerre sont agressives et calculées par des Cogitateurs, tandis que le lien que forge chaque Noble avec son Trône Mechanicum et l’esprit de la machine de leur exo-armure est presque symbiotique. Les lances de Chevaliers Questor Mechanicus combattent ainsi avec une efficacité dévastatrice et une foi inébranlable.

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Les Chevaliers au Combat

« Ces traîtres du Chaos se faufilent hors des ténèbres comme des charognards venus nettoyer une carcasse. Ils s’imaginent avoir déjà gagné, ces vermines arrogantes. Je prendrai un immense plaisir de leur prouver à quel point ils se trompent. Rassemblez les bannières ! Sonnez les clairons ! La Maison Vostris part en guerre ! »
- Haute Reine Terenicia Asmosali Vostris, avant la Libération de Corphan’s Reach.
Classes de Chevaliers

Si les SCS de certains Chevaliers ont été perdus au fil des millénaires, plusieurs sont encore très répandus. Ainsi, alors que le pivot de la plupart des Maisons est le châssis de classe Questoris, les imposantes machines de classe Dominus fournissent un appui feu lourd, tandis que les missions de reconnaissance et de harcèlement échoient aux Chevaliers de classe Armiger, plus légers.

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Lorsque des armées de Chevaliers Impériaux partent au combat, elles emploient des stratégies et des tactiques qui ont fait leurs preuves qui leur ont apporté la victoire durant des milliers et des milliers d’années. Dynamique et hautement destructrice, leur approche de la guerre est un spectacle aussi exaltant pour leurs alliés qu’il est terrifiant pour leurs ennemis.

Qu’il s’agisse de Questor Imperialis ou de Questor Mechanicus, lorsque les Maisons de Chevaliers combattent, elles suivent les principes du Code de la Chevalerie et aux structures martiales de leur monde. Leurs méthodes peuvent sembler archaïques ou complexes à un observateur extérieur, mais la connaissance intime des règles d’engagement de la part des Chevaliers, associée aux conseils murmurés par les fantômes de leur Trône, garantissent une efficacité hors de portée d’une armée impériale traditionnelle.

À la tête de chaque ost se trouve son Noble de plus haut rang. Qu’il s’agisse d’un Haut Monarque ou d’un Princeps, un membre de sa Cour Exaltée, ou un Baron de rang inférieur, la parole de cet individu fait loi. Il est rare qu’un Noble risque le déshonneur et ignore un ordre direct de son supérieur. Toutefois, les autres Nobles connaissent leur place au sein de leur armée, et tous respectent le droit de leurs camarades de suivre leur instinct et de combattre comme ils l’entendent. Tant qu’ils obéissent au Code et à leur suzerain, les Chevaliers peuvent se comporter comme une bande de héros en croisade plutôt qu’une armée de simples soldats.

Les exo-armures peuvent être catégorisées en diverses classes, chacune correspondant à un SCS différent. La plus commune est la classe Questoris, un châssis grand et versatile possédant un collecteur de données étendu, un puissant esprit de la machine et des supports d’armement polyvalents - un à chaque bras, et un troisième en option sur sa carapace. Les Questoris peuvent être à leur tour divisés en Paladin, Errant, Warden, Gallant, Crusader, Preceptor et d’autres, chacun avec ses propres points forts.

Pour former le cœur de leurs lignes de bataille, les Maisons Nobles font appel aux Chevaliers de classe Dominus. Plus massifs que les Questoris, ces machines de guerre indomptables sont équipées de générateurs de plasma doubles qui, bien que dangereux en cas de dégâts importants, leur permettent de transporter un armement colossal, grâce à un support sur chaque bras et trois sur la carapace. Quoique moins nombreux que les Questoris, les Dominus peuvent ainsi fournir des tirs d’appui à leurs camarades.

Le Chevalier Sans-Fief Amaranthine.
Plus légers, les Chevaliers de classe Armiger, comparables à des écuyers ou aux rabatteurs d’un chasseur, sont pilotés par des Nobles de basse extraction ou des gardes suite à une promotion. Au lieu d’un Trône Mechanicum, leurs pilotes coiffent le Heaume Mechanicus, qui leur permet de contrôler leur Chevalier tout en les liant à un Noble de plus haut rang. Malgré leur statut inférieur, les Liges sont des membres importants de leur Maisonnée, et un Armiger reste un terrifiant engin de destruction. Les Armigers opèrent en meutes de deux ou plus, et servent d’éclaireurs, ou harcèlent les flancs de l’ennemi pour le pousser à quitter son couvert et se placer sous les tirs des Chevaliers plus grands.

La plupart des armées de Chevaliers consistent en un cœur de Chevaliers Questoris déployés en formations de trois à cinq, appelées lances, soutenus par des batteries ambulantes de Chevalier Dominus et précédés de meutes de rapides Armigers. Bien que certaines Maisons soient connues pour leurs lances spécialisées, ou une prédilection pour certaines classes de Chevaliers, ces tactiques apportent la victoire aux Nobles depuis des millénaires.

Chevaliers Sans-Fief

Dans certaines circonstances, un Chevalier Impérial partira à l’aventure, laissant son foyer derrière lui, allant de planète en planète à travers la galaxie. Ces Chevaliers ne sont liés à aucune Maison, on les appelle les Sans-Fief. Ils voyagent généralement seuls, ou avec un petit groupe de domestiques et de Sacristains, mais il arrive que plusieurs Sans-Fief fassent équipe, et livrent bataille comme un détachement de Maison, ci ce n’est que leurs liens sont forgés au fils des combats et non simplement hérités de leur sang.

Les raisons qui poussent un Chevalier à devenir un Sans-Fief sont nombreuses. Dans certains cas, ils ne supportent pas l’idée de subir à nouveau les rituels assommants de leur cour et préfèrent se vouer à une vie de combat en ne quittant que rarement leur armure. D’autres Chevaliers Sans-Fief ont prêté un serment ou un pacte les poussant à accomplir une tâche précise qui leur impose de traverser la galaxie. Cependant, le cas le plus fréquent est qu’un Chevalier soit le dernier de sa Maison, se retrouvant ainsi sans seigneur. Il ne reste plus alors au Sans-Fief qu’à arpenter les mondes en quête d’un nouveau maître, ou à mourir en essayant.

Dans tous ces cas et bien d’autres, un Chevalier Sans-Fief n’est plus un membre de sa Maison d’origine. S’il en était l’ultime survivant, il peut en conserver une partie de l’héraldique en signe de respect, mais il est courant qu’un Sans-Fief repeigne son Chevalier et choisisse un nouveau nom pour témoigner de son changement de statut. Les noms de certains Sans-Fief, comme le Chevalier de l’Ombre Lugubre, le Règne du Sang ou Incarnation de la Vengeance, qui ont voyagé aux côtés du seigneur stellaire Macharius durant ses conquêtes, sont révérés en tant que guerriers dévoués ne renonçant jamais en dépit des circonstances les plus défavorables.

Ne pas être affilié à une Maison ne réduit en rien les effets du conditionnement psychologique d’un Sans-Fief. Ces Chevaliers considèrent toujours l’honneur et le devoir comme les plus hautes valeurs, peut-être plus encore qu’auparavant. Une fois qu’ils ont donné leur parole, ils la respecteront au péril de leur vie. Ils ressentent par ailleurs qu’il est de leur responsabilité de protéger ceux qui sont incapables de le faire par eux-mêmes, et de punir tous ceux qui s’en prennent aux plus faibles. Ils accomplissent de telles aches avec une brutale efficacité, ne laissant que la mort dans leur sillage avant de s’aventurer plus loin. C’est ce qui a valu aux Chevaliers Sans-Fief une réputation légendaire parmi les citoyens ordinaires de l’Imperium. Toutefois, une telle gloire ne signifie rien pour ces vétérans solitaires. Ils ne sont intéressés ni par les louanges, ni par les récompenses de ceux à qui ils viennent en aide. En vérité, seul leur périple leur procure un quelconque réconfort, au travers d’une quête perpétuelle de combats et la poussée d’adrénaline qui les accompagne.

La plupart des Chevaliers Sans-Fief sont condamnés à périr seuls sur des champs de bataille oubliés, bien loin de leur monde d’origine, et à voir leurs exploits sombrer dans l’oubli. Malgré tout, certains d’entre eux parviennent à entrer dans la légende, les histoires de leurs faits d’armes se répandant à travers la galaxie. Ce fut le cas de Justice, le Fléau de la Maison Drakon, ainsi que du Chevalier d’Obsidienne, qui se distingua pendant la Croisade du Golfe de Damoclès. Incarnation de la Vengeance devint un héros invincible pendant les Conquêtes de Macharius. Récemment, deux Chevaliers Sans-Fief, nommés Colère et Lame de l’Apothéose, se sont distingués lors des guerres contre les Red Corsairs qui ont jailli en grands nombres du Maelström.

  • Vous trouverez ici la liste complète des forces employées par les Chevaliers Impériaux : l’Ost des Chevaliers
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Héraldique Questor Imperialis

« Votre blason est votre honneur. Il est l’expression visuelle de vos faits d’armes et de vos sacrifices. Il est l’âme de votre Maison, portée fièrement à la vue de tous. Protégez-le coûte que coûte. Évitez qu’ils essuie le feu et la tempête des combats et, s’il venait à être endommagé, assurez-vous qu’il soit la première chose que vos Sacristains restaurent. »
- Code de la Chevalerie, 46e Volume.
Principes d’Héraldique
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Ces éléments d’un Chevalier sont identiques pour tous les membres de la Maison.
Ces aspects de l’héraldique sont propres à chaque individu.
La livrée de Sir Dunhand de la Maison Hawkshroud, ci-dessous, est typique d’un Chevalier Questor Imperialis. Les Hawkshroud ont adopté le noir comme couleur signalant leur allégeance et reportent donc cette teinte, ainsi que l’Aquila associé, sur les plaques de leurs exo-armures. Comme beaucoup de Maisons, les membres de cette famille ont un motif héraldique commun - ici, une couronne de lauriers. Les Hawkshroud se distinguent par le fait que ces motifs intègrent les insignes des forces alliées, voire des badges de campagne.

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Quelle que soit sa Maison, le tabard d’un Chevalier intègre toujours certains détails : les armoiries complètes de la Maison, l’emblème du Chevalier et ses plus glorieuses décorations.

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Le rang d’un Chevalier est signalé par les bandes de sa carapace. Leurs couleurs sont propres à chaque Maison, mais ce sont toujours des complémentaires de la livrée de la Maison.

Haut Monarque.
Baron.
Chevalier.

Les membres honorables de la Cour Exaltée d’une Maison portent un motif spécifique sur leur salière, orné de l’icône de leur Maison.

Héraut.
Gardien des Portes.
Maître du Jugement.
Champion.

Les honneurs de bataille, les badges de campagne et autres décorations commémorent les actions héroïques et les victoires les plus impressionnantes de chaque Chevalier.

Ordre de l’Executor.
Alliance avec les Saints Ordos.
Marquage Legio.
Marquage Munitorum.
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Héraldique Questor Mechanicus

« La logique dicte que la plus grande concentration de force arrachera la victoire. Effectivement, en toute logique, nos ennemis n’ont aucune chance de nous vaincre. »
- Baron-logisticien Artemoris Raven.
Principes d’Héraldique
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Comme dans les Maisons d’alignement impérial, les membres d’une Cour Exaltée d’alignement Mechanicus portent un marquage dénotant leur rang sur leur carapace.

Princeps.
Baron.
Chevalier.

Les médaillons et symboles, portés en principe sur le tabard, représentent les honneurs de bataille du porteur et son rôle lors d’alliances ou de campagnes célèbres.

Icône d’Alliance avec les Skitarii.
Médaillon de Duel.
Lauriers de l’Engrenage Béni.
Héraldique en Pratique

L’armure de Xantek de la Maison Taranis, ci-dessous, est un bon exemple de Chevalier Questor Mechanicus. Bien que les Maisons dévouées au Dieu-Machine soient moins disposées à autoriser l’héraldique personnelle, cela n’interdit pas les différences entre individus. Ici, Sire Xantek a opté pour une peinture noire sur la moitié de la carapace de son Chevlaier pour signifier qu’il ne reste jamais dans l’ombre de l’ignorance et marche dans la lumière de l’Omnimessie. Notez également le champ parti noir et blanc classique du masque du Chevalier.

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La spalière de chaque Baron Prime arbore un motif spécifique correspondant à son rang, en arrière-plan de l’icône de sa Maison.

Maître du Vox.
Maître de Forge.
Maître du Savoir.
Maître Tacticien.

Les Maisons Questor Mechanicus suivent plusieurs conventions en matière de marquage de bannières ; habituellement, ces motifs sont noir et blanc, et figurent l’engrange symbolisant leurs alliés au-dessus de leurs honneurs de bataille.

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Symbolisme Héraldique

« Nous sortons à présent, une armée de géants d’adamantium marchant hors des ombres, telle une meute de prédateurs alpha. Quelle riposte pourrait bien exécuter notre ennemi pour contrer une force aussi redoutable ? »
- Sire Percivus de la Maison Mortan.

L’héraldique des Maisons affiliées à l’Imperium est le résultat d’une histoire longue et complexe. Voici une sélection de blasons composés d’éléments faisant référence à l’héritage de leur Maison. Au centre, se trouve un écu avec l’emblème de la Maison à gauche du champ. Il se réfère généralement à un événement majeur de l’histoire de la Maison, ou représente le tempérament de ses Chevaliers. Le champ de l’écu est parti, la moitié d’un Aquila impérial occupant la droite des armoiries. Cela met en évidence la double allégeance des Chevaliers : envers leurs frères, mais aussi envers l’Imperium.

Sous l’écu se trouve un parchemin indiquant le nom de la Maison, et au-dessus trône le type de heaume utilisé par les Chevaliers. Des armes complètent souvent le blason, et sont généralement placées de part et d’autre du heaume. Elles servent à mettre en évidente la puissante martiale de la Maison. Enfin, des ailes de rapace apparaissent derrière l’écu. Beaucoup de Maisons les ajoutèrent lorqu’elles prêtèrent allégeance à l’Imperium, mais au lieu d’imiter le style de l’Aquila impérial, elles optèrent pour des ailes s’inspirant des rapaces et des traditions de leur planète d’origine.

Maison Terryn.
Maison Cadmus.
Maison Hawkshroud.
Si les Maisons affiliées à l’Imperium ne prêtent pas allégeance à l’Adeptus Mechanicus, leurs Chevaliers portent une plaque commémorant leur créateur.
Cette plaque est rivetée en signe de respect pour l’Adeptus Mechanicus, et fait référence au Monde-Forge où a été fabriqué le Chevalier.

L’héraldique des Maisons affiliées à l’Adeptus Mechanicus est diffluente de celle de leurs cousins impériaux. Elle utilise des émaux et des métaux embossés pour souligner la technologie révérée par ses alliés. Bien que les formes et les matériaux représentés dans le blason diffèrent d’une Maison à l’autre, ils reprennent des emblèmes historiques. Tous ont en commun un cercle figurant le crâne de l’Adeptus Mechanicus et un rouage dans une des moitiés. L’autre représente le symbole de la Maison. Encore une fois, cela met en évidence la double allégeance des Chevaliers.

On trouve souvent ce cercle entouré de lauriers, de chaînes ou d’un rouage, qui rappellent l’aspect mystique du culte que la Maison voue à l’Adeptus Mechanicus. Des armes ou des objets ésotériques apparaissent souvent derrière en éléments. Le nombre exact de rayons dans la forme étoilée, et la combinaison des métaux dans les bordures du blason sont extrêmement importants, et ont des significations obscures pour toute personne autre que les serviteurs de l’Adeptus Mechanicus. Ce blason est souvent agrafé sur les tuniques des Nobles de la Maison, qui affichent ainsi fièrement leur héritage.

Maison Raven.
Maison Taranis.
Maison Krast.

Contrairement aux Chevaliers Impériaux et à ceux de l’Adeptus Mechanicus, les Chevaliers Sans-Fief utilisent une iconographie plutôt simple. Ils renoncent au blason de leur Maison et créent leur propre emblèmes, tandis qu’ils se lancent dans une vie aventureuse. Alors que l’emblème d’une Maison reflète l’histoire collective de la planète d’origine des Chevaliers, l’icône d’un Chevalier Sans-Fief est personnelle. Les devises sont souvent intégrées dans le blason, et il n’est pas rare que des crânes et des squelettes stylisés servent à rappeler la probable fin tragique de la quête entreprise par le Chevalier.

Incarnation de la Vengeance.
Amaranthine.
Le Chevalier d’Obsidienne.
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Les Maisons de Chevaliers

« Les actes d’héroïsme et de gloire confèrent du renom à votre Maison, mais le zèle, la foi et la chevalerie au nom de l’Omnimessie feront perdurer votre héritage à jamais. »
- Baron Dasorakis Gau-Taranis.
Les Maisons de Chevaliers des Mondes Questor Mechanicus traquent sans pitié les traîtres, les Xenos, les hérétiques et les partisans de Âge of Sigmar.
Il existe des centaines de Maison de Chevaliers réparties dans l’Imperium, chacune avec son propre héritage. En étudiant l’héraldique d’une Maison, il est possible d’apprendre une grande partie de son histoire par le biais des petits détails invisibles au premier regard.

Bien que la vie des Maisons ait quelque peu changé depuis l’avènement de l’Imperium, elle reste dans la continuité du passé. Le maîtres d’une Maison tiendra sa cour dans la forteresse la plus grande et la plus prestigieuse de son ordre, et les Chevaliers qui lui ont juré allégeance logeront soit à l’intérieur de la demeure de leur seigneur, soit dans leurs propres bastions.

Héraldique

Les Chevaliers d’une Maison portent une livrée qui dénote les particularités de leur Maison et leurs faits d’armes. Ils la combinent à l’héraldique impériale afin de signifier leur rang. Les jeunes Chevaliers, nommés Chevaliers apprentis, utilisent la livrée de base de leur Maison (la couleur et le motif sont généralement ceux qui dominent sur le blason de la Maison). Les Chevaliers plus expérimentés ont des couleurs et des emblèmes additionnels qui s’ajoutent à leur héraldique afin d’indiquer leurs exploits, et leur rang supérieur à celui des apprentis. Les bannières de campagne et les honneurs de bataille sont souvent ajoutés lorsque le Chevalier participe à une croisade aux côtés de forces impériales.

Grandes Maisons

Parmi toutes les Maisons, certaines sont prééminentes. Elles ont atteint cette position enviée par leurs pairs en accomplissant des exploits devenus légendaires, ou en s’attirant les faveurs d’une des principales institutions de l’Imperium. Comme leur nom l’indique, ces grandes Maisons sont les plus puissantes et les plus célèbres.

Maisons Mineures

Il existe des centaines de Maisons Mineures éparpillées à travers l’Imperium dont les exploits sont extraordinaires même si leur réputation ne franchit pas les limites de leurs systèmes planétaires. On pourrait citer les Maisons Mortan Althalos et Thalmus, qui sauvèrent plus de cent milliards de vies en défendant le Monde-Ruche Hexis Alpha lorsqu’une faille Warp s’ouvrit et que des Démons se déversèrent sur la planète. Les vaillants Chevaliers de la Maison Dorath ont toujours dominé les rangs de l’Ordre de Fer, qui rassemble les gardiens du Monde-Forge Stryken Primus. Les Chevaliers de sable de la Maison Winterveil ont repoussé des dizaines de raids Drukharis dans leur système stellaire, s’attirant ainsi une haine tenace de la part des enfants de Commorragh.

Maison Terryn

« La Gloire par l’Honneur »
- Devise de la Maison Terryn.
Aucune Maison de Chevaliers n’incarne mieux leurs traditions martiales que la Maison Terryn. Ses Nobles ont combattu sans faillir pour l’Humanité depuis la fondation de leur Maisonnée au 25e Millénaire. Elle tire son nom de Maximilian Terryn, le premier seigneur du monde tropical de Voltoris, colonisé au début de l’Ère des Luttes. Les traditions et la culture instituées par le Seigneur Terryn ont perduré jusqu’à aujourd’hui. D’ailleurs, chaque génération ultérieure y a ajouté ses propres rituels, tout en accomplissant des actes héroïques sur le champ de bataille. Même si une partie de l’histoire de la Maison Terryn a été perdue au fil du temps, elle reste auréolée de gloire du fait de son passé digne des plus grandes louanges.

Concernant les Nobles, les cérémonies interminables qui célèbrent le passé de leur Maison les poussent sans cesse à chercher de nouveaux adversaires. Lorsque la Maison Terryn s'’allia avec l’Imperium, elle s’assura que la loi de Voltoris soit changée, afin que tout Chevalier en service actif pour le compte de l’Empereur soit exempté d’obligations cérémonielles. Depuis, les Chevaliers de la Maison Terryn guerroient dans toute la galaxie, et font preuve d’une agressivité inégalable. Une fois qu’un Noble Terryn a achevé le Rituel d’Adoubement, il rejoint une des campagnes militaires de l’Imperium, et ne retourne que rarement sur son monde natal, pour renouveler son serment de loyauté et assurer la pérennité de sa lignée.

On raconte que lorsque la Maison Terryn fut fondée, les Nobles choisirent la teinte saphir de leur livrée en référence aux océans bleu azur de leur monde natal. Toutefois, au cours des millénaires qui suivirent l’établissement de la Maison Terryn, une espèce d’algue microscopique de la mer de Voltoris a déclenché une réaction progressive sous l’effet des soleils jumeaux du système, qui fit virer ses eaux au vert émeraude. En dépit de ce phénomène naturel, les Chevaliers de la Maison Terryn continuent de porter fièrement le bleu cobalt de leurs ancêtres.

Héraldique de la Maison Terryn

Les Terryn n’entretenant pas de liens formels avec un Monde-Forge de l’Adeptus Mechanicus, leurs armoiries sont dominées par des ailes stylisées qui soulignent son allégeance à l’Imperium. L’emblème de la Maison, une tête d’étalon blanc, orne fièrement le champ azur traditionnel des Terryn, et partage l’écu avec un symbole impérial de demi-aquila sable sur champ de gueules.

Évolution de l’Héraldique Terryn
Au M25, Maximilian Terryn eut des visions d’un mystérieux étalon blanc qui l’avertissait des dangers. Il adopta la tête de l’animal sur un champ azur comme emblème de sa Maison.
À la fin du M30, le Seigneur Brutus Terryn mena sa Maison contre le Grand Kroktar, un monstre qui terrorisait ses gens depuis une décennie. Ce dernier fut tué à la Bataille des Six Épées, et l’héraldique fut changée pour célébrer cette victoire.
Son descendant, Seuitonius Thucidides Terryn jura allégeance à l’Empereur de l’Humanité, et modifia son héraldique afin d’honorer ce serment. Sous son commandement, ses Chevaliers menèrent leurs premiers combats aux côtés des Ultramarines.
Mercutane, Adamant Wrath
Le taciturne Sire Mercutane est tout aussi inébranlable que les portes blindées d’une forteresse. Son esprit, son corps et son âme sont fortifiés par sa foi en l’Empereur, et il n’hésiterait pas une seconde à donner sa vie pour l’Imperium. Évidemment, tuer Mercutane ne serait pas chose aisée, surtout lorsqu’il est assis sur le trône de commandement du Chevalier Valiant baptisé Adamant Wrath. Cette machine de guerre de classe Dominus est d’une ténacité proverbiale, car son esprit-machine refuse de s’avouer vaincu quels que soient les dommages qu’il subit. À Gallows Ridge, Adamant Wrath absorba le feu de toute une compagnie d’artillerie ennemie, et s’en approcha suffisamment pour l’exterminer avec son armement à courte portée. Le duo formé par ce Noble déterminé et ce Chevalier indestructible se révèle redoutablement efficace, au point qu’Adamant Wrath est célébré comme le défenseur le plus résolu de la Maison Terryn.
Tybalt, Fury of Voltoris
Tybalt est le Haut Roi de la Maison Terryn, son rang étant dénoté par une bande couleur crème sur la carapace de son Chevalier Warden, Fury of Voltoris. L’héraldique de la Maison Terryn apparaît sur son écu, et la tête de cheval blanc, qui est le symbole prééminent de la Maison depuis sa fondation, se retrouve en de nombreux endroits, y compris sur le bouclier déflecteur de son Canon Gatling Avenger. Fury of Voltoris est couvert de la tête aux pieds d’honneurs de bataille et arbore son tableau de chasse. On raconte que l’énumération de tous les faits d’armes de Tybalt durerait douze jours, et ceux-ci ne font que se multiplier. Le Haut Roi est toujours à l’affût de nouveaux chapitres à ajouter à sa saga. Au cours des années récentes, Tybalt a pris les armes contre l’expansionnisme de l’Empire T’au, tout d’abord en défendant Voltoris contre son invasion, puis en joignant ses forces à celles d’une croisade impériale afin de chasser les Xenos du monde d’Agrellan, puis de tout le Golfe de Damoclès.
Balthazar, Ever-Stalwart
Être le Champion du Roi est à la fois un honneur et une lourde tâche. Par conséquent, ce rôle n’est accordé qu’à un guerrier d’excellence à la loyauté indéfectible. Le Haut Roi n’eut aucune hésitation en choisissant le Baron Balthazar, le pilote du vénérable Chevalier Ever-Stalwart. Des membres de la famille de Balthazar protègent les seigneurs de la Maison Terryn depuis sept générations. Ils ont tous accompli leur devoir avec bravoure, faisant ainsi honneur à l’héraldique de leur écu en double parti. Ever-Stalwartest un Chevalier Paladin légendaire. Il est équipé de l’autocanon Icarus jumelé appelé Skydoom, qui a abattu des aéronefs, des Drakodons à longues queues à ailerons, et d’innombrables essaims de Tyranides volants. Au combat, Balthazar reste proche du Roi Tybalt, et se place de façon à toujours le protéger avec son bouclier ionique et la masse de sa machine. Il est aussi du devoir du Baron Balthazar de protéger Tybalt quand le Haut Roi ne pilote pas son Chevalier, par exemple à sa cour.
Alarbus, Honored Vigilance
Depuis le trône de commandement de son Chevalier Gallant appelé Honoured Vigilance, Sire Alarbus a déjà commencé à se forger une réputation, même parmi les nombreux vétérans et héros de la Maison Terryn. Pour mériter les bandes rouges et bleues qui honorent à la fois la Maison Terryn et l’Imperium, un Chevalier doit abattre un adversaire de classe Titan. Et bien qu’il soit encore jeune, Alarbus a réalisé un tel exploit à deux reprises, et gagné ces bandes aussi bien pour son Gantelet Thunderstrike que pour sa tronçonneuse Reaper. Il gagna les premières en abattant un Gargant de la Waaagh! Grazguts. Bravant les canons du monstre, le Chevalier découpa le blindage de son ventre et dévasta ses entrailles avant de ressortir par son dos, juste avant que le Gargant explose sous l’effet des dégâts qu’il avait subis.
Taurus, Honour Intractable
Le Portier actuel de la Maison Terryn est Taurus, le pilote du Chevalier Errant Honour Intractable. Il a le devoir sacré de protéger les bastions de Voltoris, ce rôle ayant été crée lors de l’Antique Nuit.
Darius, Intolerant
En tant que Maître de Justice, le Baron Darius est le principal conseiller militaire du Haut Roi et le bourreau de la Maison Terryn. Il mène ses vassaux dans le cadre de missions qui lui ont été confiées par Tybalt, afin d’affirmer la volonté de son seigneur.
Hester, Carnivore
Dame Hester est connue pour son esprit affûté et sa précision au tir. Son Helverin, Carnivore, lui obéit au doigt et à l’œil.
Sire Selwyn
Même s’il n’est qu'un nobliau, Sire Selwyn est un duelliste de renom qui manie son Warglaive avec une efficacité redoutable.

Maison Cadmus

« Ceux qui ne sont pas nos Alliés sont nos Proies »
- Devise de la Maison Cadmus.
Depuis sa création sur la planète Raisa, aux limites connues de la galaxie, la Maison Cadmus a toujours tiré une grande fierté de son autonomie. Pendant des siècles, elle protégea son peuple des créatures qui rampaient, rôdaient et serpentaient dans les forêts boréales de la planète. Lorsque l’Imperium entra pour la première fois en contact avec ce monde reculé, il reçut un accueil glacial de la part de ses Nobles, et il fallut de longues années de diplomatie pour qu’une alliance soit scellée. La Maison Cadmus fut tout aussi réticente à accepter de prêter serment envers le Monde-Forge Gryphonne IV afin de bénéficier de ses Sacristains et des technologies de l’Adeptus Mechanicus.

En accord avec cette nouvelle tutelle, les armoiries de la Maison portaient dorénavant le rouage de l’Adeptus Mechanicus en leur centre. Grâce au puissant soutien du Culte du Mechanicus, personne ne s’opposait ouvertement à Godfrey, et il vécut tel un roi féodal.

En dépit du caractère indépendant de ses Nobles, la Maison Cadmus a toujours honoré les demandes d’assistance de la part de ses alliés. Récemment, l’ombre de la Flotte-Ruche Léviathan a recouvert Gryphonne IV, et les Chevaliers de Raisa ont combattu férocement pour la défendre, même si leur cause était perdue d’avance. En dépit des pertes subies par la Maison Cadmus, la destruction du Monde-Forge l’a libérée de ses obligations. Ce changement d’allégeance a été inauguré par le Haut Roi actuel, le Baron Roland de Swinford Hall.

La chute récente de Gryphonne IV face à l’assaut de la Flotte-Ruche Léviathan a libéré la Maison Cadmus de ses obligations envers les Technoprêtres. Au regret des Sacristains de Raisa, mais à la grande joie des Nobles, le Baron Roland a restauré l’héraldique originelle de la Maison Cadmus, complétée d’ailes et de l’emblème d’un mutant vaincu.

Les Chevaliers de la Maison Cadmus sont d’excellents chasseurs. De fait, chaque année a lieu la Traque, un événement majeur de la société de Raisa, au cours duquel les Nobles sont en compétition pour éradiquer le maximum d’Abhumains qui infestent leur planète, affûtant ce faisant leurs talents de chasseurs.

Baron Roland de Swinford Hall

Le seigneur régnant sur la Maison Cadmus est natif de Swinford Hall, une aile caverneuse et luxueuse du Fort du Golem. Né d’une ancienne et puissante famille baronniale, Roland est un homme intransigeant qui ne tolère pas la médiocrité. Son courage face à l’adversité est légendaire. En temps de guerre, Roland commande ses Chevaliers en première ligne, resplendissant dans son armure Lancer modifiée, et abat quiconque s’oppose à lui. Roland choisit parfois de piloter un Chevalier Errant lorsqu’il participe à la Battue, pour ne pas jouir d’un avantage inique sur ses rivaux en utilisant l’armure sur mesure échue à son rang. Sa série ininterrompue de trente-deux victoires a fait taire tous ceux qui lui reprochaient de ne pas prendre la Battue au sérieux.

Livrée de la Maison Cadmus

Le Monde Chevalier arboré de Raisa a sans doute inspiré la livrée vert bouteille de la Maison Cadmus. Ces Chevaliers sont difficiles à distinguer depuis le ciel lorsqu’ils marchent sous la canopée des vastes forêts de leur monde natal, un atout qu’ils utilisent chaque fois qu’on a menacé de l’envahir. Néanmoins, si la Flotte-Ruche Léviathan devait mettre pied sur Raisa les forêts elles-mêmes n’offriraient plus leur sanctuaire aux Chevaliers…

William, Bloody Broadsword
Audacieux au point d’être tête brûlée, Sire William est le dernier Noble en date à piloter le Chevalier Paladin Bloody Broadsword.
Malcolm, Le Tueur de Bête
Héros de la Bataille de la Tête Grondante, Malcolm tua un Biotitan et survécut aux combats de Gryphonne IV.
Orlando, Coward’s Bane
Orlando est un sérieux prétendant pour devenir un des Douze Barons de Raisa, une position qui ferait de lui un rival potentiel du maître de la Maison Cadmus. Cependant, le mépris d’Orlando envers la Traque, un événement majeur de la vie sociale de Raisa, l’empêche de prétendre au trône. En effet, pour Orlando, tuer des bêtes est une tâche quotidienne, pas un événement sportif. Il se contente donc d’être le seigneur de Fort Patton, un bastion d’une des provinces les plus reculées de Raisa. Lorsqu’il est appelé à la guerre, Orlando pilote son Chevalier Crusader Coward’s Bane. Il s’agit d’une des machines les plus anciennes de Raisa, et son bouclier ionique émet une lueur émeraude à chaque fois qu’il dévie un tir, ce qui indique à quel point son générateur est antique. Les vassaux d’Orlando reconnaissent aisément le bruit tonitruant du gantelet du Chevalier lorsqu’il frappe sa cible, car ils l’entendent souvent, Orlando étant toujours à la pointe des combats.

Maison Griffith

« Honneur et Fureur, Force et Courage »
- Devise de la Maison Griffith.
Les Chevaliers de la Maison Griffith sont des guerriers exemplaires qui maintiennent l’excellence guerrière établie par leurs ancêtres, les premiers colons de Dragon’s End, baptisée ainsi en raison des reptiles ailés qui volaient dans les cieux de cette planète. La légende raconte qu’avant l’achèvement du SCS Chevalier, les colons affrontaient ces créatures depuis la selle de leurs chevaux. Le plus courageux de ces héros était Nathaniel Griffith, qui tua trois dracs avec une lance fabriquée à partir du fémur d’un des monstres. Il devint naturellement le seigneur de cette Maison quand elle fut fondée.

Selon leurs traditions, les Nobles de la Maison Griffith sont élevés en apprenant des histoires de courage et d’héroïsme. Ils s’entraînent toujours à dos de cheval, en maniant de longues lances. Les disputes entre les Nobles sont résolues par des duels ou des joutes, et des tournois sont régulièrement organisés, comme celui annuel du Champ d’Adamantium, où les familles s’affrontent.

Cette Maison est ainsi composée de valeureux épéistes qui recherchent les plus terribles ennemis à abattre par des charges tonitruantes et des coups mortels. Les Chevaliers de la Maison Griffith sont particulièrement à l’aise au corps à corps, et se sont taillé une réputation d’agressivité et de témérité. L’esprit des premiers chasseurs de dragons perdure chez les descendants de toutes les familles nobles de la Maison Griffith, et quelques rares Trônes Mechanicum conservent encore des souvenirs de cette époque révolue, et résonnent des murmures de héros morts depuis des millénaires.

L’héraldique de la Maison Griffith doit beaucoup à son fondateur, le glorieux Chevalier Nathaniel. Ce fut lui qui choisit les armoiries de sa Maison, qui dépeint le grand dragon Alvirax tenant la lance rompue avec laquelle Nathaniel le tua. La couleur de la livrée des Chevaliers Griffith fait référence à la lance en os de dragon légendaire. Aujourd’hui encore, le Chevalier du seigneur de la Maison Griffith, le grand maître de la Lance, porte un emblème stylisé de lance en hommage à Nathaniel.

Le grand maître de la Lance a également l’honneur de manier la version reforgée de la Lance de Nathaniel lors de la joute du Champ d’Adamantium. Cette arme soigneusement taillée dans le fémur d’un grand dragon, vieille de quinze mille ans, est la relique la plus révérée de la Maison Griffith. Au Champ d’Adamantium, les Nobles joutent à dos de cheval, comme leurs ancêtres. Les lances sont dangereusement pointues, mais les jouteurs ont troqué l’armure d’obsidienne d’antan contre un harnois d’adamantium complet afin d’éviter les blessures inutiles.

Le Pas du Dragon

Le Monde Chevalier volcanique du Pas du Dragon tient son nom des reptiles ailés qui, il y a des milliers d’années, planaient sur les thermiques et chassaient les grands troupeaux de mégasaures qui paissaient dans les vallées avant de s’éteindre à cause du braconnage. L’arrivée des premiers colons humains sur la planète, et la fondation de la Maison Griffith dans la foulée, changea irrévocablement son écosystème primitif. Les pionniers avaient apporté avec eux de nombreux chevaux de Terra, et les Nobles qui allaient constituer la Maison Griffith devinrent des cavaliers émérites. Avec l’expansion de leur colonie, les humains voulurent assujettir les troupeaux de mégasaures. La confrontation avec leurs prédateurs naturels était inévitable.

Avant même d’achever la construction de leurs marcheurs, les Nobles affrontèrent les dragons à cheval, vêtus d’armures baroques façonnées avec l’obsidienne locale. Face à des créatures aussi terribles, ils durent accomplir des prouesses pour les vaincre. Le plus habile était Nathaniel, qui tua trois dragons avec sa lance d’os de dragon avant de devenir le premier seigneur de la Maison Griffith. Même si les Chevaliers permirent aux Nobles de remporter la victoire finale sur les dragons, ils n’oublièrent jamais les aptitudes qu’ils avaient développées. De nos jours, les chevaliers Griffith comptent parmi les plus redoutables de leur classe.

Edmane, Hound Sinistor
En tant que Lige de Sire Tarthin, Edmane est chargé de débusquer les proies pour son maître.
Saris, Hound Dextra
Le Lige Saris utilise son Warglaive pour semer la panique chez l’ennemi et faciliter la tâche de Sire Tarthin.
Natanya, Bane of Iron
Dame Natanya pilote l’immense Chevalier Valiant appelé Bane of Iron, dont l’esprit-machine est sans conteste le plus agressif parmi tous ceux de la Maison Griffith. Natanya elle-même est déterminée et courageuse, et la seule à être parvenue à soumettre totalement à sa volonté Bane of Iron, une machine notoirement obstinée. Natanya a dompté la férocité naturelle et la puissance de feu de son Chevalier, et s’est spécialisée dans le rôle d’appui feu à courte portée pour ses camarades. Les traditions de tueurs de monstres des Griffith s’expriment pleinement chez Dame Natanya, qui excelle notamment dans l’éradication des Machines-Démons des Astartes Hérétiques. Elle figura parmi les Chevaliers qui participèrent à la Croisade Indomitus de Guilliman, et prouva sa valeur en protégeant les Ultramarines avec le bouclier ionique de son Chevalier, tout en anéantissant les machines de guerre hérétiques par des tirs précis. Natanya a développé un fort esprit de camaraderie avec les fils d’Ultramar.

Maison Hawkshroud

« Aucun Appel à l’Aide ne sera Refusé »
- Devise de la Maison Hawkshroud.
Aucune Maison de Chevaliers n’est plus loyale que les Hawkshroud. Ses Nobles ont la réputation de toujours honorer leurs dettes et de respecter leur parole quelles que soient les conséquences. Ceux qui s’allient avec les Hawkshroud savent que leurs appels à l’aide seront toujours entendus. C’est pour cette raison que les Chevaliers de Krastellan mènent souvent des campagnes afin d’honorer leurs serments et d’honorer de vieilles alliances.

Cette culture est fermement ancrée dans la société de Krastellan, le monde d’origine de la Maison Hawkshroud, où même les paysans font preuve de telles vertus. Krastellan est un endroit étrange et hanté, parsemé de landes désolées et de collines noires, et où les cieux sont constamment encombrés de nuages gris qui crachent une pluie glaciale. Alors que la plupart des autres Mondes Chevaliers connaissent un certain niveau de technologie, les Nobles de Krastellan se contentent du minimum afin que leurs Chevaliers restent fonctionnels, et considèrent toute technologie facultative comme une extravagance, le premier pas sur la voie de la faiblesse. C’est ainsi que Krastellan reste un monde primitif où des paysans subsistent en labourant de maigres terres et en élevant un bétail famélique, alors que les Nobles vivent comme leurs ancêtres le faisaient des milliers d’années auparavant.

Contrairement à la plupart des autres Maisons, les Chevaliers Hawkshroud portent souvent des marquages de campagne et d’autres symboles qui prouvent leur loyauté envers leurs alliés, entre autres pour raffermir le lien de fraternité qui unit les deux factions. Les Hawkshroud sont fiers de cet héritage de fidélité.

Les Chevaliers de la Maison Hawkshroud montrent une grande déférence envers leur héraldique. Chaque jeune Noble de Krastellan nourrit l’ambition de porter ces armoiries sur son Chevalier. En effet, une famille dont un membre est admis dans les rangs des Chevaliers Hawkshroud gagne richesse et respect. C’est pourquoi les plus illustres dynasties de Krastellan font tout leur possible pour s’assurer que leurs fils intègrent l’ordre, garantissant ainsi l’avenir de leur lignée. Ne pas y parvenir a causé le déclin de nombre de grandes familles au fil des millénaires.

La raison principale qui explique la fierté et la dévotion que l’héraldique des Hawkshroud inspire à ses Nobles est la discipline de leur éducation. Dès leur plus jeune âge, les enfants de Krastellan apprennent à respecter leurs camarades. On se souvient de la bonté et elle est récompensée au décuple, et on ne refuse jamais une demande de service. La Maison Hawkshroud est réputée toujours répondre aux appels à l’aide, quitte à affaiblir ses propres défenses. Du fait de ce sens aigu de l’honneur, les Chevaliers Hawkshroud sont très versés dans l’art de retourner les situations désespérées.

Honneurs de Bataille

Le code d’honneur strict qui sert de cadre à l’éducation des Nobles de la Maison Hawkshroud conduit souvent à un éparpillement de ses Chevaliers aux quatre coins de la galaxie, où ils appuient ceux qui se sont attiré leur loyauté. Contrairement à la plupart des autres Maisons, les Chevaliers Hawkshroud arborent souvent des marquages de campagne, des icônes chapitrales Space Marines, entre autres emblèmes, en signe de respect pour ceux qu’ils ont juré de soutenir. Cela ne sert pas seulement à marquer leur dévouement à la cause de leurs alliés, mais également à resserrer les liens de fraternité entre les Chevaliers et leurs cobelligérants.

Chevaliers Assermentés

L’association entre les Chevaliers de cette Maison et leurs frères d’armes est si singulière qu’il n’est pas rare qu’un Chevalier Hawkshroud poursuive une campagne bien au-delà de la durée de service initialement contractée. Ce faisant, en théorie, ces Chevaliers empruntent la voie du "Chevalier Sans-Fief". Toutefois, contrairement aux autres Sans-Fief, les Chevaliers Hawkshroud solitaires - ou "assermentés", comme on les nomme souvent - continuent de porter fièrement la livrée et les armoiries de leur Maison. À moins de périr au combat, ils retourneront un jour sur Krastellan, où ils seront accueillis avec les honneurs.

Morlian, Oathkeeper
Piloté par Sire Morlian, un Noble au regard affûté, Oathkeeper a déjà abattu quatorze aéronefs.
Ritter, Headsman
Depuis qu’il a été déchu, le Duc Ritter assouvit sa colère en décapitant les machines de guerre et les monstres ennemis.
Garrock, Forsworn Wrath
Garrock est un vassal du Baron Raptallious, et a répondu de nombreuses fois à l’appel de son seigneur. C’est un des Oathsworn, le membre d’une sons-culture guerrière propre à la Maison Hawkshroud. Ces Nobles développent un lien très fort avec les forces impériales auprès desquelles ils combattent, si bien qu’ils prolongent souvent leur service à leurs côtés. D’une certaine façon, un Oathsworn suit ainsi la même voie qu’un Sans-Fief, mais contrairement à ceux-ci, les Chevaliers Hawkshroud continuent d’arborer leur héraldique, et finissent par retourner sur Krastellan, où ils sont accueillis en héros.
Barthannel, Revered Fury
Sire Barthannel est un parangon de la Maison Hawkshroud. Ce baron a beaucoup voyagé et a honoré d’innombrables dettes d’honneur à travers la galaxie en combattant aux côtés de régiments de l’Astra Militarum originaires de plus de cent planètes, et auprès de douze Chapitres de Space Marines. Le Chevalier Crusader de Barthannel est appelé Revered Fury. Il ne porte le marquage que de ses plus mémorables campagnes, notamment les Honneurs de Fraternité offerts par le Loup Suprême Logan Grimnar des Space Wolves. En raison de son dévouement, cela fait des décennies que Sire Barthannel n’est pas rentré à Krastellan. Mais depuis qu’il a appris le péril qui menaçait son monde natal, Barthannel s’est mis en route pour venir assister ses frères avec toute sa puissance de feu.

Maison Mortan

« À la Guerre, Ne Montre Aucune Pitié »
- Devise de la Maison Mortan.
Le temps que les ancêtres de la Maison Mortan arrivassent sur Kimdaria, la mystérieuse nébuleuse baptisée le Suaire Noir qui nimbait la planète était devenue exceptionnellement dense. De terrifiantes créatures, déjà accoutumées à la lumière ténue du monde, rôdaient à présent dans des paysages d’un noir d’encre, et seul le talent et le dévouement des Chevaliers des colons purent chasser les bêtes afin d’établir les premières communautés. Le Suaire Noir s’attarda au-dessus de Kimdaria et de son système stellaire pendant des millénaires après la Grande Croisade - la mystérieuse nébuleuse ne se dissipa pas avant le M35, pour laisser passer quelques rayons solaires et l’Humanité redécouvrir la planète longtemps perdue.

Ce qu’elle contempla fut un monde austère et rituellement ordonné, un lieu où des murs colossaux séparaient la civilisation de ténèbres hantées par des monstres. Depuis de lourdes portes, les Chevaliers noirs de la Maison Mortan sortaient régulièrement, patrouillant sans cesse pour repousser les béhémoths prédateurs. Les immenses machines de guerre s’étaient autant accoutumées à la nuit perpétuelle que leurs proies, les ténèbres de leur monde semblant s’accrocher à elles, même lorsqu’elles étaient exposées à la lumière, et pour mieux combattre les ennemis cachés, les Chevaliers de la Maison Mortan ont une prédilection pour le corps à corps. Cette tendance perdure aujourd’hui, et les Nobles taciturnes et féroces de Mortan espèrent que chaque bataille tourne à la boucherie où rugiront les tronçonneuses Reaper et crépiteront les Gantelets Thunderstrike.

Dirkwald, Black Heart
Sire Dirkwald a accompli sa millième patrouille sur Kimdaria, l’autorisant à servir hors de la planète.
Ludwig, War Strider
Les bandes sur l’arme d’un Chevalier Mortan dénotent un grand héros, avec ici douze victoires sur des Titans.
Gerrolt, Pride of Blackcrag
Au sein de la Maison Mortan, les Chevaliers de haut rang et leur place dans la Maisonnée sont marqués par des bandes jaunes sur leur coque ; la bande unique du Chevalier de Gerrolt le désigne comme Haut Roi. Malgré - ou peut-être à cause de - son statut élevé, Sire Gerrolt est austère, même selon les standards de sa Maison. D’aucuns prétendent que ceci est dû au Trône Mechanicus auquel Gerrolt se connecta il y a des siècles - la tragédie hante l’ancien artéfact comme les bêtes maléfiques rôdent dans les forêts de Kimdaria. Quels que soient les lugubres murmures qui emplissent l’esprit de Sire Gerrolt, ils ne semblent pas entraver son aptitude à diriger le peuple de Kimdaria et à commander aux Chevaliers de la Maison Mortan au combat, ni ne diminuent la véhémence avec laquelle il extermine ses ennemis. Tirant des roquettes au loin, déchaînant son Canon Gatling Avenger et martelant ses ennemis avec son Gantelet Thunderstrike, Gerrolt conduit le Pride of Blackcrag au cœur de la mêlée et massacre tout ce qui passe dans son ombre.

Maison Raven

« Honneur Inviolable, Kolossi Éternelle »
- Devise de la Maison Raven.
Il ne reste qu’une poignée de cités sur le Monde Questor Mechanicus de Kolossi, des îles d’acier et de suie au milieu de puits forés à travers la croûte planétaire et de mines à ciel ouvert. Le Fort Inviolé est la plus grande d’entre elles, un bastion immense dont les pics accueillent les Nobles de la Maison Raven lorsqu’ils descendent depuis l’orbite dans les bancs de fumée âcre de la planète. Œuvre millénaire, le Fort Inviolé rivalise avec le Croc de Fenris et le Palais de l’Empereur sur Terra, doté de murs épais de plusieurs dizaines de mètres et de macro-canons capables d’éventrer le plus imposant des astronefs. Mais la véritable puissance du fort réside dans sa Crypte Transcendantale. Creusée à même le manteau rocheux de la planète, ses murs renforcés abritent des centaines d’exo-armures, toutes prêtes à se rendre au combat tel un mur pourpre inexpugnable.

La quantité de Chevaliers que la Maison Raven peut déployer n’est égalée par aucune autre Maisonnée. En outre, à grand renfort d’efforts diplomatiques, des dizaines d’autres Maisonnées ont prêté allégeance à la Maison Raven, gonflant d’autant sa puissance. Si les armées de la plupart des Maisons Nobles font trembler le sol de leur pas, c’est la résolution même de l’ennemi qui est ébranlée par le grondement de tonnerre que suscite la marche de la Maison Raven.

La Maison Raven ne maintient sa suprématie que grâce à la force de son alliance avec le Monde-Forge de Metalica, une union qui remonte à la Grande Croisade. Lord Gregor, le souverain Raven de l’époque, signa un accord avec les Techno-Adeptes de Metalica afin d’avoir assez de Sacristains, appelés collectivement la Confrérie de Fer, pour entretenir son ost de Chevaliers. En échange, Gregor fit serment d’allégeance à Metalica - un engagement qui demeure à ce jour.

Les armoiries de la Maison Raven représentent leur immense forteresse revêtue d’adamantium, le Fort Inviolé. Cette structure grandiose est non seulement une redoutable forteresse, mais également la capitale de Kolossi. Rares sont les fortifications de l’Imperium, hormis le Palais de l’Empereur et le Croc de Fenris, qui soient aussi impressionnantes. L’icône des Raven, un château altier associé au rouage de l’Adeptus Mechanicus, symbolise leur grandeur, car ils disposent d’assez de Chevaliers pour rivaliser avec une Légion Titanique.

La Confrérie de Fer

Un des secrets qui se cachent derrière la puissance de la Maison Raven est l’ordre de Sacristains, nombreux et compétents, qui veille à l’entretien de son ost de Chevaliers. Ces membres de la Confrérie de Fer, comme on l’appelle, passent de longues années sur Metalica pour apprendre la voie de la machine avant d’entrer officiellement dans l’ordre et d’être assignés à l’intendance d’un Chevalier. En conséquence, les Sacristains de la Confrérie de Fer sont au rang des plus compétents de la galaxie, hormis peut-être les serviteurs de la Maison Taranis de Mars.

L'Ordre des Compagnons

Grunwald, un des premiers seigneurs de la Maison Raven, instaura un niveau hiérarchique supplémentaire parmi l’élite des Chevaliers de la Maison Raven. Connus sous le nom de Compagnons, les Chevaliers qui composent ce cercle intérieur sont les plus puissants et les plus expérimentés. Si la Maison Raven dispose de nombreux marcheurs, l’écrasante majorité sont des modèles Errant et Paladin. Les Chevaliers entretiennent un flot constant de communications noosphériques, de sorte que l’identification visuelle des Compagnons n’est pas nécessaire - la Maison Raven considère même que cela reviendrait à peindre sur leur blindage des sigles indiquant à l’ennemi quelles sont les cibles les plus juteuses.

Évolution des Armoiries Raven
Au M24, Alistar Raven jeta les fondations ambitieuses du Fort Inviolé. Sa taille marqua tant les esprits des Nobles de la Maison qu’il forma la base de leur héraldique. Les millénaires suivants, chaque nouveau souverain de la Maison Raven développa l’édifice renforcé d’adamantium, qui fait désormais partie des plus grands bastions de l’Imperium.
Au M28, Lord Grunwald forma l’honorable Ordre des Compagnons. Son premier commandant fut Dame Syrtana Raven, qui sauva la vie de Grunwald lors du Blitz de Kortasa. Peu après, les épées croisées, symbole de l’ordre, furent intégrées aux armoiries Raven. Depuis lors, les Nobles Raven les plus méritants endurent l’Épreuve des Compagnons afin de rejoindre l’ordre.
Trois millénaires plus tard, Lord Gregor rencontra les premiers émissaires de Metalica et fit serment d’allégeance au Mechanicum. En échange de Sacristains compétents, les Chevaliers de la Maison Raven combattraient aux côtés de la Legio Metalica. Les armoiries Raven furent modifiées, et la puissance de la Maison crût sous le parrainage du Monde-Forge.
Omnitros, Pride of Kolossi
Plus que toute autre, la Maison Raven est en mesure d’employer des tactiques brutales et le poids du nombre pour piétiner ses ennemis. Sire Omnitros est un fervent adepte de ces stratégies, et abreuve constamment ses cogitateurs d’informations de combat afin de calculer la solution tactique optimale avec la précision d’un horloger. Son Chevalier Castellan, Pride of Kolossi, a reçu un appareillage auspicator et un tisseur de données supplémentaires pour assister Omnitros. Fort d’une quantité prodigieuse d’informations auto-analysées injectées dans son esprit, Sire Omnitros établit des rafales d’une précision chirurgicale pour appuyer la progression de ses camarades, et optimise la couverture de ses boucliers ioniques. En attaque comme en défense, Pride of Kolossi est un pilier de la ligne de bataille de la Maison Raven, et il emploie ses schémas de tir prédictifs pour éliminer les menaces dès qu’elles émergent et paver la voie de la victoire absolue au nom de l’Omnimessie.
Daklorn, Tempered Fury
Le Baron Daklorn est le Maître de Forge de la Cour Exaltée du Princeps Grevan. Le seul signe extérieur de ce statut est le marquage crénelé ornant la spalière de Tempered Fury. Le Maître de Forge est en charge de la défense du Fort Inviolé, s’assurant que l’immense forteresse, antique symbole de la suprématie de la Maison Raven, peut repousser les assauts les plus agressifs. Il lui incombe donc, entre autres devoirs, de protéger des armées entières de Sacristains et de rassembler les Chevaliers de la Maison si le Duc de Fer en donne l’ordre. Seuls les Barons à la loyauté impeccable et aux plus éminents honneurs de bataille sont invités à rejoindre la Cour Exaltée, et Daklorn a prouvé sa valeur dans ces deux domaines à maintes reprises. Son Chevalier Crusader, Tempered Fury, est un arsenal ambulant, grâce auquel le Maître de Forge déchaîne une puissance de feu ravageuse. Lorsqu’il ne combat pas au sein de la Cour Exaltée, Daklorn dirige la Garde des Portes du Fort Inviolé. Récemment, il a fait face - et piétiné - de nombreuses armées hérétiques.
Walkorn, Unyielding Iron
Walkorn et son Chevalier, Unyielding Iron, ont été intronisés au sein de l’Ordre des Compagnons de la Maison Raven suite à leurs actions dans la Dérive d’Heloeum. À la Bataille du Bastion Flétri, Walkorn a lui-même détruit le Rok Eye of Mork. Comme tous les Compagnons, Unyielding Iron ne porte aucun marquage distinctif de ce statut, car la Maison Raven estime qu’une telle décoration ne profite qu’à l’ennemi. Malgré cela, les Raven sont friands des motifs en chevrons, dont ils ornent de nombreux Chevaliers. Originellement, les chevrons servaient à signifier l’âge de l’exo-armure Chevalier : ceux qui portaient les marques les plus imposantes étaient des trésors d’archéotechnologie. Au fil du temps, les chevrons ont adopté un autre sens pour la Maison Raven, et indiquent l’âge et l’expérience de ses Nobles.
Grevan, Ferrous Maximus
Lord Grevan Raven quatrième du nom est le Princeps de la Maison Raven, le Duc de Fer de Kolossi et l’occupant du Trône d’Adamantium du Fort Inviolé. Son grade est signalé par une unique bande blanche sur son exo-armure Chevalier, Ferrous Maximus. Le jeune pilote intégra l’Ordre des Compagnons -l’élite combattante de la Maison - où tous remarquèrent son adresse martiale. Son ascension irrésistible l’amena au rang suprême, honorant ainsi sa noble lignée. Bien que la Maison Raven dispose d’un nombre impressionnant de Chevaliers, la plupart sont des modèles Errant et Paladin. Ferrous Maximus, cependant, est un Chevalier Warden. La légende veut que son canon Avenger ait été trois fois béni par l’Omnimessie. Chaque fois que le Chevalier est en difficulté, le pilote de Ferrous Maximus se rappelle cette vieille histoire stockée dans la mémoire de la machine, qui déclenche une salve réflexe d’une précision surnaturelle, perforant les plus épais blindages et les plus robustes carapaces.
Randul, Impenetrable
Randul est un des nombreux Barons inféodés au Princeps Grevan. Ses pairs le croient maudit, car chaque bataille liasse son Chevalier gravement endommagé. Pourtant, chacun de ces combats se solde aussi par une victoire, en général grâce à l’héroïsme de Randul.
Krewald, Glory Unblemished
Krewald et son Chevalier, Glory Unblemished, se sont distingués au service de la Legio Titanicus de Metalica, combattant en appui du Titan de classe Emperor Hand of Judgement alors que ce dernier annihilait une cité renégate.
Karstin, Hammerblow
Sire Karstin est un Noble mineur qui se soumet volontiers à la domination mentale de Sire Krewald en échange d’un statut supérieur.
Tolos, Triumphal
Sire Tolos est à contrecœur le Lige de Sire Krewald, mais son statut récemment dégradé ne lui laisse aucune alternative.

Maison Vulker

« Pour la Gloire Dorée de l’Omnimessie »
- Devise de la Maison Vulker.
Bien qu’elle soit l’une des Maisons Majeures d’alignement Adeptus Mechanicus, la Maison Vulker reste particulièrement recluse et mystérieuse. Son monde, Aurous IV, est une planète riche en minerais nichée dans un système bondé. C’était pour exploiter les planètes de ce système, et les ceintures d’astéroïdes environnantes, que le Monde-Forge Bellus Prime fut établi dans la zone. Les liens unissant Aurous IV et Bellus Prime restent forts, matérialisés par les Serviteurs en armure dorée travaillant sur les deux mondes.

Les cours de la Maison Vulker sont des lieux singuliers, pleins de Technoprêtres et de Serviteurs parlant en langage codé en séquences numériques. Ils accomplissent de troublantes cérémonies mécaniques, aux significations obscures, voire sinistres pour le profane. Les Nobles de la Maison Vulker cachent chaque carré de leur peau sous des robes et des masques d’or, et les étrangers ne sont pas les bienvenus dans leurs châteaux d’acier.

Lorsque sonne l’appel de la guerre, les Vulker délaissent leurs étranges atours et sortent avec la même assurance que leurs pairs. Ils affectionnent les plans d’attaque ou de défense parfaitement coordonnée, et affrontent toujours l’ennemi à distance optimale grâce à des trajectoires soigneusement calculées. Cela se traduit en général par une ligne de Chevaliers Vulker attendant que l’ennemi s’approche avant de l’annihiler d’un bombardement destructeur.

Titres de Chevaliers

Frustration constante de l’Administratum, le protocole usité pour s’adresser aux Maisons Nobles est particulièrement archaïque. Non seulement chaque Monde Chevalier dispose de ses propres conventions, mais au sein même des Maisonnées d’une planète, il se trouve d’innombrables préfixes, suffixes et déclinaisons dont les premiers emplois remontent à plusieurs millénaires.

Pour parachever cette difficulté, de nombreuses cultures chevaleresques jugent profondément offensant de s’adresser à un Noble de manière incorrecte. Des duels à mort ont été réclamés pour des broutilles, et plus d’un clerc zélé de l’Administratum s’est vu chassé hors de vue d’un Noble avant qu’il n’aggrave encore son cas sous le coup de la panique. Toutefois, les autorités impériales persévèrent dans leurs tentatives de maîtriser ce système archaïque de noms et de titres, car il s’agit d’éléments cruciaux pour la communication avec les Chevaliers au cours des combats.

Outre les titres relativement évidents de Haut Monarque et de Cour Exaltée, l’immense majorité des Mondes Chevaliers emploient sire ou dame comme des préfixes d’honneurs standards, bien que des variations comme sir, sor ou sirrah ne soient pas inhabituelles. D’autres mondes emploient des termes comme "très honoré" ou "Adoubé" après le nom d’un Noble, ou une déclinaison du nom de leur monde comme "ap Kostonor" ou "fon Medusar". L’accumulation de termes afin de dénoter du statut au sein d’une Maison est répandue : un Chevalier d’une Maisonnée dirigeante pourra s’appeler Dame Eleanora Uhl Tassos, tandis qu’un Noble inférieur du même monde sera appelé Sire Geralt Lor Tassos. Il existe autant de ces honneurs qu’il y a d’étoiles dans le ciel impérial, et tous sont d’une importance capitale pour les Nobles qui les emploient.

Baron Vroth, Gilded Conqueror
Le motif de bandes sur la carapace du Chevalier signale le rang de Baron de son pilote, Vroth, et le dessin de sa spalière son poste de Maître du Vox de la Cour Exaltée. Le Maître du Vox, parfois appelé le Broadhailer, porte des équipements internes de communication qui mettent en réseau tous les détachements de Chevaliers de la Maison Vulker, et transmettent les laïus vox aux alliés éloignés. Les Maîtres du Vox se placent généralement sur la ligne arrière, où ils se focalisent sur les communications tout en apportant un tir d’appui. Ce n’est pas le cas du Baron Vroth. Il fonce là où la mêlée est la plus dense - un mouvement typique du modèle Gallant - et écrase tout sur son passage. Son Chevalier est l’un des plus vieux et des plus richement décorés de la Maison Vulker ; seules les machines les plus anciennes ont des blindages embellis d’une finition polie - même la plaque faciale de Gilded Conqueror est faite d’un métal précieux.
Luxious, Unalloyed Victory
Pour les Vulker, les plaques de blindage d’adamantium nues sont considérées comme un hommage solennel. Dame Luxious a remporté cet honneur lors des féroces affrontements sur le monde hostile de Tasmadar II, après que les bio-horreurs tyranides eurent piégé la lance du Baron Dyrok. Surgissant des pentes envahies de végétation d’une vallée sobrement appelée le Gosier, un duo de bêtes ophidiennes paralysa le Chevalier du Baron avant de renverser le Gallant de Sire Ulrecht. Avec un calme glacial, Luxious calcula des solutions de tir et libéra des salves assassines de roquettes et d’obus gatling qui éventrèrent une bête avant qu’elle ne pût achever la monture d’Ulrecht. Unalloyed Victory croisa le fer avec la chitine de l’autre monstre, et subit de graves dégâts avant de sectionner la tête de la créature de sa tronçonneuse rugissante. La dame et son Chevalier protégèrent leurs camarades blessés durant huit heures, repoussant les vagues de prédateurs avant que des secours n’atteignissent le Gosier. Pour ce haut fait sublime, Luxious et sa monture furent abondamment honorées, et la magnificence de leurs systèmes et leur panoplie fut restaurée avant l’effort final qui libéra Tasmadar II.
Baron Golphytes, Strident
Comme l’indique sa spalière, Golphytes est le Maître du Savoir, le gardien es données sacrées, le Cogitaor Prime.

Maison Taranis

« Honore ta Forge, Honore le Primus Ordinus »
- Devise de la Maison Taranis.
Fervents serviteurs du Dieu-Machine, les guerriers de la Maison Taranis ont l’honneur d’appartenir à la première des Maisons de Chevaliers, et bien qu’ils portent les titres de Nobles et de Chevaliers, ils ne suivent pas les coutumes féodales des autres Maisons.

Fondée sur Mars, où fut créée la première exo-armure Chevalier à l’Âge de la Technologie, la Maison Taranis n’a jamais eu à survivre sur un monde frontière ni à se protéger des ténèbres du vide, et s’apparente plus à la Legio Titanicus qu’à ses sœurs des Mondes Chevaliers. De même, ses Nobles ne sont pas esclaves de leur Trône Mechanicum, et le conditionnement neural qui insuffle leurs rigides traditions aux Chevaliers est absent de leurs propres Trônes. Les Nobles de Taranis ne partagent pas les secrets technologiques à l’origine de cette différence, et voient cette absence de conditionnement comme un symbole de leur prééminence sur les autres Chevaliers de l’Imperium.

Lors de la guerre civile qui éclata sur Mars pendant l’Hérésie d’Horus, la Maison Taranis fut presque anéantie. À l’issue du conflit, il ne lui restait plus que deux Chevaliers. Seuls des efforts surhumains, et la compétence des prêtres de Mars, lui permirent de survivre à son heure la plus sombre et de se reconstruire. Cette expérience habite les Chevaliers de la Maison Taranis depuis lors ; ils estiment que l’Omnimessie les protégera éternellement, même dans les heures les plus sombres, et c’est cette croyance qui les a enhardis depuis l’ouverture béante de la Grande Faille.

Les Chevaliers Taranis portent fièrement la livrée rouge de Mars, bien que ce champ éminemment symbolique ait été adopté par nombre d’autres Maisons directement inféodées à l’Adeptus Mechanicus. L’épée qui sépare les armoiries de Taranis de l’icône de l’Adeptus Mechanicus nouvellement fondé fut adjointe à la suite de l’Hérésie d’Horus. Raf Maven, le vaillant Chevalier qui, non content d’avoir survécu aux guerres civiles désastreuses de Mars, entreprit de rebâtir et de diriger la Maison Taranis, insista pour ajouter cet emblème en hommage à ses parents tombés au cours des âpres combats. La combinaison d’un tel héritage et du prestige de leur monde natal confère aux Chevaliers Taranis un rang prépondérant.

Genèse des Premiers Chevaliers

Le premier Chevalier fut l’une des innombrables merveilles mécaniques créées sur Mars à l’Âge de la Technologie. Les Nobles novateurs de la Maison Taranis devinrent les premiers Chevaliers Impériaux et pilotèrent les tout premiers prototypes, tout droit sortis des forges de Mars. Fait unique parmi les Maisons de Chevaliers, les Trônes Mechanicum des Chevaliers Taranis n’intégraient aucune technologie de reprogrammation mentale. C’était en partie dû à la loyauté farouche des Nobles de Mars envers leurs superviseurs du Mechanicum et au fait que la Maison Taranis était une partie intégrant de l’infrastructure de Mars. Les SCS des Chevaliers Impériaux furent améliorés pour inclure les stimuli subliminaux en vue de l’exode de l’Humanité dans les étoiles, afin que les Nobles soient mieux préparés assumer leur responsabilité de protéger les autres.

Une Maison Renaît de ses Cendres

La Maison Taranis souffrit durement lors de la guerre civile qui éclata sur Mars pendant l’Hérésie d’Horus. À l’issue du conflit fratricide, il ne restait plus que deux Chevaliers. Raf Maven, un des survivants, se dévoua à la reconstruction progressive de sa Maison brisée. Son incroyable engagement et les talents des techno-adeptes de Mars permirent à la Maison Taranis de surmonter son heure la plus sombre.

Thassor, Red Jackal
Sire Thassor se considère comme un exterminateur de machines impures. Son Armiger Warglaive, Red Jackal, dispose d’un esprit de la machine prédateur, et ensemble, ils traquent et exécutent implacablement les véhicules ennemis.
Xantek, Blade of Mars
Meurtri par un Titan du Chaos. Xantek est un des rares Nobles à avoir survécu à deux Rituels d’Adoubement. Il est persuadé d’incarner la capacité de sa Maison à toujours se relever dans l’adversité, et sa foi est ardente à l’extrême.
Archimaxes, Devastation Unbridled
Sire Archimaxes règne sur le Point Hydraulach. Ce bastion renforcé protège sur les étendues australes de la Mare Erythraeum de Mars, conçu pour agir comme un bouclier contre les Serviteurs de combat prédateurs qui s’écartent de leurs pistes de chasses pour menacer les Manufactorums au-delà. Archimaxes mène sa veille seul, et avec satisfaction, car il est un individu solitaire qui préfère la compagnie des machines à celle des vivants. Archimaxes n’est pleinement heureux que lorsqu’il est uni à son redoutable Chevalier Castellan, Devastation Unbridled, et qu’il pourchasse et élimine des monstres-serviteurs corrompus de la taille de navettes spatiales. Lorsque l’appel aux armes du Princeps de la Maison Taranis retentit, Archimaxes est un camarade laconique. Pourtant, tous se réjouissent de sa présence taciturne, car il est aussi appliqué dans sa tâche de protecteur qu’impitoyable dans sa persécution des bêtes les plus monstrueuses et imposantes de l’ennemi.

Maison Krast

« Écrase le Serpent »
- Devise de la Maison Krast.
Dix mille ans n’ont pas suffi à guérir l’amertume qui s’est emparée de la Maison Krast. Derrière les boucliers de ses hauts bastions, ses Nobles contemplent avec une froide colère les vestiges empoisonnés de leur monde de Chrysis, en sachant pertinemment qui blâmer pour sa mort. Là où jadis se tenaient des continents verdoyants et des océans grouillant de vie, il ne se trouve à présent que le squelette de forêts pétrifiées et d’immenses bassins vides. Ses plages se sont changées en falaises arides, et sur les îles qui se dressaient au-dessus des eaux ne restent que les ruines croulantes de maisonnées défuntes, derniers témoins de la trahison.

Chrysis fut le premier Monde Chevalier à être redécouvert lors de la Grande Croisade. Ses Nobles ne montrèrent aucune hésitation à rejoindre l’Empereur, et firent de la Maison Krast l’un des plus anciens défenseurs du domaine de l’Humanité - un fait dont elle s’enorgueillit encore à ce jour. La trahison de l’Hérésie d’Horus a prélevé un terrible tribut sur Chrysis, et les Titans renégats de la Legio Mortis furent les premiers responsables de la ruine du monde. Krast fut la seule Maison Noble à survivre à ces événements calamiteux, et ses pertes furent si élevées que ce n’est que grâce à l’appui de Mars qu’elle put s’en relever.

Depuis cette époque, les survivants de la Maison Krast prêtent deux serments : une loyauté éternelle envers la Planète Rouge, et une vengeance éternelle à l’encontre de ceux qui les ont trahis. Leurs descendants maintiennent toujours ces serments, et honorent Mars tout en traquant les forces du Chaos avant toute autre.

Ces liens très forts avec le Monde-Forge ont conduit la Maison Krast à adopter le rouge de l’Adeptus Mechanicus pour sa livrée. Suite à l’Hérésie d’Horus, les armoiries de la Maison furent modifiées, avec le consentement unanime des Nobles. Au lieu du lion rampant, elles représentent dorénavant un poing de fer étranglant le serpent du Chaos. En outre, chaque Noble prêta serment de se venger des forces renégates d’Horus. Depuis les guerres cruelles de la Purge, les Chevaliers Krast ont été en première ligne des conflits contre le Chaos.

Les Guillotineurs, Chasseurs de Titans

Au nombre des trahisons qui entraînèrent la destruction de toutes les Maisons de Chevaliers de Chrysis sauf une, la Maison Krast tient la félonie initiale de la Legio Mortis comme la pire. Les Têtes de Mort, une des Légions Titaniques de Mars, avaient combattu aux côtés des Chevaliers Krast à maintes occasions au début de la Grande Croisade. Après s’être alliées à Horus au cours de la guerre civile, les Têtes de Mort réapparurent sous le nom de Legio Mortis, en proclamant leur allégeance à Nurgle, et menèrent l’assaut qui ravagea Chrysis et extermina ses Maisons.

Les Chevaliers Krast cherchent sans relâche à venger leurs frères tombés, et traquent les Titans de la Legio Mortis plus que tout autre ennemi. Lorsqu’un Chevalier abat un Titan, son exploit est célébré avec faste à son retour sur son monde natal. Toutefois, ces réjouissances ne sont rien comparées à la gloire qui attendrait sur Chrysis un Chevalier Krast qui vaincrait un de ceux de la Legio Mortis. Le Noble sera élevé en triomphe et gagnera le titre de Guillotineur. Chaque Guillotineur porte un symbole brisé de Tête de Mortis sur son tabard ou son blindage - un marquage rappelant son héroïsme et exaltant la destruction d’un ennemi honni.

Des rapports faisant état de la présence de la Legio Mortis parmi les forces du Chaos assiégeant la porte Cadienne ont poussé les Krast à se redéployer dans cette zone de guerre.

Narsus, Hate’s Requiem
L’esprit de la machine de l’Armiger Helverin Hate’s Requiem combat les renégats et les félons avec une morgue particulière, un trait que son pilote, le Lige Narsus, exploite volontiers.
Karyx, Serpent’s Bane
La Comtesse Karyx a vaincu le Seigneur du Chaos Stentyrius de l’Alpha Legion et mit un terme à ses intrigues d’une déflagration de la lance thermique de son Armiger Warglaive, Serpent’s Bane.
Lagos, Redemption of Adamant
Le Baron Lagos est le pilote du Chevalier Crusader baptisé Redemption of Adamant. Au sein de la Maison Krast, le rang de Baron est représenté par deux bandes parallèles jaunes sur la carapace. Au cours de ses longues années de service, Redemption of Adamant a surmonté les pires dégâts que les ennemis de l’Humanité peuvent infliger, mais les Sacristains ont toujours pu réparer son armure d’adamantium ; mieux encore, Lagos et la myriade de souvenirs-chimères de son Trône Mechanicum en ressortent à chaque fois renforcés et ivres de revanche. En tant que Biron, les devoirs de Lagos sont d’entretenir son bastion, de diriger les Chevaliers sous ses ordres, et de répondre aux appels à la guerre du Princeps si ce dernier vient à convoquer les membres de la Maison Krast. En fonction des besoins de son suzerain, le Baron Lagos pourra envoyer un détachement personnel de Chevaliers, se rendre en personne au combat, ou bien encore mener sa propre escorte - une Cour Baroniale - à la bataille.
Forillus, Headtaker
Forillus fut un temps inféodé à la Légion de Titans des Cockatrices, et sa livrée porte à présent une partie de leurs couleurs. Lors de ces années de services, Sire Forillus a appris comment engager le combat contre des machines de guerre plus imposantes et dangereuses que lui, comment échapper à leur courroux assez longtemps pour les abattre et maintes autres stratégies concernant la guerre mécanisée. Ces leçons s’avérèrent inestimables lorsque Forillus combattit aux côtés du 87e Vostroyen contre les colossales effigies de guerre de la Waaagh! Cogstompa, faisant de lui le fléau des plus puissantes machines peaux-vertes.

Sans-Fief

Certains Nobles sont bannis ou abandonnent d’eux-mêmes leurs Maisons pour errer seuls parmi les étoiles. Ces guerriers sont appelés Sans-Fief, et doivent se frayer un chemin vers la gloire. Nombre d’entre eux sombrent rapidement dans l’oubli et la mort sur un champ de bataille loin de chez eux et de leurs proches - mais d’autres savent se montrer dignes de légendes.

Un Chevalier peut devenir un Sans-Fief pour de nombreuses raisons. Un Noble peut avoir commis une faute impardonnable, et être chassé de sa Maisonnée ou décider de lui-même qu’il ne peut plus rester. Certains Sans-Fief sont victimes des circonstances, et se retrouvent isolés loin de chez eux, ou bien combattent depuis si longtemps à travers les étoiles qu’ils ne connaissent plus que la solitude. Parfois, la destruction d’une Maison Noble entière peut voir un Chevalier abandonné et résolu à se venger seul.

C’est ainsi que des Chevaliers solitaires s’élancent dans le vide spatial. Certains sont en quête d’une noble cause à défendre, d’autres sont des redresseurs de tort. Quelques fois, un Sans-Fief deviendra un reclus, et ne se battra que pour défendre son ermitage, tandis qu’un autre, rendu fou par l’isolement ou les circonstances de son exil, se changera en meurtrier aveugle ou en vengeur silencieux plus proche d’une entité surnaturelle que du fier guerrier qu’il était jadis. Quel que soit le cas, les Nobles Sans-Fief sont plus que tout liés à leur Chevalier, et l’humain et la machine ne font plus qu’un. Avec le temps, la plupart ne sont plus connus que par le nom de leur exo-armure Chevalier, et le guerrier qui y réside n’est plus un individu à part entière.

Les Sans-Fief ont tendance à voyager seuls, ou accompagnés d’un petit groupe de suivants ou de Sacristains. Souvent, les Liges loyaux à un Noble lorsque celui-ci appartenait encore à une Maisonnée le resteront une fois que leur maître sera devenu un Sans-Fief, et leurs Armigers soutiendront le Chevalier comme par le passé. Il n’est pas non plus rare que des Sans-Fief se regroupent - peut-être après avoir été attirés par le même théâtre d’opérations lors d’une campagne - pour former des lances qui luttent de la même manière qu’un détachement de Maisonnée, mais unis par un lien formé par les seuls combats. Après sa victoire, un tel groupe de Sans-Fief se sépare généralement, mais certains choisissent de rester ensemble pour de plus longues périodes.

En dépit de leurs tragédies passées, de leur entourage présent et des particularités qu’ils ont pu développer après tant de temps vécu loin de leur foyer, les Sans-Fief donnent toujours beaucoup d’importance aux actes d’honneur et au devoir, peut-être même plus que lors de leur vie précédente. Ainsi, où qu’il se rende, un Sans-Fief se battra pour protéger les citoyens et les soldats de l’Imperium, et punir les ennemis de l’Humanité.

Chevaliers Solitaires

Même si dans la longue histoire de l’Imperium, il y a eu beaucoup de cas de Chevaliers Sans-Fief travaillant de concert, y compris au sein d’un détachement de Maison, la vaste majorité d’entre eux choisit de combattre seul. Les raisons derrière cette existence solitaire sont nombreuses et variées ; il est certain que chaque Chevalier Sans-Fief aurait un abondant récit à déployer, mais il est peu probable que la vérité sur sa vie soit agréable à entendre.

Un Passé Oublié

Ce sont ces histoires mystérieuses qui poussent les Sans-Fief à renoncer à leurs origines et à prendre une toute nouvelle identité. La plupart choisissent de se cacher derrière un nom sibyllin, quoique la possibilité qu’il puisse livrer des indices sur son passé soit une énigme en elle-même. Il est même probable qu’après de longues années de guerre ininterrompue, certains Chevaliers oublient jusqu’aux raisons qui les ont placés sur cette voie.

Contrairement aux Chevaliers des Maisons, les Sans-Fief optent généralement pour une livrée monochrome et des motifs simples - dans les rares cas où ils se choisissent une icône personnelle. Certains arborent une iconographie symbolique sur leur tabard, encore que ces décorations restent très minimalistes. Le choix de livrée d’un Chevalier Sans-Fief, et de ce qui passe pour une héraldique, est unique, si bien qu’il n’y a pas deux Sans-Fief identiques.

Kalena Maxus, Stormwalker
Lorsque la Grande Faille déchira la galaxie, le Monde Chevalier de Kamador se trouvait directement sur sa trajectoire. Engloutie dans la folie bouillonnante du maelström, la planète fut assiégée par des marées de mutants et d’abominations démoniaques. Conduites par les grotesques soldats des Emperor's Children, les outrageuses hordes du Chaos mirent à bas les forteresses des Maisons Nobles les unes après les autres. Si les Chevaliers de Kamador défendirent férocement leur monde, ils ne parvinrent pas à triompher. Un seul Noble réchappa à la dévastation qui s’ensuivit - Dame Kalena Maxus, le Stormwalker. Ce n’est pas volontiers que Kalena fuit le trépas de Kamador. En effet, elle reçut l’ordre du Haut Roi Arturo de transmettre la nouvelle de la chute de son monde, et d’exercer sa vengeance sur les forces du Chaos. Cette dernière volonté, Dame Maxus l’a exaucée avec ardeur maintes fois depuis lors. Elle hante les frontières de la Grande Faille, rallie les forces impériales où qu’elles se trouvent et les dirige au combat pour contre-attaquer les hérétiques. La venue du Stormwalker a inversé le cours de nombreuses batailles, et Dame Maxus a dédié chacune de ces victoires âprement disputées à la mémoire des siens.
Amaranthine
Comme la plupart des Sans-Fief ne conservent aucun marquage de Maison, et que peu présentent de signe d’alignement impérial ou envers l’Adeptus Mechanicus, il est difficile de retracer leur passé. Le Sans-Fief solitaire appelé Amaranthine fut baptisé ainsi par les défenseurs assiégés de Romaric VII. La plupart pensent que c’est en raison du pourpre de son amure, mais certains revendiquent une référence à un saint impérial. Silencieux et méthodique, le Chevalier ne répond jamais aux salutations, aux transmissions vox ou aux tentatives de converser avec lui. Toutefois, durant la Guerre de Tiberius, il fut observé qu’il suivait les tactiques transmises sur le réseau vox à ceux qui combattaient à ses côtés, en évitant les lignes de tir et en éradiquant les ennemis comme si on le lui avait demandé. Les défenseurs comprirent qu’en dépit de son mutisme, le Chevalier restait à l’écoute, à l’exception manifeste des invitations à rester une fois la bataille remportée.
Chevalier d’Obsidienne
On en sait peu sur le Sans-Fief que certains appellent le Chevalier d’Obsidienne, dont la première apparition enregistrée fut lors de la croisade du Golfe de Damoclès, il y a plus de deux siècles. Le béhémoth noir couvert de symboles macabres surgit alors de nulle part. Il arrêta une offensive t’au majeure, puis participa à des dizaines de batailles. Le Chevalier disparut à la fin de la campagne, et entra dans la légende. Deux siècles plus tard, lorsque le légendaire Commandeur T'au Shadowsun lança l’invasion d’Agrellan, le Chevalier d’Obsidienne réapparut. Nul ne sait s’il s’agit ou non du même Chevalier, mais il combattit avec le même zèle, annihilant des cadres ennemis entiers. Sur Prefectia, le Chevalier d’Obsidienne affronta les plus redoutables exo-armures et marcheurs balistiques déployés par l’Empire T’au, et accumula les victoires avant d’être vaincu et englouti dans une immense faille géothermique. L’Imperium retrouva par la suite l’épave du Chevalier d’Obsidienne et jugea à regret sa légende terminée. Pourtant, plus tard au cours de cette même campagne, le Sans-Fief réapparut mystérieusement au combat, plus véhément que jamais.
Gerantius, Chevalier Vert
Connu en tant que Chevalier Vert, voire Chevalier Oublié, Gerantius réside au centre de la Montagne Sacrée, un pic béni qui s’élève au cœur de la plus vaste île d’Alaric Prime. On raconte qu’il s’y trouve une crypte d’archéotechnologie et de savoir perdu, gardée par le Chevalier. Ancien et mystérieux, Gerantius défend ce sanctuaire, et son monde, depuis des temps immémoriaux. Chaque fois que la planète est menacée, le Chevalier Oublié sort de son sommeil et marche sur les ennemis d’Alaric Prime. Les rumeurs abondent sur la silhouette énigmatique, mais en vérité, nul ne sait ce qu’est le Chevalier Vert, car personne na jamais parlé à son pilote, s’il se trouve bien quelque chose de tel sous sa carapace. Ce qui est certain, c’est qu’en temps de besoin, le Chevalier Vert vient repousser l’ennemi à coups de tronçonneuse Reaper et de canon thermique. Gerantius fut la clé de voûte de la victoire sur les Orks de la Waaagh! Rouge, et avec les soulèvements hérétiques à travers Alaric Prime depuis l’ouverture de la Grande Faille, le Chevalier Vert marche à nouveau au combat.
Manifest Vengeance
Une fois que ce Sans-Fief tenace se met en chasse, nulle force dans la galaxie n’est capable de l’arrêter. Manifest Vengeance a traqué des adversaires d’un bout à l’autre de secteurs entiers avant de porter un coup fatal de son bitronçonneur.
Faucheur Grenat
Le Faucheur Grenat est aussi réputé pour ses tendances meurtrières que pour ses qualités de combattant - rares sont les commandants qui lui fassent entièrement confiance.
Auric Arachnus
Par l’épée et l’obusier, le Chevalier appelé Auric Arachnus combat les ennemis de l’Imperium. Avec sa livrée jaune vif caractéristique contrastant avec son symbole d’araignée stylisé, ce preux Sans-Fief cherche à attirer l’attention et les tirs adverses. Les origines de ce Chevalier sont inconnues, et son pilote ne quitte jamais son armure. Toutefois, c’est lorsque l’ombre de la Flotte-Ruche Béhémoth s’est abattu sur l’Ultima Segmentum que la légende d’Auric Arachnus débuta. Tandis que les armées impériales repoussaient l’ennemi, le Chevalier Paladin était tel un pilier crachant la mort, puis lorsqu’elles furent submergées, sa tronçonneuse Reaper faucha les nuées comme du blé mûr. Comme les Tyranides pressaient les Ultramarines, ils durent se replier sur leur Monde Chapitral. Auric Arachnus les accompagna. C’est là que le Sans-Fief s’illustra en tuant une Dominatrix.
White Warden
Jadis, le Noble Neru Degallio était le seigneur de la Maison Degallio. Son Chevalier, le White Warden, était un symbole de la puissance et de l’influence de sa famille. Tout cela fut perdu lorsque la Waaagh! Rouge s’abattit sur sa planète. En tant que Maison de Chevalier la plus illustre d’Alaric Prime, il incomba à Degallio d’encaisser le gros des combats, et de tous Nobles de sa Maison, seul Neru survécut. Suite à sa victoire désastreuse, le seigneur de la Maison Degallio fut utilisé comme bouc émissaire par les Maisons secondaires et néanmoins avides. Après la disparition mystérieuse de sa consort, Neru choisit la voie du Sans-Fief. Il prit le nom de son Chevalier et quitta Alaric Prime. Depuis ce jour, le White Warden a affronté d’innombrables ennemis de l’Imperium, en démontrant chaque fois ses qualités de guerrier et de tacticien. Il a tissé des liens étroits avec les courageux Space Marines du Chapitre des Salamanders, chez qui Delgallio a découvert un désir partagé de défendre le commun des mortels du domaine de l’Empereur. Depuis l’ouverture de la Grande Faille, le White Warden a risqué à maintes reprises sa vie pour défendre Nocturne, le Monde Chapitral des Salamanders.
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Armement Chevaleresque

« S’asseoir dans le Trône Mechanicum, éveiller son collecteur et sentir son Chevalier prendre vie autour de soi, voici les étapes d’une ascension unique. Vos tendons deviennent acier et pistons. Votre rythme cardiaque acquiert le feu du plasma. Vos poings deviennent des armes d’une force incalculable. Que tous vous craignent, et à juste titre. »
- Cantiques du Précepte de la Renaissance, Versets 35-37.

Les arsenaux des Maisons Nobles regorgent de pièces d’artillerie, d’énormes canons à énergie, de râteliers d’ogives balistiques et d’armes de mêlée titanesques. Même les plus petits Chevaliers manient plusieurs de ces armes à la fois, agissant comme plate-forme d’artillerie ou véhicule d’assaut capable de briser l’échine d’armées entières sous la fureur de leurs tirs de de leurs attaques en combat rapproché.

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Les champs de bataille d’Umekha étaient en flammes. Le 17e Vostroyen battait en retraite, tirant de rares salves tout en fuyant sur le veld. Leurs tourmenteurs les talonnaient, les corps androïdes des Nécrons reflétant l’éclat des brasiers comme ils tiraient sur les Gardes Impériaux en fuite.

Le Baron Griegor de Taranis observait la scène par les auspicateurs d’Iron God, son Chevalier Warden. Il était encore loin, mais chaque foulée le rapprochait des combats. Projetée par son collecteur de données, la situation stratégique défilait sur ses rétines. Griegor fit la moue. C’était tout sauf optimal.

« Ces Nécrons sont aussi dénués d’honneur que de pitié, » dit-il. « Les exterminer sera un véritable plaisir. » L’esprit de la machine d’Iron God gronda son acquiescement.

« Je suis d’accord, messire, » répondit Dame Melandra de Taranis par vox. Son Chevalier Gallant, Retributor, marchait à une vingtaine de mètres sur sa droite, ses pennons gonflés par le vent brûlant de la guerre. « Il est temps de frapper. »

« En effet, » acquiesça Griegor, en absorbant des données de visée, des analyses atmosphériques et des augures stratégiques transmis par les câbles à la base de son crâne.

« Nous sommes à la portée de combat prescrite par le Code. Engagez à volonté, Madame. »

Le Gallant de Melandra fit des foulées plus rapides. Le Baron Griegor sélectionna ses cibles au moyen de contractions de la rétine, mains organiques et mécadendrites volant sur les touches de sa console de contrôle tandis qu’il préparait les esprits de ses armes et leur ordonnait de tirer.

Son Canon Gatling Avenger se mit à tourner et son hurlement emplit la plaine lorsqu’il cracha le feu sur les Nécrons qui avançaient. Les corps de métal explosèrent sous les coups des milliers d’obus qui s’abattaient dans leurs rangs, des missiles jaillirent de sa carapace, ajoutant de nouvelles explosions au chaos ambiant. Les Nécrons ralentirent, les survivants se tournant à l’unisson face à cette menace.

Le bouclier ionique de Griegor s’illumina de bleu lorsque la première salve l’atteignit, se brisant sur la barrière énergétique sans causer de dommages. Puis Retributor atteignit la ligne nécron, broyant les guerriers sous ses pas et projetant leurs machines de guerre dans les airs à chaque revers du poing ou de la lame. Alors que les Nécrons étaient en pleine déconfiture, Griegor envoya plus d’énergie à ses systèmes moteurs et se joignit à la mêlée. Ce faisant, ses récepteurs audio lui transmirent un nouveau son qui le fit sourire. Les Vostroyens les acclamaient.

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Sources

  • Codex Imperial Knights, V8
  • Codex Chevaliers Impériaux, V6

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