Catégorie:Chevaliers Impériaux

De Omnis Bibliotheca
Brom Griffith s’enfonça dans le Trône Mechanicum en laissant reposer ses gantelets sur les accoudoirs. Son monocle augmétique de bronze ajusta sa focale à la luminosité des chandelles. Sa robe se figea, l’ébène de la crête de dragon de sa Maison s’harmonisait avec le perle du tabard posé sur ses genoux.

Les emblèmes de la Maison Griffith le fixèrent au travers des ténèbres vacillantes. Des Trônes étaient disposés en cercle le long des murs de la chambre, vides et inertes. Le froid, l’obscurité et l’architecture baroque des pierres taillées du dôme de communion créaient une atmosphère oppressante. Brom suffoquait presque dans le bastion dont il avait la charge, accablé par les rituels, perdu parmi les mornes spires d’adamantium. Il porta la coupe de fer à ses lèvres et but une gorgée de vin. Cela faillit engourdir son esprit, comme les autres frivolités de la cour, telles l’armure enluminée, les emblèmes, et l’opulence qui couvrait chaque recoin du bastion Armantes, la forteresse de sa Maison.

Quarante ans s’étaient écoulés depuis le jour où il avait suivi le rituel pour la première fois, mais il s’en souvenait dans les moindres détails. Il lui arrivait de s’éveiller la nuit en sueur, les mains tremblantes, les yeux révulsés. Annlize se rapprochait alors de lui, devinant la nature de son rêve, et lui murmurait des mots apaisants. Elle attendait jusqu’à ce que ce voile de teneur s’estompe, l’aidant à oublier le poids de ses implants, avant de lui rappeler ses cicatrices de guerre en passant un doigt sur sa peau ravagée, et faire ainsi resurgir la fierté de prédateur de son consort.

Brom sourit froidement. Annlize était aussi redoutable que lui, un cœur ardent au sein de la Maison. Qui d’elle ou de lui était devenu le plus dangereux au fil des siècles ? Difficile à dire, car toutes les guerres ne se gagnaient pas en pilotant une machine.

Il posa sa coupe. D’instinct, il sentit le changement s’opérer. Le Trône commença à lui parler ; quelques murmures, puis des voix entremêlées. La fébrilité et l’exaltation des premières années avaient disparu depuis longtemps. Son esprit s’était mêlé aux empreintes engrammatiques de ses prédécesseurs. Il s’était endurci et affûté.

Tout ce qu’il ressentait à présent, durant ses heures éveillées du moins, était le besoin de sa carapace d’acier, le dieu endormi, l’autre moitié de son âme, celle qui ne le quittait jamais, même pendant l’accalmie entre deux combats. La lueur des chandelles diminua comme on diminuait leur alimentation en prométhéum. Brom sentit les battements de son cœur accélérer. Un rictus déforma ses lèvres, il agrippa ses accoudoirs.

Je t’entends.

Des pistons s’actionnèrent et le sol trembla. Brom appuya sa tête contre le dossier peluché du Trône et ferma les yeux. Des câbles de connexions segmentés surgirent tels des serpents. Il les sentit à peine s’enficher dans ses ports neuraux et former des tresses sur son crâne. Immédiatement, le babil reprit de plus belle. Des voix à demi effacées, le son de guerres anciennes et les sourdes impulsions d’une intelligence artificielle s’immisçaient dans sa conscience.

Les pierres autour du Trône se soulevèrent, révélant des charnières métalliques. Des faisceaux lumineux tourbillonnaient tandis que les avertisseurs de descente emplissaient la chambre de leur plainte assommante. Le mur derrière lui, paré des emblèmes de la Maison Griffith, se retira sur des rails. Des câbles se tendirent avec un claquement.

Enfin. Je revis.

Le Trône Mechanicum frémit et s’ébranla. Brom sentit son estomac se nouer alors que son siège basculait dans le tunnel de transit. Il quitta l’opulence du dôme de communion pour descendre le long de la sombre échine du bastion interne, un ancien enchevêtrement de conduits dont le métal fut forgé, disait-on, sur Terra elle-même. Le Trône de Brom plongea et glissa sur des dizaines de mètres en quelques secondes, lui faisant monter le sang à la tête tandis que ses robes s’agitaient contre son armure.

Brom se raidit tandis que s’amplifiait le concert des voix dans son esprit connecté. En dessous de lui s’ouvrit en grand la trappe du terminal, et il aperçut l’espace d’un instant une carapace criblée d’impacts évoquant un quelconque paysage lunaire. Le cockpit était déjà ouvert à son sommet et luisait d’un rouge diffus… il l’appelait.

Il arriva à destination, et le Trône se verrouilla en produisant un craquement. La carapace blindée se referma au-dessus de lui et étouffa le vacarme des sirènes.

Comme toujours, il fut désorienté pendant un moment. Le Trône établit rapidement ses connexions. Des fiches se branchaient, des attaches se verrouillaient et les voyants s’allumaient. La machine eut une secousse comme elle revenait à la vie. Durant ces instants de lieue, Brom doutait toujours de lui-même, oubliait son nom, qui il était et son importance. Puis, comme le vent chasse un nuage d’orage, tout revint à sa place.

Je suis de nouveau moi-même.

Brom ouvrit les yeux, sa vue déjà couplée aux lentilles photoréactives de sa machine. Son corps répondait, se synchronisant par étapes avec des muscles d’acier et une peau d’adamantium. Il leva son bras, et vit une énorme tronçonneuse imiter son geste, grognant tandis que des engrenages de la taille d’un homme entraient en mouvement. À travers les yeux de la machine devenus les siens, il regarda des portes colossales s’ouvrir en grand devant lui. De la vapeur s’éleva depuis les grilles disposées sur le sol du caveau transcendantal. Brom distingua les domestiques se hâtant de s’écarter de son passage, mais il ne leur prêta guère attention. Peut-être se serait-il identifié à eux dans son enveloppe charnelle, mais enchâssé au cœur d’un béhémoth d’acier, ils lui semblaient être d’une espèce distincte.

Au-delà des portes, il vit le ciel violacé du Pas du Dragon. Les nuages convergeaient à l’horizon, en marquant la descente des vaisseaux-forges qui emporteraient sa quête sacrée à travers le vide spatial.

Le bouclier ionique de la machine crépita. Le dernier verrou de la carapace se bloqua. Les runes défilèrent sur l’affichage de son monocle, fournissant à Brom toutes sortes de données, en binaire et en gothique. La présence de la machine surgit, envahissante et inflexible, désireuse de franchir le seuil du donjon et de recouvrer sa liberté.

Brom ne dit rien. Il n’avait plus besoin de parler. Lui et la machine ne faisaient qu’un, reliés par une technologie presque mystique. Un esprit ancien et avide effleura le sien, fracturé et grondant, résonnant des âmes du passé, impatient de se mouvoir librement et de massacrer de nouveau. Toute sensation oppressante s’était estompée. À présent, il se sentait simplement en vie.

+Marche+ ordonna enfin Brom via le relais neural. Puis, dans un son de cor assourdissant, son Chevalier quitta une fois de plus le bastion Armentes.


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Le sol tremble alors que les colosses d’adamantium des Maisons de Chevaliers s’en vont en guerre. Chacune de ces exo-armures est une machine de destruction bipède dotée d’armes de tir et de corps à corps dévastatrices. Au cœur de chaque Chevalier se trouve un pilote, un Noble relié mentalement aux commandes de sa machine, et qui bénéficie ainsi des conseils que lui murmurent ses prédécesseurs. Un unique Chevalier est de taille à affronter seul un régiment d’infanterie ou une compagnie de chars, et lorsqu’ils forment des armées de croisade, ils peuvent mettre à genoux des systèmes stellaires entiers. Qu’ils combattent au nom de l’Omnimessie ou de l’Empereur, les Chevaliers se conduisent avec honneur et bravoure.

  • Lances de Chevaliers : Sur le champ de bataille, les Chevaliers se réunissent en formations appelées lances, où les imposantes machines de guerre sont menées par le Noble ayant le plus haut rang.
  • Tradition de Maisonnée : Les Maisons de Chevaliers sont des institutions aux traditions martiales millénaires, chacune livrant bataille de façon distincte.
  • Maison Terryn : Vaillants Guerriers : Les Nobles de la Maison Terryn sont toujours impatients de combattre, poussant leurs montures d’acier sur le champ de bataille. Les Chevaliers sont aussi prompts que leur pilote à porter le combat chez l’ennemi, avançant prestement dans le tumulte de la bataille avec une détermination féroce.
  • Maison Griffith : Gloire de la Charge : En quête de suprême gloire martiale, les Nobles de la Maison Griffith percutent les formations ennemies telle une avalanche. Leur élan et leur courroux impitoyable sont tels que l’ennemi est éparpillé comme des feuilles dans le vent, ses lignes de fronts fracturées par la charge apocalyptique des géants de métal.
  • Maison Hawkshroud : Fidèles au Serment : Les Nobles Hawkshroud placent l’honneur au-dessus de tout, et refusent de céder tant qu’il reste un serment à honorer.
  • Maison Cadmus : Chasseurs de l’Ennemi : Les Chevaliers de la Maison Cadmus sont versés dans l’art de faucher les hordes d’ennemis, les exterminant comme la vermine.
  • Maison Mortan : Tueurs aux Corps à Corps : Les Nobles de la Maison Mortan sont endurcis et sans merci, préférant achever leurs ennemis avec le gantelet et la lame.
  • Maison Raven : Avance Implacable : Les Chevaliers de la Maison Raven progressent inexorablement devant eux, tout en pilonnant l’ennemi sous leurs tirs.
  • Maison Tarani : Grâce de l’Omnimessie : Aucune Maison Noble n’est plus favorisée par l’Omnimessie que celle des Taranis, qui profite de ses bienfaits singuliers.
  • Maison Krast : Froide Fureur : Les Chevaliers de la Maison Krast sont nourris par leur rage, qui brûle plus fort lorsqu’ils affrontent les ennemis les plus redoutables.
  • Maison Vulker : Protocoles Firestorm : La Maison Vulker combat à distance avec méthode et logique, ciblant et éliminant ses cibles avec une froide efficacité avant qu’elles puissent atteindre les lignes alliées.


Devant les portes de la Ruche Halathor, au milieu du feu et de la fureur de la Guerre de la Moisson, les Chevaliers Impériaux s’élancèrent au combat. Ils heurtèrent les hordes de Démons de plein fouet, au son des hymnes soufflés par leurs cors vox et du tonnerre assourdissant de leurs canons. En ce jour fatidique, l’honneur, le courage et la noblesse triomphèrent de la rage et de la haine, et les Chevaliers écrasèrent les êtres maléfiques sous leur pas implacable. Les Chevaliers Impériaux sont d’immenses machines qui combattent au sein des Légions Titaniques de l’Adeptus Mechanicus, et en tant qu’alliés des Chapitres Space Marines et des régiments de la Garde Impériale. Aux commandes de chacun de ces puissants engins, il y a un Noble chevaleresque natif d’un Monde Chevalier de l’Imperium. Ces vaillants guerriers incarnent les traditions millénaires des Maisons et démontrent une maîtrise consommée des systèmes d’arme de leur exo-armure. À lui seul, un Chevalier peut changer le cours d’une bataille - un détachement, le cours d’une guerre. Obligés par d’antiques serments, les Chevaliers Impériaux affrontent les ennemis de l’Humanité où qu’ils se terrent.

Les Chevaliers Impériaux[modifier]

« Je ferai respecter l’honneur de ma Maison.
notre confrérie me prêtera sa force.
Je n’aurai aucune pitié pour mes ennemis.
nul ne résistera à mon courroux.
Je défendrai la sainteté de la Montagne Sacrée.
nul ennemi ne menacera impunément Alaric Prime.
Je n’oublierai jamais mon serment.
seule la mort met fin au devoir. »
- Serment d’Aboubement de la Maison Degallio.
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Fidélité et Honneur !
Sur certaines planètes éparpillées dans l’Imperium se dressent des donjons de pierre et de plastacier - des bastions destinés à repousser les ténèbres, bâtis à partir des antiques vaisseaux de colonisation terriens. Ces places fortes sont régies par les descendants des premiers colons humains de ces mondes distants, de redoutables guerriers qui livrent bataille engoncés dans des exo-armures colossales et qui ont prêté serment de protéger les citoyens impériaux qui vivent sur leur monde. Ces fiers combattants peuvent faire remonter leur lignée jusqu’à l’ancienne Terra elle-même et sont appelés des Nobles.

Chaque Noble contrôle une puissante armure ultramobile que l’on appelle Chevalier Impérial. Ces exo-armures vénérables mesurent de huit à dix mètres de haut, elles sont protégées par une épaisse carapace de métal et sont équipées d’un arsenal dévastateur. La présence d’une seule de ces machines de destruction est suffisante pour inverser le cours d’une bataille, et seuls les Titans de l’Adeptus Mechanicus sont plus redoutés par les ennemis de l’Humanité.

Le Chevalier[modifier]

Il existe divers types de Chevaliers, chacun avec ses avantages et ses contreparties. Les deux plus communs sont les Chevaliers Paladin et les Chevaliers Errant. Tous deux sont bâtis sur le même châssis, mais emploient des systèmes d’armes distincts. L’un comme l’autre sont appréciés pour leur équilibre entre maniabilité, puissance de feu et la protection qu’ils confèrent.

Tous les Chevaliers sont protégés par un épais blindage d’adamantium et sont hérissés d’armes effroyables. Il s’agit d’ordinaire de deux armes primaires, chacune animée à un de leurs "bras", et qui sont complétées par d’autres systèmes d’armes secondaires logés dans le corps et dans les épaules. La carapace qui recouvre chaque Chevalier a été forgée à la main il y a bien longtemps, et des éléments individualisés, comme les plaques de blindage, les heaumes ou les cimiers peuvent considérablement varier en fonction de l’habileté de l’artisan qui les a fabriqués. La coque est souvent abondamment détaillée et ornée d’une héraldique complexe affichant l’allégeance du Chevalier et ses hauts faits au combat.

En plus de leur armement, tous les Chevaliers incorporent de puissants générateurs appelés boucliers ioniques. Cette technologie antique fonctionne en projetant un champ d’énergie d’envergure réduite à l’avant de la machine. En modifiant l’angle de projection du bouclier afin d’intercepter les attaques ennemies, un Chevalier peut résister aux tirs les plus nourris tout en ripostant. Le positionnement de cette barrière est essentiel, car le bouclier ionique n’est conçu que pour dévier et amenuiser la force des tirs, et non pour les absorber comme les modèles Void des Titans impériaux. Ainsi l’efficacité de ce type de protection dépend-elle en partie de l’habileté et de l’expérience de son opérateur.

Traditionnellement, les modèles de Chevaliers Paladin et Errant sont équipés d’énormes armes de mêlée, qui leur valent une redoutable réputation au corps à corps. Ainsi les voit-on souvent charger l’ennemi en fracassant les véhicules avec leurs tronçonneuses de classe Reaper. Outre leurs impressionnantes performances en combat rapproché, ils disposent d’armes à distance capables de pulvériser les blindés, et de mitrailleuses lourdes pour faucher l’infanterie.

D’autres versions plus rares sont utilisées sur certains Mondes Chevaliers. Parmi les plus lourdes variantes produites par les Mondes-Forges, on compte les modèles Crusader et Castellan.

Bien que plus lents, ces derniers bénéficient d’une puissance de feu supérieure et d’un blindage plus épais, afin de remplir un rôle de soutien. De son côté, le modèle Lancer est une version plus légère et plus rapide d’un Chevalier standard. Ces machines agiles sont employées pour prendre l’ennemi de flanc, tester ses défenses et distraire les forces hostiles pendant que les unités moins rapides prennent position. Ce type de Chevalier est très sophistiqué et extrêmement difficile à produire. Ainsi, son usage est réservé aux dirigeants des Maisons de Chevaliers, ou aux Nobles qui ont mérité un tel honneur suite à de nombreuses victoires.

Toutefois, bien que les modèles Crusader, Castellan et Lancer soient hautement révérés, les versions Paladin et Errant, de par leur parfait équilibre entre puissance de feu, vitesse et résistance, restent l’archétype du Chevalier.

Guerriers des Maisons Nobles[modifier]

« Que la puissance du Chevalier s’écoule dans vos veines. Que les fantômes de votre Trône murmurent dans votre esprit. Que vos tendons soient d’acier, et vos poings de feu. Devenez votre Chevalier, et par la symbiose, élevez-vous. Ainsi vous serez adoubé. Ainsi vous protégerez votre peuple et massacrerez vos ennemis. »
- Sixième Cantique du Rituel d’Aboubement.
Les Chevaliers Impériaux sont engagés dans maints conflits à travers la galaxie, en tant que contingents des Légions Titaniques de l’Adeptus Mechanicus, et en tant qu’alliés des Space Marines et de la Garde Impériale. Un seul Chevalier peut renverser le cours d’une bataille, et la puissance combinée d’un détachement suffit à surclasser n’importe quel ennemi.
Les Chevaliers Impériaux sont d’imposantes machines de guerre bipèdes. Hérissés d’armes effroyables, protégés par des boucliers ioniques scintillants et pilotés par un Noble, les Chevaliers comptent parmi les unités militaires les plus terrifiantes de l’Imperium.

Le sol tremble sous les pas des Chevaliers Impériaux. Ces géants mécaniques dominent le paysage environnant et ne peuvent pas masquer leur avance. Du reste, cela ne leur viendrait pas à l’esprit - ils connaissent le pouvoir de la terreur que leur progression inexorable inspire à l’ennemi. Malgré la fumée et la confusion des combats, leur héraldique s’affiche fièrement aux yeux de tous : les couleurs vives et les motifs majestueux évoquent glorieuses victoires et honneur infaillible, suscitant l’espoir chez leurs alliés et le désarroi chez l’ennemi.

Les pistons et les servomoteurs sifflent, gémissent et protestent tandis que les Chevaliers s’élancent à grands pas. Les réacteurs à plasma grondent. Les systèmes d’échappement crachent des flots de fumée noire en direction du ciel tandis que l’énergie parcourt les membres blindés des Chevaliers. Au cœur de chacune de ces machines de guerre se trouve un Noble, branché à son Trône Mechanicum, qui voit le monde à travers les Auspex et les collecteurs de données de sa monture. Ces guerriers accomplis dirigent le Chevalier au combat, et ce sont eux qui déchaînent leur armement dévastateur sur l’ennemi.

Un seul Chevalier dispose d’assez de puissance de feu pour détruire des régiments d’infanterie entiers ou réduire une colonne de blindés en épaves fumantes. Les Missiles Ironstorm quittent leur nacelle en laissant des traînées de fumée pour exploser dans les rangs ennemis, projetant des débris ensanglantés en tous sens. Les Canons Gatling Avenger tournent à pleine vitesse, hurlant tel le chœur des damnés comme ils projettent des centaines de milliers de balles sur leurs victimes. Les Lances Volcano vomissent des torrents de mort incandescente, tandis que les canons thermiques réduisent les cibles en cendres. Les fortifications corrompues s’effondrent sous la monstrueuse puissance de feu des Chevaliers, soulevant des nuages suffocants de poussière de rocbéton et de fumée noire. Les machines de guerre géantes et les bêtes monstrueuses sont démembrées tandis que les hordes d’hérétiques s’enfuient, les survivants se piétinant les uns les autres dans leur hâte d’échapper à l’ombre des Chevaliers.

Même ceux qui endurent les apocalyptiques salves des Chevaliers ne font que retarder leur exécution, car ils doivent alors les affronter en combat rapproché, épreuve que seul un dément prendrait à la légère. Entre les dents acérées de l’énorme tronçonneuse Reaper et le Gantelet Thunderstrike, véritable boulet de démolition articulé, les armes de mêlée des Chevaliers sont capables de décapiter un Gorkanaut Ork, ou de projeter un char d’assaut dans les airs comme un fétu de paille. En outre, la masse de chaque Chevalier est une arme en soi : ses pas peuvent broyer blindage, chair et os avec autant de facilité qu’un Garde Impérial écrasant un cafard.

La seule chance de l’ennemi est de mobiliser une puissance de feu écrasante dans l’espoir d’abattre les Chevaliers sous des tirs concentrés. Mais même le projectile le plus dévastateur peut être arrêté par le bouclier ionique des Chevaliers, et certains Nobles sont devenus des experts dans l’art de donner le meilleur angle de déflexion à ces boucliers. Les obus et les lasers s’abattent sur le champ d’énergie en explosions bleutées, tandis que les Chevaliers avancent, imperturbables, sur un sol ravagé par les attaques futiles de l’ennemi.

Un Chevalier est un adversaire redoutable. Qu’il s’agisse d’un agile Armiger, un solide Questor, ou un des indomptables Chevaliers de classe Dominus, un seul de ces véhicules peut changer le cours d’une bataille. Mais quand ils se déploient en masse, les Maisonnées de Chevaliers ont assez de puissance pour conquérir des systèmes entiers au nom de l’Empereur. Commandés par des Cours Exaltées de Barons de haut rang, les Chevaliers avancent en formations appelées lances, certains servant de plates-formes d’artillerie mobiles, les autres s’élançant pour écraser l’ennemi en combat rapproché. Leurs tactiques reposent sur la vitesse : des charges brisant les lignes, des attaques de flanc dévastatrices et des barrages d’artillerie qui désorganisent l’adversaire.

La maniabilité et la vitesse des Chevaliers Impériaux sont stupéfiantes pour des machines de cette taille. Cette remarquable agilité est due au lien neural unique que partage le Chevalier avec son pilote, lien rendu possible par la technologie du Trône Mechanicum.

Chaque Trône est une des plus remarquables réalisations de l’Âge de la Technologie. Ces dispositifs présentent des câbles neuraux et des récepteurs cérébraux directement connectés aux prises crâniennes d’un Noble, et qui lui permettent d’entrer en interface avec le Trône afin de communiquer avec le Chevalier. En connectant son système nerveux à son Trône Mechanicum, un Noble peut contrôler son Chevalier comme une extension de son propre corps Les sens mécaniques deviennent les siens, et il peut manier les armes énormes de sa machine. Pour un esprit non préparé, la démence serait inévitable, mais pour un Noble conditionné depuis sa naissance et doté d’implants pour supporter cette charge neurale, c’est un synonyme de quasi-omnipotence.

Outre leur interface et les circuits de contrôle, les Trônes Mechanicum contiennent aussi des reliquaires d’engrammes mnémoniques et des focalisateurs spectrobioniques qui emmagasinent les échos synaptiques de ceux avec qui ils se lient. En d’autres termes, chaque Trône est hanté par les fantômes des pilotes précédents. De nombreux Nobles font état de murmures, de visions et d’innombrables manifestations étranges qui prodiguent conseils et sages paroles au combat.

Le Trône Mechanicum ne fait pas qu’apporter des conseils stratégiques. Ces antiques reliques contiennent en effet des sous-programmes comportementaux qui éliminent les aspirants indignes, et enseignent à ceux qui survivent les notions d’honneur, de chevalerie et de fidélité. Quand un jeune Noble atteint sa dix-huitième année, il doit subir le Rituel d’Adoubement. Il est conduit solennellement au Sanctuaire de leur Maison, une immense structure fortifiée, au sein de sa forteresse ancestrale, qui contient la Chambre des Échos. Là, il est connecté à un des Trônes Mechanicum en sommeil de leur maison, éprouvant pour la première fois le contact froid de ses branchements neuraux. Là il reste généralement une nuit durant dans le noir, en compagnie des fantômes de son Trône. Le jeune aspirant doit alors lutter avec l’énergie du Trône Mechanicum, tentant d’y imprimer sa psyché tout en supportant le flot d’engrammes transmis en retour.

Parfois, ce processus fait perdre la raison au malheureux aspirant. D’autres sont tués sur le coup, et l’on retrouve leur corps au matin, la peau blafarde et les branchements crâniens fumants, les traits tordus en un masque de terreur pure. Ceux qui survivent en sont changés à jamais, quittant l’enfance pour endosser leurs nouvelles responsabilités. Ces Nobles paient le prix fort pour ce pouvoir, mais ils l’acceptent sans hésitation.

Le Rituel d'Adoubement[modifier]

« S’asseoir dans le Trône Mechanicum est tel une ascension divine. En pilotant votre Chevalier au combat, il est aisé de vous croire invincible. Ne vous méprenez pas. Vos ennemis tenteront de vous détruire de loin grâce à une puissance de feu concentrée. Ils vous encercleront, et espéreront vous noyer sous le nombre. Votre puissance les glaces d’effroi, et dans leur terreur, ils recourront à tous les moyens possibles, même les plus sournois, pour vous mettre à bas. Soyez avisés. Soyez vigilants. Combattez avec votre esprit autant qu’avec vos armes, et ils ne triompheront jamais de vous. »
- Précepteur Artur Dol Nassatar.
Les Chevaliers sont similaires aux Titans en ceci qu’ils sont contrôlés au moyen d’une interface neurale dont la transmission est assurée par des ports implantés dans l’encéphale et le cervelet du pilote. Celui-ci siège dans une plate-forme de contrôle appelée Trône Mechanicum, où des fiches se relient à ses ports neuraux. Puis le Trône est à son tour connecté au Chevalier, ce qui permet au pilote d’en guider les mouvements comme ceux de son propre corps, mais aussi de voir par les yeux de son armure et de percevoir tout le spectre des stimuli sensoriels à travers elle. Cette interface permet à un Chevalier Impérial de se mouvoir avec une fluidité qui n’est dépassée que par les machines de guerre aeldaris.

Au cœur de chaque forteresse de Chevaliers se trouve un donjon massif appelé le sanctuaire. C’est là que reposent tous les Chevaliers qui ne sont pas en manœuvre et où les Nobles accomplissent les rituels et les procédures leur permettant de se relier à leurs Trônes Mechanicum. Ces sanctuaires sont des structures très anciennes, érigées lorsque les vaisseaux de colonisation atterrirent sur les planètes qui deviendraient les Mondes Chevaliers. Les fonctions des sanctuaires remontent également à cette période, même si les modifications et autres changements apportés aux divers équipements au fil des millénaires allaient les rendre méconnaissables pour ceux qui les installèrent à l’origine.

C’est dans le sanctuaire que les jeunes Nobles suivent le processus qui implante leur personnalité dans un Trône Mechanicum, et qui est appelé Rituel d’Adoubement. Il se déroule dans une pièce particulière appelée la Chambre des Échos. La procédure d’impression est longue et parfois périlleuse. Elle est devenue un rite de passage pour les jeunes Nobles, par lequel ils entrent dans l’âge adulte. Lorsqu’il est assez grand, un fils de Maison destiné à devenir un Noble reçoit les ports neuraux sacrés, puis accomplit une veillée durant une longue nuit dans la Chambre des Échos, assis dans le Trône Mechanicum qui lui a été assigné. La nature de cette épreuve et les dangers inhérents à la mise en place d’une interface neurale font que plus d’un aspirant sur dix est rendu fou par la procédure, ou subit une rupture d’anévrisme fatale à cause du contrecoup des impulsions électriques.

Lorsqu’il est mené à bien, le processus d’implantation à deux effets secondaires importants. Tout d’abord, il tend à exagérer les traits de caractère dominant du jeune Noble, surtout ceux qui suscitent les émotions qu’il manifeste durant sa veillée. S’il a peur, l’empreinte laissée sur le Trône aura une tendance nerveuse qui rendra le Chevalier difficile à contrôler durant les combats. S’il est en colère après quelqu’un, l’empreinte détestera toujours cette personne, même s’il finit par oublier ou pardonner à celle-ci. Lorsqu’un Noble meurt, son Trône Mechanicum conserve une parcelle de son caractère, et les fantômes successifs murmurent aux nouveaux aspirants durant leur longue veillée dans la Chambre des Échos.

Toutefois, si la personnalité du jeune laisse une empreinte sur son Trône Mechanicum, le lien neural affecte également le Noble. Cette technologie lui implante de solides notions de fidélité, de devoir et de hiérarchie, ainsi qu’un profond respect pour ses ancêtres. L’origine de ce conditionnement reste obscure, mais il est probable que cette altération de la personnalité ait été délibérément inscrite dans le système pour limiter le risque qu’un Chevalier se retourne contre les personnes qu’il est censé protéger.

Une fois qu’un Trône Mechanicum a été imprégné, il est rangé dans le dôme de communion, au sommet de chaque sanctuaire. Cette grande chambre est circulaire, et contre ses murs sont alignés les Trônes Mechanicum de tous les Nobles de la Maison. Lorsque l’un d’eux souhaite se connecter avec son Chevalier, il s’assoit sur son siège et initie les protocoles de liaison. Des câbles se connectent alors aux ports neuraux du Noble, puis une section entière du mur s’ouvre. Le Trône Mechanicum bascule ensuite en arrière et descend depuis le dôme de communion en empruntant une série de tunnels, jusqu’à s’insérer enfin dans le cockpit du Chevalier du Noble. Cette dernière étape a lieu dans le caveau transcendantal, un immense entrepôt occupant tout le rez-de-chaussée du sanctuaire. Cette pièce est assez vaste pour contenir la totalité des Chevaliers de la Maison. Une fois qu’un Noble, son Trône et son armure sont réunis, ils ne forment plus qu’une seule entité, et le Chevalier Impérial s’éveille. D’immenses portes s’ouvrent dans l’enceinte extérieure du sanctuaire, et l’antique machine de guerre part à la bataille.

Rituels et Traditions[modifier]

Depuis les jours sombres de l’Hérésie d'Horus, les Mondes Chevaliers n’ont cessé de consolider leur statut d’éléments loyaux à l’Imperium. Redoutables à la bataille et fidèles à leur parole, les commandeurs impériaux chercheront toujours à obtenir leur concours en tant qu’alliés. Ce n’est qu’en raison de la relative rareté des Mondes Chevaliers et de la société rigide qu’ils ont développée, que les Chevaliers Impériaux ont un impact limité sur la galaxie.

Le quotidien au sein des forteresses est dicté par des traditions qui n’ont pas évolué depuis plus de dix millénaires et que les Chevaliers Impériaux se glorifient d’observer avec constance et fermeté. Celles-ci se manifestent par des rituels qui régissent tous les aspects de la vie des Maisons, au point de l’étouffer. Dans chaque Maison, des jours entiers sont ainsi consumés à prêter une attention extrême à des doctrines obscures et des principes ésotériques, ainsi qu’à honorer les traditions et d’illustres ancêtres. Par exemple, au sein de la Maison Hasburg, à chaque lever du soleil, la cour entière doit se réunir pour écouter les noms et les exploits de chaque maître de la Maison depuis sa fondation, laquelle remonte à des millénaires. La liste comporte ainsi plusieurs centaines de noms, ce qui porte sa lecture jusqu’à une heure avancée de la journée.

La seule échappatoire à cette vie étouffante est de prendre part à un conflit, qu’il s’agisse de défis héroïques sur le champ de bataille en tant que Chevalier Impérial, ou des ignobles, mais non moins captivantes, intrigues politiques qui ont lieu au sein des Maisons de Chevaliers. Le premier moyen est l’apanage des fils aînés et cadets de l’aristocratie, car eux seuls ont le droit de piloter un Chevalier. Il est difficile d’imaginer la sensation de liberté et de puissance que peut conférer à son porteur le fait de s’enchâsser dans une telle armure. À la cour, chaque geste ou action d’un Noble est dicté par des traditions sociales aussi anciennes qu’inflexibles, mais toutes sont oubliées une fois qu’il monte à bord de son Chevalier. Le pilote peut alors agir comme bon lui semble, sa morale étant sa seule contrainte.

Il n’est donc guère surprenant que les Chevaliers Impériaux se battent avec une telle fougue et une absence totale de pitié, ou qu’ils souhaitent parfaire leurs techniques de combat indéfiniment, de sorte que leurs prouesses ne sont égalées que par l’Adeptus Astartes. Lorsqu’ils ne peuvent pas justifier de piloter leur armure pour s’entraîner ou se battre, les Nobles organisent des concours pour déterminer le plus brave ou le plus habile d’entre eux. En vérité, ils ne vivent que pour se rendre à la bataille aux commandes de leur Chevalier.

Toutefois, il y a un trait de caractère plus obscur chez les Chevaliers Impériaux, qui leur fournit un autre prétexte pour échapper aux traditions et aux rituels de la vie à la cour. Le conditionnement mental qui impose aux Nobles un solide respect de la hiérarchie a comme effet secondaire d’exacerber leur ambition. En clair, ils sont poussés à surclasser leurs pairs pour être reconnu comme le plus puissant d’entre tous. Ceci explique l’obsession des Nobles pour les concours d’adresse mais aussi leur égale préoccupation pour les intrigues politiques. Les cours des Maisons de Chevaliers sont divisées par les factions politiques, chacune cherchant à prévaloir de toutes les façons possibles. Ces complots ne sont d’ailleurs pas seulement ourdis par les Nobles eux-mêmes. Tous ont en effet une épouse de sang bleu, car il est vital pour un Noble d’avoir des fils pour hériter de son nom et de ses titres, et des filles à marier aux autres familles pour sceller des alliances. L’épouse d’un Noble peut avoir une influence considérable, et les intrigues lui offrent sa seule échappatoire aux corvées de la vie à la cour. De nombreux Nobles ont gravi les échelons du pouvoir grâce à l’intelligence et l’ambition impitoyable de leur épouse, tandis qu’ils jubilaient sur le champ de bataille aux commandes de leurs Chevaliers.

Ainsi les manigances sont permanentes. La plupart sont sans grandes conséquences, ne faisant que gonfler le prestige d’une faction aux dépens de ses rivales. Toutefois, il est des cas, comme lorsque le maître d’une Maison de Chevalier décède, où ces intrigues prennent une tournure plus dramatique. Il n’est pas rare que des clans en viennent aux mains, ou même à organiser l’assassinat d’un adversaire particulièrement haï. Le plus triste exempte eut lieu sur la planète Patronis, lorsqu’une dispute sur les rituels à suivre dans le cadre des visites protocolaires entre Maisons dégénéra en une guerre de cent ans qui dévasta la planète et précipita la fin des deux Maisons impliquées.

Les Mondes Chevaliers[modifier]

Les Chevaliers de la Maison Terryn se joignent à la bataille, faisant feu de toutes leurs armes tandis que leurs boucliers ioniques sont éclairés par la grêle de tirs que l’adversaire fait pleuvoir sur eux en vain. Il n’y a aucun espoir pour l’ennemi, car lorsque le talon d’acier des Terryn s’abat, les ennemis de l’Empereur sont réduits en poussière.
Les premiers Mondes Chevaliers furent colonisés durant les premières phases de l’expansion humaine dans les étoiles. Ils ont enduré l’Ère des Luttes, et furent redécouverts et réintégrés lors de l’âge d’or de la Grande Croisade.

Chacun de ces Mondes Chevaliers représentant une concentration de puissance militaire exceptionnelle, l’Administratum impérial et le Culte Mechanicus se disputèrent leur allégeance. Ainsi, les Mondes Chevaliers de l’Imperium moderne ont des alignements divergents. Ceux qui ont juré allégeance à l’Empereur sont appelés Questor Imperialis. Ils traitent peu avec l’Adeptus Mechanicus, et seulement quand ils ont besoin d’entretenir leurs machines. D’autres sont entièrement au service de l’Omnimessie : ce sont les Questor Mechanicus, et bien qu’ils combattent pour l’Imperium, en toutes choses ils obéissent à la volonté de Mars. Les exilés des Maisons de Chevaliers, et les derniers survivants de leur lignée, sont appelés Sans-Fief. Ces mercenaires errants combattent eux aussi pour l’Imperium, mais peuvent présenter toutes sortes des caractéristiques uniques.

En dépit de leurs différences, les Mondes Chevaliers inféodés à l’Imperium et à l’Adeptus Mechanicus partagent certains aspects importants. Ils sont tous gouvernés par une ou plusieurs Maisons Nobles, chacune soumise au gouverneur planétaire, en général un Haut Roi ou un Princeps. Tous présentent un système politique féodal, où les serfs travaillent pour les Nobles, qui les défendent contre les attaques des Xenos, des mutants et des hérétiques. Tous sont tenus par d’innombrables protocoles et des rituels interminables qui se sont accumulés comme des sédiments pendant des millénaires, et la majorité des Nobles sont prêts à partir en guerre pour y échapper. Et, bien entendu, quoique les Mondes Chevaliers soient à l’occasion la proie de guerre de succession ou de duels d’honneur, aucun n’hésite à dépêcher des troupes pour prêter assistance à l’Imperium en cas de besoin.

Un autre facteur d’unité pour les Mondes Chevaliers est la présence d’un ordre étrange de pseudo Technoprêtres, les Sacristains, chargés d’entretenir les Chevaliers. Entraînés par le Clergé de Mars et experts de la technologie des machines de guerre géantes, ces moines consacrent leur vie à maintenir les Chevaliers en état de combattre. Le fait qu’ils consacrent la même attention à l’héraldique des titanesques machines qu’à la bonne marche de leurs générateurs et leur armement en dit long sur la fierté martiale des Mondes Chevaliers. Ainsi, il n’est pas rare après la bataille de voir un Chevalier engoncé dans une armature de servo-réparateurs grouillant de Sacristains, chacun dédiant autant de temps et de soin à retoucher la peinture du véhicule qu’à la réparation des dégâts. Selon les principes du Code de la Chevalerie, un Chevalier doit être non seulement en état de combattre, mais doit le faire avec une certaine magnificence.

Bien que leurs traditions puissent paraître étranges pour bien des sujets de l’Imperium, il ne fait aucun doute que les Chevaliers Impériaux sont des alliés puissants. Depuis l’ouverture de la Grande Faille, cette puissance est plus nécessaire que jamais. Des bastions du Segmentum Solar jusqu’aux abords de l’Imperium Nihilus, et des champs de batailles de la Croisade Indomitus aux frontières du territoire de l’Empereur, les Chevaliers Impériaux combattent en nombre jamais vu depuis l’Hérésie d’Horus. Ils savent en effet que cette guerre est la dernière, celle qui verra l’Imperium plonger dans la ruine la plus abjecte, ou triompher des Xenos et des renégats. Ils se jettent à corps perdu dans ce conflit décisif, jusqu’au sacrifice ultime, car leur honneur l’exige.

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L'Héritage de l'Honneur[modifier]

« Sus, messires et mesdames ! Sus ! Au nom de l’Empereur, sus à ces vermines sans honneur ! »
- Sire Massimo de la Maison Hawkshroud.

Les origines des Mondes Chevaliers remontent au passé lointain de la race humaine, bien avant l’avènement de l’Empereur sur Terra. Ces bastions de l’Humanité ont perduré par-delà les millénaires, se défendant contre les ténèbres, accumulant les ressources matérielles et préservant d’antiques technologies.

C’est lors du premier grand exode de l’Humanité dans les étoiles que furent établis les Mondes Chevaliers. Mus par l’espoir et l’enthousiasme, des millions de colons humains embarquèrent sur des vaisseaux de Longue Marche qui mirent des décennies à atteindre des mondes pré-explorés. Ces exoplanètes avaient été choisies pour leurs ressources naturelles abondantes, ainsi que pour leurs biosphères théoriquement habitables. Les courageux colons - qui avaient tout abandonné pour étendre le domaine de l’Humanité dans la galaxie - découvrirent rapidement qu’habitable ne voulait pas dire sûr.

Certaines planètes grouillaient d’une faune et d’une flore hostiles qui dévorait les colons. D’autres étaient soumis à des phénomènes météorologiques violents, et d’autres encore étaient déjà peuplées d’espèces indigènes qui goûtaient fort peu la présence d’intrus. Enfin, certaines étaient affligées de dangers environnementaux comme des radiations, une activité volcanique intense ou des virus inconnus.

Les colons prélevèrent les matières premières de leurs bâtiments sur les vaisseaux eux-mêmes, de sorte qu’ils ne pouvaient plus quitter leur nouveau monde, et n’avaient d’autre choix que de triompher. Certaines colonies furent perdues, mais un grand nombre réussit à prendre racine, grâce à la combinaison de l’indomptable esprit humain et du miracle technologique des Schémas de Construction Standards.

Les machines SCS pouvaient reproduire à volonté un objet particulier. Elles permirent de fabriquer des abris atmosphériques, des engins agricoles et de construction, des sources d’énergie, de transport, et ainsi de suite. Elles fabriquèrent aussi les immenses constructions bipèdes connues sous le nom de Chevaliers. Ces marcheurs blindés pouvaient parcourir les terrains les plus dangereux, supporter les pires conditions climatiques des mondes colonisés et - quand ils sont armés - défendre les colons eux-mêmes.

Peu de races xenos pouvaient contrer ces géants mécaniques. Fabriqués en grand nombre, pilotés par les colons les plus charismatiques et les plus doués, les Chevaliers étaient le bras armé de l’expansionnisme humain. Ils écrasèrent les dangers qui pesaient sur les nouveaux domaines de l’Humanité partout où ils les rencontraient, et leurs pilotes atteignirent bientôt un statut à mi-chemin entre celui de célébrité et héros de guerre. Ce que personne ne savait, c’était que les Trônes Mechanicum des exo-armures altéraient l’esprit et l’âme de ceux qui s’y asseyaient.

Peu de races xenos pouvaient contrer ces géants mécaniques. Fabriqués en grand nombre, pilotés par les colons les plus charismatiques et les plus doués, les Chevaliers étaient le bras armé de l’expansionnisme humain.
Qu’il s’agisse d’un aspect voulu du SCS Chevalier ou d’un effet secondaire imprévu importe peu. Toujours est-il que plus longtemps les Chevaliers combattaient pour leurs colonies, plus leurs pilotes devenaient autoritaires. En l’espace de quelques générations, le concept de comportement chevaleresque, d’observation des rites, de loyauté et de fidélités implantés par les Trônes Mechanicum avait modifié la dynamique culturelle des colonies humaines. Les pilotes de Chevaliers devinrent les premiers Nobles, et fondèrent les Maisonnées originelles. Ceux qu’ils protégeaient eurent des rôles de plus en plus serviles, et se muèrent bientôt en une classe laborieuse de type féodal.

Les Mondes Chevaliers devinrent de plus en plus isolationnistes. Ils rejetèrent les avancées de la technologie humaine et passèrent au second plan, jusqu’à devenir des objets de dérision pour le reste de l’Humanité qui les voyaient comme des arriérés. Ironiquement, c’est ce conservatisme qui les protégea de la catastrophe qui s’abattit sur le reste de la race humaine.

L'Ère des Luttes[modifier]

Hélas, la prospérité de l’Âge de la Technologie finit par décliner. Autour du 22e Millénaire, le vaste empire galactique des hommes commença à souffrir de terribles guerres et d’invasions de masse, provoquées en partie par l’émergence des premiers Psykers humains et de l’emploi généralisé d’intelligences artificielles. À l’avènement du 25e Millénaire, les colonies humaines se trouvèrent isolées par d’effroyables tempêtes Warp. L’Humanité était entrée de plain-pied dans une sombre époque baptisée a posteriori Ère des Luttes.

De nombreux Mondes Chevaliers s’effondrèrent durant cet ouragan de mort et de destruction, mais certains résistèrent, en grande partie grâce au conservatisme des Maisons de Chevaliers. D’autres planètes accueillirent les Psykers à bras ouverts ou se réjouirent de l’opulence offerte par les machines pensantes, mais les Maisons de Chevaliers se prémunirent contre ces déviances, leur préférant les traditions et les technologies du passé. Ainsi, lorsque la violence qui précéda l’Ère des Luttes s’abattit, des centaines de Mondes Chevaliers furent ignorés ou tenus à l’écart, aussi ne prirent-ils qu’une part marginale aux terribles conflits qui déchirèrent le reste de l’Humanité. Isolées, les Maisons de Chevaliers furent vite oubliées par les autres colonies, et une fois livrée à elles-mêmes, chacune raffermit son contrôle sur la population de son monde. En outre, poussées par les bouleversements psychologiques liés du processus d’impression de conscience des Nobles dans leur Chevalier, la plupart des Maisons établirent un système néoféodal sur leur planète.

Ces sociétés se bâtirent sur la fidélité, l’honneur et le devoir : trois valeurs primordiales pour tous les Chevaliers. Tous les Nobles d’un même monde prêtaient allégeance à une Maison de Chevalier, et ses dirigeants pouvaient faire appel à eux à n’importe quel moment. Chaque Maison pouvait également aligner de nombreux hommes d’armes, à pied ou montés. Elles disposaient par ailleurs d’artificiers et de techniciens qui assurèrent du mieux qu’ils purent l’entretien des Chevaliers, et au fil du temps, ils devinrent une part intégrante de la société des Mondes Chevaliers.

Parfois, les générations de dirigeants d’une Maison de Chevaliers appartenaient à une même lignée, mais le plus souvent, la mort du maître en exercice laissait place à une période d’intrigues politiques, voire de guerre ouverte, jusqu’à ce qu’un successeur soit choisi. La compétition entre les différentes Maisons d’une même planète était intense, et bien que les affrontements à grande échelle fussent rares, toutes s’attachèrent à défaire leurs rivales, en termes politiques, de traditions ou lors de concours d’adresse au combat. Par exemple, sur le monde d’Higroxias, tous les dix ans, les trois Maisons majeures se mesuraient au cours d’une série d’épreuves dont l’issue déterminait celle qui gouvernerait le conseil pendant la décennie suivante.

À mesure que l’Ère des Luttes s’étirait de quelques siècles à plusieurs millénaires, les Mondes Chevaliers se replièrent sur eux-mêmes. Chacun développa ses propres titres, de sorte que le dirigeant d’une Maison pouvait être appelé Seigneur sur un Monde Chevalier, alors qu’on le désignerait comme Patriarche ou Preux sur un autre, tandis que la forteresse d’un Noble pouvait être appelée château, palais ou demeure. Privé de contact extérieur, les rituels et l’étiquette finirent par dicter la vie quotidienne au sein des Maisons, et le seul moyen de se soustraire aux traditions oppressantes était de revêtir son armure Chevalier et de rejoindre le champ de bataille.

La Venue de l'Imperium[modifier]

Titres Honorifiques

Si tous les Mondes Chevaliers accueillent des sociétés féodales similaires, la facteurs locaux et les influences extérieures font que la nature exacte de ces cultures varie selon les planètes. Ce fait n’est jamais autant manifeste que dans les noms employés par les Maisons de Chevaliers pour désigner leurs rangs, leurs formations de combat et mime leurs forteresses.

Le Seigneur de la Maison Griffith, par exemple, porte le titre pompeux de Grand Maître de la Lance. Toutefois, nul n’oserait prétendre que l’actuel maître de la Maison, Bryce, ne mérite point un tel titre, car son adresse au combat est légendaire dans toute la galaxie. Pareillement, le respect d’une longue tradition a conduit la Maison Skandos à appeler ses Nobles des Jarls, et ses détachements sont ainsi nommés des osts de jarls. Par ailleurs, la plus grande de toutes les forteresses est celle de la Maison Raven, appelée le Fort Inviolé. Cet édifice titanesque est assez vaste pour contenir l’intégralité des Centaines de Chevaliers des Nobles de la Maison Raven, et il s’agit de l’une des fortifications les plus imprenables de tout l’Imperium.

Cinq mille ans plus tard, l’Imperium émergea des ruines de l’Ère des Luttes. Guidée par l’Empereur, l’Humanité reprit le chemin des étoiles et inaugura la Grande Croisade pour réunir son peuple. Rien ne pouvait se dresser face aux armées impériales et bientôt, les colonies humaines disséminées à travers la galaxie furent ramenées dans le giron de l’Imperium.

Lorsque le Libre-Marchand militant Jeffers redécouvrit le premier le Monde Chevalier de Chrysis, il se rendit compte que les Maisons pourraient constituer de précieuses alliées pour les armées de l’Empereur. Dans ses rapports. il souligna les venus des Chevaliers et insista sur la valeur de leur planète comme source de combattants. L’Administratum approuva Jeffers et s’investit dans la recherche des autres Mondes Chevaliers égarés parmi les étoiles.

Des milliers de Mondes Chevaliers furent fondés durant l’Âge de la Technologie, mais la vaste majorité avait été détruite pendant l’Ère des Luttes. Seules quelques centaines avaient perduré, éparpillées dans le vide sidéral. La plupart de ces planètes partagent certains traits, caractéristiques des instructions suivies par les colons de l’époque. Les Nobles occupent des places fortes aux longs remparts, toutes d’aspect gothique, avec des corridors poussiéreux. La plupart sont érigées sur l’emplacement de la base initiale des colons et comprennent en leur cœur des éléments des vaisseaux qui avaient acheminé les premiers humains sur leur monde d’adoption. Leur taille peut varier, allant d’un donjon compact à une cité entière avec son mur d’enceinte.

De grandes fermes ou des mines à ciel ouvert entourent les forteresses. Elles fournissent la nourriture et les matières premières pour les besoins locaux et l’exportation, car le but des colonies a toujours été de générer des ressources pour l’Humanité. Les citoyens d’un Monde Chevalier vivent pour la plupart dans ces zones fortifiées, et rare sont ceux qui s’aventurent à plus de quelques milles de leur lieu de naissance. Par ailleurs, des hardes de bêtes vagabondent dans les étendues sauvages entre les forteresses. Il s’agit généralement de créatures reptiliennes introduites sur la planète en guise de bétail durant l’Âge de la Technologie. Des meutes de prédateurs poursuivent souvent ces troupeaux ou attaquent les fermes autour des forteresses, et le devoir des Chevaliers est de les tenir en respect. Même sur des planètes dont la flore et la faune ne sont pas aussi agressives, les Chevaliers doivent rester vigilants afin de protéger les hardes et les fermes des raids xenos et autres pirates.

L'Hérésie d'Horus[modifier]

Partout dans le jeune Imperium, les loyalistes luttèrent conte les rebelles pour décider de l’avenir de leur civilisation. Les Space Marines affrontèrent des Space Marines, les Titans des Titans, et à leurs côtes, les Chevaliers combattirent des Chevaliers.
L’âge d’or de la Grande Croisade fut brutalement interrompu par l’ignoble trahison appelée l’Hérésie d’Horus, qui déchira la galaxie en provocant la plus terrible guerre civile que l’Humanité ait connue. Partout dans le jeune Imperium, les loyalistes luttèrent conte les rebelles pour décider de l’avenir de leur civilisation. Les Space Marines affrontèrent des Space Marines, les Titans des Titans, et à leurs côtes, les Chevaliers combattirent des Chevaliers. En cette période troublée, nul n’était fiable et la félonie était un élément de l’arsenal au même titre que le bolts, le Canons Vulcano ou les Modules d’Atterrissage. L’une de pire trahisons eut lieu sur la planète Molech.

Tandis qu’il menait ses armées vers Terra, le Maître de Guerre Horus laissa un sillage de destruction long de plusieurs année-lumière sur son passage. Ses armées semblaient inexorables et les défenses tombaient les une à la suite des autres devant elles, voire changeaient d’allégeance pour se rallier au félon. Ce fut sur la planète Molech que se dressa l’une des plus farouches résistances. Les Légions Titaniques loyalistes et une centaine de régiments de l’Armée Impériale et de Maisons de Chevaliers se tenaient prêts à contenir l’attaque du Maître de Guerre afin de freiner sa progression. Lorsque les renégats arrivèrent, ce fut comme si un ouragan dévastait ce monde verdoyant.

L’assaut initial d’Horus ravagea de nombreuses forteresses et cités. Parmi les victimes figurèrent les dirigeants de Molech, ceux de la Maison Devine. Dépouillée et incapable de riposter, la Maison succomba lentement aux tentations du Chaos. Au fil des mois suivants, les murmures insidieux de Slaanesh, le Prince du Chaos, le dieu de l’assouvissement et de l’excès, se répandirent dans leurs rangs. Leurs officiers devinrent léthargiques, ne s’intéressant qu’à la chasse, utilisant leurs Chevaliers pour traquer les grands reptiles qui rôdaient dans les jungles de Molech. L’emprise de Slaanesh s’intensifia et corrompit les Nobles de la Maison Devine. Ils se réunirent bientôt en cabales secrètes, et accomplirent des rites dépravés au cœur même du camp loyaliste. Rien n’était trop dégradant pour eux, seul comptait l’exaltation de l’instant présent.

Lorsqu’Horus lança son offensive majeure, les Chevaliers de la Maison Devine trahirent impudemment les troupes loyales à l’Empereur. Les forces impériales se retrouvèrent piégée entre l’avancée des Titans ennemis et les Chevaliers Renégats attaquant leurs lignes à revers. Cette félonie permit à l’ost du Chaos de faire une percée à travers les défenses impériales, en leur coupant toute retraite. Elles furent écrasées si brutalement qu’à peine quelques centaines de soldats de l’Armée Impériale survécurent à la campagne.

Après celle première trahison, seule une poignée de Maisons de Chevaliers se laissa corrompre par le Chaos, même lorsque leur Monde-Forge de rattachement tombait entre les mains du Mechanicum Noir. Les Chevaliers Impériaux qui ont cédé au Chaos sont depuis longtemps défunts mais leur âme souillée flotte toujours sous la carapace de leur machine corrompue. Lorsqu’une légion démoniaque va en guerre, elle est souvent précédée par ces Chevaliers démoniaques, qui sèment la mort et le désespoir. Cependant, le conservatisme inné des Maisons de Chevaliers les a rendues résistantes aux duperies du Chaos, et les Chevaliers Démons sont de fait extrêmement rares sur les champs de bataille du 41e Millénaire.

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Les Bienfaits de l'Omnimessie[modifier]

« Éveille-toi, Ô réacteur à plasma,
et pompe ton sang de feu.
Éveillez-vous, Ô Canon, Ô Roquettes, Ô Lames et Gantelets,
et préparez-vous à châtier l’ennemi.
Éveille-toi, Ô Bouclier Ionique,
et dresse ton rempart de lumière.
Éveille-toi, Ô Trône Mechanicum,
Le temps de la Guerre est venu. »
- Chant de l’Éveil des Sacristains.

L’Adeptus Mechanicus gouverne un grand nombre de planètes dans tout l’Imperium. Ces Mondes-Forges sont des usines planétaires extrêmement polluées, où le clergé de l’Omnimessie garde jalousement ses secrets. Ce sont également des places fortes militaires, souvent renforcées par des alliances avec les Maisons de Chevaliers.

Mondes-Forges[modifier]

L’Omnimessie

Le Culte Mechanicus vénère l’Omnimessie en tant que dieu des machines. L’origine de ce credo est incertaine, mais il semble avoir été fondé sur Mars durant l’Âge de la Technologie, quand la maîtrise scientifique de l’Humanité était à son zénith. Les Mondes Chevaliers les plus proches de leur Monde-Forge partagent souvent cette croyance, mais cette tendance est loin d’être universelle, car de nombreuses autres Maisons vénèrent l’Empereur-Dieu. Cette différence de culte fut la source de maintes rivalités entre Maisons au long des millénaires.

Certains érudits impériaux pensent que l’Omnimessie et l’Empereur sont la même entité, ou différents aspects de celle-ci. On dit qu’à son arrivée sur Mars au début de la Grande Croisade, l’Empereur canalisa le pouvoir de l’Omnimessie pour régénérer la jambe irréparable du Chevalier de Taymon Verticorda, accomplissant une ancienne prophétie du Culte Mechanicus, attestant de sa nature de divinité des machines. Quelle que soit la vérité, l’Empereur réussit à conclure entre Mars et Terra un pacte qui perdure de nos jours.

Beaucoup de Maisons (pas toutes, loin s’en faut) sont associées à un Monde-Forge. Elles combattent aux côtés des Skitarii et des Légions Titaniques et, en contrepartie, elles ont accès à la technologie avancée et aux connaissances que seul possède l’Adeptus Mechanicus.

L’association des Maisonnées de Chevaliers et de l’Adeptus Mechanicus remonte la Grande Croisade. Lorsque les Mondes Chevaliers furent redécouverts, les organisations de la Grande Croisade se livrèrent à une compétition féroce pour s’attribuer l’allégeance des Chevaliers. Ces intrigues politiques durèrent des décennies, jusqu’à ce que le Mechanicum de Mars soit en mesure de prendre l’ascendant. Le Mechanicum souhaitait s’emparer des trésors archéotechnologiques que recelaient les Mondes Chevaliers, sans oublier les importantes ressources naturelles et la puissance militaire qui faisaient des Maisonnées des atouts de valeur. À cette fin, une fois acquis les droits d’exploitation des Mondes Chevaliers, le Mechanicum s’employa à les rendre dépendants de lui pour leur survie.

À l’époque de la Grande Croisade, les flottes des Technoprêtres se trouvèrent face à une galaxie anarchique, où l’ancienne confédération de planètes humaines interdépendantes n’existait plus. Les Mondes Chevaliers survivants découverts n’avaient pas préservé toute leur technologie, et avaient été contraints d’improviser des réparations primitives en s’appuyant sur les matériaux et les techniques disponibles. Les Technoprêtres s’installèrent au sein de ces empires féodaux, où ils fondèrent de nombreux Mondes-Forges et établirent des contacts avec les Maisonnées. Ils firent des échanges avec les Mondes Chevaliers et explorèrent les ruines anciennes qu’ils comportaient, où se trouvaient encore des reliques de l’Âge de la Technologie. Les Chevaliers eux-mêmes s’avérèrent inestimables pour combattre des ennemis comme les Orks en maraude. En contrepartie, les Technoprêtres promirent de fournir leur expertise technique pour aider les Nobles à rebâtir leurs planètes.

La chose la plus importante qu’apportèrent les Technoprêtres aux Mondes Chevaliers était la capacité d’entretenir les exo-armures des Nobles. Durant l’Ère des Luttes, nombre de connaissances et de compétences nécessaires à la maintenance des Chevaliers avaient été perdues. Les techniciens locaux avaient fait de leur mieux pour les entretenir mais dans bien des cas, ils n’en étaient tout simplement pas capables. Quand les Mondes Chevaliers furent redécouverts, la plupart n’avaient qu’une poignée d’exo-armures en état de marche, et celles-ci étaient en piteux état. Le Mechanicum promit de remédier à cette situation en incorporant les techniciens locaux qui avaient pris soin des armures au sein du Culte Mechanicus, afin de leur enseigner les connaissances requises pour la maintenance des Chevaliers. C’est en souvenir de la dette qu’ils ont envers Mars que la quasi-totalité des exo-armures portent le sceau du Culte Mechanicus.

Au fil des millénaires, les Mondes-Forges ont prospéré de concert avec les Mondes Chevaliers. D’immenses vaisseaux de l’Adeptus Mechanicus livrent régulièrement de nouvelles exo-armures, des armes, des outils et des machines minières aux Maisons Nobles, et repartent leurs cales pleines de nourriture et de minerais. Dans certaines zones - notamment au-delà de la Grande Faille, dans l’Imperium Nihilus - les Technoprêtres et les Chevaliers sont presque entièrement dépendants les uns des autres. Là, les Mondes-Forges sont le centre de micro-empires repoussant des vagues de Xenos et d’hérétiques avec l’appui des Maisons Nobles.

Les Chevaliers ont beaucoup gagné de leurs accords avec les Technoprêtres, leurs mondes retrouvant peu à peu leur avance technologique. Cependant, les relations entre les Mondes-Forges et les Mondes Chevaliers sont parfois tendues. Même les mondes qui ont adopté le culte de l’Omnimessie, et dont les Nobles jurent fidélité au Fabricator Général de Mars, sont des guerriers obstinés. Leur code de l’honneur leur interdit de suivre les ordres de l’Adeptus Mechanicus sans poser de questions, au grand dam des cyniques prêtres martiens.

Dans le même temps, les mondes qui ont juré fidélité à Terra et au culte de l’Empereur peuvent être encore plus difficiles. Leurs Nobles se méfient de l’Adeptus Mechanicus et de son culte du secret, et en dehors d’échanges strictement nécessaires, maintiennent les Technoprêtres à distance. La seule exception à cette règle est l’entraînement des Sacristains.

Les Ordres Sacristains[modifier]

Sacristain Forgeshrines

Les ordres de Sacristains assistent leurs maîtres Nobles sur le champ de bataille. Certains se rendent dans des zones de guerre à bord de véhicules de réparation, d’autres s’appuient sur le déploiement de structures où ils peuvent opérer. La plus commune de ces plates-formes de maintenance fortifiées est la Forgeshrine, un dépôt dé ravitaillement blindé dont les servo-armatures peuvent réparer rapidement les Chevaliers endommagés. Dans l’ensemble, ces structures sont opérées à distance par les Sacristains, bien qu’ils servent aussi d’ateliers avancés pour des artificiers comme les Technaugures ou les Techmarines.

Les artisans chargés de la maintenance des exo-armures Chevalier sont appelés Sacristains. Leur apparence, leurs coutumes et leur organisation varient d’un Monde Chevalier à l’autre, mais les Sacristains ont en général une existence monacale, à l’écart du reste de la société. Tous sont initiés aux mystères de l’Omnimessie dans les temples des Mondes-Forges proches, et partagent certains traits avec les Technoprêtres. Toutefois, les Sacristains sont aussi influencés par la culture du monde qu’ils servent, ce qui affecte à la fois leur attitude et leur apparence. Les Sacristains de la Maison Terryn portent des datarobes de riches étoffes bleues et rouges, et marchent la tête haute, tandis que ceux de la Maison Cadmus portent des soutanes rouges caoutchoutées et se couvrent en permanence le visage.

Selon le Monde Chevalier qu’ils servent, les Sacristains sont considérés comme de sages savants, des ingénieurs rigides, voire des espions de l’Adeptus Mechanicus. Quoi qu’il en soit, les Sacristains ont avant tout des devoirs envers les Chevaliers de leur monde, et ils s’y consacrent avec talent et dévouement. Ce sont eux qui conduisent les rituels et appliquent les onguents sacrés pour apaiser l’Esprit de la Machine de chaque Chevalier. Ils entretiennent chaque machine de guerre, en calibrent les systèmes et s’assurent que son héraldique est toujours immaculée. Certains ordres de Sacristains sont si dévoués qu’ils suivent les Chevaliers au combat, soit pour poursuivre leur œuvre entre chaque bataille, soit à bord de marcheurs blindés, de vaisseaux de transport ou de véhicules pilotés par des Serviteurs pour faire des réparations sur le terrain.

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Mondes Chevaliers de l'Imperium[modifier]

« Chaque Monde Chevalier est une forteresse, un bastion qui garde les planètes autour de lui et illumine les ténèbres. Tout comme les forteresses des Maisons Nobles offrent leur protection aux serfs qui travaillent dans leur ombre, les Mondes Chevaliers offrent leur protection à toutes les autres planètes impériales sous leur égide. Jamais les Chevaliers loyaux ne se déroberont à ce devoir. »
- Cernephalus, Conseiller Stratégique de la Maison Terryn.

Dispersées sur le linceul noir de l’espace se trouvent des centaines de Mondes Chevaliers. Les Seigneurs de Terra et leurs administrateurs ont longtemps cru que la grande majorité des Mondes Chevaliers survivants ont rejoint l’Humanité - soit ils paient la Dîme Impériale sur les planètes affiliées à l’Imperium, soit ils se sont rapprochés de l’Adeptus Mechanicus.

Cependant, la galaxie est vaste, et l’audace des premiers explorateurs humains les a conduits très loin. L’Imperium n’en a pas encore exploré la totalité, et il est possible qu’il existe des Mondes Chevaliers lointains qui n’ont pas encore repris contact avec l’Humanité.

Depuis la catastrophe de la Grande Faille, nombre de Mondes Chevaliers loyaux ont été plongés dans l’Imperium Nihilus. De sombres forces les assiègent alors que des mutants et des fous se révèlent dans leurs rangs. Mais les mondes de Mondes Chevaliers ont déjà connu une situation similaire, et leurs traditions et rituels sont conçus pour repousser les horreurs de l’extérieur. Braves et résolus, ils rallument leurs feux de veille et dépêchent des lances au secours des mondes et systèmes voisins. En vingt millénaires, l’Humanité n’a jamais eu autant besoin d’être protégée par les Chevaliers Impériaux.

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Les Chevaliers au Combat[modifier]

« Ces traîtres du Chaos se faufilent hors des ténèbres comme des charognards venus nettoyer une carcasse. Ils s’imaginent avoir déjà gagné, ces vermines arrogantes. Je prendrai un immense plaisir de leur prouver à quel point ils se trompent. Rassemblez les bannières ! Sonnez les clairons ! La Maison Vostris part en guerre ! »
- Haute Reine Terenicia Asmosali Vostris, avant la Libération de Corphan’s Reach.
Classes de Chevaliers

Si les SCS de certains Chevaliers ont été perdus au fil des millénaires, plusieurs sont encore très répandus. Ainsi, alors que le pivot de la plupart des Maisons est le châssis de classe Questoris, les imposantes machines de classe Dominus fournissent un appui feu lourd, tandis que les missions de reconnaissance et de harcèlement échoient aux Chevaliers de classe Armiger, plus légers.

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Lorsque des armées de Chevaliers Impériaux partent au combat, elles emploient des stratégies et des tactiques qui ont fait leurs preuves qui leur ont apporté la victoire durant des milliers et des milliers d’années. Dynamique et hautement destructrice, leur approche de la guerre est un spectacle aussi exaltant pour leurs alliés qu’il est terrifiant pour leurs ennemis.

Qu’il s’agisse de Questor Imperialis ou de Questor Mechanicus, lorsque les Maisons de Chevaliers combattent, elles suivent les principes du Code de la Chevalerie et aux structures martiales de leur monde. Leurs méthodes peuvent sembler archaïques ou complexes à un observateur extérieur, mais la connaissance intime des règles d’engagement de la part des Chevaliers, associée aux conseils murmurés par les fantômes de leur Trône, garantissent une efficacité hors de portée d’une armée impériale traditionnelle.

À la tête de chaque ost se trouve son Noble de plus haut rang. Qu’il s’agisse d’un Haut Monarque ou d’un Princeps, un membre de sa Cour Exaltée, ou un Baron de rang inférieur, la parole de cet individu fait loi. Il est rare qu’un Noble risque le déshonneur et ignore un ordre direct de son supérieur. Toutefois, les autres Nobles connaissent leur place au sein de leur armée, et tous respectent le droit de leurs camarades de suivre leur instinct et de combattre comme ils l’entendent. Tant qu’ils obéissent au Code et à leur suzerain, les Chevaliers peuvent se comporter comme une bande de héros en croisade plutôt qu’une armée de simples soldats.

Les exo-armures peuvent être catégorisées en diverses classes, chacune correspondant à un SCS différent. La plus commune est la classe Questoris, un châssis grand et versatile possédant un collecteur de données étendu, un puissant Esprit de la Machine et des supports d’armement polyvalents - un à chaque bras, et un troisième en option sur sa carapace. Les Questoris peuvent être à leur tour divisés en Paladin, Errant, Warden, Gallant, Crusader, Preceptor et d’autres, chacun avec ses propres points forts.

Pour former le cœur de leurs lignes de bataille, les Maisons Nobles font appel aux Chevaliers de classe Dominus. Plus massifs que les Questoris, ces machines de guerre indomptables sont équipées de générateurs de plasma doubles qui, bien que dangereux en cas de dégâts importants, leur permettent de transporter un armement colossal, grâce à un support sur chaque bras et trois sur la carapace. Quoique moins nombreux que les Questoris, les Dominus peuvent ainsi fournir des tirs d’appui à leurs camarades.

Le Chevalier Sans-Fief Amaranthine.
Plus légers, les Chevaliers de classe Armiger, comparables à des écuyers ou aux rabatteurs d’un chasseur, sont pilotés par des Nobles de basse extraction ou des gardes suite à une promotion. Au lieu d’un Trône Mechanicum, leurs pilotes coiffent le Heaume Mechanicus, qui leur permet de contrôler leur Chevalier tout en les liant à un Noble de plus haut rang. Malgré leur statut inférieur, les Liges sont des membres importants de leur Maisonnée, et un Armiger reste un terrifiant engin de destruction. Les Armigers opèrent en meutes de deux ou plus, et servent d’éclaireurs, ou harcèlent les flancs de l’ennemi pour le pousser à quitter son couvert et se placer sous les tirs des Chevaliers plus grands.

La plupart des armées de Chevaliers consistent en un cœur de Chevaliers Questoris déployés en formations de trois à cinq, appelées lances, soutenus par des batteries ambulantes de Chevalier Dominus et précédés de meutes de rapides Armigers. Bien que certaines Maisons soient connues pour leurs lances spécialisées, ou une prédilection pour certaines classes de Chevaliers, ces tactiques apportent la victoire aux Nobles depuis des millénaires.

Chevaliers Sans-Fief[modifier]

Dans certaines circonstances, un Chevalier Impérial partira à l’aventure, laissant son foyer derrière lui, allant de planète en planète à travers la galaxie. Ces Chevaliers ne sont liés à aucune Maison, on les appelle les Sans-Fief. Ils voyagent généralement seuls, ou avec un petit groupe de domestiques et de Sacristains, mais il arrive que plusieurs Sans-Fief fassent équipe, et livrent bataille comme un détachement de Maison, ci ce n’est que leurs liens sont forgés au fils des combats et non simplement hérités de leur sang.

Les raisons qui poussent un Chevalier à devenir un Sans-Fief sont nombreuses. Dans certains cas, ils ne supportent pas l’idée de subir à nouveau les rituels assommants de leur cour et préfèrent se vouer à une vie de combat en ne quittant que rarement leur armure. D’autres Chevaliers Sans-Fief ont prêté un serment ou un pacte les poussant à accomplir une tâche précise qui leur impose de traverser la galaxie. Cependant, le cas le plus fréquent est qu’un Chevalier soit le dernier de sa Maison, se retrouvant ainsi sans seigneur. Il ne reste plus alors au Sans-Fief qu’à arpenter les mondes en quête d’un nouveau maître, ou à mourir en essayant.

Dans tous ces cas et bien d’autres, un Chevalier Sans-Fief n’est plus un membre de sa Maison d’origine. S’il en était l’ultime survivant, il peut en conserver une partie de l’héraldique en signe de respect, mais il est courant qu’un Sans-Fief repeigne son Chevalier et choisisse un nouveau nom pour témoigner de son changement de statut. Les noms de certains Sans-Fief, comme le Chevalier de l’Ombre Lugubre, le Règne du Sang ou Incarnation de la Vengeance, qui ont voyagé aux côtés du Seigneur Stellaire Macharius durant ses conquêtes, sont révérés en tant que guerriers dévoués ne renonçant jamais en dépit des circonstances les plus défavorables.

Ne pas être affilié à une Maison ne réduit en rien les effets du conditionnement psychologique d’un Sans-Fief. Ces Chevaliers considèrent toujours l’honneur et le devoir comme les plus hautes valeurs, peut-être plus encore qu’auparavant. Une fois qu’ils ont donné leur parole, ils la respecteront au péril de leur vie. Ils ressentent par ailleurs qu’il est de leur responsabilité de protéger ceux qui sont incapables de le faire par eux-mêmes, et de punir tous ceux qui s’en prennent aux plus faibles. Ils accomplissent de telles aches avec une brutale efficacité, ne laissant que la mort dans leur sillage avant de s’aventurer plus loin. C’est ce qui a valu aux Chevaliers Sans-Fief une réputation légendaire parmi les citoyens ordinaires de l’Imperium. Toutefois, une telle gloire ne signifie rien pour ces vétérans solitaires. Ils ne sont intéressés ni par les louanges, ni par les récompenses de ceux à qui ils viennent en aide. En vérité, seul leur périple leur procure un quelconque réconfort, au travers d’une quête perpétuelle de combats et la poussée d’adrénaline qui les accompagne.

La plupart des Chevaliers Sans-Fief sont condamnés à périr seuls sur des champs de bataille oubliés, bien loin de leur monde d’origine, et à voir leurs exploits sombrer dans l’oubli. Malgré tout, certains d’entre eux parviennent à entrer dans la légende, les histoires de leurs faits d’armes se répandant à travers la galaxie. Ce fut le cas de Justice, le Fléau de la Maison Drakon, ainsi que du Chevalier d’Obsidienne, qui se distingua pendant la Croisade du Golfe de Damoclès. Incarnation de la Vengeance devint un héros invincible pendant les Conquêtes de Macharius. Récemment, deux Chevaliers Sans-Fief, nommés Colère et Lame de l’Apothéose, se sont distingués lors des guerres contre les Red Corsairs qui ont jailli en grands nombres du Maelström.

  • Vous trouverez ici la liste complète des forces employées par les Chevaliers Impériaux : l’Ost des Chevaliers
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Héraldique Questor Imperialis[modifier]

« Votre blason est votre honneur. Il est l’expression visuelle de vos faits d’armes et de vos sacrifices. Il est l’âme de votre Maison, portée fièrement à la vue de tous. Protégez-le coûte que coûte. Évitez qu’ils essuie le feu et la tempête des combats et, s’il venait à être endommagé, assurez-vous qu’il soit la première chose que vos Sacristains restaurent. »
- Code de la Chevalerie, 46e Volume.
Principes d’Héraldique
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Ces éléments d’un Chevalier sont identiques pour tous les membres de la Maison.
Ces aspects de l’héraldique sont propres à chaque individu.
La livrée de Sir Dunhand de la Maison Hawkshroud, ci-dessous, est typique d’un Chevalier Questor Imperialis. Les Hawkshroud ont adopté le noir comme couleur signalant leur allégeance et reportent donc cette teinte, ainsi que l’Aquila associé, sur les plaques de leurs exo-armures. Comme beaucoup de Maisons, les membres de cette famille ont un motif héraldique commun - ici, une couronne de lauriers. Les Hawkshroud se distinguent par le fait que ces motifs intègrent les insignes des forces alliées, voire des badges de campagne.

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Quelle que soit sa Maison, le tabard d’un Chevalier intègre toujours certains détails : les armoiries complètes de la Maison, l’emblème du Chevalier et ses plus glorieuses décorations.

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Le rang d’un Chevalier est signalé par les bandes de sa carapace. Leurs couleurs sont propres à chaque Maison, mais ce sont toujours des complémentaires de la livrée de la Maison.

Haut Monarque.
Baron.
Chevalier.

Les membres honorables de la Cour Exaltée d’une Maison portent un motif spécifique sur leur salière, orné de l’icône de leur Maison.

Héraut.
Gardien des Portes.
Maître du Jugement.
Champion.

Les honneurs de bataille, les badges de campagne et autres décorations commémorent les actions héroïques et les victoires les plus impressionnantes de chaque Chevalier.

Ordre de l’Executor.
Alliance avec les Saints Ordos.
Marquage Legio.
Marquage Munitorum.
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Héraldique Questor Mechanicus[modifier]

« La logique dicte que la plus grande concentration de force arrachera la victoire. Effectivement, en toute logique, nos ennemis n’ont aucune chance de nous vaincre. »
- Baron-logisticien Artemoris Raven.
Principes d’Héraldique
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Comme dans les Maisons d’alignement impérial, les membres d’une Cour Exaltée d’alignement Mechanicus portent un marquage dénotant leur rang sur leur carapace.

Princeps.
Baron.
Chevalier.

Les médaillons et symboles, portés en principe sur le tabard, représentent les honneurs de bataille du porteur et son rôle lors d’alliances ou de campagnes célèbres.

Icône d’Alliance avec les Skitarii.
Médaillon de Duel.
Lauriers de l’Engrenage Béni.
Héraldique en Pratique

L’armure de Xantek de la Maison Taranis, ci-dessous, est un bon exemple de Chevalier Questor Mechanicus. Bien que les Maisons dévouées au Dieu-Machine soient moins disposées à autoriser l’héraldique personnelle, cela n’interdit pas les différences entre individus. Ici, Sire Xantek a opté pour une peinture noire sur la moitié de la carapace de son Chevlaier pour signifier qu’il ne reste jamais dans l’ombre de l’ignorance et marche dans la lumière de l’Omnimessie. Notez également le champ parti noir et blanc classique du masque du Chevalier.

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La spalière de chaque Baron Prime arbore un motif spécifique correspondant à son rang, en arrière-plan de l’icône de sa Maison.

Maître du Vox.
Maître de Forge.
Maître du Savoir.
Maître Tacticien.

Les Maisons Questor Mechanicus suivent plusieurs conventions en matière de marquage de bannières ; habituellement, ces motifs sont noir et blanc, et figurent l’engrange symbolisant leurs alliés au-dessus de leurs honneurs de bataille.

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Symbolisme Héraldique[modifier]

« Nous sortons à présent, une armée de géants d’adamantium marchant hors des ombres, telle une meute de prédateurs alpha. Quelle riposte pourrait bien exécuter notre ennemi pour contrer une force aussi redoutable ? »
- Sire Percivus de la Maison Mortan.

L’héraldique des Maisons affiliées à l’Imperium est le résultat d’une histoire longue et complexe. Voici une sélection de blasons composés d’éléments faisant référence à l’héritage de leur Maison. Au centre, se trouve un écu avec l’emblème de la Maison à gauche du champ. Il se réfère généralement à un événement majeur de l’histoire de la Maison, ou représente le tempérament de ses Chevaliers. Le champ de l’écu est parti, la moitié d’un Aquila impérial occupant la droite des armoiries. Cela met en évidence la double allégeance des Chevaliers : envers leurs frères, mais aussi envers l’Imperium.

Sous l’écu se trouve un parchemin indiquant le nom de la Maison, et au-dessus trône le type de heaume utilisé par les Chevaliers. Des armes complètent souvent le blason, et sont généralement placées de part et d’autre du heaume. Elles servent à mettre en évidente la puissante martiale de la Maison. Enfin, des ailes de rapace apparaissent derrière l’écu. Beaucoup de Maisons les ajoutèrent lorqu’elles prêtèrent allégeance à l’Imperium, mais au lieu d’imiter le style de l’Aquila impérial, elles optèrent pour des ailes s’inspirant des rapaces et des traditions de leur planète d’origine.

Maison Terryn.
Maison Cadmus.
Maison Hawkshroud.
Si les Maisons affiliées à l’Imperium ne prêtent pas allégeance à l’Adeptus Mechanicus, leurs Chevaliers portent une plaque commémorant leur créateur.
Cette plaque est rivetée en signe de respect pour l’Adeptus Mechanicus, et fait référence au Monde-Forge où a été fabriqué le Chevalier.

L’héraldique des Maisons affiliées à l’Adeptus Mechanicus est diffluente de celle de leurs cousins impériaux. Elle utilise des émaux et des métaux embossés pour souligner la technologie révérée par ses alliés. Bien que les formes et les matériaux représentés dans le blason diffèrent d’une Maison à l’autre, ils reprennent des emblèmes historiques. Tous ont en commun un cercle figurant le crâne de l’Adeptus Mechanicus et un rouage dans une des moitiés. L’autre représente le symbole de la Maison. Encore une fois, cela met en évidence la double allégeance des Chevaliers.

On trouve souvent ce cercle entouré de lauriers, de chaînes ou d’un rouage, qui rappellent l’aspect mystique du culte que la Maison voue à l’Adeptus Mechanicus. Des armes ou des objets ésotériques apparaissent souvent derrière en éléments. Le nombre exact de rayons dans la forme étoilée, et la combinaison des métaux dans les bordures du blason sont extrêmement importants, et ont des significations obscures pour toute personne autre que les serviteurs de l’Adeptus Mechanicus. Ce blason est souvent agrafé sur les tuniques des Nobles de la Maison, qui affichent ainsi fièrement leur héritage.

Maison Raven.
Maison Taranis.
Maison Krast.

Contrairement aux Chevaliers Impériaux et à ceux de l’Adeptus Mechanicus, les Chevaliers Sans-Fief utilisent une iconographie plutôt simple. Ils renoncent au blason de leur Maison et créent leur propre emblèmes, tandis qu’ils se lancent dans une vie aventureuse. Alors que l’emblème d’une Maison reflète l’histoire collective de la planète d’origine des Chevaliers, l’icône d’un Chevalier Sans-Fief est personnelle. Les devises sont souvent intégrées dans le blason, et il n’est pas rare que des crânes et des squelettes stylisés servent à rappeler la probable fin tragique de la quête entreprise par le Chevalier.

Incarnation de la Vengeance.
Amaranthine.
Le Chevalier d’Obsidienne.
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Les Maisons de Chevaliers[modifier]

Il existe des centaines de Maison de Chevaliers réparties dans l’Imperium, chacune avec son propre héritage. En étudiant l’héraldique d’une Maison, il est possible d’apprendre une grande partie de son histoire par le biais des petits détails invisibles au premier regard.

Bien que la vie des Maisons ait quelque peu changé depuis l’avènement de l’Imperium, elle reste dans la continuité du passé. Le maîtres d’une Maison tiendra sa cour dans la forteresse la plus grande et la plus prestigieuse de son ordre, et les Chevaliers qui lui ont juré allégeance logeront soit à l’intérieur de la demeure de leur seigneur, soit dans leurs propres bastions.

Titres de Chevaliers

Frustration constante de l’Administratum, le protocole usité pour s’adresser aux Maisons Nobles est particulièrement archaïque. Non seulement chaque Monde Chevalier dispose de ses propres conventions, mais au sein même des Maisonnées d’une planète, il se trouve d’innombrables préfixes, suffixes et déclinaisons dont les premiers emplois remontent à plusieurs millénaires.

Pour parachever cette difficulté, de nombreuses cultures chevaleresques jugent profondément offensant de s’adresser à un Noble de manière incorrecte. Des duels à mort ont été réclamés pour des broutilles, et plus d’un clerc zélé de l’Administratum s’est vu chassé hors de vue d’un Noble avant qu’il n’aggrave encore son cas sous le coup de la panique. Toutefois, les autorités impériales persévèrent dans leurs tentatives de maîtriser ce système archaïque de noms et de titres, car il s’agit d’éléments cruciaux pour la communication avec les Chevaliers au cours des combats.

Outre les titres relativement évidents de Haut Monarque et de Cour Exaltée, l’immense majorité des Mondes Chevaliers emploient sire ou dame comme des préfixes d’honneurs standards, bien que des variations comme sir, sor ou sirrah ne soient pas inhabituelles. D’autres mondes emploient des termes comme "très honoré" ou "Adoubé" après le nom d’un Noble, ou une déclinaison du nom de leur monde comme "ap Kostonor" ou "fon Medusar". L’accumulation de termes afin de dénoter du statut au sein d’une Maison est répandue : un Chevalier d’une Maisonnée dirigeante pourra s’appeler Dame Eleanora Uhl Tassos, tandis qu’un Noble inférieur du même monde sera appelé Sire Geralt Lor Tassos. Il existe autant de ces honneurs qu’il y a d’étoiles dans le ciel impérial, et tous sont d’une importance capitale pour les Nobles qui les emploient.

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Armement Chevaleresque[modifier]

« S’asseoir dans le Trône Mechanicum, éveiller son collecteur et sentir son Chevalier prendre vie autour de soi, voici les étapes d’une ascension unique. Vos tendons deviennent acier et pistons. Votre rythme cardiaque acquiert le feu du plasma. Vos poings deviennent des armes d’une force incalculable. Que tous vous craignent, et à juste titre. »
- Cantiques du Précepte de la Renaissance, Versets 35-37.

Les arsenaux des Maisons Nobles regorgent de pièces d’artillerie, d’énormes canons à énergie, de râteliers d’ogives balistiques et d’armes de mêlée titanesques. Même les plus petits Chevaliers manient plusieurs de ces armes à la fois, agissant comme plate-forme d’artillerie ou véhicule d’assaut capable de briser l’échine d’armées entières sous la fureur de leurs tirs de de leurs attaques en combat rapproché.

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Les champs de bataille d’Umekha étaient en flammes. Le 17e Vostroyen battait en retraite, tirant de rares salves tout en fuyant sur le veld. Leurs tourmenteurs les talonnaient, les corps androïdes des Nécrons reflétant l’éclat des brasiers comme ils tiraient sur les Gardes Impériaux en fuite.

Le Baron Griegor de Taranis observait la scène par les auspicateurs d’Iron God, son Chevalier Warden. Il était encore loin, mais chaque foulée le rapprochait des combats. Projetée par son collecteur de données, la situation stratégique défilait sur ses rétines. Griegor fit la moue. C’était tout sauf optimal.

« Ces Nécrons sont aussi dénués d’honneur que de pitié, » dit-il. « Les exterminer sera un véritable plaisir. » L’Esprit de la Machine d’Iron God gronda son acquiescement.

« Je suis d’accord, messire, » répondit Dame Melandra de Taranis par vox. Son Chevalier Gallant, Retributor, marchait à une vingtaine de mètres sur sa droite, ses pennons gonflés par le vent brûlant de la guerre. « Il est temps de frapper. »

« En effet, » acquiesça Griegor, en absorbant des données de visée, des analyses atmosphériques et des augures stratégiques transmis par les câbles à la base de son crâne.

« Nous sommes à la portée de combat prescrite par le Code. Engagez à volonté, Madame. »

Le Gallant de Melandra fit des foulées plus rapides. Le Baron Griegor sélectionna ses cibles au moyen de contractions de la rétine, mains organiques et mécadendrites volant sur les touches de sa console de contrôle tandis qu’il préparait les esprits de ses armes et leur ordonnait de tirer.

Son Canon Gatling Avenger se mit à tourner et son hurlement emplit la plaine lorsqu’il cracha le feu sur les Nécrons qui avançaient. Les corps de métal explosèrent sous les coups des milliers d’obus qui s’abattaient dans leurs rangs, des missiles jaillirent de sa carapace, ajoutant de nouvelles explosions au chaos ambiant. Les Nécrons ralentirent, les survivants se tournant à l’unisson face à cette menace.

Le bouclier ionique de Griegor s’illumina de bleu lorsque la première salve l’atteignit, se brisant sur la barrière énergétique sans causer de dommages. Puis Retributor atteignit la ligne nécron, broyant les guerriers sous ses pas et projetant leurs machines de guerre dans les airs à chaque revers du poing ou de la lame. Alors que les Nécrons étaient en pleine déconfiture, Griegor envoya plus d’énergie à ses systèmes moteurs et se joignit à la mêlée. Ce faisant, ses récepteurs audio lui transmirent un nouveau son qui le fit sourire. Les Vostroyens les acclamaient.

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Sources[modifier]

  • Codex Imperial Knights, V8
  • Codex Chevaliers Impériaux, V6