Catégorie:Libre-Marchand

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Univers
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Univers

« …sinistre cauchemar d’un avenir lointain, où seule la guerre règne et où la galaxie est en flammes… »

« Dans les ténèbres, l'aveugle est le meilleur des guides. En cet âge de démence, faites confiance au fou pour vous montrer la voie. »

Factions
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Factions

« Je ne me soucie pas de qui connaîtra la vérité, maintenant, demain, ou dans dix mille ans. La loyauté porte en elle sa propre récompense. » - Lion El’Jonson

La galaxie gothique ravagée par la guerre du lointain futur grouille d’armées de l’Imperium, d’adorateurs des noirs dieux du Chaos et de peuples Xenos belliqueux, tous opposés dans le plus grand conflit que les étoiles elles-mêmes aient connu.
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Personnages

« L’univers est vaste et quoi qu’il advienne, nul ne se souviendra de vous… »

Les Héros et personnages illustres naissent des guerres et des tragédies, luttant et oeuvrant pour réaliser ou lutter contre leur destin, quand ce n'est celui d’un Monde entier ou de l'univers lui-même.

Vous trouverez ici une liste de quelques uns de ces personnages ayant laissé leur empreinte, aussi futile soit-elle, au milieu des conflits sans nombre du sombre univers de Warhammer 40.000.
Batailles
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Batailles

« Dans l’obscurité, je serai la lumière.
Dans le doute, je garderai la foi.
Dans la rage, j'affinerai mon talent.
Dans la vengeance, je n'aurai nulle pitié.
Au cœur de la bataille, je n'aurai nulle peur.
Devant la mort, je n'aurai aucun regret... »

- Liturgie de Bataille des Blood Ravens
Technologie
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Technologie

« L’Omnimessie a rempli la galaxie de mystères afin que nous puissions les découvrir et pour nous rapprocher de Sa perfection. Les ignorer même en temps de guerre, est une hérésie. »

- Archimagos Belisarius Cawl.
Jeux de Rôle
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Jeux de Rôle

Liste des jeux de rôle papier connus mettant en scène l’univers de Warhammer 40.000, ainsi que les carrières (rôles) que des joueurs pourraient potentiellement interpréter en tant qu’Humain, Xenos ou Hérétique dans ce type de jeu.

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« Je revendique ce monde au nom de l’Empereur de l’Humanité et de Son Imperium. J’apporte justice et vérité pour ceux qui sont du côté de la loi, châtiment et mort pour les coupables, et je saisis le butin de ma propre main. »
- Ansellion Aquairre, seigneur capitaine du Caelestis Imperium.
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Pour clamer ses richesses et faire valoir ses droits, un Libre-Marchand doit affronter les immenses dangers qui se tapissent dans le vide intergalactique, survivre aux attaques des pirates et Xenos, et surtout éviter les indicibles menaces qui se tapissent dans l’obscurité entre les étoiles.

Porteur d’une Lettre de Marque sacrée qui lui donne le pouvoir de voguer au-delà des limites de l’Imperium pour commercer, explorer et guerroyer au nom de l’Empereur-Dieu, le Libre-Marchand est un personnage unique parmi les ténèbres impitoyables de l’Imperium. Il peut aussi bien être une nouvelle autorité en pleine ascension qu’un héritier d’une longue lignée de nobles et voyageurs du vide, mais il porte toujours son titre avec fierté et part vers l’inconnu en quête de fortune et de gloire. Un Libre-Marchand est une puissance à part entière au sein des vides obscurs, maître de tout, aussi loin que ses forces et sa ruse peuvent faire régner l’autorité. Un Libre-Marchand peut être bien des choses, mais qu’il se pose comme diplomate devant un dirigeant planétaire, qu’il conclue un marché douteux dans les bas-fonds d’une station spatiale, qu’il beugle des ordres à son ost en pleine opération de pillage ou qu’il foule le pont d’un prestigieux navire, il reste avant tout libre.

Souvent, les Libres-Marchands sont issus d’une dynastie de grands meneurs et d’officiers visionnaires, dont la lignée célèbre (parfois tristement) s’étend sur des millénaires. Il arrive aussi qu’ils soient issus de familles plus récentes et plus dynamiques, étant alors souvent tirés des rangs de l’Adeptus Terra, de la Marine Impériale ou de la Garde Impériale. Quelles que soient leurs origines, tous les Libres-Marchands sont avant tout maîtres de leur destin et c’est sur leurs épaules que peut reposer la réussite non seulement de leurs actes et de leur lignée, mais aussi le sort d’innombrables générations à venir et, souvent, de mondes entiers.

Pour un Libre-Marchand, rien n’est plus important ni plus précieux que son vaisseau. Sa Lettre de Marque lui confère l’autorité, ses ressources lui apportent la puissance et son ambition insatiable le pousse sans cesse à accomplir de grandes choses, mais sans vaisseau spatial, un Libre-Marchand n’a pas plus de pouvoir qu’un Gouverneur Planétaire ou un général de la Garde Impériale. En possession d’un vaisseau, le voilà capable de voyager au-delà des frontières de l’Imperium, d’explorer l’inconnu et de l’exploiter à son profit. À la barre de son vaisseau, il peut châtier ses ennemis sous le feu de ses macrobatteries et même envahir des planètes entières. Avec son vaisseau, un Libre-Marchand détient un pouvoir personnel avec lequel ne peuvent rivaliser que les plus hauts représentants de l’Imperium.

Bien que ce fardeau soit le sien et le sien seul, le Libre-Marchand s’entoure toujours d’une suite d’alliés et de serviteurs. Il ne pourra jamais entreprendre sa mission seul, car nul homme ou femme ne maîtrise tous les aspects du commerce, de l’exploration et de la guerre. C’est ainsi que tous les Libres-Marchands les plus prospères ont développé la faculté à déceler la valeur et les motivations d’autrui et qu’ils savent employer de manière optimale chaque arme et capacité de l’arsenal humain qui est à leur disposition. Bien qu’il doive compter sur d’autres pour les compétences les plus spécialisées (sans parler de certaines ressources cruciales), le Libre-Marchand sait que c’est à lui qu’il revient de savoir quand et comment exercer son propre jugement et en quelles circonstances déléguer. Ce n’est peut-être pas lui qui barre son croiseur intersidéral ni qui active chacun de ses macro-canons, mais il est celui qui désigne et orchestre ceux qui en ont la charge et ce sont ses ordres que l’on applique. De même, il ne connaît peut-être pas grand-chose des rites occultes de l’augure et de l’Auspex, mais c’est à lui que revient la décision de se fier ou non à la parole de l’Explorator qui estime que l’on peut respirer l’air d’un monde tout juste découvert.

Les Libres-Marchands doivent toujours compter sur leurs propres capacités et ne pas négliger leur protection, quelle que soit la puissance de leurs alliés, car il y aura toujours des êtres pour envier leur influence et leur statut privilégié, sans compter tous les rivaux qui tendent vers les mêmes buts. C’est ainsi que la plupart ont un penchant pour les meilleures armes et pièces d’équipement que leurs moyens leur permettent, car ils savent que même les amis peuvent se transformer en ennemis quand des fortunes planétaires sont en jeu. Certains ne quittent jamais le pont de leur navire sans enfiler une illustre Armure Énergétique créée par un Artificier d’un autre temps. D’autres cachent sous un uniforme voyant des générateurs de champ de force de conception Xenos diaboliquement astucieuse. Ils portent toujours une arme, même à bord de leur vaisseau, ne serait-ce qu’un minuscule dispositif digital ou autre instrument de destruction. Quelles que soient leurs apparences, les Libres-Marchands doivent avoir une confiance souveraine en leurs facultés et savoir se sortir des situations les plus désespérées en profitant de leurs expériences périlleuses, même quand la survie est tout ce qu’ils ont pu en retirer.

Les Libres-Marchands de l'Imperium[modifier]

« Les stratèges en chambre des académies de la Marine prétendent que le combat spatial est une affaire prévisible et scientifique, une sorte de jeu de régicide. Ils vous enseigneront que vous ne pouvez engager l’ennemi qu’à partir d’une certaine portée, qu’il faut un certain nombre de bâtiments d’escorte contre un croiseur et vous dispenseront tout un chapelet d’autres perles de savoir aussi triviales qu’assommantes à écouter.

Mais que savent-ils, en vérité ? Ces érudits ont-ils jamais senti leur sang s’échauffer en fondant sur l’ennemi, an moment ou ses réservoirs à plasma cédaient et se répandaient dans le vide ? Lequel, parmi eux, s’est jamais approché si près de l’adversaire que leurs soi-disant "experts" en baveraient d’indignation ? Lequel peut se vanter de connaître le foutu frisson viscéral, l’enfer et la furie du combat spatial ?

J’ai senti le baiser glacé du vide passer sur mon front, au moment où ma coque se déchirait, et j’ai survécu. J’ai lancé mon vaisseau de guerre comme une torpille contre celui de mon ennemi, et j’ai triomphé. Et je le referai encore, mille et mille fois, jusqu’à ce que l’Empereur ou l’univers décide que j’ai tenté le sort une fois de trop. »
- Lucien Gherrit, Libre-Marchand du Clan Arcadius, lors du banquet de célébration donné à bord du Wotan à la suite de la défaite de la 88e flottille renégate.
Et Peut-On Connaître Votre Nom Monsieur ?

La Lettre de Marque impériale n’est pas un simple titre auquel s’attachent quelques droits et devoirs. C’est avant tout un document officiel, qui porte les signatures et les sceaux des plus puissants représentants de l’autorité et que l’on peut sans doute considérer comme l’un des parchemins les plus convoités de tout l’Imperium. À la vérité, certaines des plus anciennes familles de Libres-Marchands prétendent détenir une lettre signée de la main de l’Empereur en personne. La plupart des Libres-Marchands conservent ce précieux document dans une chambre de stase, à l’abri des yeux indiscrets et des mains trop agiles. Tout comme la Rosette pour l’Inquisiteur, la Lettre de Marque est la preuve irréfutable de la légitimité d’un Libre-Marchand, mais elle est d’une telle valeur que son propriétaire ne la porte généralement jamais sur lui. Dans ces conditions, on serait en droit de se demander ce qui peut empêcher n’importe quel escroc de bas étage de se prétendre Libre-Marchand et de sommer un commandant impérial sans méfiance de lui accorder toutes les prérogatives dues à son rang ? L’Imperium est une société féodale. Au sein des masses populaires, ceux qui ont l’audace de remettre en question les droits de leurs soi-disant "supérieurs" ne sont pas nombreux et ceux qui l’osent ne tardent pas à subir les conséquences de leur erreur de jugement. Les Libres-Marchands, Inquisiteurs et autres commandants impériaux sont habitués à être obéis sans discussion et se comportent généralement de telle manière que la plupart des gens se montrent excessivement prudents en leur présence. Évidemment, tout le monde sait qu’il existe des individus peu scrupuleux, qui ne sont pas ce qu’ils prétendent être. Cependant, il vaut mieux partir du principe que ce bougre au costume chamarré et au sourire canaille qui se tient devant vous, entouré d’une suite de plusieurs centaines de personnes, est bien un représentant assermenté de l’Imperium, surtout si sa flottille attend en orbite géostationnaire au-dessus de votre palais. Il y aurait bien d’autres possibilités, mais elles pourraient être tellement pires !

L’Imperium est un vaste royaume dispersé dont les différentes régions se repartissent sur la quasi-totalité de la galaxie et empiètent sur les zones plus restreintes de l’espace habité par les Xenos. Son influence s’étend surplus d’un million de mondes habités, pourtant ces mondes ne représentent qu’une infime partie de l’ensemble galactique. En périphérie de la galaxie, il existe également des zones nébuleuses ; ce sont des territoires isolés, loin de tout, ou la lumière de l’Astronomican ne parvient pas, et dont les rares colonies humaines sont peuplés de renégats ou de pionniers dont les ancêtres furent oubliés voici des millénaires. La majeure partie de la galaxie demeure encore inexplorée, inconnue et extrêmement dangereuse.

Afin d’exploiter les richesses potentielles des nouveaux mondes, des civilisations Xenos et les incroyables ressources restant à découvrir, il fallut définir une catégorie d’agents impériaux indépendants : les Libres-Marchands. Par autorisation spéciale de l’Adeptus Terra, qui leur fournit également souvent leur équipement, ces Libres-Marchands sont libres d’explorer les régions lointaines de la galaxie, qu’il s’agisse de celles qui se trouvent au-delà de la portée de l’Astronomican ou de celles qui sont à portée mais n’ont encore jamais été visitées. Certains de ces Libres-Marchands ont même tenté de traverser les régions totalement vides de l’espace intergalactique, mais les pouvoirs de communication des Astropathes sont absolument inopérants sur de telles distances et personne ne sait si ces expéditions ont réussi ou non. Totalement coupé de l’autorité centrale de l’Imperium, le Libre-Marchand est seul responsable de ses décisions face aux cultures Xenos, aux nouvelles découvertes et aux menaces qu’il peut rencontrer. S’il juge une race potentiellement dangereuse, il peut tenter de l’annihiler ou de rassembler autant d’informations que possible afin que d’autres puissent s’en charger. S’il décide qu’une race pourrait être utile à l’Humanité, il peut tenter d’établir des relations. Si les richesses d’une planète se résument à sa technologie ou à ses matières premières, il peut choisir de la mettre à sac et rentrer à Terra chargé de trésors : artefacts Xenos, minéraux rarissimes et précieux ou technologies dépassant l’imagination.

Inutile de dire que pour mener sa mission à bien, un Libre-Marchand doit disposer de ressources considérable, tant en vaisseaux qu’en soldats et en hommes d’équipage qualifies. Sa flotte se compose parfois de dizaines de vaisseaux, parmi lesquels d’énormes et lourds cargos, dans lesquels s’entassent une petite armée, des équipes complètes de techniciens et des quantités de pionniers volontaires pour fonder de nouvelles colonies sur les nouveaux mondes qu’ils découvriront. Toutefois, ses ressources les plus importantes sons ses soldats, car ce sont eux qui lui permettront d’affronter les dangers potentiels.

En général, les Libres-Marchands sont des individus ayant atteint un certain statut dans la hiérarchie de l’Imperium. Ils sortent souvent des rangs de l’Adeptus Terra, de la Marine Impériale et de la Garde Impériale, ou même de l’Inquisition. Il y a aussi des civils influents ; dans cette catégorie, les Navigators sont les plus connus. Les aléas de la politique oblige parfois certains individus à emprunter ce chemin, car, s’ils ne sont pas soumis à la législation impériale, les Libres-Marchands se trouvent également à l’écart des centres névralgiques du pouvoir, ce qui peut s’avérer bien commode dans certains cas. On les considère souvent comme des exclus et nombre d’entre eux sont des personnages que le clergé préfère tenir à distance.

Bailleurs de Fonds et Commanditaires

Lorsqu’un Libre-Marchand reçoit sa Lettre de Marque, celle-ci s’accompagne parfois du commandement de forces militaires significatives. Dans de nombreux cas, ces ressources lui sont directement fournies par les plus hautes autorités de l’Imperium, mais elles peuvent également lui être accordées par des commanditaires privés, directement intéressés aux bénéfices du Libre-Marchand. Ainsi, de nombreux Libres-Marchands sont-ils redevables d’une partie de leurs bénéfices à leurs bailleurs de fonds. À l’évidence, ils sont nombreux à avoir la mémoire courte et ont tendance à oublier leurs engagements sitôt passés la frontière de l’Imperium. Il n’est donc pas surprenant que de nombreux explorateurs découvrent à leur retour les substantielles récompenses qui ont été offertes pour leur capture.

Du fait qu’ils opèrent en dehors de tout contrôle impérial, les Libres-Marchands ne se soumettent qu’à leurs propres lois. Certains sont des individus très pieux, qui s’efforcent de porter la lumière de l’Empereur au-delà des frontières de Ses royaumes ; d’autres ne sont rien de plus que de vulgaires pirates et des crapules de l’espace. La plupart sont des individus d’un aplomb et d’une insolence extraordinaire, terriblement charismatiques, souvent pleins de charmes et de malice, habiles diplomates (certains les qualifient plus volontiers du nom d’escroc), mais capables de tuer sans la moindre pitié lorsque la situation l’exige. Ils sont souvent accompagnés d’un entourage de parasites et de familiers, parmi lesquels des guerriers Xenos, de mutants et toutes sortes d’autres indésirables. Dans l’Inquisition, de nombreuses voix réclament régulièrement que l’on proclame hérétiques tous les Libres-Marchands. De nombreux Libres-Marchands sont des personnalités extrêmement instables : certains prennent plaisir à détruire des mondes par pur caprice, tandis que d’autres, animés d’une macabre curiosité, aiment à mener des expériences sur des espèces Xenos.

Pour ce qui est de l’apparence, ils sont nombreux à apprécier les tenues les plus extravagantes, et même flamboyantes, chacun dans son style particulier. Leurs armes et équipements sont généralement de la meilleure qualité possible, et ils possèdent souvent toutes sortes d’armes et de gadgets Xenos. Les armes digitales Jokaeros sont très appréciées : ce sont des armes miniaturisées, laser ou à aiguilles, que l’on porte en bagues mais qui sont d’une puissance égale à celle d’un pistolet du même type. Ils possèdent parfois des armes de phase Xenos capable de traverser une armure comme si elle n’existait pas, des étoiles neurales ha’kaidan et mille autres équipements de guerre aussi ésotériques qu’étranges. Lorsque le Libre-Marchand est un ancien de l’Adeptus Terra, il porte parfois le costume de l’aristocratie impériale, avec quelques pièces de vêtements provenant de mondes extérieurs aux domaines de l’Empereur, et arbore souvent une ancienne arme héritée de son passé militaire, tel un sabre d’abordage de la Marine ou un sabre d’officier. Certains aiment à exhiber des pistolets de duel dans des holsters laqués et ouvragés, ou un Fusil de Chasse archaïque, porté sur l’épaule avec désinvolture.

Après quelques années d’exploration, la plupart réintègrent généralement l’espace impérial pour y vendre leurs marchandises exotiques, se réapprovisionner, recruter des hommes et prendre un peu de repos, avant de repartir pour une nouvelle expédition dans les sombres profondeurs de l’espace. Lors de ces périodes de relâche, il leur arrive d’entrer en conflit avec des membres de l’Adeptus Terra ou de l’Inquisition car les incroyables pouvoirs dont ils disposent en dehors de l’Imperium leur font facilement oublier qu’ils ne jouissent pas des mêmes libertés lorsqu’ils sont de retour sous le regard vigilant de l’Empereur. Leur personnalité impétueuse et leur véhémence ne peuvent manquer d’attirer l’attention des autorités.

En outre, de nombreux Libres-Marchands contestent le droit de l’Imperium à exercer sa domination sur eux. Ces hommes qui ont coutume de naviguer parmi des étoiles inconnues et de traiter avec toutes sortes de cultures sont souvent considérés comme des individus capables de véhiculer toutes sortes d’hérésies : la propagation de philosophies dévoyées, par exemple, ou l’infection par des créatures Xenos ou encore la possession par les entités du Warp qui vivent dans les ténèbres entre les étoiles. Tous ces facteurs sont souvent le ferment de violents affrontements, particulièrement si le Libre-Marchand possède un savoir ou un artefact convoité par d’autres factions.

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La Lettre de Marque[modifier]

La Lettre de Marque du Libre-Marchand Sarvus Trask. Une Lettre de Marque est le bien le plus précieux d’un Libre-Marchand car elle définit son statut et les privilèges qui en découlent.
Dans l’espace impérial, les voyages sont étroitement surveillés par les forteresses de Segmentum qui permettent ainsi à l’Imperium d’exercer un contrôle rigoureux sur les déplacements de ses sujets. Les domaines impériaux s’étendent sur des régions de la galaxie tellement immenses qu’ils ne possèdent pas réellement de frontières matérialisées et se définissent plutôt par les routes Warp qui relient les différents secteurs entre eux. En lisière de l’espace inexploré, il existe des mondes isolés ou délaissés dont les populations entretiennent des relations avec certaines cultures Xenos, nouent avec elles des relations commerciales et parfois des alliances lorsqu’il est nécessaire de lutter contre un ennemi commun. Toutefois, en règle générale, l’Humanité craint les Xenos et les cultures non-impériales et ne leur accorde aucune confiance. Dès la naissance, les hommes apprennent que l’Humanité est destinée à gouverner les étoiles et que tout contact avec des étrangers ne peut que lui rapporter, au mieux, une pollution morale ou, au pire, la dévastation de planètes entières. Selon les plus anciens décrets, tout contact avec ces civilisations est donc formellement prohibé et ne doit être entrepris qu’au plus haut niveau, avec l’aval des Hauts Seigneurs de Terra et de leurs serviteurs assermentés.

Pourtant, malgré cette interdiction formelle, il y a longtemps que les Hauts Seigneurs sont conscients de l’utilité d’étendre les domaines de l’Humanité. La Lettre de Marque impériale qu’ils octroient aux Libres-Marchands leur permet non seulement de s’aventurer au-delà des frontières, mais également de traiter avec les cultures ou les individus qu’ils pourraient rencontrer dans ces régions inexplorées, avec toute l’autorité du Senatorum Imperialis, c’est-à-dire des Hauts Seigneurs. Elle élève également son détenteur à l’un des grades les plus élevés auxquels puisse aspirer un serviteur de l’Empereur, en lui donnant un statut équivalent à celui des Commandants Impériaux, Inquisiteurs et Maîtres des Chapitres Space Marines. Elle leur accorde le pouvoir de traiter d’égal à égal avec ces pairs de l’Imperium et leur permet de faire appel à toute l’aide qu’ils parviendront à négocier auprès de ces dignitaires.

Toutefois, les immenses privilèges que cette lettre accorde à son porteur ne deviennent réellement manifestes que lorsqu’il s’élance hors des royaumes impériaux. Tant qu’il demeure dans l’Imperium, le Libre-Marchand évolue parmi les structures établies du pouvoir en place ; en revanche, lorsqu’il le quitte, c’est lui qui définit la nature de ces structures. En vérité, certains n’hésitent pas à affirmer que c’est la volonté de l’Empereur Lui-même qui s’exprime par la voix du Libre-Marchand lorsque celui-ci se trouve au-delà des marches frontalières de Son empire.

La lettre investit son porteur de prérogatives immenses. Elle lui permet de conquérir tous les mondes qu’il désire, de les revendiquer au nom de l’Empereur, et de s’arroger tous les privilèges possibles, de la manière qui lui paraît la meilleure. De nombreux Libres-Marchands s’en servent pour annexer ou coloniser toutes les nouvelles planètes qu’ils découvrent, s’attribuant le rôle de commandants impériaux et repoussant les frontières de l’Imperium. D’autres préfèrent s’assurer un droit de commerce exclusif avec les nouvelles cultures qu’ils découvrent, s’appropriant du même coup d’inimaginables richesses et jetant les bases de puissantes nouvelles lignées aristocratiques.

La Bataille du Bras de Jade

En 691.M41, le croiseur de la Marine Impériale Wrote for Luck menait une patrouille de routine non loin des Étendues de Koronus, accompagné d’un escadron de vaisseaux d’escorte. Tout près des Marches de Drusus, au voisinage de la frontière arrière du secteur, la flottille intercepta le message de détresse astropathique d’un vaisseau de recherche de l’Adeptus Mechanicus et se détourna de sa trajectoire pour enquêter. En route vers la dernière position connue du vaisseau d’exploration, le Wrote for Luck reçut de nouveaux appels à l’aide indiquant la présence d’une incursion Ork significative. Bien que sa connaissance de la situation soit incomplète, le Capitaine estima que sa petite flottille ne serait pas à la hauteur contre les Orks et émit à son tour un appel d’assistance à l’intention de tous les vaisseaux impériaux qui pouvaient se trouver sur la zone. À sa grande surprise, trois flottilles de Libres-Marchands au grand complet répondirent à son appel et, trois jours plus tard, leurs forces combinées écrasaient la flotte Ork lors d’une action qui porte aujourd’hui le nom de Bataille du Bras de Jade. Selon les annales, c’était la première fois que la Marine et les Libres-Marchands collaboraient de cette manière depuis plus de deux siècles et les rapports de cette bataille font partie des lectures obligatoires pour les cadets de l’école d’officiers de la Marine du Secteur Calixis.

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Des Origines Diverses[modifier]

Les Libres-Marchands proviennent soient de leurs maisons, soient de divers grandes institutions impériales. Mais tous sont des individus exceptionnels, avides de gloire, de richesse et de prestige.
Les Libres-Marchands sont tous des individus très singuliers, exceptionnels, bien supérieurs aux masses anonymes de l’Humanité par leur dynamisme et leur ambition personnelle. Ils peuvent avoir des origines très diverses, mais tous semblent se considérer comme maudits ou bénis des dieux par leur titre.

La Marine[modifier]

Un grand nombre ont servi dans la Marine. Cela n’est guère surprenant, car ils sont fréquemment amenés à commander des flottilles entières et rares sont ceux qui acceptent de déléguer de telles responsabilités à l’un de leurs subordonnés. Ainsi, la plupart sont des Capitaines chevronnés, capables d’assumer le rôle d’Amiral de leur flotte, et aptes, et même enthousiastes, à engager le combat et à remporter la victoire contre des ennemis dont personne n’a jamais connu l’équivalent dans l’Imperium. Beaucoup sont considérés comme des têtes brûlées par leurs homologues de la Marine, car leurs méthodes et leurs tactiques vont souvent totalement à l’encontre des doctrines du combat spatial telles qu’on les enseigne dans les écoles des forteresses de Segmentum. Certains extrémistes ne survivent pas très longtemps, mais leur mort alimente les légendes et les rumeurs durant des siècles. En revanche, une fois libérés du carcan de cet établissement militaire fameux pour son conservatisme, ceux qui font preuve d’un réel talent accomplissent parfois de formidables exploits, même si leurs idées ne sont pas du genre de celles que l’on encourage dans la Marine.

De nombreux anciens de la Marine conservent un réseau de contacts dans le secteur où ils ont servi autrefois, et même au-delà, ce qui leur permet de faire appel à leurs vieux amis, peut-être même des officiers aux côtés desquels ils ont pu servir comme cadets. Lorsque la nécessité s’en fait vraiment sentir, ces contacts peuvent leur rendre toutes sortes de services, qui peuvent aller d’un ravitaillement d’urgence à l’envoi d’un renfort contre une attaque de pirates ou de Xenos. Toutefois, la plupart des Libres-Marchands préfèrent s’en sortir seuls et ne recourent à ce genre de faveurs qu’en cas de situation réellement désespérée. En outre, il vaut parfois mieux réfléchir avant de solliciter une faveur auprès d’un ancien camarade qui vient d’être nommé commodore : si cet ami devient un jour Grand Amiral, l’appui qu’il pourra vous fournir n’en sera que plus important.

Ceux qui ont servi dans la Marine aiment généralement à porter les insignes et les tenues de leur ancienne arme, agrémentés de toutes sortes d’ornements et colifichets. Un Libre-Marchand pourra, par exemple, revêtir un uniforme de parade semblable à celui d’un Grand Amiral (même s’il n’a jamais atteint ce grade), avec les rangées de médailles, les insignes de mérite, les épaulettes soutachées d’or et des mètres et des mètres de passementerie dorée ou argentée formant des entrelacs et des broderies élaborées. Mais sa chevelure sera nattée à la manière des guerriers tribaux de certains Mondes Sauvages, ou bien il aura le visage tatoué dans le style des brutes des gangs anarchiques des Mondes-Ruches. Avec son sabre d’officier de la Marine, il portera peut-être une épée d’origine inconnue mais de facture indubitablement Xenos, ou encore d’autres armes troquées ou volées lors d’une rencontre avec les représentants de l’une des centaines de civilisations étranges qui existent dans l’univers.

La Garde[modifier]

La Garde Impériale est l’une des nombreuses institutions dont un Libre-Marchand peut être issu. Ceux qui parviennent à sortir du rang pour prendre la tête des vastes armées disparates de la Garde Impériale sont parfois récompensés par une Lettre de Marque qui leur permettra de poursuivre leur croisade au-delà des frontière de l’espace impérial, vers l’infini et l’inconnu. Ce sont des maîtres de l’offensive terrestre, généralement très doués dans l’art de la stratégie. Certains finissent par devenir de Grands Amiraux après avoir été de Grands Généraux, d’autres ont le bon sens de déléguer le commandement de leurs escadres à leurs subalternes afin de concentrer leurs considérables talents sur la gestion des tactiques de grande envergure.

Le plus souvent, les Libres-Marchands issus de la Garde ont tendance à constituer de vastes armées de fantassins, utilisant leurs vaisseaux à transporter leurs troupes sur des théâtres d’opérations où ils mènent des assauts planétaires dévastateurs. Cependant, en dehors des frontières de l’Imperium, ils sont souvent contraints de ménager leurs troupes d’une manière qui ne leur est pas habituelle, de peur que leurs ressources limitées ne s’épuisent dans des régions où ils ne disposent d’aucun moyen ou presque d’en mobiliser de nouvelles. Lorsque ses forces terrestres endurent de lourdes pertes, un Libre-Marchand doit souvent recruter sur les mondes qu’il a récemment conquis. Dans le cas de sociétés humaines redécouvertes après des générations d’isolation, il peut lever des troupes en instituant un système de service féodal, par lequel la planète doit lui fournir un contingent de guerriers qui serviront dans sa flotte. Il arrive néanmoins qu’il soit obligé de recourir à la force ou à la contrainte. Certains Libres-Marchands vont jusqu’à louer les services de mercenaires ou d’auxiliaires Xenos, mais cette pratique est très mal vue des autorités de l’Imperium. Toutefois, hors des frontières, les Libres-Marchands sont leurs propres maîtres. Qui sait quelles étranges armées peuvent hanter certaines zones nébuleuses et inhabitées de l’espace en se prétendant au service de l’Imperium ?

Pour ce qui est de l’apparence, ces Libres-Marchands militants sont très différents les uns des autres. Ils sont nombreux à porter l’uniforme et les décorations de leur ancien régiment qui, contrairement aux uniformes très protocolaires de la Marine, sont généralement spécifiques à la culture de leur monde natal. Ils portent également des éléments d’uniformes propres à différents types d’états-majors, de longues capotes militaires ornées de décorations complexes, par exemple, ou des képis à visière. Ceux qui aiment à mener l’assaut en première ligne, et ils sont nombreux, adoptent une tenue plus appropriée à leur tempérament guerrier en associant des éléments d’uniforme de cérémonie à une Armure Carapace, ou même Énergétique. Comme tous les Libres-Marchands, ils possèdent toutes sortes d’armes inhabituelles, y compris des senseurs de fabrication exotique ou des boucliers à champ de force que l’on ne voit habituellement qu’entre les mains d’officiers supérieurs de l’Inquisition ou de l’Officio Assassinorum. Alors que les armes portées par les anciens de la Marine sont le plus souvent des armes de parade, celles des anciens de la Garde sont habituellement choisies dans une optique plus pragmatique, et généralement beaucoup plus dévastatrices. Ce sont des armes élégantes, fabriquées sur mesure pour leur porteur et élégamment ciselées, ou encore des armes prises sur le cadavre d’un ennemi abattu et conservées autant comme trophée que pour leurs exceptionnelles capacités destructrices.

L'Administratum[modifier]

Au fil de leurs longues et éclectiques carrières, certains officiers de l’Administratum amassent un pouvoir personnel considérable et finissent par tenir sous leur emprise de véritables petits empires de divisions et de départements dont l’influence rayonne parfois sur des dizaines de systèmes planétaires. Ces hommes et ces femmes sont invariablement des personnages implacables, calculateurs, qui ont travaillé dur pour s’élever au sommet de la hiérarchie par tous les moyens possibles, en écrasant leurs ennemis et en échappant à toutes les tentatives d’assassinat. Nombre d’entre eux se voient assigner la tâche de réprimer la rébellion dans un secteur ou d’imposer la loi impériale aux enclaves humaines récemment redécouvertes et ramenées dans le giron de l’Empereur. Ils sont passés maîtres dans l’art d’employer le pouvoir avec précision et savent comment utiliser toutes les armes disponibles, de la puissance militaire des Space Marines aux arts secrets de la manipulation politique. À ce titre, certains d’entre eux font vraiment d’excellents Libres-Marchands.

À la tête d’une flotte de Libre-Marchand, un administrateur se conduit d’abord en politicien et ensuite en chef de guerre ; les meilleurs savent combiner les deux rôles ou passer de l’un à l’autre avec une habileté consommée. Il amasse les ressources, et confie le commandement des différents vaisseaux de sa flotte à des individus en lesquels il peut avoir toute confiance, mais qu’il sait également pouvoir anéantir si ceux-ci tentent de s’attaquer à lui. Il prend soin d’entretenir la rivalité entre ses subalternes, les encourageant à rechercher sa protection et son approbation aux dépens de leurs concurrents. À la différence des Libres-Marchands ayant connu un début de carrière plus martial, ces hommes et ces femmes se livrent rarement à des démonstrations de force et des prouesses personnelles, préférant exercer leur pouvoir par l’intermédiaire d’une dague d’assassin dans les ténèbres plutôt que par un grossier étalage de force brute.

Pour ce qui est de l’allure extérieure, ces machiavéliques petits potentats préfèrent souvent une relative sobriété. Ils conservent parfois les mêmes tenues que celles qu’ils portaient dans leurs précédentes positions, une robe monastique par exemple. D’autres revêtent un habit un peu plus somptueux, mais ils privilégient généralement les couleurs sombres, discrètes, qui leur donnent un aspect sévère, menaçant, et ne laissent aucun doute sur le sort des individus qui seraient suffisamment stupides pour les contrarier. Même s’ils ne portent généralement pas d’arme visible, il faudrait être idiot pour s’imaginer qu’ils puissent être sans défense. Ils portent toujours des armes de petit format mais meurtrières : un digilaser ou une lame énergétique dissimulée sur leur personne, toujours avec un bouclier de force personnel d’une nature ou d’une autre, afin de se protéger des attaques ennemies lors d’une bataille ou de la traîtrise d’un subalterne lorsqu’ils tiennent leur cour.

Les Marchands[modifier]

Blasons Et Héraldique

Lorsqu’ils reçoivent leur Lettre de Marque, de nombreux Libres-Marchands se voient également remettre une bannière personnelle bénie par les plus hauts dignitaires du Ministorum qu’ils arboreront fièrement lors des grandes cérémonies officielles. Certains d’entre eux l’arborent en toutes circonstances, tandis que d’autres, nombreux, la font enfermer dans un coffre de stase sur le Monde-Forge de Belacane, si réputé pour sa maîtrise de la technologie des champs de stase. Toutefois, même s’ils ne portent pas leur bannière, de nombreux Libres-Marchands aiment à arborer leurs couleurs personnelles. Leurs vaisseaux sont souvent ornés de leurs emblèmes et leurs hommes de troupe portent le blason de leur seigneur et maître, fièrement exposé à la vue de tous afin de démontrer sa puissance et son statut.

La plupart des mondes civilisés de l’Imperium restent relativement isolés ; rares sont les citoyens d’une planète qui ont l’occasion d’entreprendre un voyage vers d’autres systèmes planétaires. Pourtant, la plupart des mondes doivent entretenir des relations commerciales avec leurs voisins, ne serait-ce que pour répondre à un certain nombre de leurs besoins. Les armes et autres articles de haute technologie doivent être importés de planètes possédant l’expertise et les infrastructures nécessaires pour les fabriquer, tandis que ces mêmes planètes industrielles ont besoin de ressources naturelles rares, qu’elles doivent à leur tour importer. En outre, sur de nombreux mondes, les élites dirigeantes sont friandes d’exotisme et toujours disposées à dépenser des sommes extravagantes pour des denrées provenant de planètes parfois très lointaines. Vêtements de luxe, nourritures raffinées, joyaux et gemmes, objets d’art, tout cela exerce un attrait irrésistible sur ceux qui désirent faire étalage de leur fortune et de leur influence, réelles, imaginaires ou fictives, en suivant les modes du moment.

Au fil des millénaires, une classe sociale tout entière s’est constituée et développée dans le seul but de satisfaire aux demandes du commerce interplanétaire. Les firmes marchandes de l’Imperium peuvent prendre de nombreuses formes, du cartel à la fédération et de la petite entreprise familiale à la puissante corporation sectorielle. La plupart de ces sociétés concentrent leurs opérations sur un groupe de planètes relativement restreint ou sur une portion de route spatiale particulièrement lucrative car la nature même de l’Imperium ne facilite pas le développement d’une économie galactique stable.

Beaucoup de Libres-Marchands ont un style… inimitable !
Pour beaucoup de ces marchands, le commerce et la guerre ne sont qu’une seule et même chose. Ils sont essentiellement intéressés par la protection de leurs intérêts par tous les moyens possibles; pour certains, cela signifie entretenir de petites armées privées ou des compagnies de mercenaires. Ils peuvent livrer de véritables guerres commerciales, au sens propre du terme, contre leurs concurrents ou d’autres organisations constituant une menace directe contre leurs intérêts, tels les pirates ou les Xenos. Il n’est donc pas surprenant que la plupart des grands dirigeants des cartels marchands soient des généraux très habiles, en plus d’être de redoutables négociateurs, et qu’ils appliquent souvent les mêmes stratégies à ces deux domaines de leur activité. Ils ont réellement l’étoffe de Libres-Marchands accomplis.

Ceux qui commencent leur carrière comme marchands font souvent partie des Libres-Marchands les plus astucieux et de ceux qui réussissent le plus brillamment. Ils sont aussi à l’aise à la table des négociations qu’au cœur d’une bataille… deux situations qui se ressemblent d’ailleurs par bien des aspects Leurs armées et leurs flottes leur viennent souvent de leurs considérables domaines, mais ils les constituent parfois en actionnant le réseau complexe de leurs obligés ou en sollicitant les mercenaires et les relations commerciales auxquels ils peuvent être liés par la grande diversification de leurs activités.

Ils s’habillent souvent comme d’opulents chefs d’états, se parant de superbes joyaux qui dissimulent en réalité des armes, des générateurs de champ de force ou des senseurs. Ils s’entourent d’une cour d’individus pour la plupart liés à eux dès la naissance par un contrat de servitude et s’appuient sur un réseau de parents et de relations dont les ramifications remontent à plusieurs générations. Leurs vaisseaux ressemblent souvent à des palais de l’espace d’une opulence ostentatoire, mais seul le plus stupide de leurs adversaires s’imaginerait que ce genre de Libre-Marchand puisse n’être qu’une sorte de dandy pommadé ou de dilettante. En vérité, nombre d’entre eux cultivent cette apparence et la considèrent comme l’une des armes dont ils disposent dans un arsenal déjà extrêmement fourni.

Les Commandants Impériaux[modifier]

Généralement, ces officiers occupent un poste héréditaire q’ils n’abandonnent et ne transmettent qu’au jour de leur mort. Pourtant, il en est qui doivent parfois renoncer à cette prestigieuse fonction pour se lancer à la conquête des étoiles comme Libres-Marchands. Le plus souvent, ce genre d’évolution de carrière intervient lorsque le Gouverneur en question a été destitué ou remplacé d’une manière ou d’une autre, mais conserve une certaine utilité pour l’Adeptus Terra. Un Commandant Impérial ayant perdu le monde qu’il gouvernait suite à une invasion Xenos peut avoir conservé le contrôle d’une partie de ses ressources, telles que ses propres troupes de défense planétaire et sa flotte. Il peut alors être nommé Libre-Marchand, ce qui lui donne une chance de conquérir une nouvelle planète, autant pour l’Imperium que pour lui-même.

Ces Libres-Marchands sont souvent animés du désir de retrouver ce qu’ils ont perdu. Ce sont généralement des personnages très charismatiques, envers lesquels leurs sujets, quoique dépossédés, éprouvent une grande loyauté. Leur flotte est un énorme assemblage hétéroclite de tous les vaisseaux qui ont réussi à échapper à la dévastation de leur planète, accompagnés de ceux que l’Imperium a éventuellement pu leur affecter en supplément. Leurs hommes se battent généralement avec encore plus d’acharnement que ceux des autres Libres-Marchands, car ils sont aiguillonnés par la perte qu’ils ont subie et le désir d’obtenir des compensations d’une nature ou d’une autre. Ceux qui ne sont pas en état de combattre constituent des groupes de colons ayant chacun un rôle dans la société qu’ils rêvent d’établir un jour.

Pour ce qui est de l’aspect extérieur, ces Libres-Marchands sont très différents les uns des autres, tant par l’aspect que par la personnalité, mais ils personnifient souvent la culture de leur monde natal perdu. Ils s’habillent selon les modes locales, exagérées et beaucoup plus poussées que dans leur forme originelle, et préservent précieusement leurs dialectes et leurs coutumes de peur qu’ils ne tombent dans l’oubli.

L'Inquisition[modifier]

Le cas est assez rare, mais on a déjà vu des Inquisiteurs recevoir une Lettre de Marque impériale et adopter le statut et l’existence du Libre-Marchand. Lorsque cela se produit, le plus probable est que l’Inquisiteur en question a été victime d’une machination politique interne, au terme de laquelle il s’est retrouvé devant une alternative dont le second terme était beaucoup moins plaisant. Lorsqu’il reçoit sa lettre, l’Inquisiteur comprend aussitôt qu’il ne peut faire autrement que d’accepter. Ce sont souvent des membres de l’Ordo Xenos qui se voient octroyer une Lettre de Marque, et ceux-ci possèdent toutes les compétences requises pour exercer leur nouvelle carrière. Ces Libres-Marchands issus de l’Inquisition disposent généralement d’un pouvoir et d’une influence considérables, même s’ils ne sont plus en mesure de faire appel aux ressources quasi-illimitées de l’Inquisition. La principale différence entre leur ancien et leur nouveau statut tient essentiellement au contexte : au lieu de débusquer la corruption et la trahison au sein des foules innombrables de la populace impériale, ils doivent traquer ces mêmes menaces parmi les étoiles inconnues. Il ne fait aucun doute qu’ils mèneront leur nouvelle mission avec autant de pugnacité que la première.

Les Inquisiteurs à part entière ne sont pas les seuls à pouvoir devenir Libres-Marchands ; leurs nombreux Acolytes aux compétences très diverses peuvent eux aussi accéder à ce statut. Ces serviteurs de niveau subalterne se considèrent généralement comme extrêmement fortunés de bénéficier d’une telle nomination, car le prix à payer pour les actes qui leur ont valu cette promotion est souvent très lourd et les conséquences trop terrifiantes à envisager.

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L'Attribution d'Une Lettre de Marque Impériale[modifier]

Les Héritiers des Grandes Maisons de Libres-Marchands

Afin que les fils et filles des plus anciennes familles ne s’amollissent pas dans une vie d’oisiveté et d’opulence qui finirait par affaiblir le sang de leur lignée, les chefs de ces familles ordonnent souvent à leurs rejetons de "se mettre à l’ouvrage" en entreprenant une carrière dans l’une des grandes institutions de l’Imperium, jusqu’au moment où ils seront jugés dignes de revenir où que le devoir les rappelle. Ils sont nombreux à servir dans la Marine Impériale, car cette dernière leur offre la possibilité d’acquérir une bonne partie des compétences qu’ils devront maîtriser pour prendre un jour le commandement d’une flotte. D’autres entrent dans l’état-major de la Garde Impériale ou dans d’autres organisations étatiques telles que l’Administratum. Ils sont souvent la cible des virulentes critiques de leurs collègues, qui les considèrent comme des propres à rien qui ne font que s’occuper en attendant de pouvoir profiter des privilèges que leur accorde leur naissance. Toutefois, bon nombre d’entre eux acquièrent des compétences vitales qui leur seront très utiles dans leur existence future.

C’est la Lettre de Marque qui élève le Libre-Marchand à l’éminente position qu’il occupe et lui permet d’exercer ses considérables pouvoirs. Les Lettres de Marque sont accordées à leurs détenteurs par les plus hautes autorités impériales, habituellement par les services administratifs des Hauts Seigneurs de Terra, et donc, à travers eux, par l’Empereur en personne. L’attribution d’une Lettre de Marque est un événement d’une grande importance, généralement célébré par une fastueuse cérémonie, car il marque également la naissance d’une nouvelle lignée aristocratique. En effet, si le récipiendaire réussit dans ses entreprises, cela signifie également qu’il régnera sur de vastes régions spatiales conquises au nom de l’Empereur et qu’il contribuera à étendre le royaume de l’Humanité. Les Lettres de Marque peuvent être accordées pour de nombreuses raisons : certaines récompensent d’immenses services rendus à l’Imperium, tandis que d’autres sont attribuées pour des raisons purement politiques.

Une Lettre de Marque est héréditaire. Elle se transmet d’une génération à la suivante, tant qu’il existe un héritier pour la recevoir. De nombreuses lignées de Libres-Marchands finissent cependant par s’éteindre, mais de nouvelles lignées apparaissent pour les remplacer, si bien qu’il ne manque jamais de courageux aventuriers pour contribuer à l’expansion des domaines impériaux.

Le Service Militaire[modifier]

Une fois dépositaire d’une Lettre de Marque obtenue en récompense pour ses services ou par des manœuvres d’adversaires voulant se débarrasser de lui, le Libre-Marchand part dans les régions inexplorées ou la richesse, la gloire ou la mort et l’oubli l’attendent.
Fréquemment, la lettre récompense des services militaires rendus à l’Imperium. Dans une galaxie où les flammes de la guerre embrasent des milliers de théâtres d’opération, les Seigneurs Généraux et les Hauts Amiraux mènent des dizaines de croisades afin de reprendre des régions entières, perdues à la suite de rébellions ou d’invasion Xenos. Ces puissants personnages tiennent entre leurs mains le destin de millions de soldats, de centaines de vaisseaux de guerre et, durant les décennies que peut durer une croisade, ils conquièrent ou détruisent des douzaines de planètes au nom de l’Empereur.

Ceux qui remportent les plus grandes victoires sont honorés au plus haut niveau et décorés d’une multitude de médailles. D’immenses triomphes et parades sont organisés en leur honneur, des jours fériés et des planètes entières portent leur nom. Quand sonne l’heure de partir à la retraite, ces hommes et ces femmes estiment généralement ne pas avoir terminé l’œuvre de leur vie et se sentent souvent à l’étroit et mal à l’aise dans les cercles de la société civile. Leur énergie aussi irrépressible qu’inépuisable doit trouver un exutoire. Pour beaucoup, l’accession au statut de Libre-Marchand représente un dérivatif bienvenu tout autant qu’un moyen de continuer à servir l’Imperium.

Des Circonstances Politiques[modifier]

En général, la Lettre de Marque est octroyée à un serviteur de l’Imperium en remerciement des services que celui-ci a pu rendre à l’Humanité ; cependant, il arrive qu’elle soit accordée pour d’autres raisons, souvent parce qu’en ce qui concerne l’individu en question, les autres éventualités seraient bien pires. Au fil de l’histoire, nombre d’hommes et de femmes ayant reçu le commandement d’une flotte afin de mener croisade ont conquis de nombreux mondes au nom de l’Imperium pour s’établir ensuite comme souverains de ces nouveaux royaumes. Parfois, ces roitelets maintiennent un semblant de loyauté envers l’Imperium et l’Adeptus Terra accepte ces nouveaux régimes, du moment qu’ils répondent à leurs obligations et que la dîme est versée. Hélas, en bien des occasions, ces souverains finissent par si bien s’accoutumer à leur pouvoir autocratique qu’ils désirent le conserver sans aucun partage, rejetant leurs maîtres impériaux et s’érigeant en monarques absolus des régions conquises au prix de tant d’efforts. Face à une telle situation, le seul recours est de lancer une nouvelle croisade afin de déloger le prétendant. Il est souvent préférable d’éviter d’en venir là en lui faisant miroiter la possibilité d’accomplir de nouvelles conquêtes, tout en laissant les administrateurs de l’Adeptus Terra gérer les détails de la pacification dans son sillage. Plus d’une Lettre de Marque a ainsi servi à pousser un Seigneur Militant à conquérir région après région, jusqu’à ce qu’il ait épuisé ses forces et ne représente plus la moindre menace, réelle ou potentielle, pour l’Imperium.

La Promotion Personnelle[modifier]

Pour parvenir à s’élever à une position d’influence et de pouvoir à travers les structures labyrinthiques de la bureaucratie impériale, un individu doit posséder une personnalité et une énergie exceptionnelles. Pour se distinguer parmi les milliards d’individus qui composent l’Imperium, il faut une volonté de fer et la capacité de faire valoir ses propres qualités avec une redoutable efficacité. Ceux qui accèdent aux postes les plus éminents sont parfois nobles et remplis d’abnégation, mais ils peuvent tout aussi bien être ignobles et totalement égoïstes. Pour les personnes de haut rang, il existe une multitude de moyens pour assouvir toutes les ambitions personnelles imaginables ; aux yeux de certains, la Lettre de Marque est l’objectif ultime.

Un fonctionnaire de haut rang peut désirer obtenir une Lettre de Marque pour diverses raisons qui dépendent de son histoire particulière et de sa personnalité, si imparfaite soit-elle. La manière de l’obtenir dépend de sa situation et des circonstances qu’il parviendra à créer. Il est plus que probable que de prodigieux pots-de-vin devront être versés aux plus hauts niveaux de la hiérarchie et qu’il devra faire peser son influence et rappeler leurs obligations à tous ceux qui lui doivent des faveurs, quels qu’ils soient.

Une fois la lettre obtenue, ce genre d’individu s’emploie généralement à l’utiliser afin de satisfaire ses ambitions. Certains aspirent à se tailler de petits empires hors de portée de l’autorité impériale, d’autres rêvent de jeter les bases d’une puissante lignée, même s’ils savent qu’ils ne vivront pas assez longtemps pour voir prospérer les générations futures. On dit souvent des Libres-Marchands que ce sont des individus vaniteux et égocentriques, et qu’ils sont plus nombreux encore à être simplement terriblement vénaux et mégalomanes.

Un Exil, Volontaire ou Non[modifier]

Certains individus n’hésitent pas à user de tous les artifices pour se hisser jusqu’aux plus hauts sommets de l’administration impériale, y compris par les pires machinations politiques ou le meurtre. Au cours d’une existence prolongée bien au-delà de sa durée naturelle par des procédés de réjuvénation aussi rares que coûteux, ils entrent inévitablement en conflit avec toutes sortes d’opposants politiques et s’attirent la haine d’un certain nombre de leurs pairs. Parfois, parvenus au pinacle d’une existence de manœuvres politiciennes, alors qu’une nomination au poste de Gouverneur de secteur, ou même de Haut Seigneur, est le dernier échelon qui leur reste à franchir pour arriver au couronnement de leur carrière, leurs nombreux rivaux se liguent et, tirant parti de la moindre bribe d’influence, font tout leur possible pour se débarrasser d’eux. Toutefois, ces individus sont souvent trop puissants pour être simplement évincés. On leur impose donc d’accepter une Lettre de Marque, laquelle constitue un moyen bien pratique de les éloigner une fois pour toutes. Un tel honneur se refuse difficilement et le nouveau Libre-Marchand ne peut qu'accepter son destin et prendre une contenance modeste en écoutant poliment les discours ronflants que l’on fait en son honneur, exaltant ses futurs hauts faits et tous les excellents services qu’il ne manquera pas de rendre à l’Imperium qui l’aime tant. Pour les Libres-Marchands de ce genre, la Lettre de Marque est une amère récompense qui marque surtout la victoire de leurs opposants.

Toutefois, en dépit du fait qu’ils ont dû se plier aux circonstances, ces individus rencontrent souvent de très grands succès. Ils écument les étoiles, conquièrent des dizaines de planètes et amassent souvent une fortune personnelle bien plus considérable que celle à laquelle ils auraient normalement pu prétendre. Certains d’entre eux reviennent parfois, des décennies plus tard, pour se venger de rivaux d’antan ; ils attendent alors que les principaux conspirateurs se soient retirés sur un Monde-Paradis privé avant de leur raire payer leur dette par l’intermédiaire d’un assassin, ou même d’une armée privée.

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Tempéraments et Personnalités[modifier]

Un Paradis Perdu, Retrouvé, et Reperdu

En 298.M41, un Libre-Marchand du nom de Salgut Falkin arriva dans les Étendues de Koronus et mit le cap sur des régions encore inexplorées. Il n’avait qu’une tâche à accomplir avant d’être libre de poursuivre son chemin et de chercher fortune comme il l’entendait : sa flotte transportait 30 000 colons, des individus jugés surnuméraires par rapport aux besoins du Monde-Ruche de Clove, dans le Secteur Calixis. Impatient de se débarrasser de ces encombrants passagers, Falkin localisa rapidement un monde qui semblait idéalement adapté à leur établissement, une planète verdoyante, parsemée d’îles tropicales entourées d’un océan tiède et azuré. Il s’arrêta juste le temps de superviser le déploiement des dômes-hab préfabriqués, puis il poursuivit son voyage. Les colons baptisèrent leur nouvelle planète New Clove et, douze ans plus tard, le Libre-Marchand réapparut. Il ne lui restait plus grand-chose de son ancienne fortune, car sa flotte avait été décimée à la suite d’une série de rencontres avec les Aeldaris. Voulant faire relâche au cours de son voyage de retour, il découvrit que la colonie qu’il avait quittée douze ans auparavant était devenue une communauté florissante, peuplée de pionniers heureux, prospères et en bonne santé. Falkin se décerna immédiatement le titre de Gouverneur Planétaire et se prépara à s’installer dans une confortable et opulente existence. Malheureusement pour New Clove, les Aeldaris avaient suivi la piste de Falkin, redécouvrant du même coup ce qui était pour eux un Monde Vierge perdu depuis la nuit des temps. Ils exigèrent le départ immédiat de tous les humains qui souillaient leur sanctuaire. Devant le refus catégorique de Falkin, ils envahirent aussitôt New Clove, chassant les intrus du site sacré. Falkin disparut à nouveau dans les Étendues de Koronus, avec les vestiges de sa flottille. Personne n’a plus entendu parler de lui depuis.

Quel que soit son milieu d’origine, un Libre-Marchand est toujours un individu animé d’un puissant désir de réussir et de prospérer. Ces hommes et ces femmes sortent réellement du lot et c’est leur forte personnalité qui leur permet de se propulser sur le devant de la scène et d’accomplir tous leurs exploits, autant pour le bien de l’Imperium que pour le leur. Bien souvent, les traits marquants de leur personnalité sont intrinsèquement liés à leur passé, mais pas nécessairement. Certains, bravant le passé, parviennent à s’élever au-dessus de leurs origines et montrent leur véritable nature lorsqu’ils se trouvent dans les immensités inexplorées de l’espace.

Les Scélérats : "Libres" avant d'Être Marchands[modifier]

En dépit des oripeaux de noblesse dont ils s’affublent, de nombreux Libres-Marchands sont des crapules de la pire espèce. Ce sont des individus d’expérience, qui se conduisent avec une assurance insolente et sont capables, grâce à leur faconde et à leur prestance, de se faire accepter avec un égal panache dans les cours des rois et le lit des princesses.

En toutes circonstances, ces fripouilles cherchent à faire tourner la situation à leur avantage et prennent souvent des risques que d’autres qualifieraient d’inconsidérés, n’hésitant pas à jouer leur vie et celles de leurs compagnons. Face à une difficulté, la violence est rarement leur première réponse ; ils essaient le plus souvent de maintenir un masque d’amabilité et de modestie, mais cette façade dissimule un esprit affûté et les talents d’un guerrier accompli, capable d’affronter la plupart des ennemis et de sortir victorieux du combat.

Certains sont des audacieux qui n’hésitent pas à prendre en personne la tête d’une expédition d’exploration sur un monde nouvellement découvert. Entourés de leur petite troupe de fidèles, ils ont coutume de se retrouver impliqués dans toutes sortes d’imbroglios mais semblent toujours parvenir à s’en sortir sans trop de dommages, et invariablement après avoir réussi à s’approprier un artefact d’une valeur inestimable qui assurera leur fortune. D’autres préfèrent mener une vie de flibustier en rançonnant les vaisseaux marchands d’empires Xenos.

Les Princes Marchands[modifier]

Les Princes/Princesses Marchand(e)s ne doivent pas être sous-estimés. Sous leur apparence grandiloquente, se cachent de redoutables négociateurs qui n’hésiteront pas à sortir l’artillerie lourde - littéralement - pour défendre leurs biens.
Bien qu’ils soient entièrement obnubilés par leur quête de richesses, ils ne cherchent pas à les obtenir par de grossières menaces ou de vulgaires violences, mais plutôt par d’habiles négociations. Un Prince Marchand cherche avant tout à établir des pactes commerciaux aussi avantageux que possible, ce qui signifie que toutes les parties concernées doivent bénéficier de l’accord, mais pas autant que lui. Ils font généralement tout leur possible pour éviter les actions militaires, qu’ils considèrent comme un gaspillage de ressources. Toutefois, ils n’hésitent pas à exhiber tous les attributs du pouvoir militaire lorsque cela s’avère nécessaire pour faciliter une négociation. En vérité, aucun Libre-Marchand ne serait assez stupide pour négliger la protection de ses possessions et les Princes Marchands sont sans doute ceux qui sont les plus conscients de la valeur de leurs biens. Ils prennent généralement des mesures très strictes pour protéger leurs investissements des éventuelles attaques de leurs rivaux ou des pirates et ils sont généralement entourés d’une garde personnelle d’élite.

Pour un Prince Marchand, la priorité est d’établir de vastes réseaux commerciaux, aussi rentables que possible, en s’assurant l’exclusivité des droits d’importation et d’exportation sur les productions des régions qu’il explore. Certains se sont parfois retrouvés en délicatesse avec les autorités de l’Imperium pour avoir traité avec des Xenos qu’ils étaient censés détruire ou pour avoir fait en sorte que des civilisations humaines perdues depuis longtemps restent ignorées de tous, sauf d’eux, dans le seul but de conserver la main-mise sur une source d’artefacts archéorechnologiques, si précieux aux yeux de l’Adeptus Mechanicus et si convoités des riches oisifs des nobles maisons de l’Imperium.

Les Explorateurs[modifier]

Pour de nombreux Libres-Marchands, la motivation principale réside dans la simple joie de repousser les frontières de l’Imperium et de remplir les espaces blancs qui émaillent les cartes spatiales. Ces hommes et ces femmes sont des esprits curieux de tout, souvent d’une grande intelligence, une combinaison de traits qui, en soi, n’est guère appréciée chez les serviteurs de l’Imperium. Ce sont pourtant des qualités idéales pour un Libre-Marchand et les rares individus de ce type à obtenir la Lettre de Marque rencontrent souvent de grands succès.

Pour un explorateur, le plus hostile des environnements représente un défi à relever, et la plus terrifiante des monstruosités Xenos aux crocs dégoulinants de bave est un fascinant sujet d’étude et d’interaction (et, parfois, d’autopsie). L’explorateur est toujours prêt à revêtir une combinaison de protection pour se lancer à la découverte des environnements Xenos les plus bizarres et les plus dangereux. En dépit des risques qu’ils prennent, le plus souvent sans même s’en apercevoir, nombre de ces explorateurs semblent protégés par l’Empereur en personne. Ils trouvent toujours le moyen de survivre, on ne sait comment, aux rencontres qu’ils font dans les jungles cauchemardesques de Mondes Mortels ou sur des Mondes-Nécropoles Xenos hantés devant lesquels n’importe qui d’autre fuirait en hurlant.

Un explorateur a tendance à se débarrasser des aspects les moins exaltants de sa mission en les confiant à ses subalternes ou associés. Son Capitaine finit parfois par être exaspéré d’avoir à monter des expéditions de secours pour le tirer d’affaire, tandis que l’intendant de son vaisseau doit porter le poids de la gestion de sa fortune. Un explorateur s’intéresse généralement beaucoup plus à d’obscures références retrouvées au fond d’archives poussiéreuses et indiquant la localisation d’un monde perdu regorgeant de merveilles Xenos qu’aux responsabilités qui s’attachent au fait d’être le chef d’une grande famille de Libres-Marchands.

Les Missionnaires[modifier]

Ils croient fermement en la vérité du Credo Impérial, particulièrement lorsque celui-ci affirme que l’Humanité doit seule hériter de la galaxie et que toutes les autres races ne sont qu’un ramassis d’usurpateurs occupant des planètes qui reviennent de droit à l’Imperium. Ils recherchent activement les colonies perdues afin de les ramener dans la vérité et ne reculent devant rien pour convertir, souvent par la force, ceux qu’ils considèrent comme plongés dans les ténèbres de l’ignorance parce qu’ils ont oublié l’Empereur.

Ces Libres-Marchands ont souvent reçu leur Lettre de Marque avec la mission de conquérir les régions spatiales qui ont résisté aux attentions de la Missionarius Galaxia, la branche du Ministorum chargée de la propagation du Credo Impérial. Cependant, il ne faut pas les confondre avec des prédicateurs vociférants. Ils sont bien différents des prêcheurs de la Missionaria, notamment par l’appétit de profits qui les anime en même temps que le désir de prêcher. Ils voient l’établissement de relations commerciales profitables entre l’Imperium et les sociétés humaines qu’ils redécouvrent comme l’une des composantes du grand projet mis en place par l’Empereur voici 10 000 années, lorsque celui-ci se lança à la conquête des étoiles et y découvrit des civilisations humaines perdues depuis des millénaires à la suite d’une ancienne ère d’exploration et de colonisation. Pour le missionnaire, le grand œuvre consiste à ramener ces populations dans le giron de l’Empereur, et la restauration du Credo Impérial est la première étape de ce processus.

Les missionnaires ont généralement le plus grand mal à tolérer les Xenos. Ils ne voient que peu ou pas d’intérêt à établir des relations d’échange, même profitables, avec des mondes aux populations non-humaines. Ils essaient plutôt de les faire disparaître à tout prix et d’endiguer leur influence, afin que les croyances Xenos ne puissent se répandre pour corrompre le cœur des hommes. Ces Libres-Marchands sont souvent accompagnés d’une véritable armée de représentants du Ministorum qu’ils essaient par tous les moyens d’installer sur les mondes humains oubliés qu’ils redécouvrent.

La Bévue du Préfet Majoris de Dalthu

Lorsque la Libre-Marchande Lady Sun Lee reçut sa Lettre de Marque, en 538.M41, ce fut, entre autres, à la condition qu’elle aille visiter le Monde Minier de Dalthus, dans l’Abysse d’Hazeroth. Les compagnies d’exploitations qui administraient cette planète avaient du retard dans le paiement de leurs diverses taxes et les autorités du Secteur Calixis désiraient rappeler ses devoirs à son Commandant Impérial. Dès son entrée dans le système, Lady Sun Lee commença à diffuser en continu des messages exaltant la gloire de l’Imperium et proclamant le grand honneur que les clans miniers étaient sur le point de recevoir avec sa visite officielle. Convaincus de l’arrivée imminente d’une délégation de hauts fonctionnaires de l’Adeptus Terra venus encaisser la dîme, les gouvernants de la planète s’affolèrent. Il fallut une semaine à la flottille de Sun Lee pour atteindre les planètes intérieures du système, et pendant ce temps le Préfet Majoris de la planète lança une collecte désespérée au sein de la population. Le temps que la Libre-Marchande arrive enfin, une pleine cargaison des délicats colifichets qui font la réputation de cette planète avait été préparée à son intention. Le Préfet reçut Sun Lee avec tout ce qui pouvait passer pour du faste sur un Monde Minier, la comblant de cadeaux ainsi que les membres de sa suite. Trois semaines plus tard, ayant rempli les soutes de son vaisseau avec tous les présents du Préfet, la Libre-Marchande lui annonça son départ et lui rappela d’une voix suave de ne pas oublier le paiement de la dîme lorsque le vaisseau fiscal de l’Empereur se présenterait, l’année suivante. Selon les chroniques, la tête que fit le Préfet valait le détour. Incapable de répondre aux demandes de l’administration après avoir vidé ses coffres pour Lady Sun Lee, il disparut peu de temps après.

Les Diplomates[modifier]

Certains Libres-Marchands entretiennent des relations diplomatiques avec des Xenos.
Ils cherchent avant tout à renforcer et à étendre l’influence de l’Imperium partout où cela est possible, en faisant en sorte qu’il contrôle l’intégralité de l’espace navigable. Ce sont des individus pragmatiques, qui savent que certaines races Xenos doivent être tolérées, et même soutenues, tandis que d’autres doivent être écrasées. Pour eux, la parole est un instrument, tout autant que les armes ; ce sont des experts de la négociation, capables de traiter avec toutes les civilisations humaines ou Xenos qu’ils rencontrent parmi les étoiles, y compris les plus belliqueuses.

Ces Libres-Marchands entrent souvent en conflit avec d’autres individus aux opinions très différentes des leurs, particulièrement ceux qui condamnent les Xenos en bloc et considèrent qu’ils ne sont dignes que de l’annihilation. Confronté à ce genre d’opinion, le diplomate a la conviction qu’il est le seul à percevoir la réalité de la situation et à savoir que l’Humanité est assaillie de toutes parts et qu’elle doit conclure des alliances si l’Imperium veut survivre dans un univers qui lui est avant tout hostile. C’est le diplomate qui parvient à gagner la confiance des énigmatiques Aeldaris, au point d’être parfois autorisé à aborder l’un de leurs Vaisseaux-Mondes. C’est lui qui réussit à infléchir le cours de certaines invasions Xenos, en négociant une trêve permettant aux deux parties d’éviter une guerre à laquelle ni l’une ni l’autre ne gagnerait quoi que ce soit.

Cependant, malgré l’habileté dont il fait preuve dans le maniement des mots, il perçoit toujours de manière innée à quel moment l’heure est venue de faire parler la poudre, lorsque ces mêmes mots ne servent plus à rien. Son instinct lui permet de prendre la mesure de ses ennemis, dès le premier contact, et de jauger les véritables intentions qui sous-tendent leurs paroles et leurs actions. Lorsque cela s’avère nécessaire, il est capable d’ouvrir le feu en premier, avant d’entamer les négociations, et c’est dans cette capacité que réside, en fin de compte, le secret de son succès.

Les Psychopathes[modifier]

Il existe des individus qui ne sont que des fous furieux, des créatures entièrement gouvernées par leurs instincts, esclaves de leurs appétits. Selon certaines opinions, tous les hommes qui parviennent à grimper dans la hiérarchie au point de pouvoir prétendre à la Lettre de Marque sont plus ou moins de cette trempe. Quoi qu’il en soit, et quelles que soient son histoire et sa personnalité, n’importe quel Libre-Marchand peut recevoir un jour l’ordre d’exterminer une race tout entière ou d’anéantir un monde. À ce que l’on dit, les hommes capables d’un tel geste sont nécessairement des psychopathes, à un degré ou un autre, quelle que soit la façade derrière laquelle ils dissimulent cette disposition de caractère.

Dès qu’ils se trouvent dans les ténèbres extérieures, certains Libres-Marchands cèdent totalement à leurs sombres penchants, se laissant aller à dispenser leur propre version de la justice et des châtiments impériaux. Ils traitent tous ceux avec lesquels ils entrent en contact selon les principes que leur dicte leur morale dépravée et peuvent tout aussi bien prendre personnellement le contrôle d’une civilisation humaine redécouverte que la pulvériser par un bombardement orbital. Ce sont souvent des individus capricieux, imprévisibles, habitués à congédier leurs subordonnés à la plus petite peccadille, réelle ou imaginaire. Bien souvent, ces sous-fifres sont invités à regagner l’espace impérial par leurs propres moyens, les plus chanceux à bord d’une chaloupe de secours et les autres à pied, par le sas le plus proche.

Nombre de ces individus, aussi brutaux que dangereux, agissent de manière très singulière et interprètent de manière extrêmement personnelle leurs ordres de mission. Parfois, ils se donnent l’apparence de figures de légendes. Certains vont même jusqu’à se comparer aux grands Primarques de l’Empereur et cherchent à imiter les exploits accomplis lors de la Grande Croisade durant laquelle l’Imperium fut forgé, voici 10 000 années de cela. Ils aiment parfois à s’affubler ou à affubler leur vaisseau de titres ridiculement pompeux, tels que Sublime Conquérant, Lumière de l’Empereur ou encore Fléau des Xenos. Avec un enthousiasme débridé, ils déclarent la guerre à tous ceux qu’ils considèrent comme des ennemis de l’Imperium. Quelques-uns passent toute leur existence au-delà des frontières, dévastant d’innombrables mondes, tandis que d’autres rentrent régulièrement dans l’Imperium, proclamant leurs exploits et s’attendant à être récompensés par toutes sortes de grandioses réceptions et de cérémonies officielles. Généralement, ils finissent par provoquer un ennemi de trop et disparaissent simplement des annales de l’histoire.

L’Amiral Militant

Un certain Libre-Marchand qui se faisait appeler Amiral Dallactarius IV se retrouva mêlé aux événements de la pacification de 47 Kapella, dans les Marches de Drusus. En 482.M41, alors qu’il faisait route vers les Étendues de Koronus, les forces impériales réclamèrent l’aide de sa flotte. Dallactarius était connu pour son naturel particulièrement belliqueux et impatient. Il accepta aussitôt, mais ne tarda pas à se trouver pris au piège dans une guerre d’usure qui devait se prolonger douze années. À la fin de la première décennie, ses troupes, pourtant considérables au début des hostilités, avaient été réduites à quelques dizaines de guerriers appartenant à sa garde personnelle. Cela ne l’empêchait pas de continuer le combat, tant sa détermination était grande, malgré les obstacles insurmontables auxquels il se trouvait confronté. Il aurait été aperçu pour la dernière fois lors de la Bataille de la Colline 44427, menant l’assaut contre un bunker ennemi. Dix ans plus tard, il fut finalement déclaré mort, mais les membres de son ancienne maison prétendent qu’il vit toujours et continue à châtier les ennemis de l’Empereur. En tout état de cause, l’Amiral n’est jamais arrivé dans les Étendues de Koronus. Son changement de trajectoire s’est avéré plus durable qu’il ne l’avait imaginé et ses commanditaires sont aujourd’hui totalement ruinés.

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Les Privilèges du Pouvoir[modifier]

Les Libres-Marchands doivent jongler entre la défense de leurs intérêts et les missions que l’Imperium leur confie, que cela soit des négociations, des rappels à l’ordre ou des conquêtes planétaires.
La Lettre de Marque du Libre-Marchand n’est pas seulement un document qui lui permet d’agir là où la loi impériale n’a pas cours. Elle s’assortit également d’un grand nombre de privilèges et d’avantages. Bien que la plupart des Libres-Marchands disposent de ressources personnelles considérables dans lesquelles ils peuvent puiser à leur gré, ils reçoivent également le commandement d’une flotte et d’une armée qui les aideront dans leurs missions.

S’il ne possède pas déjà son propre vaisseau, du fait de son rang, un Libre-Marchand nouvellement promu peut également recevoir le commandement d’un vaisseau amiral, souvent un croiseur. Tous les vaisseaux inscrits au registre impérial sont considérés comme des biens précieux et les plus gros bâtiments ne sont pas confiés à n’importe qui, car il faut des dizaines d’années, parfois des siècles, pour en bâtir un seul et ils représentent l’immobilisation de nombreuses années de production industrielle planétaire. Toutefois, la nomination d’un Libre-Marchand est toujours un événement majeur et les autorités ne veulent pas (du moins, pas trop souvent) que le récipiendaire d’une nouvelle Lettre de Marque soit victime d’une attaque de pirates dès l’instant où il passe les frontières. L’Imperium attend de grandes choses de ses Libres-Marchands et fait tous les efforts nécessaires pour s’assurer qu’ils sont convenablement équipés pour la dangereuse mission qu’ils ont à accomplir.

Le vaisseau amiral d’un Libre-Marchand est souvent accompagné d’un certain nombre de frégates et de bâtiments d’escorte, ainsi que d’une multitude de transports de fret, de vaisseaux de ravitaillement et d’entretien, de vaisseaux-usines et d’une quantité d’autres auxiliaires. Si le Libre-Marchand n’est pas déjà versé dans la science du commandement naval, et s’il n’a nommé aucun second qui le soit, les autorités lui trouvent un officier capable d’assurer la gestion ordinaire d’une flottille. La plupart des Libres-Marchands sont du genre à vouloir assumer personnellement et totalement le commandement de leurs flottes et ne tardent pas à acquérir les compétences nécessaires. Ceux qui ne s’en donnent pas la peine ne survivent généralement pas très longtemps dans les périlleuses régions qui s’étendent au-delà des frontières impériales.

L’attribution d’une armée de fantassins peut faire partie des avantages conférés par la Lettre de Marque. Des régiments entiers de la Garde peuvent être placés sous le commandement d’un Libre-Marchand, avec les unités d’intendance nécessaires et des conseillers pour l’aider à les utiliser et les déployer au mieux. Bien que ces affectations soient considérées comme temporaires, dans la réalité elles sont souvent permanentes. Un Libre-Marchand est censé pouvoir répondre à toutes les menaces qui l’attendent dans les immensités obscures du vide et les Gardes Impériaux sont souvent en première ligne lors de conflits de cette nature ; il est donc peu probable que ces hommes soient affectés ailleurs, même s’ils survivent. Certains Libres-Marchands leur font porter des uniformes à leurs couleurs. Il n’est pas rare de voir des unités de la Garde Impériale arborant, par-dessus leur uniforme réglementaire, un tabard ou une large ceinture frappés du blason de leur nouveau seigneur et maître.

En plus de ces forces militaires, un Libre-Marchand peut également se voir attribuer une vaste armée de bureaucrates, d’administrateurs, de scribes, d’artisans et de conseillers qui sont là pour administrer les mondes qu’il pourra conquérir au cours de ses voyages. De nombreuses flottes de Libres-Marchands sont également accompagnées de populations entières de colons, volontaires ou non, destinés à peupler les nouvelles planètes et assurer l’expansion des frontières impériales d’une génération à l’autre. Dans certains cas, un Libre-Marchand peut également établir ses parents ou partisans les plus loyaux comme classe dirigeante de ces nouvelles planètes, s’assurant ainsi que la nouvelle colonie lui devra son allégeance, en même temps qu’à l’Imperium.

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Conditions et Obligations[modifier]

Pour un rappel à l’ordre ou des actions de représailles, les Libres-Marchands disposent des moyens militaires nécessaires, certains pouvant rayer des secteurs entiers de l’espace tant est leur puissance.
À l’évidence, les avantages et la puissance que confère une Lettre de Marque ont un prix. La flotte d’un Libre-Marchand représente une force militaire conséquente et sa lettre s’assortit souvent d’un certain nombre de conditions. En vérité, une lettre à laquelle ne serait attachée aucune obligation serait quasiment une sentence d’exil pour celui qui la reçoit : elle signifierait que les autorités espèrent bien qu’il ira se faire tuer quelque part, loin de l’Imperium, là où personne n’aura à se soucier de sa disparition.

Ces conditions peuvent prendre de nombreuses formes, mais elles impliquent invariablement un service ou une obligation d’intervention militaire d’une nature ou d’une autre. Voici la description des plus courantes.

Un Rappel l'Ordre[modifier]

Lors de l’attribution d’une Lettre de Marque, il est très courant que l’on impose au Libre-Marchand de se rendre sur un monde particulier pour y effectuer une "visite". Il peut s’agir d’un monde isolé depuis un certain temps, d’une planète n’ayant jamais été inspectée par les autorités de l’Imperium depuis au moins une génération. Peut-être la dîme n’a-t-elle pas été versée dans les temps ou était-elle un peu parcimonieuse, en tout cas, la bureaucratie de l’Imperium a finalement décidé que le moment était venu de se renseigner. Si ce monde est éloigné, si d’autres questions plus urgentes réclament l’attention des bureaucrates, s’il n’est pas commode d’y envoyer un corps expéditionnaire de l’Administratum ou un escadron de la Marine pour enfoncer le clou, un Libre-Marchand récemment nommé peut parfaitement être chargé d’aller effectuer une brève visite à la planète récalcitrante.

Dans la majorité des cas, les contacts avec le monde en question ont été sporadiques, voire inexistants, ou encore inquiétants, parfois seulement constitués de quelques communications fragmentaires. Le Libre-Marchand est alors chargé d’effectuer l’équivalent d’une visite officielle, en grand apparat et selon le protocole qui accompagnerait la visite d’un grand aristocrate. On fera assaut d’uniformes de parade et d’insignes officiels, sa garde d’honneur et sa suite se déploieront autour de lui, de même que ses guerriers et ses compagnons, et toutes les bannières seront exposées. Cette pantomime sert évidemment à impressionner les gouvernants de la planète afin de leur rappeler, de manière très concrète, que l’Imperium existe toujours et ne les a pas oubliés, pas plus que la dîme qu’ils sont censés verser.

En ces occasions, le Libre-Marchand doit assister à des banquets de gala et des congrès de haut niveau, en qualité de diplomate et même d’ambassadeur de l’Imperium. Dans la plupart des cas, ce genre de démonstration de force suffit à intimider le commandant impérial d’une planète reculée, particulièrement s’il sait qu’une petite flotte de vaisseaux de guerre se trouve en orbite géostationnaire au-dessus de sa capitale. Il offrira des dîners bien arrosés au Libre-Marchand, le traitera royalement et lui assurera que la dîme sera versée comme de juste, qu’il ne peut s’agir que d’un petit contretemps totalement innocent et qu’il peut transmettre un message assurant les autorités qu’il va personnellement faire le nécessaire pour que tout rentre dans l’ordre dans les meilleurs délais. Toutefois, certains Gouverneurs n’accueillent pas la visite d’un Libre-Marchand si bien que cela, en affichant une réticence marquée ou en résistant parfois ouvertement. Face à une telle situation, le Libre-Marchand doit mener une opération de représailles qui incitera les récalcitrants à rentrer dans le rang et à coopérer.

Une Opération de Représailles[modifier]

Dans certains cas, lorsqu’un simple rappel à l’ordre ne suffit pas, ou lorsqu’un monde rejette ouvertement la souveraineté de l’Imperium, le Libre-Marchand n’a pas d’autre choix que d’utiliser la force. Un Libre-Marchand nouvellement nommé n’est généralement pas très désireux de dilapider ses ressources dans la première guerre de tranchées venue. Une brutale démonstration de force est souvent le meilleur moyen de prouver à l’adversaire qu’il n’a aucun intérêt à résister. Une frappe orbitale ciblée suffit souvent à convaincre les rebelles, surtout si elle vise l’une des infrastructures clés de la planète, ce qui permet de déstabiliser le Gouverneur en diminuant ses capacités à gérer sa planète. Une autre solution consiste à frapper un lieu particulièrement cher au cœur du Gouverneur lui-même, comme un luxueux palais d’hiver ou un pavillon de chasse perdu en pleine campagne, par exemple.

Dans le cas improbable où cette attaque initiale ne suffirait pas à ramener les esprits à la raison, une campagne militaire plus longue peut s’avérer nécessaire. Aucun Libre-Marchand ne désire se laisser entraîner dans ce genre de situation, mais la guerre est parfois inévitable. Si les prérogatives du Libre-Marchand vont jusqu’à lui permettre de détrôner le Gouverneur en exercice, c’est ce qu’il fera aussi vite que possible dans la plupart des cas, ce qui permet généralement de régler le problème. Ensuite, il mettra en place un remplaçant plus accommodant, selon les règles du système politique en vigueur sur la planète.

La Colonisation[modifier]

L’une des clauses de sa lettre peut obliger le Libre-Marchand à coloniser de nouveaux mondes au nom de l’Empereur-Dieu. Les flottes d’exploration de l’Adeptus Mechanicus sillonnent la galaxie, étudiant ses merveilles, répertoriant et cataloguant inlassablement ses phénomènes célestes et ses corps stellaires. À la découverte d’un monde habitable, une équipe d’exploration transmet un rapport contenant toutes les données qu’elle a pu collecter lors de son examen préliminaire. S’il s’agit d’un monde ne présentant que peu d’intérêt pour les Technoprêtres, parce qu’il ne recèle aucune ressource ou forme de vie qui puisse leur être utile, par exemple, ce rapport est transmis et archivé à l’intention des générations futures qui l’utiliseront comme il leur plaira. La bureaucratie de l’Imperium étant ce qu’elle est, ce rapport peut progresser à travers les méandres des circuits de traitement de données de l’Administratum durant de nombreuses années, parfois des siècles, avant d’aboutir sur le bureau d’un scribe chargé de distribuer les missions de colonisation afin que ces mondes soient revendiqués au nom de l’Humanité.

Durant le temps qui s’écoule entre le moment où un rapport d’exploration est enregistré et le moment où une mission de colonisation lui est envoyée, toutes sortes d’événements peuvent s’être produits sur la planète concernée. Les aléas des guerres galactiques peuvent l’avoir réduite à un amas de poussière radioactive, des Xenos peuvent avoir décidé de s’y installer et il est souvent arrivé qu’un Libre-Marchand découvre, en se plaçant en orbite autour de l’un de ces mondes, qu’il est en réalité totalement inhabitable, simplement parce qu’il avait été mal répertorié au départ. Il se retrouve alors avec un vaisseau chargé de plusieurs milliers de colons et il doit trouver comment s’en débarrasser. Certains individus au cœur dur n’hésitent pas à obliger les colons à s’installer et déposent les unités préfabriquées dans le premier endroit à peu près approprié, au mépris des conditions hostiles. Les colonies créées de cette manière parviennent très rarement à résister plus d’une année, bien qu’une très faible minorité trouve contre toute attente le moyen de survivre dans l’isolation et l’obscurité glacée des régions extérieures à la galaxie.

Ce Qu’Il Advint de Colonie XK-119

Dans les tout derniers mois du 40e Millénaire, le Libre-Marchand Kinker Drub reçut sa Lettre de Marque et, avec elle, l’obligation de reconquérir Colonie XK-119, un petit poste avancé installé sur l’un des satellites d’une géante gazeuse dépourvue de nom, à plusieurs semaines de voyage à l’intérieur des Étendues de Koronus. Bien que n’ayant aucune réelle valeur pour l’Imperium, cette planète avait été arrachée à une espèce Xenos rencontrée pour la première fois à cet endroit et son sol avait été arrosé du sang des humains. Lorsque les Xenos, que tous pensaient disparus, revinrent en force et reprirent la planète, Drub reçut la mission d’en débarrasser l’univers une fois pour toutes.

Un détachement spécial de l’Adeptus Astartes, composé d’une douzaine d’escouades tirées d’autant de Chapitres différents, avait été rattaché aux forces personnelles de Drub. Celui-ci avait toute autorité pour déterminer si les Space Marines combattraient ou non, tandis que les Astartes pouvaient décider des moyens qu’ils emploieraient. À son arrivée à Colonie XK-119, la flottille fut immédiatement attaquée par les vaisseaux Xenos qui, étant d’un type encore inconnu et n’ayant jamais été combattus par les humains auparavant, se révélèrent redoutables. Les vaisseaux de Drub subirent quelques dommages mais les Astartes parvinrent à approcher ce qui semblait être le vaisseau amiral Xenos et réussirent un abordage. Incapables de repousser leurs assaillants, tous les membres de l’état-major furent massacrés et la flotte Xenos battit en retraite.

Drub accompagna alors les Space Marines à la colonie où ils découvrirent une scène de cauchemar. Apparemment, les colons s’étaient installés à l’intérieur des ruines effondrées d’une antique cité Xenos où ils avaient découvert, et tenté d’utiliser, un certain nombre d’instruments d’une technologie inconnue. À l’évidence, les anciens résidents de ce monde n’étaient pas les derniers de leur race et leurs congénères avaient dû être appelés par la maladresse des colons.

Se disant que ces Xenos possédaient une technologie avancée, pour laquelle certaines factions de l’Adeptus Mechanicus paieraient sans doute fort cher, Drub décida de les traquer. Les Space Marines acceptèrent de l’accompagner afin de détruire ces Xenos, laver l’honneur de l’Imperium et punir ceux qui avaient osé contester le droit de l’Humanité à dominer les étoiles. Aucun humain ne les a revus depuis.

La Reconquête[modifier]

Le vie d’un Libre-Marchand est faite d’aventures et d’explorations sur des mondes lointains, étranges et biens souvent dangereux.
Chaque année, un nombre indéterminé de mondes impériaux est victime de rébellions, d’invasions Xenos ou de catastrophes naturelles. Il arrive souvent qu’une Lettre de Marque soit attribuée à un Libre-Marchand à la condition qu’il fasse le nécessaire pour ramener ces mondes dans le droit chemin au moyen de la force militaire. On ne saurait qualifier ce genre de missions d’ambassade, à moins qu’une brève transmission exigeant une reddition immédiate puisse être considérée comme un communiqué diplomatique.

Parfois, les dossiers disponibles sur ces mondes sont incomplets, voire largement inexacts, car ils sont basés sur des rapports très anciens, complètement périmés, ou délibérément amputés d’informations cruciales. Le Libre-Marchand chargé d’une mission semblable agit au même niveau qu’un Seigneur Militant à la tête d’une croisade ; des forces militaires additionnelles peuvent être placées sous son commandement. Dans certains cas, les Space Marines de l’Adeptus Astartes accompagnent sa flotte, en général pour un laps de temps assez court, mais occasionnellement pour des périodes plus longues. Bien que le Libre-Marchand soit le chef désigné de cette armée, ces unités ne sont pas placées sous son commandement direct. En règle générale, on constitue un corps administratif qui porte le nom de "conseil de croisade". Ce conseil se penche sur les questions stratégiques et politiques, de manière à parvenir à un accord sur la meilleure utilisation des ressources de la flotte. Souvent, les talents diplomatiques du Libre-Marchand sont mis à rude épreuve lors de ces discussions. Chacun des sièges du conseil est occupé par un individu disposant d’un pouvoir considérable et il faut bien avoir conscience qu’aucun Amiral de la Marine Impériale, Général de la Garde Impériale ou Maître de Chapitre Space Marine n’accepte de dilapider ses propres ressources sans une bonne raison.

Durant une croisade de cette nature, le rôle et la participation du Libre-Marchand dépendent énormément de son caractère et de son histoire personnelle. Un individu qui se sent plutôt stratège dans l’âme aura sans doute à cœur de superviser le déploiement des unités de sa flotte, tandis qu’un autre, particulièrement belliqueux, pourra désirer prendre part aux combats. Ceux qui sont d’une nature plus bureaucratique préféreront sans doute déléguer ce genre de choses à leurs conseillers militaires. Pour certains Libres-Marchands, ce genre de croisade représente surtout un immense désagrément ; ceux-ci essaient alors de faire face à la situation, chacun à sa manière, en cherchant surtout à s’extirper de la croisade avec leurs vaisseaux pour continuer leur chemin vers leurs propres objectifs.

L'Exploration[modifier]

C’est la principale mission de la grande majorité des Libres-Marchands, mais il arrive qu’on leur demande d’explorer une région en particulier pour le compte des autorités impériales. Les motivations d’une telle demande peuvent être très diverses et la plupart des Libres-Marchands en éprouvent une forte contrariété, car leur ordre de mission spécifie généralement qu’ils ne bénéficieront pas de leurs droits d’exploitation habituels sur les régions qu’ils explorent.

On leur confie parfois ce pénible devoir parce que l’administration de l’Imperium détient des informations fragmentaires sur une région inexplorée suggérant la présence d’une ressource intéressante, naturelle ou autre, qui pourrait se révéler stratégique pour un Segmentum tout entier. Des archives longtemps perdues puis retrouvées peuvent laisser entrevoir, par exemple, la présence de nombreux mondes humains isolés ou d’une race Xenos capable de voyager dans l’espace. Des choses bien plus inquiétantes peuvent aussi se dissimuler dans les zones noires qui émaillent une carte : des Mondes-Nécropoles Xenos, datant d’avant l’évolution de l’homme, des phénomènes stellaires ésotériques défiant la compréhension des Technoprêtres les plus érudits, ou encore de gigantesques armes de la taille d’une planète, placées là comme des sentinelles silencieuses par des civilisations disparues depuis la nuit des temps. Tout cela peut motiver l’envoi d’un Libre-Marchand mandaté pour enquêter dans une région spatiale particulière et, dans ce cas, il est souvent accompagné d’officiers de l’Adeptus Mechanicus ou de l’Ordo Xenos de l’Inquisition.

Les Rebuts des Uns font le Bonheur des Autres

La Lettre de Marque du Libre-Marchand Baxilik Kim lui fut accordée à la condition qu’il accepte d’être accompagné par une flotte d’exploration de l’Adeptus Mechanicus durant les trois premières années de sa mission. D’abord sceptique, Kim se rendit vite compte du profit qu’il pouvait tirer de ce compagnonnage lorsqu’il découvrit que les Explorators qui l’accompagnaient s’intéressaient exclusivement aux artefacts humains de l’époque pré-Imperium et qu’ils négligeaient souvent ou rejetaient tout ce qui était d’origine Xenos. Kim récupéra soigneusement tout ce que les Explorators dédaignaient et, durant les trois années de leur collaboration, rassembla une considérable collection d’objets de toutes sortes. À son retour dans l’Imperium, il n’eut aucun mal à commercialiser ses trouvailles auprès des collectionneurs de ce genre d’articles interdits, ce qui lui permit de se constituer une petite fortune.

Une fois sa cargaison vendue, Baxilik Kim reprit le chemin des Étendues de Koronus, avec le soutien d’un fonds d’investissement privé substantiel, dans l’intention de retrouver les Explorators et de continuer à récupérer leurs rebuts. On pense qu’il se trouve toujours dans cette région, très loin de l’espace impérial, occupé à engranger sa prochaine cargaison et à compter les fortunes qu’elle ne manquera pas de lui rapporter à son retour.

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Se Conformer à ses Obligations[modifier]

À première vue, il pourrait sembler facile pour un Libre-Marchand nouvellement promu de cingler vers les immensités inconnues sans tenir compte de ses obligations envers l’Imperium. En vérité, cette tentation les effleure presque tous et quelques-uns vont jusqu’à essayer de s’échapper. Ceux-là découvrent rapidement que les autorités impériales ne sont pas bêtes au point de leur permettre de s’évaporer dans l’espace sans avoir mis en place un ou deux plans de secours.

La méthode la plus répandue consiste à placer de puissants représentants de l’Imperium aux côtés du Libre-Marchand afin de lui rappeler ses devoirs. Il peut s’agir d’un préfet de l’Administratum ou d’un agent d’une organisation plus obscure, ou même de l’Inquisition. Dans certains cas, il découvre que sa flottille doit être escortée d’un ou plusieurs vaisseaux Space Marines, dont la présence servira tout autant à lui rappeler les clauses de sa Lettre de Marque qu’à démontrer la puissance de l’Imperium à tous ceux qui sont ses ennemis.

Dans d’autres cas, l’obéissance du Libre-Marchand est garantie par d’autres moyens, plus subtils, tels que la promesse de nouveaux pouvoirs ou l’attribution de ressources supplémentaires aux diverses étapes d’une mission. En outre, lorsqu’un Libre-Marchand doit se détourner de sa trajectoire afin d’exécuter un certain nombre de missions avant même de parvenir aux frontières de l’Imperium, il doit pouvoir compter sur les autorités pour se réapprovisionner avant de quitter l’espace impérial.

D’autres facteurs, plus insidieux, peuvent également entrer en jeu. Certains membres de l’équipage peuvent en réalité être des agents impériaux et on a déjà vu des assassins être introduits à bord du vaisseau amiral d’un Libre-Marchand, comme garantie contre les traîtrises ou la désobéissance.

Comment Galfit fut Récompensé de sa Traîtrise

Pour un Libre-Marchand, il existe de nombreuses manières de s’attirer l’inimitié des autorités de l’Imperium, mais rares sont ceux qui subissent un châtiment aussi radical que celui de Lord Galfit, Libre-Marchand de la lignée de Magnum. Avant sa nomination, celui-ci avait servi durant cinq décennies dans l’état-major de la flotte et s’était fait d’innombrables ennemis puissants parmi les officiers de haut rang du Secteur Calixis. Ces ennemis manigancèrent la promotion de Galfit, avec la certitude qu’il finirait par outrepasser son autorité, leur donnant ainsi l’occasion d’exercer la vengeance qu’ils attendaient depuis si longtemps. Trois ans après que sa flottille se soit aventurée dans les Étendues de Koronus, Galfit s’appropria une planète qu’il venait tout juste de découvrir, en fit son domaine privé et assassina tranquillement tous les agents impériaux qui l’accompagnaient et dont il supposait qu’ils ne soutiendraient pas sa revendication. Tout contact avec sa flotte fut bientôt perdu et on n’entendit plus parler de lui durant une dizaine d’années.

Ce fut seulement lorsqu’une flotte d’exploration de Adeptus Mechanicus traversa son système que l’on découvrit quel avait été son destin. Le vaisseau du Libre-Marchand fut retrouvé, en orbite au-dessus du monde qu’il s’était approprié, mais il n’était plus habité que par des cadavres desséchés. Les équipes d’exploration trouvèrent Galfit son poste, bien droit dans son trône de commandement, sur le pont principal. Des autopsies permirent de déterminer qu’un poison mortel avait été injecté dans les systèmes environnementaux du vaisseau, tuant l’intégralité de l’équipage en quelques minutes. Les enquêteurs découvrirent également qu’une unique capsule de sauvetage avait été lancée très peu de temps après l’incident, mais ils ne trouvèrent aucun indice sur l’identité de l’assassin.

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Les Lignages[modifier]

Les Libres-Marchands qui ont réussi engendrent des Maisons d’aristocrates pouvant finir par dominer un véritable petit empire et entretenant des réseaux avec diverses branches de l’Imperium.
Il existe deux grandes catégories de Libres-Marchands : ceux qui auxquels la Lettre de Marque a été personnellement octroyée et ceux qui l’ont héritée de leurs ancêtres. Potentiellement, l’octroi d’une lettre permet à celui qui la reçoit d’établir les bases d’une lignée aristocratique extrêmement puissante qui, s’il rencontre le succès, pourra grandir au fil des générations et devenir l’égale des plus anciens clans de Navigators et maisons marchandes. De nombreux descendants de cette lignée pourront porter le titre de Libre-Marchand et se prévaloir de l’autorité conférée par leur Lettre de Marque, même si ces pouvoirs sont principalement détenus par le chef de famille en titre. Ces individus doivent avoir une certaine envergure pour assumer le poids de la tradition et des attentes qui pèsent sur eux, mais ils sont en général tout aussi capables et pleins de ressources que l’était leur aïeul. Afin d’assurer la pérennité de leur lettre et de leur lignée, ils reprennent la mission qui fut celle du premier Libre-Marchand de leur famille et continuent à explorer les ténébreuses régions qui s’étendent en lisière de l’Imperium, d’où ils reviennent couverts de gloire et chargés de richesses à peine imaginables.

Certaines de ces maisons finissent par succomber aux querelles intestines et par se diviser en plusieurs branches, au sein desquelles les différents héritiers entrent en compétition pour le pouvoir et les faveurs du chef de la lignée. Lorsque le chef de famille exerce un contrôle total, les héritiers présomptifs du titre se querellent souvent, tentant toutes sortes de manœuvres les uns contre les autres. Certains n’hésitent pas à recourir à l’intimidation ou l’assassinat pour s’assurer que la lettre tombera bien entre leurs mains au décès du chef de famille, et non entre celles de l’un de leurs aînés dans la fratrie. Certaines grandes maisons sont ravagées par des guerres civiles internes au décès du patriarche, mais la plupart parviennent à maintenir une apparence de respectabilité de peur que leurs concurrents, flairant une faiblesse, ne se mobilisent contre elles. Il faut réellement une main de fer pour parvenir à maintenir l’ordre entre des héritiers turbulents tout en soutenant les intérêts de sa maison et en contrôlant les éventuels dommages collatéraux. Pourtant, même lorsque ceux-ci se rebellent ouvertement contre l’Imperium, la plupart des chefs de famille des grandes maisons soutiennent leurs enfants.

La Révocation et la Déchéance[modifier]

Certains Libres-Marchands deviennent si puissants que leurs intérêts finissent par entrer en conflit avec ceux de l’Imperium. Si l’on considère l’énorme liberté qu’autorise une Lettre de Marque à son détenteur, il faut qu’un Libre-Marchand en fasse vraiment beaucoup pour que l’on considère qu’il a outrepassé ses droits et ses pouvoirs. Tant que les intérêts de l’Imperium sont préservés, les autorités ferment bien souvent les yeux sur leurs actions, même les plus discutables, et même lorsque la rumeur se propage jusqu’à Terra. Il y a pourtant eu quelques circonstances, dans le passé, dans lesquelles la lettre d’un Libre-Marchand a été révoquée et l’individu déchu des pouvoirs qui lui étaient associés. Une révocation signe généralement la disparition de la lignée, une fois que ses privilèges lui ont été retirés sans espoir de retour. Certaines maisons réussissent parfois à survivre, quoique bien diminuées, et essaient de restaurer le peu de fortune qu’elles ont réussi à sauver.

Bâtisseurs d'Empires[modifier]

Quand il est question d’affaire, qu’importe son origine, seul compte le gain !
An fil des âges, certaines maisons ont acquis tant de pouvoir qu’elles ont fini par devenir de véritables petits empires qui contrôlent des régions spatiales entières en lisière de l’Imperium. Tant qu’elles demeurent fidèles et versent une dîme appropriée, cela n’entre pas en contradiction avec les termes de leur Lettre de Marque. Toutefois, la nature humaine est ce qu’elle est et certains finissent par se laisser aveugler par l’orgueil et la cupidité, au point de désirer détenir le pouvoir absolu sur les royaumes qu’ils ont conquis. Il faut généralement du temps pour que la rumeur de leurs actions revienne jusqu’à Terra, et plus encore pour que les autorités réagissent, mais les traîtres de cette espèce finissent toujours par subir la juste fureur de l’Imperium, sous la forme d’une flotte de croisade, souvent placée sous le commandement d’un nouveau Libre-Marchand bien décidé à les écraser.

Ceux qui Osent s'En Prendre à l'Imperium[modifier]

Du fait qu’ils sont autorisés à traiter avec des races non-humaines, de nombreux Libres-Marchands s’allient avec les Xenos ou commercent avec eux. Il arrive même qu’ils se trouvent impliqués dans des guerres locales dont certaines sont menées contre l’Imperium. Parfois, le Libre-Marchand ne cherche qu’à préserver ses intérêts commerciaux, en s’opposant à ses concurrents avec une violence meurtrière, mais si ses intérêts sont d’origine Xenos et ses concurrents humains, il risque fort de se retrouver dans le mauvais camp, dans une guerre qui peut très vite dégénérer et se transformer en quelque chose de beaucoup plus grave qu’une simple querelle commerciale.

De nombreux Libres-Marchands prennent grand plaisir aux joutes virulentes de la compétition commerciale et aiment à se plonger dans les méandres politiques du commerce interstellaire. Bien qu’ils soient rompus à ces jeux, les plus habiles eux-mêmes s’enlisent parfois dans une mauvaise affaire ou sont victimes de la duplicité d’un concurrent plus retors. Avant d’avoir eu le temps de saisir ce qui se passait, certains peuvent se trouver contraints d’agir contre les intérêts de l’Imperium et subir le terrible châtiment des traîtres.

Ceux qui Fraient Avec les Xenos Terribilus[modifier]

Bien que les réglementations qui interdisent au commun des mortels d’avoir des contacts avec les races non-humaines ne s’appliquent pas aux Libres-Marchands, certaines de ces races Xenos ont été déclarées si dangereuses, infâmes ou indésirables que personne, pas même les Libres-Marchands, ne doit avoir la moindre relation avec elles. Des systèmes stellaires entiers ont été déclarés "perditus" ; leurs limites sont marquées par des balises-sentinelles qui transmettent des messages d’avertissement à tous les vaisseaux qui s’en approchent, leur enjoignant de faire demi-tour, au nom des autorités des forteresses de Segmentum ou même de l’Inquisition. Peu de gens savent quelles horreurs dissimulent les mondes gardés par ces sentinelles ou quelles formes de vie Xenos détestables les ont élus pour domicile. Pourtant, bien des curieux ont cédé à la curiosité, mais les rares individus à avoir survécu à leur rencontre avec les Xenos honnis ont dû ensuite affronter le courroux de l’Inquisition avant d’être privés de leur Lettre de Marque.

Les Incidents de Frontière[modifier]

Il n’est pas inutile de rappeler qu’une flotte de Libre-Marchand représente une force militaire avec laquelle il faut compter et que certaines possèdent une puissance de feu suffisante pour raser et réduire en cendres beaucoup de mondes impériaux. L’apparition d’un unique vaisseau aux frontières de l’Imperium suscite rarement l’inquiétude de qui que ce soit, mais l’arrivée d’une flotte entière déclenche souvent une réaction de la part des autorités. Ajoutez à cela le fait que de nombreuses institutions impériales peuvent avoir de bonnes raisons de se montrer soupçonneuses à l’égard des Libres-Marchands et la situation peut vite devenir explosive. Pour les officiers de la Marine Impériale, l’apparition inopinée d’une flotte importante aux frontières d’un secteur est une raison plus que suffisante pour rassembler une flotte tout aussi importante et se porter à la rencontre des intrus, afin de s’assurer qu’ils n’ont pas d’intentions hostiles. Les annales de l’Imperium regorgent d’incidents malheureux, au cours desquels la flotte d’un Libre-Marchand revenant victorieux d’une expédition de plusieurs décennies et apparaissant sans prévenir s’est retrouvée sans l’avoir voulu aux prises avec une escouade de combat de la Marine. Un incident de cette nature peut aller jusqu’à la révocation de la lettre du Libre-Marchand, s’il a survécu à la bataille.

Dividendes et Bénéfices[modifier]

Les avantages que rapporte une Lettre de Marque sont exceptionnels, bien supérieurs à tout ce que quiconque pourrait espérer obtenir par tous les autres moyens légaux. Le plus grand de tous est d’abord la fortune, gagnée par le négoce ou la conquête, quoique les deux soient bien souvent une seule et même chose. En dehors des gains purement financiers, de nombreux Libres-Marchands recherchent la notoriété et la gloire qui sont si souvent associées au succès. Au 41e Millénaire, peu d’hommes peuvent espérer que leur nom résonnera au-delà de leur monde natal ou qu’il restera dans l’histoire après leur mort. Pour bon nombre d’entre eux, cependant, la plus belle récompense est la possibilité de fonder une lignée dont ils seront les premiers géniteurs, une noble maison qui se perpétuera à travers les âges.

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Source[modifier]

Pensée du Jour : « Il n'y a pas de paix parmi les étoiles. »
  • Warhammer 40 000 JdR - Rogue Trader : Livre de Règles

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