- « Il n’y a pas de salut dans l’obscurité du cœur des hommes. »
- - Ancien proverbe Terran.
La guerre est le creuset dans lequel nous brûlons.
C’est dans les feux de la bataille que le passé se consume et que l’avenir naît sur des langues de flamme. Il n’y a pas eu de plus grand feu à notre époque que les trois heures sanglantes du Massacre du Site d'Atterrissage. Au cours de cette seule grande bataille, la promesse du salut de l’humanité a été perdue, les gains de la Grande Croisade ont été dilapidés et la galaxie elle-même a été incendiée par l’orgueil vaniteux, la malice et la folie incarnés par les sombres murmures du cauchemar de l’au-delà.
Les noms des morts glorieux de ce jour-là - Iron Hands, Salamanders et Raven Guard - sont déjà gravés pour l’éternité, et leur légende grandit d’instant en instant. Il en va de même pour l’infamie et la haine qui entourent les noms des traîtres qui les ont tués comme une ombre - les Word Bearers, les Iron Warriors, les Night Lords et l’Alpha Legion - et avant eux, les premiers des renégats - les World Eaters, les Death Guard et les faussement nommés Emperor's Children. Le pire de tous, ce sont les Sons of Horus, et le Maître de Guerre meurtrier contre lequel s’accumule un plus grand nombre de promesses d’assassinats et de morts que tout autre nom dans les longues et sanglantes années de l’histoire de l’humanité. Ce document, cependant, n’existe pas pour condamner les méchants pour leurs crimes, ni même pour servir d’éloge aux loyaux guerriers de l’Imperium qu’ils ont tués, mais plutôt pour jeter la lumière déclinante de la vraie mémoire sur ces terribles événements. Dans ce volume, j’ai témoigné, vous trouverez des connaissances considérées comme perdues ou fausses par beaucoup, et pour certains un dangereux blasphème pour la foi nouvelle et croissante en Celui qui siège sur le Trône d'Or. Je parlerai donc de la barbarie et de la folie de ceux que certains appelleraient aujourd’hui des héros, je raconterai les vertus que possédaient autrefois ceux qui en sont venus à incarner les pires horreurs et je parlerai de l’orgueil trop humain des hommes que l’on appelle aujourd’hui des saints.
Je parlerai du creuset de la guerre qui a forgé l’avenir dans lequel nous marchons aujourd’hui et les millénaires à venir. Je parlerai du Massacre du Site d’Atterrissage, et prenez garde, car de telles vérités sont dangereuses.
J’ai vu, avec des yeux alors jeunes, et ceci est mon testament. J’étais là quand Tallarn brûlait et que Keoptis se noyait dans des océans de sang. J’ai vu les cieux de Terra se déchirer d’éclairs et d’ombres le jour où le Maître de Guerre est arrivé et où l’enfer l’a suivi. J’ai entendu la cloche funèbre de l’Empereur de l’Humanité et j’ai pleuré.
Je me souviens.
-AKSombre Complot[modifier]
- « La haine n’est jamais aussi douce, et la vengeance jamais aussi agréable, que lorsqu’elle s’applique à une personne autrefois aimée. »
- - Proverbe Nostramien.
Pour préparer sa trahison, Horus commença presque immédiatement à tisser un plan complexe qui allait lentement porter ses fruits. Parmi les Légions, il y en avait qu’Horus ne pouvait faire confiance et d’autres qu’il craignait plus que tous. Horus, utilisant ses pouvoirs qui lui conférait son titre de Maître de Guerre, les éloigna en montant des expéditions qui les envoya loin du but ultime de son plan - une confrontation meurtrière avec l’Empereur sur Terra - tandis qu’il cherchait à en neutraliser d’autres par des complots et des intrigues, et à les saigner à blanc par la guerre. Puis il amena vers lui les Primarques qu’il pensait pouvoir s’allier et corrompre et, à travers eux, leurs Légions. Parmi ses forces, il se lia à des éléments du Mechanicum en dissidence, s’opposant aux directives que l’Imperium leur avait imposées, à de fidèles commandants de l’Armée Impériale pour qui le Maître de Guerre était leur seigneur et l’Empereur à peine plus qu’un lointain écho, et toutes sortes de cultes secrets, des sorcières-Psykers hors-la-loi et des fous pour qui le Warp était leur seule véritable allégeance. Les plans et les projets du Maître de Guerre se développèrent et s’accrurent lentement, jusqu'à ce qu'il soit prêt à frapper.[2]
L'Atrocité de Isstvan III[modifier]
- « Et là où ma main frappera, les ennemis de l’Humanité seront réduits à néant ; je serai ainsi le marteau de l’Empereur, et je ne m’en lasserai jamais. »
- -Ferrus Manus avant la bataille de Ke’ar Madoc.
Horus s’arrangea pour rencontrer Angron et ses World Eaters, Mortarion et sa Death Guard et les émissaires Emperor's Children de Fulgrim dans le système de Isstvan, loin des mondes centraux de l’Imperium. À cette époque, une grande partie de la galaxie était frappée par une recrudescence des tempêtes Warp, rendant les déplacements et les communications difficiles. Un tiers des mondes du système de Isstvan était alors en révolte, et le Maître de Guerre avait convoqué ce rassemblement de forces pour mettre un terme rapide et sanglant à la rébellion.
Une massive flotte de guerre se rassembla au-dessus de la planète de Isstvan III, concentrant l’une des plus puissantes forces militaires jamais vue dans cette dernière période de la Grande Croisade, mais son véritable but était la félonie et la trahison. Avant que les Traîtres ne montrent leur vrai visage, il devait y avoir une purge ; des éléments des Légions des Primarques renégats dont la loyauté envers l’Empereur était plus grande que celle envers leurs Primarques existaient encore et ils faillaient qu’ils soient éliminés par leurs frères avant que le vrai plan d’Horus puisse être mis en œuvre. Des ordres furent donnés pour l’assaut sur Isstvan III pour les Sons of Horus, les World Eaters, la Death Guard et les Emperor’s Children, engageant une force formée de Compagnies des quatre Légions dont la loyauté envers Horus ne pouvait être absolument garantie lorsque la traîtrise se dévoilerait.
La première vague de l’assaut contre la capitale de Isstvan III, la "Cité Chorale", fut une entreprise brève mais sauvage, et la rébellion fut rapidement brisée par les Space Marines qui descendirent du ciel. Mais c’est lorsque la victoire fut acquise qu’Horus frappa ceux qui l’avaient volontairement suivi sans se douter qu’il était tombé dans un piège mortel. La communication Vox fut coupée et la flotte de guerre en orbite commença à bombarder la planète, envoyant vague après vague des bombes virales pour éradiquer toute vie sur Isstvan III. Des dizaines de millions d’habitants de la planète et des milliers de Space Marines moururent à cause des ravages du virus Dévoreur de Vie et de la tempête de feu qui s’en suivi, mais il y a eu qui survécurent. Les Loyalistes continuèrent de se battre, tant ceux sur les vaisseaux en orbite qui refusaient de tirer sur leurs frères, que ceux à la surface qui avaient entendu les appels brouillés des vaillants Loyalistes d’en haut. Ils avaient scellé leur armure et trouvé refuge face à la tempête de peste et de feu. Parmi ceux qui avertirent leurs frères se trouvait le Capitaine Nathaniel Garro de la Death Guard, un Terran qui envoya un avertissement à ses frères avant de fuir le système sur la frégate réquisitionnée Eisenstein. Sur la surface de la planète se trouvaient plus de 100 Compagnies de Space Marines Loyalistes et, parmi celles-ci, on pense que les deux tiers se battirent, consumées par la vengeance et l’indignation face à ce qui avait été fait.
Dans la confusion qui suivit, alors qu’Horus s’apprêtait à bombarder à nouveau la planète avec des armes conventionnelles, l’incontrôlable Angron des World Eaters atterrit sur la planète avec ses Compagnies de Combat, désireux de goûter le sang des Space Marines une fois pour toutes. En conséquence, les dés furent jetés pour une sanglante guerre d’usure que le Maître de Guerre n’avait pas prévue afin de purger les Loyalistes de Isstvan III. C’est ainsi que les Space Marines des mêmes Légions se retournèrent contre leurs anciens frères sans remords ni pitié, et le monde dévasté et couvert de cendres devint le théâtre de certains des combats les plus violents jamais vus. Pendant des semaines, les Traîtres se sont enlisés dans les combats jusqu’à ce que, enfin, les résistances Loyalistes restantes soient brisées et qu’un deuxième et dernier bombardement de la planète soit ordonné, la laissant sans vie et complètement dévastée. Cependant, la cause des Traîtres avait été lésée. La nouvelle parvient jusqu’à Terra durant l’attaque de Isstvan III, grâce au périlleux voyage des blessés de l’Eisenstein à travers le Warp, atteignant Rogal Dorn des Imperial Fists. Plus tard, l’échec de la tentative du Primarque Fulgrim de convertir Ferrus Manus à la cause des Traîtres provoqua la colère des Iron Hands. Il semblait à l’époque que toute les tentatives d’Horus pour cacher ses plans d’une attaque sur Terra et de préparer son assaut en secret étaient maintenant perdues. On pensait que son complot était peut-être mortellement exposé à la vengeance impériale. Mais le temps prouvera le contraire.
Sur Terra, la nouvelle que le Maître de Guerre et les forces de quatre Légions entières étaient devenus des Traîtres fut accueillie avec autant d’incrédulité que de fureur. Mais malgré la gravité inégalée d’une telle révolte, l’Empereur resta fermement injoignable, sur Son propre ordre inviolable. Resté dans les profondeurs des voûtes du Palais Impérial, Il ne put être atteint. Ainsi, il incomba à Rogal Dorn, Primarque et Champion de l’Empereur, et à Malcador, le Régent de Terra, de faire face à cette trahison sans précédent. Dorn fut ainsi investi du commandement immédiat des Légions encore fidèles qui pouvaient être contactées, et chargé de s’occuper d’Horus et des Traîtres de manière impitoyable. Le Primarque des Imperial Fists commença immédiatement à organiser les forces impériales de Terra en vue de la guerre à venir, une tâche qui se heurta immédiatement à des difficultés. Les tempêtes de l’Empyrean qui se poursuivaient perturbaient à la fois les déplacements et les communications à travers le Warp, et bon nombre des forces de l’Imperium qui se trouvaient normalement à la portée immédiate de Terra étaient pratiquement injoignables. Durant un conclave secret, Malcador fit connaître ses soupçons que les intelligences malignes du Warp étaient en quelque sorte responsables et qu’Horus lui-même pouvait être possédé ou avait conclu un marché avec les entités infâmes pour l’aider. C’était peut-être une explication plus acceptable que la trahison pure et simple et, suite au sort des Thousand Sons sur Prospero, considérée comme beaucoup plus facile à supporter.
La nécessité de combattre Horus et ses Légions avant qu’ils ne puissent soit continuer à menacer Terra, soit créer leur propre empire (car leurs motivations et leurs objectifs étaient alors inconnus) était impérieuse. Sans l’utilisation directe des puissants pouvoirs psychiques de l’Empereur, il n’y avait aucun moyen de franchir les tempêtes, sauf par un pari désespéré ; les dépenses de vastes quantités de Psykers pour renforcer l’Astronomican et diffuser des transmissions astro-télépathiques au prix de terribles pertes dans leurs rangs. C’est ainsi que le maelström fut percé et que Terra pu contacter plusieurs Légions Loyalistes et apprendre des Iron Hands l’attaque traîtresse des Emperor’s Children contre leur flotte et de la fuite de Fulgrim. De l’autre côté de l’Imperium, des rapports commencèrent à faire état de révoltes et d’incidents mystérieux, de vaisseaux disparus et d’avant-postes devenus silencieux. Il devint évident qu’une rébellion non maîtrisée comme on ne l’avait jamais imaginé auparavant se préparait et menaçait de mettre en danger tout ce que la Grande Croisade avait accompli. Il fallait y mettre fin rapidement.
Rogal Dorn avait été en mesure de contacter six Primarques, qu’il croyait loyaux, à une distance frappante du système de Isstvan, où les renseignements à longue portée avaient rapporté que la Légion du Maître de Guerre était toujours présente. Les Iron Warriors, les Word Bearers, les Night Lords, les Salamanders, la Raven Guard et l’Alpha Legion furent tous envoyés dans le système de Isstvan, tandis que Ferrus Manus des Iron Hands reçu le commandement tactique, avec sa Légion qui le suivait avec sa flotte meurtrie. La plupart des Imperial Fists de Dorn s’occupaient à la fois de la défense de Terra et recevaient des rapports inquiétants de rébellion sur Mars même. De plus, le contact avec une flotte que la Légion des Imperial Fists avait envoyée pour enquêter sur le rapport de Garro avait été perdu. Les White Scars, très éloignés, n’étaient plus en contact avec Terra et n’étaient donc pas non plus disponibles pour intervenir. Il était toujours prévu qu’ils soient rappelés sur Terra en tant que force de réserve lorsque cela sera possible. Les ordres de Rogal Dorn à la force opérationnelle de Isstvan étaient explicites et ne laissaient aucune place au compromis : les rebelles paieraient de leur vie ; il n’y aurait aucune pitié pour le Traître et les cadavres d’Horus, autrefois Maître de Guerre, et des Primarques renégats serviront de preuve que la justice de l’Empereur avait été faite. Dans l’ombre de la Cour Impériale, les doutes grandirent quant à la véritable nature de la crise en cours, mais Dorn était sûr de la victoire, même si elle allait être gagnée dans le sang ; c’était une simple question d’arithmétique - la force de six Légions renforcées allait surpasser celle des quatre Légions d’Horus ayant subies des pertes sur Isstvan III - les chances étaient écrasantes. Dorn aurait raison - les chances seraient écrasantes - mais la vérité serait terrible à contempler.[3]
- Pour plus de détails, voir les articles dédiés : l’Atrocité de Isstvan III et la Fuite de l'Eisenstein
Conséquences d'Isstvan III pour les Factions Traitres Impliqués[modifier]
- « Dans toute bataille, grande ou petite, le terrain le plus insignifiant et le plus inutile peut, pendant quelques minutes, voire quelques heures, prendre une valeur telle que le sang des héros et la richesse des réserves d’une armée ne la compensent pas. Le vrai général sait quand ce prix vaut la peine d’être dépensé, et quand la facture du boucher est une pure folie à payer. »
- - Roboute Guilliman, extrait de "De la Guerre".
Les Pertes des Death Guard[modifier]
+++ Addendum [Massacre du Site d’Atterrissage] : A la fin des combats acharnés sur Isstvan III, on estime que la Légion de Mortarion a été réduite de plus de 25 000 légionnaires, en comptant à la fois les loyalistes terraniens obstinés, trahis et tués dans les ruines d’Isstvan III, et les fils de Mortarion de Barbarus dont les vies ont été consommés pour payer leurs morts+++.
+++ On pense que les combats prolongés pendant la trahison d’Isstvan III ont fait payer un lourd tribut aux divisions blindées de la Death Guard, dont beaucoup faisaient partie des Loyalistes présumés de la Légion. Bien que de nombreux véhicules aient été récupérés sur la planète, il ne restait que très peu de temps pour les rendre à nouveau aptes au combat. Cependant, les combats qui allaient se dérouler lors de l’engagement du Massacre du Site d’Atterrissage allaient bien convenir à la Légion, qui privilégie la guerre d’usure et les tactiques d’infanterie rapprochée. Les preuves suggèrent qu’un large noyau de légionnaires de la Death Guard s’est déployé sur un flanc de la ligne de la forteresse d’Urgall, dans un réseau de tranchées, de bunkers et de tunnels rapidement, mais de manière experte, préparés ou renforcés par la Légion. Cela leur a permis de se protéger des bombardements et de dissimuler leur nombre. +++
+++ Au cours de l’action, la Death Guard a fait un usage intensif d’attaques surprises à partir de positions dissimulées, de mines, d’armes alchimiques et de tirs nourris à courte portée, principalement contre la Legion des Salamanders, et a été accueillie avec détermination et fureur par la Légion de Vulkan, subissant des pertes massives de part et d’autre. Fin de l’addendum+++[4]
Les Machines de Guerre de la Légion des Death Guard[modifier]
La Légion des Death Guard a déployé un grand nombre de véhicules blindés de toutes classes sur Isstvan V. Utilisés en soutien de l’infanterie conformément aux doctrines de combat standard de la Légion, ces véhicules étaient censés constituer la totalité de la réserve blindée survivante de la Légion. Nombre de ces chars étaient placés en position de réserve tactique au cœur des anciennes structures Xenos de la Dépression d’Urgall, ou dans des défenses en terre fraîchement construites afin de se protéger des bombardements orbitaux de la flotte loyaliste.
Dès que le bombardement préparatoire des Loyalistes a cessé et que l’opération de largage a commencé, les unités blindées de réserve de la Death Guard ont déclenché des contre-attaques avant de sortir de leurs abris, s’engageant dans de larges balayages et des poussées brutales contre les Loyalistes, fauchant l’infanterie et bloquant l’avancée des blindés loyalistes alors que la guerre éclatait dans toute la Dépression d’Urgall. Les forces blindées des Death Guard sont restées engagées tout au long de cette bataille brutale de trois heures et ont subi de nouvelles pertes importantes, dégradant gravement la capacité de la Légion à mener une guerre blindée.[5]
Whirlwind Scorpius[modifier]
L’armement explosif du Scorpius s’est avéré extrêmement meurtrier lors des phases initiales du Massacre du Site d’Atterrissage, où chaque missile tiré a trouvé sa cible parmi les Loyalistes, tant les attaquants étaient densément déployés. Ce véhicule a épuisé toutes ses réserves de munitions en moins de sept minutes après le début des hostilités. Son équipage a ensuite récupéré d’autres stocks, d’abord sur d’autres véhicules endommagés de la Death Guard, puis sur ceux de l’ennemi au fur et à mesure que la bataille d’attrition se poursuivait.[6]
Char Lourd Fellblade de la Légion, "Crakatavas"[modifier]
Ce véhicule a pris part à de nombreuses poussées blindées tout au long du massacre du site d’atterrissage d’Isstvan V. Son équipage a tué trois véhicules super-lourds ennemis, douze chars de combat et un nombre incalculable d’unités tertiaires et d’infanterie à la fin de la bataille. Cette représentation illustre son statut dans une phase initiale de la bataille, avant que son arme latéral droite ne soit détruit par les tirs de riposte de la Raven Guard.[7]
Les Pertes des Emperor's Children[modifier]
- « Les quelques survivants de notre glorieuse victoire à Isstvan ne sont que des moucherons, qui bourdonnent à droite et à gauche jusqu’à ce que nous jugions bon de les écraser une fois pour toutes »
- - Lieutenant Arven Damascine, échelon de commandement du 17e Chapitre des Emperor’s Children.
+++ Addendum [Massacre du Site d’Atterrissage] : La Légion de Fulgrim l’Illuminateur entame la bataille d’Isstvan V dans un état très affaibli, bien que transformé. À l’instar du Phénix du mythe terranien, qui figurait en bonne place dans la tradition et l’héraldique de la Légion, les Emperor’s Children semblent renaître des cendres d’Isstvan III et sont déjà en train de devenir quelque chose d’aussi éloigné de ce qu’ils avaient été qu’on pouvait l’imaginer à l’époque+++.
+++ Il n’existe pas de bilan fiable des pertes subies par la Légion lors de l’élimination des éléments loyalistes, mais on pense qu’elles ont été proportionnellement très élevées. Pour ne rien arranger, Fulgrim était revenu de sa confrontation avec Ferrus Manus, Primarque de la Légion Iron Hands, n’ayant pas réussi à faire basculer la Gorgone du côté du Maître de Guerre, provoquant encore plus l’ire d’Horus+++.
+++ Les preuves indiquent qu’une grande partie des préparatifs pour la défense de la Dépression d’Urgall a été confiée au Primarque des Emperor’s Children, sous les ordres directs du Maître de Guerre, les Emperor’s Children étant eux-mêmes chargés de tenir les lignes de défense centrales et extérieures, là où les combats seraient les plus violents lors de l’attaque initiale des Loyalistes. On peut se demander s’il s’agissait d’un affront ou d’une punition, mais quoi qu’il en soit, la ruse, la rapidité et l’habileté investies dans ce qui a dû être une série de préparatifs effrénés pour relever les ruines de l’ancienne forteresse ont été formidables. Lorsque les Loyalistes sont passés à l’attaque, ils ont été confrontés non seulement à des ruines Xenos fortifiées, mais aussi à des champs de tir astucieusement imbriqués, à des zones mortelles, à des tranchées entrelacées, à des approches cachées et à toutes sortes de ruses de guerre aussi meurtrières que celles rencontrées au cours de la Grande Croisade. Quant à la Légion qui assurait ces défenses, bien que peu de temps se soit écoulé depuis la bataille d’Isstvan III, nombre d’entre eux ont déjà succombé à des changements psychologiques marqués, à des stigmates et à des mutilations délibérées, préfigurant ce qui allait se passer. Fin de l’addendum+++[8]
Les Machines de Guerre de la Légion des Emperor's Children[modifier]
Les Emperor’s Children ont perdu un très grand nombre de leurs véhicules blindés lors des longues batailles internes à la Légion qui ont suivi l’Atrocité d’Isstvan III. En raison de ces pertes, la Légion a eu besoin de toutes les ressources qu’elle pouvait aligner à Isstvan V et a donc déployé une grande variété de types, de classes et de modèles de véhicules pour la défense de la Dépression d’Urgall. Compte tenu des rites de guerre privilégiés des Emperor’s Children, ce sont les véhicules de transport qui ont été le plus sollicités, car ils permettaient à la Légion de lancer des contre-attaques et des encerclements rapides, et d’engager les loyalistes acculés là et quand ils s’y attendaient le moins. D’autres types de véhicules, en particulier les chars super lourds et l’artillerie mobile, ont été attribués au niveau du bataillon ou d’un Millenial pour être utilisés par chaque commandant comme il l’entendait, compte tenu de la nature rapidement évolutive de la bataille.[9]
Char Predator Deimos Infernus[modifier]
Ce véhicule de la réserve de la Légion a été affecté au Ve Millennial en préparation de la bataille. Bien que le sort du char reste inconnu, on l’a vu pour la dernière fois au cours de la troisième heure sanglante du massacre, en train d’appuyer les escouades de soutien tactique des Emperor’s Children dans leur tentative d’évasion d’une force mixte composée de légionnaires de la Raven Guard et d’Iron Hands.[10]
Char Super-Lourd Stormblade de la Légion, (désignation inconnue)[modifier]
La provenance de ce véhicule super-lourd, enregistré en action avec les Emperor’s Children, n’est pas claire. Cependant, en raison de l’utilisation du Stormblade dans des formations de siège spécialisées, il est probable que ce véhicule ait été capturé ou détaché auprès de la Légion après l’action d’Isstvan III, et mis en service dans l’attente d’un combat contre des unités lourdes de la Légion.[11]
Les Pertes des Sons of Horus[modifier]
+++ Addendum [Massacre du Site d’Atterrissage] : Fortement engagés à la surface d’Isstvan III, on estime qu’environ 30 000 des légionnaires de Sons of Horus sont morts ou portés disparus à la suite de cette bataille+++.
+++ Certains analystes ont émis la théorie qu’en raison des difficultés initiales rencontrées lors de la purge des Terraniens dans les rangs de la Légion, et du coût inattendu en vies humaines et en matériel que la bataille avait entraîné, le Maître de Guerre s’est montré délibérément prudent dans l’utilisation de sa Légion lors du Massacre du Site d’Atterrissage. On pense qu’il espérait ainsi préserver autant que possible les forces des Sons of Horus pour la poussée sur Terra qui devait suivre, ou qu’il voulait simplement que les autres se sacrifient pour sa cause tout en détruisant les loyalistes+++.
+++ Durant la première vague d’attaque, le contingent des Sons of Horus s’est battu sur la défensive, se limitant aux bastions les plus importants et les mieux défendus, et poussant l’Armée Impériale devant eux dans les canons des Loyalistes. Il y eut cependant une exception notable : leurs compagnies de Ravageurs et d’Assaut qui se déployèrent pour contrer les unités d’assaut de la Raven Guard dans le labyrinthe de ravins et d’éboulements qui flanquaient les murs de la Dépression d’Urgall. Une fois que le vent a tourné, les Sons of Horus ont attaqué en force les Loyalistes blessés et chancelants, et Horus lui-même s’est mis à leur tête. Fin de l’addendum+++[12]
Les Machines de Guerre de la Légion des Sons of Horus[modifier]
Après les Atrocités d’Isstvan III, les Sons of Horus avaient subi des pertes inattendues qui risquaient de compromettre la capacité de la Légion à prendre Terra d’assaut dans le cadre des plans du Maître de Guerre. Tout porte à croire que cela a conduit la Légion à se déployer de manière défensive lors de l’opération du Site d’Atterrissage, réduisant le risque pour ses réserves blindées et laissant d’autres Légions supporter le poids de l’agression loyaliste. Ce n’est que lorsque le piège a été entièrement déjoué qu’Horus est entré en action, annihilant ce qui restait de la force d’avant-garde loyaliste assiégée.
Redéployés à la hâte sur Isstvan V, les véhicules de la Légion n’avaient guère eu l’occasion d’effectuer les protocoles d’entretien les plus élémentaires, et nombre d’entre eux portaient donc les stigmates de ces batailles, ainsi que de grossiers sigles de mise à mort dérivés des marques d’honneur utilisées par les gangs sauvages de Cthonia.[13]
Predator Deimos Infernus[modifier]
L’équipage de ce véhicule a orné ses flancs d’un certain nombre de trophées macabres revendiqués lors des combats d’Isstvan III, comme en témoignent les sigles de gangs Cthoniens barbouillés grossièrement sur sa coque. Notez également les nombreuses éclaboussures de sang sur les parties frontales, sans doute dues à l’écrasement ou à la chute de guerriers ennemis acculés.[14]
Char Lourd Shadowsword, "Griffe de Luna"[modifier]
Ce vénérable Shadowsword de réserve de la Légion a été déployé dans l’encerclement du Site d’Atterrissage d’Isstvan V. On sait qu’il s’est engagé dans un duel blindé prolongé avec une compagnie de chars de combat Predator de la Légion des Iron Hands lors d’un engagement chaotique au cours duquel il a finalement été détruit, mais seulement après avoir comptabilisé les pertes sévères subies par les Loyalistes au cours de ces combats intenses.[15]
Les Pertes des World Eaters[modifier]
+++ Addendum [Massacre du Site d’Atterrissage] : Le rassemblement des World Eaters à Isstvan V devait préfigurer une grande partie de ce qui allait arriver à cette légion aux mains les plus sanglantes. On estime généralement que de toutes les légions qui se sont battues à Isstvan III pour purger leurs rangs de la faction loyaliste, ce sont les World Eaters qui ont subi les plus lourdes pertes, avec plus de 35 000 légionnaires des World Eaters qui auraient trouvé la mort dans les deux camps. Outre les nombreux blessés, un certain nombre d’entre eux ont succombé à une soif de sang insensée au cours des combats prolongés et ont dû être maîtrisés de force et ramenés à la flotte des World Eaters pour y être enfermés+++.
+++ Il semble maintenant évident qu’en brisant les liens de loyauté et de fidélité d’Angron envers l’Empereur - tels qu’ils étaient - Horus a laissé échapper une bête qui, une fois déchaînée, n’a plus voulu tenir compte de la volonté d’aucun maître, y compris celle d’Horus. Même à ce stade précoce, il devint évident qu’Angron, et sa Légion avec lui, s’avéreraient être une loi en eux-mêmes plutôt que des soldats loyaux, en proie à leurs propres pulsions meurtrières autant, sinon plus, que les besoins tactiques ou stratégiques de la rébellion. Pendant le Massacre du Site d’Atterrissage, les World Eaters ont mené une série de contre-attaques brutales contre les débarquements des Loyalistes, s’élançant à plusieurs reprises depuis les lignes de défense de la forteresse des Traîtres, ne s’arrêtant à chaque fois qu’en raison des pertes subies ou bloqués par des rideaux de tirs d’artillerie lourde, Ils ont profondément entaillé la force d’assaut principale de la Raven Guard et les forces du Clan Avernii des Iron Hands, avant d’éclater en une marée meurtrière lorsque le piège des traîtres s’est refermé, sans se soucier de qui ils tuaient. Fin de l’addendum+++[16]
Les Machines de Guerre de la Légion des World Eaters[modifier]
On pense que les World Eaters ont déployé toutes les machines de guerre à leur disposition lors des batailles d’Isstvan V, les employant aussi agressivement en défense que l’exigeait la réputation belliqueuse de leur légion. Il est à noter que de nombreux commandants de la Légion appréciaient deux caractéristiques des véhicules sous leur commandement : la vitesse et la puissance de feu.
La première leur permettait de se rapprocher de leur ennemi le plus rapidement possible, la seconde était un moyen de parvenir à une fin : la destruction écrasante et rapide de l’ennemi. En témoigne le fait que de nombreux équipages de véhicules World Eaters ont entièrement épuisé leurs réserves de munitions au cours de la première heure de la bataille, ce qui les a obligés à se retirer pour se réarmer dans de nombreux cas, tandis que dans d’autres cas, les chars World Eaters se sont réduits à de simples béliers pour attaquer les chars et les troupes loyalistes, subissant de lourdes pertes.[17]
Destructeur de Chars Lourds Cerberus de la Légion, "Jugement de l’Enfer"[modifier]
Cette machine de guerre, la plus puissante de la Légion, a été retenue lors de la phase initiale de la défense de la dépression d’Urgall et n’a été engagée qu’une fois que les Iron Warriors, les Night Lords, les Word Bearers et l’Alpha Legion se sont retournés contre les Salamanders, la Raven Guard et les Iron Hands. Lorsque les destructeurs de chars super lourds des World Eaters, le "Jugement de l’Enfer" à leur tête, furent lancés contre eux, l’effet de leur assaut quasi-suicidaire sur les Légions loyalistes fut catastrophique, réduisant à néant toute chance de résistance organisée.[18]
Motojets Scimitar[modifier]
Ce véhicule faisait partie d’un escadron monté au combat par la XIIe escouade de Chasseurs du Ciel du 9e Chapitre. Il a été découvert abandonner et récupéré par l’Alpha Legion. Les archives indiquent que le Scimitar était en grande partie intact, et l’on suppose que son pilote a été abattu de sa monture ou l’a abandonnée pour engager l’ennemi dans l’anarchie du combat au corps à corps qui a consumé toute la Dépression d’Urgall au moment où la trahison du Maître de Guerre a été pleinement révélée.[19]
Invasion[modifier]
- « Et la voix du sang de son frère criera vers lui depuis la terre et réclamera vengeance… »
- - Transcription Auto-lingua, Conduit Astropathique Trans-Episolon Thule, Relais Sol-Lorin.
La Lame du Traître est Dégainée[modifier]
- « La première vague d’attaque fut une avant-garde furieuse menée par le Primarque Ferrus Manus dans les dents mêmes des défenses ennemies. Cette attaque sanglante et désespérée avait pour but de choquer et d’occuper les défenseurs et, en particulier, de réduire au silence ou au moins d’occuper leur puissance de feu antiaérienne afin que le gros des forces loyalistes puisse débarquer.[20] »
Bien que loin du cœur de l’Imperium et de Terra, ce qui s’était passé sur les mondes désolés du système lsstvan allait à jamais entacher l’histoire de l’humanité.
Sur Isstvan III, Horus avait utilisé le virus dévoreur de vie pour purger les loyalistes des rangs des Emperor’s Children, des World Eaters, de la Death Guard et même de ses propres fils, les Sons of Horus, lors de sa première trahison. Sur Isstvan V, le Maître de Guerre érigea une puissante forteresse sur les sables noirs de la dépression d’Urgall et attendit l’arrivée de la Flotte de Représailles, une force de frappe envoyée par Rogal Dorn pour écraser sa rébellion.
À l’insu de l’Empereur, les racines de la corruption s’étaient déjà propagées plus profondément et plus largement qu’il ne l’avait imaginé, la moitié des Legiones Astartes ayant secrètement renouvelé leur allégeance à Horus.
Voici le récit des événements qui suivirent. C’est un récit de mort et de carnage, d’une guerre qui éclipsa toutes les autres et de l’aube d’une nouvelle ère.
On l’appelle le Massacre du Site d’Atterrissage.[21]
Le Système Isstvan - Le Tombeau de l'Honneur[modifier]
Isstvan était un système composé de neuf corps célestes en orbite autour d’une étoile jaune-orange, dont seuls quelques-uns abritaient des colonies humaines après la campagne de conformité menée par la Raven Guard et la 27e flotte expéditionnaire en 994.M30. Les planètes du système d’Isstvan présentaient des caractéristiques que l’on trouvait dans un millier d’autres endroits de la galaxie connue, ce qui les rendait tout à fait banales, mais les actes funestes de l’Architraître allaient faire d’Isstvan un nom qui résonnerait à travers les âges dans l’infamie.
Ce n’est pas par hasard qu’Isstvan a acquis sa terrible notoriété. Les actes qui y ont été commis sont d’autant plus choquants qu’ils ont été soigneusement choisis comme le lieu idéal pour mettre en œuvre une trahison si terrible qu’elle ne serait pas oubliée tant que l’humanité existerait. En raison de facteurs tels que son isolement, qui empêchait toute aide ou renfort pour les assiégés, l’ensemble du système Isstvan a été désigné comme un champ de bataille d’une ampleur sans précédent.
Dans le premier acte d’une longue série d’actions atroces, Horus choisit Isstvan III pour éliminer les contingents loyalistes au sein des Sons of Horus, de la Death Guard, des World Eaters et des Emperor’s Children. La pacification du peuple d’Isstvan III, qui avait été poussé à la rébellion par le Gouverneur Planétaire, Vardus Praal, avait servi de justification pour rassembler les premières légions que le Maître de Guerre souhaitait unifier sous sa bannière.
Les Space Marines loyaux qui périrent à la Cité Chorale et sur d’autres champs de bataille à travers la planète avaient également été sélectionnés, séparés de leurs légions, leurs noms identifiés dans l’ordre de bataille et marqués pour la mort. Ceux qui avaient été choisis n’étaient ni des simulateurs, ni des déserteurs, ni des insoumis ; leur seul crime était leur loyauté envers l’Empereur. Pour cela, ils avaient été condamnés à l’extermination.
La purge entreprise sur Isstvan III n’était que la première étape des plans soigneusement élaborés par Horus. Au lendemain de cette bataille, il avait utilisé les horreurs endurées par ses guerriers pour consolider leur nouvelle allégeance et détruire les derniers doutes qui subsistaient. Tous ceux qui avaient encore démontré leur fidélité à l’Empereur avaient été éliminés et les survivants, désormais baptisés dans le feu et le sang, avaient été amenés sur Isstvan V pour préparer le terrain à la déclaration de guerre d’Horus à l’Imperium.[22]
Isstvan V[modifier]
Afin d’augmenter les effectifs des légions au service du Maître de Guerre, un grand nombre de troupes humaines ont été déployées sur les sables noirs. Des contingents de l’Auxilia Imperialis ont été amenés par l’entourage des Primarques traîtres, beaucoup suivant aveuglément leurs maîtres sans vraiment savoir ni comprendre la nature de la guerre dans laquelle ils allaient être engagés. Il s’agissait aussi bien de régiments de milice Imperialis recrutés de force que de cohortes entières de l’Auxilia Solar avec tout leur équipement. Même au lendemain de l’atrocité d’Isstvan III, de nombreuses troupes ignoraient encore la trahison d’Horus et ses intentions, et furent jetées dans la bataille sur Isstvan V, s’attendant à défendre leurs remparts contre les attaques d’un chef despotique ou d’un roi errant d’un domaine non impérial, comme on leur avait ordonné de le faire pendant la Grande Croisade. Ces troupes, lorsqu’elles ont été confrontées à la réalité du combat contre les Space Marines des Legiones Astartes, ont souvent été paralysées par la peur, réticentes à ouvrir le feu et incertaines des ordres qui leur avaient été donnés. Les troupes les plus efficaces au combat étaient cependant celles qui étaient pleinement conscientes de leur complicité dans la rébellion et qui avaient volontairement pris les armes, soit par perfidie, soit en raison des promesses dorées de l’Archi-Traître. |
La cinquième planète du système Isstvan était un monde aride, dépourvu de toute forme de vie sauf les plus résistantes et d’une végétation rudimentaire, en raison d’une période d’instabilité tectonique et d’activité volcanique bien avant l’arrivée de l’humanité. Des chaînes de montagnes escarpées avaient été coupées par de profonds ravins qui s’ouvraient sur des déserts ondulés. Les plaines basses laissaient place à des broussailles qui recouvraient les côtes des fonds marins peu profonds et asséchés depuis longtemps.
Alors qu’Isstvan III était habitée par une population humaine florissante lorsque les flottes de la Grande Croisade l’atteignirent, la cinquième planète n’offrait que des ruines sans vie au milieu des sables noirs et d’une terre stérile. Les vestiges érodés du passé s’étendaient sur plusieurs continents, les sections fracturées des chaussées et les cours d’eau asséchés depuis longtemps tissaient un réseau sur le paysage cendré comme des cicatrices estompées.
Les noms des régions d’Isstvan V étaient en grande partie sans importance et beaucoup n’étaient pas définis dans la cartographie établie après l’intégration de son système dans l’Imperium. L’un des rares secteurs à avoir reçu un nom était une région autrement insignifiante de désert volcanique noir, dont le nom est désormais gravé de manière indélébile dans l’histoire de l’Imperium : le Secteur Urgall.[24]
La Dépression d'Urgall[modifier]
Creusée dans les grandes plaines du secteur Urgall, à l’ombre d’un volcan endormi, la dépression d’Urgall était un large ravin qui formait une chaussée enfoncée entre le plateau environnant. Le fond de la dépression s’élevait progressivement pour rejoindre le cône du volcan et était parsemé de rochers brisés et de formations rocheuses éclatées. Au nord, des falaises abruptes s’élevaient, parsemées de surplombs périlleux au-dessus des entrées de grottes qui menaient à des tunnels creusés dans la roche. Au sud, des amoncellements de pierraille instables s’élevaient en une pente moins raide, mais tout aussi impraticable. Des fragments de basalte brisés et dentelés et des pierres volcaniques noires étincelantes accumulées au cours des millénaires rendaient le sol dangereux et obligeaient les guerriers à se déplacer à quatre pattes lorsqu’ils grimpaient ou descendaient.
Au milieu de ce paysage hostile, le Maître de Guerre avait ordonné la construction de sa forteresse, greffant la technologie impériale sur les fondations immuables de la topographie de la planète. Là, l’arrière garde de son armée était protégée par la montagne volcanique et les parois du canyon de la dépression d’Urgall, large de vingt kilomètres, canalisaient ses ennemis vers une approche frontale. Horus pouvait surveiller le champ de bataille qu’il avait créé et attendre le massacre des forces impériales qu’il avait attirées vers lui.[25]
+++Locscan : Bi-Axis 155,525-B 233,200-D+++ Emplacement de la Frappe Préventive Cible du Bombardement Initial Point de Défense Renforcé Position concentrée Défenses physiques renforcées par une enveloppe de Boucliers Void de niveau orbital. Affectations des Legiones Astartes Emperor’s Children Death Guard World Eaters Raven Guard Iron Hands Salamanders Allocations de Soutien Soutien Auxilia Solar Legio Titanique Atarus Soutien de la Auxilia Solar |
Légions des Morts[modifier]
Les légions de l’Empereur n’étaient pas étrangères au prix de la victoire, car chacune d’entre elles avait payé ce prix dans le sang de ses propres membres pour la cause de la Grande Croisade.
À Isstvan, le Maître de Guerre avait démontré qu’il se moquait du nombre de vies perdues dans la guerre qu’il avait menée contre l’Imperium. Dans cette guerre, tant de soldats étaient tombés que leurs noms individuels n’avaient pas été enregistrés et que de grandes parties des Légions avaient été inscrites sur la liste des morts.
Non seulement les légions Iron Hands, Salamanders et Raven Guard avaient été amenées au bord de la destruction par l’armée du Maître de Guerre, mais les noms des autres avaient été rayés des registres impériaux. Elles n’étaient plus des légions au service de l’Imperium, mais étaient devenues les serviteurs de l’Architraître, Horus Lupercal, et étaient considérées comme mortes aux yeux de l’Empereur.
À celles déjà condamnées pour leurs actions - les Sons of Horus, les World Eaters, la Death Guard et les Emperor’s Children - s’étaient jointes les Iron Warriors, les Night Lords, les Word Bearers et l’Alpha Legion, qui avaient également joué leur rôle dans le massacre et, par leurs actes, avaient à jamais souillé leur nom par leur duplicité.
En soutien à Horus, la Legio Mortis avait une fois de plus foulé le champ de bataille contre l’Imperium. Cette fois-ci, ils avaient été rejoints par de nombreuses divisions de l’armée impériale et des cohortes de l’Auxilia Solar, à la fois des formations indépendantes et celles sous contrat avec leurs légions de Space Marines, déployées pour la première fois sur Isstvan V sous la bannière du traître.[27]
Une partie de la trahison d’Isstvan V - L’Hérésie d’Horus Dramatis Personae Traîtres Région d’Urgall Quota initial (première vague) Traîtres Taux de Mortification (Campagne Du Système Isstvan) Loyalistes XVIIIe Légion, Salamanders XIXe Légion, Raven Guard Traître |
Les Forces Adverses[modifier]
Au moment du départ de la flotte de représailles, plusieurs Primarques et leurs Légions avaient clairement affiché leur loyauté envers l’Empereur, tandis que d’autres avaient ouvertement démontré leur allégeance à Horus Lupercal. L’allégeance de nombreuses factions restantes n’avait pas encore été clairement établie.[29]
Commandants loyalistes[modifier]
Voici la liste des Seigneurs Primarques connus pour être restés fidèles à Terra et qui avaient tenté d’exécuter les ordres de Rogal Dorn afin de ramener le Maître de Guerre rebelle à la raison sur Isstvan V.[30]
Ferrus Manus - Primarque de la Xe Légion, Iron Hands[modifier]
Redécouvert par l’Empereur sur le monde de Medusa en l’an 824.M30, Ferrus Manus, surnommé "la Gorgone" par ses proches, commandait les Iron Hands, connus par certains sous le nom de "Le dixième de fer". Il affirmait que l’adversité forgeait la force et exigeait la même chose de ses fils, qui s’étaient forgé une redoutable réputation d’instruments de guerre inflexibles.
Tout au long de la Grande Croisade, Ferrus avait gagné la confiance de nombreux Primarques et était connu pour avoir beaucoup en commun avec le maître forgeron Vulkan, mais c’était avec Fulgrim qu’il partageait un lien improbable mais spécial. Les deux Primarques étaient connus pour avoir des comportements opposés, mais semblaient néanmoins se compléter aussi bien en temps de paix qu’au cœur de la bataille.
Cette fraternité fut brisée par les événements qui se déroulèrent à bord du vaisseau amiral de Ferrus Manus, le Poing de Fer, qui causèrent la mort de nombreux membres de sa garde d’honneur Morlock aux mains des Terminators de la Garde Phénix de Fulgrim et laissèrent la flotte des Iron Hands elle-même bloquée, incapable de traverser les Tempêtes Warp qui faisaient rage autour d’elle. C’est avec un désir de vengeance dans le cœur que Ferrus Manus se rendit dans le système Isstvan, avec l’intention de faire tomber sa colère sur Fulgrim et d’écraser la rébellion du Maître de Guerre.[31]
Vulkan - Primarque de la XVIIIe Légion, les Salamanders[modifier]
Vulkan fut redécouvert sur la planète Nocturne en 832.M30, où il avait passé sa brève jeunesse à diriger son peuple adoptif contre l’oppression des pillards Xenos qui les exploitaient. Vulkan se contentait d’agir en tant que protecteur de son peuple, béni non seulement par le pouvoir, mais aussi par la compréhension de sa propre capacité de destruction et n’ayant que peu d’aspiration à régner sur eux en tant que supérieur.
Avec l’arrivée de l’Empereur sur Nocturne, Vulkan se vit confier sa propre Légion et utilisa les compétences acquises sur sa planète natale pour façonner les Salamanders à son image. Avec la trahison d’Horus à Isstvan III et le massacre généralisé des légionnaires dont les maîtres avaient refusé de le rejoindre, Vulkan n’hésita pas à engager sa légion dans la flotte de représailles, toujours prêt à protéger les mondes de l’Imperium et à faire tomber une colère juste et méritée sur les traîtres.[32]
Corvus Corax - Primarque de la XIXe Légion, Raven Guard[modifier]
Corvus Corax n’avait pas quitté Lycaeus, la lune de Kiavahr, de son plein gré lorsque l’Empereur vint le chercher en 922.M30, car il n’avait pas encore remporté sa lutte contre les guildes d’esclavagistes de son monde natal. Ce n’est qu’après avoir vaincu ses oppresseurs et libéré son peuple que Corax prit enfin le commandement de la XIXe Légion, la Raven Guard. Ce faisant, Lycaeus fut rebaptisée Délivrance et le grand Pic du Corbeau devint son quartier général.
Corax avait entraîné sa Légion à se battre comme des combattants de la liberté et des libérateurs qui frappaient dans l’ombre. Les batailles sur Lycaeus et pendant la Grande Croisade leur avaient appris à tirer pleinement parti de la furtivité et de la surprise, et à ne jamais gaspiller leurs vies dans des combats inutiles. Ces souhaits étaient en contradiction avec les exigences du Maître de Guerre, laissant le Seigneur Corbeau avec un amer sentiment de ressentiment latent et le serment solennel que sa Légion ne servirait plus jamais aux côtés d’Horus et de sa Légion. Les ordres de Dorn d’attaquer Isstvan V représentaient pour Corax une occasion de se venger du mépris que le Maître de Guerre avait autrefois manifesté à son égard et à celui de sa légion.[33]
Commandants Traîtres[modifier]
Outre Horus lui-même, les Primarques suivants avaient déjà agi contre l’Imperium, soit de leur propre chef, soit par l’intermédiaire de leur légion, et étaient donc considérés comme des "Traitoris Perdita".[34]
Fulgrim - Primarque de la IIIe Légion, Emperor’s Children[modifier]
Avant d’être redécouvert par l’Empereur en 830.M30, Fulgrim avait pris le pouvoir sur la planète Chemos, où il avait été trouvé. Il avait sorti la population d’une existence de labeur et de souffrances perpétuelles, avait rétabli l’ordre et, en retour, lui avait apporté la prospérité. En tant que seigneur de la IIIe Légion, Fulgrim et ses champions avaient acquis une grande renommée pendant la Grande Croisade, amenant de nombreux mondes à se soumettre à la tête de la 28e Flotte Expéditionnaire. Cela leur avait valu le droit de porter l’Aquila Palatine, l’étendard personnel de l’Empereur, au combat et d’ajouter son sigle à leur propre héraldique - un honneur jamais accordé à une autre Légion.
Fulgrim et Ferrus Manus partageaient une amitié comme peu d’autres, malgré leurs différences. Beaucoup avaient émis l’hypothèse que ces différences se complétaient dans un équilibre parfait, leurs forces compensant les faiblesses de l’autre, un équilibre partagé par leurs légions respectives en guerre. À la veille de la campagne d’Isstvan III, cependant, ces liens avaient été brisés et le sang des Iron Hands avait été versé par Emperor’s Children. À partir de ce moment, les deux légions devinrent des ennemis irréconciliables.[35]
Angron - Primarque de la XIIe Légion, les World Eaters[modifier]
Nuceria était le monde où Angron avait grandi, où il avait été élevé en captivité, un guerrier gladiateur contraint de se battre à mort par ses propriétaires. Finalement, il avait mené une révolte avec ceux qui étaient emprisonnés avec lui contre leurs seigneurs tyranniques et s’était échappé pour vivre en rebelle dans la nature, tuant ceux qui étaient venus le recapturer.
Lorsque l’Empereur vint le chercher en 899.M30, il enleva Angron à ses proches sur Nuceria par la force télékinétique, l’empêchant ainsi de mourir au combat sur la planète aux côtés de ses frères et sœurs comme il le souhaitait, mais l’Empereur l’emmena plutôt pour servir l’Imperium comme il l’avait ordonné. Finalement, Angron prit le commandement de sa légion et la rebaptisa les World Eaters, une force sauvage et brutale, même selon les critères des Space Marines, qui le servit pendant le reste de la Grande Croisade. Horus trouva facile de rallier Angron à sa cause, convainquant l’Ange Rouge que l’Empereur était faible et indigne de la loyauté d’un guerrier comme lui.[36]
Mortarion - Primarque de la XIVe Légion, Death Guard[modifier]
Sur le monde sinistre de Barbarus, Mortarion avait rejeté le contrôle du puissant seigneur Xenos de ce monde. Il avait finalement conduit les habitants humains à renverser leurs maîtres Xenos et à détruire les forteresses enveloppées de toxines qui avaient été les bastions de leurs oppresseurs. Lorsque l’Empereur était venu sur ce monde sombre et désolé en 854.M30, Mortarion n’avait pas facilement accepté son autorité et ce n’est qu’après une démonstration de la puissance du Maître de l’Humanité que le Primarque s’était soumis à son commandement.
La XIVe Légion avait été rebaptisée Death Guard, les "lames imbrisables" de Mortarion, et tout au long de la Grande Croisade, elle avait fait preuve d’une détermination obstinée égale à celle de son Génosire. Mortarion avait développé une relation étroite avec Horus au cours de cette période et, lorsque l’Hérésie éclata, il fut convaincu par le Maître de Guerre et vit dans l’Empereur le reflet de la créature Xenos qui l’avait autrefois retenu captif sur Barbarus.[37]
Les Rejetons de la Trahison[modifier]
Perturabo, Curze et Lorgar finirent également par prendre part à la bataille d’Isstvan V en tant que commandants en chef de leurs légions respectives sous la bannière du Maître de Guerre, mais ce ne fut qu’après que les premiers actes de trahison eurent déjà été commis. Leur nouvelle allégeance fut révélée lorsqu’ils arrivèrent sur le champ de bataille, en tant que rejetons, avec une force écrasante, et massacrèrent les guerriers qui les considéraient encore comme des alliés.[38]
L'Étendue de la Loyauté[modifier]
Le Capitaine Nathaniel Garro de la Death Guard avait fui les horreurs des atrocités commises à Isstvan III. Il avait été contraint d’abandonner ses frères blessés à une mort certaine et s’était enfui, non par lâcheté, mais dans le but de sauver l’Imperium lui-même. À bord de la frégate Eisenstein, lui et un équipage réduit à moins de soixante-dix Space Marines avaient à peine échappé à la flotte de la Death Guard et avaient conduit le vaisseau à la ruine afin de naviguer sur les flots furieux du Warp, portant leur terrible nouvelle à Terra et à Rogal Dorn en personne.
Bien que le rapport de Garros ait informé Dorn de l’identité de ceux qui avaient fomenté la rébellion, il restait encore beaucoup d’inconnues et même des doutes planaient sur la véracité du rapport du capitaine de la Death Guard. Dans sa colère, Rogal Dorn avait frappé Garro pour avoir osé salir la réputation d’Horus par ses accusations, et ce sont finalement les images obsédantes recueillies par la Commémoratrice Mersadie Oliton qui avaient tempéré la fureur du Primarque contre le capitaine. Les enregistrements holographiques capturés sur Isstvan III montraient le moment où le Maître de Guerre avait donné l’ordre de tirer sur les troupes amies, rien de moins que les Space Marines de l’Empereur, montrant clairement que le Maître de Guerre s’était retourné contre l’Imperium.
Ayant déjà été témoin du massacre impitoyable des guerriers loyaux de l’Imperium commis par Horus, même le Primarque des Imperial Fists avait été profondément ébranlé. Aussi réticent qu’il fût à croire aux actes commis non seulement par Horus, mais aussi par Mortarion, Angron et Fulgrim, il n’en restait pas moins que ces actes allaient déchirer l’Imperium et plonger l’humanité dans une période de ténèbres plus profondes que tout ce qu’elle n’avait jamais connu.
Rogal Dorn avait été contraint de coordonner sa réponse sans délai. À la lumière crue de la trahison, personne ne pouvait être considéré comme exempt de tout soupçon. Les propres fils de Dorn, la fidèle VIIe Légion, faisaient partie des plus dignes de confiance et avaient déjà été nommés gardiens du Monde-Trône. Ils avaient renforcé les fortifications de Terra et mis en œuvre le plan d’urgence de leur Primarque afin d’enfermer le domaine impérial du système solaire dans une série de vastes sphères défensives s’étendant jusqu’à l’orbite de Pluton.
Terra avait immédiatement été mise en état d’alerte et ses forces se tenaient prêtes au combat. Les traîtres avaient trempé leurs lames dans le sang de leurs frères, et un tel acte de duplicité ne pouvait être justifié ni accepté.[39]
Appel aux Armes[modifier]
Afin d’endiguer la vague de trahison avant qu’Horus ne prenne davantage d’ampleur, Dorn avait été contraint d’agir dans la précipitation. Bien que son plan pour défendre et protéger Terra elle-même et, par extension, le système solaire, ait été méticuleusement préparé, il était impératif de riposter contre l’armée grandissante du Maître de Guerre. Grâce à l’Astronomican, un appel aux armes avait été diffusé à travers tous les canaux impériaux connus, portant l’autorité de l’Empereur de l’Humanité ; il s’agissait d’une condamnation d’Horus et de ses alliés, d’un ordre général de les traduire en justice et de ne leur montrer aucune pitié.
Les représentants de plusieurs légions avaient répondu à l’appel : les Iron Warriors, les Word Bearers, les Night Lords, les Iron Hands, les Salamanders, les Raven Guard et Alpha Legion avaient tous signalé la présence de forces actives importantes à proximité relative du système Isstvan et se préparaient à s’y rediriger.
En apparence, le Conseil de Terra avait reconnu ces Légions comme loyales et insensibles à la cause perfide du Maître de Guerre, mais malgré ces affirmations, Rogal Dorn nourrissait des doutes. Il n’avait confié ces doutes qu’à Malcador, le régent de Terra lui-même. En l’absence des directives suprêmes de l’Empereur, le Prétorien et le Sigillite avaient évalué la probabilité que chacun des Primarques restants ait renoncé à son allégeance à l’Imperium. Ils avaient réfléchi à ceux qui avaient déjà rejoint la cause d’Horus ou qui, peut-être, poussés par les événements d’Isstvan III, avaient décidé de déclencher leur propre rébellion.[40]
La Flotte de Représailles[modifier]
La force que Dorn avait rassemblée avait pour but de traduire rapidement en justice Horus et ceux qui avaient prêté allégeance à sa cause. Composée d’un contingent important d’Imperial Fists, représentant près de la moitié des effectifs de la Légion à cette époque, la VIIe légion était soutenue par des détachements de la Divisio Militaris provenant de la réserve de Saturne.
La flotte devait partir de Terra sous le commandement du premier capitaine Sigismund et se diriger vers le système Isstvan. Juste avant son débarquement du Phalanx, Sigismund avait renoncé au commandement de la flotte de représailles à la suite d’un échange avec la Commémoratrice Euphrati Keeler, qui avait prédit un cataclysme terrible qui allait engloutir Terra. À sa place, Dorn avait nommé le capitaine Hashin Yonnad pour diriger les opérations de la flotte, mais même sous son nouveau commandement, la flotte de représailles avait de nouveau été retardée, cette fois par de violentes Tempêtes Warp qui bloquaient le passage vers Isstvan. Ces tempêtes avaient détruit près d’un tiers des vaisseaux de la flotte, y compris celui du Capitaine Yonnad, qui avait lui-même péri. Les tentatives malheureuses pour contacter Terra avaient entraîné la mort de la moitié des Astropathes de la flotte et risquaient de laisser les vaisseaux restants à la dérive, aveugles et sans moyen de communication dans le Warp, avant que le Capitaine Alexis Polux ne se présente pour conduire la flotte vers un refuge à Phall.
Le répit obtenu par la VIIe Légion fut de courte durée et leur flotte fut rapidement prise en embuscade par les Iron Warriors sous le commandement du capitaine Erasmus Golg. Avec une intention malveillante, une flotte dissidente de vaisseaux de la IVe Légion attaqua les Imperial Fists, qui ne furent sauvés de la destruction totale que grâce à la vigilance astucieuse et à la posture défensive ferme que Polux avait insisté pour qu’ils maintiennent.
Les historiens les plus cyniques osent suggérer que le départ des Imperial Fists de Terra avait été intentionnellement retardé afin de les empêcher d’atteindre le système Isstvan à un moment où la véritable allégeance de nombreuses parties était encore inconnue. On ignore s’il s’agissait d’une simple coïncidence ou d’une tentative audacieuse de Rogal Dorn pour préserver les guerriers de sa propre Légion. Il est toutefois indéniable que les événements tels qu’ils se sont déroulés ont empêché la VIIe Légion de payer un lourd tribut en vies humaines sur Isstvan V.[41]
Traitoris Perdita[modifier]
Sons of Horus[modifier]
Tous les Sons of Horus ne suivirent pas leur père dans sa trahison, et des individus notables, dont Iacton Qruze et Garviel Loken, restèrent fidèles à l’Imperium, renonçant à l’héraldique de leur légion et reprenant les couleurs des anciens Luna Wolves. Certains récits affirment que ces individus ont été suivis par des compagnies entières de guerriers, bien qu’il soit impossible de déterminer avec exactitude combien d’entre eux ont échappé à l’enfer purificateur de l’atmosphère brûlante d’Isstvan III pour se battre au nom de l’Empereur. |
Horus avait fomenté la trahison et sa Légion avait joué un rôle déterminant dans le massacre d’Isstvan III, suivant volontiers le Maître de Guerre dans le fratricide. Cela valut à la Légion dans son ensemble le sceau de Traitoris Perdita, et tous ceux qui portaient la marque de l’Œil d’Horus seraient à jamais considérés comme des ennemis de l’Imperium.
Les Sons of Horus n’étaient pas les seuls à avoir mérité la damnation totale de l’Imperium, et leurs complices finirent par subir le même sort. On dit que c’est grâce à un réseau de loges guerrières secrètes que la corruption s’était installée dans la XVIe Légion et s’était même propagée à d’autres Légions traîtresses, une pratique qui avait également entraîné des guerriers d’autres lignées sur la même voie obscure. Rétrospectivement, l’influence maléfique d’individus tels que le premier Chapelain Erebus des Word Bearers a eu beaucoup plus d’emprise sur les actions d’Horus qu’il n’y paraissait au moment de la révolte, et c’est grâce aux sombres machinations de son complice que sa descente dans les ténèbres a été accélérée.[43]
Les Emperor’s Children[modifier]
Fulgrim, le Primarque de la IIIe Légion, avait été victime d’une autre forme de corruption, sa loyauté envers l’Empereur étant déjà ébranlée lorsque Horus vint le persuader de se rallier à sa cause. Fulgrim et ses Emperor’s Children devinrent des éléments clés du grand plan du Maître de Guerre. Comme pour les Sons of Horus, tous les guerriers de la IIIe Légion n’avaient pas renoncé à leur serment d’allégeance, et des individus tels que le capitaine Saul Tarvitz et Rylanor l'Ancien étaient restés fidèles à l’Imperium et avaient défié la volonté de leur Primarque.[44]
Les World Eaters[modifier]
Angron avait démontré que, s’il n’était pas nécessairement devenu un fidèle serviteur d’Horus, il était devenu un ennemi de l’Imperium. Il mena sa propre légion dans un assaut contre la troisième planète du système Isstvan afin de faire couler le sang de tous ceux qui osaient se dresser devant lui. On estime que des centaines de guerriers des légions, ceux de la XIIe et d’autres, sont morts de la main d’Angron lui-même, et encore plus sous les coups de ses fils traîtres.[45]
La Death Guard[modifier]
La Death Guard avait toujours été une légion de parias, leur génosire Mortarion nourrissant une rancœur envers l’autorité qu’Horus avait exploitée pour le rallier à sa cause. La question de savoir si leur dévouement envers leur Primarque serait suffisant pour lier les Fils de Barbarus au Maître de Guerre, ou s’ils considéreraient la nouvelle allégeance de leur père comme une servitude envers un autre dictateur indigne, aurait pu diviser la légion. Il est certain que, comme l’incarnaient Garro et ceux qui composaient l’équipage de l’Eisenstein, certains éléments de la XIVe Légion restaient fidèles à l’Imperium et défiaient le Roi Pâle, mais il était encore difficile de savoir à ce stade si ces guerriers représentaient une partie significative de la Légion après les efforts déployés pour les purger des rangs à lsstvan III.[46]
Les Word Bearers[modifier]
Cela faisait à peine quatre décennies que Lorgar Aurelian avait subi l’humiliation de la condamnation de l’Empereur et avait été contraint de s’agenouiller dans les cendres de Monarchia. Sur ordre du Maître de l’Humanité, les Ultramarines avaient rasé la ville autrefois majestueuse et s’étaient rangés aux côtés de l’Empereur alors que la XVIIe Légion dans son ensemble avait été contrainte de renoncer à sa foi et de se rallier à la Vérité Impériale. La honte et le ressentiment bouillonnant auraient pu suffire à motiver les Word Bearers à changer de camp et à rejoindre Horus à ce moment-là, utilisant sa trahison comme un moyen d’exprimer leur rancœur.[47]
Les Night Lords[modifier]
Les relations fraternelles entre Rogal Dorn et Konrad Curze avaient été mises à rude épreuve par les événements précédents, jetant encore plus le doute sur le caractère du Primarque de la VIIIe Légion après que celle-ci eut été accusée de discréditer le nom de l’Empereur avec ses doctrines de combat et ses tactiques de terreur discutables. Les deux frères en étaient venus aux mains, Dorn ayant été blessé par Night Haunter lors de l’altercation, mais ces actes n’ont jamais été jugés, car Curze a échappé à ses ravisseurs et s’est enfui vers sa planète natale, Nostramo, où il s’est vengé de son peuple pour l’avoir trahi. Si le résultat d’une alliance avec le Maître de Guerre devait être la vengeance ou un nouveau domaine pour eux, cela aurait pu voir les Night Lords se retourner contre l’Imperium. Dorn espérait au moins que la VIIIe Légion avait des ambitions qui la mettraient en conflit avec Horus, déstabilisant ainsi la rébellion du Maître de Guerre avant qu’elle n’ait une chance d’atteindre Terra.[48]
Les Iron Warriors[modifier]
Perturabo et ses Iron Warriors n’avaient jamais entretenu de relations étroites avec Rogal Dorn et les Imperial Fists. En effet, le Seigneur de Fer n’avait que peu de points communs avec ses frères Primarques. Toujours mis au ban de la société, Perturabo et sa Légion étaient à part, caractérisés et façonnés par les opérations sinistres et ingrates qu’ils étaient souvent contraints d’entreprendre. De plus en plus désabusés par leurs expériences et poussés à bout par la révolte et l’extermination du peuple d’Olympia qui s’ensuivit, il n’était pas difficile d’imaginer que la IVe Légion trouve un soulagement en rejoignant la rébellion du Maître de Guerre, où Perturabo et ses fils pourraient enfin trouver la validation de leurs entreprises, qu’ils recherchaient depuis longtemps.[49]
La Raven Guard[modifier]
Au début de la Grande Croisade, Raven Guard avait combattu aux côtés des Sons of Horus, certains semblant être utilisés comme un outil par les commandants de la XVIe Légion. Ce n’est qu’après que la XIXe Légion eut retrouvé son Primarque, Corvus Corax, qu’elle fut reforgée en une nouvelle arme, mais un tel changement d’objectif provoqua des divisions au sein des troupes. Bien que Corax ait juré que sa Légion ne servirait plus jamais Horus comme maître, certains parmi ses membres auraient peut-être volontiers rejoint ses rangs, ne serait-ce que pour mériter à nouveau sa faveur.[50]
Les Salamanders[modifier]
De toutes les Légions qui répondirent à l’appel de Dorn, c’était celle des Salamanders dont il doutait le moins de la loyauté. Les fils de Vulkan avaient toujours servi l’Empereur et l’Imperium avec honneur, même lorsqu’ils avaient été mis à l’épreuve au-delà du point où tous les autres auraient cédé. Même dans ce cas, cela pouvait donner lieu à la plus petite fissure dans laquelle la trahison pouvait s’enraciner. Les Salamanders avaient-ils déjà versé trop de sang pour l’Imperium et pouvait-on s’attendre à ce qu’ils en versent encore davantage en son nom ?[51]
L'Alpha Legion[modifier]
La XXe Légion, énigmatique, était toujours restée une inconnue, et bon nombre des actions qui lui étaient attribuées tout au long de la Grande Croisade étaient invérifiables ou contradictoires. Rares étaient les Primarques qui avaient interagi avec celui qui se disait Alpharius et la Légion sous son commandement et qui pouvaient se targuer d’avoir bénéficié d’une alliance ouverte. La majorité d’entre eux avaient plutôt été victimes de tromperies, de subterfuges et de secret de la part de cette Légion isolée et largement autosuffisante. Malgré cette intangibilité et ce manque de fiabilité inhérents, l’aide des forces de frappe qui prétendaient provenir de l’Alpha Legion ne pouvait être ignorée par l’Imperium en cette période de nécessité absolue.[52]
Les Iron Hands[modifier]
Grâce à son zèle impétueux pour exercer sa propre vengeance sur Fulgrim qui avait osé supposer qu’il pourrait se retourner contre l’Empereur, Ferrus Manus devint le commandant de terrain de facto de l’assaut d’Isstvan V. Sa légion avait déjà été blessée par la duplicité des Emperor’s Children, et seule une vengeance rapide et sanglante pourrait les apaiser. Bien qu’en apparence Dorn restât confiant dans l’intégrité et la loyauté des légions qu’il avait chargées de soumettre le Maître de Guerre errant, il est fort probable que, dans sa sagesse pragmatique, il eût discrètement choisi d’accepter la possibilité que d’autres parmi ses frères fussent destinés et aient effectivement l’intention de se retourner contre l’Imperium. Dorn n’avait d’autre choix que de tester leur loyauté au combat, de leur accorder une place dans son ost et de les envoyer combattre l’Architraître Horus. Ce n’est qu’alors que Dorn pourrait découvrir la vérité sur les intentions de son frère, ce n’est qu’alors que Dorn pourrait connaître la vérité. De plus, en testant la loyauté de ces Légions, Dorn espérait que même si elles se révélaient manquer de zèle, elles auraient au moins vu leur force diminuée par l’attrition au moment où elles finiraient par revenir sur Terra depuis la lointaine Isstvan. La flotte de représailles avait été envoyée non seulement pour réprimer une rébellion, mais aussi, dans certains cas, pour tester le caractère de ceux qui la composaient et, dans d’autres, pour épuiser leurs forces. Seuls le sang et le feu pouvaient révéler la véritable étendue de leur loyauté.[53]
La Main du Maître de Guerre[modifier]
Pas moins de huit Légions avaient été dépêchées par Rogal Dorn, en tant que Magister Militum par intérim de l’Imperium, pour écraser la rébellion d’Horus. Cela comprenait le reste des Night Lords, des Iron Warriors, des Salamanders, de la Raven Guard, des Word Bearers et de l’Alpha Legion, ainsi qu’un important contingent de la flotte des Imperial Fists de Dorn, envoyé pour enquêter sur l’alerte donnée précédemment par Garro, et surtout la légion Iron Hands, dont la flotte avait été gravement endommagée par la trahison des Emperor’s Children, mais dont le Primarque, Ferrus Manus, se dirigeait également vers le système Isstvan à toute vitesse avec les guerriers de son clan Avernii. En raison de turbulences dans le Warp, les Imperial Fists furent immobilisés et empêchés d’atteindre leur but, mais les autres se dépêchèrent, et grâce à une coordination astropathique magistrale et à un transit favorable, les forces vengeresses de l’Empereur se rendirent rapidement à leur cible, les flottes des Salamanders et de la Raven Guard et leurs forces accompagnatrices en tête, suivies de près par les autres. Avec le recul, cette liste de faits apparemment fortuits : le contretemps subi par la flotte des Imperial Fists, la facilité de passage des autres, et la décision quant aux Légions qui devaient approcher le système Isstvan en premier, prend une connotation malveillante et sinistre. Dans cet enchaînement d’événements, on peut désormais voir la main des forces obscures venues d’ailleurs, des forces dont l’humanité ignorait tout dans une ignorance béate, mais dont nous avons depuis appris la vérité au prix d’un lourd tribut. |
Il est significatif que plusieurs légions aient été absentes des événements du système Isstvan, et ce n’est pas un hasard si elles étaient celles qui avaient une disposition farouchement loyale : les Dark Angels, les Space Wolves, les Blood Angels et les Ultramarines. On suppose, et dans une certaine mesure, on en a la preuve, que depuis qu’Horus avait pu utiliser son autorité pour diriger l’allocation des ressources impériales vers certaines régions de la galaxie, il avait utilisé ce pouvoir pour préparer le terrain en vue de dévoiler son grand coup. Vers la fin de la Grande Croisade, et en particulier après sa nomination au poste de Maître de Guerre, Horus avait utilisé les avantages liés à sa position unique pour créer des opportunités permettant à ses propres plans de se concrétiser, en envoyant de nouveaux équipements aux légions qu’il favorisait.
Cette partialité s’était notamment manifestée dans l’attribution de modèles d’armure spécifiques à la Légion d’Horus et à celles dont il était certain qu’elles se tiendraient à ses côtés lorsqu’il finirait par retourner son épée contre l’Empereur.
Certaines marques de machines de guerre blindées nouvellement introduites dans la Légion avaient également été distribuées de manière inégale aux légions, la majorité du quota de production des chars de type Sicaran, relativement récents, étant attribuée aux Sons of Horus et à leurs alliés. Le char de reconnaissance Sabre, rapide et polyvalent, faisait également partie d’une nouvelle génération d’armes développées à partir des leçons tirées de la Grande Croisade, et ces véhicules avaient eux aussi été prioritairement acheminés vers les lignes d’approvisionnement des Légions favorites d’Horus.
Ce favoritisme ne s’était pas manifesté de manière absolue. Afin d’éviter d’éveiller les soupçons et de maintenir son apparence de loyauté, Horus avait choisi de ne pas empêcher totalement le réapprovisionnement en nouveaux équipements et ressources, ce qui signifiait que certains de ceux qui finiraient par s’opposer à sa trahison avaient encore pu bénéficier d’armes et d’équipements modernes.
L’allocation des ressources n’était qu’un élément parmi d’autres de ce que l’on suppose aujourd’hui avoir été les premiers préparatifs du plan du Maître de Guerre, et l’emplacement des forces principales des Légions elles-mêmes avait sans doute contribué à donner à la rébellion l’élan nécessaire pour prendre de l’ampleur dès ses débuts.[55]
Les Dark Angels[modifier]
Horus savait que sa nomination au poste de Maître de Guerre avait été vivement contestée par Lion El'Jonson. Bien que le Lion l’ait ouvertement reconnu comme commandant en chef, Lupercal savait que le Primarque de la Première Légion cherchait par tous les moyens à saper et à étouffer son autorité. Pour contrer cela, Horus avait occupé Lion et ses Dark Angels à la conquête des Mondes-Boucliers, situés dans une région éloignée mais vaste de l’espace, loin de Terra. Les guerriers des Ligues Gordienne, qui régnaient sur ces mondes, ne faisaient pas le poids face à la puissance des Dark Angels. Cependant, la pacification complète de leur domaine allait occuper cette Légion pendant de nombreux mois et la maintenir loin de l’Imperium où Horus avait commencé sa rébellion.[56]
Blood Angels[modifier]
Le seigneur de la IXe Légion, Sanguinius, était considéré par beaucoup comme le Primarque le plus apte à endosser le rôle de Maître de Guerre. Au-delà de son apparence physique aberrante, mais angélique, Sanguinius incarnait parfaitement l’idéal du Primarque. Non seulement c’était un guerrier extrêmement puissant, mais c’était aussi un stratège hors pair et un homme d’État accompli devant lequel des civilisations entières s’inclinaient en signe de soumission volontaire. Le Primarque avait utilisé ces dons pour reforger les Blood Angels et représentait une menace tout à fait crédible pour la suprématie des Sons of Horus. Pour contrer cela, Horus avait envoyé la IXe Légion dans l’est galactique de Terra, dans le Système Signus, avec pour ordre d’attirer la majeure partie de cette Légion. À leur arrivée, ils n’avaient pas trouvé une civilisation humaine à libérer de l’oppression d’une espèce Xeno, mais plutôt une horde démoniaque, fraîchement sortie du massacre de tous les mondes habités du système et déterminée à faire subir le même sort aux Blood Angels.[57]
Les Space Wolves et les Thousand Sons[modifier]
Il est à noter que ni la VIe Légion, les Space Wolves, ni la XVe Légion, les Thousand Sons, n’étaient connues pour avoir été impliquées dans les événements qui se sont déroulés à Isstvan. Leurs forces avaient été épuisées des années auparavant lors d’un autre conflit où Horus avait manipulé les Space Wolves pour qu’ils tentent de détruire les Thousand Sons.
Les Thousand Sons avaient été éloignés des autres Légions dès le début, non seulement en termes de présence physique, mais aussi en termes de croyances et de culture sous-jacentes. Ils avaient été une Légion paria, persécutée pour ses capacités innées et ses pratiques en matière de Psykana, des compétences dont ils disposaient grâce à leur constitution génétique extrêmement corrompue. Malgré toutes les compétences et les bénédictions dont ils disposaient, les fils de Magnus le Rouge se sont retrouvés rejetés et chassés du giron des autres légions, jusqu’à ce qu’ils soient finalement sanctionnés par le jugement rendu par l’Empereur lors du Concile de Nikaea.
Bien avant les premiers coups de feu de l’Hérésie d’Horus et le début de la rébellion d’Horus, Magnus avait défié l’édit de Nikaea et s’était attiré la colère de l’Empereur. Pour livrer Magnus à la justice, un autre Primarque avait été envoyé : l’Exécuteur de l’Empereur lui-même, Leman Russ. À la tête de l’Ost de Censure, composée de ses propres Space Wolves, des guerriers de la Legio Custodes et d’autres combattants, Russ avait marché sur Prospero, le monde natal des Thousand Sons.
L’Ost de Censure donna à Horus l’occasion d’affaiblir deux ennemis, ses ordres ayant été détournés par les agents du Maître de Guerre à ses propres fins. Horus avait chargé le Roi-Loup de tuer Magnus et de raser ses villes plutôt que de l’enchaîner, et tandis que les deux légions se battaient, Prospero fut incendiée.[58]
Chronologie du Massacre du Site d’Atterrissage[modifier]
La trahison du Maître de Guerre envers l’Imperium était en gestation depuis longtemps. Même avant la bataille d’Isstvan III, connue sous le nom de « l’Atrocité », Horus avait commencé à jeter les bases de sa rébellion. Au cours des dernières phases de la Grande Croisade, l’appétit de l’Imperium en ressources était si grand que l’affectation supplémentaire de main-d’œuvre et de machines au système d’Isstvan était passée inaperçue.
Personne n’avait osé soupçonner ou remettre en question les motivations du Maître de Guerre à cette époque ; par conséquent, le départ de dizaines de macro-transporteurs Mechanicum supplémentaires, remplis de constructions géo fabriquées et de machines de nivellement terrestre provenant des régions environnantes de la galaxie, n’avait suscité aucune inquiétude. La réaffectation de divisions de l’Armée Impériale, y compris des corps d’ingénieurs et de leurs compagnies de travail pénal sous contrat, n’avait pas non plus été remarquée par les sommités de la Divisio Militaris.
Bien qu’elles comprissent des milliards de tonnes de matériel et l’équivalent d’une population planétaire de niveau civitas en main-d’œuvre, ces expéditions étaient insignifiantes par rapport à l’ampleur des besoins logistiques de l’Imperium et, à ce titre, elles avaient été confirmées sans hésitation par un simple coup de plume automatique d’un humble adepte de la Divisio. Ce furent là les fondements de la trahison, et grâce à eux, Horus érigea un édifice de duplicité qui dominerait l’humanité pendant des siècles.[59]
006.M31 - L’Eisenstein Atteint Terra[modifier]
En réponse à la nouvelle de la trahison d’Horus, Rogal Dorn demande que des renforts soient envoyés au système d’Isstvan, dépêchant ses propres Imperial Fists depuis Terra. Corvus Corax, Vulkan et Ferrus Manus répondent également à l’appel de Dorn, et leurs légions respectives parviennent à se rassembler et à mettre le cap sur Isstvan V.
La flotte de la VIIe Légion n’atteint pas sa destination prévue et une partie importante des forces de la Légion se retrouve bloquée par les marées malveillantes de l’Empyrée à Phall. Rétrospectivement, beaucoup considèrent qu’il ne s’agit pas d’un simple coup du sort, mais plutôt du résultat de la communion du Maître de Guerre avec les Dieux Sombres, qui ont influencé les flux et reflux du Warp lui-même afin de créer une situation qui lui était favorable.[60]
La Flotte de Représailles est Mobilisée[modifier]
Les stations d’augure situées dans les profondeurs du Segmentum Obscurus commencent à capter la signature des vaisseaux de la Légion loyaliste se dirigeant en force vers le système d’Isstvan. Les opérateurs Servitor câblés transmettent les données lues aux agents de la XXe Légion présents, détaillant la quantité, le tonnage, la direction et la vitesse des vaisseaux qu’ils ont détectés.
Rapidement et silencieusement, des codes chiffrés sont diffusés, des protocoles sont mis en œuvre et des signaux sont relayés aux vaisseaux rassemblés de la flotte du Maître de Guerre. Ces vaisseaux sont dispersés et l’approche du système d’Isstvan est laissée ouverte, invitant les loyalistes à venir. Un plan malveillant est mis en œuvre.[61]
-399 Heures Sidérales Terriennes avant Atterrissage Planétaire[modifier]
Le Coureur Warp de classe Symphalia Ad Temperesta de la Raven Guard pénètre dans l’espace réel à la limite extérieure du système d’Isstvan, avec l’intention de masquer son rôle de précurseur d’une flotte de reconnaissance. Équipé d’un matériel de divination et de détection avancé et complet, ce vaisseau est l’un des navires furtifs les plus performants de toute la ligne de bataille impériale. Il a déjà accompli avec brio de nombreuses missions de divination de catégorie Redactis, et son équipage expérimenté a fourni des renseignements inestimables pour les actions expéditionnaires menées pendant la Grande Croisade.
L’Ad Temperesta précède de loin la flotte de représailles elle-même, afin de confirmer le pire, et même de loin, l’ampleur du carnage perpétré sur lsstvan III est évidente pour eux, tous ceux que leurs frères de la XIXe Légion avaient amenés à se conformer à l’Imperium des années auparavant ayant péri dans les feux dévastateurs de l’immolation cyclonique.
Isstvan V est identifiée comme la base d’opérations d’Horus et les scans à distance indiquent que l’essentiel de ses forces est concentré dans une région connue sous le nom de dépression d’Urgall, où une puissante forteresse a été érigée pour tirer parti de la topographie naturelle. Le vaisseau loyaliste n’est cependant pas contesté dans le vide et il n’y a guère de signes de la flotte de combat du Maître de Guerre.[62]
-242 Heures Sidérales Terriennes[modifier]
Sur Terra, les stratèges militaires impériaux examinent de plus près la situation créée par le coup d’État mis en œuvre par le Maître de Guerre, et il apparaît clairement que peu de choses ont été laissées au hasard ou à la coïncidence. D’une manière générale, il est admis qu’il n’y a pas d’autre choix que d’attaquer Isstvan V pour tenter d’écraser la rébellion avant qu’elle ne prenne de l’ampleur, mais il est indéniable que cela risque d’étirer leurs forces et de les empêcher de mobiliser toute la puissance de l’Imperium. Cette tergiversation n’a toutefois aucune conséquence ; Rogal Dorn a déjà envoyé la flotte de représailles avec l’autorisation de l’Empereur lui-même, et Ferrus Manus et ses frères ne seront pas rappelés.
D’innombrables permutations possibles ont été prises en compte et testées à l’aide de simulateurs holographiques, alors même que les multiples contingents de la flotte de représailles sont en route. Chacun des Primarques loyalistes propose de nombreux plans d’attaque variés contre la forteresse d’Horus, suggérant divers assauts sur les flancs, des bombardements aériens et des attaques souterraines, mais un à un, leur viabilité est démantelée par la réalité de la situation qu’Horus a délibérément fabriqué. Ferrus Manus constata que tous les résultats et toutes les permutations possibles prédisaient la victoire des traîtres, sauf un.
Ignorant les conseils de Vulkan et les réserves discrètes de Corax, la Gorgone élabore des plans pour une attaque unique et écrasante, dirigée contre le cœur de l’armée d’Horus sur Isstvan V, dans l’espoir de mettre rapidement fin à la rébellion par une action d’une violence irrésistible. À première vue, ce plan semblait imprudent et motivé uniquement par un désir de vengeance, et bien que cela fût vrai, c’était le seul angle d’attaque qui permettait une victoire possible des loyalistes.[63]
-98 Heures Sidérales Terriennes[modifier]
Les intrus astropathes transmettent leurs découvertes à Horus, dans la dépression d’Urgall sur Isstvan V : les loyalistes approchent en force, comme l’avait prédit le Maître de Guerre. Horus ne dénigre pas les plans de ses frères, car il ne leur a laissé que peu de choix ; la logique veut que l’attaque qu’ils ont lancée soit la seule option viable dans les circonstances actuelles et, s’il se trouvait lui-même dans leur situation, il ferait le même choix.
À la surface d’Isstvan V, dans le vaste canyon de la dépression d’Urgall, l’armée du Maître de Guerre attend l’assaut des loyalistes dans une grande forteresse construite sur les ruines d’un empire xenos disparu depuis longtemps, une forteresse qui éclipse tout ce qui l’a précédée. La forteresse porte toutes les marques de la Légion de Perturabo dans son design brut et laid, mais ce sont les Sons of Horus, vêtus de vert de mer, qui en occupent les remparts.
Au pied des murs de la forteresse s’étend un vaste champ de défenses composé de bunkers, de plates-formes Araknae et de tourelles Tarantula. Sur une centaine de kilomètres, celles-ci s’étendent à travers la dépression d’Urgall et les falaises escarpées qui la bordent. Des centaines d’avant-postes de type Castellum sont répartis selon une matrice précisément espacée, avec des demi-compagnies de Space Marines en garnison à l’intérieur, chacune pouvant soutenir mutuellement les positions voisines. Peu de couvertures sont disponibles pour toute armée assez courageuse pour attaquer.
Des pièges à gravitons et des fosses à mines à fragmentation couvrent les vastes zones de terrain découvert à l’approche de la forteresse, conçues pour canaliser les approches de l’infanterie et les colonnes blindées vers une zone de tir prédéfinie, elle-même sillonnée par les arcs de tir entrecroisés des emplacements de canons lourds. Les projecteurs de boucliers Aegis sont alimentés par le pouvoir arcanique de la technologie interdite du Mechanicum, qui puise dans le vaste potentiel géothermique de la voûte magmatique sur laquelle ils sont construits. Ils enveloppent le donjon intérieur d’Horus et les murs environnants dans des dômes imprenables d’énergie brute.
Toutes ces défenses redoutables ont été construites selon les doctrines affinées et développées par les Légions au cours de la Grande Croisade, sous le commandement du Maître de Guerre. Ni les traîtres qui occupent ces défenses, ni les attaquants loyalistes qui s’abattront sur eux ne seront étrangers à leur conception, car la familiarité engendre la prévisibilité et c’est là que le génie d’Horus commencera à se révéler.[64]
Une Vision de l'Hérésie[modifier]
Ferrus Manus a confié la reconnaissance du système Isstvan à Corvus Corax et à ses fils. Agissant en tant que commandant sur le terrain de la flotte de représailles, Ferrus ordonna à la XIXe Légion de s’aventurer dans l’inconnu et de confirmer les actes hérétiques odieux rapportés par Garro. De toutes les légions chargées d’une telle mission, la Raven Guard était la plus appropriée, car parmi ses membres se trouvaient des groupes de guerriers déjà génétiquement prédisposés à la furtivité et à la subtilité, mais également dévoués à l’art de l’infiltration et de l’évasion.
Pour mener à bien cette mission vitale et fournir à la flotte de représailles une image du système cible autour duquel la Gorgone pouvait planifier son attaque, la XIXe Légion mit à profit ses talents particuliers en lançant une Force de Frappe spécialisée composée de guerriers à bord d’une flottille de vaisseaux spécialisés soigneusement sélectionnés. L’Ad Temperesta fut choisie pour mener l’avance de la force de frappe et se rendit sur Isstvan V pour effectuer des reconnaissances, utilisant son système avancé d’augure à distance pour percer le voile de cryptage et de masquage de signature utilisé par les légions traîtresses.
Ce que le Raven Guard rapporta était une formation tentaculaire, constituée d’éléments provenant de quatre légions ainsi que d’unités auxiliaires d’autres factions. Ils avaient vu devant eux les couleurs des légions Sons of Horus, Death Guard, World Eaters et Emperor’s Children, complétées en leur centre par un grand nombre de troupes Excertus sous contrat, dont la loyauté était largement insignifiante, leurs actions étant dictées par la puissance des forces qui les gouvernaient.
L’ennemi était bien plus nombreux que les calculs initiaux des stratèges de la flotte de représailles et confirmait les pires craintes de nombreux membres de l’Imperium. Le cœur de cette armée était stationné autour de la région d’Urgall sur Isstvan V, une zone d’activité si intense qu’elle était détectable même à travers le camouflage de signaux le plus sophistiqué. Ce serait la première fois que des guerriers fidèles à l’Imperium verraient une telle force d’anciens alliés, désormais devenus ennemis.
Les murs d’une imposante ligne de fortifications avaient été construits sur les vestiges des âges passés d’Isstvan V et étaient protégés à la fois par la topographie de la planète et par des Boucliers Void avancés, limitant l’efficacité des frappes orbitales, même si Ferrus Manus n’avait jamais pensé qu’une telle stratégie était appropriée pour porter son coup vengeur à Horus. À partir de là, un réseau d’avant-postes reliés entre eux servait de tours de guet et de stations de commandement et de contrôle, tous armés et en état d’alerte vigilante.
C’est grâce à une série d’assauts d’une précision chirurgicale et à des missions de sabotage audacieuses que les éclaireurs de la Raven Guard ont pu préparer le terrain pour le débarquement du gros des troupes, effectuant des sorties à basse altitude à travers les canyons périlleux de la dépression d’Urgall afin de neutraliser les défenses antimissiles et les postes de sentinelles, et de déposer les Consuls Vigilator de la XIXe Légion et les Moritats à portée des cibles ennemies.
Un nombre inconnu de missions ont été lancées dans le laps de temps précédant le début du débarquement principal. Corax a apparemment donné son autorisation à ses fils pour qu’ils ouvrent la voie aux loyalistes ou, selon d’autres hypothèses, pour s’assurer qu’ils puissent se venger des traîtres avant d’être contraints de rejoindre la ligne de front où ils affronteraient les armes de l’ennemi de front, selon la méthode de guerre qu’ils appréciaient le moins.[65]
00 Heure Sidéral Terrien du Débarquement Planétaire[modifier]
À l’horizon, la couverture nuageuse basse qui recouvre la dépression d’Urgall se transforme en un brasier tourbillonnant. La flotte de représailles arrive à Isstvan V et Ferrus Manus ne fait aucune tentative pour négocier des conditions avec le Maître de Guerre traître. Le Poing de Fer ayant été cruellement endommagé par les Emperor’s Children, la Gorgone observe attentivement depuis le pont du Ferrum tandis qu’une douzaine de vaisseaux amiraux loyalistes ouvrent le feu depuis l’orbite, déchirant l’atmosphère elle-même avec leurs lances d’énergie et leurs macrobatteries. Telles des éclairs venus du ciel, ces frappes transpercent le cœur du repaire des traîtres, testant l’intégrité du bouclier projeté au-dessus des positions, mais sans être encore assez puissantes pour le briser.
Ailleurs, des bombardements orbitaux ciblés, guidés par la reconnaissance précise de l’Ad Temperestas, rayent de la carte des groupes d’avant-postes, ne laissant derrière eux que des cratères bordés de ruines fumantes. La terre est fendue et, par endroits, le sable noir est fondu en verre. La fureur des canons loyalistes résonne à travers les parois du canyon comme s’il s’agissait de peaux de tambour, provoquant des éboulements alors que la pierre est brisée par des ondes de choc incessantes. Malgré le carnage causé par l’attaque loyaliste parmi les lignes de défense extérieures, la forteresse du Maître de Guerre tient bon. Les dômes énergétiques qui protègent la fortification fument et des éclairs éthériques crépitent à leur surface, mais ils tiennent bon, limitant l’effet des canons loyalistes.
Ce n’est que le début, la première salve de l’attaque sur lsstvan V. Le ciel est désormais assombri par la descente de la première vague, un assaut aérien comme on n’en avait plus vu depuis l’apogée de la Grande Croisade.[66]
+0,02 Heure Sidérale Terrienne[modifier]
Le sol tremble à nouveau, non pas sous la force du barrage orbital, mais sous l’impact de centaines de modules d’atterrissage soigneusement ciblés, guidés avec précision par des émetteurs de balises placés par les éclaireurs de la XIXe Légion. Elles tombent du ciel à toute vitesse, stabilisées par des géostabilisateurs et des rétrofusées, pour s’écraser sur le sable noir avant que leurs portes réactives à l’impact ne s’ouvrent.
Devant l’avance des loyalistes, des modules d’atterrissage de type Deathstorm s’écrasent à la surface et libèrent des salves d’ogives à fragmentation à partir de leurs systèmes d’armes automatisés dès l’ouverture de leurs portes, ajoutant à la déflagration de leur arrivée fulgurante. Dans la foulée, des modules d’atterrissage transportant des Space Marines se dispersent avec une rapidité bien rodée, scrutant les environs riches en cibles et éliminant les premières lignes de défense des traîtres avec une précision millimétrique. Pour soutenir l’assaut, des largages orbitaux de ravitaillement et de munitions atterrissent et sont immédiatement déchargés par les troupes de la vague initiale dans un chef-d’œuvre d’organisation militaire méticuleusement chorégraphié.
Tous les vaisseaux ne survivent pas intacts à la descente depuis l’orbite basse. De nombreux modules d’atterrissage culbutent, laissant derrière eux des traînées de feu et de fumée, lorsqu’ils sont touchés et déchirés par la riposte rugissante des batteries d’armes Skyfire dont les tirs atteignent la basse atmosphère épaisse de smog. Des morceaux de métal et des armures énergétiques s’abattent à une vitesse vertigineuse, les guerriers touchés tombant vers une mort certaine avant même d’avoir eu la chance de tirer avec leurs armes.[67]
+0,5 Heure Sidérale Terrienne[modifier]
Les troupes du Maître de Guerre ne restent pas inactives face à l’attaque, mais comptent d’abord sur la puissance de feu de leurs canons défensifs pour infliger des pertes aux forces loyalistes avant de devoir se défendre dans la dépression d’Urgall.
Le Ferrum est le premier à déverser son contingent de troupes, Ferrus Manus lui-même et sa suite personnelle étant parmi les premiers à poser le pied sur le sable noir d’Isstvan V. Une fois sur la planète, leur assaut est écrasant, clouant même les défenseurs traîtres les plus retranchés dans leurs fortifications et permettant aux loyalistes de prendre d’assaut leurs positions, affrontant déjà l’ennemi à bout portant. Les frères s’entretuent, non pas à travers un champ de bataille ou même à travers une rue de la civitas, mais déjà à portée de main.
Le combat rapproché commence, une foule dense de corps recouverts de Céramite s’étend sur toute la largeur de la dépression d’Urgall, une masse de guerriers vêtus du fer noir de la Xe Légion se heurte aux murs des Sons of Horus vert de mer et des World Eaters blanc ivoire. L’intensité des combats épuise les stocks de munitions en quelques instants et les moteurs des Armes Tronçonneuses surchauffent rapidement, obstrués par le sang. Les Space Marines des deux camps sont contraints de recourir aux protocoles de survie fondamentaux, des instincts inculqués profondément dans leur cerveau reptilien. Les guerriers s’agrippent désespérément aux faibles joints de gorge de leurs adversaires et enfoncent les lames robustes et effilées de leurs poignards de combat dans les articulations molles de leurs armures. Il n’y a pas de technique avancée ni d’art martial dans ces duels, et aucun honneur dans ce carnage. Les guerriers, de stature et de capacités égales, ne se distinguent que par leur loyauté, tuant pour survivre et pour se venger.[68]
+0,7 heure Sidéral Terrienne Secteur Umbral[modifier]
Les guerriers de la XIXe Légion traversent le secteur Umbral pour soutenir leurs frères à l’extrémité de la ligne de défense des Traîtres, utilisant des voiles de camouflage pour tromper les augures de l’ennemi et les empêcher de voir leur avancée. Les escouades d’assaut utilisent leurs Réacteurs Warhawk pour traverser les canyons qui sillonnent le terrain, tandis que les Land Speeder et les escadrons de Motojets se précipitent vers leur position, slalomant entre les pics rocheux qui s’élèvent du fond de la Dépression pour traquer l’ennemi.
Dans ces secteurs, la ligne des traîtres est principalement tenue par les World Eaters et les Sons of Horus. Les escouades de soutien lourd de la XVIe Légion ouvrent le feu avec des canons automatiques et des rayons Volkites pour faire tomber les écumeurs de la Raven Guard, dont les véhicules et leurs pilotes sont projetés vers une mort certaine contre les parois abruptes des falaises.
Les impacts provoquent des réactions en chaîne de chutes de pierres, des avalanches de roches volcaniques s’abattant sur les escouades de guerriers de la Raven Guard alors qu’ils se frayent un chemin à travers les ravins en contrebas pour aller combattre l’ennemi. Les guerriers de la XIXe Légion sont encerclés et n’ont nulle part où fuir. Des escouades sanguinaires des World Eaters se jettent sur eux, déchirant sans pitié les Loyalistes acculés.
Les loyalistes maintiennent leur élan même s’ils font face à de multiples contre-attaques. Le seigneur de la Raven Guard, Corvus Corax, mène de nombreuses attaques, ses hordes de Furies Noires dévalant les hauteurs pour faucher les rangs ennemis de leurs serres. Ailleurs, des équipes de tir Mor Deythan dissimulées éliminent les artilleurs ennemis avec leurs Bolters Nemesis, en guettant attentivement les signes révélateurs des éclairs de leurs armes lourdes.
Le Secteur Umbral est plongé dans une série d’escarmouches et d’engagements cinétiques qui évoluent rapidement, très différents de la guerre d’usure acharnée qui fait rage ailleurs dans la Dépression. L’objectif de la Gorgone dans ce secteur est de harceler l’ennemi et d’attirer autant de troupes traîtresses que possible loin de la défense du secteur Malleus. Malgré les pertes croissantes parmi les forces d’assaut du Raven Guard, les loyalistes atteignent leur but.[69]
Secteur Ignis[modifier]
Vulkan lui-même mène ses fils dans la brousse vallonnée du secteur Ignis, profitant du terrain dégagé pour déployer ses troupes en vue d’un assaut massif d’infanterie. Cependant, l’avance est ralentie par des champs de mines à fragmentation et à fusion dissimulés, chaque pas imprudent pouvant déclencher une tempête d’éclats d’obus ou de feu solaire. La Death Guard était loin d’être prise au dépourvu face à l’assaut des Salamanders.
Sur le terrain qui s’étendait devant la forteresse du Maître de Guerre, la XIVe Légion avait préparé sa ligne de défense avec des tranchées reliant des bunkers enfouis et des fosses à canons offrant des couches de tir en enfilade, transformant ce qui avait été l’approche optimale pour l’attaque en une zone infernale de terrain battu où de nombreuses vies devaient être sacrifiées pour chaque pas en avant.
Avec leur Primarque à leur tête, les Salamanders sont indomptables dans leur assaut, avançant tandis que l’ennemi est neutralisé par les tirs des guerriers revêtus de lourdes armures Terminator de type Saturnine, une technologie ancienne autrefois abandonnée mais aujourd’hui ressuscitée par Vulkan en cette heure difficile. Les compagnies d’élite des Pyroclastes brûlent les guerriers de la Death Guard avec leur feu purificateur, mais même sous un tel assaut, les guerriers de Mortarion tiennent bon et ne cèdent pas un pouce de terrain.
La Death Guard accueille les Loyalistes avec des salves de tirs de Bolters dévastateurs alors que les attaquants traversent les espaces ouverts, les baïonnettes des défenseurs déjà fixées en prévision de la vague à venir. Lorsque les Salamanders nettoient les secteurs et se laissent tomber dans les ouvrages de terre, ils sont fauchés par des porteurs de Rapiers, dont les équipes de tireurs avaient attendu avec une intention meurtrière, leurs plates-formes d’armes alignées sur toute la longueur de leurs tranchées pour déchiqueter les attaquants sans remords.
La ténacité même des guerriers de Vulkan repousse progressivement les défenses de la Death Guard, mais une menace plus grande encore pèse sur les Salamanders. La silhouette du puissant Titan de la Legio Mortis, Dies Irae, se profile. Flanqué d’une cohorte de Titans Warhound, ce monstre de destruction avance impunément, tel un prédateur au sommet de la chaîne alimentaire au milieu d’un troupeau de proies, effaçant des dizaines de vies à chaque tir de ses armes apocalyptiques, laissant derrière lui des cratères de cinquante mètres de large remplis de sable fondu et bordés de restes carbonisés. Même dans l’ombre de la mort, les Salamanders continuent de se battre, redirigeant le feu des chars les plus lourds et des batteries d’armes lourdes vers la machine de destruction qui domine le secteur, sachant bien quelle fin les attend s’ils ne parviennent pas à abattre la bête.[70]
+0,7 Heure Sidéral Terrienne Secteur Malleus[modifier]
Grâce aux efforts intrépides de l’avant-garde loyaliste et malgré le chaos terrible qui règne, l’assaut se déroule comme prévu par la Gorgone. Il n’y a aucune erreur de jugement ni aucune faute de planification. Ferrus Manus savait que c’était ce qu’il fallait faire et le prix à payer, car Horus n’avait laissé aucune place à une autre approche.
Les Iron Hands foncent dans les dents de l’ennemi et se pressent vers les murs de fortification, combattant les hordes d’Auxilia et de miliciens qui leur barrent la route. Des machines de guerre sous-armées et inférieures, allant de chars délabrés à des sentinelles, bien plus adaptées à des rôles de reconnaissance légère qu’à des assauts lourds, sont poussées sur le chemin de la Xe Légion, aiguillonnées par leurs maîtres impitoyables simplement pour bloquer les approches avec leur masse.
Dans n’importe quelle autre zone de guerre, des compagnies solaires telles que celles-ci auraient été le fleuron de l’armée, mais dans cette guerre de la Légion, leur valeur n’était guère supérieure à celle de boucliers vivants. Elles n’étaient que des pertes ablatives sur lesquelles les Loyalistes devaient dépenser leurs munitions avec acharnement. Toutes sont repoussées devant la ligne défensive par les généraux du Maître de Guerre afin de ralentir l’avance des Loyalistes.
Transperçant la masse des troupes sacrificielles et résistant aux canons fixes et aux emplacements de chars super-lourds qui parsèment la ligne défensive, les guerriers du Clan Avernii des Iron Hands sont comme une pointe de lance enfoncée brutalement au milieu de l’ennemi. Ferrus Manus les mène vers les légionnaires des Emperor’s Children, le violet tyrien de leur panoplie apparaissant comme une ombre sinistre en contraste frappant avec le sable noir qui les entoure.
La Légion de Fulgrim n’est plus la fierté irréprochable de l’Imperium, mais prend déjà un aspect macabre et dégradé, certains portant des trophées de chair drapés sur leur dos et arborant d’horribles mutilations auto-infligées. Dans un état de surcharge sensorielle, ils hurlent et rugissent au milieu du carnage, les guerriers des Kakophoni bloquant l’avance de la Xe Légion, brisant la terre et les os avec les déflagrations discordantes de leurs armes maléfiques.
Peu à peu, à mesure que chaque position est percée par des charges à fusion ou nettoyée par des assaillants au corps à corps, la fureur des armes ennemies diminue et les défenseurs se retirent de leurs défenses extérieures compromises vers la forteresse d’Urgall elle-même. Les traîtres abandonnent leurs morts et leurs blessés sur le champ de bataille et, à travers les cadavres jonchant le sol, les Iron Hands, avec Ferrus Manus en tête, ouvrent la voie aux autres assaillants loyalistes qui les suivent.[71]
+0,8 Heure Sidérale Terrienne Secteur Ignis[modifier]
Sous l’assaut soutenu des Salamanders de Vulkan, même l’inviolable Dies Irae est repoussé des défenses extérieures par la puissance de feu concentrée des loyalistes. Les rayons laser et les salves d’obus se concentrent sur la cible et poussent les générateurs de Boucliers Void du Titan dangereusement près de la surcharge. Alors qu’il se retire, un Titan Warhound de l’arrière-garde, Eschatae, tombe, son réacteur surchargé explosant sous la pression. La destruction de la machine est attribuée à plusieurs escouades d’abordage loyalistes qui se sont vaillamment frayé un chemin dans une attaque directe, escaladant les jambes du titan et plaçant des charges explosives pour détruire son cœur vulnérable. Même dans la victoire, ces guerriers n’avaient que peu de chances d’échapper à la tempête de feu provoquée par la destruction de la machine et sont anéantis avec leur cible - tel est le prix de la victoire.[72]
+1,1 heure sidérale terrienne[modifier]
Vue d’en haut, la dépression d’Urgall est une mer turbulente de guerriers. Des individus vêtus d’armures de combat noires, vertes, violettes ou blanches s’entremêlent et se déplacent sans cesse, mais tous sont couverts de sang rouge là où ils s’affrontent. Les demandes des loyalistes pour des frappes orbitales ciblées sont rejetées. Les commandants d’artillerie des vaisseaux de la flotte de représailles en orbite au-dessus de la dépression ne veulent pas risquer des incidents de tir ami, de peur qu’eux-mêmes ou leurs équipages ne soient soupçonnés de trahison. Pour compenser, on fait appel aux compagnies d’artillerie récemment déployées et stationnées dans la zone de largage loyaliste. Elles ne peuvent pas voir leurs secteurs cibles et leurs tirs de saturation sont dirigés par les escouades Augure à l’avant-garde de l’avancé, qui ne se soucient pas de leur propre sécurité puisqu’elles demandent des tirs dangereusement proches de leurs propres positions.
L’intensité des tirs d’artillerie des traîtres est dispersée à mesure que les forces loyalistes se répartissent dans les secteurs et leur laissent moins de cibles concentrées. L’espace aérien au-dessus de la dépression d’Urgall se dégage suffisamment pour permettre aux escadrons de Stormbirds et de Thunderhawks loyalistes d’effectuer un flux constant de missions de largage, déversant leurs cargaisons de troupes toujours plus près de la ligne de front. Des escadrons de Fellblades, de Glaives et de Falchions commencent à remonter depuis le fond de la dépression d’Urgall, déchaînant la fureur de leurs canons tout en manœuvrant.[73]
+1,23 heure sidérale terrienne Secteur Umbral[modifier]
Même soumis à des barrages d’artillerie précis et à des assauts intenses, les traîtres continuent de se battre farouchement dans tous les secteurs. Horus ne semble pas préoccupé par le nombre de guerriers ennemis qui s’abattent sur ses défenses, se réjouissant apparemment de l’arrivée de nouveaux renforts à chaque rapport qui lui parvient.
Il est indéniable que l’élan de l’assaut loyaliste menace de briser la ligne du Maître de Guerre et de percer sa forteresse. En réponse, aucun cor n’est sonné et aucun signal visible n’est envoyé, mais à l’unisson, les Primarques traîtres se lancent sur le champ de bataille.
Angron trace un sillon sanglant entre les secteurs Umbral et Malleus, fendant les corps de dizaines d’Iron Hands à chaque battement de cœur frénétique avant de se tourner vers le secteur Umbral et de soumettre les guerriers de la Raven Guard au même sort. Dans le sillage des larges balayages des haches de l’Ange Rouge, sa Légion suit, se livrant au massacre.
Sur le flanc opposé de la forteresse du Maître de Guerre, un nuage mortel rampant se répand à travers les tranchées détruites du secteur Ignis. Elle enserre instantanément les corps pris au piège dans les filets et étouffe ceux qui sont encore en vie. Cela annonce l’arrivée du redoutable seigneur Mortarion, qui émerge du brouillard toxique, sa faux fauchant les Salamanders comme de l’herbe sèche.
L’élan des loyalistes est stoppé et Horus ordonne une nouvelle contre-attaque pour regagner le terrain perdu. Le premier capitaine Ezekyle Abaddon mène les renforts de la XVIe Légion qui s’engagent sur le terrain, avançant vers les lignes de défense extérieures du secteur Malleus pour affronter les Loyalistes. D’autres Sons of Horus reprennent leurs positions sur le périmètre de la dépression d’Urgall, utilisant les hauteurs comme point d’observation pour faire pleuvoir des tirs d’armes lourdes sur les Loyalistes en contrebas.[74]
+1,6 Heure Sidérale Terrienne[modifier]
La nature de l’Hérésie d’Horus a contraint de nombreux commandants à prendre des décisions cruelles, sacrifiant une partie importante de leurs forces dans des actions qui n’auraient jamais été tolérées pendant la Grande Croisade. De nombreuses forces de frappe ont utilisé des troupes cachées en embuscade, chaque légionnaire accomplissant son devoir sans faillir, déterminé à vendre chèrement sa vie pour remporter la victoire finale. Se cachant dans des bunkers ou des redoutes secrets, ces troupes attendaient l’approche de l’ennemi, surgissant au milieu de l’ost ennemi, déterminées à abattre autant d’ennemis que possible avant d’être submergées. |
L’assaut loyaliste est contré par la vigueur de la contre-attaque. L’armée loyaliste est gênée par l’accumulation de débris en feu et de monticules de cadavres qui canalisent ses mouvements vers des zones mortelles et obscurcissent ses champs de tir. Exposées à des tirs en enfilade, des escouades entières sont décimées par des rafales d’éclats d’obus et des tirs de rayons rasants qui balayent le paysage.
Dans ces moments de chaos, les cadres d’interdiction traîtres jaillissent de leurs cachettes, des bunkers souterrains enfouis sous le sable, après avoir attendu le signal pour se battre. Ces bandes de guerriers désespérés sont équipées d’Épées Tronçonneuses et de Pistolets Bolters, et jaillissent de leur cachette au milieu de leurs ennemis pour abattre autant d’ennemis que possible avant d’être eux-mêmes tués.
Même dans les sous-secteurs où les troupes du Maître de Guerre sont absentes, les zones proches de la zone de largage des loyalistes, des dispositifs d’urgence préinstallés sont déclenchés. Ces explosifs simples comprennent des bombes chimiques rudimentaires conçues pour disperser sur de vastes zones des éclats d’obus perforants, des charges virales ou des composés corrosifs afin d’affaiblir la force et le moral des attaquants autant que de les tuer. La stratégie cruelle d’Horus tire parti du fait que pour chaque guerrier blessé parmi les attaquants loyalistes, ceux-ci doivent consacrer davantage de main-d’œuvre au triage et à l’évacuation des blessés, de peur que leurs frères ne soient simplement laissés pour morts au milieu du chaos de la bataille.[76]
+2,2 Heures Sidérales Terriennes[modifier]
Dans les secteurs Umbral et Ignis, les guerriers de Corax et Vulkan sont contraints de se retrancher, trop privés de troupes fraîches et de ressources pour maintenir l’élan qu’ils avaient initialement. L’ordre de la ligne de bataille est fracturé, car les vaisseaux de combat de la Raven Guard et des Salamanders effectuent des missions périlleuses pour redistribuer et réapprovisionner tous les guerriers loyalistes qu’ils peuvent, ce qui donne lieu à des groupes hétéroclites de survivants ensanglantés retranchés et tenant leur position sur le terrain, désespérés d’obtenir des renforts. Dans le secteur Malleus, cependant, le seigneur des Iron Hands ne faiblit pas, refusant obstinément d’abandonner le terrain pour lequel sa Légion, ses fils, ont versé leur sang.
Toute la dépression d’Urgall est imprégnée du sang de dizaines de milliers de guerriers, mais les murs de la forteresse du Maître de Guerre tiennent toujours debout. À présent, même si Horus avait été convaincu de mettre fin à sa rébellion et de se rendre immédiatement, les pertes infligées aux forces loyalistes rendraient cette victoire insignifiante pour eux. Il n’y aura cependant ni capitulation ni cessation du massacre : le carnage va maintenant véritablement commencer.[77]
+3,4 Heures Sidérales Terriennes[modifier]
Les loyalistes se tournent vers les cieux pour leur salut alors que, une fois de plus, le ciel s’assombrit sous l’ombre d’un assaut aérien. Sur les ailes d’une myriade de vaisseaux de transport, de modules d’atterrissage orbitaux et de capsules d’assaut arrivent les Iron Warriors, les Night Lords, les Word Bearers et Alpha Legion.
Nouveau venu dans la bataille, Ferrus Manus espère que ces guerriers renverseront la situation en sa faveur. Ils sont les renforts tant attendus qui se joindront à eux pour écraser l’armée du Maître de Guerre dans un assaut redoublé. Avec l’ordre et la précision qui caractérisent les Legiones Astartes, les factions nouvellement arrivées débarquent sur la planète et établissent leurs propres zones de largage étendues.
Les Iron Warriors atterrissent en force directement au sud du site de largage initial, remplissant une grande partie de la dépression avec des installations de bunkers rapidement déployées et des lignes de défense automatisées. Les postes de commandement se déploient à partir d’unités de débarquement à chenilles avant même que les débris projetés par leurs rétrofusées ne se soient déposés, et les guerriers prennent immédiatement des positions de combat, s’intégrant parfaitement à l’infrastructure active.
Les Night Lords et l’Alpha Legion divisent leurs effectifs pour débarquer des troupes de part et d’autre de la dépression d’Urgall, aussi près que possible de la ligne défensive du Maître de Guerre, dans l’intention apparente de renforcer les forces épuisées et usées par les combats sous le commandement de Corax et Vulkan respectivement. Les deux Primarques accueillent favorablement l’arrivée des renforts, désireux de profiter de l’occasion pour regrouper et réarmer leurs forces qui ont jusqu’à présent supporté le poids de l’assaut.[78]
+3,85 heures sidérales terriennes Secteur Umbral[modifier]
Les forces terrestres de la Raven Guard se retirent de la ligne de front en utilisant des tirs de couverture disciplinés et des manœuvres de saut pour se replier vers la ligne établie par les renforts des Word Bearers. Les troupes de Lorgar ont débarqué à l’arrière et se tiennent en rangs ordonnés, leurs armes fraîchement chargées. Les troupes de la XIXe Légion les saluent sur les canaux Vox, accueillant leurs alliés nouvellement arrivés et leur transmettant les dernières informations tactiques. Les guerriers en armure cramoisie ne font aucun effort pour répondre et les transmissions de la Raven Guard ne sont renvoyées qu’avec un bourdonnement statique.[79]
Secteur Ignis[modifier]
Les guerriers de la 77e compagnie des Night Lords observent le désengagement échelonné des Salamanders alors qu’ils rompent le contact avec la légion de Mortarion. À travers les lunettes de leurs armes, ils regardent les fils de Vulkan traîner leurs blessés hors de la ligne de front. La plupart sont gravement blessés, leur chair fusionnée avec la céramite par les munitions alchimiques caustiques de la Death Guard. Les Night Lords attendent, les doigts sur la gâchette de leurs Bolters, prêts à ouvrir le feu dès que le signal sera donné.[80]
+3,9 Heures Sidérales Terriennes Secteur Malleus[modifier]
Ferrus Manus ordonne de ne pas ralentir l’assaut et cherche plutôt à profiter de l’élan donné par l’arrivée opportune des renforts pour remporter une victoire définitive. Fulgrim, le génosire des Emperor’s Children, s’est aventuré sur les sables noirs d’Isstvan V pour affronter son rival et défie Ferrus de prendre sa revanche. Du haut d’un promontoire rocheux entouré des morts et des mourants, loyalistes et traîtres confondus, le Phénicien interpelle la Gorgone avec son rire dément, dont le son se propage dans tous les coins de la dépression d’Urgall avec une réverbération surnaturelle. La Gorgone ne répond pas avec sa voix, mais avec ses actions, se précipitant pour revendiquer la victoire et la vengeance.
Alors que Ferrus se rapproche de la position de Fulgrim, une seule fusée éclairante est lancée depuis les remparts de la forteresse du Maître de Guerre, s’élevant comme une comète envoyée de la terre vers les cieux et illuminant le ciel d’un rouge sang.[81]
+5,91 Heures Sidérales Terriennes[modifier]
Le chaos se déchaîne dans la dépression d’Urgall alors que la lumière de la fusée éclairante cramoisie s’estompe et que la cacophonie de la guerre épaissit l’atmosphère par son intensité.
Quatre légions, que les loyalistes espéraient voir venir à leur secours, ouvrent le feu, déployant toute la puissance de leurs arsenaux, mais leur puissance se retourne contre eux. Elles ne sont pas venues pour aider les loyalistes, mais pour les détruire.
Les Iron Warriors, les Night Lords, les Word Bearers et l’Alpha Legion rejettent tous les liens de la fraternité et scellent un nouveau pacte d’amère inimitié. Le rugissement de cent mille bolters est leur déclaration d’intention alors que les tirs fauchent les lignes loyalistes qui ne se doutent de rien, les coinçant dans un feu croisé inéluctable entre la forteresse du Maître de Guerre et la zone de largage nouvellement établie. Les traîtres n’ont pas besoin de choisir des cibles spécifiques pour avancer, ils se contentent de tirer sur les lignes massées des troupes loyalistes qui se précipitent pour trouver un abri dans les dunes cendrées et les épaves en feu.
Les guerriers et les machines de guerre qui ont déjà tant enduré sont cruellement rayés de l’existence par les tirs nourris des batteries de Canons Laser et les explosions neutroniques des chars super-lourds, qui ont involontairement permis de prendre sans encombre l’avantage sur les armées loyalistes. Des obus d’artillerie à peine dirigés éclatent dans les rangs, faisant des victimes comme s’ils avaient été placés par un maître de l’artillerie, simplement en raison de la densité des cibles. Il n’y a ni pitié ni relâche dans cette tempête de feu. Dans tous les secteurs de la ligne, il n’y a aucun refuge contre les bombardements, tant les canons ennemis sont proches et nombreux.
Une fois de plus, Angron et Mortarion sèment la terreur dans leurs secteurs de la forteresse du Maître de Guerre, non plus en défense, mais désormais à l’attaque. Un rugissement terrible émane du secteur Malleus, à la fois célébration de la victoire et cri d’angoisse et de désespoir alors que Ferrus Manus tombe, assassiné par la lame de Fulgrim. Horus lui-même émerge enfin de l’ombre du Dies Irae pour réclamer son prix : il cherche la tête de la Gorgone et la peau des guerriers du Clan Avernii qui lui ont survécu.
Le carnage est total. Horus triomphe.[82]
Conséquences[modifier]
- « La lame du traître est tirée, un Primarque tombe et l’Imperium saigne. »
Les forces du Maître de Guerre sont déchaînées et, après la chute de Ferrus Manus, Corax et Lorgar s’affrontent en combat singulier. Poussé à bout par l’ampleur des morts et des destructions qui l’entourent, le Seigneur Corbeau terrasse Lorgar. Ce n’est que grâce à l’intervention de Konrad Curze que Corax est repoussé, sa chance de tuer Lorgar lui étant volée par le Génosire des Night Lords.
La dernière position connue de Vulkan se trouve dans le secteur Ignis, entouré de ses Salamanders qui se battent jusqu’au bout, attirant une concentration de puissance de feu ennemie suffisante pour les déchiqueter au niveau atomique.
Leur tromperie accomplie, les légions traîtres parcourent le champ de bataille en vainqueurs. L’Alpha Legion se retira rapidement, ramenant les troupes et les machines de guerre survivantes vers ses vaisseaux de guerre en orbite dans un ordre silencieux et méthodique, laissant le système Isstvan et son butin restant aux autres légions.
Bien que leur défaite ait été écrasante, les loyalistes refusent d’être éradiqués. Profitant de la distraction causée par la victoire des traîtres, de petits groupes de loyalistes s’échappent de la dépression d’Urgall et s’enfuient vers les terrains accidentés au-delà. La survie n’était pas une bénédiction, car survivre aux horreurs qui se sont déroulées dans la dépression d’Urgall signifiait être hanté à jamais, et vivre une vie au-delà de cet endroit noirci signifiait exister dans une galaxie qui serait à jamais déchirée par la guerre. Ce fut le début de l’Ère des Ténèbres.[83]
Si peu de Loyalistes ont survécu au Massacre du Site d’Atterrissage pour raconter ce qui s’est passé sur les sables noirs, et ceux qui ont survécu ont été laissés avec un psychisme brisé, les rendant insensibles, n’étant plus que l’ombre d’eux-mêmes. Ce que l’on peut reconstituer à partir des souvenirs fragmentaires des rares survivants qui ont échappé au chaudron bouillonnant de mort qu’était devenue la dépression d’Urgall raconte une tragédie. Cependant, au milieu du bourbier de la haine et de la trahison, on aperçoit des éclairs de la vaillance et de l’héroïsme sur lesquels l’Imperium a été bâti. L’un de ces récits légendaires est celui de la réponse de la Gorgone au défi de Fulgrim. Il raconte comment l’Illustre Père de Fer s’est détaché des rangs de ses fils comme un éclair d’un front orageux, accompagné de la voix du tonnerre lui-même et envoyant une onde de choc devant lui pour abattre une vingtaine de Terminators d’élite de la Garde Phénix qui lui barraient la route. On dit que Ferrus Manus a affronté Fulgrim en duel, se montrant plus que son égal, lui assénant de nombreux coups mesurés, retenant toute sa force meurtrière dans l’espoir que son ancien ami le plus proche comprenne l’erreur qu’ils avaient commise. Certains racontent que la Gorgone retint son coup fatal alors que Fulgrim était prosterné devant lui, afin de lui offrir une chance de rédemption, et que ce n’est qu’à ce moment-là que le Phénicien révéla sa véritable identité, renonçant à l’honneur et portant un coup lâche pour séparer la tête du Gorgon de ses épaules. Parmi les grandes pertes de l’Âge des Ténèbres, la perte de la vérité d’Isstvan V est celle qui assombrit l’avenir de l’Imperium. Mais ce ne sont là que les récits confus d’hommes fous, rendus encore plus déments par les horreurs de la guerre. |
L'Aube de l'Âge des Ténèbres[modifier]
Quelques mois seulement avant la trahison d’Isstvan III, Vulkan, dans son noble esprit, avait déposé le fruit de ses travaux privés, durement acquis, sur le haut autel de la création. Cette offrande contenait une empreinte qui renfermait les secrets non seulement du maintien, mais aussi de la fabrication de la technologie de type Saturnien, indépendamment de l’aide des Forgerons Phœbiens. Cela comprenait l’Armure Terminator Saturnien elle-même, mais aussi les plans d’un redoutable châssis Dreadnought Saturnien, qui n’avait encore jamais été testé au combat et qui, à bien des égards, surpasserait ceux déjà en service dans les Légions.
C’est grâce au génie de Vulkan et à ses efforts inlassables que les arts perdus de la création de telles merveilles ont été redécouverts, et grâce à ses actes altruistes qu’ils ont été à nouveau connus des Primarques. Avec la révélation de la trahison d’Horus et le recul, on pourrait considérer que ces actes ont été accomplis de manière naïve, car, comme pour de nombreuses technologies utilisées par les légions naissantes, les équipements de type Saturnien pouvaient alors être mis en production ou remis en service immédiatement, dans le but de prendre le dessus dans une nouvelle ère de guerre inter-légionnaire.
Une guerre malveillante de mensonges avait éclaté au sein des réseaux du royaume de l’information après le déclenchement de l’Hérésie d’Horus. Vulkan et ses proches loyalistes avaient espéré que les perturbations qui en résulteraient auraient empêché la diffusion des données essentielles à la mise en état de guerre de ces armes redoutables. Si le destin était du côté de Vulkan, le chaos causé par la rébellion d’Horus empêcherait les Primarques traîtres de se rendre compte de la valeur de sa découverte. Peut-être aurait-il la chance que seuls ses fils soient à nouveau équipés de la puissance des Armures Terminator Saturnien et des châssis Dreadnought Saturnien, ou du moins qu’il soit, parmi les commandants de la Flotte de Représailles, dans la position unique de pouvoir déployer ces armes dans la Dépression d’Urgall.[85]
La Première Vague[modifier]
- « Les Salamanders doivent suivre les ordres de Vulcan et poursuivre leur assaut à travers les défenses du secteur Ignis tenues par la Death Guard. Chaque étape de leur avancée inexorable est marquée par les traces sanglantes laissées par leurs frères vêtus d’Armures Terminators Saturniens. Ils doivent attaquer la ligne des traîtres avant que le moment de la trahison n’arrive.[86] »
Vulkan acquiesça aux souhaits de Ferrus Manus concernant la conduite spécifique de l’assaut sur Isstvan V. Ses doutes silencieux aboutirent à la formation de la Disposition Saturnienne, une contingence autour de laquelle Vulkan tira parti de sa propre stratégie pour remporter la victoire dans la dépression d’Urgall, complétée par la force des Iron Hands et de la Raven Guard. C’est avec de tels espoirs qu’à la veille de l’assaut fatidique sur Isstvan V, Vulkan affecta ses nouvelles forces Saturnine à la dépression d’Urgall. Leur nombre était faible par rapport aux compagnies tactiques de la XVIIIe Légion, toutes composées de volontaires jugés les plus aptes à être intégrés dans ce programme encore expérimental, sur la base de leur profil psychologique et de leurs exploits lors des batailles de la Grande Croisade. Vulkan fit peser sur les épaules de ces quelques-uns le poids de la responsabilité, osant espérer qu’ils pourraient surpasser les champions des armées rassemblées d’Horus et servir de pivot à la grande stratégie de la Gorgone. |
Les capsules de largage et les Modules d’Atterrissage des quatre légions loyalistes se sont abattus en force sur la dépression d’Urgall pour attaquer la forteresse du Maître de Guerre, mais les guerriers Saturnien de Vulkan ne faisaient pas partie de cet assaut initial. Au lieu de cela, ces précieux éléments ont été maintenus en réserve orbitale, dans des chambres de téléportation spécialement équipées à bord des vaisseaux de la flotte des Salamanders, notamment l’Arche Ardente et le Laecertii. Chaque petite escouade de Terminators Saturnien était dirigée par l’un des rares Préteurs et Centurions à qui l’on avait accordé l’honneur de porter une armure équipée de relais de téléportation vitaux. Ils attendirent là pendant que les soutes des barges de combat des Salamanders étaient vidées de leurs troupes et de leurs machines de guerre, destinées à livrer bataille sur les sables noirs en contrebas.
Une fois à la surface de la dépression d’Urgall, des équipes de guerriers de la XVIIe Légion se mirent à préparer le terrain pour que leurs frères Saturnien puissent entrer dans la mêlée. Dans un sacrifice désintéressé, les escouades sortirent de leur couverture pour attirer le feu des ennemis qui surveillaient leurs secteurs. De cette manière, beaucoup tombèrent, fauchés par des positions de tir fixes dont les arcs de tir couvraient la dépression, mais ce faisant, ils attiraient l’attention de l’ennemi au moment où leurs frères étaient le plus vulnérables. Sous le feu défensif intense et les bombardements de contre-batterie des traîtres, les escouades Augure des Salamanders guettaient les brèves occasions où les balises de téléportation pouvaient être allumées et où les unités saturniennes pouvaient se rematérialiser dans la bataille en relative sécurité.
Au milieu de la fureur de la ligne de bataille, la poignée de flash lumineux qui éclatèrent momentanément dans le secteur Ignis passèrent presque inaperçues aux guerriers en lutte, mais ce qui émergea du flash de téléportation attira l’attention des deux factions. Presque deux fois plus grands que les Space Marines et plus imposants que les armures Cataphractii les plus lourdes, les Terminators Saturnien marchaient désormais sur la dépression d’Urgall. Le sol tremblait sous leur poids lorsqu’ils posaient le pied, et l’air scintillait lorsqu’ils armaient leurs bombardes à plasma et leurs Armes Désintégratrices, enveloppées d’un réseau irrégulier d’éclats lumineux.
Ils n’avancèrent pas immédiatement vers leur ennemi, mais conservèrent leur position, leurs boucliers énergétiques projetés ondulant alors qu’ils déviaient les salves de tirs et de rayons laser qu’ils attiraient, attendant que des formes encore plus imposantes de Dreadnoughts Saturnien sortent lourdement du site d’atterrissage. Non seulement les ressources les plus lourdes de la Légion avaient été débarquées dans ces secteurs arrière, celles qui nécessitaient une plus longue période de préparation une fois sur la planète, mais aussi les arches transporteuses de la Legio Atarus et de la Maison Col'Khak, dont les Sacristains se dépêchaient de mettre leurs armures et leurs machines en état de combat pour soutenir les loyalistes.
Sur fond de chants de guerre et de rafales de données Vox, les édifices montagneux recouverts de Céramite et équipés d’armes ésotériques que sont les Dreadnoughts Saturniens bourdonnaient et crépitaient d’une énergie à peine contenue, leurs pieds blindés secouant la terre alors qu’ils s’avançaient vers l’avant. Les serfs de la légion les suivaient, peinant à suivre leur rythme, tandis qu’ils déconnectaient les faisceaux de câbles ombilicaux et les liaisons montantes qui transmettaient les données vitales de ces machines nouvellement forcées.
Ce n’est que lorsque les Dreadnoughts Saturniens rejoignirent leurs frères Terminators qu’ils commencèrent leur avancée vers les lignes des Traîtres. Ils s’élancèrent au combat d’un pas cadencé, le martèlement régulier de leurs pas résonnant comme un sinistre glas funèbre, audible même au milieu de la cacophonie de la bataille qui les entourait. Voyant la colère des armes des traîtres déviée sans danger par les spalières bombées des Terminators Saturnien, les restes des escouades Salamanders qui avaient été cloués au sol par le feu dévastateur de la Death Guard furent libérés et purent à nouveau utiliser leurs armes et reprendre leur assaut, revigorés par la présence de leurs frères lourdement blindés.[88]
Dans les Ténèbres[modifier]
Alors que la majeure partie des troupes de Vulkan était déployée dans le secteur Ignis, des dispositions furent prises pour que les contingents Saturnien apportent leur soutien aux Iron Hands et à la Raven Guard, avec des détachements soutenant à la fois les secteurs Malleus et Umbral. Bien que peu nombreux, ces guerriers indomptables formaient un promontoire rocheux résistant à la vague de feu aux côtés des fils de Ferrus Manus et Corax, tout comme ils l’avaient fait pour leurs propres frères, unis dans leur loyauté envers l’Imperium.
Dans le secteur Ignis Primus, l’escouade Saturnien qui portait le code d’identification des Gardiens du Bûcher s’est déplacée pour engager directement la Death Guard, leurs bombardements plasma lançant des projectiles solaires dans les tranchées ennemies. Là où ils ont atteint leur cible, les guerriers de Mortarion ont été brûlés vifs dans leur armure de combat par des flammes bleues qui léchaient les orbites vides des carcasses noircies laissées derrière eux. La Death Guard était insensible à de telles horreurs ; de nouveaux guerriers prirent la place des morts et continuèrent à se battre sans se soucier des scènes de mort atroce qui les entouraient.
Avançant parallèlement aux Gardiens du Bûcher, le Dreadnought Saturnien portant le nom de Kul’Drakken se fraya également un chemin directement vers les lignes de défense ennemies. Bien que le châssis du Dreadnought fût déjà criblé et marqué par le poids des tirs que la Death Guard traîtresse avait dirigés vers lui, son bouclier fonctionnait toujours à un niveau d’efficacité quasi optimal, projetant un dôme d’énergie qui brillait d’une lumière ardente tout en déviant chaque impact loin de la cible.
Comme s’il était enveloppé de flammes, Kul’Drakken formait la pointe d’une formation en lance suivie d’une multitude de Pyroclastes, le Dreadnought se frayant un chemin à travers les mines enfouies que les sapeurs de la XIVe Légion avaient posées pour ralentir leur avancée. Pour le Dreadnought Saturnien, ces charges ne représentaient guère une menace réelle et, à chaque pas de ses pieds blindés, il faisait délibérément exploser les charges afin que ses compagnons moins puissants puissent le suivre en toute sécurité. Tous ceux qui suivaient Kul’Drakken n’étaient pas minuscules en comparaison, car Vulkan, le Seigneur des Dracs, était parmi eux. Le Primarque voyait ses fils se battre avec la vengeance rugissante dans le cœur, tous honorés d’être à ses côtés alors qu’il menait leur charge dans les réseaux de tranchées extérieurs de la Death Guard.
Avec un rugissement profond et résonnant, Vulkan mena la dernière poussée à travers le terrain découvert, parcourant les vingt derniers mètres en quatre bonds et s’emparant de l’honneur d’être le premier à sauter dans les tranchées ennemies. Pendant un instant, ses fils le perdirent de vue lorsqu’il disparut sous la ligne de parapet et qu’un chœur cliquetant de baïonnettes à chaîne rouillées de la Death Guard retentit dans la zone. Vulkan réapparut, se dressant de toute sa hauteur, projetant une demi-douzaine de corps en armure ivoire hors de la tranchée d’un puissant coup de marteau vers le haut. Le cri du Primarque résonna à travers la ligne tandis que ses Salamanders suivaient son exemple, plongeant dans la ligne de la Death Guard comme une inondation brisant une digue.
Bien qu’ils se déplaçassent à un rythme beaucoup plus lent, les Terminators Saturnien à travers le secteur continuèrent leur avancée alors même qu’une nouvelle et terrible menace planait sur eux. Voyant que la ligne des traîtres était mise à rude épreuve par l’avance inlassable des Salamanders, les immenses portes du hangar situé dans la forteresse du Warmaster s’ouvrirent. De l’intérieur émergea la forme massive du Dies Irae, titan de la Legio Mortis, fidèle à Horus.
Avec le dévoilement de cette machine divine sans pareille, la ligne des traîtres éclata dans un rugissement qui se propagea à travers les secteurs comme une onde, atteignant finalement même les confins du secteur Umbral. Même au-dessus de cette foule cacophonique, chaque coup de feu des canons du Dies Irae qui déchiraient l’air pouvait être entendu clairement, même au-delà des falaises de la dépression d’Urgall. Ils se déchaînèrent sur les groupes de guerriers qui se trouvaient devant eux, anéantissant des pans entiers de loyalistes et de traîtres, simplement pour repousser la ligne de bataille loin des murs qu’elle gardait.[89]
La Colère des Dieux Déchaînée[modifier]
Ouvrant les canaux de communication vocale à tous ses Salamanders, Vulkan coupa toutes les autres communications tactiques et donna un seul ordre succinct : abattre le Titan. Obéissants, les Salamanders répondirent immédiatement, redirigeant toute leur puissance de feu disponible vers la silhouette noire du titan qui se profilait. À chaque tir redoutable de ses macro-armes, le Dies Irae effaçait des dizaines de soldats loyalistes, les signaux des transpondeurs de sections entières et de formations de chars disparaissant dans le néant tandis que le regard malveillant du Titan se posait sur sa prochaine cible.
Avec son Bouclier Void à pleine puissance, le Titan de la Legio Mortis pouvait régner en toute impunité sur le secteur, sa forme physique protégée par l’égide. La plupart des contingents Saturnien de Vulkan se trouvaient hors de portée de leurs armes capables de perturber les Boucliers Void de la machine divine, à l’exception des "Dragons de Fer", une escouade de Terminator Saturnien accompagnant le Préteur Bul’an Kothe.
La compagnie de Kothe, composée d’une douzaine de guerriers seulement, s’était initialement déplacée pour exploiter un secteur vulnérable de la ligne de défense Ignis après avoir reçu des données Auspex provenant des vaisseaux Salamanders en orbite. Ces données, envoyées directement aux récepteurs extrasensoriels de l’armure de combat Saturnien de Kothe, identifiaient une partie particulière de la ligne des traîtres qui avait été affaiblie par le bombardement qui avait précédé le largage des loyalistes. Le secteur était renforcé par une force sub-Tercio d’Ambaxtoi Barbariens, la cohorte de l’Auxilia Solar sous contrat avec la légion de la Death Guard.
Sans le soutien blindé des escadrons Leman Russ qui les accompagnaient habituellement à la guerre et l’attention des forces de la légion Death Guard tournée vers le front d’attaque séparé de Vulkan, les Ambaxtoi Barbariens n’avaient opposé que peu de résistance à l’attaque des Dragons de Fer. La puissance de feu des sections de fusiliers laser et des emplacements de canons statiques s’était avérée insuffisante pour percer le blindage des Terminators Saturniens alors qu’ils avançaient sur les positions tenues par l’Auxilia.[90]
Au Cœur des Traîtres[modifier]
L’assaut de pointe des Salamanders avait pénétré profondément dans la ligne de défense des traîtres, utilisant leurs armes à particules pour éliminer les traîtres sous contrat, et les avait placés à portée de frappe du Dies Irae lui-même.
Mettant à profit la puissance de leurs Armes Désintégratrices lourdes, les Dragons de Fer ont ouvert le feu depuis l’intérieur du cordon serré des batteries d’artillerie les plus puissantes du Dies Irae, mais ont gardé leurs distances afin d’éviter les pieds écrasants de la machine divine. Ils ont compté sur leur armure nouvellement acquise pour les protéger du feu incessant des tourelles défensives du Titan, qui pleuvait sur eux. Poussant leurs Armes Désintégratrices à la surcharge, les Terminators Saturnien furent baignés dans des cascades de feu actinique alors qu’ils concentraient leur puissance de feu sur le Titan. Ils n’avaient aucun espoir de percer son armure, mais lentement, inexorablement, ils pouvaient épuiser ses Boucliers Void.
Alors que les Dragons de Fer s’efforçaient de contenir la fureur du Dies Irae, ils ne purent éviter d’être détectés par la compagnie de Titans de classe Warhound. Bien que beaucoup plus petits que leur maître, chaque Warhound représentait une menace écrasante dans toute bataille de plus petite envergure.
Chassant, poussé par l’instinct de son esprit de la machine, le Warhound Eschatae rôdait autour des jambes du Dies Irae, aussi massives qu’un bloc d’hab, s’abattant sur les Dragons de Fer alors qu’ils maintenaient diligemment leur puissance de feu sur leur cible désignée.
Dès qu’il eut trouvé sa proie, l’Eschatae ouvrit le feu, déchaînant une pluie de bolts depuis son Méga Bolter. La cible principale de l’attaque était le Préteur Kothe lui-même. Le bouclier de son armure Saturnien s’embrasa, submergé par le poids des tirs. Alors que le champ déflecteur brillait comme une étoile et que les tirs du Méga-Bolter érodaient l’épaisseur de son armure, le Préteur ouvrit un canal de communication avec ses compagnons d’armes.
L’enregistrement conservé dans les archives de la Légion, prononcé en langue nocturnéenne, alors que le corps de Kothe était déchiqueté, fut simplement transcrit comme « continuez à vous battre à ma place ».[91]
Le Renversement de la Situation[modifier]
Voyant les efforts vitaux des Dragons de Fer pour submerger le bouclier du Dies Irae bloqués par l’embuscade du Warhound Eschatae, le Storm Eagle de la Raven Guard, Herros, fut détourné de sa mission. Auparavant, l’aéronef de combat s’était efforcé d’extraire les restes des escouades de loyalistes du champ de bataille afin de consolider la force de l’assaut. Dans sa soute, une vingtaine de guerriers des Iron Hands, des Salamanders et de la Raven Guard jurèrent solennellement de retourner au combat.
Les Space Marines à bord se réapprovisionnèrent en charges à fusion à partir des réserves embarquées et le pilote du Herros poussa les propulseurs du Storm Eagle à leur limite alors qu’il effectuait une approche périlleusement rapide vers la position de l’Eschatae pour échapper à leurs tirs défensifs, ses propres munitions ayant depuis longtemps été utilisées sur d’autres cibles. Alors que l’aéronef de combat zigzaguait dans l’espace aérien, il fut touché par les tirs du Warhound, et d’énormes bolts explosifs le firent basculer hors de contrôle contre les murs de la forteresse d’Horus. Le Herros explosa à l’impact, mais il avait accompli sa dernière mission : déverser les guerriers qui se trouvaient dans son compartiment de troupes pour attaquer le titan éclaireur. Ils n’avaient qu’un mince espoir de détruire la machine divine, mais le simple fait de détourner son attention de son attaque contre les Dragons de Fer suffirait.
Une poignée de légionnaires d’assaut, vêtus d’armures énergétiques noir charbon, en fer poli ou vert foncé, se ruèrent sur le Warhound grâce à la poussée de leurs propulseurs, après avoir sauté des trappes d’assaut du Herros juste avant qu’il ne soit touché. Trois guerriers furent repoussés lorsque le Warhound balança son bras armé pour se défendre, mais leurs camarades escaladèrent la carapace de la machine divine et trouvèrent prise sur les bords des énormes échangeurs thermiques qui couvraient son dos. D’autres membres de l’escouade de légionnaires d’assaut furent projetés du Titan alors que celui-ci continuait à se débattre et à se tordre en réponse à l’attaque, mais grâce à leur chance et à leur ruse, certains des attaquants avaient réussi à s’accrocher. Là où ils s’étaient accrochés, leurs charges à fusion étaient amorcées et maintenues en place par des aimants, leurs mèches courtes brûlant tandis que les Space Marines tentaient en vain d’échapper à l’explosion imminente.
Les cornes de guerre de l’Eschatae retentirent avec indignation lorsque les charges explosèrent sur son dos. Une série d’explosions éclata à l’intérieur de la carapace lorsque les conduits d’alimentation se rompirent, enflammant le titan de l’intérieur. Alors que son équipage brûlait vif à son poste, le Warhound fit retentir un dernier coup de corne qui se transforma en parasites numériques lorsqu’il tomba sur le flanc, mort, avant que le réacteur non régulé situé en son cœur n’explose.
Grâce au sacrifice du Herros et des assaillants loyalistes, les Terminators Saturnien des Salamanders purent concentrer leur puissance de feu sur le Dies Irae, afin de réduire le bouclier du titan massif à un niveau critique et de forcer son Princeps à rediriger l’énergie du réacteur vers les systèmes d’armement afin de maintenir l’intégrité du bouclier. Bien qu’ils ne puissent à eux seuls détruire la machine divine, ils pouvaient contenir sa colère. Alors que les armes des Dragons de Fer commençaient à surcharger et à faiblir, les canons lourds des chars super-lourds Salamanders éloignés furent amenés pour cibler le Titan, leurs artilleurs prêts à lancer un barrage synchronisé au moment où les boucliers du "Dies lrae" baisseraient.
Résistant à l’assaut, le Titan de la Legio Mortis lança un barrage de départ malveillant au cœur de la force des Salamanders, à peine visé mais tiré par défi. En réponse, les compagnies super-lourdes des Salamanders tirèrent pour faire effet et leur puissance de feu capable de raser des villes frappa encore et encore l’enveloppe Void de l’immense machine.
Face à la tempête de feu qui s’abattait sur lui, le Dies Irae fut contraint de battre en retraite. Alors qu’il reculait, toujours face à l’ennemi, les Saturnien des Dragons de Fer le suivirent. Leur nombre avait été réduit, leurs armes ayant subi une surcharge catastrophique, mais sans se laisser décourager, chaque Terminator survivant continua à le suivre jusqu’à ce que l’ordre de s’arrêter leur parvienne. Avec l’arrivée imminente des renforts - la deuxième vague attendue des légions loyalistes - Corax et Vulkan choisirent tous deux de mettre en œuvre un retrait combatif afin de préserver la vie de leurs fils, dont tant étaient déjà tombés, et de permettre aux nouveaux arrivants de les relever.[92]
Les Vengeurs des Défunts[modifier]
Parmi les Salamanders qui formaient l’arrière-garde de la retraite se trouvaient les éléments survivants de la Disposition Saturnienne. D’autres, tels que Cassian Dracos et ceux qu’il commandait, étaient si profondément engagés dans la bataille contre les traîtres que toute chance d’une retraite ordonnée était depuis longtemps devenue impossible. Pour eux, la mort était inévitable et ils se sont lancés dans une course contre la montre pour tuer autant de guerriers ennemis que possible avant de succomber. Les Salamanders se sont repliés pour encercler Vulkan, souhaitant combattre aux côtés de leur Primarque dans ce qui serait sans aucun doute leur dernier combat. Cependant, cette fin honorable fut refusée à ces guerriers, qui furent anéantis par le feu atomique des ogives lancées depuis le camp des Iron Warriors. Il n’existe aucun document fiable sur ceux qui auraient pu survivre à cette tempête, si ce n’est que les Night Lords et l’Alpha Legion ont fusionné leurs identités et ont balayé la zone cible à la suite du bombardement, soit pour simplement évaluer les dégâts infligés, soit pour piller les morts.
Ce qu’il est advenu de ce butin échappe aux archives impériales, mais on peut supposer sans risque que les agents du Maître de Guerre auraient été désireux d’utiliser toute technologie pouvant être récupérée, y compris celle des morts de la Disposition Saturnienne.[93]
+++Locscan : Bi-Axis 280.321-B 250.200-D+++ +++ Aperçu du Secteur - Forces Engagées +++ Death Guard - XIVe Légion Legio Mortis Ambaxtoi Barbarien Cohorte Auxilia de la Légion Positions d’Interdiction +++ Ressources de Combat +++ Salamanders - XVIIIe Légion Vulkan, Primarque de la XVIIIe Légion Assaut Saturnien |
Ressources Saturnienne du Secteur Ignis[modifier]
Estimation des forces Saturniennes déployées par la Légion des Salamanders dans le secteur Ignis de la dépression d’Urgall pendant le Massacre du Site d’Atterrissage, regroupées par commandement et composition des unités.[95]
Les Dents du Dragon[modifier]
Lorsque Vulkan rassembla ses Salamanders pour se joindre à l’attaque du système Isstvan, il était déterminé à utiliser toutes les ressources Saturnienne de l’arsenal de sa Légion pour frapper les traîtres. La plupart étaient déjà rassemblés dans la flotte du Primarque, la première vague d’armures nouvellement fabriquées étant finalement destinée à équiper entièrement la XVIIIe Légion, bien que plusieurs escouades disposassent de prototypes précoces et d’armures modèles Saturniens fraîchement distribuées détenues par des détachements Salamanders plus éloignés. Tous furent rappelés pour la bataille, Vulkan répartissant les éléments Saturniennes à sa disposition immédiate entre plusieurs vaisseaux de la Légion, minimisant ainsi les pertes potentielles dans la bataille prévue contre la flotte des traîtres et maximisant l’accès au Téléportarium. Il convient de noter que plusieurs vaisseaux rappelés ne sont jamais arrivés à Isstvan, leurs équipages continuant à forger leurs propres légendes distinctes pendant l’Âge des Ténèbres.[96]
Les Gardiens du Bûcher[modifier]
Sous-secte unique de la forge de la légion des Salamanders, les "Gardiens du Bûcher" étaient chargés de tester et de développer en permanence de nouveaux équipements de guerre pendant les campagnes. Divisés en plusieurs groupes indépendants, les membres de cet ordre d’Artificiers sont à l’origine de la création d’un certain nombre de modèles d’équipements de guerre utilisés dans toutes les légions, ainsi que de nombreux modèles propres aux Salamanders, notamment les boucliers tempête en écailles de dragon portés par l’élite des Dragons Ardent de la Légion. Cependant, ils étaient plus souvent chargés de tester les inventions de Vulkan, de les soumettre aux rigueurs du combat et de les perfectionner sous différentes formes. Ainsi, plusieurs groupes de Gardiens du Bûcher envoyés à travers la galaxie se sont avérés essentiels aux efforts de Vulkan pour raviver les arsenaux saturniens des légions, et ont été équipés d’un certain nombre de prototypes et de variantes d’armures modèles Saturniens pendant plusieurs années avant l’Hérésie d’Horus. Les divisions les plus proches du système Isstvan ont pu répondre à l’appel de Vulkan, mais on sait que le Primarque a finalement ordonné à plusieurs alliances de Gardiens du Bûcher non déployés, dont l’équipage du Cœur-Ardent, de fuir la trahison qui s’annonçait, de peur que les armures qu’ils transportaient ne tombent entre les mains des traîtres.[97]
Chute de la Planète : Moins de 339 en Heures Sidéral Terran[modifier]
- « Tous les dieux sont morts, sauf le Dieu de la guerre »
- - Phrase retrouvée à plusieurs reprises gravée dans la chair des morts loyalistes, zone de guerre du Massacre du Site d’Atterrissage.
Les forces de pas moins huit Légions avaient été dépêchées par Rogal Dorn comme Magister Militum de l’Imperium pour écraser la rébellion d’Horus. Elles comprenaient les Night Lords, les Iron Warriors, les Salamanders, la Raven Guard, les Words Bearers et l’Alpha Legion, ainsi qu’un important contingent de la flotte des Imperial Fists de Dorn envoyés pour enquêter sur l’alerte exposé par Garro. Mais c’est surtout la Légion des Iron Hands, dont la flotte avait été gravement paralysée par la traîtrise des Emperor’s Children, qui se dirigeait le plus vite possible vers le système de Isstvan, avec le Primarque Ferrus Manus et les guerriers de son Clan Avernii. En raison des turbulences à l’intérieur du Warp, les Imperial Fists furent immobilisés et empêchés d’atteindre leur but, mais les autres firent preuve d’une grande hâte et par une application magistrale de la coordination astropathique et d’un transit favorable, les forces vengeresses de l’Empereur atteignirent rapidement leur cible, les précurseurs étant les Salamanders et la Raven Guard et leurs alliés, les autres les suivant de près. Sous la froide lumière de nos connaissances actuelles, cette liste de faits apparemment fortuits que sont l’échec de la flotte des Imperial Fists, la facilité de passage pour les autres Légions, que certaines Légions devaient approcher du système de Isstvan en premières, tout prend la forme d’une prédestination malveillante et sinistre. Dans cet ordre d’événements, on peut maintenant voir la main des forces obscures de l’au-delà, forces dont l’Humanité ignorait jadis l’existence, mais dont nous avons appris la vérité au prix de tant d’efforts. |
Le premier navire impérial de la force opérationnelle d’exécution à arriver dans l’espace réel au bord du système de Isstvan fut l’Ad Temperesta, un vaisseau de voyage Warp et d’observation de classe Symphalia, appartenant à la flotte de la Légion de la Raven Guard. Équipés de haubans Auspex et de systèmes sensoriels inégalés par les vaisseaux de n’importe quelle autre Légion - à l’exception peut-être de la XXe - il y avait peu de vaisseaux mieux adaptés à la tâche qui lui avait été confiée par le service Impérial. Il sorti de l’Empyrean à une grande distance du noyau du système, et sur une trajectoire intentionnelle pour masquer sa présence, il utilisa les seules forces gravitationnelles pour le mener sur sa cible. Comme une ombre plus noire que l’obscurité, les systèmes de survie et tous matériels furent débranchés et mis sous silence, son petit équipage de Legiones Astartes et de Serviteurs augmentés menant une veille silencieuse dans les couloirs sombres et gelés. L’Auspex de l’Ad Temperesta voyait, regardait et écoutait tout, pendant qu’il voyageait sur un large périmètre de l’étoile de Isstvan, mais en restant invisible. Au début, l’Ad Temperesta trouva un système planétaire déserté, à l’exception des fantômes des morts et des échos de la bataille qui s’estompaient. Isstvan III était autrefois une sphère grouillante de vie humaine qui, des années auparavant, avait été mise en Conformité impériale par la Raven Guard, mais c’était à présent un charnier, enveloppé de cendres noires bouillonnantes, récuré par les ravages du virus Dévoreur de Vie et la furie des bombardements orbitaux. La dispersion des radiations et les débris encore en train de refroidir étaient la preuve qu’une bataille spatiale avait également eu lieu à proximité de la troisième planète, mais il n’y avait aucun signe des coupables ; la zone autour du système lui-même semblait dépourvue de vaisseaux ennemis.
L’État torturé de Isstvan III semblait au moins confirmer les renseignements brouillés dont disposaient les Loyalistes ; que sur Isstvan III une grande trahison avait été entreprise, et que le sang de ceux qui étaient restés loyaux au sein des Légions des Sons of Horus, des Emperor’s Children, des World Eaters et de la Death Guard avait été amèrement versé. Il semblait alors que les Loyalistes avaient été dépouillés de leur vengeance - que les Traîtres avaient fui la scène de leur crime, mais les Astartes de la Raven Guard étaient des chasseurs patients, qu’on ne pouvait facilement tromper. L’Ad Temperesta continua sa traque à la poursuite des échos des signaux vox, le menant vers une source importante sur la cinquième planète du système. Ici, à courte distance, le vaisseau de la Raven Guard découvrit la vérité - sous la dense et haute atmosphère de Isstvan V se trouvait une concentration de trafic vox crypté à courte distance, des signatures de puissance à demi masquées et la signature thermique de dizaines de milliers de guerriers des Legiones Astartes - les signes obscurs d’une vaste armée qui se cachait. Ici, sur Isstvan V, les Traîtres s’étaient rassemblés.
Lorsque l’information de la cible fut relayée par transmission astropathique aux flottes Loyalistes qui se rapprochaient du système de Isstvan, elle fut reçue avec un mélange de ferveur belliqueuse et d’inquiétude. Compte tenu de l’ampleur de l’activité dissimulée sur Isstvan V, il était clair que l’ennemi y élevait une forteresse d’une force prodigieuse, sans doute destinée à être le quartier général de la rébellion du Maître de Guerre et son principal point de rassemblement. L’absence de la flotte des Traîtres, cependant, était une question plus troublante, mais qui s’expliquait peut-être facilement par l’urgence d’obtenir des ressources et des approvisionnements de systèmes éloignés en prévision d’un conflit à venir, et si en effet les Traîtres étaient sûrs qu’aucune contre-attaque d’envergure ne pouvait encore leur être lancée, un pari aussi courageux était conforme au caractère connu du Maître de Guerre. Des prises de vues à longue portée de l’Ad Temperesta montrèrent les étendards personnels d’Horus et de Fulgrim volant au-dessus des anciennes fortifications en ruines d’Urgall sur Isstvan V, tandis que des silhouette en Armures Énergétiques et les machines du Mechanicum travaillaient sans relâche pour ériger des défenses. Cette preuve accablante, par-dessus tout, régla le sort de ce qui allait arriver.
Le système de Isstvan avait la particularité d’avoir plusieurs mondes différents ouverts à la vie humaine, ainsi que plusieurs espèces de vie autochtones d’origine génétique similaire, ce qui a conduit les Magos Biologis du Mechanicum à le classer comme étant le sujet probable d’une terraformation passée à l’époque précédant la venue de l’Homme. Au moment où la Grande Croisade atteignit le système, la troisième planète était le site d’une population humaine indigène florissante qui avait pris racine pendant l’Ère des Luttes, et s’étant construite sur une civilisation Xenos morte depuis longtemps et d’une nature inconnue. Rendu stérile il y a plusieurs millénaires après une longue période d'instabilité tectonique et volcanisme, Isstvan V montrait encore des signes sensibles d’occupation Xenos originelle, en particulier dans les vestiges fragmentés de réseaux routiers s’étendant sur tout le continent, des structures en forme de barrages brisés sur des cours d’eau asséchés depuis longtemps et, surtout, quelques vestiges de macrofortifications. Ces carcasses vides et abandonnées étaient dépourvus de toute marque de fabrique ou de la preuve de la technologie de pointe qui avait sans aucun doute été utilisée pour les produire, mais la pierre artificielle moléculairement dense de leur construction est restée un témoignage du pouvoir et de l’art de leurs créateurs morts depuis longtemps. Ces tours et ces redoutes se tenaient silencieuses sur un monde froid et vide de vie, à l’exception d’une flore rustique et d’un paysage post-volcanique constitué de cailloux, de chaînes de montagnes irrégulières, de déserts de sable noir, de landes battues par les intempéries et quelques mers acides et enclavées d’eau sulfureuse. |
Il est important de noter qu’à ce stade précoce du grand conflit, l’ampleur et l’horreur de la trahison d’Horus n’avaient pas encore atteint leur paroxysme et que ses motivations et la profondeur meurtrière de son ambition n’étaient pas claires, tandis que l’Imperium croyait de tout cœur qu’il avait le dessus tant en puissance matérielle qu’en capacité. Il y en avait parmi les Loyalistes qui étaient encore complètement déconcertés par ce qui aurait pu déclencher la perfidie du Maître de Guerre, et dans les conseils privés de ceux qui étaient au courant - ce qui était encore loin d’être connu de tous - la flotte de punition était envoyée pour traduire les Traîtres en justice. Ils parlaient de dépression mentale ou de folie mégalomaniaque chez Horus, ou même d’un contrôle cancéreux d’une forme alien aussi horrible que les Khraves ou les Asservisseurs, ce qui étaient des supputations fréquentes quant aux raisons de cette trahison subite. Indépendamment de cette confusion quant à sa genèse, le jugement de l’Imperium devait être rapide et sauvage dans son exécution, et la rébellion d’Horus, ayant convaincu quatre Légions de Space Marine à rejoindre sa cause, fut jugée plus dangereuse que toutes celles qui l’avaient précédée pendant la Grande Croisade (et il y en avait même eu plusieurs), mais on pensait aussi généralement qu’Horus se contenterait de créer son propre empire en tant que rival du Trône. Bien qu’il s’agisse, rétrospectivement, d’une fausse supposition, avec cette hypothèse en tête, le choix de Isstvan - un système stratégiquement significatif, assis au confluent de plusieurs routes Warp stables connues, mais aussi très éloigné du siège du pouvoir de l’Imperium - comme base pour ce domaine renégat avait un certain sens. Tout comme la sagesse d’une attaque immédiate avant que la forteresse des Traîtres ne puisse être correctement établie.
Pour Ferrus Manus, l’absence des flottes des Légions Traîtres dans le système de Isstvan n’était pas tant une cause de suspicion qu’une opportunité à ne pas gâcher. Par la tentative maladroite de Fulgrim et de ses Emperor’s Children de convaincre Ferrus Manus à rejoindre la cause des Traîtres et la fuite de l’Eisenstein échappant à la trahison de Isstvan III, l’Imperium avait été mis au courant du complot du Maître de Guerre bien avant que l’Architraître ne soit prêt, et pour l’esprit sinistre du maître des Iron Hands, c’était une erreur que l’ennemi allait regretter. Le moment était venu de frapper avant le retour de la flotte ennemie et d’écraser la rébellion dans une seule attaque concertée. C’était un jugement partagé par beaucoup ; ils avaient surpris les préparatifs des Traîtres en désarroi - les dispositions du Maître de Guerre à moitié faites et ses défenses incomplètes. L’ennemi était vulnérable, du moins c’est ce que pensaient les Loyalistes.
L’éruption d’un si grand nombre de puissants vaisseaux de guerre dans l’espace réel à une telle proximité n’était pas quelque chose que l’on pouvait cacher à ceux qui étaient sur la planète. Ce qui importait, c’était la vitesse et la fureur avec lesquelles leur attaque serait lancée, et les Salamanders, la Raven Guard et les Iron Hands étaient déterminés à y répondre avec une force emphatique, tandis que sur la surface de la planète, un ennemi plus puissant que jamais - leurs propres frères - les attendait avec une détermination égale. En quelques minutes, des épées seraient tirées pour de bon contre des frères assermentés, et le sang coulerait non seulement au sein des Légions qui avaient trahi, mais par le fait de Légions entières de Space Marine contre d’autres jusqu’à leur destruction. Le cataclysme se déchaînerait et la guerre de l’Hérésie d'Horus commencerait vraiment.[100]
Revolutionibis orbium coelestium Isstvania Isstvan I Isstvan II Isstvan III Isstvan IV Isstvan V Isstvan VI Isstvan VII Isstvan VIII Isstvan Extremis Gamme d’Astéroïdes d'Isstvan |
Le Plan d'Attaque[modifier]
- « Par la tempête tissée, affolant la gyre, sous les ailes ombragées de l’enfer, ta mort viendra à toi. »
- - La malédiction du Roi Innommable.
Classification : Grade post-eschatologique
Maximus [Zone stérile/de guerre]
Données du système : ZD/8876//KHƩ
Grille stellaire : 17-CIC/LC-26
Segmentum : Ultra Obscurus
Notation : Déstabilisation géologique et atmosphérique étendue causée par l’agrégation d’épaves de vaisseaux incontrôlés, la rentrée dans l’atmosphère, les effets d’armes secondaires et la libération délibérée d’atmos-phages de stade apex.
++[Accès interdit sous ordre du conseil kttZ-838437340]+++
La décision d’une attaque immédiate et totale contre les positions des Traîtres sur la planète a été prise par Ferrus Manus. En tant que chef de guerre principal parmi ses compagnons Primarques de la première vague, le maître sombrement meurtri des Iron Hands ne s’est accordé aucun délai d’attente. Certains rapports qui ont survécu font état du fait que le Primarque des Iron Hands avait pris note du conseil de prudence de Vulkan qui était d’attendre le gros des forces Loyalistes avant de mener l’attaque et interpréta les doutes et le silence taciturne de Corax comme étant un accord à ce qui venait d’être dit, mais il est certain que Ferrus Manus avait rapidement établi des plans pour une invasion immédiate avant même de parvenir au système de Isstvan ; ses renseignements formulaient déjà une centaine de scénarios possibles d’attaque et de défense, avant de les affiner au fur et à mesure que les données de l’Ad Temperesta étaient reçues. La reconnaissance du vaisseau infiltré de la Raven Guard avait été minutieuse, identifiant la grande majorité de l’activité des Traîtres sur la planète comme étant limitée à une zone identifiée par les cartographes impériaux comme étant la région d’Urgall, comprenant un large plateau volcanique, traversé par une vallée en rapide diminution connue comme la Dépression d’Urgall. À la tête de cette dépression, à l’intersection du plateau, s’étendait une chaîne de collines rocheuses et de ravins en dents de scie, où les structures à demi accidentées d’un vaste réseau de forteresses d’origine préhumaine antique avaient été enregistrées par des cartographes impériaux des décennies auparavant. Ce sont ces ruines antédiluviennes que les augures à longue portée du vaisseau de la Raven Guard avaient identifié comme le lieu de l’activité des Traîtres, avec de nouveaux bastions et des tours de défense érigées par les Traîtres, en utilisant les remparts aliens érodés comme fondations, et ses corridors vides depuis longtemps comme des forteresses.
Avec la vaste étendue du plateau volcanique qui s’élevait derrière elle, et une propagation traître de gorges, de falaises et de ravins enchevêtrés de part et d’autre, la fortification constituait une position défensive formidable. La seule grande voie d’approche et d’attaque au sol de la forteresse fut l’étendue qui précédait la Dépression d’Urgall ; une friche rocheuse faite de sable volcanique noir et de maigres broussailles, d’une vingtaine de kilomètres de large au maximum, parsemée de roches amochées et pavée de pierre et de basalte. Cette défense naturelle avait été complétée par un réseau de tranchées et de positions fortifiées dont l’étendue ne pouvait être facilement déterminée à partir de l’orbite. Ailleurs dans la région, d’autres petits avant-postes avaient été identifiés, tandis qu’à l’extrémité arrière du Plateau d’Urgall, à une trentaine de kilomètres de la ligne principale de la fortification, à l’intérieur des limites caverneuses d’une gorge particulièrement profonde et haute, plusieurs signatures de réacteurs de blindés avaient été faiblement détectées, ce que les savants du Mechanicum considéraient comme le signe caché de Titans de Bataille, se dissimulant pour mieux attaquer.[102]
Incursion - Chute de la Planète : Moins de 7 en Heures Sidéral Terran[modifier]
- « Vous tiendrez la ligne, ou par la Gorgone, nous vous tuerons nous-mêmes ! »
- - Réponse sur Vox ouvert, chef Varnet, Legiones Astartes Iron Hands, aux supplications du 99e corps d’artillerie Yeoman d’Yndonic de battre en retraite après avoir subi 70% de pertes. Bataille d’Isan’uv’varna.
Par signal astropathique prédestiné, les forces de deux puissantes flottes de combat de Legiones Astartes, la Raven Guard et les Salamanders se sont arrachés du Warp presque à l’unisson à l’approche de Isstvan V ; un exploit des Navigators rarement égalé, et à leur tête était le Ferrum, le cuirassé de Ferrus Manus et son élite de la Légion des Iron Hands. L’armada des Space Marines transita aussi près que possible de la planète sur des vecteurs d’attaque convergents, et fonça immédiatement de toute sa poussée vers le bastion des Traîtres.
En réaction, une tempête de signaux et de signatures à la puissance flamboyante s’abattit sur la planète alors que les Traîtres se réveillaient pour la guerre, leurs systèmes d’alerte rapide réagissant soudainement face à l’incursion massive. Les missiles orbitaux s’élevèrent jusqu’à la position de tir à partir de lanceurs mobiles dissimulés dans les plaines désertiques de Isstvan, sillonnant le ciel sur des colonnes de feu, tandis que les escadrons de défense étaient envoyés à toute vitesse. Si un escadron pour un raid ou même un groupement tactique vengeur avait attaqué les Traîtres par un assaut opportun, cette explosion de puissance de feu aurait pu les détruire ou au moins prévenir un débarquement au sol, mais contre la puissance combinée de deux flottes de Legiones Astartes, plus le Ferrum en avant-garde, elle était presque inutile et fut balayée sans une seule perte pour les attaquants.
À travers ce barrage de tir impuissant, les navires de guerre Loyalistes s’élancèrent vers la haute atmosphère de la planète, l’aspect orné et sauvage des coques ciselées de bronze et d’émeraude blindées en forme de reptiles des Salamanders contrastait avec le noir sable des vaisseaux de la Raven Guard, plus sombre que le vide dans lequel elles volaient, et à leur tête, l’impitoyable pointe de fer barbelé du Ferrum, descendant comme une lance lancée par un dieu courroucé. Il ne s’agissait pas d’un simple bombardement depuis l’orbite, ni d’une destruction impersonnelle d’un monde à partir de la noirceur froide de l’espace, mais d’une invasion, d’une purge. L’ennemi serait affronté de front, lame contre lame, le sang des Traîtres coulant et la punition infligée face à face ; ce n’est qu’ainsi que la tache de la traîtrise serait effacée. L’honneur exigeait la confrontation, tout comme la caution, car Rogal Dorn avait ordonné la mort des fils égarés de l’Empereur pour leurs crimes et seul leurs cadavres pouvaient prouver que le châtiment avait été exécuté.
Dans le sillage des vaisseaux de guerre des Space Marines, les navires d’approvisionnement de la Légion arrivèrent, s’efforçant de suivre le rythme : transporteurs de troupes de l’Armée Impériale, macro-transporteurs remplis de blindés de guerre et de munitions, escortes de la flotte, vaisseaux de guerre du Mechanicum et une seule Arche-Titanicus rouge sang de la Legio Atarus, ces derniers ayant rejoint leur flotte quelques jours auparavant. Rarement, même au plus fort des conquêtes de la Grande Croisade, une force aussi puissante s’était rassemblée pour attaquer une seule cible géographique, mais une force plus grande n’avait pas encore été libérée, alors que les registres Empyrean des armadas étaient en train de préparer l’approche des quatre autres flottes des Légions attendues pour renforcer la force opérationnelle, à quelques heures à peine de là.[103]
La Première Vague[modifier]
- « Le héros a pour tombeau la galaxie entière. »
- - Extrait du Manuel Memoriam de l’Armée Impériale,
- Par la main de l’Itérateur Kha’rhy Rakal.
- - Extrait du Manuel Memoriam de l’Armée Impériale,
Chute de la Planète : Zéro en Heure Sidéral Terran[modifier]
- « Ce jour-là, nous avons vu que même les dieux pouvaient mourir. Rien ne fut plus jamais comme avant, ni pour les Primarques, ni pour nous ; ils étaient mortels après tout… »
- - Le témoignage de Cayveas Argo, Legiones Astartes Iron Warriors.
La fureur déchaînée de l’orbite avait suffi à déchirer l’atmosphère de Isstvan V comme la peau d’un fruit trop mûr. Une douzaine de Barges de Bataille et de grands croiseurs ne faisaient qu’un et frappaient la planète. Le ciel au-dessus de la forteresse d’Urgall était devenu une mer de feu et d’éclairs phosphorescents alors que des missiles pleuvaient contre une vingtaine de Boucliers Voids qui craquelaient et tonnaient contre les champs de puissance vacillants soulevés au-dessus des défenses. Ces barrières issue d’une science arcanique, aussi incroyablement résistantes qu’elles pouvaient l’être, n’étaient pas infaillibles, et ici et là elles vacillaient et diminuaient, tandis que ce qui était derrière elles fut soudainement sans protection et subit l’attaque. La terre se souleva, le sable trembla et les roches et les montagnes autour de la zone de feu se fissurèrent et se brisèrent. Mais à l’insu des assaillants, dans les jours qui précédèrent leur attaque, le Mechanicum Noir qui servait maintenant le Maître de Guerre, de concert avec le vil Fulgrim, avait travaillé sur un quasi-miracle de construction défensive dans la courte durée qui lui avait été accordé, et la majorité des forces renégates s’étaient abritées derrière des murs blindés ou s’étaient enterrés en profondeur sous le substrat rocheux volcanique résilient. Ailleurs, l’ennemi souffrit. Dans les plaines désertiques, les lanceurs mobiles de défense des Traîtres, qui luttaient pour se réarmer ou se redéployer, furent anéantis par un balayage, leur mort ardente envoyant de grands nuages de poussière dans les airs et plusieurs avant-postes et sous-forteresses éloignés, marqués comme cible pendant la veillée silencieuse de l’Ad Temperesta furent accablés et écrasés, leurs défenses étant bien moindres que celles de la forteresse d’Urgall.
Bien qu’elle n’ait pas réussi à briser les défenses de l’ennemi au niveau de la forteresse, la frappe orbitale rempli sa fonction première : elle occupa l’adversaire et l’empêcha de faire face à ce qui se passa ensuite. Juste après les macro-obus et les explosions d’énergie qui frappèrent Isstvan V, les Space Marines arrivèrent. Tout d’abord, des centaines de Modules d’Atterrissage et de barges d’assaut descendirent, tombant comme une pluie d’acier sur le monde, la cargaison mortelle du Ferrum étant la première à atterrir. Dans cette première vague d’assaut, ce trouvait Ferrus Manus lui-même, assoiffé du sang de ceux qui avaient trahi leur père. À moitié aveuglé et secoué par le barrage orbital et la tempête de radiations et d’éruptions statiques qui s’en suivit, les défenses aériennes des Traîtres furent lentes à réagir et gravement endommagées, mais le tsunami d’unités d’assaut qui arrivaient était telle que celles qui réussissaient à tirer vers le ciel ne pouvaient pas, dans de nombreux cas, échouer à trouver une cible, et de nouvelles explosions fleurirent dans la stratosphère, les traînées striées de débris incinérés en forme de comètes évoquèrent la mort de guerriers qui n’atteindraient jamais les sables noirs de Isstvan V vivants. Mais l’acharnement de cette première vague de frappe, ainsi que la précision et le timing avec lesquels elle fut exécutée, étaient tels que pour chaque Modules d’Atterrissage ou barges de débarquement détruit dans la descente, une douzaine ou plus atterrirent sur la planète intacte, déversant leur cargaison de Space Marine vers les lignes de défense des Traîtres les plus éloignées.
Les schémas d’attaque calculés avec précision par la Gorgone les avaient amenés jusqu’au bord des boucliers de la forteresse, et bien en avant de la zone de combat projetée et si soigneusement préparée au pied de la dépression par les Traîtres. Alors même que le ciel hurlait sous le poids d’une chute de métal et que la terre tremblait suite à une centaine d’impacts à l’atterrissage, les Astartes des Légions Renégates sortirent de leurs tranchées et de leurs bunkers pour trouver l’ennemi courroucé qui était déjà parmi eux. La bataille fut livrée de très près, un combat aussi sauvage et impitoyable que durant la Grande Croisade, frère contre frère, surhumain contre surhumain, sans quartier donné ou demandé. Les Bolters tonnèrent à bout portant, éclatant la céramite, les Épées Tronçonneuses hurlèrent, leurs dents projetant des étincelles sur les plaques d’armure ou mordant profondément aux coutures des tenues de combat et au niveau des cous, projetant des fontaines de sang. En quelques instants, il était évident qu’il ne s’agirait pas d’une bataille comme celles que les Legiones Astartes avaient livrées auparavant, car bien qu’elles soient très différentes en tempérament et en tradition, chaque Légion était l’égale des autres en termes d’armes et de capacités. Pourtant, même dans ces premières minutes, des centaines de guerriers moururent et dans le bourbier sanglant qui s’en suivi, le poids du nombre des Loyalistes ne comptait pas et la victoire ne fut remportée que par les plus sauvages et les plus favorisés par la fortune.
L’assaut de l’avant-garde avait fait son travail et dans les minutes qui suivirent, la force Loyaliste profita du répit qu’elle avait obtenu. À mesure que de plus en plus de Modules d’Atterrissage, des barges et des aéronefs arrivaient, les Loyalistes déployèrent la majeure partie des forces des Légions de la Raven Guard et des Salamanders dans la Dépression d’Urgall en ordre de bataille, force composée de dizaines de milliers de Space Marines. Se mettant rapidement en formation pour presser l’attaque, les Légions Loyalistes avancèrent au combat vers la ligne de front, à travers la forêt de Modules d’Atterrissage déjà vides, leur armure lourde et leur artillerie patientant déjà dans le ciel pour se déployer dans leur site d’atterrissage.[104]
Chute de la Planète : Plus de 0.7 en Heures Sidéral Terran[modifier]
- « La paix ? Il ne peut y avoir de paix en ces temps. Nous ne nous battons pas seulement pour la victoire, mais pour la survie, pour le contrôle du destin de l’humanité ! Il ne peut y avoir d’appel plus élevé, de cause plus grande et plus digne de sacrifice. Tout homme qui appelle à la paix est un ennemi au même titre que le traître qui cherche à vous tuer - traitez-les avec le mépris qu’ils méritent. »
- - Rogal Dorn, Primarque des Imperial Fists.
En moins d’une heure, les deux camps, Traître et Loyaliste, s’étaient pleinement engagés l’un contre l’autre avec une force meurtrière. Les formations d’attaque Loyalistes avaient réussi à se former selon le plan pré-bataille de Ferrus Manus. Face à eux, les murs de la forteresse, récemment agrandis, étaient parsemés de douzaines d’emplacements de canons et de meurtrières, de nids d’armements bruyants et de batteries d’armes lourdes, tandis que les renégats étaient dissimulés dans des abris et des revêtements, leurs chars super-lourds s’ajoutant à leur propre puissance de feu meurtrière qui accueillaient les assauts des Loyalistes. De plus, les troupes de l’Armée Impériale, fidèles à leur Maître de Guerre, furent impitoyablement utilisées comme boucliers humains et chair à canon, envoyés depuis les fortifications par centaines vers les canons des Loyalistes, où elles moururent sous des rafales de Bolters ou furent consumées par des rayons Volkite, leur vie dépensée rapidement et pour peu de bénéfice.
Attaquant vers le nord en direction de la forteresse, le flanc gauche des Loyalistes était composé par les importantes forces de la Légion des Salamanders. Ici, la topographie du champ de bataille offrait l’approche la plus régulière vers la forteresse, mais malgré tout, la plus grande concentration de tranchées creusés en zigzag et de redoutes avait été construite pour bloquer une telle approche. Ces défenses furent à leur tour gardées par des centaines de guerriers de l’amère et tenace Death Guard, et les Salamanders furent forcés de se battre pour chaque pouce de terrain.
Avec leur Primarque Vulkan à leur tête, les Salamanders transformèrent les tranchées devant eux en une rivière de feu les unes après les autres, tandis que la Death Guard répondait avec ses propres flammes. Cependant, au-dessus de cette zone de guerre se profilait une menace bien plus terrible, la sombre masse colossale du Dies Irae, un Titan de classe Imperator de la Legio Mortis, et l’une des machines de guerre les plus puissantes jamais fabriquées par la main de l’Homme. Accompagné d’une escorte de Titans Warhounds, son armement d’une puissance apocalyptique dépassait largement tout ce qui se trouvait sur le champ de bataille, et il consumait des centaines de Légionnaires Loyalistes à chaque tir de ses armes, et menaçait même les zones de débarquement, détruisant les Stormbirds et les Thunderhawks avec une aisance méprisante alors qu’ils descendaient en rase-mottes pour dégorger leur cargaison.
Sur le flanc droit se trouvait un labyrinthe de piles de roches brisées, des collines en crête et des impasses de plus de quatre kilomètres de large que plusieurs compagnies des Sons of Horus avaient choisi comme terrain de combat et fortifié avec des lignes de défenses Aegis, des pièges à barbelés et des bastions préfabriqués. Connaissant parfaitement leur habileté pour les manœuvres et la fluidifié, c’est sur ce flanc que le plan de Ferrus Manus avait engagé l’essentiel de la Raven Guard, et dans ce lieu, une bataille anarchique se déclencha, faites de frappes et de retraite dans les ombres de la Raven Guard et de la furie soudaine et les tactiques vicieuses des Sons of Horus. Au-dessus de l’enchevêtrement des canyons et des terrains meurtriers, Corax et ses compagnies d’assaut s’élancèrent avec leurs Réacteurs Dorsaux, décapitant et démembrant de nombreux ennemis tel un rapace frappant d’en haut, mais les fils de l’Architraître se battirent avec une arrogance acharné, toujours mortelle en contre-attaque.
Au centre de la ligne, là où le feu ennemi était le plus intense, le plus infatigable et le plus bruyant, se trouvait Ferrus Manus. La Gorgone mena un détachement de Terminators du Clan Avernii, comptant un millier de guerriers au début de l’attaque, tandis qu’autour de lui se ralliaient les survivants de l’avant-garde et six manipules des Automates de Bataille de la Légion Iron Hands, qui avaient été amenés pour renforcer son avancée. Le Primarque écrasa et tua avec ses mains en argent, déchiquetant l’ennemi avec une rage froide et inhumaine contre laquelle même la Legiones Astartes ne pouvait faire face. Là où la Gorgone frappait, les guerriers des Sons of Horus et des Emperor’s Children tombaient devant lui. Tandis que le Primarque courroucé continuait à avancer, ses Légionnaires vêtus de fer noir le suivaient implacablement à travers une grêle incessante de tirs d’obus, comme s’ils faisaient face à une tempête, abattant ou écrasant tout ce qui se trouvait à portée de tir.
Plus près de la forteresse, la résistance ennemie se raidit, et à l’ombre des canons des Traîtres, les Iron Hands rencontrèrent pour la première fois les Légionnaires des Emperor’s Children sur lesquels un changement choquant et cauchemardesque s’était opéré. Leur panoplie de guerre, autrefois parfaite, était maintenant défigurée et dégradée, des peaux humaines pendaient autour d’eux comme des décorations de carnaval, et sur leur propre chair ils avaient subi de terribles mutilations et ils hurlaient d’extase alors même qu’ils étaient mis en pièces ou coupés en morceaux. Parmi eux se trouvaient d’autres Emperor’s Children, chacun portant d’étranges armes soniques dont les notes discordantes pouvaient déchirer le sol et fendre l’air, et tuer même ceux protégé par l’inviolable Armure Terminator. Mais même ces ennemis étranges et terribles ne pouvaient pas faire céder les Iron Hands, et pourtant ils arrivèrent un moment, bien qu’étant de moins en moins nombreux à chaque minute qui passait.
L’avancée implacable de Ferrus Manus et de ses guerriers n’a pas non plus été vaine. Sur le champ de bataille, le Primarque s’était tracé un chemin sanglant, et derrière les Iron Hands, les imposants blindés de la Légion du deuxième débarquement se regroupaient et commençaient à avancer pour soutenir l’assaut, envoyant vague après vague des roquettes et des obus de Basilic par-dessus la tête des Loyalistes pour frapper la forteresse elle-même. Ils prenaient le relais alors même que le bombardement orbital s’était atténué pour éviter le risque de frapper les leurs. D’autres gains durant l’attaque des Loyalistes furent obtenus lorsqu’une formation de fer de lance formée de trente Land Raiders et Spartans de la Légion des Salamanders se forma et concentra sa puissance de feu de lascannon, prenant au piège le Dies Irae dans une toile de lumière brûlante. La férocité de cet ouragan d’énergie fut telle que le puissant Titan Imperator dut se replier partiellement dans l’ombre de la forteresse extraterrestre pendant que ses Boucliers Voids se rechargeaient, son armure luisante d’un rouge de braise, et laissant un de ses Warhounds d’escorte détruit et en flammes derrière lui.
Peu de temps après, les derniers débarquements de l’Armée Impériale Loyaliste arrivèrent, et des compagnies blindées entières de Chars Malcador et Baneblade se mirent à rugir, certains rejoignant les tirs contre la forteresse, d’autres se dispersant pour attaquer des cibles secondaires réfugiées le long des parois de la crête des falaises limitrophes de la Dépression d’Urgall. Le tonnerre et les secousses de tant de munitions déchaînées dans un espace si confiné ébranlèrent la terre et projetèrent de grandes rafales de sable noir comme si elles étaient projetées par une tempête. Le tumulte était tel que des dizaines d’auxiliaires humains, pourtant endurcis comme par les guerres de la Grande Croisade, se mirent à trembler d’impatience, se mirent à genoux, paralysés de terreur, ou devinrent fous et abattus par leurs supérieurs, de peur qu’ils ne mettent en danger leurs camarades.
Lentement, inexorablement, le front des Traîtres commença à s’incliner dangereusement en arrière.[105]
L’atterrissage dans la zone d’assaut fut un véritable enfer, un enfer comme je n’en avais jamais vu auparavant. Rien de comparable à ce qu’aucun d’entre nous n’avait vu auparavant, je suppose. La Légion combattant une autre Légion pour la première fois, notre ennemi était nous-mêmes, dans ce que nous avions de pire. Nos propres péchés venaient nous réclamer.
Mon équipe a eu l’honneur de faire partie du contingent de la Raven Guard de la première vague d’assaut, l’avant-garde. Notre détachement devait être dirigé par Ferrus Manus en personne et notre objectif était les lignes de défense situées juste au pied de la ligne de fortification ; si nous avions été plus près, nous nous serions heurtés à leurs Boucliers Void. Nous avions une seule tâche : prendre d’assaut la ligne, occuper l’ennemi pendant que le gros des troupes arrivait derrière nous, puis se replier ; concentrer leur attention sur nous, concentrer leurs canons. Ce n’était pas une mission avec de grandes chances de survie, mais nous nous sommes portés volontaires - nous l’avons tous fait - de sorte que le Seigneur Corax lui-même a dû tirer au sort, pour savoir lequel d’entre nous combattrait en avant-garde, et lequel se déploierait avec le gros de la Légion.
Je n’ai jamais participé à plus de trente-trois assauts parachutés dans des zones hostiles, mais rien de tel ; ni les Orks à Belfagor, ni les Dissidents Terocrati à Lux Majoris, les pires que j’ai vus, n’ont égalé la fureur qui nous a accueillis ; c’était comme tomber dans un mur de tirs d’obus, même avec la suppression orbitale devant nous. Je ne sais pas combien de Modules d’Atterrissage ont été pulvérisés avant de pouvoir atterrir, et sans les Deathstorm, nous ne serions pas sortis vivants de la zone de crash.
Le module de mon escadron avait été déviée de sa trajectoire par la DCA et nous sommes tombés brutalement, à moitié enterrés dans le mur latéral d’une redoute de tranchées, et nous avons essuyé des tirs avant même que les portes ne soient dégagées. Nous sommes sortis en tirant à pleine puissance dans une grêle de Bolts et en quelques secondes, nous étions au milieu d’eux ; les Emperor’s Children, mais pas comme je m’en souvenais. Ils avaient changé, s’étaient déformés. Leur armure était maculée de suie et de sang séché, et certains portaient des colliers d’os et des trophées comme des chasseurs de têtes tribaux. Ils nous criaient dessus, riaient alors même que nous les écrasions, on pouvait même l’entendre au-dessus du grondement des tirs - le rire - amplifié par leurs casques d’une manière ou d’une autre, cela sonnait faux… insensé.
Il ne s’agissait plus que de tuer, de survivre ; il n’y avait plus de place pour la manœuvre, plus de place pour la tactique. Leur armure était aussi bonne que la nôtre, nos armes correspondaient, c’était de l’attrition sanglante, pas d’avantage, pas de quartier, pas de répit, seulement mourir. En quelques minutes, nous n’avions plus d’obus, il fallait alors les ramasser sur les morts si possible et continuer à se battre.
Mon escadron s’est frayé un chemin ; cinq sont tombés, cinq se battent encore. Nous, les survivants, nous sommes dirigés vers les canons de DCA que nous avions repérés depuis l’orbite - à l’abri sous les boucliers, mais pas du sol, pas de nous - rien ne comptait plus, mais le temps jouait contre nous, nous avions remué le nid de frelons. Nous avons touché trois sentinelles, arraché les raccords d’une batterie Icarus, mais c’est tout, ils étaient sur nous, sortant des bunkers, jaillissant des tunnels des tranchées. Par centaines, par milliers, ils nous attendaient. L’armée impériale… une fois, à moitié folle, les légionnaires avec eux, les Sons of Horus je crois, les poussant avec des fouets comme des esclavagistes.
J’ai appelé au repli, mon sergent était mort et j’étais le suivant dans la chaîne de commandement. Frapper et se replier, tels étaient nos ordres, la façon de faire de notre Légion. Le ciel était noir de vaisseaux et d’atterrisseurs - nous avions fait ce que nous pouvions pour eux. La horde nous suivait comme une marée. Mon escadron était en vue du fer de lance des Iron Hands lorsque la chair à canon des Traîtres nous a rattrapés et submergés.
Je me noyais dans les corps, frappant à gauche et à droite avec mes poings, écrasant les crânes, faisant éclater les os, mais ils étaient si nombreux, si damnés. Mon armure tombait en panne, les articulations étaient bloquées par le sang et les éclats d’obus, l’un d’entre eux a coincé une mitrailleuse en plein contre mon plastron, a tiré et mes Autosens se sont éteints. Ils me pesaient, une centaine de poings s’abattaient sur moi, les lames s’entrechoquaient, cherchant un moyen d’entrer.
Puis vint le feu. C’était les Avernii, les Iron Hands Avernii les brûlaient, les brûlaient dans notre dos. Le feu m’a submergé et je l’ai senti me frapper à des centaines d’endroits où mon armure avait été percée, mais je l’ai supporté, pas les humains. Les cendres de leurs corps me recouvraient comme de la boue séchée. Elles ont craqués et se sont brisés comme du bois flotté lorsque je me suis relevé, je n’oublierai jamais ce bruit. Je l’entends dans mes rêves.
Mon Armure Énergétique était mortellement compromise, j’ai dû détacher l’unité d’alimentation et retourner vers les lignes pour me réapprovisionner. C’est ainsi que j’ai survécu ; après m’être réarmé, j’ai combattu avec l’arrière-garde pour défendre la zone de largage et j’ai pu rejoindre le Seigneur Corax. Personne n’a survécu à ceux qui ont pris d’assaut les lignes de la forteresse vers la fin. De tout l’escadron j’étais le seul à avoir survécu, j’étais le dernier.
Le chronographe de mon armure avait fondu sous les tirs de flammes des Avernii. Je ne l’ai remarqué qu’après coup. Sept minutes. Tout ce que je vous ai dit s’est passé en sept minutes, tant de morts en si peu de temps, et tant d’autres choses à venir. »
-Extrait du témoignage sous serment de Jaquos Zanak, Légionnaire Vétéran, 5e Escadron de Frappe, 19e Compagnie de Combat, Légion Raven Guard, affecté à l’assaut de l’avant garde sur Isstvan V.Chute de la Planète : Plus de 1.3 en Heures Sidéral Terran[modifier]
- « L’avant-garde de l’ost loyaliste entre en contact avec les forces traîtresses. Les Loyalistes ne peuvent se permettre de ralentir leur avancée, tandis que les Traîtres doivent contenir l’assaut.The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - Legendary Mission - The First Wave (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)</ref> »
Comme si elles sentaient le dangereux élan des Loyalistes, les forces renégates se précipitèrent pour contre-attaquer et les Primarques traîtres se rendirent sur le terrain. Sortant de la forteresse, Angron, assoiffé de sang et rugissant comme une bête d’un âge perdu et terrible, mena une charge qui frappa le front Loyaliste comme un coup de marteau, repoussant les Iron Hands au centre et la Raven Guard sur le flanc droit, les forçant ainsi à s’éloigner. Il se jeta ensuite sur la Raven Guard avec ses World Eaters pour un grand massacre, ses Terminators se déchaînant librement avec de grandes Haches Tronçonneuses dans leurs mains à travers le chaos, sans se soucier de qui ils tuaient, ami ou ennemi. Sur le flanc gauche, de grands nuages ou un brouillard empoisonné balayèrent les tranchées, dissolvant la chair à travers la moindre brèche dans les Armures Énergétiques, et la venue de Mortarion le Faucheur fut annoncée par les cris étouffés provoqués par des morts hideuses.
Avec sa faux, le Primarque de la Death Guard trancha les Salamanders se trouvant au travers de son chemin et même les solides Dragons Ardents ne purent arrêter sa sombre progression, bien que par leur habileté martiale et leur sacrifice, son compte de massacre fut tenu en échec. Alors même que l’attaque des Loyalistes stagnait, d’autres troupes renégates apparurent : des Sons of Horus, des Ravageurs Catuléens et des Terminators Justaerin, menés par le redouté Abaddon, contre-attaquèrent à travers le champs de bataille avec une inlassable sauvagerie, tandis que d’autres escadrons de soutien lourd des Traîtres semblaient encercler les collines extérieures de la dépression, établissant des feux croisés implacables, qui ne purent être combattus que par les ailes d’attaque des Javelins et des Storm Eagles, ou détruits par les rayons annihilants des chars super-lourds Glaive de la Légion des Salamanders qui avaient pris pris position sur les flancs des forces Loyalistes en marche. Des aéronefs de combat, libérés de leur cargaison de Légionnaires et de machines de guerre, entreprirent des attaques désespérées et presque suicidaires, balayant en rase-mottes la tempête de feu, les armes tirant à plein régime, dans l’espoir de renverser le cours de la bataille. Beaucoup finirent déchiquetés dans le ciel comme des météores en feu.[107]
Chute de la Planète : Plus de 1.6 en Heures Sidéral Terran[modifier]
La bataille se transformant en une impasse sanglante fait de carnage et de tempête d’obus, les auxiliaires de la flotte se déployèrent enfin sur le site de d’atterrissage maintenant débarrassé des Modules d’Atterrissage de la Légion. Des unités de l’Armée Impériale, des régiments d’infanterie lourde, des compagnies d’artillerie et des détachements de chars super-lourds se déversaient, mais l’espace dans lequel ils entraient étaient à présent très restreint - le sol entre le site d’atterrissage et les lignes de front était devenu un bourbier de débris enflammés et de corps brisés - et la pression était telle que tout missile ou obus ennemi tiré touchait une cible. C’est à ce moment de confusion et de discorde au sein de l’échelon arrière des Loyalistes qu’un signal caché fut envoyé à des bunkers dissimulés. Des redoutes s’ouvrirent dans les sables noirs sous les pieds des Loyalistes, et les escadrons suicidaires de la Death Guard et des World Eaters sortirent de leur cachette pour semer le chaos. Les embuscades des Traîtres furent repoussées ou du moins contenues par les Loyalistes, mais là où des attaquants émergèrent au milieu des rangs de l’Armée Impériale, il n’y eut que des massacres. De simples humains, aussi bien entraînés ou bien équipés soient-ils, s’avéraient aussi impuissants que des enfants devant des loups affamés.[108]
Chute de la Planète : Plus de 2.2 en Heures Sidéral Terran[modifier]
- « Lorsque la bataille fut pleinement engagée entre les forces du Maître de Guerre et la première vague d’assaut des Loyalistes, un combat titanesque comme on n’en avait jamais vu auparavant éclata sur Isstvan V. Des dizaines de milliers des meilleurs guerriers surhumains de l’Empereur se déchirèrent à coups de feu, de lame, de souffle et d’obus sur un front de bataille d’un peu plus de vingt kilomètres de large. Le résultat est un abattoir anarchique dans lequel un carnage inimaginable a été semé.[109] »
Là où un camp perdait du terrain à un endroit, il en gagnait un autre ailleurs, et les lignes de bataille se déplaçaient encore et encore, sans qu’aucun gain concret ne soit acquis dans le sillage d’une telle destruction causée par les deux armées. Les sables noirs devenaient rouges de sang. Des dizaines de milliers de Space Marines avaient péri après un plus de deux heures de bataille, un cataclysme jamais vu auparavant dans un conflit ouvert, et des dizaines de milliers d’autres combattaient, étaient brutalisés et blessés.
Dans de nombreuses zones du champ de bataille, le ravitaillement ne pouvait atteindre les combats que grâce à la force des armes et aux tirs d’artillerie incessants et contre tirs. Dans ces zones, les Épées Tronçonneuses avaient été brisées, les grenades étaient épuisées depuis longtemps et les Bolters étaient à sec. De part et d’autre, soit on s’emparait des armes des morts baignant dans le sang et la terre pour que les tueries puissent se poursuivre, soit on se battaient avec les mains gantelés, soit ont frappaient les ennemis avec des armes vidées, comme des massues en métal. Aucun des deux camps n’était prêt à céder du terrain, la mort était partout. La bataille faisait rage.
Alors que le massacre sur le chemin vers la forteresse se poursuivait sans relâche, à l’extrémité arrière de la Dépression d’Urgall, une vaste masse cramoisie s’était lentement avancée, avec des batteries anti-aériennes noircies sur les côtés de ses blindages cylindriques. C’était un manipule de combat de la Legio Atarus, surnommée les Tisons, sortant de ces macro-atterrisseurs. Son arrivée pouvait être senti par la chaleur qu’elle dégageait à travers la tempête de poussière soufflée de la plaine du désert. La Legio Mortis s’approchait aussi, et au niveau de leurs pieds colossaux avançaient des dizaines de Chars Predator, de chasseurs et de Motojets provenant des Légions des Sons of Horus et des World Eaters. Les augures montrèrent que la Legio Atarus était en sous nombre et surclassé ; deux Reavers et trois Warhounds des Tisons contre un Warlord, deux Reavers et un Nightgaunt en tant que Titans de Bataille et deux Titans éclaireurs Warhounds en soutien aux Têtes de Mort. Pour faire face à la masse d’unités blindées et d’attaque rapide de la Légion qui se déplaçaient rapidement, les Tisons n’avait que le soutien de la Legio Cybernetica et d’un escadron d’appui blindés du Mechanicum. Les calculs froid du Mechanicum estimèrent la probabilité de survie à moins de 13% dans leurs communications codées avec la Gorgone, qui approuva leur décision d’attaquer directement l’ennemi, plutôt que d’attendre et de subir l’attaque.
Pour la Legio Atarus, la chance d’attaquer leurs anciens frères de la Legio Mortis n’était pas seulement mu par le désir de ceux qui étaient restés fidèles pour punir le Traître, mais le point culminant d’une rancœur de longue date qui avait ses racines des décennies avant ce jour. C’est donc avec une juste colère que les Titans des Tisons firent retentir leurs grandes sirènes et chargèrent dans la bataille contre leur ennemi, devenant ainsi la première Legio Titanique Loyaliste à tirer la lame contre une Legio Renégate dans la guerre de l’Hérésie d’Horus. La bataille qui suivit fut brève mais brutale, la Legio Atarus attaquant en plein dans la masse de l’ennemi, déterminée à infliger autant de dégâts que possible plutôt que de se battre pour l’avantage tactique ou même pour la victoire. Ainsi, ils réussirent à détruire le Titan Warlord Breath of Thunder du Seigneur de Guerre de la Legio Mortis, le Princeps Marakaru du Reaver Red Naga donnant le coup de grâce au Titan renégat avec son Gantelet Énergétique, avant que son propre cœur de réacteur ne soit percé par un tir vengeur de la Legio Mortis, ce qui entraîna l’immolation du Red Naga et d'une dizaine de chars ennemis dans l’explosion qui s’en suivi.
Au prix de leur propre destruction, la contre-attaque de la Legio Atarus neutralisa efficacement le contingent secondaire de la Legio Mortis. Les survivants durent battre en retraite avec de lourds dégâts et ne joueront plus aucun rôle dans la bataille. La force sur le flanc de la Legio Renégate, retardée et malmenée, fut alors systématiquement détruite par un groupe blindés d’Iron Hands qui, n’ayant pas pu se rendre au front à cause de la pression des débris et des véhicules, avait été redéployé sous les ordres de Ferrus Manus pour défendre le site d’atterrissage contre une éventuelle attaque. La compagnie blindée des Iron Hands attaqua, les piégeant entre les canons des défenseurs du site d’atterrissage et la violente tempête atomique du Titan-mort dans la plaine désertique derrière eux. Les derniers Motojets renégats, secoués par l’assaut des Iron Hands, tentèrent de se mettre à l’abri dans les débris des Titans qui brûlaient, mais ils furent traînés au sol et démembrés par les derniers Automates de Bataille de la Legio Atarus, implacable dans leur colère et fidèle au-delà de la mort de leurs maîtres.[110]
Répit dans la Chute de la Planète : Plus de 2.8 en Heures Sidéral Terran[modifier]
À la fin de la troisième heure de la bataille, le simple poids de l’attrition avait commencé à séparer les deux belligérants. Les pertes des deux côtés étaient épouvantables, peut-être jusqu’à 40 %, d’après certaines estimations de mi-bataille, alors que les canons lourds des Loyalistes qui n’avaient pas été attaqués déversaient un torrent de feu continu. Même Mortarion et Angron avaient été repoussés. De même, les Salamanders et la Raven Guard avaient commencé à se replier du front pour se reformer et se réarmer, ayant dépensé toutes leurs munitions dans la féroce bataille. Seul Ferrus Manus et les restes de ses Iron Hands ne se retireraient pas, ne cédant pas un pouce de terrain pour lequel lui et sa Légion avaient saigné.
L’ampleur du massacre était inimaginable et les tactiques n’avaient plus aucun sens ; le pouvoir suffisant pour conquérir des systèmes stellaires entiers avait été libéré dans un espace d’à peine vingt kilomètres de largeur, et tout avait été détruit, ne laissant que débris et ruines sanglantes dans son sillage. Mais, qu’est-ce qu’il avait accompli ? Oui, les Loyalistes avaient sécurisé leur zone de débarquement et faits de grandes entailles dans les lignes de défense des Traîtres, ils avaient chassé l’ennemi des collines environnantes et empêché la Legio Mortis d’attaquer par les flancs, mais ils n’avaient pas atteint leurs objectifs stratégiques. La forteresse tenait toujours, l’ennemi était toujours retranché et ses canons n’avaient pas été réduits au silence.
Des formes étranges prenaient aussi leur place parmi les lignes des Traîtres : des machines de guerre d’origine inconnue, sombres et enveloppées d’un voile mystérieux, des être biscornus portant des haillons en lambeaux, des guerriers dans des Armures Énergétiques portant les couleurs des Légions Renégates, mais avec des plaque de guerre avec des pointes, ornée de trophées ensanglantés, les rendant aussi étranger qu’un ennemi de la Grande Croisade. La bataille était suspendue sur le fil d’un rasoir, car chaque guerrier savait que la mort l’attendait, insensible et certaine, car ici les demi-dieux marchaient comme des anges exterminateurs et la fureur de tous les arts sanglants de l’Humanité se déchaînait. Tout le monde savait, aussi inimaginable que le carnage ait déjà été, que le pire était encore à venir avant la fin.
Et puis ils sont arrivés…[111]
Massacre[modifier]
- « Seul, un Légionnaire est un ennemi redoutable comme l’est le loup pour le mouton. Plusieurs Légionnaires, liés par des liens d’une loyauté inébranlable, est une force qui peut éteindre les étoiles et secouer les cieux. »
- - Lorgar Aurelian, Primarque des Word Bearers.
Chute de la Planète : Plus de 3.4 en Heures Sidéral Terran[modifier]
- « Avec l’arrivée de leurs supposés renforts, le destin des Loyalistes est scellé : leurs alliés attaquent vicieusement leurs zones de débarquement et la bataille se transforme en pur meurtre, en destruction systématique d’un ennemi largement supérieur en nombre et débordé, et c’est ainsi que ce jour sombre restera à jamais dans l’infamie sous le nom de Massacre du Site d’Atterrissage.[112] »
Encore une fois, le ciel s’obscurcit lorsque des centaines d’atterrisseurs orbitaux, de Thunderhawks, de Stormbirds et de Deathclaws descendirent de l’espace sur des panaches de feu. Scintillant, bleu aqueux, bleu sombre, gris granit, bleu de minuit, l’armada aérienne portait les marques des Iron Warriors, des Night Lords, des Word Bearers et de l’Alpha Legion. Le pouvoir de ces quatre Légions, qui avaient déjà écrit leurs propres redoutables légendes martiales à travers les annales de la Grande Croisade, apporterait la mort d’une faction et le salut de l’autre, et la cruauté de cette vérité serait prouvée dans quelques minutes seulement.
Avec la rapidité et la précision réalisable seulement par les Legiones Astartes, les nouveaux arrivants se déployèrent rapidement, envoyant des détachements en avant et la majeure partie de leurs Légions pour créer un deuxième site d’atterrissage au sud du premier. Avec ces dispositions, l’Alpha Legion, semble-t-il, renforça le flanc gauche et les Word Bearers le flanc droit, tandis que les Night Lords se divisèrent et encerclèrent le périmètre de la zone de guerre. Les Iron Warriors touchèrent terre directement derrière les positions les plus reculées de l’Armée Impériale au bord de la plaine, et commencèrent immédiatement à déployer des bastions blindés et des lignes de défense, liant leurs propres véhicules d’atterrissage et de siège personnalisés dans une fortification imprenable à une vitesse effrayante. Cette seconde forteresse, faite de plaques de blindage, était placé de telle manière à ce que les Loyalistes se trouvaient entre elle et la forteresse d’Urgall. Derrière elle, de nouvelles forces issues des nouvelles Légions arrivèrent, créant leurs propres fortifications et se préparant pour la bataille.
Il est tenu par certaines sources que, à l’arrivée des quatre nouvelles Légions, Corax, le Primarque habituellement taciturne de la Raven Guard, fut le premier à appeler à un retrait pour laisser s’engager les nouveaux venus. Sa Légion avait beaucoup souffert de la bataille, comme tous les combattants, et il n’avait aucun désir de gaspiller d’autres vies dans l’attrition inutile, alors que des forces plus fortes et fraîches pouvaient prendre le devant de la scène. Vulkan des Salamanders était également en faveur d’un regroupement, sa Légion ayant pris part aux plus impitoyables et plus sauvages combats contre la Death Guard. Les sombres armes de la XIVe Légion avaient fait un grand nombre de victimes et presque tous les guerriers de Vulkan avaient été blessés par les affrontements, leurs munitions presque toutes épuisées.
Ferrus Manus, cependant, ne fit rien de tout cela. Pour lui, la retraite était impensable et une enclave de Loyalistes s’était formée autour de lui, sans tenir compte de ce fait. Ses Iron Hands étaient maintenant dangereusement séparées des lignes Loyalistes par la marée de la bataille. Il ordonna à ses propres forces non seulement de tenir le terrain, mais de continuer à avancer, alors même que Corax ordonnait à sa Légion de se replier sur le site d’atterrissage pour faire de la place aux nouveaux venus, et Vulkan et ses Salamanders commencèrent lentement et délibérément à en faire autant. Il y a des rapports non confirmés que ce qui a tant provoqué la colère de la Gorgone et l’a poussé contre toute raison à avancer était la vue chez l’ennemi de Fulgrim, Primarque des Emperor’s Children. Ami d’autrefois, aujourd’hui ennemi le plus détesté, à la vue d’un Fulgrim railleur, la rage de Ferrus Manus explosa, et il se sépara de ses propres rangs pour se battre avec son compagnon Primarque, cherchant à tuer le Phénicien et à mourir pour avoir sa revanche, peu importe le prix. Les rapports de ceux qui devaient survivre à ce qui allait suivre racontent l’histoire des deux demi-dieux s’échangeant des coups terribles sur un monticule de morts et de mourants, les rires moqueurs de Fulgrim résonnant avec une clarté impossible dans le vacarme d’une bataille effrayante. De ce qui s’ensuivit, peu de choses peuvent être dites avec certitude si ce n’est qu’à ce moment-là, alors que la cause des Traîtres semblait perdue, une seule grande fusée s’éleva du donjon noir du Maître de Guerre, son éclat baignant le champ de bataille dans une lueur vive et sanguinaire. Le piège avait été tendu, les coups les plus cruels tombèrent.[113]
Chute de la Planète : Plus de 3.9 en Heures Sidéral Terran[modifier]
- « J’étais là, à la Dépression d’Urgall, lorsque la deuxième vague a basculé. Lorsque les Word Bearers ont ouvert le feu sur nous, je suis resté bouche bée pendant ce qui m’a semblé être une heure entière, alors qu’en réalité, seules quelques secondes ont dû s’écouler. En l’espace de ces quelques instants, des instants qui allaient tout changer, à jamais, toute mon escouade a été massacrée autour de moi. D’une manière ou d’une autre, les obus et les tirs d’énergies me dépassèrent, me laissant debout parmi les morts brisés, brûlés et déchirés. Puis le sort a été rompu, la clameur de la trahison s’est abattue sur ma conscience, un obus de Bolter a frappé ma tempe gauche, colorant ma vision en rouge sang. Et c’est alors que le massacre a commencé. »
- - Légionnaire Dyisonus Ghry, 3e bataillon d’assaut, Raven Guard Legiones Astartes, écrits du massacre du site d’atterrissage d’Isstvan V, 019.M31.
Depuis ce jour sombre, il y a eu des objections et des demandes quant au déroulement exact des événements qui suivirent, comme sur le Traître qui le premier montra son vrai visage, ou où la première lame perfide frappa, mais les récits des quelques survivants Loyalistes de la surface de la planète s’accordent à dire que c’est lorsque les membres de la Raven Guard s’approchèrent d’assez près des Word Bearers pour les dévisager et en appeler certains par leur nom que débuta la tuerie. Tous, les quatre Légions nouvellement arrivées, jurèrent leur loyauté envers l’ennemi et rejetèrent leur allégeance envers le Trône de Terra, déclarant leur trahison avec la voix tonitruante de cent mille canons. Le carnage fut immédiat et total.
À bout portant, les Légionnaires sans méfiance des Salamanders et de la Raven Guard furent abattus par centaines par ceux qu’ils croyaient être leurs frères. Les chars d’assaut et les Dreadnoughts qui avaient survécu à la tempête de trois heures du combat le plus infernal que les Legiones Astartes aient jamais vu ont été pris dans un blizzard de tirs de missiles et de lascannons de ceux qu’ils espéraient être leurs alliés, leurs explosions enflammant le long de la ligne de bataille des Loyalistes. Les Night Lords ratissèrent le ciel, faisant pleuvoir de la phosphex et des armes à sous-munitions, leurs Raptors hurlants les suivant dans leur sillage, tandis que sans prévenir, l’Alpha Legion se trouva au sein des Apothecarions se trouvant à l’arrière, assassinant avec efficacité, tandis que leurs blindés rapides et leurs escadrons mécanisés encerclaient les Salamanders avant de les massacrer avec une précision chirurgicale. De derrière les emplacements revêtus d’acier des Iron Warriors, l’artillerie tant vantée de la IVe Légion tira, leurs canons de siège des Whirlwinds Scorpius et Minotaurs dévastant les bataillons étourdis de l’Armée Impériale et ravageant les zones d’atterrissage de la première vague, pendant que leurs Chars Cerberus et Typhon avançaient pour déchiqueter les chars super-lourds de l’Armée Impériale à bout portant.
Ferrus Manus tomba, tué par le traître Fulgrim, alors qu’à partir de l’ancien front brisé de la forteresse, un grand hurlement de triomphe s’éleva, et de nouveau les chiens de guerre du Maître de Guerre foncèrent sur le champ de bataille ; le berserk Angron et Mortarion, le spectre de la mort, menèrent à nouveau leurs Légions vers le bain de sang pour se rassasier, et enfin Horus lui-même sortit de son donjon noir, menant ses guerriers pour écraser sous leurs pieds les restes battus des soldats du Clan Avernii du Primarque mort. Le Dies Irae, qui les dominait tous, ses sirènes de guerre assourdissantes sonnant le glas des Loyalistes, revint une fois de plus, ses grands canons se dirigent vers les chars qui l’avaient déjà blessé, les envoyant dans l’oubli.
Trahis, dépassés en nombre et piégés, les Loyalistes d’Isstvan V n’avaient aucun espoir de salut ou de victoire. Des milliers d’entre eux tombèrent dans les premières secondes du massacre, mais il en restait encore d’autre milliers, et dans le cœur des Salamanders, de la Raven Guard et des Iron Hands survivants, la haine outragée se transforma en sauvagerie. Ils combattirent jusqu’à leur dernier souffle, jusqu’au dernier obus et à la dernière goutte de sang, ils combattirent comme les héros légendaires d’autrefois et ils ne chancelèrent pas. Mais ce n’était plus une bataille, c’était une extermination. Là où l’on avait ordonné l’assaut, il y avait maintenant une indescriptible boucherie, une mêlée tourbillonnante au cours de laquelle les corps étaient déchirés, démembrés, souillés, et les Traîtres tombèrent sur ceux qui restaient, comme des bêtes frénétiques, avec le rire des dieux assoiffés.
Le Primarque des Iron Hands fut le premier de l’Hérésie d’Horus à périr de mort violente ; une perte rendue plus tragique par le fait que c’est de la main d’un ancien frère et ami qui a porté le coup. Depuis ce jour sombre sur Isstvan V, de nombreuses rumeurs et légendes se sont répandues autour de cette mort fatale, masquée comme elle l’est par l’anarchie et la destruction totale sur le champ de bataille et par les mensonges de l’ennemi, dont le contre-assaut meurtrier a submergé le Primarque et ses gardes du corps à la fin. En tant que tels, les faits concrets sur la mort de la Gorgone sont difficiles à distinguer des demi-vérités, des suppositions et des mensonges purs et simples qui sont les conséquences naturelles de tous les événements vraiment grands. La vérité que l’on peut tirer de ce réseau de fictions est donc : que Ferrus Manus a combattu sans relâche à l’avant-garde de l’assaut initial sur Isstvan V vers la forteresse d’Urgall ; que lui et ses guerriers du Clan Avernii ont fait face à la contre-attaque du Traître au centre et n’ont pas faibli, et que le pouvoir martial divin du Primarque des Iron Hands lui-même était peut-être le plus grand facteur dans tout cela. La Gorgone était la force incarnée et son armure paraissait inviolable, de plus sa fureur était sans égal et terrible à voir. C’est ce dernier facteur qui est digne d’une mention particulière : bien avant Isstvan V, le caractère colérique qui se cachait sous la volonté du Primarque était largement connu, mais avant cela, sa froide raison avait prouvé qu’il était son maître ultime. Ce n’était pas le cas lors du Massacre du Site d’Ateerissage, la trahison de son ami et frère Fulgrim peut être vue rétrospectivement comme ayant obscurci son jugement et noyé son bon sens dans la colère. C’est ainsi que lorsque la seconde vague de trahison envers les Loyalistes et la contre-attaque eu lieu, l’apparition directe de Fulgrim sur le champ de bataille semble avoir poussé le Primarque des Iron Hands à l’assaut, le condamnant lui et ceux qui le suivait. Bien qu’aucun de ceux qui se sont tenus aux côtés de la Gorgone dans ce dernier combat sanglant n’ait survécu, les récits qui ont émergé des lèvres de l’ennemi parlent du duel entre les deux Primarques avec peur et admiration. Selon certains récits, Fulgrim maniait le marteau volé de Ferrus Manus, Brise-forge, contre lui, et dans d’autres, une épée infernale d’aspect étrange qui riait et hurlait en coupant l’air, tandis que Ferrus Manus se battait avec ses propres étranges mains imprégnées de métal dont on savait qu’elles pouvaient éclater de la céramite blindée comme de la glace qui dégèle et contre laquelle la chair et l’os d’un Primarque n’offrait qu’une défense minime. On dit que le duel entre les deux frères fut à la fois amer et sanglant, l’un agile et rapide comme l’éclair, frappant avec la vitesse meurtrière et la précision d’un rapace, l’autre étant un rempart inhumain, un guerrier d’une force physique incroyable, infatigable, implacable et insensible à la souffrance. Les coups échangés entre eux étaient comme des coups de tonnerre, le sol sous eux tremblant, se fendant, tandis qu’autour d’eux les guerriers de leurs Légions saignaient et mouraient. Chacun souffrait de blessures qui auraient tué le plus grand des Légionnaires Astartes une douzaine de fois avant la fin, et ni l’un ni l’autre refusait de céder même si le monde autour d’eux brûlait. Finalement, c’est Fulgrim qui porta le coup mortel à Ferrus Manus et qui mis à bas le Primarque. Ceci est connu de l’histoire aussi certain que tout autre fait de cette terrible bataille, mais selon certains récits, cette victoire ne fut obtenu que par une ruse perfide, ou - comme beaucoup l’ont cru depuis lors, étant donné ce qui devait arriver au Primarque maudit des Emperor’s Children plus tard - par l’intervention des Puissances de la Ruine du Warp. Tout comme les mensonges et les légendes se sont développés autour de la mort de Ferrus Manus, des mythes ont persisté sur le sort de ses restes. Alors que beaucoup pensent que la tête du Primarque fut présentée à Horus par Fulgrim après qu’il ait été tué, d’autres légendes prétendent qu’elle et le reste de son corps ont été donnés en cadeau, ou peut-être volés par des agents du Mechanicum Noir dans le but de créer leur propre Légion d’Astartes à partir de sa graine génétique. D’autres croient qu’à une date ultérieure, son corps fut récupéré en tout ou en partie par ses fils de Medusa, alors que certains descendants des Iron Hands le recherchent encore. |
Au milieu des rangs des Word Bearers, une avant-garde pourpre se transforma en créatures terrifiantes et cauchemardesques lorsqu’elle se traça un sillon sanglant chez les Loyalistes, tandis que les World Etaers se moquaient de qui ils tuaient, car tous ceux qui se tenaient devant eux, alliés ou ennemis, devenaient de la viande pour leur moisson de têtes.
Comme pour mépriser la tâche d’un tel travail de boucher, les Iron Warriors semblaient eux aussi se moquer de qui tombaient devant leurs armes, leurs obus frappant sans discernement afin de s’assurer que leurs cibles primaires étaient détruites, alors que le tonnerre implacable de leurs Havocs avançaient à toute allure le long des lignes de soldats impériaux en fuite. Une rafale de plasma provenant des escadrons de Predator des Word Bearers explosa comme des soleils miniatures au milieu des vaisseaux de largage de la Raven Guard, et une horde de Légionnaires gris granit les suivirent dans leur sillage, sans se soucier du feu nourri et des pertes infligées par les tirs des Loyalistes. Leur brillant Primarque Lorgar à leur tête, ils s’écrasèrent sur les navires et envahirent la zone de largage de la Raven Guard comme une marée dévastatrice. C’est là que Corax, poussé au désespoir et à la folie par ce qui était arrivé à sa Légion, trouva Lorgar Aurelian, dispersant dans son sillage les corps brisés des Word Bearers.
Ici, après un échange sauvage de coups trop rapides pour qu’un œil mortel puisse suivre, Lorgar tomba blessé sur le sable noir qui avait déjà bu tant de sang. Ce n’est que grâce à l’intervention improbable de Konrad Curze, Primarque des Night Lords, que Lorgar survécut et que Corax à moitié fou fut chassé, son destin étant alors inconnu. Quant à Vulkan, lui et ses Salamanders avaient été poussés à combattre avec l’énergie du désespoir et furent peut-être les derniers à tomber, encerclés par mille ennemis et plongés dans un cataclysme de puissance de feu. L’Alpha Legion fut la première à se replier du massacre, leur acte accompli, leurs objectifs atteints. Après, dit-on, les Fils de l’Hydre se retirèrent en chuchotant et, dans un calme parfait, regardèrent le dernier acte du massacre se dérouler tandis que les canons des Iron Warriors se taisaient enfin et que les autres se rassasiaient de trophées, de rituels sombres et de folie sans entraves.
Sur les sables noirs d’Isstvan V, plus de 200 000 Space Marines étaient morts, un Primarque avait été tué et deux autres étaient portés disparus, présumés morts, leurs Légions presque anéanties. Avec eux mourut le rêve de l’Empereur de la domination de l’Humanité sur les étoiles.[115]
Conséquences[modifier]
Aussi écrasante qu’ait été la victoire des Traîtres au Massacre du Site d’Atterrissage, il est rapidement devenu évident qu’elle n’était pas totale. Un certain nombre de petits groupes de survivants réussirent à sortir du piège dès qu’il était devenu évident que tout était perdu, soit en réussissant à s’échapper sur un transporteur de guerre durant le chaos, soit en s’enfuyant dans les rochers et les sables volcaniques mouvants et les tempêtes de poussière dans les plaines désertiques ; une évasion aidée en partie par la soif de sang de certains des Traîtres, et l’empressement des autres à ramasser le butin de la bataille, et la méfiance et même, dans certains cas, le mépris que les Légions Renégates semblaient avoir les unes pour les autres.
Dans l’orbite d’Isstvan V, les flottes de guerre des Loyalistes avaient également été trahies et assaillies et, bien que surpassée, la bataille n’avait pas été une affaire aussi unilatérale que les Traîtres l’auraient voulu. Les navires Loyalistes avaient leurs Boucliers Void et étaient en état d’alerte comme il se doit dans une zone de guerre, et ils réagirent rapidement une fois l’agression initiale terminée car ils furent loin d’être détruits par l’attaque soudaine de leurs supposés alliés. La bataille spatiale qui en résulta dura beaucoup plus longtemps que le carnage sur le terrain, et certains navires de guerre Loyalistes se battirent obstinément, refusant d’abandonner leur Légion sur la planète à ce sombre destin qui leur était arrivé et payant le prix ultime pour leur loyauté. D’autres, gravement endommagés, furent chassés, ou se rendirent compte de la futilité d’affronter des forces écrasantes face à eux, surtout lorsque les flottes des premières Légions Renégates réapparurent. Ils réussirent à s’échapper du système, l’ennemi à leurs trousses et la vengeance amère dans leur cœur.
La Bataille d’Isstvan V était terminée ; le Maître de Guerre en était le vainqueur. Le maelstrom de la guerre galactique avait été libérée, et les Dieux Sombres en récolteraient les années de terreur et de sang qui allaient suivre.[116]
Les Cendres d'Isstvan[modifier]
- « L’ignorance est le destin des hommes inférieurs et leur consolation, mais l’orgueil est le destin des grands hommes qui s’élèvent pour les maîtriser, et pour eux il n’y a pas de consolation possible. »
- - Extrait du Cantique des morts, Apocryphes de Terra.
Les documents qui ont survécu à cette sombre époque indiquent qu’au lever du soleil, le lendemain du Massacre du Site d’Atterrissage, les alliés du Mechanicum Noir du Maître de Guerre sont sortis de leurs fortifications, accompagnés d’un vaste cortège de lourds Automates. Au fur et à mesure que la journée avançait, de grands engins de terrassement à chenilles équipés de charrues imposantes ont dégagé un espace au centre de la Dépression, et de grands monticules de morts des deux camps ont été empilés autour de son périmètre. Alors même que le vacarme de la bataille continuait à s’enflammer et à s’éteindre, que des poches de survivants loyalistes étaient découvertes et vendaient âprement leur vie contre les Traîtres victorieux, et que des aéronefs de combat patrouillaient dans le ciel encore brûlant des épaves de vaisseaux morts et mourants, le travail se poursuivait comme si rien ne pouvait l’entraver. Une cohorte d’un millier de Techno-Esclaves au regard noir fut envoyée pour préparer le terrain, et bientôt une vaste tour squelettique en ferraille s’éleva au centre du champ de bataille, dans un but encore inconnu.
Au soir du troisième jour, un vaste amphithéâtre avait été créé grâce au labeur du Mechanicum ; des os pulvérisés et de la Céramite brisée, ainsi que du verre fusionné et du plasma, en constituaient les fondations et le sol, et en son centre, une imposante colonne à plusieurs niveaux avait été élevée à plus de deux cents mètres dans les cieux enveloppés de fumée. Au-delà des murs empilés des morts, le vaste champ de bataille de la Dépression d’Urgall était maintenant devenu un terrain de récupération, fouillé par les vainqueurs à la recherche d’équipement et de machines à récupérées, ainsi que de trophées moins sains et à des fins moins saines. Tout au long de la journée, les Traîtres s’étaient rassemblés devant cette imposante estrade, qu’ils reviennent de la poursuite des Loyalistes survivants ou qu’ils aient eu leur dose de charognes et, dans certains cas, qu’ils aient déposé les outils de torture utilisés sur les corps de ceux qui avaient été capturés vivants. Compagnie par compagnie, Chapitre par Chapitre, Légion par Légion, des centaines de milliers de Legiones Astartes qui avaient combattu pour le Maître de Guerre contre leurs semblables se massèrent autour de la grande tour de fer. Lorsque tout fut prêt, la palissade extérieure de cadavres formant le périmètre du spectacle fut mise à feu, les flammes jaillissant d’un seul point, de sorte qu’en quelques minutes, un mur de feu flamboyant encercla toute la scène. Le ciel gris devint orange et un blizzard de cendres s’éleva, qui ne cessa de s’abattre pendant des semaines. C’était le triomphe d’Horus, son moment de victoire, son acclamation.
Autour de la tour se trouvaient les propres fils du Maître de Guerre, sa Légion, les prétoriens d’un nouvel empereur en devenir, un signe de division et d’avancement tout juste né, mais déjà peut être considéré avec rancœur par certains de ceux qui regardaient. Devant les Sons of Horus, alignés en rangs serrés, se trouvaient les Légions qui avaient jeté leur dévolu sur lui : les Emperor’s Children, les World Eaters et les Death Guard. Avec eux se trouvaient les plus récents, dont la trahison avait entraîné la mort de leurs frères d’antan, désormais ensevelis dans le sable noir brûlé sous leurs pieds : les Iron Warriors, l’Alpha Legion, les Word Bearers et les Night Lords - tous étaient représentés ici, à l’exception de la moitié de l’ost des Legiones Astartes.
Palier par palier, les cercles concentriques de l’estrade se remplirent, jusqu’à ce que les Primarques Traîtres eux-mêmes se tiennent devant leurs fils assemblés dans la gloire, n’attendant plus que l’apparition du Maître de Guerre lui-même. C’est alors qu’Horus, illuminé par les feux des torches, apparut encore plus haut sur le podium. Alors que le soleil plongeait enfin sous l’horizon, un vol massif d’aéronefs d’attaque passa au-dessus de lui en rugissant et les cors de guerre des Titans traîtres massés dans l’obscurité retentirent si fort que le sol trembla et que la surface vitrifiée se fissura. Tel un dieu, il les regardait de haut, et tel un démagogue, il les acclamait, proclamant leur gloire et celle de leur victoire, toutes deux n’étant que l’ombre de la sienne. Ce qu’il a dit en ce jour terrible n’a jamais été répété à ce jour, mais il ne fait aucun doute que beaucoup de ceux qui ont entendu ces mots ont allumé dans leur cœur de nouveaux feux de vanité, de soif de combat et d’ambition obscure. Pour certains, les mots sont tombés sur un sol rocailleux déjà rendu stérile par l’amertume et la suspicion, par des péchés longtemps fermentés et qui portent aujourd’hui leurs fruits. Ce qui est certain, c’est qu’Horus, Maître de Guerre et auteur du Massacre du Site d’Atterrissage, leur a promis une victoire rapide. La guerre qui s’annonçait serait éreintante et sanglante, au-delà de toute imagination humaine, et son issue incertaine jusqu’à la fin.
Alors même que les torches de la victoire brûlaient sur Isstvan V pour oindre le front ensanglanté du Maître de Guerre, les vrilles de la guerre s’étendaient de ce lieu à travers les étoiles et le terrible conflit commençait à se dérouler. Telle une traînée de poudre ou un fléau, la guerre se propagea à Thramas, à Ultramar, à Signus et à Morox, à Honourum et à Bale. Mais le coup allait d’abord tomber sur Phall et Paramar, et c’est là qu’apparaîtraient les premiers signes que tout ne se passerait pas comme l’avait promis ou prévu le Maître de Guerre ; que la bête de guerre, une fois déchaînée, n’était vraiment pas l’esclave d’un maître, pas même celui du glorieux Horus. C’est ici aussi, sur Isstvan V, qu’interviendrait le dernier revers de fortune inattendu pour les traîtres, une fuite où la survie seule serait une victoire inestimable, et qui jetterait une longue ombre sur ce qui allait suivre.[117]
Conséquences et Pertes du Massacre du Site d'Atterrissage pour les Factions Impliqués[modifier]
- « J’ai vu mon Seigneur Ferrus manipuler le fer en fusion sans broncher, le modeler comme de l’argile humide entre ses doigts, le plier à sa volonté avec à peine l’idée qu’un tel acte dépasse les hommes mortels. Ne doutez pas que c’est par ces mêmes mains que la vengeance sera exercée sur les traîtres, ne doutez pas que la tache sur notre honneur sera noyée dans leur sang, tout comme la lame chauffée au rubis est éteinte par le feu. »
- - Orzhar Sang Forgé, Clan Avernii des Iron Hands à la veille du Massacre du Site d’Atterrissage.
Chars de Combat de la Légion des Iron Hands[modifier]
Le noyau des unités blindées des Iron Hands, bien que limité en nombre par la capacité du Ferrum, comptait certaines des meilleures machines de guerre et des meilleurs équipages de la Légion.
Tragiquement, lorsque les Légions de la seconde vague se révélèrent être des Traîtres et ouvrirent le feu sur les fils de Ferrus Manus, Vulkan et Corax, nombre de ces machines de guerre furent orientées vers les fortifications des Sons of Horus, des Emperor’s Children, de la Death Guard et des World Eaters. Leurs façades arrière, moins blindées, étaient donc tournées vers les canons des Word Bearers, des Night Lords et, en particulier, des Iron Warriors. En raison de ce perfide bombardement par l’arrière, ils ont subi des pertes considérables dans les premières minutes qui ont suivi la révélation de la trahison de Lorgar, Curze et Perturabo. Néanmoins, les équipages de tous les types de véhicules blindés au service des Iron Hands se sont battus avec audace, beaucoup se sacrifiant au dernier moment pour que l’infanterie survivante puisse sortir du piège et se disperser dans la nature environnante pour continuer à se battre.[118]
Cerberus "Intemperata" de la Légion[modifier]
L’Intemperata était l’une des machines de guerre d’une escadre blindée d’une douzaine d’unités déployées à la surface d’Isstvan V. La Machine a pris part au soutien de l’assaut des Iron Hands et, ce faisant, a mis à l’abri des machines lourdes de la Death Guard tout une centurie de Terminator de son clan parent, les Avernii. L’unité de l’Intemperata a essuyé des tirs violents et soutenus de batteries massives de Destructeurs Laser et de Canons à Gravitons lorsque les Iron Warriors ont révélé leur véritable allégeance, tous sauf l’Intemperata lui-même ayant été réduits à l’état d’épaves en quelques minutes. La Machine de guerre a été vue pour la dernière fois en train d’engager la Machine divine traîtresse connue sous le nom de Dies Irae afin de détourner ses tirs des escouades d’infanterie des Iron Hands, un noble sacrifice pour lequel l’Intemperata sera toujours honoré.[119]
Predator Executioner[modifier]
Ce char de combat Predator sans nom du 1e Ordre du Clan Avernii porte sur sa tourelle le symbole d’une unité de soutien lourd, indiquant son rôle tactique principal au sein des Iron Hands. Le véhicule porte plusieurs icônes du Mechanicum sur ses flancs, ce qui suggère qu’il a été légué aux Iron Hands directement depuis les forges de Mars.[120]
Échelons Blindés de la Légion des Iron Hands[modifier]
La Légion Iron Hands utilisait ses nombreuses machines de guerre pour soutenir les compagnies et les ordres individuels, mais elle alignait également de grandes unités de chars de combat lourds en tant qu’unités distinctes. La taille de ces formations variait de l’escadron de moins d’une douzaine de véhicules à la compagnie, voire à l’ordre, qui comptait des dizaines de véhicules. Dans le cas des véhicules super-lourds tels que le Fellblade, trois à cinq véhicules étaient considérés comme plus que suffisants pour faire face à un ennemi moins puissant qu’un Titan de combat. Les unités de Predators ou de Land Raiders peuvent être composées de quarante véhicules ou plus et être subdivisées en de nombreux commandements.
Les formations blindées engagées dans l’opération d’Isstvan V ont été déployées dans le cadre de la deuxième phase de l’attaque de la légion des Iron Hands. Leurs ordres variaient énormément, certaines étant engagées dans des assauts frontaux et des actions de percée, d’autres dans de vastes manœuvres de flanc. Certaines formations blindées ont été chargées d’attaquer les légions traîtresses, car les Primarques loyalistes savaient que l’ennemi avait eu tout le temps de se préparer au combat et qu’il avait accès à de nombreuses machines de guerre.
Malgré leur puissance, la quasi-totalité des formations blindées des Iron Hands auraient été détruites sous les canons des Traîtres, dont le nombre était écrasant. Les formations les plus lourdes, comme les compagnies de Fellblade du Clan Ungavarr et les échelons blindés de Land Raider du Clan Avernii, sont connues pour avoir été engagées par les Titans des Traîtres et pour avoir subi des pertes incroyables malgré de vaillantes tentatives de concentrer leurs efforts contre ces puissants ennemis. Parmi les quelques témoignages recueillis après le massacre du site d’atterrissage, certains ne manquent pas de mentionner les attaques audacieuses de l’échelon blindé des Iron Hands face à des adversaires redoutables.[121]
Char Super-Lourd Fellblade de la Légion "Akhlys Astra"[modifier]
Ce véhicule faisait partie du 1e Ordre du Clan Ungavarr, et a été nommé « Akhlys Astra » en référence à une ancienne légende de Medusa. L’Akhlys Astra était une machine de guerre relativement peu éprouvée à l’époque du massacre d’Isstvan V, n’ayant servi la Légion que pendant une dizaine d’années et n’ayant gagné son titre que récemment. Le sort de l’Akhlys Astra à la suite des batailles du site d’atterrissage reste inconnu, mais on pense que son épave a été prise comme butin par les Sons of Horus.[122]
Land Raider blindé Proteus des Iron Hands, "Vouivre"[modifier]
Ordre Primii, Clan Avernii, Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V, assaut de la redoute Theta 13. Wyvern a été vu pour la dernière fois en train de s’attaquer aux défenses de la Redoute Theta 13, une fortification des Traîtres qui était l’objectif d’une force combinée de trois compagnies entières. Peu après la mort de Ferrus Manus, le Vouivre s’est jeté sur l’ennemi, animée d’une fureur atavique ou simplement décidée à se martyriser sur les canons des Emperor’s Children.[123]
Flotte Auxiliaire des Iron Hands[modifier]
En plus des unités terrestres lourdes, les Iron Hands ont engagé tous les moyens aériens et suborbitaux à leur disposition dans le Site d’Atterrissage d’Isstvan V. Dans le cas du Ferrum, il s’agissait principalement de Thunderhawks et de Béliers d’Assaut Caestus. Ces vaisseaux ont été utilisés dans toute une série de rôles différents, allant du transport d’armes au transport de troupes sur le champ de bataille, directement face aux canons ennemis.
Le destin ultime de nombre de ces appareils est un exemple salutaire de l’esprit dans lequel les Legiones Astartes ont été forgées. Alors même que l’ampleur de la trahison des Légions rebelles devenait évidente, les Thunderhawks loyalistes et d’autres appareils de taille similaire ont travaillé sans relâche et sans se soucier de leur propre sécurité pour venir en aide aux forces terrestres assiégées. Les appareils qui le pouvaient ont lancé des raids incessants contre l’ennemi, tandis que ceux dont les munitions étaient épuisées ont tenté d’évacuer leurs frères vers l’orbite. D’autres ont lutté désespérément pour repousser les attaques des aéronefs ennemis, tandis que quelques-uns se sont sacrifiés en s’écrasant sur les concentrations les plus denses de forces ennemies qu’ils ont pu identifier. Bien que nobles à l’extrême, ces glorieux actes d’autosacrifice n’ont pas empêché la mort du Primarque Ferrus Manus et la destruction presque totale des forces terrestres si perfidement trahies lors du massacre du Site d’Atterrissage sur Isstvan V.[124]
Thunderhawk Transporter (Forge de la Légion, machine de guerre désignée "1169")[modifier]
Ce Transporteur Thunderhawk appartient à la Forge de la Légion des Iron Hands. On sait que l’engin a effectué au moins six missions d’interface au cours des quelque trois heures qu’a duré la bataille, revenant à chaque fois vers des vaisseaux de guerre en orbite chargés de légionnaires blessés avant de retourner à la surface avec des renforts, chaque mètre carré libre de son intérieur étant rempli de munitions.[125]
Bélier d’Assaut Caestus, Ordre Octii, Clan Avernii[modifier]
Ce Bélier d’Assaut Caestus a mené de nombreuses attaques contre des cibles terrestres, utilisant un Magna-Fuseur, l’une des armes les plus puissantes de sa catégorie, contre toute unité terrestre ennemie qu’il pouvait engager. Dans la plupart des cas, il s’agissait de fortifications statiques, de chars lourds ou de Titans, contre lesquels il a lancé plusieurs attaques audacieuses. On pense que l’aéronef a péri vers la fin de la première heure complète de la bataille, mais les circonstances exactes de sa destruction restent perdues dans le chaos de la bataille.[126]
Réserve de la Légion des Iron Hands[modifier]
La Légion Iron Hands disposait d’un grand nombre de véhicules de réserve et de seconde ligne de tous types et de toutes classes. Ces véhicules comprenaient de nombreux modèles plus courants au service de l’Armée Impériale, ou rendus obsolètes par la découverte et l’exploitation de nouveaux Schémas de Construction Standard. Une grande partie de la réserve de la Légion était constituée de machines de guerre qui attendaient d’être rattachées à un Clan spécifique, ou qui étaient destinées à être utilisées lors d’opérations nécessitant plus de véhicules que le Clan n’en avait à sa disposition.
Les équipages affectés à la conduite des véhicules de la réserve de la Légion pour l’opération de l’atterrissage d’Isstvan V étaient issus de sources nombreuses et variées et réunis dans les limites de la cale du Ferrum.
Indépendamment des circonstances non conventionnelles de leur affectation, il est généralement admis que tous ces équipages se sont comportés avec honneur et compétence, quel que soit leur poste au sein de la Légion. Dans un cas, un Baneblade de la Légion commandé par un sergent des Iron Hands a été frappé par une arme de classe Titan, sa tourelle a été percée et son équipe de commandement a été tuée. Dans le feu de l’action, le Serf de la Légion qui occupait le poste d’armement secondaire avant a pris le contrôle du véhicule et l’a maintenu en état de marche pendant onze minutes supplémentaires avant qu’il ne soit envahi par l’infanterie des World Eaters et que tous les survivants ne soient tués.[127]
Malcador de la Légion, cédée au Clan Ungavarr[modifier]
Ce char de combat Malcador a été retiré de la réserve de la Légion après avoir été stocké pendant plus d’un siècle. Le codage Binharique affiché sur les flancs du véhicule fait référence à sa position dans les vastes installations de stockage de la réserve et, ayant été assigné au petit détachement de blindés du Clan Ungavarr à bord du Ferrum, le symbole du serpent jumelé de ce clan a été appliqué.[128]
Rhino, cédé à l’Ordre Quarii, Clan Vurgaan[modifier]
Ce Rhino modèle Deimos a été retiré de la réserve de la Légion, après avoir été stocké à bord du vaisseau auxiliaire Labeur du Krater en prévision d’un tel besoin. Le véhicule a été affecté au 4e Ordre du Clan Vurgaan et a servi avec l’une des compagnies de Devastators de cet Ordre lors des premières étapes du largage d’Isstvan V. On pense qu’il a été détruit lorsque les Iron Warriors ont déclenché un redoutable barrage de contre-batterie contre les positions des Devastators, son sort exact étant inconnu dans la destruction inimaginable déclenchée ce jour-là.[129]
Véhicules de Transport de la Légion des Salamanders[modifier]
Privilégiant les engagements à courte distance et le déploiement d’une force écrasante contre les forteresses de leurs ennemis, la Légion des Salamanders disposait d’un vaste arsenal de véhicules de transport. Ceux-ci étaient affectés aux unités sur une base ad hoc au sein des compagnies de combat et souvent réorganisés pour s’adapter à la nature d’une campagne donnée. Comme tout l’équipement des Salamanders, ces véhicules étaient construits et entretenus selon des normes rigoureuses, dépassant souvent de loin les niveaux de performance indiqués dans les spécifications de leur SCS, et embellis comme des œuvres d’artisanat à part entière.
Bien que déployés en grand nombre sur les champs de bataille d’Isstvan V, presque aucun des véhicules auxiliaires de la Légion ne s’est échappé. Une exception notable est le Thunderhawk "Ohidoran", qui s’est frayé un chemin à travers les escadrons de Storm Eagles et de Primaris-Lightnings des Traîtres afin d’atterrir au milieu du campement medicae de la Légion Loyaliste. Là, il a été chargé au maximum de sa capacité avec les blessés les plus graves. Une fois chargé, l’Ohidoran prit à nouveau son envol, sous le contrôle du légionnaire de la Raven Guard, Kirhane, blessé, qui avait perdu sa jambe droite sous le genou à cause d’une salve d’Autocanon des Traîtres et avait été évacué vers le campement medicae avant d’échanger sa place avec le pilote tué, et parvint à s’amarrer au Croiseur Sorcier. Malgré de sérieux dégâts, le Sorcier fut l’un des rares vaisseaux de la Légion à réussir à échapper à la flotte des Traîtres et à fuir le système d’Isstvan, atteignant un avant-poste impérial neuf mois plus tard, transportant trente-huit Salamanders, dix-sept Raven Guard et trois Iron Hands blessés lors du massacre.[130]
Aéronef Thunderhawk Salamanders, "Ohidoran"[modifier]
Il porte le nom d’une ancienne terreur de la mythologie primitive de Nocturne. Les légendes parlent de ces créatures comme étant à la fois destructrices et protectrices, symbolisant la dualité de la violence, et ces récits ont souvent été cités par Vulkan dans ses écrits sur le Culte Prométhéen.[131]
Rhino d’un Igniax de la Légion des Salamanders[modifier]
Véhicule blindé Rhino assigné à l’un des Igniax, comme on appelle les Chapelains chez les Salamanders. Notez la couleur noire distinctive et l’insigne de tête ocre des Salamanders.[132]
Cadre de Siège Magnos Salamanders[modifier]
Comme beaucoup d’autres Légions, les Salamanders regroupent souvent leurs véhicules blindés en grandes formations spéciales. Le Cadre de Siège Magnor était l’une de ces formations et était basé sur un escadron principal de chars de siège Typhon, soutenu par des escadrons complets de Predator Infernus et les nouveaux chars de combat Sicaran en tant que forces d’avant-garde. Contrairement à de nombreux Cadres au sein des Salamanders, qui étaient des formations ad hoc formées pour une seule mission ou campagne, puis réaffectées au gré des batailles sans fin de la Grande Croisade, le Cadre Magnor, sous le commandement du Centurion Magnor Ha’ken, avait atteint une importante longévité, prouvant sa valeur à maintes reprises dans des situations qui nécessitaient l’application brute de la puissance de feu pour épargner aux Salamanders un assaut coûteux de l’infanterie.
Débarqué lors de l’un des derniers largages sur Isstvan V, le Cadre Magnor n’a pas été initialement déployé en première ligne de l’avancée des Loyalistes, faisant partie de la force de réserve des Salamanders non loin des zones de largage des Loyalistes. Avec la trahison des légions qui constituaient la deuxième vague de l’assaut sur Isstvan V, le Cadre Magnor s’est retrouvé encerclé par les ennemis et coupé de son Primarque et de la force des Salamanders piégée avec lui. Plutôt que de se retrancher ou de tenter de se libérer de la dépression Urgall, le centurion Ha’ken amena son char, le Typhon Abraxus, à pleine puissance et fit signe à son Cadre de contre-attaquer. Utilisant la masse de ses deux super-chars Typhon survivants, Ha’ken commença à se frayer un chemin à travers les troupes de l’Alpha Legion qui l’encerclaient, dans l’espoir d’atteindre Vulkan. La traînée de destruction laissée par les chars Salamanders ne prit fin que lorsque le Titan Imperator Dies Irae dirigea une salve de tirs sur leur position, oblitérant un certain nombre d’unités de l’Alpha Legion ainsi que les escadrons de chars Loyalistes.[133]
Char de Siège Lourd Typhon "Abraxus"[modifier]
Considéré par beaucoup comme un simple Vindicator amélioré, le Typhon est pourtant très efficace dans le rôle qui lui a été assigné : la destruction de bunkers et de véhicules lourdement blindés à courte distance. Le Typhon "Abraxus" a été détruit sur Isstvan V, bien que des rapports ultérieurs indiquent qu’il a pu être récupéré par les forces des Traîtres.[134]
Char d’Assaut Predator Infernus[modifier]
Redouté à juste titre pour sa mobilité et sa puissance de feu, le Canon Tempête de Feu du Predator Infernus était largement utilisé au sein de la Légion des Salamanders pour nettoyer les fortifications et décimer les formations serrés de l’infanterie ennemie.[135]
Herse d'Assaut Blindée Ophion[modifier]
On a observé que l’Alpha Legion déployait un large éventail de types de formations, certaines mandatées par les architectes de la Grande Croisade, mais beaucoup d’autres entièrement uniques ou nouvelles, et étant des maîtres inégalés de la désinformation et de la ruse, les archives de la Grande Croisade ne peuvent pas faire un compte rendu complet de l’étendue ou de la nature de plus d’une poignée de ces formations. En effet, on pense que les unités individuelles de la Légion changent régulièrement de marquage tactique entre les déploiements, et peut-être même au cours de ceux-ci, ce qui rend pratiquement impossible leur suivi d’une zone de guerre à l’autre.
La Herse d’assaut blindée Ophion est l’une de ces unités. On pense qu’elle prend la forme d’une compagnie montée dans des transports lourds tels que le Land Raider, soutenue par ses propres escadrons de chars de combat et de véhicules de soutien. Sa présence a été notée dans le système Muror quelques heures seulement avant que la station de repérage de l’Æther profond située sur le fragment planétaire ZK-Upsilon-12 ne se taise. Des investigations ultérieures ont permis de déterminer que la Herse Ophion avait été déployé par un transporteur Thunderhawk à la surface du fragment, l’approche du vaisseau porteur étant masquée par les panaches jumeaux qui le suivaient. La station de repérage était défendue par une cohorte de Cybernetica, qui a déployé ses Castellax et ses Automates de Bataille Vorax dans les Désolations environnantes à l’instant où l’attaque a été détectée.
La bataille qui s’ensuivit n’est connue de la postérité que par les captures d’images fragmentées et décousues qui ont survécu à la destruction des installations de Muror et qui ont été récupérées bien plus tard. Un duel de blindés a éclaté dans les Désolations, entre les machines de guerre de l’Alpha Legion et les puissants Automates de Bataille de la Cybernetica. La bataille a fait rage pendant plusieurs heures, mais s’est soudainement arrêtée lorsqu’il est apparu que la poussée des blindés n’était qu’un moyen d’éloigner les Automates de Bataille de l’installation elle-même, qui a été réduite au silence, selon toute vraisemblance, par la main des infiltrés de l’Alpha Legion déployés par une sous-unité de flanc au sein de la formation. Lorsque les infiltrés ont frappé, les puissants scanners de l’Æther de la station de repérage sont tombés en panne, tout comme les centaines d’Automates de Batailles qui se battaient dans les Désolations.
Avec la destruction de la station de repérage de Muror, les Legiones Astartes fidèles à Terra ont perdu la capacité de suivre les mouvements des vaisseaux voyageant le long des conduits Warp vitaux reliant le système d’Isstvan au Segmentum Solar. Avec la perte de ces renseignements vitaux, la longue marche du Maître de Guerre vers Terra pouvait commencer pour de bon.[136]
Détails du blindage[modifier]
Les quelques Pix qui ont survécu et qui relatent la destruction des installations de Muror dans l’Æther profond montrent plusieurs dizaines de chars Whirlwind Scorpius, tous dotés d’une iconographie similaire à celle présentée ici. Il est à noter que ces marquages semblent tous se rapporter à la Legion elle-même, et que si l’un d’entre eux identifie le véhicule individuel ou sa position au sein de l’Alpha Legion, il n’est évident que pour ceux qui prétendent connaître le langage visuel complexe et en constante évolution de l’Alpha Legion.[137]
Whirlwind Scorpius[modifier]
La herse d’assaut blindée Ophion est connue pour avoir déployé le Whirlwind Scorpius en grand nombre. Ses puissantes ogives destructrices de blindage étaient redoutablement efficaces contre les carapaces en céramite des Automates de Batailles de la Cybernetica qui défendaient les installations de Muror.[138]
Groupe Blindé de Purge "Trador"[modifier]
Les Iron Warriors ont déployé l’essentiel des unités blindées de la Légion sur Isstvan V, nombre d’entre elles étant transportées en masse dans de gargantuesques convoyeurs de largage lourds. Au moment de la trahison de la deuxième vague, des formations massives de chars de toutes catégories ont déboulé des fortifications de largage rapidement déployées par les Iron Warriors, roulant dans de nombreux cas directement sur les loyalistes stupéfaits et écrasant leurs corps sur le sol noir avant qu’un seul coup de feu n’ait pu être tiré en réponse. L’une des premières unités blindées d’Iron Warriors à se lancer dans le massacre fut la 23e compagnie blindée, dont les escadrons d’attaque rapide étaient dirigés par le commandant Zhigo Trador, un homme au cœur froid. Le commandant Trador a lancé l’assaut contre les loyalistes du Massacre du Site d’Atterrissage avec une telle férocité que la 23e compagnie blindée a subi des pertes écrasantes et a cessé d’exister en tant que formation au niveau du Chapitre à la fin de l’opération.
On raconte que le mécontentement du Primarque à l’égard des pertes que Trador s’était imposé était si grand que le commandant a eu la chance de s’en tirer avec la vie sauve. Au lieu d’être exécuté, le commandant Trador fut en fait exilé de la Légion, avec plusieurs centaines d’autres officiers et légionnaires qui avaient mérité le blâme de Perturabo. Trador reçut l’ordre de rassembler ce qui restait de ses unités blindées et de les emmener dans les Désolations à la poursuite des survivants loyalistes. Il n’est pas certain que des dispositions n’aient jamais été prises pour réunir ces forces à la Légion mère, et de nombreux historiens-savants sont convaincus que Perturabo n’avait ni l’intention ni le désir de les voir revenir.
La formation ad hoc connue sous le nom de "Groupe Blindé de Purge Trador" a mené les phases de poursuite et d’extermination des suites du Massacre du Site d’Atterrissage et on pense qu’elle a causé la mort de plusieurs milliers de Loyalistes. La campagne de massacre de Trador s’est brusquement terminée lorsque la force est tombée dans une embuscade tendue par des survivants de la Raven Guard dans les profondeurs des failles d’Illium. Le sort ultime du commandant Trador lui-même est inconnu, mais il est certain que le dernier char de la 23e compagnie blindé a brûlé aux mains des guerriers vengeurs du Seigneur Corax.[139]
Char de Combat Sicaran[modifier]
Le Sicaran n’a été introduit que récemment dans les forces blindées des Legiones Astartes à l’époque des batailles d’Isstvan et les Iron Warriors s’en sont procuré plus que leur part. Ce véhicule a été utilisé par le commandant Trador lors de la poursuite des forces loyalistes après le Massacre du Site d’Atterrissage. Sa vitesse supérieure, son rayon d’action et ses systèmes de détection intégrés en ont fait le véhicule idéal pour traquer et éliminer les restes éparpillés de la force de représailles.[140]
La Litanie Incassable des Iron Warriors[modifier]
Ce véhicule porte sur son flanc blindé l’un des nombreux dictons du Primarque Perturabo des Iron Warriors. Dans ce cas, la phrase se traduit par « De l’honneur vient le fer », un verset clé de la « Litanie incassable » selon laquelle les Iron Warriors combattent.[141]
Predator Destructor[modifier]
Les Iron Warriors disposaient d’un grand nombre de chars de combat de toutes catégories, mais le Predator Destructor était de loin le plus nombreux. Lors de la phase d’extermination de l’opération Isstvan V, des dizaines de Predators ont parcouru les Désolations à la recherche de survivants, opérant parfois en colonnes blindées massives, ou servant d’éclaireurs et d’escorteurs pour des véhicules plus lourds tels que le char d’assaut Thunderstrike.[142]
Forces Blindées de la Raven Guard[modifier]
Bien qu’elle soit surtout connue pour les compétences de ses guerriers en matière d’assaut rapide, de reconnaissance et de protocoles d’infiltration, la Légion des Raven Guard possédait et utilisait toute la gamme des machines de guerre produites pour les Legiones Astartes par le génie du Mechanicum. La Raven Guard disposait de bataillons entiers de blindés lourds de tous types, l’armurerie de la légion et la réserve de la flotte en possédaient des centaines d’autres, et les compagnies individuelles se voyaient attribuer des machines de guerre en fonction des besoins.
La Légion des Raven Guard a déployé toutes les formations de blindés lourds qu’elle pouvait rassembler sur Isstvan V, engageant la majorité d’entre elles dans une large manœuvre de flanc lancée le long de la base de la crête de Lerghan contre les unités des Sons of Horus qui gardaient l’extrême flanc gauche des lignes des Traîtres. Des escadres entières de Land Speeders d’Attaque Javelin et de Motojets Sky Hunter ont précédé les compagnies de chars plus lentes, isolant les positions ennemies et les harcelant sans pitié jusqu’à ce que les unités plus lourdes arrivent pour les réduire en poussière. Lorsque les Night Lords, les Iron Warriors, l’Alpha Légion et les Word Bearers révélèrent leur trahison dans la Dépression d’Urgall, la plupart de ces formations furent coupées du reste de la Légion et tombèrent dans des embuscades tendues par les unités des Night Lords alors qu’elles tentaient de regagner le camp de leur Primarque.
Très peu des formations blindées les plus lourdes de la Raven Guard ont pu se retirer du massacre du site d’atterrissage, même si celles qui l’ont fait ont joué un rôle vital en empêchant les ennemis de les poursuivre immédiatement après le massacre. Plus tard, toutes les formations, à l’exception des plus légères, furent dissoutes et leurs équipages réaffectés au combat en tant qu’infanterie, la survie de chaque légionnaire étant jugée bien plus importante pour l’avenir de la Légion que l’entretien de ses véhicules. Longtemps après le Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V, on découvrit que les Traîtres avaient récupéré un grand nombre de véhicules laissés sur les sables noirs de la Dépression d’Urgall et les avaient retournés contre leurs anciens maîtres. Nombre d’entre eux semblent avoir été endommagés par des machines de guerre du Mechanicum utilisant des Armes à Neutrons à très haut rendement, de sorte que, si les équipages ont été tués par des radiations mortelles même pour un Space Marine surhumain, les machines de guerre elles-mêmes sont restées intactes. Si cela s’avérait nécessaire, cela fournirait une preuve supplémentaire du génie noir et des stratagèmes de grande envergure du Maître de Guerre.[144]
Land Speeder d’attaque Javelin[modifier]
La Raven Guard accorde une grande importance à la reconnaissance et à la diffusion de renseignements sur le champ de bataille. C’est pourquoi les formations blindées les plus lourdes sont souvent accompagnées d’unités mobiles rapides telles que ce Land Speeder Javelin. Ces unités servaient également à la défense rapprochée et à l’identification des cibles.[145]
Char d’assaut Spartan de la Légion "Valravn"[modifier]
Ce véhicule a été déployé lors de l’opération de largage d’Isstvan V avec la 48e compagnie lourde de la Légion, une unité d’assaut blindée d’avant-garde dont l’infanterie était largement équipée d’Armures Tactiques Dreadnought. Le "Valravn" fut perdu lors de l’assaut des positions des Sons of Horus sur l’extrême flanc gauche du Maître de Guerre, mais il réapparut plus tard après avoir été récupéré par les Night Lords traîtres.[146]
+++ Extrait du rapport d’interrogatoire 234//3581132045 +++
+++ Référence temporelle : 233//556//287//[expurgé] +++
+++ Sujet : Amyric Kel +++
+++ Rang : Techmarine Armurier +++
+++ Fidélité : Legiones Astartes Word Bearers +++
+++ Disposition : Traitoris Perdita//Exécution en suspens pendant la durée du processus de récupération des informations sur ordre de [expurgé] +++
+++ Interrogation Locale : [expurgé] +++
+++ Interrogateur : [expurgé] +++
+++ Méthode d’extraction : Extremis//Psycho-chimique//Mortification Corporel //Niveau XV +++
+++ Notes sur l’extraction : L’extrait fait référence à l’interrogatoire des condamnés sur leur participation au "Massacre du Site d’Atterrissage" d’Isstvan V. Notez que le sujet est partiellement en état de dissociation en raison des effets des processus de récupération d’informations +++
+++ L’extrait commence +++
Interrogateur : Quel était votre nom et votre grade au moment de l’incident d’Isstvan V ?
Condamné : Incident, je ne sais pas… sais ?
L’interrogateur : Ce que l’on appelle communément le "Massacre du Site d’atterrissage" ? Vous avez indiqué précédemment que vous étiez présent ? N’est-ce pas le cas ?
Condamné : Oui, oui… J’étais là… nous étions tous là… tous, choisis mais pas choisis.
Interrogateur : Expliquer ?
Condamné : Vengeance, révélation, l’un ou l’autre… le premier, le dernier.
+++ Ref : L’administration d’un nouveau stimulus psycho-chimique se produit +++
[Pause]
Interrogateur : Encore. Expliquez votre présence au Massacre du Site d’Atterrissage ?
Condamné : Mon Chapitre de la Légion, nous étions l’Ostensoir Pâle puis - avant le changement - nous avons été affectés à la force d’intervention de l’opération Isstvan, le tournant de la lame, avec notre bien-aimé Aurelian. Nous allions apporter la mort aux serviteurs du faux dieu au nom de la vraie… vérité. D’autres ont été choisis plus tard, choisis pour Calth, pour la vengeance, mais moi, je me battrais dans le sable noir, je porterais le coup.
Interrogateur : Quelle était votre mission ?
Condamné : Commandement des blindés, notre chapitre était le commandement des blindés ; nous portions encore le gris à l’époque, le gris granit des mensonges. Le char de combat Sicaran, nouvellement sorti, n’avait pas de nom à l’époque ; c’était la première fois qu’il était utilisé. Horus s’assurait que ceux qui étaient de son côté avaient tous les meilleurs jouets… longtemps, longtemps avant que le premier sang ne soit versé contre le faux.
Interrogateur : Dis-moi ce que tu as vu, ce que tu as fait ?
Condamné : Vous savez ce que nous avons fait, nous avons tué, nous vous avons tué, imbéciles nous avons tué…
+++ Ref : L’administration de la mortification corporelle se produit, la perte de tissu et de nerf du sujet augmente à 63% avant que l’interrogatoire ne reprenne +++.
[Pause]
Interrogateur : Encore ?
Condamné : Bon sang, qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Nous sommes descendus par Stormbird, déployés juste derrière eux alors qu’ils se repliaient ; ils nous considéraient comme des amis, des alliés. Les Salamanders étaient les plus proches de nous lorsque nous nous sommes approchés, un groupe transportant les blessés, ils avaient réussi à faire avancer un Rhino à moitié déchiqueté pour en faire un transporteur de fortune pour leurs blessés. Ils étaient presque assez près pour toucher notre coque quand le signal a été émis, il a brûlé comme un grand œil, un présage. J’ai donné l’ordre, je l’ai donné avec joie, vous comprenez ? Le canon accélérateur les a transpercés comme s’ils étaient du papier, c’était à bout portant, nous ne pouvions pas les rater. Je m’en souviens clairement ; c’est comme si je pouvais ressentir leur choc, leur horreur, la trahison… l’impossibilité de la chose, la pureté, c’était exquis. Nous avons écrasé ce qu’il restait d’eux sous nos traces et nous avons continué, écrasant, tuant ; ils n’avaient nulle part où se cacher, où fuir, ceux qui restaient debout et se battaient étaient détruits d’autant plus vite, nous étions nombreux et ils étaient peu nombreux. C’était plus qu’un meurtre, vous ne pouvez pas comprendre… c’était une prière.
+++ Fin de l’extrait +++
Combattants et Véhicules Impliqués[modifier]
Emperor's Children[modifier]
Terminator Vétéran des Emperor's Children[modifier]
Vétéran-Tesserarius Narvo Quin
Escouade Zhamar, Compagnie V
Bataillon II, VIIe Millenial
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
Saillant de la Faille de Kesh
2. Bolter Combiné modèle Tigrus.
Le Vétéran Tesserarius Quin était un guerrier connu dans les archives de sa légion pour son ambition autant que pour ses talents d’artilleur. Il a prouvé sa loyauté envers son Primarque à la suite de l’Atrocité d’Isstvan III, au cours de laquelle il a été enregistré comme ayant tué au moins deux douzaines de personnes.
Quin tomba au combat face à la charge massive du Clan Avernii des Iron Hands, dirigé par leur puissant Primarque Ferrus Manus. Lui et son escouade ont été anéantis par l’attaque des Iron Hands, et Quin lui-même aurait été tué par le Premier Capitaine Gabriel Santar lors d’un combat singulier.[148]
Death Guard[modifier]
Dreadnought Contemptor des Death Guard[modifier]
Vénérable Lhorgath
2e Grande Compagnie
14eChapitre
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
Le Vénérable Lhorgath était autrefois le commandant du 14e Chapitre de la 2e Grande Compagnie de la Légion de la Death Guard, un rang qu’il a mis de côté à contrecœur après avoir été mortellement blessé en combattant les Rois du Temples de Narbasi lors de la Conformité. À Isstvan V, le Vénérable Lhorgath a mené sa Serre de Dreadnought dans une redoutable contre-charge au milieu de la Légion des Salamanders dans la dernière heure sanglante de la bataille, et on dit qu’il a été terrassé par Vulkan lui-même dans ce combat désespéré.
Le châssis Comptemptor de Lhorgath était un exemplaire des premiers prototypes de ce type livrés aux armureries de la Légion, qui ont fait l’objet de nombreuses réparations et modifications par les artificiers de la Légion. Ces derniers ont notamment intégré des scanners visuels multi-spectraux améliorés pour mieux pénétrer la fumée et le brouillard, et ont renforcé la structure du blindage principal.[149]
World Eaters[modifier]
Sergent Terminator des World Eaters[modifier]
Sergent-Secutor Zkorroth
Escouade Zkorroth, Compagnie Terminator
3e Chapitre
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
2. Combi-Fuseur modèle Phobos avec lame de combat - Zkorroth est connu pour préférer l’arme de mêlée à l’arme à feu proprement dite.
Le Sergent-Secutor Zkorroth était connu comme une sorte de tyran dans les rangs du 3e Chapitre, ayant réussi à se hisser au rang de commandant d’escouade supérieur autant par la domination de ses pairs que par le sang qu’il a versé au cours des guerres de la Grande Croisade. On sait qu’il a tué au moins trois de ses frères légionnaires pour les punir de ce qu’il considérait comme un manque de respect ou d’engagement envers la Grande Croisade. On dit cependant que Zkorroth a trouvé sa véritable vocation sur les terres meurtrières d’Isstvan III, se réjouissant de pouvoir tester sa force et son courage face à un ennemi aussi puissant que ses compagnons des Legiones Astartes. Des témoins affirment que plus tard, alors que les Modules d’Atterrissage loyalistes traversaient le ciel nuageux d’Isstvan V, Zkorroth se cabrait et ruait comme une bête enchainée, tant il était impatient de faire couler le sang de son ennemi.[150]
Iron Hands[modifier]
Légionnaire des Iron Hands[modifier]
Légionnaire Karatacus
Escouade Trenguit, compagnie tactique
Ordre Quarii, Clan Vurgaan,
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
Bataille de la ligne de phase Upsilon Delta XV
2. Bolter modèle Phobos.
3. Charge thermique MkXIX : Les documents conservés suggèrent qu’au moins la moitié des escouades des compagnies tactiques du clan Vurgaan ont reçu ces charges pour faciliter les opérations de percée contre les lourdes fortifications des Traîtres.[151]
L’escouade Trenguit est connue pour s’être déployée à la surface d’Isstvan V dans le cadre de l’assaut visant à soutenir les débarquements de la deuxième phase avec le contingent blindé de la Légion. Le sort des membres de l’escouade est en grande partie inconnu, bien qu’une poignée de récits non corroborés suggèrent qu’ils ont survécu à l’atterrissage et se sont battus pendant au moins quarante-trois minutes avant que le maelström de la bataille ne les consume quelque part à proximité de la ligne de phase Upsilon Delta XV. Vétéran de plusieurs décennies de service, le légionnaire Karatacus a participé à sa dernière bataille en portant l’Armure Énergétique Mk II qui l’avait bien servi au cours de dizaines de campagnes. Le chiffre "4" indique que le légionnaire Karatacus appartient au 4e ordre (ou ordre Quarii) de la force d’assaut d’Isstvan V.[152]
Terminator Vétéran des Iron Hands[modifier]
Légionnaire Vétéran Mokan
Escouade Demetae, Centurie Terminator
Ordre Quarii, Clan Vurgaan
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
Assaut sur le Saillant 7-7
2. Combi-Fuseur Modèle Phobos : L’un des armements fournis aux escouades Terminator, le Combi-Fuseur offre un équilibre entre l’assaut tactique et la puissance de feu anti-blindage.[153]
Le vétéran Mokan a été affecté à l’avant-garde du déploiement du Clan Vurgaan à la surface d’Isstvan V. Alors que de nombreuses compagnies du Clan se sont déployées via des Modules d’Atterrissage, la Centurie de Terminator du 4e Ordre (Ordre Quarii) est connu pour s’être téléporté directement sur le site d’atterrissage afin de sécuriser la zone d’atterrissage. Alors que les Terminators du Clan Avernii assaillaient la ligne de forteresse des Traîtres, l’escouade Demetae a survécu à la troisième heure de la bataille avant d’être détruite par un bombardement intensif.
Le légionnaire vétéran Mokan est représenté ici portant une armure Terminator modèle Cataphractii, qui a reçu de nombreux embellissements et modifications des mains des maîtres artificiers de la Légion.[154]
Légionnaire des Iron Hands[modifier]
Légionnaire Maeloc
Escouade Cunaeda, Ordre Primii, Clan Gaarsak
Pénétration du Système Isstvan
Action de contre-embarquement
2. Pistolet Bolter de type Phobos : Arme standard, essentielle pour les combats rapprochés contre les ennemis qui survivent à l’assaut initial.
3. Panoplie Belicosa : bombe Fusion, grenade frag et grenade anti-char.[155]
Le 1e Ordre (ou Ordre Primii) du Clan Gaarsak est mentionné dans les récits de la bataille d’Isstvan V comme ayant pris part aux actions de la flotte qui ont eu lieu dans et autour de l’espace orbital alors que les vaisseaux de guerre de la Légion Iron Hands tentaient d’atteindre leurs frères à la surface. La majorité de ces opérations ont échoué et d’innombrables légionnaires ont péri dans les cales de transport de leurs Barges de Bataille, consumés par les feux nourris des bordées des Traîtres.
L’escouade Cunaeda aurait lancé un contre-embarquement audacieux contre la Barge de Bataille Retiarius des World Eaters au plus fort de l’action de la flotte. Il est probable que l’escouade se trouvait à bord du Retiarius lorsque son propre vaisseau a été détruit, et il est impossible de savoir combien de temps elle a pu se battre contre un vaisseau de guerre entier rempli de sauvages guerriers ennemis.[156]
Légionnaire Vétéran des Iron Hands[modifier]
Légionnaire vétéran non identifié
Désignation de l’escouade inconnue
Ordre Primii, Clan Avernii
Massacre du site d’atterrissage d’Isstvan V
2. Lance-Flammes Lourd modèle Anvilus : Arme couramment utilisée par les guerriers en Armure Terminator affectés aux opérations d’abordage et aux engagements similaires dans la "zone mortelle", où l’on s’attend à un contact avec de nombreux ennemis dans des zones de combat confinées.[157]
L’insigne de ce légionnaire non identifié est celui du 1e (Ordre Primii), Clan Avernii des Iron Hands. Nombre de ces guerriers ont été tués par le Primarque Fulgrim et ses Gardes Phénix avant même que la rébellion ne prenne toute son ampleur. D’autres ont participé au Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V aux côtés de Ferrus Manus, déterminés à venger la mort de leurs frères. Leur destin a été de tomber aux côtés de leur maître, loyaux et déterminés jusqu’au bout.
Le légionnaire est représenté ici vêtu d’une Armure Terminator Tartaros. Ce modèle était considéré comme l’un des produits les plus avancés en matière d’Armure Tactique Dreadnought.[158]
Devastator des Iron Hands[modifier]
Ironwroght Veur
1e escouade, compagnie Devastators,
Ordre Tredecimii, Clan Morragul
La Griffe Rouge, vaisseau amiral du Clan Iron Hands Morragul, fut l’un des premiers vaisseaux Iron Hands à arriver dans le système d’Isstvan après que la trahison des réserves ait été révélée, pénétrant dans l’espace réel au milieu de la titanesque bataille spatiale qui avait éclaté entre les flottes des Loyalistes et des Traîtres. Autek Mor, maître du Clan Morragul, ordonna à son vaisseau de tenter de traverser la tempête de feu pour atteindre Isstvan V. Le Croiseur Super-Lourd, dont la puissance est tristement célèbre, réussit à percer la bataille, mais subit de tels dégâts qu’il fut contraint de contourner Isstvan V et de fuir, réussissant à s’échapper, contrairement à de nombreux vaisseaux d’Iron Hands qui allaient arriver par la suite.
Au cours de cette bataille désespérée dans le vide, la Griffe Rouge a repoussé des dizaines d’attaques d’abordage de toutes parts, pendant lesquelles les escouades de soutien lourd "Devastators" du Clan Morragul ont joué un rôle déterminant en massacrant tous ceux qui tentaient de prendre le contrôle du vaisseau, subissant de lourdes pertes en cours de route. L’Ironwrought Veur, tel qu’il est représenté ici, porte l’héraldique pourpre caractéristique de la garde personnelle d’Autek Mor, les Sangs Forgés.[159]
2. Voss - Bolter Lourd modèle Incarnadine : En tant qu’escouade de soutien lourd Devastator, la 1e escouade s’est déployée avec une panoplie d’armes lourdes, en l’occurrence un Bolter Lourd. Conçu principalement pour être utilisé contre les Xénos tels que les Orks, le Bolter Lourd est une arme très efficace, mais contre les Armures Énergétiques de leurs frères légionnaires, ils ont été obligés de compter sur le simple poids du feu pour infliger de nombreuses pertes avec cette arme.[160]
Légionnaire Tactique des Iron Hands[modifier]
Légionnaire Tactique <INCERTAIN>
Escouade Quintus, Section Alpha
Xe Légion, Iron Hands
Malgré les altérations de son héraldique, à savoir la spalière et la genouillère cramoisies, les identifiants codés indiquent que la plate Mk III du Légionnaire illustré fut attribuée au Légionnaire Heiraklo Ryhus des Iron Hands. D’après les archives, Ryhus a honorablement servi la Xe Légion et des captures picts montrent qu’il est tombé sur les sables noirs de la Dépression d’Urgall dès les premières salves des factions renégates.
Des documents bien plus tardifs montrent un combattant qui émettait les mêmes identifiants, et qui participait à des actions armées contre les factions loyalistes en plein Système Sol. Sans pouvoir affirmer que Ryhus ne soit en fait pas tombé sur Isstvan V comme on le supposait initialement, on n’est pas non plus certain que son matériel ait simplement été réutilisé après sa mort par les traîtres, sans pour autant exclure l’hypothèse de pratiques malveillantes et retorses.
C’est un motif de consternation pour les factions loyales de la Xe Légion que de rester dans l’incertitude quant à de tels cas, car ils entachent la réputation des Iron Hands. De l’avis de beaucoup, lorsque le doute plane de la sorte, il vaut toujours mieux considérer que le guerrier a péri au combat, plutôt que de le soupçonner d’être passé du côté des traîtres.[161]
Le Sceau de l'Œil de la Vigilance
Pendant des années, la Légion des Iron Hands a combattu en étroite coopération avec ses frères qui allaient plus tard la trahir. Le Maître de Guerre Horus appréciait les victoires des Iron Hands, à qui il décerna de nombreux lauriers, dont notamment celui que les Iron Hands appelaient "Le Sceau de l’Œil de la Vigilance". Il s’agissait d’une distinction, jadis tenue en haute estime, remise par le Maître de Guerre aux Iron Hands qui avaient servi au combat à ses côtés.[162]
Dreadnought des Iron Hands[modifier]
Veneratii Urien
Ordre Quarii, Clan Vurgaan
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V, Phase Penultima Terminus
Veneratii Urien était autrefois un Centurion du 4e Ordre (ou Ordre Quarii) du Clan Vurgaan, un guerrier redouté pour son intransigeance. Urien était un Terrien plutôt qu’un Médusien, et il avait combattu avec la Xe Légion bien avant son union avec son Primarque. Il tomba au combat contre les Xénos Psy-Gore moins de dix ans avant la bataille d’Isstvan V, et fut ensuite enterré dans un Châssis de Dreadnought Contemptor, ce qui mit un terme à son ascension vers le haut commandement, mais lui permit de continuer à servir sa Légion.
Le Châssis Dreadnought du Veneratii Urien est configurée selon le sous-modèle Mortis, avec une paire de canons d’assaut Kheres, ainsi que des systèmes de ciblage très avancés. Cette configuration sert principalement à engager les avions ennemis, dont plusieurs dizaines ont été abattus par Urien en une heure et vingt-sept minutes de combat, après avoir foulé le sol ensanglanté du site d’atterrissage d’Isstvan V.[163]
Dreadnought des Iron Hands[modifier]
Vénéré Morn
Ordre Primii, Clan Avernii
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V, phase terminale
Le guerrier enterré dans le sarcophage Dreadnought représentée ici était l’un des plus respectés du clan Avernii. Le Bolt ailé doré indique que le vénéré Morn est l’un des rares vétérans de la bataille de Lox à avoir survécu. Morn a servi dans la garde d’honneur du Primarque, des Centuries de Terminator des Iron Hands, combattant aux côtés de Ferrus Manus lui-même au cours d’innombrables batailles. Morn est tombé au combat au plus fort de la bataille de Gardinaal Prime, son corps écrasé sous la semelle de fer de l’un des marcheurs gargantuesques des Seigneurs de Gardinaal. Inhumé dans le sarcophage blindé d’un Dreadnought Contemptor, il continue de rendre de grands services à son seigneur et maître.
On pense que le service de Morn s’est achevé dans la sauvagerie et l’effusion de sang, alors qu’il tombait en défendant le corps décapité de son Primarque tué sur le sol gorgé de sang de l’Isstvan V.[164]
Night Lords[modifier]
Dreadnought des Night Lords[modifier]
Vénérable Carrow, "Le Faucheur de Noval V"
17e Compagnie (les "Seigneurs de la Tempête")
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
Le sigle nostramien inscrit sur le torse blindé du vénérable Carrow marque son allégeance à la 17e compagnie de la légion des Night Lords, appelée à l’époque du massacre du site d’atterrissage d’Isstvan V, les « Seigneurs de la Tempête ». Carrow est connu pour avoir privilégié une forme brutale de combat rapproché ritualisé, héritée des cultes des déchiqueteurs de Nostramo.[165]
Dreadnought des Night Lords[modifier]
Vénérable Reeve, "Le Sans-Gêne"
8e Compagnie, "Cercle de l’Inclémence"
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
Reeve était autrefois un Maitre de la Serre de la 8e Compagnie, qui, à l’époque de la bataille d’Isstvan V, était connue sous le nom de "Cercle de l’Inclémence". Connu à l’origine sous le nom de Klemen, il est tombé au combat contre des pillards Aeldari, mais a survécu grâce à son sang-froid, bien que tout son système nerveux central ait été désassemblé sous ses yeux. Inhumé dans le sarcophage blindé d’un Dreadnought Contemptor, Reeve a renié son rang de commandant et s’est consacré à la gloire de la bataille.
Note : Totem - reliques d’ennemis importants montées sur son sarcophage, selon les traditions de nombreuses factions de gangs Nostramien.[166]
Légionnaire Vétéran des Night Lords[modifier]
Légionnaire Vétéran Uros Kastax
Descendants du quartier sanglant
8e compagnie, le "Cercle de l’Inclémence"
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
À l’époque du déploiement des Night Lords sur Isstvan V, le légionnaire vétéran Kastax était le membre le plus ancien de la Serre Terminator de la 8e compagnie. Kastax est connu pour avoir participé au nettoyage de Morenna, aux génocides de Yoggoth, à la chute des Seigneurs d’Ephrath et à d’innombrables autres campagnes de terreur menées par les Night Lords. Il est le seul survivant de la Perfidie de Succoth, une bataille qui a coûté cher à la 8e Compagnie, y compris le dernier de ses légionnaires terraniens. Les circonstances exactes de cette bataille restent inconnues, bien que de nombreuses rumeurs sombres aient circulé à la suite de celle-ci.
Kastax serait tombé au combat peu après que les Night Lords eurent révélé leur allégeance au Maître de Guerre. Les circonstances exactes de sa mort restent un mystère, car peu de Griffes de Terminator de la 8e Compagnie ont survécu aux Batailles d’Isstvan. Mais certains rapportent que son cadavre gisait parmi ceux de ses anciens frères, et que peu de ses blessures étaient visibles.[167]
2. Un Combi-Bolter/Plasma modèle Phobos : Kastax est connu pour avoir porté cette arme à Isstvan V, la jugeant sans doute plus souple tactiquement que son habituel Lance-Flammes Lourd, compte tenu de la nature anticipée de la bataille.[168]
Légionnaire des Night Lords[modifier]
Légionnaire non identifié
Compagnie non identifiée
Isstvan V, poursuite après le massacre du site d’atterrissage
Enregistré dans les images capturées
Bien que son nom et sa formation soient inconnus, le légionnaire représenté ici est identifié comme un membre d’une escouade de soutien tactique de la Légion des Night Lords par le blanc de son casque et de sa cuirasse. Son corps a été découvert à cinquante kilomètres au nord de la dépression d’Urgall. L’armure Énergétique Mk IV du légionnaire est en grande partie usée par les intempéries, ce qui suggère qu’il a opéré sur le terrain dans des conditions de combat intenses pendant une période prolongée. Il est donc probable qu’il ait participé à la chasse de quatre-vingt-dix-huit jours des quelques loyalistes qui ont échappé au Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V.
Le motif de l’arc électrique visible sur plusieurs parties de l’armure de ce légionnaire est généré par des projecteurs d’arcs sophistiqués sous la surface, utilisés par de nombreux Night Lords pour inspirer la peur et l’effroi à leurs ennemis.[169]
2. Arquebuse Volkite modèle Mars-Omega : Une arme très appréciée par de nombreuses escouades de soutien tactique au sein de la légion des Night Lords pour son effet terrifiant et hautement destructeur.
3. Bolter modèle Tigrus-Exitus : Bolter Tigrus lourdement modifié utilisé par les légionnaires désignés pour jouer le rôle de tireur d’élite.[170]
Sergent des Night Lords[modifier]
Sergent d’escouade Tynok
Escouade Tynok ("Dixième Sanglant")
77e compagnie des Night Lords ("Hérauts de Nocnitsa")
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
2. Hache-Glaive de Nostramo (marques de mise à mort inspirées de l’arme de cérémonie portée par le bourreau de la cour).
3. Bolter modèle Tigrus avec lame de combat.
4. Bolter modèle Phobos (notez les marques de mise à mort grossièrement appliquées).
5. Canon à rotor modèle Nomus.[171]
L’escouade Tynok, dirigée par le sergent Uritzon Tynok, est connue pour avoir été l’une des premières escouades des Night Lords à avoir tiré sur leurs anciennes légions sœurs à Isstvan V. Certains ont même suggéré que l’escouade avait pris soin de s’insinuer dans une position de déploiement d’où elle pourrait être la première à révéler sa trahison, une perfidie aggravée par les accusations selon lesquelles l’escouade aurait tiré avant d’en avoir reçu l’ordre par le capitaine de la 77e compagnie. En tant qu’Escouade de la Terreur, les membres de la Dixième Sanglante arborent une série d’ornements macabres qui deviendront plus tard communs à toute la Légion. La suspension d’ossements et l’application de symboles de masques de mort sur les casques confèrent aux légionnaires un aspect effrayant, destiné à renforcer encore la terreur qu’ils se plaisent à semer dans le cœur de l’ennemi.[172]
Rapace Nocturne des Night Lords[modifier]
Rapace Insa’ha Jarsakka
Ost Rapace "Les Bouchers de Krayl"
VIIIe Légion, Night Lords
Secteur Umbral, Isstvan V
Affectée originellement à une force de réserve de contre-offensive dans le Secteur Ignis de la Dépression d’Urgall, l’escouade de Rapaces Nocturnes baptisée crûment "les Bouchers de Krayl" ignora sciemment les ordres qui venaient du Maître de Guerre en personne. Au lieu de cela, au début de ce qui allait entrer dans l’Histoire sous le nom de "Massacre du Site d’Atterrissage", les Bouchers se frayèrent un chemin à travers les lignes renégates en direction du nord, en prétextant être en possession de renseignements vitaux (et totalement fictifs) pour franchir les nombreux checkpoints mis en place par les félons.
Selon les journaux privés du Rapace Jarsakka, cette insubordination s’explique par le fait que l’escouade était peu désireuse de participer à la guerre d’usure qui n’allait pas manquer de se développer dans le Secteur d’Ignis et avait donc décidé de se redéployer dans une zone plus adaptée à ses doctrines de combat dévoyées. Les données topographiques indiquaient que le terrain du Secteur Umbral convenait mieux aux tactiques d’embuscade et à la guerre psychologique que privilégiaient les Rapaces Nocturnes, de sorte qu’ils avaient choisi d’y affronter l’ennemi à leur manière.
Fidèles à leur nom, les Bouchers de Krayl purent ainsi faire ce qu’ils savaient faire de mieux et taillèrent en pièces les guerriers parés de noir de la XIXe Légion au cours de plusieurs assauts violents. Insa’ha Jarsakka survécut au Massacre du Site d’Atterrissage en évitant la masse de l’assaut Loyaliste mais semble être demeuré sur Isstvan V un long moment après la victoire d’Horus, supposément pour participer à l’élimination des dernières poches de résistance et pour s’emparer de nombreux trophées macabres.[173]
Panoplie de Guerre
Outre l’armorial de Légion et les emblèmes spécifiques adoptés par la VIIIe Légion pour identifier ses vétérans, les spalières de Jarsakka présentent des trophées pris sur le champ de bataille et divers totems reprenant les symboles des gangs de Nostramo.[174]
Légionnaires des Night Lords[modifier]
Légionnaire Vartan
Légionnaire Kevark
Légionnaire Sevan
Légionnaire Vosk[175]
Légionnaire des Night Lords[modifier]
Maître-Griffe Vibius
Douzième Délaissé,
22e compagnie (les "Moissonneurs")
Griffe de Poursuite Urgall
Le Maître-Griffe Vibius était un Terrien, bien qu’il n’ait servi dans la VIIIe Légion que quelques mois avant qu’elle ne soit réunie avec son Primarque. Ses archives indiquent que Vibius a trouvé sa nature sombre compatible avec celle du Hante-la-Nuit, et qu’il s’est bien adapté lorsque le Primarque a pris le commandement de sa légion. Vibius fut rapidement promu au rang de commandant d’escouade, mais son ascension fut freinée par la promotion d’autres légionnaires nés sur Nostramo. Il est connu pour s’être engagé dans un certain nombre de duels d’honneur contre d’autres Maître-Griffes, ce qui laisse présager une querelle sanglante et amère qui couve sous la surface dans les rangs de la 22e Compagnie.
On pense que le Vibius a survécu aux batailles d’Isstvan V, s’engageant dans la poursuite des survivants de la Raven Guard après le massacre du site d’atterrissage. On sait qu’il a affronté plusieurs autres Maîtres-Griffes au cours des opérations de poursuite et qu’il en a tué un certain nombre lors d’une série d’affrontements qui l’ont amené à prendre le contrôle de toute la 22e compagnie.[176]
2. Pistolet à Plasma "Lueur Solaire", modèle Ryza
3. Bombe à Fusion Mk XIX (notez l’ornementation idiosyncrasique de la charge d’éclair) ; Grenade anti-char Mk Vc ; grenade à fragmentation Mk II.
4. Bolter modèle Umbra avec fixation d’une baïonnette tronçonneuse de combat.[177]
Légionnaire des Night Lords[modifier]
Légionnaire non identifié
Fils Pourpre
lié par serment au Libre-Marchand Militant, le Seigneur Gotha, Roi d’Oxitanie
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V, phase inconnue
2. Charge de brèche.
3. Pistolet Bolter modèle Phobos.
4. Pistolet à Fusion modèle Primus MkII.[178]
Les Fils Pourpres ont été formés à partir des restes de la 9e Compagnie de la VIIIe Légion, au milieu des Guerres d’Unification Terrienne - cette formation ayant subi une destruction quasi-totale lors de la pacification du domaine de l’Oxitania. L’Empereur, dans sa bienveillance, offrit au roi d’Oxitania le rang de Libre-Marchand en rémission de son exécution. Les Fils Pourpres ont conservé une partie de l’héraldique de la Légion et ont combattu en tant qu’unité cohérente, servant aux côtés du Libre-Marchand Gotha avant de retourner dans le giron de la Légion. Le statut actuel et la localisation des Fils Pourpres sont inconnus, et il est possible qu’ils aient été tués lors des batailles qui ont suivi le Massacre du Site d’Atterrissage.[179]
Salamanders[modifier]
Légionnaire des Salamanders[modifier]
Légionnaire Shendrak Nal’kor
Brigade de Brécheurs Ar’vak
17e compagnie de ligne
Royaume d’Epithemus
2. Canon à Gravitons modèle Auto Tellurien : Les armes à gravitons devenaient de plus en plus rares dans les armureries de la Légion au début de l’Hérésie d’Horus, en raison du haut niveau d’expertise technologique requis pour les entretenir.[180]
Les Escouades de Brèches étaient une composante précieuse des compagnies de la Légion des Salamanders ; elles étaient souvent déployées en tant que fer de lance de toute attaque, ou en tant que noyau de toute ligne défensive. Compte tenu de cette lourde tâche, c’est un honneur d’être choisi pour combattre dans leurs rangs au sein de la Légion. L’intronisation n’était accordée qu’après une série d’épreuves éprouvantes qui culminaient avec la chasse d’une des légendaires Salamandres de Nocturne et la forge d’un bouclier incorporant les os durs comme le fer et les écailles résistantes de la bête.
L’escouade de Brécheurs Ar’vak était en première ligne de l’avancée des Loyalistes, tenant bon dans les ruines d’un bunker antiaérien des Traîtres détruit lors de l’assaut initial. Se barricadant à l’intérieur après avoir été isolés, les interceptions Vox ont indiqué que le légionnaire Nal’kor et son escouade étaient l’une des dernières forces loyalistes à avoir été éradiquées, l’Alpha Legion étant finalement contrainte d’utiliser des chars Vindicator en masse pour mettre fin à la résistance.[181]
Terminator des Salamanders[modifier]
Élu Kobal Ru’than, "Vraie Lame"
Membre de la Phalange des gardes du corps du Seigneur Protecteur Da’Ru
Compagnie de la 3e ligne
Royaume de Thémis
2. Combi-Flammeur modèle Tigrus.[182]
Choisis parmi les meilleurs guerriers et artisans que leurs compagnies ont à offrir, les gardes du corps personnels du Seigneur Protecteur incarnent les principes du Culte Prométhéen. Ces combattants indomptables ont invariablement remporté de nombreux honneurs, et ces victoires sont célébrées sur l’armure de Ru’than, comme en témoignent les glyphes sur sa jambière gauche.
Dans les dernières heures du massacre d’Isstvan V, le Seigneur Protecteur Da’Ru ordonna à sa phalange, dont faisait partie Ru’than, de se former autour de lui et mena une charge contre la plus forte concentration de l’ennemi en approche. Des fragments de l’armure distinctive de l’Élu Ru’than ont été vus plus tard comme trophées ornant les unités blindées des Night Lords.[183]
Légionnaire des Salamanders[modifier]
Maître Barris Kal’sho
Disparu au combat
Il a été vu pour la dernière fois en train de combattre les unités d’abomination des Word Bearers
Escouade Dragon Ardent Kal’sho
Royaume de Skarrokk
3. Combi-Flammeur Modèle Ultima.
4. Lance-Flamme Modèle Phaestos.
[184]
Rattachée au Cadre d’Assaut Chimera, chargé de détruire la fortification Omicron-633 de la Death Guard, au centre du bassin d’Urgall.
La fortification Omicron-633 faisait partie d’une chaîne de petits bunkers en Ferrobéton armé, érigés par la Death Guard, qui avaient résisté aux bombardements des Loyalistes sans trop de dommages. Sa capture était considérée comme l’un des principaux objectifs de la première vague d’assaut. L’escouade Kal’sho avait atteint son objectif au moment où la deuxième vague sortait de ses Modules d’Atterrissage et était engloutie par un nuage de brouillard toxique déchaîné par les Terminators du Linceul de la Death Guard, dont la contre-attaque avait été signalée par l’arrivée de leurs traîtres d’alliés. À court de munitions et pris entre le mur de poison ténébreux de la Death Guard et l’avancée des Word Bearers, le Cadre d’Assaut Chimera fut rapidement submergé et dispersé malgré les efforts héroïques de l’escouade Kal’sho pour se frayer un chemin jusqu’à Vulkan et le corps principal des Salamanders.[185]
Légionnaires des Salamanders[modifier]
Vétéran So’bak, perte confirmé, tué au combat par des Terminators du Linceul.
Vétéran Ish’val, porté disparue, dernière position connue: Dépression d’Urgal, présumé mort.
Vétéran Vent’al, Survivant d’Isstvan V, évacuer avec les troupes de la Raven Guard.
Vétéran Nar’van, porté disparue, dernière position connue: Dépression d’Urgal, présumé mort.[186]
Légionnaire des Salamanders[modifier]
Légionnaire Maraeus Orasus
Escouade tactique Fal’shon
Royaume de Thémis
Affecté au soutien du cadre Igax
Déployée au maximum de ses capacités à Isstvan V, le royaume de Thémis et ses compagnies de ligne ont été divisés en dizaines de cadres. Chaque Cadre a été conçu de manière à pouvoir atteindre ses objectifs avec un soutien minimal, ce qui lui permet d’atteindre ses objectifs sur le champ de bataille sans dépendre d’un nombre écrasant : une préoccupation tactique commune aux Salamanders, et qui contraste directement avec les tactiques préférées par d’autres.
L’escouade Fal’shon et quatre autres escouades tactiques étaient chargées de la protection rapprochée des escadrons d’artillerie qui formaient le Cadre de soutien Igax. Ayant dépensé la majorité de ses munitions au début de la bataille, le Cadre s’est retrouvé terriblement mal préparé pour faire face à l’assaut perfide de la deuxième vague. Entourée d’unités de l’Alpha Legion qui s’étaient approchées à bout portant sous couvert d’amitié avant d’ouvrir le feu, l’escouade Fal’shon s’est battue jusqu’au bout, dépensant ses dernières munitions, puis affrontant l’ennemi au corps à corps.[187]
3. Bolter modèle Phobos : Le modèle Phobos, l’un des premiers de son genre, est considéré comme capricieux et nécessitant beaucoup d’entretien par certaines Légions, mais les Salamanders le préfèrent pour sa précision et sa puissance accrues lorsqu’il est bien entretenu.[188]
Le Dragon de Sérapis[modifier]
Vénérable Tuseok
Le Dragon de Sérapis
Attaché au Cadre Obsidiax
Vétéran des batailles de la Légion avant que la XVIIIe ne soit uni à son Primarque, Tuseok porte une longue liste d’honneurs et a atteint le rang de capitaine avant d’être mortellement blessé lors de la désastreuse bataille de Khur. On notera en particulier l’insigne du Bélier de Saturne sur son genou gauche, qui indique sa participation avec l’Armada de Saturne à la campagne de pacification du Segmentum Solar, ainsi que l’icône blanche du crâne des Dragons Ardents et des éclairs sur son plastron - un insigne décerné par Vulkan pour ses actes héroïques lors de la conquête de Serapis.
Le Vénérable Tuseok n’a pas survécu au Massacre du Site d’Atterrissage, mais un petit contingent du Cadre Obsidiax a pu évacuer d’Isstvan V aux côtés des forces de la Raven Guard, en grande partie grâce à l’abnégation du Dreadnought qui a repoussé les vagues d’attaques des vaisseaux artilleurs des Night Lords qui harcelaient leur tentative de fuite.[189]
Légionnaire Vétéran des Salamanders[modifier]
Légionnaire vétéran Skaro Ka’Tal
Escouade vétérane Calidore,
XVIIIe Légion, Salamanders
Les porteurs de fardeaux, assaillants de première vague, secteur Ignis, dépression d’Urgall
Les Armes Désintégratrices, bien que peu utilisées pendant la Grande Croisade en raison de leur dangereuse instabilité entre les mains d’utilisateurs inexpérimentés, ont retrouvé leur utilité avec le déclenchement de l’Hérésie d’Horus. Ces risques étaient justifiés afin d’obtenir un avantage sur des ennemis qui, sans cela, auraient été à égalité.
Pendant quatre décennies, le légionnaire Ka’Tal a servi les Salamanders avec honneur, gravissant les échelons de légionnaire à vétéran avec un dossier de conduite irréprochable au combat.
À la veille de l’invasion d’Isstvan V, il fut le premier parmi ses frères à se porter volontaire pour faire partie de la première vague d’attaquants, destinés à affronter la fureur intacte de la Death Guard. En échange de cette démonstration audacieuse d’enthousiasme, les Techmarines de la compagnie Calidore ont permis à Ka’Tal et à ses compatriotes d’accéder librement aux armureries de la Légion, où ils ont sélectionné de redoutables Armes Désintégratrices à emporter au combat.
Conscients des risques liés à l’utilisation de ces armes instables mais redoutables, les Porteurs de Fardeaux comprenaient ce que serait d’affronter les défenses de la XIVe Légion et que leurs chances de survie étaient minces.
Sans se laisser intimider par les obstacles insurmontables auxquels ils étaient confrontés, ils choisirent de vendre chèrement leur vie et de creuser un sillon malfaisant dans les défenses des traîtres afin que leur ennemi connaisse la colère du Grand Dragon.[190]
Word Bearers[modifier]
Légionnaire des Word Bearers[modifier]
Légionnaire Apis Merenkar
Escouade tactique Nimarros
7e compagnie d’assaut
Armure Énergétique Mk IV "Maximus" avec serments de dévotion
Chapitre du Soleil Dentelé
Ici vêtu de l’Armure Énergétique MkIV "Maximus", équipement standard de la Légion à l’époque, le légionnaire Merenkar faisait partie des Gal Vorbak déployés dans les contreforts du flanc droit de l’Armure Énergétique pour s’opposer à la tentative des Raven Guard d’atteindre leurs vaisseaux de combat en attente. Cette zone a été le théâtre de certains des combats les plus sanglants de la bataille, Corax se frayant un chemin à travers les rangs massés des Word Bearers pour ouvrir la voie à ses fils.
L’unité de Merenkar a été aperçue pour la dernière fois en train d’engager plusieurs compagnies des Raven Guard dans une charge à outrance, bien avant les Chapitres de Word Bearers qui se trouvaient à proximité. Un détachement de ravitaillement des Iron Warriors a récupéré son équipement abandonné sur le champ de bataille, mais aucun cadavre identifiable, celui de Merenkar ou d’un membre de son escouade n’a été trouvé parmi les monticules de Raven Guard tués, déchiquetés et éparpillés sur le champ de bataille.[191]
2. Bolter modèle Tigrus : L’un des modèles de Bolter les plus avancés actuellement fournis aux légions de Space Marines.[192]
Capitaine des Word Bearers[modifier]
Capitaine Nimur Ennat
Commandant de la 5e compagnie d’assaut lourd
Chapitre du Soleil Dentelé
Le Sous-Capitaine Ennat, que l’on voit ici dans l’héraldique du Chapitre du Soleil Dentelé, était à l’origine rattaché au commandement du premier capitaine Kor Phaeron, un personnage puissant mais souvent impopulaire au sein de la Légion. Kor Phaeron a transféré la compagnie d’Ennat au Chapitre du Soleil Dentelé pour qu’elle lui serve d’yeux et d’oreilles au sein du Chapitre, maintenant qu’il avait les faveurs de Lorgar.
Bien que faisant partie du Soleil Dentelé, la 5e compagnie n’avait pas de Gal Vorbak, et durant les combats dans la Dépression d’Urgall, elle fut laissée isolée par les Gal Vorbak et encerclée par la Raven Guard qui tentait de forcer une brèche dans les lignes des Word Bearers. Ennat lui-même fut tué lorsqu’un escadron de chars de siège Typhon des Iron Warriors attaqua la Raven Guard sur sa position, sans se soucier des pertes causées parmi leurs alliés.[194]
Apothicaire des Word Bearers[modifier]
Apothicaire Ban Xisugal
Pacte Medicae Kigal
Rattaché à la 4e compagnie d’assaut de largage
Chapitre du Trône d’Osseus
2. Bolter modèle Umbra : Le fiable Bolter Umbra a été largement utilisé dans de nombreuses Légions.
3. Pistolet Bolter modèle Umbra : Le crâne ailé en rouge indique que cette arme est utilisée pour apporter la paix finale aux légionnaires mortellement blessés.[195]
Les Word Bearers ont déployé, d’après leurs propres registres récupérés par la suite, près de deux mille Apothicaires sur les champs de bataille de la Dépression d’Urgall, un nombre bien supérieur à celui indiqué par les niveaux standards.
L’Apothicaire Xisugal, que l’on voit ici sur une Pix prise sur le champ de bataille, et ses frères ont exercé leur métier sanglant parmi les légionnaires de la 4e compagnie d’assaut des Word Bearers, frappant les forces de l’Armée Impériale loyaliste prises au piège et ne se doutant de rien, dans les échelons arrière. Bien que les unités qu’ils accompagnaient aient subi peu de pertes, d’autres Pixs capturées sur le champ de bataille indiquent que Xisugal et son Pacte ont tous terminé l’engagement avec leur Vases "Mortuis" et d’autres capsules de semences génétiques et de confinement des victimes entièrement chargées.[196]
Légionnaire Tactique des Word Bearers[modifier]
Légionnaire Tactique Ollant Banthra
Escouade Iro, "les Récitateurs"
XVIIe Légion, Word Bearers
Après avoir combattu au sein de sa Légion au long de la Grande Croisade, le Légionnaire Banthra suivit sans hésiter son Primarque, Lorgar, dans le brassier de la Dépression d’Urgall sur Isstvan V.
Il fut déployé dans le Secteur Umbral, où son escouade fut larguée près des points de regroupement des Loyalistes de la Raven Guard, pour se porter face aux Fils de Corax qui se retiraient du front, pourchassés par les World Eaters.
Les membres de l’Escouade Iro se disposèrent en ligne et tinrent leur position jusqu’à ce que leurs Autosens captent les appels à identification de la Raven Guard. Pour toute réponse, Banthra et ses camarades firent feu sur les guerriers en armure d’ébène, vidant et rechargeant leurs Bolters encore et encore jusqu’à ce que nul ne se dresse encore devant eux.
Les inscriptions lisibles sur les plaques semblent juxtaposer des écrits colchisiens, communs sur les armures de la XVIIe Légion, à vingt-huit noms qu’on suppose être ceux des guerriers de la XIXe Légion que Banthra abattit sans merci lors de son premier acte de félonie meurtrière.[197]
Chapitre de la Main Écorchée
Le "Chapitre de la Main Écorchée" était une subdivision de la Légion des Word Bearers forte de 6000 à 8000 guerriers, parmi lesquels de nombreux volontaires devinrent des Gal Vorbak. On sait que ces guerriers ont joué un rôle notable aussi bien sur Calth qu’au Siège de Cthonia, en passant par maintes batailles tout au long de l’Hérésie d’Horus, où ils firent preuve d’un dévouement sans faille à la cause du Maître de Guerre.[198]
Dreadnought Contemptor des Word Bearers[modifier]
Eduhkar de l’Annunake
Rattaché au Chapitre du Soleil Dentelé
Avant d’être intronisé dans l’Annunake, un terme colchisien signifiant alternativement "fils princiers" ou "juges de l’enfer" et utilisé au sein de la Légion des Word Bearers pour désigner les légionnaires ayant l’honneur de poursuivre leur service dans la coque blindée d’un Dreadnought, Eduhkar a été largement loué dans les registres des groupements tactiques impériaux pour son héroïsme lors de la Conformité de Sarapis contre les monstrueux Fra’al. Suite aux blessures irréparables qu’il a subies lors des batailles, il a été inhumé dans un châssis de Dreadnought.
Après le massacre d’Isstvan V, le sarcophage d’Eduhkar, brûlé par les flammes, fut retrouvé dans les contreforts des montagnes d’Urgall, à la lisière des combats où une petite force de Salamanders avait tenté de percer l’encerclement des Traîtres. Son corps brisé de Dreadnought était toujours bloqué dans sa lutte finale avec les restes d’un Dreadnought Salamanders, identifié seulement par le titre de "Dragon de Sarapis".[199]
Dreadnought des Word Bearers[modifier]
Eriban de l’Annunake
Rattaché au Chapitre de l’Étoile du Jugement
L’Étoile du Jugement porte un manteau de sombre renommée au sein des Word Bearers, et n’a été déployée que dans les zones de guerre où l’on estimait que la population ne méritait pas l’honneur de la Conformité. À Isstvan V, l’arsenal complet d’armes interdites et de munitions toxiques dont dispose l’Étoile du Jugement a été utilisé contre les loyalistes de la première vague, qui ne se doutaient de rien.[200]
Dreadnought des Word Bearers[modifier]
Ishelun de l’Annunake
Rattaché au Chapitre du Trône d’Osseus
Ishelun a été le fer de lance de l’avancée du Trône d’Osseus contre les unités de Salamanders qui ont défendu âprement les fortifications de fortune et les lignes d’Égide érigées au cours de leur avancée.[201]
Rhino des Word Bearers[modifier]
Lame Cramoisie
Les motifs géométriques complexes inscrits sur ce Rhino indiquent qu’il est rattaché au Gal Vorbak de la 7e compagnie d’assaut du Soleil Dentelé. Appliqués par les Chapelains de la Légion à l’aide de motifs provenant d’Erebus, ces symboles semblent avoir une signification particulière pour un Gal Vorbak et semblent être basés sur les cartes astrologiques de l’ancienne Colchis.[202]
Predator des Word Bearers[modifier]
Le Cœur Vengeur
Nouvellement construit et consacré, ce véhicule est enregistré comme faisant partie de l’expansion du Chapitre du Soleil Dentelé avant le déclenchement de l’Hérésie d’Horus, le chapitre étant renforcé par plusieurs douzaines d’escadrons de chars Predator, ainsi que par d’autres unités blindées plus importantes, ce qui a considérablement augmenté sa force.[203]
Alpha Legion[modifier]
Terminator de l'Alpha Legion[modifier]
Légionnaire non identifié
Formation inconnue
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V, phase non confirmée
2. Matraque énergétique de modèle inconnu : Attribué à l’officier de ligne.
3- Blaster plasma "Tir d’enfer" modèle Ryza : Réquisition personnelle. A noter l’application du motif de la tête d’hydre.[204]
Cette représentation d’un guerrier non identifié de l’Alpha Legion est basée sur les données sensorielles téléchargées à partir des systèmes d’armure de plusieurs légionnaires de la Raven Guard après leur extraction d’Isstvan V. D’après son équipement, le guerrier est supposé être un officier, très probablement un sergent d’escouade ou un membre du groupe de commandement d’une compagnie de ligne. Il porte l’iconographie commune de la Légion sur les deux épaules de son armure Terminator modèle Tartaros, et le symbole de la tête de mort et des éclairs installé sur sa plaque d’armure de poitrine est antérieur à l’unification de l’Alpha Legion avec son Primarque, ce qui suggère que le guerrier est un vétéran de l’ancienne XXe Légion. La signification du symbole monté sur la jambière gauche du légionnaire est moins claire. Il s’agit d’une version à six têtes du motif commun de l’hydre, bien qu’il puisse s’agir simplement de la version standard à trois têtes reflétée pour une raison inconnue. La lecture évidente du chiffre "XX" est qu’il s’agit du numéro de l’Alpha Legion, mais compte tenu de l’obscurité délibérée pour laquelle l’Alpha Legion est bien connue, cela ne peut pas être considéré comme acquis.[205]
Légionnaire de l'Alpha Legion[modifier]
Légionnaire "Alpharius"
Escouade Alpharius
Chapitre non identifié (Peut-être "La chaîne ininterrompue")
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
2. Bolter modèle Umbra : Notez l’iconographie de la "chaîne ininterrompue".[206]
Ce légionnaire est représenté tel qu’il apparaît dans les données du sensorium de l’armure de l’un des rares légionnaires Salamanders à avoir échappé au Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V. Le nom du traître et la désignation de l’escouade sont transmis par le transpondeur amicus/inimicus de son armure. Ce légionnaire particulier a été vu en train d’utiliser un Lance-Missiles dans une escouade tactique de vétérans de la Légion, une arme qu’il a utilisée avec un effet redoutable dans les premières minutes de la trahison, lorsque la deuxième vague, dont l’Alpha Legion faisait partie, a ouvert le feu sur les unités de la première vague qui ne se doutaient de rien, alors qu’elles se regroupaient. Le légionnaire Alpharius a notamment abattu le Dreadnought des Salamanders, le Vénérable Khulkran, avec un missile anti char tiré dans les premières secondes de la trahison, ce qui semble avoir servi de signal pour que tout son Chapitre révèle les profondeurs de sa trahison. Le légionnaire est vêtu d’une armure de combat Astartes prototype, désigné plus tard comme "Mk VI", ce qui est un mystère car à cette époque, la seule Légion répertoriée comme ayant des armures de ce modèle était la Raven Guard. L’armure est décorée d’un certain nombre d’icônes et de marques couramment utilisées par l’Alpha Legion, y compris l’icône de l’Hydre de Lerne et l’ancien symbole Alpha-Omega de la XXe. Cela indique peut-être que le légionnaire est un vétéran de l’ancienne Légion, avant son unification avec le Primarque.[207]
Traqueur de l’Alpha Légion[modifier]
Traqueur 119A8.82
Traqueur Strike ALEPH-1.73
Cadre d’Exécution 6, XXe Légion, Alpha Légion Phase de Poursuite, Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
À l’instar d’autres Légions Renégates, qui avaient toutes reçu des stocks excédentaires d’armures Mk IV en prévision de la guerre civile, les forces de l’Alpha Légion déployées sur Isstvan V comptaient une forte proportion de Légionnaires équipés d’armures énergétiques Maximus. On estime qu’alors même que l’armure était encore en développement, les guerriers de la XXe Légion avaient fait montre d’une préférence marquée pour le harnois Mk IV par rapport aux plus anciens, et plus lourds, Mk II et Mk III, une prédilection qui ne se démentit que lorsque l’Alpha Légion fut en mesure d’acquérir des exemplaires de présérie d’armures Mk VI.
Plusieurs comptes rendus de Loyalistes ayant survécu au Massacre du Site d’Atterrissage indiquent que l’Alpha Légion y prit part sous forme d’une horde apparemment infinie de Légionnaires indiscernables. L’omniprésence d’armures Mk IV dénuées d’ornementations gênait toute tentative d’identifier les Légionnaires ou de discerner la moindre structure, et ne fit qu’amplifier l’horreur de voir quatre Légions soi-disant Loyalistes retourner leurs armes contre leurs alliés. De fait, le Légionnaire ci-contre ne peut être classifié comme traqueur qu’en vertu de son rôle dans la traque de Corax et des guerriers de la Raven Guard qui avaient survécu au Massacre du Site d’Atterrissage. Du fait de l’absence d’armorium pour les forces renégates sur Isstvan V à ce moment-là, les dégâts que présentait son armure devinrent ses seuls signes distinctifs.[208]
Panoplie de Guerre
La livrée et les marques d’identification semblent varier de façon significative d’un guerrier à l’autre au sein de la XXe Légion, mais elles sont généralement peintes en blanc ou en argent, sur un champ céruléen, comme illustré ci-contre. Les variantes de ce schéma de couleurs sont monnaie courante, les teintes, les marquages et le placement de ceux-ci défiant toute standardisation.[209]
Dreadnought Contemptor de l'Alpha Legion[modifier]
Archontas Origo
Sous-unité inconnue de la Légion
Rassemblement de la Flotte de Représailles d’Isstvan
On sait très peu de choses sur les guerriers désignés dans les archives du Logistica Corpus comme l’"Archontas" d’un chapitre inconnu de l’Alpha Legion, et il est considéré comme improbable qu’"Origo" soit même un nom personnel. Selon certaines archives du début de la Grande Croisade, au moins une douzaine de guerriers différents de l’ancienne XXe Légion portaient ce nom, chacun d’entre eux tombant au combat au début ou au milieu de la Croisade pour être enterré dans le sarcophage blindé d’un certain nombre de modèle de différents sarcophages Dreadnought, depuis la première Furibundus jusqu’à la marque plus tardive Castra Ferrum. Ce Dreadnought appartient à la classe Contemptor, la classe principale utilisée par la majorité des Legiones Astartes à la fin de l’ère de la Grande Croisade. On notera en particulier l’application d’un subtil motif d’écailles sur certaines parties du sarcophage du Dreadnought, s’inspirant de l’un des nombreux thèmes mythologiques que l’Alpha Legion est connue pour privilégier.
Le Sarcophage Dreadnought d’Archantas Origo est équipée d’une paire de Griffes Énergétiques munies de Lance-Flammes, ce qui en fait un adversaire redoutable pour tous les combattants de mêlée, à l’exception des plus accomplis. Il est également équipé d’un Lance-Missiles Cyclone, une arme souvent utilisée pour briser la cohérence des formations ennemies avant une attaque, une grande catégorie de tactique que l’Alpha Legion est réputée pour être particulièrement habile à mettre en œuvre.[210]
Iron Warriors[modifier]
Dreadnought Contemptor des Iron Warriors[modifier]
Vénérable Vhakis
7e Cohorte d’Assaut
23e Grand Bataillon
Fouille des collines d’Urgall, après le Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
Le Vénérable Vhakis est né héritier d’un des nombreux chefs de guerre d’Olympia, son père ayant été contraint de plier le genou devant le Primarque Perturabo. Lorsque l’Imperium est arrivé à Olympia et que Perturabo a pris sa place parmi les fils du Primarque de son vrai père, Vhakis a été jugé digne de rejoindre la IVe Légion et a subi la transformation ardue d’un Space Marine des Legiones Astartes. Il servit pendant sept décennies avant de tomber lors de l’assaut final sur le Bastion Aethereal. Son dévouement stoïque et sa loyauté sans faille envers Perturabo lui valurent d’être interné dans le sarcophage blindé d’un puissant Dreadnought Contemptor.Vhakis a utilisé son arme favorite - un rare et précieux Canon à Conversion Lourd - avec un effet mortel sur les sables noirs de la dépression d’Urgall. On pense qu’il a tué des dizaines d’Astartes loyalistes pendant les trois heures du Massacre du Site d’Atterrissage, principalement les fils de la Gorgone. Bien plus tard, il s’est engagé avec une cruelle détermination dans la chasse à l’insaisissable Raven Guard avant de tomber au combat aux côtés d’une douzaine d’autres Dreadnoughts Iron Warriors au fin fond des Failles d’Illium.[211]
Terminator des Iron Warriors[modifier]
Légionnaire Khorius Rex
3e Grande Compagnie
7e Grand Bataillon
Phase de poursuite, conséquences, Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
Vétéran des Tyranthikos, plus connu sous le nom de "Dominators", le légionnaire Khorius Rex a parcouru une centaine de mondes au service de la Grande Croisade. Autrefois idéologue, Rex a longtemps réduit la Vérité Impériale à un noyau de fait froid et dur : la galaxie n’est pas un endroit pour les faibles et seuls ceux qui sont prêts à endurer n’importe quelle épreuve ont le droit de l’emporter. Ce moment de clarté absolue est survenu lorsque le 7e Grand Bataillon a été rappelé à Olympia et a été témoin de la rébellion qui s’est emparée du monde d’origine de la Légion. Dans le bain de sang qui suivit, l’homme qu’avait été Khorius Rex mourut à jamais, pour renaître et se transformer en un guerrier au cœur aussi froid et dur que la peau en Céramite de son Armure Tactique Dreadnought. Khorius Rex est représenté ici tel qu’il est apparu tout au long des opérations d’extermination de la Légion des Iron Warriors à la suite du Massacre du Site d’Atterrissage. Comme beaucoup d’autres que son maître considérait comme déficients ou instables, il a été abandonné sur Isstvan V lorsque le gros de la Légion a été retiré pour poursuivre la guerre du Maître de Guerre contre l’Imperium. D’après les archives, il a choisi de rester, et son sort final n’est pas connu.[213]
Légionnaire des Iron Warriors[modifier]
Légionnaire Dionor
3e Grand Bataillon
5e Grande Compagnie
Phase de poursuite, conséquences, Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
Le légionnaire Dionor est un Terrien et un vétéran des nombreuses campagnes de la IVe Légion, ayant atteint le grade de Capitaine. Dionor fut assigné au commandement de la 5e Grande Compagnie du 3e Grand Bataillon, une formation qui avait été jugée insuffisante et qui avait beaucoup souffert lors de la Décimation de la Légion par le Primarque, et Dionor fut puni par une rétrogradation dans les rangs. La Grande Compagnie de Dionor est restée en réserve pendant le Massacre du Site d’Atterrissage, et n’a été engagée que dans la foulée. Lorsque le gros de la Légion s’est retiré, une grande partie de la 3e compagnie est restée en arrière, en guise de punition pour leur mauvaise réputation auprès de leur Primarque. Le légionnaire Dionor est connu pour avoir pris le commandement de son escouade à un moment donné lors des premières étapes de l’exploration de la Dépression d’Urgall. Il est probable que Dionor ait pris de force le commandement de son escouade des mains de son précédent sergent d’escouade, exerçant sa formidable volonté sur ses compagnons avant de se concentrer sur la chasse aux Raven Guard. Le sort ultime de Dionor reste inconnu, mais il semblerait qu’il ait rejoint sa Légion et qu’il ait été élevé une nouvelle fois au rang de commandant.[215]
Automate de Bataille Castellax de la Légion des Iron Warriors[modifier]
"Lambda Trois Six"
Détachement Cybernetica
Réserve de la légion, cordon de la Dépression d’Urgall
Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V
La Légion Iron Warriors disposait d’un grand nombre d’automates de batailles, liés à la Legio Cybernetica par d’anciens liens de dette et d’honneur. La majorité de ceux qui ont été déployés lors de la deuxième vague de l’opération de largage d’Isstvan V ont été affectés à la réserve de la Légion et rassemblés dans les fortifications massives déployées depuis l’orbite. La présence des Automates de Bataille ne fut pleinement révélée qu’une fois l’acte de trahison accompli. Plusieurs centaines de Castellax et d’autres classes d’Automates furent déployés pour bloquer la fuite de tout Loyaliste ayant survécu au massacre et tenté de percer les lignes des Traîtres vers les collines d’Urgall.
Liée de façon permanente au service des Iron Warriors, Lambda Trois Six porte l’héraldique fonctionnelle de cette légion. Conformément aux schémas standard des Iron Warriors, plusieurs éléments du modèle de l’automate ont été dotés de chevrons jaunes et noirs distinctifs, et l’épaule affiche un simple identifiant d’actif, dont la signification exacte n’est connue que des Iron Warriors. Notez également la présence de l’icône du crâne et du rouage du Culte Mechanicus, indiquant les origines de la machine. Le texte appliqué sur le capot de l’avant-bras droit est supposé représenter un extrait votif du vaste et impénétrable savoir des adeptes du Culte de Mars.[216]
Légionnaire Tactique des Iron Warriors[modifier]
Légionnaire tactique Vilak Opresh
Escouade tactique Termos,
IVe Légion, Iron Warriors
Force d’assaut planétaire Secundus,
Force d’encerclement Malleus/Ignis
C’est avec une connaissance très limitée de leur mission que les guerriers de l’escouade Termos et de la force d’assaut planétaire des Iron Warriors quittèrent leurs macro-vaisseaux. Plus tard, lorsqu’ils furent engagés au combat sur Isstvan V, leur loyauté et leur sens du devoir inébranlables envers la IVe Légion firent en sorte que, lorsque la réalité sans précédent de la situation fut clairement établie, leurs ordres furent exécutés à la lettre.
La zone de la dépression d’Urgall où le légionnaire Opresh avait été déployé était déjà jonchée de blessés loyalistes, et le vaisseau de transport à bord duquel il avait été acheminé à la surface atterrit au milieu d’un poste de triage de combat alors que les premiers coups de feu de la deuxième vague retentissaient dans un geste de trahison.
La véritable intention des renforts traîtres étant désormais révélée, les Iron Warriors de la force d’encerclement Malleus/Ignis ouvrirent froidement le feu dès qu’ils posèrent le pied sur le sable noir, rencontrant peu de résistance car les victimes de la zone, dont beaucoup étaient gravement blessées, avaient du mal à se réarmer et à se mobiliser pour riposter.
Une fois toute menace de résistance éliminée, le contingent récupéra toutes les ressources utilisables laissées par les forces loyalistes et se rapprocha de la ligne de front des secteurs Malleus et Ignis.[217]
Sons of Horus[modifier]
Légionnaire des Sons of Horus[modifier]
Contrôleur d’Augure Serros Niya
Escouade Inciso de commandement/contrôle
XVIe Légion, Sons of Horus
Ost de Bataille Conductus IV,
Formation de ligne auxiliaire
Avec la complexité et la diversité croissantes de l’arsenal de la Légion, les escouades de commandement et de contrôle Augure ont été de plus en plus fréquentes vers la fin de la Grande Croisade. Bien qu’initialement désignés comme une unité de soutien logistique, les légionnaires qui remplissaient le rôle de contrôleur Augure devaient néanmoins rester en état d’alerte totale en raison des environnements hostiles dans lesquels opéraient généralement leurs forces de frappe mères.
L’escouade Inciso a été affectée à la ligne de défense principale de la forteresse d’Urgall et chargée de surveiller l’intégrité des défenses physiques ainsi que l’enveloppe du Bouclier Void pendant le bombardement loyaliste prévu, tout en transmettant en temps réel des données de combat détaillant la force et la composition de l’ennemi.
Les journaux de combat indiquent que l’escouade, malgré les blessures graves subies par tous ses membres après que leur position eut été touchée par un tir orbital à proximité, a continué à transmettre des données vitales à son centre de commandement local jusqu’à ce qu’elle soit finalement submergée par l’avant-garde de la Xe Légion. Grâce à la précision des données de combat transmises par l’escouade Inciso, Horus lui-même a pu envoyer des renforts à une section affaiblie de la ligne, empêchant ainsi les troupes impériales de détruire des sites de projection de boucliers critiques.[218]
Légionnaire Tactique des Sons of Horus[modifier]
Légionnaire tactique Jyona Akain
Escouade de soutien tactique Xota,
XVIe Légion, Sons of Horus
Deuxième compagnie de réserve défensive du périmètre, forteresse d’Urgall
Avant le déclenchement de l’Hérésie d’Horus, les plans insidieux du Maître de Guerre avaient permis à lui et à ses légions favorites d’occuper une position privilégiée dans la chaîne logistique de l’Imperium, leur garantissant ainsi l’accès aux meilleurs exemples d’équipements de guerre les plus avancés, à une échelle plus grande que n’importe quelle autre légion.
Bien que nouvellement enrôlée, la légionnaire Lyona Akain faisait partie d’une escouade de soutien qui avait suivi une formation collective et s’était familiarisée avec un large éventail de systèmes d’armes de type Sol-Militaris et les doctrines de combat qui y étaient associées.
Affectée à la deuxième réserve du périmètre, l’escouade Xota avait reçu l’ordre de s’équiper de marteaux de type Sol-Militaris avant le débarquement des loyalistes, et les armes à fusion et à plasma de leur arsenal avaient été réaffectées par leurs commandants aux éléments avancés de la défense du Maître de Guerre.
L’objectif de ces ordres n’était pas facile à comprendre pour les membres de l’escouade, comme le montrent les mémos vocaux personnels transmis dans les heures qui ont précédé l’assaut, Akain lui-même protestant que l’escouade serait incapable d’intervenir dans le combat. Comme les événements allaient le montrer, il ne s’écoula que quatre-vingts secondes entre le premier contact avec l’ennemi et le moment où l’escouade Xota eut épuisé ses munitions principales sur la première vague d’assaillants ennemis et fut contrainte de recourir à ses armes secondaires pour défendre sa position.[219]
Ravageur des Sons of Horus[modifier]
Ravageur Akxl Korst
64e Escouade Ravageuse "Justikars", Sons of Horus
Secteur Malleus/Umbral, Isstvan V
Quand Horus Lupercal choisit de révéler sa traîtrise sur Isstvan pour déclarer la guerre à l’Imperium, ses Ravageurs obéirent aveuglément. Les escouades de Ravageurs constituaient une bonne part du contingent du Maître de Guerre dans les secteurs Malleus et Umbral d’Isstvan V, et nombre d’entre elles, dont la 64e Escouade "Justikars" étaient assignées au rôle de "défense active". De telles unités avaient pour tâche de quitter les lignes pour aller à la rencontre de l’adverse, une mission dont le Ravageur Akxl Korst et ses camarades s’acquittèrent avec plaisir.
Les Justikars affrontèrent pour l’essentiel les Iron Hands du Clan Avernii au cours des combats initiaux du Massacre du Site d’Atterrissage, et ils furent parmi les premières unités de la XVIe Légion à engager le combat dans leur secteur. Malgré les lourdes armures qui protégeaient les troupes de choc que Korst combattit, les enregistreurs de son armure décomptèrent plus d’une dizaine de blessures mortelles infligées avant que la corruption de données ne rende les enregistrements illisibles.
Les actes du Ravageur Korst au cours de l’Hérésie d’Horus sont inconnus, mais des enregistrements- picts des enregistreurs des casques d’autres guerriers alentour indiquent que les membres de la 64e escouade de Ravageurs survécurent à Isstvan V et furent évacués par un Stormbird des Salamanders capturé, piloté par un Légionnaire anonyme de la VIIIe Légion.[220]
Panoplie de Guerre
L’héraldique de la 64e Escouade de Ravageurs conserve le vert d’eau des Sons of Horus à chaque épaulière, et affiche l’Œil d’Horus qui sert d’armorial de Légion ainsi que l’icône "Crux" qui indique qu’il s’agit d’une unité d’élite.[221]
Raven Guard[modifier]
Légionnaire d'Assaut de la Raven Guard[modifier]
Légionnaire d’assaut Eilos La’Sha
Escouade d’assaut Epsilis,
XIXe Légion, Raven Guard
Force d’assaut de la flotte de représailles, affectée au secteur Umbral de la dépression d’Urgall
L’escouade d’assaut Epsilis, une formation de combat nouvellement constituée dans les jours qui ont précédé l’attaque loyaliste dans la dépression d’Urgall, était composée de guerriers inexpérimentés qui n’avaient pas encore fait leurs preuves au combat. Quoi qu’il en soit, les commandants de la XIXe Légion accordaient une grande confiance aux guerriers d’Epsilis et aux autres escouades qui formaient l’avant-garde de l’attaque, leur confiant la tâche de repérer le terrain dangereux à l’ombre des falaises nord du secteur.
Une fois au sol, La’Sha et son escouade ont principalement combattu sans appui-feu, se frayant un chemin à travers les formations rocheuses labyrinthiques pour affronter leurs ennemis, principalement des guerriers des Sons of Horus et des World Eaters, au corps à corps.
Après quatre heures de combats acharnés, il ne restait plus que trois membres d’Epsilis, les autres ayant été mis en pièces lors d’une série d’embuscades sauvages menées par l’ennemi. Parmi les survivants se trouvait La’Sha, qui a rejoint les membres restants de l’escouade Lanius, une formation d’assaut d’origine similaire.
Les enregistrements Vox des derniers instants de l’action coordonnée des loyalistes sur Isstvan V montrent que la compagnie ad hoc de La’Sha s’est enfuie dans les plaines environnantes dans le but de se regrouper et de se réarmer.
Sources[modifier]
- The Horus Heresy, Book Two - Massacre
- The Horus Heresy, Book Three - Extermination
- The Horus Heresy V3 : Liber Astartes
- The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus
- The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Isstvan V Dropsite Massacre, Part One
- The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Preface (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Road to War - Dark Conspiracy (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Road to War - The Isstvan Atrocity (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Death Guard (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Death Guard - War Machines of the Death Guard Legion (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Death Guard - War Machines of the Death Guard Legion - Whirlwind Scorpius (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Death Guard - War Machines of the Death Guard Legion - Legion Fellblade Super-heavy Tank "Crakatavas"' (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Emperor's Children (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Emperor's Children - Legion War Machines (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Emperor's Children - Legion War Machines - Deimos Pattern Predator Infernus Tank (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Emperor's Children - Legion War Machines - Legion Stormblade Super-heavy Tank (Designation Unknown) (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Sons of Horus (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Sons of Horus - War Machines of the Sons of Horus Legion (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Sons of Horus - War Machines of the Sons of Horus Legion - Deimos Pattern Predator Infernus (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Sons of Horus - War Machines of the Sons of Horus Legion - Shadowsword Super-heavy Tank "Claw of Luna" (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The World Eaters (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The World Eaters - War Machines of The World Eaters Legion (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The World Eaters - War Machines of The World Eaters Legion - Legion Cerberus Heavy Tank Destroyer Hell's Judgement (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The World Eaters - War Machines of The World Eaters Legion - Scimitar Jetbike (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre Campaign, Dropsite Massacre Campaign : Phase I-The Loyalists Strike (traduit de l'anglais par Trazyn l’Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Dropsite Massacre : The Traitor's Blade is Drawn (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Isstvan System - Honour's Tomb (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - The Tithe-Hosts of Isstvan V (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Isstvan System - Honour's Tomb - Isstvan V (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Isstvan System - Honour's Tomb - The Urgall Depression (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Isstvan System - Honour's Tomb - Urgall Depression Sector (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Isstvan System - Honour's Tomb - Legions of the Dead (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Isstvan System - Honour's Tomb - The Dropsite Massacre (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces - Loyalist Commanders (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces - Ferrus Manus - Primarch of the Xth Legion, Iron Hands (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces - Vulkan - Primarch of the XVIIIth Legion, Salamanders (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces - Corvus Corax - Primarch of the XIXe Legion, Raven Guard (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces - Traitor Commanders (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces - Fulgrim - Primarch of the IIIrd Legion, Emperor’s Children (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces - Angron - Primarch of the XIIth Legion, World Eaters (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces - Mortarion - Primarch of the XIVth Legion, Death Guard (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces - Scions of Betrayal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - A Call to Arms (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Retribution Fleet (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - Luna Wolves Once More (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - '' (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Emperor’s Children (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The World Eaters (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Death Guard (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Word Bearers (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Night Lords (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Iron Warriors (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Raven Guard (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Salamanders (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Alpha Legion (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Iron Hands (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Gathering of Might (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Hand of the Warmaster (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Dark Angels (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Blood Angels (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - The Space Wolves and the Thousand Sons (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - 006.M31 - The Eisenstein Reaches Terra (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - The Retribution Fleet is Mobilised (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - Planetfall -399 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - -242 Hours Terra Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - -98 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - A Vision of Heresy (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - Planetfall Zero Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +0.02 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +0.5 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +0.7 Hours Terran Sidereal Umbral Sector (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - Ignis Sector (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +0.7 Hours Terran Sidereal Malleus Sector (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +0.8 Hours Terran Sidereal Ignis Sector (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +1.1 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +1.23 Hours Terran Sidereal Umbral Sector (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - Additional Prime Advantage - Interdiction Cadres (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +1.6 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +2.2 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +3.4 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +3.85 Hours Terran Sidereal Umbral Sector (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - Ignis Sector (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +3.9 Hours Terran Sidereal Malleus Sector (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - +5.91 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - Aftermath (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - The Fate of the Gorgon (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Dawn of the Age of Darkness (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter Ignis Sector Assault (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Dawn of the Age of Darkness, The Saturnine Provision (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Dawn of the Age of Darkness, The First Wave (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Dawn of the Age of Darkness, Into Darkness (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Dawn of the Age of Darkness, The Wrath of Gods Unleashed (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Dawn of the Age of Darkness, Into the Traitor's Midst (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Dawn of the Age of Darkness, The Turning of the Tide (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Dawn of the Age of Darkness, Avengers of the Fallen (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter The Dawn of the Age of Darkness, Urgall Depression : Ignis Sector (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter Ignis Sector Saturnine Assets (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter Ignis Sector Saturnine Assets, The Drakes's Teeth (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 - Journal Tactica : The Forges of Saturn, Chapter Ignis Sector Saturnine Assets, The Pyre Wardens (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Gathering of Might - Part I : Invasion (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part I : Invasion - Isstvan V (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part I : Invasion - Planetfall : Minus 339 Hours Terrans Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part I : Invasion - The Isstvan System (traduit de l'anglais par Trazyn l’Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part I - The Plan of Attack : Invasion (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part I : Invasion - Incursion : Planetfall : Minus 7 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Zero Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Plus 0.7 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre,Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Plus 0.7 Hours Terran Sidereal - Excerpt the Sworn Testimony of Jaquos Zanak' (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Plus 1.3 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Plus 1.6 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre Campaign, Dropsite Massacre Campaign : Phase II-The Imperium Bleeds (traduit de l'anglais par Trazyn l’Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Plus 2.2 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Respite Planetfall : Plus 2.8 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre Campaign, Dropsite Massacre Campaign : Phase III-Blood and Treachery (traduit de l'anglais par Trazyn l’Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part III : Massacre - Planetfall : Plus 3.4 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part III : Massacre – The Death of Ferrus Manus (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part III : Massacre - Planetfall : Plus 3.9 Hours Terran Sidereal (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part III : Massacre - Aftermath (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Ashes of Isstvan (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Battle Tanks (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Battle Tanks - Legion Cerberus "Intemperata" (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Battle Tanks - Predator Executioner (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Armoured Echelons (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Armoured Echelons - Legion Fellblade Super-heavy Tank Akhlys Astra (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Armoured Echelons - Iron Hands Armoured Proteus Land Raider (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Fleets Auxilia (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Fleets Auxilia - Thunderhawk Transporter (Legion Forge, war engine designated "1169") (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Fleets Auxilia - Caestus Assault Ram, Order Octii, Clan Avernii (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Reserve (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Reserve - Legion Malcador, ceded to Clan Ungavarr (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Reserve - Rhino, ceded to Order Quarii, Clan Vurgaan (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Legion Transport Vehicles (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Legion Transport Vehicles - Salamanders Thunderhawk Gunship "Ohidoran" (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Legion Transport Vehicles - Salamanders Legion Igniax Rhino Armoured Carrier (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Siege Cadre Magnor (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Siege Cadre Magnor - Typhon Heavy Siege Tank "Abraxus" (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Siege Cadre Magnor - Predator Infernus Strike Tank (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha legion - Ophion Armoured Assault Harrow (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha legion - Ophion Armoured Assault Harrow - Armourial Detail (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha legion - Ophion Armoured Assault Harrow - Whirlwind Scorpius (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Iron Warriors - Armoured Purgation Group "Trador" (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Iron Warriors - Armoured Purgation Group "Trador" - Sicaran Battle Tank (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Iron Warriors - Armoured Purgation Group "Trador" - The Unbreakable Litany of the Iron Warriors (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Iron Warriors - Armoured Purgation Group "Trador" - Predator Destructor (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Raven Guard - Raven Guard Armoured Forces (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Raven Guard - Raven Guard Armoured Forces (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Raven Guard - Raven Guard Armoured Forces - Javelin Attack Speeder (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Raven Guard - Raven Guard Armoured Forces - Legion Spartan Assault Tank "Valravn" (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre,Chapter The Dropsite Massacre - Part III : Massacre - Aftermath - Extract Interrogation Report 234//3581132045' (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Emperor's Children - Emperor's Children Legion Terminator (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Death Guard Contemptor Dreadnought (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The World Eaters - World Eaters Cataphractii Terminator (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Tactical Legionary - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Tactical Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Terminator - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Terminator (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Breacher Legionary - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Breacher Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Terminator - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Legion Terminator (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre Campaign - Iron Hands Devastator Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre Campaign - Iron Hands Devastator Legionary - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Astartes, Chapitre Légionnaire Tactique des Iron Hands
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Astartes, Chapitre Légionnaire Tactique des Iron Hands, Le Sceau de l’Œil de la Vigilance
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Contemptor-Mortis Deadnought (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Iron Hands - Iron Hands Contemptor Deadnought (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Ancient Carrow, "The Reaper of Noval V" (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Ancient Reeve, "The Heedless" (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Night Lords Cataphractii Terminator (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Night Lords Cataphractii Terminator - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Night Lords Tactical Support Space Marine (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Night Lords Tactical Support Space Marine - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Night Lords Terror Squad - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Night Lords Terror Squad (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, VIIIe Legio Astartes Night Lords, Rapace Nocturne des Night Lords
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, VIIIe Legio Astartes Night Lords, Rapace Nocturne des Night Lords, Panoplie de Guerre
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Night Lords Terror Squad (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Night Lords Assault Squad Sergeant (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Night Lords Assault Squad Sergeant - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - VIIIth Legion Crimson Sons Veteran - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - VIIIth Legion Crimson Sons Veteran (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Breacher Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Legion Terminator - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Legion Terminator (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Legion Veteran Tactical Squad - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Legion Veteran Tactical Squad (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders - Legion Veteran Tactical Squad (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Tactical Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Salamanders Tactical Legionary - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Crusade Army List Additions and Updates - Ancient Tuseok (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Isstvan System - Honour's Tomb - Salamanders Veteran Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Legion Tactical Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Legion Tactical Legionary - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Legion Company Captain - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Legion Company Captain (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Legion Apothecary - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Legion Apothecary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Légionnaire Tactique des Word Bearers
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Légionnaire Tactique des Word Bearers, Chapitre de la Main Écorchée
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Contemptor Dreadnought (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Legion Dreadnought (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Legion Mortis Dreadnought (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Legion Rhino Armoured Carrier (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Legion Predator Tank (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha Legion - Alpha Legion Terminator Line Officer - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha Legion - Alpha Legion Terminator Line Officer (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha Legion - Alpha Legion Veteran Tactical Legionary - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha Legion - Alpha Legion Veteran Tactical Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, XXe Legio Astartes Alpha Legion, Traqueur de l’Alpha Légion
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, XXe Legio Astartes Alpha Legion, Traqueur de l’Alpha Légion, Panoplie de Guerre
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Alpha Legion - Alpha Legion Contemptor Dreadnought (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Iron Warriors - Iron Warriors Contemptor Dreadnought (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Iron Warriors - Iron Warriors Legion Terminator - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Iron Warriors - Iron Warriors Legion Terminator (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Iron Warriors - Iron Warriors Tactical Support Legionary - Panoply of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Iron Warriors - Iron Warriors Tactical Support Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter Crusade Army List Appendix XII : The Raven Guard - Legion Castellax Class Battle-Automata (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Isstvan System - Honour's Tomb - Iron Warriors Tactical Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Opposing Forces - Sons of Horus Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - The Extent of Loyalty - Sons of Horus Tactical Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, XVIe Legio Astartes Sons of Horus, Ravageur des Sons of Horus
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, XVIe Legio Astartes Sons of Horus, Ravageur des Sons of Horus, Panoplie de Guerre
- ↑ The Horus Heresy V3 : Journal Tactica, The Isstvan V Dropsite Massacre Part One - A Chronology of the Dropsite Massacre - Raven Guard Assault Legionary (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- Conflits Adeptus Titanicus
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