Catégorie:Night Lords

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Les Night Lords ont toujours appartenu au monde des ténèbres, car depuis la fondation de leur Légion, le patrimoine génétique souillé de leur Primarque les prédisposa à la violence. Bien qu’ils se battirent autrefois au nom de l’Empereur, ils furent parmi les premiers à se détourner de Sa lumière pour répandre la misère et la peur sur d’innombrables mondes.

  • Experts en Infiltration : Les Night Lords sont capables d’investir une position rapidement et sans aucun bruit.
  • Vision Nocturne : La physionomie étrange des Night Lords vient des ténèbres perpétuelles qui entouraient Nostramo : ils voient aussi bien la nuit qu’un humain voit en plein jour.
  • Épouvante : Les Night Lords sont spécialisés dans les attaques de nuit destinées à semer la confusion chez l’ennemi et à perturber ses communications.
  • Maîtres de la Furtivité : Une des tactiques favorites des Night Lords est de s’infiltrer derrière les lignes ennemies et de lancer un assaut frontal dévastateur qui force l’adversaire à se replier dans la gueule du loup.
La stratégie des Night Lords est basée sur la terreur. Aucune autre Légion n’est aussi attentive à certains détails : ils coupent les communications de l’ennemi et n’hésitent pas à établir avec fierté les restes de ceux qui ont osé leur résister. Les ténèbres sont leurs alliés et ils usent sauvagement de leurs qualités naturelles pour gagner un avantage sur leur adversaires. Ils sont les spécialistes de l’escarmouche agressive et de l’attaque surprise, et préfèrent attendre patiemment qu’une centaine de petites victoires portent leurs fruits et leur permettent d’atteindre leur objectif, plutôt que de sa lancer dans une offensive de grande envergure.

Les Seigneurs de la Nuit[modifier]

« Les Space Marines ne craignent rien, car ils sont la Peur. »
- Night Haunter, Primarque des Night Lords.
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« Nous venons vous prendre ! »
- Cri de Guerre des Night Lords.
Les Night Lords furent la huitième Légion crée lors de la Première Fondation. Leur Primarque, Konrad Curze, plus tard appelé Night Haunter, grandit sur le monde minier de Nostramo, une planète abritée du soleil par une énorme lune, et ainsi plongée dans une pénombre quasi perpétuelle.

Les jours sur Nostramo étaient à peine plus clairs que ses nuits noires, et les habitants de la planète développaient un teint gris pâle. Dépression et suicide étaient choses courantes sur un tel monde, et sans les riches filons d’adamantium sous sa surface, la planète n’aurait sans doute jamais été colonisée par l’Humanité. Les crimes violents étaient endémiques sur Nostramo, du moins jusqu’à ce que le jeune Primarque se lançât à lui seul dans une guerre contre les seigneurs de la pègre de la planète. Sous le nom de Night Haunter, il frappa ses ennemis de terreur. Ses méthodes étaient simples, radicales et directes : celui qui transgressait sa loi perdait la vie. Il n’y avait aucun recours ; le Night Haunter était juge, juré et bourreau.

La Grande Croisade atteignit enfin ce monde lugubre, et l’Empereur fut réuni avec le Primarque à la triste figure. Le Night Haunter fut placé à la tête des Night Lords, qui gagnèrent rapidement une réputation d’efficacité impitoyable et de mépris presque cynique pour la vie humaine. Les méthodes de leur Primarque devinrent celles des Night Lords eux-mêmes ; les moyens n’avaient aucune importance tant qu’ils atteignaient leurs fins. Bientôt circulèrent des histoires de massacres et d’atrocités commis par les Night Lords, certains sous la supervision du Primarque en personne, jusqu’à ce que l’Empereur fût contraint de rappeler le Night Haunter pour répondre des charges accumulées contre lui et ses hommes.

Or l’Hérésie d'Horus éclata avant que le Night Haunter pût obtempérer, et il devint vite évident que les accusations contre lui et les Night Lords étaient fondées. Le Night Haunter se joignit sans hésiter à Horus contre l’homme qu’il avait commencé à percevoir comme un hypocrite. Opérant depuis une planète recluse dans la zone d’espace sauvage appelé Bordure Orientale, il mena les Night Lords dans une campagne de terreur et de génocide rarement, voire jamais, égalée. Même après la défaite d’Horus, les Night Lords continuèrent d’attaquer, avec des motivations de moins en moins claires malgré des assauts de plus en plus meurtriers. Enfin, l’Assassin impérial M’Shen parvint à s’infiltrer dans la base du Night Haunter et à tuer le Primarque. Après cela, les Night Lords cessèrent rapidement de constituer une menace organisée contre l’Imperium.

Les Night Lords se taillèrent un chemin jusqu’à l’Œil de la Terreur, depuis lequel ils continuent de prendre part à des raids sur l’Imperium. Ils ne semblent vénérer aucun des Dieux du Chaos, et semblent combattre seulement pour le plaisir et pour l’appât du gain. Les Night Lords prennent de haut leurs frères plus dévoués, qu’il s’agisse des Berzerkers fanatiques de Khorne ou des loyalistes zélés des Dark Angels. Ils ne respectent pas la foi, seulement la force - ainsi que la terreur employée comme une arme. Aucune Légion ne prend autant soin de couper les communications ennemies et de faire des exemples visibles de ceux qui osent s’opposer à eux.

Le catalogue d’atrocités qu’ils ont perpétrées, et continuent d’infliger, est leur façon de saper la détermination adverse. Beaucoup de Gouverneurs Planétaires ont préféré capituler que d’affronter la colère des Night Lords ; sans qu’aucun n’ait été épargné pour autant. Les ténèbres sont leurs alliées, dont ils tirent avantage grâce à leurs capacités innées. Des patrouilles agressives et des raids surprise sont leur marque de fabrique, et ils préféreront gagner une centaine de petites victoires afin d’atteindre leur objectif que de jeter tous leurs atouts dans une seule bataille d’envergure.

La Peur Incarnée[modifier]

Les Night Lords prospèrent en semant la terreur et la confusion chez l’ennemi. Généralement, la Légion coupe les communications d’une planète cible et diffuse des messages et des cris atroces sur les ondes quand elle commence à massacrer la population à loisir. Des exemples répétés montrent que les Night Lords ne font pas de quartier, qu’ils ignorent totalement la pitié. Les pauvres âmes qui proposent de se rendre n’ont que mutilations et mort pour réponse.

La Légion du Night Haunter ne mène aucune croisade, ne répand le meurtre et le malheur sur les mondes qu’elle attaque au nom d'aucun credo. De même, elle ne suit aucune doctrine militaire, et a oublié le concept d’honneur à force de recruter les pires criminels.

Les Night Lords sont les maîtres de la furtivité. Cette aptitude semble innée chez les Légionnaires, et est prépondérante dans leurs jeux abjects pour instiller une peur paroxysmique chez leurs proies. Ils utilisent les atouts du Chaos sans montrer de préférence, empruntant les pouvoirs de tous les Dieux Sombres si cela leur permet d’atteindre leurs horribles objectifs.

Origines[modifier]

« Je suis Batman ! »
« La surprise est une lame sans substance, une épée inutile à la guerre.
Elle se brise lorsque les troupes se rallient. Elle vous trahit lorsque les commandants tiennent bon leurs lignes.
Mais la peur, elle, ne faillit jamais.
La peur est une lame qui s’aiguise au fur et à mesure qu’on s’en sert.
Que l’ennemi sache donc que nous arrivons. Que leurs frayeurs les envahissent lorsque l’obscurité approche.
Lorsque le soleil se couche…
Lorsque leur cité est plongée dans sa dernière nuit…
Que dix mille hurlements leur soient promesse de dix mille griffes.
Les Night Lords arrivent.
Et toute âme qui se tiendra devant nous ne reverra plus jamais l’aube. »
- Le belli-sage Malcharion. Extrait de son ouvrage, la Voie Ténébreuse.

Selon la chronique manuscrite de sa vie hérétique, simplement intitulée Le Noir, le premier souvenir de Konrad Curze fut sa descente du ciel dans une boule de lumière sur une planète plongée dans la nuit, Nostramo. Sa forme embryonnaire percuta le dense paysage urbain de Nostramo Quintus, s’enfonça au travers de plusieurs niveaux d’édifices délabrés, traversa l’écorce et la géosphère avant de finir sa course près du cœur en fusion de la planète. Cette chute laissa une cicatrice dans la strate d’adamantium virtuellement inviolable de Nostramo, témoignage de la naissance violente du Primarque sur ce monde qui ne connaissait pas la lumière. Les habitants s’approchèrent avec peur et suspicion du cratère tout juste creusé. À priori, le seul moyen dont disposait le Primarque de rejoindre la surface était de nager dans le flot de métal en fusion contenu dans les cheminées volcaniques, et l’Arcan Progenitum de Nostramo Quintus ne détaille l’incident qu’en termes vagues et étranges :

"…Ce n’était qu’une silhouette luisante d’enfant qui remonta du Puits, mais sur sa peau sifflait le métal fondu. C’était un démon, avec le corps d’un enfant et l’expression d’un vieil homme dans ses yeux noirs et froids comme l’obsidienne."

L’atmosphère de Nostramo était tellement saturée de pollution qu’il y faisait à peine plus sombre à minuit qu’au milieu du jour. Un voile perpétuel de ténèbres jetait ses ombres grises et noires sur la surface et seuls les habitants les plus riches pouvaient s’offrir l’équivalent local du mot "lumière", ce qui n’était guère plus que des bandes lumineuses d’un bleu pâle ornant les plafonds des luxueuses villas de la classe dirigeante. L’adamantium qui striait l’écorce de la planète, principale richesse exportée vers les mondes voisins, expliquait les milliers de fonderies qui emplissaient l’air de fumées nocives. La majorité des habitants travaillaient dans ces usines et vivaient dans une pauvreté des plus abjectes tandis que les riches noyaient dans le sang toute tentative de remise en cause de ce statu quo. Meurtres, vols et extorsions étaient le lot quotidien sur Nostramo, la criminalité était florissante et les seules actions de maintien de l’ordre étaient les horribles démonstrations pleines de brutalité des hommes à la solde de la classe dirigeante. Nul n’échappait à la dépression. Ce n’étaient ni la guerre, ni les maladies, ni encore une législation quelconque qui régulait la surpopulation de la planète, mais simplement les suicides.

Konrad Curze[modifier]

À la différence de bon nombre de ses frères Primarques, Konrad Curze ne fut élevé par personne mais son instinct de survie et sa constitution de fer lui permirent de résister sans peine aux rigueurs de la cité polluée à l’extrême de Nostramo Quintus. On dit qu’il passa les premières années de sa vie à errer en silence dans les rues, se nourrissant des animaux qui survivaient en meutes dans les bas quartiers de la Cité-Ruche. Il n’atteignit jamais les cimes du savoir intellectuel, il ne fut pas pris en charge par les meilleurs tuteurs ni introduit à l’art de la lame par de nobles mentors. Il s’éleva plutôt au sommet de la chaîne alimentaire, commençant par se nourrir de rats et d’autres rongeurs, puis des chiens sales et décharnés qui hantaient les rues sombres, pour finir par les cadavres des nombreuses victimes de la pègre de Nostramo. Son corps massif taché de boue et de sang renforçait la peur qu’éprouvait envers lui la population.

La Purge de Nostramo Quintus[modifier]

Un des faits les plus connus à propos de Konrad Curze est qu’il fut hanté par de puissantes visions tout au long de sa vie. Plutôt que de voir les myriades de possibilités offertes par le futur ainsi que certains Aeldaris prétendent pouvoir le faire, ses rêves étaient troubles et seuls les chemins les plus sombres de son avenir lui apparaissaient. Les révélations du second volume des mémoires de Curze font partie des passages les plus discutés.

"Parfois, dans des accès de douleur, je voyais devant moi ce qui était à venir. Au cours de ces rêves éveillés, je me vis prendre des vies en nombre incalculable de mes mains nues et les têtes de mes victimes devenaient autant de trophées. Je mourais encore et encore des mains de mon père, mes fils massacraient leurs frères et mon nom devenait synonyme de terreur. Mais le plus souvent, je voyais avec précision mon monde percé d’une lance de la lumière la plus pure qui le faisait tomber en poussière."

Malgré ces avertissements répétés, la jeunesse de Curze se transforma peu à peu en un cycle destructeur de persécution et de meurtre, tandis que son attention se focalisait sur le crime agitant la société de Nostramo. Cette croisade personnelle ne commença d’abord que par quelques interventions lorsqu’il était témoin de quelque chose qu’il n’approuvait pas, mais il traqua bientôt délibérément certains habitants corrompus. Plusieurs figures proéminentes de la société corrompue de Nostramo furent d’abord portées disparues, et d’autres ne tardèrent pas à prendre leur place. Plus tard, la même année, au cours d’un été inhabituellement long et étouffant, les habitants qui osèrent protester contre leur sort peu enviable commencèrent aussi à disparaître et les citoyens de Quintus n’émirent bientôt plus aucune objection. On retrouva les cadavres de criminels réputés vidés comme des poissons et ceux de plusieurs officiels pendus par les pieds aux fenêtres de leur domicile. Des corps sans tête étaient atrocement mutilés et éventrés comme pour exposer leur corruption à l’air acide de Nostramo. Plusieurs de ceux qui furent retrouvés cet été-là étaient méconnaissables après le traitement qui leur avait été infligé et les gouttières étaient parfois bouchées par des membres humains que les mendiants ne mettaient pas longtemps à soulager de leurs bijoux. Il était évident que Curze n’avait pas le moindre scrupule à mettre à mort avec une rare brutalité ceux qui défiaient sa loi.

En moins d’un an, le taux de criminalité de Quintus chuta vertigineusement et les conséquences s’en ressentirent sur la planète entière. Un couvre-feu s’instaura de lui-même dans la Cité-Ruche car plus personne n’osait sortir de chez lui après le coucher du soleil et les rues qui grouillaient ordinairement d’activité sombraient dans un silence de mort. Les mères menaçaient leurs enfants désobéissants que le Night Haunter ne vienne les prendre. Ce nom ce répandit rapidement parmi la population en même temps que les rumeurs selon lesquelles une créature hideuse rôdait dans les rues et les tunnels, ses griffes prêtes à égorger les égarés. Les habitants de Quintus vivaient dans la crainte mais se taisaient de peur que leur avis ne soit pris pour de l’hérésie. Nostramo était mûre pour qu’advienne le règne de Curze.

Le Sombre Roi[modifier]

Assez tôt, Konrad Curze entrevit l’espoir du salut pour son monde : plus aucun crime n’était perpétré, plus aucun tueur n’arpentait les rues, hormis lui-même. Il était devenu l’unique objet de peur et de haine. Son peuple ne vivait plus dans l’angoisse d’être tué ou dépossédé de son bien pendant son sommeil, et ne craignait plus que celui qui portait le fardeau de tout le mal sur ses épaules et qui avait découvert qu’il le supportait très bien. Curze puisait sa force dans ce dévouement étrange et il adopta bientôt le nom de Night Haunter que ses concitoyens lui avaient donné. Le passage suivant est extrait des Annales de Ghereticus, un noble ayant survécu et juré fidélité au Primarque.

"Il nous attendait là, nous, les quelques nobles encore vivants de Nostramo, et tandis qu’il restait dans l’ombre, il nous sembla qu’il allait (fragment manquant), puis il se pencha sur le trône qui parut ridicule en comparaison de la magnitude de sa présence. Je parvenais à peine à respirer alors que (fragment manquant), la lumière jouant sur ses traits pâles et creusés. Chacun de nous s’attendait au pire et la terreur nous paralysait. Mais il nous réservait un autre sort : nous allions devenir ses instruments, les porte-paroles par lesquels il commanderait le peuple de Nostramo. Ses ordres étaient indiscutables, quiconque s’écarterait de son chemin serait tué par nul autre que lui-même. Il mettrait la main sur les transgresseurs et ferait d’eux un exemple pour tous. Quelque chose dans le ton de sa voix me donnait envie de fuir, mais nous n’eûmes d’autre choix que d’obéir"

Night Haunter devint ainsi le premier monarque de Nostramo Quintus et absorba de nouvelles connaissances avec une diligence qui confinait à la frénésie. Il régnait avec une justesse de jugement inégalée jusqu’au moment où il découvrait qu’un délit avait été commis. Il s’employait alors à traquer le coupable dans les rues désertes au point de le faire tomber de fatigue, puis il mutilait sa proie sans pour autant la défigurer. Cette somme inattendue de sagesse bienveillante et de vengeance répugnante poussa la population vers l’honnêteté et une efficacité nouvelle. Les exportations d’adamantium triplèrent de volume, l’équilibre entre partage des richesses et terreur apportait une certaine cohésion à cette société. Personne n’osait plus posséder davantage que son voisin et, dans l’ombre de Night Haunter, la cité gagna en prospérité. Le reste de la planète suivit l’exemple, anxieuse de ne pas attirer son attention.

Les historiens impériaux associent le règne de Night Haunter sur Nostramo Quintus et les villes environnantes à l’époque où la Grande Croisade atteignit le système de Nostramo. Voici un fragment des archives personnelles de l’Astropathe Thoquai, écrites lorsque la Barge de Bataille impériale Divinity’s Sword entra dans le système de Nostramo. Seize érudits ont déjà été châtiés pour avoir exprimé leur avis sur les implications du texte qui suit.

"Je savais déjà pourquoi le vaisseau de l’Empereur déviait sa course vers l’orbe pâle avant même de consulter les cartes des Arcanes Inférieures, qui décrivirent une grande richesse, la prospérité et la stabilité. La Lune, le Martyr et le Monstre étaient en triangle, le Roi se tenait renversé au pied de l’Empereur mais, étrangement, la carte de l’Espoir était elle aussi renversée et l’horrible aspect omniprésent de la Mort dominait ce tableau. La trajectoire était définie et mes appréhensions n’étaient guère plus qu’un simple souffle dans la tornade de Sa volonté."

L’histoire de Nostramo était ponctuée de références à un événement appelé la Venue de la Lumière. L’arrivée de l’Empereur eut un tel impact indélébile sur les esprits des citoyens que ce monde fut irrévocablement bouleversé et, même si elle apporta l’espoir à la population, elle fut aussi la cause d’une terrible malédiction. Lorsque le ciel sempiternellement noir de Nostramo s’éclaira des lumières de la flotte de l’Empereur, un par un, tous les résidents de Quintus oublièrent le sentiment de frayeur avec lequel ils avaient appris à vivre. Ils sortirent dans les rues sombres, leurs visages tournés vers le firmament, parfois pour la première fois de leur vie. Indéniablement, la lumière revenait sur leur monde et elle gagnait en intensité à chaque minute.

Les hommes se tenaient bouche bée comme des enfants, se protégeant les yeux de cet éclat soudain qu’ils ne comprenaient pas. Certains furent agités par la peur et la confusion, d’autres crièrent leur joie et d’autres encore tombèrent à plat ventre, convaincus qu’ils allaient mourir. L’Empereur de l’Humanité avait observé la façon dont fonctionnait ce monde par le biais de Ses augures. Il savait ses citoyens bons et capables, travaillant en silence et avec détermination au bien commun et savait également que les rues demeuraient vides la nuit tandis que la planète dormait. Tous vivaient bien entendu dans l’ignorance de la gloire de l’Imperium, mais leur Roi possédait sans nul doute une grande autorité et avait su se faire respecter pour faire de cette société un modèle de productivité, avec une efficacité sans égale dans la soumission et l’obéissance. Grâce au témoignage des scribes, aides et intendants ayant accompagné l’Empereur dans Son voyage vers le centre de Nostramo Quintus, nous avons pu produire un récit détaillé du face à face entre l’Empereur et Night Haunter, et certaines des paroles que l’Empereur a adressées au Primarque ont survécu aux ravages du temps.

La Délégation de la Lumière, telle qu’elle fut appelée, entra à pied dans la cité. La pluie cessa d’un coup comme pour annoncer la présence du Souverain de l’Humanité. Devant la délégation, attendaient les habitants de Nostramo dont peu supportaient de porter directement les yeux sur la silhouette illuminée de l’Empereur. Nombre des concitoyens pleurèrent lorsque Son éclat se refléta dans les rues baignées de pluie et sur la pâleur de leurs visages. Ceux qui osèrent regarder en face l’Armure Énergétique d’or furent éblouis et perdirent la vue à jamais, mais conservèrent incrustée sur leurs rétines l’image resplendissante du Sauveur de l’Humanité. Étrangement, les citoyens de Nostramo restèrent totalement muets au passage du cortège. Dans son rapport, le Capitaine Ultramarine Lycius Mysander mentionna le regard implorant de ceux qui osèrent lever la tête, l’attribuant au fait que ces pauvres créatures ne devaient jamais avoir connu la véritable lumière auparavant. Certains ont depuis spéculé sur la possibilité que ceux-ci attendaient peut-être la délivrance du régime de terreur qui réduisait leurs vies à un quotidien austère et sans joie. À l’extrémité de l’immense avenue qui menait à la tour sobre et nue de Night Haunter, se tenait l’imposant Primarque, ses cheveux longs et ternes protégeant son visage de l’intense lumière tandis que la délégation avançait dans sa direction. La foule s’écarta comme les épis de blé sous le souffle de la brise et l’Empereur ouvrit tout grand les bras en s’approchant de Son fils. Night Haunter fut pris de violents tremblements et plaqua ses mains griffues sur son visage. Un cri étouffé franchit les lèvres tremblantes du Primarque et celui-ci tomba à genoux. Les plus proches de ses conseillers furent décontenancés, ce spectacle dépassait les crises dont ils avaient récemment été les témoins. Affichant un sourire bienveillant, l’Empereur posa Ses paumes luisantes sur la tête du Primarque qui cessa de crier et laissa retomber ses mains. Les conseillers qui redoutaient le pire s’élancèrent mais furent stoppés net par un seul regard du nouveau venu. L’Empereur parla au Primarque dont la réponse retentit à son tour sur la place. Depuis ce jour, leurs mots semblent résonner du fond des abysses du temps.

« Paix, Konrad Curze, Je suis venu pour te ramener chez toi. »

« Ce n’est pas mon nom. Je suis Night Haunter, Père, et je sais déjà ce que Vous projetez pour moi. »

La Chute de Nostramo[modifier]

Un Night Lord durant l’Hérésie d’Horus.
La lueur d’espoir apportée aux hommes de Nostramo par l’arrivée de l’Empereur leur fut cruellement retirée lorsqu’Il partit en les privant de leur roi. Beaucoup furent d’abord soulagés que Night Haunter les ait quittés quand ils comprirent qu’ils pouvaient dès lors parler librement sans craindre un châtiment sanglant. Malgré la présence de l’Administratum, Nostramo retomba bien vite dans la corruption et le meurtre. Dans les faits, les rapports du Régent-Administrateur Balthius, laissé sur Nostramo après le départ de l’Empereur pour Terra, devinrent de moins en moins fréquents et finirent par tomber dans la dernière irrévérence. On chuchote parmi les historiens spécialisés qu’il mit peu après fin à ses jours. Mais pour la population de la planète, le pire était de savoir que la civilisation florissait en dehors du système de Nostramo, et qu’il existait de meilleurs endroits dans la galaxie où rayonnaient en permanence la lumière et la splendeur de l’Empereur. Cet espoir futile n’amena que le malheur à ces hommes qui savaient que ces lieux idylliques restaient hors de leur atteinte. La lumière de l’Empereur avait privé Nostramo de son ultime défense contre les ténèbres : l’ignorance.

Night Haunter s’adapta rapidement aux enseignements de l’Imperium, même s’il demeurait austère et silencieux en présence de ses frères Primarques. Ayant pour tuteur Fulgrim, Primarque des Emperor's Children, il assimila à la perfection les doctrines complexes de les Legiones Astartes et les apprit même par cœur avec une aisance étonnante. Il considéra Terra comme un paradis et son organisme s’adapta aux cycles diurnes qui lui avaient été inconnus sur sa planète. Très vite, Night Haunter fut adoubé comme guide spirituel et militaire des Night Lords, les héritiers de son génome, une Légion entière de fils qui attendaient le retour du père prodigue.

Lorsque la Grande Croisade reprit une fois de plus sa route, Night Haunter fit la démonstration de sa conception de l’art militaire, sa Légion s’adaptant à ses tactiques avec intelligence et dévouement. Bien qu’il excellât sur les théâtres des affrontements, il demeurait totalement imperméable aux subtilités de la négociation et des pourparlers, car il ne lui venait même pas à l’esprit de faire usage d’autre chose que la force pour atteindre ses objectifs. Cette façon de considérer la guerre se répandit vite dans les plus hauts échelons des Night Lords, jusqu’à devenir un principe de base accepté par tous. Là où une frappe chirurgicale aurait suffi, Night Haunter faisait souvent usage d’une brutalité exagérée et en plusieurs occasions, le Primarque affirma son opinion qui était qu’en massacrant un adversaire au vu et au su de tous, un défenseur impérial ne résout pas seulement le problème d’origine sans aucune équivoque, mais s’assure aussi que ceux qui l’observent n’oseront pas se détourner de la voie, et qu’une présence physique n’est alors plus nécessaire au maintien de la juste loi. Telles étaient les convictions sous-jacentes dans les stratégies politique et militaire de Night Haunter.

Lors des premières années de service du Primarque à la tête des Night Lords, la Légion détruisit toute trace d’hérésie avec une dévotion fanatique digne des traqueurs de l’Inquisition. Night Haunter façonna ses fils et en fit une armée efficace de guerriers pour qui tuer était une seconde nature, prêts à employer n’importe quel moyen pour parvenir à leurs fins.

Très tôt dans sa carrière de chef militaire, Night Haunter mena ses meilleurs combattants contre un temple dédié au culte d’une divinité agricole qu’il réduisit à l’état de cendres. Un épisode lors duquel les Night Lords bombardèrent un continent entier juste parce qu’un culte voué à Slaanesh avait été découvert sur une île isolée fut alors cité comme preuve accablante de leur usage excessif de la force. Night Haunter encourageait ses troupes à décorer leurs armures de symboles de mort pour renforcer toujours plus leur réputation déjà terrifiante. Des crânes ailés, des visages hurlants et d’autres images hideuses étaient peints par ses guerriers sur leurs Armures Énergétiques avec le plus grand soin. Même les têtes desséchées de leurs ennemis venaient parfois orner l’armure de certains d’entre eux.

Cette stratégie porta ses fruits, bientôt les interventions des Night Lords firent parler d’elles et la seule mention de leur présence dans un système suffisait à garantir le paiement de la dîme et faisait cesser toute activité illégale, les habitants allant même jusqu’à tuer leurs enfants porteurs de difformités plutôt que de risquer une purge menée par cette sinistre Légion.

Après la mort d’une partie de ses Space Marines, Night Haunter fit venir de nouvelles recrues de sa planète natale Nostramo, car il savait que ses habitants obéiraient sans discuter. Il était alors convaincu qu’ils œuvreraient pour le bien de l’Imperium avec ce dévouement dont ils avaient fait preuve quand ils étaient ses sujets. Night Haunter ignorait cependant que Nostramo était déjà retombée sous le joug de la corruption et de la décadence qui avaient précédé son arrivée. Seuls les criminels les plus enhardis avaient de l’influence sur cette planète devenue un véritable trou à rats et ce furent ces hommes, forts et aux nerfs d’acier mais absolument dénués de scrupules, qui rejoignirent les rangs des Night Lords. Des cultes guerriers émergèrent à l’arrivée de ces recrues pâles aux yeux sombres et les épisodes de massacres de populations sans défenses perpétrés par les Night Lords connurent un accroissement constant.

Bien qu’un des fils de l’Empereur ne fût jamais obligé d’en répondre à nul autre qu’au meneur de l’Humanité en personne, les Primarques s’étaient mis à considérer comme suspect le comportement de Night Haunter, affecté par les cicatrices de son ancienne existence sur Nostramo. En dépit du temps passé en compagnie de ses pairs, le Primarque conservait une certaine distance et ne partageait que rarement les joies de la camaraderie.

Souvent pris de convulsions, il était hanté par des visions de sa propre mort et de ses Night Lords affrontant les autres Légions. Malgré l’insistance de ses compagnons, il ne voulut jamais leur révéler ce qui tourmentait son esprit et son sentiment d’isolation se mua peu à peu en paranoïa, creusant un fossé entre ses frères Primarques et lui. Les problèmes posés par ces pensées hérétiques n’éclatèrent qu’au bout d’un certain temps, et seulement parce que Night Haunter était parvenu à établir une certaine forme de confiance avec son ancien tuteur, le Primarque Fulgrim. Il semble que les conceptions intimes de ce dernier lui permirent de comprendre l’étrange logique de Night Haunter dont les ressources pouvaient manifestement être mieux employées, en dépit des purges perpétrées par les Night Lords.

L’hypothèse a été émise que lorsque Fulgrim vint à son aide après l’une de ses violentes crises, Night Haunter se sentit suffisamment en confiance pour exprimer ses angoisses. Étant donné la réaction de Fulgrim, il parait fort probable que le Primarque des Night Lords lui ait parlé de sa certitude qu’il serait tué par son propre père, dont les fils mourraient en se battant entre eux plutôt que contre leurs ennemis, et que la lumière que l’Empereur avait apportée sur Nostramo provoquerait finalement sa déchéance. Fulgrim confia à son tour les paroles de Night Haunter à Rogal Dorn, qui s’indigna alors de cette offense faite à l’Empereur. Le récit des événements consignés ici laisse à penser qu’une confrontation eut lieu entre Rogal Dorn et Night Haunter, et il semble évident à la lecture de ce manuscrit qu’ils en vinrent aux mains.

Cet extrait fait sans aucun doute possible partie d’une description du banquet tenu en l’honneur de la pacification du système de Cheraut en 7232826.M29, rédigée de la main du Seigneur Princeps Ichabod Lethraï et maintenue dans une solution d’huiles sacrées pour prévenir sa désagrégation. Ce texte est parmi les plus précieux à être conservés dans les archives du Librarius Sanctus.

"…Étendu sur le sol de pierre reposait Rogal Dorn dont la respiration se faisait faible. Sa toge était imbibée de sang et en plusieurs endroits de son torse manquaient des morceaux de chair gros comme le poing. Accroupie sur le poitrail du guerrier géant comme une hideuse gargouille à la peau pâle se trouvait la forme courbée de Night Haunter. Il respirait bruyamment et ses cheveux ébouriffés cachaient ses yeux d’un noir de jais. Il pleurait mais son visage était déformé par un rictus exprimant autant la haine que le remords."

La suite immédiate de cet incident n’est pas décrite, même s’il apparaît que les Primarques tinrent conseil alors que Night Haunter était congédié dans ses appartements. Leurs conclusions ne nous sont hélas pas connues, mais le dénouement de cette terrible chaîne d’événements est gravé dans l’histoire des heures tragiques de l’Imperium.

Les Primarques se séparèrent après quelques heures et apprirent que Night Haunter avait disparu. Il avait massacré sa garde d’honneur et tapissé les couloirs, les murs et les plafonds des cloîtres menant à ses quartiers du sang et des os de ses victimes. Lorsque les Primarques se lancèrent à sa poursuite, il avait eu le temps de mobiliser sa flotte et de disparaître dans le Warp. Sans les capacités surnaturelles et l’incroyable prescience des Primarques de l’Empereur, de nombreux poursuivants se seraient perdus lorsqu’en ce jour leurs vaisseaux s’enfoncèrent toujours plus loin dans les sphères malléables du Warp. Nous n’avons aucune indication sur la durée du voyage, mais une chose est certaine : malgré tous leurs efforts, ils arrivèrent trop tard.

Les vaisseaux des Night Lords avaient mis le cap sur Nostramo, et tandis qu’ils se mettaient en orbite autour de la planète enveloppée de brumes, ils pointèrent dans sa direction leurs centaines d’armes, éclairées par les rayons d’un soleil mourant. Lorsque les quelques vaisseaux qui ne s’étaient pas fait distancer émergèrent du Warp, les canons du vaisseau amiral de Night Haunter ouvrirent le feu sur la planète. Une myriade de rayons incandescents se concentra sur le point faible de Nostramo : le sillon creusé dans l’écorce lors de l’arrivée du Primarque. L’intensité des tirs des Night Lords se mua en un trait d’énergie aveuglante, transperçant tel la pointe d’une lance le noyau de ce monde qui fut éparpillé dans une explosion cataclysmique.

L'Hérésie d'Horus[modifier]

Les Night Lords règnent dans la nuit, surgissant depuis les ombres pour terroriser l’Imperium.
À la suite de cet acte effroyable, Night Haunter devint vulnérable aux tentations que lui murmuraient les Dieux du Chaos. Il laissa dans la galaxie un sillage de systèmes dévastés car, selon lui, bien peu de mondes civilisés n’avaient absolument rien à se reprocher et les prétextes qu’il utilisait pour lancer des invasions de grande envergure devinrent de moins en moins crédibles. Plusieurs navettes de reconnaissance impériales suivaient les déplacements de sa flotte et parcouraient des distances spatiales inimaginables afin d’en rapporter les moindres faits et gestes à l’Empereur.

Les atrocités commises par les Night Lords au nom de ce dernier se firent de plus en plus répugnantes. Des actes blasphématoires d’une violence inouïe étaient la signature du passage de leur flotte qui poussait toujours de l’avant pour échapper au châtiment. La Légion se complaisant dans le sadisme physique et la torture psychologique, il arrivait que les guerriers en armure sombre ralentissent leur orgie frénétique de destruction pour méditer des campagnes visant à répandre la terreur sur certains mondes. Ils devinrent de véritables experts en matière de souffrance et de désespoir, consacrant des semaines à propager la misère et la peur sur une planète, se délectant des émotions qu’ils faisaient surgir. Ils s’assuraient de n’envahir que des systèmes reculés et sans défenses dont les populations ne comprenaient pas pourquoi ces envoyés de l’enfer se déchaînaient sur eux, se nourrissant de leurs frayeurs à l’instar de sangsues démoniaques. Night Haunter ne se battait désormais plus pour l’Empereur qu’il dénonçait comme étant un lâche hypocrite n’ayant même pas le courage d’admettre que Ses propres doctrines étaient tout aussi extrêmes. Le seigneur des Night Lords avait choisi d’agir au nom de la mort et de la peur et d’employer pleinement l’arsenal à sa disposition pour arriver à ses fins. Son aspect changea également : ses lèvres disparurent, sa silhouette se courba et ses mains noueuses cédèrent la place à des doigts griffus.

Abasourdi par les actions de Son fils, l’Empereur fut forcé de lui réclamer des comptes et d’exiger sa présence pour une investigation sur les méthodes de sa Légion. Mais lorsque cet édit fut proclamé et que le bras lent mais impitoyable de la loi impériale se fut étendu, la pire des trahisons jamais connue par l’Imperium éclata : Horus, premier parmi les favoris de l’Empereur, convertit plusieurs des Légions Space Marines au culte du Chaos. Sa duplicité devint évidente aux yeux de l’Empereur sur Isstvan V et la quête visant à traîner Night Haunter en justice fut abandonnée dès le début du gigantesque conflit.

Night Haunter fut prompt à proclamer son allégeance à Horus et il devint clair que les accusations qui accablaient les Night Lords étaient fondées. À partir du monde de Tsagualsa, au plus profond de la région mal connue de l’espace appelée Bordures Orientales, les Night Lords lancèrent une campagne de génocides en comparaison desquels leurs atrocités précédentes semblèrent insignifiantes. Ils n’étaient affiliés à aucune puissance du Chaos en particulier et considéraient une telle dévotion avec mépris. Leur Primarque ne voulait que répandre la terreur et avait fini par devenir ce qu’il détestait auparavant le plus au monde. Rapidement, les rangs autrefois fiers de cette Légion ne furent plus composés que de meurtriers et de criminels à qui les puissants gènes de leur Primarque conféraient le pouvoir d’oppresser ceux qu’ils choisissaient pour victimes. Plutôt que de servir le Chaos, les Night Lords en firent l’outil de leurs indicibles exactions. La galaxie tremblait à la seule mention de leur nom, et lentement mais sûrement, ils se frayèrent un chemin vers Terra.

Même lorsque l’Hérésie d’Horus prit fin et que l’Élu du Chaos gisait brisé et vaincu au milieu des restes de sa Barge de Bataille, les Night Lords poursuivirent leurs raids dans tout l’Imperium, abandonnant ce qu’il leur restait de stratégie militaire et leur habitude des campagnes soigneusement planifiées au profit de la destruction et du meurtre à l’état brut. La marque de Night Haunter transparaissait toujours dans les actions de sa Légion, mais il semble évident que les ordres du Primarque avaient changé. Alors qu’ils s’étaient montrés jusque-là froids et calculateurs, les Night Lords cédaient à leurs pulsions destructrices en lançant des attaques aux chances de succès pratiquement nulles. Night Haunter avait sans doute fini par réaliser que l’Empereur avait ordonné que la vie lui soit ôtée par les Assassins du Temple Callidus, dont plus de la moitié des agents reçurent pour mission de localiser et détruire le Primarque dans l’espoir que sa mort désorganiserait à jamais la Légion des Night Lords.

Les dernières paroles de Night Haunter demeurent l’une des grandes énigmes de l’histoire impériale. On suppose qu’il laissa en toute conscience l’assassin M’Shen pénétrer dans son palais sur le monde de Tsagualsa, dont les murs étaient entièrement composés de corps encore vivants. S’attendant à devoir se charger de nombreux gardes loyaux, M’Shen fut surprise de trouver des salles remplies d’os et de chair mais entièrement désertes. Les capteurs vidéo incorporés dans ses brassards, depuis conservés dans un champ de stase au cœur du Temple Callidus, nous montrent la confrontation finale entre le Primarque déchu et l’ange qui fut le bras de la vengeance impériale. Assis au milieu des ombres sur un trône fait des os fusionnés de ses victimes, un parterre de visages hurlants menant à ses pieds nus, se tenait Night Haunter en personne, irradiant une intense folie et une terrible haine palpables même à travers l’enregistrement vidéo. M’Shen s’arrêta devant lui lorsqu’il leva la tête et que leurs regards se croisèrent. Les yeux du Primarque étaient deux abîmes de profondes ténèbres. Un long moment passa, puis d’une voix vibrante à la fois de mépris et de douleur, Night Haunter parla.

« Ta présence ici n’est pas une surprise pour moi, Assassin. Je t’ai suivie depuis l’arrivée de ta navette dans les Bordures Orientales. Pourquoi ne t’ai-je pas fait tuer ? Parce que ta mission autant que l’acte que tu t’apprêtes à commettre prouvent que tout ce que j’ai pu dire ou accomplir était vrai. Je n’ai jamais fait que punir ceux qui avaient fait le mal, tout comme ton faux Empereur qui cherche maintenant à me punir, mais mieux vaut mourir que de devoir se justifier. »

L’image se brouille alors une fraction de seconde tandis que M’Shen s’élance, et la dernière image est celle du regard fixe de deux yeux sombres au-dessus d’un sourire débordant de folie avant que l’enregistrement ne cesse d’une façon aussi brusque qu’inexplicable.

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : Konrad Curze
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Histoire des Night Lords[modifier]

« Nos frères courent jusqu’aux confins de l’Imperium pour se réfugier dans l’ombre des Dieux Sombres qui les protègent. Nous seuls, Night Lords, les fils de Konrad Curze, sommes assez forts pour tenir sans aide. Notre rage s’abattra sur l’empire qui nous a trahis, et bien que nous puissions, dans les âges à venir, nous voir divisés et brisés par l’interminable guerre qui nous attend, nous resterons purs jusqu’à ce que les étoiles elles-mêmes périssent. »
- Le belli-sage Malcharion. Épilogue de son ouvrage, la Voie Ténébreuse.

Les Night Lords sont synonymes de terreur et de meurtre, car leur mode de combat favori est l’application sans entrave d’une force brutale et écrasante : ne montrant aucune pitié, évitant toute subtilité et toute ruse pour les effusions de sang et la destruction. Bien qu’une telle approche puisse sembler insensée, il fut un temps où elle était différente. Il y a dix mille ans, le Primarque des Night Lords, Konrad Curze, a été poussé à commettre des actes d’une extrême violence par un désir profond de punir les coupables et d’imposer l’ordre à l’anarchie dans laquelle il a grandi. Ce n’est que plus tard, lorsque le Primarque condamné a remis son âme aux Puissances de la Ruine, que son implacable quête de justice a été pervertie dans la forme qu’elle prend aujourd’hui.[1]

Originaire d’un monde plongé dans une obscurité perpétuelle et jadis commandée par Night Haunter, un justicier qui régnait par la peur, les Night Lords sont passés maîtres dans l’art de répandre la terreur. Lorsque l’Hérésie éclata, l’Empereur s’apprêtait à régler le problème de leur excès. Ils gagnèrent dès lors une réputation de brutes sans la Bordure Orientale de la galaxie, attaquant par surprise et massacrant sans pitié leurs victimes. Même l’assassinat de Night Haunter ne put les arrêter, la seule liste de leurs exactions passées et présentes suffit à saper le moral de leurs ennemis, et de nombreux Gouverneurs Planétaires, trop faibles et trop effrayés, ont préféré capituler plutôt que d’affronter leur courroux, sans être épargnés pour autant par la suite.

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Monde Natal : Nostramo, Royaume de la Nuit Éternelle[modifier]

« Nostramo est morte et, avec elle, notre passé.
L’Imperium est la proie des flammes et promet un futur de cendres.
Horus a échoué, parce que ses plans avaient germé sur le terreau de la corruption :et non de la sagesse.
Et nous avons échoué parce que nous l’avons suivi.
Nous ne donnons pas le meilleur lorsque nous sommes soumis à la volonté d’autrui,
Ou lorsque nous nous retrouvons liés par la parole de chefs qui ne sont pas de notre sang.
Nous devrons choisir avec plus de soin les guerres à mener dans les siècles à venir. »
- Le belli-sage Malcharion. Extrait de son ouvrage, la Voie Ténébreuse.
Nostramo
Nostramo.

Nostramo était une planète sombre et sale, couverte de nuages de poussière et de pollution. Cinq villes majeures aux noms allant de Nostramo Prime à Nostramo Quintus se partageaient la zone habitable, chacune fonctionnant comme un complexe industriel autonome. Du fait de la synchronicité des orbites de Nostramo et Tenebor, la lune qui s’interposait entre Nostramo et son astre mourant, ces cinq villes connaissaient l’équivalent de la nuit de Terra même au beau milieu de leur été.

La physiologie des humanoïdes qui y vivaient restait virtuellement identique à celle d’humains du Segmentum Solar, argument étayant l’hypothèse du Genetor en chef Ratifer sur l’évolution convergente, à une seule exception près : aucune forme de vie indigène de cette planète ne possédait d’iris, la partie visible de leurs yeux ne consistant qu’en une pupille. Leur peau était très pâle et une forme d’albinisme aigu, bien que récessive, était couramment observée au sein de la population locale.

Le patrimoine géologique de Nostramo était d’une valeur presque inestimable dans la mesure où son écorce renfermait d’énormes quantités d’adamantium naturel. La présence en abondance d’un métal si précieux permettait aux villes de Nostramo de jouir d’échanges très profitables avec les mondes voisins, bien qu’il eût été de notoriété publique que ces mondes revendaient à leur tour ce matériau à l’Imperium à un prix bien plus élevé que la valeur d’achat. Une strate toute entière de l’écorce n’était composée que de ce métal. Le noyau de la planète en revanche était particulièrement instable, ce qui explique sa rapide explosion sous le bombardement ordonné par Night Haunter.

Depuis la disparition de leur Primarque entre les mains d’un Assassin impérial, il semble que les Night Lords soient une des nombreuses forces de Marines du Chaos basées dans l’Œil de la Terreur. Probablement ont-ils trouvé un domaine démoniaque où se terrer, bien que cette conclusion ne soit que pure conjecture. À moins de déployer des ressources militaires considérables, il est peu probable que l’Imperium parvienne à se débarrasser un jour de cette menace.

Il serait facile de dire que Curze est responsable de la déchéance des Night Lords et qu’elle commença au moment où l’Empereur avait réuni son huitième fils avec sa Légion. Mais il serait plus vrai de dire que c’est Nostramo qui a mis Curze et les Night Lords sur la voie de la trahison. Curze était le père de la Légion, mais lui même avait deux pères, deux mains qui ont façonné sa nature et à travers lui le destin de sa Légion : l’Empereur qui a donné la vie à Curze, et la planète Nostramo qui l’a élevée et formée. Ce que l’Empereur voulait pour Ses fils ne pourra jamais être connu, à l’inverse de Nostramo.

Nostramo était un monde sans soleil fait de souffrance, de douleur et de corruption. Au cœur d’une série de planètes qui avaient gardé la capacité de traverser les étoiles à travers l’Ère des Luttes, c’était un monde fait de villes tentaculaires, de fumée, d’industrie, et de sueur de millions de personnes. La richesse de Nostramo, car il y avait de la richesse, se trouvait dans les filons de minerai adamantium sous sa surface. Les mondes éloignés de Nostramo se nourrissaient de sa production, et les mines mortes avaient depuis longtemps profondément parasitées sa surface. Ses villes étaient des garennes de pierre et de fer. Des cheminées de fumée d’un kilomètre de haut pointaient vers la nuit perpétuelle. Des ponts de métal noir sillonnaient les ravins étroits des ruelles et des rues. Résidences, cathédrales et usines étaient nées de la forêt des bidonvilles, leurs façades et leurs toits grouillant de gargouilles. Le brouillard de pollution s’étendait comme un linceul autour d’un homme mourant, transformant la lumière fine qui brillait des fenêtres ou des lampes en auréoles malades. La poussière, la fumée et la puanteur des produits chimiques empestaient l’air et s’infiltraient dans la chair de chaque homme, femme et enfant, réduisant leurs années à néant et le mieux que la vie pouvait leur offrir était un lent déclin à la servitude, sans jamais entrevoir l’éclat de l’espoir ou la chaleur du vrai bonheur. Les habitants de Nostramo étaient pâles, et la plupart étaient minces et décharnés, se caractérisant tour à tour à la méfiance, à l’humour noir et à l’insensibilité. La plupart d’entre eux mourraient en crachant du sang et de la poussière noire sur une palette moussante, mais la mort par la brûlure des poumons ou la propagation de produits chimiques dans leurs os n’était pas la pire extrémité que l’on pouvait trouver sur Nostramo.

L’obscurité s’accrochait à Nostramo, corps et âme, et son existence était une horreur pouvant égaler l’esclavage Xenos ou le cauchemar du Moyen-Âge Technologique. S’il y avait jamais eu de vraies lois, elles avaient disparu depuis longtemps, dévorées par l’avidité de quelques-uns et le désespoir de beaucoup. Le meurtre était la monnaie de la vie, et la force venait de la violence. Chaque péché, petit ou grand, avait son foyer dans la nuit sans fin de Nostramo. Les Commémorateurs qui ont raconté son histoire après son retour dans le giron impérial relatèrent que pendant cette période, les pleurs et les supplications étaient les seuls sons portés éternellement dans le vent, et chaque enfant finissait par se rendre compte que la seule loi était celle du couteau, et que le seul droit émanait des plus forts qui en faisaient ce qu’ils voulaient.

Les gangs corrompus et meurtriers, qu’ils aient été nommés comme tels ou non, régnaient sur toutes les parties de Nostramo. Du sommet de la noblesse à la ruelle la plus basse, chaque centimètre de Nostramo était le domaine de quelqu’un, son territoire ou son terrain de chasse. Dans les bidonvilles, les gangs régnaient par la peur brute, tuant et torturant à leur guise, menant des guerres avec les bandes sauvages de parias qui se comportaient plus comme des animaux que comme des hommes. On dit que beaucoup de ces gangs mangeaient les morts, exploitant leurs territoires comme un prédateur ou un terrain de chasse. Dans les mines et les usines qui faisaient encore tourner les roues de l’industrie de la planète, les gangs portaient des noms qui faisaient écho à une fausse autorité : les Iron Overseers, les Hands of Coregado, les Sons of Toil. Musclées et meurtries par la chaleur des fours, ils marchaient dans les rues de la ville, armés et suintant le meurtre, faisant régner l’ordre qui était ni plus ni moins que de l’esclavage. Dans les régions les plus riches, les fils et les filles de la noblesse corrompue se rassemblaient en meute, vêtus comme des paons qui se pavanent, aussi prompts à tuer avec une lame ou un fusil qu’à insulter : les Mirthless avec leur visage peint en blanc, les Blade Carrion avec leurs manteaux en velours déchiré, les Chatterers avec leurs lèvres découpées pour montrer leurs dents affûtées - telles étaient les enfants des élites dirigeantes de ce monde.

Quel que soit leur poste, presque tous les gangs devaient fidélité à l’un des innombrables barons, comtes et seigneurs, qui à leur tour servaient des hommes et des femmes encore plus puissants, dont beaucoup se sont donnés des titres qui faisaient écho à une noblesse longtemps oubliée. Bien qu’enveloppés dans les attributs de la naissance, du sang et du droit féodal, il n’y avait pas de division entre un dirigeant de Nostramo et un seigneur du crime ; il s’agissait d’un seul et même monarque, cruel, de royaumes construits sur le péché. Ilgana, la Duchesse des Soupirs ; Balthius, Rejeton des Amaranthii ; Tyberon, Seigneur de la Roue ; ils n’étaient que quelques-uns de ceux qui vivaient à l’époque où Curze habitait dans l’ombre de leur mauvaise administration.[2]

La Mort de Nostramo[modifier]

La mort de Nostramo est survenue au terme d’une longue série d’événements qui ont vu les Night Lords renoncer à leur honneur. Le manque de modération dans les méthodes des Night Lords avait attiré le mépris et l’hostilité des autres Légions. Alors même que le dégoût augmentait, Curze fut de plus en plus assailli par des visions et des présages de ruine, de calamité et de trahison. Il vit advenir tout ce qu’il s’était efforcé de combattre, l’ordre et la justice de la galaxie brisés et ses fils devenir des monstres sans cause ni but supérieur. Curze devint de plus en plus renfermé, le peu de lumière qui brillait dans son être n’était plus rien, remplacée par l’obscurité et les cris d’un avenir perdu.

De plus en plus perdu dans son âme, Curze se confia à Fulgrim, le seul frère en qui il avait confiance. Fulgrim brisa cette confiance en disant à Rogal Dorn qu’il craignait que Curze ne succombe à la folie. Les choses atteignirent un point culminant dans le système de Cheraut quand Curze perdis le contrôle et tua presque Rogal Dorn. Fuyant avant de subir la colère de Dorn, Curze retourna dans les sombres secteurs qui avaient toujours été son refuge. C’est à ce moment que des nouvelles de Nostramo parvinrent à Curze. Le monde qu’il avait élevé de la barbarie était retombé dans la criminalité et la corruption. Les hommes restés au pouvoir en son absence avaient succombé à la cupidité, et les villes du monde sans soleil chantaient une fois de plus avec les cris du meurtre. Le jugement de Curze était simple et rapide ; les Night Lords détruisirent Nostramo. En tant que Primarque et Seigneur des Croisades, il avait le droit de libérer ou de détruire comme bon lui semblait, mais au moment de la mort de Nostramo, les Night Lords perdirent leur dernière attache à la retenue, bien qu’il fallu la trahison des autres pour mettre ce changement en lumière.[3]

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Doctrines de Combat[modifier]

« Il a été dit par de grands stratèges, à tous les âges de l’Humanité, qu’aucun plan ne résiste au contact avec l’ennemi. Je ne perds pas mon temps à contrer les plans de mes ennemis, mon frère. Je ne m’intéresse jamais à ce que mes ennemis ont l’intention de faire, car ils n’auront jamais l’occasion d’y parvenir. Agite en leur cœur le don de la plus pure terreur et tous leurs plans s’écrouleront dans leur lutte désespérée pour ne serait-ce que rester vivant. »
- Primarque Konrad Curze. D’après une conversation supposée avec son frère, Sanguinius des Blood Angels.

Les Night Lords ont tous sans exception adopté les modus operandi de leur Primarque et s’efforcent de semer la peur et la confusion chez leurs ennemis. Ils s’emparent couramment des moyens de communication de la planète visée afin de diffuser des cris d’agonie par voie d’ondes radio dès les premières phases du massacre de ses occupants. Il est devenu rare que les Night Lords affrontent volontairement un adversaire capable de leur résister, préférant à cela attaquer des êtres affaiblis et terrorisés. Les Night Lords sont totalement dénués de pitié et ne font jamais de quartier, tout adversaire souhaitant se rendre est systématiquement mutilé et meurt dans d’atroces souffrances.

Les Night Lords n’ont aucune croyance qui les pousse à répandre la misère sur les mondes qu’ils attaquent. Seule la violence guide leurs actes et supplante même toute notion d’honneur ou de credo martial.

Spécialistes de l’infiltration, ils sont capables d’investir une position rapidement et sans aucun bruit. Ce talent est pour eux une seconde nature dont ils font la démonstration lors des petits jeux dont ils se servent pour pousser leurs proies jusqu’au paroxysme de la terreur. Avant même de se tourner vers le Chaos, les Night Lords décoraient leurs armures d’images de mort, car pour eux la peur est une arme aussi efficace qu’un Bolter ou une Épée Tronçonneuse. Leur tendance à se choisir des adversaires plus faibles qu’eux les rend encore plus redoutables pour des opposants démunis et atterrés.

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Organisation[modifier]

« Au milieu de vos ennemis, ne laissez paraître que votre force.
Ne découvrez jamais votre gorge, ne rengainez jamais votre épée.
Nous sommes des Space Marines. Pas des diplomates. Pas des ambassadeurs.
Nous ne sommes que des guerriers.
Si vous êtes au cœur de la forteresse ennemie, vous avez déjà pénétré sa meilleure défense.
Vous possédez tous les avantages.
Utilisez-les ! »
- Le belli-sage Malcharion. Extrait de son ouvrage, la Voie Ténébreuse.

Organisation et Structure d'une Unité au Sein de la Légion (Pré-Hérésie)[modifier]

Les Atramentar, l’élite Terminator des Night Lords.
L’héritage de Nostramo s’est incrustée dans la structure des Night Lords. Extérieurement, ils suivaient un modèle semblable à celui de beaucoup d’autres Légions, mais derrière cette structure de base s’y trouvaient les cours de Nostramo, les traditions des gangs et l’esthétique de la terreur qui infusaient chaque aspect de la Légion. Les Night Lords, aussi impitoyables et brutaux soient-ils, n’étaient pas dépourvus d’orgueil, et les ornements et les titres de l’aristocratie et des seigneuries constituaient un élément clé de leur identité, et la rivalité, souvent violente, était endémique au sein de la Légion. Il y en avait peu dans leurs rangs qui ne portaient pas de titre, et l’art avec lequel ils embellissaient leurs armes et leurs armures était remarquable, bien que grotesque. De plus, bien plus que même les guerriers barbares des Légions des World Eaters ou des White Scars, ils ornaient habituellement leur armure et leurs véhicules avec les restes brutalisés et mutilés de ceux qui leur avaient résisté, et firent un art d’écorcher et d’exposer les morts pour semer la peur chez leurs ennemis. Il y avait une stratégie dans cette folie, du moins au début ; de telles expositions macabres étaient un signal clair disant "Ce destin sera le vôtre".

Au niveau des escouades, les Night Lords alignèrent un large éventail d’unités, bien que, dans l’ensemble, le nombre d’escouades configurées pour créer des brèches et les sièges était proportionnellement plus rare que dans d’autres Légions. Les Night Lords avaient aussi un certain nombre d’unités uniques : les infâmes Escadrons de la Terreur, dont le seul but était de créer et d’incarner un état d’horreur chez leurs ennemis, et les Raptors de la Nuit, qui s’élevaient au-dessus de leurs ennemis en traînant les restes sanglants de leurs meurtres tout en criant dans leurs réseaux vox modifiés. Presque toutes les escouades de la Légion avaient un nom qu’elles utilisaient à la place de la simple désignation. C’est ainsi que les escouades au sein d’une Compagnie pouvaient être appelées Serres, Griffes ou un certain nombre d’autres épithètes souvent associées à une indication de hiérarchie ou d’honneur : Stygian Talon, Tenth Claw, The Fifth Oathed, pour n’en nommer que quelques-unes parmi des milliers. La Compagnie était le déploiement stratégique de base au sein de la Légion des Night Lords et chaque escouade appartenait à une Compagnie qui pouvait compter entre 100 et 1000 guerriers. La plupart des Compagnies avaient un titre en plus de leur désignation numérique. La 27e Compagnie était (leurs noms traduit du Nostramien) "The Shattered Skult", la 104e "The Sable Brothers", la 71e "The Crimson Judges", et ainsi de suite. Contrairement à beaucoup d’autres, les Night Lord utilisèrent les bataillons et les Chapitres comme groupement semi-permanent de Compagnies, plutôt que comme une structure universelle favorisant leurs propres divisions. Cette complexité apparemment byzantine masquait une approche étonnamment efficace et flexible de la guerre qui permettait à la Légion d’opérer avec un haut degré de fluidité et d’être facilement divisés en unités autonomes ou combinés en formations ad hoc selon les besoins de leur maître.[4]

Hiérarchie de la Légion[modifier]

Konrad Curze était le Roi des Ténèbres de sa Légion, une figure terrifiante pour ses fils autant que de loyauté. On ne peut douter du fait que beaucoup d’entre eux lui étaient véritablement loyaux, mais autant, ils sembleraient, lui obéissaient par peur plutôt que par adoration, et certains détestaient leur père génétique. Curze semblait ne pas s’en être soucié car aussi longtemps qu’il commandait, tous obéissaient.

Autour de lui, le Roi des Ténèbres entretenait une cour de ses fils les plus efficaces. Les Kyroptera et ses membres étaient choisis parmi les officiers supérieurs de la Légion et transcendèrent leur grade. Tous avaient une qualité que Curze trouvait précieuse, bien que dans certains cas, cette qualité semblait avoir été à peine plus que de l’amertume et de la cruauté distillées. L’appartenance aux Kyroptera ne donnait aucun privilège particulier, mais il n’en restait pas moins qu’ils étaient l’élite dirigeante des Night Lords, et bien peu désobéissaient ouvertement à un ordre de l’un d’eux. À leurs côtés servaient les Atramentar. Compagnie équipée d’Armures Terminator et armée des meilleures armes de la Légion, ils étaient sous le commandement personnel du Premier Capitaine des Night Lords et imposaient l’ordre. Réputés pour leur froide brutalité au combat et leur loyauté inébranlable envers leur commandant et leur Primarque, ils semblent avoir servi de freins aux nombreux éléments hargneux au sein de la Légion, et bien que cela ne puisse être confirmé à présent, on pense généralement qu’ils ont servi de bourreaux à Curze quand le besoin s’en faisait sentir.

Sous les Kyroptera se trouvaient les nombreux Capitaines des Compagnies. Le petit nombre d’entre eux qui avaient eu l’honneur de diriger plusieurs Compagnies sous la bannière d’un Bataillon ou d’un Chapitre avaient des grades différents, allant par exemple de celui de Commandant, de Maître ou Régent. Tandis que ces chefs exaltés avaient un commandement clair sur des unités placées sous leur autorité, leur pouvoir sur l’ensemble de la Légion semble avoir été plus malléable. Un Régent pouvait avoir une poignée de Capitaines sous son commandement, mais être soumis aux ordres d’un Capitaine différent si ce Capitaine était du Kyroptera, ou supérieur d’une autre manière.

Tout comme les Escadrons et les Compagnies portaient des noms pour les distinguer les uns des autres, les Commandants de la Légion ornaient aussi leurs noms de surnoms et de titres secondaires. Beaucoup de ces titres faisaient échos à la noblesse maudite et les gangs de Nostramo : Talonmaster, les Bloodless, ou les Sightless Revenant. Quelques-uns étaient sans doute des insultes calculées qui, par perversité, ont été choisi ou ont été adoptées par leurs porteurs.[5]

Disposition de Guerre[modifier]

Au moment du Massacre du Site d'Atterrissage , les Night Lords étaient à la limite du statut de renégat depuis plusieurs années. Apparemment en train de mener leurs propres guerres sans égard ou sans contact avec le reste de la chaîne de commandement de la Grande Croisade, il s’était écoulé un certain temps depuis qu’un relevé précis de leurs forces avait été fait. Les estimations de l’effectif de la Légion variaient donc énormément. Certains estimèrent leur nombre à plus de 90 000, d’autres à près de 120 000. La Légion était connue pour avoir continuellement recruté dans les mondes soumis tout au long de la dernière partie de la Grande Croisade, volant dans certains cas la jeunesse de systèmes entiers comme base à partir de laquelle les aspirants appropriés pouvaient être accueillent. L’utilisation du psycho-conditionnement rapide et de l’implantation accélérée des graines génétiques était également connue pour être largement pratiquée par les Night Lords, ce qui confirme l’idée que leur nombre était au moins égal à celui de plusieurs des Légions les plus importantes. Il est également probable qu’un certain nombre d’éléments des Night Lords n’étaient pas dans le système de Isstvan, mais étaient engagés dans d’autres actions auto-sélectionnées dans les recoins invaincus de la galaxie.[6]

Organisation (Après l'Hérésie)[modifier]

Lorsqu’éclata l’Hérésie d’Horus, les Night Lords n’eurent aucune hésitation à rejoindre le Maître de Guerre contre l’Empereur. La Légion s’était déjà forgée une solide réputation de férocité et de sauvagerie. Il semble que l’Empereur projetait déjà de la dissoudre avant que l’Hérésie d’Horus ne l’en empêche. Dans tous les cas, une fois alliés avec le Maître de Guerre, les Night Lords commencèrent une campagne de terreur et de génocide rarement égalé depuis, si tant est qu’elle le fut. Même après la défaite d’Horus, les Night Lords continuèrent à attaquer l’Imperium depuis leur monde d’origine situé au cœur de la zone inexplorée appelée Bord Oriental, bien que le but et le motif de leurs attaques meurtrières soient de moins en moins clairs. L’Assassin impérial M’Shen fut finalement capable d’infiltrer la base des Night Lords et de tuer leur Primarque. Grâce à cet acte, les Night Lords cessèrent rapidement d’être une menace organisée pour l’Imperium.

Les survivants rejoignirent l’Œil de la Terreur, d’où ils continuent encore à participer à des raids sur l’Imperium. Tout semble indiquer qu’ils n adorent aucun Dieu du Chaos, et qu’ils sont devenus plutôt des guerriers cyniques, endurcis et sans aucune pitié qui se battent pour le plaisir et les richesses matérielles. Certains rapports signalent leur attitude condescendante envers leurs frères plus dévoués, qu’il s’agisse de fanatiques Space Marines du Chaos tels que les Berserks de Khorn,, ou de loyaux Space Marines comme les Dark Angels ou les Ultramarines.

Désormais dépourvus de chef, les Night Lords se sont par la suite fragmentés en groupes de guerre disparates en grande partie bâtis autour de leur structure de Compagnie de la Légion originale.[7]

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Héraldique des Night Lords[modifier]

Le harnois des Night Lords est orné d’une imagerie grotesque destinée à susciter la terreur. Des boucles d’énergie débridée parcourent même les Armures Énergétiques de certains membres de cette Légion.
Le crâne ailé, symbole des Night Lords, a frappé d’effroi les mondes de l’Imperium des millénaires durant.
Dans certaines bandes de guerre, un crâne ailé sur le champ de gueule dénote un visionnaire de guerre.
Le crâne railleur est souvent l’apanage des Night Lords spécialisés dans les attaques furtives.


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Croyances[modifier]

« S’il reste la moindre noblesse dans la Légion de Konrad, elle doit être profondément enfouie sous de trop nombreuses couches de luxure perverse, de déviance et de désobéissance. Leurs méthodes sont stupides, malavisées et constituent une entrave au flot naturel d’une guerre contrôlée. Les temps approchent où les Night Lords devront répondre de leurs comportements et être ramenés dans le giron des doctrines de guerre impériales, si nous ne voulons pas les perdre au profit de leurs appétits déviants. »
- Le Primarque Rogal Dorn. Commentaire enregistré à la Bataille de Galvion, M31.

Les Night Lords font un usage versatile des forces du Chaos et emploient les pouvoirs de chacune des divinités majeures sans favoriser aucune d’elles. On peut autant s’attendre à les voir combattre aux côtés de Marines de la Peste que de Thousand Sons, mais il a été vérifié depuis longtemps que les Night Lords n’éprouvent que du mépris pour la foi sous quelque forme que ce soit, aussi bien la soif de sang fanatique des Berserks de Khorne que la dévotion des troupes de l’Imperium. La seule autorité qu’ils reconnaissent est celle du pouvoir et de la richesse matérielle.

Tout porte à penser que la seule raison poussant les Night Lords à combattre est le plaisir de donner la mort et les récompenses matérielles qu’ils peuvent en tirer. Ils éprouvent également une grande satisfaction à faire tomber sous leurs tirs des proies sans défenses, surtout celles trop faibles ou trop jeunes pour leur résister. Ce n’est certainement pas pour l’amour du combat dans les règles qu’ils se battent, car on peut s’attendre d’eux qu’ils aient recours à toutes les ruses possibles avant de se résoudre à un combat honorable. Ceci est peut-être le vestige de leurs activités criminelles sur Nostramo où il était coutume pour les forts de faire prévaloir leur volonté sur les faibles.

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Patrimoine Génétique[modifier]

Le patrimoine génétique des Night Lords demeure étrangement pur : de toutes les Légions des Space Marines du Chaos, les Night Lords sont ceux qui portent le moins de mutations, ce qui est peut-être le fait d’une souche génétique stable ou de leur répugnance à s’associer à une des puissances du Chaos en particulier sur de trop longues périodes de temps. Bien que les Night Lords se distinguent par des yeux noirs et une peau blanche, l’authentique héritage de Night Haunter est d’ordre psychologique : il existe chez eux une tendance à la paranoïa et à l’autodestruction, et on dit que leurs Sorciers sont sujets à de douloureuses crises lors desquelles le futur leur apparaît de façon détournée sous la forme de visions. Night Haunter n’était semble-t-il capable de voir que les voies les plus sombres du futur et il est à souhaiter que les Sorciers des Night Lords soient affectés par la même malédiction.

La Mise à Sac de Grendel

En l’an 2353843.M34, la Frégate Impériale Hand of Mercy détecta un signal de détresse résiduel en provenance d’un petit monde isolé du Nuage d’Ysobael, amas de corps astraux regroupés autour d’une étoile brillante au fin fond des Bordures Orientales. Lorsque ce monde fut visité par les membres d’équipage du Hand of Mercy, tous les habitants furent retrouvés morts et on identifia les symboles gravés sur les cadavres comme étant les marques des Night Lords. Cette enquête sommaire fut donc écourtée par l’équipage qui rapporta la situation aux autorités de l’Imperium et une escouade de la compagnie de Scouts des Mortificators fut assignée à l’évaluation de cet incident. Suite à leurs découvertes, ils purent déduire des informations conséquentes quant aux méthodes dont usent les Night Lords pour conquérir les mondes sur leur route.

Les Night Lords commencent par observer la planète en restant dans son orbite, ce qui semble évident du fait de la précision avec laquelle ils atteignent les centres de communication qui sont les premiers à subir la violence de leurs assauts, dont témoignent les corps démembrés au cours de ces carnages sanglants. Les constructions et les équipements de communication ne portent pas la moindre forme de dégradation, à l’évidence, les Night Lords s’abstiennent d’employer l’artillerie lors de ces purges.

Les signaux d’alerte sont rapidement coupés et toute information utile est remplacée par les supplications et les cris des mourants. Ces sons démoralisants, en conjonction avec des murmures obscènes, sont diffusés en boucle dans les réseaux de communication de la planète, et des scènes de boucherie et de dépravation sont passées sur les écrans vidéo d’une population terrifiée. Ces spectacles inqualifiables étaient toujours diffusés lorsque les Scouts des Mortificators commencèrent à inspecter les habitations désertées de Grendel.

Aucun des édifices de la planète n’est endommagé d’une façon quelconque, ce qui montre clairement que les Night Lords n’ont aucun attrait pour la destruction aveugle. Si les habitants parviennent à organiser la défense de leur planète, les dommages causés par une bataille à grande échelle peuvent été remarqués et faire échouer leurs plans. Dans le cas de Grendel, l’absence totale d’opposition sur un monde abritant pourtant des ressources militaires considérables prouve l’ingéniosité des Night Lords.

Après la destruction du réseau électrique de la planète, son atmosphère est amenée à un état de nuit permanente par la détonation atomique de charges lancées dans des régions inhabitées à partir des vaisseaux en orbite. Le nuage résultant soulève de telles quantités de poussières et de fumées irradiées que la planète entière tombe sous un voile de ténèbres, qui éclipsait d’ailleurs toujours le soleil au moment des investigations de l’équipe de Scouts. Les niveaux d’exposition aux radiations mesurés sur les cadavres infestant les rues étaient extrêmement élevés et l’on présume que la chute des dents, des cheveux et la détérioration des tissus épidermiques des habitants sont un des effets recherchés par les Night Lords.

Les traumatismes psychologiques provoqués par ces tactiques suffisent à prélever un lourd tribut en vies et il apparaît qu’environ un tiers des habitants de Grendel ont choisi de mettre un terme à leur existence plutôt que d’affronter les Night Lords. Une fois que la nouvelle de leur arrivée s’est répandue et que l’état de la population confine à l’hystérie, les Space Marines du Chaos entament leur chasse et celle sur Grendel a dû durer plusieurs semaines étant donné les niveaux variés de décomposition des cadavres. Une inspection minutieuse révéla qu’environ 14% des victimes moururent de peur, la cause de leur mort n’ayant pas été un tir de Bolter mais un effondrement généralisé des systèmes nerveux. Hommes, femmes et enfants furent trouvés massacrés dans un silence de mort qui, ajouté à l’obscurité de l’hiver nucléaire, démoralisa même les membres endurcis des Mortificators.

Pas un seul cadavre de Night Lord ne fut retrouvé sur la planète. Toutefois, au vu des inscriptions tracées en lettres de sang et des corps calcinés gisant morts dans leur lit, dans les rues et dans les squares, le destin tragique de Grendel fut à n’en pas douter leur œuvre. Il n’est plus qu’à espérer que le génocide absurde de sa population puisse nous fournir davantage d’informations sur la manière de libérer l’Imperium de cette menace.

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Atours Nocturnes[modifier]

Avant même de se tourner vers le Chaos, les Night Lords décoraient leurs armures d’icônes morbides. Ils savent que la peur est une arme particulièrement puissante, et apprécient particulièrement les modifications anatomiques que l’influence du Chaos peut avoir sur leurs corps. Il n’est pas rare de voir les Night Lords arborer des symboles universellement craints, comme des crânes aux dents pointues, des ailes de chauve-souris et des yeux rougeoyants.

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Même avant que les Night Lords se rebellent contre l’Empereur, leurs armures bleu sombre parcourues d’arcs électriques leur donnaient une apparence sinistre comparée aux livrées vives des autres Légions, comme les Imperial Fists et les Emperor's Children. Certains d’entre eux portent encore l’Armure MkIV, si répandue au sein de leur Légion à l’aube de l’Hérésie d’Horus.
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Les Night Lords sont généralement nomades et sont souvent obligés de récupérer leur équipement sur les cadavres de leurs camarades ou de Loyalistes. Ils sont donc caractérisé par un équipement hétéroclite, qui est cependant repeint aux couleurs de la Légion et oint de tant de sang et de douleur que leurs Esprits-Machines en sont corrompus au-delà de toute rédemption.
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Les bandes de guerre des Night Lords ont tendance à attirer de nombreux Raptors. Les attaques fulgurantes depuis le ciel prisées de Konrad Curze sont imitées par les Raptors des Night Lords, qui attaquent dans un concert de hululements qui pousse même les soldats vétérans à fuir à toute jambes sous l’effet de la terreur.
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Depuis l’Hérésie d’Horus, la cuirasse des Night Lords est devenue de plus en plus baroque, et s’est couverte parfois d’icônes et de motifs récurrents. C’est ainsi que les crânes, les cornes et les casques ailés sont répandus chez les Night Lords, et leur silhouette sinistre est la dernière chose qu’aperçoivent leurs victimes avant de périr.
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L'Éternelle Menace[modifier]

Au cours des éons, les Night Lords ont été responsables de plus de traumas psychiques envers l’Humanité que n’importe quelle autre Légion de Traîtres. Alors que la Fin des Temps approche, leurs raids et leurs attaques sèment la terreur et s’intensifient. Leurs bandes de guerre sont désormais unies dans une cause commune : précipiter la perte de l’Humanité.

L’Éternelle Menace
  • De Faux Sauveurs

Avec l’Alpha Legion, les Night Lords sauvent le Retranchement de Garagos et ses champs d’algues de la Waaagh! Krushbakk. Les membres de cette force de frappe en apparence bienveillante portent en majorité des uniforme de Space Marines Loyalistes et laissent la population célébrer sa libération pendant plusieurs jours de liesse. Ce n’est que lorsque les Orks sont chassés pour de bon que les habitants s’aperçoivent qu’ils sont tombés de Charybde en Scylla.

  • Les Fils de Grendel

En M34, la Frégate Impériale Hand of Mercy répond à un signal de détresse en provenance de Grendel’s World, mais à son arrivée, elle découvre que tous les habitants ont été tués, et que le symboles tracés sur leurs corps sont ceux des Night Lords. Même si Grendel’s World est recolonisé un siècle plus tard et que le massacre de son peuple devient une légende, le même événement funeste se reproduit en M41, exactement sept mille ans plus tard. Cela déclenche alors une croisade des Mortifactors, qui embarquent dans leurs navires les plus rapide pour traquer les meurtriers.

  • Justice Corrompue

Après des millénaires de massacres, le chef de guerre Night Lord Anvrex Rarth se lasse de la violence indiscriminée, et jure de rendre hommage aux premières années de son Primarque, en ne punissant que ceux qui le méritent (selon ses critères), et de façon si atroce que les témoins n’oseront plus commettre de faute. Il parvient à retrouver la paix intérieure pendant quelque temps ses mais se notions de moralité sont trop déformées et en moins d’un an, il commet les pires atrocités en guise de châtiment pour des erreurs aussi anodines que la mauvaise prononciation de mots en Haut Gothique ou le non-respect de délais de livraison de marchandises.

  • La Griffe s’Abat

La bande de guette de Ghilus Venst organise une série de raids contre les stations-relais orbitales et les monte-charge en macrofibre qui entoure le monde-cargo Chokehold, à la criminalité délirante. Elle s’échappe avec quantité de munitions et de générateurs, ainsi qu’avec des dizaines de nouvelles recrue.

  • Empire de Coupe-jarrets

La Grande Faille sème la discorde et la panique dans l'Imperium. Les Night Lords sont dans leur élément, et établissent rapidement de petits empires dans les systèmes coupés de la Lumière de l’Empereur.

  • Un Recoupement Funeste

Les Guildes de Navigators identifient un couloir spatial stable mais temporaire près du Système Corinthe, et qui permet de traverser la Cicatrix Maledictum. Les possibilités de voyages entre les Segmentums sont tellement rares qu’il ne faut guère de temps pour que plusieurs Flottes Impériales se mettent en route pour passer le plus rapidement possible. Ce n’est qu’alors que les Night Lords, qui avaient créé ce couloir stable par des pactes démoniaques, lancent leur attaque et capturent des dizaines de navires.

  • La Longue Nuit

La lumière de l’Astronomican étant coupée, des milliers de systèmes solaires sont rendus aveugles dans tout l’Imperium. Les bandes de guerre des Night Lords saisissent ces occasions inespérées pour ravager, piller et brûler à loisir.

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Sources[modifier]

  • Codex Heretic Astartes Chaos Space Marines, V8
  • The Horus Heresy, Book Two - Massacre
  • Codex Marines du Chaos, V3
  • Codex Marines du Chaos, V3 ; 2ème édition
  • Index Astartes du White Dwarf N°93 (Janvier 2002)
  • AARON DEMBSKI-BOWDEN, Le Chasseur d'Âme - Un Roman des Night Lords, Black Library, 2012
  • Warhammer 40 000 JdR - Deathwatch : First Founding
  • Imperium Nihilus : Vigilus en Flammes, 2019
  1. Warhammer 40 000 JdR - Deathwatch : First Founding, Chapter III - The Traitor Legions - Night Lords (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Nostramo : Realm of Eternal Night (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - The Death of Nostramo (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Unit and Formation Structure Within the Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - Legion Command Hierarchy (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Night Lords - War Disposition (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. Informations issues de Le Chasseur d'Âme - Un Roman des Night Lords - Partie I : L'Union des Traîtres - Chapitre III - L'Appel du Maître de Guerre, Chapitre VI - Après la Bataille, de AARON DEMBSKI-BOWDEN, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem.

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