Catégorie:T'au

De Omnis Bibliotheca
Sans trahir aucune émotion, le Commandeur de la Caste du Feu Shas’O Vior’la Kais regardait les Gue’la qui gravissaient la colline. Leurs blindés grossiers bringuebalé sur leurs chenilles métalliques étaient précédés de quelques guerriers à pied. Ce qu’il s’apprêtait à faire répugnait Kais car les Gue’la ne connaissaient pas la puérilité de leur attaque. Les T’au étaient venus réclamer ce monde, son usage avait été décidé et ses premiers colons déjà choisis parmi les membres de la Caste des Fio. Tout cela était aussi inévitable qu’un lever de soleil. Les Gue’la possédaient un avant-poste sur cette planète et Kais allait les en faire partir. Malgré les avertissements répétés des Éthérés, les Gue’la s’étaient montrés aussi bornés qu’à l’accoutumée, refusant de se plier à l’inévitable.

Alors que les Gue’la continuaient d’avancer, la vision supérieure de Kais lui permit de distinguer les Cibleurs cachés devant eux dans les herbes hautes. Leurs Désignateurs marquaient déjà les véhicules bruyants pour les armes plus puissantes. Il se tourna vers l’un de ses gardes du corps revêtu d’une exo-armure de couleur pâle.

« Vois-tu les blindés, Shas’vre ? » demanda Kais de manière formelle.

« Oui, Commandeur. Cependant, ils ne devraient nous poser aucun problème d’importance, les Shas’la les ont déjà marqués pour les Railguns de l’équipe d’exo-armures Broadside. »

Le Commandeur des Guerriers de Feu approuva d’un signe de tête.

« Donne le signal, Shas’vre, » dit-il à voix basse. Le guerrier approuva d’un signe de tête plein de révérence et parla doucement dans son communicateur ; presque aussitôt, trois des véhicules Gue’la firent une embardée et de la fumée noire s’échappa de trous nets dessinés par les tirs qui les avaient transpercés de part en part. Les projectiles à hypervélocité des Railguns étaient trop rapides même pour la vue améliorée de Kais et ne laissaient derrière eux que des perturbations furtives dues à la friction de leur passage dans l’air.

Les Gue’la se dispersèrent, surpris par la mort de leurs monstres d’acier. Il était regrettable que leur destin fût de mourir, mais faire obstruction aux T’au revenait à demander la mort. Il ne pouvait en être autrement.

Une salve de tirs jaillit d’une position à gauche de l’un des chars fumants et les Gue’la qui se trouvaient devant le véhicule tombèrent, taillée en pièces par les armes des Cibleurs. D’autres des Gue’la contournèrent le char pour faire feu vers l’endroit où ils pensaient que se trouvaient ses guerrier et tirèrent en pure perte : les Cibleurs avaient déjà eu amplement le temps de gagner un nouvel abri.

Sortirent alors de la fumée des Kroots élancés aux muscles puissants qui chargèrent la masse des Gue’la. Les décharges de leurs armes en jetèrent plus d’un au sol et Kais savait que c’étaient ceux-la qui avaient eu de la chance. Ils attaquèrent en hululant un cri de bataille strident, faisant tourbillonner leurs fusils pour enfoncer les lames fixées sur les crosses dans les chairs des Gue’la. Leur Mentor décapita un de ses adversaires d’un revers et rugit, secouant les long piquants plantés sur sa tête en signe de triomphe tandis que le reste de ses ennemis fuyaient devant lui. Les équipes d’ex-armures descendaient maintenant le flanc de la colline pour tirer sur la fuite désordonnée des troupes Gue’la. Le dégoût qu’éprouvait Kais lui fit froncer les sourcils lorsqu’il vit plusieurs des guerriers kroots se pencher pour arracher des bouchées de chair sur les corps des Gue’la. Vaincre un ennemi au combat était une chose, mais de là à le dévorer… Il frémit d’horreur. Les Kroots étaient utiles et Kais appréciait leur force à sa juste valeur, mais il avait espéré que leur contact prolongé avec les T’au aurait déjà guéri certains de leurs instincts primaires.

Il détourna le regard de l’ignoble festin et s’adressa à nouveau à son garde du corps.

« Contacte le Kor’vre et informe-le qu’il peut immédiatement procéder au débarquement des Fio’la. Ce monde est à présent le nôtre. »


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L’Empire dynamique et cultivé des T’au émerge à l’extrême orient de la galaxie après avoir balayé ses antiques traditions d’une technologie redoutable et d’une volonté inébranlable. Guidés par l’énigmatique Caste de Éthérés, les T’au luttent pour le Bien Suprême de tous, et sont déterminés à convertir à leur philosophie raffinée les races belliqueuses de la galaxie ; sous la menace d’une arme s’il le faut. Des exo-armures sophistiquées et mortelles tombent du ciel, pulvérisant les ennemis des T’au sous une pluie de tirs à impulsions. Cet assaut téméraire est appuyé de vifs aéronefs et d’auxiliaires xenos volants, et l’adversaire est pris dans une tempête d’embuscades éclair et de contre-attaques, vaincu sans même comprendre le fils des événements. Les T’au forment une race vieille d’a peine six mille ans, mais dont les avancées technologiques fulgurantes leur ont permis détendre rapidement leur empire et de pousser plus avant leur exploration de l’espace en toute confiance.

  • Guerriers du Bien Suprême : Chaque Guerrier de Feu est un fervent zélé de la philosophie utilitariste des T’au, et donnera sa vie sans une seconde d’hésitation pour faire progresser la cause de l’Empire.
  • Préceptes de Septs : Les Septs ont développé leurs méthodes militaires uniques, des masses de doctrines de combat éprouvé et de données tactiques transmises aux académies de la Caste du Feu.
  • Sept T’au : Arcs de Tirs Coordonnés : Les Guerriers de Feu rigoureusement entraînés du Sept T’au utilisent des champs de tir superposés pour déchaîner une tempête de projectiles à impulsions mortels.
  • Sept Vior’la : Frappe Rapide : Les Commandeurs de Vior'la exploitent le tempérament belliqueux de leurs guerriers en suivant une doctrine militaire agressive et ultra-mobile, afin de porter le combat au cœur de l’ennemi.
  • Sept Dal’yth : Camouflage Adaptatif : Les T’au de Dal’yth font primer la victoire quel qu’en soit le prix, et ont maîtrisé l’art de l’embuscade et des pièges élaborés. Ils emploient des champs de camouflages adaptatifs pour éviter et désorienter l’ennemi.
  • Sept Sa’cea : Calme Discipline : Les Guerriers de Feu du Sept densément peuplé de Sa’cea sont entraînés à l’enfer des fusillades en milieu urbain, et connaissent l’importance de la discipline de tir et de la coordination.
  • Sept Bork’an : Savoir-faire Supérieur : Des divisions scientifiques renommées du Sept Bork’an ont engendré les prototypes d’armes les plus avancés et ingénieux, testés sur le terrain par des contingents d’élites de la Caste du Feu.
  • Enclaves Farsight : Contre-Attaque Dévastatrice : La maîtrise du Mont’ka dont fait preuve le Commandeur O’Shovah a imprégné la culture martiale des Enclaves Farsight. Ses guerriers sont experts dans l’art d’engager l’ennemi en espaces confinés.


L’apparition de la Grande Faille a entraîné l’escalade du conflit entre les T’au et les puissances perverses du Chaos. Plus ils comprennent l’horreur intrinsèque de cet ennemi implacable, plus le dégoût les étreint. Pourtant, les guerriers de la Caste du Feu persistent à croire que rien ne peut faire indéfiniment obstacle à la destiné légitime de leur empire. Les T’au pensent que leur temps est venu et que l’empire de leur race apportera l’unité à tous, car il n’est nul ennemi que leur technologie ne puisse soumettre et nulle énigme que leur science ne puisse résoudre. Les étoiles elles-mêmes seront remodelées pour que triomphe le Bien Suprême.

Les T'au

« Le T’au’va nous affranchit de la discorde et de la tyrannie de l’ego. Il nous libère de la corruption de l’envie et de l’ambition mesquine. Quel don pourrait être plus merveilleux que la compréhension de sa propre place dans l’univers ? Que la certitude de vivre et de mourir au nom des lumières et de la raison ? Nous offrirons cette précieuse liberté aux opprimés de la galaxie, dussions-nous le faire par la force des Fusils à Impulsions. »
- Éthéré Aun’Lan.
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Pour le Bien Suprême !
La race extraterrestre dite des T’au, qui peuple une région sidérale proche des confins orientaux de la galaxie, est jeune et en pleine expansion, ses armes comme sa technologie sont fort avancées. Bien qu’il n’ait pas encore deux mille ans, leur empire naissant s’étend rapidement dans l’espace et y rencontre les races plus anciennes de la galaxie. Cette expansion régulière a conduit a des confrontations avec les armées de l’Imperium et celles d’autres races extraterrestres en de nombreuses occasions, mais forts de leur technologie avancée et conduits par une cause commune à laquelle ils vouent une confiance aveugle, les T’au étendent leur domaine au nom d’un Bien Suprême, cette grande idée qui soutient l’Empire T’au : l’individu doit, pour se montrer noble de cœur et juste, oublier ses désirs et travailler avec les autres au bien de chacun. Cette idée est pour l’instant respectée de tous. Comparé à d’autres, cet empire est encore limité et centré sur un amas sphérique d’étoiles regroupées ce qui permet aux T’au de voyager entre elles sans recourir aux voyages dans le Warp et encourir les dangers que cela implique. Leur domaine englobe plusieurs autres races extraterrestres soumises de leur plein gré ou dont les services ont été monnayés lors d’accords commerciaux.

Contrairement à de nombreuses races extraterrestres rencontrées jusqu’à présent par l’Humanité, les T’au ne sont pas hostiles, bien qu’ils protègent férocement les territoires qu’ils revendiquent. Le dynamisme naturel des T’au les pousse vers d’autres zones occupées de la galaxie, ce qui a inévitablement crée des conflits contre les humains aussi bien que d’autres peuples.

Caractéristiques Physiques

Le T’au est d’apparence humanoïde, il possède deux bras, deux jambes et une seule tête, même s’ils ont des sabots en guise de pieds. Sa peau est de couleur gris pâle tirant sur le bleu, bien que le teint et la pigmentation puissent varier d’un monde à l’autre, les habitants du monde de Vior’la ont par exemple une peau bien plus sombre que celle des natifs de B’orkan. Cet épiderme tanné et sec est de texture rugueuse, car il n’exsude pratiquement aucune humidité. Plus petit en taille qu’un humain, le T’au moyen est svelte, mais sa force reste équivalente à celle d’un Garde Impérial, avec une tolérance à la chaleur, au froid et à la douleur d’un ordre comparable. Le visage est plat au niveau des yeux et on pense que le spectre de son champ visuel est légèrement plus étendu que celui d’un humain dans les infrarouges et les ultraviolets. Toutefois, l’absence de pupille a pour conséquences une mauvaise perception des distances et une focalisation plus lente. Le T’au n’a pas d’organe olfactif externe, il est en fait situé sur le palais de sa bouche, et à courte distance son odorat parait bien plus sensible que celui d’un humain. Un T’au peut donc "goûter" l’air en le guidant à l’aide de sa langue vers ses organes sensoriels.

L’apparence du T’au permet d’apprendre bon nombre de choses sur lui : sa caste, son rang, sa planète natale et son statut dans la société. Le T’au arbore communément une mèche de cheveux unique ornée d’anneaux d’apparat et de colifichets indicateurs de son rang et de sa position, les bijoux capillaires les plus élaborés traduisant toujours une haute responsabilité. Il existe d’autres manières plus spécifiques d’établir la caste d’origine d’un T’au : par exemple les guerriers t’au de la Caste du Feu portent souvent de profondes cicatrices et il n’est pas rare que les membres de ses dirigeants soient remplaces par des implants cybernétiques. Ils sont le plus souvent originaires des planètes chaudes de leur empire, leur peau est d’ordinaire plus sombre que celles de leurs congénères et arbore des tatouages et scarifications rituelles. Les artisans et ouvriers le Caste de la Terre sont plus trapus que les autres T’au, leurs mains sont plus calleuses et ils voient la vie d’une façon pragmatique. Cette caste est moins portée sur les ornements et rares sont ceux de ces T’au qui se prêtent a une forme quelconque de décoration corporelle, considérée comme frivole et superflue.

La Caste de l’Air inclut les pilotes et les messagers des T’au qui passent la plupart de leur temps dans l’espace. Leur peau est généralement plus pâle et leur structure osseuse plus légère, certains os de leurs membres supérieurs sont d’ailleurs creux, ce qui est selon certains de nos savants une réminiscence génétique de l’époque où ils auraient été dotes d’ailes et pouvaient voler. Quand un membre de la Caste de l’Air est forcé de demeurer à la surface d’une planète, il se montre extrêmement vigilant dans ses déplacements, car l’exposition à long terme à une gravité artificielle a réduit la résistance du squelette et rendu ses os fragiles et cassants. La Caste de l’Eau est faite de négociants et de diplomates et ce sont généralement les T’au de cette caste qui ont le plus voyagé. Leurs traits sont plus doux et plus expressifs que ceux des autres. Le respect qu’ont ces T’au pour d’autres cultures les rend bien plus ouverts à la diversification vestimentaire ainsi qu’à l’usage d’autres dialectes. Il est ainsi courant qu’un marchand t’au préfère négocier en étant habillé de la même manière que son interlocuteur et diplomate adopte souvent les mœurs culturelles de ceux avec qui il traite lorsqu’il se trouve en leur compagnie. Bien sûr, ces pratiques ont toujours un but avoué, le mode de vie t’au n’étant jamais remis en question et tenu pour supérieur à tous les autres.

Les T’au de la dernière caste sont les plus mystérieux. Leur visage a les mêmes traits typiquement plats, mais au centre de leur front se dresse un losange osseux. Son utilité, s’il en a une, reste une énigme et malgré plusieurs tentatives, l’Inquisition n’a toujours pas pu récupérer le corps d’un Éthéré pour une étude approfondie. Les lacunes dans la connaissance de cette caste plus puissante et plus importante sont source de consternation générale au sein de l’Ordo Xenos et toute bribe d’information pouvant être glanée est analysé avec grande attention.

L'Aube d'un Empire

« Nous ne prendrons pas l’ascendant sur cette galaxie hostile par la seule technologie. C’est notre cause commune et notre sens de l’honneur partagé qui nous unissent et nous confèrent le pouvoir de défaire nos ennemis. »
- Shas’el Sa’cea Or’es, Commandeur de la Caste du Feu.

L’Empire T’au s’étend sans que quiconque entrave son ambition dévorante. Bien qu’ils aient déjà subjugué un monde après l’autre, les T’au jugent qu’il ne s’agit que du début de leur ordre nouveau, des premiers pas du long périple qui rendra l’existence meilleure pour tous. Ils sont convaincus que leur destin est d’illuminer de leur vérité une galaxie étouffée par la nuit, et que nul n’a le droit de s’opposer à leur progrès à travers les étoiles.

Tout comme une étoile naissante inonde de lumière les ténèbres, la puissance de l’Empire T’au irradie et grandit sans cesse. Les T’au sont une espèce dynamique dont l’unité et la technologie avancée permettent des progrès rapides dans tous les domaines. Il n’y a pas si longtemps, lorsque les T’au levaient les yeux vers le ciel, ils voyaient des étoiles inexplorées. Aujourd’hui, celles-ci forment leur domaine.

Lors de leurs expansions, les T’au ont créé des colonies florissantes. Ils ont su transformer des orbes stériles, voire empoisonnés, en mondes féconds capables d’accueillir une population nombreuse. Des planètes artificielles, des docks stellaires et des stations orbitales forment des axes de communications dans des étendues jadis vierges. Bien que les autres espèces dominantes de la galaxie les considèrent comme des arrivistes, les T’au ont une confiance absolue en eux-mêmes et ne voient dans les événements actuels que la logique des choses : ainsi que de nouvelles étoiles émergent des nébuleuses et remplacent les naines mourantes ou les supernovas, les empires déclinent et font place à d’autres.

Destinée Manifeste

Les T’au croient que leur destin est de régner sur les étoiles, et que ce moment est venu. Ils sont persuadés de la supériorité de leur culture et de leur technologie, et pensent qu’ils ont pour mission de répandre leur philosophie éclairée dans une galaxie arriérée. Rien n’est impossible pour leurs scientifiques, aucun prodige n’est hors d’atteinte de leur technologie, et nul ennemi ne peut leur résister. Tous les autres peuples s’y résoudront ; les étoiles elles-mêmes seront remodelées au nom de la seule cause qui en vaille la peine.

En effet, les T’au suivent une idéologie très forte, le T’au’va, qu’on pourrait traduire par "bien suprême". Il implique que le bien de la communauté est plus important que celui des individus. Il est donc essentiel que chacun accepte de mettre de côté ses ambitions personnelles afin d’œuvrer pour le Bien Suprême. Cette philosophie sous-tend tout ce que les T’au entreprennent : ils travaillent systématiquement de concert dans le but d’améliorer leur société dans son ensemble.

Résolution Implacable

L’Empire T’au continue de s’agrandir par paliers toujours plus importants. Cette expansion provoque des conflits lorsque les territoires colonisés sont déjà occupés par des races ignorantes et hostiles. Malgré tout, cela ne dissuade pas les T’au : chacune de ces guerres renforce la volonté collective des T’au et cimente leur unité.

Si les T’au cherchent à annexer toutes les planètes qu’ils découvrent et à intégrer à leur empire les extraterrestres qu’ils rencontrent, ils tentent d’abord de le faire pacifiquement. Les T’au sont d’excellents diplomates qui proposent de grandes récompenses à ceux qui acceptent de se soumettre. Par ailleurs, ils sont de nature patiente, et acceptent que le processus d’assimilation dure des années, voire des décennies, jusqu’à son achèvement total. Bien souvent, les T’au se montrent si subtils que les autochtones sont convaincus qu’ils ont accepté l’autorité d’autrui de leur propre initiative. Toutefois, si les peuplades résistent, les négociations deviennent rapidement plus virulentes. Si elles n’aboutissent pas, les T’au n’hésitent pas à recourir à une solution militaire pure et dure.

L’armée des T’au offre le spectacle d’une machine bien huilée, car elle s’articule autour d’une caste guerrière élevée pour le combat. Chaque soldat, dévoué jusqu’à la mort à la cause du Bien Suprême, est équipé d’un armement de pointe. Les troupes d’élite sont dotées d’exo-armures disposant d’une puissance de feu effrayante. Les cadres de chasse sont des groupements interarmes commandés efficacement et composés d’infanterie mécanisée et de chars antigrav qui œuvrent de concert, tandis que leurs aéronefs sophistiqués assurent la suprématie aérienne. Jusqu’à présent, leur stratégie brillante et leurs assauts incisifs n’ont jamais été mis en échec.


Transmission du rapport par : Korwyn Delta
Destination : Mars
Date : 5432999.M41
Canal Télépathique : Astropathe-Terminus Torugan
Ref : AdMech/99948844/Xen583
Auteur : Genetor Secondus Zachary Santiago
Titre : Cogitations sur le processus d’évolution et l’hérésie technologique de la race des T’au



Évolution

Au fur et à mesure des contacts avec les Xenos dénommés les T’au, il devient de plus en plus apparent qu’à l’exception des Tyranides, cette nouvelle race est celle qui prend actuellement le plus d’importance. Le tout premier contact enregistré avec les T’au, il y a quelque six mille ans de cela, nous décrit un peuple primitif et venant tout juste de maîtriser l’usage du feu. Nous n’avons alors plus disposé que bribe d’informations, car la planète apparaissait comme ayant été isolé pendant plusieurs milliers d’années par des orages Warp d’une durée et d’une intensité inhabituelle. Une fois renoué, le contact nous révéla un bon dans l’évolution dépassant des loin ce à quoi il aurait été normal de s’attendre. Depuis le premier référencement, les T’au ont progressé jusqu’à atteindre un niveau technologique que, bien qu’il pas aussi accompli que celui de notre ordre, n’en demeure pas moins hautement avancé. Loué soit Deus ex Mechanicus !

J’ai entrepris cette étude sur l’origine des T’au afin de découvrir si cette progression était le fruit d’une sélection naturelle ou plutôt d’une intervention externe quelconque. Le mécanisme de la sélection naturelle intervient lorsque des individus particuliers d’une population sont plus adapté à leur environnement et engendrent par conséquent un plus grand nombre de leurs, la nature favorisant les individus dont les traits les prédisposent à parvenir à maturité et à se reproduire.

L’évolution qui en résulte est par conséquent si lente qu’elle est pratiquement impossible à détecter sur seulement quelques générations. Dans le cas des T’au, des éléments suggèrent que cette espèces passa par de courtes périodes de changement ultra-rapides.

Nous ne pouvons que spéculer sur ce qui en la cause : variations climatiques, apparition de nouveaux prédateurs, nouvelle alimentation ou facteur externe inconnu ; le résultat en serait une accélération des altérations dans le patrimoine génétique commun favorisé par les nouvelles conditions environnementales.

Il semble désormais évident que l’histoire de l’évolution des T’au est compliqué à l’extrême. Différentes sous-espèces ont évolué chacune à leur vitesse et ont pu varier au cours du temps en réponse à un schéma complexe d’interaction avec d’autres facteurs environnementaux. Nous ne pouvons qu’échafauder des hypothèses étant donné le peu d’informations que nous avons pu tirer de notre cobaye t’au sur l’histoire de son peuple. À partir des indices récoltés, je peux néanmoins avancer une humble théorie expliquant l’évolution des T’au, le "Théorème de Zachary sur la Divergence Adaptative".

Selon le principe même de la sélection naturelle, la divergence adaptative est la diversification d’une espèce en deux ou plusieurs sous-espèces s’adaptant à leur environnement unique et la première étape pourrait en être la séparation de l’espèce en groupes de reproduction distincts suite à une isolation sociale ou géographique. Avec le temps, les patrimoines des groupes isolés divergent l’un de l’autre par acquisition graduelle de mutations ou par voie de déviance génétique : en d’autres termes, les conditions naturelles dictent les traits existants dans le patrimoine des différentes populations. Celles-ci finissent par diverger jusqu’au point de devenir à tout point de vue des sous-espèces séparées. On pourrait normalement à ce que ce processus prenne plusieurs millions d’années. Des traces de protéines synthétiques dans les chaînes d’acides aminés des organes internes du cobaye me pousse à croire qu’il ait pu être accéléré d’une manière quelconque. Comment cette hérésie a-t-elle pu se produire dépasse mon entendement et c’est un mystère que je laisse le soin de résoudre à d’autres enquêteurs plus qualifiés.


Technologie

La technologie de ces Xenos les fait parvenir au summum de leur hérésie. Bien qu’il soit admis que ses performances puissent égaler, voire dépasser parfois, celles des ouvrages de l’Imperium, l’esprit sacré du Dieu-Machine n’y est en aucun cas révéré.

Mon esprit s’offusque d’une telle effronterie et je recommande que tout artefact t’au soit détruit en accord avec la directive AdMech666. C’est près des frontières orientales que l’on découvre les cas les plus frappants de mépris pour la doctrine impériale au sein de l’Humanité, car de nombreuses colonies commercent avec ces Xenos pour acquérir leur technologie sous la forme d’engins de construction et de machines agricoles. Là où les serviteurs impériaux ont découvert de tels artefacts illégaux, ceux-ci ont été saisis et les colons contrevenants furent de suite placés en servitude pénale.

Il est plus dur de sévir lorsque la technologie en question finit entre les mains de détenteurs de l’autorité qui peuvent alors la dissimuler. J’en veux pour exemple une des tenues de chasse des gangs de "Spyriens" arpentant les complexes des sous-ruches de Necromunda (cf. dossier Ordo Xenos 4353/Technologie Xenos/B). Certains de ces aristocrates bons à rien portent des tenues de combat dont on dit qu’elles peuvent se réparer ainsi que s’entretenir seules et qui enregistrent la moindre action de leur porteur. Les implications de cette dernière capacité sont horrifiantes. Ces informations parviennent-elles aux T’au ? Ceux-ci ont-ils utilisé ces abominations technologiques pour espionner nos cités durant toutes ces années ? Il est impératif d’imposer à ces gangs de nous remettre ces tenues ou les T’au pourront rassembler toujours plus de renseignement concernant notre Imperium.

L’influence insidieuse de ces Xenos ne doit pas être sous-estimée. Leur technologie s’est déjà répandue sur des mondes du Segmentum Solar et peut-être à la sainte Terra elle-même (bien qu’aucun citoyen loyal ne puisse concevoir ce blasphème). Même s’il n’est pas de mon ressort de donner des leçons en matière de lignes d’actions, je prie les lecteurs de ce document de poursuivre avec vigueur la persécution de ces Xenos partout où ils les trouveront.


Votre humble serviteur,


Zachary Santiago, Genetor Secondus


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Monde Natal : T'au

La T’au’cyr
T’au, monde d’origine des T’au.

La T’au’cyr représente le cycle annuel sur T’au. Elle est divisée en six Kai’rotaa dédiés à chacune des castes, le dernier étant celui des T’au dans leur ensemble

L’Empire T’au, s’il n’est pas très étendu, englobe plus de soixante-quinze mondes sur près de trois cents années-lumière de diamètre, au plus profond de l’Ultima Segmentum, à l’est de la galaxie. Il comprend en son centre le monde d’origine des T’au et près d’une centaine de mondes colonisés, dont un grand nombre abrite des races extraterrestres subordonnées ou dont les T’au louent les services. T’au, la planète centrale, est un monde chaud et aride couvert principalement de savane et de chaines de montagnes éparses. Les quelques terres fertiles sont occupés par des collectivités fermières dirigées de façon efficace par la Caste de la Terre. Des cités de marbre blanc luisant, de verre et d’acier, proches des colonies agricoles et défendues par la Caste du Feu se dressent sur les plaines. La plus grande conurbation de T’au se trouve sur son équateur et, en dépit de nos requête fréquentes, aucun humain n’a jusqu’à présent été autorisé a en arpenter librement les rues. Le peu de renseignements dont l’Imperium dispose sur cette ville ont été obtenus par surveillance orbitale, mais même ceux-ci ne semblent pas fiables à cent pour cent, car les T’au paraissent disposer d’une forme de technologie dont l’analyse déconcerte les augures impériaux. Cette ville est très étendue, sans atteindre l’importante d’une du nos Cités-Ruches et elle est divisée en plusieurs zones distinctes. Le noyau en est très lourdement détendu, totalement coupé du reste et les hypothèses qui ont été échafaudés y voient une sorte de lieu saint pour les T’au. Il en a été déduit que le Haut Conseil des Éthérés est localisé a cet endroit et que cette ville à l’intérieur la ville pourrait bien être le point central de l’organisation de tout l’Empire T’au.

Un Empire en Essor

« J’ai suivi avec le plus grand intérêt la myriade de futurs potentiels des T’au. Même si leur civilisation n’est qu’une poussière comparée à la nôtre, je ressens une étrange protection autour d’eux. Je pense qu’avec le temps ils surpasseront nos plus grands faits et se rendront maîtres de la part sombre de leurs âmes. »
- Eldrad Ulthran, Grand Prophète d’Ulthwé.
L’Empire T’au.
(Cliquez pour agrandir)
Depuis que les T’au se sont arrachés à l’atmosphère de leur monde natal pour la première fois, leur empire a grandi, se déployant parmi les étoiles suivant trois "sphères d’expansion" distinctes. Outre les systèmes colonisés, dits "Septs", les T’au règnent sur toutes sortes de phénomènes célestes, de structures artificielles de leur fabrication et de planètes natales de Xenos.
  • Stations-Forteresses (Ta’shiro) : Les T’au établissent des bases Ta’shiro dans l’espace interstellaire. Ces Stations-Forteresses peuvent générer une poussée suffisante pour ne pas dériver de leur position. Plusieurs modèles ont été développés, les plus gros pouvant accueillir une population comparable à celle d’une mégalopole d’envergure continentale.
  • Cités Orbitales du Kor’vattra : Chaque Sept compte des dizaines de gigantesques docks conçus pour la marine t’au (Kor’vattra). Certains ont développé une version civile : les "cités orbitales" (Kor’shuto). Elles peuvent être déplacées afin de fournir des "tremplins" stables pour les grands programmes de recherche ou de colonisation, voire pour les campagnes militaires.
  • Mondes Kroots : Les Kroots sont les auxiliaires de l’Empire T’au les plus répandus, les Septs intégrant des dizaines de leurs enclaves. Bien que leur race migratoire se soit fortement dispersée, tous les Kroots finissent par ressentir un pincement au cœur qui les pousse à retourner sur leur planète d’origine : Pech, pour y rapporter des traits évolutionnaires qui seront assimilés par le reste de leur lignée.
  • Sha’galudd : Monde natal des Nagi, des vers minuscules mais hautement intelligents connus pour leurs capacités de contrôle mental. Les Nagi furent d’abord des créatures honnies qu’on appelait "vers cérébraux", mais les premiers conflits se conclurent par un accord de paix et les Nagi rejoignirent l’Empire T’au. Nombre d’entre eux servent aujourd’hui en tant que conseillers de la Caste des Éthérés.
  • Vespid : Géante gazeuse plongée dans les ténèbres et patrie de la race Vespide, ce monde possède des mines de cristaux abondantes.
  • Isla’su : La planète aquatique des Greet, souvent considéré comme appartenant au Sept Fal’shia.
  • Explosion Solaire : Au cours de ses vaines tentatives de drainer l’énergie des étoiles, la Caste de la Terre en a accidentellement transformé en supernovae, et il est vivement déconseillé de voyager dans ces régions. Ayant échoué, à recueillir cette énergie, les T’au expérimentent une arme "tueuse de soleil", mais les derniers prototypes sont encore beaucoup trop encombrants.
  • La Zone du Silence : Une région dévastée par le passage de la Flotte-Ruche Gorgon, qui n’a laissé derrière elle que des planètes vidées de toute vie. Elle a été fortifiée depuis la découverte du Nexus Stellaire.
  • Balises-Relais de Communication (Tal’hyen) : Le signal des communications t’au s’affaiblit au-delà d’une certaine distance, des stations relais ont donc été bâties pour former des chaînes enjambant les gouffres spatiaux. C’est un vecteur d’information efficace, chaque halo-vid peut prendre des mois pour parcourir les distances interstellaires et leur qualité peut être affectée par le nombre de relais et les interférences dues aux nébuleuses et aux vents solaires.
  • Atoll de Nem’yar : C’est la région de l’espace colonisée et fortifiée par les survivants de la Quatrième Sphère d’Expansion qui ont échappé à la dimension sous-jacente à la réalité, et qui furent rejoints par les flottes de la Cinquième Sphère d’Expansion. Cet amas de Septs, de forteresses stellaires et de sphères d’habitation entoure le portail tourbillonnant du Nexus Stellaire. L’Atoll de Nem’yar est situé sur une frontière dangereuse, sous la menace constante de pillards, de Xenos hostiles et autres périls plus obscurs. Cette région clé dispose donc d’une allocation considérable en ressources militaires.
  • Enclaves Farsight : Indépendante de l’Empire T’au, la faction séparatiste dirigée par le Commandeur Farsight s’est installée dans cette région. Le Haut Conseil manque de données récentes au sujet de ces mondes militarisés, les Stations-Forteresses armées de la zone détruisant les sondes avec efficacité.
  • Feux de Damoclès : Le Golfe de Damoclès s’est retrouvé pris dans un déluge de feu stellaire déclenché par un étrange appareil techno-occulte de l’Adeptus Mechanicus. Des poches de forces t’au y demeurent, isolées du reste de l’Empire et s’accrochant désespérément à leurs colonies malmenées, qu’elles défendent contre les extraterrestres en maraude et les flottes de l’Imperium en patrouille.
  • Systèmes des Soleils Rouges : Les sondes ont recensé un amas de planètes dense autour de six soleils rouges caractéristiques ; hélas, une population ork considérable empêche toute colonisation t’au. Les systèmes sont cernés de balises de surveillance afin de prévenir les systèmes voisins d’une possible attaque des Peaux-Vertes au cas où leurs querelles intestines prennent fin.
  • Nexus Stellaire : Ce canal transdimensionnel s’est ouvert quand les vaisseaux rescapés de la Quatrième Sphère d’Expansion furent replongés dans la réalité, et il relie les colonies de l’Atoll de Nem’yar à la région baptisée Zone du Silence. La nature exacte de ce phénomène cosmique échappe encore complètement à la Caste de la Terre, qui a mis en place des stations de recherche à chaque extrémité du trou de ver afin de l’étudier davantage.

Les Sept des T'au

Le nom d’un T’au renferme de nombreuses informations concernant sa place dans la société, son monde natal et ses achèvements personnels. Après l’indication de sa caste et de son rang, la troisième partie du nom désigne le Sept, ou système, dont il est originaire. Le Sept d’un individu véhicule un certain nombre d’indications subtiles sur sa personnalité et ses compétences, par exemple, ceux venus du monde d’origine des T’au ou d’une des premières colonies sont implicitement considérés comme érudits et cultivés, tandis que ceux des Septs plus jeunes ou isolés sont censés être plus fougueux et pragmatiques. Même si ce ne sont là que des caractéristiques vagues, certains noms de mondes ou Septs ont des sens plus spécifiques, comme T’olku qui a la réputation d’être un centre d’entraînement administratif, et de nombreux T’au en provenance de ce monde sont des diplomates et des négociateurs de talent. Les plus célèbres Septs et les caractères qui y sont couramment associés sont énumérés ci-dessous.

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les Sept des T'au

T'au

Sept T’au avant la Cinquième Sphère d’Expansion.
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Monde d’origine des T’au. Ce Sept étant le plus vieux, ses natifs sont considérés comme particulièrement sages.

T'au'n

La première colonie de l’Empire T’au ; les T’au de ce monde sont souvent des explorateurs qui mènent les missions dépassant les confins intersidéraux de l’Empire des T’au.

Vior'la

Vior’la tourne autour d’une étoile double et son nom signifie "bouillonnant", c’est notoirement un monde dominé par une Caste du Feu dont les guerriers sont particulièrement agressifs lorsqu’ils donnent la mort. La plus ancienne et la plus respectée des académies militaires y fut fondée voilà plusieurs siècles.

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : Vior'la

D'yanoi

Ce nom signifie "lunes jumelles". Isolés durant une période assez prolongée du restant de l’Empire T’au, les habitants de ce monde ont régressé à un niveau technologique plus basique et même s’ils ont depuis regagné leur place dans l’Empire, ils restent considérés comme relativement arriérés et rustiques.

Dal'yth

Monde très cosmopolite où les échanges sont valorisés autant que les conquêtes. Les étrangers sont les bienvenus sur ce monde qui a donc été le plus en contact avec d’autres espèces extraterrestres. De nombreux marchands et négociants de la Caste de l’Eau viennent de ce Sept.

Sa'cea

Un des mondes t’au les plus chauds et les plus densément peuplés. Ce Sept est hautement militarisé avec une plus grande proportion de Guerriers de Feu que n’importe quel autre. Les natifs de Sa’cea sont perçus comme des guerriers particulièrement honorables et disciplinés.

Bork'an

Académies, centres d’apprentissage et nombreux sites de recherche. Un haut pourcentage de la Caste de la Terre provient de ce monde.

Fal'shia

Les Fio de ce monde sont réputés pour la qualité de leur artisanat dont les œuvres sont très recherchées. Certaines des innovations technologiques des T’au les plus importantes viennent de ce Sept et on dit de ses natifs qu’ils trouvent une solution à n’importe quel problème.

Septs de la Deuxième Sphère

Au'taal

Bien connu pour être un magnifique Sept verdoyant où ceux des T’au libres de se déplacer souvent dans l’Empire viennent parfois en villégiature. Les habitants de ce monde sont renommés pour leur attitude nonchalante envers leurs devoirs et les autres T’au les considèrent comme des paresseux.

Elsy'eir

Appréciés pour la quantité et la qualité de leurs ouvrages poétiques, les T’au de ce Sept sont perçus comme des intellectuels très respectés pour leur créativité.

Ke'lshan

Situé à proximité de la Faille de Perdus, ce Sept a beaucoup souffert des attaques de nombreuses races extraterrestres et ses habitants sont désormais méfiants envers ceux qu’ils ne connaissent pas. Ils sont tenus pour être solennels, taciturnes, inamicaux et parfois ouvertement hostiles aux intrus.

N'dras

Pour une raison inconnue, ce monde fut volontairement abandonné par les T’au il y a près d’un demi-siècle. Les quelques habitants demeurés sur N’dras sont considérés comme n’étant pas dignes de confiance et sont généralement d’une contenance maussade.

T'olku

Connu pour les conseils avisés et les talents diplomatiques des membres de sa Caste des Éthérés. Nombre des T’au ayant traité avec d’autres peuples sont originaires de cette planète.

Tash'var

Localisé à la frontière de l’espace T’au, ce monde a subi les ravages causés par des incursions d’Orks et de pirates. Ses habitants sont souvent tenaces, hardis et d’une froide logique.

Vash'ya

Désigné comme le monde "entre les sphères". Les Kor ont une longue tradition de relations avec cette planète, elle a engendré la grande majorité des pilotes et des membres d’équipage ayant participé à la première vague d’extension spatiale de l’Empire des T’au.

Septs de la Troisième Sphère

Ksi'm'yen

Premier des nouveaux Septs, Ksi’m’yen est l’un des nombreux mondes jadis tenus par l’Imperium. Les habitants humains qui ont juré allégeance au Bien Suprême ont été déplacés plus loin dans l’Empire T’au pour assurer leur sécurité et faciliter leur assimilation dans l’Empire.

Fi'rios

Les T’au occupant le monde principal de ce Sept ont arraché son système solaire à la mainmise d’un Seigneur Ork, au prix de grands sacrifices.

Mu'gulath Bay

Porte du système Dovar, Mu’gulath Bay fut quasiment anéantie pendant la Croisade de Damocles. Les rescapés des Septs vouent une haine féroce aux armées de l’Humanité.

Septs de la Cinquième Sphère

Fe'saan

Premier Sept fondé par les flottes de la Cinquième Sphère d’Expansion, Fe’saan est une planète à la beauté saisissante, que dominent de hautes chaînes montagneuses. La Caste de l’Eau y a établi son quartier-général colonial, d’où elle régit le traitement et l’intégration au T’au’va des ennemis vaincus et des peuples récemment rencontrés. Les trois lunes de Fe’saan, synchronisées avec sa rotation, abritent les chantiers navals de kor’vattra ; la position du Sept en plein Atoll de Nem’yar en fait un point stratégique, d’où les flottes de colonisation et de patrouille appareillent sans cesse pour les mondes de la Cinquième Sphère.

Kor'tal

Le Sept de Kor’tal est en orbite non pas autour d’un soleil, mais d’un trou noir. Seuls les boucliers thermo-inductifs et l’éclairage par satellite artificiel rendent vivable cette planète de ténèbres permanentes. Il ne s’agit pas moins d’un Sept crucial de la Cinquième Sphère, car la Caste de la Terre y a bâti des dizaines de ports gérés par des IA dont les drones récoltent de la matière noire pure sur l’horizon des événements du trou noir. Cette ressource inestimable sert notamment à alimenter le réacteur nova de l’exo-armure XV 104 Riptide, entre autres applications aussi bien militaires qu’industrielles.

Yo'vai

Yo’vai fut établi sur un disque planétaire, une étendue de matière circulaire plane en orbite autour d’une étoile naine. L’origine de cette anomalie fait encore débat parmi les astrophysiciens de la Caste de la Terre. La théorie la plus populaire avance que le disque est issu d’une antique technologie de terraformation, ce qui expliquerait la géométrie régulière de ses masses continentales, et son absence de noyau. Les profondes vallées et les vastes plaines du disque planétaire servent de terrains de manœuvre à la Caste du Feu, dont les pilotes d’aéronefs apprécient de livrer d’interminables simulations de combats au-dessus de ses prairies ondoyantes.

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Premier Contact

Les premiers T’au furent rencontrés il y a près de six mille ans par les Adeptes du vaisseau d’exploration Land’s Vision. À ce point de leur évolution, il ne s’agissait que des sauvages habitant la savane et maîtrisant à peine le feu et l’usage d’armes primitives. Il fut noté que de nombreuses espèces habitaient la planète, mais aucune ne fut jugés digne de continuer à exister, le monde fut donc classé dans la catégorie "Nettoyage de routine et colonisation". Des vaisseaux d’Implantation furent envoyés de Triplex Phall mais furent pris peu avant leur arrivée dans des orages Warp d’une fureur inimaginable qui détruisirent entièrement la flotte. Avant que d’autres vaisseaux n’eussent pu être dépêchés, l’Imperium sombra dans l’anarchie lorsque Goge Vandire, 361e Haut Seigneur de Terra, marqua l’histoire de son empreinte dans cette triste période que fut l’Âge de l'Apostasie.

Les horribles témoignages de cette tragique époque ne font que rarement surface même si certains héritages de ces jours sombres demeurent vivaces. Quand Vandire fut enfin renversé, les nouveaux hommes forts de l’Imperium préférèrent réparer les dommages que le tyran avait causés plutôt que d’étendre les frontières de l’Empereur. Il fallut attendre qu’un vaisseau T’au pénètre le système de Devlan pour que les autorités impériales redécouvrent l’existence de ce peuple. Les navires de défense de la planète attaquèrent immédiatement l’engin non identifié, le poursuivirent jusqu’aux limites du système et le détruisirent avec l’aide de la Flotte Impériale.

Lorsque les Genetors de l’Adeptus Mechanicus examinèrent les corps trouvés à bord de l’épave, ils découvrirent que les échantillons génétiques correspondaient à ceux relevés sur les extraterrestres primitifs découverts par l’équipage du Land’s Vision seulement six mille ans plus tôt. Les contacts avec les T’au furent rapidement repris quand les orages Warp qui isolaient leur empire finirent par se calmer. Des trafiquants partirent fréquemment à leur rencontre dans une optique commerciale, ce qui continua pendant près d’un siècle avant que la Croisade Damoclès n’atteigne leur espace. Les vaisseaux colonisateurs t’au qui s’arrogeaient progressivement des systèmes aux mains de l’Imperium déclenchèrent une série de conflits localisés qui appelèrent une croisade impériale à grande échelle et s’ensuivirent des mois de combats lors desquels les deux camps subirent de terribles pertes. Cette croisade ne prit fin que lorsqu’une trêve fut proposée par la Caste de l’Eau et que l’arrivée de la Flotte-Ruche Béhémoth força les armées de l’Imperium à se retirer.

La poursuite de l’expansion a eu pour résultat d’autres batailles à plus petite échelle, aucune n’égalant l’ampleur de celles de la Croisade Damoclès. Certains humains continuent de traiter avec les T’au, mais ils se limitent généralement à des individus possédant une licence de commerce héréditaire ou aux envoyés impériaux officiels. Il est important de garder à l’esprit que, contrairement aux Tyranides par exemple, même si les T’au ne sont pas ouvertement hostiles, ils n’en demeurent pas moins dangereux pour l’Imperium et doivent être abordés avec toutes les précautions d’usage.

Les T'au et l'Humanité

Il est assez difficile de déterminer avec exactitude le moment du premier contact entre l’Empire T’au et l’Imperium, car chacun fut lent à identifier la nature de l’autre. Les T’au ne rencontrèrent au début que des éléments satellites, dissidents ou renégats de l’Humanité, tels les libres capitaines et les pirates écumant les abords du Golfe de Damoclès. Ces rapports initiaux allaient de négociations amicales et d’accords commerciaux à des situations tendues et une franche hostilité. Il se passa un certain temps avant que la Caste de l’Air ne comprenne que les humains rencontrés n’étaient que les exilés et les oubliés d’un empire galactique si vaste que la moindre agression notable de la part des T’au pourrait conduire à la destruction totale de leur tout jeune empire.

Bien que les chefs les plus bellicistes de la Caste du Feu aient appelé à une guerre de conquête, les Éthérés donnèrent leurs instructions pour que l’Imperium soit intégré à l’Empire Tau. La Caste de l’Eau eut à charge de s’allier avec les factions humaines dissidentes les plus proches, et durant les décennies qui suivirent, de patientes négociations lui permirent de s’infiltrer dans les cours de plusieurs dizaines de gouverneurs impériaux. L’influence des T’au s’étendit ainsi plus vite qu’elle n’aurait pu le faire par des actions militaires, jusqu’à ce qu’une pléiade de mondes commerce avec eux plutôt qu’avec l’Imperium. Des biens et des technologies extraterrestres inondaient les marchés de ces mondes, enfreignant par là même les lois de l’Imperium. La seconde phase des directives des Éthérés était prête à être enclenchée.

Sur nombre de mondes, les émissaires de la Caste de l’Eau commencèrent à murmurer des discours appris par cœur à des oreilles leur étant acquises. Les graines de la rébellion avaient été plantées de longue date et les fruits étaient arrivés à maturité : chaque gouverneur impérial se déclara libre des contraintes de la loi de l’Imperium. Dans la foulée, l’expansion T’au prit la place laissée vacante et s’adjugea ainsi le contrôle sur les mondes connus comme les Enclaves Farsight.

La réponse de l’Imperium fut inhabituellement rapide, mais aussi brutale que d’ordinaire. La guerre fut déclarée, et la Croisade du Golfe de Damoclès lancée. En peu de temps, la zone d’influence T’au fut réduite et repoussée au-delà du Golfe, mais au prix de pertes importantes. L’élan des forces de l’Imperium se dissipa, et elles durent être redéployées à la hâte pour faire lace à des menaces plus importantes. Une paix précaire s’installa dans ces secteurs dévastés par la guerre. L’Imperium n’avait fait la démonstration que d’une fraction de sa taille et de sa puissance, pourtant les T’au gagnèrent à cette occasion une inestimable connaissance de ses méthodes. Plus important encore, ils apprirent que ceux sortis du giron de l’Imperium étaient faciles à manipuler. Ils raisonnèrent que quelle que soit sa taille, une puissance aussi fragmentée ne pourrait pas éternellement s’opposer au destin des T’au et au Bien Suprême de leur empire.

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Capacités Martiales

« Celui qui dispose d’une portée supérieure peut dicter les termes de la bataille et imposer sa volonté à l’ennemi. N’oubliez jamais le premier pas vers la victoire est souvent le plus crucial. »
- Commandeur Puretide.

Le T’au est un adversaire dangereux et nul serviteur de l’Empereur ne peut se permettre d’ignorer ses talents. Préférant les fusillades à longue portée aux assauts rapprochés, ils savent le plus souvent tirer le meilleur parti de leur armement dévastateur. La Caste de Feu se rend souvent au combat accompagnée d’exo-armures blindées au moins équivalentes à l’Armure Tactique Dreadnought, pouvant servir de support a une myriade d’armes et presque invulnérable face à l’armement léger. Leurs chars sont en général équipés d’une arme nommée Railgun chargée de projectiles a très haute vélocité que peuvent sans peine déchirer même le blindage le plus épais. Les Éthérés ont été vus au combat en quelques rares occasions et il fut observe que les Guerriers de Feu des T’au se battaient alors avec bien plus de résolution. On peut donc conjecturer que ces individus représentent la manifestation physique du désir de chaque T’au de se battre pour le Bien Suprême de sa culture, par conséquent, priorité doit être donnée à leur élimination.

Le véritable point faible des T’au est leur faiblesse au combat rapproché. Il apparaît d’ailleurs qu’ils considèrent les corps à corps comme l’affaire d’êtres non civilisés et ils les évitent le plus possible. Dans le feu de l’action, le T’au n’est pas plus doué qu’un humain et les exo-armures ne font qu’augmenter sa force sans améliorer ses réflexes. Engagés à courte portée, ils sont vulnérables aux assauts et c’est pour cette raison que l’Empire T’au a annexé les mondes habités par un peuple de mercenaires féroces qui se nomment les Kroots. C’est une race cannibale qui excelle au corps à corps et qui se bat en alignant des sortes de chiens et des bêtes plus massives faisait office de plates-formes d’armement mobile. Ces créatures se nourrissant de la chair des cadavres doivent être prises pour cible à vue, elles infiltrent les champs de bataille avec aisance et tout commandeur impérial doit s’assurer que ses éclaireurs et ses sentinelles se tiennent sur leurs gardes pour éviter de se faire prendre tout simplement par surprise.

Bien que leur technologie soit très avancée, les T’au sont fiers de préserver leurs vieilles coutumes. Nombre des traditions militaires de la Caste du Feu remontent à l’époque des tribus de chasseurs qui arpentaient les plaines de T’au, parmi lesquelles l’organisation des unités, les tactiques de combat et le Code du Feu que suivent encore les guerriers. La Caste du Feu est composée de soldats de métier. Leur régime d’entraînement débute quelques instants après leur naissance, la communauté exigeant les meilleurs guerriers. La discipline, l’aptitude, le labeur et l’obéissance aux ordres sont inculqués aux futurs soldats. Il est de coutume d’élever et de former ensemble les membres d’une équipe, afin qu’ils se lient au cours de leur formation : cette camaraderie leur sera très utile quel que soit le monde lointain sur lequel l’Empire T’au les enverra combattre.

Philosophies Tactiques

Commandeur Puretide

Le Commandeur Puretide est le Code du Feu incarné. Suite à une grave blessure reçue au combat, Puretide devint un ermite et consacra ses dernières années à compiler l’expérience et la sagesse qu’il avait accumulées, pour la postérité. Son vœu était de transmettre ses stratégies uniques équilibrées afin que ses réussites continuent de profiter aux autres près sa mort. Toutes les académies de la Caste du Feu enseignent les travaux de Puretide et les étudiants les plus prometteurs, peut-être un par génération, peuvent encore apprendre de Puretide lui-même. Ces disciples triés sur le volet peuvent étudier auprès du vieux maître grâce à la technologie holographique de la Caste de la Terre. Il est à noter qu’il ne s’agit pas de vieux enregistrements d’images, mais de la projection d’une IA qui pense, répond et médite. Les Éthérés contrôlent sévèrement l’accès à ce programme, et les rares qui satisfont à leurs exigences rejoignent Puretide dans sa retraite au sommet du mont Kan’ji, sur Dal’yth Prime, où le sage Commandeur les questionne et les instruit. Malgré tous ses efforts - de son vivant et sous sa forme actuelle - peu, voire aucun, des étudiants de Puretide ont saisi la teneur équilibrée de son enseignement. Aujourd’hui encore, des philosophies rivales s’opposent en mettant en exergue un aspect unique de sa doctrine, au détriment de tous les autres.

Les tactiques les plus couramment appliquées par les cadres de chasse T’au sont le "Mont’ka" et le "Kauyon". Chaque méthode fait l’objet d’un enseignement circonstancié dans les académies, dispensé par ses plus fervents adeptes parmi les maîtres. Ces deux styles reposent sur d’anciennes techniques de chasse, qui représentent les deux grandes approches de mise à mort de la proie : l’une consiste à l’attirer vers le chasseur (Kauyon), l’autre implique que le chasseur déniche son gibier (Mont’ka). Quoique certains Commandeurs ou Septs favorisent des armes ou des équipes spécifiques pour appliquer un style ou l’autre, en définitive, c’est la tactique utilisée qui fait la différence - un précepte que les instructeurs des académies (qui en leur temps, étaient tous des guerriers reconnus) martèlent à leurs élèves.

Mont'ka

Littéralement, Mont’ka signifie "le coup fatal". Technique la plus agressive en usage chez les T’au, elle repose sur l’identification d’une cible opportune suivie d’une attaque expéditive avec le cadre de chasse. Le Mont’ka a donné naissance à nombre de célèbres variantes, la plupart s’appuyant sur une frappe brutale exécutée par une force mobile qui porte le combat à l’ennemi. La théorie qui sous-tend cette tactique est celle du coup rapide et mortel, qui plonge l’adversaire dans la stupeur et aboutit à une victoire décisive. Comme toutes les tactiques t’au, le Mont’ka se concentre principalement sur la priorisation des cibles et la concentration des tirs, ce qui peut se résumer par attaquer le bon ennemi au bon moment avec une force irrépressible. Frapper trop tôt fera perdre à l’assaut de son élan, trop tard laissera l’initiative à l’ennemi.

Un cadre qui suit le Mont’ka peut patienter plusieurs jours dans l’attente de l’ordre d’attaquer. Ce temps est mis à profit pour revoir le plan, chorégraphier les mouvements des troupes, dresser une typologie des cibles et des terrains. Souvent, l’attaque sera subdivisée en étapes multiples, certains éléments participant à l’assaut se déployant selon différents modes et provenant de plusieurs directions. Quoique l’enchaînement de ces phases ait été planifié en amont, on peut procéder à certains ajustements pour répondre aux variables inhérentes à la bataille.

La décision finale de déclencher le Mont’ka revient à un guerrier qui a une bonne vue sur la proie - souvent le membre d’une équipe de Cibleurs infiltrée en territoire ennemi. Le lien de confiance qui unit le cadre qui exécute le Mont’ka et le Commandeur qui l’ordonne est très fort, et l’honneur d’une attaque bien menée rejaillira sur tous. L’assaut est immédiatement annulé si la proie se montre particulièrement résistante, pénible ou fuyante. La guerre de tranchées n’est pas la voie du Mont’ka, et au lieu d’entamer une lutte d’attrition, les T’au préfèrent toujours se retirer afin de planifier une nouvelle attaque. Qui plus est, en se désengageant de la sorte, on tente un ennemi frustré et téméraire de donner la chasse aux T’au qui cherchent à lui échapper, en lui faisant croire qu’il pourra les mettre en déroute. Une telle agressivité inconsidérée de la part de l’ennemi ne fait que l’exposer à une seconde vague de frappes de précision.

Kauyon

La Caste du Feu use et abuse des tactiques de combat reposant sur la mobilité et la vitesse.
L’art du guerrier du Kauyon est la plus vieille tactique t’au, et les mots chasseur et patience sont des dérivés de cette racine. Ce style de combat se fonde sur l’interaction entre le chasseur et le leurre. On peut par exemple employer comme appât une unité alliée déployée en avant, ou un objectif vital pour l’ennemi. En faisant preuve de sagesse et de précaution, le chasseur attentif anticipe le chemin emprunté par la proie et se déploie au mieux pour l’attaquer. Ainsi, un cadre recourant au Kauyon peut préparer un assaut le long d’une voie de passage de l’ennemi : une équipe se place à l’avant-garde pour infliger des dégâts précoces avant de se retirer. La probabilité que cette retraite attire à sa suite un adversaire avide de vengeance est très élevée. L’art du Kauyon consiste à échafauder la meilleure méthode pour attaquer les poursuivants.

Les vrais maîtres de l’embuscade concoctent des plans avec tant de niveaux imbriqués que leurs adversaires ne comprennent qu’à la fin de la bataille que toutes leurs actions avaient été anticipées, voire orchestrées, pour atteindre le résultat escompté par l’attaquant. Bien des ennemis se sont retrouvés pris au piège dans une telle toile d’araignée, appâtés par des points faibles apparents dans la ligne de bataille t’au, ou conduits dans une zone de mort par une unité feignant la retraite. La stratégie t’au de l’embuscade comporte de nombreuses subtilités, les Commandeurs astucieux ayant recours à de multiples diversions pour diviser la force adverse, ou à des déplacements calculés des leurres pour étendre le front, laissant l’ennemi vulnérable aux attaques imminentes.

La Guerre de Mouvement

Le Massacre de la Gorge de Koloth

L’attaque t’au sur Nimbosa ne fut qu’une de celles qui se produisirent dans le secteur Koloha et qui devait annoncer une nouvelle vague d’expansion de cette race dans les Bordures Orientales. Les armées impériales étaient mal positionnées pour la recevoir, la majorité de la flotte de l’Ultima Segmentum ayant de lancé à la poursuite des flottes tyranides fractionnés après Ichar IV. Il aurait fallu plusieurs mois avant qu’une force conséquente ne puisse être rassemblée pour affronter les T’au. Un messager impérial sous protection des Imperial Fists fut délégué vers le proche Sept de T’olku avec pour instructions d’entamer des négociations dans le but de retarder l’offensive principale.

Chaque jour passé à négocier faisait approcher le juste châtiment impérial de Nimbosa et donnait aux colons une chance de repousser l’envahisseur. Cependant, le monde de T’olku est réputé parmi les T’au pour la sagesse et le savoir diplomatique de ses habitants et la tentative de freiner l’assaut échoua. Emmenée par le Commandeur Brightsword, la pleine puissance des T’au s’abattit sur Nimbosa ou pas un seul des colons, qui se battirent jusqu’au dernier, ne survécut à l’attaque finale. Quatre mois plus tard, les impériaux se frayèrent un chemin jusqu’à la surface de la planète pour y trouver les T’au retranchés et prêts à repousser une offensive majeure. Brightsword laissa la Garde Impériale s’épuiser contre ses défenses avant de mener une série de raids punitifs en encerclant les régiments impériaux trop lents, comme O’Shovah l’avait fait contre les Orks. Finalement, au cours de ce que les érudits impériaux ont depuis nommé le Massacre de la Gorge de Koloth, Brightsword piégea les troupes impériale dans un défilé étroit avant de les détruire de façon systématique trois heures durant. Il a été noté que Brightsword fut rappelé sur T’au peu après le conflit de Nimbosa et d’aucuns suggèrent qu’il y reçut des remontrances quant à son manque de scrupules dans cette affaire.

La Caste du Feu use et abuse des tactiques de combat reposant sur la mobilité et la vitesse. Le mouvement en est la clef, tant pour les assauts fulgurants du Mont’ka que pour atteindre les positions avantageuses qu’exige le Kauyon, sans oublier les styles mineurs comme les encerclements du Rinyon ou l’approche des mille dagues du Rip’yka. Dans ce domaine, la Caste du Feu est organisée et équipée pour la fluidité tactique. Pour les T’au, le corps à corps est grossier, c’est pourquoi leurs attaques reposent toujours sur l’emploi d’armes à longue portée. Une fois le plan mis en œuvre, et qu’il débouche sur une victoire ou une défaite, les cadres de chasse sont exfiltrés en appliquant une des nombreuses stratégies de repli créées par les T’au.

Par principe, les forces T’au ne tiennent pas une position statique. S’ils reconnaissent l’avantage du terrain, et cherchent toujours à en profiter, ils ne voient pas l’intérêt de combattre pour lui, et considèrent que les gains territoriaux ne sont rien comparés à l’élimination des forces adverses. Le terrain n’a de valeur guéri qu’en tant que site depuis lequel on peut détruire sa cible : l’anéantissement de l’ennemi entraîne, mécaniquement, la conquête de son domaine. Grâce à la planification, à leurs scanners perfectionnés et à leurs éclaireurs, les T’au identifient, pistent et tuent leurs proies avec efficacité, préférant se tenir le plus loin possible de l’ennemi.

Une armée t’au n’hésite pas à battre en retraite face à une attaque déterminée, afin de préserver la vie de ses soldats et de guetter une ouverture pour lancer une contre-attaque décisive. À la différence de la plupart des autres peuples, les T’au ne voient aucun déshonneur dans le repli, et considèrent les derniers carrés comme la preuve de l’incompétence ou du manque d’imagination d’un Commandeur. Lorsqu’il s’agit d’affaiblir un ennemi supérieur en nombre, les T’au déclenchent des séries d’attaques ponctuelles visant à causer un maximum de dégâts pour un coût minimum en ressources et en vies t’au.

Si le sacrifice pour le Bien Suprême est un acte héroïque, les morts inutiles sont honnies. Même en cas de victoire remarquable, un Commandeur dont le cadre a subi de lourdes pertes ne se réjouit pas, bien au contraire. Son sens de l’honneur exige alors qu’il abdique son grade et rejoigne la troupe pour racheter sa faute. En cas de manquement plus grave, les Éthérés eux-mêmes peuvent intervenir et en appeler au "Malk’la", un rituel qui marque tous ceux qui en sont témoins.

Le Visage Changeant de la Guerre

Avec l’expansion de l’Empire T’au, le besoin d’engager des campagnes à grande échelle s’est fait de plus en plus ressentir et a remis en question les doctrines de la Caste du Feu. En effet, les Éthérés ont suggéré le recrutement de nombreux auxiliaires appartenant à des races alliées, afin de gonfler les rangs. Dans le même temps, les nouveaux armements et équipements produits par la Caste de la Terre continuent d’élargir le champ des options technologiques. Pourtant, les vieux maîtres des académies de la Caste du Feu persistent à citer cette maxime : "Notre technologie progresse au fil des ans, pas nos tactiques".

Organisation Militaire T'au

« Les Be’gel nous avaient encerclés et nos dernières réserves de munitions étaient épuisées. Nous nous sommes résolus à mourir avec honneur. Puis nous avons entendu l’aboiement des chiens, et le craquement de tirs de fusils à balles conventionnelles. Les Kroots ont émergé de la forêt en poussant des hurlements à glacer le sang, et se sont rués sur les Be’gel. Tout fut terminé en quelques minutes. Nos auxiliaires sauvèrent maintes vies ce jour-là, et je n’oublierai jamais leur bravoure. Pas plus que je n’oublierais les sons horribles de chair déchirée et d’os rompu qui suivirent, tandis que les Kroots massacraient et dévoraient leurs ennemis. »
- Shas’ui Dau, Sept Vior’la.
Force Expéditionnaire Dy’aketh.
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Les campagnes militaires de l’Empire T’au ont des ampleurs et des exigences variables, ce qui peut nécessiter le concours de toutes les castes. De ce fait, les composantes de la stratégie T’au doivent être flexibles et adaptables, et chaque unité et détachement est censé opérer en parfaite coordination afin de satisfaire les exigences du Bien Suprême.

Commandements (Uash'o) et Coalitions (Shan'al)

Le terme de commandement désigne l’ensemble des forces d’une caste dans un lieu donné. Ainsi, tous les membres de la Caste du Feu présents sur Nimbosa faisaient partie du commandement du Feu de Nimbosa, et toutes les formations de la Caste de l’Air du commandement de l’Air de Nimbosa.

Les quatre commandements composent un organe stratégique appelé coalition, présidée par un conseil d’Éthérés spécialement constitué. Par conséquent, tous les T’au et les auxiliaires d’une planète ou d’un système dépendent d’une même coalition.

Ces coalitions forment souvent des forces expéditionnaires. En pareil cas, une communauté de la Caste du Feu sert de bras armé, un commandement de la Caste de la Terre s’organise en groupe d’appui, un autre de la Caste de l’Air assure les transports, et un commandement de la Caste de l’Eau sert de corps diplomatique.

Communauté (Kavaal)

Aussi appelée "bataille", une communauté est un rassemblement temporaire de contingents formant le niveau d’intégration le plus haut de la Caste du Feu engagé sur le terrain. Une communauté regroupe souvent des contingents issus de différents Septs. Rare avant les conflits du Golfe Damoclès, elle est de plus en plus courante, le plus fameux exemple étant la campagne décennale livrée contre les Orks : la Grande Guerre de Confédération. Seules les forces combinées de plusieurs Septs pouvaient arrêter la Waaagh! monumentale qui menaçait l’Empire T’au.

Contingents (Tio've)

Un contingent est un regroupement de cadres (trois à six le plus souvent). Le shas’o le plus expérimenté est désigné Commandeur du contingent, et son propre cadre devient sa garde rapprochée. Certains cadres de chasse peuvent accueillir un Éthéré, mais la formation d’un contingent impose la présence d’un membre de la cinquième caste. Il reste généralement avec l’état-major, où convergent les rapports de situation et où ses conseils seront les plus efficaces. S’il souhaite observer la conjoncture de plus près, il rejoindra un cadre, voire en assumera le commandement.

Contrairement au cadre, le contingent n’est pas permanent, même si l’on s’efforce de préserver ceux qui se sont montrés efficaces au cours de campagnes prolongées. Une fois les objectifs atteints, un contingent est dissous ou réorganisé pour répondre à une nouvelle assignation.

Cadres (Kau'ui)

Un cadre est un groupe d’équipes subordonné à un Commandeur. Il en existe de nombreux types, mais le plus répandu est le cadre de chasse. Il rassemble toutes les armes au sein d’une structure équivalente en taille à une compagnie de l’Astra Militarum.

Un cadre est une formation, bien que sa structure puisse varier en fonction de la situation sur le terrain, de la proie, des renforts disponibles, ou de la méthode d’attaque favorite du Commandeur.

Les fondations de la plupart des cadres de chasse sont leurs Guerriers de Feu, mais le soutien qu’ils reçoivent est très variable. Des Cibleurs se déploient à l’avant-garde pour marquer des cibles potentielles, des équipes d’exo-armures fournissent une puissance de feu mobile, des Équipes de Drones Snipers abattent les pires menaces et des chars Hammerhead utilisent leur armement mortel pour pulvériser les blindages les plus épais ou briser les assauts de l’infanterie ennemie. La doctrine stratégique des T’au juge primordiale une coordination efficace de ces différents groupes : de l’infanterie aux exo-armures, des chars aux aéronefs, tous doivent œuvrer de concert pour abattre l’ennemi. Un cadre de chasse est totalement intégré au niveau tactique et ses équipes sont considérées en tout point comme des éléments d’un même ensemble.

Les autres types de cadre tendent à être de taille plus restreinte, car optimisés pour remplir des rôles individuels. Les "forces d’insertion rapide" sont exclusivement composées d’équipes d’exo-armures, les "cadres d’infiltration" regroupent des Cibleurs et des équipes Stealth, et les "cadres de réserve auxiliaires" sont des détachements rassemblant uniquement des auxiliaires extraterrestres. Le "cadre d’interdiction blindé" est un type particulièrement redoutable, car il ne contient que des chars Hammerhead et Sky Ray; sa puissance de feu sert à contrer les blindés adverses ou à décapiter les cibles les plus résistantes. Au cours de l'invasion de la Flotte-Ruche Gorgon, ces cadres endiguèrent le fer de lance des Biotitans Tyranides, les vagues d'imposants Hiérophantes flanqués de Hiérodules venant se briser sur des écueils de chars Hammerhead.

Équipes (La'rua)

La plus petite unité standard de l’armée t’au est l’équipe. La plus fréquemment déployée, formant de ce fait l’ossature de la plupart des forces de frappe T’au, est l’équipe de Guerriers de Feu. Chacune de ces équipes est composée de cinq à douze membres, qui viennent tous du même Sept et ont généralement fait leurs armes ensemble à l’académie de la Caste du Feu. Chaque unité est dirigée par un chef d’équipe, qui ne pourra cependant prétendre au rang de shas’ui qu’après de longues années d’expérience acquise sur le terrain.

Les membres d’une équipe nouent souvent un lien rituel, le plus célèbre étant celui du "ta’lissera", qu’on peut traduire par "serment de communion". Les guerriers qui ont prêté un tel serment en faisant usage du couteau rituel peuvent s’appeler entre eux par leur nom individuel, car ils ont fait le vœu de se soutenir mutuellement jusqu’à la mort. Il n’est pas rare que les membres d’une même équipe soient promus ensemble au rang de shas’ui ; ils pourront servir un temps en tant que chefs d’équipe Strike ou Breacher avec d’autres Guerriers de Feu, avant que les survivants se retrouvent pour former une équipe Crisis.

Insignes de la Caste du Feu

« Je ne tire aucun plaisir de la mort que nous devons apporter, mais de même, je ne verserai aucune larme pour ceux qui son trop aveugles pour accepter la libération du T’au’va. Qu’ils brûlent. Tous. Et que leurs cendres soient le terreau d’un monde meilleur. »
- Crisis Sha’sui Nu’ma, Sept D’yanoi.
Insignes de la Caste du Feu.
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Les cadres de la Caste du Feu offrent un spectacle dynamique. Leur équipement et leurs véhicules sont racés et mortels, et les caractères précis de leur iconographie ressortent nettement sur fond de motif de camouflage et de schéma de couleurs de Sept. Ces insignes indiquent aussi bien la fonction de chaque unité que le grade du combattant et son Sept d’origine.

Uniformes T'au

Certaines des couleurs qu’arborent les guerriers de la Caste du Feu découlent de la nature, du caractère et de l’histoire de leur Sept. Ceci dit, l’essentiel de la livrée est un motif de camouflage adapté à l’environnement et au climat du théâtre d’opérations où le porteur se trouve. Pragmatiques, les T’au préfèrent avoir un avantage tactique qu’afficher leur allégeance. Il arrive plus rarement que les couleurs soient dictées par les Éthérés, ou tirées des complexes peintures de guerre d’antan de la Caste du Feu - cela, surtout pour des cérémonies, mais il arrive également que des guerriers dignes d’éloges arborent leur propre iconographie. En tout cas, l’identité, le rôle, le grade, le cadre et même le Sept du porteur sont identifiables sans ambiguïté par les autres T’au.

Insignes de Sept

Ce n’est pas la couleur de l’armure qui dénote le Sept d’origine d’une équipe de la Caste du Feu, mais les bandes apposées à son matériel. Ainsi, le blanc est associé au Sept T’au. Ces marquages sont communs à tous les membres d’une équipe, de sorte que ces motifs servent à différencier les équipes du même type.

Logo de la Caste du Feu

L’écusson de la Caste du Feu apparaît clairement sur la livrée de l’ensemble des combattants et des véhicules de la Caste du Feu, tous Septs et uniformes confondus. Cette icône symbolise l’adhésion du guerrier au Code du Feu, et son vœu de se battre pour l’Empire avec vaillance et sagesse. Elle signifie aussi que quel que soit le Sept d’origine ou la formation martiale de celui qui la porte, il est solidaire de ses camarades combattants, car émancipé comme eux par la vérité du Bien Suprême.

Chaque équipe est désignée par son marquage. Cet insigne est bien visible sur l’armure ou l’armement : l’emplacement exact d’un guerrier à l’autre, mais il est toujours composé de plusieurs bandes selon une configuration précise.
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L’ensemble des membres de toutes les équipes d’un cadre portent son insigne à un endroit ou un autre. Ce motif à points se répète à l’identique chez tout le personnel du cadre, afin de symboliser l’unité et l’abandon de tout intérêt personnel.
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Le rang de Shas’ui se matérialise par l’application de la couleur de Sept sur l’épaulière et l’antenne des capteurs du casque.
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Marquages d’Exo-Armure.

Armées de l'Empire en Expansion

Les Armées de l’Empire en Expansion.
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« Y zon les gros fling’ qui tu’ tout plin de mes boyz, mais si t’arriv à t’approcher kom k’y faut alors t’as une chance. Pens’ bien à prend’ un tas de boyz kostos, pas’ki va pas t’en rester des mass’ kan tu s’ras assez près pour pouvoir leur kasser la têt’. »
- Big Boss Skarmork, le Grand Fléau.

Chacun des Septs T’au a ses couleurs traditionnelles, qui servent de base à la livrée des armures chez ses forces armées. Toutefois, insignes et camouflages peuvent varier grandement selon des facteurs tels que le rôle tactique de l’unité et l’environnement où elle est appelée à servir. Les guerriers vétérans peuvent aussi gagner le droit de porter des marquages honorifiques qui leur sont propres.

Les Extraterrestres dans l'Empire

Les Kroots

Les Kroots sont originaires du monde de Pech, situé dans l’Ultima Segmentum, au nord-ouest galactique de l’Empire T’au. Le continent principal est recouvert de forêts de jaggas à feuillage persistant, tandis que les terres non forestières sont rocailleuses et inhospitalières. Les Kroots se regroupent en structures appelées parentés, et la plupart résident dans des demeures arboricoles faites à partir de peaux liées par des joints en bois mâché et régurgité.

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les Kroots
Les Frelons Vespides

Le monde des Vespides se trouve à moins de trois années-lumière au sud galactique du Sept de D’yanoi. La planète Vespid est une géante gazeuse plongée dans les ténèbres, dont l’atmosphère est hostile à la vie.

Sa stratosphère violacée est sans cesse agitée par des tempêtes, mais constitue une mince couche où, contre toute attente, la vie s’est développée. Cette zone est constellée d’îlots de roche qui, grâce à des inclusions de gaz plus légers que l’air, flottent sur les courants violents de cette haute atmosphère. Chaque île a été érodée en une sorte de stalactite à sommet plat, dont le cœur est creux comme une termitière.

Les Frelons de Vespid ont évolué dans ce rude environnement et sont adaptés à sa mortelle atmosphère. Leurs ailes de chitine les portent sur les vents froids et puissants alors que leurs griffes dures comme du diamant leur permettent de creuser la roche des stalactites aériennes. Les Frelons partagent leur espace vital avec une profusion d’autres formes de vie, et la lutte pour la possession des îlots dérivants est âpre. D’autres espèces subsistent également dans les strates atmosphériques supérieures et inférieures.

Avant que les T’au n’établissent le contact avec les Vespides, leur race avait prospéré au point que plus de trois cents des plus grosses stalactites étaient chacune dirigée par un gouvernement stable et que les guerres entre ces nations dérivantes étaient peu fréquentes. Bien qu’ils n’aient pas développé la technologie des voyages spatiaux, l’armement de ces extraterrestres était assez puissant pour que des conflits à grande échelle soient à éviter à tout prix.

Les premiers contacts de la Caste de l’Eau avec les Vespides furent difficiles en raisons de problèmes de communication : leur état d’esprit semblait trop différent de ceux des autres races précédemment rencontrées par les T’au. Pourtant, sous la conduite des Éthérés, la Caste de la Terre construisit une interface de communication qui facilita une certaine compréhension entre les deux peuples. Elle fut ensuite adaptée aux Heaumes de Communion portés par les Ka’bri’dan.

Fait unique à l’époque, les Vespides rejoignirent de bonne grâce l’Empire T’au et ils s’inclinèrent sans réserves devant la prééminence des Éthérés. On murmure, bien qu’aucune preuve n’ait été avancée, que leur acceptation est liée au fait que tous les chefs de leur peuple portent des masques interfaces offerts par les T’au.

Les armes des Frelons sont issues d’une technologie qui leur est propre. Sur chaque canon est monté un cristal hautement énergétique et très instable récolté près de la base des îles flottantes. À ces profondeurs, la pression est telle que seules les plus imposantes femelles vespides, formant la caste dirigeante, peuvent s’y aventurer afin de récolter les minéraux les plus purs. Les T’au ont fourni aux Vespides la technologie permettant de monter ces armes sur des systèmes de confinement et de projection neutroniques très avancés, ce qui en fait les dispositifs les plus mortels de leur catégorie. Ces armes ne peuvent être utilisées que par les Vespides car seules les vibrations ultrasoniques de leurs élytres permettent de moduler l’intensité des énergies contenues dans le cristal.

Les Frelons se sont avérés très utiles pour la Caste du Feu en raison de leur vitesse, de leur agilité et de la puissance de leurs armes. Ils sont souvent intégrés dans des Groupes de Chasse configurés pour des actions rapides, au sein desquels ils agissent comme éclaireurs aux côtés des équipes de Cibleurs infiltrés. Ils sont aussi parfois déployés comme réserve pour les Groupes de Chasse incluant un grand nombre d’équipes Crisis. Leur manœuvrabilité et leur célérité leur permettent de réagir promptement aux ordres et aux menaces. C’est une grande marque de respect pour les Vespides d’être ainsi considérés par la Caste du Feu comme des alliés compétents et fiables. Les mercenaires Kroots de Pech n’ont pas encore eu cet honneur.

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Technologie

La caste de la Terre est responsable de la construction et de la maintenance de la technologie et c’est grâce a ses innovations que les T’au ont pu étendre leurs domaines si rapidement. Leur technologie militaire est avancée et consiste principalement en une combinaison d’armes à base de plasma ou d’impulsions laser. Le Railgun déjà mentionné s’est révélé particulièrement destructeur et son fonctionnement fait l’objet des recherches acharnées et de la convoitise des membres de l’Adeptus Mechanicus. Une technologie antigrav similaire à celle des Aeldaris est largement employée par les chars Hammerhead et les transports Devilfish, mais elle trouve aussi plusieurs application non-militaires que l’on a fréquemment retrouvées sur les mondes T’au où les humains ont pu poser le pied.

Certains exemples de leur sont désormais en notre possession, principalement quelques équipement agricole ou de construction confisqués à des colons de mondes frontaliers qui furent condamnés pour échanges illégaux. Cette technologie fut rapatriée sur Mars et nos espoirs accompagnent les Apdetes du Dieu-Machine qui tentent à cette heure de percer ses secrets.

Exo-Armures T’au
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Les exo-armures sont le summum de la sophistication militaire t’au. Équipées d’un large éventail d’armes meurtrières, les exo-armures combinent capacités offensives, blindage et mobilité. Certaines sont munies de répulseurs, des moteurs qui leur permettent de frapper en profondeur n’importe où sur le champ de bataille. Être pilote d’une telle armure est l’honneur suprême pour un guerrier de la Caste du Feu, à condition de réussir de nombreuses épreuves.
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Indice de Menace et Politique Impériale

La menace constituée par les T’au ne doit pas être sous-estimée sur la base d’une nature non agressive car l’expansion de cet empire se poursuit, souvent au détriment de l’espace impérial. Une telle effronterie justifie qu’on y oppose les mesures adéquates et que l’on repousse ces créatures dans leur espace naturel. Pour le moment, aucune politique d’extermination ne vise les T’au, car leur destruction demanderait un effort de guerre colossal de l’Imperium. À l’exception de certains Commandeurs radicaux de la Caste de Feu, les T’au ne semblent pas tenir l’Imperium pour une menace et les conflits n’éclatent en règle générale que dans les cas où les incursions ne peuvent plus être tolérées par les dirigeants locaux des différents systèmes.

Un tir fusa près de la tête de La’tyen. Épaulant fermement son Fusil à Impulsions, il s’abrita plus près des rochers. À ses côtés, les membres de son équipe de Guerriers de Feu se préparaient, attendant le tir de couverture. Une explosion retentit dans les contreforts de la vallée, déclenchant une avalanche de poussière ocre et de cailloux.

« À toutes les équipes, tenez-vous prêtes à monter à l’assaut ! », commanda La’tyen. En réponse à son ordre, les symboles qui représentaient ses forces se mirent à clignoter à l’intérieur de son viseur. Il se risqua à jeter un œil par-dessus les rochers. L’ennemi, se fiant à la protection des montagnes, semblait tenir sa position. La’tyen sourit, lui et ses hommes allaient faire tomber les certitudes de ces arrogants qui se croyaient à l’abri.

Il se brancha sur la fréquence de l’équipe Ruil’al et murmura : « La’torn, êtes-vous en position? » Après un court instant d’interférences électrostatiques, la voix zélée de son subalterne se fit entendre : « Nous sommes prêts, nous attendons vos ordres. »

« Passez à l’attaque. Tir de couverture sur les guerriers de la barricade. Bonne chance. »

« Bonne chance ? », railla La’torn. « La chance ne nous sera pas nécessaire, mon ami ! Terminé. »

La’tyen se retourna pour scruter à travers une fente rocheuse le bâtiment qu’ils devaient prendre d’assaut. De hautes barricades étaient investies par les guerriers de l’académie de Kar’tau qui tenaient en respect ses hommes sous un tir nourri. D’ordinaire, ces derniers préféraient rester à bord de leurs véhicules blindés, mais pour l’heure ils s’en tiraient bien dans cette fusillade. D’un certain côté, leur efficacité n’était pas étonnante pour des secondes années qui avaient reçu les enseignements de l’académie de Shas Or’es, mais Lai-yen leur réservait néanmoins une petite surprise.

Sur un escarpement rocheux surplombant le bâtiment, Lai-yen aperçut six silhouettes floues se détachant d’un bloc de pierre.

L’équipe Stealth de La’torn était pratiquement invisible grâce aux champs de dispersion holographiques qui brouillaient leurs contours et empêchaient la lumière matinale de révéler leurs exo-armures. Sa propre équipe était un leurre attirant l’attention des forces ennemies sur le front principal, tandis que La’torn engageait une manœuvre de débordement.

Les guerriers Stealth ouvrirent le feu à l’unisson, leur position n’étant trahie que par les éclairs brillants de leurs armes. À l’instar de tous ceux qui participaient à l’exercice d’entraînement, leurs Canons à Impulsions étaient chargés à blanc, mais des émetteurs laser fixés à leurs armes délivraient des rayons basse puissance qui, en cas de tir réussi, déclenchaient un récepteur dans l’armure de l’adversaire. Aussitôt que l’équipe Stealth eût ouvert le feu, La’tyen ordonna : « En avant tout le monde ! », et sauta pardessus les rochers. Ses hommes suivirent l’exemple et chargèrent droit devant en lâchant des rafales de leurs fusils à impulsions. Pris en tenaille par les deux groupes d’assaut, les guerriers de Kar’tau furent contraints de se replier, ce qui désorganisa leur défense et coûta la "vie" à plusieurs douzaines d’entre eux. Tandis qu’il franchissait la barricade, La’tyen pouvait entendre les capteurs des combattants mis hors-jeu grésiller. Il sauta au sol et retomba sur le "cadavre" d’un des défenseurs.

« Hé, fais gaffe ou tu mets les pieds, » râla ce dernier.

Sans répondre, La’tyen sprinta le dos courbé en direction de la dernière poche de défense ennemie, une barricade construite à même le contrefort rocheux du Shas’ka Demlok. La’tyen état ravi, il les tenait. Les défenseurs s’engouffraient à travers une porte, mais ils n’auraient pas le temps de tous se mettre à l’abri. La’tyen tira sur les traînards puis pénétra à son tour dans le bâtiment. Son équipe, qui le suivait de près, se répandit dans les corridors et les salles.

Il se laissa guider par les cris qui se faisaient entendre, sachant qu’il fallait agir rapidement avant que les défenseurs ne parviennent à s’organiser.

« Par ici, » cria-t-il, conduisant ses guerriers dans un passage creusé dans la pierre. Ils étaient sur le point d’humilier ces deuxièmes années et cette pensée le fit frémir d’excitation. Il franchit le couloir et, d’un coup de pied, ouvrit la porte qui se trouvait à son extrémité. Se jetant alors à terre, il fit un roulé-boulé et ouvrit le feu. Plusieurs ennemis furent fauchés par ses tirs, leurs récepteurs émettant de petits grésillements graves tandis qu’ils se laissaient tomber sur le sol. Un soldat isolé pivota et lui tira dessus, mais La’tyen esquiva le rayon et riposta. Son tir atteint son adversaire en pleine poitrine.

Fier de cette belle victoire, il se remit sur pieds et baissa son arme. Il sentit soudain quelque chose se poser contre sa nuque tandis qu’une voix lui dit : « Et celui-là, tu peux l’éviter ? »

Avant qu’il n’ait pu esquisser le moindre mouvement, son ennemi appuya sur la détente et instantanément, son casque émit le grésillement familier. Il se laissa tomber au sol, et se tourna pour voir qui l’avait éliminé. Avant de fermer la porte de la pièce, l’Instructeur Vre’den envoya une poignée de grenades à photons dans le corridor. La’tyen entendit le flash de la détonation ainsi qu’une fusillade, certainement engagée par une escouade de réserve ennemie dissimulée jusqu’alors quelque part dans le bâtiment. Il réalisa avec dépit que l’assaut avait été prématuré.

L’Instructeur Vre’den se pencha sur lui, les poings sur les hanches. « La’tyen, vous me décevez. Qu’avez-vous omis ? »

« J’ai oublié de vérifier l’angle mort en entrant dans la pièce… »

« Tout à fait, » répondit Vre’den, « et vous devez votre perte à un défaut de concentration. Souvenez-vous, un bon chef d’unité ne se laisse jamais distraire par l’intensité des combats et conserve toujours à l’esprit les considérations tactiques. Commandez avec votre tête, pas avec votre cœur, La’tyen. »

« Je m’en souviendrai, » lui promit le jeune Guerrier de Feu.

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Structure Sociale

On sait que la société t’au est divisée en quatre castes, chacune d’elles étant basée sur l’un des quatre éléments et assumant des fonctions spécifiques au sein de la société en mettant ses compétences au service du Bien Suprême. Les T’au ont tellement bien assimilé le concept du Bien Suprême qu’il a été intégré non seulement à leurs objectifs, mais également à l’apparence physique de leur espèce. Depuis la préhistoire des T’au (époque connue sous le nom de Mont’au, ou ère de la mort), ces derniers sont divisés en castes, comme cela fut décrété par les Éthérés. La distinction entre les castes semble découler du processus d’évolution qui ne fut simplement que renforcé par la caste dirigeante, ainsi, au fil du temps, chaque caste a évolué afin de remplir plus efficacement ses fonctions, ce qui a abouti au développement de races diverses au sein des T’au. Les T’au restent dans la même caste de leur naissance à leur mort et les croisements génétiques entre les castes sont proscrits par les Éthérés, la cinquième et mystérieuse caste fournissant les chefs de l’Empire T’au. Ce système permet non seulement aux T’au d’accomplir une forme naturelle de conservation génétique mais également de renforcer la croyance que chaque individu remplit un rôle spécifique et que les efforts de chacun trouvent un sens.

La caste d’un T’au peut être déduite de son apparence, comme nous l’avons déjà signalé, mais aussi de son nom. La première partie du nom complet d’un T’au dépend de sa caste, tandis que d’autres révèlent son rang, son monde natal ainsi que ses divers accomplissements (entomologie des noms des T’au a tait l’objet d’un document séparé).

Cinq Castes, un Peuple

Alphabet T’au.
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Bien qu’elles appartiennent à la même lignée, les castes t’au sont si distinctes à cette étape de leur évolution que les différences vont au-delà des simples apparences. Chaque caste agit, parle et même pense d’une manière qui lui est propre. Un regard suffit à identifier la caste d’un t’au ; cependant, une observation plus poussée est nécessaire pour déterminer son rang social et son Sept d’origine.

La caste des T’au est la plus facile à reconnaître, car elle se lit dans leur physionomie elle-même : les plus trapus et musclés sont de la Caste du Feu, les plus grands et élancés de la Caste de l’Air, les plus corpulents et banals appartiennent à la Terre, un visage très expressif dénote la Caste de l’Eau, et les émaciés quoique gracieux sont des Éthérés. La plupart des T’au semblent graves et impassibles, leurs figures aplaties ne laissant guère transpirer d’émotions, à l’exception notable de la Caste du Feu, qui peut exprimer une vive colère, et de la Caste de l’Eau, très communicative, dont les membres affichent des traits plus doux et plus ouverts.

La couleur de peau d’un T’au donne des indices quant à sa caste et à son Sept de naissance. Globalement, la Caste du Feu tend à avoir une pigmentation plus sombre, tandis que les membres de la Caste de l’Air sont les plus pâles. Bien sûr, plus la peau bleu gris d’un T’au est hâlée, plus près du soleil il vit ; c’est ainsi que les natifs de Vior’la, ont un épiderme beaucoup plus sombre que ceux de Bork’an. Les étranges propriétés du soleil verdâtre du Sept N’dras confèrent un teint marbré aux habitants du système.

Si tous les T’au parlent la même langue, chaque caste a développé un style unique et chaque Sept possède son dialecte. Toujours pragmatique, la Caste de la Terre parle d’une manière prosaïque, un peu plus monocorde que les ordres saccadés de la Caste du Feu. Ces deux tons sonnent encore différemment des syllabes perçantes de la Caste de l’Air, ou de la voix calme, mais extraordinairement pénétrante des Éthérés. Comme les diplomates de l’Eau ont pour habitude d’adopter le style, les mimiques et les tonalités de leurs interlocuteurs, il est plus difficile de discerner leur véritable jargon ; toutefois, entre membres de leur caste, leur style et leurs voix deviennent les plus mélodiques de tous. Les T’au originaires des plus anciens Septs (ceux de la première sphère d’expansion) sont généralement considérés comme étant plus sophistiqués et plus érudits que les habitants des mondes récemment colonisés, et sans surprise, l’accent de T’au est perçu comme le plus prestigieux.

La culture T’au rejette les gains individuels au profit du Bien Suprême. Ainsi, les possessions personnelles et la propriété privées sont rares, la copropriété de toutes choses étant la norme. Chaque T’au apprend à être loyal envers les Éthérés, à l’Empire, à son Sept et à sa caste (dans cet ordre). Comme les T’au sont élevés par les institutions des castes, la fidélité à la famille est une notion qui leur est étrangère, le concept le plus proche étant peut-être le lien du ta’lissera - un pacte entre personnes qui se promettent un soutien mutuel. Il s’agit de la plus haute forme d’affection entre T’au, symbolisant le sacrifice de l’individu qui se fond dans un tout supérieur. L’âge et l’expérience sont également des traits respectés. La mode capillaire T’au est à la mèche unique ornée d’anneaux signalant le rang du porteur - des décorations très élaborées indiquent une position éminente. En outre, quelle que soit sa caste, plus un T’au s’élève dans la société, plus nombreux sont les gadgets technologiques dont il s’entoure, comme des drones de toutes sortes ou des modules de communication plus imposants.

Aussi dissemblables que soient les castes, toutes partagent la même conviction - le mode de vie T’au est supérieur à tous les autres - et s’associent dans la poursuite de l’expansion de leur empire au nom du Bien Suprême. L’ouvrier le plus humble et laborieux est sûr de la supériorité de la culture, des croyances et de la technologie T’au, et que son empire revendique la galaxie en toute légitimité. Les quatre castes composant la société des T’au sont les suivantes :

La Caste du Feu

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La Caste du Feu fournit les soldats des armées T’au. Ses membres sont les T’au les plus grands, et toutefois un peu plus petits que les humains. Il est du devoir de ces guerriers de protéger les autres castes et d’éliminer les ennemis suffisamment stupides pour s’opposer à la volonté de l’Empire T’au. Les membres de la Caste du Feu sont les descendants des tribus de chasseurs des plaines de T’au, qui étaient déjà à l’époque les plus forts et les plus belliqueux de leur espèce. Au fil des ans, les critères ataviques essentiels de cette caste, comme la taille et la force physique, ont été améliorés grâce à une sélection rigoureuse, tandis que les traits défavorables ont été éradiqués. Ils sont guidés par le Code du Feu, les "voies du guerrier" qui mettent en avant le talent martial, la loyauté et la tempérance de la violence par la sagesse. Ainsi, les Guerriers de Feu, tenus par un code de l’honneur strict, ne sont pas des combattants sans cervelle et ils préfèrent les combats a distance au carnage pur et simple engendré par les corps à corps. Les Guerriers de Feu passent leur vie à s’entraîner et à perfectionner leurs compétences au combat. N’ayant aucun don naturel pour le corps à corps, ils lui prêteront l’affrontement à distance et gagnent les batailles en utilisant leur armement supérieur plutôt que la force brute. Un guerrier commence sa carrière en tant que simple fantassin, ou Shas’la, et après avoir survécu quatre ans sur différents fronts, subit sa première Épreuve du Feu. S’il y survit, il est jugé digne de revêtir une exo-armure complète. S’il survit quatre ans de plus, il passe la seconde Épreuve dont les candidats chanceux deviennent des Shas’vre. Un vétéran restant en poste quatre années de plus devient s’il le souhaite éligible pour une troisième Épreuve à laquelle il survivra pour devenir Commandeur, ou Shas’el. Après quatre autres années, un Commandeur est autorisé à se retirer du service actif pour rejoindre le Conseil des Sages et jouer un rôle dans la vie politique des T’au. Même si bien peu atteignent cette position, cette option constitue la seule possibilité de quitter la carrière des armes, à part la mort.

La Caste de la Terre

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La Caste de la Terre rassemble les artisans, les ouvriers et les bâtisseurs. Il s’agit de loin de la plus populeuse. Ses membres construisent les machines, érigent les habitations et produisent la nourriture pour le reste de l’Empire T’au. Cette caste occupe les terrains fertiles limités des planètes arides et gère les usines. Sans la Caste de la Terre, les fermes et les usines ne produiraient tout simplement rien, car il apparaît qu’aucune autre caste ne prenne jamais part à de telles taches, ainsi le travail accompli par la Caste de la Terre ne fait-il l’objet d’aucun mépris. Ses membres sont reconnus comme remplissant un rôle essentiel à la continuité de l’existence des T’au et leur place est respectée au sein du Bien Suprême. L’essentiel de cette caste est composé d’ouvriers qui travaillent avec acharnement. Aucune des autres castes ne pourrait survivre sans elle. Ses membres les plus doués deviennent des ingénieurs, voire des scientifiques talentueux, ils sont responsables de la construction et de l’entretien de toutes formes de technologie t’au. Ce sont eux qui inventent les merveilles technologiques qui, une fois produites à grande échelle, permettent à la société des T’au de prospérer, et ses membres sont responsables de la maintenance de la technologie T’au. À la grande différence des Technoprêtres de l’Imperium, les constructeurs de cette caste comprennent pleinement le fonctionnement des machines et peuvent faire plus que simplement reproduire des schémas éprouvés.

La Caste de l'Eau

Ce nom de Caste de l’Eau leur convient à merveille.
Il est aussi difficile d’épingler une goutte d’eau au mur que les faire taire avec une réponse directe.
Ils utilisent les mots jusqu’à ce que vous ne sachiez plus quoi dire, telle la rivière qui use la roche rugueuse jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un galet lisse.
- Garnerius, Trafiquant.
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L’eau est un élément essentiel à la vie, car elle permet à celle-ci de s’écouler harmonieusement. Les membres de cette caste sont ainsi les bureaucrates, les politiciens, les négociateurs et les administrateurs des T’au, c’est-à-dire ceux qui s’assurent que la société fonctionne harmonieusement. La Caste de l’Eau fournit aussi les marchands et les diplomates qui évoluent au sein des autres castes et des populations extraterrestres incorporées à l’Empire, et apaisent les conflits potentiels. Ces T’au ont un véritable don linguistique perfectionné avec les générations. La Caste de l’Eau décode et apprend les langages extraterrestres sans peine, et présente une aptitude singulière à la compréhension et à la mise en œuvre des plus subtiles nuances d’expression. La Caste de l’Eau accompagne souvent les forces expéditionnaires pour obtenir des garanties de transit au travers de certains systèmes et assurer le succès des entreprises de colonisation. Les serviteurs de l’Empereur doivent se méfier de ces T’au exceptionnellement doués pour manipuler les volontés faibles et chaque remarque adressé à un membre de la Caste de l’Eau doit être pondérée et tournés avec soin, afin d’empêcher tout renseignement sensible d’être divulgué var mégarde.

La Caste de l'Air

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Lors des temps anciens, les T’au de la Caste de l’Air remplissaient le rôle de messagers et de courriers mais les progrès technologiques en ont fait l’équivalent de la flotte impériale. Ils forment désormais le rôle des pilotes et des équipages des vaisseaux spatiaux, et transportent les marchandises et les armées aux quatre coins de l’Empire, là où ils viennent faire défaut. Ce sont les travailleurs de l’ombre de la société t’au, aussi invisible qu’indispensable (on les appelle parfois la "caste invisible"), car vivent presque complètement coupés du monde, à l’exception des pilotes d’engins atmosphériques qui vivent cependant fréquemment à bord de stations orbitales, aussi ne les voit-on que rarement sur le sol d’une planète. Leurs corps se sont modifiés afin de s’adapter à de telles conditions. Ils ont perdu les ailes qu’ils possédaient jadis, et sont dotés de membres longs et frêles en raison de leur environnement à faible gravité. Leurs os creux leur permettent de résister à des accélérations de plusieurs G, en revanche, ils sont maladroits lorsqu’ils évoluent sur le sol d’une planète, même à gravité modérée. La Caste de l’Air pilote au combat des aéronefs capables de faire pleuvoir la mort.

La Caste des Éthérés

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La locution T’au Aun peut se traduire par "la Caste Céleste" ou "la Caste des Éthérés" et tire ses origines des mystérieux individus dont on pense qu’ils résident dans la cité interdite de T’au. Ce sont eux qui dirigent l’Empire, même si on ignore d’ou dérive cette autorité, avec à leur tête une assemblée des Éthérés les plus sages : certains T’au des plus hautes familles dans les différentes classes leur apportent parfois conseil mais les Éthérés conservent la souveraineté ultime sur toutes les castes. Ces individus sont toutefois suspectés d’être ceux qui unifièrent les tribus t’au disparates qui s’entre-déchiraient de par le passé, mais les détails exacts sur la question sont difficiles à obtenir, car n’importe quel T’au interrogé sur le sujet entoure les Éthérés d’un tel voile de mystère qu’il devient impossible de distinguer les faits de la légende. On suppose que le contrôle qu’ils exercent sur les autres T’au se base sur l’émission de phéromones ou sur des capacités psychiques latentes. La loyauté envers les Éthérés est absolue et à toute épreuve : si l’envie venait à un Éthéré de donner à un autre T’au l’ordre de mettre immédiatement fin à ses jours, il serait obéi dans l’instant sans aucune discussion. L’Adeptus Mechanicus ainsi que l’Adeptus Arbites se montrent très intéressés par cet aspect de la culture t’au… même si la maîtrise d’un tel mode de gouvernement semble encore utopique.

Langage et Culture

Langage T’au.
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Le langage des T’au est une forme de communication complexe et hautement évoluée. Le sens de nombreux mots de cette langue douce et musicale dépend de l’intonation, de l’emphase et même de la posture. Ses multiples arrangements de groupes de locutions polysyllabiques en rendent la prononciation extrêmement ardue pour les humains, et seul un linguiste exercé peut prononcer les phrases les plus élémentaires du langage t’au sans l’aide d’une technologie de traduction instantanée.

Les noms des T’au sont composés, le préfixe désignant la caste d’origine étant de loin le plus important. Les T’au sont organisés en quatre castes correspondant aux quatre éléments : Feu (Shas), Terre (Fio), Air (Kor) et Eau (Por). Le nom de la cinquième caste est généralement traduit par Éthéré (Aun).

Une fois la caste d’un T’au établie, la deuxième portion de son nom se réfère au rang occupé dans la société. Chez les T’au, aucune profession n’est considérée comme déshonorante : chacun a une place dans la société et jouit du respect de ses pairs quelle que soit la nature de sa tâche, même les moins valorisantes. Chaque être fait partie d’un grand tout à la recherche du bien collectif. Les Xenos entrés en contact avec l’Empire T’au soulignent que certaines classes, comme les Commandeurs de la Caste du Feu ou les Éthérés, font l’objet d’un respect confinant à la révérence, les émissaires de la Caste de l’Eau indiquant que la langue t’au comprend une vingtaine de variations de la locution "premier parmi ses pairs".

Il existe cinq rangs principaux dont chacun peut en fait adopter différents sens en fonction de la caste à laquelle il se trouve rattaché. Les voici présentés par ordre honorifique croissant et suivis du meilleur équivalent impérial, basé sur les nuances en vigueur dans la Caste du Feu.

  • ’La : - Guerrier
  • ’Ui : - Vétéran
  • ’Vre : - Héros
  • ’El : - Noble (ou même chevalier)
  • ’O : - Commandeur

Suit alors dans le nom d’un T’au son Sept, représentant son lieu de naissance et son nom de famille. Cette partie du nom implique de nombreuses et subtiles différences sémantiques. Par exemple, un T’au d’un des anciens Septs peut être perçu comme plus sage ou plus sophistiqué par un autre venant d’un Sept plus récent, considéré en retour comme plus dynamique. Certains noms de planètes peuvent symboliser un trait spécifique à leurs ressortissants. Vior’la, par exemple, signifie "bouillonnant" et la Caste du Feu est réputée pour y être particulièrement agressive ; Bork’an, au contraire, est perçue comme un pôle d’érudition et de sagesse contemplative.

Vient enfin le prénom d’un T’au, acquis en reconnaissance de certains actes plutôt que donnés à la naissance comme c’est le cas pour les humains. Cet élément du nom est peut-être le plus curieux et même si certains peuvent être compris avec une relative facilité, comme "Shovah" (qui voit loin) ou "Kais" (doué), d’autres sont plus déroutants. La signification du nom d’un individu peut en outre changer radicalement en fonction des noms qui le précèdent et le suivent. Par exemple, "Kais" évoquerait davantage l’acception "ingénieux" chez un T’au du Sept Bork’an, tandis qu’un natif de Vior’la associerait plutôt ce terme avec l’habileté au combat. Certains individus remarquables peuvent accumuler plusieurs noms au cours de leur vie (quelques notables possèdent même des dizaines de noms). Ces individus tronquent souvent leurs noms complets afin de n’être connus que sous une appellation simplifiée.

Pour mieux illustrer la transposition du titre d’un T’au, le nom Shas’O Vior’la Shovah Kais Mont’yr peut être analysé et compris de la façon suivante : cet individu appartient à la Caste du Feu (Shas), jouit du rang de Commandeur (’O) et est natif du monde de Vior’la ; puis ses noms personnels nous apprennent qu’il est prévoyant (Shovah) et doué (Kais) mais irascible (Mont’yr). Toutefois, il est plus couramment appelé O’Shovah, ou Commandeur Farsight, et cette façon d’être nommé est très répandue chez les T’au de renom.


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Arsenal de l'Empire

« Nous manions les dernières avancées technologiques en matière d’impulsions et de munitions à haut rendement. Nos tactiques sont définies et affinées par les plus grands esprits militaires de la galaxie. Or, c’est en notre croyance inflexible que la galaxie peut être sauvé que réside notre arme la plus puissante. »
- Shas’o Vas’kor, Sept Sa’cea.

Les forces de l’Empire T’au emploient un arsenal aussi vaste que dévastateur, allant des compacts mais mortels pistolets et carabines à impulsions à la puissance antichar des immenses canons catalyseurs à impulsions.

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les Armes T’au
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L’Adepte Raphaël Palmatus descendit la rampe de sa navette et plissa les yeux face à l’éclat du soleil couchant. L’air était chaud et stagnant, sans un souffle de vent, et la sueur perlait sur son front. Il se retrouva soudain dans l’ombre gigantesque du Capitaine Taelos des Imperial Fists qui l’avait rejoint sur la plate-forme de débarquement. Contrairement à lui, le Space Marine ne semblait pas troublé par la chaleur en dépit de l’armure et de la cape cérémonielle qu’il portait. La navette se tenait au sommet d’une structure immense et la vue portait sur des kilomètres de constructions t’au dans toutes les directions. À la différence des cités impériales, celle-ci était élégante et ouverte, des tours scintillantes de marbre, de verre et d’acier s’élevaient avec majesté, reliées entre elles par des passerelles translucides qui semblaient défier les principes de la gravité. Des dizaines de longs trains antigrav serpentaient en silence dans la ville, se croisaient dans un ballet plein de grâce avant de s’arrêter brièvement ici et là devant diverses structures puis de repartir.

Une section irisée de mur s’ouvrit de l’autre côté de la plate-forme pour laisser émerger dans la lumière une silhouette vêtue d’une cape. Aucune expression ne trahit la surprise de Palmatus lorsqu’il vit qu’il ne s’agissait pas d’un T’au mais d’un humain, fortement charpenté même s’il n’était pas de la carrure de Taelos. Sa peau parcourue de rides profondes ressemblait à du vieux cuir et une étincelle d’amusement brillait dans ses yeux. Il leva la main en signe de bienvenue. Palmatus y distingua alors la forme presque effacée d’un aigle impérial tatoué sur son avant-bras.

« Salutation. Mon nom est Harmon Delphi et je vous souhaite la bienvenue sur T’olku, » dit l’homme. Palmatus s’inclina en tâchant de masquer le déplaisir causé par cet affront calculé. Ce tatouage sur le bras de Delphi le désignait comme un soldat des armées de l’Empereur, et, aux yeux d’un impérial, comme un déserteur et un traître. Il savait que Taelos l’avait également vu, mais le Capitaine sut heureusement rester muet.

« Merci pour votre accueil, » répondit-il. « C’est un plaisir pour nous d’être ici et je suis impatient de pouvoir discuter avec Aun’O T’olku K’yna. Je suis sûr que nous pouvons résoudre amicalement notre différent sur la colonie de Nimbosa. »

« Certes… » commença Delphi en ouvrant ses mains comme pour s’excuser. « Malheureusement, O’K’yna m’a chargé de vous présenter ses plus sincères excuses. Il est actuellement très pris et ne peut vous recevoir dès à présent. Il espère que vous lui pardonnerez ce délai et me charge de vous dire que cette cité vous offre en attendant son hospitalité. »

Palmatus acquiesça poliment, conforté dans son optimisme. Aun’O T’olku K’yna pouvait bien jouer à ce petit jeu stupide. Chaque jour passé en négociations allait permettre à la flotte impériale de se rapprocher un peu plus de Nimbosa. Il répondit de bonne grâce : « Aun’O T’olku K’yna est plein d’égards à notre adresse. Veuillez transmettre nos remerciements pour son hospitalité car je suis sur que notre séjour sera des plus plaisants. Si vous vouliez maintenant avoir l’obligeance de nous mener jusqu’à nos quartiers… »

Delphi sourit et les mena par l’ouverture dont il était sorti le long d’une série de couloirs blancs parfaitement identiques. Palmatus perdit vite tout sens de l’orientation même s’il était sûr qu’ils descendaient vers le cœur de la tour.

Leur chambre était simple et fonctionnelle, renfermant tout ce qui pouvait être nécessaire à la satisfaction de leurs besoins primaires, mais guère plus. Delphi prit congé en leur expliquant que le T’au en faction devant leur porte serait leur guide pour toute la durée de leur séjour. Palmatus savait pertinemment que "guide" signifiait en fait "garde" et qu’ils ne verraient que ce qu’Aun’O T’olku K’yna voulait bien qu’ils voient.

+ + + + +

Le lendemain matin, Palmatus se leva de bonne heure et en compagnie de Taelos et du T’au, se lança dans la visite de la ville. Taelos était comme un diable de Catachan en cage, incapable de masquer son impatience malgré les remontrances de Palmatus qui aurait aimé que le Capitaine Space Marine se départît de son impolitesse mais savait que tout signe de mécontentement manifeste de sa part était à éviter. Ils étaient tous deux sous surveillance et le moindre indice de dissension ou de désagrément pouvait les desservir.

Lorsqu’un soleil aveuglant se leva, il remercia les onguents de protection dermique qu’il s’était appliqués. Après avoir embarqué dans l’un des trains volants argentés qu’ils avaient vu la veille, ils furent portés dans les airs le long d’un rail à plusieurs centaines de mètres du sol.

Les bâtiments que Palmatus regardait étaient faite d’une variété de matériaux agréables à l’œil, de panneaux de pierre blanche, de colonnes métalliques, de plaques de verre incurvées et chacun était orné par endroits des symboles t’au que les Serviteurs du Xenolexicon s’acharnaient encore à déchiffrer. Une élégante simplicité régnait sur ce style architectural, aucune construction n’en surpassait une autre en splendeur et l’apparence de chacune s’accordait avec celle de sa voisine.

Le train antigrav descendit très lentement en direction des niveaux inférieurs de la cité. Les bâtiments étaient bien plus simples dans leur conception et moins hauts que ceux dans le centre de la ville. Ils passèrent non loin d’arcades luisantes et de dômes géodésiques, les habitants T’au se firent moins nombreux tandis que le véhicule les emmenait vers un vaste dôme couleur d’argent aux abords de la ville.

« Où nous rendons-nous ? » demanda Paltmatus au T’au qui les accompagnait.

Le T’au tourna l’avant lisse de son casque vers Palmatus et désigna du doigt l’immense structure. « Le Dôme de Bataille, pour observer l’entraînement de la Caste du Feu. Cela devrait être intéressant, spécialement pour vous, Capitaine Taelos. »

Le Space Marine approuva en grognant. « Il est toujours bon de savoir comment se bat son ennemi. »

« Nous ne sommes pas vos ennemis, Capitaine, » répondit le T’au, « et lorsque vous aurez vu nos Guerriers de Feu en action vous ne désirerez pas que tel soit le cas. »

« Je suis un soldat, » lança Taelos, « je me bats à la demande de l’Empereur et si sa volonté est que nous soyons ennemi, qu’il en soit ainsi. Mes désirs n’entrent pas en ligne de compte. »

« Je suis sûr que ce que le Capitaine veut dire, » dit Palmatus en hâte, « c’est que personne ne désire se faire des ennemis, mais que nous ne contrôlons pas toujours notre destinée. Nous souhaitons tous ne pas en arriver là. »

L’extraterrestre sembla accepter cette remarque puis tourna la tête tandis que le train antigrav traversait une ouverture dans la coque du Dôme de Bataille.

L’espace à l’intérieur dôme coupa le souffle à Palmatus. Le plafond se trouvait loin au-dessus d’eux, supporté par un moyen inconnu car aucune colonne n’était visible. Palmatus était convaincu par le peu qu’il entendait aux lois de l’architecture qu’une telle structure n’aurait normalement pas pu exister. Le dôme était séparé en arènes de tailles variées, chacune représentant un théâtre d’opérations différent. On y trouvait de la jungle, des sections urbaines, des zones de désert, d’autres remplies d’eau et toutes sortes d’autres paysages.

Le train antigrav vint s’arrêter au-dessus d’une arène emplie de bâtiments préfabriqués, d’équipements miniers et de véhicules blindés. Palmatus nota tout de suite l’analogie. Il s’agissait d’une réplique de la colonie de Nimbosa et même si les divers véhicules n’étaient que des imitations grossières, la ressemblance avec les modèles impériaux sautait aux yeux.

Plusieurs formes massives avançaient au cœur de la colonie, des Guerriers de Feu en exo-armures lourdes dont chacune portait une arme à l’aspect impressionnant et était en plus équipée d’un second canon monté sur l’épaule. Devant elles, deux escouades de Guerriers de Feu en armures plus légères traversaient la colonie en trombe, passant d’un couvert à l’autre en s’appuyant mutuellement de leurs tirs. L’une des imitations de char impérial avança en ouvrant le feu, ce qui força l’avant-garde à se replier. Les armes des exo-armures tirèrent toutes à l’unisson. Le véhicule fut dispersé dans une explosion spectaculaire qui projeta la tourelle dans les airs. La colonie fut vite prise et le train antigrav s’éloigna.

Durant les deux heures qui survirent, Palmatus et Taelos virent les guerriers des T’au s’entraîner dans une variété de décors différents et employer toutes sortes d’armes, véhicules et équipements étranges. Lorsqu’ils revirent de nouveau la lumière du jour, Palmatus constata que le visage de Taelos trahissait son respect soudain pour l’art de la guerre des T’au.

Tandis que le train remontait à nouveau vers le centre de la ville, le guide t’au retira son casque et le posa près de lui. Son visage était aussi plat que celui de chacun de ses congénères mais au centre de con front se trouvait une excroissance osseuse en forme de losange. Du sommet de sa tête descendait une mèche de cheveux sombres sertie de bijoux et ses yeux étroits n’étaient que deux fentes noires.

L’extraterrestre fixa Palmatus du regard et dit : « Vous avez vu de quoi mes guerriers sont capables, Raphaël. Comprenez-vous qu’il est dérisoire de poursuivre votre résistance contre nos colonisateurs sur Nimbosa ? Je respecte votre peuple, vous êtres braves et n’avez pas failli à votre honneur, mais vous ne pouvez vous opposer à nous. Vous êtes venu négocier ici pour retarder notre attaque et laisser à vos propres forces le temps d’atteindre Nimbosa. Cela ne se produira pas. Les Kor m’ont appris que vos vaisseaux en ont encore pour plusieurs mois de route et Nimbosa sera notre bien avant cela. »

Taelos voulut parler mais Palmatus l’interrompit calmement. « Je présume donc que vous êtes Aun’O T’olku K’yna. »

« J’ai en effet cet honneur, » acquiesça l’Éthéré.

« Il vous faut donc savoir que lorsque nos vaisseaux arriveront à Nimbosa, nous nous battrons contre vous. L’Empereur n’abandonne pas les mondes que Ses loyaux serviteurs ont conquis en Son nom. »

« Vous êtes un homme sage, Raphaël Palmatus, et même s’il ne s’est pas beaucoup exprimé, je sais que votre conseiller militaire ici présent n’est pas un soldat ordinaire. Retournez tous deux auprès de votre Empereur et parlez-lui de ce que vous avez vu ici. Dites-lui combien mourront en son nom et demandez-lui s’il estime que le simple fait de se tenir sur notre route vaille un tel prix. »

« Nous allons nous battre, étranger, » rétorqua le Capitaine Taelos, « nous battre jusqu’au dernier souffle. »

« Je sais, » répondit tristement le T’au, puis il détourna les yeux…

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Sources

  • Codex T'au Empire, V8
  • Codex Empire Tau, V6
  • Codex Tau, V4
  • Codex Tau, V3
  • Index Xenos du White Dwarf N°90 (Octobre 2001)

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