Ferrus Manus

De Omnis Bibliotheca
« Rester ? Nous ne sommes pas faits pour nous reposer ; nous continuons, inébranlables, imparables, illimités dans notre force. L’Empereur ne nous a pas faits pour des préoccupations mortelles telles que le foyer et la famille, la vanité ou la contemplation ; nous sommes Ses machines de guerre, Ses marteaux, battant le tissu de l’existence en un domaine digne d’être habité par l’Humanité. »
- Ferrus Manus, cité dans L’Ombre de la Gorgone, par le Commémorateur Czel Atternus.
Ferrus Manus, Le Maître des Iron Hands, la Gorgone, le Tueur de Wyrm, le Fléau d’Asirnoth, le Grand Révérend de Fer, Primarque des Iron Hands.
Le Maître des Iron Hands. La Gorgone. Le Tueur de Wyrm. Le Fléau d’Asirnoth. Le Grand Révérend de Fer. Le Primarque de la Légion des Iron Hands était une figure de légende parmi les peuples de son monde natal, Medusa. Ferrus Manus était l’un des Primarques les plus forts, le chaleur d’une forge brûlant en lui, sa fureur étant tempérée par un extérieur aussi froid et inflexible que le fer. La Gorgone était connue pour son attitude intransigeante, refusant de montrer sa faveur à ses plus proches disciples ou même à ses frères Primarques. Il insistait sur la force en toutes choses, de sorte qu’il refusait au peuple de Medusa de nombreux bienfaits de la civilisation afin de s’assurer qu’il produise la plus robuste des progénitures parmi lesquelles la Légion pouvait recruter. L’exigence d’excellence physique s’étendait au-delà du corps et de l’esprit pour inclure les outils de la guerre. La Gorgone était donc un maître forgeron, ses compétences n’ayant d’égal que celles de Vulkan, le Primarque de la Légion des Salamanders. On disait de Ferrus Manus qu’il n’était vraiment en paix qu’en travaillant sur une enclume, créant des merveilles artistiques qui dépassait même celles des seigneurs de Mars.

Ferrus Manus a eu la chance d’avoir une physiologie remarquable, même parmi les Primarques. Ses bras étaient recouverts d’un métal liquide, résultat, comme le prétendent les légendes de Medusa, d’une bataille menée contre la plus puissante des bêtes avant qu’il ne soit réuni avec l’Empereur. Son armure est aussi lourde et impénétrable que celle d’un Char Super-Lourd, mais il gardait ses deux bras découverts pour pouvoir les utiliser à pleine puissance. Ferrus fabriqua d’innombrables armes au fil des décennies, certaines offertes en cadeau à ses frères Primarques, d’autres réservées à son usage personnel. La Gorgone préférait personnellement les marteaux de guerre les plus lourds, les masses et autres types d’armes trop massives pour qu’un autre Primarque puisse les soulever, mais qu’il pouvait manier seul au combat.[1]

La Gorgone était un géant brutal, sans ornements. Sa taille et sa largeur d’épaules étaient étourdissantes, même pour ceux qui s’étaient battus aux côtés de tels individus et les avaient vus saigner comme les autres hommes. Sa peau pâle était noueuse, couturée de cicatrices, car son cœur était celui d’un conquérant. Il avait soumis le plus hostile de tous les mondes connus de l’Imperium des Hommes : le sien, et il n’avait jamais rechigné depuis à mener par l’exemple. Son front était barré d’un pli sentencieux. Ses cheveux couleur de schiste étaient coupés court. Son armure était noire, chaque surface forgée à la main, parfaite. La maîtrise métallurgique innée de Ferrus Manus lui-même se lisait dans le moindre ornement martial, la moindre courbe. Une haute collerette de fer noir s’élevait au niveau de sa nuque, avec un liseré d’argent riveté. L’emblème du gantelet sur sa spalière mantelée avait été réalisé à partir d’une unique pièce de fer martelée à la main. Sur l’autre spalière pendait une cape de mailles épaisses, sur laquelle reposait Brise-Forge, son immense marteau de guerre. La main qui empoignait le manche d’ébène était de ce métal fondu et iridescent qui recouvrait jusqu’à l’avant-bras du Primarque. Il émettait un chant d’acier brossé et semblait animé d’une vie propre. Ses yeux captivaient l’assistance. Ils étaient comme des pièces d’argent, sans reflets, lointains et pourtant hautement hypnotiques. Ferrus Manus n’était pas réputé pour sa beauté. Il ne hantait pas les songes des hommes comme Fulgrim, Sanguinius ou Horus, mais il était beau, comme un sabre ou une armure forgée artisanalement pouvaient l’être. Il exigeait la perfection de toutes choses, et cette exigence était comme une main qui inclinait les têtes vers le sol.[2]

C’est sur le Monde Sauvage de Medusa que l’enfant qui allait devenir la Gorgone atterrit. Les clans humains primitifs de Medusa virent une étoile qui s’écrasa sur le flanc de la plus haute montagne de ce monde, baptisé Karaashi, le Pic des Glaces. Ferrus Manus descendit des chaînes de montagnes inhabitées, relevant tous les défis physiques qui se présentaient à lui. Il fut adopté par les rustres clans de Medusa qui respectaient son courage et son endurance. Il marqua l’histoire de la planète par sa traque et sa victoire sur Asirnoth, le Grand Ver d’Argent, que son arrivée sur ce monde avait libéré, en le plongeant dans une coulée de magma. Lorsqu’il sortit enfin ses bras de la lave, le monstre n’était plus et ses mains étaient recouvertes du même métal vivant qui composait la peau de la créature, aussi flexible que de la chair et aussi solide que la céramite. Alors que Medusa connaissait une période de prospérité inédite sous l’autorité du Primarque, l’Empereur atteignit la planète et retrouva Son fils. Ferrus Manus a acquit un respect pour son père après l’avoir affronté en combat singulier, et lui jura allégeance, recevant le commandant de la Xe Légion qui allait devenir les Iron Hands.[3]

La Légion des Iron Hands se battit avec courage partout dans la galaxie. Ferrus croyait avec passion dans le rêve de l’Empereur d’unifier toute l’Humanité. C’est durant cette vaste conquête galactique qu’il forgea une profonde et solide amitié avec son frère Primarque Fulgrim lors de leur rencontre sur Terra, sous le Mont Narodnaya, dans la plus grande forge des Ourals, où Ferrus Manus œuvrait avec les maîtres de fonderie. Les deux demi-dieux se lancèrent le défi de forger la meilleur arme qui soit. Œuvrant pendant des semaines, les deux frères finirent leurs armes. Fulgrim avait forgé un marteau de guerre exquis, Brise-Forge et Ferrus une épée à lame d’or, Lame de Feu. Voyant ce que l’autre avait créé, chaque Primarque avait déclaré que l’arme de son rival était la meilleure des deux avant de se les échanger, scellant leur amitié.[4]

À la fin de la Grande Croisade, alors qu’Horus était devenu le Maître de Guerre, Ferrus et Fulgrim combattirent une dernière fois ensemble lors de la Bataille de l'Étoile de Carollis où les deux Primarques et leurs Légions respectives détruisirent une civilisation stellaire composée d’humains et de Xenos. À ce moment, Ferrus ignorait la corruption qui se répandait chez son frère depuis la Purge de Laeran, ignorance qui mènera au destin tragique de la Gorgone ainsi que du Phénicien.[5]

Corrompu par Horus après la destruction de la Technocratie Aurétienne, Fulgrim fut chargé par le Maître de Guerre renégat de convaincre la Gorgone de rejoindre sa cause. Lorsque Fulgrim lui proposa de rallier la rébellion, Ferrus, ivre de rage devant un tel blasphème, n’hésita pas un instant et tenta de tuer son frère, ulcéré par la trahison de ses frères contre l’Empereur et l’Imperium. Le Phénicien parvient à s’échapper, non sans avoir meurtri la flotte des Iron Hands lors de son évasion.[6]

Manus reçut quelques mois plus tard l’ordre de Rogal Dorn depuis Terra de diriger les forces de l’Imperium afin d’éliminer Horus, Fulgrim, Angron et Mortarion sur Isstvan V suite à l’Atrocité perpétré par ces Primarques sur Isstvan III et la déclaration ouverte de leur rébellion qui déclenchait l’Hérésie d'Horus.[7]

Avec ses frères Primarques Vulkan des Salamanders et Corvus Corax de la Raven Guard, Manus prit la tête de l’élite de sa Légion et mena la charge des Loyalistes lors de la Bataille de Isstvan V dans la Dépression d’Urgall, repoussant les Traîtres malgré des pertes monstrueuses. C’est à cet instant que tout bascula lorsque les Iron Warriors, l’Alpha Legion, les Night Lords et les Word Bearers - à ce moment considéré comme loyaux envers l’Empereur - arrivèrent à l’arrière des trois Légions Loyalistes, officiellement pour les soutenir. Puis la trahison suprême frappa et ces quatre Légions encerclèrent et massacrèrent les Loyalistes.[8]

La légende de Ferrus Manus se termina sur le sol ensanglanté de Isstvan V aux mains de son frère Fulgrim. Après avoir tenté en vain de rallier la Gorgone à la cause du Maître de Guerre, Fulgrim engagea Ferrus dans un duel à mort, l’épuisant dans une bataille que peu d’individus, même les Primarques qui regardaient, pouvaient pleinement percevoir. À la fin du duel, la tête de Ferrus Manus fut séparée de ses épaules par la lame de Fulgrim, l’horrible trophée offert à Horus Lupercal par le Primarque victorieux. Peut-être l’Hérésie d’Horus aurait-elle pu être évitée avant la mort de Ferrus Manus car à la suite de celle-ci, rien ne serait plus jamais comme avant.[9]

Les Iron Hands ne se remettront jamais de la mort de leur Primarque, ignorant ce qui advint de ces restes profanés. Ils seront hantés pendant dix mille ans par le Démon Slanneshi qui naîtra du cri psychique de la mort de la Gorgone - le Roi Saphir - avant sa défaite durant l’Hérésie Gaudinienne.[10]

Jeunesse sur Medusa[modifier]

Lorsque l’Empereur parcourait encore l’univers afin de sauver la galaxie de la régression, de la superstition et du mysticisme, Il créa les Primarques, des êtres surhumains. Cependant Son projet ne passa guère inaperçu, car un vortex aspira les fœtus des Primarques dans le Warp.

Les vingt capsules d’incubation dérivèrent dans l’Immaterium et finalement, elles furent déposées sur diverses planètes de la galaxie. La capsule de celui qui allait devenir Ferrus Manus, le Primarque des Iron Hands, échoua sur un monde nommé Medusa.

Lorsque la capsule de Ferrus Manus arriva sur Medusa, elle déchira par une tornade de feu et de lumière ce monde qui était plongé dans une nuit perpétuelle suite à une calamité des jours anciens. La capsule du Primarque s’écrasa au flanc de la plus haute montagne de Medusa, Karaashi, le Pic des Glaces, déclenchant une avalanche à son sommet et enterrant le jeune Primarque sous la neige. L’onde de choc se répandit sur toute la surface de la planète, des plateaux s’encaissèrent et des précipices s’ouvrirent en réponse à l’arrivée du grand Primarque.[11]

Quand l’enfant Primarque se réveilla, c’était dans une chambre aux parois cylindriques d’argent qui encerclaient sa capsule de métal dans laquelle il ne se souvenait pas avoir été placé. Il décrocha les câbles branchés sur son corps, et se retourna à l’intérieur d’un tube étriqué, l’obligeant à ramper dans sa longueur, pour atteindre la paroi fendue de sa capsule. Le jeune Primarque ignorait bien évidemment où il se trouvait. Totalement nu, il prit un instant pour admirer la perfection quasi-divine de son physique avant de s’extirper de sa capsule. Il se trouvait à l’intérieur d’un vaste cratère, large d’une centaine de kilomètres au moins, profondément ouvert dans le ventre de ce qui avait été autrefois une montagne colossale de pierre noire et de glace. Il vit le cratère et la chaleur incroyable qui en ressortait, alors que la montagne grondait et tremblait de secousses sismiques. Le jeune Ferrus Manus sut que son arrivée était la cause de cette destruction. Puis il examina la capsule dont il venait d’émerger. Elle était longue d’exactement neuf mètres, froissée par son impact terrible avec la montagne et sur la plaque s’étalait une seule lettre : X. Dès qu’il vit ce chiffre, il ressentit une impression d’appartenance à un groupe plus large. Puis réexaminant de nouveau le cratère, il se rendit compte qu’il ne pouvait pas s’agir d’une formation rocheuse naturelle à l’intérieur de la montagne car sa forme était trop géométrique, et son arrangement trop précisément symétrique pour être apparus d’eux-mêmes. Il repéra un motif qui menait au centre du cratère, où il discerna les traces d’une structure angulaire nichée entre les stalagmites enroulées. Il se mit en chemin vers elle et observa le sol près de la structure, discernant maintenant des motifs concentriques complexes taillés dans la pierre autour de lui : des grands arcs reliés par des formes runiques cursives. Enfin, il atteignit la structure au cœur du cratère pour se rendre compte qu’il n’y avait en effet aucun moyen d’y entrer car ses murs étaient d’un noir luisant et sans aucun joint, ni aucune imperfection à la surface. C’était un cube solide.

Soudainement, des fissures apparurent sur cette structure avant de totalement se disloquer pour laisser place à une forme roulée sur elle-même, une entité désassemblée, qui ne parvenait que maintenant à reprendre sa forme originelle. Ce monstre était fait d’un tissage tourbillonnant, architectural et organique, artificiel et intelligent, à la fois une chose vivante et une construction monstrueuse d’engrenages biomécaniques accompagné d’un murmure de métal liquide qui se réverbérait dans toute la caverne. La créature énorme était semblable à un ver, et se déroulait depuis sa prison écroulée. Le jeune Primarque ramassa un éclat tranchant de roche noire lisse comme le verre et s’avança face à la créature, un wyrm titanesque, dont le corps segmenté et cliquetant se reformait dans une rotation constante, avec une aisance liquide. L’exocrâne bulbeux du monstre et arachnéen était pourvu d’antennes, de trois proboscides garnies de dents en aiguille et d’yeux à facettes. Le Primarque bondit de côté lorsque la bête abattit sa masse vers lui, en écrasant les restes de son ancienne geôle et en craquelant le sol sous son poids titanesque. Manus se jeta sur la créature pour lui planter sa lame d’obsidienne dans le flanc, mais la pierre vola en éclats contre l’armure scintillante. Il fut projeté au loin et heurta lourdement le sol, son corps meurtri jusqu’à l’os. Il se redressa sur un genou, prêt à affronter de nouveau la créature à mains nues. Mais celle-ci se fraya un chemin vers les falaises afin de rejoindre la surface de la planète. Le Primarque avait échoué dans sa première tâche, mais il se jura à lui-même qu’il n’échouerait pas une deuxième fois.

Ferrus Manus fut toujours un très grand artisan, créant des merveilles, des armes et des outils étranges qui permettront un essor de la civilisation sur Medusa.
Il avait compris que son arrivée avait détruit la prison du monstre, et considéra qu’il était de sa responsabilité de réparer cette situation. Il suivit le sillage de destruction laissé par la créature, ce qui le mena jusqu’au pied de la falaise. Son ascension avait laissé la roche couverte de prises pour les mains et les pieds, ce qui en rendait l’escalade possible, mais le wyrm allait trop vite pour qu’il puisse le rattraper à temps. Ferrus Manus finit par atteindre le bord du cratère et se hissa au dehors, ses mains en sang, des fragments d’écailles de la bête jonchant le bord du cratère. Il en ramassa une en songeant à s’en servir comme arme mais il y vit avant tout son reflet, ne pouvant retenir un hoquet de surprise, car là où ses yeux avaient été auparavant d’un vert tacheté d’or, ils étaient désormais d’une teinte argent, telles des pièces placées sur ceux d’un mort. Il observa le sillon profond dans le flanc de la montagne tracé par le monstre et qui menait à une désolation enténébrée. Puis il vit au loin un certain nombre de véhicules primitifs traversant la steppe méridionale, une grande caravane, tirée par d’énormes bêtes de somme à la peau grise. Il discerna des hommes au dos courbé qui conduisaient ces animaux, protégés par des fourrures et de lourdes capes de cuir. Il voulut aller vers eux, apprendre où il se trouvait et qui ils étaient. Mais il s’était juré de détruire le wyrm et il refusa de briser sa parole. Il tourna le dos aux hommes de ce monde, et suivit la trace de la créature vers les sables noirs et froids qui s’étendaient au nord.[12]

Le temps passa et Ferrus Manus a grandi, seul. Les autochtones de Medusa lui donnèrent d’innombrables surnoms. Les Géants de la Tempête du Pinacle de Karaashi - des guerriers mystiques formés d’élémentaux de roche sombre fusionnés en gaines cognitives d’armure minérale - l’appelèrent Cataclysme car c’est sa chute sur la planète qui avait fait s’effondrer leur monastère dans la montagne, et ses explorations qui avaient involontairement libéré le grand sorcier de sa captivité à cet endroit. Le jeune Primarque n’avait pas été capable de l’arrêter car il n’avait pas été assez fort. Depuis ce jour, le jeune homme se fit appeler "Chasseur", hantant les contreforts de Karaashi. Les seigneurs de guerre du Subliminat l’avaient appelé "Chair", exprimant le désir d’une ressource trop inestimable pour être laissée sans nom. Le Primarque avait démantelé leurs cohortes de moissonneurs une par une. La fantasmagorie le surnommait "La Finalité" alors que les Mecharachnis et les Phasewraiths qui gardaient les complexes pyramidaux des civilisations disparues et dont les sceaux furent brisés lors de l’arrivée du garçon cherchaient à le tuer, leurs algorithmes eidoliques le désignant sus le terme de "Rehew Netjer", ce qui signifiait "Fils de l’Homme".

Le Primarque se nourrissait de sable, complété par tous les minéraux et métaux qu’il pouvait récupérer. Sa physiologie était capable de métaboliser toutes les matières inorganiques qu’il pouvait ingérer, ainsi que les tissus organiques des goules cybernétiques et des demi-machines qui portaient la peau de ce qu’elles avaient tué. Car durant sa jeunesse, il dû affronter de nombreuses créatures robotiques, semi-robotiques et infernales. Ces monstres étaient des morceaux de chair cadavériques et humanoïdes, avec des incrustations métalliques, des fils de câblage et le corps gainé de lames. Armé d’un barbiche, le Primarque dû en affronter un certain nombre qui cherchèrent à le dévorer.[13]

Les plus dures batailles de Ferrus Manus furent son combat contre l’Élémentaire de Karaashi dans un dédale de glace, où lorsqu’il fit face à la grande migration des Yarrk dans le fjord de Jaadan, où quand il affronta les osts mécanisés de Stanislas, le Révérend de Fer dément, qui avait pourchassé Ferrus sans merci pendant toute son enfance, jusqu’à ce jour où il avait affronté l’armada mystique en personne et l’avait brisée de ses mains.[14]

Quelques années plus tard, Ferrus avait atteint l’âge adulte et descendit des chaînes de montagnes inhabitées du nord lointain, là où s’élevait le Pic des Glaces. Il était devenu une véritable légende, car personne n’égalait la force de son bras malgré tous les efforts qu’il fit pour se trouver un adversaire digne de lui. D’après un mythe souvent ressassé, il défia un jour un Géant des Tempêtes de se mesurer à lui. Le géant prit entre ses mains une montagne et la lâcha une lieue plus loin, mais il fut humilié lorsqu’il vit Ferrus transporter à la nage la chaîne de montagnes entière sur son dos pour aller la déposer sur une île voisine. Le Primarque a parcouru la surface de Medusa, se faisant connaître de tous et acquérant une connaissance inégalée de sa planète. Il voyagea dans des contrées que tout autre que lui aurait jugées impraticables, escalada les plus hautes cimes et plongea vers les profondeurs des océans pour repousser toujours plus loin les limites de son corps. Son endurance et sa fureur assurèrent sa renommée auprès des clans qui peuplaient Medusa et qui tenaient en très haute estime de telles qualités. Il fut unanimement adopté comme l’un des leurs. Mais Ferrus ne chercha jamais à mettre un terme aux conflits entre les factions, car la compétition était selon lui source d’émulation. Il ne se départit jamais de sa neutralité et ne participa à aucune bataille pour ne pas favoriser un clan plus que l’autre.

Finalement, Ferrus retrouva le ver métallique qu’il avait réveillé en arrivant sur Medusa, le monstre étant baptisé par le peuple de ce monde comme étant Asirnoth, le Grand Ver d’Argent. Le Primarque parvint à pister la bête pendant des jours au travers de la légendaire Terre des Ombres, domaine des anciens entouré d’un voile de peur et de mystère, dont on dit qu’elle abritait les reliques gigantesques de pierre et de métal d’une époque disparue, ainsi que les fantômes des défunts qui venaient y errer après avoir quitté la compagnie des vivants. Un terrible duel débuta mais Ferrus ne parvint pas à percer le blindage de la créature. Après quelques jours, les combattants avaient traversé des mers et des continents, mais Ferrus ne perdait pas confiance, certain de finir par en venir à bout. Il vainquit finalement le Grand Ver en le maintenant plongé dans une coulée de magma, la mer de lave de Kiraal. Il serra les dents pour supporter stoïquement la douleur atroce. Lorsqu’il sortit enfin ses bras de la lave, le monstre n’était plus et ses mains étaient recouvertes du même métal vivant qui composait la peau de la créature, aussi flexible que de la chair et aussi solide que la céramite.

Ferrus Manus affirmera durant la Grande Croisade que cette version de son combat était sa préféré…[15]

L'Arrivée de l'Empereur[modifier]

Après sa victoire sur Asirnoth, Ferrus revint vers les clans et il enseigna à tous ceux désireux d’apprendre. Il conçut des armes et des outils étranges qui prenaient forme sous ses doigts et fit don aux clans de merveilles qu’ils n’auraient même pas osé imaginer. Ainsi, Medusa connu son heure de grandeur, la civilisation entamant son essor à une allure fulgurante.

Puis les cieux s’ouvrirent pour la seconde fois de histoire de Medusa. Ferrus se mit immédiatement en route vers les terres du nord, là où s’était posée une source de lumière. Des semaines plus tard, Ferrus Manus réapparut devant les clans, accompagné de l’Empereur de l’Humanité. On ignore ce qu’ils se sont dits, mais des légendes évoquent que Ferrus reconnut son égal en la personne de l’Empereur dès qu’il le vit et il l’affronta en duel, leur confrontation dévastant le paysage environnant. Quand ils descendirent des montagnes du nord, le lien de respect mutuel entre eux ne faisait aucun doute. Ferrus quitta Medusa à contrecœur, tiraillé entre ses deux obligations de loyauté contradictoires. D’un côté, son peuple qu’il avait aidé à prospérer, ainsi que la planète qu’il affectionnait et qui lui avait permis de s’endurcir. De l’autre, son sens du devoir envers l’Empereur, qui finit par être le plus fort. Il reçut finalement le commandement de la Xe Légion.[16]

La Grande Croisade[modifier]

« On dira ce qu’on voudra à propos de la XIVe légion. Ils sont laids et ils sont méchants, mais ils sont tenaces. Il n’y en a pas d’autres que je préférerais avoir à mes côtés pour une guerre d’usure, et je préférerais trouver n’importe qui d’autre face à moi. »
- Ferrus Manus, après la campagne de Cent Cinquante-Quatre Quatre.

Ferrus Manus fut officiellement présenté à l’Imperium lors d’une parade qui fêta son retour aux côtés de l’Empereur et de ses frères Horus et Leman Russ. C’est d’ailleurs lors de cet événement que le Roi-Loup reçut de la part du Maître de l’Humanité la Lance de l’Empereur, une lance énorme, exceptionnellement bien faite et magnifique, en récompense pour la victoire des Space Wolves lors de la campagne de la Roue de Feu.[17]Manus sera connu pour aller au combat qu’à bord d’un Land Raider, ce qui développera un culte mystique chez ses fils autour de ce véhicule de guerre.[18]

La Gorgone mènera les Iron Hands, telle que fut nommée la Xe Legiones Astartes, et se battit avec courage partout dans la galaxie, faisant regretter leurs agissements à tous ceux qui s’opposaient à la parole de l’Empereur. La Légion recruta sur Medusa, dont les combattants se montrèrent eux aussi particulièrement résolus dans leur foi. Ferrus croyait avec passion dans le rêve de l’Empereur d’unifier toute l’Humanité, car elle était selon lui en grand danger et n’était d’ailleurs pas la moindre des menaces pour elle-même. À ses yeux, si elle n’était pas unie, elle finirait par être petit à petit anéantie. Ceux qui acceptaient la Vérité Impériale étaient accueillis à bras ouverts par Ferrus Manus, mais ceux qui le refusaient étaient abattus sans pitié. L’attitude implacable du Primarque terrifia ceux dont ils s’approchaient et de nombreux mondes passèrent à l’Imperium uniquement par peur des représailles pour lesquelles Ferrus Manus avait fini par être renommés.[19]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les Iron Hands

Une Grande Amitié[modifier]

Un Grand Artisan

Ferrus Manus était reconnu pour être une très grand forgeron, fabriquant des armes incroyables et d’une qualité insurpassable. Il offrit des armes à nombre de ces frères, comme Illuminarum, la Masse Énergétique de Lorgar Aurelian, qu’il donna à l’Urizen sur Terra en remerciement pour son aide sur le monde de Galathon Secundus.[20]

Où bien la lame dorée que la Gorgone forgea et tendit à Horus Lupercal en cadeau pour son investiture comme Maître de Guerre, une lame demeurée parfaite jusqu’au jour où Horus l’utilisera contre le traître Eugan Temba sur Davin avant d’être affligé de la blessure qui provoquera sa chute.[21]

Alors que Ferrus Manus se trouvait un jour sur Terra, sous le Mont Narodnaya, dans la plus grande forge des Ourals et œuvrant avec les maîtres de fonderie, un frère Primarque qu’il n’avait encore jamais rencontré entra dans le complexe, accompagné de sa garde personnelle. Ce Primarque se nommait Fulgrim, Maître des Emperor’s Children. Le Phénicien expliqua à Ferrus Manus qu’il était venu forger l’arme la plus parfaite jamais créée, afin de la porter au cours de la Grande Croisade. La Gorgone ria au nez de Fulgrim devant cette fanfaronnade, puis lui déclara que ses mains à l’allure aussi chétive n’arriveraient jamais à égaler les siennes. Les deux frères se lancèrent alors un défi : forger la meilleure arme qui soit. Ils forgèrent pendant des semaines tout en s’envoyant des quolibets joviaux. À la fin, Fulgrim avait forgé un marteau de guerre exquis, baptisée Brise-Forge alors que Ferrus Manus avait fabriqué une épée à lame d’or, nommée Lame de Feu. Voyant ce que l’autre avait créé, chaque Primarque déclara que l’arme de son rival était la meilleure des deux. Puis ils se l’échangèrent, scellant leur amitié avec le fruit de leurs mains.[22]

Ce sera Fulgrim qui affublera Ferrus Manus du sobriquet "la Gorgone", ce dernier trouvant que cela lui allait bien. Après leur rencontre au Mont Narodnaya, les deux nouveaux amis retournèrent au Palais Impérial où Sanguinius était arrivé en apportant des présents à l’Empereur, des statues délicates taillées dans la roche luisante de Baal, des joyaux d’une valeur inestimable, et des objets splendides faits d’aragonite, d’opale et de tourmaline. Le seigneur des Blood Angels en avait amené assez pour emplir une dizaine d’ailes du palais des plus belles merveilles qu’il pouvait s’imaginer. Fulgrim fut fasciné de découvrir qu’un autre de ses frères partageait son amour pour les ouvrages d’une telle beauté, mais Ferrus Manus ne fut pas impressionné, et affirma que de telles préoccupations étaient une perte de temps quand il leur restait toute une galaxie à dominer. Fulgrim ria, et lui dit qu’il était une vraie gorgone, que s’il ne prisait pas la beauté, il n’apprécierait jamais les étoiles qu’ils devaient reconquérir pour leur père.[23]

Fulgrim restera à part aux yeux de Manus, car à part le Phénicien, il n’appréciera jamais vraiment ses frères, à part Vulkan des Salamanders, un frère avec lequel Ferrus Manus partageait une grande amitié, car tous deux étaient des artisans autant que des guerriers. À ses yeux, Fulgrim lui ressemblait plus que n’importe quelle autre paire de Primarques. Leurs différences si prononcées étaient superficielles, et il ne leur avait pas fallu bien longtemps pour découvrir ce qu’ils avaient en commun. La perfection. Tous deux en avaient besoin, ils tendaient vers elle. C’était ce qu’ils attendaient de leurs fils. Ils ne différaient que par leurs méthodes. Là où Fulgrim gravissait les obstacles pour s’élever toujours plus haut, Ferrus, lui, les pulvérisait par la seule force de sa détermination avant d’en piétiner crânement les décombres. Le but ultime et l’envie de l’atteindre le premier étaient identiques.[24]

La Chute des Seigneurs de Gardinaal[modifier]

« Tout le monde me parle de ses mains, mais ce n’est pas ce qui m’a frappé le plus la première fois que j’ai vu Ferrus Manus. Ce furent ses yeux. Les regarder revient à contempler un miroir trop sombre, trop immense pour refléter autre chose que ce qu’il désire lui. Il y a de la beauté dans ce phénomène, d’une certaine façon… »
- Les Souvenirs d’Akurduana, Vol. CCLXVII, La Chute des Seigneurs de Gardinaal.
Ferrus Manus durant la Grande Croisade.
En 869.M30, Ferrus Manus avait encouragé des exercices conjoints entre les IIIe et Xe Légions pour bousculer les doctrines enracinées et susciter un esprit de compétition dans les deux camps. Le représentant des Emperor’s Children était le très célèbre et époustouflant épéiste Akurduana, Capitaine de la Deuxième Compagnie de la IIIe Légion, avec qui Ferrus Manus lia une relation de respect et de rivalité. Durant des entraînements conjoints entre les deux Légions sur Vesta, une petite lune sans soleil qui flottait dans le vide, la Gorgone reçu des nouvelles des Ultramarines de la 413e Expédition. Un appel à l’aide.

La 413e Flotte Expéditionnaire regroupait cinq régiments de l’Armée Impériale et deux mille Space Marines principalement issus de la XIIIe Légion. Elle avait pour mission d’assurer la soumission d’un empire solaire dirigé par une branche de l’Humanité jouissant d’un niveau de développement technologique comparable à l’Imperium et dénommée les Gardinaaliens. Des émissaires de la Légion des Thousand Sons avaient été envoyés pour négocier une transition paisible des rênes du pouvoir vers l’Imperium. Les capacités industrielles et les forces militaires des Gardinaaliens furent jugées suffisantes pour justifier des concessions. Les négociations ayant échouées, les Ultramarines sont intervenus et subirent une terrible défaite.

À la tête de la 52e Flotte Expéditionnaire forte de près des deux tiers des effectifs de sa Légion - soixante-dix mille Space Marines, six millions d’auxilia de l’Armée Impériale et des Skitarii ainsi qu’un contingent de machines de guerre, Ferrus Manus se dirigea vers Gardinaal, faisant exceptionnellement d’Akurduana son Écuyer le temps de mettre en Conformité Gardinaal.

En arrivant dans le secteur, il découvrit que Gardinaal était un empire solaire composé de onze mondes, de plusieurs centaines de lunes et de milliers d’astéroïdes massifs. Le système était densément peuplé et hyper industrialisé. Les Gardinaaliens avaient conservé un certain nombre de technologies issues du Moyen-Âge Technologique que l’Imperium avait perdu, et vice versa. Leur capitale était Gardinaal Prime, ainsi dénommée car elle avait été la première planète des Onze Mondes à être colonisée, abritant cent milliards d’âmes désœuvrées.

Assis sur son trône en fer médusien façonné par sa propre main, Ferrus Manus écouta l’Archiviste Amar des Thousand Sons lui expliquer l’échec des négociations. Puis il se tourna vers Ulan Cicerus, commandant des Ultramarines de la 413e Expédition qui lui expliqua qu’il avait déployé l’Armée Impériale pour encercler la capitale de Gardinaal Prime mais que les forces auxiliaires se sont retrouvées isolées, incapables de repousser la contre-offensive blindée qui s’ensuivit. En réponse à l’offensive des Gardinaaliens, Ulan Cicerus avait mené une force combinée d’Ultramarines, de Thousand Sons et la moitié de la Legio Atarus pour les repousser vers leurs remparts. Ce à quoi les Gardinaaliens ont réagi avec des frappes atomiques de saturation. La moitié d’un demi-Legio de machines divines fut perdue, cinq cent mille soldats impériaux tués et huit cent cinquante-six guerriers Space Marines morts ou invalides, trois cent un dont le patrimoine génétique fut perdu, ou trop irradié pour être réimplanté.

La Gorgone ordonna aux Ultramarines de se redéployer, leur offrant une chance de se racheter, aux cotés des Iron Hands. Ferrus Manus voulait prendre Gardinaal avant l’arrivé de Roboute Guilliman et de toute sa 12e Flotte Expéditionnaire. Il se jura que le Maître d’Ultramar ne trouvera qu’un monde brisé à son arrivé. Manus savait que l’Empereur envisageait dans le futur de laisser le commandement de la Grande Croisade à l’un de Ses fils, et il voulait prouver sa valeur pour recevoir cet honneur futur tout en sachant qu’Horus ou bien Sanguinius ferait de très bons candidats. La soumission rapide de Gardinaal devait être sa déclaration d’intention. L’objectif était néanmoins d’assurer l’intégrité des industries et des ressources de ce monde.

Les Astartes finirent par affronter les Seigneurs de Gardinaal, des autocrates vivant dans des marcheurs plus grands que des Dreadnoughts, leur permettant de vivre des milliers d’années. Finalement, une demande de reddition des Gardinaaliens fut envoyée.

Ferrus Manus accueilli sur son vaisseau, assis dans son trône, le Haut Seigneur Strachaan, qui se trouvait dans son immense combinaison faites de plaques qui protégeaient ses bobines, de méta-matériaux hyperdenses et d’une armature grossière, capables de renvoyer les rayons énergétiques. Ferrus Manus exigea une reddition totale, sinon il oblitérerait la moindre trace de civilisation sur les onze mondes du système. Mais le Haut Seigneur Gardinaalien refusa. L’une des armes de Strachaan s’activa, mais rapide comme l’éclair, Ferrus Manus se saisit de l’arme, empêchant le projectile de sortir et provoquant une explosion dans la passerelle. Strachaan déploya d’autres armes cachées tandis que Ferrus Manus, s’empara de Brise-Forge. Le Primarque se jeta sur le seigneur des Gardinaaliens et il parvient à abattre son pied sur la grille de la visière de Strachaan en libérant toute la puissance de Medusa, tuant Strachaan et maculant sa botte de fluide vital biomécanique.

Suite à cette tentative d’assassinat, Ferrus Manus se défoula en affrontant en duel Akurduana dans le Hall d’Entraînement, espérant que celui qui était considéré comme le plus grand épéiste Astartes de son époque lui offre un défi intéressant. Il battra l’Emperor’s Children qui le remerciera en retour, car perdre pour une fois lui fit du bien. La Gorgone proclama que les Gardinaaliens ont eu plusieurs opportunités de se soumettre mais qu’il allait les détruire et que Gardinaal Prime sera ravagé de fond en combe. Il offrit l’honneur aux Ultramarines de mener le premier assaut.

La bataille finale sur Gardinaal vit les habitant de ce monde et les derniers Seigneurs se battre sans retenu, voyant la mort d’Ulan Cicerus notamment. À bord de son Land Raider Godhammer, variante d’un modèle Achilles-Alpha, Ferrus Manus traversa la champ de bataille et débarqua sur les lieux des derniers combats, ordonnant à ses guerriers que plus rien ne reste debout. Chaque coup de son marteau mutilait les marcheurs qui accueillait les corps des Seigneurs de Gardinaal et laissait des trous fumants dans les carcasses des machines de guerre. Contre un marcheur-crabe super-lourd qui dominait le Primarque de toute sa hauteur, Ferrus poussa un rugissement outragé, se saisit de l’appendice du marcheur, large comme un homme et garni de câbles hydrauliques, et l’écrasa dans sa main. Le marcheur se débattit un instant contre l’étreinte de Ferrus au cours d’une scène digne d’un mythe "greke" quand l’homme tira le titan arthropode à lui avant de le briser sous son marteau.

Il vit le sacrifice finale d’Akurduana qui détruisit la tour de commandement, le cœur de la résistance des Gardinaaliens, mettant fin au risque de déploiement des dernières armes de destruction massives des Seigneurs. Les derniers Gardinaaliens déposèrent les armes devant les Iron Hands. Ferrus Manus proclama que la campagne était terminée.

Le lendemain, Guilliman arriva avec sa Flotte Expéditionnaire, rejoint par Fulgrim. La Gorgone reçut les félicitations du Phénicien qui lui remonta le moral devant les grande pertes qu’avait subi Manus. Fulgrim lui appris qu’il était allé conquérir un monde nommé Molech avec l’Empereur mais que rien de particulier ne s’était passé, bien que Ferrus Manus en doutait. Il appris l’existence d’un nouveau frère retrouvé et que le Phénciein avait rencontré, un certain Jaghatai Khan, un Primarque qui d’après Fulgrim, la Gorgone appréciera.[25]

La Délégation de la Lumière[modifier]

« Je dois peut-être t’appeler “frère”, mais tu n’es pas de ma famille. Tu es entièrement différent de moi. »
- Propos rapportés de Ferrus Manus à Konrad Curze.

Aux côtés de l’Empereur, Fulgrim, Rogal Dorn et Lorgar Aurelian, Ferrus Manus débarqua sur un monde nommé Nostramo. La population locale fut ébahie et muette de terreur respectueuse devant ces dieux venus des étoiles. Ce groupe formé du Maître de l’Humanité et des Primarques fut baptisé la Délégation de la Lumière.

Au cœur de la cité de Nostramo Quintus, le dirigeant de cette planète les attendait, un monstre qui hantait les mythes de Nostramo sous le nom de Night Haunter. Chacun des Primarques se présentèrent à leur tour devant le sombre Primarque. Ferrus Manus fut le troisième à se présenter mais le Night Haunter ne ne lui dit rien, ne le voyant dans ses visons futuristes décapité, sa tête tenu dans la main gantée d’un autre guerrier, les doigts enfoncés dans ses orbites vides, et son corps oublié gisant sur la terre imbibée de sang d’un champ retourné par les chenilles d’engins de guerre.

Lorsque l’Empereur s’approcha enfin du Night Haunter, ce dernier s’effondra au sol en hurlant, avant que l’Empereur ne touche sa tête pour le calmer. Puis Il le nomma Konrad Curze.[26]

La Bataille de l'Étoile de Carollis[modifier]

La Fin de l’amitié entre la Gorgone et le Phénicien.
À la fin de la Grande Croisade, après le Triomphe d'Ullanor qui vit Horus Lupercal proclamer Maître de Guerre, Ferrus Manus dirigea la 52e Flotte Expéditionnaire, entamant une avance en masse dans l’Amas Biplan Inférieur. Le Primarque rencontra presque par accident une civilisation connue sous le nom du Diasporex, une culture qui avait pour originalité d’être une armada de vaisseaux humains et Xenos qui coopéraient afin de sillonner ensemble l’espace. Dans un esprit de pardon fraternel, Ferrus Manus avait généreusement offert de rapatrier les milliers d’humains que comptait le Diasporex sur des mondes amis, s’ils acceptaient de se soumettre à la loi de l’Empereur de l’Humanité. La proposition du Primarque fut rejetée d’emblée, et les communications coupées. Face à une telle insulte faite à la volonté de l’Empereur, Ferrus Manus n’avait d’autre choix que de lancer la 52e Expédition dans une légitime campagne contre le Diasporex. Mais cette campagne s’avéra plus difficile que prévu et la Xe Légion enregistra d’importantes pertes après des mois de combats, tombant dans des embuscades et incapable de localiser les navires ennemis. Ferrus Manus était furieux de voir filer entre ses doigts une flotte composée de vaisseaux plus vieux que les siens de quelques milliers d’années et conduits par de simples mortels. La Gorgone compris qu’il avait besoin de renforts pour mener à son terme cette guerre. Il contacta son frère Fulgim pour l’assister. Le Phénicien, revenant de la purge d’un monde nommé Laeran, répondit favorablement. Manus apprit entre temps que les Imperial Fists de Rogal Dorn avaient été rappelés sur Terra, où ils devaient fortifier les portes et les murs du Palais Impérial.

Lorsque Fulgrim arriva enfin, les deux frères se retrouvèrent avec joie, Ferrus Manus rencontrant par la même occasion le nouveau 1er Capitaine des Emperor’s Children, Julius Kaesoron avant d’aller serrer dans ses bras le Seigneur Commandant Vespasian. Puis il admira le Firebird, le Stormbird personnel de Fulgrim. Dans les quartiers privés du Phénicien, sur son vaisseau amiral le Pride of Emperor, Manus discuta avec son frère du nouveau titre d’Horus, affirmant que le Primarque des Luna Wolves était digne de son titre. Il fut néanmoins critique sur le besoin du Phénicien à conserver des œuvres d’art, faisant paraître son vaisseau pour un musée plus que pour un navire de guerre, ne voyant qu’une distraction que le détournait de son devoir de conquérir la galaxie.

Finalement, un fois le plan d’attaque établi principalement par Fulgrim, l’affrontement final contre la flotte du Diaporex eu lieu dans la couronne de l’Étoile de Carollis. Durant la bataille spatiale, Ferrus Manus, à bord du Fist of Iron, sauva la vie du Phénicien en détruisant les croiseurs du Diaporex qui avait prit pour cible le Firebird, tirs qui faillirent tuer Fulgrim durant son trajet qui devait le mener à bord du vaisseau amiral ennemi.

Suite à la destruction de Diaporex, Fulgrim et sa Légion partirent continuer leurs campagnes. La prochaine rencontre entre les deux Primarques signera la fin d'une ère…[27]

La Fin d'Une Amitié[modifier]

Alors qu'Horus avait été corrompu sur Davin et préparait sa rébellion, Fulgrim avait sombré dans la démence à cause de l’Épée Démoniaque que le Phénicien avait pris sur Laeran. Horus et Fulgrim eurent une entrevu après la destruction de la Technocratie Aurétienne, entretien qui verra in fine Fulgrim rejoindre le camp d'Horus. Le Maître de Guerre chargea son nouvel allié de retrouver Ferrus Manus pour le convaincre de rejoindre la rébellion pendant que Isstvan III brûlerai. Fulgrim s'exécuta.[28]

Lorsque Ferrus Manus retrouva son frère à bord du Fist of Iron, le Phénicien lui demanda un entretien privé. La Gorgone l’invita dans son sanctuaire privé, la Forge de Fer, lieu où Manus créait ses plus belles œuvres. Ici, Fulgrim lui expliqua que l’Empereur les avait abandonné pour atteindre une ascension divine, qu’Horus l’avait découvert et préparait une rébellion. Médusé, Manus apprit le ralliement de certains Primarques à la cause du Maître de Guerre ainsi que de la purge en cours sur Isstvan III. Pour toute réponse, Ferrus Manus hurla à la trahison, horrifié devant une telle abomination et se jeta sur le Phénicien, déterminé à le tuer tout en proclamant que leur amitié était morte. Son marteau Brise Forge rencontra Lame de Feu et les deux anciens amis se battirent sans pitié. La Gorgone parvint à détruire à main nue Lame de Feu mais Fulgrim s’empara de Brise Forge et asséna un coup qui assomma Ferrus Manus. Fulgrim ne trouva pas la force d’achever son frère et avec Brise Forge toujours en main, il retourna rejoindre sa flotte qui attaqua par surprise les vaisseaux des Iron Hands avant de s’enfuir pour rejoindre Horus, Angron et Mortarion sur Isstvan V.[29]

La Bataille de Isstvan V[modifier]

Revenu à lui, Ferrus Manus fulmina devant cette trahison odieuse. Prononcer le nom de Fulgrim était interdit en sa présence. La Forge de Fer était devenue son refuge alors que sa Légion se remettait des dégâts subis par l’attaque surprise des Emperor’s Children. La Gorgone avait ordonné de mettre le cap vers Terra pour prévenir l’Empereur de cette trahison, mais les Navigators et les Astropathes lui apprirent que c’étaient impossible, car de titanesques tempêtes Warp s’étaient déclenchées, empêchant tout voyage. Ferrus Manus était furieux face à l’injustice d’avoir survécu à une telle trahison pour se retrouver ensuite empêché d’en porter la nouvelle à l’Empereur par quelque chose d’aussi trivial qu’une tempête du Warp.

Puis son chœur astropathique finit par recevoir un message - ce qui créa un soupçon chez certain, comme si on voulait que la Gorgone reçoive cette missive. C’était un ordre de Rogal Dorn, le champion de l’Empereur, qui ordonna à tous les Primarques se rallier Isstvan V, base de l'Architraître et de l’éliminer. En plus des Iron Hands, les Salamanders, l’Alpha Legion, les Iron Warriors, les Word Bearers, la Raven Guard et les Night Lords furent mobilisés. Ferrus Manus ordonna de faire cap immédiatement vers Isstvan V, refusant d’attendre l’ensemble de sa Légion, aveuglé par la vengeance et son désir ardent de tuer Fulgrim pour restaurer son honneur. Il pensait que des faiblesses devaient exister en lui car Fulgrim n’aurait pas couru le risque de tenter de le rallier à la cause du Maître de Guerre s’il n’avait pas véritablement cru qu’il se joindrait à eux. Ils craignaient que certains finissent par dire que peut-être Fulgrim avait raison de croire qu’il le suivrait dans sa perfidie.

Arrivé à Isstvan V, sur le pont du Ferrum, Ferrus Manus accueillit ses frères Vulkan et Corvus Corax pour débattre de la meilleure façon de détruire les forces présentes sur Isstvan V. Arrivé dans le système de Isstvan, la Gorgone faisait les cent pas sur le pont de son vaisseau, tel un lion méduséen en cage, dans l’attente des nouvelles de sa Légion envoyée faire une reconnaissance discrète pour identifier les positions ennemies. Les Primarques avaient cartographié les zones d’atterrissage ainsi que les schémas d’attaques optimaux. Néanmoins, sans les autres Légions chargées de mater la rébellion d’Horus, rien ne pouvait encore être accompli.

La Gorgone était frustré de ne pas pouvoir accomplir la volonté de l’Empereur immédiatement alors qu’il était arrivé à Isstvan mais il savait que lui et ses deux frères ne pouvaient vaincre les forces du Maître de Guerre sans soutien. Les Légions de Corax et Vulkan étaient prêtes à commencer leur attaque sur Isstvan V mais aucune nouvelle des Word Bearers, des Night Lords, des Iron Warriors et de l’Alpha Legion n’arrivait. Lorsque qu’un Astropathe nommé Cistor mis le pied sur la passerelle de commandement, Ferrus Manus le rejoignit, et ses mains saisirent les épaules de l’Astropathe dans leur poigne accablante, suppliant d'avoir des nouvelles des quatre Légions. Corax lui demanda de reposer le pauvre Astropathe qui faillit finir écraser entre les mains nerveuses de la Gorgone. L’Astropathe lui appris que les quatre Légions n’étaient plus qu’à quelques heures. Ravi, Ferrus déclara une offensive planétaire totale, sachant que les renforts arriveraient pour une seconde vague. Il décréta que lui et ses Morlocks - vétérans de la Xe Légion - assureront l’avant-garde, alors que Corax et sa Légion devait s’emparer du flanc droit de la Dépression d’Urgall où se terrait les Traîtres, puis pousser vers le centre. Quant à Vulkan, il était chargé du flanc gauche. Les autres Légions devaient les rejoindre dès leur sortie du Warp, sécuriser le site d’atterrissage et venir les soutenir.

GRIFFITH !!!
La Gorgone débarqua sur Isstvan V depuis un Module d’Atterrissage largué depuis l’orbite avec d’innombrable autres Modules qui saturaient le ciel au-dessus de la Dépression d’Urgall. Les forces combinées des trois Légions fendirent les airs pour exercer leur vengeance sur leurs frères de jadis. Suivit de ses Morlocks, la Gorgone fonça vers la crête de la dépression alors que l’essentiel de l’effectif des Iron Hands était tombé en plein cœur des défenses ennemies. Ferrus Manus jeta les renégats au sol à l’aide de ses poings luisants, ou les abattait sous les projectiles énormes de son pistolet ornementé. Il massacrait les Astartes ennemis à la douzaine, et leur aplomb de parjures s’estompa devant une telle incarnation de la guerre.

Le Primarque s’enfonça plus encore dans les rangs des renégats dont l'entraînement ne les avait jamais préparés à affronter la colère d’un Primarque. L’attaque des Loyalistes enfonça l’arrière de la ligne des Traîtres, un arc incurvé au centre duquel se battait Ferrus Manus. La Raven Guard, elle, fauchait le flanc droit de l’ennemi alors que les Salamanders calcinaient le flanc gauche. Alors que le théâtre de Isstvan V devenait un abattoir aux proportions épiques, quatre nouvelles Légions débarquèrent enfin sur Isstvan V : l’Alpha Legion, les Word Bearers, les Night Lords et les Iron Warriors.

Pendant le déploiement des quatre légions, Ferrus Manus continuait d’abattre ses poings tout autour de lui, tels des boulets d’acier argenté, qui broyaient les os et les armures partout où ils frappaient. Après avoir épuisé depuis bien longtemps toute sa réserve de munitions, Ferrus Manus avait lâché son pistolet, mais n’avait pas besoin d’arme pour rester une machine de mort. Aucune lame n’était capable de le blesser, aucun tir ne pouvait pénétrer son armure, chacun de ses mouvements s’accomplissait dans une économie de mouvement fluide, et il tuait à chaque pas, en emmenant la formation des Morlocks s’enfoncer dans les lignes des Traîtres. Ferrus Manus souhaitait partir en avant de ses guerriers, se frayer un chemin sanglant au travers des Traîtres à la recherche de Fulgrim, mais tant que l’issue de la bataille demeurait incertaine, il refusa d’abandonner ses devoirs de commandant et chercher le duel avec le Phénicien pour mettre un point final à leur inimitié. Même au travers de sa fureur, Ferrus Manus saisissait quelle tragédie horrible se jouait autour de lui, comprenant que plus rien ne serait plus jamais comme avant suite à cette bataille, que même après la victoire qu’il pensait acquise, cette trahison allait entacher à jamais l’honneur des Astartes et que tous les hommes les craindront, avec raison. Quand il vit les engins sombres des Night Lords, les oiseaux d’assaut des Word Bearers et les transports lourds des Iron Warriors qui se posèrent sur la dépression et dégorgèrent leurs guerriers, pour encercler la zone, il cru le triomphe de l’Imperium acquis malgré des pertes effroyables. Puis il vit Fulgrim au loin…

Il ouvrit une fréquence de liaison avec Corax et Vulkan et ordonna de continuer l’avancé alors que les Traîtres se repliaient. Corax lui répondit qu’ils avaient trop soufferts et qu’ils devaient se replier, appuyé par Vulkan qui voulait consolider ce qu’ils avaient gagné et laisser leurs frères récemment arrivés continuer le combat. Mais la Gorgone refusa d’écouter et ordonna à ses Iron Hands de continuer leur poussée. Ferrus Manus et ses Morlocks chargèrent au travers des ruines des fortifications, leurs armures griffées et tachées du sang de leurs ennemis. Enfin, Manus rejoignit Fulgrim qui l’attendait, l’air moqueur. Le Phénicien proposa à la Gorgone de parler en sa faveur si il acceptait de se rendre. Ferrus Manus refusa, convaincu que la défaite des Traîtres était assurée. Fulgrim ria et l’horreur se déchaîna…

Empli d’une horreur muette, Ferrus Manus vit les troupes de ses "alliés" ouvrirent le feu sur les Salamanders et les guerriers de la Raven Guard. Des centaines d’entre eux moururent dans la fureur des premiers instants, des centaines d’autres dans les secondes qui suivirent, alors que les rafales de Bolts succédaient aux rafales et que les missiles pleuvaient sur leurs rangs. Des explosions retentirent au milieu d’eux, vaporisant les guerriers et retournant les chars. La puissance de quatre Légions arrachait le cœur encore palpitant de la première vague des Loyalistes. Le Primarque des Iron Hands aperçu Corax se faire engloutir par une tempête de tirs, et une explosion monumentale monter de l’endroit où Vulkan se trouvait. Pire, les forces en repli du Maître de Guerre firent volte-face et revinrent pointer leurs armes vers les guerriers ennemis proches de leurs rangs. Des centaines de World Eaters, de Sons of Horus et de Death Guards se jetèrent sur les compagnies de vétérans des Iron Hands. Les guerriers de la Xe Légion, qui malgré tout continuèrent de combattre courageusement, étaient en sous-nombre et seraient bientôt mis en pièces.

Fulgrim lui dit qu’Horus avait ordonné sa mort mais qu’il était prêt à parler en sa faveur si il se rendait. Mais le fier Ferrus Manus refusa, et préférait mourir avec honneur plutôt que de trahir l’Imperium.

Il se jeta sur le Phénicien, saisissant Lame de Feu qu’il avait reforgé depuis son affrontement dans la Forge de Fer avec son félon de frère qui de son côté maniait Brise Forge. Fulgrim blessa Manus au crâne, mais l’épée de la Gorgone laboura l’abdomen du Phénicien en retour, éventrant son armure et pénétrant ses chairs, ce qui fit reculer Fulgrim qui lâcha Brise-Forge pour tenter d’endiguer le sang qu’il répandait de sa blessure. Manus chargea de nouveau, forçant le Phénicien à s’emparer de l’épée de Laeran dont la force démoniaque lui offrit les moyens de résister à la force de la Gorgone. Ferrus Manus fut surpris devant ce sursaut d’énergie, alors que Fulgrim se releva d’un bond et le rejeta avant de lui porter un coup de sa lame qui mordit profondément dans son plastron. Ferrus Manus tomba à genoux après que les énergies néfastes de l’épée de Fulgrim eurent traversé comme du beurre son armure noire, Lame de Feu lui glissant des doigts alors que la souffrance le faisait hoqueter. Vaincu, à genoux devant Fulgrim, il regarda celui qui fut son plus grand ami dans les yeux. C’est dans le regard de Manus que Fulgrim vit le monstre qu’il était devenu. Le Primarque des Iron Hands tendit la main vers l’épée qu’il avait auparavant laissée tomber, ses doigts se refermer sur le manche aux entrelacs d’or, l’arme flambant à nouveau au contact de celui qui l’avait créée. Mais le Démon qui habitait l’épée de Fulgrim le força à commettre l’irréparable. L’acier forgé par le Warp rencontra la chair d’acier de Ferrus Manus, son tranchant surnaturel traversa sa peau, ses muscles, et ses os, en poussant un piaillement dont l’écho résonna dans des confins inconnus des mortels. Le sang jaillit, au milieu des énergies monumentales liées à la matière charnelle d’un des fils de l’Empereur.

Ferrus Manus était mort, décapité, son corps gisant sur le sable noir de Isstvan V, premier fils de l’Empereur à mourir alors que la folie de l’Hérésie d’Horus débutait pour engloutir l’Imperium et déclencher un Âge des Ténèbres.[30]

Des Restes Profanés[modifier]

Imperfection

Suite à son ascension démoniaque sur Idrys, Fulgrim ordonna à son Apothicaire, Fabius Bile, de créer un clone parfait de Ferrus Manus.

Fabius Bile fit des dizaines de clones, mais ne parvint jamais pas à atteindre la perfection qu’attendait Fulgrim, sa principale difficulté étant de recréer la texture métallique qui composait les mains de la Gorgone.

Le Phénicien testait chacun des clones lors de parties de régicide, où il évoquait des souvenirs avec les faux Ferrus Manus, recherchant l’ancienne camaraderie et un moyen de se faire pardonner. Les clones de Ferrus Manus ne semblaient pas dans un premier temps se souvenir des événements qui ont causés la mort de l’original, mais à chaque fois, au cours des parties de régicide, les souvenirs revenaient. Toujours, les clones refusaient de rejoindre la cause des Traîtres, forçant Fulgrim à les tuer.[31]

Fulgrim fut terrassé par son irréparable geste. Désespéré en se rendant compte qu’il avait été manipulé par le Démon de l’épée de Laeran, il laissa l’entité du Warp prendre possession de son corps dans un moment de faiblesse suprême. Le Phénicien possédé s’empara de la tête de Ferrus Manus et demanda une audience privé avec Horus Lupercal, victorieux sur Isstvan V.

La tête de Ferrus Manus fut présenté à Horus : sa peau était grise et morte, ses yeux argentés arrachés de ses orbites à vif, sa mâchoire pendante, et quelques éclisses d’os dépassaient de l’endroit où le côté de son crâne avait été enfoncé. Fulgrim jeta la tête aux pieds d’Horus, les orbites de la Gorgone ravagées jetant leur accusation aveugle vers le Maître de Guerre.[32]

Mais la profanation de la dépouille de la Gorgone ne s’arrêta pas à sa décapitation. Comme des chacals, les guerriers enragés de la rébellion d’Horus s’étaient jetés sur Ferrus Manus. Certains avaient essayé de prendre des trophées, d’autres lui avaient encore tailladé le corps comme mus par un étrange instinct primaire, sans doute le plus proche de la peur dans l’éventail d’émotions que pouvait éprouver un Astartes. Un Apôtre Noir Word Bearer du nom de Quor Gallek s’emparera de l’un des doigts de la Gorgone et fabriquera à partir de ce reste un scalpel avec de minuscules dents le long de son bord argenté.[33]

La tête de Ferrus Manus fut emmenée par Horus et durant l’Hérésie d’Horus, elle lui servit d’accoudoir sur son trône. Horus se confira à son frère assassiné, regrettant de voir la guerre qu’il avait planifié s’emballer et de ne plus pouvoir la contrôler comme il le souhaitait. Horus ruminera sur le fait que se sont ses frères les plus instables et sournois qu’ils l’ont suivis. Le Maître de Guerre avait réduit la tête de la Gorgone à un objet d’os poli, où des fractures étoilait le dôme parfait de son crâne et descendait en zigzag jusqu’à la brèche ouverte dans sa tempe. Mais même ainsi, il irradiera de la force et une autorité défiante.[34]

Dix millénaires plus tard, un Inquisiteur du nom de Kinebad trouva un obélisque sur le monde de Draor. D’après le texte écrit sur cet obélisque, un pacte fut conclu entre Roboute Guilliman, Rogal Dorn et les Iron Hands. En échange de leu soumission au Codex Astartes, le crâne de Ferrus Manus fut rendu à ses fils génétiques par les Primarques. On ignore exactement comment Guilliman et Dorn ont récupéré le crâne de la Gorgone après la défaite d’Horus.[35]

Un Fantôme dans les Mémoires[modifier]

Ferrus Manus était physiquement mort, mais il resta un fantôme durant l’Hérésie d’Horus, hantant les mémoires de ses fils mais aussi de ses frères. Lorsque Vulkan fut capturé par Konrad Curze suit à la débâcle de Isstvan V, le Seigneur des Dracs verra la Gorgone dans sa prison qu’était le Nightfall le vaisseau amiral du Night Haunter. Il était pâle, les joues enfoncées, les yeux froids, vitreux, une ligne rouge sombre autour de son cou, colmatée en partie par son sang de Primarque. L’apparition de Ferrus Manus devant Vulkan expliqua que son corps gisait sans tête sur un désert de sable noir, purifiant lentement dans une armure tachée de sang. Il accusa Vulkan de l’avoir laissé tuer, de lui avoir fait défaut durant la Bataille de Isstvan V alors qu’il l’avait supplié de se tenir à ses côtés dans la Dépression d’Urgall. Il prétendit qu’au moment de sa mort, il avait réalisé qu’il avait le dessus sur Fulgrim, mais que le Phénicien n’étais pas ce qu’il paraissait être.

Au fil des tortures qui vécue Vulkan entre les griffes de Curze, l’apparition de Ferrus Manus se moqua du Primarque des Salamanders, l’accusant d’être faible. Il semblait de plus en plus cadavérique et putréfié, moqueur, bavard et désagréable. La Gorgone accompagna Vulkan dans ses tortures, les subissant à ses cotés, faisant douter le Seigneur des Dracs sur sa santé mentale. Étrangement, même Konrad Curze ressentait la présence de la Gorgone…

Mais quand Vulkan parviendra finalement à battre Konrad Curze au sein du Labyrinthe de Fer dans lequel il avait été enfermé, Ferrus Manus retrouvera sa forme glorieuse, fier de voir Vulkan redevenir lui-même tout en n’ayant jamais relâché prise en se mettant au même niveau pitoyable que le Night Haunter. Lais était-ce une vision de Vulkan ou bien autre chose ? Nous ne le saurons surement jamais…[36]

De même, à la toute fin de la Guerre dans la Toile, l’Empereur de l’Humanité marcha sur les Démons qui tentaient, via la Toile Aeldari, d’envahir Terra. Le Maître de l’Humanité était accompagné de Ses Custodiens et Sœurs du Silence, mais aussi par des formes qui se déchaînaient au milieu des flammes. Des spectres esquissés, dont les apparences ardentes et indistinctes affrontaient les Démons en ne cessant de changer, des avatars des Dix Mille déjà tombés, des silhouettes de Space Marines morts trahis à Isstvan. Au milieu de ces résurrections psychiques, la forme de Ferrus Manus apparut et se battit avec son père contre les entités démoniaques.[37]

Un Héritage de Fer[modifier]

« La machine est forte, et la logique peut ouvrir tous les paysages de la compréhension. Mais sans les mains et les esprits des vivants, elles ne sont rien. Nous vivons et nous plions le fer à notre volonté, mais le fer peut se briser, les machines peuvent faillir et la logique peut se corrompre. La vie est la seule véritable machine. À trop nous en délester, nous nous perdons nous-mêmes. Souviens-t’en, Crius. »
- Ferrus Manus à Crius, premier Vexillaire de la Xe Légion.
Le Roi Saphir

Au moment précis où Ferrus Manus fut décapité par Fulgrim, le Démon baptisé le Roi Saphir vit le jour. Il était né du cri psychique de la mort de la Gorgone, par son orgueil frustré, sa colère, sa tristesse et sa honte. Le Roi Saphir se nourrira des émotions refoulées des Iron Hands traumatisés et cherchera toujours à les pousser à abandonner leur humanité. Le Roi Saphir provoquera l’Hérésie Gaudinienne avant d’être vaincu par les fils de Ferrus Manus dix millénaires après sa mort.[38]

La mort de Ferrus Manus fut un traumatisme pour les Iron Hands. La Légion blâma la fureur fatidique du Primarque et afin de ne pas subir le sort futile de leur père, les survivants de ce jour amer embrassèrent la perspective d’une logique sans émotion et d’une précision mécanique. Ils raillèrent la chair pour sa fragilité, faible et source de toute émotion. Ils arbitrèrent que les décisions tactiques désastreuses que Ferrus avait prises sur le champ de bataille étaient fondées sur l’émotion plutôt que sur la logique, et que les Iron Hands qui combattirent ce jour-là avaient échoué par manque de force physique et mentale. C’est pourquoi les Iron Hands entreprirent de se purger de ces faiblesses, en étouffant leur colère par une rationalité glaciale et en accélérant la transmutation de leurs chairs par la cybernétique. Depuis lors, les Iron Hands ont enfoui leurs sentiments profondément sous un mantra glacial, purgeant rituellement leurs viscères indignes en faveur de la force froide et fiable de la machine. Encore de nos jours, chaque Iron Hand sait au fond de lui qu’il lutte pour un but impossible, car une machine ne peut pas vénérer l’Empereur, ni entretenir les traditions d’un Primarque défunt, mais un homme de chair et de sang - quand bien même il serait un Space Marine - n’est pas assez fort pour défendre l’Imperium. Cette contradiction est le legs involontaire de Ferrus Manus, une dichotomie qui poussa le Chapitre héritier de la Xe Légion et ses successeurs à aller de l’avant tout en le retenant dans le passé de l’échec.

Certains Iron Hands n’ont pas acceptés le trépas de leur Primarque, et préfèrent encore aujourd’hui nourrir l’illusion qu’il a réussi à s’échapper de Isstvan V et qu’il reviendra un jour. Cette chimère réconfortante ne les aida guère à surmonter le massacre car leur Primarque avait "disparu" et leur Légion était décimée, de sorte qu’ils revinrent à Medusa le cœur plein d’amertume. Les Iron Hands se mettront à se haïr eux-mêmes, reprochant la défaite de Isstvan à leurs propres aïeux, voire à leur Primarque.

Mais certains conserveront la foi, notamment les frères de la Compagnie Clanique Kaargul, des guerriers méticuleux réputés pour l’incroyable précision de leurs stratégies. Pour les Kaargul, la patience est mère de toutes les vertus car depuis dix mille ans, ces Frères de Bataille de la Compagnie défendent l’étendue glacée du Karaashi, guettant un signe de la résurrection du Primarque. À leurs yeux, les fils de Manus, et l’Imperium tout entier, ont besoin du père des Iron Hands, aussi il ne fait pas de doute qu’il reviendra. Pour les Kaargul, ce n’est pas une question de foi mais de logique élémentaire. Bien que le Chapitre des Iron Hands affirme sans cesse que l’espoir est un mal pernicieux, une faiblesse de la chair honnie, tant que les Kaargul monteront la garde, l’espoir vivra.[39]

Qui sait, un Primarque que l’on pensait mort est déjà revenu, pourquoi pas Ferrus Manus ?[40]

Sources[modifier]

  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Le Premier Hérétique - Corruption, Black Library, 2010
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Les Ombres de la Traîtrise - Le Prince des Corbeaux, Black Library, 2012
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Le Maître de l'Humanité - Guerre dans la Toile, Black Library, 2016
  • FRENCH JOHN, L'Héritage de la Trahison - Que Brûle la Galaxie : Le Maître de Guerre, Black Library, 2016
  • GUYMER DAVID, Ferrus Manus - La Gorgone de Medusa, Black Library, 2018
  • GUYMER DAVID, Scions of the Emperor - An Anthology : Canticle, Black Library, 2019
  • HALEY GUY, Le Fléau du Loup - Le Wyrd en est Jeté, Black Library, 2018
  • KYME NICK, Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Black Library, 2014
  • KYME NICK, Retour au Mont Deathfire - Au Cœur de l'Orage, Black Library, 2014
  • KYME NICK, Renaissance, Black Library, 2014
  • KYME NICK, La Guerre Éternelle - Imperfection, Black Library, 2016
  • McNEILL GRAHAM, Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Black Library, 2007
  • McNEILL GRAHAM, Ange Exterminatus - Chair et Acier, Black Library 2013
  • McNEILL GRAHAM, Les Faux Dieux - Où l'Hérésie Prend Racine, Black Library, 2006
  • Codex Supplement Iron Hands, V8
  • Clan Raukaan - A Codex : Space Marines Supplement, V6
  • Index Astartes du White Dwarf N°95 (Mars 2002)
  • Horus Heresy, Book Two - Massacre
  • Gathering Storm - Livre III : L'Avènement du Primarch, produit par le design studio Games Workshop, 2017
  • Warhammer 40 000 JdR - Black Crusade : Livre de Règles
  1. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Ferrus Manus (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Informations issues de Ferrus Manus : La Gorgone de Medusa - Chapitre Deux de GUYMER DAVID, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  3. Informations issues de Ange Exterminatus - Chair et Acier - Théogonies IIde McNEILL GRAHAM, Black Library, 2013
    Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°95 (Mars 2002) et résumées par Guilhem.
  4. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'un Traître - Chapitre Six, Diasporex - Le Noyau en Fusion - Jeunes Dieux de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007
    Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°95 (Mars 2002) et résumées par Guilhem.
  5. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie II : Le Phénicien et la Gorgone - Chapitre Six - Diasporex - Le Noyau en Fusion - Jeunes Dieux, Chapitre Sept - Il y Aura d’Autres Océans - Récupération - Le Phénix et la Gorgone, Chapitre Huit - La Question la Plus Importante - Maître de Guerre - Amélioration, Chapitre Neuf - Découverts - Blayke - Un Conseiller Sincère, Chapitre Dix - La Bataille de l’Étoile de Carollis - Prendre au Centre - De Nouveaux Sommets de Sensations de GRAHAM McNeill, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie IV : Sur le Seuil - Chapitre Dix-Sept - Ne Rien Faire Contre Sa Conscience, Chapitre Dix-Huit - Orbite Basse - Excision - Des Chemins Séparés, Chapitre Dix-Neuf - Une Erreur de Jugement de GRAHAM McNeill, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  7. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie IV : Sur le Seuil - Vingt-Et-Un - Vengeance - Le Prix de l’Isolement - Le Fils Prodigue - Un Amour Condamné à Mourir de GRAHAM McNeill, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  8. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie IV : Sur le Seuil - Chapitre Vingt-Trois - La Bataille d’Istvaan V, Chapitre Vingt-Quatre - Des Frères aux Mains Sales de GRAHAM McNeill, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  9. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Ferrus Manus (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. Informations issues de Clan Raukaan - A Codex : Space Marines Supplement, Chapter The Gaudinian Heresy - The Gaudinian Heresy - Engines of the Damned - A Deadly Path et résumées par Guilhem.
  11. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°95 (Mars 2002) et résumées par Guilhem.
  12. Informations issues de Ange Exterminatus - Chair et Acier - Théogonies II de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2013 et résumées par Guilhem.
  13. Informations issues de Scions of the Emperor - An Anthology : Canticle de GUYMER DAVID, Black Library, 2019 traduit par Trazyn l'infini et résumées par Guilhem.
  14. Informations issues de Ferrus Manus - La Gorgone de Medusa, Chapitre Dix de GUYMER DAVID, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  15. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°95 (Mars 2002)
    Informations issues de Ferrus Manus - La Gorgone de Medusa, Chapitre Six de GUYMER DAVID, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  16. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°95 (Mars 2002) et résumées par Guilhem.
  17. Informations issues de Le Fléau du Loup - Le Wyrd en est Jeté, Chapitre Neuf - Le Mauvais Wyrd de HALEY GUY, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  18. Informations issues de Ferrus Manus - La Gorgone de Medusa, Chapitre Huit de GUYMER DAVID, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  19. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°95 (Mars 2002) et résumées par Guilhem.
  20. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Vingt-Six - Le Massacre du Site d’Atterrissage - Une Brèche sur le Vide - Dans l’Ombre de Grandes Ailes de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  21. Informations issues de Les Faux Dieux - Où l'Hérésie Prend Racine, Partie II : La Lune Pestiférée , Chapitre Sept - Surveiller Nos Arrières - Effondrement - Le Traître de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  22. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'un Traître - Chapitre Six, Diasporex - Le Noyau en Fusion - Jeunes Dieux de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  23. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie II : Le Phénicien et la Gorgone. Chapitre Sept - Il y Aura d’Autres Océans - Récupération - Le Phénix et la Gorgone de GRAHAM McNeill, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  24. Informations issues de Ferrus Manus - La Gorgone de Medusa, Chapitre Trois de GUYMER DAVID, Black Library, 2018
    Informations issues de Fulgrim - Portrait d’une Trahison, Partie V : Le Dernier Phénix - Chapitre Vingt-Trois - La Bataille d’Istvaan V de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  25. Informations issues de Ferrus Manus - La Gorgone de Medusa, Chapitre Un, Chapitre Deux, Chapitre Trois, Chapitre Quatre, Chapitre Cinq, Chapitre Sept, Chapitre Huit, Chapitre Dix, Chapitre Onze, Chapitre Douze, Chapitre Treize de GUYMER DAVID, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  26. Informations issues de Les Ombres de la Traîtrise - Le Prince des Corbeaux, Chapitre Six - Souvenirs de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem.
  27. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie II : Le Phénicien et la Gorgone - Chapitre Six - Diasporex - Le Noyau en Fusion - Jeunes Dieux, Chapitre Sept - Il y Aura d’Autres Océans - Récupération - Le Phénix et la Gorgone, Chapitre Huit - La Question la Plus Importante - Maître de Guerre - Amélioration, Chapitre Neuf - Découverts - Blayke - Un Conseiller Sincère, Chapitre Dix - La Bataille de l’Étoile de Carollis - Prendre au Centre - De Nouveaux Sommets de Sensations de GRAHAM McNeill, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  28. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie IV : Sur le Seuil - Chapitre Dix-Sept - Ne Rien Faire Contre Sa Conscience, Chapitre Dix-Huit - Orbite Basse - Excision - Des Chemins Séparés de GRAHAM McNeill, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  29. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie IV : Sur le Seuil - Chapitre Dix-Sept - Ne Rien Faire Contre Sa Conscience, Chapitre Dix-Neuf - Une Erreur de Jugement de GRAHAM McNeill, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  30. Informations issues de Fulgrim - Portrait d’une Trahison, Partie V : Le Dernier Phénix, Chapitre Vingt-Et-Un, Vengeance - Le Prix de l’Isolement - Le Fils Prodigue - Un Amour Condamné à Mourir, Chapitre Vingt-Trois - La Bataille d’Istvaan V, Chapitre Vingt-Quatre - Des Frères aux Mains Sales de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  31. Informations issues de La Guerre Éternelle : Imperfection de KYME NICK, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  32. Informations issues de Fulgrim - Portrait d’une Trahison, Partie V : Le Dernier Phénix, Chapitre Vingt-Quatre - Des Frères aux Mains Sales, Chapitre Vingt-Cinq - MassacreDémon - Le Dernier Phénix de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  33. Informations issues de Retour au Mont Deathfire - Au Cœur de l'Orage, Chapitre Trente-Trois - Flétrissure de KYME NICK, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  34. Informations issues de L'Héritage de la Trahison - Que Brûle la Galaxie : Le Maître de Guerre de FRENCH JOHN, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  35. Informations issues de Renaissance - Épilogue de KYME NICK, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  36. Informations issues de Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Chapitre Deux - Commémoration, Chapitre Quatre - Les Fils de nos Pères, Chapitre Six - De la Glace vers le Feu, Chapitre Huit – Brisés, Chapitre Dix - Chair Brûlée, Chapitre Onze - Piliers Mortels, Chapitre Quinze - Le Festin de l’Horreur, Chapitre Vingt-Et-Un - Tourment, Chapitre Vingt-Six - Dans le Labyrinthe, Chapitre Vingt-Huit - Les Défauts Humains, Chapitre Trente-Et-Un - Amène-l’Aube de KYME NICK Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  37. Informations issues de Le Maître de l'Humanité - Guerre dans la Toile - Chapitre Vingt-Trois, L’Aube - La Raison de l’Illumination - Quand Il ne Restera que Cendre et Poussière de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  38. Clan Raukaan - A Codex : Space Marines Supplement, Chapter The Gaudinian Heresy - A Deadly Path (traduit de l'anglais par Guilhem)
  39. Informations issues du Codex Supplement Iron Hands, V8 et résumées par Guilhem.
  40. Informations issues de Gathering Storm - Livre III : L'Avènement du Primarch produit par le design studio Games Workshop, 2017 et résumées par Guilhem.