Vulkan

De Omnis Bibliotheca
« Il est dans notre nature de créer des choses qui nous survivront. C’est pourquoi nous nous efforçons, nous fabriquons, nous construisons, nous faisons, nous nous battons et ne cédons pas. Car dans chaque frêle corps humain naît la volonté de saisir les étoiles et de suivre un chemin vers l’éternité elle-même. »
- Le Livre de Vulkan.
Vulkan, Le Feu Prométhéen, Le Marteau du Salut, Le Régent de Nocturne, Le Seigneur des Dracs, Primarque des Salamanders et de tous leurs successeurs.
Le Feu Prométhéen. Le Marteau du Salut. Le Régent de Nocturne. Le Seigneur des Dracs. Vulkan était le Primarque des Salamanders. Guerrier indomptable dont la force au combat était tempérée par la profondeur de sa sagesse, Vulkan était le père de la Légion des Salamanders et son parangon. À la guerre, sa fureur était comparable à celle de n’importe lequel de ses frères, et pourtant il était toujours maîtrisé par une compréhension aiguë de la destruction qu’il causait et du pouvoir et de la responsabilité redoutable que lui et sa Légion portaient en tant qu’Anges de la Mort. Dans toutes ses entreprises, Vulkan a toujours cherché à limiter la destruction inutile et gratuite, voyant en cela un chemin vers la ruine et la désolation de l’âme, assumant toutes les difficultés que cela pourrait lui apporter, à lui ou à ses fils, sans se soumettre et absorbant la sagesse que de telles souffrances apportaient, lui permettant ainsi de se forger en un protecteur toujours meilleur pour l’Imperium grandissant. Mais comme les feux de la terre profonde, cette source de puissance sauvage dormait mais ne s’éteignait jamais, pour être mise à contribution en cas de besoin, aussi implacable et dévastatrice que les feux du monde turbulent qu’il appelait son foyer.

Durant sa brève jeunesse, Vulkan a conduit les habitants de Nocturne d’une existence de peur, où ils étaient les proies de pillards Xenos, à la liberté, en s’installant dans un monde qui testait chaque jour l’Humanité jusqu’à ses limites et en se faisant le champion des peuples en lutte qui l’avaient adopté. Là où d’autres Primarques se sont rapidement levés pour régner sur leurs foyers d’adoption, Vulkan se contentait de servir simplement de professeur et de protecteur sur Nocturne, ne partant que lorsque l’Empereur arriva pour le convoquer à la guerre dans le cadre de la Grande Croisade. Vulkan reçut une Légion sur le point d’être détruite, et il s’empressa de sauver et de remodeler la XVIIIe Legiones Astartes, la transformant en un puissant outil de guerre avec la sagesse durement acquise sur Nocturne et au-delà. Parmi ses compagnons Primarques, l’habileté et l’intelligence de Vulkan lui valurent de nombreux alliés et amis, dont Ferrus Manus, qui partageait son appréciation des arts de la forge. Cependant, là où la Gorgone ne connaissait qu’une froide approbation pour les armes de guerre efficaces, Vulkan excellait dans la création d’artefacts d’une complexité et d’une beauté stupéfiantes, forgeant de nombreuses armes pour ses frères, qui étaient toutes chéries par leurs propriétaires.[1]

Vulkan était un colosse à l’armure verte. Le fermoir de sa cape d’écailles couleur terre d’ombre reposait contre un énorme crâne draconique - du nom de Kesare, créature qu’il avait terrassé il y a longtemps - ornant l’épaulière de la meilleure armure connue de l’Imperium, et ses gantelets monstrueux grognaient d’une énergie d’un bleu ardent. Sa peau avait le noir de l’obsidienne polie, ses yeux le rouge d’un coucher de soleil au soir de la bataille. Son corps d’un noir d’onyx était comme une dalle de muscles de granite. Pratiquement chaque partie de sa peau était décorée de marques qui représentaient des faits d’armes, des batailles, des vies prises et épargnées. Certaines remontaient même à l’époque de Nocturne, avant que l’Empereur et lui n’aient été réunis. Sans exception, Vulkan se souvenait précisément de ce que chacune d’elles représentait. Ce marquage rituel faisait partie du credo prométhéen né sur Nocturne il y avait de cela bien des années. La méthode et la tradition étaient importantes pour Vulkan ; les enseignements qu’il prêchait à ses fils reposaient sur ces mêmes dogmes.[2]

Vulkan fut élevé par N’bel, un forgeron sur Nocturne, un homme qui lui enseigna l’art de la patience et de la perfection. Nocturne faisait face à des raids réguliers de Drukharis et se fut Vulkan qui organisa une résistance farouche contre les sadiques Xenos. Il rencontra un jour un homme étrange se présentant comme l’Étranger et suite à une série d’épreuve où Vulkan fut sauvé par cet inconnu, il fut révélé que c’était nul autre que l’Empereur Lui-même. Vulkan prêta serment de le servir et en retour le Maître de l’Humanité accepta de faire de Nocturne le monde d’origine des Salamanders.

Vulkan réorganisa la Légion des Salamanders en sept loges guerrières qui recrutèrent chacune leurs combattants dans une des sept colonies majeures de Nocturne, ce qui ne faisait que raffermir le lien entre la population et les Salamanders. Ces derniers devinrent vite synonymes de courage, mais toutefois, les glorieuses victoires de la Grande Croisade ne devaient pas durer.[3]

Avec la trahison d’Horus à Isstvan III et le massacre des Légionnaires qui refusaient de se joindre à lui, Vulkan s’empressa d’engager sa Légion dans la cause des Loyalistes, toujours prêt à sauvegarder les mondes de l'Imperium et à apporter une colère juste et destructrice aux Traîtres.[4]

Vulkan était présent aux côtés des Primarques Ferrus Manus et Corvus Corax lors du Massacre du Site d'Atterrissage de Isstvan V. Pendant la bataille, la quasi totalité de la Légion des Salamanders a été massacré par les Légions Renégates des Night Lords, des Word Bearers, de l’Alpha Legion et surtout des Iron Warriors. Vulkan a survécu mais s’est retrouvé entouré de centaines de guerriers des Iron Warriors et des Night Lords. Affrontant les Traîtres, il fut capturé et sombra dans l’inconscience. Y voyant l’occasion de le tourmenter, le sombre Primarque Konrad Curze fit prisonnier Vulkan qui passa les prochains mois à se voir torturer par le Night Haunter à bord de son vaisseau amiral. Vulkan fut tué de nombreuses fois par Curze, mais révéla alors un de ses plus fabuleux pouvoirs : il était un Perpétuel, un être immortel de l’espèce humaine qui voyait son corps se régénérer même après la mort. L’esprit de Vulkan résista à toutes les horreurs, refusant de devenir comme Curze et à se mettre à son niveau pathétique. Frustré, le Night Haunter décida de mettre fin aux tourments par un duel au sein d’un terrible labyrinthe construit dans le vaisseau du Primarque des Night Lords par le Primarque des Iron Warriors, Perturabo, et au centre duquel gisait Amène-l’Aube, le marteau personnel de Vulkan. Lorsque le Seigneur des Dracs a récupéré son marteau, il a réussi à maîtriser Curze et à activer un téléporteur intégré à la tête de l’arme, le transportant à travers la galaxie jusqu’à la haute atmosphère de Macragge, le monde des Ultramarines, son corps se retrouvant carboniser en entant dans l’atmosphère, confiant qu’il se réveillerait sous la garde des fils de Roboute Guilliman.[5]

Son corps calciné a ensuite été récupéré par les Ultramarines, qui au début ont été incapables d’identifier son cadavre. Plusieurs jours plus tard, le corps de Vulkan a commencé à se régénérer, revenant finalement à la vie, à la stupeur de Guilliman qui découvrit malheureusement un Vulkan mentalement brisé, violent et incohérent, attaquant tout ce qu’il pouvait. À l’insu de tout le monde, une sorte de lien s’était formé entre Curze et Vulkan, ce dernier étant capable de sentir quand le Night Haunter était à proximité. Lorsque Curze arriva à son tour sur la surface de Macragge, à partir du vaisseau amiral du Primarque des Dark Angels, Lion El'Jonson, dans lequel il avait été piégé à bord, Vulkan s’est libéré de ses liens et pourchassa le Night Haunter, le retrouvant, et se battant à mort contre lui. Vulkan utilisa ses capacités de régénération à son avantage, mais son duel prit fin lorsque un agent humain d’une organisation Xenos, John Grammaticus, poignarda le Seigneur des Dracs avec la Fulgurite -  une branche d’éclair cristallisée sous forme rocheuse, taillé comme un fer de lance avec une hampe courte possédant un fragment de la puissance de l’Empereur - dans la poitrine. Si Vulkan semblait définitivement mort, Grammaticus, lui aussi un Perpétuel, avait abandonné volontairement sa capacité de régénération pour rétablir la santé mentale de Vulkan.[6]

Le cadavre de Vulkan fut de nouveau récupéré par les Primarques Guilliman, Lion El’Jonson et Sanguinius et placé dans un sarcophage de stase. Les quelques Salamanders restants qui s’étaient rendus sur Macragge furent autorisés à monter la garde auprès de leur Primarque tombé jusqu’à ce qu’il puisse être ramené sur Nocturne. Au cours de leur veillée, les Salamanders ont cru entendre un battement de cœur provenant du cercueil, mais ont perdu ensuite espoir, tout sauf un : le Capitaine Artellus Numeon, maître de facto de la XVIIIe Légion après la mort de Vulkan, et qui était convaincu que le Seigneur des Dracs pouvait être ressuscité. Numeon a organisé une expédition de retour vers Nocturne et après une odyssée périlleuse, le corps de Vulkan arriva sur son monde. Numeon se sacrifia dans le Mont Feu de Mort dans lequel le corps de Vulkan avait été rendu, et ressuscita le Primarque.[7]

À sa résurrection, Vulkan était perturbé, mais sa personnalité restaurée. Il s’est retrouvé dans les profondeurs du Mont Feu de Mort en conversa avec un vieil homme se présentant à lui comme étant le Mont Feu de Mort lui-même. Le vieillard l’exhorta à se rendre à Terra et a conduit le Primarque vers deux objets qu’il n’avait aucun souvenir d’avoir forgés : le Marteau Urdrakule - ou la Main Ardente - et le Talisman aux Sept Marteaux. Lorsque Vulkan s’est réveillé, il était en dehors du Mont Feu de Mort et fut découvert par trois de ses fils génétiques : Atok Abidemi, Barek Zytos et Igen Gargo. Vulkan leur a ordonné de ne parler à quiconque de son retour, faisant d’eux ses Draaksward, les Épées Dragons. Ensemble, ils entamèrent une aventure qui devait les amener sur Terra. Ils empruntèrent un portail de la Toile autrefois utilisé par les Xenos Drukharis qui venaient tourmenter Nocturne, et se sont retrouvés dans un royaume satellite de Commorragh, combattant des Drukharis avant de revenir dans l’espace réel et rejoindre une flotte de Space Marines Loyalistes des Légions Éclatées, dirigée par l’Iron Hand Shadrak Meduson, alors en prise avec un culte vénérant les restes de Ferrus Manus, transformé en une marionnette mécanique, dégoûtant Vulkan qui brisa cette création impie avec son marteau. Le Seigneur des Dracs refusa de prendre part à la guerre de Meduson et pendant la Bataille de la Chaîne d'Aragna, il parti pour le monde de Caldera où il fut accueilli par un Aeldari qui suivait le ordres d’un Grand Prophète Asuryani, Eldrad Ulthran. Vulkan et sa Draaksward furent guidés vers un nouveau portail de la Toile et arrivèrent dans un lieu nommé Calastar, là où la dernière bataille de la Guerre dans la Toile entre les Démons et la Garde Custodienne de l’Empereur avait eut lieu pour empêcher que Terra se fasse envahir par les armées des Dieux du Chaos, suite à une brèche crée entre ce lieu et la salle du trône du Maître de l’Humanité, désormais condamné à rester sur le Trône d’Or pour empêcher les armées démoniaques de menacer le Monde-Trône. Le Primarque et ses trois compagnons furent assaillis par des Démons mais furent sauvés par Eldrad Ulthran, le Grand Prophète Asuryani se révélant être le vieil homme du Mont Feu de Mort. Expliquant à Vulkan que l’entrée du donjon impérial avait été scellée par l’Empereur, Eldrad ouvrit un nouveau portail qui mena Vulkan et ses guerriers à l’avant du Palais Impérial. Débarquant sur Terra,  Vulkan fut conduit jusqu’au Trône d'Or, là où son père était assis dans une lutte éternelle contre les entités du Warp. L’Empereur révéla non seulement qu’Il attendait Vulkan, mais qu’Il l’avait guidé tout au long de son voyage et qu’Il avait été la force et l’inspiration qui l’avait obligé à construire Urdrakule et le Talisman des Sept Marteaux, ce talisman étant une arme d’une puissance sans précédent, qui lié au Trône d’Or, servirait à consumer Terra dans son ensemble si Il venait à faillir et que les Démons envahissaient la planète. Malgré son effroi, Vulkan installa le talisman dans le Trône d’Or et reçut la mission de l’activer si jamais Horus s’emparait du Monde Trône. Puis il prit position près de la Porte d’Éternité alors que les armées du Maître de Guerre arrivaient pour la bataille finale de l’Hérésie d'Horus.[8]

Durant le Siège du Palais Impérial, Vulkan affronta le Primarque des Thousand Sons, Magnus le Rouge, qui était parvenu à s’infiltrer dans le palais et sur l’invitation de l’Empereur, à rejoindre la salle du trône. Magnus tenta de tuer l’Empereur mais le Maître de l’Humanité fut sauvé par le Seigneur des Dracs qui intercepta le coup fatal, tentant vainement de rallier le Roi Pourpre à la cause Loyaliste. Après un duel violent, Magnus fut chassé de la salle du trône.[9]

Après la défaite d’Horus, Vulkan fut l’un des Primarques à rejeter la réforme du Codex Astartes de Roboute Guilliman qui démantelait les Légions pour les remplacer par des Chapitres de mille guerriers. Puis il disparut quelque temps plus tard.[10]

Il réapparut prêt de 1 500 ans plus tard durant la Guerre de la Bête, alors que l’Imperium affrontait le plus dangereux Seigneur de Guerre Ork de l’histoire. Vulkan défendit à lui seul le monde impérial de Caldera contre une invasion massive de Peaux-Vertes, se régénérant grâce à son don de Perpétuel. Puis il fit parti de l’offensive impériale contre le monde capitale des Peaux-Vertes, Ullanor et affronta le gigantesque Seigneur Ork, la Bête, le deux adversaires tombant tout deux dans un générateur d’énergie, le Seigneur des Dracs faisant exploser le générateur et tuant l’immonde seigneur Xenos.[11]

Malgré sa mort théorique, les Salamanders continuent, après des millénaires de quête, de rechercher les neuf artefacts du Primarque qui d’après leur légende, une fois réunie, ramèneront à eux Vulkan pour la bataille finale.[12]

Vulkan possède les Équipements suivants :
  • Cotte du Draken : L’armure de Vulkan était une merveille de l’Imperium et une relique célèbre à part entière, et sa gloire suprême était le crâne du grand drac Kesare monté sur l’épaule du Primarque, sur l’image duquel était basé le symbole de la Légion.[13]
  • Amène-l’Aube : Marteau de guerre de taille prodigieuse et de construction en matériaux réputés indestructibles, Amène-l’Aube était d’un poids tel qu’aucun autre Primarque ne pouvait le soulever. Maniée par Vulkan, Amène-l’Aube était capable de détruire tous les moyens de défense, de la pierre isolithique à la plaque de blindage la plus dense, et d’écraser brutalement d’innombrables ennemis dans les mains du Primarque.[14]
  • Cœur du Fourneau : Arme Énergétique de style baroque offerte à Vulkan par Ferrus Manus, cette arme utilisait des bolts chargés pour produire de puissantes explosions de type laser capables de couper des bandes même chez des ennemis fortement blindés. Cependant, cette arme n’avait pas vraiment la faveur de Vulkan, pour des raisons qui ont fait l’objet de sombres rumeurs, mais le Primarque des Salamanders a malgré tout porté l’arme au combat sur Isstvan V, pour honorer son frère pour ce cadeau.[15]

Jeunesse sur Nocturne[modifier]

« Je ne comprends pas. Tu m’as élevé. Tu m’as appris à chasser avec une lance et un arc. J’ai vécu dans ta maison et j’ai travaillé dans ta forge. Et pourtant, tu me demandes de croire que je ne suis pas ton fils ? Alors qui est mon père ? »
- Vulkan de Nocturne.

Lorsque l’Empereur parcourait encore l’univers afin de sauver la galaxie de la régression, de la superstition et du mysticisme, Il créa les Primarques, des êtres surhumains. Cependant Son projet ne passa guère inaperçu, car un vortex aspira les fœtus des Primarques dans le Warp.

Les vingt capsules d’incubation dérivèrent dans l’Immaterium et finalement, elles furent déposées sur diverses planètes de la galaxie. La capsule de celui qui allait devenir Vulkan, le Primarque des Salamanders, échoua sur un monde nommé Nocturne.

L’Opus Promethéen - dont est issue la majeure partie des connaissances concernant le Primarque - évoque le passage d’une comète flamboyante dans le ciel de Nocturne durant le Temps du Jugement, une période où la planète était ravagée par des tremblements de terre et des éruptions volcaniques. Nocturne était un monde inhospitalier, volcanique, parsemé de pics rocheux et d’immenses montagnes basaltiques, dont les seules richesses étaient ses nombreux gisements de minéraux. Depuis son installation, sa population humaine subissait des attaques des Xenos baptisés les Spectres du Crépuscule - en réalité des pillards Drukharis - qui pillaient inlassablement ses villes et enlevaient ses enfants pour en faire leurs esclaves. En conséquence, le peuple de Nocturne était devenu robuste et pragmatique, n’accordant que peu d’intérêt à des choses aussi triviales que le repos ou les loisirs.

Un forgeron, nommé N’bel et vivant dans une cité baptisée Hesiod, trouva sur la plaine de cendre la capsule de Vulkan, et découvrit le garçon. Il pensa que le Primarque était un miracle, ou bien un démon craché par la terre pour le tourmenter. Mais il ne vit au final qu’un très jeune enfant, une chose si petite, si vulnérable, entouré par tellement de mort. Il cru qu’il était mort, que le crash l’avait calciné car le sable s’était tout vitrifié à l’intérieur du cratère de la capsule mais le feu ne l’avait jamais touché, ne laissant même pas une marque. Il pleurait à peine, et ce n’était pas de douleur ou parce qu’il était pas bien là où tu étais. Il ne voulait simplement pas être tout seul.

N’bel en refera au conseil du village car depuis de nombreuses années, ces sages avaient prophétisé l’arrivée d’un sauveur, un guerrier qui descendrait des cieux pour les débarrasser des déprédations des Spectres du Crépuscule, et les gens perçurent immédiatement la majesté qu’abritait l’enfant découvert par le forgeron. En revanche, personne n’osa revendiquer ses droits sur le Primarque, et il fut décrété qu’il serait élevé et formé par N’bel. Le maître forgeron l’appela Vulkan, en référence au premier roi des salamandres, les gigantesques lézards qui vivaient dans les montagnes volcaniques de Nocturne.

Vulkan grandit à une vitesse extraordinaire. Au bout de seulement trois années terrestres, il était plus fort que n’importe lequel des hommes du village, et son esprit plus affûté que le meilleur poignard nocturnien. Il avait assimilé avec une facilité déconcertante l’art de la métallurgie que lui avait transmis N’bel, et surpassa bientôt le célèbre forgeron dans son propre domaine. De fait, ce fut Vulkan qui révéla aux gens de Nocturne les secrets de l’acier, les mystères du corroyage, du damas, des alliages, améliorant encore leurs déjà considérables talents d’armuriers.[16]

La Résistance Contre les Spectres du Crépuscule[modifier]

« La guerre est une forge où se composent des alliages nouveaux. Elle crée ceux qui y résisteront. »
- Vulkan, Maximes.
Vulkan s’avéra être un forgeron avec un immense talent.
Quelques années plus tard, Vulkan était devenu un géant à la force démentielle, vivant avec N’bel, qui lui avait appris lors de sa première année sur Nocturne le respect du feu, notamment celui craché par le Mont Feu de Mort. Un jour, alors qu’il aidait son père adoptif dans sa forge - un lieu qui l’apaisait et où il se sentait à l’abri -, il reçut de sa part une nouvelle pointe pour sa lance afin de tuer beaucoup de saurochs sur la plaine Arridienne, symbole de son affection paternelle. Puis N’bel vit dans les yeux de Vulkan son interrogation sur ses origines, bien que le Primarque enserra le vieil homme en assurant qu’il sera à jamais son père, celui l’ayant accueilli et élevé. Le comprenant, N’bel le guida vers le fond de la forge de pierre où se trouvait une vieille enclume dans la pénombre, recouverte d’un pan de cuir que N’bel ôta et jeta au sol. Vulkan aida le forgeron à la déplacer pour découvrir une dépression carrée dans le sol, une sorte de trappe. Vulkan souleva l’énorme dalle de pierre, révélant un passage sombre qui s’enfonçait dans la terre. Vulkan ressenti alors de la peur et fit ses premiers pas dans le noir, trouvant un escalier de pierre qui résonnait à chacun de ses pas. Il continua sa progression, et une forme métallique aux contours anguleux commença à émerger des ténèbres. Avant qu’il ne puisse continuer, un bruit sourd résonna à travers les murs de la forge : le cor de l’une des tours de garde de la ville d’Hesiod. Les Spectres du Crépuscule arrivaient.

Vulkan et N’bel quittèrent la forge en courant et se rendirent en ville. Un ciel de sang surplombait Hesiod et des nuages ourlés de rouille tourbillonnaient et se percutaient dans le firmament carmin. Des particules de cendre et de fumée se mêlaient à la brise, et une chaleur prégnante alourdissait l’air comme une chape constituée de chaînes invisibles. N’bel expliqua à Vulkan que c’était un présage sanglant, l’aube infernale. Voyant son peuple paniqué et cherchant à trouver refuge, Vulkan décréta que cette folie devait cesser, et courra escalader les flancs du monolithe afin d’observer les contrées qui entouraient Hesiod. Il y vit des taches sombres teintées d’orange qui parsemaient l’horizon, là où des villages lointains étaient en train de brûler. Il comprit que les bergers nomades fuyaient vers Hesiod tandis que leurs troupeaux de saurochs se faisaient massacrer par les Spectres du Crépuscule. Ulcéré, Vulkan s’éloigna et se dirigea vers la forge de son père et en ressortit avec deux solides marteaux de forge, posés sur ses épaules. Le désespoir de N’bel se mua en résolution et le père adoptif du Primarque se saisit de sa lance, annonçant qu’il se battrait aux côtés de son fils. Galvanisé par le courage de Vulkan, une centaine d hommes et de femmes le rejoignit vers le milieu de la place et ensemble, ils se tinrent devant les portes d’Hesiod, des armes entre leurs mains. Vulkan annonça à N’bel, avant l’inévitable, qu’il voulait qu’il scelle la trappe, ne voulant pas savoir ce qui se trouvait là-dessous. Savoir qu’il était de Nocturne lui suffisait.

Les Spectres du Crépuscule ne tardèrent pas à faire leur apparition, exsudant une cruauté quasi palpable. Des sorcières vêtues de cuir furent les premières à franchir le seuil, leurs longues chevelures ornées de lames effilées et maniant des lances dentelées, des fauchons cruels et d’autres instruments tranchants dont Vulkan ignorait la fonction. Vulkan leur hurla de partir mais pour toute réponse, les Xenos rirent. L’un d’eux se rua sur Vulkan avec la vitesse d’une vipère, contournant son flanc dans le but de l’éventrer dans son angle mort. Mais Vulkan bloqua le coup destiné à le mutiler avec le manche de son marteau et abattit l’autre sur le crâne de son adversaire qu’il tua sur le coup. Un moment de flottement eut lieu devant cette scène inédite et l’une des sorcières sourit, son intérêt et son ardeur soudain piqués au vif. Puis les portes de la ville d’Hesiod explosèrent, engloutissant Vulkan dans les flammes. Des guerriers vêtus d’armures noir de jais se déversèrent de la barge en brandissant avidement lames et crochets. Vulkan les écrabouilla tandis que ses concitoyens attaquaient les esclavagistes. Vulkan a bondit par-dessus une horde de guerriers, puis a atterrit devant la barge. Ses mains se saisirent du nez lamellaire de la machine, puis il la renversa sur le côté. La barge roula sur le sol avant d’exploser. Deux autres appareils arrivèrent dans son sillage et l’une d’elle tenta d’empaler Vulkan sur sa proue hérissée de piques. Avec une précision parfaite, le Primarque a bondit sur la barge flottante lancée à pleine vitesse et courut tout le long, massacrant au passage les Spectres du Crépuscule. Il se retrouva face au seigneur esclavagiste qui le contemplai à travers les fentes oculaires de son casque à cornes. Vulkan tua ses gardes du corps mais vit ses marteaux détruits durant les combats, l’obligeant à achever les Xenos restants à mains nues. Le seigneur Xenos pointa alors son gantelet, s’apprêtant à déchaîner l’arme qui y était fixée. C’est alors que N’bel l’appela et lui jeta un marteau de forge que Vulkan attrapa d’une main avant de la lancer droit vers le visage du seigneur esclavagiste qui eut sa tête pulvérisée. Le Primarque retourna dans la mêlée et entreprit d’affronter les autres Spectres du Crépuscule sans ralentir la cadence. Désemparés par cette résistance inattendue, les survivants du groupe de pillards Xenos se retirèrent avant d’être totalement détruits. Seules les sorcières, obnubilées par leur soif de bataille, restèrent et celle qui avait sourit au Primarque faillit tuer N’bel qui eut la vie sauve que par le sacrifice d’un Nocturien qui se jeta entre les lames de la sorcière et le vieux forgeron, perdant sa vie en passant mais offrant le temps à Vulkan de rejoindre son père adoptif. Il défia la Xenos de l’affronter mais celle-ci esquiva les coups du Primarque et effectua une série de sauts périlleux, de contorsions et de voltes, jusqu’à se trouver suffisamment loin de Vulkan pour pouvoir le provoquer, puis s’enfuir, devenant la seule à réchapper au massacre. Par-delà les murs fracassés d’Hesiod, une brèche s’ouvrit dans la trame de la réalité et avala la sorcière en dernier puis se referma.

Vulkan se senti mal à l’aise devant la fureur sanguinaire dont il avait fait preuve, malgré les encouragements de N’bel et le fait qu’il fut célébré en héros par les survivants. Mais devant le chagrin du Primarque, N’bel lui avoua alors qu’il venait des étoiles…

Plus tard, le récit de la résistance héroïque du village eut tôt fait de se répandre comme une traînée de poudre sur toute la surface de Nocturne et bientôt, les représentants des sept plus grandes cités de Nocturne vinrent rendre hommage à Vulkan pour son exemple. Là, ils firent le serment de ne plus jamais se cacher, mais de faire face à leurs ennemis et de les écraser. Il fut décidé de rassembler tous les peuples de la planète afin de célébrer cette grande victoire, ce qui donna l’occasion aux guerriers les plus forts et aux forgerons les plus habiles de se mesurer.[17]

Le Chasseur de Têtes[modifier]

Agacé de constater que depuis des décennies, les anciennes tribus de Nocturne avaient pâti des déprédations des Spectres du Crépuscule et comprenant que les Xenos attaquaient quand venait la saison des moissons, quand le sang du monde cessait de couler et que les montagnes s’endormaient, Vulkan prit la décision de braver la peur ambiante, alors que les chefs de tribus ne pensaient qu’à trouver refuge dans les cavernes les plus profondes en attendant que les pillards esclavagistes se lassent. Agissant à l’encontre de la volonté des chefs, et accompagné de son père N’bel, il a réuni les meilleurs guerriers des sept tribus et a tendu une embuscade aux pillards à l’endroit précis où ils apparaissaient sur Nocturne. Voyant que les Spectres du Crépuscule avaient surgie d’un portail étrange, le Primarque décida de l’emprunter, espérant avoir l’occasion de résoudre le problème à la racine, et de mettre fin à toutes ces souffrances. Ce fut une erreur qu’il regrettera plus tard amèrement. Vulkan dirigea son groupe de chasse à travers le portail et se retrouva aux abords d’une ville nommée Ælindrach, un lieu plongé dans une obscurité véritable qui refermait seulement qu’une suggestion de la lumière. Il n’y en avait pas trace en ce lieu et ses tréfonds étaient même soumis à une non-lumière contre nature, qui n’était pas seulement l’absence, mais la négation active de la lumière. Elle conférait au noir de la substance, une présence qui allait au-delà du dérangeant, pour entrer dans le domaine de l’infraction aux lois de la nature. Là, Vulkan perdit des camarades qui eurent une mort terrible, hurlant alors qu’ils furent déchiquetés ou entraînés dans des ténèbres vers un destin qu’il ne pouvait même pas imaginer.

Durant ce périple, Vulkan rencontra on ne sait comment une créature extrêmement dangereuse dans une sombre tour faisant office de bouclier d’ombre, une Mandragore se nommant Kheradruakh, le Chasseur de Têtes. Avec huit de ses compagnons, il affronta ce monstre dans sa tanière, la créature éliminant ses frères d’armes, les décapitant un à un. Mais elle connaîtra la frustration de ne pas mettre la main sur le crâne du Primarque car Vulkan fut le seul à en réchapper grâce aux dons de l’Empereur. À son retour, ensanglanté et honteux de son hubris, il scella la porte en la détruisant de ses mains en toute hâte, sachant qu’il ne pouvait pas la laisser ouverte, sous peine de subir d’horribles représailles, hanté par le rire des Spectres du Crépuscule qui l’avait suivi jusqu’à Nocturne.

Mais quand vinrent les moissons suivantes, les Spectres du Crépuscule ressurgirent, car à l’époque, Vulkan n’avait pas compris qu’ils pouvaient trouver les humains pratiquement à loisir, car disposant de nombreux accès à Nocturne.[18]

L'Étranger[modifier]

Un jour, Vulkan participa à des festivités où chaque représentant des cités devaient s’affronter dans diverses épreuves. Mais un inconnu à la peau pâle et avec des vêtements de facture visiblement étrangère, mais puissamment bâti, apparut aux portes du village du Primarque et demanda à prendre part aux compétitions. Bien qu’Il se refusât à révéler Ses origines, Il fut admis à concourir. Il déclara qu’Il pouvait battre n’importe qui et la foule éclata de rire, car tant au niveau du physique que du mental ou de l’habileté, personne n’était capable de se mesurer à Vulkan. Le Primarque et l’Étranger s’accordèrent sur le fait que le perdant du concours devrait prêter allégeance au vainqueur.

De nombreuses épreuves de force et d’endurance se déroulèrent au cours des huit jours suivants. Ainsi, alors que la plupart des hommes les plus forts pouvaient tenir une enclume brandie au-dessus de leur tête durant tout au plus une heure et demie, Vulkan et l’Étranger restèrent ainsi chargés une demi-journée avant que les juges ne déclarent une égalité, afin de pouvoir passer à la suite des épreuves. Il fut constaté assez vite que les deux concurrents étaient de force et d’adresse égales même si occasionnellement, l’un ou l’autre prenait l’avantage. Lorsqu’arriva la dernière épreuve, la chasse à la salamandre, l’équilibre des forces était intact. Vulkan et l’Étranger disposaient d’un jour et d’une nuit pour forger la meilleure arme possible afin de chasser la plus grande salamandre qu’ils pourraient trouver. Celui qui ramènerait le plus gros cadavre gagnerait l’épreuve et obtiendrait l’obéissance de son adversaire.

Une fois leurs armes fabriqués et alors que le soleil de Nocturne se couchait, le Primarque et son concurrent scrutèrent les plus hauts pics à la recherche des traînées de flammes qui trahissaient la position des salamandres. Vulkan déclara qu’il escaladerait le Mont Feu de Mort, car c’était là que se trouvaient les plus grands spécimens, des bêtes cracheuses de feu pesant plusieurs tonnes. L’Étranger hocha la tête et annonça qu’Il suivrait Vulkan où qu’il aille. On raconte que les rivaux escaladèrent les flancs abrupts de la montagne à une vitesse étourdissante, bondissant de rocher en rocher : l’Étranger portait une lame acérée tandis que Vulkan avait un immense marteau à tête argentée. Ils disparurent de la vue des villageois, mais les cieux résonnèrent bientôt du fracas des combats tandis que les flammes des salamandres commençaient à s’échapper vers les sombres nuées qui se massaient au-dessus des volcans. Vulkan fut le premier à trouver sa proie, et l’abattit d’un puissant coup de marteau. L’Étranger aperçut alors plus haut une autre salamandre, encore plus imposante, et se lança à sa poursuite. Alors que Vulkan retournait au village avec sa proie, le mauvais sort frappa et le Mont Feu de Mort entra en éruption, projetant des rocs et de la lave haut dans les airs. Le Primarque fut précipité dans une crevasse, mais parvint à se rattraper à son bord où il resta accroché d’une main pendant plusieurs heures, l’autre serrant fermement la queue de la salamandre. La montagne continuait de vomir ses scories, et même s’il savait qu’il ne pourrait pas tenir indéfiniment, Vulkan refusait de desserrer son étreinte sur le monstre.

Au moment où Vulkan commençait à lâcher prise, l’Étranger apparut de l’autre côté d’une coulée de lave et l’appela. Le Primarque répondit mais se rendit compte que la salamandre qu’il avait tuée était moins grande que celle de l’Étranger. Affaibli par plus d’une semaine d’épreuves harassantes, sa constitution pourtant considérable lui fit défaut et sa main commença à trembler. Mais Vulkan était trop fier pour appeler à l’aide mais il sembla que l’Étranger comprit le danger qui menaçait le Primarque car Il lança son trophée dans la lave pour s’en faire un pont et courut vers lui. Il tira le Primarque de l’abîme, et celui-ci vit la carcasse de la salamandre se consumer, puis finir par être emporté par le flot de lave.

Épuisés, ils restèrent allongés sur la pierre nue pendant quelques minutes, puis l’Étranger se leva et aida Vulkan à faire de même. Au loin, la flaque de lave avait avalé le précieux trophée de l’Étranger, les privant de pouvoir rebrousser chemin par-là. Vulkan fut surpris que l’Étranger lui ait sauvé la vie, alors qu’Il aurait pu rentrer en ville en champion. Pour l’Étranger, une victoire au prix de la vie de Son adversaire aurait constitué un triomphe bien vide de sens. Constatant que la montagne n’en avait pas encore fini et qu’elle pouvait encore entrer en éruption, Vulkan invita l’Étranger à l’accompagner pour retourner à Hesiod.

Le retour de Vulkan fut célébré en grande pompe. Tous les habitants, ainsi que les chefs et les émissaires des six autres agglomérations de Nocturne, s’étaient rassemblés pour assister à la conclusion du tournoi. N’bel fut parmi les premiers à voir le Primarque rentrer sain et sauf, le saisissant dans une étreinte féroce et le félicitant pour ce qui était à ses yeux la victoire de son fils adoptif. Les cris de la foule scandant son nom étaient assourdissants pour Vulkan alors que les rois tribaux s’avançaient pour le saluer et profiter de sa gloire. Quand à l’Étranger, Il demeurait silencieux et immobile, le regard posé sur Vulkan, se contentant de l’observer. Le roi tribal de Themis, Ban’ek, déclara que la peau de drac écailleuse toujours perchée sur l’épaule de Vulkan ferait une fière cape mais c’est alors que Vulkan - qui avait presque oublié la présence de la peau de drac - refusa les honneurs. Il ôta la peau de son épaule et la tendit à l’Étranger, déclarant que sacrifier son orgueil pour sauver une vie était la vraie noblesse et que tout les honneurs revenaient à l’Étranger, décelant de l’approbation dans les yeux insondables de cet inconnu. Celui-ci lui déclara alors que l’humilité et le sacrifice de soi allaient bien ensemble, et que Vulkan était tout ce qu’Il espérait. Vulkan ne s’était pas attendu à cette réponse et il demanda alors qui Il était. Alors l’Étranger se révéla à lui comme l’Empereur de l’Humanité, se débarrassant de l’illusion qui l’avait camouflé. Les gens de Nocturne tombèrent à genoux devant tant de majesté.

Kesare[19]

Kesare était le drac des grandes profondeurs de Nocturne tué par Vulkan dans le cadre de sa compétition contre l’Étranger. Ce singulier visiteur n’avait dévoilé que plus tard être l’Empereur de l’Humanité, un être d’un pouvoir et d’une sagesse démesurés au point de défier toute définition. En souvenir de ce jour, Vulkan a conservé la peau de Kesare, suspendue à l’épaulière blindée de son armure.

Plus tard, il resta seul avec l’Étranger, assis ensemble et contemplant le Désert du Brasier pendant que le soleil se couchait sur ses sables hostiles. Vulkan exprima son besoin de réponses sur ses origines et son rôle dans la vie. L’Étranger le rassura sur le fait qu’il aura des réponses, mais une partie seulement, les autres devant être découvert par lui-même. Il comprit que sa destinée était dans les étoiles, dans une vie au-delà de Nocturne, monde qui allait lui manquer cruellement. Mais il fut joyeux d’apprendre l’existence de frères, des êtres ayant les mêmes capacités que lui, ce qui lui apporta du réconfort. L’Étranger lui assura que N’bel et son peuple seront à présent en sécurité mais qu’il se devait de l’aider à unifier la galaxie dans une croisade qui rendra plus sûre la destinée de l’Humanité. L’Étranger qualifia Vulkan de Primarque le plus compatissant et que sa noblesse d’esprit et son humilité seront le ciment qui assurera l’unité de sa fratrie disparate.[20]

La Grande Croisade[modifier]

« Un nom n’est pas qu’un simple marqueur, un moyen de différencier une chose d’une autre. Un nom, un véritable nom constitue une essence. Il doit être choisi avec soin, parce qu’un nom et la Légion qu’il désigne deviendront unis. Il soumet l’essence à la lumière. Il révèle la nature de la force. Le nom, en une autre ère, serait appelé l’âme. »
- Vulkan, Ontologie

Le Primarque Vulkan fit de Nocturne le monde d’origine de sa Légion, la XVIIIe, qui fut baptisée les Salamanders. Il réorganisa la Légion en sept loges guerrières qui recruteraient chacune de leurs combattants dans une des sept colonies majeures de Nocturne, ce qui ne faisait que raffermir le lien entre la population et les Salamanders. Ces derniers devinrent vite synonymes de courage, toutefois les glorieuses victoires de la Grande Croisade ne devaient pas durer.[21]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les Salamanders

Forger une Légion[modifier]

L’armure et l’armement de Vulkan étaient d’une beauté et d’une conception à la qualité inégalée.
« On ne peut pas livrer une guerre dans l’isolement. Chaque combat entraîne des conséquences. Chaque bataille fait des victimes, outre les combattants. Les conséquences engendrent des responsabilités. Ce principe fait partie de la vie nocturnienne, une réalité que cette légion ne doit jamais oublier. Il ne suffit pas de savoir quand frapper et quand tenir position. Nous autres Nocturniens avons la résistance chevillée au corps. La terre que nous défendons pourrait aussi bien couler dans nos veines, car l’abandonner reviendrait à condamner ceux que nous cherchons à protéger. Mais quel est le meilleur moment pour frapper ? C’est une question plus épineuse. D’aucuns diraient qu’il faut attendre l’instant où l’ennemi est le plus vulnérable, au risque de provoquer un grand nombre de dégâts collatéraux. Quel est l’objectif de toute bataille ? La victoire seule ne suffit pas. Quelles sont les conséquences de cette victoire ? Plus largement, quelles sont les responsabilités d’un belligérant ? Il peut s’avérer honorable, voire moralement nécessaire, de frapper non pas lorsque l’ennemi est le plus faible, mais lorsqu’il est possible d’épargner un grand nombre d’innocents, même si cela implique de subir des pertes militaires supplémentaires. Déterminer le bon moment requiert une finesse de jugement et d’observation. Une fois que ce moment est arrivé, la détermination prend le pas, et c’est une qualité dont la légion n’a jamais manqué. »
- Vulkan, Méditations.

Vulkan ne fut pas immédiatement unie avec sa Légion, mais avait combattu et appris aux côtés de l’Empereur, menant des contingents détachés d’autres Légions. Ces missions avaient constitué un grand honneur, et il s’était découvert beaucoup d’affinités avec les Iron Hands de Ferrus Manus. Mais au cours de ses années de service auprès de l’Empereur, lorsqu’il avait quitté Nocturne et combattu auprès de son père, le visage caché par son casque, il avait entendu les gens critiquer la XVIIIe. Personne ne mettait en cause sa bravoure ni ne cherchait à minimiser ses victoires. Mais elle avait joué tant de fois le tout pour le tout que cette tendance au sacrifice avait commencé à paraître suicidaire aux yeux de certains. Plutôt que d’ignorer ces murmures, Vulkan avait étudié les archives des engagements de la XVIIIe Légion. Il avait admiré la force et le courage de la Légion ainsi que sa détermination à protéger les innocents mais il avait également constaté l’ampleur des pertes, un chiffre qui semblait croître de manière exponentielle au fil du temps.

Il reçu du Maître de l’Humanité la mission de lever les premiers Space Marines issus de Nocturne. Une fois fait, il rejoignit une caverne sous la surface de Nocturne servant de forges et où se trouvait un immense engin qui s’étendait tout le long de la grotte. L’avant et l’arrière s’étiraient à travers des ouvertures percées dans la roche, et se prolongeaient à travers d’autres cavernes tout aussi gigantesques, tout aussi bouillonnantes. Il y retrouva le Maître de Forge T’kell et l’Igniax Nomus Rhy’tan - chargé de transmettre la sagesse des mythes et des traditions de Nocturne, - nouvelles recrues de Nocturne, avec qui il avait œuvré pour mettre sur pied cette machine bien qu’il ignorait quand l’Empereur le contacterai pour le prévenir que l’heure de partir dans les étoiles avait sonner. La machine rénovée avait participé à l’un des moments de gloire de la XVIIIe Légion sur Terra et il l’avait fait apporté sur Nocturne depuis Mars. Avec Rhy’tan, Vulkan se promena le long de l’extrémité septentrionale de la plus haute caverne du complexe et y contempla la vaste étendue devant lui, là où d’innombrables rangées de chars attendaient de gravir la rampe qui s’étirait en-dessous de la galerie et menait au spatioport à la surface. Vulkan avait mit sur pied de grandes forces pour sa Légion nocturnienne au fil des années passées à entraîner les Légionnaires. Il écouta Rhy’tan exprimer son sentiment que le Primarque était troublé par le fait d’ignorer quand commencera sa marche et pourquoi l’Empereur ne lui avait pas dit où et comment rejoindre le reste de la XVIIIe, ce que Vulkan reconnu comme vrai. Rhy’tan exprima son malaise, pensant qu’en réalité, les Salamanders issus de Nocturne allaient devenir les seuls représentants de leur Légion, tandis que les guerriers de la XVIIIe Légion, issues de Terra, connus pour leurs tendances suicidaires, étaient destinés à périr. Cette idée avait aussi effleuré Vulkan, bien qu’il l’ai toujours chassée. Au fond de lui, il voulait les sauver et attendait patiemment que son père lui fasse signe.

En parallèle, la XVIIIe Légion vivait une situation très difficile. Elle faisait face à un assaut d’un million de Peaux-Vertes dans le secteur récemment intégré de l’Imperium qu’était la Division Taras. Les Peaux-Vertes s’étaient abattus sur les systèmes humains dans une série de vaisseaux que l’on ne pouvait décemment qualifier de "flotte". Ils s’étaient déployés en une nuée, une vague pestilentielle de centaines d’épaves, de carcasses et d’assemblages grossiers entourant une unique masse centrale de la taille d’un planétoïde. En une année de guerre, le Maître de la Légion, Cassian Vaughn, n’avait pas été capable de déterminer précisément l’ampleur de la force ennemie ; tout ce qu’il savait était qu’elle s’élevait à plus d’un million d’Orks. Un million contre dix-neuf mille Astartes de la XVIIIe Légion ! La XVIIIe avait ralenti la progression des Orks sans toutefois pouvoir l’arrêter et les vagues de vaisseaux Peaux-Vertes et de troupes au sol bafouaient les notions d’honneur, de devoir, de détermination, de bravoure et de sacrifice. Tout ce qui restait à Vaughn après une année de lutte était une Légion diminuée et un réseau de planètes en feu, abandonnées, tels Corcyra où sur l’unique continent de ce monde, la XVIIIe Légion à affronter un tsunami vert pour sauver les derniers civils avant de se replier sur Sybota, planète aussi en flammes qu’il fallut évacuer à son tour. Vaughn refusa d’abandonner car la population des mondes de Taras était trop vaste et il était impossible qu’une flotte puisse évacuer des milliards d’individus, et ces derniers n’avaient nulle part où aller. Vaughn décréta que la XVIIIe Légion allait tenter de biser la horde Ork sur le Monde Mort d’Antaeum, planète dont la surface rouge était parsemée d’incessantes coulées de lave et où des chaînes de volcans projetaient d’énormes panaches de soufre au-dessus du paysage. L’atmosphère était toxique, corrosive et chargée de cendres et des vents tempétueux s’affrontaient. Des forteresses préfabriquées furent mis en place et ici, les Space Marines firent face à la gigantesque horde Peau-Verte qui se jeta contre eux, mais dans cette position, la Legiones Astartes risquait l’annihilation.

La Mort de N’bel

Alors qu’il combattait aux côtés de l’Empereur, le père adoptif de Vulkan, N’bel, décéda. Pour lui rendre hommage, le Primarque créa un monolithe de basalte devant le Mont Feu de Mort. Cette structure culminait à quinze mètres de haut mais ses racines plongeaient bien plus profondément. Vulkan l’avait taillé et rapporté là lui-même avant de l’ancrer dans Nocturne, où il avait résisté à toutes les tourmentes de l’Ère de l’Épreuve : une balise de pierre sur la vaste étendue plane, une ombre à l’intérieur d’une ombre pointant vers le Mont Feu de Mort, qui avait consumé les cendres de N’bel qu’honorait l’obélisque. Là, Vulkan médita en repensant à l’homme bon qui l’avait élevé, si il approuverait les changements qu’avait subi Nocturne avec l’arrivée de l’Imperium, notamment la mise en place de boucliers protégeant désormais les cités de la planète que Vulkan avait fait installé pour la sécurité du peuple. N’bel lui manquera à jamais et il regrettera qu’il ne puisse jamais voir la grande œuvre qu’était la Grande Croisade et la Légion de Nocturne.

En parallèle, Vulkan apprit la situation devant le monument commémorant N’bel, disparu alors que le Primarque combattait aux côtés de l’Empereur. Là, une lumière jaune étincela et l’énorme silhouette de l’Empereur sous la forme de l’Étranger s’avança vers lui à travers les flammes et la cendre. Devant cette vision translucide, Vulkan apprit qu’il devait se rendre vers le système de Taras, et que malgré de grand exploit, la XVIIIe Légion était au bord du gouffre sur le monde d’Antaeum. L’Empereur lui demanda de sauver l’ancienne Légion et de forger sa "véritable" Légion.

Vulkan retourna à l’intérieur de la forge, à l’avant de l’immense espace ouvert où la machine à laquelle il avait passé tant de temps l’attendait. Il s’adressa à ses guerriers assemblés en rangs, leur annonçant que leur attente était terminée et que la Grande Croisade les attendait. En désignant l’immense construction reforgés par les Astartes de Nocturne, il loua la XVIIIe Légion qui combattait depuis les Guerres d'Unification, des guerriers qui allaient devenir les frères de ceux nés sur Nocturne, et qu’ils allaient retrouver sur Antaeum. Dans un amphithéâtre sculpté dans un unique bloc de basalte ininterrompu et homogène, et qui avait servi de rassemblement pour les nouveaux membres de la Légion, Vulkan retrouva Rhy’tan qui lui avoua qu’il considérait que la mission de la XVIIIe Légion de protéger la Division Taras était vouée à l’échec sans la présence du Primarque et qu’il n’y avait aucune garantie qu’ils arriveront à temps. Vulkan refusa de croire à une extinction de ses fils contre les Peaux-Vertes et espérait de tout cœur qu’il liera les anciens et les nouveaux et une nouvelle force invincible, tel un alliage d’exception.

Le Primarque voyagea à bord de son vaisseau amiral, le Flamewrought, vers Antaeum. Dans le strategium du navire, entourés de sept de ses Préteurs et de Rhy’tan, il visualisa une représentation hololithique d’Antaeum et des vaisseaux Orks qui encerclaient la planète. Vulkan fut impressionné par le fait que sa Légion soit parvenu à contenir les Xenos à Antaeum et ainsi épargner les mondes habités de Taras, bien que la flotte impériale avait été pulvérisée durant les combats. Il comprit que la lune d’assaut était le centre de la force Ork et que sa destruction signerait la défait des Peaux-Vertes. Il aperçu à travers un zoom de l’hololithe une épave d’un cuirassé impérial, le Klostzatz, qui avait tenté d’éperonner la lune d’assaut, sans succès. Confiant, Vulkan balaya les craintes de ses fils génétiques, assurant que les Légionnaires sur Antaeum étaient vivants et que huit Compagnies allaient l’accompagner dans une attaque de la base Ork, soit mille Légionnaire. Son objectif était de transpercer cette structure jusqu’à son cœur et une fois à profondeur suffisante, y placer sept charges sismiques. Une fois qu’ils auront atteint la profondeur voulue, une compagnie restera avec lui, et ils combattront pour garder l’attention des Peaux-Vertes tandis que le reste de la force d’assaut se répandra depuis cette position et placera les charges plus loin, pour réduire la base Peau-Verte en poussière. Vulkan rejoignit le couloir en direction de la baie de lancement tribord du Flamewrought où se trouvait l’énorme machine qu’il avait rénové sur Nocturne qui qui se révéla être un gigantesque Termite dont la coque cylindrique mesurait huit cents mètres de long. Baptisé Lance de Feu, ce Termite avait durant les Guerres d’Unification, acquis une grande notoriété lorsque la XVIIIe Légion avait investit les Galeries Tempétueuses de l’Etnarchie des Désolations du Caucase, perçant ce qui avait semblé impénétrable et jaillissant d’un volcan à proximité d'une ville, victorieuse. Désormais renforcée par l’artisanat de Nocturne, cette technologie de Terra allait percer la surface de la lune d’assaut, un symbole d’union entre les deux époques de la XVIIIe Légion. Il monta à bord avec un millier de Space Marines tandis que les vaisseaux de sa flotte se rapprochaient de la nuée Ork. Lorsque les combats débutèrent, le Flamewrought largua le Termite, qui fila en direction de la lune d’assaut. À l’intérieur, Vulkan a suivit les mouvements des flottes, misant que les Xenos considéreraient le Termite comme un projectile et qu’ils montraient peu d’intérêt à tenter d’intercepter des torpilles et des obus. Tandis que la flotte du Primarque menait peu à peu un retrait tel qu’il l’avait décrété pour réduire le nombre d’Orks prenant d’assaut Antaeum, le Termite fonça sur le site d’impact du Klostzatz, là où l’enveloppe de la base Ork serait affaiblie. Le Termite pulvérisa sur ordre de Vulkan un navire Ork qui s’était retrouvé aligné sur sa trajectoire, plongeant dans les entrailles du vaisseau Xenos avant d’émerger de l’autre côté. À la vue de l’épave du Klostzatz, Vulkan salua le courage de l’équipage qui avait combattu jusqu’à la toute dernière minute. Puis au milieu des tirs des vaisseaux Orks qui les avaient repérés, la tête de forage atteignit sa vitesse maximale et le Termite s’écrasa avec la force d’un météore sur la lune d’assaut.

Le Lance de Feu traça une voie de destruction dans la lune d’assaut, creusant à travers la roche et le métal avant de transpercer la croûte et s’enfoncer dans le corps du monstre composé d’un labyrinthe de tunnels et d’édifices, où les ouvrages incompréhensibles des Orks se mêlaient aux épaves des vaisseaux qu’ils avaient pillés et fusionnés dans la masse que constituait leur base. La gravité était incohérente au point que même Vulkan se sentait attiré dans différentes directions d’un instant à l’autre, comme si les générateurs de gravité des vaisseaux fonctionnaient tous en même temps et à contre-sens. Alerté par l’intrusion, les Peaux-Vertes déferlèrent dans les tunnels et galeries en direction de l’énorme intrus qui continua à plonger plus profondément, en direction du cœur lointain de la lune d’assaut. Vulkan ouvrit l’écoutille du compartiment du pilote et bondit hors du Lance de Feu, brandissant deux armes de sa propre conception : un énorme Pistolet à Plasma, Lumière de l’Enclume, et Forgée par la Nuit, une Lame Énergétique quasiment aussi grande un homme. Avec une compagnie entière de Légionnaires qui le rejoignit, Vulkan massacra les Xenos sur le toit du Termite qui commençait à caler et constatant l’apparition d’une horde qui faisait face à la machine, le Primarque modifia le réglage de Lumière d’Enclume et visa la marée d’Orks, lâchant une lumière dévastatrice qui engouffra les Peaux-Vertes qui faisaient face au Termite, ne laissant rien dans son sillage, même la cendre des corps qui fut atomisée. Le Lance de Feu plongea encore plus profondément et les Orks attaquaient toujours en masse, leur ruse les poussant à placer des murs bourrés d’explosifs pour forcer le Termite à changer de cap pour emprunter une autre voie. Vulkan comprit qu’ils préparaient un piège. Il vit une immense griffe suspendus aux poutres qui quadrillaient un plafond se précipiter contre le Termite tandis que les Orks heurtèrent le flanc gauche avec une telle force qu’ils firent basculer le véhicule. Les griffes se refermèrent sur le Termite et la pression était si forte que la coque se fissura avant que des poulies n’élèvent le Termite. Vulkan a bondit sur la coque en direction de la griffe et grimpa à toute vitesse en direction d’un chef Ork qui trônait sur le grappin. Les deux adversaires se heurtèrent violemment, l’Ork étant assez fort pour mettre en difficulté le Primarque qui parvint à l’éventrer après un court mais violent affrontement. Malheureusement, le Termite fut pulvérisé par la suite par l’artillerie Xenos, profitant de son immobilité. Les Salamanders sortirent de la machine en ruine et sur ordre de Vulkan, certains foncèrent dans les entrailles de la lune d’assaut pour y placer les charges sismiques tandis que le Primarque et ses derniers fils génétiques affrontaient les Peaux-Vertes. Le chef de guerre Ork gigantesque réapparut à travers une brèche dans le mur, son corps était enfermé dans une armure si épaisse qu’on aurait dit que le monstre était vêtu d’un char, ses mains étaient aussi larges que des griffes énergétiques et il brandissait un marteau tronçonneur monstrueux. Il se précipita vers Vulkan au milieu des obus qui ravageaient la salle dans laquelle Space Marines et Peaux-Vertes s’entre-tuèrent. Le Pistolet à Plasma de Vulkan ne parvint même pas à ralentir le monstre qui bondit sur la coque en ruine du Termite et abattit son arme contre le Primarque. Vulkan blessa mortellement l’Ork, bien que chaque coup du Xenos lui donnait l’impression d’être frappé par un mur mécanique. Il finit par transpercer le cerveau d’Ork avec sa lame avant de trancher la tête du monstre. Puis il brandit la grosse tête de l’Ork bien haut, provoquant le désarroi chez les Peaux-Vertes.

Vulkan durant la Grande Croisade.
Vulkan retourna affronter les Orks qui perdaient leur combativité, tremblants devant le Primarque qui avait vaincu leur chef. Vulkan les massacra presque à lui seul, aidé néanmoins par ses Astartes venus le soutenir. Rhy’tan lui apprit enfin que les compagnies avaient placés les sept charges sismiques mais que les Peaux-Vertes se dirigeaient vers la surface de la base, se préparant à une invasion. Le Primarque ordonna à ses guerriers à ses côtés de retenir les Xenos puis après s’être assuré que les préparatifs pour la destruction de la lune d’assaut étaient terminés, les autres compagnies reçurent l'ordre de regagner le plus possible la surface, le Primarque s’étant assuré que des Thunderhawks les récupéraient. Il continua à tuer les Orks, sachant que si il maintenait les Peaux-Vertes assez longtemps, il les éloignerait de ses troupes et de leurs points d’embarquement et sauverait sa mission, Antaeum et le système de Taras. Puis quand le délai fut terminé, le Thunderhawk baptisé Œil de la Fournaise arriva au niveau de Vulkan qui embarqua avec ses derniers guerriers, quittant la lune d’assaut piégé. Il transmit l’ordre de détonation et les bombes détonèrent, creusant des crevasses à la surface avant que des flammes ne jaillissent des fissures. Puis la lune explosa et se mua en une nuée de météores, vaporisant au passage les vaisseaux Orks.

La destruction de la lune d’assaut scella le sort des Orks qui n’étaient pas parvenus à vaincre la XVIIIe Légion sur la surface d’Antaeum. L’Œil de la Fournaise surgit au-dessus d’une plaine de lave, fonçant vers le nord en direction du bastion de la XVIIIe, au même moment qu’une contre-attaque pour repousser les Orks confinés à une partie de la plaine de plus en plus étroite. Vulkan vit trois Légionnaires engager le combat contre les Orks avec tant de fureur qu’ils avaient ralenti la progression des Xenos. Un énorme chef armé d’une pince énergétique massive se ruait sur eux, assez gros pour écraser les Légionnaires déjà harcelés de toutes parts par des Peaux-Vertes. À six mètres au-dessus de la bataille, Vulkan sauta, heurta le sol, et sa présence soudaine eut la force d’un bombardement orbital. Le Primarque pulvérisa avec son Pistolet à Plasma la main du chef Ork avant que sa lame ne transperce l’armure du Xenos et ne lui coupe l’autre bras. Vulkan ramassa sa pince énergétique et la plongea ses mâchoires ouvertes dans le torse de l’Ork puis lui tira une décharge de plasma en pleine gueule.

Devant cette scène, l’un des trois Astartes qui affrontaient les Orks s’agenouilla devant Vulkan, un officier du nom d’Artellus Numeon et qui l’accompagna dans la mêlée contre les derniers Peaux-Vertes en pleine déroute. La Légion de Terra et celle de Nocturne convergèrent, prenant les Xenos en tenailles avant de les tuer jusqu’au dernier.

Devant cette grande victoire, les Space Marines de Terra et de Nocturne se regardèrent et Vulkan vit que l’alliage dont il avait besoin avait été fondu sur les champs d’Antaeum. L’intégralité de la XVIIIe terrane se mit à genoux devant lui, mais le Primarque ordonna que cesse cette prosternation afin de les féliciter d’avoir sauver le système de Tramas. Il rencontra Vaughn qui agonisait suite à de terribles blessures. Mais devant son désir de vivre et de servir, Vulkan lui assura qu’il se chargerait de son élévation pour continuer à combattre pour la Légion.

Alors qu’il regardait ses fils unis, Vulkan se demanda si l’Empereur avait vu cet instant, avant de leur hurler qu’ils étaient tous nés du feu et qu’ils étaient les Salamanders ![22]

Le Dragon de Fer[23]

Pour le premier maître déchu de la XVIIIe Légion, Cassian Vaughn, grièvement blessé après les combats sur Antaeum, Vulkan façonna de ses propres mains un sarcophage unique de Dreadnought, le Dragon de Fer, afin que Vaughn puisse servir comme Castellan et Protecteur de Prometheus, et être un digne représentant de la nouvelle Légion.

Après la bataille d’Antaeum, Vulkan entreprit de reconstruire et de reforger sa Légion, désireux de conserver et d’honorer l’esprit d’abnégation pour l’Imperium et de bravoure qu’il avait trouvé, mais également déterminé à ce qu’elle soit unie et devienne plus disciplinée à la fois dans son tempérament et plus sage dans sa poursuite de la bataille. Le Primarque s’est empressé de rassembler ses déploiements dispersés et de les unifier à nouveau comme un tout, bien qu’il ait pris soin d’honorer les engagements passés qu’il avait pris, comme le maintien d’une garnison permanente à la Porte de Geryon qui montait la garde en cas de retour des Manticores. Il ramena par la suite sa Légion sur Nocturne où, sous ses auspices, une puissante forteresse, égale à n’importe quelle forteresse de Légion dans l’Imperium, fut construite sur Prometheus, la lune de Nocturne, pour servir de quartier général et d’arsenal, tout comme Nocturne elle-même serait désormais la source de la majorité des nouvelles recrues des Salamanders. Vulkan entreprit de donner un but à sa Légion et une croyance commune, s’inspirant non seulement de ce qu’il avait appris aux côtés de l’Empereur et de la machine de guerre impériale, mais aussi de la culture et des traditions guerrières et mystiques profondément ancrées de Nocturne dans lesquelles il avait été élevé.

Il fit preuve de sagesse pour retenir et valoriser l’expérience des vétérans terrans, et leur montrer qu’il respectait et tenait en haute estime ce qu’ils avaient accompli de diverses manières, grandes et petites. Cela se traduisit par l’incorporation de l’héraldique de la XVIIIe à celle de la Légion réformée et par la nomination de ses plus grands guerriers dans sa Garde du Brasier, comme prétoriens et corps d’élite.[24]

La Conformité d'Un-Cinq-Quatre Quatre[modifier]

Vulkan et sa Legiones Astartes, soutenus par les Légions de ses frères Ferrus Manus et Mortarion, attaqua le monde d’Un-Cinq-Quatre Quatre. La planète était envahie d’une jungle luxuriante et dense, peuplée d’Aeldaris Exodites. Les combats furent éprouvants, les Xenos faisant subir des pertes lourdes chez les Salamanders.

Lors d’une bataille entre les Exodites, les Salamanders et les unités de l’Armée Impériale aux abords de la jungle, Vulkan prit un Stormbird et vola au dessus du champ de bataille avant de se jeter dans le vide et atterrir au sol lors d’un entrée plus que fracassante, comme un dieu paré d’écailles. Il se retrouva face aux créatures reptiliennes qui servaient de montures aux Exodites, comme les Carnodons ou les Raptors véloces, et dont les crocs et les griffes ravageaient les rangs des Salamanders. Nullement impressionné, le Seigneur des Dracs armé de son marteau, frappa un Carnodon, le pulvérisant et provoquant une onde de choc qui frappa les autres Carnodons et Raptors qui s’effondrèrent au sol. Inspirés par leur Primarque, les Salamanders tailladèrent le reste des monstres, provoquant la débandade des Exodites qui se réfugièrent dans leur jungle.

Rejoint par son Écuyer Artellus Numeon qui l’encouragea à poursuivre les Xenos, Vulkan décida à la place de consolider sa position, écoutant les plaintes de Numeon sur le mépris de la Death Guard envers les Salamanders et tentant de calmer ce ressenti en soulignant le sentiment de fierté qui émanait de chaque Légion. Puis le Seigneur des Dracs entendit et vit des humains, des autochtones de la planètes, sortir de la jungle. Ces humains, dont la présence était alors inconnu des forces impériales, s’étaient cachés parmi les arbres, dans les troncs ou des nids perchés dans les hauteurs. Primitifs et portant des tatouages tribaux, ils étaient terrifiés. Vulkan retira son casque, s’agenouilla et s’adressa à un petit garçon suffisamment brave pour ne pas reculer, afin de lui montrer son humanité, malgré la peur de l’enfant devant le gigantesque Primarque. Des centaines d’humains arrivèrent peu à peu et se mirent à pousser des cris et des gémissements piteux, prononçant régulièrement le mot "Ibsen " que Vulkan prit pour être le vrai nom d’Un-Cinq-Quatre Quatre.

Persuadé que ces humains étaient heureux d’être libéré des Exodites qui les auraient mystérieusement épargnés, le Primarque aperçut un Commémorateur imagiste du nom de Glaivarzel ayant prit un photo du Seigneur des Dracs, ordonnant qu’il remette son pixographe car nul ne devait le voir comme un libérateur, mais comme un conquérant. En échange, il lui promis un entretien sur sa vie et sa rencontre avec l’Empereur.

Il participa ensuite à une réunion avec Ferrus Manus et Mortarion, ses deux frères apparaissant en projection hololithique. Chaque Primarque menait des opération dans différent lieux de la planète et ils discutèrent de la découverte des Nexus, un groupe de monuments et de dômes de briques cuites qui émergeaient de dunes et qui encerclait un menhir massif enfoncé dans une dépression naturelle. Les Nexus furent identifié comme étant la source d’origine des pouvoirs psychiques des Exodites et trois se trouvaient sur la surface d’Un-Cinq-Quatre Quatre, sur le continent désertique, la grande plaine de glace et le continent tropical du monde. Vulkan en profita pour souligner - et notamment à Mortarion - que cette planète était fertile et possédait des minerai de grande valeur. La présence de trois Légions devaient permettre une conquête très rapide afin de préserver les richesses convoitées par l’Imperium. Mais pour que la victoire soit acquise, les Nexus devaient être neutralisés. Vulkan dut néanmoins calmer les tensions entre la Gorgone et le Seigneur de la Mort qui se disputaient et dénonçaient leurs méthodes de guerre réciproques. Il demanda à Mortarion de ne pas transformer cette planète en une plaine stérile et à Manus d’apprendre à leur faire confiance…

Après ce conseil de de guerre, Vulkan appris de Numeon que les éclaireurs de l’Armée Impériale avaient trouvé le Nexus dans la jungle. Vulkan ordonna à sa Légion de là brûler jusqu’au Nexus psychique tout en se rendant compte que la présence des Xenos avait affecté son humeur, se remémorant les ravages perpétrés par leur race au cours de son ancienne vie sur Nocturne. Les Salamanders refirent face aux Aeldaris qui défendirent avec acharnement le Nexus, tandis que le Primarque observa le déroulé des opérations au sommet d’une crête. Dès que les renforts Xenos arrivèrent, le Seigneur des Dracs monta à bord d’un Stormbird avec sa Garde du Brasier, ses combattants d’élite et fonça droit aux bords du Nexus. Son marteau de guerre baptisé Tête d’Orage à la main, forgé en hommage à N’bel, le Primarque bondit hors de la soute de l’aéronef une fois celui-ci placé au-dessus du Nexus. Il plongea comme une comète droit dessus et serrant son marteau dans ses deux mains, puis il fracassa son arme sur la construction alien, fissurant le Nexus qui explosa peu après. Il poursuivit sa course à travers la pierre antique, suivant une fissure béante qui se répandait dans le cœur de l’obélisque, provoquant un contre-coup psychique qui tua les Psykers Aeldaris, avant que les Exodites, vaincus, ne se replient. Néanmoins, Vulkan comprit que le chef des Aeldaris sur ce monde, une Prophétesse, n’était pas parmi les victimes et que donc la guerre continuait. Comme lors de la précédente bataille dans la jungle, les autochtones commencèrent à apparaître dès la fin des hostilités, apeurés devant les Impériaux. Vulkan fut hanté lorsqu’il vit le corps sans vie d’une fillette agrippant une statuette de bois. Puis il reçut un message hololithique de Ferrus Manus qui lui annonça la progression difficile des Iron Hands et la victoire de Mortarion contre un autre Nexus - au prix de la souillure des étendues glacées et à l’endommagement gravissime de la géologie du continent par la même occasion. Vulkan proposa des renforts de sa Légion à la Gorgone qui refusa.

Une fois cette conversation terminée, un Capitaine Salamander du nom d’Heka’tan trouva Vulkan et lui appris que des corps d’éclaireurs de l’Armée Impériale avaient été retrouvé, mais qu’un survivant avait été trouvé, un Commémorateur indemne. Celui-ci affirmait qu’il existait un autre Nexus, beaucoup plus gros et puissant que celui qui venait d’être détruit. Mécontent, le Seigneur des Dracs exigea de le voir. Le Commémorateur survivant était jeune et semblait sage. Il se nommait Verace et était nullement gêné d’être entouré de cadavres. Il se dégageait de lui une aura étrange et semblait absolument pas impressionné de se retrouver face à Vulkan, discutant avec lui comme si il n’était qu’un simple collègue, ce qui troubla le Primarque. Emmené par le Seigneur des Dracs vers son Stormbird, Verace affirma s’être caché des Xenos, malgré le fait qu’il n’avait pas la moindre égratignure. Devant la passivité de Verace, Vulkan menaça de l’écraser pour voir sa réaction, réaction qui fut mi désintéressée, mi moqueuse. Finalement, il interrogea le Commémorateur sur le Nexus, apprenant que c’était une arche qui faisait partie d’un portail de la Toile. De plus, les Aeldaris s’y étaient regroupés en nombre autour avec des sorciers à leurs têtes et d’autres bêtes reptiliennes. Puis Verace parla de la fillette morte que Vulkan avait vu avant d’interroger le Seigneur des Dracs sur sa volonté ou non de sauver le peuple de ce monde et sur le pourquoi il pensait que ces gens étaient dignes d’être sauvés. Totalement troublé et étonné devant les paroles de ce drôle de personnage, Vulkan fut interrompu dans cette discussion par Numeon qui lui apprit l’apparition dans son camp de Ferrus Manus, arrivé après avoir enfin triomphé des Xenos dans son secteur.

Laissant Verace qu’il avait l’intention d’interroger de nouveau, Vulkan retrouva son frère entouré de son élite, les Morlocks, et ensemble, ils mirent le cap vers l’arche décrite par Verace, constellée de runes mystiques et de pierres précieuses au centre d’une immense clairière totalement vide, à l’exception d’une douzaine de colonnes brisées qui saillaient du sol, vestiges architecturaux d’une culture antique ou oubliée. Les Exodites, leurs créatures reptiliennes, des plateformes de tir antigrav et une cabale de sorciers Xenos étaient présents, protégeant l’arche contre les Impériaux. L’assaut fut lancé et Vulkan s’enfonça dans les rangs ennemis. Après les premiers échanges à distance, la bataille avait dégénéré en une série d’escarmouches plus rapprochées entre les Space Marines, les soldats impériaux et les Exodites tandis que des autochtones surgissaient des bois effrayés, courant dans tout les sens. Alors que les Salamanders et les Iron Hands étaient en train d’effectuer des percées impitoyables, Vulkan et Ferrus Manus à ses côtés se retrouvèrent soudainement face à un gigantesque ptéradon, une créature préhistorique volante avec la Prophétesse Aeldari qui menait la guerre à l’Imperium sur Ibsen posée sur son dos. Ravi d’avoir enfin l’occasion d’éliminer la Xenos, Vulkan, aidé par Ferrus Manus, affronta le monstre mais sa taille et l’épaisseur de sa peau était telles qu’il était impossible pour le Seigneur des Dracs de la tuer. Vulkan évita de justesse les dents tranchantes comme des rasoirs et se prépara à écraser le cou du monstre, quand un amas de racines jaillit du sol pour l’enserrer. La sorcellerie de la Prophétesse l’avait paralysé et le Seigneur des Dracs ne dut sa survie que par l’intervention de Ferrus Manus qui fracassa l’un des os qui structuraient l’aile membraneuse du ptéradon. Vulkan se libéra et défonça avec son marteau l’abdomen exposé de la bête. À eux deux, les Primarques déchaînés étaient en train de tailler le monstre en pièces lorsque la créature acculée, chercha à s’enfuir. Évitant des traits psychiques envoyés par la Xenos, Vulkan a saisit les rebords des écailles du monstre et s’en servit comme de poignées alors que la créature s’envolait dans les airs, laissant la Gorgone en plan. Vulkan parvint à monter sur le dos de la bête au risque de tomber des cieux à tout instant. La Prophétesse lui envoya des jets psychiques mais le Primarque les évita avant d’entamer un duel avec son adversaire, son marteau contre la lame runique de l’Aeldari. Mais la Prophétesse eut un contre coup psychique lorsque le Seigneur des Dracs fendit son arme, lui carbonisant le bras. Acculée, l’Aeldari chanta un refrain mélodieux qui libéra des épines épaisses comme des lances qui fusèrent depuis la forêt en contrebas. L’abdomen du ptéradon encaissa la tempête de débris qui le bombarda, le faisant chuter jusqu’à ce qu’il s’écrase au sol comme un météore. Vulkan fut propulsé du dos du monstre mais se releva rapidement, indemne. Le Primarque retrouva la Prophétesse gravement blessée et l’acheva d’un moulinet de son marteau, lui arrachant la tête des épaules.[25]

Le Serment de Protection de Caldera[modifier]

La mort de la Prophétesse avait mis un terme à la résistance des Aeldaris et Vulkan reçut les compliments de son frère Manus pour son audace sur le ptéradon. Le Seigneurs des Dracs se rendit devant l’arche et refusa de la détruire malgré les protestations de la Gorgone, de peur de réveiller un mal plus grand. Puis il vit au loin Verace prêt de l’arche et qui disparut soudainement. Le Primarque se rendit là où se tenait le Commémorateur et découvrit une disparité dans les motifs runiques qui encerclaient le socle soutenant l’arche. Il convoqua le Garde du Brasier qui ouvrit le passage dissimulé. Une fois à l’intérieur, Vulkan se retrouva dans une immense catacombe avec d’étranges symboles peints sur les murs, d’origine Xenos. Il comprit qu’il était dans un temple et atteignant le seuil d’une autre salle vaguement circulaire, il vit un groupe de silhouettes vêtues de robes qui dansaient autour des flammes en chantant. À l’intérieur du cercle rituel, partiellement cachée par les flammes, se trouvait une silhouette attachée à une colonne de bois qui soutenait le plafond de la pièce. Lorsque les prêtres virent Vulkan, ils s’enfuirent au fond de la pièce. C’est alors que le Primarque compris que les autochtones d’Ibsen ne voulait pas être sauvés par l’Imperium car ils l’avaient déjà été par les Exodites, avant de chanceler lorsqu’il vit que l’individu attaché à la colonne était nul autre que la guerrière Drukhari qu’il avait affronté sur Nocturne, devant les portes d’Hesiod lorsqu’il avait prit les armes contre les Spectres du Crépuscules. Bien que décharnée, elle le reconnut aussi. Les humains d’Ibsen avaient été victimes autrefois des raids Drukharis, et vénéraient les Exodites qui les avaient sauvé des déprédations de leurs ignobles cousins.

Dégoûté, Vulkan ordonna une purge, ordonnant le massacre des prêtres pour avoir pactisés avec les Xenos. Ibsen fut par la suite réduite à un amas de cendres, ses veines minérales seraient drainées jusqu’à l’extinction, et exploitées dans le cadre de la Grande Croisade. Il reçut le soutien de Ferrus Manus pour cette décision courageuse mais difficile. Mais Vulkan savait que les Nexus détruits gardaient le portail de la Toile fermé et qu’il avait condamné cette planète au même destin que la sienne en offrant de nouveau la possibilité aux Spectres du Crépuscule de s’en prendre à ce monde.

Puis il demanda à Numeon de lui ramener Verace mais l’Écuyer amena à la place le Commémorateur Glaivarzel venu pour écouter son histoire et sa rencontre avec l’Empereur, comme promis. Personne ne savait qui était Verace, personne ne l’avait vu où aperçu…

Puis de retour sur l’orbite de la planète, Vulkan regarda Ibsen qui allait accueillir de nouveaux colons tout en sachant que les Spectres du Crépuscule reviendraient. Il baptisa la planète Caldera et jura qu’il protégerait ce monde avec la même férocité que Nocturne. Caldera ne deviendrait pas un monde soumis de plus, un nombre dépourvu d’âmes. Vulkan ne le permettra jamais.[26]

La Conformité de Kharaatan[modifier]

« Être plus qu’humain sous-entend à la fois être moins qu’humain. En nous réside la capacité à la grandeur ; nous sommes des guerriers, mais nous devons aussi être des sauveurs. Notre but ultime est notre propre obsolescence. Car une fois que notre tâche sera achevée et que la paix, non pas la guerre, régnera sur la galaxie, nos forces n’auront plus de raison d’être, ni nous non plus. »
- Vulkan, dans Les épreuves du feu.

Vulkan et sa Légion des Salamanders participèrent à la Conformité de Cent-Quatre-Vingt-Sept Quatre, ou Kharaatan, comme l’appelaient les natifs de la planète, aux côtés de la Légion des Night Lords, dirigée par le sinistre Konrad Curze. La planète était sous le joug de douze Aeldaris qui étaient vénérés comme des dieux par la population planétaire, grâce à une subversion psychique employée par les Xenos.

La campagne changea de cours lorsque Vulkan arriva avec sa Légion devant l’une des neuf villes majeures de la planète, Khar-tann, alors assiégée par les forces impériales. À l’intérieur d’un Gorgon, Vulkan communiqua avec le Commandant Arvek, officier de l’Armée Impériale, sur le siège de la cité. Vulkan lui ordonna d’ouvrir une brèche mais de laisser que les Salamanders y pénétrer afin d’éviter que les quinze mille civils à l’intérieur de Khar-taan se fassent massacrer. Une fois cet ordre fait, il ordonna aux Salamanders de ne viser que les soldats de la ville avant d’annoncer à ses Gardes du Brasier, ses Légionnaires d'élite, qu’il était important que les Commémorateurs venus garder des souvenirs des évènements de la Grande Croisade, soient témoins de leurs actes et voient en eux des libérateurs, et non des conquérants.

La Commémoratrice Seriph[27]

Vulkan rencontra la Commémoratrice Seriph durant la Grande Croisade, lors de la Conformité de Kharaatan. Il accepta de lui faire part de sa vie et de sa vision du monde. Les Commémorateurs étaient chargés de garder des traces sous divers supports pour garder en mémoire les actes de la Grande Croisade, et le Primarque les a bien accueilli. À l’intérieur d’une cellule d’obsidienne et de métal noir, Vulkan accueillit Seriph dans la chaleur des fers et des tisons, au milieu de l’éclat chaud des charbons incandescents qui entouraient un lit de braises. L’air était si brûlant et si étouffant que Seriph portait un respirateur et posait ses questions au Primarque à travers un encodeur radio qu’elle avait accroché à sa ceinture. Il lui parla de ses années avec N’bel et avoua qu’il aurait préféré devenir un fermier qu’un seigneur de guerre ! Il questionna Seriph, lui demandant ce qu’elle voyait dans ses yeux. Cette dernière répondit "du feu" avant de s’évanouir, ne supportant plus la chaleur. Vulkan la rattrapa à temps avant que Skatar’var, un membre des Gardes du Brasier, son corps d’élite, ne rentre pour se voir remettre le corps de la femme et entendre le Primarque être satisfait de sa force car elle avait tenu une demi-heure dans la chaleur suffocante, plus que n’importe quel autre Commémorateur.

Une fois la brèche effectuée, Vulkan eut la surprise de constater qu’il n’y avait pas la moindre résistance venant des murailles alors que les portes restaient fermés. Lorsqu’il pénétra dans la cité avec ses Légionnaires, il découvrit un charnier laissé par le Night Haunter. Ce fut au cœur de la cité de Khar-taan que les Seigneurs des Dracs et ses fils génétiques trouvèrent l’essentiel des morts, apercevant des soldats dans les baraquements éventrés et écorchés, des bûchers dont les dépouilles brûlaient encore, impossibles à identifier d’après leurs vestiges noircis, emplissant l’air de leur fumée grasse. Il vit des édiles empalés sur des pieux, des civils pendus par le cou, se balançant au vent. Vulkan fut écœuré, et ordonna à ses Pyroclastes d’incendier la cité afin de ne pas laisser un tel carnage à la vue de tous. Alors que Khar-tann brûlait, Vulkan contacta Konrad Curze par radio, le Night Haunter justifiant cette boucherie comme un moyen d’éviter au Primarque des Salamanders de se salir les mains. Le Night Haunter affirma qu’après ce carnage, le moral des autres cités qui résistaient à l’invasion impériale s’effondrerait et que de nombreuses vies seraient ainsi épargnés. Vulkan rejeta ces affirmations, ne pouvant cautionner le massacre d’innocents. Vulkan ressentit tellement de rage qu’il fit peur à une Commémoratrice du nom de Seriph avec qui il avait échangé sur sa jeunesse ses rêves et espoirs, acte qu’il l’énerva encore plus, se rendant compte qu’il était un monstre conçu pour tuer comme le Night Haunter et que cela ne présageait rien de bon pour le futur de la galaxie…

Plus tard, la ville de Khartor, la plus grande des cités kharaatiennes et capitale planétaire, se rendit, apeurée par la nouvelle de la destruction de Khar-tann ce qui confirma les propose de Curze à Vulkan sur les "bienfaits" de la guerre psychologique. Les maîtres Aeldaris de la planète furent enfermés dans une prison de céramite, sous la garde de trois Archivistes. Vulkan commença à admettre à son Écuyer, Artellus Numeon, que le Night Haunter avait raison, la reddition de la capitale ayant été faite sans violence. Vulkan resta néanmoins convaincu que Curze était malade, rongé par une maladie, un mal très insidieux : les ténèbres de son monde. Il décida de rapporter ce ressenti à Horus et à Rogal Dorn bien qu’il ne voulait nullement qu’un autre frère se fasse censurer, comme les deux mystérieux Primarques que tous avaient oubliés car porter leur deuil étant pour Vulkan déjà assez lourd. Pus il vit au loin Seriph, et avança vers elle pour faire pardonner son comportement tout en ordonnant à Numeon de préparer le départ des Salamanders de ce monde.

Mais une explosion psychique survint, et les Aeldaris s’enfuirent de leur cage. Ils déchaînèrent leurs pouvoirs de Psykers, créant des bousculades, la panique, des émeutes et des tirs dans tout les sens qui provoquèrent un massacre. Plus près de la ville, les officiels, d’abord surpris par tout cet émoi, n’avaient pas réalisé ce qui se déroulait, et avaient continué de faire avancer les populations dans le dispositif. Le temps pour eux de mesurer la situation, des centaines d’autres natifs s’étaient ajoutés à la pression générale. Craignant pour leurs vies lorsque la foule avait elle-même pris conscience de son sort et d’un salut potentiel, les agents du Departmento Munitorum avaient enfermé les natifs derrière un rempart d’acier chenillé. Vulkan compris le carnage qui risquait d’arriver et poussa lui-même le monstrueux char Stormsword qui bloquait la population. Après avoir assuré une voie d’issue aux populations civiles, il fit face aux Aeldaris en fuite qui se dirigeaient vers sa direction, alors qu’ils étaient eux-mêmes traqués par les Night Lords de Curze qui en avaient abattus un certain nombre. Les Xenos déchaînèrent leurs pouvoirs sur Vulkan qui répliqua en les calcinant par ses armes à flammes intégrés dans son gantelet. Seule une enfant Aeldari survécut. Mais la fuite des Xenos avait provoqué la mort d’un très grand nombre de civils et Vulkan reçut un choc en voyant la Commémoratrice Seriph parmi les victimes, tuée par un Bolt perdu des Night Lords. Le choc de cette découverte se mua en colère sur son noble visage. Ses yeux s’embrasèrent tels deux charbons rouges et aveuglé par la colère, Vulkan carbonisa la pauvre enfant Aeldari… Le Primarque sentit le regard de Curze poser sur lui de loin et il entendit la voix de son frère ténébreux dans la fréquence vox à l’intérieur de son casque. Curze le félicita d’être un tueur de sang froid comme lui.

Après cet incident, la planète fut entièrement soumise avec la chute de la ville de Khartor. Le Night Haunter rejoignit Vulkan, lui demandant pourquoi il s’attachait à de simples mortels, comme la défunte Commémoratrice Seriph. Puis les deux Primarques reçurent une transmission : les rebelles de Kharaatan, qui s’étaient pourtant rendus, avaient été retrouvé massacrés. Comprenant ce qui s’était passé, Vulkan se jeta sur Curze qui lui avoua qu’il était le commanditaire de ces exécutions de masse. Vulkan le tabassa, hors de lui, tandis que Curze riait, ravi de voir que le Seigneur des Dracs avait l’âme d’un tueur. Vulkan s’arrêta pour éviter de tuer son frère, exigeant à la place qu’il ne s’approche plus jamais de lui. Puis il partit, sachant qu’entre eux, les choses étaient loin d’être terminées…[28]

L'Hérésie d'Horus[modifier]

« Je peux à peine m’imaginer ce qui a inspiré cette folie à Horus. En vérité, ce seul état de fait me tourmente. Car si le meilleur d’entre nous peut vaciller, que cela signifie-t-il pour les autres ? Le seigneur Manus nous mènera, sept Légions contre les quatre d’Horus. Horus va regretter sa rébellion. »
- Vulkan, Primarque des Salamanders.

La Grande Croisade prit brusquement fin lorsqu’Horus, Maître de Guerre, déclara sa rébellion contre l’Empereur suite à l’Atrocité de Isstvan III qui vit le massacre de Loyalistes Space Marines des quatre Légions Renégates qui alors, avaient déclaré leur soutien à Horus. Aux côtés de ses frères Primarques Ferrus Manus et Corvus Corax, Vulkan fit parti de la première vague d’assaut sur Isstvan V, monde sur lequel le Maître de Guerre renégat avait établi sa base. Là, la tragédie allait frapper Vulkan et sa Légion.[29]

Le Massacre du Site d'Atterrissage[modifier]

« Le Feu nous renforce. Le feu nous modèle. Et nous devenons ce que nous sommes parce que nous savons également que le feu détruit. Embrassons cette destruction et maîtrisons-la pour servir nos desseins. Si nous voulons protéger notre charge, l’annulation de l’ennemi doit être absolue. »
- Vulkan, Le Don de la Désolation.
Amène-l’Aube[30]

Durant un échange avec Artellus Numeon à bord de son vaisseau, peu de temps avant son assaut sur Isstvan V, Vulkan montra à son Écuyer un marteau qu’il tenait au creux de son gantelet. Ce marteau de guerre possédait une double tête immense et la forme de chacune des têtes était basée sur trois pointes de section carrée, orientée de biais pour produire un effet d’ailettes irradiantes. Traversée par un long manche de métal hachuré de croisillons au niveau de la poignée, et achevé par un pommeau serti de pierres, l’extrémité létale de l’arme paraissait pesante mais Vulkan la tenait comme si son poids n’était rien. Cela devait être un cadeau pour Horus afin d’honorer sa réussite après qu’il fut nommé Maître de Guerre sur Ullanor. Cette arme s’appelait Amène-l’Aube. Mais il ne lui avait au final pas donné, car il avait vu Horus à la suite des évènements de Kharaatan, et avait constaté que le Maître de Guerre avait changé. À travers leur liaison hololithique, Vulkan avait senti une présence qui n’était pas là auparavant. Ses instincts lui avaient hurlé qu’Horus était corrompu, et il avait donc préféré garder pour lui le sublime marteau.

Vulkan avait reçu un ordre de Rogal Dorn, Primarque des Imperial Fists chargé de mener les fortifications du Système Sol, de rallier le monde de Isstvan V avec ses Salamanders, afin d’éliminer les Primarques Horus, Fulgrim, Mortarion, Angron et leurs Légions respectives qui s’y étaient établis. L’impossible avait eu lieu : le Maître de Guerre s’était rebellé contre l’Empereur et avait assassiné les Space Marines Loyalistes des quatre Légions des Sons of Horus, des Emperor's Children, de la Death Guard et des World Eaters sur Isstvan III, par un bombardement orbital qui tua les milliards d’habitants de cette planète. Une terrible guerre civile débuta, où des puissances plus obscures menaient en réalité les Traîtres afin d’éliminer l’Empereur de l’Humanité. En plus des Salamanders, de la Raven Guard et des Iron Hands, l’Alpha Legion, les Iron Warriors, les Word Bearers et les Night Lords furent mobilisés.

Ferrus Manus reçu le commandement de l’offensive échue. La Gorgone ordonna de faire cap immédiatement vers Isstvan V, aveuglé par son désir de vengeance contre ses frères félons. Arrivé dans l’orbite de Isstvan V, le Seigneur des Dracs retrouva ses frères Corvus Corax et Ferrus Manus sur le pont du navire de la Gorgone, le Ferrum, pour débattre de la meilleure façon pour détruire les forces renégates présentes sur la planète. Il attendit avec ses deux frères des nouvelles d’éléments des Iron Hands envoyés faire une reconnaissance discrète pour identifier les positions ennemies. Les trois Primarques avaient de plus cartographiés les zones d’atterrissage ainsi que les schémas d’attaques optimaux, néanmoins, sans les autres Légions chargées de mater la rébellion d’Horus, rien ne pouvait encore être accompli. Les Salamanders de Vulkan étaient prêts à commencer leur attaque sur Isstvan V mais aucune nouvelle des Word Bearers, des Night Lords, des Iron Warriors et de l’Alpha Legion n’arrivait. Puis, un Astropathe nommé Cistor rejoignit les trois Primarques sur la passerelle de commandement et fut saisit par les deux mains de la Gorgone qui le supplia de donner de nouvelles des quatre Légions. Cistor leur appris que les quatre Légions n’étaient plus qu’à quelques heures, ce qui enchanta Ferrus Manus qui ordonna l’offensive planétaire totale, sachant que les renforts arriveraient pour une seconde vague. La cible était la Dépression d’Urgall, au bout duquel se trouvait la forteresse d’Horus Lupercal. Vulkan reçut la charge de prendre le flanc gauche tandis que Corax recevait le flanc droit, et Ferrus Manus l’avant-garde. Les autres Légions devront les rejoindre dès leur sortie du Warp, sécuriser le site d’atterrissage et venir les soutenir.

Vulkan durant la Bataille de Isstvan V.
Après sa réunion sur le Ferrum, Vulkan retourna sur son vaisseau, le Fireforge, et était parti se reclure dans ses quartiers privés, sans un mot d’explication. Son Écuyer, Artellus Numeon, le rejoignit et lui annonça que les Salamanders étaient prêts, leur serment de l’instant prêté et qu’ils attendaient les ordres du Primarque. Le Seigneur des Dracs s’était isolé pour réfléchir sur un fait qui était alors inédit : des Space Marines allaient affronter d’autres Space Marines dans le cadre d’un conflit. Il avoua à Numeon que les choses ne s’étaient pas bien passé sur le Ferrum, car Ferrus Manus était colérique et emporté, et que ces émotions mal gérées allaient les mener à une potentielle catastrophe, car se ruer sur un adversaire tel qu’Horus n’était que folie. Il montra un magnifique marteau qu’il avait forgé pour féliciter Horus suite à son avènement au poste de Maître de Guerre, une arme nommée Amène-l’Aube, mais qu’il avait finalement gardé pour lui après avoir ressenti un profond malaise lors d’un échange avec Horus peu avant sa rébellion. La leçon de Vulkan était qu’il fallait douter de la justesse de ce combat, tout comme il fallait cesser ensuite d’en envisager les conséquences. Il n’y avait qu’ainsi qu’un guerrier pouvait être sûr de lever son Bolter et sa lame pour une bonne cause, et contre un véritable ennemi. Puis le Seigneur des Dracs rejoignit le rassemblement, annonçant qu’il ira regarder Horus droit dans les yeux, et lui demanderai le motif de ses actes, avant qu’il ne soit emmené sur Terra les chaînes aux pieds.

Le Seigneur des Dracs débarqua sur Isstvan V avec la quasi totalité des Salamanders, suite à un largage massif de Modules d’Atterrissage au-dessus de la Dépression d’Urgall. Les forces combinées des trois Légions Loyalistes marchèrent vers leurs frères de jadis et les affrontèrent sans pitié. Vulkan affrotna principalement la Death Guard, menant ses guerriers qui s’étaient déversés des chars de sa Légion. Les combats furent terribles car les Traîtres furent menés par les Primarques renégats Angron, Mortarion et Fulgrim. La silhouette imposante de Vulkan traversa les torrents de Bolts, tuant à chaque revers de son arme de corps à corps et à chaque tir de l’arme que son Ferrus Manus avait forgée en son nom. Une explosion monumentale éclata aux pieds du Primarque, le baignant d’un feu tueur ; des dizaines de ses Salamanders furent projetés en l’air, leurs armures fondues, la chair arrachée de leurs os. Vulkan traversa les flammes sain et sauf, et continua de tuer les Traîtres sans marquer un seul temps d’arrêt tandis que Ferrus Manus s’enfonçait plus encore dans les rangs des renégats avec l’élite des Iron Hands, les Morlocks. Comme Vulkan le craignait, la Gorgone laissait sa colère le guider. Puis Vulkan se retrouva face aux World Eaters et particulièrement devant un Dreadnought Contemptor qui avançait à pas lourds au milieu des Saccageurs, une classe redoutable même parmi les World Eaters, et un rappel de l’incarcération d’Angron en tant qu’esclave et combattant des arènes. Un berserker hurlant, une falx à lame courbe dans chaque main, bondit sur Vulkan qui l’écarta d’un revers en plein vol, mais le guerrier fou furieux parvint à parer le coup mortel, et se remit à se battre aussitôt relevé. Il en souleva un autre du sol, avant de l’enfoncer la tête la première dans le sol pour faire taire ses hurlements. Puis il échangea des coups avec le Contemptor qui malgré sa taille, se faisait lentement réduire en pièces par le Primarque. Une flamme de bouche dense jaillit du pistolet de Vulkan ; un cadeau du seigneur Manus, auquel le Primarque des Salamanders avait répondu par la réciproque. L’arme déchargée à courte portée détruisit les servomoteurs dans le bras droit du Dreadnought, rendant l’une de ses pinces inerte et inutile. Puis Vulkan grimpa à son torse, et lorsqu’il en atteignit le sommet, lui enfonça son épée à la verticale à travers la tête. Comme un monstre tué sans avoir encore pleinement réalisé sa mort, le Contemptor tomba en mettant un genou à terre. Son bras désactivé pendait à son côté, tandis que l’autre s’agrippait la jambe, en y cherchant un appui. Vulkan était coincé, incapable de libérer l’arme qu’il avait enfoncée si profondément pour tuer son ennemi mais d’une torsion brutale, le Primarque cassa la lame et lança la longueur qu’il en restaient sur l’un des Saccageurs. Le tronçon atteignit le gladiateur sauvage en plein visage, lui transperça l’œil et le tua instantanément. Après avoir repoussé d’un coup de talon la carcasse du Dreadnought, Vulkan évita un coup d’Eviscerator adressé à sa tête, qui mordit à la place dans le châssis de métal du Contemptor. Le Saccageur responsable de son coup décida de tuer Vulkan… à mains nues. Monumentale erreur, car le Primarque avait saisi Amène-l’Aube et lui fit sauter la tête d’un moulinet désinvolte. C’est alors qu’Angron l’appela d’un cri tonitruant, pointant vers lui une des haches motorisées dont il se servait. Vulkan partit à la rencontre du défi lancé par son frère mais c’est alors qu’une volée de missiles, tirée depuis l’un des emplacements d’armes lourdes des Traîtres frappa la pente entre les deux Primarques, immolant tout les guerriers qui se trouvait dans on rayon. Angron disparut de la vue de Vulkan.

Soudainement, les Traîtres se replièrent vers la forteresse d’Horus Lupercal, ce qui fit croire à la Gorgone que la victoire lui ouvrait les bras. Ferrus Manus ordonna de continuer d’avancer malgré les pertes épouvantables. Vulkan lui demanda de leur accorder un moment pour reprendre leur souffle et panser leurs plaies avant de replonger la tête la première dans une bataille aussi terrible et consolider ce qu’ils avaient déjà gagné, soulignant que les quatre Légions suivantes qui allaient arriver pourront continuer le combat. Mais Ferrus Manus refusa d’écouter et continua d’avancer tandis que Vulkan, en compagnie de Corax, se replia vers le site d’atterrissage. Là, les quatre Légions de la seconde vague arrivèrent enfin, se positionnant à l’arrières des Salamanders, de la Raven Guard et des Iron Hands.

Ne comprenant pas pourquoi les Iron Warriors qui lui faisait face restait immobiles et silencieux, Vulkan vit Perturabo et en regardant dans ses yeux, il comprit la raison. Et la trahison suprême frappa.

Les Word Bearers, les Iron Warriors, l’Alpha Legion et les Night Lords levèrent leurs armes contres les trois Légions et commencèrent à les massacrer, révélant leur allégeance envers Horus, tandis que les quatre Légions Renégates du début de la bataille mirent fin à leur retraite feinte, revenant se battre contre les Loyalistes soudainement encerclés. Une explosion monumentale monta de l’endroit où Vulkan se trouvait, disparaissant de la vue de ses deux frères. Les Salamanders furent cernés par les Night Lords et l’Alpha Legion et furent massacrés dans des proportions démentielles sous une tempête de tirs de Bolters. En quelques heures, la tuerie fut achevée, et l’effectif presque entier des trois Légions complètes gisait en silence sur les sables torturés. Pire, si Corvus Corax avait disparu dans les désolations de Isstvan V, Ferrus Manus fut tué, décapité par son frère Fulgrim…

La mort de Ferrus Manus fut aperçu par Vulkan dans son esprit car si il n’était pas présent lors du trépas de son frère bien aimé, ils étaient liés, lui et la Gorgogne, par des maillons plus solides que le seul lien du sang. Le Seigneur des Dracs s’était retrouvé face à des chars de combat par centaines, à des Titans qui arpentaient l’horizon en meutes destructrices, et à des appareils de descente qui inondaient le ciel et l’étouffaient dans la fumée de leurs moteurs et de leurs explosions. Une compagnie de tanks renégats perchée sur un flanc de colline tiraient leurs obus sur les rangs Salamanders et les écrasaient. Avec sa Garde du Brasier, Vulkan, aveuglé par la rage et la colère, s’est jeté seul sur ces tanks, déchirant de ses mains leur ligne de blindés. Il fut alors la cible, lui et ses fils génétiques, de missiles qui libérèrent une lumière et du feu, déchirant le ciel en une grande bande d’un blanc magnésique et aveuglant. Vulkan regarda la détonation et contempla le feu se répandre sur le monde comme un océan bouillonnant avant de se réveiller tout hébété, son armure de combat brûlée. Il avait été projeté loin de la bataille, se retrouvant seul, à part le corps d’un de ses fils, du nom de Nemetor. Vulkan le serra contre lui comme un enfant, en levant au ciel Amène-l’Aube, son marteau de guerre, et cria son chagrin. Puis des Space Marines renégats des Night Lords et des Iron Warriors l’atteignirent en une marée de guerriers, le poignardant de leurs couteaux et le cognant à coups contondants. Le Seigneur des Dracs en tua presque une soixantaine avant qu’ils ne lui arrachent Nemetor des bras. Agenouillé, meurtri et en sang, une ombre tomba sur lui et le fit prisonnier : Konrad Curze.[31]

Les Tourments de Vulkan[modifier]

Vulkan est Vivant !
Vulkan se réveilla, ses perceptions du temps et de l’espace s’entrechoquant, sans pour autant se rejoindre, et lui rendant difficile de se concentrer correctement. Dépossédé de son armure et avec des entraves autour de ses poignets et ses chevilles, un garrot autour de son cou, il vit Horus qui lui parlait et se moquait de son état déplorable. Puis le Seigneur des Dracs cligna des yeux et eut la vision de Roboute Guilliman remplacer le Maître de Guerre. Guilliman enfonça profondément son gladius dans le torse de Vulkan de toute sa longueur, jusqu’à la garde. Le Primarque souffrit, mais finalement, il vit qui était réellement son bourreau en face de lui, son frère plus dément que jamais, Konrad Curze.

Vulkan se reprit conscience plus tard, le corps pétri de douleur, enfermé dans une cellule avec des murs circulaires, faits de métal, sans aucune porte ni accès, toujours enchaîné au niveau des membres et du cou. Il entendit une voix et vit Ferrus Manus apparaître, pâle, les joues enfoncées et les yeux froids, vitreux. Choqué devant cette apparition, Vulkan subit plusieurs coups d’épées de la part de Night Lords et de Curze surgissant des ténèbres, s’effondrant tout en regardant le fantôme de la Gorgone lui montrant une ligne rouge sombre au niveau du cou…

Le Seigneur des Dracs reprit ses esprits et se retrouva dans la forge de sa jeunesse, y retrouvant son père adoptif, N’bel. Il le serra contre lui, heureux de le revoir mais se rendit compte que sa présence ici était impossible. Il sorti de la forge et se retrouva à l’extérieur de Nocturne, changé à jamais par la technologie impériale. Il aperçu de dos Konrad Curze avec un long couteau en train de couper "quelque chose"… Il s’apprêta à le pourfendre lorsque le Commémorateur Verace, le même qu’il avait rencontré sur le monde de Caledra durant la Grande Croisade, lui demanda de cesser d’agresser son frère. Vulkan reconnut alors le Maître de l’Humanité à travers Verace. Curze en profita pour lui enfoncer son couteau dans le dos.

Il se réveilla à nouveau au fond d’une oubliette, et vit que le fantôme de Ferrus Manus l’attendait. Vulkan accusa cette apparition de ne pas être son frère décédé, tout en supportant les accusations de la Gorgone qui affirma qu’il était mort par son inaction à venir l’aider et qu’il était l’incarnation de sa culpabilité.

Dans un effort suprême, il arracha ses chaînes du mur sous les moqueries de Ferrus Manus qui lui apprit néanmoins qu’il avait eu le dessus sur Fulgrim durant son duel fatidique mais que le Phénicien était habité par une puissance qui lui avait été fatal. Vulkan parvient à remonter l’oubliette et y trouva deux Night Lords qui y montaient la garde. Il les tua silencieusement et emprunta les couloirs du vaisseau. Mais il fut repéré par des Night Lords qui déclenchèrent l’alerte et alors que le Primarque tentait de s’échapper, il tua tous Night Lords qui s'attaquaient à lui. Il trouva refuge dans le plafond et atteignit une pièce remplie de sers humains de la VIIIe Légion, qu’il élimina. Il y trouva un plan à l’écran qui montrait une portion d’un complexe gigantesque. Vulkan était persuadé de se trouver dans un complexe souterrain sous Isstvan V, et tout en avançant dans les couloirs, il se rendit compte qu’il n’y avait aucun rapport entre cet espace et le plan qu’il avait vu. Il vit Ferrus Manus lui faire signe de le suivre vers les ombres, mais Vulkan rit la décision de l’ignorer. Mais il se retrouva nez à nez avec une nouvelle apparition : un spectre qui par sa silhouette et par ses traits, était un Aeldari. L’apparition disparut rapidement. Il continua son avancée et se retrouva face une porte coupe-feu impossible d’arracher de ses gonds. Soudainement elle s’ouvrit et le Seigneur des Dracs fut happé par le vide spatial, se rendant compte trop tard qu’il n’était pas sur Isstvan V, mais sur le vaisseau de Curze, le Nightfall.

Vulkan reprit conscience dans un puits octogonal s’allongeant sur des centaines de mètres vers le bas et vers le haut. Curze était là, le qualifiant de sujet fascisant avant de lui expliquer que sa Légion avait été détruite sur Isstvan V et que le rêve de l’Empereur n’était que mensonge. Vulkan apprit que les Loyalistes connaissaient sur tout les fronts une débandade et que ses frères Loyalistes étaient soient trop occupés, soient isolés pour venir le sauver. Il exprima son admiration pour l’endurance de Vulkan, sa force et son "don". Puis il lui présenta sa prison, construite par Perturabo à la demande du Night Haunter et conçue pour l’empêcher de s’échapper. Vulkan ne comprenait pas les sous entendus de son frère sur son don, le Night Haunter exprimant alors sa surprise devant son ignorance. Néanmoins, il lui annonça qu’il lui avait préparer un vaste programme de tortures ignobles, commençant sans tarder en s’éclipsant pour laisser la vraie nature de la prison de Vulkan se révéler à lui : un fourneau. Vulkan fut consumé par les flammes, tout en regardant le fantôme de Ferrus Manus rire et brûler avec lui.

Vulkan se réveilla encore une fois, étonné d’être encore vivant mais ne conservant que des fragments de ce qu’il avait subi, s’imaginant qu’en réalité, il était toujours sur Isstvan V, blessé, plongé dans un coma par sa membrane cataleptique ou qu’il avait été récupéré et que son corps luttait pour se réanimer dans la propreté clinique d’un Apothecarion, et que son esprit peinait à rester avec lui.

Il se retrouva dans une cellule aux murs blancs, luisants, lisses comme de l’ivoire, entendant des voix à l’intérieur d’eux, son corps étant même aussi lisse et dénué de stigmates qu’à son arrivée sur Nocturne. Il vit en face de lui l’Aeldari qu’il avait aperçu durant sa tentative d’invasion, et reconnu un Grand Prophète de cette race Xenos. L’Aeldari lui annonça qu’ils étaient nul part, que ce n’était qu’un lieu de rencontre, dans un de ses rêves. Il se présenta comme venant d’Ulthwé et qu’il venait pour la "question de la terre". Le Grand Prophète supplia le Primarque de rester vivant et de résister "comme gardien de la porte". N’y comprenant rien et furieux, Vulkan se jeta sur l’Aeldari qui disparut. Le Seigneur des Dracs se réveilla immédiatement, troublé.

À peine réveillé, l’horreur l’attendait. Konrad Curze l’avait placé dans une longue salle crée par Perturabo, où étaient encastrés de part et d’autre dans les murs des mécanismes d’un aspect ésotérique : de grands engrenages, des séries de rouages, aux côtés de servomoteurs petits et complexes. À l’autre extrémité du long mur, regroupés, et isolés de Vulkan par un panneau sale de verre blindé, se trouvaient des captifs humains. Le Night Haunter activa l’engrenage, et immédiatement, une tension s’exerça sur les bras de Vulkan, attachés à des chaînes que se rétractèrent violemment dans des creux du mur de part et d’autre du Seigneur des Dracs. En même temps, le plafond au dessus des captifs humains se mit à descendre, les menaçant de les écraser. Curze avait enchaîné Vulkan au plafond par l’intermédiaire de ses entraves. Par le mécanisme mis en place, seule la force surhumaine de Vulkan pouvait empêcher le plafond de tomber sur les malheureux. Curze nargua Vulkan qui sentait ses forces le quitter, alors qu’il entendait, comble de l’horreur, un enfant pleurer parmi les humains condamnés. Il vit pourtant un homme qui semblait accepter sa mort, calmement, et reconnut en lui le Commémorateur Verace. Il a tenu des heures mais inévitablement, le bloc tomba, et quand Vulkan s’en rendit enfin compte, le fantôme de Ferrus Manus, de plus en plus squelettique, se moqua de lui en lui montrant le carnage qui avait eut lieu. Vulkan pleura, plein de remords et de chagrin.

Plus tard, alors qu’il sentait que l’équilibre de ses humeurs étaient rompues, Vulkan, affamé et assoiffé, se retrouva lié à une chaise autour d’une table où des mets moisis et avariés avaient été posés. Dix-sept hommes et femmes étaient assis autour de la table de banquet. Curze les avait affamé et sous les yeux horrifiés de Vulkan, il leur avait tranché les membres au niveau du poignet pour y planter à la place des couteaux au tranchant inégal et des fourchettes en trident suffisamment courts pour qu’il soit impossible aux victimes du Night Haunter de porter la nourriture à leur bouche. Vulkan leur cria de se nourrir les uns les autres, mais Curze les avaient rendu sourds et les avaient aveuglé. Vulkan regarda les humains trépasser chacun leur tour, mort de faim. Il invita Curze à le tuer, et c’est alors qu’il appris la grande vérité : il ne pouvait pas mourir ! Le Night Haunter lui enfonça une fourchette dans le sternum et lui ouvrit la poitrine, révélant au Seigneur des Dracs qu’il lui avait coupé la tête, percé le cœur, écrasé son crâne, embroché tous les organes majeurs de son corps, brûlé et démembré. Mais qu’il ne pouvait pas mourir, ressuscitant et se régénérant sans cesse ! Trépassant de nouveau, Vulkan fut ébahi devant cette nouvelle.

Ressuscitant de nouveau, Vulkan fut effaré devant son immortalité, n’y voyant qu’un éternel tourment. La folie sadique de Curze semblait ne pas connaître de limites, et le pauvre Vulkan, à la santé mentale de plus en plus déclinante, se réveilla sur une sorte d’armature de métal, humanoïde par sa forme, mais hérissée de piquants et de pointes qui s’étendaient à travers lui. Un mécanisme grossier immobilisait sa mâchoire et son menton en position relevée. Curze avaient cousues ses lèvres de Vulkan, et gainés ses jambes et ses bras de manchons de métal, qui dans le cas de ces derniers, s’achevaient en une paire de lames. L’ignoble Night Haunter contrôlait l’armature de Vulkan à distance, l’envoyant dans un corridor dans lequel des humains de l’Armée Impériale avaient été lâchés pour se faire massacrer par le châssis sur lequel Vulkan était attaché. Les soldats répliquèrent avec des armes, blessant le pauvre Primarque qui était assimilé à l’ennemi. Vulkan eut même la vision du Salamander défunt Nemetor qui fut tué par son armature, devant lui. De nouveau dans sa cellule, Konrad Curze lui rendit visite et l’invita de lâcher prise, de devenir d’une certaine façon comme lui ce que Vulkan refusa de faire. Étrangement, Curze semblait lui aussi sentir la présence du fantôme de Ferrus Manus, ce qui Vulkan ne chercha pas à lui dissimuler.

Plus tard, Vulkan reçut une visite inentendu et inespéré : Corvus Corax. Le Seigneur Corbeau lui affirma qu’il était venu le sauver et que lui et une petite équipe de Raven Guards avaient infiltré le Nightfall. Il guida Vulkan dans les couloirs afin de rejoindre leur navette et s’échapper de cet enfer. Mais les Raven Guards furent tués un par un, et les deux Primarques se retrouvèrent finalement dans une arène de combat où des duels de gladiateurs étaient pratiqués, piégés par une cloison blindée. Le Night Haunter était présent dans les gradins, et ordonna un duel à mort tel que ceux pratiqués par les gangs de la défunte Nostramo - sous peine d’exécuter des Space Marines Loyalistes capturés, dont Nemetor que Vulkan avait encore crut mort, mais offrant la liberté pour le vainqueur. Après une violente empoignade, Vulkan se laissa tuer par Corax, une lame dans le cœur. Quand il revint à lui, il se vit attacher sur une table, avec des sangles, entourés de Psykers humains. Curze lui expliqua que tout n’était qu’illusion ; il n’avait jamais eu de Corvus Corax ou de mission de sauvetage. Tout avait été psychiquement induit à Vulkan par des sorciers Davinites, que le Night Haunter massacra pour avoir échoués à faire plier Vulkan dont il souhaitait voir le basculement en tuant le faux Corax. Puis Vulkan fut de nouveau assassiné…

De retour de nouveau parmi les vivants, Vulkan regarda le fantôme de Ferrus Manus qui lu ifaisait un sourire moqueur. Puis il s’agenouilla, demandant de l’aide à l’Empereur. Là, l’apparition de la Gorgone cadavérique, lui montra une vaste porte ornementée qui avait commencé à apparaître et sur laquelle toute une trame d’imagerie, une scène qui paraissait montrer un conflit d’un âge ancien, était représentée, avec ses combattants brandissant des épées, des hauberts de maille et de pourpoints de cuir. Vulkan vit trois armées qui résistaient désespérément dans une gorge étroite, et leurs ennemis rangés de part et d’autre ; une allégorie de Isstvan V. Curze apparu à ses côtés et lui expliqua que c’était l’entrée du Labyrinthe de Fer, crée par Perturabo à sa demande. Ce labyrinthe avait été construit pour empêcher tout ceux qui y rentraient d’en ressortir un jour. En son centre, le Night Haunter y avait placé le marteau de guerre du Seigneur des Dracs, Amène-l’Aube. Autour du marteau, suspendus à des chaînes, il y avait placé deux Salamanders atrocement torturés par ses soins. À ce stade, le Night Haunter était en colère car il n’avait pas réussie à briser le courage et la moralité humaniste de Vulkan qui jamais n’avait cédé aux ténèbres où Curze voulait le faire tomber. Le sombre Primarque des Night Lords disparu dans les ombres du Labyrinthe de Fer, invitant Vulkan à le suivre et de sauver ses fils enchaînés. Vulkan n’avait pas le choix et entra.

Profitant du noir, Curze s’amusa à tenailler Vulkan qui avançait pour trouver un chemin, même si il savait qu’il était totalement perdu. Enrageant contre l’insaisissable Night Haunter qui l’avait déjà entaillé de nombreuses blessures, le Seigneur des Dracs vit alors face à lui le Commémorateur Vérace. Il s’agenouilla devant cette apparition qui lui demanda de fermer les yeux, avant de mettre sa main sur son front, l’invitant à être en paix et l’appelant "fils". En ouvrant les yeux, Vulkan vit que Verace avait disparu. Et il sentit ses membres retrouver de la force, et une résolution nouvelle qui l’emplissait. Il sut néanmoins que la paix qui lui avait été transmise ne durerait pas dans cet endroit et il fallait qu’il agisse. Il arriva finalement au centre du Labyrinthe de Fer et constata que Curze avait tué ses deux fils enchaînés, - dont l’un d'eux était Nemetor - le Night Haunter lui répondant honnêtement qu’ils étaient morts avant même que Vulkan ne soit emmené sur le Nightfall. Amène-l’Aube était protégé par un champ de force, privant le Seigneur des Dracs de son arme. Alors Curze le provoqua de nouveau mais Vulkan était imperturbable ce qui cette fois, rendit le Night Haunter fou de rage. Du coin de l’œil, Vulkan vit que Ferrus Manus le surveillait fièrement, et qu’il n’était plus une goule cadavérique, mais bel et bien l’être glorieux que le Seigneur de Dracs voulait se rappeler. Le Primarque dément se jeta sur le Seigneur des Dracs qui avait retrouvé sa force et révéla alors un petit secret : il était le plus fort physiquement des fils de l’Empereur. Il balança des coups d’une puissance telle que Curze chancela. Vulkan défonça son armure et lui fracassa une de ses joues. Puis il souleva son geôlier avant de l’abattre sur le piédestal qui soutenait le champ de force du marteau. Vulkan pu alors s’emparer d’Amène-l’Aube et tabassa avec Curze, lui faisant payer ses atrocités. Puis, alors que Curze était vaincu et brisé, Vulkan l’écouta le supplier de l’achever et de mettre fin à ses tourments et à sa folie. Mais Vulkan l’épargna, refusant de se mettre au même niveau que lui et sous les yeux d’un Night Haunter vaincu, il activa le dispositif de téléportation placé sur Amène-l’Aube et s’échappa dans le Warp.

Il réapparut au dessus de l’atmosphère d’un monde gris et nuageux, tombant comme une météorite vers sa surface. Il brûla alors qu’il entrait dans la haute l’atmosphère de cette planète, éprouvant une souffrance à une échelle incommensurable. Puis il mourut, encore.[32]

L'Imperium Secundus[modifier]

« Le désespoir n’a jamais coulé dans les veines de la Légion. Cependant, il fut un temps où l’espoir semblait tout aussi étranger. L’espoir nous appartient et doit être trempé et éprouvé comme chaque facette de notre identité. Nous le revendiquons par le biais de la forge. Nous sommes façonnés sur l’enclume, par le feu et le marteau. La création est douloureuse, et la douleur nécessaire. Ce qui en émerge est plus fort et plus sage grâce à la trempe, et par sa propre existence, il justifie la réalité de l’espoir. »
- Vulkan, Leçons de l’Enclume.

L’entrée de Vulkan dans l’atmosphère de ce monde qui n’était autre que la monde capitale des Ultramarines, Macragge, produisit un bang supersonique et les habitants de la capitale de la planète, Magnas Civitas, purent voir une strie de feu descendre du ciel à vive allure. Le Seigneur des Dracs tomba tout droit et disparut derrière les tours de la Civitas, dans les habitats ouvriers des faubourgs du sud de la cité, au nord de la Forteresse Octogone, dans le dème d’Anomie.

Les agents que Guilliman envoya découvrirent alors le corps du Primarque, mais ne pouvaient déterminer alors de qui il s’agissait. Des Serviteurs du Mechanicum à six pattes combattirent les flammes dans les ruines fumantes du hangar dans lequel Vulkan s’était écrasé. Le corps fut ramené par le Tétraque Occluda, l’Ultramarine Valentus Dolor, qui avait au début prit le corps de Vulkan pour une statue d’homme avant de comprendre que c’était un cadavre calciné par la chaleur de l’entrée atmosphérique, puis écrasée au sol, ce qui lui avait pulvérisé tous les os. Se demandant pourquoi tout n’avait pas été totalement vaporisé, il monta une équipe médicale complète pour une étude.

Le cadavre calciné de Vulkan fut amené à une suite de pièces fermées et sécurisées, dans les niveaux inférieurs du hall médical de la forteresse de Roboute Guilliman. Les sorties de la zone étaient gardées et verrouillées, et seul le personnel autorisé pouvait y entrer et en sortir, et connaissait la nature de ce que le laboratoire renfermait. À la surprise générale, Vulkan, alors enfermé dans un caisson, revint à la vie. Guilliman fut immédiatement prévenu mais lorsqu’il arriva, il découvrit que le Seigneur des Dracs avait été enfermé nu dans une cellule d’isolement, aux mises en quarantaine virales. Vulkan avait perdu la raison suite aux tortures qu’il avait subi et le choc de ses résurrections successives. Il hurlait de rage et d’horreur, martelant le verre de sa cellules avec ses poings comme un dément. Devant son triste état, Guilliman garda secret sa résurrection, alors que Lion El’Jonson, Primarque des Dark Angels, arrivait sur Macragge, victorieux suite à la Croisade de Thramas contre Konrad Curze qui était enfermé dans le vaisseau amiral du Lion… En réalité, Vulkan avait senti, grâce à un lien mystérieux, la présence du Night Haunter et il cherchait à prévenir les Ultramarines de la menace qui pesait sur leur monde, ses lèvres prononçant le nom de "Curze".

Plus tard, alors que Konrad Curze s’était échappé du vaisseau du Lion et avait atterri sur Macragge, une chasse à l’homme se mit en place au sein de la résidence fortifiée du Fils Vengeur, la Forteresse de Hera. Guilliman et le Lion traquèrent leur sombre frère qui commettait un massacre répugnant. Le Seigneur des Dracs frappa tellement fort que la paroi qui le retenait prisonnier explosa. Dans sa folie, il n’avait qu’un seul but : tuer le Night Haunter.

Curze avait rejoint la Forteresse de Hera, s’infiltrant dans les quartiers privés de Guilliman. Présente dans les quartiers se trouvait une veille femme, Tarasha Euten, la Première Chambellan de Roboute Guilliman et la femme qui fut pour lui une mère. Euten fut sauvée par l’intervention d’une meute de Space Wolves, menée par Faffnr Bludbroder, présent originellement pour surveiller Guilliman sur ordre de Leman Russ. Curze les vainquit sans effort et s’avança vers Euten pour la tuer. C’est là que surgit Vulkan, armé d’une masse, agrippant le Night Haunter. Il tomba avec lui par la fenêtre de la pièce et chuta dans la nuit. Atterrissant sur des toits de la Forteresse de Hera, Vulkan affronta en hurlant un Curze qui constata qu’il était "encore" vivant, furieux de voir qu’il lui refusait sa mort. Vulkan ne comprenait pas les mots que Curze prononçait, son esprit ayant été détruit par la douleur insupportable, par la souffrance, par les tourments méticuleux et ingénieux que le Night Haunter l’avait forcé à endurer des mois durant. Curze avait anéanti l’esprit de Vulkan et sa santé mentale, mais n’avait pas été capable de mettre véritablement un terme à sa vie. Les deux Primarques se battirent sur les toits alors que des Storm Eagles tournoyaient autour d’eux et tirait sur le Night Haunter, ce dernier sautant sur l’un d’eux et forçant le pilote à le dégager de ce lieu où il était exposé. Vulkan le suivit en sautant sur l’aéronef, mais Curze parvint à le faire tomber d’une trentaine de mètre avant de disparaître dans les dédales de la cité de Macragge Civitas en laissant le Storm Eagle s’exploser dans un bâtiment. Vulkan gisait en un tas brisé, sur un chemin de ronde, entouré d’une large mare rouge. Il se restaura très vite, se retrouvant face à Dolor qui le rejoignit et qui l’interrogea sur comment il avait survécu. Mais Vulkan ne s’intéressa pas à lui et sauta sur les créneaux du rempart et tomba, magnifique, tel un plongeur, tête la première vers un sombre parc.

Vulkan revint à l’endroit où le ciel l’avait fait tomber, l’esprit disloqué et blessé, habillé d’un mélange mal assorti de plaques d’armure et de combinaison dérobées et ensanglantées. Ses mains tremblaient et il sanglotait, mais il mit la main sur un objet assez pur pour délivrer sa vengeance sur son immonde frère : Amène-l’Aube, enfoui bien plus profondément que le niveau où son corps avait été retrouvé.

C’est alors qu’apparu deux humains et un Word Bearer, des agents servant une organisation Xenos du nom de la Cabale, John Grammaticus, Damon Prytanis et Barthusa Narek, un membre de la XVIIe Légion qui ambitionnait de tuer son Primarque, Lorgar Aurelian. Ils étaient chargés de tuer Vulkan à l’aide d’un poignard fait dans une matière qui se nommait la Fulgurite, emplie de la puissance psychique de l’Empereur et capable d’éliminer le Primarque une bonne fois pour toute. Néanmoins, Grammaticus était devenu un agent double, servant le Grand Prophète Asuryani Eldrad Ulthran, ennemi de la Cabale et qui était celui qui avait contacter le Seigneur des Dracs durant sa captivité sur le Nightfall. Comme Vulkan, Grammaticus était un Perpétuel, un humain immortel revenant à la vie une fois tué. Il avait l’attention de poignarder le Primarque non pour le tuer mais pour transférer son don et régénérer la santé mentale du Seigneur des Dracs. Mais Vulkan les attaqua, et par une chance inouïe, les deux humains et le Space Marine parvinrent à le blesser grâce à des armes de tirs Xenos efficaces malgré le fait que le Primarque des Salamanders utilisa le système de téléportation d’Amène l’Aube pour surgir dans différents angles d’attaque. Puis Grammaticus lui parla, comprenant sa souffrance et lui proposant son aide. Cela fit hésiter Vulkan, ce qui offrit l’occasion à Narek de lui exploser la tête d’un tir bien placer, offrant une chance à Grammatius d’enfoncer la Fulgurite dans le cœur du Primarque. C’est à cet instant que Konrad Curze apparut, exigeant qu’on lui remette l’arme. Grammaticus refusa et Curze se jeta sur lui et ses deux compagnons. Ils furent sauvés par Vulkan qui ressuscita encore une fois (Jésus à une vraie concurrence) et qui se jeta sur le Night Haunter, le tabassant à grand coup de marteau. Tout s’acheva lorsque Damon Prytanis jeta sur Curze un flacon contenant l’essence d’un Démon dénommé Ushpetkhar. L’entité du Warp se resserra immédiatement sur le Night Haunter avant de l’emmener avec lui dans l’Immaterium.

John Grammaticus se rapprocha de Vulkan, toujours silencieux, lui offrant son don de Perpétuel pour le restaurer. Lorsque Grammaticus leva la Fulgurite, Vulkan enregistra le fait qu’une arme était sur le point de le frapper. Involontairement, il fit le geste de parer pour briser ensuite Grammaticus d’un coup de marteau, mais la Fulgurite eut le temps de s’enfoncer dans son torse et de s’enfoncer sans résistance, en transperçant net ce qu’il restait de ses plaques d’armure, et embrocha le cœur de Vulkan, qui s’effondra mort, et ne se releva plus. Son corps fut récupéré par les Ultramarines arrivé à cet instant, capturant seulement le Word Bearer qui se remettait des blessures reçut de Curze.

Le corps de Vulkan, la Fulgurite toujours enfoncé dans son torse, fut enfermé dans un cercueil doré dans la Forteresse de Hera et c’est devant son cadavre que Roboute Guilliman et Lion’El Jonson reçurent le Primarque des Blood Angels, Sanguinius, afin de lui offrir le titre d’Empereur de l’Imperium Secundus, projet politique visant à conserver le rêve de l’Empereur alors supposé tombé face à Horus.

Un Salamander sur Macragge, Barek Zytos, exilé avec une poignée de ses frères fera alors de "Vulkan est Vivant", le nouveau cri de ralliement de la XVIIIe Légion meurtrie.[33]

Le Retour au Mont Feu de Mort[modifier]

« La lutte est éternelle. Nous sommes à jamais soumis à la refonte de la forge. Elle nous modèle jusqu’à ce que notre nature et notre dessein s’alignent. »
- Vulkan, Considérations sur le Dessein.

Le corps de Vulkan fut par la suite mit dans la Crypte de la Flamme Indomptable, dans Magna Macragge Civita. Sur son cercueil, sur le seul ornement du cercueil, un parchemin doré, fut gravée "La Flamme Indomptable". Vulkan gisait dans un repos silencieux, ses yeux étant fermés, paraissant serein derrière le verre de son sarcophage. Dans son poing était serré Amène-l’Aube et il était revêtu d’une armure issue de la crypte de Guilliman, peinte aux couleurs de la XVIIIe Légion.

Puis miraculeusement, l’Écuyer de Vulkan, Artellus Numeon, fut libéré d’une prison renégate par des Ultramarines et ramené sur Macragge, son titre faisant de lui le chef de facto des derniers Salamanders exilés sur le monde capitale d’Ultramar. Numeon refusa de croire en la mort du Primarque et lorsqu’il arriva dans la crypte pour voir son corps, il découvrit surpris et furieux que le cercueil était vide !

Les recherches pour retrouver Vulkan mort ou vivant débutèrent et durèrent des jours, et fut marqué par le conseil qui vit Roboute Guilliman, Sanguinius et Lion El’Jonson écouter la plainte de Numeon qui proclama la survie du Seigneur des Dracs malgré le fait que les trois Primarques n’y voyaient qu’un déni de sa part. Sur ordre de Sanguinius, le Fils Vengeur envoya des dizaines de guerriers chercher la dépouille de Vulkan. Finalement, Numeon retrouva le corps de Vulkan, toujours mort, assis sur un trône de marbre installé sur un socle étroit au milieu des statues héroïques au sein de la Forteresse de Hera. Il fut par la suite établi que le marteau de Vulkan recelait encore une charge de téléportation suffisante et avait été la cause de cette disparition.

Désireux de ramener Vulkan sur Nocturne - et persuadé qu’une fois arrivé, le Seigneur des Dracs ressuscitera après un rituel - Numeon mena les derniers Salamanders présents sur Macragge à bord d’une Barge de Bataille de leur Légion, le Charybdis. Il dirigea une expédition vers Nocturne mais pendant le voyage, le navire a été assailli par des Word Bearers et les Démons dans la Tempête de la Ruine, l’immense tempête Warp crée par les Word Bearers de Lorgar lors de la Bataille de Calth et propagée par la Croisade des Ombres, isolant l’est galactique du reste de l’Imperium., Alors que tout semblait perdu suite à des abordages et un vaisseau en perdition, Numeon, qui était resté régulièrement prêt du corps de Vulkan qui était convoité par les Traîtres, rencontra une partie de l’âme du Primarque Magnus le Rouge au sein du Charybdis. Au cours de leur brève rencontre dans un couloir envahie de Démonettes, Magnus affirma que Vulkan était bel et bien mort, prenant même la forme du Seigneur des Dracs pour tenter Numeon qui ne se laissa pas avoir. Devant la foi de Numeon, Magnus lui demanda si il serait prêt à se sacrifier pour ressusciter Vulkan, le Salamander affirmant que oui. Puis Magnus disparu et le Charybdis put quitter la tempête Warp et retourner dans la réalité, proche de Terra qui à la surprise des Salamanders, était toujours debout. Hésitant à retourner dans l’Imperium Secundus pour informer les trois Légions Loyalistes qui y stationnaient, Numeon se retira dans la soute où reposait le corps de Vulkan. Il réfléchit aux paroles de Magnus et eut une révélation : la Flamme Indomptable, un symbole puissant de la mythologie de Nocturne que Numeon ne cessait de voir, mais qui n’était pas comme il l’avait cru un signe de malheur, mais un symbole de renaissance. Le feu et la mort symbolisait le Mont Feu de Mort, la montagne sacrée de Nocturne. Fort de cette nouvelle révélation, Numeon fut persuadé que Vulkan pouvait être restauré seulement si il le ramenait sur le Mont Feu de Mort et le laissait rejoindre le Cercle du Feu. Parvenant à convaincre ses frères de la véracité de sa vision, Numeon ordonna que le Charybdis replonge dans le Warp, en direction de Nocturne. L’équipage, malgré des pertes et des drames, atteignit enfin la planète.

Mais l’expédition de Numeon avait été suivie par un contingent de la Death Guard. Après avoir repoussé leur tentative d’invasion de Nocturne grâce au contingent de Salamanders présent sur la planète et sous les ordres du Chapelain Nomus Rhy’tan, Numeon et ses frères ont enterré le corps de Vulkan dans le Mont Feu de Mort. Au bord de la caldera dormante du Mont Feu de Mort, dans un vaste bassin accidenté, les derniers fils de Vulkan se sont rassemblés, moins de huit cents individus. Sous le son d’un battement endeuillé qui résonnait par-dessus le souffle de la montagne, marqué par les Salamanders cognant le poing fermé contre leur épaulière et des enclumes disposées en bordure de la caldera qui résonnaient à l’unisson, le corps de Vulkan reposait sur une plaque de granite, Amène-l’Aube posé en travers de sa poitrine et la Fulgurite plantée en plein dans son cœur. Des chaînes cérémonielles furent d’enroulés autour des bras et des jambes de Vulkan, de son torse et de son cou, quatre chaînes qui passaient dans d’épais anneaux de fer, eux-mêmes rivetés dans la roche éruptive aux quatre points cardinaux. Sous l’oraison funèbre de Rhy’tan, le corps de Vulkan fut lentement tiré et décalé vers le cœur de la caldera et abaissé dans l’abysse profond. Puis les porteurs de chaînes lâchèrent prise et Vulkan chuta dans la bouche du volcan. Le feu le prit, et ce fut terminé.

Neuf jours plus tard, nulle résurrection miraculeuse n’advint. Brisé par ce dernier revers, et se souvenant des paroles de Magnus, Numeon se dépouilla de son rang et de son armure et quitta furtivement ses frères avant de rentrer dans une fissure du Mont Feu de Mort. Mais une fois que Numeon y entra, la montagne saigna d’un feu liquide, et la fissure disparut, comme si elle n’avait jamais été là, et Numeon non plus. Bien qu’il ne serait plus jamais réuni avec son Primarque, le sacrifice final de Numeon s’est avéré être un succès.[34]

Résurrection[modifier]

« L’Empereur nous a créés dans un but précis. Lorsque la contingence de l’univers nous permet de remplir cette mission, ce n’est ni une coïncidence, ni une prédestination. C’est la conclusion logique de notre existence. Nous devons connaître cet objectif, et dans la pleine connaissance de ce que nous sommes, embrasser le devoir qui accompagne cette compréhension. »
- Vulkan, Considérations sur Prometheus.
La résurrection de Vulkan.
Vulkan se réveilla, nu, cerné par le feu, en position fœtale, entouré de fumerolles qui traçaient des volutes sur sa peau, son corps vierge de la moindre cicatrice, bien vivant. Il vit des marches grossièrement taillées qui s’élevaient du chaudron de lave et qui conduisaient à un plateau de roche où une cape de cuir de drac était étalée telle une couverture. Bien qu’ignorant comment elle était arrivée là, il se saisit de la cape et la passa à ses larges épaules. Il vit un grand piton aux aspérités dissuasives qui s’élevait du plateau, et son sommet se perdait dans les nuages de fumée soufrée. Des veines d’obsidienne sillonnaient sa surface comme les affluents d’un fleuve immense et au pied du piton, elles se ramifiaient sur le plateau, dont la roche évoquait une carte de lignes telluriques. Vulkan parcourut une ligne du doigt, et un grondement sourd se réverbéra à travers le plateau, le Primarque sentant sa vibration dans sa paume comprenant que c’était le refrain de la terre agitée où s’éveillaient des bêtes anciennes.

Lorsque qu’il toucha la Fulgurite qui dépassait de sa poitrine, il entendit une voix lui dire qu’il était là depuis plusieurs jours et que cet endroit lui avait servi de tombeau et de forge. Le Seigneur des Dracs se retourna et vit un vieillard accroupi sur une pointe rocheuse qui dardait hors de la mer de lave bordant le plateau. Le vieil homme tenait un bâton de bois noueux aussi rêche et dur que semblait l’être son propre corps sous ses vêtements tribaux. Il était nu-pieds et presque aussi noir de peau que le Primarque mais avec des yeux en amande et d’un bleu irisé. Son visage était strié de cendre, ce qui avait un sens rituel dont Vulkan ne se souvenait plus.

Le Primarque se rappela alors son nom et interrogea le mystérieux personnage qui lui faisait face, celui-ci se présentant comme étant le Mont Feu de Mort incarné. Il expliqua à Vulkan qu’ils étaient dans la plus profonde des forges, la Gueule, et qu’elle n’était connue que de la montagne qui l’abrite et de lui-même bien qu’un jour viendra où d’autres pères apprendront son existence. Le vieillard montra le chaudron d’où Vulkan avait émergé, sorte de berceau au milieu de la lave, relié au plateau par l’escalier grossier, affirmant avoir vu le Seigneur des Dracs plonger dans le feu et en ressortir à maintes reprises, afin de prendre un marteau en cuir de drac et rejoindre une enclume qui reposait alors tout prêt. Là, le vieil homme lui expliqua qu’il avait forgé un talisman que le Primarque senti alors autour de son cou, tenue par une chaîne, une fabrication qu’il ne se souvenait plus d’avoir effectué. À pat la création du talisman, il se remémora tout les évènements de l’Hérésie d’Horus et de sa propre mort avec effroi.

Puis le vieillard lui indiqua l’autre côté de la mer de lave, montrant un sentier obscur qui menait vers un lieu funeste, une frontière entre les royaumes, où se trouvait une crypte. Il devait y pratiquer une brèche pour y accéder, grâce à un autre objet que le Primarque avait forgé en plus du mystérieux talisman : Urdrakule, ou la Main Ardente, un marteau qui reposait sur l’enclume. Mais avant de pénétrer dans ce royaume souterrain, le vieillard annonça qu’il devait rejoindre des fils qui venaient à lui. Sans que Vulkan ne le voit, le vieillard disparu.

Vulkan s’extirpa d’une fissure dans la roche pour se retrouver au milieu d’une tempête de cendres, apercevant au loin la cité de Themis. Une faille s’ouvrit dans le sol, et il faillit être englouti dans les entrailles de la terre, et n’ayant aucune envie de gravir pareil gouffre. Il se laissa tomber, attendant que la fureur de la planète se calme. Il entendit l’arrivée de trois Motojets Sky Hunters qui s’arrêtèrent prêt de lui et s’approcher de lui en l’appelant Numeon. Inquiet de la disparition de Numeon, ces trois Salamanders, Atok Abidemi, Barek Zytos, et Igen Gargo, s’étaient rendus au bord du Mont Feu de Mort, et avaient aperçu la silhouette recroquevillé de Vulkan sur la plaine, à moitié enfoui dans la cendre. Persuadé qu’il s’agissait de Numeon, les Salamanders s’approchèrent et découvrirent alors qui était ce mystérieux personnage lorsqu’ils virent la Fulgurite toujours enfoncée dans sa poitrine : Vulkan était vivant !

Les Salamanders s’agenouillèrent devant lui. Puis Zytos déclara qu’un Apothicaire arriverait sous peu, contacté lorsqu’il avait prit Vulkan pour Numeon, disparut à jamais. Mais Vulkan ordonna que l’Apothicaire reste là où il était, exigeant que la nouvelle de sa survie reste secrète. Ses fils ne comprenaient pas sa décision, mais Atok Abidemi, portant alors l’épée d’Artellus Numeon, comprit que le vaillant Écuyer s’était sacrifié pour que Vulkan vive. Devant l’émotion d’Abidemi, Vulkan le prit paternellement dans ses bras pour lui faire un gros câlin. Il expliqua qu’il fallait qu’Horus et ses sbires le croient mort. Il annonça au trois Salamanders qu’ils seraient ses Draaksward, ses Épées Dragons. Ils devaient revenir le voir au Mont Feu de Mort après trois passages du soleil avec un petit appareil rapide en vue d’un départ qui se devait passer inaperçu, vers un sentier obscur.

Une fois ses Draaksward partis, Vulkan retrouva la fissure et redescendit en bravant la fumée et la chaleur jusqu’à la chambre magmatique. Là, il arracha la Fulgurite logée dans son thorax comme une simple épine, conscient qu’elle était toujours imbu de la grâce de l’Empereur. Puis empoignant Urdrakule, il se forgea une nouvelle armure.[35]

Dans le Royaume des Spectres du Crépuscule[modifier]

Dans les profondeurs du Mont Feu de Mort, d’antiques dracs y vivaient.
Comme promis, les Draaksward revinrent avec un aéronef, un Escorteur Thunderhawk baptisé Vulcanis, au Mont Feu de Mort. Confiant dans leur foi en Vulkan, les trois Salamanders dirigèrent l’appareil droit vers une crevasse ouverte à flanc de montagne. Il disparut dans les ténèbres de la montagne afin de se retrouver dans une caverne immense, grande comme une ville. Là, des pitons rocheux s’en élevaient au milieu d’une mer de lave mais surtout, ébahis, les Space Marines virent des Léviathans, d’immenses dracs des profondeurs, des créatures légendaires sur Nocturne. Le Thunderhawk se dirigea vers un piton rocheux qui saillait de la paroi, et dont la face supérieure formait un étroit plateau. Là, Vulkan, en armure et tenant un marteau, attendait et observa l’aéronef se poser alors qu’il se tenait sur un promontoire voué à s’écrouler dans l’abysse. La Fulgurite se trouvait à présent dans un fourreau à sa ceinture, comme un gladius et il portait en amulette un disque gravé qui représentait sept marteaux rayonnants. Il ordonna de se diriger, à bord du Thunderhawk, plus profondément sous le Mont Feu de Mort et guida ses fils génétiques durant un trajet interminable, à travers les fissures, crevasses et tunnels immémoriaux, mais prit bien garde de ne pas s’engager dans les cavernes, mais sans préciser pourquoi. Alors que Vulkan et ses Draaksward survolaient de près une rivière de lave, une bosse s’y forma, massive bien qu’à peine visible dans ce monde de contraste, tout en incandescence et en noir complet. Vulkan devient soudainement anxieux, et ordonna au pilote de rester en haut du tunnel. Lorsque la bosse replonger dans la lave - après avoir révélé une fente plus foncée qui s’était ouverte en son milieu, comme une paupière, - Vulkan se détendit, expliquant que les parois du tunnel qui tressaillaient n’était pas de la roche, mais les Serpents-Mondes, les plus vieux des ur-dracs de Nocturne, si anciens qu’ils relèvent de la mythologie. Ils débouchèrent du long tunnel pour entrer dans une vaste chambre volcanique, posant leur appareil au bord d’une fleuve de lave, sur un plateau de pierre circulaire. Là, il présenta aux Space Marines la Gueule, la forge des profondeurs, où il avait forgé son armure. Ils avancèrent vers une gouffre et se retrouvèrent nez à nez à une porte de la Toile des Aeldaris. Vulkan annonça qu’ils allaient l’emprunter afin de gagner un sentier obscur qui se nommait… Commorragh. De là, ils iront rejoindre Terra, l’ultime étape de leur voyage. Ils reprirent le Thunderhawk, alors qu’un tremblement de terre faisait soudainement s’effondrer des roches et que des geysers de lave jaillissaient de partout. Le Primarque s’agenouilla dans la soute, le marteau calé contre sa jambe, immobile tandis que l’aéronef fonça droit dans la porte de la Toile, avant de disparaître pour rejoindre un royaume du mal pur.

Vulkan et ses Draaksward se retrouvèrent dans une obscurité véritable, ce que le Primarque qualifia de noir fondamental. Il leur expliqua être déjà venu durant sa jeunesse sur Nocturne, détaillant son expédition qu’il avait mené avec des camarades contre les Spectres du Crépuscule lorsqu’il avait franchi une porte Aeldari dans l’espoir de mettre fin aux dépravations des Xenos. Le Thunderhawk se posa et ses occupant le quittèrent. Le Seigneur des Dracs guida ses fils génétiques dans l’obscurité impénétrable, dans les abords de la ville d’Ælindrach. Vulkan s’empara du talisman autour de son cou, baptisé le Talisman aux Sept Marteaux. Les marteaux qui ornaient le talisman pivotèrent, comme une boussole, afin de le guider à travers cette obscurité. Un des Salamanders pilota l’aéronef au dessus du Primarque, au milieu de rires moqueurs des créatures de ce lieu effrayant. Les ténèbres commencèrent à refluer, et à leur place se présenta un marécage tout en roseaux épineux et en mares glauques. Des croix sur lesquelles se trouvaient encore des victimes crucifiées décoraient cet espace pratiquement dépourvu de repères. Des formes voûtées vaguement humaines, mais trop grandes et émaciées, et à la peau grise, livide, se promenaient en meute autour de Vulkan et des deux Draaksward qui l’accompagnait. Puis des rameaux tordus d’un arbre apparurent, avec un tronc écailleux pris dans un entrelacs de lianes blafardes et épineuses, avec une sève goudronneuse qui coulait très lentement d’une fente dans l’écorce. Vulkan le désigna sous le terme "d’arbre navré", et qui avait servi de repère au Primarque et à son groupe de chasse lorsqu’il était venu la première fois, constatant qu’il avait grandi en plus de la présence des symboles tribaux, tracés par les guerriers qui l’avait suivi. Au bord du plan d’eau à peine visible dans la brume, apparut un personnage de haute taille, d’aspect hirsute et négligé avec ses longs cheveux blancs qui lui masquaient le visage. Il pointait une longue lame incurvée en direction de Vulkan avant de disparaître. La brume avança et encercla les trois compagnons, tandis que les ombres des créatures apparaissaient et disparaissent à volonté. Mais d’un puissant coup de marteau, Vulkan frappa le sol, faisant refluer le brouillard et les sinistres créatures avec. Peu après, ils passèrent dans un bois obscur aux arbres torturés, toujours suivi par le Thunderhwak qui n’avait rien vu de l’embuscade tant le brouillard mystérieux dissimulait tout. Le Seigneur des Dracs savait que la ville elle-même intriguait contre lui, car ses limites étaient mouvantes, et elle se déplaçait comme un prédateur engourdi qui découvre qu’une proie s’est égarée dans son repaire. Le bois céda la place à une lande parsemée de menhirs noirs et où un grand orbe à demi-réel dominait le paysage, à la fois présent et absent. Sa lumière blafarde mettait en évidence une butte noire brûlée surmontée d’une tour au-delà de laquelle on devinait une ville lointaine qui rampait vers eux. Vulkan annonça qu’ils devaient passer cette tour bien que ces occupants avaient conscience de leur présence, et qu’au delà se trouvait un portail qui leur permettra de quitter ce lieu. Les menhirs plantés en terre se mirent à striduler quand Vulkan suivit un certain itinéraire à travers la lande noire, puis leur stridulation fit place à une cacophonie de hurlements perçants. La tour le dominait, avec une couronne hérissée de pointes qui la ceignait juste sous son sommet affilé. Le Seigneur des Dracs comprit que cette tour était un bouclier d’ombre, une barrière qui dissimulait toute issue possible. Mais une chose des ténèbres bondit sur Vulkan, qui l’intercepta en émiettant des os qui n’étaient pas des os, en broyant une chair qui se dispersa en lambeaux de nuit. Vulkan abattit d’autres assaillants nés de l’ombre, et le Primarque et ses deux Salamanders furent peu à peu encerclés par les horreurs de l’ombre. Une lutte féroce débuta, soutenu par le Thunderhawk qui décrivait des cercles au-dessus de la scène. Pour s’en sortir, le Primarque mania son marteau et porta un coup sur la tour qui craqua. Des fissures apparurent mais se ressoudaient dans un laps de temps très court. Vulkan déchaîna une grêle de coups, en vain. Puis il se souvint d’un être, un prédateur frustré de ne pas l’avoir tué autrefois. Le Seigneur des Dracs se pencha alors tout prêt du cristal qui composait la tour, et informa Kheradruakh qu’il était là. Vulkan disparu totalement, laissant ses deux fils seuls contre les abominations des ombres. Une vielle querelle allait se régler dans la tanière du Chasseur de Têtes…

Vulkan se retrouva téléporté dans un terrier, une vaste cavité creusée dans la terre, basse de plafond, aux parois sillonnées de racines calcifiées. Il vit des crânes enfoncés dans la terre comme des champignons d’os parés d’un rictus et d’orbites vides, des crânes que le Seigneur des Dracs reconnut comme étant ceux de ses anciens compagnons qui l’avait accompagné lors de son expédition malheureuse dans ce royaume du mal il y a fort longtemps. Il appela le Chasseur de Têtes, l’informant de son retour. Atteignant l’extrémité de la grotte entièrement tapissée de crânes, dont le regard vide convergeait au centre, vers leur assassin, il entendit un faible raclement de métal sur de l’os. Là, Kheradruakh était accroupi sur un monceau de têtes, certaines écorchées et sanguinolentes, les autres encore revêtues de leur chair. La Mandragore aux quatre bras se tourna vers le Primarque, tenant une tête qui n’avait pas encore été dépouillée de sa chair livide, mais il la fit prestement rouler entre ses quatre membres supérieurs comme une araignée dévidant sa soie. L’intention était toutefois l’inverse d’un tissage de cocon et en quelques instants, ce fut un crâne éclatant de blancheur qui se trouva entre les mains de Kheradruakh. Vulkan exigea à ce monstre de le laisser emprunter un portail dissimulé derrière l’ombre. Kheradruakh en rit et disparut subitement. Vulkan a réagit sur-le-champ, en levant Urdrakule pour parer la longue lame courbe de la créature. Il ne fit qu’entrevoir le traqueur des ombres qui se déplaçait à une vitesse stupéfiante. Vulkan a bloqué de nombreux coups destiné à le décapiter mais Kheradruakh disparaissait et reparaissait, se projetant d’ombre en ombre, du dessous, du dessus, aucun axe d’attaque ne lui était interdit. Le Primarque se fatigua mais compris que les nombreux crânes de la tanière de la créature, tous tournés vers lui, recelaient encore quelque trace d’âme qui alimentait la Mandragore. La voix de Kheradruakh proclama à Vulkan que nul ne pouvait le défier et qu’il ne pourrait échapper à sa lame éternellement. Se rappelant que son ennemi détestait la lumière, Vulkan activa une fusée aveuglante intégrée au fer d’Urdrakule et qui émit un éclat de magnésium à la luminosité extrême. Cela brûla la Mandragore, offrant à Vulkan le temps d’abattre Urdrakule, brisant deux des membres de Kheradruakh qui se replia dans les ombres. Les crânes disparurent de même que la caverne entière. Vulkan aperçut Kheradruakh qui persista plus longtemps, son désir de vengeance se lisant dans les impitoyables puits d’ombre de ses yeux. Et tout à coup il ne fut plus là, remplacé par un cube noir qui lévitait à une faible distance du sol en tournant lentement sur lui-même : le bouclier d’ombre, ou du moins son origine. Vulkan le brisa et la tour s’écroula. De nouveau en dehors de la tanière du Chasseur de Têtes, il retrouva ses fils génétiques et ensemble, ils montèrent rapidement à bord du Thunderhawk tandis qu’un orage d’énergie inexplicable apparu et s’intensifia rapidement. Le Seigneur des Dracs ordonna à l’aéronef de foncer droit dessus alors que des véhicules à sustentation antigrav Drukharis approchaient. Le Vulcanis fonça et disparu dans la tempête.[36]

Le Culte de la Gorgone[modifier]

Le Vulcanis apparu soudainement dans l’espace réel, dans un endroit de l’espace où se trouvait une flotte des Légions Éclatées - survivants Iron Hands, Raven Guards et Salamanders du Massacre du Site d’Atterrissage - sous le commandant de l’Iron Hand Shadrak Meduson, alors Chef de Guerre menant des opérations contre les lignes et les plates-fortes renégates. Au pilotage du Vulcanis, Igen Gargo contacta les Loyalistes, demandant l’autorisation d’atterrir dans la baie d’atterrissage de l’Iron Heart, vaisseau amiral de la flotte, et informant que la "Flamme Indomptable" - le nom de code de Vulkan au sein de sa Légion - était à bord, à la grande joie des Salamanders combattant aux côtés de Meduson. Lors de l’apparition du Vulcanis, les forces Loyalistes s’en prenaient à un convoi logistique des Traîtres et affrontaient des navires des Sons of Horus, bataille qui avait vu la victoire des Légion Éclatées.

Une fois le Thunderhawk posé dans la baie d’atterrissage, Vulkan fut entouré des Salamanders survivants, agenouillés, tête basse, et entonnant des hymnes de Nocturne. Puis il rencontra Meduson qu’il salua poliment avant d’être invité dans le strategium du Chef de Guerre, un ancien hall triomphal dans lequel trônaient les statues d’anciens héros Space Marines et que Vulkan avait, pour certains, connu au début de la Grande Croisade. Il félicita Meduson pour sa ténacité à mener la guerre contre Horus malgré ses pertes et sa positon désespérée. Il apprit les victoires remportées par l’armée du Chef de Guerre contre les Sons of Horus, et dans quelle mesure cette Légion s’en trouvait irritée, au point de détourner des ressources précieuses contre ce qu’elle percevait être une menace à l’encontre du plan du Maître de Guerre. Meduson espérait que le Seigneur des Dracs rejoindrait ses forces et en prendrait la tête mais Vulkan brisa cet espoir, expliquant qu’il avait une autre tâche à accomplir avec ses Draaksward, une mission d’une importance primordiale. Il reconnu néanmoins que le Chef de Guerre était un grand commandant qui faisait honneur à Ferrus Manus mais qu’il devait se rendre sur Terra en empruntant d’antiques chemins que lui seul et ses trois compagnons pouvaient prendre. Il demanda néanmoins à ce que le Vulcanis soit réparé et que la flotte de Meduson le ramène sur son itinéraire car son parcours n’avait pas suivit un sens conventionnel. En attendant, le Primarque se proposa de servir de conseiller à Meduson, ce dernier l’acceptant.

Plus tard, Vulkan assista à une réunion entre les différents commandants Iron Hands de Meduson, l’armée du Chef de Guerre étant plus un conglomérat de différentes forces Space Marines qu’un tout unifié, les tensions étant fréquentes. Meduson voulait continuer son attaque contre les forces d’Horus mais certains chefs invoquèrent alors une autorité supérieure à celle de Meduson, la Gorgone en personne ! Une réunion physique fut décidée et en attendant, Vulkan resta silencieux dans ses quartiers, l’esprit troublé et plein d’espoir de retrouver Ferrus Manus bien vivant, ce remémorant son fantôme qui le tourmentait durant sa captivité dans les geôles de Konrad Curze et se demandant si la Gorgone pouvait comme lui transcender la mort.

La réunion eut lieu sur un monde baptisé Forge Grise par Meduson, dans les restes d’un grand auditorium dont le toit s’était effondré à cause de la guerre et des ravages du temps. Face aux Révérends de Fer accompagnés d’une petite armée, Vulkan, caché sous une capuche de cuir de salamandre, s’est tenu aux côtés de Shadrak Meduson. Les Révérends de Fer souhaitaient déposer Meduson de son titre de Chef de Guerre au nom de la Gorgone qui d’après eux, était de retour. Meduson comprit que la folie s’était emparé des Révérends de Fer, forçant Vulkan à montrer son visage. Les Révérends de Fer insultèrent le Primarque, le qualifiant de mensonge et d’imposteur car emporté par le feu atomique sur Isstvan V. Agacé, le Seigneur des Dracs posa entre les antagonistes son terrible marteau, Urdrakule, au sol et tendit les mains, paumes tournées vers le haut. Il reconnut que rien ne pouvait prouver qu’il était bel et bien Vulkan et laissa deux Iron Hands prendre avec difficulté Urdrakule. Calmés, les Révérends de Fer exigèrent de prendre temporairement le commandement de la Xe Légion, au nom de ce qu’ils nommèrent le Culte de la Gorgone. C’est alors qu’une silhouette surgit derrière eux, imposante sur un trône, une carcasse émaciée, une goule colérique. Cette chose portait une Armure Énergétique, dont les bruits familiers avaient dans le cas présent une qualité étrangement perturbante. Vulkan vit une des mains couleur métallique de son frère, et à qui il manquait un doigt. Fièrement, les Révérends de Fer présentèrent ce pantin difforme comme étant le nouveau corps de Ferrus Manus, fait d’adamantium et de céramite, plus fort qu’avant, car "la chair était faible" selon eux. Une myriade d’escorteurs et de transports Iron Hands de toutes tailles descendirent alors vers l’auditorium, appelé par le Culte de la Gorgone pour assister à la résurrection de Ferrus Manus et à la fin du mandat de Meduson. Entouré par les Iron Hands convoqués, les Révérends de Fer s’agenouillèrent devant la "Gorgone" pour lui signifier leur fidélité tandis que la main argentée se leva en signe de salut. Ulcéré, Vulkan s’avança, annonçant que si il s’était juré de ne pas se mêler de leurs affaires, le fait d’y impliquer Ferrus Manus changeait la donne. Il tendit la main et Urdrakule s’envola vers lui. Puis Vulkan se rua vers la Gorgone et vit alors que ce n’était qu’un squelette fait de mécanismes d’acier poli reliant des restes épars, des fragments de cage thoracique, et même un crâne aux orbites vides. Cet assemblage avait la stature de Ferrus Manus, mais rien d’autre, hormis l’avant-bras argenté. Ce dernier était authentique, récupéré sur le champ de bataille, puis fixé par du câble et des boulons au simulacre de corps. Les doigts s’agitaient encore, animés par quelque influx nerveux résiduel. Il abattit son marteau et disloqua d’un coup la macabre effigie. Puis il accusa les Révérends de Fer d’insulter la mémoire de son frère et pour mettre fin à leurs projets démentiels, il abattit Urdrakule de toutes ses forces sur le bras d’argent qui céda, fracassé en mille éclats qui se répandirent dans l’arène. Meduson profita du discrédit du Culte de la Gorgone pour se réimposer comme leader des Iron Hands.[37]

La Bataille de la Chaîne d'Aragna[modifier]

De retour à bord de l’Iron Heart, Vulkan repensa à la destruction de l’effigie de la Gorgone mais il avait bien l’intention de continuer sa quête sans se laisser distraire. Puis Meduson le demanda au strategium. Vulkan accepta et rejoignit un conseil de guerre, car les Loyalistes avaient repéré une importante flotte renégate dirigée par le Son of Horus Tybalt Marr qui traquait Meduson. Vulkan demanda à Meduson si il cherchait à échapper aux filets de Marr, ou à provoquer une confrontation avec lui, ce que le Chef de Guerre ne put vraiment répondre. Meduson avait rassemblé le plus grand rassemblement de la Dixième de Fer à ce jour mais Vulkan apprit que seulement une poignée de ses fils génétiques se trouvaient à ses cotés, montrant les pertes effroyables subies par la XVIIIe Légion. Constatant que les Sons of Horus préparaient un blocus, Meduson annonça un plan pour le briser, plan que Vulkan désapprouva, ne voyant que le même orgueil qui avait mené Ferrus Manus vers sa perte, malgré le fait que la détermination du Chef de Guerre l’impressionna. Il refusa une dernière fois de se joindre aux forces des Légions Éclatées car il avait besoin de passer le blocus renégat pour continuer sa route, prêtant son concours jusqu’à ce que la flotte soit vaincue. Puis il ira dans un lieu où il ne s’était pas rendu depuis très longtemps, et où il n’aurait jamais cru retourner un jour.

La bataille eut lieu dans la Chaîne d’Aragna, un champ d’astéroïdes immense qui s’étendait à travers des centaines de milliards de kilomètres sur un tiers du secteur Vordral. Une terrible bataille spatiale se déclencha et durant les combats, Vulkan disparut de la passerelle de l’Iron Heart. Le Primarque et ses Draaksward se téléportèrent à bord d’un vaisseau Son of Horus, l’Horus Triumphant, apparaissant lourdement d’un trou béant dans le plafond, au niveau de la passerelle de commandement, entre les combattants renégats et Loyalistes qui avaient abordé le navire. Vulkan se retrouva nez à nez avec un Dreadnought Contemptor, et lui porta un coup d’une violence terrible qui l’arrêta net en lui défonçant la tête. Un deuxième coup fendit une jambe de la cuisse du marcheur puis empoignant à deux mains son marteau, Vulkan fracassa le sarcophage. Une arrière-garde de Sons of Horus surgit alors de la passerelle tandis que le Seigneur des Dracs ordonna aux derniers Loyalistes subjugués par son apparition quasi divine de le suivre pour prendre ce vaisseau. Mais quand il pénétra sur la passerelle, après ses compagnons et le massacre des Traîtres, il vit que les renégats avaient massacré l’équipage, ce comportement le dégoûtant au plus haut point. Il ordonna la destruction du vaisseau car il n’y avait rien à en tirer de bon. Puis il abattit le pommeau de son marteau sur le pont, l’écho du choc précédant un soudain déplacement de matière, et le Primarque disparut avec ses trois guerriers dans une sphère de lumière crépitante et de tonnerre surnaturel. Vulkan descendit dans la fosse du teleportarium de l’Iron Heart qu’il avait utilisé pour rejoindre l’Horus Triumphant. Il se sentait mal à l’aise car durant la téléportation, il avait senti le regard impie d’une chose sentant la pourriture… Il partit ensuite vers la soute de lancement, mais trouva sur son chemin un Serviteur qui barrait l’accès à la porte de la soute. Le Serviteur s’agenouilla et ses mâchoires se distendirent pour révéler l’iris d’un projecteur hololithique buccal. L’image de Meduson apparut afin de lui dire au revoir et lui souhaiter bonne chance, politesse que lui retourna le Seigneur des Dracs. Il prit place dans le Vulcanis par la suite et le Thunderhawk franchit le blocus en profitant du chaos de la bataille. Il fit route vers le monde de Caldera, là où Vulkan et Ferrus Manus avaient laissé une porte de la Toile Aeldari après la conquête de ce monde durant la Grande Croisade.[38]

Dans la Cité Impossible[modifier]

Le Vulcanis apparu à la surface de Caldera et Vulkan nota l’absence de l’immense jungle fertile qui caractérisait ce monde. Lui et ses guerriers débarquèrent dans une colonie impériale abandonnée, notant que la place centrale avait été fortifié à la hâte. Le Primarque vit des inscriptions sur certains murs, des marques tracées par des séides du Maître de Guerre, sans doute après avoir tué ou emmené les habitants. Mais il trouva et extirpa un petit morceau de cristal en forme de croissant de lune, appartenant aux Aeldaris, sa présence restant un mystère. Quoi qu’il en soit, Vulkan reprit le Vulcanis et mena ses Draaksward vers une crête où se trouvait une dépression afin d’y laisser l’aéronef. Puis il avança dans une jungle luxuriante qui commençait au-delà de la crête, marchant durant des heures dans la flore dense et le silence oppressant, bien que le Seigneur des Dracs sentait qu’on l’observait. Il comprit que les Aeldaris étaient toujours là mais que quelqu’un les retenait d’attaquer. S’aidant de l’étrange Talisman aux Sept Marteaux qui le guidait, Vulkan trouva sa voie qui le mena in fine devant le portail de la Toile tant recherché dans une clairière. Là, un guerrier Exodite montait la garde, juché sur une étrange monture écailleuse et muni d’une lance d’étrange facture. L’Exodite offrit à Vulkan une graine argentée de la taille d’un gland - une graine d’Isha, - mimant le geste de manger, ce que fit le Primarque, lui offrant la capacité de se faire comprendre de l’Aeldari qui l’informa qu’un Prophète leur avait ordonné de le laisser passer par le portail de la Toile. Mais lorsque l’Exodite lui ordonna de ne jamais revenir, Vulkan le menaça de son puissant marteau, expliquant que Caldera était sous sa protection, même si il permettait aux Exodites de rester tant qu’ils ne s’en prenaient pas aux humains de l’Imperium. Nullement impressionné, l’Aeldari activa la porte, expliquant que le mystérieux Prophète avait pris les dispositions nécessaires pour que le Seigneur des Dracs atteigne sa destination. Avant de lui dire adieu, l’Aeldari prétendit que la mort de Vulkan avait été prophétisé… Puis Vulkan et ses Draaksward franchirent la porte de la Toile sans hésitation.

Le portail que Vulkan et ses Salamanders avaient emprunté dans la jungle les avait conduits dans un autre domaine. Un tunnel s’ouvrait devant eux, si large qu’on n’en apercevait qu’à peine les parois, si haut qu’on aurait dit la voûte céleste, tandis qu’un brouillard doré en occultait le fond. Puis ils découvrirent les restes d’un Titan Warhound, tandis que Vulkan nota l’existence d’un dallage originaire des technologies du Mechanicum. Le talisman du Primarque les conduisit à la périphérie d’une ville alien avec des flèches blanc os qui luisaient dans la lumière dorée : la Nécropole de Calastar ou la Cité Impossible. Au seuil de la ville, au pied d’une gigantesque statue figurant une damoiselle en pleurs, le Primarque entendit un chant chargé de chagrin, comprenant que la statue lui souhaitait bienvenue. Il vit par la suite des carcasses de véhicules, des murs éventrés et des cadavres au sol, comprenant que l’Imperium avait mené une terrible bataille ici. De plus, la présence impie que Vulkan avait sentie en descendant du téléporteur de l’Iron Heart se fit sentir, le Primarque se rendant compte qu’elle le suivait. En poursuivant la route, il découvrit les corps de Gardes Custodiens et de Sœurs du Silence. Il aperçut des fantômes des Space Marines renégats, dans les armures qu’ils porteront dans le futur en tant que Space Marines du Chaos, comprenant que c’était le reflet d’un futur effroyable. Ses Draaksward s’en prirent à ses apparitions, mais Vulkan leur hurla de cesser ce massacre avant que la soif de sang maléfique ne corrompent ses fils. Vulkan avait compris qu’ils avaient été attaqué lorsqu’ils s’étaient retrouvés au milieu d’un autel chaotique avec un anneau de ténèbres qui encerclait la place et se rapprochait à vue d’œil. À la frange de cet anneau, des filets de fumée ou des volutes d’encre s’extrayaient de la noirceur pour devenir des choses maigres et cornues : des Démons "sanguinaires", attirés par la mort et la rage et ayant pour mission d’arrêter Vulkan à tout prix. Le Seigneur des Dracs a bondi sur les créatures rouges et avec ses Draaksward, il massacra les légions démoniaques qui se jetaient sur lui tout en empruntant les escaliers d’une tour de la cité en ruine. De là, il put voir que le symbole tracé au sol formait une roue à huit branche, prouvant que les sombres maîtres des Démons avaient prévu d’éliminer Vulkan, ou pire, le convertir… Puis il laissa tomber son marteau, prit à sa ceinture la pointe de Fulgurite et la leva bien haut sous les yeux des Démons fascinés. Puis le Primarque écrasa de sa main la Fulgurite et les Démons s’évanouirent soudainement, éclipsée par une lueur intense propagée par la Fulgurite emplie de la puissance de l’Empereur.

Vulkan et ses Draaksward dans la Cité Impossible, face à des armées de Démons.
Ses Draaksward furent impressionnés, révélant à Vulkan qu’ils avaient alors vu un personnage doré, resplendissant comme un soleil. Ils quittèrent la ville et découvrirent un passage donnant sur une grande volée de marches de pierre qui descendait sous la ville. Au fil d’une succession de catacombes, ils trouvèrent d’autres indices de la présence du Mechanicum dans ces tunnels aux propriétés aberrantes, remplis de corps des membres de l’Adeptus Custodes et de la Sororité Silencieuse, avec des cohortes entières de Thallax, de Castellax et de Skitarii du Mechanicum, et même des épaves de Titans. Mais arrivant dans un endroit où deux mondes se rencontraient, le Seigneur des Dracs vit une armée de Démons face à un portail qui se profilait au loin, inaccessible comme l’horizon, une porte qui donnait sur Terra, sur le palais lui-même. Il n’en restait qu’une fissure lumineuse ténue et un passage dans le cadre de la porte, mais qui n’était pas destiné à demeurer encore longtemps, persistait. Une seconde armée battait en retraite vers la porte, tout en retenant la horde à ses propres dépens, l’armée de l’Empereur qui avait mené la Guerre dans la Toile durant cinq années pour empêcher les séides des Dieux Sombres d’envahir Terra suite à la brèche dans la réalité que Magnus le Rouge, Primarque des Thousand Sons, avaient crée au début de l’Hérésie d’Horus. Espérant atteindre la porte à temps, Vulkan se mit en route mais l’armée de Démons était telle qu’il comprit qu’il n’y arriverait jamais.

Mais soudainement, un banc de brouillard jaune se répandit rapidement jusque sur les parois du tunnel, jusqu’à occulter la bataille et un vrombissement de centaines de milliers d’ailes de mouches se matérialisa autour des Salamanders. Ce nuage de mouches barrait toute retraite et une putréfaction anormale se répandit sur les cadavre. La chose impie qui pourchassait Vulkan l’avait rattrapé. L’essaim s’agrégea et se fondait lentement dans un amas de chair prenant la forme d’un immense Grand Immonde. Ce Démon Majeur se présenta comme Aghalbor, Semeur de Véroles avant qu’une croûte pestilentielle ne se répande sur l’armure de Vulkan, pour durcir sur les articulations. Le Primarque se sentit freiné, puis affaibli, comme si ses muscles s’atrophiaient et ses os se fragilisaient. Il s’affaissa, et dut s’appuyer sur son marteau pour rester debout. Mais Urdrakule s’embrasa, incinérant les croûtes qui souillaient l’armure de Vulkan dont la force revenait peu à peu, alimentée par son feu intérieur. Étonné, le Grand Immonde tira de ses propres tripes une épée creusée de rouille et irradiant la corruption. La Démon était très rapide pour un gros tas de chair corrompue, et mit en difficulté le Primarque qui se retrouva immobilisé un temps par des filaments de chair qui jaillissaient de plaies béantes apparues dans le torse du Grand Immonde et qui tirèrent Vulkan vers lui. Puis le Seigneur des Dracs fut empalé par l’épée corrompue et s’effondra au sol. Aghalbor lui enleva son casque pour se moquer de lui, les yeux dans les yeux avant que sa langue ne s’allonge pour s’entortiller autour de son corps inerte. Il distendit ses mâchoires et engloutit Vulkan tout cru ! Le Seigneur des Dracs se noya dans l’immondice et perdit toute notion de réalité car une ignominie inconcevable, infinie, existait au-delà de la panse du Démon, un portail vers une autre dimension, un jardin fétide qui promettait de lentement le digérer. Mais ses doigts entrèrent en contact avec le Talisman aux Sept Marteaux et en un instant fugace, son esprit s’emplit de visions incandescentes où il faisait face à un monde en flammes, dont les villes et les monuments se résumaient à des silhouettes sur fond d’incendie, avant de brûler à leur tour… Fouillant dans l’ordure, assourdi par les grommellements du tube digestif d’Aghalbor, Vulkan trouva son marteau et, de là, le bouton d’activation qui déclencha un feu radieux, purificateur. Le Démon Majeur déglutit tandis que Vulkan, une main tenant Urdrakule, attrapa de l’autre la langue d’Aghalbor jusqu’à l’arracher. Vomit par le Démon, le Primarque chargea et brisa net l’épée d’Aghalbor puis lui enfonça ensuite son œil laiteux dans son orbite. Il frappa sans s’arrêter, faisant perdre au Démon Majeur sa consistance, jusqu’à le réduire en cendres, non point banni, mais anéanti grâce aux pouvoir du Talisman aux Sept Marteaux, clairement habité alors du pouvoir de l’Empereur. Rejoint par ses fils génétiques, Vulkan refit face à une horde de Démons à la peau rouge, mais comprenant que le talisman dans sa main était bien plus qu’une boussole, il laissa Son pouvoir se déchaîner, envoyant un puissant arc électrique qui s’abattit parmi les créatures, sautant de l’une à l’autre en les carbonisant sans coup férir.

Quand la tempête se calma et que les carcasses noircies tombèrent en miettes, le vieillard du Mont Feu de Mort apparut mais sans plus cacher sa nature véritable : un Aeldari, le même que Vulkan avait rencontré dans une vision durant son emprisonnement par Curze, Eldrad Ulthran, le Prophète qui avait demandé aux Exodites de laisser le Primarque emprunter le passage de la Toile sur Caldera. Alors que l’armée de l’Empereur presque entière avait battu en retraite jusqu’à la porte qui demeurait entrouverte, le Prophète lui annonça qu’il ne pourrait emprunter ce passage pour rejoindre Terra. Vulkan exigea qu’il enlève son casque pour voir son visage, ce qu’Ulthran consentit à faire, expliquant alors avoir manœuvré pour assurer le succès de Vulkan afin de faire barrage aux Dieux Sombres. Le Seigneur des Dracs apprit que c’était Ferrus Manus qui avait été choisi à l’origine par le Prophète pour suivre cette voie, tout en implorant Vulkan de ne pas céder aux mensonges des Puissances de la Ruine. Puis le Prophète recula d’un pas pour tracer par terre une rune circulaire du bout de son bâton. La rune se mit à luire puis tout à coup, la portion de sol qu’elle délimitait tomba et disparut, laissant à la place se manifester un maelström lumineux, une tempête zébrée d’éclairs. Ulthran annonça que leur chemin se croisait pour la dernière fois et qu’il avait fait tout son possible pour l’Humanité. Il disparut, emporté par le même phénomène qui avait annoncé sa venue.

Avec ses Draaksward, Vulkan franchit le passage qui se referma tout de suite après.[39]

Le Gardien de la Porte[modifier]

Vulkan arriva sur Terra au milieu d’une émeute menés par des cultistes et sauvant des Arbitrators d’une mort certaine.
Vulkan et les Draaksward apparurent comme par magie au milieu d’une émeute de désespérés et de cultistes affiliés à Horus et qui avaient pris d’assaut un des murs du Palais Impérial, la Plaintive où s’étaient entassés des réfugiés terrifiés. Les Arbitrators chargés de la surveillance avaient tiré dans le tas mais furent submergés. Une Valkyrie avait été touché par une grenade disruptrice et heurta durement le mur, à quelques dizaines de mètres seulement du sol. Les plaques ablatives fixées entre deux contreforts se décrochèrent pour révéler une fissure et tout un pan de l’enceinte se détacha et glissa vers des civils et des Arbitrators. C’est là que Vulkan surgit, son arrivée étant précédé d’une éruption de la terre, comme si quelque chose de colossal s’arrachait à sa tombe. Par la seule force de ses bras, le Seigneur des Dracs attrapa l’immense débris, saisissant son énorme marteau pour caler le pan de mur. Lorsque les cultistes le virent, ils hurlèrent le nom de Lupercal et foncèrent vers lui, mais grâce à la réactivité d’une Proctor des Arbitrators, du nom d’Ebba Renski que le Primarque avait sauvée d’une mort certaine en arrêtant le mur, il fut protégé, soutenu par ses Draaksward qui fauchèrent les membres de la secte et imposant le retour à l’ordre. Mais devant la brèche crée par l’effondrement des pans de murs, les réfugiés s’apprêtaient à envahir les désolations et les quartiers de la Plaintive, menant au mur qui protégeait la Ville des Requérants. Mais la foule cessa d’avancer lorsque les Imperial Fists apparurent devant la brèche et pointèrent leur armes droit sur Vulkan. Le chef des Imperial Fists était un Huscarl, un des farouches gardes de Rogal Dorn. Le Seigneur des Dracs s’avança vers lui et le salua, ce dernier refusant de croire qu’il s’agissait bel et bien du Primarque des Salamanders. Il demanda à voir le Prétorien ainsi que le visage de l’Huscarl qui se présenta comme étant Archamus, un nom que connaissait Vulkan. Mais lorsqu’il vit le visage de l’Huscarl, il constata que c’était un Space Marine qu’il ne connaissait pas mais qui avait prit le nom d’Archamus, un vétéran de la VIIe Légion, tombé au cours de la Bataille de Pluton et que l’Huscarl portait pour lui rendre hommage. Finalement, Archamus accorda à Vulkan le droit d’entrer, mais à la condition de laisser ses Draaksward à l’extérieur, ce que Vulkan accepta, montrant à ses trois fis génétiques la Proctor du doigt, leur demandant à l’aider à protéger la population ce que les Draaksward acceptèrent de faire en son nom.

Vulkan laissa la Plaintive derrière lui et passa à travers divers systèmes de sécurité, comprenant qu’on ne l’autorisait pas seulement à entrer mais qu’on l’orientait à dessein. Il retrouva Rogal Dorn dans un grand parc, et lorsque le Prétorien vit que Vulkan était bel et bien réel, il fit signe à vingt Imperial Fists embusqués de baisser leurs armes. Le Seigneur des Dracs fut accueilli par un Dorn heureux de le voir sain et sauf. Vulkan nota que son frère semblait avoir vieillit, le Prétorien lui répondant qu’il n’avait quant à lui pas changé. Il étreignit chaleureusement Dorn qui lui présentait les changements que le Palais avait subi. Puis une navette arriva pour les emmener car le Maître de l’Humanité attendait Vulkan pour une mission secrète. Dorn s’excusa pour l’accueil qu’Archamus lui avait réservé, la prudence l’ayant poussé à placer des Astartes armés au cas où. Vulkan présenta ses condoléances pour le décès de l’ancien et originel Archamus avant d’apprendre que l’Empereur était attaqué par les horreurs de la Longue Nuit dans les cryptes du Palais. Avec Dorn à ses côtés dans la navette, Vulkan traversa les airs du Palais Impérial, apercevant le camp retranché qu’était devenu le siège du pouvoir de l’Imperium, et écoutant Dorn se plaindre de la laideur des lieux, là où tout était autrefois si beau. Vulkan apprit la présence de Jaghatai Khan et qu’Horus allait bientôt arriver sur Terra. Dorn lui assura qu’il tuera le Maître de Guerre et tout ses frères félons à la première occasion. La navette atterrit finalement à la Tour de l’Hégémon et Dorn laissa Vulkan entre les mains des Custodiens qui allaient l’escorter pour voir l’Empereur, le Prétorien espérant le revoir une fois que tout sera terminé. Sur la plateforme, Vulkan salua l’aéronef qui redécollait dans la nuit avec Dorn à son bord, parmi l’immense paysage urbain du palais. Il alla ensuite à la rencontre de son escorte, où un garde vint l’accueillir pour l’informer que le bras droit du Maître de l’Humanité, Malcador le Sigillite, l’attendait au Sanctum Imperialis.

Suivant avec son escorte de Custodiens un chemin processionnel qui s’étirait sur plus d’un kilomètre en direction de la porte, et qui était bordé des deux côtés par des étendards et bannières commémoratives d’innombrables régiments de Terra et de l’Imperium, Vulkan atteignit la Porte d’Éternité, haute de plus de six cent vingt mètres d’or rutilant, où elle figurait l’Empereur plongeant Sa lance dans les habitants de la Longue Nuit. Là l’attendait le Sigillite que le Primarque salua avec respect, Malcador déclarant qu’il ne doutait pas que ses fils génétiques se battront valeureusement sur le mur tout en se contentant de lui laisser deviner qu’il avait entrevu l’horreur dont le Primarque avait été témoin de l’autre côté du Donjon Impérial. Ils franchirent la porte et Vulkan rencontra l’armée qu’il avait vue battre en retraite vers le palais quand il était dans la Toile. Puis devant le portail siégeait l’Empereur sur le Trône d’Or de Terra. Se sentant plus humble que jamais, Vulkan entendit la voix de l’Empereur dans sa tête alors qu’il se laissait choir à genoux, tête baissée.

Le Maître de l’Humanité lui ordonna d’accomplir ce pour quoi Il l’avait ramené d’entre les morts et Vulkan s’exécuta avec peine, avançant vers l’estrade qui servait d’assise au Trône et gravit les marches, le Talisman aux Sept Marteaux à la main. Puis il vit dans sa tête toute l’horreur de ce que son père avait créé en l’utilisant, du véritable but de sa résurrection. Il ferma les yeux face à la lumière brûlante, et quand il les rouvrit, il se trouva à nouveau sur Nocturne, devant l’Étranger, la forme de l’Empereur lorsqu’il l’avait rencontré la première fois. Là, l’Empereur lui expliqua qu’il était la terre, son feu et sa permanence, et celui qui se déchaînera si le Trône défaillait. Ainsi, si l’Empereur échouait à stopper l’invasion des Démons qu’Il maintenait à distance de la faille entre le Palais Impérial et la Toile grâce à Ses pouvoirs psychiques amplifiés par le Trône d’Or, le Talisman aux Sept Marteaux servirait à amplifier la puissance du Trône pour détruire l’ensemble du Monde-Trône, afin d’empêcher Horus et donc le Chaos de s’en emparer. L’Empereur s’excusa auprès de Vulkan de lui avoir caché de qu’il avait crée à travers ce talisman mais que ses résurrections avaient fait émerger en lui ce qu’il fallait pour réaliser cet objet. Pragmatique, Vulkan savait ce qu’il faudra faire au cas où les Loyalistes seraient vaincus, même si cela le répugnait. Lorsque le Primarque rouvrit les yeux, il se retrouva devant le Trône. Il prit le talisman et le tendit vers le Trône, vers un logement circulaire qui s’était ouvert. Il y inséra le talisman sans hésitation et à l’instant de la connexion, Vulkan vit une mer de flammes engloutir le palais et un brasier enfler pour balayant les continents de Terra jusqu’à ce que la planète soit réduite en cendres. Le talisman s’était intégré au prodigieux mécanisme du Trône d’Or pour ne plus jamais être enlevé.

Le Seigneur des Dracs redescendit les marches, s’éloigna du Trône d’Or et se plaça devant le portail menant vers la Toile et les horreurs démoniaques qui se trouvaient derrière. Dos à la Porte d’Éternité, il leva Urdrakule dans la posture d’un gardien éternel, invitant les séides des Puissances de la Ruine à venir.[40]

La Bataille de Terra[modifier]

Les Hommes de Vulkan[41]

Durant le Bataille de Terra, les trois Salamanders qui formaient le Draaksward de Vulkan, Atok Abidemi, Barek Zytos, et Igen Gargo, ont affronté aux côtés de milliers de soldats de l’Armée Impériale, les Traîtres sur le Mur Indomitor, le grand contrefort nord-est du Sanctum Imperialis au cœur du Palais de l’Empereur.

En hommage aux Salamanders qu’il y avait parmi eux, ces soldats s’étaient baptisés les Hommes de Vulkan. D’ordinaire, une telle présomption de la part de mortels aurait contrarié les Salamanders, mais dans cet endroit, en cette heure, ils comprenaient l’honneur que ces braves hommes et femmes leur faisaient.

Alors que les armées d’Horus prenaient d’assaut le Monde-Trône et les murs du Palais Impérial, Vulkan resta aux côtés de l’Empereur, dans la salle du trône. Durant la bataille qui allait décider du destin de l’Humanité, le Primarque Magnus le Rouge parvint avec trois de ses guerriers à infiltrer le palais et à rejoindre la salle du trône, guidé par l’Empereur Lui-même qui espérait le faire revenir dans le camp Loyaliste. Magnus le Rouge ambitionnait quand à lui d’assassiner l’Empereur pour prendre Sa place sur le trône, au nez et à la barde du Maître de Guerre mais quant il se retrouva face à son père assis sur le Trône d’Or et en lutte constante contre les Puissances de la Ruine qui tentaient de pénétrer dans les cryptes du palais, le Roi Pourpre modela un javelot parfait dans sa main. Alors qu’il s’apprêtait à frapper le Maître de l’Humanité, Vulkan vint s’écraser comme la foudre et avec violence au sommet du grand piédestal où se trouvait l’Empereur, se retrouvant face à Magnus qui constata surpris que le Seigneur des Dracs était alors bel et bien vivant malgré les rumeurs.

Vulkan regarda avec une grande tristesse le Roi Pourpre et abaissa son puissant marteau de guerre. Magnus lui parla alors d’un fragment de son âme - alors brisé - qui avait veillé sur son corps durant le périple mené par Numeon pour le ramener sur Nocturne. Vulkan lui confirma que c’était grâce à lui que Numeon avait pu le ramener sur son monde et donc à la vie et devant la surprise du Primarque des Thousands Sons qui l’avait vu mort dans ce souvenir, le Seigneur des Dracs expliqua que son don était de revenir à la vie. Il admit que l’Imperium ne sera plus jamais le même après cette guerre civile mais qu’entre les mains d’un forgeur chevronné, tel le feu, il pourrait être reforgé, ce qu’admit Magnus qui voyait le feu comme un élément de destruction mais aussi de renouveau. Après cette discussion philosophique, Vulkan lui souligna qu’il ne l’arrêtera que si il avait l’intention de lancer son javelot, chose qui faisait à présent hésiter le Roi Pourpre.

C’est alors que l’Empereur communia avec Magnus le Rouge. Il partagea avec lui une vision où Il offrit à Magnus le Rouge la rédemption, la chance de revenir à Ses côtés afin de vaincre Horus et ses frères damnés et rebâtir l’Imperium. Revenu dans la salle du trône après cet échange psychique, Magnus hésita à sacrifier ses frères damnés notamment Perturabo, le Primarque des Iron Warriors étant alors le seul non Princes Démons de la fratrie maudite qui assaillait les murs du Palais, mais Vulkan souligna que le Seigneur de Fer s’était voué à Horus et que sa mentalité rigide faisait que jamais il ne reviendrait sur son engagement à la cause du Maître de Guerre, obnubilé comme il était d’abattre le plus grand ouvrage de Rogal Dorn, chose que même Magnus admit à contrecœur.

Mais alors que Magnus était sur le point de rallier le camp de l’Empereur, le Maître de l’Humanité révéla qu’il y avait un prix à payer : tout les Thousand Sons devaient périr car contaminés dans leurs corps par une malédiction génétique. En échange, Magnus obtiendrait une nouvelle Légion pure de corps et d’âmes. Mais le Roi Pourpre demanda à Vulkan qui le suppliait de revenir auprès des Loyalistes, si il aurait pu abandonner ses fils génétiques pour satisfaire son désir. Vulkan admit sans détour qui ne le pourrait pas, et alors Magnus le Rouge tenta d’abattre avec son javelot l’Empereur, se condamnant définitivement à la damnation.

Le Seigneur des Dracs intercepta dans les airs l’arme qui aurait mit fin à la vie de son père grâce à son marteau Urdrakule et chargea alors son frère déchu qui récupéra son javelot revenu directement à lui. Les deux frères se déchirèrent l’un contre l’autre, Vulkan écrasant son marteau sur la hanche de Magnus, en lui pilant les os et en lui déchirant les muscles. En retour, Magnus avait enfouit la pointe de sa lance dans l’épaulière de Vulkan, dont la robustesse de la plaque ne servit à rien. Le Seigneur des Dracs était surclassé car le Roi Pourpre parvenait à lire ses coups à l’avance, jusqu’à ce que Magnus fit une volte pour passer derrière Vulkan, lui piquant sa lance dans le dos mais ratant son coup, Vulkan faisant un quart de tour et expédiant le talon de sa hampe contre le casque de son frère avant de l’atteindre sous le menton et lui rejeter la tête en arrière, faisant imploser la joue de Magnus. Vulkan le rua de coups terribles, mais le Roi Pourpre contre-attaqua avec des bandes d’or et d’acier qui s’arrachèrent aux plaques du sol avant de les projeter droit vers Vulkan qui les écarta tous de son marteau. Finalement les câblages d’acier de la plateforme et des machines du promontoire doré s’enroulèrent autour des poignets et des chevilles de Vulkan avant que Magnus ne les serre et mette à mal l’intégrité de l’armure du Seigneur des Dracs. Le Primarque déchu lança son javelot droit sur Vulkan et perfora son plastron, lui transperçant la poitrine, le cœur et les poumons avant de jaillir par son dos et de s’envoler en arc loin dans les airs. Vulkan continua néanmoins d’avancer, en tirant contre l’acier qui entaillait son armure et qui lui écrasait les os à l’intérieur. Il fut finalement libéré par l’intervention de ses Draaksward arrivés juste à temps pour l’aider, les Salamanders tranchant les liens qui le retenaient et lui offrant l’occasion de se jeter aussitôt sur Magnus qui abattit sa lance d’en haut, pointée implacablement sur le crâne de Vulkan. Le Salamander Atok Abidemi vit le coup et se jeta droit sur la trajectoire du javelot, sauvant Vulkan en se faisant trancher en deux à sa place. Vulkan cria en voyant la mort de son fils et s’empara d’un marteau tenu par un autre de ses fils, en plus d’Urdrakule. Avec les deux marteaux, il déchaîna une tempête de coups sur Magnus qui fut massacré, subissant en plus des assauts des deux Salamanders survivants. Littéralement trucidé, massacré et ensanglanté, le Roi Pourpre était vaincu, à genoux. Avec un regret authentique, Vulkan lui souligna qu’il aurait pu revenir du bon côté, mais Magnus s’abandonna aux maîtres infernaux de l’obscurité du Warp, régénérant son corps et devenant ainsi une créature de l’Immaterium, à jamais damné. Suite à cette transformation, il se régénéra et fut banni de la Salle du Trône par la présence purificatrice de l’Empereur.[42]

Après l'Hérésie[modifier]

À la suite de la mort d’Horus, vaincu par l’Empereur de l’Humanité qui l’a payé de l’intégrité de Son corps et de Son incarcération à vie dans les mécanismes du Trône d’Or, les défenseurs impériaux, dont les Salamanders victorieux mais diminués, quittèrent Terra, mus par leur soif de vengeance, pour châtier les Traîtres dans une campagne nommée la Purge.[43]

La Poursuite de Bile[modifier]

Durant la Purge, Vulkan découvrit les crimes commis par l’Apothicaire Emperor’s Children, Fabius Bile. Durant le Siège de Terra, l’ignoble Space Marine renégat ayant distillé dans les corps de milliers de citoyens de Terra des drogues et stimulants avant de s’enfuir, escorté de ses guerriers chirurgicalement améliorés. Quand Vulkan eut vent des atrocités commises, son calme habituel céda le pas à une colère explosive. Vulkan jura de châtier Bile, conscient que si il le laissait vivre, ce dernier pourrait corrompre et dévaster des secteurs entiers.

Le Seigneur des Dracs poursuivit le vaisseau de Bile d’un foyer d’insurrection à l’autre. Les légendes prétendent qu’il fut blessé de contempler tant de souffrance sans pouvoir agir, et que sa haine de Fabius Bile n’en fut que plus grande. Ses Salamanders enquêtèrent sur des rumeurs évoquant les ravages d’aberrations génétiques et la disparition de cargaisons de stimulants hormonaux destinés à des Agri-Mondes, révélant ainsi que Bile avait établi un immense réseau clandestin d’approvisionnement pour ses recherches déviantes. Finalement, le démantèlement d’un convent de ses partisans mena Vulkan à la station de transit Deltos 4 Corporis, dans le Secteur Gellden.

Selon les informations des Salamanders, cette plate-forme de transport avait cessé toute activité durant l’Hérésie, mais ils découvrirent qu’elle était intacte et opérationnelle. Des transports de troupes destinés à des zones de guerre lointaines flottaient dans le vide, inertes. Sitôt que les vaisseaux Salamanders quittèrent le Warp, une salve de missiles tirés par des tourelles contrôlées par des Serviteurs révéla l’allégeance de Delcos 4 Corporis.

Une force de Salamanders mené par le Capitaine Fal’vek neutralisa les systèmes défensifs de la station. Puis les Salamanders se retrouvèrent sous le feu de manipules de Skitarii et de Serviteurs lourdement armés, se frayant un chemin à travers la station sous une grêle de Bolts. Les équipes d’abordage Salamanders convergèrent vers le cœur de la station où ils déployèrent des balises de téléportation, et dans une explosion de lumière aveuglante, les Dragons Ardents de Vulkan apparurent. Les Terminators éliminèrent sans peine les défenseurs et lorsque les Techmarines accédèrent aux banques de cogitateurs de Deltos 4 Corporis, ils découvrirent une banque de données intitulée : ++Arden IX++Bile++

Grâce à cette information, Vulkan dirigea l’offensive sur Arden IX, découvrant que Bile alimentait les excès du Gouverneur Planétaire rebelle de ce monde et dont le palais se situait au cœur d’un vaste complexe industriel, où Bile menait ses expériences et fournissait du matériau génétique en échange. Fabius Bile avait transformé une partie des soldats des Forces de Défense Planétaire avec des altérations chirurgicales perverses et donné des doses massives de drogues modifiant leur structure génétique et leur psychisme. Vulkan mena en compagnie de ses Dragons Ardents un assaut direct sur le palais du gouverneur tandis que des Salamanders détruisaient les machines de Bile, et ses manufactures. À travers un dédale de quartiers voués aux plaisirs les plus troublants, des temples dédiés à l’excès et à la perfection se muaient en charniers là où les guerriers de Vulkan affrontaient les super-soldats de Bile et les vétérans Emperor’s Children qui avaient fui Terra avec lui. Bile prit personnellement part au combat, escorté de ses plus fidèles créations, son propre corps étant modifié et ses drogues lui conférant une force et une vitesse incroyables. Vulkan lança une ultime charge contre les guerriers altérés tandis que Bile sacrifiait son escorte, non sans avoir libéré une horde de créatures difformes issues de ses expériences ratées, afin de gagner un vaisseau camouflé pour fuir le courroux du Primarque qui rugissait un défi à l’adresse de l’Apothicaire fou qui lui échappait.

Vulkan contacta le capitaine du vaisseau amiral de sa flotte et tout en broyant le crâne d’un Légionnaire renégat, il lui ordonna de tout faire pour que Bile ne s’échappe pas. La flotte de Vulkan prit en chasse Bile et le rattrapa à la frontière du système, alors qu’il se préparait à sauter dans le Warp. Victime d’un coup critique, le vaisseau disparut dans un vortex, ne laissant derrière lui qu’une brèche dans le tissu de la réalité d’où suppurait l’énergie de l’Immaterium. Prudent, Vulkan ordonna à ce que l’épave soit fouillé de même que les zones où les débris auraient pu dériver afin de s’assurer que Fabius Bile ait été éliminé.

Le futur révélera hélas que le Primogénitor se sera échappé…[44]

Le Codex Astartes[modifier]

Suite à l’Hérésie, Roboute Guilliman, prit de facto la tête des forces armées de l’Imperium. Il imposa son plus grande œuvres, le Codex Astartes, qui instaura la division des Légions Space Marines en forces de moindre envergure appelées Chapitres. Lorsque le Codex Astartes fut révélé, Vulkan fut un des Primarques qui s’opposa à la décision de Guilliman de diviser les Légions. Même si on ne sait pas quel fut l’échange entre les deux Primarques, on pense que Vulkan expliqua ses craintes à son frère. Finalement, en raison des pertes subies durant l’Hérésie d’Horus, Guilliman accepta que les Salamanders soient la seule Légion exempte de l’obligation de se diviser en Chapitres. On ne sait donc pas si des Chapitres successeurs ont été créés avec le patrimoine génétique des Salamanders, même s’il existe bel et bien des Chapitres qui partagent avec eux des traits physiques et des dogmes militaires.

Puisque les Salamanders n’avaient plus à craindre de voir leurs effectifs fondre une nouvelle fois à cause de leur fragmentation en Chapitres, les craintes de Vulkan furent dissipées et des millénaires plus tard, les Salamanders respectent la plupart des recommandations du Codex Astartes. Néanmoins, leur structure en sept Compagnies rappelle toujours les sept grandes loges de la Légion d’antan. En outre, les six premières Compagnies entretiennent chacune des liens solides avec les colonies majeures de Nocturne, bénéficiant ainsi des échanges culturels et spirituels, et fournissant à retour conseils, direction et protection à la population de chaque colonie, autant que leur devoir le leur permet.[45]

La Disparition du Seigneur des Dracs[modifier]

Le destin du Primarque Vulkan est sujet à débat mais il fini par disparaître comme la plupart de ses frères. La disparition de Vulkan est rendue encore plus mystérieuse par les textes qu’il a laissés, et qui forment le Tome de Feu. L’essentiel de son contenu est sous forme de prophéties et peut être interprété de diverses façons, mais un message n’est pas sujet à controverse chez les Salamanders : le Primarque a légué à son Chapitre plusieurs artefacts crées de sa propre main, toutefois il ne précise pas où ils se trouvent, et le texte n’en dit pas plus à ce sujet. Malgré tout, l’acharnement des Salamanders leur a déjà permis de retrouver cinq des neuf de ces précieuses reliques. La légende raconte que ce n’est que lorsque tous ces objets auront été retrouvés que le Primarque Vulkan reviendra pour mener ses Space Marines dans l’ultime guerre contre les ennemis de l’Humanité.[46]

Sources[modifier]

  • ANNANDALE DAVID, Vulkan - Seigneur des Dracs, Black Library, 2018
  • ANNANDALE DAVID, L'Éveil de la Bête, Tome 7 : À la Recherche de Vulkan, Black Library, 2016
  • ABNETT DAN, Imperium Secundus - Une Lumière dans les Ténèbres, Black Library, 2014
  • KYME NICK, Forgés par les Flammes - Le Marteau et l’Enclume : Soleil Prométhéen, Black Library, 2021
  • KYME NICK, La Vieille Terre - Aux Portes de Terra, Black Library, 2017
  • KYME NICK, Retour au Mont Deathfire - Au Cœur de l'Orage, Black Library, 2015
  • KYME NICK, Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Black Library, 2014
  • McNEILL GRAHAM, Siege of Terra - Les Fils Brisés : La Fureur de Magnus, Black Library, 2021
  • McNEILL GRAHAM, Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Black Library, 2007
  • THORPE GAV, L'Éveil de la Bête, Tome 8 : La Bête doit Mourir, Black Library, 2016
  • Horus Heresy, Book Two - Massacre
  • Index Astartes du White Dwarf N°103 (Novembre 2002)
  • Codex Supplement Salamanders, V8
  • Codex Space Marines, V8 ; 2ème édition
  • Codex Adeptus Astartes Space Marines, V8
  1. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Vulkan (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Informations issues de Siege of Terra : Les Fils Brisés - La Fureur de Magnus, Chapitre Treize - À la Dérive de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2021
    Informations issues de Forgés par les Flammes - Le Marteau et l’Enclume : Soleil Prométhéen de KYME NICK, Black Library, 2021
    Informations issues de Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Chapitre Deux - Commémoration de KYME NICK, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  3. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°103 (Novembre 2002) et résumées par Guilhem.
  4. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Vulkan (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. Informations issues de Fulgrim - Portrait d’une Trahison, Partie V : Le Dernier Phénix, Chapitre Vingt-Trois - La Bataille d’Istvaan V de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007
    Informations issues de Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Chaire Deux - Chapitre Deux - Commémoration, Chapitre Quatre - Les Fils de nos Pères, Chapitre Six - De la Glace vers le Feu, Chapitre Dix - Chair Brûlée, Chapitre Onze - Piliers Mortels, Chapitre Quatorze - Craintes, Chapitre Quinze - Le Festin de l’Horreur, Chapitre Vingt - Immortel, Chapitre Vingt-Et-Un - Tourment, Chapitre Vingt-Trois - Pénombre, Chapitre Vingt-Quatre - Sacrifices, Chapitre Vingt-Six - Dans le Labyrinthe, Chapitre Vingt-Huit - Les Défauts Humains, Chapitre Trente-Et-Un - Amène-l’Aube, Chapitre Trente-Deux - Les Champs d’Éclairs de KYME NICK, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de Imperium Secundus - Une Lumière dans les Ténèbres, Chapitre Trois - Au Cœur de la Tempête, Chapitre Quatre - Dans le Hall du Seigneur d'Ultramar, Chapitre Cinq - Lui Qui Est Revenu, Chapitre Huit - Premiers Parmi Leurs Pairs, Chapitre Douze - Frères, Chapitre Treize - Des Anges Qui Tombent, Chapitre Quatorze - La Mort Dans La Forteresse d'Hera, Chapitre Dix-Neuf - Mortalité, Chapitre Dix-Sept - Le Foyer, Chapitre Vingt-Deux - Où Le Marteau Tomba, Chapitre Vingt-Trois - Une Vie Pour une Vie, Chapitre Vingt-Quatre - Imperium Secundus de ABNETT DAN, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  7. Informations issues de Retour au Mont Deathfire - Au Cœur de l'Orage, Chapitre Trois - Veille, Chapitre Neuf - Absence, Chapitre Dix - Au Peigne Fin, Chapitre Quinze - Les Causes Perdues, Chapitre Dix-Sept - Symboles, Chapitre Quarante-Sept - Intrusion, Chapitre Quarante-Huit - Le Roi Écarlate, Chapitre Soixante-Six - Dans les Flammes, Chapitre Soixante-Sept - Le Cercle de Feu de KYME NICK, Black Library, 2015 et résumées par Guilhem.
  8. Informations issues de La Vieille Terre - Aux Portes de Terra, Chapitre Un - Son Origine, Dans le Feu, Chapitre Trois - La Montagne, Inconnue, Chapitre Cinq - Notre Chemin, dans l’Ombre, Chapitre Six - Une Dette Ancienne, Mais pas Oubliée, Chapitre Onze - La Flamme Indomptable, Ravivée, Chapitre Douze - Des Salamandres et des Gorgones, Chapitre Quatorze - Une Vérité Ancienne, Enfin Révélée, Chapitre Seize - La Gorgone, Démasquée, Chapitre Dix-Sept - La Tragédie du Fer, Vouée à se Répéter, Chapitre Dix-Neuf - Un Chant Guerrier, ses Premières Strophes, Chapitre Vingt - Le Prince Étranger, Reposé en son Arrogance, Chapitre Vingt-Deux - Vulkan part, l’Alliance s’Achève, Chapitre Vingt-Quatre - Caldera, les Suites, Chapitre Vingt-Sept - De la Cité Impossible, et de sa Ruine, Chapitre Vingt-Neuf - Dans les Catacombes, le Palais fait Signe, Chapitre Trente - Ses Cultes Noirs, Soulevés, Chapitre Trente et Un - Deux Frères, Réunis, Chapitre Trente-Deux - La Porte, son Gardien Éternel de KYME NICK, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  9. Informations issues de Siege of Terra - Les Fils Brisés : La Fureur de Magnus, Chapitre Treize - À la Dérive, Chapitre Quatorze - Un Précurseur au Changement, Chapitre Quinze - Le Sang des Ur-Dracs, Chapitre Seize - Ne Jamais Oublier, ne Jamais Pardonner de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2021 et résumées par Guilhem.
  10. Informations issues du Codex Space Marines, V8 ; 2ème édition - Salamanders
    Informations issues du Codex Adeptus Astartes Space Marines, V8 - Salamanders et résumées par Guilhem.
  11. Informations issues de L'Éveil de la Bête, Tome 7 : À la Recherche de Vulkan, Prologue - Caldera - Torrens, Chapitre Trois - Terra - le Palais Impérial, Chapitre Quatre - À Travers l’Imperium, Caldera, Chapitre Cinq - Caldera - Laccolith, Chapitre Six - Caldera - Laccolith, Chapitre Sept - Caldera - Au-delà de Torrens, Chapitre Huit - Caldera - La Faille d’Ascia, Chapitre Neuf - Caldera - la Faille d’Ascia de ANNANDALE DAVID, Black Library, 2016
    Informations issues de L'Éveil de la Bête, Tome 8 : La Bête doit Mourir, Chapitre Un - Terra - le Palais Impérial, Chapitre Deux - Ullanor - l’Orée du Système, Chapitre Trois - Ullanor - Orbite Basse, Chapitre Quatre - Ullanor - Orbite Basse, Chapitre Cinq - Ullanor - Haute Atmosphère, Chapitre Six - Ullanor - Orbite Basse, Chapitre Sept - Ullanor - Zones d’Atterrissage Principales, Chapitre Huit - Ullanor - Orbite Basse, Chapitre Neuf - Ullanor - Gorkogrod, Chapitre Dix - Ullanor - Gorkogrod, défenses extérieures, Chapitre Onze - Ullanor - Gorkogrod, Chapitre Douze - Ullanor - Gorkogrod, Chapitre Treize - Ullanor - Aux Portes de Gorkogrod, Chapitre Quatorze - Ullanor - Gorkogrod, Chapitre Quinze - Ullanor - Gorkogrod, Chapitre Seize - Ullanor - Orbite Haute, Chapitre Dix-Sept - Ullanor - Gorkogrod, Chapitre Dix-Huit - Ullanor - Gorkogrod, Chapitre Dix-Neuf - Ullanor - Centre de Gorkogrod, Chapitre Vingt - Ullanor- Sanctum du Temple-Gargant, Chapitre Vingt-Un - Ullanor - Sanctum du Temple-Gargant, Chapitre Vingt-Deux - Ullanor - Gorkogrod, Épilogue - Terra - Confins du Système de THORPE GAV, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  12. Informations issues du Codex Adeptus Astartes Space Marines, V8 - Salamanders et résumées par Guilhem.
  13. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Vulkan - The Draken Scale (traduit de l'anglais par Guilhem)
  14. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Vulkan - Dawnbringer (traduit de l'anglais par Guilhem)
  15. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Vulkan - The Furnace's Heart (traduit de l'anglais par Guilhem)
  16. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°103 (Novembre 2002)
    Informations issues de Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Chapitre Quatre - Les Fils de nos Pères de KYME NICK, Black Library, 2014
    Informations issues de Forgés par les Flammes - Le Marteau et l’Enclume : Soleil Prométhéen de KYME NICK, Black Library, 2021 et résumées par Guilhem.
  17. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°103 (Novembre 2002)
    Informations issues de Forgés par les Flammes - Le Marteau et l’Enclume : Soleil Prométhéen de KYME NICK, Black Library, 2021 et résumées par Guilhem.
  18. Informations issues de La Vieille Terre - Aux Portes de Terra, Chapitre Cinq - Notre Chemin, dans l’Ombre, Chapitre Six - Une Dette Ancienne, Mais pas Oubliée de KYME NICK, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  19. Informations issues de Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Chapitre Quatorze - Craintes de KYME NICK, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  20. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°103 (Novembre 2002)
    Informations issues de Forgés par les Flammes - Le Marteau et l’Enclume : Soleil Prométhéen de KYME NICK, Black Library, 2021 et résumées par Guilhem.
  21. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°103 (Novembre 2002) et résumées par Guilhem.
  22. Informations issues de Vulkan - Seigneur des Dracs, Chapitre Un - Forge - Retraite - Nuée, Chapitre Deux - Antaeum - Pluie de Feu - Révélations, Chapitre Quatre - Fraternité - La Voix - Vol de Termite, Chapitre Cinq - Deux Descentes - Le Signe du Destin - Saisi, Chapitre Six - Artère Tranchée - Seigneur de Guerre - La Fournaise, Chapitre Sept - Des Profondeurs - Le Bûcher - Depuis les Cieux, Chapitre Huit - Griffe - Fusion - Baptême de ANNANDALE DAVID, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  23. Informations issues de The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Remade on the Anvil War et résumées par Guilhem.
  24. Informations issues de The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Salamanders - Remade on the Anvil War et résumées par Guilhem.
  25. Informations issues de Forgés par les Flammes - Le Marteau et l’Enclume : Soleil Prométhéen de KYME NICK, Black Library, 2021 et résumées par Guilhem.
  26. Informations issues de Forgés par les Flammes - Le Marteau et l’Enclume : Soleil Prométhéen de KYME NICK, Black Library, 2021 et résumées par Guilhem.
  27. Informations issues de Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Chapitre Deux - Commémoration de KYME NICK Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  28. Informations issues de Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Chapitre Deux - Commémoration, Chapitre Dix - Chair Brûlée, Chapitre Onze - Piliers Mortels, Chapitre Vingt-Huit - Les Défauts Humains de KYME NICK Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  29. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°103 (Novembre 2002) et résumées par Guilhem.
  30. Informations issues de Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Chapitre Quatorze - Craintes de KYME NICK, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  31. Informations issues de Fulgrim - Portrait d’une Trahison, Partie V : Le Dernier Phénix, Chapitre Vingt-Trois - La Bataille d’Istvaan V de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007
    Informations issues de Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Prélude, Chapitre Quatorze - Craintes, Chapitre Vingt - Immortel, Chapitre Vingt-Quatre - Sacrifices de KYME NICK, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  32. Informations issues de Vulkan est Vivant - À l'Épreuve de l'Enclume, Chapitre Deux - Chapitre Deux - Commémoration, Chapitre Quatre - Les Fils de nos Pères, Chapitre Six - De la Glace vers le Feu, Chapitre Dix - Chair Brûlée, Chapitre Onze - Piliers Mortels, Chapitre Quinze - Le Festin de l’Horreur, Chapitre Vingt-Et-Un - Tourment, Chapitre Vingt-Trois - Pénombre, Chapitre Vingt-Six - Dans le Labyrinthe, Chapitre Vingt-Huit - Les Défauts Humains, Chapitre Trente-Et-Un - Amène-l’Aube, Chapitre Trente-Deux - Les Champs d’Éclairs de KYME NICK, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  33. Informations issues de Imperium Secundus - Une Lumière dans les Ténèbres, Chapitre Trois - Au Cœur de la Tempête, Chapitre Quatre - Dans le Hall du Seigneur d'Ultramar, Chapitre Cinq - Lui Qui Est Revenu, Chapitre Huit - Premiers Parmi Leurs Pairs, Chapitre Douze - Frères, Chapitre Treize - Des Anges Qui Tombent, Chapitre Quatorze - La Mort Dans La Forteresse d'Hera, Chapitre Dix-Neuf - Mortalité, Chapitre Dix-Sept - Le Foyer, Chapitre Vingt-Deux - Où Le Marteau Tomba, Chapitre Vingt-Trois - Une Vie Pour une Vie, Chapitre Vingt-Quatre - Imperium Secundus de ABNETT DAN, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  34. Informations issues de Retour au Mont Deathfire - Au Cœur de l'Orage, Chapitre Trois - Veille, Chapitre Neuf - Absence, Chapitre Dix - Au Peigne Fin, Chapitre Quinze - Les Causes Perdues, Chapitre Dix-Sept - Symboles, Chapitre Quarante-Sept - Intrusion, Chapitre Quarante-Huit - Le Roi Écarlate, Chapitre Soixante-Six - Dans les Flammes, Chapitre Soixante-Sept - Le Cercle de Feu de KYME NICK, Black Library, 2015 et résumées par Guilhem.
  35. Informations issues de La Vieille Terre - Aux Portes de Terra, Chapitre Un - Son Origine, Dans le Feu, Chapitre Trois - La Montagne, Inconnue de KYME NICK, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  36. Informations issues de La Vieille Terre - Aux Portes de Terra, Chapitre Trois - La Montagne, Inconnue, Chapitre Cinq - Notre Chemin, dans l’Ombre, Chapitre Six - Une Dette Ancienne, Mais pas Oubliée de KYME NICK, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  37. Informations issues de La Vieille Terre - Aux Portes de Terra, Chapitre Onze - La Flamme Indomptable, Ravivée, Chapitre Douze - Des Salamandres et des Gorgones, Chapitre Quatorze - Une Vérité Ancienne, Enfin Révélée, Chapitre Seize - La Gorgone, Démasquée de KYME NICK, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  38. Informations issues de La Vieille Terre - Aux Portes de Terra, Chapitre Dix-Sept - La Tragédie du Fer, Vouée à se Répéter, Chapitre Dix-Neuf - Un Chant Guerrier, ses Premières Strophes, Chapitre Vingt - Le Prince Étranger, Reposé en son Arrogance, Chapitre Vingt-Deux - Vulkan part, l’Alliance s’Achève de KYME NICK, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  39. Informations issues de La Vieille Terre - Aux Portes de Terra, Chapitre Vingt-Quatre - Caldera, les Suites, Chapitre Vingt-Sept - De la Cité Impossible, et de sa Ruine, Chapitre Vingt-Neuf - Dans les Catacombes, le Palais fait Signe de KYME NICK, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  40. Informations issues de La Vieille Terre - Aux Portes de Terra, Chapitre Trente - Ses Cultes Noirs, Soulevés, Chapitre Trente et Un - Deux Frères, Réunis, Chapitre Trente-Deux - La Porte, son Gardien Éternel de KYME NICK, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  41. Informations issues de Siege of Terra - Les Fils Brisés : La Fureur de Magnus, Chapitre Un - L’Époque de l’Épreuve de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2021 et résumées par Guilhem.
  42. Informations issues de Siege of Terra - Les Fils Brisés : La Fureur de Magnus, Chapitre Treize - À la Dérive, Chapitre Quatorze - Un Précurseur au Changement, Chapitre Quinze - Le Sang des Ur-Dracs, Chapitre Seize - Ne Jamais Oublier, ne Jamais Pardonner de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2021 et résumées par Guilhem.
  43. Informations issues du Codex Supplement Salamanders - À la Poursuite de Bile, V8 et résumées par Guilhem.
  44. Informations issues du Codex Supplement Salamanders - À la Poursuite de Bile, V8 et résumées par Guilhem.
  45. Informations issues du Codex Space Marines, V8 ; 2ème édition - Salamanders et résumées par Guilhem.
  46. Informations issues du Codex Adeptus Astartes Space Marines, V8 - Salamanders et résumées par Guilhem.