Veneuse : Différence entre versions

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Version actuelle datée du 15 février 2020 à 11:21

« Par ici mes sœurs ! La proie est là ! J’adore quand elle fuit. »
- Sheee’la’sar, meneuse de la chasse.
Des Veneuses, Les Vives Cavalières de Slaanesh.
Au cœur des Royaumes du Chaos, les cercles du domaine de Slaanesh dissimulent de vastes pairies d’or et d’argent qui couvrent vallons et collines idylliques. Sur ces étendues iridescentes, les troupeaux de Montures de Slaanesh cavalent sans entraves. Ces coursiers fougueux incarnent la liberté d’esprit du Prince du Chaos et galopent ou elles le souhaitent. Tel un vol d’oiseaux, elles migrent d’un pâturage à l’autre, en changeant de direction en un clin d’œil.

Une Monture de Slaanesh est un animal vif et puissant, dont le corps ophidien est mû par une paire de longues pattes musculeuses. La couleur de son cuir oscille constamment et peut passer d’un bleu pâle à un mauve pastel puis à un ocre doux. Sa tête étroite n’est guère plus qu’un museau effilé doté d’yeux et d’où pointe une langue longue de plusieurs mètres. La langue de la Monture peut goûter les désirs des mortels, et leurs sens sont si développés qu’elles peuvent pister la peur, la joie et la lubricité dans l’air à un mile de distance. Quant à leurs yeux, ils luisent des énergies du dieu qui les a créés.

Il arrive qu’une Démonette ou, plus rarement, un champion mortel, s’introduise dans les pâturages de Slaanesh pour s’y approprier une Monture. Il s’agit d’un exploit ardu, car les bêtes ne se fatiguent jamais et peuvent galoper éternellement si nécessaire. Pour réussir, le chasseur doit faire preuve de ruse et attiser l’insatiable curiosité de la créature. Comme tous les Démons de Slaanesh, ces coursiers raffolent d’expériences sensorielles et sont attirés par ce qui est nouveau ou différent. Un traqueur rusé peut piéger une Monture avec des pierres précieuses ou des babioles brillantes, ou bien lorsque la créature s’abreuve à une rivière de nectars exotiques ou d’huiles parfumées.

Si une Démonette peut se glisser derrière une Monture inattentif, elle peut le piéger à l’aide d’une chaîne en or ou en argent fin. Les Montures sont vicieuses, et frappent de leurs pattes griffues et fouettent de leur langue lorsqu’elles sont menacées. Mais une fois enchaînée, la Démonette connaît bien des manières d’apaiser la rage de la bête pour la faire sienne. Une fois sa monture capturée, la Démonette la chevauchera en tant que Veneuse de Slaanesh, l’une des chasseresses immortelles du Prince du Chaos.

Les Veneuses de Slaanesh forment l’avant-garde de la plupart des Légions des Excès, et sont au cœur des Légions de Chasse. Les Veneuses de Slaanesh sont incroyablement rapides et leur long corps sinueux ondule tandis qu’elles se précipitent vers l’ennemi sur leurs délicates pattes d’oiseau coureur. Il est inutile de chercher à fuir une Veneuse en raison de leur don surnaturel pour la traque, et il n’y a que peu de proies qui puissent leur échapper. Les Démons ralentissent souvent leur poursuite afin de prolonger l’angoisse de leur victime et d’attiser la flamme d’un espoir vain. Lorsqu’elle tue à l’aide de sa longue langue imprégnée de toxines, une Monture enserre sa victime en frissonnant de plaisir alors qu’elle goûte à l’âme du mortel. Avant que la proie terrifiée ne puisse s’échapper, elle est attirée vers la bête et sa cavalière, dont le sourire cruel et les grilles pareilles à des sabres présagent un trépas lent et douloureux.


Les soldats de la 14e Compagnie du 410e Régiment de la Garde de Fer de Mordian s’approchèrent en rangs parfaits de la petite colline. Ils firent halte en atteignant le sommet sans même que le Capitaine Dechoff n’ait à prononcer le moindre mot.

Devant eux s’étendait une profonde vallée jonchée des corps de dizaines de Mordians, recouverte d’une végétation violette qui s’agitait langoureusement dans la brise. Les feuilles acérées comme des lames de rasoir les avaient transpercés de part en part comme l’aurait fait un champ de barbelés.

De l’autre côté de la vallée se trouvait une tranchée d’où émergeaient sur toute sa longueur les hideuses bannières ennemies dont les motifs impies étaient un défi à toute raison.

Dechoff ne voulut prendre aucun risque. Il ne savait rien de la nature du danger qui les attendait mais il reconnut l’insigne de la 5e Compagnie sur les uniformes des défunts et ils savaient qu’ils s’étaient battus vaillamment avant de succomber.

« Lance-Flammes, dégagez-moi un passage. Premier, deuxième et troisième pelotons, formez les colonnes d’assaut, suivez le chemin ouvert par les flammes. Quatrième, cinquième et sixième, tir de couverture. Mortiers, visez le centre de la crête. Autocanon, préparez-vous à faire feu à la moindre surprise. Quatorzième Compagnie, pour l’Empereur, en avant ! »

Les fantassins à l’uniforme impeccable entrèrent en action avec leur zèle habituel.

La teinte pourpre des feuilles vira au noir sous l’effet de la chaleur avant d’être consumées par les flammes, ouvrant un passage sécurisé pour les troupes d’assaut qui commencèrent leur avance sous une grêle de balles et de faisceaux laser tirés depuis la colline opposée. Quelques hommes tombèrent sous les tirs mais la violence de la riposte disciplinée des pelotons de soutien loyalistes ravagea les positions du Chaos, arrachant de troublants soupirs d’extase à l’ennemi.

Le tintement de carillons délicats se fit bientôt entendre malgré le rugissement des armes, et une douce brise chargée de lourdes senteurs enivrantes souffla dans la vallée, ce qui fit suffoquer certains Mordians tandis que d’autres furent soudain comme paralysés. Les rebelles cessèrent de tirer tandis qu’ils sentaient l’approche de leurs maîtresses. Le silence ne fut brisé que par le son de griffes éthérées déchirant le tissu de la réalité. Une sombre lueur émanait des bannières hérétiques. Au-delà du gouffre l’on pouvait entrevoir un royaume de désespoir où la folie règne sans partage, et les Démons en sortirent.

Elles étaient à la fois magnifiques et répugnantes. De graciles femmes-démons chevauchant d’étranges montures, uniquement vêtues de la terreur mortelle qu’elles engendraient. Certains Mordians crurent faire face à une vision infernale d’une troublante séduction, d’autres virent l’incarnation de leurs désirs les plus inavouables. La horde maudite des Démonettes s’élança à travers les fleurs cramoisies, dont les feuilles coupantes comme des rasoirs lacéraient leurs chairs délicates, leur faisant pousser un gémissement extatique qui embrumait l’esprit des Gardes Impériaux, leur faisant croire qu’ils vivaient un rêve éveillé.

Il n’était déjà plus temps de réagir à cette charge, les Autocanons commençaient à peine à ouvrir le feu quand les entités du Warp atteignirent les pelotons d’assaut. Les Démonettes et leurs montures étaient semblables à un tourbillon, éviscérant leurs victimes qui paraissaient se mouvoir au ralenti par rapport à elles, et un soldat tombait à chaque coup de pince ou mouvement de queue.

Le Capitaine Dechoff ordonna aux pelotons de réserve de contre-attaquer mais la scène d’horreur qui se déroulait dans la vallée était plus que les Gardes de Fer ne pouvaient en supporter, et ils commencèrent à se replier. Des hommes qui n’auraient pas hésité à charger des Orks étaient ébranlés jusqu’au tréfonds de leur âme à l’idée de combattre les Démonettes. En dépit des menaces de leur officier, la retraite devint une déroute.

Dechoff savait parfaitement comment le Commissaire du régiment sanctionnerait cette humiliation, mais en voyant les Démons victorieux se repaître des cœurs encore palpitants de ses hommes et la façon dont les fleurs carbonisées commençaient à renaître de leurs cendres, empalant presque les corps des soldats récemment tombés, il se jura de ne jamais revivre une telle scène dans ses cauchemars.

Jetant son Pistolet Laser à terre, sa raison à jamais enfuie, il commença à marcher comme un dément en direction des femmes-démons qui l’attendaient avec impatience.

Sources[modifier]

  • Codex Chaos Daemons, V8
  • Codex Démons du Chaos, V4
  • White Dwarf N°113 (Septembre 2003)