Vérité Impériale : Différence entre versions

De Omnis Bibliotheca
m
 
Ligne 8 : Ligne 8 :
 
[[Fichier:VeriteImperiale.jpg|right|600px|thumb|De la Vérité Impériale promue par l’Empereur, devait égermer une Humanité hégémonique dans la Galaxie. Libérer de la superstition et de la religion, l’Humanité aurait été guidée par la raison et la science afin d’accéder à un Âge d’Or… qui ne viendra jamais.]]La '''Vérité Impériale''' était la philosophie rationnelle et athée qui avait guidé la [[Guerres d'Unification|conquête]] de la Vieille [[Terra|Terre]] par l’Empereur et la formation de l’[[Imperium]] lors de la [[Grande Croisade]]. En son cœur, la Vérité Impériale affirmait que l’univers était logique, et que cette connaissance vaincrait la peur et apporterait la liberté suite aux terreurs de l’[[Ère des Luttes]]. Cette affirmation allait de pair avec la négation de l’irrationnel et du superstitieux, ainsi que l’abandon de la foi en des pouvoirs et des principes allant au-delà de la connaissance. Dans la Terra unifiée et dans l’Imperium de l’Humanité, il ne pouvait y avoir de mystère de l’âme, pas de sorcellerie, pas de dieux. Ceux qui s’accrochaient à leur ignorance furent rejetés, leurs mensonges réduits au silence dans le rugissement du bûcher. Les terreurs du passé avaient grandi dans l’ombre de la superstition et de la fausse croyance. Si l’Humanité devait survivre à sa renaissance, elle ne pourrait tolérer les illusions du passé. Qu’il y ait eu d’autres dimensions, des races étrangères et des [[Mutant]]s exerçant des pouvoirs [[Psyker|psychiques]] n’a pas été nié, mais seulement qu’elles étaient occultes. Le fait que certains puissent appeler ces phénomènes "[[sorcellerie]]" ou les attribuer à des dieux n’était que le symptôme d’une incompréhension. Avec une fondation basée sur les principes de la Vérité Impériale, l’Humanité pouvait prétendre à la grandeur et bien qu’elle ne soit pas destinée à durer, la Grande Croisade fut irréprochable dans ses méthodes et dans sa glorieuse élévation de l’Humanité sur les espèces dominantes de la galaxie.
 
[[Fichier:VeriteImperiale.jpg|right|600px|thumb|De la Vérité Impériale promue par l’Empereur, devait égermer une Humanité hégémonique dans la Galaxie. Libérer de la superstition et de la religion, l’Humanité aurait été guidée par la raison et la science afin d’accéder à un Âge d’Or… qui ne viendra jamais.]]La '''Vérité Impériale''' était la philosophie rationnelle et athée qui avait guidé la [[Guerres d'Unification|conquête]] de la Vieille [[Terra|Terre]] par l’Empereur et la formation de l’[[Imperium]] lors de la [[Grande Croisade]]. En son cœur, la Vérité Impériale affirmait que l’univers était logique, et que cette connaissance vaincrait la peur et apporterait la liberté suite aux terreurs de l’[[Ère des Luttes]]. Cette affirmation allait de pair avec la négation de l’irrationnel et du superstitieux, ainsi que l’abandon de la foi en des pouvoirs et des principes allant au-delà de la connaissance. Dans la Terra unifiée et dans l’Imperium de l’Humanité, il ne pouvait y avoir de mystère de l’âme, pas de sorcellerie, pas de dieux. Ceux qui s’accrochaient à leur ignorance furent rejetés, leurs mensonges réduits au silence dans le rugissement du bûcher. Les terreurs du passé avaient grandi dans l’ombre de la superstition et de la fausse croyance. Si l’Humanité devait survivre à sa renaissance, elle ne pourrait tolérer les illusions du passé. Qu’il y ait eu d’autres dimensions, des races étrangères et des [[Mutant]]s exerçant des pouvoirs [[Psyker|psychiques]] n’a pas été nié, mais seulement qu’elles étaient occultes. Le fait que certains puissent appeler ces phénomènes "[[sorcellerie]]" ou les attribuer à des dieux n’était que le symptôme d’une incompréhension. Avec une fondation basée sur les principes de la Vérité Impériale, l’Humanité pouvait prétendre à la grandeur et bien qu’elle ne soit pas destinée à durer, la Grande Croisade fut irréprochable dans ses méthodes et dans sa glorieuse élévation de l’Humanité sur les espèces dominantes de la galaxie.
  
Bien sûr, l’Imperium et l’Empereur utilisaient dans un certain degré l’irrationnel et le merveilleux. Le nouvel Imperium s’était développé à partir du passé, et aussi séculier soit-il, une grande partie de sa puissance et de sa nature s’exprimait d’une manière qui faisait écho au spirituel. Dans des pratiques telles que la Prestation de Serments du Moment Présent, les noms des divisions du pouvoir Impérial et les symboles de ce pouvoir, l’Imperium s’enveloppait de vêtements d’autorité tissés à partir de rêves aussi vieux que les dieux qu’il rejetait. Et l’Humanité continua à croire, à croire à l’omniscience et à la bienveillance de l’Empereur et à Ses desseins, à travers la raison à la foi, à la Vérité Impériale. Peut-être que c’était une béquille spirituelle prévue ; que l’Empereur, dans Sa sagesse, voyait les faiblesses du cerveau postérieur primitif de chaque homme et femme à Son service et reconnaissait qu’Il ne pouvait que rejeter le démagogue et le pontife de cette manière - qu’Il ne pouvait détruire le spirituel qu’en utilisant le langage de la religion, en prêchant la foi de l’empirique et du rationnel.<ref>The Horus Heresy, Book Eight - ''Malevolence'', Chapter ''The Hidden War : The Imperial Truth'' ''(traduit de l'anglais par Guilhem)''</ref>
+
Bien sûr, l’Imperium et l’Empereur utilisaient dans un certain degré l’irrationnel et le merveilleux. Le nouvel Imperium s’était développé à partir du passé, et aussi séculier soit-il, une grande partie de sa puissance et de sa nature s’exprimait d’une manière qui faisait écho au spirituel. Dans des pratiques telles que la Prestation de Serments du Moment Présent, les noms des divisions du pouvoir Impérial et les symboles de ce pouvoir, l’Imperium s’enveloppait de vêtements d’autorité tissés à partir de rêves aussi vieux que les dieux qu’il rejetait. Et l’Humanité continua à croire, à croire à l’omniscience et à la bienveillance de l’Empereur et à Ses desseins, à travers la raison à la foi, à la Vérité Impériale. Peut-être que c’était une béquille spirituelle prévue ; que l’Empereur, dans Sa sagesse, voyait les faiblesses du cerveau postérieur primitif de chaque homme et femme à Son service et reconnaissait qu’Il ne pouvait que rejeter le [[Démagogue]] et le pontife de cette manière - qu’Il ne pouvait détruire le spirituel qu’en utilisant le langage de la religion, en prêchant la foi de l’empirique et du rationnel.<ref>The Horus Heresy, Book Eight - ''Malevolence'', Chapter ''The Hidden War : The Imperial Truth'' ''(traduit de l'anglais par Guilhem)''</ref>
  
 
===Le Grand Mensonge===
 
===Le Grand Mensonge===

Version actuelle datée du 11 septembre 2019 à 10:03

« De grandes actions ont façonné notre société, dont la plus grande, sur le plan intellectuel, a été notre rejet de ce lourd fardeau qu’est la religion. La religion a damné notre espèce pendant des milliers d’années, de la plus basse superstition aux plus hauts conclaves de la foi spirituelle. Elle nous a conduit à la folie, à la guerre, au meurtre ; elle s’est accrochée à nous comme une maladie. La foi, la croyance en des démons, des esprits et une vie après la mort sont des outils simples pour des esprits simples pour qui l’immensité du cosmos est incompréhensible. C’est de l’ignorance et des mensonges. Depuis, nous avons réalisé qu’il n’y a pas de dieux, et que nous n’avons pas besoin de dieux. Nous avons été témoins du cosmos maintenant, mes amis, nous avons appris et compris le tissu de la réalité. »
- Premier Itérateur Kyril Sindermann, sur la Vérité Impériale.

Dans chaque civilisation humaine, dans chaque coin perdu et redécouvert de la galaxie, il y a des Démons. Certains de ces Démons sont ceux que l’Humanité s’est elle-même créé, d’autres encore proviennent de l’influence perfide et mal comprise du Xenos et de l’Inconnu. Pourtant, certains, même si l’Empereur a estimé qu’il était juste de nier d’en avoir connaissance, sont véritablement autres choses. Les Démons sont réels et irréels. Si il y avait une leçon à retenir, c’est celle issu des événements tragiques de l’Âge des Ténèbres. Il est essentiel de partager cette connaissance, de la préserver et d’en tirer des enseignements, afin de pouvoir se préparer aux menaces de la galaxie et tenter de dissiper les maux de l’avenir. Demeurer dans l’ignorance à présent, alors que la lumière dorée de l’Empereur qui nous protégeait des ténèbres extérieures s’est tellement réduite, condamnerait non seulement le corps de l’Humanité, mais son âme même.[1]

La Vérité Impériale

De la Vérité Impériale promue par l’Empereur, devait égermer une Humanité hégémonique dans la Galaxie. Libérer de la superstition et de la religion, l’Humanité aurait été guidée par la raison et la science afin d’accéder à un Âge d’Or… qui ne viendra jamais.
La Vérité Impériale était la philosophie rationnelle et athée qui avait guidé la conquête de la Vieille Terre par l’Empereur et la formation de l’Imperium lors de la Grande Croisade. En son cœur, la Vérité Impériale affirmait que l’univers était logique, et que cette connaissance vaincrait la peur et apporterait la liberté suite aux terreurs de l’Ère des Luttes. Cette affirmation allait de pair avec la négation de l’irrationnel et du superstitieux, ainsi que l’abandon de la foi en des pouvoirs et des principes allant au-delà de la connaissance. Dans la Terra unifiée et dans l’Imperium de l’Humanité, il ne pouvait y avoir de mystère de l’âme, pas de sorcellerie, pas de dieux. Ceux qui s’accrochaient à leur ignorance furent rejetés, leurs mensonges réduits au silence dans le rugissement du bûcher. Les terreurs du passé avaient grandi dans l’ombre de la superstition et de la fausse croyance. Si l’Humanité devait survivre à sa renaissance, elle ne pourrait tolérer les illusions du passé. Qu’il y ait eu d’autres dimensions, des races étrangères et des Mutants exerçant des pouvoirs psychiques n’a pas été nié, mais seulement qu’elles étaient occultes. Le fait que certains puissent appeler ces phénomènes "sorcellerie" ou les attribuer à des dieux n’était que le symptôme d’une incompréhension. Avec une fondation basée sur les principes de la Vérité Impériale, l’Humanité pouvait prétendre à la grandeur et bien qu’elle ne soit pas destinée à durer, la Grande Croisade fut irréprochable dans ses méthodes et dans sa glorieuse élévation de l’Humanité sur les espèces dominantes de la galaxie.

Bien sûr, l’Imperium et l’Empereur utilisaient dans un certain degré l’irrationnel et le merveilleux. Le nouvel Imperium s’était développé à partir du passé, et aussi séculier soit-il, une grande partie de sa puissance et de sa nature s’exprimait d’une manière qui faisait écho au spirituel. Dans des pratiques telles que la Prestation de Serments du Moment Présent, les noms des divisions du pouvoir Impérial et les symboles de ce pouvoir, l’Imperium s’enveloppait de vêtements d’autorité tissés à partir de rêves aussi vieux que les dieux qu’il rejetait. Et l’Humanité continua à croire, à croire à l’omniscience et à la bienveillance de l’Empereur et à Ses desseins, à travers la raison à la foi, à la Vérité Impériale. Peut-être que c’était une béquille spirituelle prévue ; que l’Empereur, dans Sa sagesse, voyait les faiblesses du cerveau postérieur primitif de chaque homme et femme à Son service et reconnaissait qu’Il ne pouvait que rejeter le Démagogue et le pontife de cette manière - qu’Il ne pouvait détruire le spirituel qu’en utilisant le langage de la religion, en prêchant la foi de l’empirique et du rationnel.[2]

Le Grand Mensonge

Du cycle apparemment sans fin de tragédie et de mort qu’Horus avait déclenché, il est devenu clair pour tous qu’au cœur de la Vérité Impériale s’y dissimulait un mensonge. Ce Grand Mensonge, promulgué par l’Empereur qui est à présent assis à tout jamais sur Son trône, est celui d’une ignorance calculée et sciemment camouflée dans la doctrine de l’illumination. Ceux qui ont vu ce qui se cachent réellement derrière les étoiles savent que le Mensonge résidait là depuis le début, tel une lumière dans l’obscurité, même s’ils avaient peur d’y penser et n’osaient pas en parler : le Warp est vivant et possède une sensibilité maligne, dont l’essence même est surnaturelle. Ces entités inquiétantes, qui résident dans le Warp, se rassasient des âmes des mortels. Ceux qui le savent doivent examiner les conséquences de ce silence et le prix qu’il a fallut payer à cause du Grand Mensonge.

La première de ces conséquences peut paraître aujourd’hui comme la plus terrible, c’est celle de la rébellion d’Horus. En se détournant de la lumière de son Père, Horus a non seulement apporté la ruine sur l’Imperium, mais il a aussi permis aux êtres du Warp de passer de leur royaume Empyrean au nôtre. On dit qu’Horus était le Primarque le plus proche de son père, et que l’Empereur partageait avec lui toute Sa sagesse. Cela ne peut être qu’un mensonge, mais Horus a pu apprendre le pouvoir de l’Immaterium d’une autre source - sinon l’Empereur aurait sûrement averti Son fils des dangers des forces avec lesquelles il en était venu à conclure un pacte. Le Primarque de la Légion des White Scars, Jaghatai Khan, y a réfléchit lors de son retour sur Terra : « C’est le fait d’avoir compris que l’Empereur avait caché Son but véritable à Son fils préféré qui a conduit à la chute d'Horus. Dans l’esprit d’Horus, la suspicion qu’il n’était peut-être pas le favori de son père s’est enracinée ; après tout, mon frère Magnus connaissait mieux la nature du Warp et Corax celle de l’obscurité de l’Humanité. Ce doit être ce qui a brisé la volonté d’Horus." » Le Capitaine Loken, un survivant de Isstvan III, dira le cœur plein d’amertume : « Ce n’est que la prise de conscience que l’Empereur n’était pas infaillible, comme tous les fils l’apprennent de leurs pères, qui envenima le cœur d’Horus. » Il est impossible de le savoir à présent, car Horus est mort et ses cendres ne révéleront plus rien.

Il y a eu d’autres conséquences déclenchées par le Grand Mensonge et qui ont détruits le rêve de l’Empereur pour l’Imperium. Des milliards de vies ont été perdues dans les purges nécessaires à sa dissimulation. Les civilisations anciennes, descendantes directement de la Vieille Terre, qui portaient en elles et à travers le cosmos le flambeau des religions considérées comme anathème en cet âge éclairé, furent simplement assassinées pour leurs croyances. Des dizaines de milliers de cités ont été brûlées, des cultures massacrées par l’épée et des mondes annihilés au nom de la Vérité. L’ignorance a été promue main dans la main avec l’illumination à travers les étoiles. La stabilité et la sécurité de cette ignorance ont été utilisées comme un outil, un opiacé pour les masses bienheureuses, à travers lequel elles resteraient incontestables. Avec l’aveuglement et la mort comme outils pour promouvoir la sagesse, fut rendu vulnérables les fondements mêmes de l’actuel Imperium. Qui peut dire maintenant lequel des héritiers de Son royaume sera le premier à utiliser l’ignorance de la foi aveugle comme une arme ?

Il y a eu une dernière conséquence, plus grave, qui se révéla avec le temps. Alors que l’Humanité avait ostensiblement souffert de la trahison et de la guerre civile, une plus grande guerre commença et qui allait détruire l’avenir de l’Humanité. Après que le fils se soit retourné contre son père, le frère contre le frère, et que les plus grands défenseurs de l’Imperium furent mis à genoux, plus jamais la grandeur de la domination galactique que l’Empereur avait destiné à l’Humanité ne sera atteinte. C’est là que réside le problème, car dans son ambition imprudente, Horus a mortellement blessé l’Imperium. La menace extraterrestre que avait été repoussée pendant deux siècles connu un sursis. De plus, le tissu même de la réalité avait été altéré et des terreurs inconnues jusqu’alors tournèrent leur regard vers l’Humanité. Les Xenos et les Démons ne pourront jamais permettre à l’Humanité de récupérer sa force ; ils chercheront toujours à lui faire du mal, car dans sa vulnérabilité ils y trouvent leur force. Dans l’état affaibli de l’Imperium, ces antagonistes s’approchent maintenant, encerclant leur proie blessée comme les prédateurs Ichthyens de la Vieille Terre.[3]

La Nécessité du Mensonge

Bien que les savants remettent maintenant en question l’équilibre complexe et délicat des philosophies que la Vérité Impériale a mis en mouvement, on ne peut rejeter le projet de l’Empereur. Il était sans doute conscient des hypocrisies fondamentales des principes de la Vérité Impériale. Il ne fait aucun doute que les êtres à l’intérieur de l’Empyrean représentent un danger pour l’Imperium. Cherché à supprimer leur nature plutôt que d’éduquer Ses sujets et nier l’illumination de l’Ère des Lumières n’a pas du être une voie prise à la légère. On ne peut que conclure que l’Empereur était conscient des risques et des dangers et a adopté une stratégie calculée pour protéger les Siens pour Son plus grand dessein.

La nécessité du Grand Mensonge est question de quelques spéculations. Certains ont fait valoir que le but de l’Empereur était de vaincre la mort en excisant l’âme car la connaissance de notre fin causerait inévitablement notre perte. D’autres qu’Il a cherché à entrer dans l’esprit de chaque être humain dans la galaxie afin de transmettre Son phénoménal savoir ou Ses dons psychiques, créant ainsi une race ultime et ascendante de l’Humanité. Pourtant, d’autres ont discrètement suspecté qu’Il souhaitait rien de moins qu’exercer Sa domination sur l’ensemble de la réalité et de l’irréalité, et qu’Il cachait la nature surnaturelle de l’irréalité de telle sorte qu’aucun être ne puisse oser contester Ses prétentions à ce sujet. Des rumeurs plus sombres, furent murmurés que pendant les jours de l’isolement de l’Empereur sur Terra, Il a cherché à atteindre l’apothéose de la divinité à Ses propres fins, laissant l’Humanité derrière Lui avec la révélation froide que la Vérité Impériale était un mensonge et que les dieux étaient réels.

Quoi qu’il en soit, il était clair pour l’Imperium que depuis Sa retraite jusqu’à Terra, à l’apogée de la Grande Croisade, la disparition de Ses Légions dorées, ainsi que la parade sans fin des hommes et des machines qui descendaient dans le Donjon Impérial, qu’un vaste et intense artifice était en cours, alimentant d’autres spéculations. Il se peut même que l’ensemble de la Grande Croisade n’ait servi qu’à découvrir les mystères et acquérir le matériel nécessaires pour atteindre un autre objectif, et que la Vérité Impériale n’était qu’un moyen de parvenir à cette fin - mais jamais destiné à résister à une épreuve telle que celle que les Traîtres lui ont imposée. La vérité sur ces rumeurs et le Grand Œuvre de l’Empereur sont des sujets trop importants pour être discutés à ce stade et devront être révélée plus tard.

Le savoir aurait pu être la plus grande arme de l’Humanité. L’épée de cette connaissance qui a traversé les étoiles avec la Grande Croisade aurait pu permettre à l’Humanité de connaître le Démon et de combattre sa présence insidieuse. Le bouclier de l’ignorance avec laquelle l’Empereur espérait protéger l’Humanité ne pourrait qu’endiguer le déluge des ténèbres, mais jamais arrêter son assaut. Elle s’est effilochée et déformée comme n’importe quel bouclier face au martèlement de l’ennemi sur elle. Son pari pour le destin de l’Humanité fut un échec, et Son déni de la vraie nature du Warp une erreur. L’Empereur aurait pu arrêter tout cela, la rébellion d’Horus, l’ascension du Warp et la ruine de l’Imperium, si seulement Il avait dit la vérité à Ses fils et à Ses sujets. Bien que le plan de l’Empereur ait échoué, personne, vivant ou mort, n’aurait pu connaître davantage les conséquences de Ses décisions ? Si on avait su ce que l’Empereur avait fait, n’importe qui aurait-il pu faire un choix plus sage à Sa place ? Quoi qu’il en soit, personne ne peut être sûr de la solution ultime qu’Il a prévue, seulement que la menace devait être contrée. Le devoir incombe maintenant à ceux qui ont les connaissances nécessaires pour protéger l’Imperium ; ceux qui doivent éclairer l’Humanité sur la nature et la menace du Démon et de l’Inconnu.[4]

Source

  • The Horus Heresy, Book Eight - Malevolence
  1. The Horus Heresy, Book Eight - Malevolence, Chapter The Hidden War(traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book Eight - Malevolence, Chapter The Hidden War : The Imperial Truth (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. The Horus Heresy, Book Eight - Malevolence, Chapter The Hidden War : The Great Lie (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. The Horus Heresy, Book Eight - Malevolence, Chapter The Hidden War : The Necessity of the Lie (traduit de l'anglais par Guilhem)