Tourmenteur : Différence entre versions

De Omnis Bibliotheca
m
m
Ligne 10 : Ligne 10 :
 
En dépit des "améliorations" qu’ils ont pratiquées sur eux-mêmes, les Tourmenteurs sont chétifs et difformes. Leur corps émacié et blafard n’a pas une once de graisse, au contraire de certaines de leurs créations, et l’étroitesse malsaine de leur taille n’a été permise que par le retrait de plusieurs organes. Ainsi, certains Tourmenteurs portent leurs propres viscères, poumons et cœur au sein d’une excroissance de chair située entre leurs omoplates, laquelle accueille aussi des injecteurs de stimulants et des membres supplémentaires. D’autres ont remplacé leur sang par des fluides acides. Leur colonne vertébrale a parfois été modifiée ; leur coccyx articulé fait office de queue préhensile grâce à laquelle ils peuvent s’emparer des patients récalcitrants. De leur dos jaillissent des protubérances osseuses qui se courbent autour de leur tête, décorées de guirlandes de fioles et de seringues reliées à leur moelle épinière.  
 
En dépit des "améliorations" qu’ils ont pratiquées sur eux-mêmes, les Tourmenteurs sont chétifs et difformes. Leur corps émacié et blafard n’a pas une once de graisse, au contraire de certaines de leurs créations, et l’étroitesse malsaine de leur taille n’a été permise que par le retrait de plusieurs organes. Ainsi, certains Tourmenteurs portent leurs propres viscères, poumons et cœur au sein d’une excroissance de chair située entre leurs omoplates, laquelle accueille aussi des injecteurs de stimulants et des membres supplémentaires. D’autres ont remplacé leur sang par des fluides acides. Leur colonne vertébrale a parfois été modifiée ; leur coccyx articulé fait office de queue préhensile grâce à laquelle ils peuvent s’emparer des patients récalcitrants. De leur dos jaillissent des protubérances osseuses qui se courbent autour de leur tête, décorées de guirlandes de fioles et de seringues reliées à leur moelle épinière.  
  
Étant pratiquement immortels, les Tourmenteurs n’ont que faire de l’empressement belliqueux des autres Drukharis. Ils se meuvent lentement, avec une grâce hiératique, parfois sur des plates-formes antigravs, parfois sur des appendices osseux qui ont poussé de leur colonne vertébrale. Patients et méticuleux, ils savent que l’offrande d’une mort demande du temps. Au fil des millénaires, leurs goûts deviennent de plus en plus insolites : un Tourmenteur peut par exemple décider de se nourrir uniquement de la main gauche de ses victimes, ou de ne s’abreuver que de flûtes emplies des larmes de leurs captifs. Ayant depuis longtemps transcendé la notion de possession matérielle, ils aiment agrémenter leurs philtres alchimiques d’ingrédients rares et précieux : le cœur d’un [[juge]] de l’[[Adeptus Arbites|Arbites]], distillé dans quelques gouttes d’eau, peut exhaler le goût même de la résolution, alors que l’essence d’un [[Gouverneur Planétaire]] laissera sur la langue noire et pointue du Tourmenteur un soupçon de vanité.  
+
Étant pratiquement immortels, les Tourmenteurs n’ont que faire de l’empressement belliqueux des autres Drukharis. Ils se meuvent lentement, avec une grâce hiératique, parfois sur des plates-formes antigravs, parfois sur des appendices osseux qui ont poussé de leur colonne vertébrale. Patients et méticuleux, ils savent que l’offrande d’une mort demande du temps. Au fil des millénaires, leurs goûts deviennent de plus en plus insolites : un Tourmenteur peut par exemple décider de se nourrir uniquement de la main gauche de ses victimes, ou de ne s’abreuver que de flûtes emplies des larmes de leurs captifs. Ayant depuis longtemps transcendé la notion de possession matérielle, ils aiment agrémenter leurs philtres alchimiques d’ingrédients rares et précieux : le cœur d’un [[Juge]] de l’[[Adeptus Arbites|Arbites]], distillé dans quelques gouttes d’eau, peut exhaler le goût même de la résolution, alors que l’essence d’un [[Gouverneur Planétaire]] laissera sur la langue noire et pointue du Tourmenteur un soupçon de vanité.  
  
 
Au combat, les sinistres Tourmenteurs orchestrent le carnage autour d’eux avec la passion d’un artiste. Ils glissent sur le champ de bataille avec une élégance macabre, accordant aux ennemis trop lents pour leur échapper une mort à la douleur inimaginable. L’équipement qu’ils emploient provient de leurs oubliettes, et peut faire pousser des tumeurs délirantes d’un simple frôlement, ou absorber toute l’humidité d’un corps en un instant. D’autres Tourmenteurs porte des armes plus ésotériques comme le [[Creuset de Malédiction]], un réceptacle empli de l’essence de [[Psyker]]s torturés. Si un Tourmenteur vient à mourir, ce sera avec un rictus triomphant, confiant dans le fait qu’il sera bientôt de retour pour se venger.  
 
Au combat, les sinistres Tourmenteurs orchestrent le carnage autour d’eux avec la passion d’un artiste. Ils glissent sur le champ de bataille avec une élégance macabre, accordant aux ennemis trop lents pour leur échapper une mort à la douleur inimaginable. L’équipement qu’ils emploient provient de leurs oubliettes, et peut faire pousser des tumeurs délirantes d’un simple frôlement, ou absorber toute l’humidité d’un corps en un instant. D’autres Tourmenteurs porte des armes plus ésotériques comme le [[Creuset de Malédiction]], un réceptacle empli de l’essence de [[Psyker]]s torturés. Si un Tourmenteur vient à mourir, ce sera avec un rictus triomphant, confiant dans le fait qu’il sera bientôt de retour pour se venger.  

Version du 16 janvier 2020 à 12:45

« Vous pardonner ? Mais voyons, très cher, mon plus grand chef d’œuvre n’a rien à se faire pardonner ! »
- Krallyx, Tourmenteur des Métamorphosés.
Un Tourmenteur.
Les Tourmenteurs sont des sculpteurs de chair aussi anciens que dérangés qui vivent dans les entrailles de Commorragh. Ce sont des maîtres tortionnaires, de véritables connaisseurs qui savent apprécier la moindre nuance de souffrance. Afin d’occuper leur vie séculaire, les Tourmenteurs composent des symphonies de douleur grâce aux malheureux qu’accueillent leurs oubliettes. Tous les Drukharis craignent secrètement les Tourmenteurs, car leur horrible alchimie concerne non seulement la chair, mais aussi les âmes.

Les Coteries de Tourmenteurs sont essentielles à la survie de la société commorrite en raison de leur maîtrise de l’art de la régénération, mais leurs membres terrifient les autres Drukharis. Ces derniers savent qu’encourir la colère d’un ses Seigneurs de l’Agonie revient à se condamner à un passage sur leur table d’opération. Les Tourmenteurs sont spécialisés dans la modification des corps, et aiment par-dessus tout mettre la main sur de nouveaux sujets. Un client voudra parfois orner ses épaules de plumes barbelées, avoir le faciès écailleux d’un serpent, ou échanger ses yeux contre ceux d’un arachnospectre viridien ; aucune demande n’est trop bizarre pour ces chirurgiens inhumains, qui sont toujours prêts à faire étalage de leurs talents, sourire aux lèvres, et scalpel et canule à hyperstéroïdes en main.

En dépit de la fierté qu’ils tirent de leurs créations de chair, les Tourmenteurs puisent encore plus de plaisir de la douleur qu’ils infligent au travers de leurs travaux. À leur sens, la douleur est le feu qui leur permet de remodeler la psyché de leurs sujets selon des formes nouvelles et torturées, et les Tourmenteurs savent comment retarder la mort qu’entraîneraient normalement de tels niveaux de souffrance. Il est possible que parmi les plus vieux Tourmenteurs figurent les initiateurs des premiers Cultes du Plaisir et de la douleur, or chaque Tourmenteur s’est altéré de façon si drastique qu’aucun d’eux ne ressemble plus à ceux qu’ils appellent leurs congénères d’un ton moqueur.

En dépit des "améliorations" qu’ils ont pratiquées sur eux-mêmes, les Tourmenteurs sont chétifs et difformes. Leur corps émacié et blafard n’a pas une once de graisse, au contraire de certaines de leurs créations, et l’étroitesse malsaine de leur taille n’a été permise que par le retrait de plusieurs organes. Ainsi, certains Tourmenteurs portent leurs propres viscères, poumons et cœur au sein d’une excroissance de chair située entre leurs omoplates, laquelle accueille aussi des injecteurs de stimulants et des membres supplémentaires. D’autres ont remplacé leur sang par des fluides acides. Leur colonne vertébrale a parfois été modifiée ; leur coccyx articulé fait office de queue préhensile grâce à laquelle ils peuvent s’emparer des patients récalcitrants. De leur dos jaillissent des protubérances osseuses qui se courbent autour de leur tête, décorées de guirlandes de fioles et de seringues reliées à leur moelle épinière.

Étant pratiquement immortels, les Tourmenteurs n’ont que faire de l’empressement belliqueux des autres Drukharis. Ils se meuvent lentement, avec une grâce hiératique, parfois sur des plates-formes antigravs, parfois sur des appendices osseux qui ont poussé de leur colonne vertébrale. Patients et méticuleux, ils savent que l’offrande d’une mort demande du temps. Au fil des millénaires, leurs goûts deviennent de plus en plus insolites : un Tourmenteur peut par exemple décider de se nourrir uniquement de la main gauche de ses victimes, ou de ne s’abreuver que de flûtes emplies des larmes de leurs captifs. Ayant depuis longtemps transcendé la notion de possession matérielle, ils aiment agrémenter leurs philtres alchimiques d’ingrédients rares et précieux : le cœur d’un Juge de l’Arbites, distillé dans quelques gouttes d’eau, peut exhaler le goût même de la résolution, alors que l’essence d’un Gouverneur Planétaire laissera sur la langue noire et pointue du Tourmenteur un soupçon de vanité.

Au combat, les sinistres Tourmenteurs orchestrent le carnage autour d’eux avec la passion d’un artiste. Ils glissent sur le champ de bataille avec une élégance macabre, accordant aux ennemis trop lents pour leur échapper une mort à la douleur inimaginable. L’équipement qu’ils emploient provient de leurs oubliettes, et peut faire pousser des tumeurs délirantes d’un simple frôlement, ou absorber toute l’humidité d’un corps en un instant. D’autres Tourmenteurs porte des armes plus ésotériques comme le Creuset de Malédiction, un réceptacle empli de l’essence de Psykers torturés. Si un Tourmenteur vient à mourir, ce sera avec un rictus triomphant, confiant dans le fait qu’il sera bientôt de retour pour se venger.

Sources

  • Codex Drukhari, V8
  • Codex Dark Eldars, V7