Raider : Différence entre versions

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Une fois la victoire assurée, les ennemis survivants sont attachés au Raider, ou empalés sur des piques. Les Drukharis qui ont péri lors des combats, ainsi que ceux incapacités par leurs blessures, sont eux aussi ramenés à [[Commorragh]] sans la moindre révérence, entassés en une masse de membres ou pendus comme des poupées de chiffons à la coque de l’esquif. Ainsi les Raiders ont acquis une sinistre réputation à travers la galaxie, leur vue signifiant torture, démembrement et mort.  
 
Une fois la victoire assurée, les ennemis survivants sont attachés au Raider, ou empalés sur des piques. Les Drukharis qui ont péri lors des combats, ainsi que ceux incapacités par leurs blessures, sont eux aussi ramenés à [[Commorragh]] sans la moindre révérence, entassés en une masse de membres ou pendus comme des poupées de chiffons à la coque de l’esquif. Ainsi les Raiders ont acquis une sinistre réputation à travers la galaxie, leur vue signifiant torture, démembrement et mort.  
 
   
 
   
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Version actuelle datée du 16 janvier 2020 à 11:50

Un Raider.
Le premier signe d’une attaque de Drukhari dans l’espace réel est un scintillement de lumière noire qui se déploie et s’étend jusqu’à devenir un portail spectral drapé de flammes vertes. De ce passage éthéré émergent des dizaines d’esquifs barbelés qui fondent sur leur proie avec l’obstination d’un banc de requins attiré par le sang. Le plus répandu de ces appareils antigravs est le Raider, et il s’agit du mode de transport préféré des Drukharis d’un bout à l’autre de la galaxie.

Légers et extrêmement maniables, le Raider incarnent l’adage Drukhari voulant que la vélocité soit supérieure à la solidité. Le Raider n’offre guère de protection à ses passagers, car il ressemble aux anciens boutres de plaisance des Aeldaris de jadis, si ce n’est qu’il a été modifié pour pouvoir atteindre des vitesses prodigieuses, et décoré d’ailerons affûtés et de quilles acérées pour massacrer l’ennemi.

La puissance motrice des Raiders vient essentiellement de leurs turboréacteurs, et ils sont maintenus par des cannelures antigravs qui leur permettent de glisser aisément par-dessus les terrains accidentés, les murs de défense et les masses de soldats à pied à une vitesse vertigineuse. Si chaque Raider est personnalisé et doté de décorations macabres par la Cabale, le Culte Céraste ou la Coterie de Tourmenteurs qui l’utilise, tous partagent certains points communs : un gouvernail répulseur manié par un pilote émérite, des voiles éthériques pour capter les radiations émanant du portail dont ils ont émergé, et une arme lourde dévastatrice montée sur la proue. La coque courbe d’un Raider est protégée par un carénage ouvragé, et son pont est percé d’une mosaïque alvéoles afin de réduire son poids. Des lames de faux, des éperons électriques et des râteliers armes sont souvent ajoutés aux Raiders, car les Drukharis aiment user de tous les outils de mort dont ils disposent.

Au premier abord, le lignes d’un Raider semblent si épurées qu’il ressemble davantage à un engin de course qu’à un transport de troupes ; et il est vrai que lorsque ses moteurs fonctionnent à plein régime, il est capable de rivaliser de vitesse avec le plus véloce des véhicules Asuryanis. Cependant, sa fonction première est bel et bien d’amener des troupes au combat. Les Drukharis sont si habiles et ont à ce point confiance en leurs capacités qu’ils s’accrochent aux bastingages et aux crochets du véhicule pendant le voyage, profitant de l’exaltation de la chasse alors que les explosions fleurissent autour d’eux. Les balustrades offrent juste assez de couvert aux passagers pour les protéger des tirs sans gêner la ligne de vue sur leur proie. Ainsi, un Raider à pleine charge devient une redoutable base de tir mobile, menant ceux qu’il abrite au plus fort des combats tout en déversant un flot de mort sur ceux qu’ils survolent. Après avoir lâché une salve punitive, il suffit d’un battement de cœur aux passagers pour sauter du Raider et se jeter au milieu des rangs adverses, les dents découvertes par un rictus d’anticipation du carnage à venir.

Une fois la victoire assurée, les ennemis survivants sont attachés au Raider, ou empalés sur des piques. Les Drukharis qui ont péri lors des combats, ainsi que ceux incapacités par leurs blessures, sont eux aussi ramenés à Commorragh sans la moindre révérence, entassés en une masse de membres ou pendus comme des poupées de chiffons à la coque de l’esquif. Ainsi les Raiders ont acquis une sinistre réputation à travers la galaxie, leur vue signifiant torture, démembrement et mort.

Le plus ancien souvenir du soldat Malko était celui de Madame Ingrid lui criant dessus.

« Toi ! Gamin ! Écoute-moi ! »

Elle hurlait sur tous les enfants de ce coin du bloc d’habitation, les attrapant par les poignets et en serrant jusqu’à ce que ça fasse mal. Il se rappela qu’elle le tenait si prés de lui qu’il pouvait voir chaque crevasse qui zigzaguait en cicatrices cruelles sur son visage et sur son cou. Ses lèvres tremblaient quand elle parlait, et il se ratatinait de peur à son épanchement de terreur.

« Ne les laisse pas te prendre vivant, » disait-elle. « Les changelins, ils viennent du ciel. Ils vont essayer de t’enlever, mais ne les laisse pas te prendre vivant. »

Puis elle tentait de décrire les appareils en forme de lame et la lueur de jade qui annonçait les créatures de cauchemar dont elle parlait. Ce ne fut que lorsqu’il fut appelé que Malko apprit que autres soldats avaient entendu des histoires similaires dans leur jeunesse, racontées par des vétérans mutilés.

Ce n’est qu’à présent, tandis que les crochets perçaient sa peau et que le Raider l’emportait dans le ciel, que le soldat Malko comprenait les avertissements de Madame Ingrid. Les Drukharis étaient arrivés en un éclair, annihilant les emplacements d’armes et massacrant les pelotons en garnison.

Pire que tout, Malko les avait laissés le prendre vivant.

Source[modifier]

  • Codex Drukhari, V8