Catégorie:Adeptus Custodes

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Heracal fit décrire à sa Lance de Gardien un arc serré. Sa lame énergisée trancha la céramite, la chair et l’os pour envoyer le heaume du Traître rebondir au bas des marches, sa tête encore à l’intérieur. Le rouge vif du sang hyperoxygéné du Space Marine se répandit. Heracal poussa d’un pied le corps chancelant qui dévala à son tour l’escalier. Le Custodien durcit son regard tandis qu’au pied des marches apparaissaient deux nouveaux Traîtres, revêtus de la livrée des Sons of Horus. Il abaissa sa Lance de Gardien et déchaîna une grêle de Bolts en direction des parjures. Une explosion repoussa l’un deux, sa plaque pectorale éclatée. Le second encaissa le tir d’Heracal pour répliquer, vidant son Bolter tout en gravissant les marches quatre à quatre. Les impacts faisaient tressaillir Heracal, mais les projectiles ne pouvaient percer sa plate d’auramite. Un guerrier inférieur se serait gaussé de sa suprématie, mais Heracal plongea à la vitesse de l’éclair pour enfoncer le fer de sa lance à travers la visière du Traître avant qu’il ne puisse se jeter sur le côté.

« Dégagé, » transmit via le vox Heracal en retirant sans ménagement sa lame du cadavre du Space Marine.

« Escalier ouest dégagé aussi, » répondit la voix de Lytanus.

« Engagement à l’arche nord, » communiqua Artoris par-dessus le fracas des lames et le vacarme des Bolters. « Ils tentent une nouvelle percée à travers la Place du Pacificateur. »

« C’est la troisième fois, » rappela Heracal, en se dirigeant au pas de course vers l’arche nord.

« Des hommes plus sages se seraient rendu compte qu’ils ne peuvent nous briser. »

« Des hommes plus sages n’auraient pas renié l’Empereur, » commenta Lytanus.

« Exact, » confirma Heracal tandis qu’il entendait résonner la fusillade au loin. « À nous de punir leur stupidité. »

En prenant un virage, il activa les autochargeurs de sa Lance de Gardien et fit un tour mental de la Place du Pacificateur, de ses couloirs d’approches, de ses positions de tir, de ses angles morts et de ses culs-de-sac. Un instant plus tard et il arrivait à l’arche nord, baignée par la lueur d’incendies et la fumée alors que retentissait le tapage des combats. Heracal se plaqua épaule contre épaule avec Artoris, dont l’armure d’or était trempée du sang de l’ennemi.

« Bienvenue, » salua Artoris tandis qu’il faisait pleuvoir les bolts en direction des Space Marines renégats qui chargeaient travers les jardins embrasés de la place.

« Des World Eaters, » cracha Heracal, en renchérissant sur la salve d’Artoris. « Des sauvages déments. »

« Tout à fait, » ajouta Lytanus tandis qu’il se joignait à la ligne de tir improvisée. « Exterminons-les. »

Ensemble, les Custodiens s’avancèrent pour encaisser la charge des World Eaters. Chaque tir faisait mouche. Chaque coup de taille était parfaitement coordonné afin d’exploiter l’élan des renégats fous furieux. Tandis que le sang coulait et que les cadavres des Legiones Astartes s’amoncelaient, Heracal sentit une froide détermination et une conviction inébranlable l’envahir. Tant qu’un seul Custodien vivrait, le Palais Impérial ne tomberait jamais…


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L’Adeptus Custodes réunit des demi-dieux de la guerre qui ont juré de défendre l’Empereur jusqu’à leur denier souffle. En cette époque sombre et périlleuse, cette mission les a contraints à arpenter les étoiles, car ils ne peuvent plus rester sur les remparts du Palais Impérial à regarder la galaxie brûler. Ils sont la crème de l’élite de l’Imperium, engoncés dans les armures d’auramite et maniant les armes les plus abouties crées par l’Humanité. Qu’ils se téléportent au cœur de la bataille, foncent au combat à bord d’antiques Land Raider, ou fendent les cieux sur des Motojets Dawneagle, les Custodiens sont la mort incarnée de leurs ennemis.

  • Élus de l’Empereur : Les plus éminents gardiens de l’Empereur sont bénis pour l’éternité, et bénéficient en permanence de la protection surnaturelle du Maître de l’Humanité.
  • Gardes Assermentés : Les Dix Mille sont les exécuteurs ultimes de la volonté de l’Empereur. Ils combattent avec une absolue certitude et une inébranlable conviction en la justesse et la nécessité de leurs actions. Ils possèdent une destinée manifeste, et sont aussi inexorable dans la conquête de ce qui leur revient de droit, ainsi qu’à l’Empereur, qu’ils sont indomptables dans Sa défense.
Les Custodiens combattent en tant que force d’élite compacte de guerriers hautement entraînés. Ils offrent une apparence spectaculaire avec leurs armures dorées, leur équipement ouvragé et leurs fiers Vexillas dépassant de leurs lignes. Or, pour les ennemis de l’Empereur, ils sont la mort incarnée.

Confrérie de Demi-Dieux

« Nôtre est le devoir absolu. Nôtre est la veille infinie. Nôtres sont l’honneur éternel, le sacrifice consentant et la contrition immuable. Nous montons une garde qui ne sera jamais relevée, et nous la montons avec ravissement pour celui qui nous a donné la vie, une vie que nous nous devons de préserver en retour. Nous ne recevrons jamais l’absolution, car nous ne la méritons pas, mais seul le sot croira que cela nous arrêtera. »
- Capitaine-Bouclier Tybalus Maxin.
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Pour Terra et le Trône d’Or !

L’Adeptus Custodes forme la garde personnelle de l’Empereur. Dix millénaires durant, ses membres ont été les sentinelles du Maître de l’Humanité et les défenseurs des portes de Son palais. Mais les lames de l’Empereur sont aujourd’hui brandies. Les Dix Mille arpentent les étoiles comme au temps de la Grande Croisade, et malheur à ceux qui s’y opposent.

L’Imperium ne compte aucun guerrier aussi habile et terrifiant que les Custodiens. Façonnés biochimiquement depuis l’enfance pour devenir les combattants, les tacticiens et les gardes du corps suprêmes, ils sont la mort faite chair pour ceux qui s’opposent à la volonté de l’Empereur.

Chaque Custodien est augustement compétent, ses sens stratégiques et tactiques, ses talents d’escrimeur et son instinct frôlent le surnaturel. Ils sont aux Space Marines de l’Empereur ce que ces guerriers transhumains sont au commun des soldats impériaux, une élite dont la force brute et la volonté sont totalement insurmontables. Les guerriers de l’Adeptus Astartes emploient des tactiques à l’échelle d’escouades, où leurs Frères de Bataille agissent en un tout homogène. Les Custodiens combattent en tant qu’individus. Farouchement indépendant, chacun manie des armes confectionnées pour lui seul, et porte une armure aux motifs complexes forgée sur mesure. Ainsi équipé, un seul Custodien peut tenir tête à des dizaines de vétérans. Déployés en masse, ces guerriers peuvent balayer des armées maintes fois supérieures en nombre.

Là où l’Adeptus Custodes fait irruption, les ennemis de l’Empereur sont balayés telle la brume dans la tempête. Les Custodiens se battent comme des légendes vivantes, et l’arsenal à leur disposition leur permet d’accomplir l’impossible. Les machines de guerre ennemies sont annihilées par les frappes éclair de Praetor Vertus aéroportés, tandis que les zélotes hérétiques et les monstruosités rugissantes sont abattus avec une aisance égale sous les lames des Terminators Allarus.

Le temps que les opposants comprennent qu’ils sont perdus, il est alors trop tard. Les prétoriens de l’Empereur ont déjà massacré leurs officiers, réduits en pièces leurs blindés et creusé des sillons sanglants à travers leurs rangs. Il ne reste à l’ennemi qu’à fuir, mais même alors, la mort est la seule issue. Tel est le destin réservé à ceux qui osent se dresser contre la volonté de l’Empereur, ou qui menacent Son domaine.

Bien qu’une petite force de Custodiens puisse déchiqueter une armée ennemie dans un ouragan sanglant de lames, leur véritable rôle n’est pas la conquête, mais la protection. Les Custodiens sont la garde personnelle de l’Empereur, Ses Dix Mille Lames, dont la mission depuis des temps immémoriaux consiste à préserver leur maître de tout danger.

C’est au nadir de la période nommée la Longue Nuit que l’Empereur se manifesta sur Terra. Le monde primordial était, à l’époque, un lieu cauchemardesque où des armées d’Abhumains et de seigneurs de guerre grotesques s’affrontaient, esclaves d’entités viles et maléfiques. Les chroniques qui ont survécu à cette ère terrible sont enfermées au plus profonds des cryptes du Palais de l’Empereur. Lorsque des érudits hardis se plongent dans ces antiques récits, ils découvrent que même dans les plus anciennes sources narrant les hauts faits de l’Empereur, celui-ci était déjà flanqué de guerriers immenses et puissants, aux heaumes à cimier et aux lances d’or. Au cours des horreurs des Guerres d'Unification, à travers la tragique rébellion des Guerriers Tonnerre et l’établissement de l’Imperium naissant, puis lors des conquêtes de la Grande Croisade, l’Adeptus Custodes a toujours été la lame de l’Empereur. Voir le Maître de l’Humanité mener à la guerre Sa Légion d’Or revenait, dit-on, à être témoin du spectacle le plus sublime de l’histoire humaine.

Sur le champ de mort d’Hydraphur, la terrifiante Black Legion progressait en nombre. Bien que les hérétiques eussent fait fuir tous les autres servants impériaux, ils ne purent dominer l’Adeptus Custodes, et contre ce bastion vivant d’auramite, leur charge se brisa.

D’innombrables années durant, la Legio Custodes, comme elle était appelée alors, se couvrit de gloire. Menée par l’exceptionnel Capitaine Général Constantin Valdor, elle était une force irrésistible, et même lors de la guerre civile de l’Hérésie d'Horus, ses membres restèrent fermement loyaux et furent célébrés à travers l’Imperium comme les meilleurs soldats de l’Empereur. Hélas, c’est au point d’orgue de ce conflit historique que les Custodiens connurent la défaite. En laissant Horus le Maître de Guerre abattre l’Empereur, ils faillirent finalement à leur mission. Depuis lors, ils n’ont jamais cessé de porter la honte accablante et le déshonneur de cet échec au cours des millénaires.

À la suite de l’Hérésie, la Legio Custodes devint l’Adeptus Custodes. Jamais plus ses guerriers ne combattirent aux côtés de leur maître, car l’Empereur n’est depuis guère plus qu’un cadavre brisé, Sa puissante volonté conservée seulement par la grâce des mécanismes du Trône d'Or. Lors, les Custodiens furent chargés de protéger à tout prix ce qu’il restait de leur Empereur bien-aimé. Ils revêtirent des voiles d’un noir de deuil, symbole de leur disgrâce, qu’ils n’ôtèrent pas avant des milliers d’années.

Durant des dizaines de siècles, l’Adeptus Custodes a tenu sa veillée. Grâce au génie génétique de leur création, ces guerriers ne vieillissent pas comme les hommes, et à moins de blessures catastrophiques, ils sont virtuellement immortels. De nombreux Custodiens ont désormais bien plus de mille ans, et il n’est pas étonnant qu’ils aient mis à contribution ce temps pour parfaire leurs talents, approfondir leurs connaissances dans tous les domaines et toutes les disciplines, et affiné leurs tactiques afin d’être prêts à toute éventualité.

À travers le rituel des Parties de Chasse, l’Adeptus Custodes n’a eu de cesse de tester les défenses de Terra en dépêchant ses propres combattants dissimulés sous de fausses identités afin de tester toutes les routes d’attaque et tenter de pénétrer les remparts qui protègent le Trône d’Or. Parallèlement, les Custodiens ont établi des exercices de réflexion fractales, des algorithmes stratégiques complexes et des conflits élaborés dans des simulateurs hallucinarium pour parfaire leurs tactiques dans l’attente du jour où ils pourraient combattre à nouveau à travers le domaine de l’Empereur. Avec le réveil du Primarque des Ultramarines Roboute Guilliman, réintégré en tant que Seigneur Commandeur de l'Imperium, et l’ouverture de la Grande Faille, cette heure est enfin venue.

Des traîtres adorateurs du Chaos et des marées vociférantes de Démons se déversent depuis les tempêtes Warp dans toute la galaxie. Le Système Sol lui-même est assailli, et le pire ennemi de l’Humanité est à portée de frappe de la Sainte Terra. Il est devenu de plus en plus clair que l’Adeptus Custodes ne pouvait plus se permettre une veille silencieuse au sein du Palais de l’Empereur, tandis que l’Imperium brûle tout autour de feux qui manquent de le faire suffoquer jour après jour. Les menaces au Trône d’Or sont maintenant si nombreuses et graves que toutes doivent être étouffées sans leur laisser une chance de se manifester.

Ainsi, bien qu’une garnison de Custodiens reste sur le Monde-Trône pour défendre leur maître, des dizaines de compagnies-remparts ont mis le cap sur les étoiles afin de porter le combat directement contre ceux qui risqueraient de les prendre en défaut une fois encore. Avec eux, ils apportent la colère de l’Empereur Lui-même, affûtée par dix mille ans de préparation.

Bien sûr, il ne s’agit pas de la première guerre à mobiliser l’Adeptus Custodes depuis l’Hérésie. Si le commun de l’Humanité avait vent des campagnes clandestines menées par les gardiens de l’Empereur sur Terra et au-delà, la folie et la terreur se répandrait comme une traînée de poudre. Ainsi, les Custodiens ont contenu les résidents fatals des cryptes scellées enfouies sous le Plateau Himalayique, lancé des expéditions dans des sous-réalités bouillonnant d’horreurs, purgé des cultes au cœur des tunnels sans fin des Manufactora Mericum, et pourfendu les séides d’Inquisiteurs ultra-radicaux convaincus que l’ascension final de l’Empereur ne surviendrait qu’avec Sa mort. De tels combats ont encore lieu alors même que les Dix Mille se lancent à la poursuite du traître et de l’hérétique dans l’espace connu. Comme tout l’Imperium, l’Adeptus Custodes rencontre l’adversité sur tous les fronts.

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Gardes du Corps de l'Empereur

« Pendant un siècle, j’ai monté la garde parmi les ombres du Sanctum Imperialis. J’étais figé tel une statue, cependant toujours prêt, toujours à l’affût de dangers invisibles. Des jours, des mois, des années se sont écoulés dans une frénésie floue au-delà de ces murs, mais à l’intérieur, peu de chose bougeait, et rien n’a changé. Pendant un siècle, je n’ai rien fait qu’attendre ; un danger serait apparu que je l’aurais frappé sur l’instant. Pendant un siècle, j’ai monté la garde, et comme elle s’achève, je peux vous dire ceci : la patience est une arme. »
- Tybaris Constor, Veilleur Custodien.
Il est dit que les géants d’or de la Legio Custodes seraient la main droite de l’Empereur, tandis que l’étrange Sororité du Silence traqueuse de sorciers serait sa gauche. Ensemble, ces deux structures incarnent les Serres de l’Empereur.

Les origines de l’Adeptus Custodes sont enfouies dans le passé obscur de l’Humanité, et leurs secrets sont inextricablement liés à ceux de l’Empereur en personne.

Lors du Moyen-Âge Technologique, l’Humanité fut presque anéantie par son orgueil. Si les premiers pas de l’homme au-delà de son propre monde avaient été hésitants, son adaptabilité et sa pugnacité fleurirent bientôt parmi les étoiles. La science et la technique évoluaient à un rythme effréné, permettant la conquête de planètes lointaines. Les vastes étendues de la galaxie rétrécissaient comme les capacités de l’Humanité croissaient, et des races extraterrestres furent chassées par la vive lumière du progrès de la race humaine.

Les machines pensantes et le développement d’armes et de moyens de transport toujours plus ésotériques jouèrent leur rôle, mais le facteur le plus important pour mener cette expansion fut la capacité téméraire à manipuler le génome humain. Persuadés de leur prééminence, des rois-savants et des techno-démagogues assouvirent leur curiosité et exercèrent les pouvoirs de la création leur octroyant un statut divin. Inévitablement, leur orgueil les mena à la catastrophe, et au bord du gouffre de l’extinction. Des mondes furent submergés par des insurrections sanglantes menées par leurs habitants difformes et déments. Des géno-guerres consumèrent des systèmes stellaires entiers, tandis qu’une apocalypse psychique noyait les étoiles dans les flammes. Le vaste empire de l’Humanité se morcela sous l’horreur et l’anarchie, et le voile oppressant de la Longue Nuit le couvrit entièrement.

Terra gisait au cœur de ce désastre galactique, un joyau scintillant au milieu d’un paysage infernal ravagé par des armes interdites et des atrocités biologiques. Toutefois, si son peuple sombra dans les ténèbres et l’ignorance, une grande partie de ces technologies qui avaient mené à cette ruine survécut, scellée dans des bunkers secrets et des cryptes biomantiques. Comme l’Humanité se relevait lentement sous les coups de fouet de suzerains cruels, ses souverains autoproclamés découvrirent ces armes antiques et les levèrent contre leurs rivaux. Terra fit face une seconde fois à la menace de l’extinction tandis que des armées de barbares conçus génétiquement et des golems de chair nécrophages s’affrontaient pour le compte de fous, de fanatiques et de meurtriers techno-cannibales.

Ce savoir est en grande partie perdu à jamais, détruit ou enfouis sous les archives incommensurables de l’histoire récente de Terra. Or, quelques-uns savent encore que c’est au cœur de ce monde que l’Empereur - fut-Il un dieu vivant ou le parangon de la surhumanité - s’est manifesté en digne héritier du trésor génétomantique abandonné par les anciens seigneurs de l’Humanité. Ce butin ancien et dangereux, couplé à Ses propres pouvoirs inconcevables, permit à l’Empereur de façonner les guerriers qui unifieraient un monde.

Cette tâche ne fut pas aisée, et si l’Empereur aspirait à la paix de l’Humanité, Il ne pouvait y parvenir sans la guerre. Les Historitors impériaux les plus érudits savent que les armes vivantes que l’Empereur employa pour Ses premières conquêtes étaient les Guerriers Tonnerre. Composées de techno-barbares transformés en puissants, mais périssables et imparfaits, super-soldats, les Légions Tonnerre n’avaient qu’un but après lequel l’Empereur n’eut plus besoin d’eux. Le temps que les Guerriers Tonnerre se rendent compte que leur nature propre est d’être sacrifiés, l’Empereur s’était déjà tourné vers de plus grandes ambitions, et créa le premier de ceux qui deviendraient Ses Space Marines.

Nul ne sait quand l’Empereur conçu les Custodiens, pas même le plus savant des intellectuels de l’Imperium. La vérité est tapie dans l’histoire, au cœur de récits hiéroglyphiques et de peintures rupestres, de fragments de parchemins sous stase, et dans des grimoires scellés génétiquement. Tous évoquent des demi-dieux immenses qui marchent aux côtés de l’Empereur, des gardes du corps dévoués et des conseillers respectés auxquels Il se confiait. Les Custodiens luttèrent avec leur maître devant les murs de la forteresse de Vilifactor. Ils repoussèrent les meutes-charognes des tribus de pillards transnordiques lorsque l’Empereur pourfendit leur dieu de chair bouffi. Les lames des Custodiens prirent la tête de Gharsha le Dénonciateur, empalèrent le cœur de l’Ur-reine d’Atlan et repoussèrent les bêtes de fer sur les champs rouge du Primasalia. C’est en tout cas ce que suggère l’écho déclinant de l’histoire.

Au cours des dernières années des Guerres d’Unification, les Guerriers Tonnerre comprirent que leur créateur les avait accablés d’une espérance de vie réduite, et se dressèrent contre Lui pour ce qu’ils estimaient être une trahison. Un cadre de plusieurs centaines de Custodiens mené, dit-on, par le légendaire Constantin Valdor prit la défense de l’Empereur et conduisit l’extermination des géno-guerriers obsolètes et rebelles. Lorsque les derniers vestiges de ces armées furent purgés avec une barbarie digne de l’Ère des Luttes, Terra put enfin être déclarée unifiée, et l’Empereur put diriger Son attention vers les étoiles, pour le bien de toute l’Humanité.

Lors des années suivantes, la Grande Croisade surgit du berceau de l’Humanité pour reconquérir la galaxie. Le Système Sol fut d’abord sécurisé, et Mars rentra dans le rang grâce à la diplomatie et à la sagesse de l’Empereur. Prenant leur élan avec l’appui technologique du Mechanicum martien, les forces de la croisade s’égayèrent dans le vide comme des milliards de soldats de l’Armée Impériale, des vaisseaux, des Légions de Space Marines et d’innombrables autres forces s’attelaient à réunir l’empire stellaire de l’Humanité.

Aux premiers de ces jours, l’Empereur était à la tête de l’expansion, tandis que Ses fils Primarques étaient l’un après l’autre redécouverts et que les flottes de croisades s’éparpillaient et devenaient toujours plus autonomes. En tous lieux, l’Empereur était accompagné de la Legio Custodes, une armée indomptable de dix mille hommes. Les meilleures armes et armures leur revenaient, ainsi que les richesses archéotechnologiques exhumées par la croisade sur d’anciens mondes humains. En plus d’éléments aussi ésotériques que des chars d’assaut antigrav et des rayons désintégrateurs, les Custodiens avaient accès aux meilleurs des instruments de guerre éprouvés de l’Imperium. Leurs Land Raider possédaient des Esprits de la Machine exceptionnellement belliqueux. Leurs armes à bolts, leurs lames énergétiques et leurs armes lourdes étaient toutes conçues individuellement par les plus habiles artisans de l’Imperium, comme le méritaient des guerriers aussi talentueux et augustes.

Depuis la résistance infernale des Outremanciens de Styitta au faux empire des Rois Immaculés, des combats amers de la Campagne de Coldharvest à la conquête triomphale d’Ullanor, la Legio Custodes resta invaincue aux côtés de l’Empereur. Menée par le Maître de l’Humanité en personne, elle sonnait le glas de tout ennemi. Mais, elle allait affronter la plus sévère et la plus tragique des épreuves.

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Gardiens du Trône d'Or

« Le royaume de l’Empereur est une ruine suppurante de mondes surpeuplés noyés dans leur propre ignorance et leur peur. C’est un ghetto délabré qui brûle de part en part. Ces habitants ne méritent pas leur Empereur. Ils ne nous méritent pas. Toutefois, cela n’altère en rien le fait que notre devoir doit être accompli… »
- Telchor, Garde Custodien.
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À la suite de l’Hérésie d’Horus, la Legio Custodes devint l’Adeptus Custodes. De la honte de leur échec, ses membres revêtirent le noir du deuil, et ne cherchèrent à aucun moment à l’oublier ou à se faire pardonner. Cependant, s’ils avaient croisé la route de la défaite et de la tragédie, jamais la veille des Custodiens n’avait fléchi, et jamais elle n’a fléchi depuis.

Depuis dix mille ans, l’Adeptus Custodes monte la garde auprès du Trône d’Or. Et depuis lors, nul ennemi n’est parvenu à accéder au Sanctum Imperialis.

Les Custodiens ont la charge de nombreuses missions sur Terra. Il leur incombe la garde des grandes portes menant à la salle du trône de l’Empereur, mais aussi celle de tous les autres domaines du Palais Impérial. Eu égard aux proportions continentales du complexe de forteresses, de cathedrums, d’armureries, de donjons, de macro-habs, de judiciariums, d’archives, de sanctums, de spatioports et d’innombrables autres structures reliées, il ne s’agit pas d’une mince affaire.

C’est à l’Adeptus Custodes seul de décider qui se verra accorder audience auprès de l’Empereur, et cet honneur n’est concédé que dans les situations les plus exceptionnelles. Ils sillonnent les files infinies des requérants qui cheminent à travers le Palais Impérial, à l’affût du sympathisant Xenos ou de l’hérétique qui aurait trouvé le moyen de pénétrer les défenses extérieures. Ils supervisent le rituel de l’Unification des Âmes par lequel la puissance de milliers de Psykers est, chaque jour, drainée pour alimenter l’Empereur et Son Astronomican.

Les Custodiens gardent les cryptes les plus profondes du Palais Impérial dans lesquelles sont conservés d’inconcevables secrets du Moyen-Âge Technologique. Leurs compagnies-remparts inspectent les défenses du Système Sol, et éliminent tout ce qui représenterait une once de menace pour la Sainte Terra. En outre, ils mènent leurs Parties de Chasse, des jeux au cours desquelles l’un des leurs incarne un envahisseur ou un sicaire, dans le but d’éprouver leurs défenses et les renforcer.

Pendant des millénaires, les Custodiens ont mené à bien leurs missions, tenus par des traditions devenues rituelles et machinales. Alors même que l’Imperium stagnait autour d’eux, et que les serviteurs de l’Empereur devenaient un mélange de superstition et de crainte, l’Adeptus Custodes a tout mis en œuvre afin de repousser le doute et l’ennui, et ne s’est jamais laissé aller au désespoir. Les Custodiens ne prêtent guère attention aux humains fugaces qui grouillent à leurs pieds, et se font fort de tenir éloigné même le plus loyal des Space Marines à une longueur de lance, car ceux qui ont failli une fois peuvent toujours réitérer. Ils appliquent aussi ce mantra à eux-mêmes, et jamais ils ne se sont permis un moment de laxisme ou d’introspection. Si leur Capitaine-Général fait partie des Hauts Seigneurs de Terra, il lui arrive aussi de compter parmi ses plus influents conseillers. Dans tous les cas, l’Adeptus Custodes exerce la pleine autorité du Magisterium Lex Ultima, organise les défenses de Terra comme il lui sied, et ne répond à nul autre que Son maître silencieux en matière de sécurité, d’inviolabilité et de force.

Les Compagnons

Les Compagnons sont une force de trois cents guerriers qui forment la garde rapprochée de l’Empereur reposant sur son Trône d’Or. Triés avec minutie sur le volet par le Capitaine-Général, ce sont les combattants qui ont fait la preuve des meilleures performances à l’entraînement et au combat, ainsi que de l’acuité mentale la plus aiguisée, de la plus grande force morale, et d’innombrables autres facteurs. Il n’existe pas de mission plus importante que protéger le corps de l’Empereur. De fait, le rang et les années de service n’entrent nullement en considération lorsqu’un Custodien est nommé Compagnon, et ceux qui se voient préférer un candidat plus jeune ou moins expérimenté n’en prennent aucun ombrage.

La garde des Compagnons ne connaît pas de fin, et s’ils sont régulièrement relevés pour de courtes périodes de repos, ce devoir n’en est pas moins purgatoire. Disposés en rangs autour du Trône d’Or, ces gardiens se dressent des jours durant, immobiles, silencieux, prêts à s’interposer face à la moindre menace qui se présenterait. Même pour les demi-dieux de l’Adeptus Custodes, il s’agit d’une mission éprouvante spirituellement et mentalement, et lorsque le Capitaine-Général estime qu’un Compagnon a servi suffisamment longtemps, il est immédiatement relevé par un nouveau venu parmi leurs rangs. Là encore, il ne s’agit pas d’un déshonneur, mais l’acception pragmatique du fait que même un Custodien ne peut accomplir cette tâche éprouvante indéfiniment. La Veille de Compagnon la plus longue jamais tenue fut celle d’Astoran Kalos, qui endura un siècle entier avant de céder sa place parmi les rangs silencieux de ses pairs.

Ceux qui ont servi parmi les Compagnons sont les plus à même de louer leurs services dans la garde sinistre du Bouclier Aquilin. Ces Custodiens ont protégé les vies des plus grands et augustes personnages de l’Imperium, notamment les Hauts Seigneurs de Terra. Qu’il s’agisse du Maître de la Guilde des Navigators, du Haut Logisticar de l’Adeptus Administratum, du Lord Militant de l’Imperium ou de l’obscur Maître de l’Officio Assassinorum, les anciens Compagnons ont fait office de gardes du corps pour tous. Pour les Dix Mille, ces devoirs ne sont que l’extension de leur serment de protection envers l’Empereur, il s’agit dans ce cas de sauvegarder les éléments les plus importants nécessaires à la bonne marche de l’Imperium. Toutefois, c’est par ce rôle plus que tout autre que l’Adeptus Custodes s’est attiré les bonnes grâces de l’élite noble de Terra.

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Ombres et Alchimie

« Avec une poignée de Custodiens à Ses côtés, l’Empereur a brisé les seigneurs de guerre de la Longue Nuit et conquis Terra. Avec une centaine, Il a consolidé cette conquête et mis à bas la révolte des Guerriers Tonnerre. À présent, nous sommes dix mille, prêts à frapper la galaxie de toutes nos forces. Dix. Mille. À ton avis, quelles sont exactement les chances dont disposent tes traîtres de frères, chien ? »
- Capitaine-Bouclier Yorta’karin Desmodages, lors de l’interrogatoire de Varsidious le Chuchoteur.

Ce fut l’Empereur en personne qui mit au point le procédé de création des guerriers de l’Adeptus Custodes. Plus de dix mille ans plus tard, c’est ce même procédé qui est toujours en usage, et la moindre de ses étapes est autant voilée de secret et de rituels qu’elle ne l’était du temps de la Grande Croisade.

Si les Space Marines sont les fils génétiques des Primarques, il est légitime de dire que l’Adeptus Custodes est la progéniture de l’Empereur Lui-même. Sa puissance les imprègne, Sa grâce est telle qu’elle préserve les Custodiens des blessures physique et Empyreannes. La grandeur du Maître de l’Humanité coule dans leurs veines, brûle dans leurs yeux et emplit l’air autour d’eux, de sorte que tout soldat fidèle sait instinctivement respecter et craindre ces demi-dieux de la guerre.

La méthode par laquelle des individus aussi remarquables sont conçus n’a jamais été connue d’autres que ceux de la maisonnée impériale, et n’est pratiquée que par les chirurgiens et les bio-alchimistes les plus accomplis de Terra, au sein de laboratoires dorés à l’abri des regards du commun des mortels. L’Adeptus Custodes ne combat que pour l’Empereur, et n’est commandé ni contrôlé par nul autre. Ainsi, les secrets de leur recrutement n’ont jamais été révélés à quiconque, et pas même les Hauts Seigneurs de Terra ne sont en droit de les connaître.

Les Custodiens commenceraient leur vie en tant que nourrissons des maisons nobles de Terra. Il n’est aucun prestige plus glorieux que celui d’abandonner un de ses fils à cette vocation au sein de l’Imperium, et des clans importants de l’aristocratie de Terra ont volontiers confié des générations entières de nouveau-nés à l’Adeptus Custodes.

L’Adeptus Custodes est la progéniture de l’Empereur Lui-même.

Ces enfants sont emmenés au plus jeune âge, car plus tôt la métamorphose génétique en Custodiens commence, et plus grandes sont les chances de réussite. Lorsque de tels recrutements se produisent, une foule immense s’aligne sur l’Avenue du Sacrifice à l’extérieur de la Porte du Levant. Prières et acclamations effrénées emplissent l’air tandis que les grands de la haute société de Terra paradent devant les masses et s’imprègnent de leur adoration avant de confier pour toujours leur progéniture aux bons soins de l’Empereur.

Il y a une raison - outre leur espérance de vie remarquable - pour laquelle les membres de l’Adeptus Custodes n’excèdent jamais le nombre approximatif de dix mille guerriers. Pour chaque aspirant digne qui rejoint ces rangs, des milliers échouent. Un Space Marine est conçu par l’implantation de génogerme dans son corps, ainsi que par la greffe d’organes supplémentaires. Ces deux types de modifications refaçonnent l’hôte en arme vivante. Comparativement, quelle que soit la bio-alchimie utilisée pour la déclencher, la transformation en Custodien intervient à un niveau bien plus profond, au cœur des cellules, peut-être même de l’âme, de l’aspirant.

Le processus d’ascension dépasse le purement physique et spirituel. Ceux qui rejoindront la confrérie de l’Adeptus Custodes sont mentalement endoctrinés ; leur psyché est remodelée complètement, leur architecture mentale est fortifiée tel le Palais Impérial face à la trahison d’Horus, jusqu’à ce qu’elle soit d’une solidité à toute épreuve, à la limite de s’écrouler sous son propre poids.

Un aspirant endure des milliers d’heures de conditionnement mnémonique et de psycho-endoctrinement. Son éducation est implacable, l’information gravée dans le métal de son esprit à un rythme tel que beaucoup sombrent dans la folie. Il doit non seulement saisir les principes de la guerre sous toutes ses formes, apprendre toutes les méthodes d’assassinat, de contre-espionnage, de reconnaissance de menace et d’homicide connues de l’Humanité, mais aussi étendre son esprit dans des directions bien plus abstraites. La diplomatie et la politique, l’astrogation et la géographie interstellaire, l’histoire, la philosophie, la théosophie, l’art, et bien d’autres domaines doivent être maîtrisés à un degré époustouflant.

La plupart de ces enseignements renvoient aux jours où les Custodiens n’étaient pas seulement destinés à fournir une protection à l’Empereur, mais aussi des conseils et des sujets de conversation. Cette tradition est toujours en vigueur par inertie, mais ses bénéfices sont encore manifestes. En effet, cette avalanche d’information permet de déceler ceux dont la psyché n’est pas assez robuste, mais elle assure aussi que l’Adeptus Custodes est le garant de l’illumination et des intentions véhiculées par la Grande Croisade, une exception en ces temps troublés désormais. Bien sûr, ces dons s’accompagnent d’une compréhension tragique de l’abîme dans lequel a sombré l’Imperium, et que l’Adeptus Custodes ne se soit jamais abandonné au désespoir est tout à son honneur.

Nulle vérité n’est cachée à l’Adeptus Custodes, car afin d’accomplir sa tâche sans entrave, il doit être au fait de toutes les sombres terreurs qui convoitent la galaxie. Ces révélations usantes pour l’esprit éliminent rapidement les aspirants qui ne disposent pas de la force mentale suffisante. Ceux qui restent peuvent ainsi comprendre les implications les plus profondes de la guerre pour le domaine de l’Empereur, mais aussi saisir les raisons qui exigent que de telles vérités ne s’ébruitent jamais en dehors de leurs rangs.

Personne en dehors du Palais Impérial ne sait combien de temps est nécessaire pour créer un Custodien. Ceux qui y survivent émergent tels des prétoriens magnifiques, leur corps et leur esprit si totalement altérés qu’ils adoptent des identités complètement nouvelles. Ils puisent leurs noms dans des textes antiques, s’inspirant de héros, de monstres et de dieux de la mythologie de l’ancienne Terra. Cette pratique est non seulement perçue comme appropriée pour des êtres aussi transcendants, mais elle permet aussi aux nobles familles de Terra de donner le change. Toutes peuvent prétendre que leur progéniture a fait preuve de la force nécessaire pour devenir un Custodien, sans que personne ne puisse les contredire.

Bien que l’esprit des Custodiens soit forgé pour résister aux pouvoirs des sorciers et des Psykers, ils ne font jamais preuve eux-mêmes de telles aptitudes. L’Empereur n’a permis aucune faille dans la cuirasse de Ses gardes du corps, car si les Psykers sont des armes vivantes puissantes, ils sont aussi instables. Leur esprit vulnérable aux entités Warp est un danger auquel aucun membre de l’Adeptus Custodes ne doit être exposé.

Les Yeux de l’Empereur.

Dès lors que ces individus supérieurs survivent pour se joindre aux rangs d’or, leurs camarades leur offrent le respect. Il n’y a pas de cadet au sein de l’Adeptus Custodes - seulement des guerriers valeureux au fait des lourdes responsabilités qu’entraînent leur pouvoir et leur autorité.

Le tableau d’honneur d’un Custodien est couvert par son nom. Tous débutent avec une unique épithète, et lorsqu’un guerrier accomplit des hauts faits, il remporte de nouveaux noms à leur image. Autrefois, l’Empereur décernait Lui-même ces titres. Désormais, c’est au Capitaine-Général ou, à l’occasion, au Capitaine-Bouclier, qu’incombe la tâche d’allouer ces honneurs à ses camarades. Les Custodiens qui ont plusieurs siècles de service disposent en général de dizaines de noms gravés à l’intérieur de leurs plaques d’armure voire - dans certains cas - imprimés microscopiquement sur leurs os. Outre leur nom, l’ascension dans les rangs de l’Adeptus Custodes octroie à chacun ses propres armes et amure. Des lignées d’artisans exceptionnels œuvrent au cœur de tours dorées sur Terra, dans le but de concevoir l’Armure d’auramite et les armes parfaitement équilibrées de chaque nouveau Custodien. Certains noms, comme ceux des Clans Halbrinmir ou Gestaxtis sont renommés pour les chefs-d’œuvre martiaux prodigieux de leurs artisans-barons améliorés cybernétiquement.

L’Adeptus Custodes a aussi accès à une réserve technologique incomparable, dont une grande partie est millénaire. De l’élégante Motojet Dawneagle destinée aux Praetor Vertus à la somptueuse Armure Terminator modèle Allarus, des Land Raiders aux Dreadnoughts Contemptor vétérans de la Grande Croisade, un tel arsenal sublime l’excellence du matériel de l’Adeptus Custodes. Les instruments de guerre utilisés par les gardiens de l’Empereur ne faillissent jamais, car ils ont été façonnés par les forgerons les plus talentueux de l’Imperium, et entretenus avec une minutie infinie. À l’instar des guerriers qui protègent le Trône d’Or, l’équipement sur lequel ils s’appuient pour accomplir leur devoir se doit d’être absolument sans défaut ni faiblesse.

Ces équipements, les incessantes routines d’entraînement auxquelles sont soumis les Custodiens, aux holo-batailles auxquelles ils participent durant des années, et aux guerres secrètes qu’ils mènent au nom de l’Empereur à travers le Système Sol et au-delà, tous ces éléments permettent aux Dix Mille d’incarner la force de combat la plus brillante de l’Imperium tout entier.

Ka'tahs Martiaux

Les guerriers de l’Adeptus Custodes ont développé des milliers de ka’tahs martiaux, qui sont des postures de combat, arts martiaux et autres techniques de terrain. Ceux-ci ont évolué au fil des millénaires à partir de savoir ancien, de peintures et sculptures, ainsi que grâce à l’expérience guerrière contre les peuples humains et Xenos. Les Custodiens ont développé maintes autres ka’tahs de la même manière, comme les ka’tahs Politik, Oratorial et Philosophik, dont chacun comprend des centaines de disciplines et styles uniques.

Les Yeux de l'Empereur

Bien que virtuellement immortel, même les guerriers de l’Adeptus Custodes connaissent l’épuisement. Certains souffrent de traumas qui affectent leurs capacités à accomplir leur devoir, et la perte de membres, les yeux artificiels ou les organes augmétiques peuvent amoindrir leur perfection physique. D’autres peuvent voir leurs capacités mentales décliner, bien que légèrement, et reconnaissent que leurs réflexes et leur vigilance mnésique ne sont plus ce qu’ils étaient. Pour l’immense majorité des guerriers, la perte d’un dixième de seconde de leur vitesse de frappe est négligeable. Pour un Custodien, ce défaut est suffisant pour exiger la fin de sa garde.

Lorsqu’un Custodien ne s’estime plus apte au combat, il abandonne tout son équipement au Hall des Armements et disparaît dans le vide de la galaxie vêtu de robes noires. Dans cet exil noble, il continue cependant à servir l’Empereur, car où qu’il se rende, il observe. Certains œuvrent seuls, telles des figures funestes et inquiétantes se glissant dans les ombres du domaine de l’Empereur. D’autres cultivent un réseau d’agents et d’informateurs, et utilisent la peur et l’intimidation pour s’assurer la coopération lorsque l’honneur et la loyauté ne suffisent plus.

S’ils viennent à être témoin d’une situation dont le développement pourrait menacer Terra ou l’Empereur, ces veilleurs utilisent des canaux secrets pour mettre en garde le Capitaine-Général. Les forces de l’Adeptus Custodes répondent alors en lançant des frappes punitives et souvent préventives à travers l’Imperium, suivant les avertissements des Yeux de l’Empereur.

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Les Défenses de Terra

C’était sur Gathalamor Prime, devant les ruines de la Citadelle Séraphique, que le Custodien Erasmian Alhoris Cassabar Lychansis tua seul un trio de champions renégats. Bien que blessé proche de la mort par le combat, Lychansis lutta pendant six heures de plus et faucha des dizaines d’hérétiques. À l’issue de la bataille, lorsque la menace était écartée et les blessures de Lychansis suturées, ses compagnons convinrent qu’il avait acquis une grande estime par ses actes. Ainsi devint-il un Praetor Vexilus, qui porterait l’honneur de sa compagnie-rempart sur le champ de bataille.
- Extraits de la Bataille de Gathalamor.
L’immensité du Palais Impérial est d’une magnificence à couper le souffle. S’élevant à une altitude que jamais les chaînes montagneuses sur lesquelles il est bâti n’auraient atteinte, il s’agit d’un monument à la gloire de la puissance martiale de l’Humanité.
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Le palais de l’Empereur sur Terra est la structure défensive la plus imposante et la plus imprenable de l’Imperium. Il s’étend à travers toute une chaîne montagneuse, étiré sur plusieurs milliers de kilomètres à la surface du Monde-Trône. L’Adeptus Custodes est responsable de la défense de cette immense forteresse, un devoir dont il s’acquitte avec une diligence indéfectible.

À l’époque de la Grande Croisade, le Palais Impérial était une merveille d’ingénierie inégalée. Hélas, la nécessité de fortifier cette magnifique construction contre les intentions du Maître de Guerre Horus, ainsi que les ravages répandus par ses hordes de traîtres, ont entraîné des changements radicaux. À la suite de l’Hérésie, le Palais Impérial fut rebâti pour incarner la plus redoutable forteresse de l’histoire humaine. Les dix mille ans suivants virent la structure se développer et enfler sous la pollution. L’ancienne sobriété du palais est désormais enfouie sous des strates d’ornements gothiques et la splendeur brutale du Culte Imperialis. Ce qui était autrefois éclatant et somptueux est maintenant démesuré et déclinant, une monstruosité architecturale bossue qui exhibe sa puissance martiale comme un défi lancé aux horreurs du vide. Il n’existe pas de métaphore plus claire du sort de l’Imperium, mais si le palais est la caricature grotesque de ce qu’il fut, les Custodiens le gardent toujours.

Cette tâche n’est pas aisée. La circonférence des murs extérieurs du palais se mesure en milliers de kilomètres. Les spires de ses macro-habs et de ses spatioports percent l’atmosphère et s’élèvent dans le vide telles les épines dorsales d’une bête bioluminescente. Ses niveaux inférieurs s’enfoncent dans la croûte de Terra, et certains lieux se trouvent à des centaines de kilomètres sous la surface. Ses allées, ses chambres, ses cryptes, ses cours et ses places fortes sont si nombreuses qu’il n’existe pas une seule liste qui les répertorie toutes, et les sociétés, les clans et les tribus de serfs techno-urbains qui vivent entre ses murs pourraient peupler des systèmes stellaires entiers.

Malgré cela, l’Adeptus Custodes a toujours accompli son devoir de supervision du palais avec constance. Ce sont ses membres qui patrouillent inlassablement le long des murs colossaux, qui surveillent les sanctums et les armureries, qui sillonnent les avenues pleines de requérants, les spatioports bondés et les immenses fortifications. Ils inspectent les kilomètres de batteries orbitales et de silos de défense, et montent la garde devant les cryptes secrètes enfouies sous le palais qui abritent des secrets si effroyables que leur révélation pourrait conduire à la chute de l’Humanité.

Pourtant, l’Adeptus Custodes trouve les effectifs et le dévouement pour faire bien plus. Durant des millénaires, leurs osts-remparts se sont rassemblés en secret à bord de vaisseaux réquisitionnés pour abattre les menaces identifiées par les Yeux de l’Empereur. Des bandes de Custodiens patrouillent régulièrement le Système Sol, servant de garnison pour des installations militaires sur Luna, Venus, Pluton et bien d’autres forteresses stellaires qui surveillent tout ce qui s’approche de Terra.

L’Adeptus Custodes est aussi en liaison permanente avec le Chapitre Space Marine des Imperial Fists, qui conserve son rôle de gardien du Système Sol, et dont l’immense forteresse spatiale, nommée Phalanx, a souvent maintenu une orbite protectrice au-dessus du Monde-Trône.

Pendant des millénaires, l’Adeptus Custodes a accompli ces devoirs avec inflexibilité. Alors que la galaxie s’assombrit désormais, et que de nouvelles guerres éclatent, les Custodiens sont plus déterminés que jamais à faire en sorte que le Palais Impérial et Terra demeurent inviolés.

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Un Ost de Héros - Organisation des Custodiens

« Nous sommes la vigilance perpétuelle. Nous sommes le châtiment inéluctable. Nous sommes l’Adeptus Custodes, et tous craignent notre colère. »
- Capitaine-Bouclier Rothrian Ganyth.

Organisation et Structure de la Legio Custodes (Pré-Hérésie)

Dans l’éclat d’or des lames et le tonnerre des Bolters, les Dix Mille marchèrent sur la Waaagh! Deffbringa. Devant les porte de la Forteresse du Pétitionnaire sur la sainte Argentumm, pas moins de huit ost-remparts marchèrent comme un seul homme. Comme la propre lame de l’Empereur, ils s’enfoncèrent profondément dans la horde Ork, et lui percèrent le cœur d’un seul coup.

Les détails complets de la structure organisationnelle, de la disposition et de la réglementation de la Legio Custodes sont entourés de secret comme il sied à une institution dédiée à la sécurité ultime. Ceux qui étaient en dehors de ses rangs, même s’ils opéraient à proximité de la Cour de Terra et des plus hauts niveaux de la Divisio Militaris, ne pouvaient espérer que saisir quelques détails par l’observation, n’effleurant sans aucun doute que la surface de l’organisation byzantine de la Legio. Ce récit contient ce que l’on pouvait noter de l’extérieur, ainsi que les divers détails et titres avec lesquels la Garde Custodienne interagissait ouvertement avec les autres organes du pouvoir de l’Imperium.

Le premier mystère auquel les étrangers doivent faire face est celui de l’identité. La Garde Custodienne en elle-même semblait effectivement sans âge et aussi immuable que le granit, et tout aussi impénétrable pour ceux de l’extérieur. Les Custodiens professaient chacun un prénom, souvent un composé tiré de l’histoire des rois et tyrans, dieux et légendes de l’Ancienne Terra. Qu’il s’agisse ou non d’humour ou d’ironie délibérée de la part de l’Empereur étant donné le rôle de la Legio, il n’est peut-être pas sage de spéculer là-dessus. Leurs vrais noms qu’ils possédaient lors de leur naissance et en lien avec leur origine étaient probablement effacés par le processus de leur création, mais les mythes qui se sont développés autour de la Legio Custodes ont longtemps soutenu que chaque Garde Custodien recueillait au cours des siècles une longue liste de noms et titres supplémentaires pour leurs actes, histoire et caractère. De tels noms sont tenus secret dans leur Ordre et ne sont jamais révélés aux autres, bien que certains mythes voudraient que ce tableau d’honneur était gravé sur leur armure dorée ou même microscopiquement sur leurs os.

En termes d’organisation structurelle, il est évident que la Legio Custodes était unique en son genre en termes de forme, offrant peu de choses en commun avec le reste de la machine de guerre de l’Imperium comme l’Imperialis Auxilia ou les Legiones Astartes. C’était tout à fait approprié car la Legio Custodes, comme d’autres éléments des "Serres de l’Empereur", pouvaient être décrits avec plus de précision comme une force paramilitaire plutôt que comme une force stratégique, dont les membres n’étaient ni conçus ni équipés pour combattre ou gagner des guerres, mais qui avaient un devoir de protection et, le cas échéant, un devoir d’exécution.[1]

Structure de Commandement et Disposition Tactique

Le commandement général de la Legio Custodes était bien sûr du ressort direct de l’Empereur, mais le chef de l’Ordre était un officier, le Capitaine Général. À l’origine, ce rôle et cette grande responsabilité ont été tenus par un seul homme, Constantin Valdor, ou comme on l’appellait parfois "Le Premier des Dix Mille". C’était un guerrier puissant et un être d’une stature et d’une gravité surnaturelles, si bien que beaucoup l’ont comparé à l’un des Primarques des Légions Space Marines, et bien qu’il s’agisse sans aucun doute d’une hyperbole, les archives confirment son existence avant la création des Primarques.

Sous l’autorité absolue du Capitaine Général se trouvait le Tribunat des Custodiens, un cadre supérieur d’une dizaine de personnes, formant le Conseil de Guerre et politique de la Legio Custodes. Ce corps avait le privilège incomparable d’offrir ses services pour conseiller l’Empereur Lui-même s’Il le désirait, et en matière de sécurité des sanctuaires intérieurs du Palais Impérial et de la personne de l’Empereur, aucune autorité supérieure n’existait.

En dessous des Tribuns de la Legio Custodes se trouvaient la Préfectorat Custodien et les Capitaines-Bouclier. La distinction entre les deux, qui n’était pas entièrement apparente aux yeux des étrangers, était peut-être une question d’ancienneté et de fonction, le titre de Préfet étant accordé en récompense à l’ancienneté et de la faveur de l’Empereur, tandis que le grade de Capitaine-Bouclier indiquait un commandement de campagne actif sur un détachement ou un déploiement particulier. Au-dessous de ces rangs, les Custodiens semblaient être des égaux dans une caste guerrière ou une aristocratie, plutôt que des maillons d’une chaîne de commandement plus familière que l’on retrouvait ailleurs dans les forces armées de l’Imperium. Leurs titres fonctionnels, provenant de diverses sources anciennes, s’adaptaient au rôle et à la panoplie de la guerre qu’ils avaient choisi, quel que soit le commandement dans lequel ils étaient inclus, avec les distinctions générales suivantes appliquées dans la communication avec les forces extérieures sur le plan tactique.[2]

Les Hykanatoi

La principale force de la Garde Custodienne résidait dans ce rôle à tout moment. Ils étaient les porteurs de la lance, les gardes du corps de l’Empereur et les bourreaux de ceux qui menaçaient ou s’opposaient à Sa volonté. Ils étaient l’image du guerrier en armure dorée qui venait en tête avec peur et crainte lorsque l’on pensait à la Legio Custodes. Leur nombre comprenait les variations de force, de charge et de panoplie telles que la Garde Sentinelle et la Garde Custodienne proprement dite, ainsi que la Garde Hetaeron d’élite - les combattants les plus habiles parmi une force de guerriers dont les compétences martiales étaient déjà au-delà de l’humain normal.[3]

Les Tharanatoi

Bien qu’il y avait peu d’opposants auxquels les Hykanatoi ne pouvaient faire face, ils ne constituaient pas une force militaire globale en ce sens qu’ils n’étaient pas configurés pour faire face à des exigences telles que les guerres de siège ou d’attrition qui ne relèvaient pas de leur compétence. Cependant, la Legio Custodes conserva toujours la capacité de déployer ses forces en tant que troupes de choc lourdes en cas de besoin, ou même de contrer un ennemi qui dirigeait une force écrasante contre elle dans une guerre de haute intensité. Ces forces de contre-assaut furent connues sous le nom de Tharanatoi, et possédaient des Armures Terminator modifiées sur mesure et optimisées pour être utilisées par le cadre surhumain du Custodien, ainsi qu’une puissance de feu portable extrêmement puissante comme celle de la Garde Sagittarum, dont les armes comprenaient ces quelques sombres reliques connues sous le nom de faisceaux d’Armes Adrathiques à potentiel destructeur phénoménal, longtemps rassemblées chez l’Empereur et confiées à personne d’autre.[4]

Les Kataphraktoi

Bien avant la retraite et l’isolement de l’Empereur sur Terra après la nomination du Maître de Guerre Horus pour commander Ses forces, le rôle principal de protection et de défense joué par la Garde Custodienne était mobile. Elle allait là où leur maître allait, quel que soit le monde alien foudroyé ou l’ancienne gloire perdue du paysage urbain qu’Il foulait. En cela, les éléments de vitesse et de mobilité étaient primordiaux pour leur succès, de même que la reconnaissance et la contre-attaque foudroyante en réponse à la menace. Ceux de la Legio qui se spécialisaient dans ces tactiques et les moyens de les employer s’appelaient les Kataphraktoi ; ils volaient sur des Intercepteurs et des transporteurs de guerre d’une sublime sophistication et puissance, et pilotaient une gamme de véhicules répulseurs antigravs, de chars d’assaut, de véhicules de transport, de chasseurs d’attaque et de Motojets qui étaient uniques dans l’arsenal de l’Imperium.[5]

Les Ephoroi

La division de la Garde Custodienne la plus mystérieuse était les Ephoroi, chargés des opérations secrètes au sein de l’Ordre, de la surveillance et de la tâche vitale de simulation d’attaque et d’infiltration. Ce sont eux qui ont testé les défenses et les préparatifs de la Legio Custodes comme le feraient des ennemis, tout en menant leurs propres missions discrètes pour éliminer les menaces potentielles dans l’Imperium, et rendre une justice définitive et parfois totalement secrète comme la volonté de l’Empereur l’exigeait. Il y a ceux qui prétendent qu’il était difficile de discerner où s’arrêtaient et ou commençaient les pouvoirs des Ephoroi vis à vis de l’Officio Assassinorum, même pour le plus sage des Seigneurs de Terra, et il est certain qu’ils avaient souhaité que les Assassins des Temples de Terra soient commandés par la Legio Custodes.[6]

Les Moritoi

La division la plus petite et la plus singulière au sein de la Légion Custodes était les Moritoi ; les "morts honorés qui marchaient". Tout comme pour les Legiones Astartes, il était possible qu’un Garde Custodien, ayant subi des blessures si terribles qu’il ne pouvait même pas s’en remettre mais à l’intérieur duquel il restait l’étincelle de la vie, puisse être enterrée dans le sarcophage cybernétique de survie d’un Dreadnought. Le premier est apparu durant les Guerres d’Unification, dans un modèle Dreadnought modifié Ur-Gholem, la première itération du genre destinée à être utilisée dans les Légions Tonnerre. De plus, comme le nombre de modèles et sous-types de Dreadnoughts dans l’arsenal de l’Imperium augmentait au cours des décennies de guerre et d’innovation de la Grande Croisade, la Legio Custodes suivi le même rythme que ces développements. Bien qu’ils soient restés relativement rares, avec moins d’une centaine de Dreadnoughts dans la Legio Custodes en service au moment de la Folie de Magnus et de l’attaque subséquente sur Prospero, ils représentaient une concentration de force phénoménalement puissante, la plupart ayant vu leur châssis modernisé au modèle Achillus, une variante du Contemptor fabriquée avec des matériaux et des technologies bien au-delà même des machines de guerre vantées des Legiones Astartes.[7]

Panoplie d'Armes

La panoplie d’armes et d’armures de la Legio Custodes, son arsenal et même les véhicules et les systèmes de soutien qu’elle utilisait étaient souvent uniques et seulement utilisée par la Legio Custodes. Qu’il s’agisse de reliques anciennes ou récentes, ces outils n’étaient pas seulement uniques, mais avaient également été produits pour armer et équiper la Legio Custodes de façon optimale.

Cette suprématie était évidente dans l’armure renforcée d’alliage d’auramite que portaient les Gardes Custodiens, chacun d’eux valant une Dîme Planétaire, à la pléthore de véhicules antigravs sous leur contrôle, dont la plupart sont dérivés de modèles ramenés par le grand Technoarchéologue Arkhan Land et dont l’utilisation était interdite à tout autre. De même, leurs armes singulières, que cela soient des lames ou des Bolters, étaient des chefs-d’œuvre, produits par des sous-cultes entiers séquestrés du Mechanicum et des clades d’artisans héréditaires redevables à personne et à la seule disposition de la Legio Custodes. Au-delà de ces ressources à sa disposition, la Legio avait la capacité de s’appuyer sur toutes les facettes de la machine de guerre de l’Imperium et des innombrables osts dont elle avait besoin pour atteindre ses fins, étendant son pouvoir potentiel à des niveaux inattendus.

La raison de cette suprématie surtout dans les armes était simple, car non seulement la Legio Custodes était adaptée pour faire face à toute menace potentielle de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur. Ainsi, une démarcation claire fut établie entre la puissance des armes de la Legio et celles de toute autre force impériale, en particulier les Space Marines, qu’elle surpassait déjà en puissance physique. C’est peut-être l’une des grandes questions de l’histoire : comme auraient évolué les guerres de l’Hérésie d’Horus si la Legio Custodes n’avait pas été si fortement accablée par les conséquences désastreuses du grand péché de Magnus sur Terra, et n’avaient pas été pris au piège pendant des années dans une terrible guerre parallèle, presque entièrement cachée aux yeux du cosmos ? Mais c’est une histoire plus sombre encore, et qui sera raconté par d’autres.[8]

Organisation de l'Adeptus Custodes (Après l'Hérésie)

Déploiements de l’Adeptus Custodes.
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Pour le néophyte, l’organisation des Dix Mille semble cryptique. Lorsqu’ils daignent se présenter à d’autres corps armés impériaux, leurs grades apparaissent complexes et grandement stratifiés. Toutefois, il s’agit le plus souvent d’une tradition destinée à brouiller les pistes ; en pratique, l’Adeptus Custodes utilise un système souple et robuste pour organiser ses forces.

La force militaire qu’est l’Adeptus rassemble des champions dont chacun possède une autorité suprême sur la totalité des organisations de l’Imperium. Réciproquement, aucun agent impérial ne peut donner d’ordre à un Custodien. Même les Hauts Seigneurs de Terra et le Seigneur Commandeur Guilliman ne peuvent que requérir - et non exiger - son appui.

Comme il se doit avec une telle élite, la hiérarchie interne de l’Adeptus Custodes est remarquablement horizontale. Le Capitaine-Général commande les Dix Mille, un poste confié par un vaillant chef à un autre depuis la disparition mystérieuse de Constantin Valdor. Le Capitaine-Général possède une autorité absolue sur les Custodiens. Il est le mandataire de l’Empereur et sa parole est celle du Maître de l’Humanité en personne.

En dessous du Capitaine-Général se trouve le Tribunat Custodien, un groupe de dix Custodiens vétérans faisant office de conseillers pour le Capitaine-Général. Les membres de ce corps sont renouvelés périodiquement afin d’obtenir un alliage de sagesse chevronnée et d’idées nouvelles. Un Custodien doit avoir reçu au moins dix noms avant de pouvoir servir au sein du Tribunat, et mené ses camarades à la victoire au moins en trois occasions. Une fois qu’il a rejoint le Tribunat, un Custodien doit y servir pendant au moins dix ans. Durant cette période, il ne verra jamais le front. En effet, monopoliser son considérable intellect afin de soutenir - stratégiquement et diplomatiquement - le Capitaine-Général est bien trop exigeant.

Les Capitaines-Bouclier en répondent à ce conseil régent, et remplissent les rôles de chefs exaltants, de généraux talentueux et de champions dévoués. Leurs titres varient grandement, de Castellan Suprême à Maître Gardien, parfois en rapport avec les devoirs spécifiques qui leur sont assignés. C’est au Capitaine-Bouclier qu’incombent les engagements militaires de l’Adeptus Custodes ; l’un se voit en général accordé le commandement global de l’opération, tandis que ses pairs lui apportent leur force et leur sagesse en soutien.

Le reste des Custodiens sont d’un statut relativement égal, et forment des bandes libres de combattants appelées traditionnellement sodalités. Des rôles stratégiques divers leur sont confiés, en fonction des aptitudes particulières de chaque Custodiens. Toutefois, qu’il s’agisse des Praetors Vertus sur leurs rapides motojets, des Custodiens Allarus spécialistes des assauts lourds, ou des Veilleurs inflexibles, tous suivent les principes d’une méritocratie au sein de laquelle les honneurs sont octroyés par leurs camarades, s’ils les jugent dignes.

Une force unique de l’Adeptus Custodes est appelée compagnie-rempart. Les effectifs d’une telle formation sont triés sur le volet par le Capitaine-Bouclier pour la mission à remplir, et varient considérablement, de la petite bande de combattants aux armées complètes équipées de Motojets, de chars et de Dreadnoughts. Habituellement, une compagnie-rempart n’inclut pas plus d’un Capitaine-Bouclier et de trente à quarante Custodiens.

Lorsqu’une force plus importante est requise, plusieurs compagnies-remparts sont réunies en une force nommée ost-rempart. Mené par un conclave de Capitaines-Bouclier et rassemblant des dizaines, voire des centaines de Custodiens, un ost-rempart est à même de faire ployer des systèmes stellaires et d’en broyer les armées. Une telle convergence est considérable - un ost-rempart n’est formé que pour exécuter les tâches qu’aucune autre force impériale ne peut se voir confier, et ses soldats vont en guerre avec détermination afin d’accomplir la volonté de l’Empereur.

  • Vous trouverez ici la liste complète des forces employées par l’Adeptus Custodes : L’Armée de Terra
La Miséricordia

Lorsqu’un aspirant accède aux rangs de l’Adeptus Custodes, il reçoit un poignard magnifiquement ouvragé appelé Miséricordia. Ces armes sont filigranées d’or et de theldrite, leur poignée moulée selon la main de leur porteur et leur lame est infusée d’énergies micromoléculairement dissonantes qui leur permettent de pénétrer les plus épaisses armures avec aisance.

Plus qu’une arme secondaire mortelle, la Miséricordia possède un sens profond. Sa signification traditionnelle remonterait aux âges sombres de l’histoire de Terra, lorsque des seigneurs de guerre cruels régnaient par la seule force de l’épée. Ces armes d’oppression étaient appelées Miséricordia. Lorsque l’Empereur menait Ses guerres d’unifications, les Custodiens choisirent pourtant ce terme pour leurs propres armes. La Miséricordia ne serait alors plus jamais le symbole d’un règne tyrannique. À la place, elle viendrait à représenter le droit de son porteur à appliquer le jugement de l’Empereur, et à mettre à mort ces tyrans, déments et charlatans qui s’opposent à Lui.

La Miséricordia est encore la preuve que son porteur est le bourreau assermenté de l’Empereur, mais possède un sens plus sinistre depuis sa chute. Il s’agit désormais d’une arme de représailles contre ceux qui ont trahi l’Empereur et l’ont réduit à l’état de coquille brisée. Chaque fois qu’une Miséricordia plonge dans le cœur d’un traître, un fragment de vengeance est exercé au nom de l’Empereur en personne. Bien que les Custodiens soient imperméables à de telles superstitions, certains parmi eux caressent l’espoir que si le sang de suffisamment de traîtres est versé de cette manière, leur maître sera restauré. Un autre courant de pensée, dont les adhérents sont appelés les Misériens, explique que chaque blessure infligée par une Miséricordia saigne lentement les descendants d’Horus, et inflige la mort par des milliers d’entailles à la Black Legion et à ses maîtres. Ainsi, bien que les Custodiens aient le droit de décider s’ils portent ou non leur Miséricordia, il est rare d’en voir se rendre au combat contre les Astartes Hérétiques sans porter leur poignard séculaire à la ceinture.

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Uniformes et Héraldique

« Le devoir de défendre l’Empereur ne s’arrête pas aux remparts du Palais Impérial. Notre guerre est une partie de régicide que l’on joue simultanément su des milliers de plateaux contre des milliers d’adversaires. C’est pourquoi nous devons être rusé, agir les premiers et être toujours prêts à saisir tout avantage qui se présente. Notre regard doit se porter sur le lointain, et chaque mouvement exécuté sans faille. Sans cela, la défaite est assurée. »
- Capitaine-Général Trajann Valoris.

L’armure et les armes de chaque Custodien sont façonnées à la main spécifiquement pour lui. Ainsi, chaque armure est une œuvre d’une facture exceptionnelle dotée d’ornementations uniques. Cependant, tous les Custodiens affichent certains éléments standardisés sur leur équipement pour rapidement identifier quelle est leur place sur le champ de bataille et en dehors.

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1. L’épaulière droite de l’armure d’un Custodien dépeint l’Aquila Impérial, symbole d’éternelle vigilance et signe que le Custodien est mandaté pour accomplir - par la force s’il le faut - la volonté de l’Empereur.

2. Les gemmes serties dans l’armure de chaque Custodien sont extraites des profondeurs de Terra et taillées à la main par des artisans. Leur coloration, une forme d’art en soi est sans faille, et est la même non seulement sur l’armure du Custodien, mais sur celles de tous les membres de sa compagnie-rempart. Quand un Custodien passe d’une organisation à l’autre, les gemmes sont soigneusement retirées de son armure et remplacées par celles possédant la couleur appropriée.

3. Les surfaces colorées sur l’épaulière gauche du Custodien affichent clairement la compagnie ou ost-rempart à laquelle il appartient, en donnant la priorité à l’ost-rempart. Cette couleur se retrouve en général sur le tabard du Custodien, ou sur toute pièce d’étoffe qu’il pourrait porter.

4. Toutes les armures de l’Adeptus Custodes sont forgées dans une substance incroyablement rare appelée auramite. Sa couleur naturelle est l’or lustré, une teinte appropriée pour la garde personnelle de l’Empereur. Cependant, par un processus alchimique tenu secret, l’auramite peut être teintée, ou sa couleur intégralement changée à l’échelle moléculaire. Ce processus, quoique lent et coûteux, est considéré plus digne du rang des Custodiens que l’emploi d’une vulgaire peinture.

5. Le manche ou la poignée de l’arme d’un Custodien est parfois travaillé - ou, bien souvent, retravaillé - pour être assorti à leur armure. Cependant, cette pratique n’a pas forcément cours dans toutes les compagnies-remparts.

Les Gardiens des Ombres - Surveillants des Geôles Noires

Le Veilleur des Scellés

Il y a eu de nombreux Capitaines-Bouclier à la tête des Gardiens des Ombres. Cette nomination confère le titre de Veilleur des Scellés, un titre conféré à perpétuité qui suscite le respect de tous les membres des Dix Mille. Le Veilleur des Scellés doit être le plus sévère des gardiens, le geôlier le plus implacable de Terra. De plus, si une créature ou une relique venait à s’échapper des Geôles Noires, ou si quelque nouvelle menace devait y être incarcérée, il en va du devoir du Veilleur des Scellés de superviser l’opération.

L’actuel Veilleur des Scellés est le Capitaine-Bouclier Borsa Thursk, et il est titulaire de cette position depuis un siècle et demi. C’est un guerrier sévère et véhément, dont la vigilance jamais prise en défaut et la bravoure, sont particulièrement adaptée à cette fonction. Le fait que Thursk n’ait quitté Terra que deux fois avant l’ouverture de la Grande Faille, alors qu’il n’y est quasiment pas retourné depuis, témoigne de la gravité de la situation dans la galaxie.

D’horribles choses reposent sous le palais de l’Empereur, d’indicibles terreurs venues des profondeurs de l’Antique Nuit, capables d’anéantir l’Imperium. C’est aux Gardiens des Ombres que revient la responsabilité de les surveiller jusqu’à la fin des temps.

Les Gardiens des Ombres détiennent les clefs de portes scellées de runes loin sous la surface du Palais Impérial. Ils sont les seuls à savoir comment ouvrir les verrous runiques, abaisser les protections et franchir les cercles sanctifiés. Eux seuls savent que cela ne doit jamais arriver, car les Geôles Noires recèlent de telles horreurs que le genre humain sombrerait dans la folie si elles en sortaient. Cette responsabilité échoit à une compagnie-rempart complète, soit plus de cent Custodiens qui patrouillent dans les couloirs sombres et silencieux, gardant les dernières terreurs de l’Antique Nuit. Cette tâche rendrait fou n’importe qui, car si nulle image et nul son ne peuvent s’échapper des cellules interdites, l’atmosphère de ces couloirs est chargée d’effroi. Un sentiment de menace perpétuelle alourdit les ombres, si bien qu’elles paraissent vivantes, à tel point que même les surhommes de l’Adeptus Custodes sont tendus dans ces obscures oubliettes. Le fait que les Gardiens des Ombres accomplissent leur mission sans faille, parfois des décennies durant, témoigne de la solidité de leur discipline physique et spirituelle.

Les rangs de cet ost-rempart comprennent de nombreux Veilleurs Custodiens, car leurs serments de protection les aident à se concentrer sur leur tâche, à l’exclusion de toute autre. Les commandants de ces sentinelles portent des armes antiques d’origine inconnue, à employer en dernier recours, si quelque chose parvenait à s’échapper des Geôles Noires.

Les Gardiens des Ombres ont accompli leur devoir dix mille ans durant, mais l’avènement de la Grande Faille vint tout bouleverser. Lorsque la puissance brute du Warp se déversa dans le vide entre les étoiles, de nouvelles abominations naquirent. Pire encore, certaines cellules sont désormais vides, les entités et artefacts qu’elles détenaient ravies par quelque force impie pour dévaster à nouveau la galaxie. Craignant que ces vestiges honnis de l’Ère des Luttes tombassent entre de mauvaises mains, les Gardiens des Ombres dépêchèrent des guerriers dans la galaxie, chargés de capturer des choses innommables et abattre quiconque les en empêcherait, pour les enfermer dans les cellules qu’elles n’auraient jamais dû quitter.

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Le Veilleur Custodien Jaeharl Feldorus Ghau, issu des rangs des Gardiens des Ombres au regard d’acier. Le noir de l’armure de Ghau ne fait qu’un avec la pénombre des Geôles Noires, tandis que le rouge profond de son épaulière gauche et de sa robe complète la tenue de son ost-rempart. Le Custodien Ghau surveille les Geôles Sombres depuis dix-sept ans, pendant lesquels il fut appelé par trois fois à quitter Terra pour des missions de récupération tenues secrètes. C’est sa lame qui abattit le Rêveur Ondulant de Tarnus IV, un sinistre exploit illustré par les nouveaux noms inscrits sur son armure noire.

Le Bouclier Aquilin - Les Gardiens Dorés

Certains serviteurs de l’Empereur ont de grandes responsabilités, dont dépend directement la sécurité de Terra. Ces personnalités importantes bénéficient de la protection du Bouclier Aquilin, du moins tant qu’ils sont considérés comme utiles.

Lorsque les haruspices du Palais Impérial scrutent les courants de l’Empyrean pour prévoir d’éventuelles catastrophes, ils notent aussi les noms de ceux qui, par l’exemple, les actes ou la pensée, pourraient empêcher de telles catastrophes de menacer le Trône d’Or. Ces individus ont l’honneur d’être protégés par le Bouclier Aquilin, car ainsi un petit groupe de Custodiens peut s’assurer qu’un atout militaire ou spirituel survit afin d’agir pour la défense de l’Empereur.

Le Bouclier Aquilin est une confrérie informelle mêlée aux rangs de l’Adeptus Custodes. Ils opèrent généralement en petits groupes, parcourant les étoiles pour veiller sur les personnes sous leur responsabilité, où qu’elles se trouvent. Nul avertissement n’est donné, nulle permission demandée - les guerriers du Bouclier Aquilin surgissent de nulle part, avatars de la volonté de l’Empereur venus annoncer que leur objectif est sous la protection du Maître de l’Humanité. Cet honneur rare n’est jamais refusé, quelles que soient les circonstances ou l’individu choisi.

Le Bouclier Aquilin a protégé des Hauts Seigneurs, des Chanoinesses Sororitas, des Seigneurs Inquisiteurs, des généraux de l’Astra Militarum et des Capitaines Space Marines. Ils ont même protégé deux commandants de croisade portant le titre de Maître de Guerre, ignorant le destin funeste de celui qui porta ce titre le premier. Mais ils sont aussi apparus dans un éclat de lumière dorée pour surveiller de fougueux prêcheurs en première ligne, des commandants de milice surpris et d’autres personnalités apparemment mineures. Leur seul point commun est que, tout en accomplissant leur devoir sous le regard perçant des gardes personnels de l’Empereur, ces personnages sont censés accomplir de grandes choses pour la défense du Monde-Trône. Le Bouclier Aquilin combat pour s’assurer que ce futur advienne, protégeant ces personnes jusqu’au moment exact où ils ne sont plus utiles. Ils partent alors sans un dire un mot, laissant leur protégé sans défense. Les conséquences sont souvent tragiques, mais le Bouclier Aquilin n’en a cure, du moment que la sécurité du Trône d’Or n’est pas compromise.

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Tauramacchis Ossian est un Veilleur Custodien qui fait partie du Bouclier Aquilin depuis plus de quatre siècles. Son allégeance est indiquée par le pourpre royal qui colore son épaulière gauche et ses robes. Au sein du Bouclier Aquilin, Ossian a défendu l’Archi-Cardinal Mumbres contre des assassins démoniaques, protégé le Haut Seigneur Veynd durant le Soulèvement du Rasoir Rouge, et préservé un jeune prêcheur déboussolé nommé Lorrin des horreurs de la guerre sur Phinalium, jusqu’à ce que le martyre du prêtre lui vaille d’être canonisé, ce qui renversa le cours de la guerre sur un secteur Impérial tout entier.

L'Ost Effroyable - Instrument de la Colère de l'Empereur

Le Sanctuaire au Millier d’Yeux

La forteresse de l’Ost Effroyable domine un district entier du Palais Impérial. Ce bastion est éclairé par des électro-braseros et des arc-lumen immenses, placés pour souligner les cinq cents énormes statues d’aigle alignées sur les remparts supérieurs du Sanctuaire. Aussi gros que des Chars super-lourds, ces sculptures sont disposées dans des poses vigilantes, nombre d’entre eux scrutent le vide de l’espace tandis que les autres observent les immenses processions en contrebas. La rumeur prétend que les aigles du Sanctuaire au Millier d’Yeux peuvent percevoir la déloyauté où qu’elle se cache, et que l’Empereur voit à travers leurs yeux les ténèbres tapies dans le cœur de chacun. D’une certaine façon, c’est vrai : chaque aigle abrite en effet un système complexe d’augures à longue portée, de banques de cogitateurs et de systèmes d’écoute multi-spectre qui transmettent des informations dans les temples de données du Sanctuaire, et dont se sert l’Ost Effroyable pour détecter et détruire les menaces contre le Trône d’Or.

L’Imperium a souvent recours à la peur, employée pour dissuader l’ennemi et garantir l’obéissance des populations. Mais, aucune terreur n’est plus pure, plus absolue que celle que provoque la fureur de l’Empereur quand elle se déchaîne pour châtier Ses ennemis.

L’Ost Effroyable est une incommensurable concentration de puissance militaire. Il inclut des centaines de Custodiens, organisés en multiples ost-remparts transportés par trois vaisseaux de guerre pré-hérésie appelés les Moiraides. La mission de cette armée est simple : délivrer le jugement de l’Empereur, une manifestation de Son courroux et de Son châtiment.

Ils n’ont que faire des frappes de précision, des opérations secrètes ou des actions défensives mesurées. Au lieu de cela, les Capitaines-Bouclier de l’Ost Effroyable identifient la menace la plus dangereuse pour le Segmentum Solar et déchaînent sur elle des forces si destructrices que les répercussions s’en font sentir jusque dans le Warp. Parfois, un seul vaisseau est envoyé, parfois deux ; dans toute l’histoire de l’Imperium, les fois où les trois Moiraides sont intervenues ensemble contre un ennemi unique sont extrêmement rares. Toutefois, le résultat est toujours le même. Précédé par des dizaines de Custodiens Allarus, l’Ost Effroyable s’abat sur ses victimes sans pouvoir être stoppé. Ses combattants massacrent les guerriers ennemis et détruisent leurs machines de guerre. Ils jettent à bas leurs fausses idoles et les incendient. Ils rasent leurs villes, abattent leurs forteresses et massacrent leurs alliés et leurs disciples. Ils infligent un châtiment exemplaire un exemple à ceux qui osent défier la volonté de l’Empereur, ignorant toute offrent de reddition et contrant toute tentative de fuite. Quand l’Ost Effroyable en a fini de sa sinistre besogne, il ne reste de leurs victimes que les traces d’une mort violente de la main de l’Empereur.

L’Ost Effroyable a écrasé des Waaagh! Orks, anéanti des systèmes stellaires rebelles et réprimé des croisades renégates. L’Ost a combattu des ennemis mille fois supérieurs en nombre, qui furent vaincus par un mélange de stratagèmes, de vitesse et de force brute. Chaque campagne est pour ces guerriers l’occasion de répandre la terreur du courroux de l’Empereur. Les bains de sang et les ruines dans leur sillage ont découragé des centaines de soulèvements et d’invasions.

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Le Garde Custodien Kallisarian Tristraen Desh n’est membre de l’Ost Effroyable que depuis six mois. Au cours de cette période, il a déjà pris part à deux campagnes différentes à proximité de Terra. Durant la purge de Chormium, il massacra sans remords plus de deux cents Gardes Impériaux renégats. Lors de la bataille pour les mines de corvinium de Triton, Desh empala un Patriarche Genestealer, mettant un terme à un dangereux soulèvement dans un jaillissement d’ichor. Il porte fièrement l’épaulière noire et les ptéryges blanches de son ost-rempart, qui n’est à l’heure actuelle qu’un des éléments qui combattent sous les couleurs de l’Ost Effroyable.

La Garde Solaire - Sentinelles des Mondes Bénis

Coups de Serres

Les Capitaines-Généraux les plus agressifs ont par tradition chargé la Garde Solaire d’effectuer des Coups de Serres sporadiques. Il s’agit pour la Garde de mobiliser l’équivalent d’une compagnie-rempart et d’effecteur des frappes contre les menaces existant dans les systèmes proches de Terra.

La Garde Solaire n’affecte pas de ressources aux zones de guerre déjà lourdement investies par les forces impériales. Au lieu de cela, elle détruit les menaces encore en développement ou élimine les ennemis qui ont réussi à franchir les lignes impériales existantes. À bord de leurs Land Raiders Vénérables, ils forment des fers-de-lance blindés et se précipitent sur l’ennemi. Se concentrant sur l’élimination des commandants ennemis et du matériel lourd, la Garde Solaire amoindrit les capacités de conquête de l’ennemi avant de se replier brusquement, laissant les forces impériales finir le travail. Après tout, garder le Système Solaire est une tâche exigeante, et la Garde Solaire ne saurait quitter son poste bien longtemps.

Le Système Solaire fait partie des fiefs les plus fortifiés du genre humain. L’Adeptus Custodes considère ses mondes, forts stellaires et routes spatiales comme des extensions du palais de l’Empereur, et s’assure qu’ils sont gardés de même.

Depuis les vastes forteresses orbitales de Luna, jusqu’aux donjons des nuages de Jupiter et aux forts stellaires du Halo, l’Humanité entretient des centaines de places fortes dans tout le Système Sol. Des milliards d’armes sont pointées sur les ténèbres de l’espace, prêtes à anéantir quiconque serait assez fou pour menacer le cœur du pouvoir impérial. Des tours blindées et des bastions ornés de gargouilles, protégés contre les machinations des nombreux ennemis de l’Imperium, en gardent les abords. Des flottes entières de la Marine Impériale patrouillent le long des routes commerciales, à l’affût du moindre danger. Cependant, la plus efficace de toutes les défenses extérieures de Terra est la Garde Solaire de l’Adeptus Custodes.

Comprenant plusieurs compagnies-remparts de tailles variées, les serments d’obligations de la Garde Solaire l’engagent à surveiller les bastions extérieurs du Monde-Trône. Ses membres se voient comme la première ligne de défense du Palais Impérial, et pensent que leur devoir est de faire en sorte qu’aucune menace ne parvienne jusqu’à Terra. À cette fin, ils patrouillent sans relâche le long des routes entre les mondes et stations spatiales du système.

Bien qu’ils voyagent généralement à bord de vaisseaux de guerre ou commerciaux, ces guerriers emploient un grand nombre de Land Raiders Vénérables, et sont en mesure de déployer des forces en majorité mécanisées. Cela leur permet de réagir rapidement, et avec force, à toute menace potentielle qui pourrait se présenter. Si de tels dangers sont rares dans le Système Sol, il n’en demeure pas moins qu’ils existent. Ainsi, la Garde Solaire a mis fin à des cultes d’adorateur du Démon, des tentatives de coups d’état de l’Inquisition et des invasions Xenos secrètes sur tous les mondes à l’exception de Mars. En effet, si l’autorité de l’Adeptus Custodes englobe techniquement la planète rouge, ses membres se gardent bien d’intervenir, afin de maintenir des relations cordiales avec les serviteurs de l’Omnimessie, et se comptent sur le Culte Mechanicus pour purger ses propres rangs.

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Pydanoris Calligus combat sous la bannière de la Garde Solaire. Il est le plus âgé et le plus respecté des membres de son escouade, et n’hésite pas à prodiguer des conseils à ses frères d’armes, s’assurant qu’aucun détail n’est négligé, qu’aucun avantage ni aucun moment de répit n’est accordé à l’ennemi. Vêtus de l’armure blanche et rouge de la Garde Solaire, Calligus et son escouade ont abordé des vaisseaux de fret qui se sont avérés infestés de cultistes, décimé les garnisons de plates-formes de défense jugées négligente, et œuvré sous les ordres du Capitaine-Bouclier Thetus pour abattre le chef d’une cabale de sorcières Xenos sur Yorlos avant qu’elles puissent tisser leurs maléfices contre le Trône d’Or.

Émissaires Imperatus - Hérauts du Trône d'Or

« Par la main des prêtres de Mars, ces guerriers ont été créés. Par la grâce de l’Empereur tout-puissant, ils vous sont offerts. Taisez vos questions et réjouissez-vous de l’honneur qui vous est fait en ce jour. Le don de l’espoir vous est offert par l’immortel Maître de l’Humanité en personne, et vous l’accepterez avec une gratitude sincère et solennelle pour ne pas être confondus avec les traîtres que vous prétendez haïr. »
- Sanash Gallimedan, Émissaire Imperatus auprès des Hammers of Dorn.

Durant la Grande Croisade, l’Empereur confiait souvent les messages ou les artefacts les plus vitaux à Ses Custodiens. C’est une mission qu’ils accomplissent encore aujourd’hui, parlant avec l’autorité du Maître de l’Humanité en personne.

Bien que l’Empereur soit confiné depuis fort longtemps dans le Trône d’Or, il en est parmi les Dix Mille qui affirment entendre la voix de leur maître durant leurs méditations, et sentir Sa main les guider. Aux yeux de leurs camarades, il n’y a nulle intervention divine dans tout cela, car les Custodiens n’ont jamais vu l’Empereur comme un dieu. Ils n’y voient que l’indomptable volonté de leur seigneur à l’œuvre, qui émane de Son corps brisé pour diriger Ses prétoriens comme Il le fit quand Il marchait parmi eux.

Les plus sensibles à l’influence de l’Empereur deviennent des Émissaires Imperatus. Ils se regroupent entre eux et, par la discussion et la méditation, interprète ce que le Maître de l’Humanité attend d’eux. Avec l’accord tacite du Capitaine-Général, ils transmettent la parole de l’Empereur aux commandants qui doivent l’entendre, ou sortir quelque antique objet des chambres fortes du palais pour le confier au champion qui saura le mieux en faire usage. Leurs messages ont changé le cours de croisades entières, permis d’intercepter des menaces et d’exhumer des trésors archéotechnologiques qui auraient pu échapper aux serviteurs de l’Empereur.

Des milliers d’années durant, les Émissaires Imperatus se firent rares, et jamais en grand nombre. Cependant, le retour de Guilliman et le début de la Croisade Indomitus ont causé un accroissement considérable de leur activité. Quand le Primarque annonça son intention de révéler l’existence des Space Marines Primaris aux Chapitres Loyalistes, il y eut des protestations au sein de l’Adeptus Custodes parmi ceux qui craignaient de renforcer d’éventuels renégats. Malgré cela, des dizaines d’Émissaires Imperatus se portèrent volontaires, affirmant que c’était là la volonté de l’Empereur. Ils se joignirent à la Croisade de Guilliman, bien souvent en tant que Praetor Vertus, pour annoncer au plus vite l’arrivée de renforts aux Space Marines assiégés. En outre, la présence de l’Adeptus Custodes garantit que même les Chapitres les plus formalistes acceptent les Primaris. Après tout, nul ne saurait refuser un don de l’Empereur.

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Archimallus Tychor fait partie des Émissaires Imperatus depuis plus de mille ans. Il combat au sein d’une escouade de Veilleurs Custodiens appelé la Proclamation de la Vérité, et porte fièrement l’épaulière rouge et les robes gris pâle de sa compagnie-rempart. C’est la sagesse inspirée par l’Empereur de Tychor qui guida la croisade d’exploration de l’Adeptus Mechanicus Gamma-Hades jusqu’aux trésors archéotechnologiques du Monde de Heng. C’est également sa lame qui abattit des dizaines d’Orks qui s’étaient emparés des richesses de ce monde. La Proclamation de la Vérité venait de regagner Terra quand la Grande Faille s’ouvrit, et ils furent parmi les premiers à se prononcer en faveur de la Croisade Indomitus.

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La Forteresse Solaire

« Quelles que soient les armes que nous portons, quels que soient les faits que nous accomplissons, ils sont justifiés. Sans nous, le Trône d’Or tomberait, et sans l’Empereur pour la guider, l’Humanité le suivrait dans sa chute. »
- Ganestus Talorn, Custodien Allarus.
Le Système Sol.
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Il fut un temps où une invasion à grande échelle de Terra semblait impensable. Depuis l’ouverture de la Grande Faille, ce temps est révolu. Le Système Sol possède aujourd’hui quelques-unes de plus formidables fortifications de la galaxie, tenues par des guerriers déterminés et protégées par la technologie et la foi. Cependant, le pivot de sa défense est l’Adeptus Custodes.

Si un envahisseur était assez brave, ou fou, pour approcher du Système Solaire, il serait attaqué avant même d’avoir quitté le Point de Mandeville, la zone d’un système stellaire au-delà de laquelle regagner l’espace réel depuis le Warp est relativement sûr. La ceinture du halo du système comprend de nombreux forts stellaires, occupés par des régiments spécialisés de l’Astra Militarum et maintenus par des amarres Empyreans. Le reste du système externe est entouré d’un réseau de mines spatiales, de patrouilleurs et d’immenses serviteurs de chasse à l’aspect terrifiant.

Si l’envahisseur parvenait à surmonter ces périls, il trouverait une résistance plus forte à mesure qu’il s’enfoncerait dans le système. Des patrouilles de la Flotte de Guerre Solar parcourent les ténèbres, leurs silhouettes hérissées d’armes promettant la mort à tout ce qui se trouve dans leur mire. Des temples de surveillance, des quais fortifiés, des bases de chasseurs et des plates-formes d’armes emplissent la pénombre, leurs lumières formant des constellations artificielles. Les Chevaliers Gris, l’Inquisition et l’Adeptus Mechanicus possèdent des places fortes dans le Système Solaire, chacune arborant de puissantes défenses. En outre, depuis le Décret du Monde-Trône de Guilliman, Terra et ses sœurs peuvent lever pour leur défense des forces plus importantes que jamais.

Phalanx

Selon d’antiques archives, durant la Grande Croisade, l’Empereur voyageait souvent à bord de l’immense station spatiale de combat appelée Phalanx. C’était le vaisseau amiral des Imperial Fists, et elle est à ce jour leur principale base d’opération. Lors de l’Hérésie d’Horus, ce remarquable vaisseau était en orbite au-dessus du Terra, dont il faisait partie des défenses. Si c’est le cas, il a survécu d’une façon ou d’une autre à ce conflit cataclysmique, et aux millénaires qui ont suivi.

Phalanx fut presque détruite lors de la Chute de Cadia, tout d’abord par une incursion démoniaque qui envahit ses ponts durant son voyage dans le Warp, puis par la prodigieuse puissance de feu des vaisseaux de guerre renégats. La station de combat survécut à tous ces périls, rapatriant nombre de fidèles guerriers impériaux vers le Système Sol avant de reprendre sa place en orbite au-dessus du Monde-Trône.

Depuis lors, des réparations ont été entreprises pour restaurer les capacités de Phalanx, et purifier les zones du vaisseau considérées comme souillées par le Chaos. Au milieu de l’agitation incessante des équipes de travail génétiquement modifiées et des interminables rites du Ministorum, l’Adeptus Custodes n’a eu aucun mal à infiltrer ses agents à bord.

Ces intrus surveillent ce qu’ils voient comme une machine de guerre dangereuse de l’Adeptus Astartes, et se tiennent prêts à agir le cas échéant. Pour les Custodiens, même les Chapitres Space Marines les plus loyaux sont des traîtres en puissance. Il est de leur devoir de ne jamais pardonner ni oublier les conséquences de la confiance aveugle dans les Primarques. Si Phalanx en venait un jour à pointer ses canons sur le Palais Impérial, les Custodiens déclencheraient des protocoles cachés pour le saborder avant que le premier coup soit tiré.

Si l’on y ajoute les efforts de la Garde Solaire, et la présence de la station spatiale de combat Phalanx des Imperial Fists en orbite géostationnaire au-dessus de Terra, il est clair que les défenses du Système Solaire sont impénétrables. Toutefois, des périls moins évidents guettent le Trône d’Or, et c’est pour les contrer que l’Adeptus Custodes doit être particulièrement vigilant.

De tout l’Imperium déferlent des flots de pèlerins, marchands, bureaucrates, adeptes, zélotes, émissaires, ou encore réfugiés. Des milliers de vaisseaux quittent le Warp chaque jour, passant par des couloirs de navigation clairement délimités qui les conduisent à Vénus, Mars, Jupiter, Luna et Terra. Chaque monde et lune du système - en dehors de quelques exceptions mystérieuses - est entouré de plates-formes d’amarrage et d’habitations, tandis que tous ceux dont la surface est assez solide présentent de vastes complexes d’habitation, des Manufactorums et des fortifications aussi grandes que des villes. Un flot ininterrompu d’êtres humains en provenance de toutes les régions de l’Imperium passe par les routes commerciales du système, dont les capacités d’accueil sont saturées. C’est au sein de cette masse de population que la rébellion, la sédition et l’hérésie trouvent un terreau fécond.

Contrer de telles menaces est la mission de l’Inquisition, et certains des plus zélés agents des Ordos y consacrent leur vie. Cependant, ces serviteurs impériaux pieux ne sont pas incorruptibles, que ce soit par des idéologues nihilistes, l’influence du Chaos ou une hypnose xénofanatique.

De fait, l’Adeptus Custodes effectue ses propres patrouilles et missions de surveillance dans tout le système. Il supervise l’examen des citoyens impériaux qui transitent chaque jour par les spatioports de Terra. Il organise aussi des inspections à l’improviste des défenses du système, ne suivant que leur intuition pour rendre leurs mouvements imprévisibles.

Les Custodiens implantent des systèmes d’écoute, des serviteurs-espions et des programmes de surveillance à travers toutes les Ruches du Monde-Trône, et au-delà. Ils récoltent et analysent toutes les informations qu’ils trouvent, enregistrant noms de vaisseaux, mouvements de population, horaires de travail, sermons de démagogues, transmissions vox et plus encore dans des macro-cogitateurs aussi gros que des vaisseaux. Les prophéties statistiques calculées par ces vastes machines aident le Capitaine-Général à prendre ses décisions au quotidien, et contribuent à la vigilance sans faille des Dix Mille.

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Reliques de Terra

« Lorsque tous les autres recours sont jugés insuffisants, lorsque le Monde-Trône lui-même est sur la route d’un péril, alors l’Adeptus Custodes est envoyé. Sur des théâtres de guerre aussi cruciaux, où la défaite peut précipiter l’Humanité entière à la ruine, il est de notre devoir solennel de procurer à ces héros les armes et les armures les plus abouties que l’Humanité peut fournir. Faire moins serait folie, déshonneur et s’apparenterait à l’hérésie de la pire espèce. »
- Nurthias Drund, Maître Artificier de la Forge de l’Aquila.

Durant la Grande Croisade, les Custodiens amassèrent certaines technologies militaires les plus puissantes et ésotériques jamais rencontrée par l’Imperium. Bien qu’une grande partie ait été dépensée pendant l’Hérésie d’Horus, certains de ces artefacts existent toujours, enfermés sous le Palais Impérial, attendant d’être utilisés à la guerre en temps de grand péril.

La Gardienne

Cette arme redoutable vrombit d’une énergie tout juste contenue. Son esprit de la machine est capable de cibler de façon quasi prédictive, permettant au porteur de faucher l’ennemi avant même qu’il arrive à portée de lame.

L’Étoffe du Chagrin

Tissée à la main par les sœurs de l’Ordre des Lamentations et autorisé publiquement à reposer au pied Trône d’Or pendant un siècle entier, cette étoffe semblable à un suaire est un souvenir fort de la seule grande défaite des Custodiens. Sa présence les emplit d’une froide détermination à ne jamais faillir de nouveau.

Œil d’Aigle

Ce heaume magnifique intègre des sensorium-gheists, piégés dans des microreliquaires et contraints de hurler leurs avertissements technomantiques au porteur chaque fois qu’un danger menace.

Aquilas d’Or

Incorporant les secrets oubliés d’archéotechnologie du Moyen-Âge Technologique, Aquilas d’Or est une magnifique motojet gravitique. Vive comme la pensée et protégée par un champ de force doré et scintillant, elle porte son pilote avec sûreté et célérité.

La Plate Prétorienne

Cette Armure Terminator Allarus, dont chaque modèle est une antiquité fait main, a été adaptée pour incorporer une balise Empyreanne encore plus ancienne, ainsi qu’un dériveur de téléportation archéotechnologique permettant à son porteur de sauter à travers le Warp au secours de ceux qu’il a juré de protéger.

La Lame Voilée

Lame ancienne brûlant d’une énergie sombre, froide et amère, la Lame Voilée est confiée à un Custodien qui a juré de retrouver ce qui doit être caché à l’Humanité et le ramener dans les Geôles Noires.

Éclat de l’Empereur

Censée avoir été créée à partir d’un éclat cristallisé de la lumière glorieuse de l’Empereur, cette Miséricordia d’exception a été portée par trois Capitaines-Généraux différents. On raconte qu’elle inonde le cœur de ses victimes d’un saint rayonnement, et qu’elle fait l’objet d’une peur indicible auprès des traîtres comme des hérétiques.

Courroux Angelis

Ce Vexilla ciselé avec expertise fut créé pour l’antique bataille sur le monde d'Ullanor. Lors de cette bataille, des tirs d’appui ultraprécis furent la clé de la victoire. Ainsi, ce Vexilla incorpore un autel de ciblage multispectre relié aux navires en orbite et guide des frappes transatmosphériques avec une remarquable précision.

Fers Auriques

Ces chaînes furent forgées au Moyen-Âge Technologique, et s’adaptent pour étouffer le réseau neural de n’importe quel être conscient, rendant impossible jusqu’à la pensée de s’échapper Elles sont utilisées pour capturer les plus dangereux ennemis de l’Imperium.

Obliteratum

Cette arme sur brassard intègre des technologies prohibées dont la possession scellerait le destin de quiconque en dehors de l’Adeptus Custodes. Elle tire de l’antimatière concentrée, compressée dans des ampoules de verre qui se brisent à l’impact. Les victimes sont annihilées au niveau moléculaire par l’explosion noir de jais des tirs de l’arme, se volatilisant dans de terrifiantes éruptions du néant.

Défenseur Fulminaris

Ce Vexilla fut fabriqué après la chute de Goge Vandire, pour honorer le courroux de l’Empereur s’abattant sur traîtres et tyrans. Son micro génératorum crépite d’une énergie à peine contenue qui jaillit sous forme d’arcs foudroyants visant les ennemis à proximité.

Le Sceau du Castellan

Cette spallière ouvragée est remise au Custodien vivant détenant le plus grand nombre de victoires en Partie de Chasse. Il est déjà rare, bien sûr, que même les guerriers pleins de ressources de l’Adeptus Custodes réussissent dans cette tentative, et honorer celui qui fait plus d’une fois est légitime. Celui qui porte le Sceau du Castellan est donc assurément un stratège de génie, un expert dans l’art de déceler les points faibles et les exploiter avec une efficacité impitoyable.

Foi Absolue

Ce Vexilla sinistre fut créé pour les infâmes Guerres de Sorcellerie. Il peut libérer une impulsion disruptive contre-Empyrean capable d’annuler en un instant une manifestation psychique maléfique.

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Médias Externes

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Sources

Pensée du Jour : « Il n'y a pas de paix parmi les étoiles. »
  • Codex Adeptus Custodes, V8
  • The Horus Heresy, Book Seven - Inferno
  1. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Legio Custodes - The Organisation and Structure of the Legio Custodes (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Legio Custodes - Command Structure and Tactical Disposition (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Legio Custodes - The Hykanatoi (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Legio Custodes - The Tharanatoi (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Legio Custodes - The Kataphraktoi (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Legio Custodes - The Ephoroi (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Legio Custodes - The Moritoi (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Legio Custodes - Panoply of Arms (traduit de l'anglais par Guilhem)

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