Mortarion : Différence entre versions

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[[Fichier:Mortarion.jpg|thumb|right|500px|Mortarion, Le Seigneur de la Mort, Primarque Démon de Nurgle et de la Death Guard.]]Depuis dix mille ans, Mortarion, Seigneur de la [[Death Guard]], écrase ses ennemis sur le champ de bataille. Encapuchonné, revêtu de l'armure baroque appelée Plate de [[Barbarus]] et d'une bure moisie, Mortarion est bien plus grand qu'aucun champion de l'Humanité. D'une main, il lève l'effroyable faux baptisée Silence. De l'autre il tient la terrible Lanterne, un antique pistolet à énergie [[xenos]] qui peut trouer une [[armure Terminator]] de part en part. Entouré de vermine démoniaque piaillante, de mouches hideuses et de vapeurs pestifères, Mortarion fond sur ses proies porté par des ailes grinçantes. Leur claquement écœurant insuffle la crainte chez l'ennemi alors même que l'odeur de la mort atteint ses lignes.
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{{Travaux}}
  
Mortarion est un moissonneur funeste dont chaque balancement de faux tranche un boisseau de têtes et de membres. Chaque décharge de la Lanterne réduit des ennemis en cendres emportées par le vent, tandis que les bombes [[Phosphex]] que Mortarion sème changent promptement leurs victimes en une pulpe visqueuse. La simple présence du Seigneur de la Mort est mortelle, car ses adversaires s'étouffent et succombent très vite à sa nuée de miasmes pathogènes.  
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:''« La douleur est une illusion des sens, la peur une illusion de l’esprit. Au-delà de ces seules notions, la mort nous attend en tant que seul juge. »''
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:::'''- Le [[Primarque]] Mortarion.
  
Si Mortarion n'était qu'un monstre en maraude, il serait déjà bien assez terrifiant. Or, bien qu'il fût déchu de la grâce de l'Empereur, il n'en demeure pas moins un [[Primarque]]. Mortarion est doué d'un intellect supérieur, et son sens stratégique de général d'infanterie n'est en rien amoindri. Le Seigneur de la Mort sait lire les flux de la bataille d'un coup d’œil, et décider aussitôt de la meilleure option pour la victoire. Peu lui importent les pertes, car à ses yeux, ses fils doivent sans cesse prouver leur valeur, et la victoire doit revenir à ceux qui la méritent.  
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[[Fichier:PrimarqueDemonMortarion.jpg|right|500px|thumb|Mortarion, Le Roi Pâle, Le Maître de la Death Guard, Le Voyageur, Le Libérateur Redouté de Barbarus, Le Seigneur de la Mort, Prince Démon de Nurgle, Primarque de la Death Guard.|link=https://www.deviantart.com/fat-elf/art/Mortarion-822082601]]Le Roi Pâle. Le Maître de la [[Death Guard]]. Le Voyageur. Le Libérateur Redouté de [[Barbarus]]. Le Seigneur de la Mort. [[Prince Démon de Nurgle]]. Le sinistre et obscur '''Mortarion''' était le Primarque et le commandant de la [[Legiones Astartes|Légion]] de la Death Guard. Il fut élevé dans un monde de cauchemars, de secrets et d’horreurs mécaniques où les humains étaient chassés comme des animaux. Les ténèbres qui l’entouraient s’infiltrèrent dans son âme et ne le quitteront plus jamais. Férocement motivé et implacable, le Faucheur a dirigé sa Légion pour en faire une libératrice courroucée, un spectre de la mort et du jugement pour qui aucun champ de bataille n’était insurmontable et aucun ennemi trop terrible à affronter. Avec des mensonges et des demi-vérités, [[Horus Lupercal|Horus]] a fait pencher la loyauté de Mortarion en sa faveur, et le prix que lui et sa Légion payèrent pour leur rôle dans l’[[Hérésie d'Horus|Hérésie]] fut un cauchemar au-delà de toute imagination.<ref>The Horus Heresy, Book One - ''Betrayal'', Chapter ''Space Marine Legion Crusade Army List Appendix I - Mortarion the Reaper'' ''(traduit de l'anglais par Guilhem)''</ref> 
  
S'il fallait trouver une faiblesse à Mortarion, ce serait son mépris pour l'adversaire, ce qui peut le conduire à sous-estimer ce dernier. Mais rares sont les ennemis qui peuvent longtemps tenir tête à l'assaut implacable de la Death Guard tel que Mortarion sait l'orchestrer. Lorsque l'[[Empereur]] se rendit sur Barbarus, Mortarion était sur le point de remporter la victoire finale contre les suzerains des charniers. C'était la lutte de sa vie, mais l'Empereur la dédaigna comme un désagrément mineur, un détail de sa [[Grande Croisade]]. Pire, quand Mortarion cherchait à abattre le dernier seigneur cadavérique - l'être qui l'avait adopté comme son fils - mais échoua faute de supporter la toxicité de son antre, l'Empereur tua la créature, sauvant la vie du Primarque mais en s'attirant sa rancœur à jamais. Ce fut peut-être à ce moment que les germes de la félonie furent plantés en Mortarion. Quoi qu'il en soit, Mortarion est encore mû par sa haine insondable envers l'Empereur, un ressentiment si intense qu'il le poussa dans les griffes purulentes de [[Nurgle]], en le damnant à jamais ainsi que sa Légion.  
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Dans les légendes poussiéreuses qui avaient perduré de l’histoire des vieux états-nations de [[Terra]], comme la Mérique, l’ancienne Ursh et l’Oséanie, il existait le mythe d’une créature surgissant à pas lents des ténèbres pour emporter les esprits défunts, un individu squelettique, l’incarnation qui fauchait les âmes comme sur un champ de blé. Ce n’était là que les spéculations des superstitieux et des craintifs. Et pourtant, Mortarion était le reflet même de cette figure emblématique. Haut et émacié, Mortarion était paré de plaques de cuivre nu et de [[céramite]] d’un blanc cadavérique. Une longue cape vert sombre pendait de ses épaulières à haut bord. Des crânes accrochés à sa ceinture s’entrechoquaient au bout de courtes chaînes ; certains humains, certains [[Xenos]]. Un long pistolet à large canon était niché parmi eux, et sa poignée était cloutée d’un décompte de ses victimes sous forme de rivets de bronze. Ses yeux étaient d’ambre, et scintillaient sous l’ombre profonde de son capuchon élimé. Sa tête comme son visage exsangue étaient glabres et grêlés de marques, sa bouche et son cou cachés par un haut gorgerin, dont s’exhalaient des volutes de vapeur grise au rythme de sa respiration. Une grille respiratoire ornementée couvrait la partie inférieure de son visage tandis que des enroulements de gaz huileux se répandaient par les lignes de son armure, dégoulinant le long des surfaces peintes de crânes, et sifflant au contact du sol. Les tubes qui couraient depuis la grille faciale gargouillaient de fluides et son souffle lui venait par sifflements encombrés. Les seules autres parures de Mortarion étaient un chapelet d’encensoirs ronds en airain, lesquels contenaient eux aussi des éléments de la haute atmosphère empoisonnée de son monde d’adoption. On racontait que Mortarion les reniflait parfois comme un connaisseur aurait humé de bons vins, ou qu’il les lançait parmi les rangs de l’ennemi pour le faire suffoquer.<ref>Informations issues de ''La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend'', Chapitre Un - ''Regroupement'' - ''Une Bonne Lame'' - ''Le Seigneur de la Mort'' de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007<br/>
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Informations issues de ''White Scars - Une Légion Divisée'', Chapitre Vingt - ''Pris en Aveugle'' - ''Tout le Temps de l’Univers'' - ''À Court d’Amis'' de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014<br/>
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Informations issues de ''La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle'', Partie I : Les Longs Couteaux, Chapitre Deux - ''Perfection'' - ''Itérateur'' - ''Ce à Quoi Nous Sommes Bons'' de COUNTER BEN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.</ref>
  
==La Faux Silence==
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Mortarion a grandi sur Barbarus, un monde abominable perpétuellement recouvert de vapeurs empoisonnées, et dont les montagnes escarpées étaient le fief des puissants Seigneurs de Guerre, ou Barbaruns Élus, des Xenos manipulant la [[sorcellerie]] et des arts nécromantiques abjects. La population humaine vivait dans les vallées sous une chape de brumes étouffantes et étaient terrorisée et chassés pour le bon plaisir des immortels Seigneurs de Guerre qui passaient leur temps à s’affronter. Le plus puissant des Seigneur de Guerre se nommait [[Necare]] et un jour où il se tenait victorieux au milieu d’un champ de bataille, le silence macabre fut brisé par les cris d’un bébé. Guidé par les pleurs, il trouva l’enfant et faillit le tuer, mais il se ravisa en considérant qu’aucun humain ordinaire n’aurait pu respirer les miasmes empoisonnés des hauteurs de Barbarus, et encore moins un bébé. Il l’emmena avec lui, réalisant alors qu’il venait de se trouver à la fois un fils et un héritier. Il baptisa l’enfant né dans un champ de cadavres Mortarion : né de la mort. Mortarion sera élevé par Necare, lui interdisant aucun contact avec les humains de Barbarus, pour devenir une arme au service du cruel Seigneur de Guerre. Il sera maltraité et cruellement mis à l’épreuve. Un jour, il rencontrera un jeune homme qui s’évadera d’un convoi de récolte rempli d’humains pour les expérimentations de Necare, un certain [[Calas Typhon]], celui qui deviendra son ami et le responsable de sa perte. Typhon convaincra Mortarion de venir avec lui et ainsi, le Primarque découvrit ses semblables humains, vivant dans la misère et la terreur, mais animés d’un féroce désir de vivre. Mortarion décidera de les libérer du joug des Seigneurs de Guerre et avec Calas Typhon à ses côtés, il entraînera et organisera l’Humanité de cette planète en une armée organisée afin de mener les luttes contre les hordes d’abominations nécromantiques des Seigneurs de Guerre. Les plus proches compagnons d’armes de Mortarion deviendront sa Death Guard, l’élite de cette armée de libération qui après des années de combats, éliminera tout les Seigneurs de Guerre de Barbarus, hormis Necare, enfermé dans son château en haut des montagnes, protégé par un brouillard de toxines trop mortel pour les humains et même pour Mortarion. Lorsque l’[[Empereur]] se rendit sur Barbarus, Mortarion était sur le point de remporter la victoire finale contre les suzerains des charniers. C’était la lutte de sa vie, mais l’Empereur la dédaigna comme un désagrément mineur, un détail de Sa [[Grande Croisade]]. Pire, quand Mortarion chercha à abattre Necare mais échoua faute de supporter la toxicité de son antre, l’Empereur tua la créature, sauvant la vie du Primarque mais en s’attirant sa rancœur à jamais. Ce fut peut-être à ce moment que les germes de la félonie furent plantés en Mortarion.<ref>Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard, V8<br/>
Mortarion manie une faux gigantesque nommée Silence, dont la hampe tordue est aussi longue que son détenteur est grand. Avec son fil acéré et dentelé, cette arme démesurée peut sectionner toute une ligne de fantassins. Mue par la force surnaturelle de Mortarion, Silence a décapité des héros et tranché des chars, éviscéré des démons majeurs et même coupé une jambe à un [[Titan Reaver|Titan de ligne Reaver]]. Un défilé interminable de champions et de chefs de guerre a succombé à la faux du moissonneur, souillée par le sang de mondes entiers.  
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Informations issues de ''La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard'', Intervalle II - ''Un Cheval Pâle'', Intervalle III - ''La Tombe Ouverte'' - Intervalle IV - ''Aucune Chair Épargnée'', Intervalle V - ''Immortel'', Intervalle VI - ''Seigneurs de la Mort'' de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.</ref>
  
Ce n'est pas seulement sa puissance brute qui rend Silence aussi redoutable. Un démon de la peste réside dans l'encensoir qui surmonte sa hampe. Le pouvoir venimeux de l'entité fait de la moindre entaille de la faux une plaie fatale. Il imprègne aussi les volutes de fumée porteuse de lèpre que la faux répand à chaque coup, et en fait l'anathème de toute chose. Le métal rouille et la chair pourrissent à son contact, réduisant l'ennemi à l'état de cadavre putride.
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Mortarion combattra durant la Grande Croisade les ennemis de l’Humanité à la tête de la XIV<small><sup>e</sup></small> Légion, qu’il rebaptisera la Death Guard en hommage à sa première armée. Le Primarque entraîna sa Légion pour en faire une infanterie robuste qui broyait l’ennemi sous des assauts implacables. Mais il était froid et distant avec ses fils et ne créa que peu de liens avec ses frères Primarques, à l’exception de [[Konrad Curze]] et surtout avec Horus Lupercal, qui reconnu la grande efficacité du Seigneur de la Mort, favorisant un rapprochement entre eux qui se mua chez Mortarion en une loyauté envers le Primarque des [[Luna Wolves]]. Il participera au [[Triomphe d'Ullanor]], saluant l’avènement d’Horus comme nouveau [[Maître de Guerre]] de l’[[Imperium]], tout en exprimant sa crainte du déséquilibre que cette ascension allait créer au sein de la fratrie des fils de l'Empereur.<ref>Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)<br/>
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Informations issues de ''Un Miller de Fils - Tout n’est que Poussière'', Chapitre Quinze - ''Triomphe'' - ''Le Seigneur du Crépuscule'' - ''Vieux Amis'' de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2010<br/>
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Informations issues de ''White Scars - Une Légion Divisée'' Chapitre Douze - ''Une Seule Vérité'' - ''Surpris De Te Voir'' - ''Souvenirs d’Ullanor'' de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.</ref>
  
=Source=
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Le Seigneur de la Mort va se caractériser pour sa haine farouche de la "sorcellerie" - les arts du [[Warp]] en somme - et des [[Psyker]]s en général. Les Seigneurs de Guerre de Barbarus faisaient usage de tels pouvoirs pour animer leurs armées de poupées de chair, si bien que le Primarque se méfia pour le restant de son existence des sorciers et des nécromants. Il ira jusqu’à interdire à Calas Typhon, son plus proche compagnon devenu le Premier Capitaine de la Death Guard, d’utiliser ses pouvoirs psychiques. Mortarion deviendra l’un des plus virulents détracteurs du [[Projet Librarius]] de [[Magnus le Rouge]] et lors du [[Concile de Nikaea]], il prononcera un très violent discours contre les Psykers et le Roi Pourpre. L’Édit de Nikaea, qui interdira l’usage des [[Archiviste des Legiones Astartes|Archivistes Space Marines]] et le démembrement du [[Librarius]], sera perçu par Mortarion comme une grande victoire. <ref>Informations issues de ''La Guerre Éternelle : Démonologie, WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2016<br/>
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Informations issues de ''Les Primarques - Le Lion'', Chapitre VI de THORPE GAV, Black Library, 2012<br/>
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Informations issues de ''Un Millier de Fils - Tout n'est que Poussière'', Chapitre Dix-Huit - ''Nikaea'' - ''En Pâture aux Loups'' - ''Le Bras Droit de l’Empereur'', Chapitre Dix-Neuf - ''Chasse aux Sorcières'' - ''Le Cœur d’un Primarque'' - ''Magnus Prend la Parole'', Chapitre Vingt, ''Hérésie'' - ''Les Archivistes'' -''Jugement'' de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.</ref>
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Puis il fut approché par le Maître de Guerre qui préparait sa rébellion. Mortarion espérait l’avènement d’un âge de justice et la chute du tyran qu’était devenu à ses yeux le Maître de l’Humanité. Le Seigneur de la Mort sera l’un des premiers Primarques avec [[Fulgrim]] et [[Angron]] à se déclarer partisan d’Horus. Il prépara la purge de sa Légion, testant les loyautés de ses guerriers, notamment celle du Capitaine [[Nathaniel Garro]], qui s’était distingué à ses côtés lors d’une bataille contre une pernicieusement race Xenos. Il envoya par la suite les Death Guards Loyalistes [[Atrocité de Isstvan III|périr]] sur [[Isstvan III]]. Mortarion participera aux combats sur cette planète contre les derniers carrés de Loyalistes qui résistaient aux Traîtres avant de rallier [[Isstvan V]]. Là, il affrontera les Légions des [[Iron Hands]], des [[Salamanders]] et de la [[Raven Guard]], fauchant les Loyalistes durant l’assaut de la Dépression d’Urgall. Lorsque les Légions des [[Iron Warriors]], des [[Word Bearers]], des [[Night Lords]] et de l’[[Alpha Legion]] encercleront les trois Legiones Astartes, il participa au [[Massacre du Site d'Atterrissage|massacre]] qui s’en suivit lorsque ces quatre Légions proclamèrent leurs allégeances à Horus.<ref>Informations issues de The Horus Heresy, Book One - ''Betrayal'', Chapter ''Age of Emperor - Conspiracy''<br/> 
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Informations issues de ''La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend'', Chapitre Un - ''Regroupement'' - ''Une Bonne Lame'' - ''Le Seigneur de la Mort'', Chapitre Deux - ''Assaut'' - ''Frères et Sœurs'' - ''Un Message Dans une Bouteille'', Chapitre Trois - ''Aeria Gloris'' - ''Un Calice Empoisonné'' - ''Soumis à la Question'', Chapitre Quatre - ''Deux Visages'' - ''Un Hurlement Dans les Ténèbres'' - ''Les Légendes Rassemblées'', Chapitre Cinq - ''Des Choix'' - ''Présages'' - ''Extremis'' de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007<br/>
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Informations issues de ''La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle'', Chapitre Deux - ''Perfection'' - ''Itérateur'' - ''Ce à Quoi Nous Sommes Bons'', Chapitre Trois - ''Horus Sur Son Trône - ''La Sainte Est en Danger'' - ''Istvaan III'', Chapitre Quatorze - ''Jusqu’à la Fin'' - ''Charmosian'' - ''Trahison'', Chapitre Dix-Sept - ''Vaincre, c’est Survivre'' - ''Dies Irae'' - La Fin'' de COUNTER BEN Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.</ref>
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Alors que l’Hérésie d’Horus débutait et se propageait, Mortarion rejoignit la surface [[Sac de Prospero|ravagée]] de [[Prospero]] où se trouvait un [[Jaghatai Khan]] en quête de réponse sur les événements qui avaient mené à la guerre civile. Il affronta en duel le Faucon de [[Chogoris]] dans les ruines de [[Tizca]] avant de se replier lorsque sa flotte fut attaquée par les [[White Scars]]. Furieux de s’être fait humilié par le Khan, Mortarion se dirigera vers le monde-bibliothèque de Terathalion qu’il fera bombarder sans pitié avant d’ordonner l’extermination des milliards de citoyens de ce monde. Il y capturera une femme qui était en réalité [[possédé]] par un [[Démon]] de [[Tzeentch]]. Mortarion usera pour la première fois de la sorcellerie qu’il détestait tant pour expérimenter le bannissement des entités du Warp.<ref>Informations issues de ''La Guerre Éternelle : Démonologie'' WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2016<br/>
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Informations issues de ''White Scars - Une Légion Divisée'', Chapitre Vingt-Et-Un - ''Vers le Pont'' - ''Les Tyrans'' - ''Obtenir l’Attention'', Chapitre Vingt-Deux - ''À la Verticale du Sommet'' - ''Sous le Feu Roulant'' - ''Swordstorm'', Chapitre Vingt-Trois -''L’Instant des Comptes'' - ''Rétablissement'' - ''La Chasse'' de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.</ref>
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Mortarion a ensuite rejoint Horus sur le monde de Réside, après la [[Bataille de Réside|victoire]] d’Horus. En compagnie d’un Fulgrim devenu un [[Prince Démon de Slaanesh]], il apprendra d’Horus que sur le [[Monde Chevalier]] de [[Molech]] se trouvait un grand pouvoir que l’Empereur avait acquis voilà des éons. Mais il sera grièvement blessé lorsque trois [[Fire Raptor]]s pilotés par les guerriers du commandant Iron Hand [[Shadrak Meduson]] attaqueront les trois Primarques. Remis de ses blessures, il participera à la [[Bataille de Molech]] aux côtés d’Horus. Après la victoire, il sera témoin de l’acquisition par le Maître de Guerre de la puissance nécessaire pour affronter l’Empereur, devenant un Champion des [[Dieux du Chaos|Dieux Sombres]] à part entière suite à son voyage dans le [[Royaume du Chaos]] à travers un portail Warp dissimulé par l’Empereur sur Molech.<ref>Informations issues de ''Les Fils de Lupercal - Vengeful Spirit Volume Un'', Chapitre Un - ''Le Mausolytica'' - ''Fraternité'' - ''Devenir un Dieu'', Chapitre Deux - ''Des Racines Solides'' - ''Molech'' - ''Le Feu de Medusa'', Chapitre Huit,  ''Le Dévoreur de Vies'', ''Confrontation'', ''L’Espoir Sans les Mensonges'', Chapitre Dix - ''Je Veux ce Vaisseau'' - ''Maître de Guerre'' - ''Passager Clandestin'', Chapitre Onze – ''Hurlements'' - ''Responsabilités'' - ''Invasion'' de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014<br/>
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Informations issues de ''La Bataille de Molech - Vengeful Spirit Volume Deux'', Chapitre Vingt-Trois - ''Le Prix du Sang'' - ''La Voie d'Obsidienne'' - ''Un Dieu Parmi les Hommes'', Chapitre Quatorze - ''La Flèche d’Apollon'' - ''Machine Détruite'' - ''Le Complexe d’Elektra'', Chapitre Vingt - ''La Bataille de Lupercalia'', Chapitre Vingt-Deux, ''Pas Ullanor'' - ''Voilà ce qu’Est la Peur'' - ''La Porte des Enfers'' de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.</ref>
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Plus tard, Horus le chargera de retrouver le Khan et de détruire sa Légion avant qu’il ne rallie Terra. Mortarion localisera la V<small><sup>e</sup></small> Légion dans la failles de Catullus et aux côtés des [[Emperor's Children]] commandés par le Seigneur Commandeur [[Eidolon]], il [[Bataille de Catullus|attaquera]] la flotte Loyaliste avant d’aborder le vaisseau amiral du Khan. Mais il fera face à des White Scars chargés de le retenir pendant que le Faucon s’enfuyait avec le reste de sa Légion dans un passage éphémère de [[la Toile]] qui permettra aux White Scars de rejoindre Terra.<ref>Informations issues de ''Le Chemin Céleste - La Fin de l'Orage Approche'', Chapitre Onze, Treize, Quinze, Vingt-Et-Un, Vingt-Quatre, Vingt-Sept de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.</ref>
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Après ces campagnes, Mortarion reçu des ordres d’Horus pour être l’avant-garde de l’invasion du Système Sol. Il fut rejoint par la flotte de Calas Typhon qui avait mené sa propre guerre durant des années. Retrouvant son ami sur le monde d’Ynys qu’il venait de ravager, il partagea sa peine après avoir appris la destruction de Barbarus par les [[Dark Angels]] de [[Lion El'Jonson]]. Jurant de se venger du Lion, il mit le cap vers Terra. Mais une fois entré dans l’Immaterium, Calas Typhon fit croire que les [[Navigator]]s de la flotte étaient des agents Loyalistes et les fit exécuter. La flotte de la Death Guard fut prise dans une puissante [[tempête Warp]] et sans Navigators, elle ne parvint ni à se diriger à travers le Warp, ni à s’en extraire pour retrouver la sécurité de la dimension matériel. Puis une horrible maladie se propagea dans la flotte, infectant les Astartes qui se transformèrent en des abominations bouffies sous les yeux impuissants de Mortation. Mais malgré leurs atroces souffrances, les Death Guards n’en moururent pas car leur constitution surnaturelle les préserva, devenant par là même leur pire ennemie. Ils endurèrent des souffrances inimaginables au grand désespoir de Mortarion qui vit par la même occasion la transformation de son ami Typhon en un champion du [[Chaos]] : Typhus. Il finit par ne plus pouvoir supporter cette agonie et en appela aux puissances de l’Immaterium, offrant son âme et sa Légion en échange de leur délivrance. Le Dieu du Chaos [[Nurgle]], Seigneur de la Décadence et Père des Maladies, répondit à son appel et accepta l’offre de Mortarion, transformant le Seigneur de la Mort en Prince Démon et ses Death Guards en [[Marine de la Peste|Marines de la Peste]].<ref>Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)<br/>
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Informations issues de ''La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard'', Intervalle I - ''Ante Mortem'', Intervalle II - ''Un Cheval Pâle'', Intervalle III - ''La Tombe Ouverte'' - Intervalle IV - ''Aucune Chair Épargnée'', Intervalle V - ''Immortel'', Intervalle VI - ''La Chute'', ''Coda'' de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.</ref>
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Devenu une horreur pestilentielle, Mortarion rejoignit Horus et ses frères lors du [[Bataille de Terra|Siège de Terra]] auquel il participa, se voyant remettre l’honneur de mener le premier assaut des [[Légions Renégates]] contre les remparts du [[Palais Impérial]]. Mais Horus fut tuer par l’Empereur et Mortarion dut se replier dans l’[[Œil de la Terreur]] où il reçut de la part de Nurgle la [[Planète de la Peste]] sur lequel il règne encore de nos jours.<ref>Informations issues de ''Siege of Terra - Les Égarés et les Damnés'', Chapitre Quinze - ''Rage et Déliquescence'' - ''Premier Capitaine'' - ''Le Bras Armé'' de HALEY GUY, Black Library, 2019<br/>
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Informations issues de ''Siege of Terra - Le Premier Rempart'', Chapitre Dix - ''Le Seigneur de Fer Déjoué'' - ''L’Aide d’un Sorcier'' - ''Percer la Lance des Étoiles'' de THORPE GAV, Black Library, 202<br/>
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Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard, V8 et résumées par Guilhem.</ref>
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Dix millénaires plus tard, [[Roboute Guilliman]] ressuscita et prit les rênes de l’Imperium assailli. Alors que la [[Grande Faille]] divisait la galaxie en deux suite à la [[Chute de Cadia]], Mortarion fut chargé par Nurgle de conquérir le royaume d’[[Ultramar]], le domaine du Fils Vengeur. Un violent conflit baptisé les [[Guerres de la Peste]] fit rage et Mortarion affronta Guilliman à Parmenio avant de le combattre de nouveau sur Iax. Mais Nurgle rappela le Seigneur de la Mort afin qu’il défende son domaine dans le monde matériel, les Astres Fléaux, attaqué par les Dieux du Chaos rivaux de sa divinité.
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<ref>Informations issues de ''Sombre Imperium'', Chapitre Cinq - ''La Clémence de Guilliman'', Chapitre Dix - ''Des Nouvelles D’Ultramar'', Chapitre Quatorze - ''Portepeste'', Chapitre Seize - ''Le Cortège de Ku’gath'', Chapitre Dix-Sept ''Mort en Illyria'', Chapitre Dix-Neuf - ''Mycota Profundis'', Chapitre Vingt-Deux - ''Theologica'' de HALEY GUY, Black Library, 2017<br/>
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Informations issues de Galaxy In Flames - Fate of Konor[https://web.archive.org/web/20170906222705/https://warhammer40000.com/galaxy-flames-fate-konor/]<br/>
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Informations issues de Warhammer 40K - Livre de Règles, V8 - Zone de Guerre : Ultramar<br/>
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Informations issues de ''Sombre Imperium - Guerre et Peste'', Chapitre Quatre - ''La Convocation de Ku’gath'', Chapitre Quatorze - ''La Voie de la Chair'', Chapitre Vingt - ''La Legio Oberon en Marche'', Chapitre Vingt-Deux - ''La Volonté de L’Empereur'', Chapitre Vingt-Trois - ''La Garde Pestilentielle Approche'', Chapitre Vingt-Cinq - ''Le Destin du Monde'', Chapitre Vingt-Six - ''Désengendrés'', Chapitre Vingt-Sept - ''Le Plan de l'Empereur'' de HALEY GUY, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.</ref>
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==Jeunesse sur Barbarus==
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Lorsque l’Empereur parcourait encore l’univers afin de sauver la galaxie de la régression, de la superstition et du mysticisme, Il créa les Primarques, des êtres surhumains. Cependant Son projet ne passa guère inaperçu, car un vortex aspira les fœtus des Primarques dans le Warp.
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Les vingt capsules d’incubation dérivèrent dans l’Immaterium et finalement, elles furent déposées sur diverses planètes de la galaxie. La capsule de celui qui allait devenir Mortarion, le Primarque de la Death Guard, échoua sur une planète nommée Barbarus.
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Barbarus était l’incarnation même de la terreur, le fief des Seigneurs de Guerre aussi appelés les Barbaruns Élus, des Xenos à l’apparence effrayante et cadavérique qui régnaient sur la population humaine locale du haut de leurs forteresses dans les montagnes, comme des seigneurs féodaux, et qu’ils terrorisaient et utilisaient pour leurs expériences maléfiques et néoromantiques. Les Barbaruns Élus étaient les maîtres incontestés de Barbarus, ne souffrant d’aucune menace venue d’en dessous ou de plus haut qu’eux pour remettre en cause leur domination. Privée de telles préoccupations extérieures pour donner cours à leurs penchants véniels et combatifs, leur cruauté innée s’envenimait encore si aucun exutoire ne lui était donné. Tous se tournaient régulièrement les uns contre les autres pour les motifs les plus dérisoires, une offense imaginaire, la résurgence d’une ancienne rancune, ou le simple désespoir de tant de monotonie, et tiraient une joie perverse à s’infliger réciproquement leur méchanceté. On prétendait que la race des seigneurs de guerre ne pouvait pas être tuée si facilement, du moins pas par des moyens compris des hommes, et les stigmates qu’ils se laissaient les uns aux autres étaient rares, en ces quelques occasions espacées où ils s’affrontaient face à face. Plus souvent, les dommages n’étaient pas portés en combat direct, mais à travers la destruction de leurs avoirs, et la brutalité incessante infligée aux hommes qui avaient la malchance de se trouver à leur service.
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Barbarus était un monde sombre, escarpé et montagneux, fait de marais primordiaux, de forêts tortueuses et enveloppées de brouillards vénéneux, de miasmes étouffants et de pluies acides assez fortes pour arracher la chair de l’os en un instant. C’est dans les forêts et les marécages des basses terres que les habitants humains de Barbarus, les "inférieurs", s’accrochaient à la vie, car les hauteurs des montagnes étaient trop toxiques pour leurs organismes. Ils vivaient dans des villages isolés et fortifiés du mieux qu’ils le pouvaient contre la venue de la nuit, vivant dans la terreur et la misère perpétuelles, que leurs seigneurs monstrueux viennent les dévorer. Ainsi l’existence des "inférieurs" sur Barbarus s’en trouvait-elle affectée. Être un humain sur ce monde baigné de brume, c’était naître pour ne connaître que la peur, rester au-dessous de toute considération, vivre en s’attendant à ce que la lame de la faucheuse puisse s’abattre à chaque nouvelle aube. Savoir que des individus anciens et horribles tenaient votre vie entre leurs mains griffues, en droit de la ruiner ou d’y mettre fin selon leurs caprices. S’était oser espérer que ces goules intelligentes considèrent votre existence comme trop indigne pour s’en préoccuper, et que leur désintérêt vous permettre de vivre encore une journée de plus
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Le plus puissant des Seigneur de Guerre se nommait Necare, le Seigneur de Guerre Suprême et un très puissant nécromant. Le Seigneur de Guerre Suprême avait une réputation de brutalité qui poussait même ses semblables à se méfier de lui, mais c’était aussi un être capricieux. Un jour s’était présenté où il avait noyé les sommets dans le sang d’un de ses rivaux, pour venir en personne, au lendemain du massacre, se gargariser du spectacle des dépouilles. Son ennemi avait cherché à lui cacher quelque chose, une découverte dont les esclaves du Seigneur de Guerre lui avaient dit qu’elle était tombée du ciel ; Necare avait donc décidé qu’il lui revenait de la posséder, par rancœur et par jalousie pure. Ce trésor n’était pas ce à quoi il s’attendait. Au milieu des champs de cadavres pourrissants dont les montagnes étaient jonchées, il entendit les cris d’un nouveau-né. Le Seigneur de Guerre trouva l'enfant et avait hésité au moment de le mettre à mort, intrigué par la résistance singulière dont il semblait faire preuve car il ressemblait à un inférieur, à un humain et aurait dû succomber. Necare racontera plus tard à son fils adoptif qu’il l’avait soupçonné d’être un [[mutant]], porteur d’une quelconque aberration et d’autres fois, il lui racontera les choses d’une façon différente, clamant que cette histoire d’enfant trouvé n’était qu’un mensonge qu’il avait concocté pour s’en divertir, et qu’en vérité, il était une de ses expériences ratées, créé à partir de matière génétique brute et d’inférieurs qu’il avait enlevés. Quelles que pouvaient bien être ses origines, l’enfant avait été revendiqué par Necare, qui lui avait donné son nom ; un mot de la forme dialectale du haut gothique pratiquée par les Barbaruns et qui signifiait "né de la mort". Le Seigneur Suprême éleva Mortarion comme son héritier, testant ses limites, et découvrant à quelle concentration de toxines l’enfant était capable de survivre, et s’était servi de ce savoir pour déterminer exactement à quelle altitude lui ériger les murs d’un domicile le long de la chaîne montagneuse : assez haut pour que l’atmosphère refrène ce garçon qui grandissait vite, loin des inférieurs dans les vallées d’en bas, et loin du propre château obscur de Necare, où il lui était interdit de s’aventurer. Il n’y aura rien dans cette association qui pût se rapprocher d’une certaine affection. Ce ne sera qu’une relation durement transactionnelle, complètement biaisée en faveur du père adoptif. Necare interdira au jeune Primarque de descendre dans les vallées, là où les inférieurs vivaient leur misérable existence. Le dos de Mortarion avait conservé les marques là où il avait été fouetté jusqu’à l’os, punit par Necare pour avoir une fois osé s’aventurer trop loin.
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Necare mettra régulièrement à l’épreuve Mortarion et s’il ne parvenait pas à gagner par la brutalité seule, c’était qu’il n’était pas assez fort et alors il serait traité comme un "inférieur". Ainsi, Mortarion fut jeté dans une fosse de canidés affamés, avant même de savoir marcher debout, dut escalader nu les falaises les plus escarpées sous une tempête acide torrentielle, après avoir été forcé à tuer de ses seules mains une légion de golems. Necare le jugeait toujours et se moquait de lui. Mortarion finit par prendre le parti de détester le raisonnement qui avait poussé son père d’adoption à le garder vivant, et certains jours sombres, il regrettait que le Seigneur de Guerre ne l’eût pas simplement tué quand il l’avait trouvé. Mortarion apprit à puiser dans ces émotions pour stimuler sa volonté de survivre, espérant trouver un jour des réponses sur ses origines quand il comprit qu’il était bien plus qu’un homme.
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Alors que Mortarion grandissait, Necare se servit de lui pour régler ses différents avec les autres Seigneurs de Guerre. Ainsi, un jour, le Seigneur de Guerre Hethemre s’était emparé de terres humaines dans lesquelles Necare prélevait ses "dîmes". Il refusa de les lui rendre et commença à massacrer chaque serf de la région et raser la terre détrempée et boueuse. Hethemre, avait invoqué de sous la terre morne des flammes sorcières couleur émeraude, et leurs grands affleurements explosifs avaient jailli des marais, embrasant tout du moulin de la Balafre jusqu’à la lande venteuse d’Hadeaen. Le moulin s’était mu comme un organisme vivant pour encercler les murs du hameau, et resserré afin de l’étouffer. Autre part, sur les routes des levées de terre, les caravanes avaient été prises à découvert sous les excrétions acides, lâchées par d’immenses vols de busards malades et engraissés. Le Seigneur de Guerre avait lâché une grande meute de revenants et de créatures assemblées et cousues dans l’espace confiné et humide d’un experimentum. Ces abominations traquèrent et massacrèrent les serfs humains survivants de Necare, pourchassant les survivants jusqu’au pied des grandes montagnes grises, mordant sur le territoire personnel de Necare. Mortarion fut envoyé occire les monstres d’Hethemre, alors que ceux-ci achevaient d’assassiner un groupe de survivants découverts dans une grotte peu profonde. Il était accompagné d’un groupe de soldats-golems - qui avaient été autrefois des hommes - et armé d’un lourd espadon à la lame rouillée et d’un pistolet à répétition à poudre noire. C’était une nouvelle mise à l’épreuve de Necare, car Mortarion ne possédait pas assez de troupes, de même que Necare aurait pu éliminer facilement les monstres d'Hethemre. Le Primarque affronta les non-morts dans une furieuse mêlée. C’est alors qu’un immense rampant à vapeur des Barbaruns Élus surgit. C’était une bête tueuse qui n’était qu’un agglomérat de morceaux humains et d’animaux, folle à cause de la douleur et soufflant par une double paire de narines dégoulinantes de morve, cousues à partir de ce qui avait été autrefois celles d’une paire de [[Grox]] d’élevage. D’un jet de bile vomit, elle éclata plusieurs des golems de Mortarion. Le Primarque se jeta sur ce corps bulbeux, distordu et qui s’équilibrait sur sept jambes musculeuses, certaines d’origine humaine, d’autres non, et une grappe d’yeux resserrés recouvrait une plaque frémissante de tissu charnel. Mais son espadon se brisa et sa vie fut menacée lorsqu’il fut aplatit contre le sol, tordant son armure et lui brisant les os. Il ne dut sa survit que par l’intervention de Necare qui apparut comme une lumière dorée, capturée dans la lame d’un cimeterre massif et dont l’éclat brillait plus fort que celui de la vérité. La lame rouillée trancha le membre qui le retenait cloué au sol et massacra la bête. Necare exprima sa déception, lui affirmant ce jour là que s’il échouait de nouveau, ses découpeurs s’occuperont de lui. Puis Necare rejoingnit les neiges empoisonnées qui recouvraient la roche morte et où l’air lui-même était si vicié que même Mortarion ne pouvait pas s’y rendre. Là se dressait le sombre manoir de Necare un lieu qui pour Mortarion était hors d’atteinte.
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Peu de temps après, la vie de Mortarion bascula.
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[[Fichier:JeuneMortarion.jpg|right|500px|thumb|La jeunesse de Mortarion sera celle d’un libérateur sur Barbarus.|link=https://www.artstation.com/artwork/gJWLbx]]Alors qu’il ruminait dans sa sombre citadelle face à son journal intime et entouré de tomes sur la guerre et les expériences macabres que Necare avait daigné lui donner, il entendit un bruit de mitraille. Une caravane de rampants à vapeur apparut sur la route qui grimpait à travers le col où se se trouvait sa citadelle. Mortarion vit une détonation se produire à l’intérieur d’un des rampants, un large modèle transporteur monté sur d’épaisses chenilles. La machine dérapa hors de la route et versa au fossé, en crachant de la fumée. C’était une récolte pour les expérimentations de Necare, destinée à souffrir dans les ateliers charnels du Seigneur de Guerre Suprême. Du lit de chargement éventré descendit un humain, vêtu de guenilles, secoué par des haut-le-cœur malgré le masque respirateur qu’il plaquait contre lui. C’était un jeune homme, trapu, aux airs de renard, les yeux écarquillés par la peur. Les véhicules d’escorte de la caravane, plus petits, interrompirent leur cheminement, et leurs portes se rétractèrent pour déployer des groupes de golems. Les assemblages de chair avait reniflé la trace du fugitif. Cette scène fascina le solitaire Mortarion qui la regarda sur le chemin de ronde autour de l’enceinte de sa citadelle, afin de mieux voir. Le jeune homme aida d’autres humains, et toute une marée d’entre eux se répandait de l’épave du rampant, un mélange d’hommes et de femmes de différents âge, robuste et paniqués. Puis le jeune homme vit Mortarion sur les murs de la citadelle, et courut dans sa direction, entraînant les autres derrière lui pour y chercher refuge. Quand le regard de Mortarion croisa celui du jeune homme, le Primarque ressentit pour la première fois de sa vie une connexion informe qui n’exista qu’un bref instant. Il observa le jeune homme faire face aux golems sur ses talons, et vit l’apparition d’une onde bizarre dans l’air autour de sa main, apparu soudainement et sans explication. Ce "pouvoir" fit tomber une des golems au sol, des serpents-lamproies blanches et fines jaillissant du sol et lui dévorant les jambes. Le jeune homme parvenait à les appeler d’une manière quelconque, une faculté que Mortarion ne connaissait qu’aux Seigneurs de Guerre. Puis le jeune homme hurla une question à Mortarion, lui demandant qui il était, ce qui troubla le Primarque. Le jeune homme l’appela à l’aide alors que les golems le maintenaient au sol pour le massacrer. Mortarion se demanda si cela était une nouvelle épreuve de Necare, mais une rage froide au point d’en devenir brûlante monta de son ventre : il saisit son piolet lourd et abattit les golems qui menaçaient le jeune fuyard blessé. Mortarion massacra les golems de sa propre demeure et sorti de sa citadelle pour venir en aide aux humains, proclamant ainsi sa trahison contre son cruel père adoptif.
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Alors qu’il courait, vers les golems, Mortarion dévida la longue chaîne d’acier entre la crosse de son pistolet en poivrière et le crochet à sa ceinture, et en fit un fouet métallique. Il taillada la première rangée des golems quand ils arrivèrent en courant à sa portée, les maillons acérés répandant en arcs autour de lui le sang et la chair déchirée. À ses cotés, le jeune homme se battait avec un morceau de cuivre corrodé qui lui servait de couteau. Le Primarque massacra les golems, les derniers s’enfuyant pour éviter son courroux. Le jeune homme le remercia pour son aide, même si il craignait Mortarion, connut pour être le fils de Necare, une filiation que le Primarque nia. Puis une sirène de guerre retentit et Mortarion sut que Necare descendait de son sommet, et qu’il amènerait avec lui sa désapprobation violente, sachant que Mortarion l’avait trahi. Le Primarque s’attendait à mourir pour ce qu’il avait fait, invitant le jeune homme et ses compagnons à s’enfuir, tout en le remerciant de lui avoir permit de faire pour la première fois de sa vie un choix. Le jeune homme l’invita à partir avec lui, dans le bas de la vallée avant que le jour se lève. Mais Mortarion rétorqua qu’il se feront rattrapés alors que si il restait, il pourrait gagner un temps précieux pour sa fuite et celle de ses compagnons. Le jeune homme eut une idée : il mania des conduites d’alimentation d’un rampant à l’arrêt et le carburant se mit à fuiter des valves de surcharge ouvertes qui inonda le pont. Mortarion s’élança derrière le jeune homme avant de s’arrêter en entendant la voix de Necare qui promit à son fils rebelle la mort si il ne revenait pas à lui. Mortarion le rejeta et armant son pistolet, il tira dans le carburant répandu, provoquant une explosion qui éventra le véhicule dans une boule de feu. Des cascades de pierres se décrochèrent et bloquèrent le col, le séparant de Necare. Puis il rejoignit le jeune homme, qui se présenta à lui sous le nom de Calas Typhon.
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Il arriva dans une bourgade de deux cent âmes qui s’appelait la Taille d’Heller. C’était une petite communauté sise dans une des vallées qui n’était guère constituée que de quelques domiciles groupés autour d’un bâtiment commun bas de toit, et d’entrepôts collectifs. Un large disque de champs de blé dur irradiait tout autour, fournissant ses récoltes aux habitants et du fourrage pour les animaux. Mortarion fit l’expérience de l’Humanité, découvrant les pleurs de joie et de l’affection entre les habitants. Mais beaucoup le craignait de même que Calas Typhon qui possédait des pouvoirs particuliers - un Psyker en réalité. Certains voulaient renvoyer les rescapés dans les griffes de Necare, de peur que le Seigneur Suprême revienne à la Taille d’Heller et ne l’anéantisse dans sa totalité pour avoir osé se rebeller contre sa battue. D’autres appelaient ouvertement à ce que Typhon et Mortarion soient mis à mort, malgré le fait que leur rôle avait été décisif dans ce sauvetage. En fin de compte, les deux compagnons trouvèrent refuge dans une étable à l’abandon en bordure du village, les habitants leur donnant du bois pour faire un feu et de la nourriture. Les jours s’écoulèrent et Necare ne vint pas le chercher et au bout d’un temps, la communauté revint à un certain équilibre. À la faible lumière du jour, ces gens robustes travaillaient aux champs et quand le soir tombait, ils se rassemblaient au centre de leurs habitations pour manger et se reposer ensemble. Mortarion entendit des sons étranges, et Typhon lui apprit que c’était des "chansons". Des semaines plus tard, Typhon lui proposa de quitter le village, car beaucoup d’habitants les rejetaient. Mortarion apprit de son compagnon qu’il était issu d’une union entre sa mère humaine et d’un Seigneur de Guerre, expliquant le rejet qu’il subissait depuis son plus jeune âge. Mais le Primarque ignorait où aller et il décida de changer les choses, d’offrir une autre vie aux humains qui vivaient dans la peur et l’angoisse. Il admirait la résistance de ce peuple et le ressentiment qui couvait en eux. Mortarion rejoignit les moissonneurs et s’engagea dans les champs. Le Primarque trouva les vestiges d’une charrue de coupe, l’ouvrit et s’empara d’un outil qui allait le caractériser pour le restant de ses jours : une grande faux, dont la hampe et le fer dense en croissant étaient trop lourds pour qu’aucun des inférieurs puisse les soulever, encore moins les manier. Mortarion se mit à l’ouvrage et chaque passage de sa faux couchait cinq fois plus de récolte qu’aucun geste des autres, qui ne mirent pas longtemps à se ranger dans son sillage, pour ramasser cette récolte plus rapidement. Peu à peu, Mortarion gagna leur respect. À la fin de la journée, le cri soudain d’un enfant retentit dans l’air. Des hommes avaient traîné une lourde charrette derrière eux, chargée de balles de blé dur, pour retourner dans la direction des remises, et une roue s’était mise dans une ornière cachée, brisant son axe avant de faire s’écrouler la charrette sur une enfant qui fut prise au piège sous la carriole. Personne ne pouvait soulever la carriole et le brouillard qui entourait le village s’avançait alors que la nuit tombait, un brouillard dans lequel des choses évoluaient. Mortarion prit alors à deux mains l’essieu de la charrette et souleva son poids conséquent sous le regard médusé des villageois face à cette fantastique force. L’enfant fut sauvée. Mais Calas lui apprit que des ennemis approchaient, et en effet, une forme noire parée d’une cape se dressa depuis les épis de blé encore sur pied, et filer à travers l’air en silence, décapitant l’un des villageois. D’autres formes spectrales se dessinèrent dans les profondeurs du banc de brouillard et Mortarion sut qu’un Seigneur de Guerre nommé Desalem, un vassal de Necare, les attaquait. Des soldats-golems surgirent et la bataille commença. Des villageois furent enlevés et emmenés dans le brouillard qui entourait le village, s’étouffant une fois à l’intérieur. Mortarion y entra afin de récupérer la grande faux laissé dans le champ. Il trouva Desalem et le plaqua au sol avec le plat de la faux et l’exécuta. La guerre de libération avait commencé.<ref>Informations issues de ''La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard'', Intervalle II - ''Un Cheval Pâle'', Intervalle III - ''La Tombe Ouverte'' - Intervalle IV - ''Aucune Chair Épargnée'' de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.</ref>
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===La Libération de Barabrus===
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Pendant huit années Mortarion et son lieutenant Calas Typhon inspirèrent les humains et organisèrent la guerre contre les Seigneurs de Guerre. Le Primarque et Typhon devinrent des frères d’armes et des amis, leur destin étant liés pour le meilleur et surtout pour le pire dans l’avenir. Mortarion alla sur une butte de granit grossier sur lequel s’était construit un camp de bandits, un groupe de crapules se surnommant eux-mêmes les Maussades. Mortarion, devenu pour le peuple de Barbarus le Faucheur d’Hommes, battit le chef des brigands en combat singulier et l’avait convaincu de se joindre à la guerre contre les Seigneurs. Une partie de leur accord avait concerné la cession de ces terres à la rébellion de Mortarion. Une cité prit racine, la première véritable cité libre de l’histoire de Barbarus y avait pris racine : Fort-sûr, un symbole pour tous ceux qui luttaient, un lieu où les humains pouvaient marcher sans peur sachant que ses hauts murs de pierre, ses portes de fer imprenables et les fusils des guerriers sur les remparts repousseraient tous les raids punitifs. L’alliance avec les Tyrans des Forges, de talentueux forgerons, assuraient armes et armures. Des battues cruelles furent organisés pour éliminer un à un les Seigneurs de Guerre et lentement, inexorablement, la situation se renversa sur tout Barbarus. Pour la première fois de mémoire d’homme, il y avait de l’espoir, ou du moins ce qui s’en approchait.
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Les compagnons d’armes de Mortarion formèrent une fraternité guerrière ayant reçu la marque du crâne sur fond de soleil pour indiquer leur rang et leur statut. Le crâne représentait l’ombre de la mort qui pesait sur les soldats et était à la fois leur alliée, tandis que l’astre à six pointes était supposé symboliser la lumière que cette liberté nouvelle allait apporter à Barbarus. Ceux marqués ainsi composaient la Death Guard de Mortarion, ses lames indestructibles dans sa guerre contre les seigneurs et ensemble, ils libérèrent les communautés et les vallées éloignées, dans les terres recouvertes de brume. Mortarion institua une tradition au sein de la Death Guard : boire ensemble des concoctions toxiques afin de s’assurer de la force et résistance des membres de leur fraternité guerrière, car défier le poison, les ténèbres et la douleur permettaient de tenir tête à la mort.
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Vers la fin de la guerre, la victoire était proche. Une grande partie de la planète était libérée du joug des oppresseurs, les Seigneurs de Guerres massacrés, de même que certains humains qui avaient, par peur ou habitude, défendus leurs oppresseurs. Lorsque Calas Typhon revint à Fort-sûr, victorieux d’une campagne, il apprit à Mortarion qu’un Seigneur de Guerre avait été abandonné par Necare, bien qu’étant de proches alliés. Necare était le dernier de son espèce et se terrait dans son antre, protégé par la toxicité de son environnement. Pour atteindre le Seigneur de Guerre Suprême, Mortarion proposa un plan. Dans l’armurerie de la Death Guard, Mortarion avait demandé aux Tyrans des Forges de concevoir de nouvelles armures complètement étanche, où aucune toxine ne pouvait affecter celui qui la portait. Ainsi équipé, Mortaron ambitionnait de mener une escouade d’élite de la Death Guard afin d’aller tuer Necare dans son antre, bravant les toxines mortelles de son environnement, une unité d’élite qui déploiera le "linceul" des Seigneurs de Guerre.
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Typhon avait une autre idée. Il avait capturé un Seigneur de Guerre, Volcral, et l’avait enfermé dans une cage. Typhon voulait arracher le secret de sa "magye" pour créer des golems afin de se constituer une armée capable de prendre d’assaut en masse le domaine de Necare. Mais Mortarion, dont la haine pour toute forme de sorcellerie était devenu sa caractéristique, refusa totalement, et ordonna à Typhon de tuer Volcral, ce qu’il fit. Puis Mortarion mit en application son plan. Après des mois de préparation et d’entraînement d’endurance, le Primarque partit avec son ami et une petite troupe équipée d’armures étanches. Il monta dans le brouillard toxique vers le château de Necare, situé dans les monts de l’Échine. En chemin, il retrouva son ancienne demeure, qui avait été réduite en ruine. Là, Mortarion et ses hommes subirent un bombardement soudain de dizaines de boules de feu depuis les remparts du château de Necare. À l’intérieur des projectiles incendiaires, des silhouettes humaines avec des griffes noires en sortirent en chancelant, attaquant la Death Guard. Mortarion ordonna de foncer vers le château de Necare afin d’éviter d’être touché par l’intense bombardement. Mais Typhon s’y opposa, ramenant Mortarion à la vérité en lui rappelant que Necare voulait justement l’enrager pour lui faire prendre des décisions irréfléchies. Mais le bombardement s’accentua et leurs armures furent endommagées, forçant une retraite précipitée. Durant le retrait, Mortarion ressentit une rage inédite et une haine passagère pour la faiblesse humaine de ses compagnons, lui rappelant sa nature extraordinaire et mystérieuse.
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Revenant à Fort-sûr, le Primarque découvrit que tous ses habitants avaient disparu, hormis un messager qui lui demandait de venir de toute urgence dans le village de la Taille d’Heller : un Aigle était arrivé !<ref>Informations issues de ''La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard'', Intervalle V - ''Immortel'', Intervalle VI - ''Seigneurs de la Mort'' de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.</ref>
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===Le Défi de l'Étranger===
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[[Fichier:MortarionBatailleFinaleDeBarbarus.jpg|right|500px|thumb|Mortarion escaladant la falaise pour atteindre la citadelle de Necare pour le combat final de la libération de Barbarus.|link=https://www.artstation.com/artwork/e0Wlmw]]L’engin que l’éclaireuse appelait "l’Aigle" se trouvait sur les vestiges des champs, au-dehors des murets écroulés du village de la Taille d’Heller. C’était un vaisseau en métal lustré et d’or avec une coque principale effilée fusionnant de manière lisse avec de larges ailes inversées et des surfaces portantes ventrales. Y était écrit "Ave Imperator". Mortarion s’avança vers le vaisseau, vers la seule entrée visible, furieux que sa tentative d’assaut du domaine de Necare ait été oublié par ses compagnons qui ne parlaient que de l’Aigle qui leur avait apporté nourriture et médicaments, ainsi que des récits d’une empire humain dans les étoiles. Ils lui parlèrent d’un l’Étranger qui les avait aidé à mettre fin à la bataille sur les plaines. Mais Mortarion était méfiant devant cette soudaine apparition d’un inconnu chargé de cadeaux au soir de sa bataille la plus éprouvante. C’était supposé être un jour de délivrance pour Barbarus et son triomphe, et l’Étranger était apparu et lui avait volé sa gloire. Le Primarque pénétra dans le vaisseau et y trouva assis à une table des dirigeants du cadre de soutien civil aux côtés des guerriers de la Death Guard que Mortarion avait laissés en charge à sa place. Et avec eux se trouvait… Lui. Un regard sombre, à la fois clair et sans fond, et qui paraissait ancien, un visage patricien à la peau bronzée comme un vieux cuir, et de cheveux noirs qui pendaient jusqu’aux épaule. L’Étranger en lourde armure d’or s’avança devant Mortarion, se présentant comme un ami et affirmant qu’Il était à sa recherche. Il y avait chez cet homme à la peau cuivrée un aspect familier qui n’avait pu échapper à Mortarion, sentant instinctivement qu’il le connaissait. L’Étranger proposa que Barbarus intègre l’Imperium et de bénéficier de Ses technologies. Il promit d’expliquer les origines de Motarion, de détruire les Seigneurs de Guerre et de purger la souillure toxique de Barbarus, mais Mortarion s’en moquait, rejetant d’emblée les propositions de l’Étranger. Il proclama qu’il était né sur Barbarus et que la Death Guard était sa seule famille. L’Étranger lui proposa alors un défi : si Mortarion éliminait Necare de sa main, alors Il partira pour toujours, mais si il échouait, alors Barbarus rejoindra l'Imperium de l’Humanité, et Mortarion et sa Death Guard lui jureront allégeance. Mortarion accepta ces conditions.
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Le Primarque alla chercher une nouvelle armure étanche et parti seul vers la citadelle de Necare. Il gravit le schiste glissant des hauts éperons alors que chaque respiration lui réclamait un effort. Sa faux de combat à son côté, Mortarion continuait son avance, en se hissant, un pas brutal après l’autre, toujours plus près des tours noires et menaçantes de la citadelle finale. Les plaques extérieures de son armure se corrodaient déjà, à mesure que le brouillard acide autour de lui ternissait le reflet du métal et affaiblissait sa structure. Les sangles de cuir traité se dissolvaient mais Mortarion ne s’en soucia pas et continua. Il parvient à atteindra le château de Necare, se retrouvant au pied de portes immenses forgées de fer noir, encastrées dans une tour qui disparaissait dans la brume noir-orange. Necare apparu soudainement. Mortarion essaya de basculer sa faux dans une posture d’attaque, mais le tremblement de ses bras échappa à son contrôle, et il perdit toute prise sur l’arme. Celle-ci tomba dans la terre retournée, et commença à se flétrir comme du bois pourrissant. Le poison dans l’atmosphère parut s’épaissir, s’agglomérer autour de Necare, et se tendit en vrilles nébuleuses pour l’étouffer. Mortarion s’étranglait et chancelait. Necare le regarda s’étouffer en se moquant de lui. Puis Mortarion entendit une voix obscure qui le suivit par terre, des mots qui résonnaient en chœur bourdonnant, et le frappaient comme des coups physiques. Puis un grondement de flammes dorées trancha dans l’air au-dessus de Mortarion qui vit la brume elle-même se désagréger dans le sillage d’une grande épée à large lame, faite d’un métal brillant. L’Étranger sectionna Necare au travers du thorax tuant sur le coup le Seigneur de Guerre Suprême dont le torse se désincarna en épais panaches de cendres sales que le vent emporta avant d’avoir touché le sol. L’Empereur s’avança vers lui et révéla qu’Il était Son père. Mais Mortarion ne vit que sa victoire, dont il rêvait depuis longtemps, lui être arraché, créant une haine envers le Maître de l’Humanité qui ne le quittera plus. Puis il s’évanouit.<ref>Informations issues de ''La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard'', Intervalle VI - ''Seigneurs de la Mort'', Intervalle VII - ''La Chute'' de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.</ref>
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À son réveil, Mortarion tint parole et lui et sa Death Guard jurèrent fidélité à l’Étranger. Ce n’est qu’alors que l’Empereur révéla au jeune Primarque qu’Il était Son créateur et qu’Il lui confia le commandement de la quatorzième Legiones Astartes. Mortarion rencontra avec l’élite des cohortes de Barbarus à ses côtés, et des centaines d’autres combattants derrière lui, les Astartes de la XIV<small><sup>e</sup></small> Légion, les Dusk Raiders. Il leur annonça qu’ils étaient à présent la Death Guard.<ref>Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)<br/>
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Informations issues de ''La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend'', Chapitre Cinq - ''Des Choix'' - ''Présages'' - ''Extremis'' de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.</ref>
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Mortarion séjourna un temps sur Terra avant de se lancer dans la Grande Croisade. Là, dans le Palais Impérial, il trouva une entrée gigantesque en travaux, un portail de trois cents mètres de section, renforcé d’une chape d’[[adamantium]] et entouré de runes de l’ancienne Terre. [[Malcador le Sigillite]], le bras droit de l'Empereur, vint le trouver. Le Primarque lui demanda ce qu’était cette construction mais Malcador l’invita "gentiment" à s’éloigner de cette porte. Mortarion exprima sa haine du Sigillite, jurant de le briser un jour. Malcador ramena néanmoins Mortarion dans ses quartiers privés, très haut sur les pentes surplombant la vaste étendue des grands halls et des flèches du palais. Le Primarque exigea de voir le Maître de l’Humanité, car il s’impatienta, et voulait partir en guerre. Mais Malcador lui fit comprendre que l’Empereur était indisponible. Mortarion pensait être traité différemment de ses frères, se voyant prisonnier et ignoré par l’Empereur, bien que Malcador lui assura que cela n’était pas le cas. Le Seigneur de la Mort s’énerva, ne voyant qu’en Malcador qu’un hypocrite qui prônait la [[Vérité Impériale]] athée tout en se baignant dans la sorcellerie, car il était un Psyker. Mortarion demanda de nouveau quelle était l’objectif des travaux menés dans le portail, mais Malcador éluda la question. Furieux, le Primarque saisit violemment le vieil homme car le cou et le souleva, tout en crachant sa haine pour sa nature de Psyker avant de le relâcher. Mortarion affirma qu’il refusait de faire la Grande Croisade tant qu’un seul "sorcier" se trouvait parmi eux. Finalement, Malcador décida de montrer quelque chose à Mortarion afin de le convaincre de mener à bien la Grande Croisade et de tolérer un temps les Psykers. Il l’emmena à travers une double porte en ébène depuis des quartiers privés, menant vers une chambre normalement interdite à tous, à l’exception du Sigillite et de l’Empereur Lui-même. Mortarion pénétra avec Malcador dans une pièce étroite, dont le mobilier se résumait à une table longue et basse drapée de soie noire. Les portes qui se refermèrent derrière lui le plongea dans une obscurité de velours. Un [[Holoprojecteur|hololithe]] s’alluma par-dessus la table : c’était une carte qui montrait une planète du nom de Nikaea. Mortarion vit des images pluvieuses, de grands engins stellaires du [[Adeptus Mechanicus|Mechanicum]] suspendus en orbite basse, des rampants de terraformation descendus à travers l’atmosphère volatile et un énorme complexe qui s’élevait d’un paysage désolé de cendre volcanique, en irradiant autour d’une grande arène centrale. Le Primarque apprit de Malcador que l’Empereur avait conscience du problème que posait les Psykers et qu’Il travaillait sans relâche afin que l’Imperium puisse un jour se passer des Navigators ou des Archivistes Space Marines. Nikaea devait un jour trancher cette question et que Mortaron aurait son rôle à jouer, qu’il devra y défendre sa cause sous les yeux de l’Imperium tout entier. Mais avant cela, Malcador lui demanda juste de la patience, car il fallait d’abord bâtir un empire à l’aide des Psykers cités. L’attitude de Mortarion changea et il demanda au Sigilite de lui en dire plus…<ref>Informations issues de ''La Guerre Éternelle : Démonologie'' WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.</ref>
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==La Grande Croisade==
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Mortarion cultiva l’inflexibilité, l’absence de pitié et la résistance de sa Légion qu’il baptisa la Death Guard, ainsi que les nombreux succès qu’il remporta. Toutefois, il ne s’intégra pourtant jamais vraiment à la société impériale du fait de son tempérament sombre et sauvage. Il restait étranger à la franche camaraderie qui unissait ses frères, ne créant que des liens avec Konrad Curze, le ''Night Haunter'', et surtout avec Horus Lupercal, qui reconnaissait la valeur de sa Death Guard, la plaçant souvent au centre de sa ligne de combat. La Légion de Mortarion était en effet une enclume inamovible. Le Seigneur de la Mort prit le commandement de sa nouvelle Légion avec autoritarisme et sévérité. Il était froid et distant avec ses fils mais ces derniers le vénéraient et lui obéissaient sans la moindre hésitation. Mortarion vit en eux l’occasion de poursuivre ce qu’il avait commencé sur Barbarus : mettre à bas les tyrans, à l’instar des Seigneurs de Guerre. Pour cela, il fit de la Death Guard l’infanterie ultime, polyvalente et autonome, spécialisée dans l’utilisation d’un équipement robuste et fiable, facile à entretenir et à ravitailler. L’objectif était de broyer l’ennemi sous des assauts implacables et bien que dénuées de toute inventivité, ces tactiques étaient efficaces en dépit de leur simplicité.
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Mortarion était plus proche d’Horus que de l’Empereur, car le premier reconnaissait son mérite, étant donné qu’il combattait souvent à ses côtés. Le Seigneur de la Mort trouva dans le charismatique Horus un mentor qui comprenait ses désirs et appréciait ses méthodes. Il est dit que l’Empereur ne se souciait pas de ce rapprochement, considérant que la loyauté de Son fils envers Horus signifiait de facto sa loyauté envers Lui. L’histoire montrera que l’Empereur s’était lourdement trompé…<ref>Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002) et résumées par Guilhem.</ref>
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*'''''Pour plus de détails, voir l’article dédié : la [[Death Guard]]'''''
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Mortarion possède les Équipements suivants :
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*'''Silence :''' Mortarion manie une faux gigantesque nommée ''Silence'', dont la hampe tordue est aussi longue que son détenteur est grand. Avec son fil acéré et dentelé, cette arme démesurée peut sectionner toute une ligne de fantassins. Mue par la force surnaturelle de Mortarion, ''Silence'' a décapité des héros et tranché des chars, éviscéré des [[Démon Majeur|Démons Majeurs]] et même coupé une jambe à un [[Titan Reaver|Titan de ligne Reaver]]. Un défilé interminable de champions et de chefs de guerre a succombé à la faux du moissonneur, souillée par le sang de mondes entiers. Ce n’est pas seulement sa puissance brute qui rend ''Silence'' aussi redoutable. Un Démon de la peste réside dans l’encensoir qui surmonte sa hampe. Le pouvoir venimeux de l’entité fait de la moindre entaille de la faux une plaie fatale. Il imprègne aussi les volutes de fumée porteuse de lèpre que la faux répand à chaque coup, et en fait l’anathème de toute chose. Le métal rouille et la chair pourrissent à son contact, réduisant l’ennemi à l’état de cadavre putride.
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*''' Lanterne :''' Chaque décharge de la ''Lanterne'' réduit des ennemis en cendres emportées par le vent.
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=Sources=
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*COUNTER BEN, ''La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle'', Black Library, 2006
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*HALEY GUY, ''Sombre Imperium'', Black Library, 2017
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*HALEY GUY, ''Sombre Imperium - Guerre et Peste'', Black Library, 2018
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*HALEY GUY, ''Siege of Terra - Les Égarés et les Damnés'', Black Library, 2019
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*McNEILL GRAHAM, ''Les Fils de Lupercal - Vengeful Spirit Volume Un'', Black Library, 2014
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*McNEILL GRAHAM, ''La Bataille de Molech - Vengeful Spirit Volume Deux'', Black Library, 2014
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*SWALLOW JAMES, ''La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend'', Black Library, 2007
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*SWALLOW JAMES, ''La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard'', Black Library, 2019
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*WRAIGHT CHRIS, ''White Scars - Une Légion Divisée'', Black Library, 2014
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*WRAIGHT CHRIS, ''La Guerre Éternelle : Démonologie, Black Library, 2016
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*WRAIGHT CHRIS, ''Le Chemin Céleste - La Fin de l'Orage Approche'', Black Library, 2017
 
*Codex Heretic Astartes Death Guard, V8
 
*Codex Heretic Astartes Death Guard, V8
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*Warhammer 40K - Livre de Règles, V8
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*The Horus Heresy, Book One - Betrayal
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*Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)
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*Galaxy In Flames - Fate of Konor
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Version du 27 mars 2020 à 00:04

EnProgrès.jpg
Artikle pô fini. J’suis en train d’mettre ça
kom il fô pour k’ça soit tout bô tout bien !
- Krapull Kass’Krane, Mékano
et scribe stagiaire Ork.


« La douleur est une illusion des sens, la peur une illusion de l’esprit. Au-delà de ces seules notions, la mort nous attend en tant que seul juge. »
- Le Primarque Mortarion.
Mortarion, Le Roi Pâle, Le Maître de la Death Guard, Le Voyageur, Le Libérateur Redouté de Barbarus, Le Seigneur de la Mort, Prince Démon de Nurgle, Primarque de la Death Guard.
Le Roi Pâle. Le Maître de la Death Guard. Le Voyageur. Le Libérateur Redouté de Barbarus. Le Seigneur de la Mort. Prince Démon de Nurgle. Le sinistre et obscur Mortarion était le Primarque et le commandant de la Légion de la Death Guard. Il fut élevé dans un monde de cauchemars, de secrets et d’horreurs mécaniques où les humains étaient chassés comme des animaux. Les ténèbres qui l’entouraient s’infiltrèrent dans son âme et ne le quitteront plus jamais. Férocement motivé et implacable, le Faucheur a dirigé sa Légion pour en faire une libératrice courroucée, un spectre de la mort et du jugement pour qui aucun champ de bataille n’était insurmontable et aucun ennemi trop terrible à affronter. Avec des mensonges et des demi-vérités, Horus a fait pencher la loyauté de Mortarion en sa faveur, et le prix que lui et sa Légion payèrent pour leur rôle dans l’Hérésie fut un cauchemar au-delà de toute imagination.[1]

Dans les légendes poussiéreuses qui avaient perduré de l’histoire des vieux états-nations de Terra, comme la Mérique, l’ancienne Ursh et l’Oséanie, il existait le mythe d’une créature surgissant à pas lents des ténèbres pour emporter les esprits défunts, un individu squelettique, l’incarnation qui fauchait les âmes comme sur un champ de blé. Ce n’était là que les spéculations des superstitieux et des craintifs. Et pourtant, Mortarion était le reflet même de cette figure emblématique. Haut et émacié, Mortarion était paré de plaques de cuivre nu et de céramite d’un blanc cadavérique. Une longue cape vert sombre pendait de ses épaulières à haut bord. Des crânes accrochés à sa ceinture s’entrechoquaient au bout de courtes chaînes ; certains humains, certains Xenos. Un long pistolet à large canon était niché parmi eux, et sa poignée était cloutée d’un décompte de ses victimes sous forme de rivets de bronze. Ses yeux étaient d’ambre, et scintillaient sous l’ombre profonde de son capuchon élimé. Sa tête comme son visage exsangue étaient glabres et grêlés de marques, sa bouche et son cou cachés par un haut gorgerin, dont s’exhalaient des volutes de vapeur grise au rythme de sa respiration. Une grille respiratoire ornementée couvrait la partie inférieure de son visage tandis que des enroulements de gaz huileux se répandaient par les lignes de son armure, dégoulinant le long des surfaces peintes de crânes, et sifflant au contact du sol. Les tubes qui couraient depuis la grille faciale gargouillaient de fluides et son souffle lui venait par sifflements encombrés. Les seules autres parures de Mortarion étaient un chapelet d’encensoirs ronds en airain, lesquels contenaient eux aussi des éléments de la haute atmosphère empoisonnée de son monde d’adoption. On racontait que Mortarion les reniflait parfois comme un connaisseur aurait humé de bons vins, ou qu’il les lançait parmi les rangs de l’ennemi pour le faire suffoquer.[2]

Mortarion a grandi sur Barbarus, un monde abominable perpétuellement recouvert de vapeurs empoisonnées, et dont les montagnes escarpées étaient le fief des puissants Seigneurs de Guerre, ou Barbaruns Élus, des Xenos manipulant la sorcellerie et des arts nécromantiques abjects. La population humaine vivait dans les vallées sous une chape de brumes étouffantes et étaient terrorisée et chassés pour le bon plaisir des immortels Seigneurs de Guerre qui passaient leur temps à s’affronter. Le plus puissant des Seigneur de Guerre se nommait Necare et un jour où il se tenait victorieux au milieu d’un champ de bataille, le silence macabre fut brisé par les cris d’un bébé. Guidé par les pleurs, il trouva l’enfant et faillit le tuer, mais il se ravisa en considérant qu’aucun humain ordinaire n’aurait pu respirer les miasmes empoisonnés des hauteurs de Barbarus, et encore moins un bébé. Il l’emmena avec lui, réalisant alors qu’il venait de se trouver à la fois un fils et un héritier. Il baptisa l’enfant né dans un champ de cadavres Mortarion : né de la mort. Mortarion sera élevé par Necare, lui interdisant aucun contact avec les humains de Barbarus, pour devenir une arme au service du cruel Seigneur de Guerre. Il sera maltraité et cruellement mis à l’épreuve. Un jour, il rencontrera un jeune homme qui s’évadera d’un convoi de récolte rempli d’humains pour les expérimentations de Necare, un certain Calas Typhon, celui qui deviendra son ami et le responsable de sa perte. Typhon convaincra Mortarion de venir avec lui et ainsi, le Primarque découvrit ses semblables humains, vivant dans la misère et la terreur, mais animés d’un féroce désir de vivre. Mortarion décidera de les libérer du joug des Seigneurs de Guerre et avec Calas Typhon à ses côtés, il entraînera et organisera l’Humanité de cette planète en une armée organisée afin de mener les luttes contre les hordes d’abominations nécromantiques des Seigneurs de Guerre. Les plus proches compagnons d’armes de Mortarion deviendront sa Death Guard, l’élite de cette armée de libération qui après des années de combats, éliminera tout les Seigneurs de Guerre de Barbarus, hormis Necare, enfermé dans son château en haut des montagnes, protégé par un brouillard de toxines trop mortel pour les humains et même pour Mortarion. Lorsque l’Empereur se rendit sur Barbarus, Mortarion était sur le point de remporter la victoire finale contre les suzerains des charniers. C’était la lutte de sa vie, mais l’Empereur la dédaigna comme un désagrément mineur, un détail de Sa Grande Croisade. Pire, quand Mortarion chercha à abattre Necare mais échoua faute de supporter la toxicité de son antre, l’Empereur tua la créature, sauvant la vie du Primarque mais en s’attirant sa rancœur à jamais. Ce fut peut-être à ce moment que les germes de la félonie furent plantés en Mortarion.[3]

Mortarion combattra durant la Grande Croisade les ennemis de l’Humanité à la tête de la XIVe Légion, qu’il rebaptisera la Death Guard en hommage à sa première armée. Le Primarque entraîna sa Légion pour en faire une infanterie robuste qui broyait l’ennemi sous des assauts implacables. Mais il était froid et distant avec ses fils et ne créa que peu de liens avec ses frères Primarques, à l’exception de Konrad Curze et surtout avec Horus Lupercal, qui reconnu la grande efficacité du Seigneur de la Mort, favorisant un rapprochement entre eux qui se mua chez Mortarion en une loyauté envers le Primarque des Luna Wolves. Il participera au Triomphe d'Ullanor, saluant l’avènement d’Horus comme nouveau Maître de Guerre de l’Imperium, tout en exprimant sa crainte du déséquilibre que cette ascension allait créer au sein de la fratrie des fils de l'Empereur.[4]

Le Seigneur de la Mort va se caractériser pour sa haine farouche de la "sorcellerie" - les arts du Warp en somme - et des Psykers en général. Les Seigneurs de Guerre de Barbarus faisaient usage de tels pouvoirs pour animer leurs armées de poupées de chair, si bien que le Primarque se méfia pour le restant de son existence des sorciers et des nécromants. Il ira jusqu’à interdire à Calas Typhon, son plus proche compagnon devenu le Premier Capitaine de la Death Guard, d’utiliser ses pouvoirs psychiques. Mortarion deviendra l’un des plus virulents détracteurs du Projet Librarius de Magnus le Rouge et lors du Concile de Nikaea, il prononcera un très violent discours contre les Psykers et le Roi Pourpre. L’Édit de Nikaea, qui interdira l’usage des Archivistes Space Marines et le démembrement du Librarius, sera perçu par Mortarion comme une grande victoire. [5]

Puis il fut approché par le Maître de Guerre qui préparait sa rébellion. Mortarion espérait l’avènement d’un âge de justice et la chute du tyran qu’était devenu à ses yeux le Maître de l’Humanité. Le Seigneur de la Mort sera l’un des premiers Primarques avec Fulgrim et Angron à se déclarer partisan d’Horus. Il prépara la purge de sa Légion, testant les loyautés de ses guerriers, notamment celle du Capitaine Nathaniel Garro, qui s’était distingué à ses côtés lors d’une bataille contre une pernicieusement race Xenos. Il envoya par la suite les Death Guards Loyalistes périr sur Isstvan III. Mortarion participera aux combats sur cette planète contre les derniers carrés de Loyalistes qui résistaient aux Traîtres avant de rallier Isstvan V. Là, il affrontera les Légions des Iron Hands, des Salamanders et de la Raven Guard, fauchant les Loyalistes durant l’assaut de la Dépression d’Urgall. Lorsque les Légions des Iron Warriors, des Word Bearers, des Night Lords et de l’Alpha Legion encercleront les trois Legiones Astartes, il participa au massacre qui s’en suivit lorsque ces quatre Légions proclamèrent leurs allégeances à Horus.[6]

Alors que l’Hérésie d’Horus débutait et se propageait, Mortarion rejoignit la surface ravagée de Prospero où se trouvait un Jaghatai Khan en quête de réponse sur les événements qui avaient mené à la guerre civile. Il affronta en duel le Faucon de Chogoris dans les ruines de Tizca avant de se replier lorsque sa flotte fut attaquée par les White Scars. Furieux de s’être fait humilié par le Khan, Mortarion se dirigera vers le monde-bibliothèque de Terathalion qu’il fera bombarder sans pitié avant d’ordonner l’extermination des milliards de citoyens de ce monde. Il y capturera une femme qui était en réalité possédé par un Démon de Tzeentch. Mortarion usera pour la première fois de la sorcellerie qu’il détestait tant pour expérimenter le bannissement des entités du Warp.[7]

Mortarion a ensuite rejoint Horus sur le monde de Réside, après la victoire d’Horus. En compagnie d’un Fulgrim devenu un Prince Démon de Slaanesh, il apprendra d’Horus que sur le Monde Chevalier de Molech se trouvait un grand pouvoir que l’Empereur avait acquis voilà des éons. Mais il sera grièvement blessé lorsque trois Fire Raptors pilotés par les guerriers du commandant Iron Hand Shadrak Meduson attaqueront les trois Primarques. Remis de ses blessures, il participera à la Bataille de Molech aux côtés d’Horus. Après la victoire, il sera témoin de l’acquisition par le Maître de Guerre de la puissance nécessaire pour affronter l’Empereur, devenant un Champion des Dieux Sombres à part entière suite à son voyage dans le Royaume du Chaos à travers un portail Warp dissimulé par l’Empereur sur Molech.[8]

Plus tard, Horus le chargera de retrouver le Khan et de détruire sa Légion avant qu’il ne rallie Terra. Mortarion localisera la Ve Légion dans la failles de Catullus et aux côtés des Emperor's Children commandés par le Seigneur Commandeur Eidolon, il attaquera la flotte Loyaliste avant d’aborder le vaisseau amiral du Khan. Mais il fera face à des White Scars chargés de le retenir pendant que le Faucon s’enfuyait avec le reste de sa Légion dans un passage éphémère de la Toile qui permettra aux White Scars de rejoindre Terra.[9]

Après ces campagnes, Mortarion reçu des ordres d’Horus pour être l’avant-garde de l’invasion du Système Sol. Il fut rejoint par la flotte de Calas Typhon qui avait mené sa propre guerre durant des années. Retrouvant son ami sur le monde d’Ynys qu’il venait de ravager, il partagea sa peine après avoir appris la destruction de Barbarus par les Dark Angels de Lion El'Jonson. Jurant de se venger du Lion, il mit le cap vers Terra. Mais une fois entré dans l’Immaterium, Calas Typhon fit croire que les Navigators de la flotte étaient des agents Loyalistes et les fit exécuter. La flotte de la Death Guard fut prise dans une puissante tempête Warp et sans Navigators, elle ne parvint ni à se diriger à travers le Warp, ni à s’en extraire pour retrouver la sécurité de la dimension matériel. Puis une horrible maladie se propagea dans la flotte, infectant les Astartes qui se transformèrent en des abominations bouffies sous les yeux impuissants de Mortation. Mais malgré leurs atroces souffrances, les Death Guards n’en moururent pas car leur constitution surnaturelle les préserva, devenant par là même leur pire ennemie. Ils endurèrent des souffrances inimaginables au grand désespoir de Mortarion qui vit par la même occasion la transformation de son ami Typhon en un champion du Chaos : Typhus. Il finit par ne plus pouvoir supporter cette agonie et en appela aux puissances de l’Immaterium, offrant son âme et sa Légion en échange de leur délivrance. Le Dieu du Chaos Nurgle, Seigneur de la Décadence et Père des Maladies, répondit à son appel et accepta l’offre de Mortarion, transformant le Seigneur de la Mort en Prince Démon et ses Death Guards en Marines de la Peste.[10]

Devenu une horreur pestilentielle, Mortarion rejoignit Horus et ses frères lors du Siège de Terra auquel il participa, se voyant remettre l’honneur de mener le premier assaut des Légions Renégates contre les remparts du Palais Impérial. Mais Horus fut tuer par l’Empereur et Mortarion dut se replier dans l’Œil de la Terreur où il reçut de la part de Nurgle la Planète de la Peste sur lequel il règne encore de nos jours.[11]

Dix millénaires plus tard, Roboute Guilliman ressuscita et prit les rênes de l’Imperium assailli. Alors que la Grande Faille divisait la galaxie en deux suite à la Chute de Cadia, Mortarion fut chargé par Nurgle de conquérir le royaume d’Ultramar, le domaine du Fils Vengeur. Un violent conflit baptisé les Guerres de la Peste fit rage et Mortarion affronta Guilliman à Parmenio avant de le combattre de nouveau sur Iax. Mais Nurgle rappela le Seigneur de la Mort afin qu’il défende son domaine dans le monde matériel, les Astres Fléaux, attaqué par les Dieux du Chaos rivaux de sa divinité. [12]

Jeunesse sur Barbarus

Lorsque l’Empereur parcourait encore l’univers afin de sauver la galaxie de la régression, de la superstition et du mysticisme, Il créa les Primarques, des êtres surhumains. Cependant Son projet ne passa guère inaperçu, car un vortex aspira les fœtus des Primarques dans le Warp.

Les vingt capsules d’incubation dérivèrent dans l’Immaterium et finalement, elles furent déposées sur diverses planètes de la galaxie. La capsule de celui qui allait devenir Mortarion, le Primarque de la Death Guard, échoua sur une planète nommée Barbarus.

Barbarus était l’incarnation même de la terreur, le fief des Seigneurs de Guerre aussi appelés les Barbaruns Élus, des Xenos à l’apparence effrayante et cadavérique qui régnaient sur la population humaine locale du haut de leurs forteresses dans les montagnes, comme des seigneurs féodaux, et qu’ils terrorisaient et utilisaient pour leurs expériences maléfiques et néoromantiques. Les Barbaruns Élus étaient les maîtres incontestés de Barbarus, ne souffrant d’aucune menace venue d’en dessous ou de plus haut qu’eux pour remettre en cause leur domination. Privée de telles préoccupations extérieures pour donner cours à leurs penchants véniels et combatifs, leur cruauté innée s’envenimait encore si aucun exutoire ne lui était donné. Tous se tournaient régulièrement les uns contre les autres pour les motifs les plus dérisoires, une offense imaginaire, la résurgence d’une ancienne rancune, ou le simple désespoir de tant de monotonie, et tiraient une joie perverse à s’infliger réciproquement leur méchanceté. On prétendait que la race des seigneurs de guerre ne pouvait pas être tuée si facilement, du moins pas par des moyens compris des hommes, et les stigmates qu’ils se laissaient les uns aux autres étaient rares, en ces quelques occasions espacées où ils s’affrontaient face à face. Plus souvent, les dommages n’étaient pas portés en combat direct, mais à travers la destruction de leurs avoirs, et la brutalité incessante infligée aux hommes qui avaient la malchance de se trouver à leur service.

Barbarus était un monde sombre, escarpé et montagneux, fait de marais primordiaux, de forêts tortueuses et enveloppées de brouillards vénéneux, de miasmes étouffants et de pluies acides assez fortes pour arracher la chair de l’os en un instant. C’est dans les forêts et les marécages des basses terres que les habitants humains de Barbarus, les "inférieurs", s’accrochaient à la vie, car les hauteurs des montagnes étaient trop toxiques pour leurs organismes. Ils vivaient dans des villages isolés et fortifiés du mieux qu’ils le pouvaient contre la venue de la nuit, vivant dans la terreur et la misère perpétuelles, que leurs seigneurs monstrueux viennent les dévorer. Ainsi l’existence des "inférieurs" sur Barbarus s’en trouvait-elle affectée. Être un humain sur ce monde baigné de brume, c’était naître pour ne connaître que la peur, rester au-dessous de toute considération, vivre en s’attendant à ce que la lame de la faucheuse puisse s’abattre à chaque nouvelle aube. Savoir que des individus anciens et horribles tenaient votre vie entre leurs mains griffues, en droit de la ruiner ou d’y mettre fin selon leurs caprices. S’était oser espérer que ces goules intelligentes considèrent votre existence comme trop indigne pour s’en préoccuper, et que leur désintérêt vous permettre de vivre encore une journée de plus

Le plus puissant des Seigneur de Guerre se nommait Necare, le Seigneur de Guerre Suprême et un très puissant nécromant. Le Seigneur de Guerre Suprême avait une réputation de brutalité qui poussait même ses semblables à se méfier de lui, mais c’était aussi un être capricieux. Un jour s’était présenté où il avait noyé les sommets dans le sang d’un de ses rivaux, pour venir en personne, au lendemain du massacre, se gargariser du spectacle des dépouilles. Son ennemi avait cherché à lui cacher quelque chose, une découverte dont les esclaves du Seigneur de Guerre lui avaient dit qu’elle était tombée du ciel ; Necare avait donc décidé qu’il lui revenait de la posséder, par rancœur et par jalousie pure. Ce trésor n’était pas ce à quoi il s’attendait. Au milieu des champs de cadavres pourrissants dont les montagnes étaient jonchées, il entendit les cris d’un nouveau-né. Le Seigneur de Guerre trouva l'enfant et avait hésité au moment de le mettre à mort, intrigué par la résistance singulière dont il semblait faire preuve car il ressemblait à un inférieur, à un humain et aurait dû succomber. Necare racontera plus tard à son fils adoptif qu’il l’avait soupçonné d’être un mutant, porteur d’une quelconque aberration et d’autres fois, il lui racontera les choses d’une façon différente, clamant que cette histoire d’enfant trouvé n’était qu’un mensonge qu’il avait concocté pour s’en divertir, et qu’en vérité, il était une de ses expériences ratées, créé à partir de matière génétique brute et d’inférieurs qu’il avait enlevés. Quelles que pouvaient bien être ses origines, l’enfant avait été revendiqué par Necare, qui lui avait donné son nom ; un mot de la forme dialectale du haut gothique pratiquée par les Barbaruns et qui signifiait "né de la mort". Le Seigneur Suprême éleva Mortarion comme son héritier, testant ses limites, et découvrant à quelle concentration de toxines l’enfant était capable de survivre, et s’était servi de ce savoir pour déterminer exactement à quelle altitude lui ériger les murs d’un domicile le long de la chaîne montagneuse : assez haut pour que l’atmosphère refrène ce garçon qui grandissait vite, loin des inférieurs dans les vallées d’en bas, et loin du propre château obscur de Necare, où il lui était interdit de s’aventurer. Il n’y aura rien dans cette association qui pût se rapprocher d’une certaine affection. Ce ne sera qu’une relation durement transactionnelle, complètement biaisée en faveur du père adoptif. Necare interdira au jeune Primarque de descendre dans les vallées, là où les inférieurs vivaient leur misérable existence. Le dos de Mortarion avait conservé les marques là où il avait été fouetté jusqu’à l’os, punit par Necare pour avoir une fois osé s’aventurer trop loin.

Necare mettra régulièrement à l’épreuve Mortarion et s’il ne parvenait pas à gagner par la brutalité seule, c’était qu’il n’était pas assez fort et alors il serait traité comme un "inférieur". Ainsi, Mortarion fut jeté dans une fosse de canidés affamés, avant même de savoir marcher debout, dut escalader nu les falaises les plus escarpées sous une tempête acide torrentielle, après avoir été forcé à tuer de ses seules mains une légion de golems. Necare le jugeait toujours et se moquait de lui. Mortarion finit par prendre le parti de détester le raisonnement qui avait poussé son père d’adoption à le garder vivant, et certains jours sombres, il regrettait que le Seigneur de Guerre ne l’eût pas simplement tué quand il l’avait trouvé. Mortarion apprit à puiser dans ces émotions pour stimuler sa volonté de survivre, espérant trouver un jour des réponses sur ses origines quand il comprit qu’il était bien plus qu’un homme.

Alors que Mortarion grandissait, Necare se servit de lui pour régler ses différents avec les autres Seigneurs de Guerre. Ainsi, un jour, le Seigneur de Guerre Hethemre s’était emparé de terres humaines dans lesquelles Necare prélevait ses "dîmes". Il refusa de les lui rendre et commença à massacrer chaque serf de la région et raser la terre détrempée et boueuse. Hethemre, avait invoqué de sous la terre morne des flammes sorcières couleur émeraude, et leurs grands affleurements explosifs avaient jailli des marais, embrasant tout du moulin de la Balafre jusqu’à la lande venteuse d’Hadeaen. Le moulin s’était mu comme un organisme vivant pour encercler les murs du hameau, et resserré afin de l’étouffer. Autre part, sur les routes des levées de terre, les caravanes avaient été prises à découvert sous les excrétions acides, lâchées par d’immenses vols de busards malades et engraissés. Le Seigneur de Guerre avait lâché une grande meute de revenants et de créatures assemblées et cousues dans l’espace confiné et humide d’un experimentum. Ces abominations traquèrent et massacrèrent les serfs humains survivants de Necare, pourchassant les survivants jusqu’au pied des grandes montagnes grises, mordant sur le territoire personnel de Necare. Mortarion fut envoyé occire les monstres d’Hethemre, alors que ceux-ci achevaient d’assassiner un groupe de survivants découverts dans une grotte peu profonde. Il était accompagné d’un groupe de soldats-golems - qui avaient été autrefois des hommes - et armé d’un lourd espadon à la lame rouillée et d’un pistolet à répétition à poudre noire. C’était une nouvelle mise à l’épreuve de Necare, car Mortarion ne possédait pas assez de troupes, de même que Necare aurait pu éliminer facilement les monstres d'Hethemre. Le Primarque affronta les non-morts dans une furieuse mêlée. C’est alors qu’un immense rampant à vapeur des Barbaruns Élus surgit. C’était une bête tueuse qui n’était qu’un agglomérat de morceaux humains et d’animaux, folle à cause de la douleur et soufflant par une double paire de narines dégoulinantes de morve, cousues à partir de ce qui avait été autrefois celles d’une paire de Grox d’élevage. D’un jet de bile vomit, elle éclata plusieurs des golems de Mortarion. Le Primarque se jeta sur ce corps bulbeux, distordu et qui s’équilibrait sur sept jambes musculeuses, certaines d’origine humaine, d’autres non, et une grappe d’yeux resserrés recouvrait une plaque frémissante de tissu charnel. Mais son espadon se brisa et sa vie fut menacée lorsqu’il fut aplatit contre le sol, tordant son armure et lui brisant les os. Il ne dut sa survit que par l’intervention de Necare qui apparut comme une lumière dorée, capturée dans la lame d’un cimeterre massif et dont l’éclat brillait plus fort que celui de la vérité. La lame rouillée trancha le membre qui le retenait cloué au sol et massacra la bête. Necare exprima sa déception, lui affirmant ce jour là que s’il échouait de nouveau, ses découpeurs s’occuperont de lui. Puis Necare rejoingnit les neiges empoisonnées qui recouvraient la roche morte et où l’air lui-même était si vicié que même Mortarion ne pouvait pas s’y rendre. Là se dressait le sombre manoir de Necare un lieu qui pour Mortarion était hors d’atteinte.

Peu de temps après, la vie de Mortarion bascula.

La jeunesse de Mortarion sera celle d’un libérateur sur Barbarus.
Alors qu’il ruminait dans sa sombre citadelle face à son journal intime et entouré de tomes sur la guerre et les expériences macabres que Necare avait daigné lui donner, il entendit un bruit de mitraille. Une caravane de rampants à vapeur apparut sur la route qui grimpait à travers le col où se se trouvait sa citadelle. Mortarion vit une détonation se produire à l’intérieur d’un des rampants, un large modèle transporteur monté sur d’épaisses chenilles. La machine dérapa hors de la route et versa au fossé, en crachant de la fumée. C’était une récolte pour les expérimentations de Necare, destinée à souffrir dans les ateliers charnels du Seigneur de Guerre Suprême. Du lit de chargement éventré descendit un humain, vêtu de guenilles, secoué par des haut-le-cœur malgré le masque respirateur qu’il plaquait contre lui. C’était un jeune homme, trapu, aux airs de renard, les yeux écarquillés par la peur. Les véhicules d’escorte de la caravane, plus petits, interrompirent leur cheminement, et leurs portes se rétractèrent pour déployer des groupes de golems. Les assemblages de chair avait reniflé la trace du fugitif. Cette scène fascina le solitaire Mortarion qui la regarda sur le chemin de ronde autour de l’enceinte de sa citadelle, afin de mieux voir. Le jeune homme aida d’autres humains, et toute une marée d’entre eux se répandait de l’épave du rampant, un mélange d’hommes et de femmes de différents âge, robuste et paniqués. Puis le jeune homme vit Mortarion sur les murs de la citadelle, et courut dans sa direction, entraînant les autres derrière lui pour y chercher refuge. Quand le regard de Mortarion croisa celui du jeune homme, le Primarque ressentit pour la première fois de sa vie une connexion informe qui n’exista qu’un bref instant. Il observa le jeune homme faire face aux golems sur ses talons, et vit l’apparition d’une onde bizarre dans l’air autour de sa main, apparu soudainement et sans explication. Ce "pouvoir" fit tomber une des golems au sol, des serpents-lamproies blanches et fines jaillissant du sol et lui dévorant les jambes. Le jeune homme parvenait à les appeler d’une manière quelconque, une faculté que Mortarion ne connaissait qu’aux Seigneurs de Guerre. Puis le jeune homme hurla une question à Mortarion, lui demandant qui il était, ce qui troubla le Primarque. Le jeune homme l’appela à l’aide alors que les golems le maintenaient au sol pour le massacrer. Mortarion se demanda si cela était une nouvelle épreuve de Necare, mais une rage froide au point d’en devenir brûlante monta de son ventre : il saisit son piolet lourd et abattit les golems qui menaçaient le jeune fuyard blessé. Mortarion massacra les golems de sa propre demeure et sorti de sa citadelle pour venir en aide aux humains, proclamant ainsi sa trahison contre son cruel père adoptif.

Alors qu’il courait, vers les golems, Mortarion dévida la longue chaîne d’acier entre la crosse de son pistolet en poivrière et le crochet à sa ceinture, et en fit un fouet métallique. Il taillada la première rangée des golems quand ils arrivèrent en courant à sa portée, les maillons acérés répandant en arcs autour de lui le sang et la chair déchirée. À ses cotés, le jeune homme se battait avec un morceau de cuivre corrodé qui lui servait de couteau. Le Primarque massacra les golems, les derniers s’enfuyant pour éviter son courroux. Le jeune homme le remercia pour son aide, même si il craignait Mortarion, connut pour être le fils de Necare, une filiation que le Primarque nia. Puis une sirène de guerre retentit et Mortarion sut que Necare descendait de son sommet, et qu’il amènerait avec lui sa désapprobation violente, sachant que Mortarion l’avait trahi. Le Primarque s’attendait à mourir pour ce qu’il avait fait, invitant le jeune homme et ses compagnons à s’enfuir, tout en le remerciant de lui avoir permit de faire pour la première fois de sa vie un choix. Le jeune homme l’invita à partir avec lui, dans le bas de la vallée avant que le jour se lève. Mais Mortarion rétorqua qu’il se feront rattrapés alors que si il restait, il pourrait gagner un temps précieux pour sa fuite et celle de ses compagnons. Le jeune homme eut une idée : il mania des conduites d’alimentation d’un rampant à l’arrêt et le carburant se mit à fuiter des valves de surcharge ouvertes qui inonda le pont. Mortarion s’élança derrière le jeune homme avant de s’arrêter en entendant la voix de Necare qui promit à son fils rebelle la mort si il ne revenait pas à lui. Mortarion le rejeta et armant son pistolet, il tira dans le carburant répandu, provoquant une explosion qui éventra le véhicule dans une boule de feu. Des cascades de pierres se décrochèrent et bloquèrent le col, le séparant de Necare. Puis il rejoignit le jeune homme, qui se présenta à lui sous le nom de Calas Typhon.

Il arriva dans une bourgade de deux cent âmes qui s’appelait la Taille d’Heller. C’était une petite communauté sise dans une des vallées qui n’était guère constituée que de quelques domiciles groupés autour d’un bâtiment commun bas de toit, et d’entrepôts collectifs. Un large disque de champs de blé dur irradiait tout autour, fournissant ses récoltes aux habitants et du fourrage pour les animaux. Mortarion fit l’expérience de l’Humanité, découvrant les pleurs de joie et de l’affection entre les habitants. Mais beaucoup le craignait de même que Calas Typhon qui possédait des pouvoirs particuliers - un Psyker en réalité. Certains voulaient renvoyer les rescapés dans les griffes de Necare, de peur que le Seigneur Suprême revienne à la Taille d’Heller et ne l’anéantisse dans sa totalité pour avoir osé se rebeller contre sa battue. D’autres appelaient ouvertement à ce que Typhon et Mortarion soient mis à mort, malgré le fait que leur rôle avait été décisif dans ce sauvetage. En fin de compte, les deux compagnons trouvèrent refuge dans une étable à l’abandon en bordure du village, les habitants leur donnant du bois pour faire un feu et de la nourriture. Les jours s’écoulèrent et Necare ne vint pas le chercher et au bout d’un temps, la communauté revint à un certain équilibre. À la faible lumière du jour, ces gens robustes travaillaient aux champs et quand le soir tombait, ils se rassemblaient au centre de leurs habitations pour manger et se reposer ensemble. Mortarion entendit des sons étranges, et Typhon lui apprit que c’était des "chansons". Des semaines plus tard, Typhon lui proposa de quitter le village, car beaucoup d’habitants les rejetaient. Mortarion apprit de son compagnon qu’il était issu d’une union entre sa mère humaine et d’un Seigneur de Guerre, expliquant le rejet qu’il subissait depuis son plus jeune âge. Mais le Primarque ignorait où aller et il décida de changer les choses, d’offrir une autre vie aux humains qui vivaient dans la peur et l’angoisse. Il admirait la résistance de ce peuple et le ressentiment qui couvait en eux. Mortarion rejoignit les moissonneurs et s’engagea dans les champs. Le Primarque trouva les vestiges d’une charrue de coupe, l’ouvrit et s’empara d’un outil qui allait le caractériser pour le restant de ses jours : une grande faux, dont la hampe et le fer dense en croissant étaient trop lourds pour qu’aucun des inférieurs puisse les soulever, encore moins les manier. Mortarion se mit à l’ouvrage et chaque passage de sa faux couchait cinq fois plus de récolte qu’aucun geste des autres, qui ne mirent pas longtemps à se ranger dans son sillage, pour ramasser cette récolte plus rapidement. Peu à peu, Mortarion gagna leur respect. À la fin de la journée, le cri soudain d’un enfant retentit dans l’air. Des hommes avaient traîné une lourde charrette derrière eux, chargée de balles de blé dur, pour retourner dans la direction des remises, et une roue s’était mise dans une ornière cachée, brisant son axe avant de faire s’écrouler la charrette sur une enfant qui fut prise au piège sous la carriole. Personne ne pouvait soulever la carriole et le brouillard qui entourait le village s’avançait alors que la nuit tombait, un brouillard dans lequel des choses évoluaient. Mortarion prit alors à deux mains l’essieu de la charrette et souleva son poids conséquent sous le regard médusé des villageois face à cette fantastique force. L’enfant fut sauvée. Mais Calas lui apprit que des ennemis approchaient, et en effet, une forme noire parée d’une cape se dressa depuis les épis de blé encore sur pied, et filer à travers l’air en silence, décapitant l’un des villageois. D’autres formes spectrales se dessinèrent dans les profondeurs du banc de brouillard et Mortarion sut qu’un Seigneur de Guerre nommé Desalem, un vassal de Necare, les attaquait. Des soldats-golems surgirent et la bataille commença. Des villageois furent enlevés et emmenés dans le brouillard qui entourait le village, s’étouffant une fois à l’intérieur. Mortarion y entra afin de récupérer la grande faux laissé dans le champ. Il trouva Desalem et le plaqua au sol avec le plat de la faux et l’exécuta. La guerre de libération avait commencé.[13]

La Libération de Barabrus

Pendant huit années Mortarion et son lieutenant Calas Typhon inspirèrent les humains et organisèrent la guerre contre les Seigneurs de Guerre. Le Primarque et Typhon devinrent des frères d’armes et des amis, leur destin étant liés pour le meilleur et surtout pour le pire dans l’avenir. Mortarion alla sur une butte de granit grossier sur lequel s’était construit un camp de bandits, un groupe de crapules se surnommant eux-mêmes les Maussades. Mortarion, devenu pour le peuple de Barbarus le Faucheur d’Hommes, battit le chef des brigands en combat singulier et l’avait convaincu de se joindre à la guerre contre les Seigneurs. Une partie de leur accord avait concerné la cession de ces terres à la rébellion de Mortarion. Une cité prit racine, la première véritable cité libre de l’histoire de Barbarus y avait pris racine : Fort-sûr, un symbole pour tous ceux qui luttaient, un lieu où les humains pouvaient marcher sans peur sachant que ses hauts murs de pierre, ses portes de fer imprenables et les fusils des guerriers sur les remparts repousseraient tous les raids punitifs. L’alliance avec les Tyrans des Forges, de talentueux forgerons, assuraient armes et armures. Des battues cruelles furent organisés pour éliminer un à un les Seigneurs de Guerre et lentement, inexorablement, la situation se renversa sur tout Barbarus. Pour la première fois de mémoire d’homme, il y avait de l’espoir, ou du moins ce qui s’en approchait.

Les compagnons d’armes de Mortarion formèrent une fraternité guerrière ayant reçu la marque du crâne sur fond de soleil pour indiquer leur rang et leur statut. Le crâne représentait l’ombre de la mort qui pesait sur les soldats et était à la fois leur alliée, tandis que l’astre à six pointes était supposé symboliser la lumière que cette liberté nouvelle allait apporter à Barbarus. Ceux marqués ainsi composaient la Death Guard de Mortarion, ses lames indestructibles dans sa guerre contre les seigneurs et ensemble, ils libérèrent les communautés et les vallées éloignées, dans les terres recouvertes de brume. Mortarion institua une tradition au sein de la Death Guard : boire ensemble des concoctions toxiques afin de s’assurer de la force et résistance des membres de leur fraternité guerrière, car défier le poison, les ténèbres et la douleur permettaient de tenir tête à la mort.

Vers la fin de la guerre, la victoire était proche. Une grande partie de la planète était libérée du joug des oppresseurs, les Seigneurs de Guerres massacrés, de même que certains humains qui avaient, par peur ou habitude, défendus leurs oppresseurs. Lorsque Calas Typhon revint à Fort-sûr, victorieux d’une campagne, il apprit à Mortarion qu’un Seigneur de Guerre avait été abandonné par Necare, bien qu’étant de proches alliés. Necare était le dernier de son espèce et se terrait dans son antre, protégé par la toxicité de son environnement. Pour atteindre le Seigneur de Guerre Suprême, Mortarion proposa un plan. Dans l’armurerie de la Death Guard, Mortarion avait demandé aux Tyrans des Forges de concevoir de nouvelles armures complètement étanche, où aucune toxine ne pouvait affecter celui qui la portait. Ainsi équipé, Mortaron ambitionnait de mener une escouade d’élite de la Death Guard afin d’aller tuer Necare dans son antre, bravant les toxines mortelles de son environnement, une unité d’élite qui déploiera le "linceul" des Seigneurs de Guerre.

Typhon avait une autre idée. Il avait capturé un Seigneur de Guerre, Volcral, et l’avait enfermé dans une cage. Typhon voulait arracher le secret de sa "magye" pour créer des golems afin de se constituer une armée capable de prendre d’assaut en masse le domaine de Necare. Mais Mortarion, dont la haine pour toute forme de sorcellerie était devenu sa caractéristique, refusa totalement, et ordonna à Typhon de tuer Volcral, ce qu’il fit. Puis Mortarion mit en application son plan. Après des mois de préparation et d’entraînement d’endurance, le Primarque partit avec son ami et une petite troupe équipée d’armures étanches. Il monta dans le brouillard toxique vers le château de Necare, situé dans les monts de l’Échine. En chemin, il retrouva son ancienne demeure, qui avait été réduite en ruine. Là, Mortarion et ses hommes subirent un bombardement soudain de dizaines de boules de feu depuis les remparts du château de Necare. À l’intérieur des projectiles incendiaires, des silhouettes humaines avec des griffes noires en sortirent en chancelant, attaquant la Death Guard. Mortarion ordonna de foncer vers le château de Necare afin d’éviter d’être touché par l’intense bombardement. Mais Typhon s’y opposa, ramenant Mortarion à la vérité en lui rappelant que Necare voulait justement l’enrager pour lui faire prendre des décisions irréfléchies. Mais le bombardement s’accentua et leurs armures furent endommagées, forçant une retraite précipitée. Durant le retrait, Mortarion ressentit une rage inédite et une haine passagère pour la faiblesse humaine de ses compagnons, lui rappelant sa nature extraordinaire et mystérieuse.

Revenant à Fort-sûr, le Primarque découvrit que tous ses habitants avaient disparu, hormis un messager qui lui demandait de venir de toute urgence dans le village de la Taille d’Heller : un Aigle était arrivé ![14]

Le Défi de l'Étranger

Mortarion escaladant la falaise pour atteindre la citadelle de Necare pour le combat final de la libération de Barbarus.
L’engin que l’éclaireuse appelait "l’Aigle" se trouvait sur les vestiges des champs, au-dehors des murets écroulés du village de la Taille d’Heller. C’était un vaisseau en métal lustré et d’or avec une coque principale effilée fusionnant de manière lisse avec de larges ailes inversées et des surfaces portantes ventrales. Y était écrit "Ave Imperator". Mortarion s’avança vers le vaisseau, vers la seule entrée visible, furieux que sa tentative d’assaut du domaine de Necare ait été oublié par ses compagnons qui ne parlaient que de l’Aigle qui leur avait apporté nourriture et médicaments, ainsi que des récits d’une empire humain dans les étoiles. Ils lui parlèrent d’un l’Étranger qui les avait aidé à mettre fin à la bataille sur les plaines. Mais Mortarion était méfiant devant cette soudaine apparition d’un inconnu chargé de cadeaux au soir de sa bataille la plus éprouvante. C’était supposé être un jour de délivrance pour Barbarus et son triomphe, et l’Étranger était apparu et lui avait volé sa gloire. Le Primarque pénétra dans le vaisseau et y trouva assis à une table des dirigeants du cadre de soutien civil aux côtés des guerriers de la Death Guard que Mortarion avait laissés en charge à sa place. Et avec eux se trouvait… Lui. Un regard sombre, à la fois clair et sans fond, et qui paraissait ancien, un visage patricien à la peau bronzée comme un vieux cuir, et de cheveux noirs qui pendaient jusqu’aux épaule. L’Étranger en lourde armure d’or s’avança devant Mortarion, se présentant comme un ami et affirmant qu’Il était à sa recherche. Il y avait chez cet homme à la peau cuivrée un aspect familier qui n’avait pu échapper à Mortarion, sentant instinctivement qu’il le connaissait. L’Étranger proposa que Barbarus intègre l’Imperium et de bénéficier de Ses technologies. Il promit d’expliquer les origines de Motarion, de détruire les Seigneurs de Guerre et de purger la souillure toxique de Barbarus, mais Mortarion s’en moquait, rejetant d’emblée les propositions de l’Étranger. Il proclama qu’il était né sur Barbarus et que la Death Guard était sa seule famille. L’Étranger lui proposa alors un défi : si Mortarion éliminait Necare de sa main, alors Il partira pour toujours, mais si il échouait, alors Barbarus rejoindra l'Imperium de l’Humanité, et Mortarion et sa Death Guard lui jureront allégeance. Mortarion accepta ces conditions.

Le Primarque alla chercher une nouvelle armure étanche et parti seul vers la citadelle de Necare. Il gravit le schiste glissant des hauts éperons alors que chaque respiration lui réclamait un effort. Sa faux de combat à son côté, Mortarion continuait son avance, en se hissant, un pas brutal après l’autre, toujours plus près des tours noires et menaçantes de la citadelle finale. Les plaques extérieures de son armure se corrodaient déjà, à mesure que le brouillard acide autour de lui ternissait le reflet du métal et affaiblissait sa structure. Les sangles de cuir traité se dissolvaient mais Mortarion ne s’en soucia pas et continua. Il parvient à atteindra le château de Necare, se retrouvant au pied de portes immenses forgées de fer noir, encastrées dans une tour qui disparaissait dans la brume noir-orange. Necare apparu soudainement. Mortarion essaya de basculer sa faux dans une posture d’attaque, mais le tremblement de ses bras échappa à son contrôle, et il perdit toute prise sur l’arme. Celle-ci tomba dans la terre retournée, et commença à se flétrir comme du bois pourrissant. Le poison dans l’atmosphère parut s’épaissir, s’agglomérer autour de Necare, et se tendit en vrilles nébuleuses pour l’étouffer. Mortarion s’étranglait et chancelait. Necare le regarda s’étouffer en se moquant de lui. Puis Mortarion entendit une voix obscure qui le suivit par terre, des mots qui résonnaient en chœur bourdonnant, et le frappaient comme des coups physiques. Puis un grondement de flammes dorées trancha dans l’air au-dessus de Mortarion qui vit la brume elle-même se désagréger dans le sillage d’une grande épée à large lame, faite d’un métal brillant. L’Étranger sectionna Necare au travers du thorax tuant sur le coup le Seigneur de Guerre Suprême dont le torse se désincarna en épais panaches de cendres sales que le vent emporta avant d’avoir touché le sol. L’Empereur s’avança vers lui et révéla qu’Il était Son père. Mais Mortarion ne vit que sa victoire, dont il rêvait depuis longtemps, lui être arraché, créant une haine envers le Maître de l’Humanité qui ne le quittera plus. Puis il s’évanouit.[15]

À son réveil, Mortarion tint parole et lui et sa Death Guard jurèrent fidélité à l’Étranger. Ce n’est qu’alors que l’Empereur révéla au jeune Primarque qu’Il était Son créateur et qu’Il lui confia le commandement de la quatorzième Legiones Astartes. Mortarion rencontra avec l’élite des cohortes de Barbarus à ses côtés, et des centaines d’autres combattants derrière lui, les Astartes de la XIVe Légion, les Dusk Raiders. Il leur annonça qu’ils étaient à présent la Death Guard.[16]

Mortarion séjourna un temps sur Terra avant de se lancer dans la Grande Croisade. Là, dans le Palais Impérial, il trouva une entrée gigantesque en travaux, un portail de trois cents mètres de section, renforcé d’une chape d’adamantium et entouré de runes de l’ancienne Terre. Malcador le Sigillite, le bras droit de l'Empereur, vint le trouver. Le Primarque lui demanda ce qu’était cette construction mais Malcador l’invita "gentiment" à s’éloigner de cette porte. Mortarion exprima sa haine du Sigillite, jurant de le briser un jour. Malcador ramena néanmoins Mortarion dans ses quartiers privés, très haut sur les pentes surplombant la vaste étendue des grands halls et des flèches du palais. Le Primarque exigea de voir le Maître de l’Humanité, car il s’impatienta, et voulait partir en guerre. Mais Malcador lui fit comprendre que l’Empereur était indisponible. Mortarion pensait être traité différemment de ses frères, se voyant prisonnier et ignoré par l’Empereur, bien que Malcador lui assura que cela n’était pas le cas. Le Seigneur de la Mort s’énerva, ne voyant qu’en Malcador qu’un hypocrite qui prônait la Vérité Impériale athée tout en se baignant dans la sorcellerie, car il était un Psyker. Mortarion demanda de nouveau quelle était l’objectif des travaux menés dans le portail, mais Malcador éluda la question. Furieux, le Primarque saisit violemment le vieil homme car le cou et le souleva, tout en crachant sa haine pour sa nature de Psyker avant de le relâcher. Mortarion affirma qu’il refusait de faire la Grande Croisade tant qu’un seul "sorcier" se trouvait parmi eux. Finalement, Malcador décida de montrer quelque chose à Mortarion afin de le convaincre de mener à bien la Grande Croisade et de tolérer un temps les Psykers. Il l’emmena à travers une double porte en ébène depuis des quartiers privés, menant vers une chambre normalement interdite à tous, à l’exception du Sigillite et de l’Empereur Lui-même. Mortarion pénétra avec Malcador dans une pièce étroite, dont le mobilier se résumait à une table longue et basse drapée de soie noire. Les portes qui se refermèrent derrière lui le plongea dans une obscurité de velours. Un hololithe s’alluma par-dessus la table : c’était une carte qui montrait une planète du nom de Nikaea. Mortarion vit des images pluvieuses, de grands engins stellaires du Mechanicum suspendus en orbite basse, des rampants de terraformation descendus à travers l’atmosphère volatile et un énorme complexe qui s’élevait d’un paysage désolé de cendre volcanique, en irradiant autour d’une grande arène centrale. Le Primarque apprit de Malcador que l’Empereur avait conscience du problème que posait les Psykers et qu’Il travaillait sans relâche afin que l’Imperium puisse un jour se passer des Navigators ou des Archivistes Space Marines. Nikaea devait un jour trancher cette question et que Mortaron aurait son rôle à jouer, qu’il devra y défendre sa cause sous les yeux de l’Imperium tout entier. Mais avant cela, Malcador lui demanda juste de la patience, car il fallait d’abord bâtir un empire à l’aide des Psykers cités. L’attitude de Mortarion changea et il demanda au Sigilite de lui en dire plus…[17]

La Grande Croisade

Mortarion cultiva l’inflexibilité, l’absence de pitié et la résistance de sa Légion qu’il baptisa la Death Guard, ainsi que les nombreux succès qu’il remporta. Toutefois, il ne s’intégra pourtant jamais vraiment à la société impériale du fait de son tempérament sombre et sauvage. Il restait étranger à la franche camaraderie qui unissait ses frères, ne créant que des liens avec Konrad Curze, le Night Haunter, et surtout avec Horus Lupercal, qui reconnaissait la valeur de sa Death Guard, la plaçant souvent au centre de sa ligne de combat. La Légion de Mortarion était en effet une enclume inamovible. Le Seigneur de la Mort prit le commandement de sa nouvelle Légion avec autoritarisme et sévérité. Il était froid et distant avec ses fils mais ces derniers le vénéraient et lui obéissaient sans la moindre hésitation. Mortarion vit en eux l’occasion de poursuivre ce qu’il avait commencé sur Barbarus : mettre à bas les tyrans, à l’instar des Seigneurs de Guerre. Pour cela, il fit de la Death Guard l’infanterie ultime, polyvalente et autonome, spécialisée dans l’utilisation d’un équipement robuste et fiable, facile à entretenir et à ravitailler. L’objectif était de broyer l’ennemi sous des assauts implacables et bien que dénuées de toute inventivité, ces tactiques étaient efficaces en dépit de leur simplicité.

Mortarion était plus proche d’Horus que de l’Empereur, car le premier reconnaissait son mérite, étant donné qu’il combattait souvent à ses côtés. Le Seigneur de la Mort trouva dans le charismatique Horus un mentor qui comprenait ses désirs et appréciait ses méthodes. Il est dit que l’Empereur ne se souciait pas de ce rapprochement, considérant que la loyauté de Son fils envers Horus signifiait de facto sa loyauté envers Lui. L’histoire montrera que l’Empereur s’était lourdement trompé…[18]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : la Death Guard

Mortarion possède les Équipements suivants :

  • Silence : Mortarion manie une faux gigantesque nommée Silence, dont la hampe tordue est aussi longue que son détenteur est grand. Avec son fil acéré et dentelé, cette arme démesurée peut sectionner toute une ligne de fantassins. Mue par la force surnaturelle de Mortarion, Silence a décapité des héros et tranché des chars, éviscéré des Démons Majeurs et même coupé une jambe à un Titan de ligne Reaver. Un défilé interminable de champions et de chefs de guerre a succombé à la faux du moissonneur, souillée par le sang de mondes entiers. Ce n’est pas seulement sa puissance brute qui rend Silence aussi redoutable. Un Démon de la peste réside dans l’encensoir qui surmonte sa hampe. Le pouvoir venimeux de l’entité fait de la moindre entaille de la faux une plaie fatale. Il imprègne aussi les volutes de fumée porteuse de lèpre que la faux répand à chaque coup, et en fait l’anathème de toute chose. Le métal rouille et la chair pourrissent à son contact, réduisant l’ennemi à l’état de cadavre putride.
  • Lanterne : Chaque décharge de la Lanterne réduit des ennemis en cendres emportées par le vent.

Sources

  • COUNTER BEN, La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Black Library, 2006
  • HALEY GUY, Sombre Imperium, Black Library, 2017
  • HALEY GUY, Sombre Imperium - Guerre et Peste, Black Library, 2018
  • HALEY GUY, Siege of Terra - Les Égarés et les Damnés, Black Library, 2019
  • McNEILL GRAHAM, Les Fils de Lupercal - Vengeful Spirit Volume Un, Black Library, 2014
  • McNEILL GRAHAM, La Bataille de Molech - Vengeful Spirit Volume Deux, Black Library, 2014
  • SWALLOW JAMES, La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend, Black Library, 2007
  • SWALLOW JAMES, La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Black Library, 2019
  • WRAIGHT CHRIS, White Scars - Une Légion Divisée, Black Library, 2014
  • WRAIGHT CHRIS, La Guerre Éternelle : Démonologie, Black Library, 2016
  • WRAIGHT CHRIS, Le Chemin Céleste - La Fin de l'Orage Approche, Black Library, 2017
  • Codex Heretic Astartes Death Guard, V8
  • Warhammer 40K - Livre de Règles, V8
  • The Horus Heresy, Book One - Betrayal
  • Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)
  • Galaxy In Flames - Fate of Konor
  1. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter Space Marine Legion Crusade Army List Appendix I - Mortarion the Reaper (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Informations issues de La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend, Chapitre Un - Regroupement - Une Bonne Lame - Le Seigneur de la Mort de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007
    Informations issues de White Scars - Une Légion Divisée, Chapitre Vingt - Pris en Aveugle - Tout le Temps de l’Univers - À Court d’Amis de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014
    Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Partie I : Les Longs Couteaux, Chapitre Deux - Perfection - Itérateur - Ce à Quoi Nous Sommes Bons de COUNTER BEN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  3. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard, V8
    Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle II - Un Cheval Pâle, Intervalle III - La Tombe Ouverte - Intervalle IV - Aucune Chair Épargnée, Intervalle V - Immortel, Intervalle VI - Seigneurs de la Mort de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  4. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)
    Informations issues de Un Miller de Fils - Tout n’est que Poussière, Chapitre Quinze - Triomphe - Le Seigneur du Crépuscule - Vieux Amis de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2010
    Informations issues de White Scars - Une Légion Divisée Chapitre Douze - Une Seule Vérité - Surpris De Te Voir - Souvenirs d’Ullanor de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  5. Informations issues de La Guerre Éternelle : Démonologie, WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2016
    Informations issues de Les Primarques - Le Lion, Chapitre VI de THORPE GAV, Black Library, 2012
    Informations issues de Un Millier de Fils - Tout n'est que Poussière, Chapitre Dix-Huit - Nikaea - En Pâture aux Loups - Le Bras Droit de l’Empereur, Chapitre Dix-Neuf - Chasse aux Sorcières - Le Cœur d’un Primarque - Magnus Prend la Parole, Chapitre Vingt, Hérésie - Les Archivistes -Jugement de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter Age of Emperor - Conspiracy
    Informations issues de La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend, Chapitre Un - Regroupement - Une Bonne Lame - Le Seigneur de la Mort, Chapitre Deux - Assaut - Frères et Sœurs - Un Message Dans une Bouteille, Chapitre Trois - Aeria Gloris - Un Calice Empoisonné - Soumis à la Question, Chapitre Quatre - Deux Visages - Un Hurlement Dans les Ténèbres - Les Légendes Rassemblées, Chapitre Cinq - Des Choix - Présages - Extremis de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007
    Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Chapitre Deux - Perfection - Itérateur - Ce à Quoi Nous Sommes Bons, Chapitre Trois - Horus Sur Son Trône - La Sainte Est en Danger - Istvaan III, Chapitre Quatorze - Jusqu’à la Fin - Charmosian - Trahison, Chapitre Dix-Sept - Vaincre, c’est Survivre - Dies Irae - La Fin de COUNTER BEN Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  7. Informations issues de La Guerre Éternelle : Démonologie WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2016
    Informations issues de White Scars - Une Légion Divisée, Chapitre Vingt-Et-Un - Vers le Pont - Les Tyrans - Obtenir l’Attention, Chapitre Vingt-Deux - À la Verticale du Sommet - Sous le Feu Roulant - Swordstorm, Chapitre Vingt-Trois -L’Instant des Comptes - Rétablissement - La Chasse de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  8. Informations issues de Les Fils de Lupercal - Vengeful Spirit Volume Un, Chapitre Un - Le Mausolytica - Fraternité - Devenir un Dieu, Chapitre Deux - Des Racines Solides - Molech - Le Feu de Medusa, Chapitre Huit, Le Dévoreur de Vies, Confrontation, L’Espoir Sans les Mensonges, Chapitre Dix - Je Veux ce Vaisseau - Maître de Guerre - Passager Clandestin, Chapitre Onze – Hurlements - Responsabilités - Invasion de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014
    Informations issues de La Bataille de Molech - Vengeful Spirit Volume Deux, Chapitre Vingt-Trois - Le Prix du Sang - La Voie d'Obsidienne - Un Dieu Parmi les Hommes, Chapitre Quatorze - La Flèche d’Apollon - Machine Détruite - Le Complexe d’Elektra, Chapitre Vingt - La Bataille de Lupercalia, Chapitre Vingt-Deux, Pas Ullanor - Voilà ce qu’Est la Peur - La Porte des Enfers de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  9. Informations issues de Le Chemin Céleste - La Fin de l'Orage Approche, Chapitre Onze, Treize, Quinze, Vingt-Et-Un, Vingt-Quatre, Vingt-Sept de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  10. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)
    Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle I - Ante Mortem, Intervalle II - Un Cheval Pâle, Intervalle III - La Tombe Ouverte - Intervalle IV - Aucune Chair Épargnée, Intervalle V - Immortel, Intervalle VI - La Chute, Coda de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  11. Informations issues de Siege of Terra - Les Égarés et les Damnés, Chapitre Quinze - Rage et Déliquescence - Premier Capitaine - Le Bras Armé de HALEY GUY, Black Library, 2019
    Informations issues de Siege of Terra - Le Premier Rempart, Chapitre Dix - Le Seigneur de Fer Déjoué - L’Aide d’un Sorcier - Percer la Lance des Étoiles de THORPE GAV, Black Library, 202
    Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard, V8 et résumées par Guilhem.
  12. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Cinq - La Clémence de Guilliman, Chapitre Dix - Des Nouvelles D’Ultramar, Chapitre Quatorze - Portepeste, Chapitre Seize - Le Cortège de Ku’gath, Chapitre Dix-Sept Mort en Illyria, Chapitre Dix-Neuf - Mycota Profundis, Chapitre Vingt-Deux - Theologica de HALEY GUY, Black Library, 2017
    Informations issues de Galaxy In Flames - Fate of Konor[1]
    Informations issues de Warhammer 40K - Livre de Règles, V8 - Zone de Guerre : Ultramar
    Informations issues de Sombre Imperium - Guerre et Peste, Chapitre Quatre - La Convocation de Ku’gath, Chapitre Quatorze - La Voie de la Chair, Chapitre Vingt - La Legio Oberon en Marche, Chapitre Vingt-Deux - La Volonté de L’Empereur, Chapitre Vingt-Trois - La Garde Pestilentielle Approche, Chapitre Vingt-Cinq - Le Destin du Monde, Chapitre Vingt-Six - Désengendrés, Chapitre Vingt-Sept - Le Plan de l'Empereur de HALEY GUY, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  13. Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle II - Un Cheval Pâle, Intervalle III - La Tombe Ouverte - Intervalle IV - Aucune Chair Épargnée de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  14. Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle V - Immortel, Intervalle VI - Seigneurs de la Mort de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  15. Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle VI - Seigneurs de la Mort, Intervalle VII - La Chute de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  16. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)
    Informations issues de La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend, Chapitre Cinq - Des Choix - Présages - Extremis de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  17. Informations issues de La Guerre Éternelle : Démonologie WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  18. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002) et résumées par Guilhem.