Lorgar Aurelian : Différence entre versions

De Omnis Bibliotheca
m (La Grande Croisade)
m (La Grande Croisade)
(Une révision intermédiaire par le même utilisateur non affichée)
Ligne 121 : Ligne 121 :
 
Le Primarque était désormais officiellement le nouvel Ecclésiarque, bien que dans les faits, c’était l’Archidiacre Kor Phaeron qui gérait les affaires quotidiennes. Lorgar prêcha dans le ville sainte le credo de l’Unique, déclarant que l’ensemble de Colchis devait se convertir afin que l’Unique descende du ciel pour les rejoindre. Cela créa une dispute avec Kor Phaeron qui craignait que cette déclaration de guerre mondiale ne mette à bas tout leurs efforts, mais imperturbable, Lorgar lui assura que la force du Verbe triomphera. Lorgar partit mener sa guerre sainte, laissant Vharadesh au bon soin de Kor Phaeron qui y renforcera pendant les années suivantes son emprise et son pouvoir.
 
Le Primarque était désormais officiellement le nouvel Ecclésiarque, bien que dans les faits, c’était l’Archidiacre Kor Phaeron qui gérait les affaires quotidiennes. Lorgar prêcha dans le ville sainte le credo de l’Unique, déclarant que l’ensemble de Colchis devait se convertir afin que l’Unique descende du ciel pour les rejoindre. Cela créa une dispute avec Kor Phaeron qui craignait que cette déclaration de guerre mondiale ne mette à bas tout leurs efforts, mais imperturbable, Lorgar lui assura que la force du Verbe triomphera. Lorgar partit mener sa guerre sainte, laissant Vharadesh au bon soin de Kor Phaeron qui y renforcera pendant les années suivantes son emprise et son pouvoir.
  
Les choses se passèrent telles que Lorgar l’avait prévu. Grands furent ses exploits à la tête de son armée baptisée les Fidèles. Le temps et l’espace manquant pour entrer dans les détails, mais le Primarque voyagea pendant de nombreux jours le long de la côte et dans les déserts pour porter la Parole et la Vérité. Les Fidèles arrivèrent d’abord à Golgora, au-delà de la ville de Tezenesh, et devant ses murs, Lorgar prêcha la Vérité et l’avènement de l’Unique. Les vizirs et aînés de Golgora n’avaient pas chômé pendant l’avènement de Lorgar car ils étaient bien au courant que les Fidèles avaient quitté Vharadesh et ils accueillirent la Vérité dans leur ville. Il en fut de même à Ctholl et Martias, Lanansa et Hourldesh.  
+
La guerre dura six années, et les choses se passèrent telles que Lorgar l’avait prévu. Grands furent ses exploits à la tête de son armée baptisée les Fidèles. Le temps et l’espace manquant pour entrer dans les détails, mais le Primarque voyagea pendant de nombreux jours le long de la côte et dans les déserts pour porter la Parole et la Vérité. Les Fidèles arrivèrent d’abord à Golgora, au-delà de la ville de Tezenesh, et devant ses murs, Lorgar prêcha la Vérité et l’avènement de l’Unique. Les vizirs et aînés de Golgora n’avaient pas chômé pendant l’avènement de Lorgar car ils étaient bien au courant que les Fidèles avaient quitté Vharadesh et ils accueillirent la Vérité dans leur ville. Il en fut de même à Ctholl et Martias, Lanansa et Hourldesh.  
  
 
Cependant, toutes les villes ne se soumirent pas à l’illumination avec le même enthousiasme. À Epicea, bastion de l’Église de la Délivrance de l’Archiviste depuis de longs siècles, des rochers projetés par des catapultes sur les murs et des flèches enflammées accueillirent les disciples de la Vérité. Malgré toute leur puissance, les tours de la ville ne résistèrent pas plus d’un Long Méridien, d’un Post-Méridien et d’un Vespéral à la ferveur des Fidèles. Assaillie à l’extérieur, la ville fut gangrenée de l’intérieur par les habitants gagnés à la cause de Lorgar. Après sa chute, comme Lorgar l’avait promis, les Epicéens eurent le choix entre la soumission et la mort. Une poignée choisit la mort et fut promptement envoyée dans l’Empyrean pour subir le jugement de l’Unique. La plupart choisirent de se convertir, soit par peur, soit parce que leur crainte initiale d’être réduits en esclavage s’était dissipée après avoir entendu le sermon de l’Ecclésiarque Lorgar. Convaincus qu’ils pourraient vivre librement sous l’égide du Covenant au lieu de courber la tête sous son joug, les Epicéens se réjouirent pendant toute une journée et rallièrent sans réserve leur ville à la cause. D’autres villes résistèrent ou capitulèrent, ou furent rasées, leurs habitants massacrés jusqu’au dernier adulte, irrémédiablement corrompus aux yeux de Lorgar par leur foi et leurs dogmes dévoyés. Lors du terrible carnage à Cathrace, où seul un dixième de la population s’est convertit, des larmes strièrent les joues du Primarque tandis que de grands bûchers consumaient les corps de ceux qui avaient refusé d’entendre la Vérité. Il en fut de même à la Froidure deux jours plus tard dans la ville du Vespéral. Lorgar parti seul dans le désert pour chercher réconfort et communion avec l’Unique, revenant avec un voile sur le visage, sa peau dorée cachée sous les cendres de la cité rasée.
 
Cependant, toutes les villes ne se soumirent pas à l’illumination avec le même enthousiasme. À Epicea, bastion de l’Église de la Délivrance de l’Archiviste depuis de longs siècles, des rochers projetés par des catapultes sur les murs et des flèches enflammées accueillirent les disciples de la Vérité. Malgré toute leur puissance, les tours de la ville ne résistèrent pas plus d’un Long Méridien, d’un Post-Méridien et d’un Vespéral à la ferveur des Fidèles. Assaillie à l’extérieur, la ville fut gangrenée de l’intérieur par les habitants gagnés à la cause de Lorgar. Après sa chute, comme Lorgar l’avait promis, les Epicéens eurent le choix entre la soumission et la mort. Une poignée choisit la mort et fut promptement envoyée dans l’Empyrean pour subir le jugement de l’Unique. La plupart choisirent de se convertir, soit par peur, soit parce que leur crainte initiale d’être réduits en esclavage s’était dissipée après avoir entendu le sermon de l’Ecclésiarque Lorgar. Convaincus qu’ils pourraient vivre librement sous l’égide du Covenant au lieu de courber la tête sous son joug, les Epicéens se réjouirent pendant toute une journée et rallièrent sans réserve leur ville à la cause. D’autres villes résistèrent ou capitulèrent, ou furent rasées, leurs habitants massacrés jusqu’au dernier adulte, irrémédiablement corrompus aux yeux de Lorgar par leur foi et leurs dogmes dévoyés. Lors du terrible carnage à Cathrace, où seul un dixième de la population s’est convertit, des larmes strièrent les joues du Primarque tandis que de grands bûchers consumaient les corps de ceux qui avaient refusé d’entendre la Vérité. Il en fut de même à la Froidure deux jours plus tard dans la ville du Vespéral. Lorgar parti seul dans le désert pour chercher réconfort et communion avec l’Unique, revenant avec un voile sur le visage, sa peau dorée cachée sous les cendres de la cité rasée.
Ligne 170 : Ligne 170 :
 
À la fin de la guerre sur Colchis, moins d’un an après la dernière bataille sur Colchis, l’Unique apparu sur un puissant navire volant : l’Empereur était arrivé retrouver Son fils perdu.  
 
À la fin de la guerre sur Colchis, moins d’un an après la dernière bataille sur Colchis, l’Unique apparu sur un puissant navire volant : l’Empereur était arrivé retrouver Son fils perdu.  
  
On raconte que l’Empereur, accompagné du fameux magus qui n’était autre que le Primarque Magnus le Rouge, se rendit sur Colchis avec deux escouades de Space Marines des Thousand Sons, afin de rencontrer l’Urizen. Lorgar tomba alors à genoux, reconnaissant l’Empereur comme étant le dieu de ses visions, et lui jura fidélité. Sous les ordres de Lorgar, tous les aspects des croyances du Covenant furent dédiés à l’Empereur, et la population de Colchis s’est réjouit, unie derrière ce nouveau Dieu venu d’au-delà des étoiles. Des cérémonies de dévotion et divers témoignages d’allégeance s’étalèrent sur plusieurs mois. De nombreux textes sous-entendent que ces longues célébrations irritèrent l’Empereur qui désirait avant tout poursuivre au plus vite Sa conquête de la galaxie. À la fin des cérémonies, l’Empereur offrit à Lorgar le commandement de la Légion des Imperial Heralds, la XVII<small><sup>e</sup></small> Legions Astartes, que l’Urizen rebaptisa les Word Bearers, et lui ordonna de faire de ses meilleurs guerriers des Space Marines qui formeraient sa garde prétorienne. Lorgar accepta cet honneur et décréta qu’il quitterait Colchis pour prendre sa place aux côtés de l’Empereur, désignant ses plus fidèles partisans pour régenter la planète en son absence. Il emmena avec lui Kor Phaeron qui, bien que trop vieux pour devenir un Space Marine à part entière, fut élevé au-dessus du genre humain en recevant néanmoins les implants d’organes et les manipulations génétiques pré-adolescentes pour pouvoir devenir un Astartes et obtenant le titre de Premier Capitaine de la Légion.
+
On raconte que l’Empereur, accompagné du fameux magus qui n’était autre que le Primarque Magnus le Rouge, se rendit sur Colchis avec deux escouades de Space Marines des Thousand Sons, afin de rencontrer l’Urizen. Lorgar tomba alors à genoux, en pleurs, reconnaissant l’Empereur comme étant le dieu de ses visions, et lui jura fidélité. Entouré de centaines de prêtres à genoux, l’Empereur se présenta à Lorgar comme le Maître de l’Humanité, le Primarque lui expliquant en retour avoir conquis Colchis à travers Son culte, pour la gloire de Son nom. Sous les ordres de Lorgar, tous les aspects des croyances du Covenant furent dédiés à l’Empereur, et la population de Colchis s’est réjouit, unie derrière ce nouveau Dieu venu d’au-delà des étoiles. Des cérémonies de dévotion et divers témoignages d’allégeance s’étalèrent sur plusieurs mois. De nombreux textes sous-entendent que ces longues célébrations irritèrent l’Empereur qui désirait avant tout poursuivre au plus vite Sa conquête de la galaxie. À la fin des cérémonies, l’Empereur offrit à Lorgar le commandement de la Légion des Imperial Heralds, la XVII<small><sup>e</sup></small> Legions Astartes, que l’Urizen rebaptisa les Word Bearers, et lui ordonna de faire de ses meilleurs guerriers des Space Marines qui formeraient sa garde prétorienne. Lorgar accepta cet honneur et décréta qu’il quitterait Colchis pour prendre sa place aux côtés de l’Empereur, désignant ses plus fidèles partisans pour régenter la planète en son absence. Il emmena avec lui Kor Phaeron qui, bien que trop vieux pour devenir un Space Marine à part entière, fut élevé au-dessus du genre humain en recevant néanmoins les implants d’organes et les manipulations génétiques pré-adolescentes pour pouvoir devenir un Astartes et obtenant le titre de Premier Capitaine de la Légion.
  
 
Lorgar se lia d’amitié avec Magnus le Rouge, le Primarque des Thousand Sons, l’Urizen ayant étudié notamment pendant presque dix ans à [[Tizca]], la magnifique cité de [[Prospero]], la planète des Thousand Sons, vivant parmi son peuple et en venant à le chérir comme il aimait le peuple de Colchis.
 
Lorgar se lia d’amitié avec Magnus le Rouge, le Primarque des Thousand Sons, l’Urizen ayant étudié notamment pendant presque dix ans à [[Tizca]], la magnifique cité de [[Prospero]], la planète des Thousand Sons, vivant parmi son peuple et en venant à le chérir comme il aimait le peuple de Colchis.
Ligne 180 : Ligne 180 :
 
Mais quarante trois avant le Massacre du Site d’Atterrissage de Isstvan V, tout changea.<ref>Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)<br/>  
 
Mais quarante trois avant le Massacre du Site d’Atterrissage de Isstvan V, tout changea.<ref>Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)<br/>  
 
Informations issues de ''L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian'', Chapitre Sept - ''La Cité de Lumière'' de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017<br/>  
 
Informations issues de ''L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian'', Chapitre Sept - ''La Cité de Lumière'' de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017<br/>  
Informations issues de ''Le Premier Hérétique - Corruption'', Chapitre Un - ''La Cité Parfaite'' - ''Les Faux Anges'' - ''Le Jour du Jugement'', Chapitre Dix - ''Le Droit de Mener une Légion'' - ''L’Empyrean'' - ''Le Malheur'' de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.</ref>
+
Informations issues de ''Le Premier Hérétique - Corruption'', Chapitre Un - ''La Cité Parfaite'' - ''Les Faux Anges'' - ''Le Jour du Jugement'', Chapitre Cinq - ''Les Anciennes Coutumes'' - ''Le Combustible de l’Âme'' - ''Des Yeux Neufs'', Chapitre Dix - ''Le Droit de Mener une Légion'' - ''L’Empyrean'' - ''Le Malheur'' de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.</ref>
  
 
*'''''Pour plus de détails, voir l’article dédié : les [[Word Bearers]]'''''
 
*'''''Pour plus de détails, voir l’article dédié : les [[Word Bearers]]'''''

Version du 30 juin 2020 à 11:19

EnProgrès.jpg
Actuellement en cours de construction

Nos équipes de Technoprêtres se chargent
de la mise en place de cet article.

Nous maîtrisons la situation !
- Technoprêtre Moulinex.


« Je n’ai jamais recherché que la vérité. Rappelez-vous ces mots lorsque vous lirez tous ceux qui suivent. Je ne me suis pas mis en tête de renverser les mensonges de mon père à cause d’un orgueil déplacé. Je n’ai jamais voulu saigner notre espèce jusqu’à la moelle, et nettoyer la moitié de la galaxie de toute vie humaine dans cette croisade amère. Je n’ai rien désiré de tout ça, bien que je sache les raisons pour lesquelles il faut que cela soit accompli. Je n’ai jamais recherché que la vérité. »
- Lignes d’ouverture du Livre de Lorgar, Premier Cantique du Chaos.
Lorgar Aurelian, Le Maître des Word Bearers, Aurelian, Le Doré, La Voix de la Vérité, Le Couronné, L’Urizen, Le Porteur de la Parole, Prince Démon du Chaos Universel, Primarque des Word Bearers.
Le Maître des Word Bearers. Aurelian. Le Doré. La Voix de la Vérité. Le Couronné. L’Urizen. Le Porteur de la Parole. Prince Démon du Chaos Universel. Lorgar Aurelian est le Primarque de la Légion des Word Bearers. Le Fils Doré, comme beaucoup l’appelaient, était le seul parmi ses frères à porter la puissance brute de la dévotion comme son arme favorite. Dans ses premiers jours, il a fait vaciller un monde entier grâce à sa puissante éloquence et à la force pure de son charisme, conduisant Colchis, son monde d’adoption, à travers les feux de la guerre civile jusqu’à la vénération de l’Empereur, dont il avait prévu la venue en rêve. Réuni avec son père, et à la tête de la Légion des Word Bearers, Lorgar a conquis, non seulement par le stratagème, la résolution ou la simple violence brute, mais aussi par l’art subtil de l’exaltation, de la libération et de l’exemple, en inspirant à ses fils des faits d’armes au nom de la Vérité Impériale et en convertissant des populations planétaires entières grâce à son habileté politique et à sa vision. Sous sa direction, sa Légion n’a pas simplement soumis des mondes, ne laissant derrière elle que des ruines calcinées, mais a utilisé la force des armes uniquement lorsque cela était nécessaire pour sauver et rendre la liberté aux populations, réservant la destruction et le carnage à l’état brut pour l’hérétique, l’irrémédiablement corrompu et le damné. Mais dans son interprétation littérale de la signification de la Grande Croisade dans laquelle il s’était embarqué, lui et sa Légion se sont écartés du chemin qui leur avait été tracé.

Pour ses manquements, Lorgar n’a reçu que du dédain, du mépris et l’ostracisme de la part de ses frères et de son père. Son plus grand succès, la ville-temple de Monarchia, fut réduit en poussière et en cendres sur ordre de l’Empereur, qui ne demandait aucun culte à Son fils, seulement des victoires rapides pour hâter Ses projets. Ses croyances ayant été ébranlées par les actions de son père, la colère et le ressentiment mirent Lorgar sur le chemin qui allait mener à l’hérésie. Les Word Bearers commencèrent à accepter secrètement de nouvelles vérités plus sombres, tout en canalisant leur colère dans une nouvelle série de conquêtes qui apaisèrent les soupçons de l’Empereur. À la fois traître et trahi, c’est Lorgar et sa Légion qui ont préparé le terrain pour le cauchemar que fut l’Hérésie d'Horus, cherchant à répandre son nouveau credo à travers la galaxie.[1]

Le dix-septième Primarque était connu de l’Imperium émergeant sous bien des noms. Les mondes laissés dans le sillage triomphant de sa Légion le connaissaient comme le Couronné, le Dix-Septième Fils, ou plus élégamment, comme le Porteur de la Parole. Pour ses frères Primarques, il n’était que Lorgar, le nom qui lui avait été donné sur son monde natal, Colchis, durant les années de troubles avant la venue de l’Empereur. Pourtant, comme beaucoup de Primarques, Lorgar portait également un titre informel ; un terme respectueux souvent employé par les dix-huit Légions. Là où Fulgrim de la IIIe Légion était respectueusement appelé le Phénicien, et où Ferrus Manus de la Xe Légion portait pour titre le nom de Gorgone, le seigneur de la XVIIe Légion était l’Urizen, un nom tiré des textes à moitié oubliés des anciens mythes de Terra.

Les yeux de Lorgar étaient d’un gris neigeux comme l’hiver sur Colchis et habillés de kôhl, lequel les faisait se détacher encore davantage sur la peau du Primarque ; une peau blanche qui paraissait d’or pour les yeux non protégés et où des milliers de glyphes colchisiens étaient inscrits à l’encre d’or. Ces tatouages cunéiformes couvraient la majeure partie du corps de Lorgar et descendaient en tout cas la hauteur de son visage en lignes serrées, de son crâne rasé jusque sa mâchoire, chaque ligne représentant une phrase de dévotion, un espoir prophétique pour le futur, ou invoquant la force d’une puissance supérieure. Là où l’armure régalienne de Lorgar couvrait sa chair, l’écriture se prolongeait sur les plaques dorées, gravées à l’eau-forte sur ses surfaces brillantes. Malgré toute sa majesté, le dix-septième Primarque n’affichait cependant pas sa grandeur par un équipement trop cérémoniel. Son armure, bien que d’or, n’était pas plus ornée que les MkIII portées par ses Capitaines. Les serments écrits, les parchemins d’écriture épinglés à son plastron et sur ses épaulières n’évoquaient pas la propre gloire du Primarque, mais ses vœux envers son père, et son dévouement à servir le peuple de l’Imperium. La communication humaine n’aurait pu convoyer la même confiance ardente et pleine de caractère qui s’exsudait de Lorgar. Ses lèvres fines étaient retroussées par le demi-sourire du poète passionné. Entre ses mains, serré dans des gantelets d’or qui semblaient rechigner à lever cette arme, se trouvait un Crozius de la taille d’un guerrier Astartes, Illuminarum, la seule concession à la grandeur que s’était accordée le Primarque.[2]

Lorgar a grandi sur Colchis, un monde médiéval sur lequel régnait le puissant clergé du Covenant, une religion vénérant des divinités baptisées les "Puissances" et dont le siège se trouvait dans la ville sainte de Vharadesh. L’enfant Primarque fut trouvé par une tribu nomade de Colchis, les Reprouvés, des parias qui accueillirent néanmoins le jeune enfant qu’ils baptisèrent Lorgar, "l’invocateur de pluie" dans le dialecte local. Un jour, la caravane lourdement armée d’un prédicateur itinérant chassé du Covenant pour son activisme arriva chez les Réprouvés afin de prêcher la gloire des Puissances et la Vérité. Lorgar entendit les paroles du prêtre, qui se faisait appeler le Porteur de la Parole, et demanda de l’accompagner afin de devenir son élève et en apprendre plus sur la religion. Frappé par la puissance qui se dégageait du Primarque, le prêtre accepta de l’emmener et de lui enseigner la foi. Cet homme se nommait Kor Phaeron et il changea à jamais le destin de Lorgar. Le jeune Primarque a assimilé les enseignements de Kor Phaeron, les livres, les prières et les réflexions religieuses, le prêtre ambitionnant d’utiliser Lorgar comme moyen de renverser le Covenant pour en prendre la tête. Cette éducation fut pour Lorgar extrêmement sévère : châtiments physique, vivre avec les esclaves pour apprendre l’humilité et obéissance totale envers on maître étant son quotidien. Mais le Primarque n’en tiendra jamais rigueur à Kor Phaeron qu’il finira par considérer être son "père". Cette relation père-fils se concrétisera lorsque Lorgar sauvera Kor Phaeron des griffes de membres de la caravane qui tentèrent de l’éliminer, tuant les agresseurs de son "père". Stupéfait devant la puissance physique de Lorgar et sa dévotion envers lui, Kor Phaeron proclamera Lorgar nouveau Porteur de la Parole, lui jurant allégeance. Lorgar se mit à prêcher à son tour dans les déserts de Colchis, convertissant à tour de bras de nombreuses tribus. Un jour, le Primarque eut une terrible crise, secoué de spasmes. Il prétendra à Kor Phaeron avoir vu la Vérité dans des visions et qu’un être baptisé l’Unique, un dieu en or, allait arriver un jour sur Colchis depuis le ciel. Lorgar fut convaincu qu’il devait devenir le nouveau chef du Covenant afin d’imposer la foi en l’Unique, persuadé que ce dieu des étoiles arrivera une fois Colchis unifiée dans la même foi. Lorgar se mit à convertir les masses d’esclaves de la planète pour prendre d’assaut la cité sacrée de Vharadesh. Une fois la ville sainte prise, Lorgar devenait officiellement le nouvel Ecclésiarque, tandis que Kor Phaeron, son bras droit, devenait l’Archidiacre. Des années de guerres religieuses suivirent, Lorgar menant ses armés de fanatiques conquérir les autres cités, gagnant le surnom d’Urizen auprès de ses fidèles. Une fois Colchis unifiée sous l’autorité du Covenant de Lorgar, le Primarque régnait en maître, proclamant la foi en l’Unique. Une année plus tard, l’Empereur de l’Humanité, accompagné du Primarque des Thousand Sons, Magnus le Rouge, arriva sur Colchis et voyant dans le Maître de l’Humanité le dieu doré de ses visions, Lorgar s’agenouilla et jura fidélité à son père. L’Urizen reçut alors le commandement de la XVIIe Legiones Astartes, les Imperial Heralds, rebaptisés les Word Bearers, emmenant avec lui Kor Phaeron qui reçut un façonnage génétique qui l’éleva au-dessus du genre humain.[3]

Lorgar participa aux riches heures de la Grande Croisade, s’attelant avec ses Word Bearers à éradiquer tout blasphème ou hérésie menaçant le royaume de l’Empereur. Mais Lorgar continuait de prendre l’Empereur pour un dieu, ce qui entrait en totale contraction avec la Vérité Impériale, la doctrine officielle de l’Imperium de l’Humanité qui prônait la rationalité, la science et le rejet des superstitions. Lorgar fit élever d’immenses monuments et des cathédrales dédiés à la gloire de l’Empereur, érigés sur les charniers de ceux qui avaient refusé de se convertir. Cela eut pour effet de rendre les conquête du Primarque extrêmement lentes par rapport aux ordres Légions, ce qui finit par exaspérer le Maître de l’Humanité qui décida de punir Lorgar en ordonnant au Primarque des Ultramarines, Roboute Guilliman, de détruire les cités de la planète de Khur, et particulièrement la cité sacrée de Monarchia, qui revêtait d’une importance majeure pour les Word Bearers et Lorgar. L’Urizen et la totalité de la Légion furent convoqués sur les cendres même de Monarchia et devant Guilliman, le bras droit du Maître de l’Humanité, Malcador le Sigillite et l’Empereur en personne, Lorgar fut humilié, accusé d’idolâtrie et d’inefficacité.[4]

L’Urizen fut brisé par les remontrance de son père. Profitant de cet instant de faiblesse, Lorgar fut approché par Erebus, son Premier Chapelain de la Légion, et Kor Phaeron, devenu le Premier Capitaine de la Légion. Lorgar apprit de ces deux complices l’existence de cultures de mondes différents et sans le moindre rapport vénérant des dieux similaires et que ces entités étaient plus que disposées à accepter sa dévotion. Lorgar partit avec sa Légion dans un pèlerinage censé le mener à rencontrer ces fameux dieux, arrivant sur un monde peuplé d’humains primitifs du nom de Cadia, aux abords d’une immense tempête Warp qui sera connu comme l’Œil de la Terreur. Accueilli par les autochtones, il sera témoin d’un rituel qui verra l’apparition d’un Démon, Inghetel l'Élue, qui lui révéla que la réponse à sa quête se trouvait dans l’Œil de la Terreur. Lorgar enverra quelque uns de ses fils génétiques pénétrer avec un vaisseau dans cet enfer. Ils reviendront, possédés par des Démons et baptisés les Gal Vorbak. Ces premiers Space Marines du Chaos Possédés lui appendront l’existence des Dieux du Chaos, leur guerre contre l’Empereur et d’un l’endroit où les mortels et les dieux pouvaient se rencontrer. Convaincu d’être l’élu du destin et voyant le Chaos comme le moyen de sauver la race humaine d’un inévitable extinction future contre les dangers de la galaxie, Lorgar pénétra à son tour dans l’Œil de la Terreur où il rencontre les hérauts des Dieux qui, après des révélations et des épreuves, le chargèrent de préparer la guerre civile qui mettrait à bas l’Imperium de l’Humanité et offrirait la victoire aux Puissances de la Ruine.[5]

Lorgar convertira les Word Bearers au culte chaotique avec l’aide d’Erebus et de Kor Phaeron, éliminant les derniers vénérateurs de l’Empereur. Il développa des Loges Guerrières au sein de certaines Légions pour propager la corruption, tout en doublant les effectifs des Word Bearers. En parallèle, le Primarque continua la Grande Croisade, accélérant comme jamais les conquêtes et arrêtant de propager le culte de l’Empereur, à la satisfaction de ce dernier. Il participa au Triomphe d'Ullanor qui vit l’apogée de la Grande Croisade, le départ de l’Empereur vers Terra et l’avènement d’Horus Lupercal comme Maître de Guerre, commandant suprême des forces militaires de l’Imperium.[6]

Comprenant que l’heure était venu, Lorgar enverra Erebus corrompre Horus, ce que le Premier Chapelain parvint à faire sur la monde de Davin suite à une cérémonie blasphématoire. Lorsque Horus proclama sa trahison et son allégeance au Chaos aux yeux de tous lors de l’Atrocité de Isstvan III en compagnie des Primarques Fulgrim, Angron et Mortarion, Lorgar fut chargé par l’Imperium de mater le Maître de Guerre renégat sur Isstvan V en compagnie des Night Lords, des Iron Warriors et de l’Alpha Legion et leurs Primarques respectifs. Là, l’Urizen a ouvertement trahi l’Imperium en compagnie de trois Légions, attaquant les Légions Loyalistes en avant-garde de l’assaut sur Isstvan V, les Iron Hands, les Salamanders et de la Raven Guard. Ce fut le Massacre du Site d'Atterrissage qui vit la quasi extinction des trois Légions trahies. Lorgar affronta le Primarque de la Raven Guard, Corvus Corax et ne dut sa survie que par l’intervention du Primarque des Night Lords, Konrad Curze. Une fois la victoire acquise, Lorgar fut chargé par Horus d’attaquer par surprise la puissante Légion des Ultramarines rassemblé sur le monde de Calth et qui attendait les Word Bearers en pensant mener ensemble une campagne contre les Orks. La flotte de Lorgar arriva en orbite de Calth, y débarqua des troupes et attaqua ensuite par surprise la XIIIe Légion, l’Urizen se moquant personnellement de Guilliman en hololithe, vengeant l’affront de Monarchia. La boucherie que fut Calth permit le bon déroulé d’un rituel chaotique qui créa la grande tempête Warp qui isola l’empire d’Ultramar et l’est galactique, empêchant toute communication ou voyage des Loyalistes pour venir en aide à Terra menacé d’invasion : la Tempête de la Ruine. Lorgar, accompagné de son frère Angron, mena la Croisade des Ombres où Word Bearers et World Eaters ravagèrent le domaine de Roboute Guilliman et propagèrent la Tempête de la Ruine. Comprenant qu’Angron était mourant à cause des implants dans son crâne, l’Urizen le mena sur le monde de Nuceria où Angron avait été réduit en esclavage dans sa jeunesse. Les deux frères menèrent un génocide total de la planète et alors que Guilliman et son armée les attaquaient, Lorgar mena un rite qui transforma Angron en Prince Démon de Khorne.[7]

Lorgar apprit plus tard la volonté d’Horus de rassembler ces frères dispersés sur Ullanor afin de lancer l’ultime assaut sur Terra. Il promit de ramener Fulgrim, disparut depuis des années suite à son ascension démoniaque qui avait fait de lui un Prince Démon de Slaanesh. Après une dangereuse quête, Lorgar le retrouva dans le Royaume du Chaos, au sein du Palais des Plaisirs du Prince des Excès et l’affronta avant de le placer sous sa volonté afin qu’il assassine l’être qu’il estimait ne plus être le digne Champion du Chaos : Horus Lupercal. Ce coup d’état tourna court et sur Ullanor, Horus exila Lorgar, le privant de participer à la Bataille de Terra qui verra la défaite finale et absolue du Maître de Guerre et la victoire de l’Imperium.[8]

Lorgar accédera au rang de Prince Démon du Chaos Universel et trouvera refuge avec ses Word Bearers sur le Monde Démon de Sicarus, s’enfermant seul dans une profonde méditation au sein du Templum Inficio, un temple édifié dans le sang de millions d’êtres et n’a plus directement joué de rôle de premier plan depuis des millénaires.[9]

Jeunesse sur Colchis

« Saluez notre nouveau Porteur de la Parole ! »
- Kor Phaeron adoubant Lorgar.

Lorsque l’Empereur parcourait encore l’univers afin de sauver la galaxie de la régression, de la superstition et du mysticisme, Il créa les Primarques, des êtres surhumains. Cependant Son projet ne passa guère inaperçu, car un vortex aspira les fœtus des Primarques dans le Warp.

Les vingt capsules d’incubation dérivèrent dans l’Immaterium et finalement, elles furent déposées sur diverses planètes de la galaxie. La capsule de celui qui allait devenir Lorgar Aurelian, le Primarque des Word Bearers, échoua sur un Monde Féodal nommé Colchis.

Le Covenant de Vharadesh[10]

Le Covenant était l’organisation religieuse la plus puissante du monde de Colchis depuis l’Ère des Luttes. L’icône de cette très puissante religion colchisienne était un livre en feu, un symbole d’allégeance et de foi, emblème de l’une des croyances prosélytes des anciennes villes : le Livre de la Parole. Les Word Bearers reprendront ce symbole pour leur Légion une fois réunis avec Lorgar. La ville saint du Covenant était Vharadesh, siège de l’Ecclésiarque, le chef suprême du Covenant tandis que les plus hauts prêtres se nommaient les hiérarques. Le Covenant prêchait la Vérité à travers la Parole, composée de nombreux textes. C’était une foi basée sur la vénération des Puissances, au nombre quatre et répondant aux noms de Khaane, Tezen, Slanat et Narag…

Le Covenant sera conquis par Lorgar qui remplacera le culte des Puissances par l’Unique, le dieu doré des étoiles qui viendra sur Colchis une fois celle-ci conquise par la vraie foi prêché par le Primarque.

Lorgar a atterri dans la lisière d’un lieu nommé l’Oasis de Catarc, laissant à l’endroit de son atterrissage un cratère vitreux. L’enfant Primarque fut trouvé et recueilli par une tribu nommée les Réprouvés, des nomades parias du désert de Colchis, dont le chef se nommait Fan Morgai. Ce dernier baptisa l’enfant Lorgar, ce qui signifiait dans le dialecte local "l’invocateur de pluie", ce nom étant venu naturellement à Fan Morgai dès qu’il avait posé les yeux sur le jeune Primarque.

Dix-sept jours après son adoption par la tribu - soit une demi année en mesure colchisienne - un homme arriva depuis un gros chariot sanctuaire accompagné d’une caravane de divers véhicules lourdement armés. Cet homme était un prêtre et changera la vie de Lorgar pour toujours. Il se nommait Kor Phaeron et il s’était proclamé le Porteur de la Parole. Prêtre chassé pour son militantisme virulent du Covenant, une puissante organisation religieuse qui était basée sur la ville sainte de Vharadesh, la Cité des Fleurs Grises, qui vénérait les Puissances, quatre divinités impitoyables qui régnaient dans un royaume nommé l’Empyrean, Kor Phaeron s’était donné pour mission de prêcher dans le désert auprès des tribus nomades. Lorgar, encore enfant, avait été placé dans la tente principale au centre du campement, une large structure conique rayée de blanc, de noir et de rouge, brodée de constellations sacrées, avant l’arrivée du prêtre.

Puis Kor Phaeron prêcha aux Réprouvés, qui l’avaient accueilli respectueusement, la gloire des Puissances. Le prêtre était dévoré par le zèle, enflammant son discours, touchant et rappelant la triste condition des Réprouvés qui étaient captivés par ces paroles, si différentes des discours rébarbatifs que les autres missionnaires leur avaient servis pour les rallier à leur cause. Mais les membres de la tribu regardaient régulièrement la tente où se trouvait Lorgar qui écoutait avidement les mots de Kor Phaeron. Ce dernier, exaspéré, exigea de savoir ce que refermait cette tente, soupçonnant une archéotechnologie datant du Temps Jadis. Fan Morgai demanda à Lorgar de sortir de la tente, et dès que Kor Phaeron le vit, il fut foudroyé par une énergie incommensurable qui le mit à terre. Plus tard, cet événement sera connut comme le début de l’Ère du Doré.

Remit du choc, Kor Phaeron proclama que Lorgar était habité par l’énergie des Puissances et après avoir apprit le nom et les conditions de découverte du Primarque, il exigea d’emmener avec lui Lorgar, considérant comme blasphématoire que cet être touché selon lui par les Puissances puisse vivre chez des parias. Mais Lorgar s’approcha du prêtre, soulignant qu’on devrait lui demander son avis sur un ton empreint de sagesse et de sérénité. Il rassura Kor Phaeron qu’il pouvait de nouveau le regarder sans être assommé de nouveau. Lorgar exprima le souhait d’accompagner le prêtre, son discours l’ayant touché et se sachant unique, il voulait en savoir plus sur les Puissances et la Vérité. Il ne demanda que de pouvoir conserver le nom de Lorgar en souvenir de la gentille des Réprouvés. Ravi, Kor Phaeron emmena Logar avec lui. Mais dès que la caravane de Kor Phaeron s’éloigna avec Lorgaren son sein, le prêtre donna un signal à ses hommes armés : ils massacrèrent l’ensemble des Réprouvés, car Kor Phaeron avait bien l’attention de garder l’existence sécrète du Primarque afin de l’utiliser pour renverser un jour le Convenant et en prendre les rênes. Lorgar contempla la scène de ce carnage au loin avec placidité, sans montrer le moindre signe de perturbation. S’il fallait lire une émotion dans l’expression de Lorgar, c’était peut-être un léger regret. À sa manière d’incliner la tête et de retrousser les lèvres, on aurait pu croire que l’enfant s’était pas attendu à cette issue. Il semblait indifférent à tous les autres événements qui s’étaient déroulés autour de lui, et semblait posséder une connaissance intuitive des choses qui dépassait de loin son jeune âge.

Emmené dans le chariot sanctuaire de Kor Phaeron, Lorgar découvrit l’existence des esclaves, dont le statut était justifié par Kor Phaeron comme le fait qu’ils avaient offensé les Puissances et que ces dernières en avaient décidés ainsi. Lorgar se vit très vite mit au pas : obligation d’appeler Kor Phaeron "Maître" ou "Porteur de la Parole", ne pas poser de questions à moins d’y être invité et de se concentrer sur les leçons. La première consistait à manger, dormir et prier avec les esclaves, sous la responsabilité d’un certain Nairo, esclave de longue date de Kor Phaeron. Lorgar devait se présenter sans délai aux leçons lorsque le prêtre l’appellerait et s’il devait arriver en retard, il serait puni. Ainsi Lorgar apprit le premier aspect de la Vérité : tous les être vivants étaient des esclaves au regard des Puissances et qu’il fallait être humble.

Lorgar noua une relation de confiance avec Nairo, montrant déjà ses grande aptitudes physiques notamment sur l’ouïe, qui lui permit d’identifier très rapidement les noms de tous ceux composants la caravane de Kor Phaeron. Le Primarque expliqua alors qu’il voulait apprendre la Vérité dans l’espoir de comprendre ce qu’il était réellement. Lorgar appris ces premières prières, comme celle du crépuscule - le Vespéral, récité par Kor Phaeron à ses fidèles le premier soir après sa découverte, apprenant par cœur les mots au milieu des esclaves à l’arrières des autres dévots. Le jeune enfant fut montré par Kor Phaeron aux fidèles durant le prêche comme le cadeau des Puissances afin d’apporter le renouveau à Colchis.

Lors de la première leçon que reçut Lorgar, Kor Phaeron lui lut les Préceptes sur les Leçons de Dammas Dar, traduit de l’épicéen par Kap Daeron de Vharadesh, troisième impression, presses universitaires de Vharadesh. Lors de cette leçon, Lorgar se fit gifler par Kor Phaeron en punition de l’avoir interrogé et pour bien lui faire comprendre qui est le maître. L’enfant Primarque en pleurs récita au mot prêt sa première leçon lorsque le prêtre lui demanda plus tard ce qu’il avait appris. Outré, Kor Phaeron le fit fouetter, afin de lui faire comprendre qu’il ne fallait pas répéter comme un perroquet ce qu’on apprend, mais appréhender le sens des mots de saisir la Vérité sous-jacente. Lorgar en pleurs après cette punition, discuta avec Nairo, ne comprenant pas pourquoi Kor Phaeron l’avait fait fouetter. Néanmoins, son organisme surhumain avait à peine laisser des hématome sur son corps, et il avait conscience de posséder non pas un mais deux cœurs. Il exprima son impatience à apprendre à lire, se doutant que Nairo possédait une grande culture, ce qui en effet était le cas, l’esclave ayant été autrefois professeur et réduit à la servitude pour avoir enseigné que tous les hommes et toutes les femmes étaient égaux au regard des Puissances.

Paradoxalement, Kor Phaeron passait beaucoup de temps avec Lorgar qui grandissait à vue d’œil, lui apprenant à lire, à écrire, à prier malgré ces traitements brutaux, voyant en Lorgar la récompense de sa dévotion et de ses prières et persuadé que son disciple servait les plans des Puissances. Lorgar lisait les textes et absorbait les opinions de Kor Phaeron, prêtant autant d’attention à la substance des pamphlets qu’à leurs détails. Il se lançait souvent dans des débats sémantiques avec Kor Phaeron qui testait ses capacités à répondre aux accusations de blasphème et d’hérésie en le bombardant de doutes et de questions, comme le faisaient les païens.

Sa soif de connaissances était insatiable, et il absorbait tout ce qu’on lui transmettait comme les sables des Plaines Blanches s’imprégnaient de chaque goutte de pluie qui tombait sur le sol aride. Lorgar apprenait rapidement, brûlant non seulement de comprendre des textes des anciens, mais aussi d’en apprendre davantage sur le Temps Jadis, notamment sur Colchis, les Prophètes, les caravanes et les voies commerciales. Ce fut dans ce domaine que Nairo et ses compagnons esclaves purent lui fournir un enseignement plus complet que celui de Kor Phaeron. Pendant qu’ils préparaient à manger, coupaient et réparaient des câbles, nettoyaient et polissaient, sciaient et martelaient, les esclaves parlaient avec Lorgar, lui racontaient leurs histoires, chantant parfois les chansons de leurs peuples ou partageant le folklore des tribus du désert. Alors que tout le monde parlait la langue de l’eau, la langue officielle de la caravane, chacun avait son propre dialecte et jargon. Lorgar les assimila rapidement, et brûlait d’en faire la démonstration à Kor Phaeron, mais Nairo lui intima fermement de ne pas le révéler au maître. Malgré son dépit, Lorgar craignait suffisamment les coups de fouet pour se taire, et réservait ses talents linguistiques aux esclaves. Parfois, Lorgar se postait posté devant les écoutilles ou au pied d’un nid-de-pie, probablement en train d’écouter la langue des gardes. Et en effet, après de brèves expériences de ce genre, il possédait une parfaite connaissance des jurons issus de trois dizaines de régions et de villes. Alors que ce genre de manifestation suscitait l’hilarité des convertis, qui, en secret, partageaient également leurs propres histoires avec le garçon, elle lui attirait aussitôt les cris et les coups de son maître.

Lors de la sixième Froidure après la découverte de Lorgar, Kor Phaeron emmena la caravane vers Ad Drazonti, une oasis. Durant ce voyage, Lorgar, qui avait acquis une force surhumaine, aida dans leurs tâches quotidienne les esclaves, allant jusqu’à faire chanter gaiement ses compagnons durant leurs travaux. Attiré par ce boucan, Kor Phaeron ordonna aux contremaîtres de donner six coups de fouets aux esclaves sous les yeux de Lorgar qui malgré le fait qu’il était devenu presque aussi grand que le Porteur de la Parole, tremblait de peur. Lorgar se fit gronder et rappeler qu’il fallait laisser les esclaves à leurs tâches car tel était leur place voulu par les Puissances et qu’il ne pouvait les y détourner. Éprouver de la pitié pour les esclaves revenait en effet à commencer à juger les Puissances selon Kor Phaeron et que penser qu’un individu ne méritait pas le sort auquel il était soumis était la porte ouverte à d’autres doutes qui pouvaient mener à défier ouvertement les Puissances et la Vérité. Il est possible que le Primarque commençait à considérer les esclaves comme des victimes plutôt que comme des gens qui méritaient leur souffrance. Lorgar se justifia en affirmant qu’il ne voulait qu’aider mais son maître lui expliqua que ce n’était pas sa place et qu’il ne pouvait remplacer l’ensemble des individus asservis. Lorgar confus, s’excusa car il comprit qu’il était la cause du châtiment des esclaves puis il prêta allégeance à Kor Phaeron, ainsi qu’aux Puissances, promettant de défendre la Vérité quoi qu’il en coûte. Puis il fut condamner à subir huit coups de fouets.

Plus tard, Lorgar arriva avec le reste de la caravane à l’oasis d’Ad Drazonti. Il reçut la consigne de Kor Phaeron de rester hors de la vue des autres caravanes présentes et malgré ses protestations, Lorgar détala hors de portée de son maître lorsque celui-ci le menaça d’une bonne correction. Mais Kor Phaeron s’aperçut que Lorgar n’avait pas la moindre trace des coups de fouets reçu la veille et gronda celui chargé d’appliquer ce châtiment. Mais devant la bonne foi de ce dernier qui ne comprenait pas ce prodige, Kor Phaeron ordonna à Lorgar de se dévêtir. Le contremaître fut étonné de constater l’absence de traces de fouets sur le corps de Lorgar. Le Primarque fut condamné par son maître à être tabassé par cinq membres de la caravanes, connu pour leur brutalité et armée de masse. Satisfait devant le corps meurtri et saignant abondamment de Lorgar, Kor Phaeron décréta que tels seront ses futurs châtiments.

Puis Lorgar quitta Ad Drazonti, la caravane pénétrant dans les Plaines Arides, un lieu dangereux où les tempêtes de sable étaient nombreuses. Le voyage à travers les Plaines Arides se mua en un véritable calvaire, une lutte contre un environnement de plus en plus féroce, la caravane perdant certains des véhicules qui la composait. Le Primarque et ses compagnons atteignirent la défunte cité connue sous le nom de Dernier Refuge, où Sarragen. Là, lors d’une énième leçon, Lorgar implora Kor Phaeron de lui laisser la possibilité de lire ses livres, aux langages indéchiffrables, même pour Kor Phaeron. Le jeune Primarque appela pour la première fois Kor Phaeron "père", changeant radicalement la relation entre eux deux dans le futur. Mais le prêtre rejeta dans un premier temps cet acte d’amour de Lorgar, n’y voyant qu’un moyen de le manipuler par les sentiments. Lorgar fut encore une fois condamné à se faire tabasser mais cette fois-ci, les gardiens refusèrent de lever la main sur lui, le voyant comme un envoyé des Puissances. Pour beaucoup, Kor Phaeron avait accompli son destin en trouvant l’enfant et devait le reconnaître comme le prophète des Puissances. Le prêtre faillit être exécuté avec un nœud coulant par certains membres de la caravane mais il fut sauvé in extremis par Lorgar, le jeune Primarque exigeant qu’on libère son "père". Kor Phaeron avait instillé son credo si profondément dans l’esprit de Lorgar que ce dernier était fermement décidé à sauver le prêcheur des mains de ceux qu’il avait constamment brimés et avilis. Certains se jetèrent sur lui pour le tuer, considérant secrètement que Lorgar était une abomination, et non un cadeau des Puissances. Alors Lorgar les massacra à mains nues, quelque renégats parvenant à s’enfuir dans le désert pour échapper à la fureur du Primarque.

Ayant sauvé son maître, le Primarque fut désigné par Kor Phaeron comme "son fils". Puis Lorgar s’empara d’une massue avec un globe de fer à pointe sur le manche et partit dans le désert pourchassé les survivants afin d’empêcher la nouvelle de son existence se propager jusqu’à Vharadesh, ce qui était la crainte de Kor Phaeron. Sa traque dura trois jours avant de revenir à la caravane, triomphant, alors que Kor Phaeron désespéré devant son absence, s’apprêtait à mettre le feu à ses nombreux livres dont il ne comprenait pas l’écriture.

Plein de fierté, Kor Phaeron proclama devant l’ensemble de la caravane que Lorgar était le nouveau Porteur de la Parole, l’ancien maître ployant le genou devant lui et sous les yeux de l’ensemble de la caravane.[11]

La Dernière Guerre

« L’heure est venue ! La Parole ou la Masse sera notre Credo. Nous devons nous montrer cléments mais inflexibles, compatissants mais implacables. Chaque sacrifice humain sera vain si nous refusons l’ultime mission que nous a confiée l’Unique, mais chaque âme sauvée vivra une existence immortelle dans l’Empyrean de l’Unique. Nous pouvons vaciller, tomber, mais nous ne serons pas vaincus, tant que nous resterons fidèles à la Vérité. En avant, enfants de l’Unique, en avant vers la gloire et la salut ! »
- Lorgar, lors d’un prêche à Vharadesh, avant de partir soumettre la totalité de Colchis à la foi de l’Unique.
« Esclaves de Taranthis ! Écoutez-moi. Je suis Lorgar, Porteur de la Parole, messager des puissances, héraut de la Vérité. Je vous apporte une bonne nouvelle. Le regard des Puissances est sur vous. L’Unique approche en ce moment-même, Lui qui nous libérera de tous des liens de l’ignorance.

Ce ne sont pas les jougs et les chaînes qui vous retiennent ici. Ce qui vous retient, c’est la peur. La peur que les doctrines du Covenant ont instillée dans vos cœurs. Les mystères de l’Empyrean vous ont été cachés, dissimulés par une langue rituelle et obscure. L’Ecclésiarque et ses prêtres se sont interposés entre les Puissances et vous, vous privant de ce que vous êtes vous-mêmes en mesure d’atteindre.

Je ne viens pas en tant que porteur de la Vérité, car elle est déjà en vous. Moi, Lorgar, ne suis point votre sauveur, car vous n’avez pas besoin d’être sauvés ! Vous pouvez vous libérer de vos propres inhibitions. Chaque homme et femme qui écoute ces paroles a conscience de sa vertu et de sa place au regard des Puissances. Réjouissez-vous ! Réjouissez-vous donc, les instruments de votre délivrance sont placés entre vos mains !

Montrez maintenant votre foi. Montrez votre dévouement à Sa cause, et l’Unique descendra de l’Empyrean pour répandre la lumière et la Vérité sur nous tous ! Lui ne voit point des esclaves et des maîtres, car Il est le seul maître que vous devez servir. Tous les êtres au-dessous de Lui sont ses serviteurs. Vous ne serez point jugés sur votre statut, mais sur vos actes. Vous ne serez point condamnés pour les faiblesses du passé, mais acceptés pour bâtir la force du présent et de la promesse du futur.

Terrible sera notre vengeance envers ceux qui pèchent contre l’Unique, mais dans l’amour de sa bienveillance Il viendra, et revêtu de la gloire étincelante des Puissances, Il marchera parmi nous pour apporter la paix et un sens à notre existence.

Je n’exigerai rien d’autre de vous que ce que l’Unique a déjà instillé dans vos cœurs. L’Unique ne demande rien, si ce n’est vos prières et votre amour. Nous nous débarrasserons de ces sacrifices odieux et nous nous libérerons de l’ignominie de la fausse servitude. L’Église renaîtra, oui, et Colchis retrouvera sa grandeur aux yeux des mortels et sous le regard des Puissances.

Frappez ! Frappez maintenant, car l’éternité nous appelle. Que votre foi soit pure, et que votre cœur soit fort ! Confiez votre âme à l’amour de l’Unique !

Nous n’avons rien à perdre… hormis nos chaînes ! »

Désormais Porteur de la Parole, Lorgar prêcha à de nombreuses tribus, au point que la caravane qui l’avait accueillit fut plus grande que jamais, le nombre de convertis augmentant sensiblement. Lorgar continua à étudier et à débattre avec Kor Phaeron, devenu son bras droit, sur de nouvelle bribe d’information extraite de livres qu’il avait enfin put lire. Lorgar a entrepris à traduire de nombreuses œuvres que possédaient son ancien maître mais dont les mots étaient inconnus, offrant ainsi de nouvelles découvertes comme de la poésie ou un guide sur l’art culinaire.

Un jour, Lorgar confessa à Kor Phaeron qu’il n’était pas certain de comprendre ce que voulaient les Puissances, et bien qu’il n’y avait quasiment pas une seule phrase dans toute sa bibliothèque qu’il n’ai gravé dans son esprit, il ne s’approchait pas plus de la Vérité. Il sentait que les Puissances attendaient autre chose de lui et ce qu’il cherchait se trouvait dans les étoiles. C’est durant cette réflexion que Lorgar fit sa première crise, entendant une musique que les autres ne pouvaient percevoir et fut secoué de spasmes et hurla. Alors que Kor Phaeron, témoin de cette scène, tenta de le réconforter, Lorgar affirma avoir vu la Vérité dans des visions et qu’un être baptisé l’Unique allait arriver, un dieu vêtu d’or et d’étoiles descendant des cieux sur les ailes d’un aigle. Lorgar se fit à l’idée que cela était le signe des Puissances et qu’il devait devenir le chef du Covenant, ce qui l’obligeait de s’emparer de Vharadesh.

Galvanisé par sa vision, Lorgar révolutionna la foi sur Colchis en proclamant qu’il porterait désormais un nouveau credo : celui de l’Unique, et qu’il allait convertir les masses d’esclaves de la planète pour prendre d’assaut la cité sacrée de Colchis afin d’imposer la nouvelle foi.

Cette campagne de conversion commença lorsque la caravane de Lorgar prit la direction des mines de Taranthis. Là, de de nombreux esclaves du Covenant travaillaient sous un soleil de plomb. Lorgar était impatient de prêcher la parole de l’Unique mais il dut ronger son frein lorsque Kor Phaeron lui expliqua qu’il faillait montrer sa force et faire preuve de violence si on voulait imposer sa vision. Le premier affrontement commença lorsque les hommes armés des prêtres du Convenant qui exploitaient les mines de Taranthis, et sous le commandement de la diaconesse de guerre Hal Aspoa, attaquèrent les fidèles de Lorgar. Le Primarque fonça sur les hommes en armes, sous les projectiles crépitants des lance-javelots et des salves d’obus assourdissantes qui secouaient le flanc cuirassé de son temple mobile. Il se déplaçait à une vitesse stupéfiante, massacrant les soldats du Covenant et fut aidé par des fidèles qu’il avait converti, galvanisé de voir leur Prophète montrer ses époustouflantes capacités, prouvant qu’il était bien l’agent des Puissances. Lorgar fut aidé par Kor Phaeron qui harangua les convertis pour venir en aide à Lorgar, empli d’une soudaine énergie bouillonnante transmise par les Puissance. Le Primarque affronta un mille-pattes motorisé, s’interposant entre la machine et l’esclave Nairo qui aurait finit massacré sans son intervention, ouvrant le nez du véhicule en deux, lacérant sur toute sa longueur les jambes du conducteur restées dans son siège, le torse arraché du reste du corps. Lorgar eut la peau et la chair de ses bras déchiquetée depuis le poignet jusqu’au coude, couvert de sang. Son organisme surhumain répara néanmoins vite les plaies. Les pertes furent lourdes mais la victoire fut acquise, les derniers membres du Covenant se réfugiant dans les mines pour s’y barricader. Affirmant à ses fidèles qu’une voix suffira là où échouaient les armes les plus puissantes, Lorgar prononça un discours pendant des heures devant les mines barricadés, s’adressant aux esclaves qui y étaient enfermés et exploités, les appelant à se libérer de leurs chaînes au nom de l’Unique. Ce discours charismatique fut entendu et très vite, des milliers d’esclaves des mines brisèrent leurs chaînes et rejoignirent Lorgar désormais à la tête d’une véritable armée.

Victorieux, Lorgar avec l’aide de Kor Phaeron organisèrent leur mouvement né dans le sang sur Tharandis. Lorgar se chargerait des âmes des fidèles comme futur Ecclésiarque du Covenant tandis que Kor Phaeron se chargerait de leurs corps comme futur Archidiacre de Vharadesh.

Lorgar et Kor Phaeron guidèrent leur armée vers Meassin, où le Covenant supervisait des plantations de coton et de lin, y faisant trimer dix mille esclaves. Lors du voyage, Lorgar fut de nouveau prit par des crises mystiques, qui annoncèrent l’arrivée prochaine de l’Unique, accompagné cette fois d’un magus, vêtu de bleu, et doté d’un seul œil qui luisait de l’éclat des Puissances.

Les victoires s’enchaînèrent pour Lorgar, de Meassin à Ahesh Ahuk, et de là à Kofus sur les plaines de lave de Toursas, et dans les plantations de Seasas et d’Ouresh où les armées du Covenant furent écrasés et les esclaves libérés par milliers. La légende de Lorgar se développa au Cratère du Chagrin lorsque son armée affronta le Ver Royal, un gigantesque monstre de deux cents mètres, couvert d’écailles rouge et or étincelantes et dont la tête était surmonté d’une sorte de collerette osseuse qui lui entourait le cou. Lorgar fut avalé par le monstre avant de tuer la bête de l’intérieur et ressortir du gosier du Ver Royal terrassé, la bave du monstre brûlant sa chair. Le Primarque devint célèbre sous le nom de "Tueur de Vers", amenant plus de partisans à sa cause, avides de servir sous les ordres de cette légende vivante.

Enfin l’armée des fidèles de Lorgar atteignit les premières routes qui menaient à Vharadesh, où des esclaves trimaient dans les champs sous les fouets des superviseurs du Covenant. Lorgar dut, sous les conseils de Kor Phaeron, se cacher pour éviter le risque que des rumeurs de son arrivée se propagent jusqu’à la Cité des Fleurs Grises. L’armée de Lorgar campa à deux kilomètres de la cité tandis que Kor Phaeron partit vers Vharadesh avec une petite troupe afin d’entamer des discussions diplomatiques. Le père adoptif de Lorgar fut accueilli par des gardes qui lui présentèrent les dépouilles des six hiérarques et celui de l’Ecclésiarque, le chef du Covenant, assassiné par les dévots touchés par les paroles de Lorgar : Vharadesh avait rallié Lorgar et s’était converti à la Parole.

Le Primarque était désormais officiellement le nouvel Ecclésiarque, bien que dans les faits, c’était l’Archidiacre Kor Phaeron qui gérait les affaires quotidiennes. Lorgar prêcha dans le ville sainte le credo de l’Unique, déclarant que l’ensemble de Colchis devait se convertir afin que l’Unique descende du ciel pour les rejoindre. Cela créa une dispute avec Kor Phaeron qui craignait que cette déclaration de guerre mondiale ne mette à bas tout leurs efforts, mais imperturbable, Lorgar lui assura que la force du Verbe triomphera. Lorgar partit mener sa guerre sainte, laissant Vharadesh au bon soin de Kor Phaeron qui y renforcera pendant les années suivantes son emprise et son pouvoir.

La guerre dura six années, et les choses se passèrent telles que Lorgar l’avait prévu. Grands furent ses exploits à la tête de son armée baptisée les Fidèles. Le temps et l’espace manquant pour entrer dans les détails, mais le Primarque voyagea pendant de nombreux jours le long de la côte et dans les déserts pour porter la Parole et la Vérité. Les Fidèles arrivèrent d’abord à Golgora, au-delà de la ville de Tezenesh, et devant ses murs, Lorgar prêcha la Vérité et l’avènement de l’Unique. Les vizirs et aînés de Golgora n’avaient pas chômé pendant l’avènement de Lorgar car ils étaient bien au courant que les Fidèles avaient quitté Vharadesh et ils accueillirent la Vérité dans leur ville. Il en fut de même à Ctholl et Martias, Lanansa et Hourldesh.

Cependant, toutes les villes ne se soumirent pas à l’illumination avec le même enthousiasme. À Epicea, bastion de l’Église de la Délivrance de l’Archiviste depuis de longs siècles, des rochers projetés par des catapultes sur les murs et des flèches enflammées accueillirent les disciples de la Vérité. Malgré toute leur puissance, les tours de la ville ne résistèrent pas plus d’un Long Méridien, d’un Post-Méridien et d’un Vespéral à la ferveur des Fidèles. Assaillie à l’extérieur, la ville fut gangrenée de l’intérieur par les habitants gagnés à la cause de Lorgar. Après sa chute, comme Lorgar l’avait promis, les Epicéens eurent le choix entre la soumission et la mort. Une poignée choisit la mort et fut promptement envoyée dans l’Empyrean pour subir le jugement de l’Unique. La plupart choisirent de se convertir, soit par peur, soit parce que leur crainte initiale d’être réduits en esclavage s’était dissipée après avoir entendu le sermon de l’Ecclésiarque Lorgar. Convaincus qu’ils pourraient vivre librement sous l’égide du Covenant au lieu de courber la tête sous son joug, les Epicéens se réjouirent pendant toute une journée et rallièrent sans réserve leur ville à la cause. D’autres villes résistèrent ou capitulèrent, ou furent rasées, leurs habitants massacrés jusqu’au dernier adulte, irrémédiablement corrompus aux yeux de Lorgar par leur foi et leurs dogmes dévoyés. Lors du terrible carnage à Cathrace, où seul un dixième de la population s’est convertit, des larmes strièrent les joues du Primarque tandis que de grands bûchers consumaient les corps de ceux qui avaient refusé d’entendre la Vérité. Il en fut de même à la Froidure deux jours plus tard dans la ville du Vespéral. Lorgar parti seul dans le désert pour chercher réconfort et communion avec l’Unique, revenant avec un voile sur le visage, sa peau dorée cachée sous les cendres de la cité rasée.

Lorgar envoya de nombreux hommes à Vharadesh en tant que pèlerins prêts à apprendre la Vérité, construisant des routes et des postes, à creuser des canaux et à fonder des couvents et des monastères sur la route afin de guider les Fidèles vers la ville sainte. Les cités où l’opposition contre Lorgar était encore forte furent ralliés par les agents de Kor Phaeron qui renversèrent leurs gouvernements avant l’arrivé du Primarque et de sa troupe. À mesure que la Parole de Lorgar se propageait à travers le continent, le long des côtes et des rares rivières, le réseau, la prospérité et la civilisation de Vharadesh, la Cité des Fleurs Grises, se développaient, canalisant un volume toujours croissant de flux financiers et humains vers les caisses et les cloîtres de l’Archidiacre. Au cours de quatre années terranes, la troupe de Lorgar totalisait des centaines de milliers d’hommes et à la simple rumeur de son approche, même les athées les plus endurcis rendaient les armes. Des villes purgées de tous leurs impénitents étaient refondées à l’image de Vharadesh, où des académies et des séminaires encadrés par les élus de Kor Phaeron continuaient de promulguer le message du Covenant. Les missionnaires s’engageaient toujours plus loin dans les déserts, portant la Parole du Tueur de Vers aux tribus du cœur des étendues sauvages. Au bout d’un moment, le grand continent ne comptait plus une personne civilisée ou un nomade qui n’ait le nom de Lorgar sur les lèvres. Les matriarches de Tezenesh le surnommèrent alors l’Urizen, ce qui signifiait "le plus sage des sages, l’Architecte de la Foi", un nom prophétique et chargé de sens que seul le prophète Tezen avait porté à en croire la légende.

Plus d’une fois, Lorgar confia ses craintes et ses doutes à Nairo, qui était devenu son compagnon s’arme et son confident en l’absence de Kor Phaeron, et qui assista à la débilitation ainsi qu’à l’exultation que provoquaient ses visions. À mesure que chaque ville tombait, Lorgar devenait à la fois plus déterminé et écœuré par les conséquences de ses actes. Plus ferventes devinrent ses supplications envers les récalcitrants, alors même que son armée brûlait de faire couler le sang des infidèles et des blasphémateurs. À maintes reprises, des armées dissidentes, menées par des diacres de guerre trop zélés ou par des adeptes réfractaires tenaillés par le besoin de prouver leur foi, attaquèrent gratuitement, assiégeant et pillant des villes et des cités sans connaissance ou autorisation préalables de Lorgar qui ne pouvait pas les châtier au seul motif qu’ils avaient manifesté une foi incontrôlable. Tout au plus s’éleva t-il contre le fait que des vies soient ôtées sans tentative de conversion préalable.

Devant l’avancée des Fidèles, Lorgar fit face à des coalitions entre les villes restantes mais aucune ne pouvait égaler l’éloquence ou la puissance militaire de Lorgar. À lui seul, l’Ecclésiarque valait une armée de soldats mortels. À l’avant-garde de chaque attaque, il beuglait ses prières à l’Unique tout en frappant ceux qui osaient le défier. Sur Colchis tout entière, il ne se trouvait pas un seul guerrier capable de l’affronter ni un démagogue susceptible d’étouffer la puissance de sa voix. Son don pour les langues et la linguistique était devenu si impressionnant qu’il lui suffisait de passer une journée en présence d’un autochtone ou de lire quelques textes des infidèles pour comprendre leurs us et croyances, leur culture et leur morale. Pas un dialecte ou argument théologique n’était au-delà de sa compréhension, et tandis que ses armées brisaient les murailles et les donjons, sa parole reversait des confessions et des systèmes de croyances tout entiers. Le simple fait de recevoir un sermon dans leur propre langue suffisait à convertir de nombreux ennemis potentiels. Même ceux qui avaient été élevés dans la haine abjecte de tout ce qui venait de Vharadesh se répandaient en larmes et en prières lorsqu’ils étaient soumis à l’amour et au discours du Porteur de la Parole : le salut que leur promettait l’Unique, la reconnaissance des siècles d’ignorance dans lesquels avait plongé Colchis, rompait les chaînes du scepticisme qui les avaient dressés contre la Ville Sainte.

Lorgar pleura chaque vie perdue. Lorsque dix ou vingt mille Fidèles étaient sacrifiés lors des combats contre les infidèles, il leur rendait hommage dans ses prêches, et ses rêves étaient hantés par leurs morts, avouant à Nairo et avec angoisse que le prix de la vérité était trop élevé. Puis il ordonnait l’assaut suivant, conscient qu’il s’était engagé dans une voie et que faire machine arrière signerait un échec envers l’Unique et les millions d’individus qui le considéraient désormais comme un chef et un guide spirituel.

Plus Lorgar approchait de son but, plus ses visions empiraient, la folie et la passion menaçant de le submerger et à le réduire à une loque humaine geignant, la bave aux lèvres, dans son pavillon majestueux. Des rumeurs se propagèrent, affirmant que le Porteur de la Parole avait contracté une infection du désert, ou que l’esprit du Ver Royal l’avait possédé pour se venger de sa destruction. Les visions tourmentaient Lorgar particulièrement aux heures sombres de la Froidure, du Cœur de Nuit et de la Grande Aurore, parfois plus longtemps. Lorgar refusa de retourner dans la Cité des Fleurs Grises tant que l’âme de Colchis demeurait menacée. Il reçut le soutien de Nairo qui lui procura du réconfort alors qu’il alternait entre dépressions et rages noires. Malgré cela, ou peut-être à cause de l’empreinte évidente de la puissance de l’Unique sur Lorgar, la foi des proches de l’Ecclésiarque ne vacilla pas pendant ces épisodes, pas plus que celle de Lorgar. Il émergeait de chaque crise et stupeur revigoré et illuminé, et livrait de nouveaux prêches à propos de ses croyances et de sa compréhension de l’organisation de l’Empyrean.

Sa guerre sainte continua, brisant la muraille de Khathage menant des milliers de personne sur les bûchers. Chaque ville qui avait résisté avait subi un sort similaire : les cohortes de Lorgar investissait les remparts et massacraient tous ceux qui s’opposaient à eux. Ceux qui déposaient les armes, avec les enfants et les infirmes, étaient conduits devant Lorgar pour l’écouter parler. Rares étaient ceux qui poursuivaient dans la voie de l’impiété, mais il y avait toujours quelques récalcitrants, qui, endurcis par les blasphèmes de leurs cultes, demeuraient sourds à la vérité. Même après les avoir envoyés au bûcher, Lorgar espérait sauver les âmes des infidèles de la damnation de l’impiété.

Il ne resta finalement à conquérir que Gahevarla, la Ville des Magistères, dont aucun ennemi n’avait jamais atteint les murailles. Lorgar revint à Vharadesh, retrouvant Kor Phaeron à son bureau, lui exprimant ses doutes sur ses visions, son dégoût de la guerre et sa crainte des mystérieuses technosorcelleries qui protégeaient Gahevarla. Puis il découvrit l’œuvre sur la quelle travaillait Kor Phaeron : la retranscription par écrit des paroles, sermons et conversations tenus par le Porteur de la Parole au fil des années dans le but d’en faire le principal livre saint de Colchis. Lorgar fut d’abord outré d’apprendre que Kor Phaeron y avait fait quelques modifications, soi disant pour des raisons de concision et de clarté. Mais il reçut la promesse de son ancien maître qu’il sera le premier à le lire pour recevoir son approbation. Lorgar accepta et retrouvant du courage, il repartit conquérir Gahevarla pour achever sa guerre sainte.

Lorgar mena les Fidèles vers la dernière cité à lui résister, entouré d’un mur ondoyant de débris et d’énergie crépitante qui était le champ de tempête de Gahevarla. Une seule route menait à Gahevarla et elle traversait le cœur de cette tempête surnommée l’Écorcheuse. Lors du premier assaut avec un chariot recouvert d’épaisses plaques de fer, parsemé de rivets et lourdement soudé, un éclair long de plusieurs mètres jaillit du champ ondulatoire et s’arqua pour frapper le réservoir de carburant du chariot, les vapeurs s’enflammant en une explosion qui secoua toutes les personnes présentes hormis Lorgar. Malgré ses trente mille diacres de guerre, d’acolytes armés, d’adeptes bretteurs et de prêtres guerriers qui se tenaient prêts à avancer, le Primarque sut qu’il était probable qu’aucun d’entre eux ne parviendrait jusqu’à la muraille de Gahevarla, leurs corps brisés éparpillés par les tourmentes démoniaques des magistères. Lorgar se détacha de ses adeptes et s’avança vers la tempête. À dix mètres du mur des éléments déchaînés, il s’arrêta, pensif, comme s’il considérerait l’Écorcheuse pour la première fois. Lorgar s’agenouilla, tête basse, demeurant immobile pendant quelque temps, prononçant des paroles portées par le vent, des prières à l’Unique. Devant ses lieutenants incrédules, Lorgar expliqua avoir prié pour obtenir une protection contre la tempête. Puis Lorgar se remit à marcher, des vrilles d’énergie jaillirent de la tempête, scintillant en travers de sa peau dorée, parcourant ses membres. Le mur de l’Écorcheuse s’inclina devant son avancée et s’ouvrit pour l’accueillir cependant qu’un éclair vert, pourpre et blanc éclatait et crépitait autour de lui. Il leva ses bras et la brèche s’élargit comme sur son ordre. Le sable s’écarta, formant un ravin de roches mouvantes et de poussière tourbillonnante de part et d’autre, des ponts d’énergie crépitant à travers le fossé de plus en plus large. À travers cette brèche, Lorgar avança et son armée se lança à l’assaut.

Gahevarla tomba enfin. Lorgar et sa troupe de Fidèles prirent la muraille et s’engouffrèrent dans la ville. La citadelle centrale fut assiégée et depuis la tour, le dernier magistère lança des éclairs d’énergie noire et un brouillard de vapeur verte toxique en direction de la horde d’adeptes. Lorgar en personne fit voler en éclats les portes du donjon et le sorcier mourut par la main de Lorgar alors que les vents brûlants chassaient les vestiges de l’Écorcheuse.

Colchis était conquise, unifiée sous le Covenant de Lorgar et de Kor Phaeron.

Lors de son retour triomphal, Lorgar découvrit une nouvelle Vharadesh, celle de Kor Phaeron, où toutes les réjouissances avaient été bannies, laissant place à une atmosphère austère et respectueuse. Les rues étaient encombrées d’ordonnés, de prêtres et de diacres, qui inclinaient la tête en signe de respect pour le retour de l’Urizen. Une grande partie de la ville avait été nivelée ; l’ancienne académie était désormais une vaste place, carrelée d’or et d’argent et des icônes de l’Unique en mosaïque décoraient les murs des bâtiments, là où des temples et des ossuaires avaient été démolis et reconstruits, littéralement modelés à l’image du Covenant. Des statues de Lorgar et de Kor Phaeron en marbre et en granit, en or et en argent, en albâtre et en calcaire peint avaient partout été placés.

Lorgar ordonna à Kor Phaeron, et avec les encouragements de ce dernier, de purger le Covenant des derniers vénérateurs des Puissances afin que seul le culte de l’Unique demeure, bien que Kor Phaeron avait à l’insu du Primarque constitué une organisation secrète vénérant l’Ancienne Foi des Puissances, le Cœur Noir. Mais Nairo s’opposa à cette purge, tentant d’ouvrir les yeux à Lorgar sur l’influence néfaste que conservait sur lui Kor Phaeron. Nairo poignarda l’Archidiacre et fut exécuté immédiatement par Lorgar qui l’écrasa de sa masse, prouvant son grand attachement envers son père adoptif.

Là, les mains ensanglantées, le cadavre de Nairo à ses pieds, un halo d’or semblant nimber sa tête, - ou peut-être s’agissait-il d’un simple reflet de la lumière du soleil, Lorgar leva un doigt couvert de sang et le pointa vers les cieux, déclarant qu’Il arrivait ![12]

La Grande Croisade

Le Lectitio Divinitatus[13]
« Si un homme rassemble dix mille soleils entre ses mains… Si ses fils et ses filles ensemencent cent mille mondes, et qu’il leur accorde la jouissance de la galaxie tout entière… Si cet homme peut d’une pensée guider un million de vaisseaux au milieu de l’infini des étoiles… Alors veuillez me dire, si cela vous est possible, comment un tel homme serait moins qu’un dieu. »
- Lorgar Aurelian, Primarque des Word Bearers.

Lorgar a écrit durant la Grande Croisade un livre baptisé le Lectitio Divinitatus qui exposait les raisons pour lesquelles l’Empereur était en réalité un Dieu fait chair car aucun être humain n’aurait pu accomplir tout ce que le Maître de l’Humanité avait fait. Les humains mortels qui ont suivi les enseignements du Lectitio Divinitatus se sont finalement organisés en culte religieux souterrain à travers l’espace impérial à la fin du 30e Millénaire, se réunissant en secret pour prier l’Empereur-Dieu. Cette foi interdite connaître un essor durant l’Hérésie d’Horus et inspirera plus tard le Credo Impérial qui prendra sa forme définitive sous l’organisation de l’Adeptus Ministorum, où Ecclésiarchie, devenu la religion officielle de l’Imperium.

Ainsi, la vénération de l’Empereur-Dieu vient directement d’un livre écrit par le premier Primarque à avoir rallié les Dieux Sombres et préparé l’Hérésie d’Horus, guerre qui mis à bas le rêve de l’Empereur, un être ayant combattu toute Sa vie la foi… Dix mille années après la rédaction du Lectitio Divinitatus, le seul à se souvenir des origines du Lectitio Divinitatus est Roboute Guilliman, Seigneur Commandeur de l'Imperium qui ne put que amèrement prendre acte de cette ironie de l’histoire.

Si cela devait s’apprendre, il est fort probable que l’Imperium n’y survivrait pas.

À la fin de la guerre sur Colchis, moins d’un an après la dernière bataille sur Colchis, l’Unique apparu sur un puissant navire volant : l’Empereur était arrivé retrouver Son fils perdu.

On raconte que l’Empereur, accompagné du fameux magus qui n’était autre que le Primarque Magnus le Rouge, se rendit sur Colchis avec deux escouades de Space Marines des Thousand Sons, afin de rencontrer l’Urizen. Lorgar tomba alors à genoux, en pleurs, reconnaissant l’Empereur comme étant le dieu de ses visions, et lui jura fidélité. Entouré de centaines de prêtres à genoux, l’Empereur se présenta à Lorgar comme le Maître de l’Humanité, le Primarque lui expliquant en retour avoir conquis Colchis à travers Son culte, pour la gloire de Son nom. Sous les ordres de Lorgar, tous les aspects des croyances du Covenant furent dédiés à l’Empereur, et la population de Colchis s’est réjouit, unie derrière ce nouveau Dieu venu d’au-delà des étoiles. Des cérémonies de dévotion et divers témoignages d’allégeance s’étalèrent sur plusieurs mois. De nombreux textes sous-entendent que ces longues célébrations irritèrent l’Empereur qui désirait avant tout poursuivre au plus vite Sa conquête de la galaxie. À la fin des cérémonies, l’Empereur offrit à Lorgar le commandement de la Légion des Imperial Heralds, la XVIIe Legions Astartes, que l’Urizen rebaptisa les Word Bearers, et lui ordonna de faire de ses meilleurs guerriers des Space Marines qui formeraient sa garde prétorienne. Lorgar accepta cet honneur et décréta qu’il quitterait Colchis pour prendre sa place aux côtés de l’Empereur, désignant ses plus fidèles partisans pour régenter la planète en son absence. Il emmena avec lui Kor Phaeron qui, bien que trop vieux pour devenir un Space Marine à part entière, fut élevé au-dessus du genre humain en recevant néanmoins les implants d’organes et les manipulations génétiques pré-adolescentes pour pouvoir devenir un Astartes et obtenant le titre de Premier Capitaine de la Légion.

Lorgar se lia d’amitié avec Magnus le Rouge, le Primarque des Thousand Sons, l’Urizen ayant étudié notamment pendant presque dix ans à Tizca, la magnifique cité de Prospero, la planète des Thousand Sons, vivant parmi son peuple et en venant à le chérir comme il aimait le peuple de Colchis.

En parallèle, Lorgar a converti les Word Bearers au culte de l’Empereur, en totale contradiction avec la Vérité Impériale qui servait de doctrine officielle du nouvel Imperium, et qui prônait science et raison, et rejet des religions et des superstitions. Durant la Grande Croisade, l’Urizen et ses Word Bearers s’attelèrent à éradiquer tout blasphème ou hérésie menaçant le royaume de l’Empereur, pratiquant des autodafés, construisant d’immenses monuments et des cathédrales dédiés à la gloire de l’Empereur, massacrant ceux ayant refusé de se convertir et écrivant de nombreux ouvrages traitant de la divinité et de la vertu de l’Empereur. Lorgar lui-même délivra d’innombrables sermons, convertissant des millions de mécréants par la seule force de ses paroles.

La progression des Word Bearers était lente mais terriblement efficace. La loyauté de Lorgar et de sa Légion envers l’Empereur et l’Imperium était incontestable. Les mondes que le Primarque a mis en Conformité livraient régulièrement des Dîmes et ils acceptaient sans contestations les ordres de Terra. Lorgar et sa Légion avaient poursuivi avec succès la Grande Croisade de l’Empereur pendant presque un siècle et, à cette époque, le Maître de l’Humanité n’avait jamais réprimandé l’Urizen pour sa fervente adoration de Sa personne, même si une telle attitude contredisait la Vérité Impériale.

Mais quarante trois avant le Massacre du Site d’Atterrissage de Isstvan V, tout changea.[14]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les Word Bearers

La Destruction de Monarchia

Lorgar Aurelian durant la Grande Croisade.
Profondément troublé par le fanatisme religieux de Lorgar, l’Empereur, qui avait initialement toléré les croyances de l’Urizen, ressentit de plus en plus de frustration par la lenteur des conquêtes de Lorgar alors que la Grande Croisade atteignit son apogée. Il décida d’y mettre à terme et de punir Lorgar pour ses pratiques religieuses et la divinisation qu’il avait encouragé de Sa personne. Un groupe d’assaut de la Légion des Ultramarines dirigé par leur Primarque Roboute Guilliman, reçut l’ordre de raser seize villes de la planète Khur, un monde très important aux yeux des Word Bearers, qui considéraient sa capitale, Monarchia, comme la "Cité Parfaite" en raison de la dévotion religieuse intense de ses citoyens et du grand nombre de cathédrales et de monuments dédiés au Culte de l’Empereur. Les Ultramarines expulsèrent par la force les citoyens de Monarchia, réprimant dans le sang les résistances et les émeutes avant de raser les cités avec des bombardements orbitaux, ne laissant que des cendres.

Ignorant le rôle qu’avait tenu l’Empereur dans cette destruction, et ne sachant que le rôle qu’avait tenu Guilliman dans la Destruction de Monarchia, Lorgar et sa Légion au complet, forte de 100 000 Astartes, reçu l’ordre de la XIIIe Légion de se rassembler à la surface de la planète. Arrivant depuis un Warhawk doré devant l’ensemble de sa Légion rassemblée dans le cratère mortuaire de Monarchia, l’Urizen s’avança dans les cendres de ce qui fut le Cité Parfaite. D’un sourire teinté de tristesse, le Primarque exprima sa joie de voir ses fils réunis, avant d’annoncer que le sang appelait le sang, son murmure portant parmi la Légion tout entière. Alors que les Thunderhawks des Ultramarines, descendaient sur la planète, Lorgar appela Guilliman à répondre de sa folie, ordonnant aux Word Bearers de se tenir prêts et de guetter le moindre signe de trahison. Roboute Guilliman sorti de son transporteur avec une centaine des ses fils génétiques de son transporteur, de la 19e Compagnie et d’un frêle et vieil homme, à la robe simple et sans prétention : Malcador le Sigillite, le bras droit du Maître de l’Humanité. Lorgar se disputa avec Malcador exigeant des réponses face à la destruction de sa ville, injustifiée à ses yeux. Maldacor lui expliqua que ce monde n’était pas assujettie, ce qui rendit furieux Lorgar qui loua la modèle d’obéissance qu’était les habitants de Khur et leur foi religieuse en l’Empereur, les yeux fous, pointés comme des réticules de visée sur le conseiller de l’Empereur. Malcador souligna justement que c’était cette vénération en l’Empereur en un dieu. Le Primarque n’en crut pas ses oreilles, pensant que Malcador avait perdu l’esprit en confirmant que c’était bel et bien la dévotion de Monarchia qui avait provoqué sa fin. Il projeta le Sigillite de côté par le revers de la main, le vieil homme s’écrasant sur le sol pierreux vingt mètres plus loin, roulant dans la poussière. Lorgar proclama qu’il allait emmener sa Légion sur Terra pour y informer son père mais Malcador, se relevant, expliqua que l’Empereur le savait car c’était Lui qui avait ordonné la Destruction de Monarchia. Lorgar le traita de menteur, alors le Sigillite contacta le Maître de l’Humanité psychiquement. L’Empereur se téléporta alors depuis l’orbite, entouré de Gardes Custodiens, juste devant Lorgar en état de choc.

La voix de l’Empereur percuta Lorgar et les Word Bearers, leur ordonnant de s’agenouiller devant Lui, ce qui étonna le Primarque alors que Guilliman gardait la posture droite et fière. L’Empereur ré-ordonna à l’Urizen de s’agenouiller, ce qu’il fit, ses instincts premiers s’estompant alors, remplacés par la raison et le confort de la foi. S’agenouiller devant l’Empereur-Dieu n’était que juste finalement. Puis devant Lorgar et toute la Légion à genoux, l’Empereur rappela au Primarque qu’il était un général, et non un prêtre, créé pour la guerre, pour les conquêtes et pour réunir la race humaine sous l’égide de la vérité. Puis l’Urizen vit dans son esprit l’image de Monarchia telle que celle-ci avait existé, montré par son père qui présenta l’ancienne cité comme de l’idolâtrie, plongeant les croyants dans l’erreur. Lorgar continua à justifier la nature divine de l’Empereur qui s’agaça de son comportement. Puis, alors que Lorgar se relevait, tremblant pour des raisons que ses guerriers ne pouvaient discerner et du sang lui coulant par une oreille, en une lente traînée le long des tatouages de son cou, le Maître de l’Humanité accusa l’Urizen et les Word Bearers d’avoir été coupable d’avoir failli envers Lui, de par la lenteur de leurs conquêtes, de s’être attardé sur les mondes conquis pour encourager la population dans le culte d’une foi qu’Il jugeait erronée et d’avoir érigé des rites et des monuments mensongers. Il leur ordonna d’arrêter de propager le culte divin de Sa personne et de revenir à une entreprise plus normale des conquêtes militaires. Avant que Lorgar ne puisse dire un seul mot, l’Empereur se téléporta sur Son vaisseau.

Alors que les Word Bearers peinaient à se relever, Lorgar s’écroula à genoux, se semblant plus savoir où il était. Lorgar renversa la tête et se mit à crier, profondément et longtemps, vers le ciel indifférent. Puis d’une main tremblante, le Primarque étala la cendre noire de Monarchia sur son visage, maculant ses traits sous les ossements pulvérisés de la Cité Parfaite. Deux Word Bearers du nom d’Argel Tal et Xaphen tentèrent de le relever, mais Lorgar bondit sur Guilliman, l’accusant d’avoir apprécié son humiliation et de voir ses efforts réduits en cendres, pendant que leur père lui témoignait sa faveur. Guilliman, imperturbable, lui annonça que l’Empereur avait chargé vingt Custodiens, commandés par l’Occuli Imperator Aquillon, de le surveiller lui et ses fils. Lorgar en fut déshonoré, annonçant à Guilliman qu’il prierait pour qu’un jour il ressente la même chose que lui. Furieux, l’Urizen frappa Guilliman de son poing, lui promettant que plus jamais il se moquera de lui, menaçant Malcador au passage. Kor Phaeron intervint et parvint à raisonner Lorgar et à faire ordonner le retour en orbite de la XVIIe Légion.[15]

Sources

  • ABNETT DAN, L'Ascension d'Horus - Où sont Plantées les Graines de l'Hérésie, Black Library, 2006
  • ABNETT DAN, La Bataille de Calth - Et ils ne Connaîtront pas la Peur, Black Library, 2012
  • ANTHONY REYNOLDS, Dark Creed, Black Library, 2010
  • COUNTER BEN, La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Black Library, 2006
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Le Premier Hérétique - Corruption, Black Library, 2010
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Félon - Du sang pour le Dieu du Sang, Black Library, 2013
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Le Maître de l’Humanité - Guerre dans la Toile, Black Library, 2016
  • FRENCH JOHN, Esclaves des Ténèbres - Les Égares et les Damnés, Black Library, 2019
  • HALEY GUY, Sombre Imperium : Guerre et Peste, Black Library, 2018
  • McNEILL GRAHAM, Les Faux Dieux - Où l'Hérésie Prend Racine, Black Library, 2006
  • McNeill GRAHAM, L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Black Library, 2017
  • THORPE GAV, Lorgar - Porteur de la Parole, Black Library, 2017
  • THORPE GAV, Sons of the Emperor - An Anthology : Shadow of the Past, Black Library, 2018
  • The Horus Heresy, Book Two - Massacre
  • The Horus Heresy, Book Five - Tempest
  • Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
  1. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Lorgar (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Trois - Le Sang Appelle le Sang - Sigillite - Le Maître de l’Humanité de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  3. Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Livre 1 : Révélation, Livre 2 : Ascendant, Livre 3 : Invocation de THORPE GAV, Black Library, 2017
    Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002) et résumées par Guilhem.
  4. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Un - La Cité Parfaite - Les Faux Anges - Le Jour du Jugement, Chapitre Deux - Soleil Dentelé - Dévastation - Aurelian, Chapitre Trois - Le Sang Appelle le Sang - Sigillite - Le Maître de l’Humanité, Chapitre Quatre - Une Légion s’Agenouille - Si Ultramar Brûlait - Grise de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  5. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Cinq - Les Anciennes Coutumes - Le Combustible de l’Âme - Des Yeux Neufs, Chapitre Neuf - Le Roi Écarlate - La Cité des Fleurs Grises - La Dame Bénie, Chapitre Dix - Le Droit de Mener une Légion - L’Empyrean - Le Malheur, Chapitre Onze - Au Service d’un Dieu - Confession - Le Pèlerinage, Chapitre Douze - Mort - Le Dernier Vol de l’Orfeo’s Lament - Deux Âmes, Chapitre Treize - Incarnadine - Perdu dans la Tempête - Des Voix dans le Vide, Chapitre Quatorze - Des Yeux Violets - Deux Voix - Réponses, Chapitre Quinze - Sacrifice - Baptême de Sang - Des Vérités Indignes, Chapitre Seize - L’Orfeo’s Lament - La Tempête au-delà du Verre - Le Chaos, Chapitre Dix-Sept - Un Empire Défunt - Révélations - Genèse, Chapitre Dix-Huit - Une Centaine de Vérités - Résurrection - Retour, Chapitre Dix-Neuf - Confession - Restauration - Les Gal Vorbak - V : L’Écran de Fumée de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
    Informations issues de L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Chapitre Quatre - Une Planète Morte, Chapitre Cinq - Échos, Chapitre Six - La Porte Ultime, Chapitre Sept - La Cité de la Lumière, Chapitre Huit - Questions, Chapitre Neuf - Le Déchaîné, Chapitre Dix - Oracle de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, V : L’Écran de Fumée, Chapitre Vingt et Un - Machinations - Une Curieuse Dissimulation - Indulgence de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017
    Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Chapitre - Après Monarchia, Chapitre - La Confrérie, Chapitre - La Galaxie Brûle de THORPE GAV, Black Library, 2017
    Informations issues de Le Maître de l’Humanité - Guerre dans la Toile, Chapitre Treize, Ce qui s’est Produit Avant - L’Usage de la Gloire - Prophétie et Clairvoyance de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  7. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Vingt-Quatre - Istvaan V - Renégats - En Habit de Minuit, Chapitre Vingt-Cinq - Seconde Vague - Changements - Trahison, Chapitre Vingt-Six - Le Massacre du Site d’Atterrissage - Une Brèche sur le Vide - Dans l’Ombre de Grandes Ailes, Chapitre Vingt-Sept - Une Image pour se Faire un Nom - Sacrifice - Le Fardeau de la Vérité, Chapitre Vingt-Huit - Après la Bataille - Le Sang est la Vie - Un Accueil Inaccoutumé de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
    Informations issues de L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Chapitre Un - Fraternité, Chapitre Deux - Du Sang à la Table du Conseil, Chapitre Trois - Magnus et Lorgar, Chapitre Onze - Conseil de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017
    Informations issues de La Bataille de Calth - Et ils ne Connaîtront pas la Peur - Chapitre ACQUISITION//DE CIBLE, Chapitre SUBMERGEMENT//ABSOLU, Chapitre MORT//SYSTÉMIQUE,Chapitre TEMPÊTE//DE RUINE de ABNETT DAN, Black Library, 2012
    Informations issues de The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The War of Calth - Part I : The Shadow of War - The Realm of Ultramar - The Bloody Road to Ruin - The Axe Falls , Part II : The Battle For Calth Near-Space - Rubicon - Orbital Defense, Part III : Betrayal on Calth
    Informations issues de Félon - Du Sang pour le Dieu du Sang - Chapitre Un - L’Archiprêtre et le Sorcier - Armatura - La Chanson du Warp, Chapitre Trois - Pris par les Griffes - La Guerre du Vide - Un Rouge Croyant, un Blanc sans Foi, Chapitre Quatre - Enterré Vivant - Communion - Le Carrefour de Valika, Chapitre Cinq - La Reine d’Ambre - Dans son Impériale Sagesse - Ils Acclament, mon Princeps, Chapitre Six - Griffes d’Ursus - Répit - Carnassière, Chapitre Huit - Convocation, Chapitre Douze - Les Meneurs des Légions - Mon Frère, mon Ennemi - Saler la Terre, Chapitre Dix-Sept - Des Voix dans la Nuit - La Leçon de Russ - Le Warp, Chapitre Dix-Huit - Les Champs d’Ossements - Félon - Un Ordre Simple, Chapitre Dix-Neuf, Le Regard Mort - Perpétuel - Une Guerre de Réflexion, Chapitre Vingt, Du Sang dans le Vide - Appel à la Triarii - Il va Mourir Ici, Chapitre Vingt-Un - La Marque de Calth - Une Rédemption Ignorée - Crescendo, Chapitre Vingt-Deux, Il va Mourir sur ce Monde - Les Griffes des Loups d’Ambre - Une Pluie de Sang, Chapitre Vingt-Trois, Le Bras du Destin - Sorti des Flammes - Du sang pour le Dieu du Sang, ÉPILOGUE I de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2013 et résumées par Guilhem.
  8. Informations issues de Esclaves des Ténèbres - Les Égarés et les Damnés, Chapitre Un, Chapitre Deux, Chapitre Trois, Chapitre Quatre, Chapitre Cinq, Chapitre Six, Chapitre Sept, Chapitre Dix, Chapitre Onze, Chapitre Douze, Chapitre Treize, Chapitre Quatorze, Chapitre Quinze, Chapitre Dix-Sept, Chapitre Dix-Huit de FRENCH JOHN, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  9. Informations issues de Dark Creed, Prologue de ANTHONY REYNOLDS, Black Library, 2010
    Informations issues de Sons of the Emperor - An Anthology : Shadow of the Past de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  10. Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Livre 1 : Révélation - 1 1 3 - 1 1 4 - 1 3 2, Livre 2 : Ascendant - 2 7 3 de THORPE GAV, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  11. Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Livre 1 : Révélation de THORPE GAV, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  12. Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Livre 2 : Ascendant, Livre 3 : Invocation de THORPE GAV, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  13. Informations issues de L'Ascension d'Horus - Les Graines de l'Hérésie sont Plantées, Chapitre Cinq - Peeter Egon Momus - Lectio Divinitatus - Mécontentement de ABNETT DAN, Black Library, 2006
    Informations issues de Les Faux Dieux - Où l'Hérésie Prend Racine, Chapitre Quatre - Secrets et Cachotteries - Le Chaos - Répandre la Parole - Audience, Chapitre Neuf - Les Tours d’Argent - Un Retour Sanglant - Le Voile S’Affine, Chapitre Dix-Sept - L’Horreur - Anges et Démons - Le Pacte du Sang de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2006
    Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Chapitre Un - L’Empereur Nous Garde - Une Longue Nuit - Le Bruit des Sphères - Chapitre Dix - La Plus Précieuse des Vérités - Praal - Le Sépulcre de la Mort de COUNTER BEN, Black Library, 2006
    Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Trois - Le Sang Appelle le Sang - Sigillite - Le Maître de l’Humanité de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
    Informations issues de Garro - L'Arme du Destin, Chapitre Quinze - Écarlate sur Blanc - Terre Antique - Départ de SWALLOW JAMES, Black Library, 2015
    Informations issues de Sombre Imperium - Guerre et Peste, Chapitre Sept - Une Nuit à Bord de l’Honneur de Macragge de HALEY GUY, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  14. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
    Informations issues de L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Chapitre Sept - La Cité de Lumière de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Un - La Cité Parfaite - Les Faux Anges - Le Jour du Jugement, Chapitre Cinq - Les Anciennes Coutumes - Le Combustible de l’Âme - Des Yeux Neufs, Chapitre Dix - Le Droit de Mener une Légion - L’Empyrean - Le Malheur de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  15. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Un - La Cité Parfaite - Les Faux Anges - Le Jour du Jugement, Chapitre Deux - Soleil Dentelé - Dévastation - Aurelian, Chapitre Trois - Le Sang Appelle le Sang - Sigillite - Le Maître de l’Humanité, Chapitre Quatre - Une Légion s’Agenouille - Si Ultramar Brûlait - Grise de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.