Legio Oberon

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Symbole de la Legio Oberon.
La date de fondation de la Legio Oberon ne se situe pas dans un passé lointain et sombre, mais dans les jours de gloire de la Grande Croisade, sa création ayant été sanctionnée en même temps que la colonisation d’un nouveau Monde-Forge. Anvari, car c’est le nom qui a été légué au Monde-Forge, a été établi comme un domaine vassal de la puissante Accatran dans le but d’assurer le pouvoir de cette dernière au sein du royaume d’Ultramar. En l’honneur de la fondation du Monde-Forge, les premiers colons ont reçu un fragment de la force de la Legio Destructor, les gardiens d’Accatran ayant été autorisés à renoncer à leur serment envers leur monde d’origine afin d’en protéger un autre. En reconnaissance de cet acte, les machines-divines ont pris de nouveaux noms et se sont rassemblés sous une nouvelle bannière - celle de la Legio Oberon.

Conformément au désir d’Accatran de forger des liens plus solides avec Ultramar, une grande partie de la force de la Legio Oberon fut détachée auprès des Flottes Expéditionnaires dans lesquelles servait la Légion des Ultramarines. Ce service prolongé a entraîné de nombreux changements au sein de la Legio Titanique, notamment l’atténuation de la nature guerrière souvent affichée par les Princeps de la Legio Destructor, une divergence encore plus évidente lorsque les deux Legios Titaniques servaient l’une à côté de l’autre. En effet, les Princeps de la Legio Oberon faisaient de gros efforts pour étudier les plans tactiques fournis par les Ultramarines, les incorporant dans les propres simulations et évaluations des Bolts de la Mort. Compte tenu de la durée de service du Princeps moyen, il n’est pas surprenant que la Legio Oberon ait rapidement acquis une réputation d’expert en tactique, adaptant les tactiques standard de la Collegia Titanica et proposant de nombreux amendements à ses directives stratégiques. Bien que beaucoup aient été rejetés, un résultat que la Legio Oberon attribue souvent au dogme et à l’incapacité d’accepter les améliorations suggérées par une jeune Legio Titanique, les Bolts de la Mort ont montré une aptitude à la guerre que peu d’autres Legios Titaniques pouvaient égaler. À la fin de la Grande Croisade, la Legio Oberon avait acquis un palmarès distingué de victoires aux côtés des Ultramarines et, en reconnaissance de leurs services, elle reçut l’ordre de se rassembler à Calth en vue d’un assaut sur le domaine Xenos de Ghaslakh.[1]

L'Hérésie d'Horus

Le Titan Warhound Feram Lex de la Legio Oberon.
Comme les événements l’ont montré depuis, un tel rassemblement n’était rien de plus qu’un prétexte par lequel le Maître de Guerre espérait porter un coup fatal aux Ultramarines et à leurs alliés, y compris la Legio Oberon. Les Bolts de la Mort devaient sortir largement indemnes des événements calamiteux de Calth, car la force principale de la Legio Titanique n’était pas encore arrivée lorsque les Word Bearers se sont lancés dans leur campagne d’extermination. Une telle issue était une lueur d’espoir dans une série d’événements sombres, mais elle n’offrait guère de réconfort à la Legio Oberon elle-même, car les dommages catastrophiques causés à la fois à Calth et aux effectifs de la Legio Praesagius étaient considérés comme une tache sur l’honneur des Bolts de la Mort. Pour se venger, de nombreux Princeps de la Legio Oberon firent le serment de ne jamais revenir à Anvari tant que les Traîtres n’auraient pas été repoussés et la force de la Legio Praesagius soit restaurée. Afin de respecter ce serment, les machines-divines de la Legio Oberon se sont immédiatement engagés dans la Croisade de Fer lorsque Gantz (le Monde-Forge de la Legio Praesagius) a lancé un appel à l’aide. Pendant le reste de l’Hérésie d'Horus, une grande partie de la force de la Legio Oberon a été engagée à Ultramar à la poursuite des machines survivants de la Legio Suturvora et des Word Bearers qui ont combattu à leurs côtés. Les Princeps qui avaient juré de ne jamais se reposer avant la défaite des Traîtres ne revinrent pas à Anvari avant que les feux de la guerre ne se soient calmés et ceux qui le firent furent peu nombreux, les autres ayant obtenu leur rédemption dans la froide étreinte de la mort.[2]

La Croisade de Fer fut marqué pour la Legio Oberon par la bataille d’Ulixis. Ce monde servait de base à la traîtresse Legio Suturvora pour nuire à Ultramar et causer de graves dommages aux forces Loyalistes. Ulixis était l’un des principaux producteurs de munitions d’Ultramar et, sachant que sa destruction porterait un coup sévère aux efforts de reconstruction des Ultramarines, le Princeps Maximus Horgoth Nyr des Maîtres du Feu se lança sur ce monde. En réalité, l’invasion de la Legio était la première étape d’un piège tendu aux Loyalistes. Lorsqu’une force combinée de la Legio Lysanda et de la Legio Oberon a été attirée sur le monde, elle a trouvé sa surface dépourvue de Titans renégats, malgré les rapports indiquant le contraire. C’est alors que les Traîtres ont tendu leur piège, prenant le contrôle de l’orbite de la planète et déclenchant un bombardement orbital féroce sur les Loyalistes à la surface. Bien que le bombardement initial ait été dévastateur, la plupart des forces Loyalistes ont été repoussées dans le système de cavernes sous la surface, forçant les Maîtres du Feu à s’engager dans une série de batailles sous Ulixis. Pendant de nombreux jours, les deux forces titaniques se sont battues dans l’obscurité, leurs armes massives déchirant les entrailles d’Ulixis. C’est dans la tanière des Wyrms, une vaste caverne jonchée des restes des créatures fouisseuses qui l’avaient sculptée il y a longtemps, que le conflit a atteint son paroxysme, les deux camps engageant leurs forces dans un effort pour éradiquer l’autre. Alors que les combats faisaient rage entre les deux camps, le Princeps Raynal Hess dans son Titan Warlord Astra Obsurus, à la tête d’une manipule de la Legio Lysanda, chargea pour rencontrer le Princeps-Maximus Nyr et son Titan Warlord Mons Ingnum dans la bataille. Cependant, Hess n’était pas au courant de la présence des Titans Maîtres du Feu de Nyr, qui l’attendaient. Leurs volées combinées ont paralysé les jambes du Titan de Hess. Cependant, avant que les Traîtres ne puissent porter le coup fatal, Hess a surchargé le réacteur de son Titan, et l’obscurité de la tanière des Wyrms fut illuminé par une explosion. Lorsqu’elle s’est finalement dissipée, les Princeps des Maîtres du Feu constatèrent qu’un trou massif avait été creusé dans le plafond de la caverne, et qu’un escalier de décombres et de Titans brisés y menait. Pire, la flotte des Loyalistes était revenue avec des renforts, et les Traîtres étaient en pleine débâcle. Tetaros Kast, Maître-Princeps du groupement tactique Avalon de la Legio Oberon, rallia ses camarades et les survivants de la Legio Lysanda, et repoussa les Traîtres. Bien que Nyr et beaucoup de ses Titans aient réussi à s’échapper, leur emprise sur Ulixis était brisée, et peut-être plus important encore, les Loyalistes avaient repoussé les Maîtres du Feu, réfutant leur invincibilité.

À la suite du conflit sur Ulixis, les Loyalistes ont cherché à prendre l’avantage, en s’efforçant de diviser les Traîtres afin de démanteler plus efficacement leurs forces. Lorsque la Legio Praesagius a été informée d’une invasion renégate visant à s’emparer de l’Agri-Monde d’Espandor, les Loyalistes ont élaboré des plans pour intercepter les efforts des Traîtres, en concentrant leurs forces sur l’agri-étalement de Boreaus, une zone fortement développée contenant un labyrinthe de tours d’alimentation et de macro-greniers qui serviraient à annuler l’avantage numérique des Traîtres. Bien que seule une poignée de Titans de la Legio Praesagius ait pu être rassemblée, ils ont été soutenus par plusieurs manipules de la Legio Oberon, aux côtés de compagnies de Chars Super-Lourds. Parmi eux se trouvait le Titan-Psi Occedentalis-Damysus, le Titan de classe Warlord de l’Ordo Sinister. Après avoir rassemblé leurs forces, les Loyalistes espéraient tendre une embuscade dévastatrice aux forces renégates, composées de Titans issus de la Legio Audax et de la Legio Suturvora commandées par le Princeps Tesarius Orcan Rex. Mais les Loyalistes furent piégés et obligés de se replier dans une cité afin de limiter l’avantage numérique des Traîtres, les entraînant dans un combat acharné et rapproché. Orcan Rex fut tué mais la flotte loyaliste était lourdement engagée et appelait à la retraite, et c’est à contrecœur que la Legio Praesagius dut s’exécuter. Pourtant, des forces devaient rester et couvrir la retraite - et pour cette tâche, la Legio Oberon s’est proposée. Ses Titans ont accepté leur destin de plein gré pour sauver les Vrais Messagers restants. Pour leur Princeps, c’était une chance de rembourser une dette depuis la Bataille d'Ithraca sur Calth, où ils n’ont pas pu sauver leurs alliés de l’assaut surprise des Traîtres. Alors que la Legio Praesagius se dirigeaient vers l’orbite et la flotte qui les attendait, la dernière communication en provenance de la surface fut celle des manipules de la Legio Oberon marchant dans les dents des canons de l’ennemi, leurs vox hurlant une seule phrase répétée : "Pour Ithraca !".[3]

Pré-Hérésie

La Legio Obero resta une Legio Titanique fidèle à l’Imperium durant des millénaires, participant aux Guerres de la Peste au 42ee Millénaire, venant une fois de plus soutenir le Chapitre des Ultramarines pour défendre leur royaume d’Ultramar contre les forces du Chaos au service du Dieu du Chaos Nurgle. La Legio Oberon participa à la bataille majeure sur le monde de Parmenio, sur les Plaines d’Hecatone, commandée par Roboute Guilliman en personne, le Primarque ayant ressuscité suite à la Chute du Monde-Forteresse de Cadia pour guider l’Imperium dans cette période cauchemardesque. Elle affronta les Titans de la Legio Mortis, servant les armées de la peste mené par le Primarque Démon Mortarion qui sera défait par les fidèles de l’Empereur.[4]

Force Matérielle

Au début de l’Hérésie d’Horus, la Legio Oberon existait depuis moins de 200 ans. Un tel laps de temps excluait toute possibilité pour les Bolts de la Mort d’amasser un grand nombre de machines-divines, car la construction de telles machines reste un processus laborieux. Comme beaucoup de Legios Titanique nouvellement fondées, le noyau de la Legio Oberon provenait d’une autre Legio, bien plus ancienne, qui a équipé les Bolts de la Mort de plus de deux douzaines de machines-divines anciennes, datant de plusieurs millénaires d’avant la fondation de la Legio Oberon. La composition de la Legio Oberon correspondait à la distribution standard établie par les doctrines de la Collegia Titanica qui consistait en un mélange flexible de Titans de classe Warlord, Reaver et Warhound. Une exception notable était la présence d’un seul Titan de classe Imperator, envoyé d’Accatran, qui reste à ce jour la machine-divine personnel du Grand Maître de la Legio Oberon.[5]

La Legio Honorum et la Legio Oberon[6]

Le nom de Legio Oberon a suscité de nombreuses controverses entre les archivistes des stocks de données de Mars lorsque la nouvelle de l’existence de la Legio leur est parvenue. La fondation d’une Legio Titanique est une affaire importante pour le Culte Mechanicus, avec beaucoup de pompe et de cérémonie, mais la taille de la galaxie empêche la transmission rapide des informations. Pour faciliter l’organisation et la fondation de nouvelles Legios, il a été jugé nécessaire que les détails de leur création soient transmis à Mars pour ratification dans les meilleurs délais. Bien qu’une Legio Titanique n’existe pas vraiment sans l’acceptation de Mars, elle n’était, dans la plupart des cas, qu’une simple formalité à laquelle les Mondes-Forges chargés de soutenir une Legio Titanique naissante n’accordaient qu’une importance mineure. C’est ainsi qu’une décennie s’écoula avant que la nouvelle de la Legio Oberon n’atteigne Mars, où il devint rapidement évident que le nom attribué à la nouvelle Légion Titan, à savoir "les Bolts de la Mort", avait déjà été attribué à la Legio Honorum, une Legio fondée sur Mars plusieurs décennies auparavant. Après mûre réflexion, il a été décidé que le nom d’Oberon serait désormais "Bolts de la Mort II", conformément au précédent établi par d’autres Legios Titaniques telles que Victorum et Vulcanum. Il convient de noter que les archives d’Accatran, dont Anvari était un domaine vassal, sont vastes et contiennent des enregistrements de batailles où la Legio Destructor a combattu aux côtés de la Legio Honorum avant la fondation de la Legio Oberon. On ne sait pas si le nom de la Legio Oberon a été donné par erreur ou délibérément, mais il n’était pas rare que de nombreux Mondes-Forges entreprennent des actes mineurs destinés à créer des remous au sein du Parlement Martien, souvent pour attirer l’attention sur des Mondes-Forges ambitieux mais éloignés.

Sources

  • Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Loyalist Legios
  • Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Shadow and Iron
  • HALEY GUY, Sombre Imperium - Guerre et Peste, Black Library, 2018
  1. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Loyalist Legios, Chapitre - Adeptus Titanicus : Loyalist Legios - Legio Oberon (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Loyalist Legios, Chapitre - Adeptus Titanicus : Loyalist Legios - Legio Oberon - Material Strength (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. Informations issues de Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Shadow and Iron, Chapitre - The Iron Crusade et résumées par Guilhem.
  4. Informations issues de Sombre Imperium - Guerre et Peste, Chapitre Dix - Les Navires de La Peste, Chapitre Vingt - La Legio Oberon en Marche de HALEY GUY, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  5. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Loyalist Legios, Chapitre - Adeptus Titanicus : Loyalist Legios - Legio Oberon - Material Strength (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Loyalist Legios, Chapitre - Adeptus Titanicus : Loyalist Legios - Legio Oberon - Legio Honorum and Legio Oberon (traduit de l'anglais par Guilhem)