« La Terreur Rouge » : différence entre les versions

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|texte=''« Seul l’{{link|Empereur}} sait de quel cloaque est sortie l’horreur qu’est la Terreur Rouge. Elle attaqua d’abord le bastion extérieur et tua vingt-quatre hommes avant qu’on la repousse au [[Lance-Flammes]]. On ne retrouva jamais les corps du Lieutenant Borales et du Capitaine Lowe, juste une traînée visqueuse qui menait sous terre. Elle revint le soir suivant et le massacre recommença, mais cette fois nous étions prêts… Du moins, nous croyions l’être. »''  
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Pendant vingt jours, la créature baptisée la '''Terreur Rouge''' harcela les défenseurs de Devlan, un monde minier impérial. Des équipes d’excavation entières disparurent, des restes de chair et des mares de sang comme seul preuve de leur décès. Les troupes de l’[[:Catégorie:Astra Militarum|Astra Militarum]] envoyées pour enquêter n’eurent guère plus de chance, épuisant leurs munitions dans l’obscurité contre une forme écarlate floue mutilant hommes et femmes à une vitesse ahurissante. Les survivants évoquèrent une bête monstrueuse, à la carapace rouge sang, avec des pinces capables de percer le [[rocbéton]] et une gueule si large qu’elle pouvait engloutir un homme entier. Chaque fois qu’elles sont contées, ces légendes deviennent plus effrayantes et terribles.  
Pendant vingt jours, la créature baptisée la '''Terreur Rouge''' harcela les défenseurs de Devlan, un monde minier impérial. Des équipes d’excavation entières disparurent, des restes de chair et des mares de sang comme seul preuve de leur décès. Les troupes de l’[[:Catégorie:Astra Militarum|Astra Militarum]] envoyées pour enquêter n’eurent guère plus de chance, épuisant leurs munitions dans l’obscurité contre une forme écarlate floue mutilant hommes et femmes à une vitesse ahurissante. Les survivants évoquèrent une bête monstrueuse, à la carapace rouge sang, avec des pinces capables de percer le [[rocbéton]] et une gueule si large qu’elle pouvait engloutir un homme entier. Chaque fois qu’elles sont contées, ces légendes deviennent plus effrayantes et terribles.  


Depuis cette première rencontre, des rapports d’une créature correspondant à cette description ont été relevés sur de nombreux champs de bataille à travers la galaxie. À chaque occurrence, un monstre avec une carapace couleur sang massacrait des masses de soldats impuissants avant de disparaître sous terre. Qu’il s’agisse de la même créature ou, plus préoccupant, d’un organisme avancé des [[Flottes-Ruches Tyranides|Flottes-Ruches]], reste un mystère.  
Depuis cette première rencontre, des rapports d’une créature correspondant à cette description ont été relevés sur de nombreux champs de bataille à travers la galaxie. À chaque occurrence, un monstre avec une carapace couleur sang massacrait des masses de soldats impuissants avant de disparaître sous terre. Qu’il s’agisse de la même créature ou, plus préoccupant, d’un organisme avancé des [[Flottes-Ruches Tyranides|Flottes-Ruches]], reste un mystère.  
 
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Les mouvements extérieurs s’arrêtèrent, et la chose se convulsa. De puissants muscles le repoussaient vers l’extérieur, vers la lumière. La dernière chose que vit Creagan fut les restes de von Dohl qui tombaient à ses côtés tandis que la Terreur Rouge finissait de régurgiter les derniers restes de nourriture dans ce qui semblait être une [[Fosses Gastriques|Fosse de Digestion]].
Les mouvements extérieurs s’arrêtèrent, et la chose se convulsa. De puissants muscles le repoussaient vers l’extérieur, vers la lumière. La dernière chose que vit Creagan fut les restes de von Dohl qui tombaient à ses côtés tandis que la Terreur Rouge finissait de régurgiter les derniers restes de nourriture dans ce qui semblait être une [[Fosses Gastriques|Fosse de Digestion]].
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==Sources==
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Dernière version du 11 janvier 2026 à 02:44





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« Seul l’Empereur sait de quel cloaque est sortie l’horreur qu’est la Terreur Rouge. Elle attaqua d’abord le bastion extérieur et tua vingt-quatre hommes avant qu’on la repousse au Lance-Flammes. On ne retrouva jamais les corps du Lieutenant Borales et du Capitaine Lowe, juste une traînée visqueuse qui menait sous terre. Elle revint le soir suivant et le massacre recommença, mais cette fois nous étions prêts… Du moins, nous croyions l’être. »
- Extrait de "20 Jours en Enfer : la retraite de Devlan Primus".
La Terreur Rouge.

Pendant vingt jours, la créature baptisée la Terreur Rouge harcela les défenseurs de Devlan, un monde minier impérial. Des équipes d’excavation entières disparurent, des restes de chair et des mares de sang comme seul preuve de leur décès. Les troupes de l’Astra Militarum envoyées pour enquêter n’eurent guère plus de chance, épuisant leurs munitions dans l’obscurité contre une forme écarlate floue mutilant hommes et femmes à une vitesse ahurissante. Les survivants évoquèrent une bête monstrueuse, à la carapace rouge sang, avec des pinces capables de percer le rocbéton et une gueule si large qu’elle pouvait engloutir un homme entier. Chaque fois qu’elles sont contées, ces légendes deviennent plus effrayantes et terribles.

Depuis cette première rencontre, des rapports d’une créature correspondant à cette description ont été relevés sur de nombreux champs de bataille à travers la galaxie. À chaque occurrence, un monstre avec une carapace couleur sang massacrait des masses de soldats impuissants avant de disparaître sous terre. Qu’il s’agisse de la même créature ou, plus préoccupant, d’un organisme avancé des Flottes-Ruches, reste un mystère.

Le tunnel se prolongeait dans l’obscurité, le mucus sur les parois semblait presque vivant et la lumière des lampes des Troupes de Choc se reflétait sur la surface humide. La chose avait creusé un chemin en ligne droite à travers le sol. La roche, le béton et le plastacier semblaient être disposés comme des strates géologiques. L’atmosphère acide était insoutenable et les hommes des Troupes de Choc étaient à l’étroit dans le tunnel, cela faisait pas loin de six heures qu’ils descendaient dans ces conduits dégoulinants, et la bave acide commençait à attaquer le kevlar de leurs uniformes.

Le Sergent Creagan s’était porté volontaire pour cette mission dès qu’il en avait entendu parler. Deux de ses hommes s’étaient fait tuer dans le massacre du mess. Il se souvenait de leurs corps couchés sur la table et du sang qui tombait goutte à goutte dans la cochonnerie qu’ils appelaient de la bouffe sur cette planète. Au début, sa demande avait été rejetée, son implication personnelle étant bien trop grande. Puis, la chose tua dix-huit hommes de plus, et comme il était le seul officier expérimenté encore en vie, sa demande fut reconsidérée et enfin acceptée. La chose devait être arrêtée, et vite.

Son plan était de la suivre dans sa tanière après qu’elle se soit nourrie pour pouvoir la tuer alors qu’elle digérerait son dernier repas. Plus tôt cette nuit, Kilean avait été avalé les pieds les premiers par la créature, et s’il ne la trouvait pas rapidement elle repartirait rapidement en chasse.

Creagan vérifia la jauge de son lance-flammes : la petite échauffourée avec les Voraces lui avait coûté du précieux combustible. Les indicateurs de l’intérieur de son casque lui indiquaient que la nuit tombait. Il n’avait plus beaucoup de temps.

L’auspex se mit tout à coup à clignoter : quelque chose était en train d’approcher. La chose les avait probablement sentis. Creagan ne put retenir un frisson lorsqu’il comprit qu’il n’était plus le chasseur.

« En position, on y est. On a trouvé cette créature. Hann, van Dohl, passez devant. »

« Par l’Empereur, la voilà ! À douze heures, en approche rapide ! »

Soudain, surgissant des ténèbres, une forme cauchemardesque de griffes et de chitine se précipita sur le groupe des Troupes de Choc, sa carapace dégoulinante de sang et de mucus. Les Gardes Impériaux de tête ouvrirent le feu, déversant un nuage de liquide incandescent dans le tunnel durant de longues secondes. Lorsque la chaleur devint insoutenable. Creagan ordonna de cesser le feu.

Le tunnel était vide. L’atmosphère était devenue encore plus acide et les philtres des casques fonctionnaient à plein rendement pour pouvoir rendre l’air respirable. Les murs étaient noircis de mucus carbonisé. Creagan vérifia son auspex mais celui-ci n’indiquait que la présence de son escouade.

« Sergent, il est passé où ? » demanda von Dohl. Creagan resta silencieux, il ne pouvait avouer à ses hommes qu’il n’en savait strictement rien. De longues minutes s’écoulèrent avant que l’escouade ne reprenne sa progression, les ombres des soldats impériaux se projetaient dans le tunnel devant eux.

La galerie aboutit dans l’une des chapelles-générateurs de la mine souterraine. La salle était remplie d’engins de forage et de conduits d’acheminement du minerai. Les semelles métalliques des soldats résonnèrent sur le sol grillagé alors que l’escouade se déployait.

Creagan était occupé à vérifier le déploiement de ses hommes et il ne s’aperçut pas que son auspex s’était de nouveau mis à clignoter.

De toute manière, il y avait bien trop d’indications sur l’écran pour qu’il puisse en tirer quelque chose.

Dans un grincement de métal, la chose déchira le grillage et surgit du sol, ses membres s’écartèrent comme les ailes d’un horrible papillon et les griffes de ses avant-bras plongèrent profondément dans le torse de Hann. Il se déplia à la vitesse d’un serpent et attrapa von Dohl dans le même mouvement, puis disparut de nouveau dans le trou avant que les autres n’aient pu avoir la moindre occasion de tir. Les hurlements de von Dohl cessèrent brusquement dans un immonde gargouillis.

« On le suit ! » cria Creagan en se précipitant sur les traces de la bête, son Lance-Flammes crachant des langues de feu juste devant lui. Pendant un instant, il vit une masse de chitine et de muscle se déplacer en dessous de la plate-forme grillagée. Il se lança de nouveau à la poursuite du xénomorphe, son escouade sur ses talons.

Une minute plus tard, Creagan s’avoua qu’il avait perdu von Dohl. Il réalisa en même temps qu’il ne savait pas où il était.

Au détour d’un chemin, le sergent dut s’arrêter, pris de nausée. La créature était cachée dans l’ombre, ses mâchoires osseuses distendues de manière incroyable. Les plaques de chitine de sa tête ondulaient au fur et à mesure qu’elle avalait von Dohl. Le visage du Garde Impérial était encore visible, ses yeux grands ouverts fixaient ceux du Sergent. Une seconde après, von Dohl avait entièrement disparu.

Dans un cri de rage, Graegan fit feu sur la créature, très vite imité par ses hommes. La silhouette du Tyranide se dessinait nettement dans les jets de flammes des armes impériales qui immolaient tout ce qui était à portée. La bête sembla danser dans l’enfer qui venait d’être déchaîné, puis elle disparut. Les Troupes de Choc progressèrent prudemment. Quelques secondes s’écoulèrent.

La chose bondit de derrière un ensemble de conduits, se jetant en plein milieu des impériaux avant qu’ils ne puissent ajuster leurs tirs. Une griffe planta Naverre dans un mur et la queue en forme de pince enserra la gorge de Wendt.

En se jetant en arrière, l’un de ses membres secondaires se déplia et une énorme griffe siffla dans l’air vers la tête de Petrovic. Il esquiva de justesse le coup qui toucha son casque et l’envoya violemment contre un tuyau. La créature lâcha le cou de Wendt et enroula sa queue autour de la jambe de Petrovic. Elle se mit à le tirer vers ses mâchoires. Malheureusement, l’armure carapace du garde impérial était coincée dans les tuyaux. Durant une seconde. Creagan crut que Petrovic résisterait, mais brusquement le corps se sépara au niveau du torse dans une explosion de sang.

Le Sergent se jeta sur la créature, son Épée Tronçonneuse à la main. Son coup frappa une grande griffe : les micro-dents de l’épée rebondirent contre la surf ace osseuse et le bras de Creagan fut rejeté en arrière. La force du choc lui fit lâcher son arme alors que la créature se retournait. Ses mâchoires s’écartèrent brusquement et le garde impérial n’eut pas le temps de crier avant que la bête n’attaque.

+ + + + +

Creagan se réveilla, la douleur était insoutenable et sa vision était troublée. Son corps tout entier le faisait souffrir, il était enfermé dans le sac digestif de la bête. Le système de survie de son armure surchauffait, et l’adrénaline lui faisait tourner la tête. Il n’était pas conscient de ses mouvements, et ses muscles étaient faibles, les acides soporifiques avaient pénétré dans son corps à travers les parties de la peau non protégées.

Les mouvements extérieurs s’arrêtèrent, et la chose se convulsa. De puissants muscles le repoussaient vers l’extérieur, vers la lumière. La dernière chose que vit Creagan fut les restes de von Dohl qui tombaient à ses côtés tandis que la Terreur Rouge finissait de régurgiter les derniers restes de nourriture dans ce qui semblait être une Fosse de Digestion.

Sources[modifier]

Pensée du Jour : « Mourir pour quelque chose est bien plus important que de vivre pour rien. »
  • Codex Tyranids, V8
  • White Dwarf N°83 (Mars 2001)