Hrud

De Omnis Bibliotheca
Révision datée du 17 août 2021 à 17:49 par Guilhem (discussion | contributions) (Page créée avec « right|500px|thumb|Les Hruds, ''(Troglydium hrudii)'', une espèce mystérieuse.Plusieurs xenologues ont tenté de déchiffrer l... »)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Les Hruds, (Troglydium hrudii), une espèce mystérieuse.
Plusieurs xenologues ont tenté de déchiffrer l’énigme des Hruds, mais les rapports varient grandement, et il est difficile de faire la part entre les faits et la fiction.

Même leur nom semble inapproprié. Les premiers rapports les décrivent comme "les guerriers nocturnes de Hrud", ce qui semble impliquer que le terme "Hrud" se réfère à leur monde d’origine plutôt qu’à l’espèce.

Rares sont les descriptions de leur apparence qui parviennent à s’accorder, et l’on ne note qu’une seule observation revenant régulièrement : la plupart des rencontres avec les Hruds ont lieu sur les niveaux d’entretien et les conduites de ventilation entre les ponts des astronefs impériaux. Dans un bâtiment aussi monumental qu’un croiseur, ont peut imaginer qu’il doit être possible pour une xeno-espèce d’échapper à toute détection et même de proliférer dans les ténèbres.

Le Libre-Marchand Janus Draik rapporte que durant ses enquêtes sur les Hruds, divers individus l’ont approché avec des histoires plus ou moins fiables. Un ancien matelot lui a narré une histoire qui faisait écho à ses notes sur les Hruds, en voici donc un extrait :

J’étais ouvrier de récupération. Responsable des voies d’acheminement entre le pont Uxorum, les mâts de protection thermique et les ponts de l’enginarium tribord. Huit kilomètres de voies. Personne à qui parler pendant des années. Quand on reste seul aussi longtemps, faut parler à quelque chose. Alors j’ai parlé aux ombres. Y a pas beaucoup de lumiglobes dans les coursives, vous savez. C’est surtout des ombres. Et elles bougeaient bizarrement des fois, comme si elles écoutaient ce que je disais. Vous allez vous dire que je suis cinglé, mais après des années, je me suis mis à prendre les ombres pour des amies. Je leur laissais même des cadeaux. De la ferraille que les Technaugures auraient jamais voulue. Et ça disparaissait ! Je vous jure ! Les ombres les emportaient. Puis un jour, l’Adjudant Scaldis est descendu dans les voies d’acheminement l’air déterminé. Allez savoir ce qui l’avait énervé comme ça. Il en faut pas beaucoup. On aurait dit qu’il voulait me tuer. Et puis c’est arrivé. Traitez-moi de cinglé, mais je sais ce que j’ai vu. Une des ombres, elle s’est comme déroulée. Très vite. Elle s’est approchée de Scaldis avec détermination et il est tombé. Y avait un truc dans l’ombre. Je vous jure. C’était grand, fringué de haillons, et ses bras se tordaient bizarrement, comme s’ils étaient cassés. Je les ai vus que quand le truc a disparu dans les ténèbres. J’ai paniqué et j’ai aidé Scaldis à se relever. Je m’inquiétais de ce qu’il allait faire, mais c’est là que j’ai vu le truc le plus bizarre. Il avait l’air plus vieux, tout fripé, et y avait une telle terreur dans son regard. Il est jamais revenu. Et j’ai jamais revu l’homme d’ombre.[1]

Technologie

On ne sait pas grand-chose de l’espèce secrète et dangereuse connue sous le nom de Hrud, si ce n’est qu’ils ne vivent que dans les ténèbres et disposent d’une étrange technologie liée au Warp qui, dit-on, leur permet de marcher d’un monde à l’autre, voire de corrompre le fil du temps par leur présence funeste. Le Fusil Hrud fait partie des rares artefacts Hrud à se retrouver parfois à la vente et il est très demandé. C’est un genre de "mousquet à plasma" équipé d’un mystérieux mécanisme qui permet au projectile à plasma de se frayer un chemin à travers l’espace réel et le Warp, passant outre les défenses de la cible. Bien qu’elles soient parfois imprévisibles, les qualités uniques de l’arme en font un outil désirable pour les assassins et les agents inquisitoriaux. Les fusils que l’on retrouve au marché noir ont été grossièrement modifiés pour recevoir des flasques de plasma impériales. En revanche, quand le mécanisme d’une telle arme est sérieusement endommagé, il ne pourra être réparé par des mains humaines.[2]

La technologie Hrud est capable d’altérer le temps, comme l’a prouvé la Campagne des Profondeurs de Sak'Trada à la toute fin de la Grande Croisade en 999.M30, quand la Legiones Astartes des Iron Warriors a affronté un nid des Hruds sur le monde Gungan. Les Space Marines subirent des pertes énormes à cause d’une technologie de distorsion temporelle qui accélérait jusqu’à des vitesses inimaginables le temps, certains Space Marines vieillissant de plusieurs milliers d’années en un clin d’œil tandis que l’équipement et le matériel pouvaient se dégrader à des vitesses impossibles. Pire, les Xenos utilisaient cette maîtrise temporelle pour paraître floue, rendant difficile leur élimination. La fin de cette guerre vit l’exode en masse des Hruds. La croûte de Gugann se fendit et le nid tout entier des Hruds, de la taille d’un continent, bougea et rejoignit l’espace, phénomène qui se produisit sur les autres mondes du secteur comme Jupor, Hraenen et Voltis. Puis les nids et les vaisseaux Hruds ont disparu, provoquant un effondrement temporel qui prit la forme d’une vague qui dévasta la flotte des Iron Warriors, changeant des membres d’équipage en vieillards, en enfant ou même en poussière. Le soleil du système avait lui même vieillit au point de s’éteindre.[3]

RAPPORT DE DISSECTION[4]

SUJET : Troglydium hrudii

AGE : Inconnu

SEXE : Femelle


DISSECTION RÉALISÉE PAR LE MAGOS BIOLOGIS SHARLE DARVUS

PRÉSIDE : SERVITEUR N°43-2-Z, INQUISITEUR BREHM SASHAM.

JOUR 64, 7E/20E

IMPRESSIONS INITIALES : Le sujet est une femelle adulte Hrud. La nomenclature désignée est unique : aucune faune Xenos suggérant un lien de parenté ou un monde d’origine Hrud n’est connue. La cause de la mort est l’asphyxie suite à l’ingestion de cyanure. Notez la décomposition extrême du corps. La liquéfaction du derme supérieur et de la musculature s’est produite immédiatement après la mort. Observations annotées à suivre :

DissectionHrud.jpg
a. La Tête. Endosquelette analogue au "crâne" humain, mais composé de résine semi-silicatée. Preuve de la présence d’un composé silicone inconnu dans toute la structure du squelette (cohésion organique des brins de protéines ?). La liquéfaction des tissus empêche l’étude des organes olfactifs et gustatifs, bien que la cavité nasale compacte (unique) suggère une détection olfactive relativement faible. Les canaux auditifs sophistiqués et les structures de l’oreille interne suggèrent une audition et un équilibre supérieurs. Les organes oculaires (deux, largement analogues aux yeux humains, bien que beaucoup plus grands) ne sont pas affectés par la liquéfaction physique. Pas de photorécepteurs "coniques" (ou analogues), mais une concentration massive d’empilements de spirales et de bâtonnets sur la rétine, ce qui suggère une mauvaise vision des couleurs mais une sensibilité extrême à la lumière. Conclusion : l’appareil sensoriel du sujet soutient la théorie de l’existence nocturne/souterraine.

b. Derme/tissus. Malgré la rapidité de la décomposition, la stratification des tissus suggère que les systèmes musculaire et circulatoire sont constitués de faisceaux denses entourant un noyau "osseux". Toutes les couches extérieures semblent nécrosées ou artificielles. Conclusion : la "véritable" biologie du sujet est délibérément enfouie sous de multiples couches de peau morte, de déchets introduits artificiellement, de moisissures et d’autres matières organiques : elle fournit une chaleur abondante (grâce au "compostage" bactérien), une protection dermique (les couches supérieures agissent comme une "armure" naturellement absorbante) et des déchets toxiques/empoisonnés [voir c.].

c. De grandes "écailles" de silicate forment des coussinets blindés, recouverts de strates denses de structures fongiques, bactériennes, virales et inconnues. Spéculation : le sujet dirige tous les produits nocifs ou toxiques de la décomposition cutanée vers ces fondations, d’où des fluides de létalité diverse peuvent être canalisés directement vers les membres supérieurs [voir e.].

d. La cavité corporelle. La liquéfaction totale des tissus empêche l’étude des organes. Pour les vertèbres vertébrales [voir h].

e. Membre de Manipulation. Les structures endosquelettiques [voir f., h.] suggèrent une disposition quadrilatérale des doigts : les "doigts" opposés ne nécessitent pas de pouce opposable, ce qui suggère une extrême dextérité. Des tubules organiques (cf. capillaires) relient les doigts aux écailles empoisonnées [voir c.]. L’extrémité des doigts représente la seule partie de la biologie du sujet où le "vrai" derme est exposé, avec des huttes de matière décomposée formant une gaine.

f. Structure Endosquelettique. Le corps du sujet contient peu d’"os" de support, mais plutôt de multiples structures vertébrales reliées entre elles (cf. colonne vertébrale humaine), au sein d’une colonne musculaire. Conclusion : toutes les parties du corps du sujet - membres, doigts, cou, colonne vertébrale - sont préhensiles, permettant un mouvement sans restriction. Caractéristique d’une existence souterraine.

g. Le Système Reproductif. La liquéfaction des tissus empêche leur étude. Preuve d’une formation utérine suspendue à une "queue" rudimentaire.

h. Colonne Vertébrale. Structure corporelle centrale : les analogues des vertèbres assurent une liberté de mouvement totale. Preuve de positions "verrouillées" (les contractions musculaires créent une colonne osseuse ininterrompue). Conclusion : la structure préhensile du sujet n’empêche pas le soutien corporel - pendant l’inactivité, les "os" s’emboîtent pour créer une structure porteuse.

i. Membre bionique. De nature impériale. Récupéré ?

j. DÉTAIL : Instrument/arme inorganique (confisqué au moment de la capture). Structure de "griffe" à trois lames avec des canaux de toxine dissimulés. Spéculation : artefact Drukhari récupéré ?

k. DÉTAIL : Prisme cristallin/silicate inconnu (confisqué au moment de la capture). Les glyphes internes suggèrent un enregistrement/fichier/livre analogue ? Objectif inconnu.

OBSERVATION GÉNÉRALE :
Le sujet représente un organisme superbement adapté à un habitat troglodytique et nocturne. La présence de matériaux récupérés (ainsi que les rapports de capture du sujet [voir dossiers Librium]) suggère un charognard parasite hautement spécialisé. Une similitude fortuite des structures endosquelettiques entre le sujet et d’autres races "classiques" (l"analogue des "vertèbres" est commun aux Orks, Aeldaris, T'au, Kroots, etc) est difficile à admettre.

Sources

Pensée du Jour : « La victoire n’appelle pas d’explications ; la défaite n’en permet aucune. »
  • HINKS DARIUS, Liber Xenologis - Observations depuis une Forteresse Noire, Black Library, 2021
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Disciples des Dieux Sombres
  • HALEY GUY, Perturabo - Le Marteau d’Olympia, Black Library, 2017
  • SPURRIER SIMON, Xenology, Black Library, 2006
  1. Informations issues de Liber Xenologis - Observations depuis une Forteresse Noire - Hrud de HINKS DARIUS, Black Library, 2021 et résumées par Guilhem.
  2. Informations issues de Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Disciples des Dieux Sombres - Chapitre III : Xenos - Le Commerce Froid - Fusil Hrud et résumées par Guilhem.
  3. Informations issues de Perturabo - Le Marteau d'Olympia, Chapitre Deux - Dantioch, Chapitre Trois - Le Temps et le Fer, Chapitre Cinq - Une Question de Temps, Chapitre Six - Tempora Mortis - Chapitre Huit - Battu à Froid - Chapitre Dix - Migration, Chapitre Onze - Déshonneur, Chapitre Douze - Rébellion de HALEY GUY, Black Library, 2013 et résumées par Guilhem.
  4. Xenology - Troglydium hrudii - Dissection Report de SPURRIER SIMON, Black Library, 2006 et (traduit par Guilhem)