Histoire de la Raven Guard

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« Le Premier Axiome de la Victoire est d’être ailleurs que là où l’ennemi désire que vous soyez.
Le Premier Axiome de la Furtivité est d’être ailleurs que là où l’ennemi croit que vous êtes.
Le Premier Axiome de la Liberté est que la justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est la tyrannie. »
- Corvus Corax, Axiomes de la Legiones Astartes de la Raven Guard.

Nommée en l’honneur d’un oiseau terrien considéré par de nombreuses cultures comme le héraut du destin et le messager de la mort, la Raven Guard a servi fidèlement l’Empereur tout au long des Guerres d'Unification et de la Grande Croisade.

Dès le début, les guerriers de la XIXe Légion étaient connus pour être des chasseurs rusés et patients, capables d’attendre leur heure jusqu’à ce que le moment soit venu de frapper. Lorsque la Légion a été unie à son Primarque - Corvus Corax, le Seigneur Corbeau, le Libérateur, elle a adopté une forme de guerre illustrant la rapidité, la discrétion et la précision, qui a été codifiée dans sa doctrine. Sous la direction du Primarque à la peau d’ivoire, aux yeux d’ombre et aux cheveux zibelin, la XIXe Légion a gravé son nom dans les annales de la Grande Croisade.

Cependant, comme le racontent les histoires tragiques de notre époque, les gloires de la Légion devaient être dispersées sur les sables noirs de Isstvan V, et l’Imperium fut presque privé de l’un de ses plus grands champions.[1]

Origines : La Main Cachée de l'Empereur

Si l’on considère l’époque calamiteuse que l’Humanité a traversée, rares sont ceux qui peuvent prétendre ne connaître qu’une fraction de la vision de l’Empereur pour la galaxie. Certains soutiennent que chacune des grandes Légions a été créée avec un rôle spécifique à l’esprit, et cette affirmation est certainement confirmée par les actes et le comportement de beaucoup d’entre elles. Les Imperial Fists étaient à bien des égards les fidèles prétoriens et champions de l’Empereur, tandis que les Ultramarines étaient ses osts dévoués et resplendissants. C’est à la XIXe Légion que reviendrait le rôle de la main cachée de l’Empereur, sentinelles vengeresses contre ceux qui préféraient fuir plutôt que de plier le genou devant leur nouveau maître.

S’inspirant du comportement des Techno-barbares parmi lesquels elle allait recruter, la proto-Légion démontra rapidement ses compétences en matière de reconnaissance et d’identification des cibles, ainsi que sa capacité à passer de la vigilance impénétrable à l’attaque rapide en un clin d’œil. Ses Légionnaires faisaient la guerre en s’infiltrant, en étudiant leur ennemi et, lorsque le moment était venu, en frappant du côté le moins attendu et en tuant l’ennemi dans un assaut sanglant, mais bref.

Face à la venue de l’Empereur, certains des ennemis de l’Unification décidèrent bêtement de rester debout et de se battre, de refuser son destin manifeste, jusqu’au moment où la XIXe se révéla. L’arme déjà levée sur la tempe de la cible sans qu’elle ne voie l’approche de son assassin, la plupart des ennemis capitulèrent. Sans jamais faire preuve d’une cruauté aveugle, les émissaires de l’Empereur avertissaient la cible de son destin imminent et lui offraient le choix : s’agenouiller ou mourir. La plupart ont choisi de servir, mais beaucoup ont refusé, et c’est ainsi que la XIXe a été libéré. Émergeant de l’ombre, elle attaquait sans prévenir, ses méthodes lui permettant d’affronter des ennemis bien plus nombreux qu’elle. Privées de leurs chefs, la plupart des armées ennemies s’effondraient en peu de temps. Lorsque ce n’était pas le cas, la XIXe se retirait à nouveau dans les ombres, mais pas pour battre en retraite. Au contraire, elle a attaqué à nouveau d’un autre côté, saignant son ennemi à blanc et lui refusant toute chance de contre-attaquer, de se regrouper ou de prendre l’initiative.

Il est impossible de savoir avec certitude combien de batailles ont été gagnées de cette manière au cours des dernières années des Guerres d’Unification, car si souvent la main de la XIXe Légion restait cachée même après que la bataille ait été gagnée. Ce n’est que bien plus tard, après que la Légion ait été unie à son Primarque, qu’elle est apparue à la lumière, mais même alors, la Raven Guard évitait les lauriers et courtisait rarement l’adulation.

Les similitudes entre la Raven Guard connue dans les histoires ultérieures de la Grande Croisade et la XIXe Légion avant son unification avec Corax sont claires, mais une grande partie de l’histoire reste inconnue. On sait que l’Empereur a recruté les premiers Légionnaires de la XIXeLégion dans un certain nombre de régions de la Vieille Terre, la majorité provenant des tribus Xerics des Champs de Poussière d’Asie. Ces peuples guerriers, sauvages mais technologiquement avancés, se faisaient constamment la guerre entre eux et contre le Bloc Yndonésique voisin, bien plus important, avec une fureur implacable, luttant sans cesse pour la possession des maigres ressources naturelles. Une fois mises au pas par l’Empereur et ses Guerriers Tonnerre, les tribus furent forcées de livrer leurs fils aînés aux forges génétiques de l’Empereur, et lors de leur ascension dans la Legiones Astartes naissante, ces mêmes fils furent ensuite utilisés pour assurer et imposer la Conformité continue de leur famille fractionnée. Les guerriers Xerics s’avérèrent bien adaptés à la vision de l’Empereur, même si certains observèrent leur propension à la cruauté lorsqu’ils recevaient l’ordre d’attaquer ainsi qu’une attitude dédaigneuse envers ceux qu’ils considéraient comme faibles. La culture des peuples Xerics exigeait qu’un ennemi vaincu soit surveillé d’un œil froid et omniscient et que toute velléité de récidive soit totalement écrasée, de peur que les subjugués ne se soulèvent en force contre le vainqueur. Le XIXe a hérité de cet état d’esprit et, associé à l’héritage des Legiones Astartes, il est devenu l’une de ses caractéristiques les plus distinctives.

L’une des premières campagnes d’unification à laquelle la XIXe a participé a été la conquête de la région d’Asie centrale, dont une grande partie était dirigée par le tyran Kalagann d’Ursh. Peu de comptes rendus détaillés subsistent, mais on sait que la XIXe a joué son rôle dans cette campagne d’une manière qui servira de modèle opérationnel jusqu’au moment où elle sera uni à son Primarque. Après une phase initiale au cours de laquelle les cibles clés et les éléments faibles des armées d’Ursh ont été identifiés, la XIXe s’est insinué dans toute la région, de petits groupes de combat prenant position pour frapper lorsque l’ordre était donné. Lorsque l’attaque a eu lieu, elle a été rapide, écrasante et menée avec une efficacité froide et impitoyable. Les seigneurs de guerre de Kalagann furent terrassés et la XIXe rassembla leurs armées vaincues dans un vaste camp de prisonniers au cœur de la région centrale asiatique dévastée. Il est dit que Kalagann a utilisé toutes sortes d’armes forgées par des Psykers au cours de cette campagne et que la XIXe naissant a fait les frais des pires d’entre elles. Il est certain que de nombreux vétérans de cette époque ont été touchés par une obscurité dont ils ne se sont jamais remis, certains sacrifiant leur vie au combat dans des charges suicidaires tandis que d’autres sont devenus les précurseurs solitaires des Moritats.

Ayant gagné de nombreux honneurs au combat pendant l’Unification de la Vieille Terre, la XIXe a été engagée dans des opérations au sein du Système Sol. Lorsque les osts de l’Empereur rencontrèrent la présence de Xenos qui tenaient sous leur emprise de nombreuses colonies du vide de la chaîne jovienne, la XIXe fut chargée de parcourir la lune de Lysithea. Si les archives des batailles précédentes sont incomplètes, celles relatives à celle-ci sont quasi inexistantes. Quoi qu’il se soit passé sur ce minuscule satellite, les Xenos ont été annihilés et la victoire a été revendiquée, mais seulement au prix de la vie des colons et d’un grand nombre de membres de la XIXe. De nombreux vétérans de la campagne de la Purge de Lysithea ont été rappelés par les maîtres des forges génétiques de l’Empereur, pour ne plus jamais retourner dans leur Légion. Il est impossible de deviner les horreurs qu’ils ont endurées, ou peut-être même perpétrées, et il n’existe certainement aucun cas similaire de Légionnaires retirés du service de cette manière. Pendant des décennies, nombre de ceux qui ont participé à cette bataille ont porté sur leur armure l’ancienne rune jovienne, surmontée du chiffre X, en souvenir de leur victoire et de leur perte. Bien plus tard, le symbole ne fut plus visible que sur la surface métallique des Dreadnoughts de la Raven Guard, et parmi eux, le Capitaine des Ombres Vholtari, qui a joué un rôle déterminant dans la défaite des Xenos qui infestaient la chaîne jovienne. C’est en raison des blessures qu’il a subies lors de cette bataille finale qu’il a été enterré dans le sarcophage blindé d’un puissant Dreadnought de classe Furibundus, et a servi pendant plusieurs décennies avant de mourir sur le champ de Bataille de la Porte Quarante-Deux.[2]

Source

  • The Horus Heresy, Book Three - Extermination
  1. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Raven Guard (traduit de l’anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book Three - Extermination, Chapter The Raven Guard - Origins : The Hidden Hand of the Emperor (traduit de l’anglais par Guilhem)