Coterie du Couvent des Douze : Différence entre versions

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Boucher Hors Pairs
  • Bouchers de Chair : La pratique d’assassinat fratricide qui existe au sein du Couvent des Douze veille à ce que les armes et les sens soient affûtés à tout moment, et seuls les authentiques sculpteurs de chair parmi ses membres peuvent espérer perdurer.


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Gorgone du Couvent des Douze.
Le Couvent des Douze excelle au corps à corps. Il s’agit là d’un devoir, car pour un Gorgone, le seul moyen de s’élever dans la hiérarchie de la Coterie est de tuer son maître, et chaque Tourmenteur est toujours à l’affût des manigances sanglantes qui pourraient irrémédiablement endommager son corps.

Le Couvent des Douze est une assemblée de Tourmenteurs où chacun estime être le meilleur parmi les praticiens des arts sombres. Le Couvent ne compte jamais plus de onze individus - le douzième siège est réservé à Urien Rakarth, s’il daigne un jour accepter l’invitation de la Coterie. Comme les Tourmenteurs ont la fâcheuse habitude de revenir d’entre les morts, la seule façon pour un aspirant de rejoindre les Douze est de se débarrasser d’un titulaire de sorte que même un maître Tourmenteurs ne puisse en réchapper. Ainsi, Shegmeth Kro fut précipité dans une dimension miroir de la taille d’un cercueil trop petit pour lui, Khaebrys Xulfur fut soumis à une énigme impossible, où chaque mauvaise réponse transformait peu à peu son corps en os jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’une statue d’ivoire, et Zakrodevia fut dissous par des sucs digestifs Tyranides en une soupe consciente puis ingéré par ses pairs lors d’un banquet.

L’attentat le plus grandiose de l’histoire du Couvent des Douze fut sans doute celui perpétré par Mydilian, un Acothyste qui se sentait lésé après une régénération imparfaite. Il offrit à ses maîtres Tourmenteurs un vol d’Ombrejais d’Ælindrach - des volatiles se nourrissant de santé mentale. Les horreurs aviaires furent accueillies avec joie par les Tourmenteurs, car refuser le don aurait été vu comme un acte de couardise, mais les donataires avaient hâte de risquer leur esprit en échange d’une sensation nouvelle et unique. Comme de juste, la perversité intrinsèque à la Coterie empêcha quiconque de remarquer que ses maîtres Tourmenteurs devenaient toujours plus excentriques.

Un an jour pour jour après le cadeau de Mydilian, quatre des aînés Tourmenteurs quittèrent le Pendule, l’antre de la Coterie, sans préavis. Ils emportèrent des centaines de Gorgones et de Grotesques et se rendirent dans une frange brisée de la Toile. Alors qu’ils sont habituellement patients, les Tourmenteurs se précipitèrent témérairement à travers un portail interdit sur un Monde Déchu, sans se préoccuper des horreurs qui pourraient se déverser dans la Cité Crépusculaire en retour. Dans leur démence, les Tourmenteurs ne pensèrent qu’aux spécimens démoniaques qu’ils pourraient utiliser pour leurs expériences.

Sur le Monde Déchu, les Tourmenteurs découvrirent une plaine d’os ardents parcourue par des bandes de Démons de Khorne en bien plus grand nombre qu’attendu. Les séides du [Dieu du Sang fondirent sur les Drukharis et leurs serviteurs et, au cours d’une bataille sauvage, les massacrèrent jusqu’au dernier. Ainsi débuta un cycle infini de carnage, car Khorne s’empara des âmes des Tourmenteurs et les retint sur le monde ensanglanté pour les voir mis en pièces encore et encore. Pendant ce temps, au Pendule, Mydilian et trois de ses compagnons Acothystes bénéficièrent d’une promotion soudaine.

Une course à l’armement perverse consume le Couvent des Douze. Cette quête des uns pour surpasser les autres permet à ces Tourmenteurs de disposer des meilleurs instruments ésotériques possible. Ces outils d’atrocité font largement partie des arsenaux de la Coterie lors de ses raids dans l’espace réel - des gantelets de chair, des Fouets Électrocorrosifs, des Bâtons Annihilateurs, des Gantelets Neurolyseurs et des armes plus étranges encore. De la même manière qu’ils guettent les faiblesses de leurs pairs, ils sont attentifs à la moindre brèche dans les défenses de leurs proies. Cet état d’esprit impitoyable conduit les Tourmenteurs à punir promptement leurs serviteurs, car ils sont conscients que leurs Gorgones les trahiront à la moindre occasion.

La plupart des membres de la Coterie sont des Épicuriens Pourpres, si friands d’exécutions inventives qu’ils n’hésitent pas à les expérimenter sur eux-mêmes. Les Gorgones et les Grotesques des Douze sont souvent écorchés, et leurs muscles et leurs nerfs sont laissés apparents afin d’apprécier pleinement tout un spectre de sensations.

Source

  • Codex Drukhari, V8