Coterie de la Plaie : Différence entre versions

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Sculpteurs de Réalité
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Gorgone de la Plaie.
Lorsque les membres de la Plaie vont au combat, ils le font cernés par des cauchemars de leur création. Les Tourmenteurs de la Coterie s’enorgueillissent de la création de serviteurs et d’armes toujours plus dévastateurs, ésotériques et cruels les uns que les autres.

Les Tourmenteurs de la Plaie se considèrent comme les artistes suprêmes de la chair, dont la toile serait l’immensité de l’espace réel. Afin de concevoir leurs œuvres littéralement impressionnantes, ils emploient de vastes cellules de Gorgones et de Grotesques, mentalement liés tel un nid d’insectes grégaires afin d’accomplir au mieux la vision artistique de leurs maîtres.

Depuis sa création, au cours des jours sombres qui suivirent la Chute, la Coterie s’est spécialisée dans la conception de malédictions. La plupart sont le produit de technologies funestes, dont les effets ont été affinés au point où - aux yeux des races primitives - ils sont indiscernables de la magie. Toutefois, certaines des malédictions préférées de la Coterie frôlent bel et bien le surnaturel, et ses membres ont massacré des espèces entières pour obtenir les ingrédients nécessaires à la conception de telles maladies technomantiques.

En 926.M36, les membres de la Plaie ont dompté la Peste de Verre qui fut relâchée par le charlatan-sculpteur Jalaxlar. Leur étude du potentiel fatal de la peste a mené à la création du fameux Fusil Vitrificateur. À ce jour, il s’agit de l’arme fétiche de bien des aspirants assassins qui se délectent de changer leur cible en statue translucide.

Les Tourmenteurs de la Plaie furent aussi très intéressés par l’aberrante Fondation Maudite de l’Adeptus Astartes. Les membres de la Coterie furent fascinés par un Chapitre en particulier - les Black Dragons - dont le génogerme corrompu pousse des excroissances osseuses à jaillir du squelette de ces guerriers. La Plaie attaqua le Chapitre dans le système Donorian, et captura une dizaine des Black Dragons les plus mutés avant de les ramener à Commorragh où - durant plus de trois ans d’agonie atroce - les Space Marines furent les sujets d’expériences incessantes. Les Tourmenteurs réussirent finalement à isoler l’ostéovirus qui affectait le génogerme des Black Dragons. Ils modifièrent ensuite les effets macro-stéroïdaux du mutagène pour concevoir l’Ossefactor - une arme très prisée des Acothystes de la Coterie.

La Coterie de la Plaie est aussi l’inventeur des fabuleuses Orbes du Désespoir - de lourdes sphères noires si saturées de négativité pure qu’elles peuvent changer un homme adulte en loque balbutiante en un battement de cœur. Bien que la technologie à l’œuvre dans ces orbes soit farouchement préservée par les Tourmenteurs de la Plaie, on pense qu’elles fonctionnent de manière similaire à un trou noir. Là où un trou noir attire la matière à lui, s’élargissant et se renforçant à mesure qu’il dévore, les Orbes du Désespoir semblent faire de même avec la douleur infligée en devenant toujours plus puissants.

L’allégresse avec laquelle la Plaie sème ses malédictions sur un univers insouciant est palpable, et les fines lèvres des Tourmenteurs se retroussent sur leurs dents aiguisées lorsqu’ils s’abreuvent des cauchemars naissants. Toutefois, l’usage débridé de ces malédictions marque autant le Tourmenteur que sa victime. Ceux qui manient les armes les plus ésotériques de la Coterie sont souvent blafards, la peau tachetée de dépigmentation, ou émettent une vague pâleur verdâtre. Quelle que soit leur forme, les séides de la Plaie demeurent troublants, et leur regard mauvais semble toujours perceptible malgré leur masque.

De nombreux Tourmenteurs de la Plaie adhèrent au Nadirisme. Ils cherchent à atteindre la condition divine en drainant les ténèbres dans le tissu de la réalité, persuadés qu’ils transcenderont le plan mortel une fois qu’ils l’auront corrompu pleinement. Cette école de pensée guide leur artisanat de malédictions, car chaque horreur qu’ils parviennent à manifester les rapproche du nadir de l’expérience - au-delà duquel réside l’immortalité véritable.

Source

  • Codex Drukhari, V8