Chars Lourds Space Marines : Différence entre versions

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(Typhon)
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Malgré le poids stupéfiant du feu que le Typhon est capable d’apporter sur le champ de bataille en soutien direct des unités d’assaut, son héritage, fruit de l’esprit du Primarque Perturabo, reste un puissant facteur de dissuasion pour de nombreux Chapitres qui l’utilisent. Le Primarque des Iron Warriors était à la fois un maître de la guerre de siège et un personnage acerbe, voire mégalomane, profondément jaloux des gloires que ses frères Primarques avaient gagnées. Lui et beaucoup de membres de sa Légion étaient apparemment possédés d’un ressentiment amer que certains prétendent résider encore au cœur du Typhon, sa machine ayant hérité d’une partie de ce comportement corrompu. Même les quelques Typhons construits longtemps après l’Hérésie d’Horus abritent, dit-on, quelque chose des ténèbres de cette époque, un héritage qui suit les travaux de Perturabo des millénaires après sa chute.
 
Malgré le poids stupéfiant du feu que le Typhon est capable d’apporter sur le champ de bataille en soutien direct des unités d’assaut, son héritage, fruit de l’esprit du Primarque Perturabo, reste un puissant facteur de dissuasion pour de nombreux Chapitres qui l’utilisent. Le Primarque des Iron Warriors était à la fois un maître de la guerre de siège et un personnage acerbe, voire mégalomane, profondément jaloux des gloires que ses frères Primarques avaient gagnées. Lui et beaucoup de membres de sa Légion étaient apparemment possédés d’un ressentiment amer que certains prétendent résider encore au cœur du Typhon, sa machine ayant hérité d’une partie de ce comportement corrompu. Même les quelques Typhons construits longtemps après l’Hérésie d’Horus abritent, dit-on, quelque chose des ténèbres de cette époque, un héritage qui suit les travaux de Perturabo des millénaires après sa chute.
  
La souillure qui réside dans le cœur de la machine du Typhon est si profondément enracinée que certains Maîtres de la Forge hésitent à sanctionner son utilisation dans toutes les circonstances, sauf les plus terribles. Ils restent certains que mettre le Typhon en combat, c’est inviter la malchance ou courtiser la trahison. Certes, il est généralement admis que l’[[Esprit de la Machine]] du Typhon est parmi les plus belliqueux et les plus obstinés, poussé par ses propres pulsions incompréhensibles qui pourraient n’avoir que peu, voire rien en commun avec celles de son Chapitre.<ref>Imperial Armour Vol. 2 <small><sup>nd</sup></small> edition : War Machines of the Adeptus Astartes - Chapter ''Adeptus Astartes Heavy Tanks - Typhon Heavy Siege Tank'' ''(traduit de l’anglais par Guilhem)''</ref>  
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La souillure qui réside dans le cœur de la machine du Typhon est si profondément enracinée que certains Maîtres de la Forge hésitent à sanctionner son utilisation dans toutes les circonstances, sauf les plus terribles. Ils restent certains que mettre le Typhon en combat, c’est inviter la malchance ou courtiser la trahison. Certes, il est généralement admis que l’[[Esprit de la Machine]] du Typhon est parmi les plus belliqueux et les plus obstinés, poussé par ses propres pulsions incompréhensibles qui pourraient n’avoir que peu, voire rien en commun avec celles de son Chapitre.<ref>Imperial Armour Vol. 2 <small><sup>nd</sup></small> edition : War Machines of the Adeptus Astartes - Chapter ''Adeptus Astartes Heavy Tanks - Typhon Heavy Siege Tank'' ''(traduit de l’anglais par Guilhem)''</ref>
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==Cerberus==
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[[Fichier:Cerberus.jpg|right|600px|thumb|Un Cerberus.]]Le '''Cerberus''' est un produit de technologies antérieures de plusieurs millénaires à l’Âge de l’Imperium, sa batterie de Laser à Neutrons retraçant ses origines loin dans l’obscurité de la Vieille Nuit avant même que la Grande Croisade ne réunisse les mondes dispersés de l’Humanité. Le véhicule utilise le même châssis de base que le Typhon, mais porte en son sein un type d’arme très différent. La batterie de Laser à Neutrons est alimentée par un réacteur à arc atomantique et émet un faisceau pulsé de radiations intenses qui fauche le blindage le plus épais et détruit les systèmes délicats qui s’y trouvent, qu’ils soient biologiques ou électroniques. L’arme présente toutefois un inconvénient particulier : si le blindage de la cible résiste à l’attaque, ses énergies sont susceptibles d’être déviées le long du faisceau, ce qui peut infliger de lourds dommages à ses propres systèmes si ses tirs de neutrons échouent.
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La connaissance des systèmes utilisés dans la batterie de Laser à Neutrons est pratiquement perdue au 41<small><sup>e</sup></small> Millénaire et il est probable qu’elle n’ait été que très peu comprise, même pendant la Grande Croisade. Les archives suggèrent que les technologies au cœur de l’arme ont été récupérées sur un champ de bataille interdit et oublié depuis longtemps, et développées et appliquées de manière à susciter une grande consternation parmi certaines factions au sein du Mechanicum. Même une fois le véhicule entré en production, certains se sont apparemment opposés à son utilisation généralisée. Certes, le réacteur arc qui alimente la batterie du Laser à Neutrons est sujet à des fluctuations sauvages qui le rendent très dangereux à utiliser pour tout équipage autre qu’un Space Marine ou un Technoprêtre. Un équipage humain non augmenté serait selon toute vraisemblance lentement cuit vivant par le champ d’énergie instable du réacteur, tandis que la constitution supérieure d’un équipage Space Marine lui permettrait d’éviter les pires effets pendant beaucoup plus longtemps avant d’y succomber.
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Comme d’autres exemples de machines de guerre plus lourdes utilisées au plus fort de la Grande Croisade, le Cerberus est rarement déployé par l’Adeptus Astartes au 41<small><sup>e</sup></small> Millénaire. Dans le cas du Cerberus, cependant, les nombreux systèmes qui alimentent la batterie à neutrons, ainsi que ceux qui contiennent les pires de ses fluctuations, sont pratiquement impossibles à entretenir et la construction de nouveaux véhicules est pratiquement inconnue. À chaque déploiement, le réacteur du véhicule est susceptible de devenir de plus en plus imprévisible et son blindage de moins en moins efficace. Des supplications de plus en plus plaintives sont nécessaires pour calmer le colérique Esprit de la Machine, que certains Techmarines soupçonnent d’être lentement corrompu par les systèmes mêmes qu’elle régit. Certains Frères de Bataille qui ont fait partie de l’équipage d’un Cerberus ont rapporté que l’Esprit de la Machine avait agi de manière imprévisible, voire capricieuse, ce qui a renforcé la réputation de la machine de guerre comme étant une sombre relique d’une époque oubliée qui n’a pas sa place dans les arsenaux de l’Imperium.
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Néanmoins, il y a des moments où l’Adeptus Astartes doit faire face à des ennemis pratiquement immunisés contre les armes conventionnelles et que seuls les systèmes ésotériques des Cerberus ont un espoir de vaincre. À mesure que le 41<small><sup>e</sup></small> Millénaire avance et que les ennemis de l’Humanité se rapprochent, ces déploiements augmentent, quel que soit le risque.<ref>Imperial Armour Vol. 2 <small><sup>nd</sup></small> edition : War Machines of the Adeptus Astartes - Chapter ''Adeptus Astartes Heavy Tanks - Cerberus Heavy Siege Destroyer'' ''(traduit de l’anglais par Guilhem)''</ref>
  
 
==Source==
 
==Source==

Version du 23 mai 2020 à 22:23

Fellblade

Un Fellblade.
Dans le lointain passé de l’Imperium, lorsque les Legiones Astartes sont entrés en guerre en formation de plusieurs milliers de guerriers, elles l’ont fait accompagnés de machines parmi les plus puissantes jamais construites. L’une des plus grandes de ces machines légendaires était le Fellblade, un Char Super-Lourd, égal à n’importe quel ennemi jusqu’aux Titans de l’Adeptus Mechanicus inclus. Il partage certaines similitudes avec les Baneblades de la Garde Impériale, mais son blindage, ses systèmes et ses armes sont nettement plus avancés. Il est possible que les deux machines partagent un ancêtre SCS commun, mais si c’est le cas, le Fellblade a été doté du plus rare des systèmes du canon de la machine, réservé exclusivement au légendaire Adeptus Astartes.

On pense que le Fellblade est entré en service au sein des Legiones Astartes dans les dernières décennies de la Grande Croisade, et, en tant que tel, il a combattu dans la calamiteuse guerre civile galactique qui a suivit cette époque. Les fragments d’archives qui ont survécu décrivent les terribles batailles de cette guerre, offrant un aperçu fascinant d’un âge de gloire depuis longtemps révolu dans l’histoire. C’était une époque où les Astartes combattaient en nombre inégalé depuis des siècles et étaient soutenus dans la bataille par des formations massives de Chars Super-Lourds. Lorsqu’un Chapitre n’était qu’une fraction de la Légion, des milliers de Frères de Bataille se déployaient en une seule unité et avaient donc besoin de machines de guerre aussi puissantes que le Fellblade. Le char était capable de mener des attaques et des avancées terrifiantes, ses armes redoutables étant capables d’engager même les ennemis les plus puissants. Les machines mortelles des Xenos que le Fellblade a dû mettre abattre avec son mortel Canon Accélérateur sont désormais un souvenir perdu, tout comme les batailles qu’il a sûrement menés contre les Légions Renégates et leurs vils alliés pendant les jours sombres de l’Hérésie d'Horus.

Dix mille ans après la Grande Croisade, le Fellblade est presque inconnue dans les arsenaux de l’Adeptus Astartes. On pense que beaucoup d’entre eux ont été perdus dans les guerres inter-Légions de l’Hérésie d’Horus et dans la Purge qui a suivi, ayant subi le poids de la fureur de ces terribles affrontements. Possédant des technologies aussi rares et puissantes, il était peut-être inévitable que le Fellblade soit mis hors d’usage au fur et à mesure du recul des connaissances et de l’esprit qui ont tant contribué à la Grande Croisade, pour être remplacé par l’ignorance et la superstition. La maintenance des systèmes avancés du Fellblade devenait de plus en plus difficile au fil du temps et la réparation des dommages causés par les combats était pratiquement impossible. De plus, avec la division en Chapitres des puissantes Légions d’antan, le besoin d’un véhicule aussi lourd s’estompait, les Space Marines se recentrant sur l’assaut de choc et les tactiques de frappe rapide. Plus tard, les Mondes-Forges clés responsables de la production des systèmes spécifiques utilisés par le Fellblade ont été perdus, les connaissances et l’expertise devenant de plus en plus fragmentées, ce qui reflète le destin de l’Imperium lui-même.

Alors que le 41e Millénaire touchait à sa fin, personne ne peut dire combien de Fellblades existent encore. Il est probable que la plupart d’entre eux sont enfermés dans les arsenaux verrouillés en stase du plus vénérable des Chapitres. Certains n’ont peut-être même pas vu d’action depuis la Purge, ayant été enfermés contre un besoin futur qu’aucune autre machine de guerre dans les réserves du Chapitre ne peut satisfaire. D’autres ont pu être placés en stase après avoir été endommagés de manière irréparable, les Techmarines espérant que certaines générations futures pourront s’occuper de la machine blessée là où ils ne peuvent rien faire. D’autres encore peuvent être retirés du service et placés dans le reliquaire d’un Chapitre, un rappel très vénéré d’un âge de gloire perdu depuis longtemps.

Néanmoins, le Fellblade continue de servir sur les champs de bataille du 41e Millénaire. Des armes enfermées il y a des générations sont de plus en plus souvent lâchées sur les nombreux ennemis de l’Humanité. Des Fellblades qui n’ont pas vu d’action depuis que les Primarques ont mené leurs Légions en personne et qui combattent maintenant à nouveau. Même un seul Fellblade peut renverser le cours de la plus grande des batailles et peu d’ennemis peuvent se dresser contre un machine de guerre aussi noble. L’apparition de telles machines de guerre est un signe certain des temps désespérés auxquels l’Imperium est confronté, car rares sont en effet les Techmarines encore capables de réparer les dommages causés à leurs vénérés systèmes.

Le Fellblade est armé et équipé d’une panoplie d’armes pratiquement inconnues au 41e Millénaire. L’arme principale du char est un Canon Accelerator jumelé, un système basé sur le vide qui utilise un mécanisme complexe de surpression pour propulser des obus lourds avec une force plus grande que celle qui serait possible avec un canon conventionnel. Ce système est si efficace que très peu de recul est produit, ce qui rend l’arme extrêmement précise et stable. De plus, le Canon Accélérateur est desservi par un mécanisme de chargement avancé qui permet au commandant du char de changer de type de munitions à tout moment. Le Canon Accélérateur tire deux types de munitions.

Le premier est un obus anti-blindage avec un noyau super-dense qui est capable de pénétrer toute classe connue de blindage physique. Le second est une munition lourde, hautement explosive, avec un noyau à fragmentation capable de faucher des dizaines d’ennemis en un seul coup. Les deux types d’obus sont dirigés à l’aide d’un système complexe de moteur logistique asservi au terminal stratégique des commandants de véhicules, lui permettant de suivre et de basculer entre des dizaines de cibles.

Le Canon Accélérateur est loin d’être la seule arme du Fellblade, car il en monte plusieurs autres, dont chacune serait considérée comme une arme principale sur un char de moindre importance. En particulier, le véhicule transporte une paire de quadruple Canons Laser montés sur les flancs latéraux, un système favorisé par de nombreux commandants vétérans pour offrir l’équilibre ultime entre la cadence de tir, la précision et la pénétration du blindage.

Aussi avancées que soient sans aucun doute ses armes, les blindages et autres systèmes du Fellblade sont tout aussi redoutables. Le blindage du char est constitué d’un alliage de metaplas renforcé qui n’a d’égal que le blindage utilisé sur les machines-divines de la Collegia Titanicus, alors que son moteur et ses systèmes sont alimentés par un réacteur à arc atomatique, un système que l’Adeptus Mechanicus a été pratiquement incapable de reproduire depuis de nombreuses générations.

À une certaine époque, le Fellblade était souvent piloté par des Serfs de la Légion, dont beaucoup étaient des individus rejetés lors du processus d’implantation et d’endoctrinement des Space Marines, mais qui étaient néanmoins supérieurs que la base des forces combattantes de l’Empereur. Au 41e Millénaire, cependant, ces engins de guerre vénérés ne sont jamais habités que par des Space Marines, invariablement les frères les plus expérimentés et les plus honorés servant directement sous le Maître de la Forge. Ce n’est que sur ordre direct et en accord avec le Maître de Chapitre que le Maître de la Forge déploie un Fellblade, et seulement dans les circonstances les plus terribles. Dans presque tous les cas, les dommages importants sont pratiquement irréparables et la perte d’un Fellblade est une tragédie pour tout le Chapitre.[1]

Typhon

Un Typhon.
Cette puissante machine de guerre est nommée d’après la "Grande Bête" de l’ancien mythe terran, un titre tout à fait approprié pour cette machine de guerre des plus belliqueuse. Le véhicule a été développé pendant la Grande Croisade et partage un héritage SCS commun avec le char d’assaut Spartan. Certains récits fragmentaires affirment que le Typhon a été créé sur l’ordre exprès de Perturabo, le Primarque de la Légion des Iron Warriors. Étant donné que Perturabo a mené sa Légion à la trahison pendant l’Hérésie d’Horus, il n’est pas étonnant que les origines du Typhon restent obscurs. Certains soutiennent même que les origines de la machine la souillent encore, un écho de cette époque calamiteuse retentissant au fil des millénaires.

Le Typhon a été créé pour fournir aux Legiones Astartes le nec plus ultra en matière de puissance de feu mobile. Il est équipé du plus gros canon qu’il est possible de transporter sur la coque du Typhon/Spartan. Avant la création du Typhon, le Canon de Siège Dreadhammer n’était utilisé que sur des machines de siège statiques super lourdes du type de celles utilisées pour réduire en poussière les villes tenues par l’ennemi. En installant le Dreadhammer dans le Typhon, les Space Marines ont eu accès à un véhicule aussi mobile et aussi lourdement blindé que n’importe lequel de leur arsenal, mais capable d’engager même les plus importantes des fortifications. Avec le Typhon comme fer de lance, il y avait peu ou pas de bastions ennemis qu’une force d’assaut d’une Légion ne pouvait pas engager et aucun mur assez épais pour protéger ceux qui niaient la Vérité Impériale.

Comme beaucoup d’autres catégories de Chars Lourds, le Typhon est tombé en désuétude à la suite de l’Hérésie d’Horus. Les Légions disparues étant divisées en Chapitres beaucoup plus petits, le besoin d’assauts massifs contre les ennemis retranchés pour lesquels le Typhon a été créé est devenu une chose du passé ou a été laissé à d’autres forces plus aptes à absorber les pertes inévitables. Néanmoins, de nombreux Chapitres conservent dans leurs arsenaux un petit nombre de Chars de Siège Lourds Typhon, réservés à l’usage lorsqu’ils doivent attaquer les plus lourdes des fortifications ennemies et qu’aucune autre forme de soutien d’artillerie n’est disponible. Invariablement, ces attaques voient les fers de lance blindés lourds Typhons aux côtés des Land Raiders et même des Spartans. Elles y déclenchent des tirs dévastateurs sur les lourdes fortifications ennemies, créant une brèche par laquelle les escadrons transportés par les Land Raiders peuvent lancer leurs assauts. Dans le cas peu probable où des défenseurs auraient survécu à l’attaque du canon de siège du Typhon, les Terminators et autres unités d’assaut attaquant depuis leurs Land Raiders les abattront sans pitié, forçant la brèche et offrant la victoire dans un court laps de temps.

Malgré le poids stupéfiant du feu que le Typhon est capable d’apporter sur le champ de bataille en soutien direct des unités d’assaut, son héritage, fruit de l’esprit du Primarque Perturabo, reste un puissant facteur de dissuasion pour de nombreux Chapitres qui l’utilisent. Le Primarque des Iron Warriors était à la fois un maître de la guerre de siège et un personnage acerbe, voire mégalomane, profondément jaloux des gloires que ses frères Primarques avaient gagnées. Lui et beaucoup de membres de sa Légion étaient apparemment possédés d’un ressentiment amer que certains prétendent résider encore au cœur du Typhon, sa machine ayant hérité d’une partie de ce comportement corrompu. Même les quelques Typhons construits longtemps après l’Hérésie d’Horus abritent, dit-on, quelque chose des ténèbres de cette époque, un héritage qui suit les travaux de Perturabo des millénaires après sa chute.

La souillure qui réside dans le cœur de la machine du Typhon est si profondément enracinée que certains Maîtres de la Forge hésitent à sanctionner son utilisation dans toutes les circonstances, sauf les plus terribles. Ils restent certains que mettre le Typhon en combat, c’est inviter la malchance ou courtiser la trahison. Certes, il est généralement admis que l’Esprit de la Machine du Typhon est parmi les plus belliqueux et les plus obstinés, poussé par ses propres pulsions incompréhensibles qui pourraient n’avoir que peu, voire rien en commun avec celles de son Chapitre.[2]

Cerberus

Un Cerberus.
Le Cerberus est un produit de technologies antérieures de plusieurs millénaires à l’Âge de l’Imperium, sa batterie de Laser à Neutrons retraçant ses origines loin dans l’obscurité de la Vieille Nuit avant même que la Grande Croisade ne réunisse les mondes dispersés de l’Humanité. Le véhicule utilise le même châssis de base que le Typhon, mais porte en son sein un type d’arme très différent. La batterie de Laser à Neutrons est alimentée par un réacteur à arc atomantique et émet un faisceau pulsé de radiations intenses qui fauche le blindage le plus épais et détruit les systèmes délicats qui s’y trouvent, qu’ils soient biologiques ou électroniques. L’arme présente toutefois un inconvénient particulier : si le blindage de la cible résiste à l’attaque, ses énergies sont susceptibles d’être déviées le long du faisceau, ce qui peut infliger de lourds dommages à ses propres systèmes si ses tirs de neutrons échouent.

La connaissance des systèmes utilisés dans la batterie de Laser à Neutrons est pratiquement perdue au 41e Millénaire et il est probable qu’elle n’ait été que très peu comprise, même pendant la Grande Croisade. Les archives suggèrent que les technologies au cœur de l’arme ont été récupérées sur un champ de bataille interdit et oublié depuis longtemps, et développées et appliquées de manière à susciter une grande consternation parmi certaines factions au sein du Mechanicum. Même une fois le véhicule entré en production, certains se sont apparemment opposés à son utilisation généralisée. Certes, le réacteur arc qui alimente la batterie du Laser à Neutrons est sujet à des fluctuations sauvages qui le rendent très dangereux à utiliser pour tout équipage autre qu’un Space Marine ou un Technoprêtre. Un équipage humain non augmenté serait selon toute vraisemblance lentement cuit vivant par le champ d’énergie instable du réacteur, tandis que la constitution supérieure d’un équipage Space Marine lui permettrait d’éviter les pires effets pendant beaucoup plus longtemps avant d’y succomber.

Comme d’autres exemples de machines de guerre plus lourdes utilisées au plus fort de la Grande Croisade, le Cerberus est rarement déployé par l’Adeptus Astartes au 41e Millénaire. Dans le cas du Cerberus, cependant, les nombreux systèmes qui alimentent la batterie à neutrons, ainsi que ceux qui contiennent les pires de ses fluctuations, sont pratiquement impossibles à entretenir et la construction de nouveaux véhicules est pratiquement inconnue. À chaque déploiement, le réacteur du véhicule est susceptible de devenir de plus en plus imprévisible et son blindage de moins en moins efficace. Des supplications de plus en plus plaintives sont nécessaires pour calmer le colérique Esprit de la Machine, que certains Techmarines soupçonnent d’être lentement corrompu par les systèmes mêmes qu’elle régit. Certains Frères de Bataille qui ont fait partie de l’équipage d’un Cerberus ont rapporté que l’Esprit de la Machine avait agi de manière imprévisible, voire capricieuse, ce qui a renforcé la réputation de la machine de guerre comme étant une sombre relique d’une époque oubliée qui n’a pas sa place dans les arsenaux de l’Imperium.

Néanmoins, il y a des moments où l’Adeptus Astartes doit faire face à des ennemis pratiquement immunisés contre les armes conventionnelles et que seuls les systèmes ésotériques des Cerberus ont un espoir de vaincre. À mesure que le 41e Millénaire avance et que les ennemis de l’Humanité se rapprochent, ces déploiements augmentent, quel que soit le risque.[3]

Source

  • Imperial Armour Vol. 2 nd edition : War Machines of the Adeptus Astartes
  1. Imperial Armour Vol. 2 nd edition : War Machines of the Adeptus Astartes - Chapter Adeptus Astartes Heavy Tanks - Fellblade Super-Heavy Tank (traduit de l’anglais par Guilhem)
  2. Imperial Armour Vol. 2 nd edition : War Machines of the Adeptus Astartes - Chapter Adeptus Astartes Heavy Tanks - Typhon Heavy Siege Tank (traduit de l’anglais par Guilhem)
  3. Imperial Armour Vol. 2 nd edition : War Machines of the Adeptus Astartes - Chapter Adeptus Astartes Heavy Tanks - Cerberus Heavy Siege Destroyer (traduit de l’anglais par Guilhem)