Cachette Convoitée

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« C’est ma récompense. La mienne. Et si les autres la regardent d’un air envieux, ils ne regarderont plus jamais rien. »
- Braun "Le Poing", Rois des Épaves, Maison Goliath.

Necromunda a entamé les dernières semaines de sa Saison des Cendres comme à son habitude : avec des tremblements de terre cataclysmiques et des tempêtes de cendres à l’échelle de la planète. Les colonies de l’Ouest ont rebattu leurs cartes tandis que des vents hurlants, aussi tranchants que le verre, s’efforçaient de faire voler leurs murs en éclats. De vastes étendues des terres-abandonnées se fissurèrent pour former des gouffres caverneux ou des geysers de rouille enfouie depuis longtemps.

C’est l’un de ces abîmes qui attendait les commerçants du "Tombeau du Pèlerin" à la fin de la saison. Le village avait toujours été une épave - les premiers à s’y installer l’avaient construit sur les carcasses ruinées de vaisseaux abattus - mais alors que les ombres de Tenebria tombaient enfin, la moitié du Tombeau du Pèlerin était désormais accrochée au bord d’un gouffre d’un kilomètre de large. La gorge même de l’endroit avait été ouverte, révélant de nouvelles et anciennes épaves dans son gosier, abattues pour avoir tenté de faire passer des marchandises en contrebande sans passer par l’Œil de Séléné. Ce gouffre était même visible du ciel, une tumeur sombre à l’extrémité ouest de l’immensité qu’était le Navis Mortis. Les mercenaires et les négociants du marché noir ont tous commencé à planifier des excursions dans le gouffre avant même que la Guilde des Cadavres ne parte avec les morts de la saison, et à peine quelques cycles se sont écoulés avant que le marché noir local ne soit gonflé de produits de contrebande illicites, des gemmes Xenos "sensibles" aux piles à combustible contenant des liquides lumineux inconnus, conservés sous la cendre pendant des siècles. Les Exécuteurs étant peu présents dans cette région sauvage, les seuls gardiens de la loi à être apaisés étaient ceux du Mhungan, souverain de facto du Tombeau du Pèlerin, qui avait conservé son siège après des années de domination sanglante.

Le Mhungan se considérait comme un homme juste. Il était plus qu’heureux de fermer les yeux sur certaines des récupérations les plus illégales tant que les marchands continuaient à lui accorder le premier choix - et une très généreuse remise. Les gangs qui ont commencé à infester le marché, attirés par la rumeur de l’abondance de la colonie, n’étaient pas aussi respectueux. La rumeur de l’abondance des trésors déterrés par les tempêtes s’était rapidement répandue dans les Désolations, et ces chasseurs endurcis étaient beaucoup moins enclins à payer le tarif de Mhungan. De nombreux chasseurs de trésors revendiquèrent des épaves autour du périmètre des abysses, fortifiant les épaves et opérant à partir de celles-ci tout en se défendant contre ses collecteurs de taxes. Mhungan fulminait depuis son trône dans sa forteresse navale. Il aurait son dû, et il enverrait ses meilleurs éléments pour l’obtenir.

Les personnes les plus sensées s’enfermèrent à l’intérieur, tandis que les Bouchers du Cimetière descendaient dans les rues. Les chefs du gang, Gouge et Gosharn Sandsplitter, étaient un duo de frères réputés pour la rapidité et la cruauté de leurs exécutions, et Mhungan les utilisaient comme une paire de poings américains contre ceux qui refusaient de payer. La bouche cendrée des abysses fut rapidement trempée de rouge alors que les frères et leurs disciples se frayaient un chemin dans les épaves, menant une guerre sanglante contre tous ceux qui s’y trouvaient. Gouge mena la charge dans le plus grand des repaires de chasseurs de trésors, traversant à la hache sa soute en ruine et s’enfonçant dans les entrailles de l’épave. Les projectiles ricochait sur son armure fragmentaire en résonnant tandis qu’il décapitait les artilleurs Orlock qui les avaient tirés. Les morceaux de fer arrachés à leurs cuirasses vinrent bientôt s’ajouter à son propre équipement en guise de trophées. Un coup d’œil à son frère révéla que Gosharn n’avait pas chômé non plus, une boucle de ceinture de Capitaine de la Route ornant son gros cou.

Pourtant, lorsqu’ils atteignirent la dernière pièce de la barge commerciale, les Bouchers du Cimetière découvrirent que leur travail avait déjà été fait pour eux. Gouge enfonça la porte à moitié détruite et découvrit que la pièce était tapissée de cadavres sanguinolents, à la peau et aux muscles tellement déchiquetés qu’ils ressemblaient à peine à des humains. Tout au fond, il y avait un seul corps intact, mort d’un coup de feu bien placé. L’une de ses mains avait fondue dans le gantelet d’une Griffe Énergétique agrémentée de tendons frais.

C’était la plus belle chose que Gouge ait jamais vue.

Respirant à pleins poumons, Gouge s’approcha de la Griffe. Lorsque ses doigts effleurèrent la surface, celle-ci cliqueta et s’enflamma, se détachant du cadavre comme pour l’inviter à le faire. Il sentit l’adrénaline battre dans ses veines tandis qu’il glissait sa main à l’intérieur. Les griffes cliquetèrent et clignotèrent, des taches rouges dansant sur le fer noirci. Le son caressait les oreilles de Gouge de façon exquise. Il regarda les hommes derrière lui et ne vit que de l’envie sur leurs traits tordus. Ils étaient si laids. Gouge se demandait s’ils auraient l’air moins brutaux lorsqu’ils seraient coupés par les lames de sa griffe.

Ses sombres réflexions prirent fin lorsque Gosharn enfonça un doigt poilu dans sa poitrine. Il voulait lui aussi son dû. Il regarda lui aussi la griffe avec jalousie, mais ses serres aiguisées comme des lames de rasoir étaient sur son cou avant qu’il n’ait pu l’attraper. La sueur dégoulinait sur le visage de Gouge lorsqu’il réalisa qu’il lui fallait plus d’efforts pour s’empêcher d’ouvrir les artères de son frère que pour donner le coup de grâce. Gosharn soutint le regard de son frère à peine un instant avant de reculer. Pourtant, alors qu’ils s’éloignaient du navire et s’enfonçaient dans les abysses, il continua à observer la griffe qui scintillait à la lumière de la photoluminescence.

Derrière lui, la rage tourbillonnait dans l’esprit de son frère comme une tempête, les pensées meurtrières remontant, sans crier gare, à la surface. Gosharn aurait dû montrer sa fidélité à la vue de cette griffe. Pourtant, pour le bien du travail à accomplir, Gouge étouffa ces pensées et se contenta d’abattre sa prise sur le dos d’une de ses recrues les plus inutiles. L’énergie crépitait le long de l’arme et couvrait les cris de la malheureuse victime, tandis que Gouge observait l’époustouflant arc de projection cramoisi. Alors que le gang s’enfonçait de plus en plus profondément, il espérait qu’il y aurait des corps à ouvrir. Il en voulait plus. Il les voulait vite.

Pendant ce temps, dans l’obscurité des profondeurs du gouffre, un groupe de Chasseresses de la Maison Escher fouillait les épaves brisées. Les Danseuses de Poussière avaient rencontré d’étranges objets et d’étranges ennemis en fouillant les ruines les unes après les autres - des morceaux de chair sensibles, des insectes chitineux aux yeux multiples, et même un étrange zombie à feuille de cervelle, qui se dirigeaient tous vers eux dans la pénombre inquiétante de leurs photoluminescences. La faune était encore plus mutante et dangereuse ici que dans les profondeurs du Sous-Monde ; même leurs Chats Phyrr n’osaient pas s’aventurer trop loin dans l’ombre. Pourtant, elles continuèrent à avancer : leur contact dans la Mercator Gelt avait insisté sur le fait que le meilleur butin se trouverait certainement au fond du gouffre. Ils étaient dirigés par la Reine de Gang, Blisette, et ses championnes, Audree et Jalina, qui étaient toutes très fières d’enfiler leurs respirateurs et d’accepter des contrats qui les conduisaient dans les conditions les plus difficiles. Faire exploser les abominations de chair occasionnelles en morceaux s’est avéré jusqu’à présent un petit prix à payer pour la nature lucrative du contrat.

C’est au fond du gouffre qu’elles ouvrirent l’épave du Faveur du Destin, s’introduisant dans le vaisseau de contrebande en défonçant le cockpit. Des couloirs et de vastes salles s’enfonçaient en spirale sous terre, jusqu’au fond de l’abîme. Blisette et ses championnes se déployèrent en éventail, les Chats Phyrr reniflant à travers les soutes effondrées et les quartiers d’équipage enfumés par les cendres. Les Danseuses de Poussière se rendirent plus loin que ce que Blisette aurait habituellement autorisé pour une simple mission de récupération. Pourtant, plus elles avançaient, plus leurs yeux brillaient d’avarice. D’anciennes réserves de produits chimiques scintillaient dans des zones médicales oubliées depuis longtemps, étiquetées avec des ingrédients que Blisette estimait que même une Chymiste chevronnée n’avait jamais vus. Des pièces de machines dont le propriétaire aurait été étiqueté Heretek jonchaient le sol. Plus intriguant encore, elles commencèrent à trouver des squelettes si brisés que les coups qu’ils avaient reçus les avaient rendus pratiquement méconnaissables. Une curieuse excitation naquit dans l’esprit de Blisette. Elle voulait en savoir plus sur ce qui s’était passé ici et si cela représentait toujours une menace. Blisette les conduisit à travers une autre série de couloirs enfoncés, ses filles vérifiant et rechargeant leurs armes au cas où.

Lorsqu’elles pénétrèrent dans un nouveau compartiment du vaisseau, les bottes des membres de l’équipe patinèrent inconfortablement sur le pont gorgé de liquide. Le liquide tourbillonnait sous leurs pieds, imprégnant l’air d’une douceur lourde sous-tendue par quelque chose de pourri. Ils remontèrent la source du liquide jusqu’à une paire de doubles portes en acier. Blisette pouvait encore à peu près lire le texte gothique en relief au-dessus de la porte : Armurerie.

Guidée par l’anticipation enivrante des récompenses à l’intérieur, elle leva son Pistolet à Plasma vers la jointure entre les portes et déchargea une décharge chauffée à blanc.

Les portes sortirent de leurs gonds. Une douzaine de paires d’yeux pivotèrent. La pièce devant les Danseuses de Poussière était éclairée par la photoluminescence et les projecteurs des Bouchers du Cimetière qui fouillaient dans les armes comme une bande d’animaux enragés. Au centre de l’armurerie en ruines se trouvaient plusieurs cadavres, partiellement fondus en une bouillie mutagène. Deux énormes brutes, presque identiques, s’affrontaient sur ce tas de chair. L’un d’eux maniait un bras distendu, muni de griffes et festonné de lambeaux intestinaux provenant de la blessure de son adversaire. Pourtant, alors qu’il semblait proche de la victoire sur la forme sanglante et brisée de son jumeau, les deux hommes se séparèrent d’un bond lorsque l’Escher se précipita à travers les portes.

Pas un mot ne fut échangé alors que les deux camps se lançaient dans la bataille. D’un geste, Blisette s’élança avec Audree pour pulvériser le mutilé. Jalina leva son Épée Stiletto et chargea l’homme affaibli, mais l’étincelle du métal qui s’entrechoque retentit lorsqu’il rencontra son arme avec la sienne. Les autres Danseuses de Poussière ouvrirent le feu sur les sous-fifres frénétiques. Au son des coups de feu, ils semblèrent reprendre conscience. Les armoires et les caisses tombèrent avec un fracas retentissant tandis que les hommes couverts de sang s’élançaient vers les Chasseresses de la Maison Escher. La bouche écumante et les yeux exorbités, ils levaient leurs marteaux et leurs couteaux pour se préparer à frapper.

Une explosion grésillante traversa le poignet de Gouge. L’homme sourit en brandissant son appendice noirci, suintant d’un liquide visqueux. Bien qu’il puisse voir tout le long de la blessure, son bras fonctionnait encore parfaitement, son sang ne faisant qu’ajouter à la surface parfaite de la Griffe Sanglante. L’arme s’illumina dans un crépitement de puissance lorsqu’il attrapa la buse d’un Lanceur de Produits Chimiques, arrachant le bout de l’arme juste avant que la fille devant lui n’appuie sur la gâchette. Des liquides toxiques explosèrent de l’arme brisée. Ce n’est qu’à ce moment que Gouge ressentit la douleur - ses poumons brûlaient et cédaient à l’intérieur de son corps alors que chacune de ses respirations poussait du sang chaud dans sa gorge. Les pensées lui revinrent immédiatement.

Comment cet affreux sac de chair osait-il tenter de souiller sa belle forme ?

Il pointa son couteau scié droit sur la tête de l’Escher, la faisant se baisser juste au moment où il levait sa griffe pour donner un coup sous la main.

Blisette poussa un cri de rage en voyant la brute mutante découper le crâne d’Audree d’un coup de griffe sombre. Elle termina de recharger son Pistolet à Plasma et roula derrière une caisse d’armes avant de tirer une nouvelle fois sur la bête. Il se tenait immobile, admirant le cadavre mutilé accroché à sa main comme s’il s’agissait d’un nouvel ornement. Il esquiva à une vitesse surhumaine le coup de feu qui arrivait, laissant la dépouille d’Audree se faire piétiner. Bien qu’il soit habillé de la même façon que n’importe quel autre Rebut des Désolations, Blisette pouvait reconnaître qu’il ne s’agissait pas d’un combattant de gang normal. Il se déplaçait de la même façon que certaines des abominations mutantes qu’elles avaient rencontrées plus haut, mais il était plusieurs fois plus grand et plus dangereux.

Jalina ne semblait pas s’en tirer beaucoup mieux - bien que sa cible ait semblé affaiblie, sa force restante était plus que suffisante pour faire face à l’épée stiletto de la championne Escher. Sa Hache Tronçonneuse s’élança contre la lame empoisonnée avec une force écrasante. Pourtant, l’arme ne parvint jamais à briser l’épée de Jalina - à chaque fois qu’il reculait pour éviter un coup, elle remarquait le pivotement distrait de ses yeux vers le mutilé sur lequel Blisette tirait. Elle pouvait voir cette lueur de faim qui ne trompait pas.

Blisette dégaina son Électrofouet en se faufilant derrière une rangée de consoles, prenant soin de ne pas se faire prendre dans les tirs croisés du reste de sa bande. La couverture était au mieux médiocre, mais elle ne s’inquiétait pas particulièrement du fusil à canon scié qui pendait, à moitié oublié, à côté du mutilé. C’est la Griffe Énergétique qui surmontait son membre tordu qui la répugnait. Alors que l’homme s’élançait vers elle, la griffe écartée, elle attrapa son corps avec son Électrofouet. L’énergie courait sur toute sa longueur tandis qu’elle le projetait contre le mur de métal. Il le heurta avec un craquement satisfaisant. L’énergie crépita le long du mur pour déchirer plusieurs de ses disciples, les laissant comme des cibles faciles pour les salves laser de ses filles.

Alors que Blisette émergeait complètement de derrière les panneaux de communication, elle entendit Jalina crier un avertissement. Au moment où elle avait baissé sa garde, le mutilé s’était détaché du mur et fonçait sur elle. La peau de son estomac avait été brûlée jusqu’au muscle à l’endroit où son Électrofouet l’avait encerclé. Pourtant, il s’avança, grimaçant à travers sa bouche ensanglantée pour abattre sa griffe. Blisette leva son propre bras en réponse, essayant d’accrocher son fouet autour de lui une fois de plus. Elle arriva trop tard. La griffe déchira la chair de son bras, la faisant trébucher contre les consoles. Elle cria entre ses dents en se réfugiant à nouveau derrière elles, esquivant de justesse le coup suivant. Son fouet avait disparu. Le bas de son bras et sa main étaient trempés de cramoisi, à peine capable de bouger. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était se débattre d’un côté à l’autre tandis qu’il la frappait sauvagement. Elle pouvait entendre les grognements et les cris lointains de Jalina, qui parvenait à peine à repousser l’autre homme.

Puis son dos heurta un mur, et son épaule un bouton.

En un instant, Blisette tomba à la renverse dans l’obscurité, tandis qu’une porte s’ouvrait derrière elle. La dernière chose qu’elle vit du mutilé fut son visage hargneux, les griffes tendues - puis la porte se referma.

Pendant quelques instants, Blisette resta assise, stupéfaite. Des cris, des coups de griffes et des raclements de métal émanaient de l’autre côté de la porte, tout comme l’écho lointain des tirs de ses camarades. Elle avait atterri dans un petit couloir. Une lumière rouge intense émanait du fond, et son esprit était envahi par une excitation familière - le sentiment qui l’avait conduite à l’armurerie en premier lieu. Cela semblait en contradiction avec sa respiration difficile et la douleur dans son bras, mais cette lumière accueillante consumait tout ce qu’elle avait ressenti auparavant. Elle devait la suivre.

Il y avait une petite pièce au-delà du couloir. Cette teinte pourpre séduisante provenait d’un Champ Énergétique qui scintillait dans une colonne en son centre, où un Marteau Orné était en suspension parfaite à l’intérieur. Blisette sentit son visage se fendre d’un immense sourire à la vue de l’arme. Lorsqu’elle écrasa la crosse de son arme sur le panneau de commande de la colonne, le fragile Champ Énergétique vola en éclats - il devait avoir autant de siècles que le vaisseau. Était-ce là ce que les rebuts et les criminels cherchaient ? Alors qu’elle se prélassait dans l’aura de puissance envoûtante qui émanait de l’arme, elle en était certaine.

Blisette tendit le vestige de sa main dominante et saisit le marteau au niveau du manche. Une douleur fulgurante parcourut son bras tandis que ses muscles gonflaient, le bras entier prenant de l’ampleur jusqu’à ce qu’il puisse aisément supporter le poids de l’arme. Un cri déchirant s’échappa de sa gorge tandis que ses ligaments déchirés se tendaient les uns vers les autres et commençaient à se ressouder. Une pellicule sombre s’accumula à l’intérieur de ses doigts jusqu’à ce qu’elle recouvre entièrement sa chair exposée comme une seconde peau. Une force renouvelée traversa le membre lorsqu’elle donna un coup de marteau, et rayonna de son bras vers son cœur et son esprit. A cet instant, alors même que Blisette hurlait à l’agonie, elle ne ressentait qu’un bonheur incandescent.

Un rugissement familier résonna dans le couloir derrière elle et la joie de Blisette se transforma en pure fureur. La brute gâchait un moment si merveilleux, elle avait l’impression d’avoir été aspergée d’acide pur. Elle marcha furieusement jusqu’à la porte et enfonça le côté du marteau dans le bouton d’entrée, levant son Pistolet à Plasma dans l’autre main.

Blisette frappa le bouton de sortie d’un revers de son poing et déchaîna l’enfer. La brute au-delà hurla lorsque des tirs de plasma lui transpercèrent le flanc et le firent trébucher en arrière, donnant à Blisette l’occasion de se précipiter dans l’armurerie. Le mutilé eut à peine le temps de lever les yeux qu’elle ramenait le Marteau Énergétique dans un élan sauvage.

Gosharn planta sa hache dans l’épaule de Jalina juste à temps pour entendre le crâne de son frère se briser. Le sang de Gouge s’est répandu sur le mur du fond avec la force du coup. Gosharn regarda la Chasseresse Escher qu’il s’apprêtait à transpercer, puis son regard remonta vers le corps mutilé de son frère. L’instant d’après, il abandonna sa proie et plongea sur la griffe au poignet de son frère, un grognement féroce s’échappant de sa gorge.

Blisette abattit sa nouvelle proie sur lui en un instant. Gosharn n’avait même pas fini d’arracher la griffe à son ancien propriétaire que la tête du marteau le pulvérisait sur le sol.

Le combat s’arrêta pendant un instant béni. Sans chef, les Gangers qui ne cherchaient pas à fuir s’écroulèrent rapidement sous les tirs des Fusils à Pompe et des Pistolets Lasers. Jalina se tenait sur des jambes flageolantes, sa blessure à l’épaule colmatée par sa propre veste. Pourtant, Blisette ne s’approcha pas d’elle pour l’aider. Elle se contenta d’observer sa championne avec un sourire sauvage, les cheveux maculés de sang.

Jalina ne put que reculer d’un pas avant que Blisette ne s’élance à nouveau…

Source

Pensée du Jour : « L’esprit d’un Xenos ne peut recevoir la bénédiction de l’Empereur. »
  • Necromunda - Apocrypha Necromunda - The Coveted Cache, (Traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini).