Serviteur

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Un Serviteur.

Serviteur est un terme générique regroupant toutes les fusions de chair et de machine décérébrées que créent les Technoprêtres de l’Adeptus Mechanicus. Il existe de nombreuses classes de tels cyborgs, des Serviteurs gardiens aux Serviteurs techniques en passant par les puissants Serviteurs de Combat Kataphron.

Les Serviteurs sont des hybrides de chair et de machines produits à partir de bouillons de culture, de cadavres ou encore d’enveloppes charnelles privées de conscience. On trouve plusieurs millions de ces cyborgs dans l’Imperium et l’espace, leur rôle constituant à s’acquitter de tâches routinières sans poser de questions Le technologie des Serviteurs serait antérieure à l’Imperium lui-même et le domaine exclusif de l’Adeptus Mechanicus. Les Serviteurs adoptent une infinie variété de formes, qu’il s’agisse d’œuvres d’art baroques conçues pour assouvir les besoins des nantis, d’unités de travail destinées à trimer dans les pires zones industrielles ou de monstres d’acier particulièrement agressifs qui font en quelque sorte office d’armes vivantes décérébrées. Habituellement, leurs missions sont d’une grande banalité : attendre des nobles, effectuer des opérations de maintenance, charger du fret, trier des séries de fiches sans fin ou garder un lieu précis.

Serviteur de l'Adeptus Mechanicus[modifier]

Le nombre total de Serviteurs d’un seul Monde-Forge s’élève généralement à des dizaines, voire des centaines de millions. Beaucoup étaient jadis des criminels recherchés - des durs à cuire de toutes les strates de l’Imperium, des gangsters des Ruches musculeux aux agents de l’Inquisition qui en ont simplement trop vu. Importés clandestinement lors d’échanges de matière première entre les planètes de l’Imperium et les Mondes-Forges, les chargements de cargaison humaine ne sont pas rares, et représentent une autre source de chair pouvant être utilisée à bon escient par les Technoprêtres. Lorsque l’Adeptus Arbites met la main sur un délinquant d’une stature exceptionnelle, il est assommé à coups de matraque énergétique et envoyé directement sur le Monde-Forge le plus proche. Là, on lui offre une seconde chance de servir fidèlement l’Imperium. On commence par effacer la mémoire du spécimen par une lobotomie chimique, de sorte que sa personnalité ne soit plus qu’une page blanche, en théorie du moins car il n’est pas rare que des effets résiduels persistent. Puis on lui coupe les bras et on les remplace par des armes ou des outils adaptés au nouveau rôle que ses maîtres lui ont attribué. Dans le cas d’un Serviteur de Combat, l’individu est débarrassé de sa moitié inférieure et fixé de manière permanente à une unité motrice à chenilles. Son esprit est branché à des ordinateurs de visée et sa gorge opérée pour mieux chanter des louanges au Dieu-Machine en binharique. Le processus est extrêmement douloureux - les greffes, la soudure de chair et la fixation de câbles aux muscles sont une besogne sanglante - mais après tout, la rédemption implique des sacrifices. Et nul sacrifice n’est trop grand pour l’Omnimessie.

Serviteur Meurtrier[modifier]

« Tuer, assassiner, exécuter. »

Une caractéristique omniprésente de l’Imperium sont les Serviteurs, des hybrides homme/machine lobotomisés conçus pour la réalisation des tâches manuelles simples ou des tâches à usage unique. Bien que beaucoup sont inoffensifs, certaines variantes sont très dangereuses. Les Serviteurs Meurtriers sont l’une d’elles. Les Serviteurs Meurtriers sont plus petits et plus rapides que leurs cousins plus bénins. Armé de lames et de crochets et programmés pour avoir un caractère violent, ils traquent et piègent les intrus, traînant ensuite les cadavres à leurs maîtres.[1]

Communément utilisés à bord des vaisseaux spatiaux pour compléter les équipes d’arraisonnement et les forces d’assaut, les Serviteurs Meurtriers sont macabres, des machines à tuer à tête de mort. Développé et favorisé par le Mechanicus, ce sont des monstres prédateurs, voûtés, animés par des esprits sadiques et agressifs de la machine. Les serres et les viscerators leur permettent de déchirer la plupart des ennemis vivants, tandis que les coupeurs de melta leur permettent de brûler les cloisons et de détruire l’équipement. Conçus pour intimider autant que pour tuer, les Serviteurs Meurtriers sont de véritables chasseurs, traquant leurs proies et se déplaçant à une vitesse inhumaine. S’ils n’en ont pas reçu d’ordre, ils passent des heures à chasser tout être vivant qui n’est pas programmé dans leurs mémoires, sans se laisser décourager par l’obstruction et sans être gêné par la peur ou l’humanité. Leur nature est destinée à inspirer la crainte, depuis leurs masques chromés, jusqu’aux longs serres aiguisées comme des lames de rasoir, en passant par les griffes d’armes en acier, jusqu’aux hurlements et gémissements électroniques de leur gorge-vox.[2]

Serviteur de l'Adeptus Astartes[modifier]

Un Serviteur Cénobite.
« En tant que commandant, vos outils sont myriades, mais le sage sait que les batailles se gagnent par la chair des guerriers et non par les machines. La chair peut apprendre, tandis que la machine doit être constamment instruite. La chair éprouve de la loyauté envers ses frères et de la vénération pour l’Empereur, tandis que la machine ne sait rien de ces choses.
Lorsque l’heure est noire et la victoire incertaine, ne vous tournez pas vers la machine, mais vers vos Frères de Bataille. La machine ne vous apportera la victoire que si vous lui expliquez comment procéder. Vos frères traverseront les flammes et les carnages les plus terribles au moindre de vos ordres, et vous apporteront la victoire simplement parce que vous la leur avez demandée. »
- Extrait des enseignements de Roboute Guilliman, tels que rapportés par l’Apocryphe de Skaros .

Les Serviteurs sont des esclaves monotâches qui n’existent que pour assister les Techmarines dans leur travail. Chaque Serviteur est un mélange d’homme et de machine, dénué de personnalité ou de raison, et doté de modifications mécaniques comme des pinces, des senseurs infrarouges, des exo-squelettes bioniques et des perceuses à torsion, tout cela étant destiné à aider le Techmarine dans l’entretien de l’arsenal du Chapitre. Des armes lourdes sont même greffées à certains Serviteurs afin de protéger leur maître sur le champ de bataille.

Le mode de création des Serviteurs varie d’un Chapitre à un autre. Certains sont clonés à partir de gènes conservés dans des nutriments artificiels. D’autres sont des aspirants qui ont échoué à l’épreuve, des criminels de droit commun ou des Marines ayant enfreint les règles du Chapitre, lobotomisés pour que leur chair rachète les péchés de leur âme.

Bien que physiquement robustes, les Serviteurs ne sont dotés que d’un rudiment de conscience et ne peuvent fonctionner que lorsqu’ils sont dirigés par les bio-programmes que les Techmarines implantent dans leur cerveau. Ils ne ressentent que peu la douleur, encore moins la peur, et sont incapables de la moindre intuition. Sans la supervision d’un Techmarine, la plupart des Serviteurs tombent dans une sorte de catatonie alors que leur cerveau ravagé essaye d’engendrer une pensée originale. Cependant, un Chapitre Space Marine dépend en grande partie de ses Serviteurs pour la maintenance de son arsenal. Des centaines d’esclaves biomécaniques triment nuit et jour au cœur de chaque Forteresse-Monastère.

En dépit de leur rôle essentiel, les Serviteurs ne reçoivent jamais plus que de l’indifférence des Marines. Dans la plupart des Chapitres, seuls les Techmarines les traitent différemment de n’importe quelle machine. Certains Space Marines les considèrent même avec horreur, et voient en eux des aberrations nécessaires mais profondément contre-nature.

A l’inverse, il existe des Chapitres - généralement ceux qui ont des liens étroits avec l’Adeptus Mechanicus - où l’on estime que les Serviteurs ont atteint une forme d’union spirituelle avec l’Omnimessie. Dans ces Chapitres, les Serviteurs sont de véritables autels biomécaniques, aussi révérés que les plus anciens artefacts, et leurs moindres paroles sont soigneusement passées au crible afin d’y détecter des ébauches de prophéties. Les Space Marines qui s’adonnent à ces pratiques arcaniques considèrent que cela les rapproche de l’Omnimessie. Pour d’autres Chapitres, ce type de comportement n’est rien d’autre que de l’hérésie et n’entraîne que suspicion et mépris. Mais personne ne sait ce que les Serviteurs eux-mêmes en pensent, si tant est qu’ils soient capables de penser…

Serviteur Cénobite[modifier]

Les Serviteurs Cénobites assistent les Chapelains des Black Templars dans l’exercice de leurs saintes fonctions. Marcher dans l’ombre du Chapelain, c’est porter des reliques au combat, chanter les prières d’adoration à l’Empereur-Dieu, et renforcer la foi des frères.[3]

Serviteur de l'Astra Militarum[modifier]

Un Serviteur de Combat.
La plupart des Technaugures se font accompagner sur le champ de bataille par une suite de Serviteurs. Les implants cybernétiques qui les équipent sont en général utilitaires, comme des servo-bras hydrauliques pour charges lourdes afin d’assister le Technaugure au cours de ses réparations de terrain.

Une autre forme répandue de Serviteur est celle de porteur d’arme. Équipés d’armes lourdes dont les rafales sont à même de repousser l’ennemi, ces Serviteurs permettent au Technaugure d’effectuer ses travaux sans être interrompu. La matière organique utilisée pour concevoir ces esclaves programmables est autant cultivée dans des cuves de croissance sur des Mondes-Forges que prélevée dans les pénitenciers impériaux à travers la galaxie. Une fois lobotomisés et "améliorés" par un processus extrêmement douloureux, même les criminels et les hérétiques bénéficient d’une dernière chance de servir l’Imperium.

Serviteur de Combat[modifier]

Les Serviteurs de Combat sont équipés d’armes redoutables et programmés de manière à s’en servir avec une grande efficacité.

Serviteur de Bataille (Modèle Charron)[modifier]

Les Modèles Charron sont des Serviteurs de Bataille légers de forme humanoïde que l’on trouve bien souvent au service de la Marine Impériale et de nombreux autres vaisseaux, où ils agissent en guise de troupes de choc ou de défenseurs en cas d’abordage.

Serviteur de Bataille de Classe Clipaeus[modifier]

Le rare et précieux Serviteur de Bataille de Classe Clipaeus est typiquement réservé aux Technoprêtres qui ont prouvé leur valeur. Le Mechanicus maintient des réserves limitées de ces Serviteurs pour les affecter comme protecteurs à ceux qui sont attachés à la Garde Impériale et qui se sont également révélés être des atouts dans les efforts de guerre sur le front. Les Technoprêtres a qui on a accordé la protection d’un Serviteur de Classe Clipaeus ne trouvent pas de meilleur gardien durant leur travail sur le champ de bataille, car l’ensemble de la construction avancée du modèle vise à infliger un châtiment mortel aux assaillants potentiels. Bien qu’armé d’un électro-gladius mortel, sa plus grande valeur réside dans le générateur de champ de protection qui lui permet d’ignorer les coups mortels encore et encore au cours du service continu. Un assaut sérieux peut submerger brièvement le champ de bataille, mais peu d’ennemis survivent assez longtemps pour exploiter cette vulnérabilité.[4]

Serviteur de Bataille de Classe Breacher[modifier]

Bien qu’il soit le plus souvent déployé dans les colonies minières, le Serviteur de Bataille de Classe Breacher est également très utilisé au combat par les sapeurs et les régiments de siège. Les foreuses à pointe adamantium qui remplacent ses mains servent aussi bien à forcer l’entrée des forteresses ennemies qu’à déterrer des gisements de minerai loin des lignes de front. Les Technoprêtres qui connaissent bien les rites des mécanismes des cogitateurs des Serviteurs trouvent parfois approprié d’élaborer des protocoles pour l’application d’entraînement aux affrontements à plus petite échelle, ce qui leur permet de diriger la morsure perçante de ces entraînements vers des ennemis lourdement armés. Par ce moyen, un Serviteur Breacher peut être le fléau non seulement d’un mur de forteresse, mais aussi des troupes d’élite qui le gardent.[5]

Serviteur de Bataille Prétorien[modifier]

Bien que les modèles les plus répandus de Serviteurs de Combat et d’autre fassent d’excellents gardes et soldats, ils sont complètement surclassés par les Serviteurs de Bataille Prétoriens. D’une stature immense, ces modèles lourdement armés et armurés sont montés sur des châssis équipés de chenilles ou de système similaires assurant leur stabilité, et sont possédés par des Esprits de la Machine colériques et destructeurs.

Serviteur de Bataille de Classe Pugnis[modifier]

Les 444Serviteurs de Bataille de Classe Pugnis444 sont communément utilisés comme une combinaison de garde du corps et de troupe de choc par les soldats et auxiliaires de l’Adeptus Mechanicus. Son châssis robuste est équipé de deux servo-poings massifs qui peuvent écraser même les ennemis les plus intrépides. De nombreux Technoprêtres placés sur les lignes de front de la bataille doivent leur vie à la force impressionnante que ces Serviteurs assurant leur protection. Les Prêtres Rouges les plus belliqueux rassemblent parfois des groupes de ces Serviteurs pour attaquer les positions ennemies.[6]

Serviteur d'Armes[modifier]

Des Serviteurs d'Armes.
Les Serviteurs d’Armes sont des unités équipés de scanners améliorés, dotées d’instructions précises et lourdement armées.

Serviteur d'Armes de Classe Incendio[modifier]

Le Serviteur d’Armes de Classe Incendio est l’un des préférés des Technaugures affectés dans les tranchées, où une goutte de prométhéum brûlant peut renverser la tendance d’une bataille. Il monte un Lance-Flammes intégré à la place de son bras droit et stocke le carburant dans un compartiment blindé dans la partie inférieure du torse - une conception qui limite la vulnérabilité d’une source de carburant aussi volatile au feu ennemi. Lorsqu’il est dirigé vers l’avant de l’escouade, le Serviteur peut engager son Lance-Flammes pour chasser l’ennemi de la couverture ou des bunkers, ou simplement le rôtir là où il se trouve.[7]

Serviteur d'Armes de Classe Jovian[modifier]

Le 'Serviteur d’Armes de Classe Jovian a été un pilier des forces de combat pendant des millénaires, ayant été employé pour défendre les Technaugures sur le champ de bataille, et dans une variété d’autres rôles. Son motif SCS est ancien et vénéré, et la puissance de feu lourde du modèle Jovian offrit de nombreuses victoires. Le modèle est défini par sa construction durable, son alimentation importante et ses systèmes d’armes massivement intégrés. L’ensemble du Serviteur est soigneusement construit pour optimiser la puissance de feu de son canon principal.[8]

Serviteur Modèle Multitâche[modifier]

Le Serviteur Modèle Multitâche est un exemple d’un certain nombre de Serviteurs courants conçus pour servir d’assistant général aux Technaugures sur le terrain. Bien qu’il n’ait pas les compétences d’un Serviteur plus spécialisé, sa polyvalence est inestimable sur les théâtres de guerre chaotiques que le personnel de l’Adeptus Mechanicus doit endurer pour soutenir la Garde Impériale.[9]

Serviteur Monotâches Modèle Calyx[modifier]

Le Serviteur Monotâches Modèle Calyx est l’un des éléments technologiques les plus répandus, avec des milliers de variantes et de sous-produits produits sur les Mondes-Forges à travers la galaxie. Par essence, la conception s’adresse à un Serviteur entièrement dévoué à l’exécution d’une seule tâche technique avec la plus grande spécialisation. Les Technaugures affectés aux régiments de combat se voient souvent accorder l’utilisation de l’un des nombreux sous-ensembles conçus pour l’entretien et la réparation de l’équipement militaire.[10]

Serviteur des Chevaliers Gris[modifier]

Les Techmarines sont aidés dans leurs tâches par des aréopages de Serviteurs, c’est-à-dire des cyborgs décérébrés équipés d’armes lourdes et d’outils industriels. Ces créatures étaient autrefois des humains. La plupart des Serviteurs au service des Chevaliers Gris étaient jadis des soldats de l’Astra Militarum, jusqu’à ce qu’ils aient le malheur de combattre une infestation démoniaque aux côtés des Chevaliers Gris. Tout risque de corruption devant être évité, ceux qui survivent à ces affrontements n’échappent pas au regard sévère de l’Inquisition, même s’ils semblent en bonne santé physique et mentale. La plupart de ces malheureux sont exécutés sommairement, mais d’autres ont le privilège de continuer à servir l’Empereur sous la forme de cyborgs, après avoir subi un lavage de cerveau.

Les Chevaliers Gris ne considèrent pas cette pratique d’un mauvais œil, car malgré leur état catatonique, les Serviteurs poursuivent la lutte contre les Dieux Sombres et leurs séides, et peuvent résister à des épreuves qui plongeraient un humain ordinaire dans la démence.

Les Serviteurs servent souvent pour des tâches secondaires, comme aider les Techmarines lors de leurs réparations, toutefois ils restent en mesure de combattre si le besoin s’en fait sentir. Au milieu de la bataille, les Serviteurs peuvent fournir des tirs d’appui appréciables pendant que leur maître s’affaire sur un véhicule, voire tourner leurs lames et leurs scies circulaires contre ceux qui sont assez stupides pour s’approcher d’eux.

Serviteurs du Ministorum[modifier]

« Père Glas, je sais que vous nous avez dit que les Serviteurs de l’Église sont de notre côté, mais par le Trône, ils me fichent vraiment la trouille ! »
- Soldat première classe Eli Kasda, 20e régiment d’infanterie légère d’Akins.

Les automates qu’emploient les Saints Ordos sont souvent construits à l’aide d’éléments humains et adoptent toutes sortes de formes. Quoi qu’il en soit, ils ont presque tous une chose en commun : les hérétiques en sont le matériau de base. Le Ministorum prend un malin plaisir à les dépouiller de leur volonté et de leur personnalité, afin de les reprogrammer pour qu’ils servent avec une indéfectible loyauté cet Empereur-Dieu qu’ils reniaient. Un châtiment encore meilleur consiste dans ce cas à les envoyer sur le front prêter main-forte dans l’élimination de leurs anciens coreligionnaires et de la corruption de ces derniers.

Arco-flagellant[modifier]

Les Arco-flagellants progressent par meutes aux côtés des armées des fidèles, en agitant férocement leurs bras terminés par des fouets. Lorsque l’ennemi est en vue, ils sont plongés dans une rage aveugle par un puissant cocktail de stimulants, puis se jettent au combat sans faire preuve du moindre instinct de préservation. Ils frappent avec leurs fléaux, leurs fouets, leurs pinces et leurs martels, jusqu’à ce que l’adversaire soit réduit en piles de cadavres fumants.

L’Ecclésiarchie a inventé bien des méthodes ingénieuses pour punir les actes et les pensées hérétiques. Les Confesseurs du Ministorum ont mis au point des milliers des tortures et de formes d’exécution, des plus traditionnelles, comme celle du bûcher ou de la roue, ou d’autres plus exotiques comme la lente éviscération de la fosse aux rats. Mais lorsqu’un hérétique est reconnu coupable pour des crimes qui n’appellent pas une mise à mort immédiate, l’Ecclésiarchie lui réserve un autre sort : l’Arco-flagellation. Ceux condamnés à cette peine subissent un processus long et douloureux de modifications physiques et de purge mentale, incluant des greffes de muscle, des injections de drogues de combat et l’implantation d’armes implantées cybernétiquement. Les bras sont coupés et remplacés par des armes cybernétiques et des implants subdermiques. Son esprit est en même temps reconditionné grâce à un heaume pacificateur qui est vissé sur le crâne de la victime, et relié à son cervelet et à sa moelle épinière. Cet objet inonde les sens de l’Arco-flagellant d’images sacrées et de chants, tout en transmettant des versets des textes les plus saints du Credo Impérial qui l’isolent de pratiquement tout stimulus extérieur. Cela rend le sujet totalement docile et malléable par le prêtre qui le dirige.

Quand la bataille commence, le heaume pacificateur est désactivé par un mot-clé afin de faire de l’Arco-flagellant une sanguinaire machine tuer qui ne songe qu’a anéantir les ennemis de l’Empereur-Dieu, en saturant son corps d’un cocktail chimique de drogues de combat et de stimulants, de traceurs de phéromones qui l’orientent vers ses proies, et des anesthésiques le rendant pour quelques heures insensibles aux blessures les plus terribles. C’est alors que la meute d’Arco-flagellants se déchaîne, transformant les cyborgs jusque-là inertes en de redoutables guerriers dépourvu de peur qui n’existent que pour détruire tout ce qui se dresse en travers de leur chemin. Si nécessaire, il suffit de l’énonciation d’un second mot-clé pour "éteindre" les Arco-flagellants et les replonger subitement dans leur torpeur.

La fin de la vie d’un Arco-flagellant est presque toujours courte et violente. Pourtant, contre toute attente, certains ont la chance de survivre à plusieurs engagements. Appelé Endurant, un tel guerrier est considéré comme ayant en partie gagné sa rédemption aux veux de l’Empereur-Dieu, ce que prouve la férocité particulièrement terrible dont il fait preuve. Il est toujours le premier de sa meute à verser le sang, et souvent le dernier survivant de celle-ci quand l’ennemi finit par la submerger.

Les Arco-flagellants ne sont pas des armes subtiles. Les implants crâniens peuvent les orienter dans une direction, mais tout ce qui se trouve alors sur leur chemin est certain d’être mis en pièces par leurs armes dévastatrices. Le risque de dommages collatéraux est cependant jugé justifié par les chefs de guerre de l’Ecclésiarchie, qui ont recours à de véritables hordes d’Arco-flagellants pour mener des attaques suicides contre les positions ennemies les mieux défendues. Les Sœurs de Bataille les utilisent généralement de façon plus mesurée, car elles préfèrent se reposer sur leurs propres talents martiaux plutôt que sur les effets imprévisibles de ces maniaques décérébrés. Toutefois, il existe des exceptions. Par exemple, l’Ordre du Cœur Valeureux tire une grande inspiration des souffrances des Arco-flagellants et du spectacle de ces déments qui chargent au combat. Les rares dégâts collatéraux qu’ils provoquent sont considérés comme de justes sacrifices consentis pour la victoire finale de l’Empereur-Dieu.

Damien 1427

Le véritable nom de l’Arco-flagellant baptisé Damien 1427 a été effacé de toutes les annales de l’Imperium. On sait qu’il était jadis un indigent de Siluria IV qui chuta lors d’un glissement de terrain et subit des blessures gravissimes à la tête. Il commença à avoir des hallucinations : il disait que l’Empereur s’adressait à lui, et finit par rassembler une bande de mécréants et de mutants qui le prenaient pour un prophète. Ils commirent de nombreux actes d’hérésie et violèrent la loi du Cardinal de Siluria. Après avoir provoqué une rébellion contre le Gouverneur Tyron Rex qui fut rapidement matée, l’iconoclaste fut condamné à l’arco-flagellation. Transformé en machine à tuer cybernétique, Damien 1427 a servi depuis auprès de plusieurs Prêtres, et même d’agents des Saints Ordos. On ne connaît pas sa position actuelle, mais une description lui correspondant suggère qu’il serait auprès de l’Inquisiteur Rychus Blane depuis l’Hérésie de Gharagdar.

Auto-flagellant[modifier]

Les Auto-flagellants sont une variante de Chérubin conçue pour infliger d’incessantes mortifications corporelles à leurs propriétaires. Normalement ils accomplissent leur tâche à l’aide d’un chat à neuf queues, mais certains sont programmés afin de forcer au jeûne en ôtant la nourriture, d’interrompre le sommeil, de hurler sans cesse, de tirer sur les cheveux ou les habits, bref de produire toutes sortes de nuisances sans jamais faire de pause. Dans certains cas extrêmes, ils sont configurés afin d’infliger de véritables dégâts physiques, généralement avec un canif ou en remplaçant le fouet par un excruciator. L’Ecclésiarchie désapprouve cependant ces pratiques.

Une variante d’Autoflagellant a la forme d’un harnais porté sur le dos. Fixés au harnais, on trouve un ou plusieurs bras mécaniques animés par des engrenages et une cellule énergétique, avec au bout de chacun un chat à neuf queues. Ce type de harnais peut également faire office de cilice.

Drone Choriste du Ministorum[modifier]

Ce châssis allégé de drone serviteur est régulièrement employé dans les cathédrales et les Mondes-Chapelles de l’Imperium. La plupart des Drones Choristes sont en effet configurés pour chanter (une unique note dans de rares cas) et sont par conséquent rassemblés au sein de chorales dont la taille va d’une douzaine à plusieurs milliers. D’autres drones du Ministorum sont programmés pour répéter en boucle un cantique ou une prière déterminée, ou encore balancer un encensoir, faire tourner un moulin à prière, agiter un fanion coloré ou jouer d’un instrument particulier (comme un cor sacré ou un tambour).

Machine de Pénitence[modifier]

Lorsque les crimes d’un hérétique sont si horribles que l’exil, l’arco-flagellation ou même la mort n’est pas une punition suffisante, il peut être enchâssé dans la structure d’un de ces engins révérés connu sous le nom de Machine de Pénitence. Dirigée par la folie rédemptrice de l’hérétique, cette arme de destruction charge au cœur des lignes ennemies, son pilote avide de trouver le pardon dans la mort. Ces machines sont des reliques sacrées en même temps qu’un rappel lugubre du destin qui attend tout blasphémateur.

Sous la plupart des Cathedrums et des sanctuaires se trouvent de vastes souterrains accueillant les salles de torture de l’Ecclésiarchie. Ces machines redoutées sont réservées à ceux qui ont commis des péchés contre l’Empereur, et sont capables, par des moyens ésotériques, de transformer leurs victimes en armes tout en leur infligeant d’atroces souffrances.

Si la plupart des hérétiques sont exécutés sur le champ ou transformés en Arco-flagellants, certains demeurent pour lesquels ces punitions ne sont pas appropriées. Un hérétique qui a commis un crime terrible, si grave que toute autre forme de châtiment est considérée trop clémente, sera attaché à une Machine de Pénitence. La plupart des malheureux condamnés à un tel sort étaient jadis des membres de l’Ecclésiarchie, comme des prêtres tombés en disgrâce ou des Sœurs responsables - volontairement ou non - de la mort de leurs camarades, mais aussi des hérétiques qui ont été condamnés à mort et qui expriment un sincère désir de repentir, et il arrive même à certains serviteurs du Ministorum particulièrement dévots de se porter volontaires dans le but d’expier leurs péchés (réels ou imaginaires) et de mourir au service des Saints Ordos et de l’Empereur-Dieu. La victime est connectée aux systèmes d’une Machine de Pénitence, où des amplificateurs de douleur sont reliés à leurs synapses, tandis que des injecteurs de produits chimiques sont implantés sur leur épine dorsale. Dès lors, la victime est sujette à des souffrances permanentes. Son esprit débarrassé de toutes pensées à l’exception de la douleur physique et du sentiment de culpabilité. C’est d’ailleurs la détresse physique et morale du pilote qui permet aux servomoteurs et aux actuators du Machine de Pénitence de fonctionner.

Les Machines de Pénitence chargent l’ennemi sans se soucier du danger, car leurs pilotes savent que seule la mort, la leur ou celle de l’ennemi, peut leur permettre de trouver l’absolution. Les bras de l’engin sont équipés d’énormes lance-flammes qui crachent des langues ardentes alors qu’il avance implacablement Lorsqu’il atteint l’adversaire, le cocktail chimique qui inonde les sens du pilote est modifié afin qu’ils aient l’impression que l’ennemi est à leur image. Ce dernier devient alors une réflexion insupportable du sentiment de culpabilité du pilote, qui s’y attaque sauvagement pour la faire disparaître de sa vue. Certains Machines de Pénitence sont dotés de scies circulaires aux dents en adamantium capables de découper le blindage d’un char alors que d’autres broient les os et déchirent la chair à l’air de lourds fléaux lestés.

Terriblement agressives au combat, les Machines de Pénitence sont l’une des armes préférées de l’Adepta Sororitas, qui les déploie souvent pas groupes de trois ou plus afin de briser les hordes et de prendre d’assaut les positions retranchées. Les Sœurs de Bataille considèrent qu’il est de leur devoir sacré de contempler les effets de ces machines prodigieuses sur les combats, et de s’assurer que leurs frères et leurs Sœurs déchus rachètent dans le sang leurs erreurs passées. Chaque ennemi tué par une Machine de Pénitence prouve à quel point cette forme de châtiment est intelligemment mise à profit.

Mortifier[modifier]

En dehors de l’hérésie, il n’y a pas de plus grand péché pour une Repentia que de fuir le champ de bataille. Ces dernières doivent chercher la rédemption au combat, et l’esquiver est un péché impardonnable. Les coupables sont harnachées à un Mortifier. Basé sur le même châssis qu’une Machine de Pénitence, un Mortifier est doté d’amplificateurs de douleur supplémentaires. Des rivets plantés dans les os de la Repentia l’empêchent de bouger et même de supplier qu’on l’achève, alors que le capuchon placé sur sa tête la rend sourde aux paroles pieuses prononcées en sa présence.

Les Mortifiers sont placés à l’avant de la ligne de bataille, et plongés dans un état frénétique à cause des souffrances partagées de leurs pilotes. Ils s’élancent alors en tirant des langues de feu et des salves de bolts, puis se fraient un chemin sanglant à travers l’adversaire sitôt qu’ils atteignent ses positions. La joie qui devrait être ressentie à la vue des hérétiques déchiquetés est refusée aux Repentia, car elles ne peuvent plus ressentir qu’une souffrance infinie. Leur seul espoir de mettre un terme à ce supplice réside dans l’oubli de la mort. Malgré tout, même quand un Mortifier a subi tellement de dégâts que sa pilote sent la mort approcher, la douleur induite par la pensée qu’elle va périr sans avoir trouvé la rédemption provoque des spasmes violents chez sa machine, qui se lance alors dans une ultime orgie de destruction.

Quant aux Repentia qui ont non seulement fui le combat, mais qui ont en plus trahi leurs Sœurs, un châtiment pire encore les attend. Après avoir été reliées aux systèmes de leur Mortifier, elles sont enfermées dans un sarcophage en adamantine. Ce dernier les protège des tirs et des coups, ce qui retarde d’autant leur mort. Appelées Anchorites, les Sœurs enfermées derrière les masques de métal impassibles de ces engins sont obligées d’affronter leur tourment et leur douleur dans l’isolement et une obscurité totale, et ce pendant des années, voire des décennies.

Serviteur Calligraphus[modifier]

Ces Serviteurs sont capables de recopier pratiquement n’importe quel document fourni grâce à leurs multiples bras manipulateurs pourvus d’ustensiles d’écriture. Ils peuvent aussi transcrire la parole et sont ainsi souvent employés afin de noter en direct sermons et discours, voire pour écrire sous la dictée lorsqu’il s’agit de courriers, de règlements ou d’ordres. Bon nombre de membres hauts-placés du Ministorum s’assurent d’avoir toujours au moins un Serviteur Calligraphus à disposition, tandis que dans les grands monastères et abbayes, des centaines d’entre eux sont généralement occupés à préserver et recopier les textes anciens.

Autres Types de Serviteurs[modifier]

Simulacre de Type Janus[modifier]

Ces Serviteurs de forme humaine formidablement sophistiqués contiennent souvent aussi peu de tissus organiques que possible. Leurs fonctions corticales assistées par cogitateur et leur imitation du comportement humain les placent à la limite de la plus grave des technohérésies. Employés comme jouets par certains individus disposant de fortunes invraisemblables, les simulacres sont souvent façonnés à la façon d’œuvres d’art raffinées, pareilles à des poupées à dimension humaine venues à la vie ou à des statues animées. Mais sous leur resplendissante livrée se trouvent un cœur d’horloge et des membres propulsés par pistons pilotés par un cortex (qui a dû être récolté vivant) et des ganglions reconstitués à partir de fibres nerveuses. En dépit de leur sophistication et de leur somptuosité, seuls les plus dépravés et les plus insensés songeraient à commettre le péché qui consiste à présenter l’un d’entre eux comme humain ou à lui faire simuler de trop près un comportement humain. Ceci aurait pour conséquence de déclencher l’infinie colère de l’Adeptus Mechanicus, ce que des mondes entiers ont appris à leurs dépens, brûlés pour d’antiques transgressions.

Cyber-Mastiff et Faucon Grifferin[modifier]

Les Arbitrators de l’Adeptus Arbites recourent généralement à ces cyber-familiers lorsqu’ils veulent faire plier des récidivistes et autres hérétiques. Une fois lâchés sur leur proie, le spectacle offert par ces chiens de métal mus par le cerveau et le système nerveux d’un prédateur est tout bonnement terrifiant.
Les deux emblèmes de l’arsenal des Arbites sont les Cyber-Familiers de combat et de chasse connus sous le nom de Cyber-Mastiffs et de Faucons Grifferin. La plupart des Forteresses de District, quelle que soit leur taille, abritent au moins une poignée de chaque type de Cyber-Familier, tandis que les plus grands Tribunaux sont en mesure de déployer des groupes importants. Le cliquetis caractéristique des griffes métalliques ou le bourdonnement des ailerons anti-gravité peuvent glacer le cœur de ceux qui enfreignent la loi aussi sûrement que le bruit d’un fusil de chasse Arbites que l’on arme.

Face au processus frustrant qui consiste à essayer de créer des serviteurs qui pourraient rivaliser avec les instincts d’un être vivant, l’Adeptus Mechanicus a développé un procédé de capture corticale pour être utilisé dans ces bêtes mécaniques féroces, utilisant des produits chimiques présents dans dans certains océans. Le processus de création de Cyber-Mastiffs et de Faucons Grifferin est un secret bien gardé, et bien que les installations permettant de produire ces créatures soient assez simples pour être créées dans n’importe quel atelier de fabrication raisonnablement sophistiqué, les dispositifs permettant d’exécuter les processus arcaniques sont rares et ésotériques, leur fonctionnement relevant d’un haut degré de technicité dans lequel seuls quelques-uns des Technoprêtres ont été formés. En conséquence, bien que les deux types de Cyber-Familier soient relativement courants et se présentent sous la forme de divers modèles utilitaires, il n’existe qu’un petit nombre de modèles purement mécanique en service.

Le Cyber-Mastiff est un familier de combat et de chasse basée sur la forme des grands chiens de chasse. Debout, il arrive généralement à la hauteur des hanches d’un humain adulte et mesure plus d’un mètre de long de la pointe de la tête à l’arrière-train. Son corps maigre est composé d’actionneurs à grande vitesse et de systèmes de propulsion sur un squelette en carbone, enveloppé par des plaques de blindage angulaires et emboîtées. Dans certains mondes, les chiens conservent des parties internes organiques, généralement des muscles et des nerfs, et dans certains mondes frontaliers, les "Cyber-Mastiffs" sont en fait des chiens de chasse élevés de manière conventionnelle avec des greffes d’armure et de contrôleur. Les modèles Arbites sont presque entièrement mécaniques, seul le système nerveux central utilisant des couches organiques cultivées en cuve ou imprimées pour prendre l’empreinte corticale. Ses pattes hautement développées donnent aux unités une vitesse de sprint énorme avec leurs griffes d’acier évasées et aiguisées. Leurs mâchoires utilisent des actionneurs en fibre pour mordre à une vitesse aveuglante, avec un système hydraulique de secours pour exercer une force de broyage impitoyable. Leur gueule est souvent munie de multiples dents réglables pour différents types d’attaque : un jeu de lames pour couper la main de leur proie ou un jeu de pointes perforantes qui peuvent s’accrocher à la chair. La conception tire parti de la capacité du cortex du chien à traiter des données sensorielles extrêmement complexes, en particulier les odeurs, et la plupart des mastiffs ont une batterie de systèmes de détection et de suivi intégrés à leur crâne, rendue possible par les réactifs chimiques uniques extraits des boues toxiques de l’océan. "Vannes ouvertes" est l’ordre donné pour activer les réseaux de renifleurs spécialisés des chiens, et est devenu un idiome courant parmi les Arbites pour une vigilance maximale.

Les Faucons Grifferin sont des Cyber-Familiers de chasse et de capture, portés et propulsées par un champ anti-gravité. La structure de base du Faucon Grifferin ressemble à un aigle, et le symbolisme a été exploité par les concepteurs qui ont tendance à leur donner des ailerons exagérés, des "têtes" aquilines et des plumes métalliques. Certains modèles vont jusqu’à reproduire intégralement l’Aquila héraldique de l’Adeptus Terra, bien que ceux-ci soient inhabituels et tendent à être réservés à des individus puissants, car ils nécessitent des méthodes de construction extrêmement complexes. Les Faucons Grifferin utilisent leur vitesse et leur mobilité au maximum, piquant infailliblement sur des cibles en fuite ou s’en prenant à un seul criminel important au sein d’un groupe ou d’une mêlée. Les Faucons Grifferin sont équipés de serres aiguisées comme des scalpels et peuvent s’en servir pour obtenir des effets rapidement mortels, mais en général, leur utilisation est axée sur la capture plutôt que sur l’exécution. Le corps central de chaque faucon est constellé de poignées, de crochets et de seringues paralysantes ou de piques de taser. S’élançant en avant d’une équipe de poursuite d’Arbites, ils peuvent abandonner leur proie paralysée ou immobilisée avant de se remettre en chasse, ou rester agrippés à leur ennemi et l’entraîner au loin. Les modules anti-gravité de la plupart des Faucons Grifferin ne sont pas assez puissants pour simplement porter une cible en l’air, mais ils peuvent généralement soulever un humain légèrement au-dessus du sol et le ramener lentement vers son maître. Cela constitue généralement la fin d’une opération de chasse, car un faucon dans cette position est très vulnérable si la proie a des alliés à portée de main. Les Faucons Grifferin doivent être utilisés avec précaution, car ils sont des cibles plus grandes et plus vulnérables que les Cyber-Mastiffs et ne sont pas aussi robustes. Le bourdonnement de leurs modules anti-gravité peut trahir leur position, et la doctrine Arbites recommande de les utiliser à pleine vitesse pour minimiser cet inconvénient. Ils émettent un son très similaire à celui d’une pompe de ventilation particulière utilisée dans les Ruches, et les membres des garnison d’Arbites ont appris à diriger leurs faucons devant de telles ouvertures de ventilation pour masquer leur approche sous le bruit des ventilateurs. "Vent-buzz" ou "bird-buzz" est un argot criminel pour désigner la différence entre une fausse alarme et une menace réelle.

Ces deux types de Cyber-Familiers peuvent agir indépendamment dans une certaine mesure, suivant une programmation qui s’appuie sur les instincts naturels recueillis lors de leur construction. Lorsque la programmation des modèles atteint ses limites, des Opérateurs spécialement formés prennent le relais, se distinguant par leur cybernétique encombrante à l’avant-bras, recouverte de boutons de contrôle et de capteurs vox, et par les plaques de rétroaction et les oculaires situés sur leurs casques fabriqués sur mesure, qui leur permettent de voir à travers les lentilles de leurs charges. Les Opérateurs peuvent contrôler ces Cyber-Familiers grâce à un mélange d’ordres verbaux, de signaux émis par leurs contrôleurs et de macros de manœuvre préétablies. Les Opérateurs de la Forteresse de District de Canopus sont fiers de développer des listes de commandes personnalisées et complexes, en s’assurant que leurs modèles d’attaque ne peuvent pas être décodés ou prédits par les agiles cultistes qu’ils poursuivent souvent dans la ruche. Certains des Opérateurs les plus compétents de l’Adeptus Mechanicus peuvent diriger deux ou même trois Cyber-Familiers à travers une séquence d’attaque compliquée avec seulement trois ou quatre commandes tout en combattant à leurs côtés. De nombreux Opérateurs ont tendance à être fiers et réservés, passant d’innombrables heures à travailler avec leurs collègues techniciens pour améliorer les performances de leurs charges et à réviser et personnaliser davantage leurs routines de commande. La plupart des Opérateurs connaissent bien le mastiff et le faucon, mais les deux sont tellement différents qu’ils finissent presque tous par se spécialiser dans l’un ou l’autre. Alors que les Opérateurs de Cyber-Mastiff sont des Technoprêtres spécialement formés, les Cyber-Mastiffs et les Faucons Grifferin peuvent être plus largement utilisés au sein de la force Adeptus Arbites. Bien qu’un Forteresse de District nécessite un Technoprêtre spécialisé pour s’occuper des Cyber-Familiers, leurs routines complexes et certains de leurs contrôles peuvent être confiés aux meilleurs éléments d’un Marshal. Bien qu’ils ne puissent pas contrôler les créatures avec le même niveau d’expertise, elles répondront aux commandes vocales et aux signaux manuels d’un Arbite (ou autre responsable) que l’opérateur du Cyber-Mastiff aura autorisé.[11]

Serviteur de Communication[modifier]

Les Serviteurs de Communication sont utilisés par les diplomates et émissaires employant d’obscurs dialectes gothiques et servent à rendre les communications aussi aisées que possible, agissant souvent en qualité de traducteurs pour les différentes parties en présence. Les Serviteurs de Communication voient de larges sections de leurs centres logiques remplacées par un grand nombre de cogitateurs afin de permettre la saisie et la traduction des informations à grande vitesse. Des systèmes vox spécialisés sont aussi installés afin de produire une imitation de voix ainsi que les particularités d’un dialecte ou encore des intonations spécifiques. Pour pouvoir communiquer avec les Xenos, de nombreux Inquisiteurs Radicaux de l’Ordo Xenos emploient des Serviteurs de Communication reconfigurés dont ils modifient le cortex et les implants vox afin de pouvoir comprendre les langues Xenos et imiter leur façon de parler. Certains vont même jusqu’à modifier l’apparence de leurs Serviteurs afin de les rendre plus agréables aux yeux des Xenos. De telles modifications constituent un acte de technohérésie de la plus profonde gravité.

Serviteur de Classe Contego[modifier]

Le Serviteur de Classe Contego est optimisé pour l’analyse et le désamorçage d’engins explosifs suspects. Les engins explosifs peuvent paralyser la production d’une Cité-Ruche pendant des mois ou des années. L’Adeptus Mechanicus, qui se trouve dans les manufactures, l’a conçu à l’origine pour éliminer les substances volatiles (qui sont courantes dans la fabrication des armes à feu). Ces modèles sont considérés comme relativement jetables et sont généralement basés sur les corps lobotomisés d’anciens incendiaires et fabricants de bombes. Le châssis polyvalent et blindé du Serviteur est équipé d’un petit Fusil de Chasse monté sur un membre (pour détruire les engins explosifs à courte portée), d’un outil combiné et d’un enregistreur d’images. Les Forteresses de District ont réaffecté le Serviteur à l’élimination des explosifs. Lorsqu’il est équipé à cet effet, le Serviteur reçoit une charge de démolition pour les explosions à contrôler.[12]

Sources[modifier]

Pensée du Jour : Celui qui sert doit obéir sans discussion.
  • Codex Adeptus Mechanicus, V8
  • Codex Adeptus Astartes Grey Knights, V8
  • Codex Space Marines, V5
  • Codex Adepta Sororitas, V8
  • Warhammer 40 000 JdR - Black Crusade : Broken Chains
  • Warhammer 40 000 JdR - Deathwatch : First Founding
  • Warhammer 40 000 JdR - Rogue Trader : Livre de Règles
  • Warhammer 40 000 JdR - Rogue Trader : Hostile Acquisitions
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Livre de Règles
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Book of Judgement
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : le Sang des Martyrs
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Traité Inquisitorial
  • Warhammer 40 000 JdR - Only War : Shield of Humanity
  1. Warhammer 40 000 JdR - Black Crusade : Broken Chains, Chapitre : Appendix : Allies and Antagonists - Murder Servitors (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Warhammer 40 000 JdR - Rogue Trader : Hostile Acquisitions, Chapitre III : Opposition and Adversaries - Lathe-Pattern Murder Servitor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. Warhammer 40 000 JdR - Deathwatch : First Founding, Chapitre IV : Chapter Wargear - Followers - Cenobyte Servitor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. Warhammer 40 000 JdR - Only War : Shield of Humanity, Chapitre III : Fires Of Battles - New Comrades - Clipaeus-class Combat Servitor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. Warhammer 40 000 JdR - Only War : Shield of Humanity, Chapitre III : Fires Of Battles - New Comrades - Lathe-pattern Breacher Servitor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. Warhammer 40 000 JdR - Only War : Shield of Humanity, Chapitre III : Fires Of Battles - New Comrades - Pugnis-class Combat Servitor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. Warhammer 40 000 JdR - Only War : Shield of Humanity, Chapitre III : Fires Of Battles - New Comrades - Incendio-class Gun Servitor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. Warhammer 40 000 JdR - Only War : Shield of Humanity, Chapitre III : Fires Of Battles - New Comrades - Jovian-pattern Gun Servitor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  9. Warhammer 40 000 JdR - Only War : Shield of Humanity, Chapitre III : Fires Of Battles - New Comrades - Lathe-pattern Multitask Servitor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. Warhammer 40 000 JdR - Only War : Shield of Humanity, Chapitre III : Fires Of Battles - New Comrades - Calyx-pattern Task Servitor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  11. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Book of Judgement - Cyber-mastiffs and Grapplehawks (traduit de l'anglais par Christer)
  12. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Book of Judgement, Chapitre III : Arbites Armoury - Cyber-Constructs, Beasts, and Servitors - Contego-pattern Bomb Disposal Servitor (traduit de l'anglais par Guilhem)