Secteur Charadon
Le Cœur-Fournaise[modifier]
- « Le Secteur Charadon est perpétuellement agité par les remous des invasions et des reconquêtes. Bien sûr, il en va de même pour pratiquement chaque secteur de l’espace impérial depuis des millénaires, mais les récents événements de cette région ont été particulièrement turbulents. Que ce soit à la suite d’invasions Xenos, de croisades impériales sanguinaires ou d’assauts hérétiques, aucun de ses secteurs, voire de ses systèmes, n’a échappé à la guerre. »
Chaque secteur de l’espace impérial est important, mais certaines régions sont tout bonnement vitales : de précieux butins qu’il faut défendre à tout prix. Le Secteur Charadon en faisait partie. Si la production du Monde-Forge Metalica était essentielle à l’effort de guerre impérial sur une dizaine de fronts galactiques, Charadon avait une valeur bien plus grande, voire inestimable.
Le Secteur Charadon a longtemps servi de grenier et d’armurerie à de vastes pans de l’Ultima Segmentum. Doté de planètes riches en minéraux, de géantes gazeuses scintillantes et d’immenses ceintures d’astéroïdes chargés de minerais, ce secteur regorgeait de matériaux bruts. Alors que les richesses naturelles de nombreux autres domaines similaires avaient été entièrement exploitées, voire épuisées, par les activités humaines, Charadon possédait une série d’Agri-Mondes dont le surplus nourrissait la population de tout le secteur. Mais son atout majeur était sa production industrielle. À lui seul, le Monde-Forge Metalica générait suffisamment d’armes, de blindés, d’aéronefs de combat et de munitions pour approvisionner une dizaine d’armées en croisades. Lorsqu’on y ajoutait la production de matériel militaire issue des mondes industriels disséminés à travers la majorité de ses sous-secteurs, on comprenait facilement pourquoi le Secteur Charandon était surnommé le Secteur de Fer, au cœur duquel résidaient les Sous-secteurs jumelés Obolis et Lirac.
Sous-secteur Obolis[modifier]
Metalica est un monde formé presque exclusivement de métal. Aucune flore ou faune n’y est présente, car toute vie biologique a été exterminée et l’atmosphère elle-même est hostile à la vie. Cette désertification est due aux Technoprêtres, qui anéantirent toutes les autres espèces afin que leur quête de savoir puisse se poursuivre sans entrave. Metalica est une planète de pistons sifflants, de forges luisantes et d’une succession de strates de déchets industriels. Mais elle est loin d’être abandonnée. Les monstruosités motorisées qui sortent de ses fournaises naissent par centaines chaque jour. Le fracas qui s’élève de ses montagnes gris acier est assourdissant mais curieusement inspirant, et toutes les armes et machines produites par Metalica peuvent être identifiées à leur sirène hurlante, volontairement poussée à fond pour que tous les ennemis puissent entendre la gloire industrielle de l’Omnimessie avant de périr. L’hyper-pollution de la Planète et sa proximité avec l’Empire Ork de Charadon ont bien préparé ses légions à une ère de guerre. Accompagnées de Chevaliers issus du monde voisin de Kolossi, les armées de Metalica combattirent aux avant-postes de nombreuses batailles, dont la Seconde et la Troisième Guerre d’Armageddon. C’est d’ailleurs au cours de ce conflit sanguinaire sur ce monde maudit que la Légion Titanique des Iron Skulls - l’ancienne Legio Metalica - faillit être anéantie et que le Premier Princeps Mannheim se sacrifia en même temps que son Titan Marteau de Fer face à des forces Orks en surnombre. Depuis ce jour, son successeur, Wynsten VanKassen, œuvre dans l’ombre de ce héros pour rebâtir la Légion brisée. Ce tacticien bourru et cynique gère soigneusement la force de ses Titans depuis des années, si bien que les Iron Skulls atteignent désormais les deux tiers de l’effectif normal d’une Légion Titanique.
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Le Sous-secteur Obolis était centré sur le Système Metalica et son Monde-Forge de Metalica. Sis au croisement de trois canaux Warp relativement stables, le Système Metalica représentait un centre industrialisé regroupant des planètes à haut rendement. L’astéroïde-forteresse de Ferrovigilum accueillait le relais astropathique du système tandis que le chantier naval appelé l’Ancrage de Solari - servait d’avant-poste pour une division de la Flotte Charadon. Le lieutenant-heraldus Lihua Sheridane, commandant de cette force, décrivait les défenses métalicanes en ces termes : « Ce système est quasiment imprenable. C’est un ensemble de maillons qui forme une chaîne d’acier enserrant les plateformes orbitales de la Corona Industris. Ces Technoprêtres ne sont peut-être qu’une bande de pseudo-hérétiques revêches, mais ils s’y connaissent en fortifications. »
La "chaine d’acier" ultrapériphérique de Metalica était formée de trois systèmes reliés à ses canaux Warp. Ces systèmes - Rhodior, Brezantius et Feiror - étaient connus sous le nom de Portes Métalicanes. Chacune contribuait à la richesse de toute la région par le labeur de ses Mondes-Ruches et de ses planètes carcérales, la production de ses mondes industriels et miniers, et les exportations inhabituelles de certaines planètes comme le monde submergé de Concept dans le Système Feiror ou le monde-sanctuaire de Humblespoir dans le Système Rhodior. Mais surtout, chacun de ces systèmes était doté de stations de surveillance orbitales et de multiples fortifications spatiales. Chacun d’eux était gouverné par un Monde-Forteresse : Tremes dans le Système Rhodior, Kapston dans le Système Brezantius et Forthras dans le Système Feiror. Non seulement ces trois mondes étaient lourdement fortifiés et pourvus de vastes garnisons, mais ils possédaient également des super-armes de manufacture métalicane dont la portée transatmosphérique leur permettait de tirer sur des vaisseaux ennemis situés à la lisière de leurs systèmes respectifs. L’idée était simple et d’une efficacité redoutable : aucun envahisseur ne pouvait assaillir Metalica sans traverser l’une de ses Portes - un exploit coûteux, qui confinait à l’impossible.
Les autres systèmes du Sous-secteur Obolis étaient tout aussi remarquables. Le Système Chromyd constituait le lien reliant Metalica au canal Warp de Barlech et au Sous-secteur Charus. Il abritait de nombreux mondes agricoles et miniers, et jouissait d’une enviable réputation due à la robustesse de sa population. Le Système Gildras abritait un deuxième relais astropathique sur la lune de Kobolt, surveillée par le monde turbulent de Motulu, foyer du Chapitre des Excruciators. Le Système Duralim était un grand centre d’activité religieuse et commerciale, gouverné par le monde cardinal d’Alexistor, dont le point de Mandeville le reliait au Détroit de Thorlaf et au Sous-secteur voisin de Lirac. Enfin, le lointain Système Alumax - un monde isolé constamment perturbé par les raids de pirates Orks - fournissait des éclats de minerais et une bonne part de la main-d’œuvre ouvrière.
Sous-Secteur Lirac[modifier]
Alors que le Secteur Obolis était une plaque tournante de l’activité industrielle à fon trafic interspatial, où brillaient les lumières d’innombrables cités et forges, le Sous-secteur Lirac était plus sauvage, plus primaire. Le célèbre guerrier-philosophe Shorvio décrivait cette région en des ternies colorés et quelque peu sinistres : « Alors que je parcourais les voies spatiales de ces systèmes sombres et austères, l’humble pèlerin que je suis avait l’impression de marcher sous le regard d’une immense sentinelle silencieuse. Était-ce l’œil de l’Omnimessie que je sentais sur moi tandis que je m’enfonçais dans les ombres de Kolossi, que je m’aventurais dans les camps de pénitents des marais de Josyria, et que je luttais contre les blizzards de poussière des stations orbitales minières d’Asmul ? Était-ce son regard ou celui d’une autre créature, qui me donnait la chair de poule et hérissait les poils de ma nuque ? »
Si une grande partie du récit de Shorvio relève de l’emphase littéraire, elle capture l’essence du Sous-secteur Lirac. Alors que ses systèmes contenaient une grande quantité de minerais, de gaz, et d’autres substances précieuses faciles à extraire, le Sous-secteur Lirac avait résisté à la civilisation et à la colonisation. Certains de ses mondes étaient des régions sauvages, agitées par des secousses tectoniques constantes et parsemées de montagnes et de pics escarpés. D’autres abritaient des espèces Xenos sinistres et prédatrices, dotées de pouvoirs surnaturels. L’Humanité était certes parvenue à exploiter ces terres, mais de façon éphémère et au prix de luttes terribles.
Les mondes du Système Cyclos étaient sujets à de fréquentes chutes de météores noirs et vitreux dont la source ne fut jamais déterminée. Ces phénomènes n’empêchèrent cependant pas la fondation de colonies minières et de centres industriels impériaux, mais ils nécessitèrent des habitations troglodytes renforcées, et la main-d’œuvre dut être importée de la planète carcérale de haute sécurité Stryx. Par ailleurs, si le Système M’bor approvisionnait une série de mondes impériaux habités et productifs, il était connu pour ses phénomènes surnaturels et ses esprits du vide malveillants qui repoussaient les colons hormis les plus hardis ou les plus désespérés.
Les Systèmes Eladagh et Iap étaient un peu plus civilisés, mais suffisamment dangereux pour que la population développe une foi à toute épreuve et transforme ses habitations insulaires en bastions. Le Système Eladagh était gouverné par le Monde Cardinal jumeau d’Alexistor, une planète glaciale et austère appelée Vikatrina. U servait également de voie d’accès au détroit de Thorlaf, où le ballet maritime était surveillé par les batteries orbitales du Monde-Forteresse Ysarina.
Blottie sous la lueur des étoiles du Système Iap, la lune-ruche de Iosyria gravitait à proximité de Halcydonis, un puissant monde-forteresse entièrement artificiel. Les habitants de ces corps planétaires ne prêtaient aucune attention au troisième monde colonisé de leur système, un lieu couvert de glaciers d’éthane et balayé par de violentes tempêtes chimiques nommé yod. Sous la surface de cette planète se cachait un sanctum Inquisitorial de l’Ordo Xenos, doté d’une garnison et d’un arsenal à la mesure de la guerre secrète qu’il livrait contre la myriade d’envahisseurs Xenos infestant le Secteur Charadon.
Malgré ces redoutes impériales, la véritable puissance du Sous-secteur Lirac résidait dans le Système Tethras, où le Monde Chevalier de Kolossi gravitait sous la chaleur ardente de son antique étoile. Kolossi abritait les Chevaliers de Raven, l’une des Maisons les plus peuplées, puissantes et renommées de tout le Questor Mechanicus. Seule une poignée de cités demeurait à la surface de ce monde ravagé telles des îlots d’acier et de suie au milieu de puits forés à travers la croûte planétaire et de mines à ciel ouvert. La plus grande d’entre elles était le Fort Inviolé, un immense bastion dont les pics perçaient l’atmosphère embrumée de ce monde. Creusée à même le manteau rocheux de la cité-forteresse, la Crypte Transcendentale abritait des centaines d’exo-armures de la Maison Raven, qui surgissaient de ses murs renforcés pour livrer la guerre à travers tout l’Imperium. Des Lances de ces géants en armure patrouillaient inlassablement les mondes du Sous-secteur Lirac et sillonnaient ses systèmes à bord de macro-barges couleur sang pour repousser les pires menaces hérétiques ou xénos. En outre, ils se tenaient toujours prêts à défendre le Monde-Forge Metalica, auquel leur Princeps - Grevan Raven - avait juré allégeance. e
Le Front Chromyde[modifier]
++Catégorisation des planètes du système - Secteur Chromyde++ |
Le Secteur Charadon est un foyer de conflit depuis des millénaires, ses mondes étant en proie aux Orks, aux pirates Aeldaris et aux cultes insidieux des dieux sombres. À la suite de la Noctis Aeterna, le Secteur Charadon et le Monde-Forge voisin de Metalica ont fait l’objet d’attaques incessantes.
La Campagne de Typhus contre le Monde-Forge de Metalica fut une opération gigantesque qui entraîna la majeure partie d’un secteur entier dans une terrible guerre. De nombreux généraux, chefs de guerre et champions se sont battus sous la bannière du premier capitaine de la Death Guard. L’un d’entre eux, Thraxoplasmox de la Death Guard, mena son ost jusqu’au Système Chromyde et prit d’assaut chacun de ses mondes. Le Système Chromyde était bien défendu, ayant été récemment renforcé en réponse aux pillages des Drukharis. Cependant, en raison de la nature des frappes rapides et imprévisibles de ces pirates, les forces impériales avaient été étirées sur une vaste zone. Le Système Chromyde était vulnérable.
Le Repos de la Martyre[modifier]
Le Monde Mausolée ou Monde Cimetière du Repos de la Martyre a été l’un des premiers du système à être touché par les pillages sadiques des Drukharis. Lelith Hesperax, la Reine des Poignards en personne, accorda à ce monde une attention toute particulière. Elle transforma sa capitale, Pureté, en une gigantesque arène de douleur et de mort, afin d’offrir un spectacle grandiose aux riches et aux puissants de Commorragh. La population de la ville fut transformée en jouet et en esclave, et d’innombrables personnes furent tuées par des cercles de Cérastes, des gangs d’Hellions et de cruels pièges. Si certaines forces Drukharis ont été détruites par l’invasion de la Death Guard, la plupart ont échappé aux Astartes Hérétiques. Ils se sont ensuite attaqués aux deux camps avant de se replier sur Commorragh.
Le Repos de la Martyre tomba finalement aux mains de la Death Guard, qui en fit le blocus à l’aide d’une armada de Vaisseaux de la Peste. Néanmoins, la guerre fit rage pendant plusieurs cycles, avec de nombreuses batailles et escarmouches. La plupart d’entre elles resteront dans les mémoires. Quelques-unes, cependant, furent particulièrement remarquables. Trois missions de sœurs de l’Ordre de la Rose de Sable ont défendu le sanctuaire de Saint Trystahn l’Adoré contre des vagues de Zombies de la Peste avant d’être envahies. Elles ont défendu le sanctuaire jusqu’à ce qu’il soit enseveli sous une montagne d’ennemis détruits, faisant leur dernier combat sur des redoutes de cadavres brûlés qu’elles avaient rassemblés. La Force de Frappe Brutus du Chapitre des Iron Hounds s’est battue avec fanatisme pour protéger un monument dédié aux frères de bataille tombés au combat qui se dressait sur le Repos de la Martyr depuis plus de trois mille ans. Le cimetière de l’Absolution Silencieuse, de la taille d’une ville, est devenu le théâtre d’une guerre de tranchées brutale entre de nombreux cultes de Nurgle et des régiments du Repos de la Martyre, les Crématoriens, les Bâtisseurs de Bûchers et les Gardiens des Tombeaux. Ici, les troupes des deux camps étaient obligées de creuser dans des couches successives de morts enterrés pour s’abriter des bombardements d’artillerie. Les défenseurs furent gravement malades et de nombreux morts impériaux furent même retournés contre leurs anciens camarades par les odieuses Sorcelleries du Chaos.
La Bataille pour les Cryptes des Cendres des Héros[modifier]
L’un des actes les plus remarquables de la résistance impériale sur le Repos de la Martyre fut la guérilla qui se déroula dans les Cryptes des Cendres des Héros. Des dizaines de milliers de réfugiés et de soldats de l’Astra Militarum en déroute se sont réfugiés dans le vaste réseau de tunnels, poursuivis par des milliers de Cultistes de Nurgle des Donneurs de Vie, de la Main Cachée et de la Septuple Conjonction, entre autres.
Le général Vilhelm Klapp, des Cendreux du Repos de la Martyre, a pris le commandement des troupes impériales disparates, parmi lesquelles se trouvaient des Troupes de Choc Cadiennes, des Gardes des Cryptes du Repos de la Martyre et des Croyants d’Argolish, ainsi que des troupes de l’artillerie et des régiments blindés contraints d’abandonner leurs véhicules et leurs armes. Sachant que le temps était compté, Klapp a organisé ces troupes en forces semi-indépendantes, leur laissant une grande autonomie pour patrouiller et garder les tunnels comme ils l’entendaient. Les conditions sont terribles. Les tunnels étaient exigus, les murs de nombreuses sections étant faits d’une matière osseuse ornementée. L’air raréfié était imprégné de l’odeur nauséabonde du Prométhéum enflammé pour lutter contre l’obscurité totale. Les effondrements étaient fréquents et la peur permanente de l’ennemi rendait chaque moment de veille très tendu. Les réserves de nourriture sont faibles et beaucoup ont recours au cannibalisme.
Néanmoins, les loyalistes se sont battus pendant de nombreux cycles. Ils creusèrent des trous dans le sol pour trouver des sources d’eau profondes qui n’avaient pas encore été souillées par les forces hérétiques. Chaque soldat et chaque civil avait un rôle à jouer, car leur survie en dépendait. Connaissant mieux les tunnels des cryptes, les troupes impériales multiplient les pièges et les embuscades, massacrant les cultistes en masse. Elles effectuaient des missions de purification pour endiguer la pestilence qui suivait les hérétiques partout où ils se rendaient. Certaines patrouilles ont même effectué des assauts au-dessus de la surface. Elles volaient le peu de provisions non contaminés qu’elles pouvaient trouver, recueillaient des renseignements sur la guerre en cours et cherchaient des renforts si elles le pouvaient.
Malgré toute leur bravoure, ils ne pouvaient pas gagner. La marée d’ennemis était ininterrompue. Les loyalistes ne peuvent compenser leurs pertes - et elles sont nombreuses tous les jours. Leurs réserves de munitions s’épuisent et leur moral avec. Bientôt, de nombreuses troupes sont contraintes d’utiliser des armes de corps à corps improvisées. L’espoir d’un sauvetage ou d’une victoire s’évanouit au profit d’un désir amer de n’infliger que les pertes les plus lourdes possibles avant une défaite inévitable. Le groupe de Klapp s’effondre peu à peu et finit par être entièrement anéanti. Cependant, à leur insu, leur résistance acharnée attire d’importantes forces venues d’ailleurs. Les défenseurs du spatioport de Saint-Boniphen ont ainsi bénéficié d’un répit considérable, et des milliers de citoyens ont été évacués avant que la planète ne s’effondre.
La Baie de Dyroch[modifier]
Le Monde-Ruche désertique de la Baie de Dyroch fut le premier monde du système attaqué par les forces de la Death Guard et fut donc frappé avec une férocité incroyable. Les attaquants étaient menés par un ost de Chevaliers Renégats d’Affrelame connu sous le nom de Compagnie Maléfique, et ces monstres ont ouvert des brèches dans les défenses de nombreuses Ruches pour laisser affluer des hordes de cultistes et de traîtres du Militarum. Alors que les combats s’éternisaient, le blocus de la Death Guard étrangla la planète, apportant famine et désespoir aux défenseurs désespérés. La Compagnie Maléfique errait dans les déserts, s’attaquant aux convois de ravitaillement ou s’amusant à chasser les captifs rassemblés en masse dans les vastes plaines de la planète.
Comme le Repos de la Martyre, la Baie de Dyroch tomba aux mains de la Death Guard. Mais ses défenseurs n’abandonnèrent pas le contrôle à la légère. Pour chaque Ruche qui se rendit et vit sa population exterminée, une autre tint bon. C’est le cas de la Ruche Gand, construite à flanc de falaise face à l’océan. La Death Guard a lancé de nombreuses invasions maritimes contre ses niveaux inférieurs, mais n’a réussi à fissurer ses murs incrustés de sel qu’à la septième tentative. De nombreux convois de ravitaillement de la Baie de Dyroch étaient bien gardés, habitués qu’ils étaient à lutter contre des skorpiades géants ou des groupes de pillards nomades montés sur de gros lézards prédateurs. Le convoi de ravitaillement du désert d’Enthraki, long de huit kilomètres, était gardé par des guerriers vêtus de robes et montés sur de puissants Cornaphants, des bêtes agressives presque aussi grandes qu’un Chevalier Impérial. Leur ténacité était telle qu’ils ont repoussé la Compagnie Maléfique après qu’un Cornaphant ait empalé le Chevalier Profanateur Karnetaurus Rex, tuant son pilote et détruisant les systèmes d’alimentation de son Armure Chevalier. Une autre action digne d’intérêt est celle menée par la Force de Frappe Krenzig du Chapitre des Space Marines de la Black Guard et la Force de Frappe Vorgha des White Scars. Ils ont mené une guérilla dans les monticules de termytes de la taille d’un hab-block et dans les ravins escarpés du canyon de Dereen. Ils y ont contrarié l’avancée de plusieurs Vectoriums de la Death Guard et ont permis à la ruche Bakhenthri de résister à une attaque lancée par des hordes de cultistes adorateurs de Nurgle.
Station de Défense Orbitale 57θ "La Briseuse d'Étoile"[modifier]
Les batteries de défense orbitale qui parsèment la surface de la Baie de Dyroch constituent l’un de ses éléments défensifs les plus puissants. Nombre d’entre elles étaient intégrées à des Cités-Ruches et devinrent rapidement des cibles privilégiées pour les forces de la Death Guard. La plupart tombèrent rapidement, leur destin étant lié à la Ruche à laquelle elles étaient rattachées. Si la Ruche se rendait, il y avait peu de chances que ses défenseurs résistent longtemps.
La station de défense 57Θ "Briseuse d’Étoile" était construite dans la Ruche Bajenthan et disposait de quatre Macrocanons colossaux, chacun capable d’infliger d’énormes dégâts aux plus grands vaisseaux de guerre. Un Technoprêtre était lié en permanence à chaque canon, et des dizaines de Servitors les aidaient. Plusieurs macroclades de Skitarii et le 42e régiment des Cuirassés de la Baie de Dyroch étaient chargés de la défense de la station. En raison d’une corruption mesquine au sein de la bureaucratie de la Ruche chargée de l’allocation des ressources, les défenseurs étaient sous-entraînés et sous-équipés depuis de nombreux cycles. Par chance, la garnison était commandée par le général Barphemius Dyroch, un parent éloigné, obscur et négligé de la famille régnante de la planète. Envoyé dans les Forces de Défense de la Planète pour le tenir à l’écart de la politique, il était en fait un commandant très compétent et apprécié. Il a fait tout son possible pour améliorer les compétences de ses troupes.
Lorsque la Ruche Bajenthan fut attaquée, Dyroch ne tarda pas à prendre le contrôle des régions de la Ruche qui bordaient immédiatement sa station de défense. Il savait que les Macrocanons seraient une cible privilégiée et qu’il ne fallait pas les laisser tomber. Il ordonna à tous les citoyens possible d’entrer en service pour la durée du conflit, et il a réprimé sans pitié les groupes criminels qui menaçaient de compromettre ses plans. Il a même fait exécuter publiquement le chef des Exécuteurs locaux pour corruption. Ce faisant, il gagna la loyauté des citoyens, qui avaient longtemps été extorqués et menacés par les criminels et malmenés par ceux qui étaient censés veiller au respect des lois de l’Empereur. Dyroch ordonna aux citoyens de transporter des munitions, de poser des explosifs et de servir de brancardiers. Il aura besoin de tous les soldats pour le combat à venir.
Les attaquants auxquels les troupes de Dyroch devaient faire face étaient des foules de zombies gémissants, d’innombrables cultistes dérangés et des bataillons de traîtres de l’Astra Militarum. Sachant qu’il ne disposait pas d’effectifs suffisants pour un combat direct, la stratégie de Dyroch consistait à appliquer avec habileté le principe de la retraite tactique. Ses troupes attiraient l’ennemi dans des zones de combat préparées et les anéantissaient avant de lancer de furieuses contre-attaques qui surprenaient l’ennemi. Lors de ces retraites tactiques, il laissait délibérément des troupes derrière les lignes ennemies afin qu’elles puissent attaquer les flancs et l’arrière des hérétiques. Bientôt, les morts des traîtres étouffent la plupart des voies d’accès, tandis que les pertes de Dyroch étaient incroyablement faibles. Le moral est au beau fixe. Le reste des combats à travers la Ruche Bajenthan se déroulant également bien, la victoire semblait assurée. Mais la Death Guard était déterminée à prendre la Ruche et à s’emparer de la station de défense. Ils finirent par perdre patience. Lançant des hordes de cultistes dans une attaque écrasante pour distraire les défenseurs, les Terminators de la 6e Compagnie de la Peste (vectorium connu sous le nom de Hérauts de la Mouche) se sont téléportés au cœur du centre de commandement de Dyroch. En quelques minutes, ils ont massacré tout le personnel de commandement. Inarrêtables, ils avancent inexorablement dans la station de défense, tuant à volonté. Dyroch lui-même mourut des mains du seigneur du Vectorium, coupé en deux par un grand coup de de la faux de peste du Seigneur de la Contagion. Sans la direction inspirée de Dyroch, la défense s’est rapidement effondrée.
Okharium[modifier]
Le Monde Industriel d’Okharium avait subi de nombreux pillages des Drukharis avant l’assaut de la Death Guard. En conséquence, il avait été renforcé par des régiments de Chem-Dogs de Savlar et des Death Korps de Krieg de l’Astra Militarum. Lorsque les Astartes Hérétiques ont lancé un bombardement orbital d’ogives buboniques et des vagues de vaisseaux de débarquement, de nombreuses défenses de la planète avaient déjà été détruites par les Drukharis, ce qui signifie que l’invasion n’a rencontré qu’une faible opposition. Le cycle sans fin des quarts de travail éreintants de ce monde hostile avait également opprimé la population depuis longtemps, et de nombreux cultes subversifs avaient fermenté pendant de nombreux cycles au moment de l’attaque. Ils se sont soulevés lorsque la Death Guard a frappé, forçant les défenseurs à entrer en guerre contre les envahisseurs venus d’en haut et les rebelles frappant de l’intérieur. Les attaques de sabotage lancées par les cultistes ont obstrué les canaux chimiques avec des barges détruites, entravant le mouvement des troupes et des fournitures et infligeant des pertes considérables.
Malgré l’horreur des combats, les défenseurs étaient constitués de troupes résolues qui avaient déjà enduré la terreur des Drukharis. Endurcis au combat, ils se sont adaptés aux conditions de cette nouvelle guerre avec une résistance remarquable. À la jonction du 15e canal chimique, l’infanterie de la Garde des Canaux Okharium et des Chem-Dogs de Savlar a affronté la Death Guard de la 4e Compagnie de la Mort pour sécuriser ce point logistique vital. Il avait déjà été soumis à de lourds bombardements et le champ de bataille était jonché de munitions pestilentielles non explosées. Les infections par les Véroleux sévissaient dans l’étalement urbain de Yunager, et les troupes des Death Korps de Krieg, les Soldats des Bûchers de Lucor et les Mécanos d’Okharium se sont engagés dans une guerre urbaine impitoyable, pièce par pièce, pour les nettoyer des infectés. Malgré d’énormes pertes, ils ont mené des purges systématiques immeuble par immeuble, repoussé des hordes de morts-vivants et empêché la chute de l’étalement urbain. Lorsque les ouvriers des plates-formes de Prométhéum de l’océan sordus se sont ralliés aux hérétiques, les troupes du Militarum Tempestus ont été rapidement déployées pour reprendre les installations vitales et massacrer les traîtres. Montés à bord de Valkyries, les Pupilles du Tempestus du 31e régiment des Gorgones Omeghon, du 503e régiment des Lions Nuvin et du 79e régiment des Banshees Psion ont lancé des dizaines de frappes chirurgicales. Descendant directement dans la mêlée depuis leurs transports, ils massacrèrent les travailleurs rebelles mal équipés. En moins de deux heures, plus d’une cinquantaine de plates-formes ont été reprises avec tous leurs mécanismes intacts. Des milliers de traîtres furent tués, leurs corps jetés sans ménagement par les Pupilles dans les vagues écumantes de l’océan en contrebas.
Bataille de Prefabricum Ferrumore XIX[modifier]
Le Prefabricum Ferrumore XIX était l’une des plus grandes usines de munitions d’Okharium. En tant que tel, il était vital pour l’Imperium autant qu’il était une cible très riche pour la Death Guard. Trois Vectoriums de la 3e Compagnie de la Peste - les Frères du Pus, le Chœur Putride et la Morsure Douloureuse - l’attaquèrent avec des hordes d’adeptes rongés par la peste. Les Adepta Sororitas de l’Ordre du Halo Adamant, les lances de la Maison Taranis et les macroclades de l’Adeptus Mechanicus ont répondu à l’appel. De nombreux régiments de l’Astra Militarum, dont les Cuirassiers d’Okharium, les Montagnards de Finreht et les Longs-Couteaux de Brontia, se tenaient à leurs côtés.
Une guerre d’usure brutale s’ensuivit. D’énormes quantités de sang ont été versées parmi les machines en fonctionnement, les tuyaux de relais de Prométhéum et les ateliers de production. Les combats éclatèrent dans les tunnels d’évacuation sous les factorums et sur les portiques situés entre les grandes cuves de métal en fusion. Prefabricum Ferrumore XIX était un dédale de couloirs, d’entrepôts, de blocs hab et de lignes de production, et l’Imperium ne pouvait donc pas vraiment établir une ligne de front. Certaines zones ont changé de mains à plusieurs reprises au cours d’une même journée. Des unités que l’on croyait anéanties émergeaient à nouveau fortement affaiblies, des jours plus tard, après s’être battues pour se mettre en sécurité. Ni l’Imperium ni les hérétiques n’étaient prêts à céder un pouce de terrain, la zone de combat devenant un bourbier dans lequel de plus en plus de forces étaient aspirées et noyées. La Death Guard était inébranlable, mettant en place de multiples lignes de défenses quasi imprenables. Bien que très difficile à déraciner, leur relative lenteur dans l’attaque et la contre-attaque était une légère faiblesse que les commandants impériaux exploitaient au mieux, frappant rapidement avant de se replier pour échapper aux représailles. Ces attaques ne suffisent cependant pas. La Death Guard reconstruisait rapidement les défenses détruites, les rendant souvent encore plus fortes qu’elles ne l’étaient auparavant.
Il fallut l’intervention de l’Adeptus Astartes pour sortir de l’impasse. Le Capitaine Xanthin Atris du Chapitre des Blood Vipers, de la Force de Frappe Croc-Profond, savait qu’un assaut décisif était nécessaire pour briser les défenses de la Death Guard et permettre une percée. Il avait conseillé au commandement impérial de mener des attaques d’éclaireurs pour évaluer les défenses de la Death Guard partout où cela était possible. Il faut identifier le point faible et se préparer à l’anéantir. Au bout de quelques semaines, un point d’assaut est décidé. L’action a débuté par un certain nombre d’attaques de diversion visant à désorienter la Death Guard et à éloigner ses forces de la cible. Les multiples lances des chevaliers de la Maison Taranis furent le fer de lance de l’attaque. Les forces de l’Adepta Sororitas et les chars de combat de l’Astra Militarum les accompagnèrent, brisant les défenses auxquelles ils se heurtaient et progressant rapidement. L’élan est primordial. Il ne fallait pas laisser à la Death Guard le temps de se regrouper et de renforcer ses défenses. Alors même que la Death Guard vacillait et tentait de se ressaisir, les Blood Vipers frappaient par Modules d’Atterrissage et Thunderhawks. Les Space Marines submergèrent les positions arrière des Astartes Hérétiques, massacrèrent les équipes d’artillerie cultistes et coupèrent les lignes de communication. Après plusieurs jours de combats acharnés, l’Adeptus Astartes rejoignit le reste des forces impériales. Une percée a finalement été réalisée. De nouvelles troupes impériales s’engouffrèrent dans la brèche. Bien qu’il reste encore de nombreuses semaines de combat, l’emprise de la Death Guard est brisée.[1]
L'Invasion d'Alumax[modifier]
++ Catégorisation des planètes - Système Alumax ++ |
Le Système Alumax fut la cible du deuxième fourchon de l’invasion du Secteur Charadon par Typhus. Les forces hérétiques, dirigées par le redoutable Capitaine de la Peste Oghlosmus Bilge de la Death Guard, ont frappé avec une rapidité terrifiante et en bénéficiant de l’effet de surprise. Une grande partie du système est tombée en peu de temps.
Le fabricant Khleng du Monde-Forge Metalica avait supposé à tort qu’après l’apparition de la Grande Faille, les forces de l’Archi-ennemi auraient autant de mal à naviguer dans le Warp que les flottes impériales. Il s’est trompé, comme le prouve la plongée d’Oghlosmus Bilge dans le Système Alumax. Depuis son vaisseau amiral, le Stomatite Aphteuse, le Capitaine de la Peste était à la tête d’une flotte de vaisseaux de la peste. À leurs côtés se trouvaient des Carcasses de la Peste, les vaisseaux de nombreuses bandes de guerre renégates et de cultes du Chaos, ainsi que les macro-transporteurs de la Legio Morbidus, qui était commandée par la Funestereine Lathfyr. Les quelques survivants se sont repliés sur la station de surveillance Devastator Gamma 4 ou ont été réduits à mener des guérillas désespérées au milieu des ruines dévastées de leurs mondes.
Borthreas[modifier]
Monde frontalier hostile, Borthreas a été colonisé principalement par des agr-éleveurs, des prospecteurs, des explorateurs et des bûcherons, ainsi que par des peuples dont l’existence sur la planète était apparemment antérieure à ce qui était considéré comme le point "officiel" de la colonisation d’origine. Des pans entiers de la surface de la planète étaient à peine cartographiés. Ces gens robustes se fiaient à leur capacité à naviguer à l’aide des étoiles et à survivre aux conditions qu’ils rencontraient dans leurs efforts pour gagner leur vie.
Malgré cela, lorsque les Magos Metalicains ont daigné envoyer les arches d’éradication pour réprimer les soulèvements et les rébellions, Borthreas a été l’un des mondes touchés. Avant l’invasion de la Death Guard, l’Arche d’Éradication Omnimessie Optimalis a ratisser la masse continentale septentrionale de la planète, que les dirigeants de Metalica croyaient victime d’un fléau de Psykers. Un grand nombre de réfugiés des territoires limitrophes des régions ciblées ont fui vers le sud, apportant avec eux de nombreux blessés et malades graves. Le gouvernement de la planète n’avait aucune expérience dans la gestion d’un tel phénomène, ni les ressources pour le faire, étant donné que la population était généralement autosuffisante et bien répartie. Il a donc mis un temps fou à établir des camps pour les survivants, dans lesquels l’extorsion, le marché noir, la criminalité brutale et l’horrible dépravation se sont répandus. Il en résulta une agitation bien plus grande qu’auparavant. Lorsque la Death Guard a frappé, Borthreas a été rapidement envahi, ses dirigeants et ses militaires n’étant pas en état de résister à une attaque organisée. Néanmoins, il y eut des moments de combats féroces ainsi que des batailles remarquables par leur nature.
Lors de ce que l’on a appelé plus tard l’Écorçage de la Forêt Noire de Kunrit, une bande de guerre des Night Lords connu sous le nom d’Écorcheurs d’Ombre a envoyé un certain nombre de cultes d’adorateurs qui les vénéraient dans l’immense étendue de la forêt. Les Night Lords s’attaquèrent aux villes et villages sans défense qui bordaient la forêt. Leurs cultes tentèrent de trouver les clans locaux qui s’y trouvaient, mais ils se heurtèrent à une opposition bien plus forte. Les bûcherons nomades et les traqueurs de bêtes qui vivaient dans la forêt les ont combattus bec et ongles, menant des embuscades, des attaques et même des batailles rangées avec les lames tronçonneuses, les haches lourdes et les longs fusils de chasse qui constituaient l’essentiel de leurs outils de travail. Il fallut l’intervention des Night Lords eux-mêmes pour abattre les tenaces autochtones.
Dans le lit asséché de la mer de Yanglur, les guildes de mineurs de sodium et les troupes de l’Astra Militarum ont mené leur propre guerre contre un culte d’adorateurs de Nurgle connu sous le nom d’Enfants de la Peste. Ils se sont bien battus dans les mines et parmi les énormes os blanchis de monstres marins morts depuis longtemps et les énormes coquilles de crustacés éteints. Au début, ils gagnaient la guerre. Cela changea lorsqu’un Psyker latent travaillant pour le commandant impérial Harmian Laythil explosa littéralement sans avertissement. Des milliers de Nurglings sortirent alors en quelques secondes de la Faille Warp créée dans les restes du psyker. Ils détruisirent les équipements, massacrèrent le personnel et dévorèrent Laythil vivant. La poignée de survivants se précipita vers d’autres complexes, emportant involontairement avec eux des fléaux de Nurgle.
Des formes de vie ont survécu aux purges par radiations effectué par l’Omnimessie Optimalis, mais seulement celle que les Magos Metalicains souhaitaient exterminés. Certains des Psykers qu’ils avaient cherché à détruire n’ont pas succombé aux radiations, survivant grâce à leurs pouvoirs. Cependant, beaucoup d’entre eux ont subi de graves mutations, d’autres ont été rendus fous. Quoi qu’il en soit, certains ont progressé vers le sud, déchaînant leurs pouvoirs sur les villages, les fermes et les avant-postes mineurs qu’ils ont découverts, dans une tentative de vengeance. Les troupes de la milice de défense, qui n’étaient pas du tout préparées à faire face à des attaques psychiques incontrôlées ni capables de comprendre ce dont elles étaient témoins, ont été massacrées en masse.
Le Dernier Carré du Borthréen[modifier]
Le Borthréen était le principal spatioport de Borthreas et la capitale politique et bureaucratique de la planète. Seul endroit de la planète à ressembler à une ville, il était donc bien défendu. Ses défenses avaient été renforcées au fil des générations face aux attaques des Flibuztiers Orks, notamment par le général Sonnen Akhter, natif de Borthreas, qui assurait le commandement général de la garnison. Avant de rejoindre l’armée de Borthreas, il avait passé des années à surveiller les mines, après avoir chassé les macro-ursuns locaux. Il commandait quatre régiments cadiens : le 14e régiment blindé, le 103e régiment d’artillerie et les 653e et 239e régiments d’assaut. Quatre brigades de Sentinelles, composées des Brises-Sol de Borthrea, servaient également à la défense ; les marcheurs éclaireurs étaient particulièrement appréciés sur Borthreas en raison de la difficulté du terrain. Akhter pouvait faire appel à la 66e division des Valkyries, les "Tigres du Ciel", de l’Aeronautica Imperialis et aux Vautours de la 430e division, les "Serres Sanglantes", pour dominer le ciel. Parmi les autres éléments de ses forces figuraient des régiments de Gardes Portuaires de Borthrea, de nombreuses compagnies franches de Borthrea et des détachements d’Exécuteurs. Le vénérable Chevalier Vaillant Sans-Fief, connu sous le nom de Tueur de Dieu, faisait également partie de la défense, bien qu’il opérait selon ses propres désirs et que personne ne sache qui le pilotait.
Les Iron Warriors de la Griffe d’Abrial et les renégats des Bêtes de l’Annihilation assiégèrent le spatioport, ainsi que des dizaines de milliers d’adeptes serviles des cultes. Akhter a réagi rapidement, en suivant des schémas défensifs mis au point lors des combats contre les Orks. Les secteurs trop difficiles à défendre furent cédés immédiatement, ces zones du spatioport ayant été délibérément conçues pour être presque inutiles à une force d’attaque, avec peu d’abris et aucune cache de ravitaillement d’aucune sorte. Les portes anti-explosion ont été fermées, les Esprits de la Machine des tourelles automatiques de défense ont été réveillés, et les servants ont armés et chargés les canons.
Pour les Iron Warriors, surmonter ces défenses était un jeu d’enfant. La couverture et les réserves potentielles qui leur étaient refusées par les premiers mouvements défensifs de la garnison ne signifiaient pas grand-chose pour des guerriers post-humains dotés d’une Armure Énergétique. Les légionnaires Iron Warriors n’eurent guère de mal à prévoir les arcs de tir des enfilades d’armes défensives préparées à l’avance par la garnison. Les maîtres de siège de la bande de guerre ont calculé avec précision les positions cachées de l’artillerie de défense, puis les ont détruites à l’aide de tirs. Avec l’aisance de ceux qui savent que la victoire est assurée, ils identifient les faiblesses des défenses et forcent les brèches avec des assauts de Vindicators soutenus par des salves de tirs de Canons Tremble-Terre. Les Possédés des Bêtes de l’Annihilation et les cultistes s’engouffrèrent dans les brèches. À l’intérieur, les défenseurs infligèrent des pertes massives aux attaquants, qui n’avaient pas les méthodes plus prudentes des Iron Warriors. Mais les défenseurs d’Akhter ne pouvaient pas gagner. Couloir après couloir, hangar après hangar, chambre après chambre, le spatioport tomba. Au final, pas une âme ne survécut.
Heliotyr[modifier]
Avant l’invasion du Système Alumax par Oghlosmus Bilge, le Monde Minier d’Heliotyr avait été affecté par l’émergence de la Grande Faille, comme tant d’autres mondes. Parmi les nombreux incidents liés aux mutations et à la répression des Psykers Rebelles, l’émergence d’un prophète de malheur parmi les ouvriers itinérants de la planète fut l’un des plus grands défis. Ses délires n’ont été réduits au silence que grâce aux efforts de centaines d’Exécuteurs, mais lorsque son cadavre criblés de Bolts a été jeté dans un méga-fourneau avec ceux de ses disciples, les dégâts étaient déjà considérables. Des heures de travail en équipe ont été perdues, les infrastructures minières ont été irrémédiablement endommagées et plusieurs milliers de personnes sont mortes.
La richesse minérale considérable d’Heliotyr était telle que lors de l’invasion de la Death Guard, elle attira l’attention de la Funestereine de la Legio Morbidus. Le monde tomba en l’espace d’un cycle, ses défenseurs étant finalement impuissants face à ses machines divines, bien qu’ils en aient fait tomber certaines en les attirant dans de vastes cratères formés en ensemençant les chantiers de la surface de la planète avec des explosifs miniers.
D’autres actions ont été menées par les Ratlings et les Ogryns d’une colonie pénitentiaire abhumaine. Les Ratlings aux doigts légers et les Ogryns brutaux ont été armés par leurs surveillants désespérés lorsque des fanatiques adorateurs de Titans ont pris d’assaut leurs tunnels et leurs sites d’extraction de minerais à ciel ouvert. En guise de vengeance, les Abhumains ont tué leurs supérieurs oppressifs, mais ils ont préféré affronter les cultistes plutôt que de s’enfuir. Les Ratlings ont fait un excellent usage des tunnels qu’ils étaient les seuls à pouvoir emprunter pour tendre des embuscades et échapper aux foules de fanatiques, et les Ogryns se sont débarrassés de bon nombre des misérables décharnés qu’ils ont combattus grâce à leur force et à leur endurance. Malgré leur résistance acharnée, la maladie et la faim ont eu raison d’eux, et les quelques survivants ont rapidement été remis au travail dans les mines mêmes qu’ils avaient chercher à fuirent, cette fois sous le fouet des disciples malades de la Legio Morbidus.
Ailleurs sur Heliotyr, le Premier Régiment de Lanciers Héliotyriens ont lancé une charge frontale contre un manipule de la Legio de la Funestereine pour tenter de l’empêcher d’atteindre la Ruché Étalée Holitor et ses millions d’habitants. Les équipages des Leman Russ savaient qu’ils devaient se placer dans le rayon d’action minimum des machines divines et à l’intérieur de leurs Boucliers Void. Les chars devaient se déplacer rapidement. Sachant que leurs armes légères et leurs plaques de blindage extérieures étaient peu utiles contre les Titans, les équipages les délestèrent toutes pour diminuer le poids de leurs chars et augmenter leur vitesse. Leur plan consistait à cibler les articulations des jambes et tous les autres points faibles qu’ils pouvaient exploiter. Des centaines de Chars furent détruits au cours de cette charge héroïque et, dans la bataille qui suivit, le Leman Russ Executioner "Chien-Plasma" parvint à abattre le Titan Reaver Traitre Effroi Ambulant. Une poignée d’autres Titans Traîtres furent endommagés, mais la charge du régiment blindé, malgré toute sa bravoure et sa détermination, fut finalement vaine.
La Legio Morbidus était accompagnée d’un certain nombre de cultes en plus de ses Bandes de Chasseurs Venetarae d’élite. L’un de ces cultes, appelé le Triple Fléau, suivait l’avancée des Titans partout où ils marchaient, désireux de ramasser ce qu’il restait de l’ennemi après le passage des machines divines. La Démagogue du culte, une personne gonflée et malade connue seulement sous le nom de reine Virolia, gardait des centaines de milliers de zombies de la peste comme animaux de compagnie. Lorsque la Legio Titanique passa au-dessus de la cité-ruche souterraine de Huletar, la reine Virolia y vit l’occasion de s’emparer non pas de la lie, mais des richesses d’une cité entière - une cité qu’elle pourrait s’approprier. Guidant toute sa ménagerie de morts-vivants, elle les lâcha dans la cité. Ils y descendirent comme de l’eau bouillante se déversant dans les tunnels d’un nid de fourmis, dévorant tout ce qu’ils trouvaient et laissant les richesses de la cité prêtes à être récoltées.
La Bataille du Doomskull[modifier]
L’un des Titans abattus par les défenseurs impériaux était le Titan Warlord Crâne Funeste. Bien qu’il ait été mis hors d’état de nuire et qu’il gît face contre terre au milieu d’un énorme cratère, une grande partie de sa superstructure et de son armement est restée raisonnablement intacte. Le Commandement de l’Heliotyr espérait pouvoir le capturer et le retourner contre les envahisseurs hérétiques. C’est le général Rolior Holn, du 74e régiment de la milice héliotyrienne, qui en a eu l’idée. Bien que nombre de ses supérieurs le considèrent comme délirant, sa demande de mener l’attaque fut acceptée, ne serait-ce que pour donner une raison d’être aux troupes de la milice, qui battaient en retraite depuis le début de l’invasion et avaient subi de terribles pertes. Trois autres régiments sont fusionnés avec le 74e régiment pour le porter à environ 70 % de ses effectifs et donc à un minimum d’efficacité au combat pour la tâche à accomplir. Une grande partie de la mission du régiment consistait à sécuriser le cratère, formant un périmètre pour que trois compagnies et une douzaine de Technaugures puissent pénétrer dans le cratère et se frayer un chemin jusqu’à l’épave du Titan. L’audace du plan est telle qu’elle galvanise les commandants loyalistes désespérés sur tout le front assiégé. Les commandants d’escadre de l’Aeronautica Imperialis, les officiers d’artillerie et les commandants de chars ont tous offert leurs services, engageant le peu de ressources dont ils disposaient encore. Les Technaugures protestèrent qu’ils ne pouvaient en aucun cas utiliser le Titan déchu, surtout s’il avait été corrompu par l’ennemi, mais ils ne furent pas écoutés. Le général Holn s’en moque. La mission a permis à ses forces de passer à l’offensive et de prendre l’initiative. Elle leur donnait l’occasion d’affronter l’ennemi et de le frapper en plein visage.
L’attaque fut l’une des rares offensives impériales de tout le conflit d’Heliotyr. Les troupes impériales ont affronté des régiments de Secutarii de la Legio Morbidus et de Bandes de Chasseurs Venetarae, qui tentaient eux-mêmes d’obtenir le Crâne Funeste pour leurs maîtres. Des combats au corps à corps ont éclaté en de nombreux endroits, loyalistes et traîtres s’affrontant dans des basiliques en ruines et des factorums avec toute la haine qu’ils pouvaient rassembler. Avec une incroyable détermination, les forces impériales ont repoussé l’infanterie des traîtres, payant chaque pouce de terrain par le sang. Les compagnies chargées de sécuriser l’épave du Titan ont subi 95 % de pertes, mais ont réussi. Ce qu’ils trouvèrent à l’intérieur du Titan leur retourna l’estomac. Au lieu de câbles, il y avait des veines palpitantes. Au lieu d’engins et de silos à munitions, il y avait des organes charnus. Tout cela sentait la pestilence, et les mouches, et bien d’autres choses encore, faisaient leur nid dans tous les coins et recoins. Il n’y avait aucune chance que le Titan puisse être retourné contre l’ennemi.
Quelques minutes après cette découverte, deux Titans Warhound de la Legio Morbidus percèrent le cordon mis en place par le reste des forces héliotyriennes. Ils se tenaient au bord du cratère alors que la milice désemparée et les Technaugures émergeaient de l’épave du Crâne Funeste. A la vue des troupes impériales, les Titans ouvrirent le feu, inondant le cratère de torrents de Prométhéum brûlant qui incinérèrent tout ce qui s’y trouvait.
Le Trône de Saint-Bartolph[modifier]
Le Trône de Saint-Bartolph est la principale base d’opérations du 727e groupement d’armées cadiennes et la planète où se trouve le quartier général de la colonelle Elena Broski. De toutes les planètes du système, Trône de Saint-Bartolph est celle qui a le mieux résisté, notamment grâce aux efforts des Cadiens. Ils repoussèrent les éclaireurs de la Death Guard, réprimèrent les soulèvements hérétiques et réussirent à envoyer un appel de détresse astropathique depuis la Ruche Rastigan, mais face à une invasion massive de la Death Guard, c’était comme un château de sable face à un tsunami. Au bout de dix-neuf cycles, deux Ruches étaient tombées, de même que le réseau lev-mag équatorial du Monde. Oghlosmus Bilge s’assura la victoire finale en s’emparant de l’Arche d’Éradication Omnimessie Optimalis et en la sabordant au-dessus de la Ruche Rastigan, l’envoyant dans un plongeon de la mort. L’explosion qui en résulta vaporisa la Cité-Ruche, le colonel Broski et toute son état-major. Elle a également banni les Esprits de la Machine des boucliers et des systèmes d’armes défendant les Cités-Ruches encore aux mains des Impériaux.
L’une des deux Ruches australes tombées plus tôt dans l’invasion était la Ruche Drangis. Elle ne tomba pas facilement, cependant, et le paysage aride sur lequel elle était construite devint le site d’une féroce bataille de chars. Les régiments blindés cadiens, les Cuirassés Bartolphiens et les Supers-Lourds Phrunxons se sont affrontés pendant des semaines. Leur objectif était d’empêcher les chars de la Death Guard et un certain nombre de régiments blindés traîtres de l’Astra Militarum, collectivement connus sous le nom de Broyeurs Vérolés, d’atteindre la Ruche. Les chars impériaux partaient au combat, se battaient jusqu’à épuisement de leurs munitions, retournaient à la Ruche pour se réapprovisionner, puis repartaient, avec des équipages régulièrement renouvelés. La Ruche Drangis elle-même disposait d’une grande capacité de production de Leman Russ, et les chars de combat sortaient directement des chaînes de production pour être immédiatement lancés dans la bataille. D’audacieux pilotes de Chimères se précipitaient sur le champ de bataille pour sauver les équipages des chars accidentés et les ramener pour équiper de nouveaux véhicules. Malgré la fureur et la détermination des troupes impériales, elles ne purent contenir indéfiniment l’avancée des hérétiques et furent repoussées de plus en plus loin.
La bande de guerre de la Death Guard connu sous le nom de Crasse Favorite assaillit la Ruche Tharn non pas par un assaut blindé mais par infiltration. La Ruche avait été construite à une poignée de kilomètres de la mer Cooronid, affreusement polluée, et elle y déversait quotidiennement des quantités industrielles d’eaux usées. Le delta des égouts était devenu un immense écosystème à part entière, peuplé de toutes sortes de créatures hideuses. C’est là que la Crasse Favorite a attaqué. Les guerriers malades de la bande de guerre pouvaient se frayer un chemin dans la crasse visqueuse et abattre les monstres qui s’y trouvaient sans grande difficulté. C’était une attaque à laquelle les dirigeants de la Ruche ne s’attendaient certainement pas. Bien que la Ruche ne soit pas sans défense, les troupes stationnées pour la protéger à la station de pompage des eaux usées étaient sous-entraînées et peu disciplinées ; toutes purgeaient des peines pour des délits mineurs, car il était impossible de trouver des volontaires pour une telle tâche. Nombre d’entre eux se sont prosternés devant la Crasse Favorite lorsque la Death Guard a attaqué, pour être ensuite offerts en cadeau aux nombreux Nurglings ricanants qui ont suivi le sillage de la bande de guerre. La Death Guard a ensuite balayé les parties inférieures de la Ruche avec une relative facilité, et une fois à l’intérieur, elle n’a pas pu être arrêtée.
Les Vestiges de la Ruche Drangis[modifier]
Les Cités-Ruches sont des habitations colossales. S’emparer d’une Cité-Ruche et asseoir sa domination sur tous ses habitants est un processus qui peut prendre des années. Lorsque la Death Guard a conquis la Ruche Drangis, elle s’est empressée de se redéployer pour s’emparer de la planète. Dans leur sillage, ils ont laissé des milliers d’adeptes de leurs cultes pour affirmer leur contrôle total sur la Ruche et infecter ou tuer tous les citoyens encore en vie.
Jusqu’à un cinquième des défenseurs de la Ruche ont survécu à l’invasion, se cachant dans le Sous-Monde, dans des régions composés de factorums abandonnés depuis longtemps et dans des territoires qui avaient été oubliés des millénaires auparavant. Ces poches isolées - composées de Cadiens et d’autres troupes de l’Astra Militarum, de gangs de la Ruche enrôlés, d’Exécuteurs et de diverses milices - ont résisté pendant des mois dans la masse labyrinthique de la Ruche après le départ de la Death Guard.
Beaucoup pensaient qu’ils étaient les seuls survivants. D’autres ont déclaré que l’Imperium les avait abandonnés et ont agi pour leur propre compte. Certains se sont ralliés à des hommes forts. D’autres encore ont maintenu la cohésion militaire, en conservant la chaîne de commandement qu’ils pouvaient. Beaucoup de ces dirigeants ne devinrent guère plus que de petits chefs de guerre, certains trouvant plus facile de se glisser dans ce rôle que d’autres. Ils se sont peu à peu désensibilisés à la brutalité dans leur quête peu enviable de maintenir leurs partisans en vie.
Certains groupes s’attaquaient aussi volontiers aux autres survivants qu’aux cultistes, s’emparant des esclaves des populations civiles survivantes ou des dernières réserves de nourriture et de médicaments des groupes d’errants. D’autres ont conservé un sentiment d’humanité, même dans les conditions incroyablement difficiles d’une Ruche conquise par la Death Guard et gouvernée par ses adeptes hideusement malades et fanatiques. Ces groupes ont secouru d’autres survivants, partagé des provisions et formé des mouvements de résistance souterrains. Ce sont ces derniers que les cultistes ont attaqués en premier ; ils se sont contentés de laisser les gangs terroriser et tuer pour l’instant.
Il s’ensuivit une guerre à trois entre les cultistes, les gangs et les mouvements de résistance. Entre l’étroitesse de la Ruche, les combattants mal nourris, les déchets industriels du Sous-Monde et les corps des morts, les maladies sévissaient, attisées par les concocteurs de peste et les prêtres des cultes pestiférés. La toxicité des contagions développées était telle qu’elles jouaient un rôle dans les rituels menés pendant des mois par les sorciers de Typhus sur la planète. Elles ont été consommées par les innombrables Exhausteurs Miasmatiques construits par les disciples de Typhus et ont alimenté les sorts pestilentielles qui ont entraîné la mort du Trône de Saint-Barthélemy.[2]
Derrière les Lignes de Charadon[modifier]
Certains systèmes des sous-secteurs Obolis et Lirac ont échappé à la fureur principale de l’invasion de Typhus, grâce à des considérations stratégiques ou à de simples coups du sort. Ces lieux n’ont cependant pas été épargnés par la guerre. Ils sont devenus des points de repère pour les flottes perdues, les réfugiés et les troupes se déplaçant entre les batailles. Leur guerre était d’un tout autre genre : politique, corruption et mesures désespérées. Bien que ces lieux n’aient pas été directement envahis, les machinations de Typhus les ont tout de même affectés, que ce soit à cause des forces envoyées pour faire des assauts et détourner l’attention ou à cause des marées de morts-vivants provoquées par la destruction du monde du Trône de Saint-Bartolph.
Le Système Gildras[modifier]
++ Catégorisation des planètes - Système Gildras ++ |
Le Système Gildras était un havre de paix relatif dans la guerre pour le Secteur Charadon. Il a attiré toutes sortes de réfugiés et de forces militaires - Adepta Sororitas, Adeptus Astartes, Astra Militarum, Militarum Tempestus et Navis Imperialis. Ce système était bien adapté aux besoins d’un Chapitre de l’Adeptus Astartes, mais pas à l’hébergement de centaines de vaisseaux endommagés et de millions de soldats et de citoyens déportés, dont beaucoup étaient blessés ou mentalement détruits par ce qu’ils avaient vécu. Bien que le Chapitre des Space Marines, les Excruciators, dispose de milliers de serfs hautement qualifiés, ainsi que de milliers de Serviteurs, il n’a pas l’infrastructure bureaucratique nécessaire pour gérer les masses qui arrivent dans le système. Les contrôles et les tests nécessaires pour s’assurer qu’aucun arrivant n’est porteur d’une maladie infectieuse nécessitaient à eux seuls une armée d’administrateurs et de personnel médical. La plupart des vaisseaux ont reçu un point d’ancrage dans les orbites intérieures ou extérieures de Motulu, les plus vulnérables étant maintenus plus près de la planète, les plus robustes étant déployés dans une position prête à répondre à une attaque ennemie. Les Excruciators n’avaient aucune garantie qu’ils ne seraient pas eux-mêmes attaqués par les forces de Typhus à un moment ou à un autre.
Même lorsqu’un vaisseau était considéré comme sûr, il y avait peu d’endroits où les civils et les soldats à bord pouvaient se rendre. Le monde connu sous le nom de Berceau de Sinotuan est fortement montagneux, sujet à de graves tremblements de terre et en grande partie stérile. Il est incapable d’accueillir une population nombreuse, et encore moins une population qui n’a pas les compétences nécessaires pour y survivre. Même pour les Excruciators, il s’agit d’un environnement hostile, qu’ils utilisent principalement pour la pierre extrêmement dure de la planète, qu’ils ont utilisée pour construire leur Forteresse-Monastère. La pierre est également utilisée pour la fabrication d’armes cérémonielles et d’instruments pour les rituels du Chapitre, bien qu’il soit presque impossible de la façonner sans les compétences d’un spécialiste. Le Bûcher de Mahu’it est proche du soleil du système, et il y fait donc une chaleur torride tout au long de l’année. C’est une planète sèche et très boisée qui subit chaque année de nombreux feux de forêt si importants que le monde devient orange à l’œil nu, même en le regardant depuis Motulu. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu son nom. Comme le Berceau, elle n’est pas adaptée à l’hébergement à long terme de réfugiés ou de troupes stationnées. Le dernier monde du système, outre Motulu, est La Rage de Rongowaqa, qui doit son nom à un être du mythe motulien qui passait le plus clair de son temps en colère, avec de brèves périodes d’accalmie. La rage de Rongowaqa était comme les vastes océans de la planète. Ils ne se retirent que pendant vingt pour cent de l’année, laissant apparaître les masses continentales. Puis les mers reviennent, comme la rage de Rongowaqa, pour le reste de l’année. La rage de Rongowaqa n’était pas adaptée à l’accueil de réfugiés, car il n’y avait pas de masse terrestre pour accueillir une population pendant la majeure partie de l’année. Enfin, Motulu elle-même a relativement peu de terres et un climat tumultueux, et est sujette à de grandes tempêtes et à des éruptions volcaniques.
C’est ainsi que des millions de personnes ont été laissées à bord de leurs vaisseaux, souvent dans des conditions d’exiguïté extrême, avec peu de nourriture, d’eau et des installations sanitaires très insuffisantes. Des généraux en colère adressaient quotidiennement des pétitions aux Excruciators, mais face au nombre impressionnant de requêtes, leurs voix n’avaient que peu d’importance pour ceux qui se plaignaient. Les Space Marines ne disposaient pas des ressources nécessaires pour aider les vaisseaux en orbite. Les luttes intestines à bord des vaisseaux devinrent monnaie courante. Les meurtres étaient quotidiens sur de nombreux vaisseaux. Le marché noir se développa et les prix des ressources les plus élémentaires grimpèrent en flèche. La discipline militaire s’effondra sur de nombreux vaisseaux, et les Excruciators furent contraints de détruire plusieurs transports de troupes et vaisseaux de la Marine Impériale qui menaçaient l’ordre. Lorsque le Trône de Saint-Bartolph fut détruit et que les maux des morts-vivants se répandirent dans de nombreux systèmes, les vaisseaux de réfugiés devinrent rapidement des abattoirs. Les forces militaires encore en état de combattre furent ensuite contraintes de les nettoyer pont par pont.
Les Pillards du Rouet[modifier]
Le Rouet de Phaatuo est un phénomène étrange qui défie toute catégorisation. Il se comporte comme des courants d’air, bien qu’il se déplace en flux constant autour du vide dur du Système Gildras et de ses planètes, d’une manière qui ne change jamais. Les habitants de Motulu lui ont donné le nom d’un personnage de leur mythologie. Phaatuo est la personne qui, selon la légende, a fait tourner chaque nuage et chaque ouragan sur Motulu, sans jamais arrêter son rouet pour le faire. Pour les Motuliens, Phaatuo représente la lumière éternelle de l’Empereur, sa présence et son désir de voir son peuple s’épanouir.
Le Rouet est une merveille qui se comporte de la même manière que les vents solaires, mais elle fonctionne en circuit ininterrompu autour du Système Gildras. Sa puissance est telle que les anciens Motuliens ont visité d’autres planètes du système à l’aide d’astronefs à voile spécialement conçues pour suivre les courants. Cette vision est devenue une telle partie intégrante de la culture Motulienne que les Excruciators ont fixé des voiles similaires sur leurs propres vaisseaux de guerre à des fins cérémonielles, malgré leur absence d’utilisation pratique pratiquement partout ailleurs dans la galaxie. Au fil du temps, le Rouet a attiré dans ses souffles un grand nombre de comètes, d’astéroïdes et d’autres détritus, rendant son utilisation inutilement périlleuse pour la plupart des vaisseaux impériaux du 41e millénaire. Cela signifie qu’elle était relativement peu patrouillée et peu surveillée. Cela n’a pas posé de problèmes avant l’attaque de Typhus, mais après.
De nombreux vaisseaux échappant à la guerre sont entrés dans le Système Gildras sans avertissement, souvent endommagés ou avec des équipages réduits. Beaucoup ont été emportés par le Rouet - ils n’avaient aucune idée de sa présence. D’autres ont été déchiquetés en quelques heures par les débris du Rouet. Bien que ces pertes soient tragiques, ce n’était qu’un début. Les flux d’astéroïdes cauchemardesques du Rouet devinrent le repaire idéal pour les pirates, qu’ils soient traîtres, Orkoïdes ou Drukharis. Depuis des repaires cachés qu’elles avaient rapidement établis, ces forces s’attaquaient aux vaisseaux impériaux les plus vulnérables et se déployaient même sur des planètes pour frapper des avant-postes militaires ou des camps de réfugiés.
Les Excruciators restés sur Motulu étaient presque submergés par la quantité de messages et d’appels de détresse auxquels ils devaient répondre, et leur triage strict signifiait souvent que les vaisseaux perdus dans le Rouet étaient ignorés. Entrer dans le Rouet était un risque pour les vaisseaux du Chapitre. Il a donc fallu quelques cycles avant que suffisamment de données soient collectées pour montrer que les ennemis l’utilisaient comme une sorte de cachette, et les Excruciators ont été contraints de réagir. Ralliant les autres forces impériales qui étaient venues à eux, ils entreprirent de purger le Rouet. Des combats dans le vide spatial ont été menés au milieu de nuages d’astéroïdes contre des escadrons de Flibuztiers. Des batailles féroces et claustrophobes furent menées contre des pirates humains dans des astéroïdes évidés. La plus grande bataille fut livrée entre les Excruciators et un avant-poste de l’Alpha Legion que personne ne s’attendait à trouver.
Les Astartes Hérétiques avaient apporté toutes sortes de débris dans la gravité du corps céleste qu’ils revendiquaient comme leur propriété. Débris de vaisseaux, rochers déchiquetés, épaves de chasseurs et autres flottaient autour de l’énorme rocher, créant un champ de bataille où, à tout moment, un guerrier pouvait être emporté dans l’espace par des morceaux de détritus. L’Alpha Legion alla plus loin, plantant des cibles-leurres et truffant les obstacles flottants de pièges. C’est dans ce contexte que les Excruciators se sont engouffrés. Leur seule mission était de massacrer tous les Astartes Hérétiques, et les forces d’assaut débarquèrent à de multiples points d’insertion. Pendant un certain temps, ils ne rencontrèrent aucune force de l’Alpha Legion et progressèrent régulièrement. Le paysage toujours changeant signifiait qu’ils ne pouvaient jamais déclarer une zone exempte d’ennemis et donnait à l’Alpha Legion d’infinies possibilités de manœuvres secrètes. Les Excruciators sont tombés dans un piège. De nombreux Space Marines sont tombés avant d’avoir pu riposter, et chaque escouade a rapidement perdu sa cohésion, les frères de bataille cherchant à se mettre à l’abri et à atteindre leurs cibles. Sans le soutien des vaisseaux de combat qui couvraient les Excruciators d’en haut, ils auraient pu perdre la bataille, tant les stratégies défensives et les tactiques de fuite de l’Alpha Legion étaient géniales. La communication entre les Space Marines à la surface de l’astéroïde et les pilotes de vaisseaux était excellente. Les pilotes identifiaient les sources de feu et les mouvements des Astartes Hérétiques. Ils ont même identifié les sorties des tunnels utilisés par l’Alpha Legion pour déjouer les frères de bataille loyalistes. Même avec ce soutien, la bataille a été longue et prolongée, et bien que les Excruciators aient revendiqué la victoire ici, il est apparu plus tard que certains des Astartes Hérétiques avaient survécu et s’étaient échappés…
Le Système Rhodior[modifier]
++ Catégorisation des planètes - Système Rhodior ++ |
Les armées de Typhus n’ont jamais envahi le Système Rhodior. Alors que les systèmes de Feiror et de Brezantius ont dû faire face à d’énormes assauts d’ennemis et ont subi des pertes catastrophiques, Rhodior a été relativement épargné. Ses défenses ont également reçu des renforts considérables lorsque le Fabricator-Général Khleng a ordonné le retrait des forces des systèmes voisins vers les Portes Metalicaines. Cet événement fut plus tard appelé la Trahison de Khleng par certains, car il les a considérablement affaiblis face aux attaques hérétiques en cours.
Mais les renforts ne furent pas les seuls à arriver à Rhodior. Des réfugiés et des forces militaires en détresse s’y rendirent également, beaucoup ayant tenté d’atteindre d’autres systèmes des Portes Metalicaines en premier et s’en était sortis de justesse. Ils ont trouvé un système dans un état de paralysie. Les dirigeants du système s’attendaient à une attaque à tout moment, mais ils savaient aussi qu’ailleurs, les mondes impériaux avaient désespérément besoin de renforts. Tout ce sur quoi ils s’accordaient, c’était la nécessité de disposer de plus d’armes et de plus de défenses. Les troupes et les équipages de marins du vide épuisés qui avaient à peine échappé à d’horribles zones de guerre et venaient d’atteindre ce qu’ils pensaient être un sanctuaire se sont vus confier des tâches pénibles et des patrouilles presque immédiatement après leur arrivée.
Les mondes minier et industriel du Système Rhodior, Hedrosh et Halte de Saint Philo, respectivement, sont essentiels à l’autosuffisance militaire de Rhodior. Sur ces deux mondes, les superviseurs ont prolongé les horaires de travail et augmenté les quotas de production. Même avant l’invasion du secteur par Typhus, il était courant que certains travailleurs meurent d’épuisement ou d’accident. Ces décès ont été multipliés par trois avec l’augmentation de la demande. De nombreux réfugiés ont été mis au travail pour remplacer les pertes, et des milliers d’entre eux ont été jetés dans des blocs cellulaires avec des criminels endurcis sur Hedrosh, qui servait à la fois de colonie pénitentiaire et de monde minier.
Dans l’ignorance et le désordre, la corruption est omniprésente. Les commandants des forces de l’échelon arrière détournaient les meilleurs équipements pour leurs propres unités, privant d’armes les forces de première ligne. Les généraux locaux s’arrangeaient pour que leurs forces soient déployées sur les planètes les plus sûres, et les troupes réfugiées se voyaient confier les tâches les plus lourdes et les plus dangereuses. Il est arrivé que des chefs corrompus soient démasqués et que des batailles brutales soient livrées lorsque ces commandants cherchaient à se protéger des représailles. Beaucoup d’autres individus malhonnêtes n’ont pas été découverts. Très souvent, ces chefs se protégeaient mutuellement s’ils étaient accusés d’actes répréhensibles. L’espionnage entre les unités militaires était courant, chacune essayant de déterminer qui commettait des crimes afin d’avoir un moyen de pression sur eux. Mais ce n’est pas le pire. Presque toutes les troupes arrivant à Rhodior avaient vu des horreurs qui dépassaient leur entendement, des choses de l’Archi-ennemie qu’elles n’auraient pas dû voir. La souillure du Chaos s’était emparée d’une grande partie de ces forces. Elles ajoutèrent leurs propres soulèvements au désordre général qui régnait dans le Système Rhodior et inspirèrent des cultes que les forces loyalistes mirent de nombreux mois à éradiquer.
Auncun Endroit n’est Sûr[modifier]
Lorsque Typhus a achevé son terrible rituel sur le monde du Trône de Saint-Bartolph, une éruption soudaine de fléaux s’est produite dans de grandes parties de l’espace du Secteur Charadon. Sur les mondes touchés, une lumière verte empoisonnée brillait dans les orbites des morts. Ils s’élevèrent dans une horrible imitation de la vie et, animés d’une faim insatiable, se retournèrent contre ceux qu’ils appelaient autrefois leur famille, leurs amis ou leurs camarades.
Bien que le Système Rhodior ait évité la guerre ouverte, et n’ait donc pas eu des millions de morts se retournant contre lui comme d’autres systèmes, il était loin d’être immunisé. Sur Hedrosh, les blocs cellulaires étaient fermés lorsque les morts des mines se réveillaient, laissant les détenus, les gardes et les autres travailleurs piégés à l’intérieur avec les morts-vivants. Les corps cachés dans les batailles entre fonctionnaires corrompus surgissaient de nulle part et sauvaient les passants qui ne se doutaient de rien. Les morgues débordées des navires de réfugiés se sont soudain remplies de zombies affamés qui ont envahi les vaisseaux, massacrant les personnes terrifiées qui s’y trouvaient. Des vaisseaux entiers devinrent silencieux, leurs dernières communications se résumant à des cris d’agonie implorant de l’aide.
Le Système Eladagh[modifier]
++ Catégorisation des planètes - Système Eladagh ++ |
Une grande partie de la population de Pelinne vivait et travaillait dans d’immenses stations d’amarrage orbitales connues sous le nom d’Anneaux de Commerce. Presque tous les citoyens appartenaient à une guilde commerciale ou à une famille de marchands qui, pendant des millénaires, ont vécu ensemble dans une coexistence fragile. Les conflits n’étaient pas rares, et des territoires changeaient de mains. Mais la vie était en grande partie paisible, bien que parfois tendue. Les marchands avaient choisi ce monde pour sa proximité avec le détroit de Thorlaf, sans être trop proche de Vikatrina et d’Ysarina. Ils trouvaient que les prêches morales de la prêtrise de Vikatrina étaient incompatibles avec les exigences plus nuancées de la gestion d’une entreprise prospère. Ils ont également constaté que nombre de ces parangons de vertu exigeaient des pots-de-vin ridiculement élevés en privé. Les Nobles de la guilde du commerce voulaient également éviter le regard sévère des généraux et amiraux d’Ysarina. Par le passé, les marchands ont constaté à leurs dépens que ces officiers étaient tout à fait disposés à utiliser leurs ressources militaires pour entraver les activités commerciales et à soutenir les tentatives d’extorsion ruineuses par la force armée et des menaces pénales brutales.
Au fur et à mesure que la guerre de Typhus s’éternisait, de nombreuses fournitures et ressources se raréfiaient. La concurrence entre les marchands et les négociants s’intensifiait. Les affrontements armés deviennent plus fréquents et plus féroces. Le profit, l’extorsion et l’espionnage augmentèrent considérablement. Lorsque les bandes armées de l’Alpha Legion ont attisé les activités des cultistes, les luttes pour les territoires et les droits commerciaux ont dégénéré en véritables guerres. Des milliers de personnes ont été tuées dans les batailles qui ont suivi, le commerce s’est arrêté et toutes sortes de marchandises essentielles à l’effort de guerre ont été détruites ou gaspillées.
Une grande partie de la surface de Dentherya était constitué de déserts de sable grossier. D’anciennes ruines encore visibles dans les dunes indiquent que la population du monde était autrefois nombreuse et avancée. À l’époque de la Guerre de Typhus, une partie de la population gagnait sa vie à bord de grandes moissonneuses qui extrayaient les minéraux et les métaux du désert. De nombreux peuples étaient des nomades robustes qui faisaient vivre leurs tribus en chassant les amphibiens et les reptiles. Ils ont raconté de nombreuses histoires sur les dangers des sables. Ils parlaient de colonies de cactus mobiles qui attiraient les assoiffés vers eux, les transperçaient avec des épines empoisonnées et les assimilaient lentement. On parlait d’arachnides mortels qui faisaient des bottes leurs tanières, de vers étrangleurs qui broyaient une personne dans son sommeil et de scolopendres aux mâchoires si puissantes qu’ils pouvaient arracher et dévorer la jambe d’une personne en quelques minutes. Saint Dentherya avait établi des camps de prisonniers sur le monde qui porte son nom il y a des millénaires. La chaleur torride du soleil du désert, le froid mordant de ses nuits, les tempêtes de sable étouffantes et toute la faune dangereuse - tout cela était considéré comme une souffrance pour ceux qui cherchaient à se repentir.
Dentherya devint un autre monde submergé par les réfugiés. Entassés dans des vaisseaux avec à peine plus que les vêtements qu’ils portaient, beaucoup moururent quelques semaines après leur arrivée sur la planète. Lorsque la peste mortelle atteignit la planète, des centaines de milliers de personnes se levèrent pour attaquer ceux qui vivaient encore. Les cadavres de pénitents sortis des sables les rejoignirent. Les équipes d’extermination des Word Bearers, des Astartes hérétiques, aggravèrent le problème en procédant à de terribles rituels qui firent apparaître des nuées de Démons terrifiants. Les Word Bearers lancèrent des attaques éclair contre les positions de l’Astra Militarum, anéantirent les patrouilles et paralysèrent les colonnes de ravitaillement. Une grande partie des troupes impériales locales ayant été envoyée pour enquêter sur les événements mystérieux survenus sur Kolossi, les troupes restées sur place furent presque submergées par les différentes menaces auxquelles elles étaient confrontées. Les Astartes Hérétiques ont dû combattre la planète autant que les troupes impériales, et ils ont fait preuve d’une grande complaisance à l’égard des menaces qui pesaient sur eux. Nombre d’entre eux ont été dévorés par des bandes de requins des sables ou entraînés dans les profondeurs de silice pour ne plus jamais être revus. Les troupes impériales en garnison pouvaient reconnaître les signes d’une tempête de poussière de mica imminente et se mettre à l’abri, ce qui n’était pas le cas des Word Bearers. Plus d’une équipe d’extermination de l’Hereticus Astartes a été détruite par les tempêtes de ce monde hostile.[3]
L'Amas Tri-Forge[modifier]
++ Système Fabrikatus ++ |
Lorsque la Death Guard a envahi le Secteur Charadon, les forces des 2e et 4e Compagnies de la Peste ont attaqué l’Amas Tri-Forge dans le Sous-Secteur Phlegyr, cherchant à s’emparer de ses capacités de production considérables. Ce qu’elles ont trouvé, c’est une région de l’espace déjà en guerre. Les Thousand Sons, les Psykers Rebelles et d’innombrables Cultes de Tzeentch menaient un conflit qui s’intensifiait rapidement contre les forces impériales en défense.
Pour les adeptes de Nurgle, le chiffre trois a presque autant d’importance rituelle que le chiffre sept, car le sigle trilobé du dieu de la peste est toujours formé de trois orbes ou cercles. L’amas Tri-forge est un triple trilobe - il comporte trois systèmes, chacun avec trois planètes. Cet amas était de très bon augure pour la Death Guard, qui était dès lors certaine de remporter la victoire dans la région. Pour ce faire, ils devaient d’abord vaincre les cultes de Tzeentch et les Thousand Sons qui s’opposaient à eux. Mais ces ennemis étaient également convaincus qu’ils menaient une guerre favorable et de bon augure. L’Amas Tri-Forge compte neuf planètes, et neuf est le chiffre sacré de Tzeentch. Les deux camps croyaient que les yeux de leurs divinités respectives étaient braqués sur eux, et ils se battaient avec d’autant plus de férocité qu’ils espéraient obtenir les faveurs de leurs divins protecteurs.
La guerre s’était emparée de toutes les planètes de l’amas lorsque la Death Guard est arrivée. Les usines qui résonnaient autrefois des bruits de l’industrie résonnaient désormais des bruits des combats rapprochés. Les Skitarii de l’Adeptus Mechanicus et les Gardes Impériaux tenaient tête à des hordes de cultistes hurlants. Les guerrières de l’Adepta Sororitas se martyrisaient en masse pour protéger les sanctuaires et les reliques de la profanation. Les modules de Logisticarum ont été mis à feu et à sang lors des combats entre les Chevaliers Impériaux et leurs homologues hérétiques. Après l’invasion de la Death Guard, les forces du changement et de la décadence se sont affrontées, déterminées à détruire entièrement l’autre au nom de leurs divinités dépravées.
Trios[modifier]
La Death Guard n’a pas perdu de temps pour convertir le Monde de Trios à ses besoins. Alors même que les batailles avec l’Astra Militarum et l’Adepta Sororitas faisaient rage, le vectorium de la Confrérie de la Charogne a ensemencé de vastes étendues de la planète avec des centaines et des centaines d’Exhausteurs Miasmatiques. Ces grotesques fourneaux de la peste corrompaient le sol dans lequel ils étaient enfouis aussi rapidement qu’ils polluaient l’air par des éructations de fumées nocives. Les Techno-Magos de l’enclave du Mechanicum Noir connue sous le nom du Rouage à Sept Dents Pourris ont repris les factorums saisis par la Death Guard, les Astartes Hérétiques leur confiant le contrôle des sites. Dans le désert Thrennien, de nombreux Vectoriums ont attaqué les milliers de sites de forage de Prométhéum, les relais de tuyauterie et les clans pauvres de foreurs qui le peuplaient. La terre aride fut bientôt enveloppée d’immenses nuages de smog, les puits et les entrepôts de Prométhéum ayant été incendiés au cours des combats. Les psykers adorateurs de Tzeentch tentèrent de manipuler les incendies pour en faire des brasiers déchaînés et les jeter dans les rangs des régiments traîtres de l’Astra Militarum alignés sur la Death Guard. Malgré tout, les Astartes Hérétiques poursuivirent inexorablement leur travail, restaurant chaque site de forage en ruine qu’ils capturaient et le corrompant pour leur dieu.
La Bourbe était autrefois un grand lac d’eau douce qui remplissait un ancien cratère de météorite. Il a fallu quelques millénaires pour que les déchets de l’industrie impériale transforment toute la région en un vaste marécage d’ordures. Les épidémies répandus par l’invasion de la Death Guard ont fait muter les créatures sauvages qui y vivaient, créant des bêtes monstrueuses défiant l’imagination. Elles étaient aussi dangereuses pour les forces impériales que pour les alliés de Nurgle. Le Vectorium connu sous le nom de Gardes-Véroles prenait un malin plaisir à éliminer certaines des espèces créées ou à en capturer d’autres pour faire des expériences ou les utiliser en temps de guerre. Les Corrupteurs Nidoreux et les Biologus Putréfacteurs de la bande de guerre récoltaient des dizaines de venins, de toxines et de maladies dans le paysage et sur les monstres hideux qui l’habitaient. Ce qu’ils y ont préparé, ils l’ont utilisé contre la Ruche Beranthis de Trios. La Ruche s’est dissoute de l’intérieur et a été réduite à une soupe primordiale, à partir de laquelle d’innombrables maladies et créatures ont rapidement évolué.
De nombreux citoyens de Trios tentèrent de s’échapper et les dirigeants de la planète consacrèrent des ressources militaires considérables pour les aider. Les foules de cultistes perclus de maladies qui suivaient la Death Guard firent tout ce qui était en leur pouvoir pour les empêcher de s’enfuir. Ils ont piégé les réseaux de transport avec des explosifs imprégnés de peste et ont tendu des embuscades aux colonnes blindées. Lors d’un affrontement, un régiment entier de chars de combat Leman Russ de Craches-Vapeur de Trios a escorté un énorme convoi qui se dirigeait vers un spatioport pour y être évacué. Une force blindée traîtresse de l’Astra Militarum, autrefois fiers Cadiens mais désormais adorateurs de Nurgle, a lancé d’innombrables attaques à l’improviste pendant plusieurs jours. À chaque fois, ils infligeaient des pertes, et à chaque fois, ils parvenaient à répandre d’autres contagions dans la colonne. Lorsque le convoi impérial atteignit le spatioport, la plupart des survivants étaient trop malades pour se déplacer, et tous moururent en quelques jours.
Les Lances Brisées[modifier]
La bande de guerre de la Death Guard connu sous le nom des Marcherouilles, de la 4e Compagnie de la Peste, s’est emparé d’un factorum produisant des variantes de chars Hellhound au début de la campagne pour Trios. Leurs Sorciers et leurs alliés du Mechanicum Noir ne tardèrent pas à détourner les anciennes machines de la factorum à leurs propres fins et à corromprent les Esprits de la Machine des véhicules de combat qui y étaient produits. Les nouveaux chars étaient féroces, et les factorums en produisaient des dizaines chaque jour. La Death Guard les équipa de certains de ses disciples les plus fanatiques et, dans de nombreux cas, les forces de la mutation et de l’empyrée fusionnèrent complètement ces zélotes de la peste avec les structures des chars.
Après plusieurs semaines, les Lances de la Maison Adamant et les Chevaliers de la Maison Althalos lancèrent une attaque contre le Factorum, soutenus par des bataillons d’infanterie de la Garde des Fourneaux de Trios. Ferund Irnwelt, le seigneur des Marcherouilles, laissa les forces impériales avancer dans les confins du Factorum. La voracité de prédateur des Esprits de la Machine de ses chars de combat corrompus était tel qu’il avait enchaîné certains d’entre eux pour les empêcher de déclencher l’embuscade trop tôt. Il ne déploya que des forces minimales pour appâter les attaquants, organisant de fausses retraites et leur permettant de remporter de petites victoires contre les cultistes.
Ce n’est qu’une fois que les forces impériales se furent suffisamment enfoncées dans le factorum qu’Irnwelt lança sa contre-attaque. Des cultistes bouffis d’orgueil firent tomber des haches rouillées sur les chaînes qui retenaient ses chars, et des centaines d’entre eux s’élancèrent à l’assaut. Bien que les Chevaliers en aient éliminé beaucoup, les réduisant en miettes par des volées de canons ou en leur plantant des Lances Énergétiques dans les flancs, le simple poids du nombre leur donna raison. La puissance des armes des Hellhounds, Devil Dogs et Bane Wolfs était décuplée grâce aux mixtures de peste préparés par la Death Guard. Des Chevaliers ont été renversés lorsque leurs jambes ont été réduites en bouillie. Leurs pilotes ont été traînés, massacrés et pendus par les cultistes. D’autres Chevaliers étaient enduits de Prométhéum brûlant qui rongeait leurs câbles, ou fondaient sous la chaleur brûlante des Canons à Fusion. Au fil de la bataille, la Death Guard elle-même mena des attaques de flanc, massacrant tous ceux qui tentaient de l’arrêter et encerclant peu à peu les forces impériales. Aucun loyaliste n’a survécu.
Duos[modifier]
Les Fils de Magnus le Rouge avaient déjà une très forte emprise sur le Monde de Duos lorsque la Death Guard est arrivée dans l’Amas Tri-Forge, et ils l’avaient complètement transformé par rapport au monde impérial qu’il était auparavant. Les descendants de Mortarion étaient donc particulièrement déterminés à le conquérir, à la fois pour déshonorer leurs rivaux détestés et pour démontrer la grandeur de leur propre divinité. Lors de la bataille de la chair et des Machines du Warp, des meutes de Profanateurs de la Death Guard affrontèrent des troupeaux de Mutalithes à Vortex. Des milliers de ces créatures avaient été fusionnées par la magie brute qui circulait autour de Duos, grâce à la domination des Thousand Sons. Des dizaines de Profanateurs furent déchiquetés par des masses tourbillonnantes de dents et de tentacules. Des centaines de bêtes furent taillées en pièces par les puissantes pinces des Profanateurs, ou réduites en flaques de suie infusée par le Warp sous l’effet des canons. Les débris et les corps s’empilèrent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul Profanateur et une seule Muthalite à Vortex en vie. La fureur de cet ultime duel de créatures fut telle qu’aucun des deux ne survécut.
Lors de la bataille pour le Palais d’Améthyste, les Terminators Rouillarques affrontèrent les guerriers du Scarabée Occulte. Le palais était un labyrinthe de quartz en perpétuel mouvement. Au début, cela n’inquiéta guère la Death Guard ; des effluves nauséabondes dégoulinaient de leurs armures et tachaient le sol, leur montrant où ils étaient passés auparavant. Cependant, la puissance de la magie de Tzeentch était telle que même ces traces de fluides malades étaient rapidement éradiquées après leur chute, ne leur laissant aucune idée de l’endroit où ils s’étaient trouvés. Les Terminators du Scarabée Occulte réussirent à tendre des embuscades à la Death Guard à maintes reprises, et les Khopeshes au tranchant redoutable rencontrèrent les Epées de la Peste au revêtement visqueux lors d’affrontements vicieux. Les fils de Mortarion étaient épuisés, leur nombre réduit un par un par un ennemi qu’ils ne pouvaient jamais trouver avant d’être attaqués. Ce n’est que lorsque la Death Guard fut réduite à l’ombre de ses effectifs de départ que le Sorcier des Thousand Sons à la tête du Scarabée Occulte, Arrakesh Hadyaemus, se révéla. Dans une explosion de feu violet brûlant, il anéantit les derniers fils de Mortarion encore debout, les réduisant en cendres qui furent rapidement effacées par la magie du labyrinthe, ne laissant aucune trace d’eux.
Une gigantesque guerre de démons éclata dans la plaine du Miroir, un continent entier rendu plat et parfaitement réfléchissant par la sorcellerie des Thousand Sons. La lumière des étoiles reflétée par le système était teintée d’un kaléidoscope de teintes artificielles, grâce aux sortilèges de Tzeentch, et combinée aux propriétés réfléchissantes du verre, elle créait un paysage céleste aux teintes toujours changeantes. Sous ce spectacle éblouissant, les Sorciers de Nurgle et de Tzeentch invoquèrent des hordes de Démons tout-puissants. Des arbres démoniaques tordus brisaient la surface du miroir en jaillissant de dessous. Des abominations fongiques bondissantes projetaient des flammes de guerre sur des rangs de Démons pesteux. Des bêtes à crocs faites de graisse en décomposition écrasaient les créatures roses et bleues. Les combats firent rage pendant des mois et des mois, devenant une impasse dans laquelle aucun camp n’avait l’avantage sur l’autre. Le verre de la Plaine du Miroir se clarifiait et s’embrasait de la lumière de Tzeentch chaque fois que les disciples du Changeur de Voies étaient au pouvoir. Lorsque les Démons de Nurgle prenaient le dessus, le verre se couvrait de moisissures et bouillonnait comme un lac malade. En conséquence, le paysage se transformait à son tour, se remplissant d’une lumière ardente lorsque les forces de Tzeentch l’emportaient, ou d’un linceul boueux lorsque les forces de Nurgle semblaient l’emporter. Les deux paysages semblaient eux-mêmes en guerre, créant un affrontement céleste de puissances ésotériques reflétant la bataille qui se déroulait en dessous.
La Forêt de Saphir[modifier]
Chaque arbre de la forêt de saphir était fait de pierres précieuses de l’azur le plus pur. Les rivières et les ruisseaux qui traversaient la forêt coulaient de rubis du plus beau cramoisi. Les grottes scintillaient d’émeraudes. Des araignées de diamant tissaient des toiles d’opale, et des félins aux yeux de jais et au corps de turquoise arpentaient le paysage à la recherche de proies.
De nombreux troupeaux de Tzaangors peuplaient la forêt, entretenant des feux toujours allumés qui scintillaient dans des teintes indigo et violettes. Ils interprétaient ce qu’ils croyaient être la volonté de Tzeentch dans les braises et les danses des flammes.
Pour la Death Guard, la forêt était mûre pour les bénédictions de Grand-Père Nurgle. Le Seigneur de la Contagion, Poxflab le Tueur, cherchait à couper chaque arbre, à polluer chaque ruisseau et à massacrer chaque créature. Il voulait détruire les arbres de cristal au bulldozer, et c’est pourquoi l’ost fut précédé d’un mur roulant de véhicules blindés de la Death Guard, des Land Raiders remplis de Marines de la Peste aux carcasses grondantes des Chenillés Crachepeste, qui labouraient les arbres dans leur progression inexorable. Pendant ce temps, les Drones Fétides grondaient au-dessus de la canopée scintillante, déversant de la saleté pour étouffer les fleurs prismatiques et répandre des flétrissures depuis le ciel.
Les Tzaangors réagirent, se précipitant en masse à leur rencontre, aboyant des cris de guerre et cherchant désespérément à se venger. Leurs attaques étaient rapides et furieuses, leur connaissance de la forêt et leur grande agilité leur donnant l’avantage sur la lourdeur de la Death Guard. Ils emmenaient avec eux des Mutalithes à Vortex et des Enfants du Chaos dans la bataille pour écraser les chars et les Machines-Démons. Les sorciers des Tzaangors tirèrent des boules d’énergie empyrique brûlante sur les guerriers de la Death Guard. Mais ils tinrent bon, leur formidable résistance leur permettant de faire face aux féroces attaques des Tzaangors.
Les combats devinrent une guerre d’usure. Poxflab le Tueur n’avait d’autre stratégie que de foncer, encore et encore, tuant et détruisant tout sur son passage. Comparés aux guerriers de l’Hereticus Astartes, les Tzaangors étaient physiquement plus faibles et ne pouvaient que rarement se battre à armes égales. Leurs attaques s’essoufflèrent et les bêtes de Tzeentch furent repoussées. Bien qu’ils se soient battus âprement contre la Death Guard, Poxflab les a anéantis et, dans son sillage, une nouvelle forêt s’est développée, faite de verdure en décomposition et de ruisseaux de boue où les mouches bourdonnent par milliards.
Septios[modifier]
La majeure partie du Monde Industriel de Septios est constituée de basses terres, bordées de réseaux fluviaux s’écoulant de ses régions montagneuses, relativement peu nombreuses. Une grande partie de sa production industrielle est réalisée grâce à de vastes centrales hydroélectriques et marémotrices. C’était un paradis pour la Death Guard ; même avant leur assaut, elle était connue pour sa boue et les nuées d’insectes qui en jaillissaient pendant les mois d’été. Le gouverneur de Septios, Heria Lorgenn, ne négligeait pas la défense de son monde et avait beaucoup fait pour que l’infrastructure de sa planète soit aussi sûre que possible. Les conditions extrêmement difficiles de sa planète ont donné naissance à des troupes de combat coriaces, que Lorgenn a très bien équipées.
Les Astartes Hérétiques utilisèrent la planète contre ses défenseurs lors de leur invasion. Avec la puissance de Nurgle, ils ont fait bouillonner les lacs de boue de pathogènes ou les ont liquéfiés pour qu’ils engloutissent des compagnies entières de soldats de l’Astra Militarum. Les essaims d’insectes - un fléau à part entière pour les habitants - ont été transformés en essaims de mouches de la peste, fortes de milliards de nuisibles, qui ont dépouillé certains malheureux jusqu’à l’os en l’espace de quelques secondes.
Les ponts étaient monnaie courante sur Septios, et ils étaient vitaux pour les communications et la logistique. Lorgenn avait veillé à ce que le plus grand nombre possible d’entre eux soient fortifiés et occupés par des garnisons. Le système de ponts de Zoreen était composé de cinq ponts situés sur un tronçon de rivière d’un kilomètre de large. Un énorme trafic industriel y passait chaque jour. Il était défendu par un régiment d’infanterie des Requins de Bourbe de Septios, des compagnies de chars, Les Taureaux de Fer de Septios et des batteries anti-aériennes des Déblayeurs du Ciel. Les défenseurs étaient bien entraînés. Lorsque la Death Guard a attaqué, elle a pataugé dans la rivière sur des kilomètres en amont et en aval du système de ponts et s’est glissée sous la surface. La Death Guard a laissé des traînées de crasse à la surface de l’eau au fur et à mesure de sa progression, et bien que les défenseurs les aient remarquées, ils n’ont pris conscience du danger que trop tard. Lorsque les Marines de la Peste débouchèrent sur les berges de la rivière à l’intérieur de leur ligne de défense, de l’eau sale s’écoulant de leurs armures, les forces impériales furent fatalement dépassées. Cela n’empêcha pas les défenseurs de réagir rapidement, et de nombreux Death Guard furent tués lorsque des officiers impériaux réagissant rapidement organisèrent des tirs croisés féroces entre les ponts et les rives, mais cela ne fut pas suffisant pour empêcher les traîtres d’arracher le cœur de la défense impériale et de s’emparer du pont.
Le barrage d’Hydrontus-Magna n’était qu’un parmi des centaines d’autres sur tout le territoire de Septios. Des millions de citoyens et des dizaines de factorums en dépendaient pour leur alimentation en énergie. Défendu par des milliers de soldats, des batteries anti-aériennes et de puissants canons fixes, il constituait une cible redoutable pour la plupart des forces de la Death Guard. Pour les Titans de la Legio Iritans, cependant, elle était loin d’être imprenable. Le Titan Warlord Epidemia, et le Titan Reaver Contagia Beauteous, défoncèrent le grand barrage en quelques minutes, les obus d’artillerie des défenseurs rebondissant inoffensivement sur leurs Boucliers Void. Pendant que les Titans distrayaient une grande partie de la garnison, les cultistes jetaient des milliers de cadavres en amont du barrage, les laissant s’écouler vers lui. Lorsque les Titans réussirent, des millions de tonnes d’eau, remplies de corps en putréfaction, déferlèrent sur des dizaines d’agglomérations à des kilomètres à la ronde.
Les Requins de Bourbe de Septios étaient des soldats d’infanterie bien entraînés et disciplinés, endurcis par une vie de boue et de dur labeur. Nombre d’entre eux éprouvaient une sorte de plaisir macabre à l’idée de combattre les hordes hérétiques qui attaquaient leur monde, confiants dans leur endurance et persuadés que la misère de leur monde briserait les cultistes. Cette confiance a été mise à l’épreuve lors de nombreuses batailles, en particulier lors de celle que les troupes appelleront plus tard la Grande Noyade. Des dizaines de régiments de Requins de Bourbe de Septios ont établi des positions défensives dans les plaines de Gazaya, se heurtant à des régiments de traîtres qui suivaient la Death Guard. Les deux camps se sont enfoncés dans le sol argileux et humide avec des tranchés, ont établi des champs de barbelés et ont fait intervenir l’artillerie et les chars d’assaut. Des tirs de barrage incessants ont retournés le sol, le transformant en quelques semaines en un marécage de boue traîtresse. Les soldats et les cultistes se sont noyés dans les trous d’obus et les tranchées remplies d’eau, tout comme ils ont été tués par les tirs ennemis. En raison des bombardements incessants, les deux camps n’ont cessé de reconstruire les ouvrages de défense dévastés. Les cadavres étaient enterrés, déterrés et à nouveau enterrés, créant des couches de corps en décomposition à des mètres de profondeur, toutes gorgées d’asticots, de larves et de vers. Au bout de onze mois et après avoir subi un nombre impressionnant de pertes, les régiments des Requins de Bourbe de Septios impliqués - collectivement appelés les Noyés - ont pris le dessus sur les dernières positions des cultistes.
Les Sept Factorums[modifier]
Le vectorium de la Death Guard connu sous le nom de Fils de la Glorieuse Décrépitude a tourné son attention vers un groupe de sept factorums, qui produisaient en grande partie des chenilles pour les véhicules à châssis Chimère. En plus de vouloir s’approprier cette capacité de production, ils ont cherché à combattre ses défenseurs. Les Space Marines des Auric Consuls, des Black Pegasi et des Nightshades avaient transformé les factorums en point de ralliement des forces impériales. La Death Guard voulait l’écraser.
La Death Guard lança plusieurs attaques qui échouèrent. Les défenseurs étaient agressifs, déterminés et motivés. Des vagues de cultistes ont été détruites par des tirs d’artillerie massifs. Ces bombardements féroces ont même fait reculer les Marines de la Peste. Tous les hérétiques qui s’approchaient des positions impériales se heurtaient à des enfilades de Bolters Lourds et d’autocanons qui se chevauchaient. L’Adeptus Astartes sortit à plusieurs reprises, semant le chaos parmi les traîtres et empêchant les blessés de regagner leurs lignes.
Les Fils de la Glorieuse Décrépitude n’ont pas été ébranlés par leur échec. Pour eux, plus la victoire se fait attendre, plus elle est douce. Ils s’efforcèrent d’encercler et d’isoler les sept factorums, repoussant au passage les forces de secours qui venaient en aide aux défenseurs. Lorsque la Death Guard reprit l’assaut, elle le fit en sachant que les défenseurs ne disposaient d’aucune source de renfort ou de réapprovisionnement. Des dizaines de milliers de cultistes supplémentaires ont été tués au cours des assauts successifs, mais à chaque attaque, la Death Guard s’est rapprochée des positions des défenseurs. Les bombardements loyalistes furent moins intenses et les autres tirs défensifs se firent de plus en plus rares en raison de l’épuisement des réserves de munitions des défenseurs. Lors de leur quatorzième assaut, les Death Guard ont percé les défenses extérieures au cours d’une charge blindée générale. Cette brèche ouverte, la Death Guard de la mort et les cultistes affluent et la résistance impériale s’effondre. Les défenseurs ne parvinrent pas à colmater la brèche et à faire face aux attaques lancées de toutes parts autour d’eux. En l’espace de quelques jours, le reste des factorums tomba dans une orgie de destruction et de sang, une infime partie des troupes loyalistes s’échappant dans une fuite désespérée.[4]
- Pour plus de détails, voir l’article dédié : Zone de Guerre de l'Amas de la Tri-Forge
Le Système Metalicain[modifier]
++ Catégorisation des Planètes - Système Metalicain ++ |
Le Monde-Forge de Metalica était la véritable cible de Typhus lors de sa campagne dans le Secteur Charadon. Les Metalicains croyaient profondément en la pureté de la machine et en sa capacité à vaincre toutes les contagions empyréennes. Typhus voulait les détromper en lançant une maladie grotesque, le Ver Némésis, au cœur même des défenses de Metalica. S’il y parvenait, il donnerait une mort lente et douloureuse au Monde-Forge. Metalica n’était cependant qu’une planète dans un système, et bien qu’elle ait été la véritable cible de Typhus, toutes les planètes qui partageaient l’étoile de Metalica ont ressenti la fureur de la colère de Typhus le Vagabond.
Pendant des mois après le début de l’invasion, des assemblées de sorciers hérétiques avaient organisé un rituel sur le monde du Trône de Saint-Bartolph, dans le Système Alumax, à l’intérieur d’une colossale girouette de la peste. À l’origine, Typhus avait prévu d’utiliser l’issue de ce sombre rituel comme coup de marteau pour écraser une fois pour toutes les systèmes défendant Metalica. Lorsqu’une contre-attaque impériale a poussé les forces de Typhus à battre en retraite dans le Système Alumax, il a décidé d’utiliser le rituel à d’autres fins. Pendant vingt-et-un jours de communion psychique avec les émissaires de Nurgle, le Vabagond a glané de nouveaux savoirs occultes - une bénédiction de Nurgle - qui lui ont permis d’altérer le rituel et de prendre l’Imperium par surprise.
Malgré les efforts désespérés des forces impériales pour vaincre Typhus sur le Trône de Saint-Bartolph, le rituel fut mené à bien. Un ouragan de pourriture et de ruine s’éleva de l’intérieur du Temple-Forge. Par la puissance des magies pestilentielles, le Trône de Saint-Bartolph implosa. De sa destruction naquirent des vrilles noires qui se répandirent dans l’espace réel, tandis qu’en son cœur, un puits de décomposition s’enfonça plus profondément jusqu’à déchirer le tissu de la réalité. Le rituel avait creusé un tunnel à travers le Warp, du Trône de Saint-Bartolph au système Metalicain lui-même. Les flottes de Typhus, remplies de ses meilleurs guerriers, s’y engouffrèrent. L’anomalie hideuse créée par Typhus fut par la suite connue de l’Imperium sous le nom de Fistule.
Les mondes du Système Metalicain étaient tous liés à Metalica, et chacun d’entre eux remplissait une fonction dont le Monde-Forge avait besoin. Ils fournissaient des matières premières, de la main d’œuvre, de l’énergie et des défenses. Ils étaient à leur tour protégés par la formidable puissance militaire et les prodigieuses richesses de Metalica. Lorsque le système a été attaqué, ils étaient tous unis dans leur désir de repousser les forces de Typhus, et ils étaient bien défendus par les forces retirées des systèmes extérieurs du secteur Charadon plus tôt dans la campagne. Même avec cette grande force, les batailles à venir seraient extrêmement coûteuses.
Munis Ferrum[modifier]
Munis Ferrum a le grand malheur d’être la planète la plus proche de la Fistule. Le Monde-Ruche, qui avait autrefois fourni des milliards de serfs et de serviteurs à Metalica, fut bombardé d’éruptions de peste. Elle fut assaillie par des bactéries démoniaques, des mouches de la peste, des épidémies de corrosion Métallophagique et des Démons de données qui transformèrent des millions de Serviteurs en monstres déchaînés et dévoreurs de chair. Les cités interconnectés de la planète ont été frappées par des épidémies empyréennes et des infestations de Démons. La cité de Mykarta fut entièrement corrompue. Ses bâtiments métalliques étaient rouillés, tordues et avaient même acquis une sorte de conscience prédatrice. Elle dévora des dizaines de milliers de ses habitants. La cité-bastion bien fortifiée d’Helighun a été envahie par des Démons qui sont sortis de la réalité en deux douzaines d’endroits, massacrant d’innombrables défenseurs avant même qu’ils ne se rendent compte de ce qui se passait. De nombreux vaisseaux de contrôle Skitarii en orbite furent possédés par des Codes qui corrompirent des cohortes et des cohortes de troupes du Mechanicus à la surface. Lorsque les troupes du Mechanicum Noir débarquèrent sur Munis Ferrum, la planète était déjà en proie à la guerre.
Les batailles furent innombrables dans le conflit tourbillonnant qui embourbait Munis Ferrum. De nombreuses unités furent coupées du commandement impérial par des hordes de Serviteurs assoiffés de sang. D’autres se sont retrouvées attaquées par des cohortes de Skitarii qu’elles étaient prêtes à affronter quelques minutes auparavant. Les Skitarii qui n’ont pas été touchés par la Fistule ont été attaqués par des forces impériales qui avaient à peine survécu à la trahison inattendue des forces de l’Adeptus Mechanicus qu’elles considéraient comme des alliés.
Dans la Ruche Betus, un Archimagos fut attaqué par des centaines de ses propres Skitarii. S’enfermant dans des chambres privées derrière plusieurs couches de portes anti-explosion, il a appelé à l’aide. Un Magos allié envoya ses propres Skitarii, restés loyaux, dans une colonne de chars et de transports Skorpius. Ils naviguèrent dans des rues étroites, écrasèrent des foules de Servitors assoiffés de sang et livrèrent une bataille féroce contre des Skitarii corrompus. Certains véhicules ont été réduits en bouillie par les tirs de Fuseur des Serviteurs. D’autres furent pris d’assaut et déchiquetés par des Servitors encore équipés de servo-armes. Une fois les Skitarii arrivés, ils durent affronter des dizaines de leurs anciens camarades dans des combats brutaux, couloir par couloir. Lorsque les Skitarii atteignirent le sanctuaire de l’Archimagos, la dernière série de portes anti-explosion avait presque été franchie et le Magos était à quelques secondes de déclencher l’autodestruction de son sanctuaire.
Dans les entrailles de la Ruche Muvos, les sœurs de l’Ordre de la Rose Sacrée luttaient contre les Skitarii corrompus. De nombreuses Hospitalières affiliés à leur Ordre avaient installé des hôpitaux dans la Ruche et refusaient de les abandonner. Alors que des centaines de Sœurs de Bataille succombèrent à leurs blessures et à un horrible empoisonnement aux radiations, une Hospitalière, Ereutha, fut miraculeusement épargnée. Elle fut abattue à plusieurs reprises par les traîtres Skitarii avec des Carabines au Radium alors qu’elle sauvait des sœurs blessées ou des citoyens pris dans les tirs croisés, mais elle survécut miraculeusement. Nombreux sont ceux qui affirment que l’Empereur lui-même la protège. Ereutha ne fut finalement tuée qu’après de nombreux mois, et elle fut déclarée sainte. Bientôt, des reliques de sainte Ereutha furent échangées et vendues dans tout le Secteur Charadon, avec la promesse qu’elles éloigneraient la peste et la contagion. Parmi elles se trouvaient trois crânes, cinq fémurs et des os pouvant former trente-sept doigts.
Plusieurs compagnies de l’Astra Militarum étaient en garnison dans une redoute de la Ruche Thetos avec une Mission de l’Ordre de Notre-Dame des Martyrs lorsque des milliers de Servitors fous les ont assiégés. Ils subirent des dizaines de pertes en abattant ceux qui les avaient servis dans le donjon avant qu’ils ne puissent atteindre les défenses extérieures. Le nombre de leurs adversaires était tel que même s’ils avaient tué un Servitor à chaque coup de feu, ils n’auraient peut-être pas eu assez de munitions pour tous les tuer. Les défenseurs assiégés furent sauvés par des manipules de cavaliers Serberys Skitarii, qui appâtèrent des groupes de Servitors en décomposition pour les éloigner de la horde et les attaquer au coup par coup, contribuant ainsi à détruire la horde au coup par coup.
Les Martyrs de Couragos Imperatus[modifier]
Depuis des millénaires, les grands vizirs de Munis Ferrum avaient caché un grand secret à leurs suzerains Metalicains. À la base de la Ruche Alphus, ils conservaient les restes d’un Titan Imperator détruit depuis longtemps : le Couragos Imperatus. Des siècles de décrépitude avaient aggravé les dégâts déjà considérables de la vaste Machine de guerre, et il était impossible pour quiconque sur Munis Ferrum de la réparer. Néanmoins, les morceaux restants de la Machine divine étaient des artefacts si sacrés que les dirigeants du Monde Ruche ne l’avaient jamais cédé aux Metalicains. Ils s’étaient donné beaucoup de mal pour protéger le secret de son existence, et pour les rares personnes qui le connaissaient, il était devenu un lieu saint.
Lors des combats sur Munis Ferrum, les grands vizirs ont déployé de nombreuses forces de l’Astra Militarum pour protéger le site, même si son emplacement sur un terrain bas n’avait aucune valeur stratégique. Des centaines de soldats ont été sacrifiés pour cela, et les commandants impériaux comme les Magos du Mechanicum Noir ont rapidement constaté l’attachement des grands vizirs à ce site. Les Technoprêtres hérétiques lancèrent des attaques de plus grande envergure, et les grands vizirs comprirent bientôt qu’ils ne pourraient pas tenir l’emplacement du Titan sans aide. Lorsqu’ils demandèrent le soutien de la Chanoinesse Gertra Swinnlan et de ses sœurs de la Rose de Sang, la Chanoinesse exigea de savoir ce que ce site avait de si important alors qu’une centaine d’autres étaient sur le point de tomber aux mains de l’ennemi. Les grands vizirs avaient tellement besoin de son aide, qu’ils lui dirent. Sans un mot de plus, Swinnlan mobilisa ses forces.
Lorsque les Sœurs de Bataille arrivèrent, les forces du Mechanicum Noir avaient déjà ouvert une brèche dans le sanctuaire où reposait le Titan vestigial. Les cadavres de centaines de miliciens de Munis Ferrum étaient éparpillés tout autour, des poches de résistance impériale tenant désespérément tête à leurs ennemis plus nombreux. Les Adepta Sororitas se lancèrent dans la mêlée, prières et hymnes aux lèvres, déterminées à empêcher les hérétiques de poser un seul doigt pourri sur l’ancienne épave. Ils coupèrent les Électro-prêtres en deux à coups d’Épée Tronçonneuse et purgèrent les escouades de Skitarii recouverts de rouille avec de justes rafales de flammes. Leur fureur réveilla les derniers défenseurs impériaux, qui se levèrent de leurs barricades et se jetèrent dans la bataille.
Les combats firent rage pendant de nombreuses heures. Les sœurs tombaient une à une sous les balles à radium, des rafales de plasma ou des masses énergétiques. Mais elles gagnaient. Elles gagnaient du terrain et repoussaient les hérétiques. La situation devint si désespérée pour le Mechanicum Noir que le prêtre noir qui les dirigeait rejoignit lui-même la bataille, rencontrant Gertra Swinnlan sur le terrain. Bien que gravement blessée, elle riposta aux coups de ses Mécadendrites par des parades de son Épée Énergétique. Le Technoprêtre, rongé par la peste, était désespéré, et Swinnlan trouva une ouverture dans sa fureur. Elle enfonça sa lame dans son torse mécanique et dans le peu qui restait de ses entrailles organiques. Les forces du Technoprêtre, reliées à lui par des liens d’Anticode, devinrent pratiquement inutiles et furent rapidement abattues par les troupes impériales survivantes. Lorsque la bataille fut déclarée terminée, aucune des Sœurs de Swinnlan n’étaient encore en vie.
Ferrovigilum[modifier]
La forteresse astéroïde blindée de Ferrovigilum abritait le relais astropathique du Système Metalicain. Elle est stratégiquement vitale pour les communications du système avec le Secteur Charadon et au-delà. La topographie de Ferrovigilum se caractérise par des océans de poussière, des dômes et des canyons industriels jalonnés de bastions et de redoutes lourdement blindés. Lorsque les armées de Typhus déferlèrent sur le Système Metalicain, Ferrovigilum fut la cible des Titans de la Legio Morbidus et d’une multitude de Chevaliers du Chaos. Ils s’attendaient à une victoire facile, mais ils furent accueillis par les macroclades du Maréchal Skitarii Decitor Septrax-Tertian, les Titans de la Legio Iron Skulls et les Chevaliers Sans-Fief de la Compagnie Oubliée.
La Compagnie Oubliée et les Iron Skulls étant fortement surpassés en nombre par leurs équivalents des Chevaliers du Chaos et de la Legio Morbidus, le Maréchal Skitarii Septrax-Tertian entreprit d’égaliser les chances. Sachant que les Chevaliers impériaux étaient souvent accompagnés par les ordres des Sacristains, il décida que les Chevaliers du Chaos bénéficieraient d’un soutien similaire. Tertian envoya des clades de Sicariens et des patrouilles de Rangers Skitarii en mission de chasseurs-tueurs pour abattre ces unités ou identifier leur emplacement en vue d’une attaque ultérieure. S’approcher des positions hérétiques pour ce faire comportait d’immenses risques, et des dizaines de Skitarii furent tués en se heurtant à des foules d’hérétiques ou aux Chevaliers du Chaos. Néanmoins, nombre d’entre eux réussirent à éliminer plusieurs centaines d’Idolâtres. Ce faisant, ils ont rendu beaucoup plus difficile la réparation des Chevaliers Renégats endommagés ou la récupération des pilotes de leurs harnois, ce qui a fait pencher la balance en faveur de l’Imperium.
Au début de la défense de Ferrovigilum, les forces de la Legio Morbidus et leurs alliés ont sérieusement sous-estimé les capacités des défenseurs. De nombreux Titans hérétiques ont opéré sans soutien, se croyant largement invulnérables. Les Iron Skulls ont su tirer parti de cet état d’esprit. Lorsque le Titan Reaver Horribilis, infesté de pourriture, pénétra dans les Dômes de la zone 06AXδ, deux Titans Warhound des Iron Skulls étaient à l’affût. Ils ont tendu une embuscade au Reaver, utilisant les Griffes d’Ursus pour le traîner au sol. Plutôt que de détruire le Titan, ils se replièrent. Comme ils s’y attendaient, le Princeps du Titan abattu appela à l’aide, et des compagnies de Secutarii traîtres se précipitèrent pour sécuriser l’épave du Reaver et sauver l’équipage. Des cohortes de Skitarii loyalistes avaient déjà sécurisé les Dômes de la zone, prêts à accueillir les Secutarii. Lorsque les équipes de récupération des Titans sont arrivées, les loyalistes revanchards les ont pris dans une embuscade punitive lors d’une bataille brutale qui a vu de nombreux Skitarii tués. Ce genre d’action se répéta plusieurs fois avant que la Legio Morbidus ne retienne la leçon. Ils perdirent une part considérable de leurs éléments de soutien vitaux, ainsi qu’un certain nombre de machines divines.
Le Canyon des Titans Morts[modifier]
La Bataille du Canyon des Titans Morts est l’un des nombreux exploits audacieux et l’une des remarquables victoires de la Compagnie Oubliée sur Ferrovigilum. Ils y ont détruit un manipule entier de Titans de la Legio Morbidus.
Le Canyon Industriel 87-ZLξ était abandonné depuis des décennies. Dame Halenna, la cheffe des Sans-Fiefs, y vit l’endroit idéal pour frapper durement la Legio Morbidus. Elle chargea les Chevaliers Courtépée, Picfeu et Furie d’attirer un groupe de Titans traîtres dans le canyon. Ils réussirent, et trois Warhounds les suivirent dans l’étroitesse du passage artificiel, qu’ils ne purent franchir qu’en file indienne. Le Furie fut détruit lors de cette tentative, déchiqueté par une salve de Méga Bolters Vulcains. Après l’entrée du dernier Warhound dans le canyon, des sapeurs de la milice de Ferrovigilum ont démoli les piles factorielles situées de part et d’autre de l’entrée. Des centaines de tonnes de Ferrobéton et d’acier trempé s’écrasèrent, bloquant le repli des Titans.
Dès que les Titans furent pris au piège, le reste de la Compagnie Oubliée frappa. Les Chevaliers Errant et Galant, qui attaquaient à courte portée, encerclèrent les Titans depuis des positions cachées à l’intérieur des structures industrielles en ruine. Ils coururent pour s’approcher si près que les autres Titans ne pourraient pas leur tirer dessus sans mettre sérieusement en danger l’un des leurs. Les Chevaliers arrachèrent les câbles des jambes et des armes à l’aide de Tronçonneuses Reaper et ouvrirent le feu à bout portant à l’aide de Canons Thermiques. À la tête du canyon se tenait le Chevalier Castellan Brise-Ennemi, qui maintenait un barrage de tirs constant contre le premier Titan, affaiblissant ses Boucliers Void. Le Chevalier Vaillant Abatteur-de-Titan était le dernier élément de l’embuscade. Il s’avança directement vers le premier Titan, détruisit le Bouclier Void de la Machine divine avec son Canon Conflagration et tira avec son Harpon Thundercoil à travers l’articulation du genou du Titan. Alors que la Machine Divine manœuvrait pour tenter de cibler ses multiples assaillants, elle s’écrasa au sol. A partir de là, il devint une proie facile pour les Chevaliers.
Après la chute du premier Titan, ce n’était qu’une question de temps pour les deux autres, qui étaient complètement pris au piège. Même si d’autres Chevaliers de la Compagnie Oubliée allaient tomber suite aux actions de ces machines-bêtes acculées, il s’agissait néanmoins d’une grande victoire et d’un témoignage du génie martial de Dame Halenna. La Legio Morbidus ne sous-estimerait plus jamais la Compagnie Oubliée.
Ohmex Magnifica[modifier]
Sur le Monde-Batterie d’Ohmex Magnifica, les tempêtes les plus féroces sont quotidiennes. La planète tournait sur son axe à grande vitesse, générant une force de Coriolis massive, et possédait également des systèmes de pression qui fluctuaient violemment. La surface de la planète était parsemée d’immenses parcs éoliens, dont les turbines s’élevaient à plusieurs centaines de mètres dans le ciel. Une partie considérable de la planète était également occupée par de vastes générateurs, où l’on brûlait le Prométhéum provenant d’immenses réserves souterraines pour produire de l’énergie. Les magisters d’Ohmex Magnifica stockaient l’énergie produite dans des batteries qu’ils exportaient ensuite dans tout le système. L’insatiable soif d’énergie de Metalica était telle qu’environ 80 % de la production d’Ohmex Magnifica était destinée au Monde-Forge, même si les magisters veillaient à ce que leur propre monde dispose de tout ce dont il avait besoin.
La guerre pour Ohmex Magnifica était en grande partie une guerre pour ses infrastructures essentielles. Les forces du Chaos ne cherchaient pas à se l’approprier, mais plutôt à la détruire, sachant que cela affaiblirait considérablement le système. Les défenseurs se sont battus pour empêcher cela à tout prix. Le ciel du Generatorum Rho-Omicron-Beta-XVII devint le théâtre d’une gigantesque guerre aérienne. Une armada d’Archéoptères et d’appareils de l’Aeronautica Imperialis rencontra des volées de Machines-Démons et de chasseurs renégats dans une bataille dévastatrice et mortelle. Le ciel nocturne était illuminé par une série interminable d’explosions alors que les deux forces aériennes se détruisaient l’une l’autre dans leurs tentatives de ruiner ou de sauver le Generatorum.
Les troupes d’assaut des bandes de guerre renégates de l’Hereticus Astartes, dont les Punishers et les Unhallowed, ont attaqué les éoliennes d’un kilomètre de haut de l’unité 8-17-LD-φ du Moissonneur-Cyclone. En réponse, des cohortes entières de Pteraxii ont été envoyées contre eux. Ils assaillirent les Astartes Hérétiques avec des grêles de feu de flèche et des torrents de leurs torches phosphorescentes. Les Skitarii et les Hérétiques furent réduits à l’état de brume lorsque les pales des turbines les percutèrent à des centaines de kilomètres à l’heure. Les Skitarii étaient coupés en deux par de vicieux coups d’Épées Tronçonneuses, et les traîtres étaient déchiquetés par des serres mécaniques. Le nombre et la ténacité inébranlable des Skitarii l’emportèrent et ils repoussèrent les quelques Space Marines du Chaos survivants, bien que des dizaines de turbines aient été rendues complètement inopérantes et des centaines d’autres réduites à moins de cinquante pour cent d’efficacité.
Le bande de guerre d’adorateurs de Nurgle connu sous le nom de Calice Empoisonné a secrètement infiltré et attaqué un centre de traitement d’amidon de cadavre, désireux de souiller les installations et la nourriture qu’elles produisaient avec des dons du Dieu de la Peste. Les Astartes Hérétiques découvrirent que de nombreux travailleurs de l’amidon de cadavre étaient des fanatiques assoiffés de sang, adorateurs d’un être qu’ils appelaient le Seigneur des Os et des Tendons. Une gigantesque bataille éclata, les Space Marines du Chaos et les cultistes se massacrant les uns les autres. L’intensité et la durée des combats ont suffisamment affecté la production du centre de traitement pour que les Exécuteurs locaux soient alertés. Après que plusieurs équipes d’Exécuteurs ont été anéanties lors d’actions d’investigation, leur commandement a appelé des renforts. Des Pupilles du Tempestus du 2e régiment des Mastodontes Grammiques ainsi que des manipules de Skitarii se sont précipités pour aider à rétablir l’ordre. Après une bataille féroce au cours de laquelle des centaines de soldats impériaux et de l’Adeptus Mechanicus ont été pulvérisés par des Bolts ou découpés à l’aide de hachoirs recouverts de sang, les hérétiques ont finalement été détruits. L’usine d’amidon de cadavres a été dévastée par les combats, ses machines ont été détruites et la plupart de ses ouvriers ont été tués. Des centaines de milliers de travailleurs ont subis le rationnement, ce qui n’a fait qu’attiser la rébellion.
Le Massacre à la Citadelle Iotex[modifier]
La citadelle Iotex gardait la passe d’Hellespyne, qui menait aux hab-blocks où vivaient des centaines de milliers de travailleurs essentiels. Dotée de tourelles, d’armes automatisées et de batteries de canons, elle constituait un formidable réseau de défense. Trois régiments de Déferleurs d’Ohmex Magnifica constituaient sa garnison, aux côtés des macroclades Skitarii et des compagnies d’Auxilia Ogryns, qui étaient les seules troupes assez fortes pour soulever les obus des canons défensifs.
Lorsqu’une énorme horde de Daemonkins de Khorne et d’autres forces renégates se sont frayé un chemin vers la citadelle, les magisters des mondes ont délibérément retiré les troupes qui se trouvaient sur leur chemin et ont appâté les hérétiques vers la forteresse avec des escadrons de Sentinelles et des unités d’infanterie mécanisées. Ils pensaient que la citadelle serait l’enclume contre laquelle les renégats seraient écrasés.
Lorsque les traîtres attaquèrent la Citadelle d’Iotex, ils déferlèrent sur elle en une immense marée. Bien que des milliers de personnes aient été tuées lors des premières charges par des salves de tirs incessants, ils gagnèrent du terrain. Les sorciers corrompirent ou détruisirent les tourelles automatisées. Les Hommes-Bêtes adorateurs de Khorne franchirent les remparts et massacrèrent les troupes en défense. Les Seigneurs des Crânes défonçaient les portes et détruisaient les chars de combat. Les barrages d’artillerie réduisaient les tours et les murs en ruines. Les défenseurs sont progressivement repoussés, mais ils maintiennent l’ordre. Les magisters d’Ohmex Magnifica voulaient s’assurer que la horde était bien décidée à faire couler le sang. Puis ils refermèrent leur piège.
Les unités militaires qu’ils avaient retirées furent mobilisées. Régiment après régiment d’infanterie, de chars et d’artillerie avancèrent vers les positions entourant les hordes. Les Basilisks et les Wyverns lancent à l’unisson des volées d’obus explosifs. Des milliers d’ennemis furent tués dans les premières salves. Lorsque les renégats se tournèrent vers les renforts impériaux et les chargèrent, les chars de combat de toutes sortes ainsi que l’infanterie leur tirèrent dessus. Des armées de Serviteurs approvisionnaient constamment les troupes en munitions et en eau selon leurs besoins, et des troupes fraîches se relayaient dans les lignes après des périodes déterminées. Bien que les forces impériales aient mis plusieurs jours à y parvenir, elles ont exterminé les Daemonkins et les renégats dans l’une des victoires les plus glorieuses de toute la campagne d’Ohmex Magnifica.[5]
Reliques du Secteur Charadon[modifier]
Reliques d'Artificier[modifier]
Os de Guerrier[modifier]
Ces os appartenaient à un puissant guerrier, et une partie de son esprit résonne encore en eux, aidant le porteur au combat grâce à une ancienne sagesse.
Archéo-Viseur Perdu[modifier]
Ces viseurs thermiques uniques ont appartenu à un guerrier mort depuis longtemps. La technologie est d’origine inconnue, mais elle est suffisamment puissante pour couper court à toute perturbation de la vision du porteur.[6]
Pièce Porte-Bonheur[modifier]
Cette pièce, qui n’est ni double face ni falsifiée, a porté chance à ceux qui l’ont détenue depuis qu’elle a été introduite clandestinement dans un pénitencier d’Héliotyr.
Conduit de l'Esprit de la Machine[modifier]
Objet Archéotechnologique très ancien, ce conduit permet à son porteur de communiquer avec les Esprits de la Machine voisins par des moyens mystérieux et irremplaçables.
Dent de Dragon de Mer[modifier]
La puissance de ce dragon des mers mort était telle que ses dents conservent une partie de la force de la créature et ne sont pas moins tranchantes qu’elles ne l’étaient du vivant du monstre.[7]
Éclat de Réalité[modifier]
L’éclat de réalité donne à son porteur un aperçu des futurs possibles, ce qui lui permet de planifier les batailles à venir.
Sigil à Neuf Dents[modifier]
Perdu par des saboteurs adorateurs de Tzeentch, le sigil à neuf dents confère un pouvoir obscur aux Psykers qui le manient, bien qu’il soit inconstant quant à la personne à qui il accorde un tel don.
Effigie Fluctuante[modifier]
Longtemps cachée dans les eaux de la rivière, et aujourd’hui rejetée par l’inondation, cette relique appartenait autrefois à d’anciens adorateurs de Tzeentch. Son pouvoir est tel que son porteur peut traverser les murs.[8]
Reliques Antiques[modifier]
Cuirasse Résistante[modifier]
Il est impossible de déterminer quelle technologie alimente cette antique cuirasse, mais d’une manière ou d’une autre, elle rend son porteur remarquablement résistant à l’armement hideux de la pestilence de la Death Guard.[9]
Sources[modifier]
- Zone de Guerre Charadon - Acte I : Le Livre de la Rouille
- White Dwarf N°460 - Poudrière: Zone de Guerre Charadon
- White Dwarf N°461 - Poudrière: Zone de Guerre Charadon
- White Dwarf N°462 - Poudrière: Zone de Guerre Charadon
- White Dwarf N°463 - Poudrière: Zone de Guerre Charadon
- White Dwarf N°464 - Poudrière: Zone de Guerre Charadon
- ↑ White Dwarf N°460 - Le Front Chromyde
- ↑ White Dwarf N°461 - L’Invasion d’Alumax
- ↑ White Dwarf N°462 - Derrière les Lignes de Charadon
- ↑ White Dwarf N°463 - L’Amas Tri-Forge Cluster
- ↑ White Dwarf N°464 - Le Système Metalicain
- ↑ White Dwarf N°460 - Le Front Chromyde - Reliques de Croisade Chromydes
- ↑ White Dwarf N°461 - L’Invasion d’Alumax - Reliques de Croisade d’Alumax
- ↑ White Dwarf N°462 - L’Invasion d’Alumax - L’Amas Tri-Forge Cluster - Reliques de Croisade de la Tri-Forge
- ↑ White Dwarf N°460 - Le Front Chromyde - Reliques de Croisade Chromydes










