Roboute Guilliman

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Artikle pô fini. J’suis en train d’mettre ça
kom il fô pour k’ça soit tout bô tout bien !
- Krapull Kass’Krane, Mékano
et scribe stagiaire Ork.


« Dans une galaxie ceinte de ténèbres, c’est à nous d’apporter la lumière. Le flot du désespoir monte, et nous devons nous élever davantage. En une époque où la raison et l’espoir sont en déroute, nous devons tenir bon. Car nous sommes les épées de l’Empereur, les armes de Sa justice, qui libèrent et vengent en Son nom. Nous sommes l’Adeptus Astartes, les Anges de la Mort, et nous devons vaincre à tout prix. »
- Roboute Guilliman, Premier Discours sur Terra.
Roboute Guilliman, Primarque des Ultramarines et de tous leurs nombreux successeurs, Seigneur Commandeur de l’Imperium, Seigneur-militant des Hauts Seigneurs de l’Imperium de l’Humanité, Régent Impérial, le Fils Vengeur, l’Unificateur, le Véritable Maître d’Ultramar.
Stratège. Héros. Fils Vengeur. Roboute Guilliman est le Primarque des Ultramarines, Seigneur d’Ultramar, et meneur d’hommes hors pair. Ressuscité par l'Adeptus Mechanicus et les Ynnari, il cherche à lever les forces de l’Imperium et à repousser les séides des Dieux Sombres. Dominant même les Frères de Bataille héroïques de son Chapitre, Guilliman avance sur le champ de bataille en fusillant l’ennemi du regard. D’une main il manie l’Épée de l’Empereur, dont chaque revers fait danser un sillage de flammes. L’autre porte la Main de Domination, un gantelet de conception antique avec lequel Guilliman peut éventrer les blindés et écraser ses ennemis. Or, la meilleure arme du Primarque est son génie stratégique, qui devance ses ennemis, déjoue leurs manœuvres et les condamne à la défaite avant même le début de la bataille.

Guilliman faisait partie des loyalistes qui combattirent aux côtés de l’Empereur, durant l’Hérésie d'Horus. Il est actuellement le Seigneur Commandeur de l’Imperium, premier des Hauts Seigneurs de Terra et dirigeant de facto de l’Imperium au nom de son Père.[1]

Tenu par certains comme un parangon parmi les fils de l’Empereur, Roboute Guilliman était autant un homme d’État patricien qu’un guerrier infatigable. Doté d’une intelligence surnaturelle, d’une froide raison et d’une volonté indomptable, Guilliman a forgé sa XIIIe Légion pour en faire une vaste force disciplinée et conquérante qui lui a permit de devenir le maître d’un domaine stellaire dans la frange orientale de la galaxie : le Royaume d’Ultramar, qui au cours de sa vie a regroupé Cinq Cents mondes.[2]

Avant de commencer sa conquête de la galaxie, l’Empereur de l’Humanité créa les Primarques. Utilisant une sorcellerie génétique mystérieuse et Ses propres pouvoirs phénoménaux, Il forgea vingt demi-dieux. C’étaient des guerriers sans égaux, des stratèges et des chefs charismatiques. Ils rassemblaient toutes les qualités de l’homme, catalysées dans le creuset de la science et magnifiées par l’essence du divin. L’Empereur voulait que les Primarques soient à Ses côtés pendant la Grande Croisade, afin qu’ils mènent chacun une des vingt Légions de Space Marines.

Cependant, avant qu’Il puisse mettre ce plan à exécution, les Dieux du Chaos intervinrent et enlevèrent les Primarques alors qu’ils n’étaient encore que des embryons, et les dispersèrent dans le Warp. Chacun d’eux se retrouva alors sur un monde de l’Humanité, loin de Terra. Certains affirment que c’est à ce moment-là que les Dieux Sombres laissèrent leur empreinte dans le patrimoine génétique des fils de l’Empereur, et que c’est à cause de cela que la moitié des Primarques trahirent leur géniteur pendant l’Hérésie d’Horus.

Quoi qu’il en soit, Roboute Guilliman ne fut pas corrompu. Son embryon atterrit sur le Monde Féodal de Macragge. Il fut trouvé et adopté par un seigneur de guerre nommé Konor. Grandissant et se développant à une vitesse surhumaine, le fils adoptif de Konor surpassa rapidement tous les hommes de la planète, et devint le plus grand guerrier, le meilleur stratège et l’homme d’État le plus avisé de Macragge. Après la mort de Konor des mains d’un traître, Guilliman le vengea puis assura sa succession. L’intégralité de Macragge fut unifiée sous sa bannière et la planète connut la paix, le savoir et la prospérité. Guilliman était aimé de son peuple. Il était capable d’assimiler en un temps record une quantité incroyable d’informations. C’était donc un organisateur et un logisticien sans égal, capable de mettre en application les théories les plus complexes afin d’obtenir des résultats pratiques, pour que l’Ordre remplace le Chaos.

Lorsque la Croisade de l’Empereur atteignit Macragge, le fils et le père furent réunis. Guilliman reçut le commandement de la Légion des Ultramarines et entreprit immédiatement d’y imprimer sa marque. Lors des conquêtes qui suivirent, les Ultramarines devinrent le parangon du Space Marine, la Légion la plus polyvalente et la plus douée tactiquement et stratégiquement. Œuvrant sur la base de situations théoriques et de solutions pratiques, les Ultramarines combattaient avec une efficacité optimale. Ils refoulèrent les ennemis de l’Humanité, leurs armées opérant comme des machines parfaitement huilées afin de mener des manœuvres décisives pour remporter chaque bataille et chaque guerre.

Lorsque l’Hérésie d’Horus embrasa la galaxie, Roboute Guilliman combattit avec loyauté et détermination pour l’Imperium qu’il chérissait. Lorsqu’il crut que l’Empereur était mort, il établit le siège du pouvoir impérial sur Macragge, dans l’intention de préserver la pureté des domaines de son père à travers le royaume d’Ultramar. Quand il apprit ultérieurement que Terra avait tenu bon, Guilliman fit de son mieux pour que ses Ultramarines et lui viennent en aide à l’Empereur lors de la bataille finale. Ses efforts sauvèrent de nombreuses planètes, toutefois il arriva trop tard sur Terra. Cet échec majeur de sa vie allait le hanter pendant des décennies.

Suite à l’Hérésie d’Horus, le Primarque des Ultramarines rédigea et institua le Codex Astartes. Ce fut également lui qui hérita de la lame enflammée de l’Empereur et qui devint Seigneur Commandeur de l’Imperium, au sein des Hauts Seigneurs de Terra. Finalement, à la Bataille de Thessala, Guilliman fut vaincu par son frère maudit Fulgrim, qui le blessa mortellement avec sa lame empoisonnée. Mourant, Roboute Guilliman fut placé dans un champ de stase au cœur du Temple de la Correction. Depuis, il est resté assis sur son trône, les millénaires s’écoulant, jusqu’à ce qu’un événement capable de le faire revenir à la vie survienne.

Et cet événement est arrivé.

Le Primarque fut ressuscité lors de la Campagne d’Ultramar, durant la 13e Croisade Noire en 999.M41, grâce aux prouesses techniques de l’Archimagos Dominus Belisarius Cawl et du pouvoir du Dieu des Morts Aeldari, Ynnead, à travers sa prêtresse, Yvraine. Peu de temps après, Guilliman lança la Croisade Terrienne à partir de Macragge, à travers l’instabilité grandissante de la galaxie, alors que le pouvoir du Chaos augmentait de nouveau avec la naissance de la Grande Faille. Après avoir failli être emprisonné pour l’éternité dans le Maelström puis presque tué sur Luna par son frère, le Primarque Démon Magnus le Rouge, Guilliman arriva finalement sur Sainte Terra. Là, il entra dans le sanctuaire du Palais Impérial et rencontra l’Empereur pour la première fois depuis plus de dix mille ans. Ce qui s’est passé entre le père et le fils durant cette réunion n’est pas connu, mais quand il en réémergea, Guilliman annonça qu’il reprenait une fois de plus le manteau du Seigneur Commandeur de l’Imperium, le premier parmi ses pairs dans le Senatorum Imperialis et le dirigeant de facto de l’Imperium.[3]

Alors que la naissance cataclysmique de la Grand Faille suite à la chute de Cadia perturbait les voyages et les communications interstellaires et que la Noctis Aeterna se refermait comme un linceul sur la galaxie, Guilliman se déplaça rapidement pour stabiliser l’Imperium défaillant. Il se tourna une fois de plus vers Belisarius Cawl pour achever un plan qui durait depuis plus de 10 000 années standards, depuis la fin de l’Hérésie d’Horus et le dernier mandat de Guilliman en tant que Seigneur Commandeur de l’Imperium. Cawl avait passé ce temps à "perfectionner" le modèle génétique original que l’Empereur avait établis avant la Grande Croisade pour les Space Marines, créant une nouvelle Légion de dizaine de milliers d’Astartes profondément améliorés sous la surface de sa forge sur Mars. Cette nouvelle race de guerrier transhumain, les Space Marines Primaris, étaient plus grands, physiquement plus puissants et possédaient des temps de réaction plus rapides que leurs homologues Astartes d’origine. Cawl avait également passé les millénaires à repousser les limites du dogme de l’Adeptus Mechanicus dans sa recherche de "l’innovation", en créant de nouvelles Armures Énergétiques, armes et véhicules plus perfectionnés pour les Primaris.[4]

Mais avant que Guilliman puisse se déplacer pour utiliser ses nouvelles armées, le Dieu du Chaos Khorne profita de la Noctis Aeterna pour lancer un assaut démoniaque sur le Monde-Trône de l’Humanité, déclenchant la Deuxième Bataille de Terra. Bien que Guilliman ait conduit les défenseurs impériaux, y compris les Sœurs du Silence et l’Adeptus Custodes, repoussant les serviteurs hurlants du Dieu du Sang, l’assaut effronté choqua les Hauts Seigneurs de Terra. Ils réalisèrent que dans ce nouvel âge, aucun monde n’était à l’abri des Puissances de la Ruine et des nombreux ennemis de l’Humanité.[5]

À la suite de la Deuxième Bataille de Terra et de l’apparition de la Grande Faille, Guilliman rassembla la plus grande flotte de guerre impériale qui avait été vue depuis la Grande Croisade. La plus grande composante de cette force comprenait une nouvelle armée composée de dizaines de milliers de Space Marines Primaris, divisée en moitié en nouveaux Chapitres de l’Adeptus Astartes et en moitié en neuf formations des Légions Space Marines Loyalistes d’origine, baptisée les Fils Innombrables des Primarques. Le Primarque lança la Croisade Indomitus dans le vide, déterminé à repousser les Forces du Chaos et les hordes de Xenos partout où ils menaçaient les mondes de l’Humanité. La croisade de Guilliman apporta le feu et la fureur à l’ennemi à travers un Imperium menacé de toutes parts, triomphant de chaque obstacle qui se dressait sur sa route et traversant même la Grande Faille pour atteindre les secteurs perdus de ce que l’on nommait désormais l’Imperium Nihilus. Partout où passait la Croisade Indomitus, elle apportait aide et soutien aux mondes humains assiégés. Mais davantage que des armes ou des provisions, sa ressource la plus précieuse était l’espoir dont elle emplissait les cœurs des citoyens impériaux, et l’allégresse de l’incroyable nouvelle : un fils de l’Empereur marchait une fois de plus à travers les étoiles.[6]

La Croisade Indomitus arriva à son terme à la Bataille de Raukos, qui fut une victoire sur une force d’Astartes hérétiques, plus d’un siècle après son commencement. Par la suite, Guilliman retourna son attention pour aider son royaume d’Ultramar afin de vaincre les forces de la Légion Renégate de la Death Guard et les serviteurs de Nurgle durant les Guerres de la Peste, conduite par son frère déchu Mortarion en 111.M42. Avant la fin du conflit, Guilliman annonça qu’il avait commis une grave erreur en autorisant la réduction drastique des frontières officielles d’Ultramar dans les jours qui suivirent l’Hérésie d’Horus. Il rétablit donc l’ancien Conseil Tétrarque, organe dirigeant de l’antique Ultramar, et chargea ses nouvellement nommés Tétrarques, comprenant son Écuyer - le Capitaine Decimus Felix et le Premier Capitaine des Ultramarines, Severus Agemman, sous l’autorité du Maître de Chapitre et Seigneur-Protecteur du Grand Royaume d’Ultramar Marneus Calgar, d’étendre les territoires d’Ultramar pour inclure tous les systèmes qui avaient autrefois constitué les Cinq Cent Mondes.[7]

Menant personnellement les forces impériales contre les armées du Chaos - renégates et démoniaques - Guilliman libéra Espandor, puis Parmenio où il fit face à Mortarion. Il repoussa définitivement l’invasion à Iax où Guilliman et son frère corrompu se sont personnellement affrontés pour aboutir à une impasse au milieu des ruines de la planète. À la suite de cette bataille, les forces de Nurgle ont continuées à perdre du terrain sur tous les fronts. Mortarion et la Death Guard finirent par se replier vers les Astres Fléaux, permettant au Fils Vengeur de partir de nouveau à la guerre dans le reste de la galaxie afin de restaurer le domaine et le rêve de son père.[8]

Le Fils de Macragge

Grâce aux grands efforts de nombreux Itérateurs impériaux, l’histoire du Primarque Roboute Guilliman, le début de sa vie et de sa découverte sont bien connus et bien documentés, contrairement à certains autres Primarques.

La plupart de ces récits ont bien sûr joué un rôle d’édification pour les masses et de propagande, mais entre les événements diversement embellis, un certain nombre de faits et de thèmes cohérents se dégagent.[9]

L'Arrivée sur Macragge

Après leur enlèvement mystérieux sur Terra, les vingt capsules d’incubation des enfants Primarques se sont posées sur des planètes colonisés par l’homme à travers la galaxie - des mondes éloignés habités par une grande variété de cultures humaines, et que ce soit par hasard ou par dessein cruel, chaque monde fournirait un creuset qui tempérerait l’enfant Primarque qui deviendrait soit un héros ou un monstre, un tyran ou un libérateur. La capsule contenant la forme en développement d’un Primarque tomba sur le monde de Macragge situé dans la Bordure Orientale de la galaxie. Macragge était un monde aride mais pas inhospitalier, qui faisait partie d’un ancien empire stellaire des âges passés que l’Homme avait habité pendant des siècles, depuis l’époque du Moyen-Âge Technologique. Ses industries avaient survécu relativement intactes à l’Ère des Luttes et ses habitants avaient conservé une société autoritaire mais structurée. Y furent remarquablement conservé un certain nombre d’antiques vaisseaux capables de voyager dans le Warp à courte portée qui pouvaient être utilisés pour le transit stellaire - si les conditions le permettaient - et ses habitants avaient continué à construire des vaisseaux spatiaux sub-légers même pendant les tempêtes Warp les plus intenses. Cela avait permis aux habitants de Macragge de rester en contact avec plusieurs systèmes humains voisins, malgré la fureur des tempêtes, maintenant ainsi un lien ténu avec le reste de l’espace humain et de savoir qu’il n’était pas seul dans les ténèbres.

Ainsi, lorsque la capsule du Primarque fut découverte par un groupe de nobles qui chassaient dans une forêt locale, ils surent immédiatement que c’était un appareil technologiquement avancée plutôt qu’un objet issue de la superstition ou de la magie. Les nobles brisèrent le sceau de la capsule et y découvrirent un enfant d’une beauté saisissante et parfaitement formé, entouré d’une aura de lumière. L’enfant fut amené devant Konor Guilliman, l’un des deux nobles qui portait le titre de "consul", et dont l’autorité régissait la région la plus civilisée et la plus puissante de Macragge. Konor adopta l’enfant comme son propre fils, tradition qui n’était pas rare dans sa culture, le baptisant Roboute.

Le jeune Primarque grandit anormalement vite et, ce faisant, ses forces physiques et mentales uniques devinrent évidentes pour tous. Il est enregistré qu’au moment de son dixième anniversaire, Guilliman avait maîtrisé tout ce que les tuteurs les plus sages de Macragge pouvaient lui apprendre. Sa perspicacité sur les questions d’histoire, de philosophie et de science étonna ses enseignants, tandis que sa mémoire était absolue et sa capacité à extrapoler des conclusions précises à partir d’informations fragmentaires était à la limite de l’inexplicable. Son plus grand talent résidait cependant dans l’art de la guerre, elle-même traitée comme une science élevée et louée dans la culture de Macragge. Dès qu’il atteignit sa majorité légale, le père adoptif de Roboute, Konor, lui donna immédiatement le commandement d’un corps expéditionnaire envoyé pour pacifier les terres les plus septentrionales de Macragge. Nommé Illyrium, c’était une terre barbare, de parias et de micros États en guerre qui hébergeaient depuis longtemps des brigands et des mercenaires qui attaquaient régulièrement des terres civilisées tout autant qu’ils s’engageaient comme fantassins pour combattre dans les guerres de leurs voisins. Roboute mena une brillante campagne et remporta à la fois la soumission et le respect des féroces bandes de guerriers illyriens. Mais quand il rentra, il trouva la capitale de Macragge Civitas plongée dans la tourmente.[10]

La Mort de Konor

En l’absence de Roboute, le co-consul de Konor Guilliman, un dénommé Gallan, déclencha un coup d’État contre Konor, un acte loin d’être inconnu historiquement même si, dans ce cas, ce fut une surprise. Gallan, semble-il, avait longtemps nourri des desseins d’une domination non partagée et avait conspiré avec les membres de la riche noblesse de Macragge, jaloux du pouvoir politique et de la popularité de Konor et qui craignaient de plus en plus l’avenir de son enfant prématurément précoce. Ces mécontents représentaient l’ancien régime de Macragge, une aristocratie dont la richesse se basait sur de vastes domaines entretenus par le travail d’une multitude de vassaux appauvris. Konor, soutenu par les nobles issus des industries de Macragge - rivaux de l’ancien régime - contesta cet équilibre des pouvoirs, forçant l’aristocratie de Macragge à offrir à ses vassaux un niveau de vie et des droits accrus, affaiblissant sa mainmise. Konor avait également fait appliqué une loi qui obligeait la noblesse de Macragge à lancer un ambitieux programme d’amélioration des infrastructures longtemps négligée de leur pays et à élargir la capitale à leur frais. Ces réformes ont rendu Konor Guilliman inattaquable aux yeux du peuple, mais étaient très impopulaires au sein de la noblesse, à l’exception des quelques aristocrates les plus prévoyants.

Alors que Roboute Guilliman et son armée triomphante approchaient de la ville de Macragge Civitas, ils virent la fumée issue d’une multitude de feux et trouvèrent des citoyens fuyant une ville plongée dans l’anarchie. Roboute appris que l’armée privée de Gallan avait attaqué le Sénat tandis que Konor et ses loyaux gardes du corps étaient à l’intérieur. Les réfugiés racontèrent chacun la même histoire ; des soldats rebelles avaient attaqué le Sénat, tandis qu’une foule ivre de colère, à l’initiative de Gallan, mais désormais hors du contrôle de toute autorité, parcourait la ville en feu, pillant et assassinant. Roboute se précipita au secours de son père adoptif. Laissant ses propres troupes s’occuper des émeutiers, il se fraya un chemin vers le centre de la cité, découvrant les actes sanglants commis par les rebelles dans le district gouvernemental, mais arriva trop tard au Sénat. Tout n’était que ruine criblée de balles, et même les rebelles semblaient avoir fui les lieux pour se joindre au pillage. Là, dans les abris sous le bâtiment à moitié effondré, il trouva son père mourant. Pendant trois jours, le Consul blessé avait dirigé la défense du Sénat assiégé, alors même que des chirurgiens se battaient pour sauver sa vie à la suite d’une tentative d’assassinat ratée qui avait déclenché l’attaque chaotique des conspirateurs. Il est apocryphe de dire qu’avant de rendre son dernier souffle, Konor décrivit l’ampleur de la trahison de Gallan envers son bien-aimé fils adoptif et nomma ceux dont les mains étaient tachées de son sang.

La fureur de Roboute Guilliman suite à la mort de son père adoptif fut indescriptible. Avec le soutien total de son armée et des citoyens assiégés de Macragge Civitas, Roboute écrasa les rebelles de l’aristocratie, dispersa leurs armées de mercenaires et aligna dans les rues les corps suspendus des émeutiers, rétablissant ainsi rapidement l’ordre dans la capitale et les terres environnantes. Des milliers de citoyens affluèrent au Sénat et, au milieu d’une vague de reconnaissance populaire, Roboute devint l’unique et désormais très puissant Consul de Macragge.

Le nouveau souverain brisa l’ancien ordre aristocratique et leur confisqua leurs terres et leurs titres. Gallan et ses complices furent arrêtés, les meneurs exécutés publiquement et les autres condamnés aux travaux forcés pour reconstruire à la main, pierre par pierre, la ville qu’ils avaient détruite. Ils ne survécurent pas longtemps à cette peine. Dans le nouvel ordre, des soldats loyaux et des colons assidus se voyaient accorder des droits là où l’aristocratie oppressive régnait autrefois. Avec une énergie surhumaine et une vision singulière que seul un Primarque était capable d’exécuter, le nouveau Consul réorganisa l’ordre social de Macragge, créant une féroce méritocratie où les travailleurs assidus recevaient les postes honorables et accédaient à de hautes fonctions, tandis que ceux qui violaient la loi ou œuvraient contre le bien commun recevaient des peines draconiennes, mais impartiales. L’économie stagnante et inégalitaire fut réorganisée, la technologie diffusée plutôt que conservée par l’élite, et les forces armées transformées en une force puissante et bien équipée. Macragge prospéra comme jamais auparavant - un peuple et un seul ordre, unis sous le règne incontestable de Roboute Guilliman.[11]

L'Empereur Atteint Macragge

Alors même que les capsules des vingt Primarques dérivaient à travers le Warp, l’Empereur et Ses armées progressaient rapidement dans la galaxie. Leur Grande Croisade avait déjà libéré de nombreux mondes de la domination extraterrestre, et rétabli le contact avec des planètes humaines qui avaient vécu isolées et menacées de toutes parts depuis plusieurs milliers d’années.

Tandis que le jeune Roboute Guilliman guerroyait contre les bandits d’Illyrium dans les montagnes au nord de Macragge, l’Empereur et une force de Space Marines atteignirent le monde d’Espandor, dans le système voisin. L’Empereur apprit par la bouche des habitants d’Espandor l’existence de Macragge et du fils déjà légendaire du Consul Konor. L’Empereur réalisa immédiatement qu’Il venait de retrouver un de Ses fils perdus.

Il prit sans tarder la route vers Macragge mais Son vaisseau fut piégé dans une tempête Warp inattendue qui le dévia de Son cap. Lorsque l’Empereur débarqua finalement sur Macragge, Roboute Guilliman régnait depuis presque cinq ans. Au cours de cette période, la planète avait subi de profondes mutations. Ses habitants étaient prospères, ses armées bien équipées et ses cités avaient été rebâties en marbre et en acier brillant. Les vaisseaux effectuaient des liaisons régulières avec les systèmes voisins, ramenant des matières premières et toujours plus de colons vers Macragge. L’Empereur fut presque étonné de trouver un monde aussi florissant et comprit que Roboute Guilliman était un Primarque à la clairvoyance, au talent et à l’intelligence réellement extraordinaire.

Guilliman rencontre l'Empereur

L’Empereur rencontra Roboute Guilliman sans avoir recours à la dissimulation qui Lui fut nécessaire pour approcher des Primarques plus sauvages. Il est en outre affirmé qu’une fois que Guilliman appris la vérité sur ses origines, il prêta immédiatement allégeance à l’Empereur, qu’il savait être son véritable père, car il avait déjà correctement théorisé qu’il avait été délibérément créé pour un but précis. Les observateurs impériaux ont immédiatement compris que Roboute Guilliman possédait une intelligence analytique puissante, même comparée aux capacités cognitives surhumaines de ses pairs, ainsi qu’un talent stupéfiant pour la gouvernance et pour la macro-organisation. Pourtant, peu devinèrent ce que ces talents mis à profit pour la Grande Croisade allaient réaliser.[12]

L'Unification du Corps et de l'Âme

La XIIIe Légion Space Marine fut assigné au commandement de Roboute Guilliman en peu de temps, car le Primarque n’eut pas besoin d’encouragement ou d’assistance pour assimiler les connaissances sur la galaxie, sur la Grande Croisade et sur les nombreuses merveilles technologiques du tout nouvel Imperium de l’Humanité. L’honneur que Roboute Guilliman avait accordé à la XIIIe Légion en acceptant sa fidélité fut un événement accueilli avec beaucoup de joie et de fierté. L’art oratoire et la vision avec lesquels leur Primarque retrouvé leur exposa ses desseins pour l’avenir et la justice de la Grande Croisade remplirent les Legiones Astartes d’une vigueur renouvelée et dissipèrent toute ombre de doute dans leurs esprits, faisant en sorte que la prise de commandement de Guilliman se fit sans heurts, selon les documents officiels.

L'Aigle de l'Est

Roboute Guilliman durant la Grande Croisade.
Aussi rapidement qu’il avait mit ses plans à exécution pour Ultramar, Guilliman se lança dans la réorganisation et la ramification de sa Légion. Il adopta un plan extrêmement détaillé inspiré à la fois des doctrines militaires et des philosophies politiques de son monde d’origine, et d’une étude détaillée de l’histoire de la XIIIe, de chaque Légion et de chaque force armée sous la bannière de l’Empereur sous leur forme en vigueur. Ainsi, il rebâti en conséquence la structure organisationnelle et les doctrines tactiques de sa Légion. Le résultat fut une force admirable, élaborée et hautement méritocratique. Sans surprise, il s’appuyait sur de nombreux éléments déjà manifestes dans le caractère de la XIIIe Légion, car le patrimoine génétique de leur Primarque avait déjà partiellement façonnés les Ultramarines qui, même inconsciemment, recherchaient à travers l’analyse et la raison à éliminer les faiblesses et les insuffisances pour atteindre le résultat militaire optimal. Comme pour la plupart des entreprises de la Légion, le Primarque considérait qu’il s’agissait d’un plan sur le long terme et il adopta rapidement une double doctrine qui englobait parallèlement les valeurs anciennes et déterministes du guerrier : le courage, la discipline, la compétence et l’adaptabilité, définies comme ce qui était "pratique", et d’autre part : la planification, le précédent, l’analyse et l’évaluation, définies comme ce qui était "théorique". Les deux éléments doctrinaux avaient un poids et une valeur similaires, l’un complétant et informant l’autre, se confondant comme les métaux qui forment une fine lame. Cela devint la doctrine et le credo de la Légion.

Comme pour la société que Roboute Guilliman avait construite sur Macragge, la XIIIe Légion sous son commandement était aussi impitoyable qu’elle était efficace, les capacités de l’individu étant valorisés dans leur ensemble, et la vie d’un élément jamais sacrifiée sans raison ou sans but ; la doctrine soulignant que chaque Astartes perdu affaiblissait ceux qui restaient. Au sein de la Légion, la bravoure et la réussite de l’individu étaient récompensées avec honneur et responsabilité, mais l’obéissance à la hiérarchie et à l’ordre qu’elle exigeait de ses membres devait être irréprochable et incontestée. Les signes extérieurs de cette transformation furent frappants, la livrée de la XIIIe devint d’un bleu profond, chassée d’or, tandis que le symbole de l’ancien glyphe "Ultima", trouvé sur les cartes stellaires du secteur avant son isolement, fut adopté pour symboliser le nouveau royaume que la Légion incarnait, et avec elle la dénomination de "Ultramarines". Comme le suggère une monographie attribuée au Commémorateur L. Amphidal, « Roboute Guilliman et sa Légion firent le serment de faire mener la Grande Croisade au-delà des étoiles elles-mêmes si nécessaire pour voir son achèvement. »

Avec sa base avancée transférée sur Macragge, Guilliman se vit confier le commandement de la Croisade dans la région et entreprit rapidement une série de nouvelles conquêtes. Sa 12e Flotte Expéditionnaire sous son commandement reçu des navires de guerre de dernière génération conçus sur Mars avec la bénédiction de l’Empereur. Les nouvelles conquêtes furent immédiates, car les nouvellement nommés Ultramarines augmentèrent rapidement leurs effectifs qui étaient originaires de Macragge, identifièrent des cibles en conformité avec le Vérité Impériale et sélectionnèrent les forteresses Xenos à des fins d’éradication. Interrompue seulement lorsque la volonté de l’Empereur l’appelait pour se joindre à de plus grandes campagnes, la 12e Flotte Expéditionnaire se déplaça pendant près d’un siècle jusqu’à l’étendue morte au nord de la galaxie où se terminait les Tempêtes de Dominations et jusqu’au point Ultima Thule à l’est et sud galactique, où les étoiles pâlissent et disparaissent dans les ténèbres sans fin du vide exo-galactique.

Au cours de cette période, les Ultramarines réussirent à libérer plus de mondes que n’importe quelle autre Légion, et les planètes que Roboute Guilliman ramena dans le giron de l’Imperium ont toujours bénéficiés de son intense passion pour un gouvernement efficace et ordonné. À chaque fois que Guilliman et les Ultramarines adoptaient un monde en Conformité, leurs forces consacraient autant d’efforts à le rétablir, à mettre en place des défenses autonomes et à veiller à ce que les agents de la Vérité Impériale et des industries inséreraient fermement la place du monde dans le tissu de l’Imperium. Cette expansion de la civilisation cohésive sur le chemin de la Légion lui permis à la fois de consolider et d’élargir ses lignes d’approvisionnement, facilitant en grande partie la rapidité et la portée des conquêtes des Ultramarines.[13]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les Ultramarines

Le Modèle d'Empire

Aussi inexorablement que son nombre de victoires, les effectifs de la Légion des Ultramarines commençaient également à augmenter. Même avant sa réunification avec son Primarque, la XIIIe Légion avait pris conscience de ses pertes et avait démontré sa capacité à se développer dans la continuité grâce à la résilience de son héritage génétique lors de la réplication multigénérationnelle. Mais avec la vision du Primarque pour la guider, son sens de l’organisation et son propre matériel génétique disponible pour renforcer davantage les stocks génétiques de la Légion, l’expansion qui en résulta fut fantastique, peut-être au-delà des attentes de quiconque - même celle de l’Empereur. Quelques mois après l’établissement de la Légion sur Macragge, le premier afflux de nouvelles recrues était arrivé à la Forteresse de Hera, le nouveau quartier général de la Légion, que Roboute Guilliman avait ordonné de construire. Le processus de renouvellement et d’augmentation des effectifs de la XIIIe Légion commença et fut continuel.

Des vagues et des vagues de recrues ont été reçues et traitées, non seulement sur Macragge et les mondes environnants d’Ultramar en lente expansion, aussi nombreux soient-ils, mais sur des dizaines de mondes et colonies éloignées que la flotte conquérante de Roboute Guilliman avait atteint. Le processus était méritocratique et exigeant ; seuls les candidats les plus forts et les plus compétents étaient sélectionnés, choisis pour les attributs physiques et mentaux souhaités, mais le filet était si large que les admissions dépassaient celle des autres Légions. Ceci, ajouté au rejet des Ultramarines de la guerre d’attrition qu’ils considéraient comme du "gaspillage", créa une amplification dans la mesure où plus la Légion utilisait une action de Conformité importante, plus elle gagnait des forces et limitait les victimes. Dans les cas où de lourdes pertes étaient inévitablement subies - il restait en effet beaucoup de batailles acharnées menées par les Ultramarines contre des ennemis terriblement puissants tels que les empires des sauvages Orks, les Tanarils et d’autres xenoformes cauchemardesques -, la taille même de la Légion et son énorme capacité à se renouveler grâce à son recrutement performant lui offrit une formidable résilience, et ces pertes ont presque toujours été remplacées en quelques années.

Au moment où Horus fut nommé Maître de Guerre, les Ultramarines étaient, selon toute évaluation officielle, la plus grande Légion Space Marine par nombre d’Astartes, avec une marge considérable. En raison de cette expansion, la 12e Flotte Expéditionnaire, très importante, a été subdivisée en une vingtaine de petites Flottes Expéditionnaires, permettant à la Légion de se déplacer plus loin, chacune comprenant encore des dizaines de vaisseaux et des milliers et parfois des dizaines de milliers d’Astartes. La force numérique de la Légion des Ultramarines est un exploit qui ne fut pas surpasser, bien que secrètement, d’après certaines évaluations, l’agrandissement tardif des Word Bearers viennait les rivaliser, tandis que les déclarations non vérifiées sur les effectifs de l’Alpha Legion affirmaient qu’ils étaient plus nombreux que ne l’indiquaient les registres officiels.

Cette force militaire et cet "empire au sein d’un empire" presque autonome qui l’entretenait, Ultramar ayant acquis une envergure communément appelée les Cinq Cents Mondes avant le déclenchement de la guerre, eurent des conséquences désastreuses sur les Ultramarines et leur Primarque. Séparés et inviolés à l’est, et étant une grande puissance de fait, l’existence même de la Légion en faisait une menace qui ne pouvait être ignorée par les Traîtres, menace que le plan du Maître de Guerre et le désir de vengeance des Word Bearers voulaient voir détruite, sur Calth.[14]

La Destruction de la Cité Parfaite

« Je vais vous révéler quelque chose que personne ne sait, à l’heure actuelle. L’Empereur a ordonné que Lorgar, qui s’appelait Aurelian, cesse de le vénérer. Ce dernier refusa, alors mon père a dû lui inculquer une leçon. Lorgar avait fait bâtir une cité en l’honneur de l’Empereur. On l’appelait la Cité Parfaite. Ma Légion l’a détruite. Je n’y ai pris aucun plaisir. Même si, à mon avis, les graines de la corruption furent plantées bien avant que l’Empereur ne prenne Lorgar à Ses côtés, c’est l’humiliation que ma Légion a infligée à Aurelian qui a contribué à le pousser dans les bras du Chaos. »
- Roboute Guilliman à Yassilli Sulymanya, Historitor du Logos Historica Verita.[15]

Ce désir de vengeance des Word Bearers à l’encontre des Fils d’Ultramar remonte des décennies avant l’Hérésie, lors de la destruction de la cité de Monarchia - surnommée la Cité Parfaite, capitale de la planète Khur, construite par les Word Bearers au cours de la Grande Croisade comme un magnifique sanctuaire dédié à la vénération de l’Empereur divinisé. Exaspéré par la lenteur des conquêtes de la XVIIe Légion et désapprouvant l’idolâtrie dont Il était l’objet dans cette cité, le Maître de l’Humanité ordonna que les faux temples soient détruits par les Astartes de la Légion des Ultramarines. Guilliman s’exécuta et fit évacuer par la force les habitants de la capitale planétaire, ainsi que seize autres cités et les rasa.

Lorgar et l’intégralité de la Légion des Word Bearers furent convoqué sur Khur et obligé de se prosterner dans les cendres de la ville par l’Empereur Lui-même, accompagné de Guilliman et de Malcador le Sigillite, tandis que les Ultramarines se tenaient debout devant eux. Lorgar fut publiquement humilié par l’Empereur, qui le réprima pour ses croyances religieuses, la lenteur de ses conquêtes et fut accusé d’avoir failli à la cause de l’Imperium. Forcé de s’agenouiller devant son Père, lui un Primarque, alors que Guilliman restait debout, il subit, désemparé, ses réprimandes. Une fois l’Empereur retiré sur Son vaisseau, Guilliman informa son frère que vingt Custodiens l’accompagneront lui et sa Légion pour le surveiller. Ce dernier désaveu provoqua la fureur de Lorgar qui accusa Guilliamn de s’amuser de son déshonneur et le frappa violemment, lui souhaitant de ne pas vivre la douleur de la destruction d’une de ses planètes et cités, ce que connaîtra, des décennies plus tard, le Fils Vengeur lorsque Lorgar et Angron ravageront Ultramar.

Cette réprimande par l’Empereur et la destruction de leur cité fut un point de basculement dans l’histoire de l’Humanité, car elle déclencha la quête spirituelle de Lorgar qui le mènera à embrasser le culte des Dieux du Chaos. Elle instilla la haine des Word Bearers envers les Ultramarines, haine qui éclatera au grand jour lors de la Bataille de Calth.[16]

Plus de dix mille ans plus tard, Guilliman se souviendra avec regrets de cet événement, se demandant si par la destruction de Monarchia, il ne s’est pas rendu responsable de la damnation de son frère et des terribles événements qui suivirent…[17]

Le Triomphe d'Ullanor

« Ils sont jaloux, tous autant qu’ils sont. Quand l’Empereur m’a nommé Maître de Guerre, c’est tout ce qu’ils ont trouvé pour m’en féliciter. Particulièrement Angron ; il est d’un caractère sauvage, et encore maintenant il m’est difficile de me le concilier. Guilliman ne vaut guère mieux. Il pense que ç’aurait dû être lui, je le sais. »
- Horus Lupercal à la Commémoratrice Petronella Vivar.

Dans les dernières années du 30e Millénaire, les forces de l’Imperium entreprirent la Croisade d'Ullanor, un vaste assaut impérial contre l’empire Ork du Seigneur de Guerre Urrlak Urruk. Le site de l’assaut final des forces impériales se trouvait dans le système central d’Ullanor. Cette croisade marqua le point culminant de la Grande Croisade pour réunir les mondes dispersés de l’Humanité. Les Orks d’Ullanor représentaient la plus grande concentration de Peaux-Vertes jamais vaincue par les forces militaires de l’Imperium ; avant la Troisième Guerre d’Armageddon commencée à la fin du 41e Millénaire. L’Empereur en personne commanda les armées de l’Imperium, secondé par Horus. L’ensemble des Luna Wolves furent mobilisés pour mener le fer de lance, mais les Ultramarines de Guilliman combattirent aux côtés des White Scars pour purger les systèmes extérieurs en livrant des attaques de diversion.

Après la défaite des Orks d’Ullanor, l’Empereur de l’Humanité retourna sur Terra pour commencer à travailler sur Son ambitieux projet d’ouverture de la Toile Aeldari pour l’usage de l’Humanité. Lors du Triomphe d’Ullanor, à laquelle Guilliman fut absent, le Maître de l’Humanité offrit à Horus le titre nouvellement créé de "Maître de Guerre" pour commander à Sa place les vastes forces de la Grande Croisade, faisant de lui le commandant en chef de toutes les armées de l’Imperium et le dépositaire de l’autorité de commandement sur tous les autres Primarques et toutes les Flottes Expéditionnaires de la Grande Croisade. 

Quand l’Empereur proclama Horus Maître de Guerre de l’Imperium, Guilliman accepta la nouvelle sans ressentiment, et Horus continua à lui demander conseil. Cependant, Horus croyait que Guilliman considérait qu’il méritait autant, sinon plus, l’honneur d’être nommé Maître de Guerre. Avant de retourner sur Terra pour superviser la prochaine phase de la création de son empire stellaire, l’Empereur suggéra à Horus de renommer la XVIe Légion les "Son of Horus", en son honneur et pour montrer sa place prééminente parmi ses frères. Horus a initialement refusé cet honneur, ne souhaitant pas être placé au-dessus de ses frères, et ainsi sa Légion continua à répondre sous le nom de Luna Wolves jusqu’à sa trahison. Les autres Primarques ne se sont jamais réconciliés suite à l’absence de l’Empereur et leurs sentiments d’avoir été abandonné par leur père afin de poursuivre un projet secret dont Il refusa de révéler la teneur créa de la jalousie et du ressentiment, plantant les graines la corruption qui engendra l’Hérésie d’Horus.[18]

L'Hérésie d'Horus

« Écoute-moi, Roboute. Tu te crois si intelligent, si sage. Si informé. Mais tout ça a déjà commencé. La galaxie se retourne. Tu mourras, et notre père mourra, ainsi que tous les autres, parce que vous êtes trop stupides pour voir la vérité. Écoute-moi bien, Roboute. Écoute-moi. L’Imperium est condamné. Il s’écroule. Il va se consumer. Notre père est fini. C’en est terminé de Ses rêves sournois. Horus s’élève. Horus Lupercal est en pleine ascension, Roboute. Tu n’as aucune idée de ses aptitudes. Il nous domine tous. Nous nous tenons à ses côtés, ou bien nous périrons entièrement. Il s’élève ! Il approche ! Il tuera tous ceux qui lui feront obstacle ! Il régnera ! Il sera celui que l’Empereur ne pourra jamais être ! Horus s’est dressé contre notre père cruel et injurieux. Accepte-le, et tu mourras avec une plus grande paix dans ton cœur. Horus Lupercal est apparu pour renverser la corruption impériale et punir l’usurpateur. Cela se déroule déjà en ce moment même. Et Horus n’est pas seul. Je suis avec lui, je lui ai juré allégeance. Ainsi que Fulgrim. Angron. Perturabo. Magnus. Mortarion. Curze. Alpharius. Ta loyauté n’est que du vent et du papier, Roboute. Notre loyauté est écrite dans le sang. Et toi, tu vas mourir. Isstvan V a brûlé. Certains de nos frères sont déjà morts. Ferrus Manus. Corax. Vulkan. Ils sont morts, ils ont été vaincus. Massacrés comme des porcelets. Je suis ici pour vous exterminer, toi et les Ultramarines, parce que vos forces sont les dernières dans le camp de l’Empereur qui pourraient encore arrêter Horus. Vous êtes trop dangereux pour que nous vous laissions vivre, et je suis ici pour faire en sorte que ce ne soit pas le cas. Je suis ici pour vous éliminer de la partie, Roboute. »
- Lorgar Aurelian révélant la trahison d’Horus à Roboute Guilliman en lithodiffusion durant la Bataille de Calth.[19]

Durant l’Hérésie d’Horus, Roboute Guilliman fit preuve d’une loyauté absolue envers l’Empereur et l’Imperium et cherchera à préserver par tous les moyens les idéaux de la Grande Croisade. Étant l’un, voir le plus idéaliste des Primarques, il fut identifié par les Traîtres comme étant une cible à abattre à tout prix. Pour autant, il sera bouleversé par ce conflit qui verra la fin de la fraternité des Primarques et par la ruine que la trahison d’Horus apporta dans le domaine d’Ultramar.

Suite à son allégeance aux Dieux Sombres, Horus mis en place ses plans pour neutraliser le maximum de Légions qu’il savait resteraient loyales envers l’Empereur. Il savait que Roboute Guilliman ferait parti de ses Loyalistes. Dirigeant la plus importante Légion en terme d’effectif et à la tête du royaume d’Ultramar qui regroupait cinq cent planètes, Guilliman et ses fils était une terrible menace pour le Maître de Guerre. Alors qu’il préparait le massacre des Loyalistes sur Isstvan III, il ordonna à Guilliman de rassembler sa Légion autour de Calth, planète majeure d’Ultramar. Le Primarque des Ultramarines s’exécuta et confirma à Horus que le rassemblement était en cours. En parallèle, Horus envoya Lorgar et sa Légion rejoindre les Ultramarines afin de les éliminer par surprise.[20]

La Bataille de Calth

« Lorgar de Colchis, tu peux désormais considérer ce qui suit. Un : je retire entièrement l’offre d’un cessez-le-feu officiel que j’ai faite précédemment. La proposition est annulée et ne sera pas renouvelée, ni auprès de toi, ni d’aucun de tes bâtards mal éduqués. Deux, tu ne comptes plus au nombre de mes frères. Je te trouverai, je te tuerai, et je jetterai ton cadavre infect dans la bouche de l’enfer. Je vais t’arracher les entrailles. Je vais venir t’éventrer, t’écorcher et t’arracher la tête. Charogne ; sale traître immonde. Je tenais simplement à te faire savoir que je vais t’arracher le cœur pendant qu’il battra encore. Et je veux savoir pourquoi. Pourquoi ? S’il s’agit encore de notre vieille rancœur puérile qui remonte à la surface, alors tu es la personne la plus pathétique de tout le cosmos. La plus pathétique. Notre père aurait dû t’abandonner dans la neige à la naissance. Il aurait dû te donner à manger à Russ. Espèce de larve. Charogne. »
- Roboute Guilliman à Lorgar Aurelian en plateforme hololithique au début de la Bataille de Calth.
Roboute Guilliman durant la Bataille de Calth.
Lorsque le Maître de Guerre Horus tourna le dos à l’Imperium, jurant allégeance aux Puissances de la Ruine et déclenchant l’Hérésie d’Horus, son premier acte avant de proclamer sa rébellion contre l’Empereur de l’Humanité, fut de leurrer autant de Légions Loyalistes que possible. Usant de son autorité de Maître de Guerre, Horus ordonna à Guilliman de diriger un corps expéditionnaire vers le monde de Calth dans le système de Veridia, au sein du royaume d’Ultramar afin de se préparer à une campagne dans les franges orientales de la galaxie, où, selon Horus, une Waaagh! Ork s’amassait. Horus ordonna aux Ultramarines d’attendre l’arrivée des Word Bearers qui devait soi-disant se joindre à eux pour mener une campagne contre la menace Peau-Verte. À l’insu de Guilliman, la XVIIe Légion avait depuis longtemps juré allégeance aux Dieux du Chaos, et son Primarque, Lorgar Aurelian, accepta avec joie les ordres d’Horus de refermer le piège sur les rivaux de sa Légion. Lorsque la flotte des Word Bearers, commandée par Erebus et Kor Phaeron arriva sur Calth ou s’était amassé les troupes Ultramarines, elle attaqua par surprise. Cet assaut soudain décima la flotte de la Légion de Guilliman et les troupes terrestres des Ultramarines se sont rapidement retrouvés totalement surpassés en nombre par leurs anciens alliés lorsque la tristement célèbre Bataille de Calth éclata. Les Word Bearers massacrèrent les Loyalistes au début de leur attaque et les repoussèrent sur d’énormes étendues de territoire de la planète. Les Traîtres se réjouirent des coups terribles qu’ils infligeaient à la Légion qui avait jadis aidé l’Empereur à les humilier sur le monde de Khur, des décennies avant le début de l’Hérésie, à cause de leurs violations répétées à la philosophie athée prônée par la Vérité Impériale. À leur insu, le vaisseau amiral de Guilliman, le Macragge’s Honor, qui avait survécu à l’attaque initiale de la Flotte Ultramarines par les Traîtres, effectua des réparations urgentes et se regroupa avec les autres vaisseaux survivants. Ayant dressé le bilan de ses forces restantes, Guilliman envoya un appel de détresse astropathique immédiat à Macragge.

Les Ultramarines sur Calth avaient été forcés de battre en retraite mais avaient rapidement occupé des positions fortifiées. De nombreux Ultramarines étaient nés à Calth et se montrèrent plus résolus que ne l’avaient prévu les Word Bearers. Dans l’espace, les vaisseaux de Guilliman lancèrent des attaques-éclair contre leur ennemi trop confiant. Guilliman évalua les positions de ses troupes terrestres et diffusa des ordres clairs et concis à chaque système de défense, en les coordonnant au sein d’une force cohérente.

Une force Ultramarine dirigée par le Capitaine Ventanus mena un assaut et repris les silos de défense laser planétaire, aidant la Flotte Ultramarines depuis la surface de Calth. Les forces épuisées de Guilliman ralentirent les Word Bearers suffisamment longtemps pour que le reste de la Légion Ultramarine arrive et mette en déroute les renégats du système, bien que cela leur coûta très cher.

Durant la phase finale de la bataille, au-dessus de Calth, dans la salle de contrôle principale du chantier orbital de Zetsun Verid, Roboute Guilliman, à la tête d’une escouade d’assaut comportant notamment son ami Aeonid Thiel, affronta Kor Phaeron et ses hommes. Au lieu de combattre le Primarque dans un combat honorable, le Premier Capitaine des Word Bearers eu recours aux capacités magiques qui lui ont été accordées par les Dieux du Chaos, blessant et mettant à genoux le Primarque. Le Cardinal Noir des Word Bearers empoigna un poignard du Chaos appelé l’Athamé et s’avança, le destin du Primarque entre ses mains. Il eu l’occasion de mettre fin à la vie de Guilliman ou de le convertir de son propre chef à la cause du Maître de Guerre. Tout comme le Premier Chapelain Erebus des Word Bearers avait converti le Maître de Guerre à la cause des Dieux Sombres sur Davin, Kor Phaeron tenta de faire de même avec le Seigneur d’Ultramar. Une coupure de la lame corrompue par le Chaos devait atteindre la santé mentale de Guilliman pendant que Kor Phaeron tirerait parti de son état affaibli et supprimerait lentement les inhibitions qui le maintenaient fidèle au Faux Empereur. Le Word Bearer plaça la lame de l’Athamé à la gorge de Guilliman et tenta de le convaincre d’abandonner et de rejoindre la cause des Dieux du Chaos contre l’Empereur. Pour toute réponse, Guilliman enfonça son gantelet blindé dans le torse de Kor Phaeron et lui arracha un de ses cœurs. Vaincu, le Premier Capitaine se téléporta à bord du cuirassé Infidus Imperator, poursuivi par les Ultramarines.

Malheureusement, les Word Bearers avaient utilisé les plates-formes de défense orbitale de Calth sur l’étoile Veridia, détruisant les couches extérieures de sa photosphère, rendant ainsi la surface de Calth inhabitable, si ce n’est dans les catacombes. Au même moment, ils avaient utilisé la bataille qui se déroulait à Calth pour invoquer une tempête Warp baptisée la Tempête de la Ruine, destinée à isoler Ultramar du reste de la galaxie et à empêcher les Ultramarines de venir en aide à Terra. Ainsi, Horus avait le chemin libre pour attaquer le monde natal de l’Humanité. L’éruption de la Tempête la Ruine coupa Calth du corps principal de la Légion des Ultramarines et laissa des Astartes de la XIIIe Légion pris au piège sur Calth, dans une guerre souterraine brutale contre les troupes Word Bearers qui avaient également été abandonnées lorsque leur Légion s’était repliée du système. Néanmoins, Roboute Guilliman et une grande partie de sa Légion étaient restés hors du monde à la suite de l’assaut sournois des Word Bearers contre la Flotte des Ultramarines. Blessés mais non vaincus, et ayant découvert le trahison des partisans d’Horus, les Ultramarines se préparaient à s’engager pleinement dans la guerre civile qui déchira l’Imperium.[21]

La Croisade des Ombres

« Tu es toujours un esclave, Angron. Tu es l’esclave de ton passé, et tu es aveugle au futur. Trop de haine pour apprendre. Trop de rancœur pour prospérer. »
- Roboute Guilliman à Angron, durant leur combat sur les ruines de Nuceria.

À la suite de la Bataille de Calth, les Word Bearers, dirigés par Lorgar, s’allièrent aux World Eaters, dirigés par Angron et entreprirent ensemble la Croisade des Ombres qui ravagea les Cinq Cent Mondes d’Ultramar. L’objectif de cette campagne était de propager l’énorme tempête Warp, la Tempête de la Ruine, invoquée par le Premier Chapelain Erebus des Word Bearers à Calth, jusqu’à l’autre côté de la frange orientale. Cette prodigieuse tempête Warp diviserait la galaxie en deux et empêcherait les Ultramarines de rejoindre leurs alliés alors qu’Horus attaquerait Terra pour tenter de renverser l’Empereur de l’Humanité.

La Croisade des Ombres dévasta au moins vingt-six mondes, faisant des milliards de morts. Fou de rage après la Bataille de Calth et devant à la dévastation de son domaine, le Seigneur d’Ultramar rassembla tous les vaisseaux qu’il pouvait trouver et partit traquer ces frères. La flotte vengeresse de Guilliman rattrapa les Traîtres sur le monde natal d’Angron, Nuceria, dont toute vie avait été éradiquée par les World Eaters sur ordre de l’Ange Rouge, en vengeance pour sa vie d’esclave et la mort de ses frères et sœurs gladiateurs. Le vaisseau amiral temporaire du Primarque des Ultramarines, le Courage Above All, était à la tête d’une armada de quarante et un vaisseaux, rassemblés à la va vite, dans le but de frapper le plus vite possible les forces renégates. Engagée contre la flotte combinée des Word Bearers et des World Eaters, affaiblit suite à la division des forces hérétiques pour attaquer divers mondes à divers endroits d’Ultramar, la flotte de Guilliman détruisit le vaisseau amiral de Lorgar, le Fidelitas Lex qui alla s’écraser sur la surface de Nuceria, et endommagea gravement celui d’Angron, le Conqueror.

La Flotte des Utramarines finit par percer les défenses de la flotte ennemie et à faire débarquer des troupes sur Nuceria, malgré la lutte acharnée du Capitaine du Conqueror, Lotara Sarrin, qui affligea de nombreux revers aux vaisseaux Loyalistes. La XIIIe Légion engagea le combat contre les Légions Renégates sur les ruines de la dernière cité de la planète, Meahor. Les Ultramarines, pour la plupart des vétérans des combats de Calth, animés par une froide vengeance, mirent en place des positions défensives face à la charge furieuse des World Eaters et les sermons religieux des Word Bearers.

Tandis que les combats faisaient rage, enveloppée par l’ombre de l’épave du Fidelitas Lex qui s’écrasait dans la mer proche du champ de bataille, Guilliman, armé de ses Gantelets Énergétiques, débarqua et se jeta sur son frère Lorgar, animé par la haine et la fureur. Toute notion d’humanité ou de clémence avait disparu de chacun d’eux, ne laissant plus finalement que deux hommes se méprisant mutuellement et n’ayant pour but que leur mort respective. Les deux Primarques se battirent sans prêter attention à leurs guerriers, leurs mouvements divins apparaissant comme un flou illisible pour les Space Marines luttant autour d’eux. Guilliman confronta Lorgar pour ce que sa Légion avait fait à travers les Cinq Cent Mondes d’Ultramar.

Soudain, alors que les deux Primarques continuaient à se battre dans une lutte acharnée et sans merci, Angron sortit des rangs des Ultramarines et se lança sur Guilliman en proie à une haine meurtrière. Guilliman fut repoussé par la tempête de coups d’Angron tandis que Lorgar en profita pour se replier et engager un rituel qui allait changer le destin d’Angron…

Alors que les deux Primarques se battaient, le rituel de Lorgar invoqua les Puissances de la Ruine, rassasiée par les milliards de morts de la Croisade des Ombres, déchirant le ciel, libérant un torrent pourpre formé des fantômes des mondes assassinés et faisant pleuvoir du sang.

Angron et Guilliman se battaient et s’injuriaient toujours, le Seigneur des Ultramarines cédant du terrain à chaque fois que Angron portait un coup. Roboute Guilliman luttait pour parer un coup après l’autre et finit à terre, ses blessures le peignant d’une fière palette de défaite. C’est à ce moment que l’incantation de Lorgar paralysa les muscles d’Angron et commença à transformer l’Ange Rouge en un Prince Démon de Khorne. Guilliman en profita pour s’échapper vers les phalanges défiantes de ses fils qui battaient en retraite dans une unité admirable le long des rues ravagées. Guilliman fixa révulsé Angron au sommet du monticule de dépouilles en armures de leurs trois lignées. La XIIIe Légion se replia en bon ordre, abandonnant le monde ravagé de Nuceria. Malheureusement, Ultramar était isolé par la Tempête de la Ruine que Lorgar était parvenu à mettre en place. La campagne contre les deux Légions Renégates était terminée… pour le moment.[22]

Imperium Secundus

« Cet Imperium. Cet Imperium Secundus, ce grand projet de survie… Comment comptes-tu t’y prendre ? As-tu l’intention de te déclarer régent ? »
« Non. Je ne vais pas fonder un empire et me couronner moi-même. Une telle arrogance confirmerait tous les doutes et les soupçons tapis dans l’esprit des personnes telles que toi. Il faut une figure autour de laquelle rallier le public, pendant que je me battrai pour que les mécanismes de l’Imperium continuent de tourner et soient protégés. »
« Mais… Qui, dans ce cas ? Il faudrait qu’il soit de notre sang ? »
« Oui, il faut que ce soit un Primarque. »
« Mon cher Roboute, il n’y a que nous deux ici. Que proposes-tu exactement ? »
- Roboute Guilliman expliquant le projet de l’Imperium Secundus à Lion El'Jonson.[23] 
Roboute Guilliman proclamant Sanguinius Imperator Regis de l’Imperium Secundus sur Macragge.
Pendant la guerre, les Traîtres avaient invoqués une puissante faille Warp connue sous le nom de Tempête de la Ruine, qui divisa l’Imperium en deux et coupa la moitié de la galaxie de la lumière de l’Astronomican. Dans Ultramar, lorsque la lumière s’éteignit, Roboute Guilliman se mit à craindre le pire - la mort de l’Empereur et la chute de Terra. Il mis donc en place un plan de secours et créa un nouvel empire pour réunir les éléments Loyalistes de l’Humanité. L’Imperium Secundus était né.

Guilliman savait que, pris hors de son contexte, cet acte pouvait être considéré comme une trahison pure et simple et une prise de pouvoir, de sorte qu’il rassembla d’autres forces Loyalistes. Le premier à arriver fut Lion El’Jonson, avec une partie de sa Légion des Dark Angels. Guilliman le convainquit que l’Imperium Secundus était le dernier et meilleur espoir de paix pour l’Humanité. Pourtant, aucun des deux frères n’avait vraiment confiance en l’autre - ils avaient besoin d’une troisième personne qui pourrait les unir.

La venue de Vulkan sur Macragge apporta de l’espoir, mais il avait été rendu fou par les tortures infligés par Konrad Curze. L’arrivée de Sanguinius fut la dernière pièce du puzzle, et il fut oint Empereur de l’Imperium Secundus, avec le Lion comme Seigneur Protecteur et Guilliman comme Seigneur Gardien. Ce triumvirat régnerait dans le meilleur intérêt de tous, soutenu par des éléments des neuf Légions Space Marines Loyalistes qui avaient été rassemblées par la nouvelle balise qui éclairait le Warp.

Bien que Guilliman ait apporté la paix à Ultramar avant de fonder ce nouvel empire, la guerre suivit bientôt. Les infiltrés de l’Alpha Legion tentèrent d’assassiner Guilliman dans sa chambre privée et le Primarque renégat Konrad Curze arriva à la poursuite de Vulkan. Il fut stoppé, mais au prix de la vie du Primarque des Salamanders. Pendant ce temps, des éléments des Night Lords de Curze s’étaient également rendus vers l’Imperium Secundus, ayant choisi le monde peu peuplé de Sotha comme terrain de jeu pour se remettre d’une défaite désastreuse face aux Dark Angels. Mais Sotha était bien plus qu’il n’y paraissait…

Pendant la Grande Croisade, les Ultramarines avaient intégré Sotha dans les Cinq Cents Mondes et découvert un ancien dispositif Xenos sur la planète. La planète fut mise en quarantaine et la 199e Compagnie fut mis en garnison. Guilliman se souvint de cet l’appareil lorsqu’il fonda l’Imperium Secundus et envoya son allié, l’Iron Warrior Barbaras Dantioch, pour tenter de découvrir ses secrets. Avec l’aide du Capitaine Alexis Pollux, Dantioch déchiffra ce qu’ils appelaient le Pharos et devint le phare qui guida les Loyalistes à Ultramar, ainsi qu’un moyen de communiquer instantanément sur l’ensemble de l’Imperium Secundus.

Les Night Lords identifièrent cette menace et fondirent vers Sotha. La bataille fut féroce et sanglante, faisant de nombreuses victimes, y compris Dantioch, qui se sacrifia pour surcharger le Pharos, emportant avec lui une foule de Night Lords dans la mort. Les forces de secours des Ultramarines et des Dark Angels s’occupèrent des survivants et Sotha fut renforcée, bien que le pouvoir du Pharos fut définitivement réduit. Certains suggèrent que la balise flamboyante créée par la surcharge a également attiré l’attention de quelque chose dans les profondeurs du vide entre les galaxies, un Grand Dévoreur qui menacerait l’Imperium dix millénaires plus tard...

À Macragge, Konrad Curze - qui s’était enfui après avoir été vaincu par le Lion et Guilliman - refit surface. Il attaqua Sanguinius dans sa salle du trône, bien qu’aucun des deux ne prit l’avantage, car leurs visions leur donnaient chacune la connaissance préalable des actions de l’autre. Il s’échappa de nouveau, et le capturer devint une obsession pour le Lion. La tactique des Dark Angels devint plus dure et plus autoritaire alors qu’ils tentaient de capturer le Night Haunter. La ville d’Illyrium fut dévastée par la Dreadwing et les habitants de Macragge, habitués à la liberté et à l’égalité, devinrent mal à l’aise, poussant le Lion à aller plus loin.

Finalement, Curze fut capturé, mais à grands frais, et jugé. Mais même ici, il réussi à diviser le Triumvirat, et avant la fin du procès, le Lion fut banni de l’Imperium Secundus, son épée brisée. Toutefois, avant de partir, il rendit visite à ses frères Primarques une dernière fois pour assister à l’exécution de Curze. Mais le coup n’est jamais tombée sur le cou du Traître, car il eut une vision de sa mort aux mains d’un Assassin Callidus... envoyé par l’Empereur Lui-même. Ceci, pour les Primarques, était la preuve que leur père vivait, et que l’Imperium Secundus était construit sur un mensonge. De plus, Sanguinius révéla qu’il avait des visions torturées de sa mort des mains d’Horus.

Les trois Primarques se mirent d’accord pour mettre fin à l’Imperium Secundus, emprisonner Curze avec le Lion comme geôlier, laissant la vérité de se qui s’était passer se perdre dans l’histoire. Ils ont ensuite préparé leurs flottes pour le long et périlleux voyage à travers la Tempête de la Ruine - vers Terra, et la bataille finale de la guerre qui les attendait.[24]

La Deuxième Bataille de Davin

Après l'Hérésie

Les atroces combats de l’Hérésie d’Horus marquèrent le début d’une ère fondée dans le sang, la guerre, et le culte de l’Empereur-Dieu. Après le trépas de leur chef Horus, les renégats se scindèrent, puis se dispersèrent, mais les affrontements ne connurent pas de trêve pour autant. Ce fut le temps de la Purge, et il fallut d’innombrables victoires pour préserver le jeune Imperium alors au bord de la destruction. Finalement, les traîtres et les hérétiques qui parvinrent à survivre s’enfuirent pour se soustraire a courroux des forces loyalistes. Nombre d’entre eux trouvèrent refuge dans des recoins inexplorés de la galaxie, voire s’évanouirent dans l’Œil de la Terreur ou d’autres failles Warp moins connues. Exilés de force, ceux qui s’étaient voués au Chaos pansèrent leurs blessures et maudirent l’Empereur, se jurant d’achever un jour ce qu’ils avaient commencé. Cependant, l’Imperium devait se rebâtir en toute hâte, car les ravages causés par l’Hérésie et la Purge laissaient l’Humanité vulnérable. De nombreux mondes colonisés et intensément sollicités par l’effort de guerre étaient désormais sans défense. Des envahisseurs extraterrestres se pressèrent alors de toutes parts, conduisant à la perte d’innombrables planètes. Pas un système jadis imprenable n’étaient désormais à l’abri de la menace xenos.

Dans ce tumulte, la structure hiérarchique de l’Imperium subit également des changements fondamentaux, passant du règne de l’Empereur à une régence en Son nom. Parmi ces changements, beaucoup furent motivés par une paranoïa grandissante. Durant les longs affrontements de la Purge, on découvrir que les mondes passés à l’ennemi étaient bien plus nombreux qu’escompté. L’origine de leur trahison étaient souvent difficile à identifier, et remonter la piste relevait généralement de l’impossible. Méfiance et suspicion rampèrent dans le sillage de pareilles séditions et ce fut l’avènement d’une nouvelle ère de disgrâce, de peur et de ténèbres, car les graines du doute avaient été semées.

Le Codex Astartes

Suite à l’Hérésie d’Horus, c’est le grand stratège Roboute Guilliman qui orchestre la majorité des contre-attaques qui permettent de repousser les forces du Chaos. Les Ultramarines forment la Légion la plus populeuse, les autres ayant subi de lourdes pertes. Guilliman lui-même semble partout à la fois. Il rallie les défenseurs des mondes impériaux et les renforce avec ses propres guerriers pour remporter la victoire avant de passer à une autre zone de guerre. Les Space Marines ne cèdent pas un pouce de terrain tant leur foi en l’Imperium, en l’Empereur et en leur Primarque est grande. Une fois la menace d’extinction écartée, Guilliman, portant désormais le titre de Seigneur Commandeur de l’Imperium, s’assura qu’une telle catastrophe ne pourrait jamais plus se reproduire, et il coucha par écrit un ouvrage appelé le Codex Astartes. Ce texte devint l’élément le plus essentiel de son héritage : il décrivait en détail les rôles tactiques de l’Adeptus Astartes, ses équipements, ses marquages d’uniformes, ses protocoles de commandement et bien d’autres aspects des doctrines des Space Marines. Le décret le plus important du Codex Astartes imposait la division des Légions de Space Marines en confrérie d’environ mille combattants appelées Chapitres, afin que leurs forces disséminées soient moins sensibles à la propagation de toute forme d’hérésie.

Ainsi naquirent les Chapitres de l’Adeptus Astartes. Lors de cet événement appelé la Deuxième Fondation, chaque Légion donna naissance à un seul Chapitre conservant son nom, et à plusieurs autres Chapitres nouvellement baptisés. Chacun de ces nouveaux Chapitres devait choisir un Monde Chapitral – ou l’équivalent – pour y implanter sa Forteresse-Monastère. De cette façon, les guerriers d’élite de l’Humanité purent se répartir dans tout l’Imperium afin de répondre plus rapidement aux menaces émergentes. Le Codex Astartes précisait que chaque Chapitre de Space Marines devait compter mille Frères de Bataille, et qu’il devait se charger de leur recrutement, de leur entraînement et de leur équipement. Plus jamais un homme ne serait à la tête d’une formation aussi redoutable qu’une Légion de Spaces Marines.[25]

La Mort d'un Primarque

Le Temple du Primarque
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Avant le retour du Fils Vengeur, l’autel de Guilliman était l’un des endroits les plus sacrés de l’Imperium et accueillait chaque année des millions de pèlerins. Il se trouve dans le Temple de la Correction. C’était un sépulcre souterrain faisant partie de la vaste forteresse polaire des Ultramarines.

Le temple est une merveille architecturale, typique de l’attention au détail dont font preuve les Ultramarines. Ses proportions et son apparence défient l’imagination. Son dôme de vitraux multicolores formant la partie supérieure est le plus grand jamais conçu. Même des Technomages de l’Adeptus Mechanicus viennent admirer le temple, que l’on dit avoir été réalisé par Roboute Guilliman en personne. Selon les Ultramarines, il y a assez de marbre dans le temple pour ériger une montagne, et suffisamment d’adamantium et de plastacier couvert de platine pour construire toute une flotte de guerre.

C’était dans cet édifice qu’était sis le grand trône de marbre de Roboute Guilliman, sur lequel était juché le Primarque. Près de dix mille ans s’étaient écoulé depuis son trépas, pourtant le corps du Primarque était parfaitement préservé. Même ses blessures mortelles étaient visibles sur sa gorge. Sa dépouille était isolée par un champ de stase qui le préservait totalement des ravages du temps. Tout ce qui pénétrait dans le champ de stase était piégé à jamais, et ne pouvait plus se mouvoir ni dépérir.

Cependant, certains disaient que les blessures du Primarque évoluaient lentement. Ils prétendaient que son corps se régénérait et que ses blessures cicatrisaient peu à peu. D’aucuns reniaient ce phénomène, mettant en avant l’impossibilité de tout changement au sein d’un champ de stase. Toutefois, de nombreux croyants se rendaient au temple pour tenter d’observer ce miracle.

Roboute ne vit même pas la lame venir. Il sentit un baiser froid se poser sur son cou, suivi d’un élancement déchirant. Un flot artériel vermillon jaillit à gros bouillon de sa gorge tranchée.
« Je vois la marque de l’Athamé de Kor Phaeron. Jamais il n’aurait pu espérer te rallier à notre cause, mais la blessure qu’il t’a infligée a laissé une cicatrice jusque dans le Warp, une balafre impossible à guérir. Un point faible aussi fatal que ton obsessionnelle rectitude. Ou peut-être devrais-je parler de toi au passé. Aujourd’hui était le dernier jour du Fils Vengeur. Salue bien notre père de ma part. »
- Fulgrim, Prince Démon de Slaanesh après avoir égorgé Roboute Guilliman lors de son duel contre le Fils Vengeur sur le Cuirassé Fierté de l’Empereur.

Roboute Guilliman continua à servir l’Imperium avec le Chapitre Ultramarines, les guidant pendant une centaine d’années après la Deuxième Fondation. Il a été dit que pendant ces années, Guilliman mena plusieurs incursions aux côtés de ses frères Primarques contre les Space Marines du Chaos. Au cours d’une incursion, Guilliman aurait fait face à son ancien frère Primarque, Alpharius de l’Alpha Legion, et le tua en combat singulier (bien que les détails précis de cet événement restent dans le doute, même pour les Ultramarines). Les Ultramarines, cependant, ont été forcés de se retirer du combat quant ils constatèrent que les traîtres de l’Alpha Legion continuaient à se battre malgré la perte apparente de leur Primarque. 

Guilliman fini par rencontrer son destin ultime lors de la Bataille de Thessala en 121.M31. Pourchassant son frère hérétique Fulgrim devenu un Prince Démon de Slaanesh, la flotte de Guilliman engagea un affrontent spatial avec l’armada des Emperor's Children au dessus du système de Thessala. La bataille tournant en sa défaveur, Guilliman, accompagné d’une escouade d’abordage constituée d’Ultramarines et de Novamarines, se téléporta de sa Barge de Bataille, le Poigne de Pouvoir jusqu’à l’intérieur du navire amiral de Fulgrim, le Cuirassé Fierté de l’Empereur, dans l’espoir d’abattre le Primarque renégat.

Les deux frères s’affrontèrent sur l’Héliopole du Cuirassé hérétique. Fulgrim réussit à blesser mortellement Guilliman à la gorge grâce à sa lame empoisonnée (qui était similaire à l’Athamé, l’épée utilisée par l’Apôtre Noir Erebus pour blesser fatalement Horus sur la lune de Davin). Mourant, Guilliman fut sauvé par le sacrifice de ses Astartes qui parvinrent à le téléporter sur sa Barge de Bataille.

Devant la gravité de sa blessure, Guilliman fut placé dans un champ de stase un instant avant son trépas définitif puis transporté sur Macragge, dans un temple où il restera enfoui jusqu’à la fin du 41e Millénaire, figé dans le temps.[26] 

L'Ascension du Primarque

« Nous offrirons un demi-dieu aux humains. Un roi ressuscité, avec une lame mortelle. »

- Prince Yriel, Rejeton d’Ulthanash.

Pendant 10 000 ans, l’Empereur de l’Humanité se tient immobile sur le Trône d'Or de Terra, Son corps desséché à peine plus qu’une enveloppe du grand homme qu’Il était autrefois. Sa vision grandiose, l’Imperium de l’Humanité, perdure - mais elle ne prospère pas, car elle subsiste sous un voile de misère et de persécution, de suspicion et de méfiance. Il est assailli de tous côtés et de l’intérieur par les Hérétiques, les sorciers et les Xenos, et ce n’est que par le sacrifice sans fin de nombreux citoyens que l’Imperium continue d’exister. Pourtant, à la fin du 41e Millénaire, l’Imperium affronte son plus grand défi. Les Orks se multiplient sans toute la galaxie et détruisent tout sur leur passage. Les légions sans vie des Nécrons se lèvent de leurs Mondes-Nécropoles et se mettent en devoir d’exterminer la vermine humaine qui a envahi leur empire de jadis. Sur la Bordure Oriental, l’Imperium doit faire face à la menace grandissante de l’Empire T'au à la technologie avancée, alors que les vrilles des Flottes-Ruches Tyranides arrivent d’une autre galaxie afin de dévorer toutes les planètes qu’elles croisent. Pire encore, toutes ces menaces ne sont rien comparées à celle du Chaos, car par-delà le voile de la réalité, les Puissances de la Ruine exhortent leurs serviteurs mortels à commettre des actes diaboliques, tandis que des légions de Démons se manifestent dans l’univers réel en nombre sans cesse croissant.

Puis vient la Treizième Croisade Noire d’Abaddon le Fléau et la Chute de Cadia. Face à cette incursion chaotique majeure, les Hauts Seigneurs de Terra envoient des milliards d’hommes vers leurs morts dans le but de sauver l’Imperium. Cependant, se sont les Aeldaris, une race plus clairvoyante, qui réalisa que ce dont l’Imperium avait besoin, c’était d’un héros, un symbole manifeste de la volonté de l’Empereur.

L’Imperium a besoin d’un Primarque.

L'Essor du Primarque

Le Seigneur Commandeur Roboute Guilliman en 999.M41.

Lors des jours précédant l’éclatement de la tempête et l’ouverture de la Grande Faille, une lumière éclatante d’espoir s’alluma au cœur de l’empire galactique d’Ultramar. Par un sacrifice immense et un artifice surnaturel, Roboute Guilliman, Primarque des Ultramarines, fut ramené des portes de la mort. Sa venue annonce de grands changements pour l’Imperium.

La Bataille de la Porte du Lion

Lorsque les Légions Traîtresses s’abattirent sur le Palais Impérial au point d’orgue de l’Hérésie d’Horus, Roboute Guilliman et ses Ultramarines étaient trop éloignés pour prendre la défense de leur père. Le sort de la galaxie aurait peut-être été très différent s’il en avait été autrement.

Quoi qu’il en soit, Guilliman fut déterminé à ne pas reproduire cette erreur suite à son retour. Réalisant les ténèbres qui s’apprêtaient à engloutir l’Imperium, il lança une croisade désespérée à travers les étoiles, qui lui fit arpenter des routes étranges et ensanglantées jusqu’au Monde-Trône.

Guilliman fut accueilli avec tous les honneurs sur Terra, se vit accorder une audience avec l’Empereur par le Commandeur Aquila Kalim Varanor, et réinstauré Seigneur Commandeur de l’Imperium par les Hauts Seigneurs de Terra. Bien que le Primarque conservât une figure grave et royale, il était ébranlé au plus profond de son être par ce qu’était devenu l’empire de son père. Il instaura rapidement des changements qui permettraient à l’Imperium de contre-attaquer les hordes du Chaos, en balayant l’obstination bureaucratique et l’immobilisme pédant de l’Adeptus Terra sur son passage.

Le retour de Guilliman sonna à point nommé, car à peine s’était-il attelé à la tâche que la déferlante rageuse de la Grande Faille s’abattait sur le Système Sol. Si elle ne fut pas directement frappée par les tempêtes Warp, Terra souffrit des ondes de choc empyréenne qui éteignirent temporairement la lumière de l’Astronomican, et répandirent malheur et dévastation des plus hautes spires de la planète aux cryptes les plus profondes. L’Adeptus Custodes dut s’occuper d’émeutes, de soulèvements de cultes eschatologiques et de hordes de requérants plongés dans la folie et le cannibalisme. Des Custodian Wardens tinrent leurs positions dans les cryptes sous le palais alors que les sceaux runiques brûlaient, libérant des horreurs d’un autre âge de leurs geôles de confinement.

Le pire était à venir. Cherchant à porter le coup fatal qui décapiterait l’Imperium, une immense horde de Démons de Khorne déchira le voile de la réalité pour attaquer la Porte du Lion. Des légions de Démons vociférants surgirent devant le palais de l’Empereur au milieu d’une marée écarlate, et une bataille acharnée s’ensuivit.

Les batteries d’armes de la taille de vaisseaux spatiaux qui flanquaient la Porte du Lion creusèrent des cratères embrasés au cœur de la horde diabolique, mais l’artillerie seule ne pouvait la repousser. Mené par Roboute Guilliman et le Capitaine Général Valoris, un ost d’or de l’Adeptes Custodes, d’Ultramarines et de Sœurs du Silence s’élança pour faire face aux Démons au pied des murs du Palais de l’Empereur.

Au cours de scènes rappelant les horreurs du Siège de Terra dix millénaires plus tôt, les guerriers d’or de l’Adeptus Custodes entrechoquèrent leurs lames contre celles des bouchers sauvages du Dieu du Sang. Menés par les plus grands champions de l’Imperium et une détermination farouche, ils s’emportèrent cette fois-ci. Un par un, les huit Buveurs de Sang à la tête de l’assaut furent mis en pièces. Le prix en fut élevé, et de nobles défenseurs qui protégeaient le palais de l’Empereur depuis des millénaires tombèrent sous les armes d’airain des odieux Démons de Khorne. Finalement, sous des cieux rouge sang et une pluie incarnate qui maculait le sol, les légions de Khorne furent chassées de la réalité, en hurlant leur rage et leur frustration.

L’Incursion de la Porte du Lion révéla une vérité cruelle. Comme des milliers de témoins étaient parqués et exterminés par l’Inquisition, et que les preuves du conflit étaient éliminées avec soin, l’Adeptus Custodes admit officiellement que la défense de Terra ne pouvait être garantie, sans mesure dynamique. Si les séides des Dieux Sombres avaient pu pénétrer les protections du berceau de l’Humanité une fois, ils pouvaient réitérer l’exploit.

À l’abri derrière des portes savamment scellées et des strates de protections psychiques, Valoris et Guilliman ratifièrent un amendement officiel au rôle de l’Adeptus Custodes. Le palais devait toujours être évidemment gardé, et la veille des Compagnons continuerait dans la salle du trône de l’Empereur. Toutefois, en tant qu’extension logique à son vœu de devoir, l’Adeptus Custodes s’engagea à développer ses activités à l’extérieur du Système Sol.

La Croisage Indomitus

Tandis que la Grande Obscurité envahissait des pans entiers de la galaxie, Roboute Guilliman peaufinait sa stratégie sur Terra. Il s’était rendu devant le Trône d’Or et sa détermination s’en était trouvée raffermie. Peu de temps après sa nomination au rang de Seigneur Commandeur de l’Imperium par les Hauts Seigneurs de Terra, il avait ordonné la formation d’une armada.

Les Guerres de la Peste

« Quand tu regardes ce paysage, tu ne vois que la ruine. Quel dommage que le potentiel de Nurgle te soit invisible. Là où tu vois de la destruction, je ne vois qu’une phase d’un cycle de mort, de renaissance, de fécondité et de décrépitude. C’est majestueux, coloré, vivant ! Beaucoup plus que les mensonges palots de notre père. Tous les secrets pourraient être révélés à l’intérieur du Warp. Il est atemporel, éternel. Tout ce qui se produit ici s’y trouve reflété à l’infini. On peut accéder tous les moments d’une vie ; chaque mensonge peut être perçu, chaque promesse brisée revécue. J’ai voyagé au plus profond du Warp, loin du jardin de Nurgle, dans des royaumes où les secrets s’agglutinent comme des mouches charognardes. J’y ai trouvé maintes choses fascinantes. Sais-tu pourquoi il nous a conçus ? Il ramena sa faux à lui. Crois-tu que c’était de l’affection ? Je pense que quand je t’aurai mutilé, quand tu croupiras dans une cage de fer, aveugle et impuissant, implorant la mort, je te le révélerai, et alors toutes les belles paroles que tu viens de prononcer ne seront que cendres dans ta bouche. Mais ça n’est pas pour tout de suite. Je vais commencer par les jambes, je crois. Tu n’en auras plus besoin. Ne t’inquiète pas, mon frère, ma faux est affûtée, cela ne sera pas très douloureux. »
- Mortarion, Prince Démon de Nurgle, à Guilliman lors de leur confrontation sur Parmenio.
Roboute Guilliman affronte Mortarion sur Iax durant les Guerres de la Peste.
Suite à la naissance de la Grande Faille lors du point culminant de la Treizième Croisade Noire, l’Imperium fut attaqué par les serviteurs de Nurgle. Le Seigneur de la Peste souhaitait annexer le Royaume d’Ultramar à son Jardin dans le Royaume du Chaos. Trois systèmes situés au nord galactique d’Ultramar furent corrompus par l’influence de Nurgle, donnant naissance aux Astres Fléaux. Ces systèmes devinrent les lieux de rassemblement des forces du Chaos pour l’invasion de l’empire stellaire de Guilliman.

Les mondes d’Ultramar furent attaqués de l’intérieur et de l’extérieur par les forces de Nurgle. Trois commandants dirigèrent cette invasion : le Primarque Démon Mortarion et sa Légion Renégate de la Death Guard, le Grand Immonde Ku’gath et ses Légions Bubonicus, et Typhus à la tête d’une importante Flotte de la Peste. Ces "Guerres de la Peste" durèrent pendant des décennies solaires, jusqu’à ce que, après la conclusion de la Croisade Indomitus avec la victoire de Raukos, Roboute Guilliman arrive enfin secourir son foyer.

L'Invasion

La force d’invasion déjà importante de Mortarion, renforcée par des mutants et des Cultistes du Chaos, était soutenue par la Flotte de la Peste de Typhus, à la tête de son vaisseau amiral, le Terminus Est et par les Démons dirigés par le Grand Immonde Ku’gath le Patriarche Purulent, à la tête de la Légion Démoniaque baptisée la Garde Purulente, elle-même divisée en sept Légions et commandées par six autres Grands Immondes : Septicus, Bubondubon Boute-En-Train, Pestus Throon, Gangrel, Squatumous et Famine. Leur stratégie consistait à prendre et à tenir quelques-uns des principaux mondes d’Ultramar tels que Iax, Espandor et Konor. Les serviteurs de Nurgle lancèrent des raids sur les mondes les plus mineurs du sous-secteur, se retirant toujours avant le déploiement des Ultramarines et de leurs successeurs.

Le système d’Espandor fut le premier à être assiégé. Les Ultramarines disputèrent âprement Espandor Prime aux Space Marine du Chaos jusqu’à l’arrivée des renforts. Iax fut envahi quand à elle par les armées de Ku’gath. La planète fut converti par les impériaux en moitié sanatorium, moitié laboratorium, afin de développer et améliorer des remèdes contre les pathogènes en constante évolution propagés par l’ennemi avant de les distribuer sur les théâtres d’opérations aussi vite que les hérétiques pouvaient les répandre. Pour les hérétiques, Iax servait de base d’opérations pour la conquête d’Ultramar, alors que Mortarion, la Death Guard et le reste de la Garde Purulente déployaient leurs forces dans le reste du secteur.

Macragge elle-même souffrit des crises provoquées par le Chaos alors que Mortarion dirigeait des raids partout dans Ultramar. Des groupes rebelles menèrent des actions terroristes, bien que cela n’ait entraîné aucune destruction importante ni aucun endommagement critique. Mais ces incidents minèrent le moral des civils et contraignit le Maître de Chapitre des Ultramarines, Marneus Calgar, à perdre un temps précieux en hommes et en ressources pour mener des missions de maintien de l’ordre afin de neutraliser les rebelles et renforcer le moral et la sécurité de Macragge.

Quand à Typhus, sa flotte envahi et captura l’un des forts stellaires d’Ultramar et concentrait ses efforts sur la prise d’autres stations spatiales. Mortarion lui ordonna plus tard d’attaquer le monde Parmenio, où se jouerait un affrontement majeur du conflit.

Le Retour du Seigneur d'Ultramar

À la fin de la Croisade Indomitus, Guilliman appris que la guerre s’intensifiait ainsi que la présence de son frère déchu. Le Fils Vengeur annonça lors du Triomphe de Raukos son intention de retourner son royaume avec d’importants renforts, notamment des Space Marines Primaris et de repousser l’assaut du Chaos. Il envoya d’abord ses troupes nettoyer le Monde-Ruche d’Ardium dans le secteur de Maccrage de ses assiégeants Astartes hérétiques. Au cours de cette opération, il appris que Mortarion utilisait un vieil artefact connu sous le nom de "Main des Ténèbres", un appareil très ancien (sûrement Aeldari d’origine), qui date d’âges bien antérieurs à la conquête des étoiles par l’Humanité, et qui offrait à son détenteur la possibilité de manipuler aisément les énergies du Warp à une échelle gigantesque. Cet appareil permettait aussi à Mortarion de faire relever les morts et les transformaient en zombies de la peste. Ces nombreux raids sur divers planètes avaient pour objectif d’implanter un ensemble d’appareils similaires et d’essence démoniaques afin de propager la folie et la sédition au sein d’Ultramar tout en renforçant l’influence du Warp. Le réseau Warp tissé par la Main des Ténèbres permettait aux Démons d’y lancer ainsi une incursion à grande échelle. Les Ultramarines détruisirent l’un de ces appareils sur Ardium et libérèrent le monde de l’influence de Nurgle.

Le Conseil d'Héra

Une fois le siège d’Ardium levé, Guilliman se dirigea vers Maccrage. Arrivé sur son monde natal, Guilliman convoqua un conseil dans la Forteresse d’Héra composé de représentants des échelons supérieurs de l’appareil de commandement impérial, des émissaires de la Marine, de l’Astra Militarum, et des maisons chevaleresques d’Ultramar ainsi que les diplomates qui s’exprimaient au nom des gouvernements des mondes du secteur. Le Seigneur Commandeur annonça qu’il avait commis une grave erreur après l’Hérésie d’Horus : celle d’avoir démembré le royaume des Cinq Cents Mondes d’Ultramar. Il était à l’époque convaincu qu’un aussi grand domaine aurait été impossible à défendre pour le Chapitre des Ultramarines, alors limité à mille guerriers. De plus, le Fils Vengeur constata que plus de cent ans après son retour, alors qu’il avait dans les premiers jours de sa résurrection abolit les anciens traités de partition afin de réunifier son ancien domaine, cet ordre n’avait pas été entièrement exécuté. Les efforts pour rétablir la gloire et la puissance d’antan d’Ultramar n’avaient pas été poursuivis avec la diligence qu’il s’attendait de voir. Profondément choqué par l’Imperium qu’il avait découvert à son réveil, le Primarque des Ultramarines voulait reconstruire son royaume afin d’en faire l’exemple de ce que devait être l’Imperium rêvé de l’Empereur.

Afin d’accélérer la réunification, Guilliman rétablit l’ancien Conseil des Tétrarques, l’organe dirigeant de l’Ultramar de l’antiquité. Ses quatre nouveaux Tétrarques étaient : Severus Agemman, le Premier Capitaine des Ultramarines, Portan, le Deuxième Capitaine du Chapitre Genesis, Balthus, Capitaine des Doom Eagles et le Capitaine Decimus Felix, un Primaris des Ultramarines et Écuyer du Primarque. Enfin le Maître de Chapitre Marneus Calgar se vit remettre l’autorité des mondes centraux de Macragge.

La Lance d’Espandor

Après avoir dressé le bilan de la situation, Guilliman réorganisa les Ultramarines et les Auxilia et lança une contre-attaque à grande échelle contre les envahisseurs. Plusieurs Chapitres successeurs des Ultramarines rejoignirent également le combat à la demande de leur Primarque, leurs flottes et leurs guerriers engageant les forces de la Death Guard et faisant de leur mieux pour protéger les couloirs de navigation et les routes d’approvisionnement d’Ultramar vers le vaste Imperium.

Guilliman lança la campagne "Lance d’Espandor" afin de couper les voies de ravitaillement de la flotte de Mortarion et localiser et neutraliser les dispositifs que le Seigneur de la Death Guard avait placé sur Espandor pour assécher le torrent de pouvoir Warp qui corrompait le secteur. Prenant d’assaut la planète, les forces du Seigneur Commandeurs, mêlant Space Marines, Primaris et Astra Militarum, repoussèrent la Death Guard lors de la féroce Bataille d’Espandoria Tertio. Les forces de Nurgle furent mises en déroute et Guilliman mis fin à la bataille de façon décisive en bannissant grâce à l’Épée de l’Empereur le Démon de Nurgle nommé Qaramas et en détruisant la Machine-Démon de Mortarion en forme d’horloge. Le système Espandor fut nettoyé de la souillure du Dieu de la Peste et des dernières forces de la Death Guard. Par cette victoire, les forces de Nurgle étaient maintenant coupées de leur base dans les Astres Fléaux.

Constatant l’absence de son frère sur Espandor, Guilliman comprit qu’il se trouvait dans le système de Parmenio, et dirigea ses forces à sa rencontre.

Le Seigneur Commandeur et l'Imperium du 41e/42e Millénaire

« Mais qui n’est pas un fanatique illuminé, en cette époque maudite ? »
- Roboute Guilliman lors de sa lecture d’une diatribe très partisane au sujet du Chronoschisme de Terra.

Guilliman ne prônait pas le saccage, mais la conquête et la construction, afin de ne pas laisser des ruines mais les fondations d’une civilisation plus noble pour l’Humanité. Mais il n’eut pas l’opportunité de réaliser ce rêve. Pendant ses 8000 ans d’absence, l’Imperium régressa en un régime inutilement cruel, gouverné au nom de l’Empereur par la superstition et la peur. Quand Guilliman fut ranimé par les artifices de Mars et la magie spirituelle des Aeldaris, le Primarque fut atterré. À la place de la société galactique rêvée par l’Empereur, il ne vit qu’une infinie morbidité.

Même une fois écartées les préoccupations de la guerre, Roboute Guilliman n’était jamais au bout de ses peines. Il œuvrait sans relâche, ainsi qu’il l’avait toujours fait, au nom de l’Humanité. Pour l’instant, son objectif était de garantir la survie de l’espèce. L’évolution devrait attendre. Plus d’un siècle après son retour à la vie, Guilliman n’avait pas encore réussi à assimiler tout ce qui s’était déroulé au cours de ses dix millénaires d’absence. Belisarius Cawl lui avait fourni de douloureuses mais nécessaires mises à jour engrammatiques contrôlées par machine, mais l’Archimagos était une créature secrète. Durant le temps qu’il avait passé à parfaire son projet de Space Marines Primaris, le savant s’était volontairement isolé, à l’écart des évolutions de la galaxie. Au mieux, ses archives étaient incomplètes, parfois très fragmentaires, et souffraient toujours d’un cruel manque de détails.[27]

La Logos Historica Verita

Sombre Imperium

Si la situation politique et militaire de l’Imperium étaient des sujets alarmants en cette sombre époque, Guilliman avait découvert avec effarement un autre sujet de préoccupation : le déclassement technologique et culturelle de l’Imperium du 41e Millénaire. Ayant connu l’Imperium de la Grande Croisade qui valorisait la recherche, le progrès technique et l’innovation technologique, Guilliman fit face à un Imperium reposant sur une technologie beaucoup plus rudimentaire et cadenassé par la superstition de l’Adeptus Mechanicus ainsi qu’un art gothique impérial des plus… critiquables.

L’un de ces exemples sont les Chérubins. Le Seigneur Commandeur voyait dans ces machines l’incarnation de la technologie arriéré de l’Imperium, de grotesques abominations d’alchimie technologique, de sinistres parodies de la pureté des automates de son époque. Rien ne semblait à ses yeux avoir été épargné par la folie des prêtres de Mars, inventeurs de ces charmants cyborgs. Guilliman songeait que ses frères les plus doués pour l’ingénierie auraient certainement attrapé sur-le-champ ces horreurs au filet pour les démonter et les reconstruire intégralement. Lui-même l’avait envisagé un instant avant de se dire que la bonne solution serait de les faire passer par le sas d’un vaisseau pour s’en débarrasser définitivement et les remplacer par quelque chose de moins morbide.

En plus de la décadence technologique, Guilliman ne se fit jamais à l’art gothique impérial qui caractérise cette période. Cet art reste pour lui le comble de l’extravagance, du mauvais goût et sa surcharge en décorations offensaient ces yeux. Les sensibilités esthétiques de cette époque échappent totalement à Guilliman pour qui cet art était aussi atroce que l’âge dans lequel il évoluait.

Comme bien des disciplines fondées sur la raison, le domaine de la recherche historique avait subi les ravages de la superstition, du fanatisme et du besoin maladif de contrôle absolu des Hauts Seigneurs de Terra. Les techniques analytiques de comparaison et de corroboration étaient tombées en désuétude, remplacées par un amalgame de commérages, de rumeurs et de légendes populaires, le tout généreusement assorti de fictions complètes traitées comme des faits avérés. À ce socle boiteux s’étaient ajoutées les interférences du credo et du gouvernement impérial sur la rédaction des chroniques, réellement erronées ou non, achevant l’œuvre de destruction qui avait englouti une portion considérable du passé. La guerre avait éradiqué le savoir de mondes entiers, quand ces derniers eux-mêmes n’avaient pas été tout bonnement annihilés. Et c’était sans même évoquer les dégâts occasionnés par les Inquisiteurs zélés, avec leurs autodafés dévastateurs dans les flammes desquels des siècles de progrès étaient partis en fumée, souvent dans le but de supprimer toute trace d’une unique vérité dérangeante. Quelles qu’en soient les causes, le savoir de l’Humanité, loin de s’être étendu, s’était appauvri au point de devenir encore inférieur à ce qu’il avait été à la fin des Guerres d’Unification, à l’époque où l’Empereur avait rallié tous les peuples de Terra sous sa bannière, juste avant la Grande Croisade. Par bêtise, malice ou négligence, la quasi-totalité de l’histoire antique de Terra, celle-là même que les Commémorateurs de l’ère de Guilliman s’étaient donnés tant de mal à reconstituer, avait été perdue une seconde fois.

Tout ce qui concernait la véritable nature du Warp avait également été étouffé, mais de façon très inégale. Le grand mensonge entretenu par l’Empereur (qui avait garder secret la véritable nature du Warp durant la Grande Croisade) était devenu impossible à perpétuer, ce qui n’avait pas empêché l’Inquisition d’essayer. Le simple fait d’avoir connaissance de l’existence des Démons et des Dieux Sombres était désormais un crime et on ne comptait plus les innocents qui avaient payé de leur vie une découverte infortunée.

Guilliman lui-même, pourtant Régent Impérial, ne pouvait poursuivre sa quête de savoir personnelle sans se trouver confronté à une opposition acharnée de la part de l’Inquisition. Afin de lutter contre le puritanisme de cette organisation et sa tendance à réécrire l’histoire, il avait donc constitué son propre corps d’Historitors. Entre ses campagnes militaires, le Primarque partait en quête d’esprits vifs et curieux - précisément le genre d’individus décrié et considéré avec méfiance pendant son absence - qu’il sauvait de la servitude ou de la menace imminente d’une lobotomie. Lorsque ses devoirs le lui avaient permis, il avait même contribué personnellement à la formation des premières recrues. Ces disciples originaux étaient ensuite devenus les maîtres de leurs propres apprentis, et ainsi de suite, mais quand venait l’heure de juger le caractère d’un aspirant et de le faire accéder au rang d’Historitor-investigatus, c’était toujours le Primarque qui avait le dernier mot. Ceux qui ne se révélaient pas à la hauteur des standards extrêmement exigeants dictés par Guilliman se voyaient assigner des rôles moins importants au sein de sa nouvelle organisation, en tant que bibliothécaires, fonctionnaires ou assistants. Par ses lectures, Guilliman avait appris avec quelle sévérité l’implacable machinerie du gouvernement impérial punissait l’échec – une tragédie de plus ajoutée à la longue et désespérante litanie des maux qui accablaient cette époque. Il avait une conscience aiguë de la façon de tirer le meilleur de ses sujets. Aucune vie ne devait être gaspillée.

À présent, la société de la Logos Historica Verita comprenait pas moins de cinq cents agents et quelques milliers d’auxiliaires. Usant d’arts académiques tombés dans l’oubli, ils s’étaient attelés à une tâche impossible : dresser une histoire fiable et exacte de l’Imperium. Bravant toutes les difficultés, de petites cellules de la Logos s’étaient mises en quête des moindres fragments de vérité disséminés à travers les astres. À leur demande, et sur présentation du sceau du Primarque dont ils étaient porteurs, tous les coffres interdits et les enfers de bibliothèques étaient ouverts et vidés, leur contenu promptement recopié puis expédié à la flotte de croisade de Guilliman, où qu’elle soit.

Dans une galaxie déchirée par la guerre, le travail des investigateurs de la Logos était aussi ardu que dangereux. Parfois, les équipes d’Historitors traversaient des zones de conflit et disparaissaient sans laisser de trace. Pour ceux qui arrivaient à bon port, il fallait encore faire preuve d’ingéniosité pour contourner les obstacles posés sur leur route par les administrations réticentes. Mais le Fils Vengeur était bien décidé à ce que rien ne l’empêche de mener son projet à bien.[28]

Le Chronoschisme

Le Chronoschisme[29] était l’un des innombrables conflits secrets auxquels se livraient des factions rivales au sein de l’Imperium. En l’occurrence, il s’agissait d’une guerre interne entre les membres de l’Ordo Chronos et dont l’objet était le système de datation impérial. Guilliman découvrit que même le calendrier de son père n’avait survécu au passage des siècles.

Lors de la Grande Croisade et de l’Hérésie, une norme chronologique standard avait permis une représentation assez fidèle du déroulement des événements dans le temps. Mais comme tout ce que l’Empereur avait créé, ce calendrier avait souffert à la fois d’une adhésion dogmatique aveugle et d’un révisionnisme acharné et dénué de réflexion. Divers systèmes concurrents avaient émergé du standard impérial originel, si bien qu’il était devenu quasiment impossible de dresser une chronique exacte de l’histoire de la galaxie. En se basant sur les variantes soutenues par les cinq factions principales, Guilliman avait calculé que l’année en cours à la fin de la Croisade Indomitus pouvait tout aussi bien se situer au début du 41e Millénaire que quelque part au 42e, avec tout un éventail de possibilités entre les deux, qui s’étoffait encore plus si l’on tenait compte des divagations des mouvances mineures aux hérésies les plus saugrenues.[30]

Le Codex Imperialis

Conscient qu’il était bien trop obsédé par la réformation des Légions dans les années qui ont suivi l’Hérésie d’Horus, Guilliman constata depuis son retour qu’il avait placé trop de confiance aveugle dans le conseil fondé par son père ; espérant que ceux qui sont devenu les Hauts Seigneurs de Terra gouverneraient avec sagesse. Dans son optimisme, il s’est fourvoyé, et se considéra comme également responsable du terrible futur qu’il découvrit à son réveil. Ayant achevé des révisions du Codex Astartes, il entama la rédaction d’un nouvel ouvrage, intitulé Codex Imperialis, dans lequel il compte s’efforcer de définir les principes d’une gouvernance juste et bonne, une bénédiction qui a trop longtemps été refusée à l’Humanité. La compilation d’une histoire exacte n’est que le début de ce processus.[31]

L'Adeptus Ministorum

« Sachez que si jamais vous veniez à vous fourvoyer, vous n’auriez rien à craindre de moi. Je n’ai pas pour habitude d’envoyer les gens au bûcher pour des divergences d’opinions. »
- Roboute Guilliman à Frater Mathieu, Apostolique-militant du Primarque.

Peu de temps après sa résurrection sur Macragge, l’Adeptus Ministorum confirma la nature divine du fils de l’Empereur. Guilliman, par imprudence, exprima violemment son désaccord avec l’Ecclésiarchie dès les premiers jours de son retour. Ce qu’il avait découvert l’avait si profondément alarmé qu’il n’avait pu s’en empêcher, et il avait mis un certain temps avant de retrouver toute la finesse de ses capacités intellectuelles. Il avait évoqué avec une grande insistance la doctrine qui prévalait au temps de la Grande Croisade - et à présent oubliée - connue sous le nom de Vérité Impériale, doctrine athée qui combattait toute forme de superstition et de religion, au nom du progrès et de la raison, ce qui est en totale contraction avec la vision prônée par la fanatique Ecclésiarchie.

Comprenant l’importance et la puissance de l’Adeptus Ministorum, Guilliman, une fois devenu Seigneur Commandeur de l’Imperium, dût s’allier avec l’omnipotente institution religieuse, malgré le fait qu’il s’était fait à l’idée que ceux qui rejoignaient le clergé impérial n’appartenaient qu’à certaines catégories restreintes : les vieillards, les fous, les débauchés, les fanatiques, ou une charmante combinaison de ces qualités. Bien que conscient que l’Adeptus Ministorum regorgeait d’ecclésiastiques prêts à monter au créneau au moindre signe de remise en cause de leurs pratiques, même les plus barbares, le Primarque des Ultramarines reconnu que, en dépit de certaines "errances désastreuses" et heureusement occasionnelles, et toutes choses bien considérées, le Ministorum a en de nombreuses circonstances, agi comme une force bénéfique pour l’Imperium.

De plus il avait besoin du clergé et de son soutien. Le bon fonctionnement de l’Imperium dépendant en partie de son approbation, de même que pour le moral des troupes ainsi que pour présenter un front uni face à ceux parmi les rangs de l’Imperium qui voudraient semer la discorde.

Refusant ouvertement de reconnaître l’Empereur comme un Dieu, et rejetant lui-même sa divinisation - engendrant des comportements de ferveur religieuse en sa présence tel que les gémissements face contre terre ou les crises d’extase mystique - Guilliman prit l’habitude de s’adjoindre les services d’un Apostolique-militant chargé d’apaiser les tensions qu’une telle position ne manqua pas de déclencher. L’Apostolique-militant se doit d’être dévoué à la cause du Seigneur Commandeur et rassurer les masses populaires quant au fait qu’il n’a rien d’un "affreux hérétique". Bien que Régent Impérial parlant au nom de l’Empereur, Guilliman fait face à de nombreuses réticences et ne voulant pas apparaître comme un tyran comme Horus - ce qu’il refuse d’être - il souhaite que le peuple de l’Imperium le suive de son plein gré, tâche à laquelle l’Ecclésiarchie peut l’aider.

L’Apostolique-militant doit être un homme capable de guider l’Adeptus Ministorum d’une main douce car si le Primarque proclame qu’il n’est pas un dieu, il se damne auprès de ceux qui vénèrent son père. Si il prétend en être un, il se compromets aux yeux de ceux qui se méfient de lui. Sachant que tous les citoyens de l’Imperium ne considèrent pas son retour comme fortuit, et se doutant que certains soupçonne que de sinistres puissances furent à l’œuvre derrière sa résurrection, Guilliman ne compte plus ses détracteurs.

L’actuel Apostolique militant est Frater Mathieu de l’ordre des Mendiants Acronites, homme simple et humble, bien que profondément croyant, et en qui Guilliman apprécie l’esprit ouvert et avec qui il pu tenir une conversation sensée. Ce dernier espère secrètement qu’un jour Roboute Guilliman se rendrait à l’évidence de sa propre divinité…[32]

Dieu ou pas Dieu ?

« Il n’est pas un dieu. »
- Roboute Guilliman perdue dans ses pensées sur la nature de l’Empereur.

Rationaliste, Guilliman rejeta dès son retour la divinisation de l’Empereur.

D’une certaine façon, le fait que la vénération de l’Empereur soit devenue le fondement de toutes choses dans l’Imperium moderne constituait aux yeux de Guilliman une aberration tout aussi pernicieuse que les efforts les plus malveillants des forces du Chaos. Il ne parvenait toujours pas à comprendre comment l’Humanité avait pu en arriver là. Néanmoins, un doute commença à s’insinuer dans l’esprit de Guilliman, doute qui advient durant la libération d’Espandor lors des Guerres de la Peste. Le Fils Vengeur se surprit à douter de ses propres convictions quant à la nature de son père. Soit l’Empereur est bien un dieu et Il a nié Sa divinité pour protéger Son peuple ou alors l’Empereur n’était pas un dieu, mais Il en est devenu un. Donc dans les deux cas, l’Empereur est un dieu ! Ce que ne peut accepter Guilliman.

Aux yeux du Primarque, les erreurs de calcul de l’Empereur, que cela soit la dissimulation à Ses fils de la véritable nature du Warp, dissimulation qui favorisa la corruption d’Horus et de ses frères, où les représailles contre Magnus, indique qu’Il n’était qu’un homme.

Mais sa rationalité fut bouleversé sur Parmenio : alors que Mortarion était sur le point de l’occire, une jeune adolescente, surnommée la Sainte de Tyros, apparue sur le champ de bataille ou Démons et Impériaux s’affrontaient : le temps ralentit, le son de la bataille reflua vers un lointain céleste, le temps se figea. Au milieu du visage de la jeune fille brûlaient des yeux dorés vieux comme le temps. De sa bouche, émanait la lumière d’une étoile. D’un seul geste, les Démons furent pulvérisés et Mortarion balayé, sauvant Gulliman. La Sainte mourut dans les bras du Seigneur Commandeur suite à ce déchaînement de puissance époustouflante.

Si Guilliman chercha plus tard à expliquer rationnellement l’étendue des pouvoirs de cette jeune enfant en affirmant qu’elle n’était qu’un puissant Psyker, il ne put s’empêcher de demander à la mourante, avant qu’elle n’expire, si elle n’était pas son "père" ?

Ses réflexion sur la religion et l’Empereur amena Guilliman à repenser à son attitude envers son frère Lorgar, qui a toujours recherché dans la foi des réponses. Il se rendit compte qu’en ayant ridiculisé les croyances de son frère, il avait précipité la fin de tout ce en quoi l’Empereur croyait. Mais paradoxalement, le Primarque des Word Bearers qui fut le premier à se vouer au Chaos, légua à l’Humanité et à l’Imperium sa croyance ancienne dans la nature divine de l’Empereur. Après son affrontement contre le Seigneur de la Death Guard sur Parmenio, Guilliman accepta d’accomplir une chose qu’il s’était toujours refusé : dix mille années après que l’Urizen l’eu écrit, le Fils Vengeur lu le Lectitio Divinitatus, le livre ayant divinisé aux yeux du genre humain le Maître de l’Humanité.

Guilliman manie l’Épée de l’Empereur lui-même - le symbole de son office de Seigneur Commandeur de l’Imperium. Chaque coup laisse une trame incandescente, dont le chant perce l’air tel un chœur d’anges. Son autre main porte son gantelet tonitruant, la Main de Domination. L’arme intégrée est capable de déchaîner une tempête de tirs perce-armure, tandis que le Gantelet Énergétique en lui-même peut enfoncer un char assaut. Plus que toute sa puissance, c’est l’intellect hors pair de Roboute Guilliman que doit craindre l’ennemi. Avec une vitesse et une faculté analytique inégalées par les mortels, Guilliman conçoit des schémas de probabilité à chaque pensée, son sens tactique ayant plus de coups d’avance que le plus rusé des adversaires. Une logistique qui confondrait les plus grandes banques de cogitators de l’Adeptus Mechanicus est innée chez Guilliman. Il n’est pourtant pas une machine, mais un chef charismatique incomparable. Il est la raison pure dans une ère de déraison, un visionnaire dans un âge de superstition aveugle, et l’espoir rallumé dans une galaxie de ténèbres. Tandis qu’il conduit les plus grandes armées de l’Humanité à la guerre, son esprit hors norme tourbillonne. Plusieurs fois il s’est demandé s’il n’était pas déjà trop tard, et si le prix à payer pour sauver l’Humanité n’était pas trop élevé. Peut-être a-t-il posé ces mêmes questions à l’Empereur quand il retrouva son père au Trône d’Or sacré. Nul ne fut témoin de cette rencontre, et Guilliman ne dit absolument rien de la teneur de leur discussion - pour peu qu’il y en eût une. C’est l’heure la plus sombre, l’espoir est rongé par le maelström de haine que déverse le Warp, et c’est à cet instant précis que revient Guilliman, et se constitue une volonté d’acier en vue des batailles à venir. Le Fils Vengeur s’est tenu devant l’Empereur, et a été auréolé de sa gloire. Il sait qu’il a à faire pour préserver l’avenir de l’Imperium. En tant que demi-dieu qui a vu ce que l’Humanité peut accomplir quand elle donne le meilleur d’elle-même, comment pourrait-il en être autrement ?

Sources

  • Codex Adeptus Astartes Space Marines, V8
  • Codex Adeptus Custodes, V8
  • Codex Space Marines, V5
  • The Horus Heresy, Book Five - Tempest
  • Gathering Storm - Livre III : L'Avènement du Primarch, produit par le design studio Games Workshop, 2017
  • Warhammer 40K - Livre de règles, V6
  • ABNETT DAN, L'Ascension d'Horus : Où sont plantées les graines de l'Hérésie, Black Library, 2006
  • ABNETT DAN, La Bataille de Calth - Et ils ne Connaîtront pas la Peur, Black Library, 2012
  • ABNETT DAN, Imperium Secundus - Une Lumière dans les Ténèbres, Black Library, 2014
  • COUNTER BEN, La Galaxie en Flammes : Où l'Hérésie se révèle, Black Library, 2006
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Le Premier Hérétique : Corruption, Black Library, 2010
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Félon : Du sang pour le Dieu du Sang, Black Library, 2013
  • HALEY GUY, Pharos - Une Lumière s'Éteint, Black Library, 2016
  • HALEY GUY, Sombre Imperium, Black Library, 2017
  • HALEY GUY, Sombre Imperium : Guerre et Peste, Black Library, 2018
  • McNEILL GRAHAM, Les Faux Dieux - Où l'Hérésie Prend Racine, Black Library, 2006
  1. Informations issues de Sombre Imperium - Chapitre Un Thessala- Chapitre Six - La Bataille de Raukos - Chapitre Douze - L’Inferior de Cawl de HALEY GUY, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  2. Informations issues de La Bataille de Calth - Et ils ne Connaîtront pas la Peur - Chapitre ACQUISITION//DE CIBLE, de ABNETT DAN, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem.
  3. Informations issues de Gathering Storm - Livre III : L'Avènement du Primarch, produit par le design studio Games Workshop, 2017 et résumées par Guilhem.
  4. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Sept - Le dernier vol des Écus Gris, Chapitre Quatre - Guilliman est vivant, de HALEY GUY, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  5. Informations issues de Gardiens du Trône - La Légion de l'Empereur, de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Sept - Le dernier vol des Écus Gris, Chapitre Quatre - Guilliman est vivant, HALEY GUY, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  7. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Dix - Des nouvelles d’Ultramar, Chapitre Vingt - Le Conseil d’Héra, de HALEY GUY, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  8. Informations issues de Warhammer 40K - Livre de Règles, V8, Zone de Guerre Ultramar La Marche des Pestes - Enlisement, 2017 et résumées par Guilhem.
  9. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Son of Macragge (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - Planetfall (traduit de l'anglais par Guilhem)
  11. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Death of Konor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  12. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - Ultramar (traduit de l'anglais par Guilhem)
  13. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Eagle Of The East (traduit de l'anglais par Guilhem)
  14. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Ultramarines - The Pattern of Empire (traduit de l'anglais par Guilhem)
  15. Informations issues de Sombre Imperium : Guerre et Peste - Chapitre Sept Une Nuit à Bord de l’Honneur de Macragge, de HALEY GUY, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  16. Informations issues de Le Premier Hérétique : Corruption - Chapitre Un - La Cité Parfaite - Les Faux Anges - Le Jour du Jugement, Chapitre Deux - Soleil Dentelé - Dévastation - Aurelian, Chapitre Trois - Le Sang Appelle le Sang - Sigillite - Le Maître de l’Humanité, Chapitre Quatre - Une Légion s’Agenouille - Si Ultramar Brûlait - Grise, de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  17. Informations issues de Sombre Imperium : Guerre et Peste - Chapitre Sept Une Nuit à Bord de l’Honneur de Macragge, de HALEY GUY, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  18. Informations issues de Les Faux Dieux - Chapitre Neuf - Les Tours d’Argent - Un Retour Sanglant - Le Voile s’Affine, de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  19. Informations issues de La Bataille de Calth - Et ils ne Connaîtront pas la Peur - Chapitre MORT//SYSTÉMIQUE de ABNETT DAN, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem.
  20. Informations issues de La Galaxie en Flammes : Où l'Hérésie se révèle, Chapitre Un, L’Empereur nous Garde - Une Longue Nuit - Le Bruit des Sphères, Chapitre Dix-Sept, Vaincre, c’est Survivre - Dies Irae - La Fin de COUNTER BEN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  21. Informations issues de La Bataille de Calth - Et ils ne Connaîtront pas la Peur - Chapitre ACQUISITION//DE CIBLE, Chapitre SUBMERGEMENT//ABSOLU, Chapitre MORT//SYSTÉMIQUE, Chapitre AFFRONTEMENT//DE LA//CIBLE, Chapitre USHKUL//THU, Chapitre TEMPÊTE//DE RUINE, de ABNETT DAN, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem.
  22. Informations issues de Félon : Du Sang pour le Dieu du Sang - Chapitre Dix-Neuf, Le Regard Mort' - Perpétuel - Une Guerre de Réflexion, Chapitre Vingt, Du Sang dans le Vide - Appel à la Triarii - Il va Mourir Ici, Chapitre Vingt-et-Un - La Marque de Calth - Une Rédemption Ignorée - Crescendo, Chapitre Vingt-et-Deux, Il va Mourir sur ce Monde - Les Griffes des Loups d’Ambre - Une Pluie de Sang, Chapitre Vingt-et-Trois, Le Bras du Destin - Sorti des Flammes - Du sang pour le Dieu du Sang, ÉPILOGUE I, de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2013 et résumées par Guilhem.
  23. Informations issues de Imperium Secundus - Une Lumière dans les Ténèbres, Chapitre Douze - Frères, de ABNETT DAN, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  24. Warhammer Community - A brief history of Imperium Secundus : Terra [1] (traduit de l’anglais par Guilhem)
  25. Informations issues du Codex Adeptus Astartes Space Marines, V8 - Chapitre - Codex Astartes - Chroniques d’Ultramar et résumées par Guilhem.
  26. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Sept - Le dernier vol des Écus Gris, Chapitre Trois - Le Phénix Déchu, HALEY GUY, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  27. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Sept - Le dernier vol des Écus Gris, Chapitre Neuf - Imperator Gloriana, de HALEY GUY, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  28. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Sept - Le dernier vol des Écus Gris, Chapitre Neuf - Imperator Gloriana, de HALEY GUY, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  29. On peut y voir un moyen pour Games Workshop de justifier le fait que les événements se déroulant un siècle après le retour de Guilliman (qui eu lieu normalement en 999.M41) puisse encore se passer au 41e Millénaire et non le 42e (111.M42 pour la fin de la Croisade Indomitus). Ce doute entretenue permet de justifier le logo Warhammer 40 000. (avis de Guilhem n’engageant que son auteur).
  30. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Sept - Le dernier vol des Écus Gris, Chapitre Neuf - Imperator Gloriana, de HALEY GUY, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  31. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Neuf - Imperator Gloriana, de HALEY GUY, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  32. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Neuf - Imperator Gloriana, de HALEY GUY, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.