Raid de Ghorvenfal

De Omnis Bibliotheca

O.B. Navigator
Batailles
Technologie
Noosphère
Manufactorum
+ Données Noosphèriques +
+++ ACCÈS CONFIDENTIEL +++
Symbol mechanicus.png

L’un des plus infâmes exemples d’effort conjoint entre la Kabale du Cœur Noir et le Culte Céraste de la Discorde fut le raid sur la planète Ghorvenfal. Ce monde était une forteresse de l’Alpha Legion, une faction d’Astartes Hérétiques versée dans l’art de la furtivité et du subterfuge. Pendant des décennies, un chef de guerre de l’Alpha Legion nommé Jaghathra Vrax avait mené des opérations depuis une place forte des Montagnes Noires de Ghorvenfal. Escrimeur émérite, ses raids pirates sévirent sur les systèmes alentour en évitant aisément les représailles de l’Imperium.

Vrax finit cependant par aller trop loin. Il découvrit que la Kabale du Cœur Noir projetait d’attaquer le Monde-Usine impérial de Melidrantis, et décida d’utiliser les Drukharis à son profit. Vrax dissimula ses Space Marines de l’Alpha Legion à la surface de la planète, avec pour ordre d’attendre que le raid Xenos soit bien engagé. Ils frappèrent à l’apogée de la bataille, en fauchant par surprise à la fois les Kabalites et leurs ennemis Cadiens assiégés, et en prélevant un lourd tribut parmi les deux factions. Les forces de Vrax s’enfuirent avec une cargaison d’arme et laissèrent le Cœur Noir battre en retraite les mains vides. Il va sans dire qu’une telle insulte ne pouvait rester impunie. Asdrubæl Vect consacra tous les efforts nécessaires à la traque de son mystérieux assaillant et se prépara à faire un exemple. Ce serait une expédition punitive, rien d’autre. Le maître du Cœur Noir demanda personnellement à Lelith Hesperax de se joindre à cette opération, avec pour mission d’exécuter Jaghathra Vrax.

L’attaque commença lorsque le soleil bouffi de Ghorvenfal poignit à l’horizon. Lorsqu’un portail Warp déchira le ciel au-dessus des Montagnes Noires, l’Alpha Legion fut complètement prise par surprise. Des dizaines d’appareils d’attaque plongèrent du ciel tel une pluie de lames sur l’immensité trapue de la forteresse des Astartes Hérétiques, nichée entre les pics. Le temps que les défenses antiaériennes ouvrent le feu, il était déjà trop tard. Les chasseurs graciles zébraient le ciel, et leurs bombes et leurs missiles réduisirent les autocanons quadritubes au silence un à un tout en éventrant les murs blindés de la forteresse.

Par ces brèches s’engouffrèrent les Kabalites du Cœur Noir et les Cérastes du Culte de la Discorde, sautant des ponts de leurs Raiders dans les corridors du fort. D’imposants renégats vinrent à leur rencontre la lame au clair, en faisant aboyer leurs Bolters. Les Hekatarii coururent et bondirent au milieu de leurs ennemis, terrassant les géants en armure sans se préoccuper de leurs propres pertes. Des Guerriers Kabalites avançaient dans le sillage des Cérastes, et abattirent ceux qui avaient échappé aux lames du Culte de la Discorde.

Les membres de l’Alpha Legion survivants furent enfin encerclés dans leur armurerie principale, dépassés par le nombre et la puissance de feu. Ce fut là que Lelith affronta Vrax en combat singulier, après avoir promis la liberté au Seigneur du Chaos et à ses suivants avec dédain s’il parvenait à la vaincre. Épéiste redoutable à la force démoniaque, Vrax se rua sur sa frêle adversaire en levant une lame corrompue à double tranchant. Lelith l’attendit avec un simple poignard dans chaque main et un sourire au coin de ses lèvres parfaites. Le combat qui s’ensuivit fut un ouragan de lames impossible à suivre à l’œil nu, puis l’épée de Vrax frappa le sol, ses mains encore serrées sur la poignée. Lelith, seulement maculée du sang du Seigneur du Chaos, poursuivit en tranchant les bras et les jambes de son adversaire, jusqu’à le laisser gésir impuissant à ses pieds. À cet instant, les Space Marines du Chaos s’élancèrent une dernière fois. Un seul membre de l’Alpha Legion quitta la forteresse en vie, et sa silhouette tronquée hurle son éternelle agonie au-dessus de la Porte d’Onyx du palais de Vect depuis ce jour.

Source[modifier]

  • Codex Drukhari, V8