Catégorie:World Eaters

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De toutes les Légions Space Marines incorporées par l’Empereur dans Sa Grande Croisade pour reconquérir la galaxie, aucune n’était plus crainte que celle des World Eaters. Toujours présente à la tête des assauts les plus sanglants, ce nom est devenu aujourd’hui synonyme de massacre à grande échelle.


  • Les Griffes du Boucher : Les fils d’Angron se jettent sur l’ennemi, pressés de le déchiqueter dans un tourbillon de violence débridée.
Les disciples de Khorne, les World Eaters, sont entièrement dévoués à ses idéaux meurtriers et ne se battent que pour faire s’amonceler les crânes au pied du trône de leur maître. Meurtre et mutilation sont les seuls préceptes de leur religion, et personne ne la pratique avec autant de zèle que les Berserks de Khorne.

Élus de Khorne

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« Du Sang pour le Dieu du Sang ! »
- Cri de Guerre des World Eaters.
« Tue ! Mutile ! Brûle !

Tue ! Mutile ! Brûle !
Tue ! Mutile ! Brûle !
Tue ! Mutile ! Brûle !
Tue ! Mutile ! Brûle !
Tue ! Mutile ! Brûle !

Tue ! Mutile ! Brûle ! »
- Khârn des World Eaters.
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Les World Eaters étaient la Douzième Légion de la Première Fondation, et considèrent qu’ils sont restés fidèles à leurs idéaux originels. À leurs yeux, ce sont les fondations suivantes du Faux Empereur qui sont décadentes et dépravées. Avant même l’Hérésie d'Horus, les World Eaters étaient réputés pour leur violence et la sauvagerie de leur entraînement, de leurs rituels et de leurs doctrines de combat.

Les World Eaters furent réprimandés par l’Empereur pour leur utilisation de psychochirurgie sur leurs nouvelles recrues. Il interdit un tel processus pour de bonnes raisons, car lorsque le néophyte était soumis à un stress intense, il devenait un enragé assoiffé de sang. Malgré cela, les World Eaters restaient des troupes dont la Grande Croisade ne pouvait pas se passer. Horus n’eut aucun mal à pervertir les rituels de la Légion afin qu’elle se mette à vénérer le Chaos. Sous son influence corruptrice, Angron, le Primarque des World Eaters, se voua à Khorne. Rapidement, ses prouesses martiales et son orgueil démesuré le menèrent sur la voie de la damnation et de la démonification.

Même s’il était autrefois synonyme de loyauté envers l’Empereur, le nom des World Eaters fut assimilé aux pires carnages de l’Hérésie d’Horus. Ils étaient à l’avant-garde de tous les assauts, et la Légion ne manque pas de rappeler que ce fut elle, et pas les Sons of Horus, qui ouvrit une brèche dans les murs du Palais Impérial.

Les World Eaters battirent en retraite de Terra en renâclant, puis se dirigèrent vers l’Œil de la Terreur en laissant un sillage sanglant derrière eux. Leurs rituels dépravés les fortifiaient, et les rapprochaient lentement de Khorne et de ses Démons. Les formations équilibrées et polyvalentes disparurent au profit de groupes de déments équipés de Haches et d’Épées Tronçonneuses. La compétition au sein des World Eaters pour être le premier à arriver au combat était féroce.

Alors que de plus en plus d’officiers de la Légion devenaient de véritables champions de Khorne, toute forme de discipline s’évapora. Finalement, lors de la terrible campagne de Skalathrax, Khârn le Félon, un Champion Exalté de Khorne, s’en prit à ses propres frères avec une telle violence que toute la Légion se disloqua au cours d’une bataille fratricide. Lorsque la fumée des combats se dissipa, la Légion était divisée en centaines de bandes de guerre composées de bouchers psychotiques. Aujourd’hui, certaines de ces bandes comptent plusieurs centaines de membres, alors que d’autres ne sont composées que d’un seul champion et d’une poignée de guerriers.

Engoncés dans des armures rouges, noir et bronze, les élus de Khorne sont toujours les premiers au combat, et les derniers à quitter le champ de bataille. Ils se délectent tellement de la mort et de la violence qu’il leur arrive de se sacrifier pour verser leur propre sang si celui de l’ennemi vient à manquer. Ces bandes de guerre se joignent à tout Seigneur du Chaos qui rassemble une armée de conquête, juste dans l’idée d’amasser le plus de crânes possible au nom de Khorne. Néanmoins, le dit Seigneur du Chaos doit prendre garde à ce que son propre crâne ne fasse pas partie de cette sinistre moisson…

Même si Khorne déteste les sorciers, et considère la magie indigne d’un vrai guerrier, il ne se fie pas qu’aux armes blanches pour collecter des crânes. La technologie, et même les reliques ésotériques, sont aussi des outils valables pour multiplier les victimes. Les plus terribles armes de Khorne sont des Machines-Démons mi-magiques, mi-technologiques. Protégés par un blindage d’acier noir et marqués par la rune d’airain de Khorne, ces engins cauchemardesques sont des amalgames de monstres et de machines guerrières. Leur progression est aussi meurtrière qu’implacable tandis que leurs chenilles et leurs roues cloutées réduisent les cadavres en pulpe écarlate.

Le Primarque Démon Angron n’a jamais cessé d’être actif dans la galaxie. Vers le milieu de M38, l’Ange Rouge jaillit de l’Œil de la Terreur à la tête d’une armée de cinquante mille Berzerkers, qui ravagea trente systèmes solaires. Suite à ce carnage, les flammes de la guerre et de la rébellion brûlèrent dans soixante-dix secteurs pendant plus de deux cent cinquante ans. De nombreux commandeurs impériaux rejetèrent l’autorité de l’Empereur, et des seigneurs de guerre se disputèrent les territoires contestés. Finalement, quatre Chapitres de l’Adeptus Astartes, deux Legios Titaniques et trente régiments de l’Astra Militarum durent intervenir. Après sept cents ans de guerre, quatre-vingt-dix pour cent des secteurs revinrent sous le giron impérial, et la période nommée la Suprématie d’Angron toucha à sa fin.

Origines

DU SANG ! DES CRANES !

Enfermées sur Terra au plus profond du Librarius Sanctus, les pages en lettres de sang du Liber Malum relatent le destin de ceux qui ont choisi la voie de la damnation. Le seul fait de mentionner ce livre constitue une menace pour la santé mentale des malheureux qui en entendent le nom. Les faits de nombreux blasphémateurs, hérétiques et tyrans souillent cet ouvrage, et parmi toutes ces âmes damnées se distingue pour ses horreurs commises le nom d’Angron, le Primarque des World Eaters.

Angron

L’histoire d’Angron est incomplète, car elle contient de nombreuses zones d’ombre et beaucoup d’événements le concernant sont devenus des légendes, de telle sorte qu’il est impossible d’en démêler le vrai du faux. On ne sait pas pourquoi Angron a été séparé de l’Empereur si rapidement après sa création, ni le nom de la planète sur laquelle il a grandi. Il n’est même pas certain que cette dernière existe encore. Le Speculum Historiais de Carpinus décrit le monde d’Angron comme technologiquement avancé (bien qu’il ne le nomme pas) et dirigé par une caste constituée d’une élite vivant dans l’opulence et la décadence tandis que la populace se vautrait dans la pauvreté la plus abjecte. Pour distraire les pauvres et satisfaire leur soif de sang, la caste dirigeante organisait des combats à mort dans des arènes colossales où se battaient régulièrement des gladiateurs cybernétiquement modifiés. Il semblerait donc que ce soit sur ce monde qu’Angron ait été retrouvé, mais comment il serait arrivé là, nul ne peut le dire.

On sait cependant qu’Angron fut découvert par hasard par un marchand d’esclaves qui parcourait les montagnes du nord. Le Primarque était à l’article de la mort et entouré par un bon nombre de cadavres d’extra-terrestres. L’histoire ne dit pas à quelle race appartenaient ces corps, mais de nombreux érudits impériaux s’accordent à penser qu’il s’agissait d’Aeldaris ayant sans doute attaqué le Primarque afin de tenter d’éviter ce que le futur leur avait révélé le concernant. Bien qu’il eût été grièvement blessé, Angron était encore vivant. Le marchand réalisa quel formidable guerrier il devait être et le ramena chez lui parmi ses esclaves. Il fut soigné et des implants neuro-biologiques furent implantés dans son cortex cérébral. Ces reliques du Moyen-Âge Technologique étaient capables d’accroître l’agressivité et la force d’un guerrier au point d’en faire un tueur frénétique. Dans la capitale de la planète, le potentiel d’Angron fut rapidement décelé et on le fit combattre dans les arènes les plus réputées de la cité. Les cellules qui se situaient au-dessous des arènes étaient remplies de centaines de cyber-gladiateurs parmi lesquels le Primarque trouva bientôt sa place.

Après seulement quelques mois, Angron s’était taillé une solide réputation de guerrier talentueux et fier, possédant un sens aigu de l’honneur martial. Il tua d’innombrables gladiateurs, bien qu’il épargnât toujours ceux qui s’étaient bien battus, ce qui lui valut bientôt les faveurs des foules. Angron cherchait constamment à échapper à sa condition d’esclave et causait beaucoup de soucis à ses geôliers. Ne pouvant supporter l’autorité, il tenta de s’échapper plusieurs fois des prisons des arènes. Mais les systèmes de surveillance des gladiateurs étaient très nombreux, renforcés par la présence de centaines de gardes armés jusqu’aux dents et constamment sur le qui-vive, de sorte que toute tentative d’évasion tournait invariablement à l’échec.

Au bout de quelques années, sa réputation de tueur sans peur avait fait plusieurs fois le tour du globe. Les foules se ruaient pour assister à ses combats, et sous sa tutelle, ses frères gladiateurs devinrent toujours plus forts, de telle sorte que les guerriers d’aucune autre arène ne pouvaient tenir face à eux. Un nouvel échec lors d’une tentative d’évasion fit comprendre à Angron qu’il ne pouvait y arriver seul. Son code de l’honneur inflexible et ses méthodes d’entraînement lui avaient acquis le respect et la confiance des autres gladiateurs, et à l’approche des grands jeux de la fin de l’année, il mit sur pied sa tentative d’évasion la plus audacieuse. Il avait été prévu pour ces jeux un affrontement général impliquant tous les gladiateurs de l’arène. C’est au plus fort des combats, tandis que la foule éructait de joie, qu’Angron et les siens se retournèrent contre les gardes et les massacrèrent afin de se frayer un chemin jusqu’à la sortie.

Contre des hommes armés, les pertes furent importantes, mais deux mille d’entre eux parvinrent à s’échapper de la ville, volant toutes les armes et les vivres sur lesquelles ils purent mettre la main avant de s’enfuir dans les montagnes. La nouvelle armée d’Angron trouva refuge dans les pics du nord, tout près de l’endroit où il avait été trouvé quelques années plus tôt. Les dirigeants de la planète envoyèrent immédiatement une armée afin de les anéantir, mais ils avaient sous-estimé les capacités de commandement d’Angron. En quelques jours, il ne resta plus que quelques survivants de la fière force d’intervention qui avait été dépêchée. Tous les autres avaient été massacrés et leurs armes volées.

Les World Eaters durant l’Hérésie d’Horus.

Dans les années qui suivirent, on envoya contre les évadés beaucoup d’autres contingents qui furent à chaque fois taillés en pièces par les cyber-gladiateurs psychotiques. Ces derniers souffraient cependant de la faim et des privations et ils furent bientôt réduits à moins d’un millier. Sur une montagne appelée Fedan Mhor, Angron et les siens furent finalement encerclés par cinq armées bien supérieures en nombre et il sembla que la rébellion allait enfin être écrasée. Même le Primarque ne pouvait tenir face à un tel nombre d’adversaires et les jours à venir seraient sans doute ceux de sa perte. C’est à ce moment que l’Empereur vint à lui, guidé par son aura psychique. Il avait observé secrètement Son fils depuis Son vaisseau en orbite et avait ressenti une grande fierté en le voyant mener ses hommes au combat. Il descendit alors sur la planète afin d’offrir à Angron le commandement de la Légion Space Marine des War Hounds.

À la grande surprise de l’Empereur, Angron refusa Son offre. Sa place était aux côtés de ses compagnons et il aurait préféré mourir plutôt que de les abandonner. Pendant la nuit, ses hommes et lui creusèrent leurs tombes afin de montrer à leurs ennemis qu’ils étaient déterminés à se battre jusqu’à la mort. L’Empereur savait que tout Primarque qu’il était, Angron perdrait la vie au cours des combats qui s’annonçaient, aussi téléporta-t-Il Son fils sur Son vaisseau avant que le pire n’advienne. Privés de leur chef, le moral des esclaves se détériora et ils furent massacrés au petit matin par les forces de la planète. Angron prit part à la Grande Croisade à la tête des World Eaters nouvellement baptisés, mais il ne pardonna jamais à son père ce qu’il considérait comme un manquement à son honneur.

Ayant conscience de l’efficacité de la chirurgie cérébrale sur les prouesses au combat des guerriers, Angron ordonna aux Techmarines de sa Légion d’utiliser son propre implant comme modèle pour en faire profiter ses hommes. L’art de construire de tels artefacts était depuis longtemps perdu, aussi les premières tentatives de reproduction s’avérèrent peu fiables et donnèrent des monstres psychotiques et incontrôlables. Les Techmarines finirent pourtant par construire des implants efficaces capables d’améliorer l’agressivité et la force des guerriers sans en faire des machines folles furieuses. Des Compagnies entières bénéficièrent de cette psychotechnologie, elles connurent de nombreux succès et se taillèrent rapidement une redoutable réputation. Les World Eaters n’accordaient aucune grâce, seulement une mort sanglante par le fil d’une Hache Tronçonneuse et le Liber Malum fait état de systèmes entiers se rendant plutôt que de leur faire face. Mais petit à petit, l’utilisation systématique de la psychochirurgie par la Légion ne fut plus un secret et après le Carnage de Ghenna au cours duquel la population de la planète entière fut massacrée en une seule nuit, les World Eaters furent rappelés à l’ordre par l’Empereur qui ordonna de cesser l’utilisation d’implants.

Angron n’y accorda aucune attention et demanda à ses Techmarines de poursuivre leur travail, et bientôt toute la Légion fut implantée. Les rites de sang prirent de plus en plus d’importance dans leurs coutumes tandis que les massacres continuaient à travers la galaxie. Il devint courant chez les World Eaters de compter le nombre de crânes pris pendant les batailles et d’en faire une véritable compétition. De nombreux autres Primarques firent part de leur consternation auprès de l’Empereur concernant les agissements de leur frère, poussant le nouveau Père de l’Humanité à commettre une erreur fatale en envoyant Horus, Son fils préféré, rencontrer Angron pour le ramener dans le droit chemin. Horus était un fin psychologue et, surtout, il était déjà passé au Chaos, ce que ne savait pas encore l’Empereur. Horus trouva en Angron un guerrier aigri, consumé par le ressentiment, il lui fut donc facile d’utiliser ses faiblesses pour lui dépeindre un Empereur faible, prompt à la trahison et devant être remplacé au plus tôt. Il dit à Angron tout ce que ce dernier avait envie d’entendre, de sorte que lorsqu’il se tourna contre l’Empereur, donnant le point de départ à la première guerre civile intergalactique, les World Eaters d’Angron se rangèrent d’emblée aux côtés des Sons of Horus.

Les World Eaters délaissèrent alors les ennemis de l’Empereur et tournèrent leur férocité et leur haine contre l’Imperium. Comme à leur habitude, on les trouva en première ligne de toutes les batailles importantes, préférant charcuter leurs adversaires au corps-à-corps plutôt qu’employer des armes à longue portée. Ils se frayèrent un chemin sanglant à travers la galaxie jusqu’à Terra, buvant le sang de leurs victimes et prenant leurs crânes en l’honneur de leur nouveau maître, Khorne, le Dieu du Sang. Sur Terra, les modules optiques du palais de l’Empereur ont filmé les World Eaters prenant possession des lieux, guidés par la forme corrompue d’Angron brandissant son épée runique incandescente. Malgré leur assaut dévastateur, la victoire finale leur fut ravie, car à l’approche des Légions des Dark Angels et des Space Wolves, Horus précipita les événements. Il abaissa les défenses de sa Barge afin de provoquer l’Empereur en combat singulier. Ce dernier releva le défi et engagea le Traître dans un affrontement qui allait décider du destin de la galaxie. Les deux adversaires s’affrontèrent dans toutes les dimensions, physiques, spirituelles et psychiques, jusqu’à ce que l’Empereur finisse par tuer Horus au prix de Sa propre humanité. Privé de sa tête, l’ost du Chaos se désagrégea et fuit Terra. Angron fut le dernier à partir et il conduisit sa Légion au cœur de l’Œil de la Terreur. Même s’il avait perdu cette bataille, la guerre continuait. Ses hommes et lui avaient l’éternité pour se venger.

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : Angron
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Histoire des World Eaters

« On ne sait plus grand chose des World Eaters. La plupart de ceux présents aux premiers jours de la XIIe Légion sombrèrent dans la folie provoquée par les incessantes douleurs des Griffes du Boucher dans leur cerveau, ou furent tués au fil des millénaires. Quoique rares, certains érudits impériaux suffisamment forts mentalement ont pu consulter des ouvrages comme le "Liber Malum, Speculum Historiale de Carpinus" et "Les Récyts des Légyons Traistresses" de Rubeyus Redarga. Nonobstant, nul ne sait à quel point ces sources sont fiables. Les savants s’accordent du moins sur le fait que l’histoire des origines des World Eaters suit de multiples fils : la fondation et les premières actions de la Légion, la vie d’Angron avant que l’Imperium le redécouvre et les changements que connut la XIIe au retour de son Primarque dans le giron impérial. »
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Même avant l’Hérésie, les World Eaters étaient connus pour leur sauvagerie, et leur utilisation de la psychochirurgie pour transformer les nouvelles recrues en fous furieux fut sanctionnée par l’Empereur. Néanmoins, les World Eaters étaient des troupes d’une grande valeur lors de la Grande Croisade, où ils s’étaient battus en première ligne de toutes les plus grandes campagnes. Pourtant, cette férocité fut facile à exploiter par Horus pour pervertir les rituels sanglants de la Légion en adoration du Chaos.

Dévoreurs de Cités, Dévoreurs de Mondes[1]

Les esclaves gladiateurs qui accompagnèrent Angron lors de son évasion ravagèrent de nombreuses cités, brûlèrent des forts et firent couler le sang de nombreuses troupes envoyées contre eux. Devant leurs sauvageries, les compagnons gladiateurs d’Angron furent surnommés les Dévoreurs de Cités. Afin de leur rendre hommage, Angron rebaptisa la XIIe Légion des War Hounds, les Dévoreurs de Mondes, où World Eaters.

Jadis renommés pour leur loyauté sans faille envers l’Empereur, les World Eaters devinrent célèbres pour les atrocités qu’ils commirent pendant l’Hérésie. Ils ont toujours combattu en avant des autres Légions Renégates et leurs archives indiquent que ce sont eux, et pas les Sons of Horus, qui pénétrèrent les premiers dans le Palais Impérial. Les World Eaters ne quittèrent Terra qu’avec réluctance, et ils se frayèrent un chemin sanglant vers l’Œil de la Terreur. Tout indique que les traditions sanglantes des World Eaters continuèrent et se renforcèrent en exil. Toute volonté de garder des forces équilibrées a maintenant disparu : à présent, ils sont tous armés de pistolets et d’armes de corps à corps. Les Haches et les Épées Tronçonneuses sont devenues leurs instruments de massacre favoris.

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Monde Natal : Nuceria

Monde d’origine du Primarque Angron après que lui et les autres Primarques aient été dispersés à travers le Warp, Nuceria était un monde brutal et impitoyable dirigé par des maîtres esclavagistes cruels régnant sur des cités rivales. Les esclaves étaient formés à être des gladiateurs et à se battre dans des arènes pour le plaisir de la populace. La technologie d’amélioration de l’agressivité connue sous le nom de Griffes du Boucher était un élément clé de ces combats. Le jeune Angron fut capturé et forcé de prendre part à ces jeux cruels dans la puissante cité de Desh’ea jusqu’à ce qu’il mène une révolte d’esclaves. Cependant, au plus fort de la bataille contre les esclavagistes, il fut téléporté par l’Empereur, ce qui rendit furieux l’Ange Rouge. Au lendemain du départ involontaire d’Angron de Nuceria, ses camarades ont été vaincus et massacrés par les troupes des maîtres esclavagistes, qu’Angron appelait les "Hauts Sire". L’Ange Rouge se reviendra pas avant un siècle sur Nuceria, et la planète ne deviendra jamais un monde de recrutement des World Eaters. Cet "honneur" reviendra principalement à Bodt.

Après l’arrivée de l’Imperium, les Hauts Sires firent rapidement fait la paix avec Guilliman après la fin de la rébellion d’Angron, et ont volontiers rejoint l’empire d’Ultramar.

Plus d’un siècle plus tard, au cours de l’Hérésie d’Horus et à la fin de la Croisade des Ombres qui ravagea Ultramar, Angron retourna à Nuceria aux côtés du Primarque des Word Bearers, Lorgar Aurelian. À son retour à Desh’ea, il découvrit que les maîtres esclavagistes avaient affirmé à la population de la planète qu’il avait fui dans les derniers instants de sa révolte. Furieux de ce mensonge, Angron ordonna la purge de toute vie sur Nuceria, en mémoire de ses frères et sœurs gladiateurs morts un siècle plus tôt. Les World Eaters et les Word Bearers ont brutalement entrepris cet holocauste en quelques jours, massacrant hommes, femmes et enfants. Pendant ce génocide, une grande flotte des Ultramarines dirigée par Roboute Guilliman lui-même arriva en orbite au-dessus de Nuceria et engagea les forces des Traîtres, avide de vengeance depuis la Bataille de Calth et les massacres de la Croisade des Ombres.

Alors que les Ultramarines combattaient les forces des Traîtres dans Meahor, la dernière citée assassinée de Nuceria, Guilliman affronta dans un duel titanesque Angron et Lorgar. Au plus fort du combat, alors que le Fils Vengeur et l’Ange Rouge se battait sans retenue, Lorgar déclencha l’aboutissement d’un rituel qui mena à la démonification d’Angron, devenant un Prince Démon de Khorne. Suite à cela, les Ultramarines ont été forcés de battre en retraite.[2]

On ignore ce qui est advenu de Nuceria, mais la planète est probablement devenue un Monde Mort, oublié de tous.

Monde Principal : Bodt, Tredecimmia, le Terrain d'Entraînement Sanglant de la Légion des World Eaters

Bodt.

Le monde de Bodt était l’un des plus anciens Mondes Féodaux de la XIIe Légion - les sauvages World Eaters. Sa capitale était Tredecimmia, nommée d’après la 13e Flotte Expéditionnaire pour laquelle elle avait autrefois servi un glorieux objectif. Ce fut un honneur pour la planète de servir de terrain de rassemblement sur lequel le Primarque Angron prit le commandement de sa propre Légion ainsi que des nombreuses forces auxiliaires et alliées de la 13e Flotte Expéditionnaire, y compris le plus grand rassemblement enregistré des Clans de Numen Gun, des Scouts de la Legio Audax et de nombreuses autres forces issues des myriades armées les plus sanguinaires de l’Humanité.

Quand le Seigneur Angron et les grandes armées de la 13e Flotte Expéditionnaire, surnommée la "Sanglante", partirent combattre les ennemis de l’Humanité, il laissa derrière lui un monde dédié au maintien et à l’approvisionnement de l’ère de la guerre à venir. Bodt avait été transformé d’un monde aride et volcanique en un lieu de rassemblement planétaire qui abritait des villes entières de casernes, de vastes macro-silos souterrains et des champs d’essai d’armes couvrant tout le continent. Tout au long du deuxième siècle de la Grande Croisade, Bodt, et en particulier le terrain de rassemblement de la ville de Tredecimmia, a servi de centre crucial du pouvoir et de la puissance de la Légion. Les aspirants à la Légion, recrutés dans les mondes conquis par les World Eaters, y étaient envoyés pour commencer l’implantation et un processus d’endoctrinement qui verrait les plus forts transformés en Legiones Astartes post-humaines. La planète accueillait un grand détachement de l’Apothecarion de la XIIe Légion à cette fin. Les Clans de Numen Gun et d’autres cultures dans lesquelles les forces auxiliaires rattachées à la 13e Flotte Expéditionnaire recrutaient furent également rassemblées et équipées pour la guerre à Tredecimmia, et la Legio Audax y avait établi une base avancée pour ses manipules de Titans Scouts.

Finalement, les clans auxiliaires s’installèrent sur Bodt et firent souche, menant à la formation d’une grande population née des tribus de guerriers sauvages qui s’établirent dans les désolations de Tredecimmia. Elle contribua à l’effort de guerre en envoyant ses fils et filles alimenter la "Sanglante" 13e alors que cette dernière conquérait le vide à la tête de la Grande Croisade. Alors que d’autres aspirants aux World Eaters étaient traités à Tredecimmia, la Légion commença à recruter directement dans les clans. Dans le temps, une pratique s’est développée chez les futurs World Eaters des clans, consistant à se battre avec ceux qui entreprenaient les dernières étapes de l’entraînement de la Légion. Ces compétions devinrent de vastes batailles menées avec des lames aiguisées et des munitions réelles, des batailles auxquelles seuls les membres les plus forts des clans survivaient, leur permettant d’être acceptés dans les rangs des aspirants de la Légion des World Eaters. Une co-dépendance violente s’établit entre les World Eaters et les clans des désolations, deux factions rivales qui pourtant dépendaient l’une de l’autre dans leur existence mutuelle.

À la fin du deuxième siècle de la Grande Croisade, Bodt se ressemblait plus à la planète sur laquelle le Seigneur Angron avait pris le commandement de sa Légion, et il en était de même pour les World Eaters eux-mêmes. Ayant toujours été une planète tectoniquement instable, la Légion n’a cessé de déployer toutes sortes d’armes à l’échelle macro à la surface, Certains ont dit que des exercices des combats imprudents à balles réelles avaient déchiré la croûte même par endroits, de sorte qu’il était rare que le grondement sub-sonique des plaques mobiles ne se fasse pas sentir dans les désolations. Les mers peu profondes étaient devenues noires et toxiques. Les terres arides, qui abritaient autrefois une faune et une flore peu étendues mais tenaces, étaient alors dépourvus de presque toute vie et le sous-strate de cadmium de la planète était exposé à l’atmosphère torturée. Seuls les plus forts des clans des terres désertiques pouvaient survivre dans les terres empoisonnées, faisant des essais périodiques de bataille leur seule échappatoire possible et à laquelle peu vivaient assez longtemps pour y prendre part.

Sur Bodt, les World Eaters s’adonnèrent à des pratiques qui créèrent des générations de fous dangereux sanguinaires.

Tout au long de son histoire, la ville principale de Bodt, Tredecimmia, s’est avérée un atout essentiel pour la XIIe Légion, et en tant que tel, elle était fortement fortifié avec un vaste réseau d’emplacements de défense et de bunkers souterrains. Les silos d’armes utilisés pour équiper les aspirants nouvellement intronisés abritaient non seulement des armements conventionnels, mais d’autres appareils et dispositifs que les World Eaters avaient revendiqués comme butin de guerre à ceux qu’ils avaient vaincus lors de leur conquête dans les ténèbres extérieures. Les technologies considérées comme trop dangereuses pour exister et proscrites par les anciennes écritures étaient cachées dans les voûtes les plus profondes sous Tredecimmia, des armes que, selon toute vraisemblance, Terra pensait avoir détruite ou dont elle n’avait aucune connaissance.

Ces technologies anciennes et interdites, bien qu’ostensiblement sous la garde de la XIIe Légion, devaient être entretenues par un ordre singulier du sacerdoce de Mars. C’est lors de la conquête des désolations de Golgotha que les World Eaters avaient formé un pacte mutuel avec les Prêtres Rouges de Sarum, un domaine du Mechanicum qu’Angron avait délivré des prédateurs de l’empire stellaire avilissant de la Confrérie de la Ruine. Après leur libération de leurs anciens rivaux, les Prêtres Rouges avaient promis à Angron leur soutien, certains allant jusqu’à affirmer que ce soutien dominait la fidélité qu’ils devaient à la lointaine Mars. Les Prêtres Rouges allaient partout où les World Eaters allaient, et c’est ainsi que les forges d’induction et les silos d’armes de Tredecimmia ont été entretenus exclusivement par cette secte mal-considérée et leurs Serviteurs Adsecularis.

Tel était l’a situation du fief de la XIIe Légion à l’aube de la grande Hérésie, mais cet état allait bientôt changer à nouveau. À la suite du massacre de Isstvan V, les maîtres de Bodt n’apprirent cet événement qu’après coup par l’intermédiaire d’une délégation d’Apothicaires des World Eaters, aidés et conseillés par des pairs des Légions des Emperor's Children et des Word Bearers, arrivés à l’improviste. Ils prirent rapidement le commandement des installations d’initiation et entreprirent une série de révisions des pratiques de recrutement de la Légion.

Il était établi depuis longtemps que les protocoles d’implantation de la XIIe Légion se situaient à l’extrémité du spectre de la tolérance et il y avait eu de nombreux appels de Terra et d’autres Légions pour freiner ces pratiques, mais à la suite du Massacre du Site d’Atterrissage et avec l’arrivée du nouveau cadre supérieur, toutes les entraves ont été abolies. On disait que le combustible brut pour les nouveaux procédés avait été récolté dans les champs ensanglantés de la Dépression d’Urgall, rituellement rassemblés par les fils de Lorgar et alchimiquement modifiés par le génie déchu des Emperor’s Children. C’était aux Apothicaires des World Eaters que revenait le devoir final de l’implantation, et le résultat était absolument hideux.

En utilisant les recrues des Clans, les Apothicaires avaient créé une nouvelle génération de recrues. Là où le processus de création d’un guerrier des Legiones Astartes devait normalement être minutieusement entrepris sur une période de plusieurs années, cette nouvelle génération était prête en quelques mois. Le processus a été scandaleusement dilapidé car de nombreux aspirants ont simplement péri dans les cuves biologiques, et beaucoup d’autres ont subi une déstabilisation biologique catastrophique, nécessitant la purge des chambres d’implantation par le feu et les radiations. Les quelques survivants étaient loin de l’idéal transhumain que l’Empereur avait voulu pour les Legiones Astartes.

Même pour les World Eaters, c’étaient des monstres faits de chair, leurs corps gonflés par des processus interdits et leurs cerveaux inondés de stimulateurs autonomes brûlants qui, en conjonction avec les implants "Griffes du Boucher" standardisés dans toute la Légion, a induit un état permanent d’hyper-agressivité. De plus, les protocoles de psycho-endoctrinement auxquels chaque aspirant était soumis l’investissaient des souvenirs volés de cent batailles et de mille meurtres, un montage scintillant de la vie et de la mort d’autres guerriers qui parcouraient leur conscience en boucle éternelle. Dès le moment où l’un d’eux se réveillait des cuves à gènes, il se prenait pour un champion aux mains rouges de sang et un vétéran d’innombrables guerres. Son seul désir était de verser du sang - celui de ses ennemis ou le sien - au nom de son Primarque.[3]

La Destruction de Bodt
Khârn, l’Écuyer d’Angron[4]

Quand l’Empereur découvrit Angron, Khârn était un Capitaine de compagnie. Si nul ne sait comment il a été élu à ce poste, Khârn devint l’écuyer d’Angron et l’un des rares Légionnaires dont le Primarque écoutait les conseils. Khârn était capable de faire office de voix de la raison quand son maître succombait à ses accès de démence, et parvenait à tirer l’Ange Rouge de son délire et à freiner le pire de ses penchants meurtriers. Fanatiquement loyal à Angron, Khârn fut le premier World Eater à se voir implanter l’un des premiers modèles de Griffes du Boucher. Et ainsi commença sa longue descente dans une folie sanguinaire.

Khârn a toujours été un guerrier impressionnant, et il est attiré par la guerre comme un limier est attiré par la viande fraîche. Il est aujourd’hui une machine de destruction bestiale, une tempête de sang vociférante qui n’a presque rien à envier à Angron. La Carnassière, son énorme Hache Tronçonneuse, appartenait jadis à Angron, et elle est capable de fendre en deux un Space Marine de l’épaule à l’aine avec une aisance sidérante.

Khârn est à la fois honni et révéré par les autres World Eaters. Suite à ses actions sur Skalathrax, il écopa du surnom de "Félon". Toutefois, même ses détracteurs au sein de la Légion ne nient pas qu’il soit le plus habile d’entre eux ; celui qui a déposé le plus de crânes aux pieds du Trône de Crânes et versé le plus de sang au nom de Khorne. Ceux qui admirent les talents homicides de Khârn cherchent à rejoindre sa Horde Écarlate, comme on appelle son armés de partisans assoiffés de sang. Ceux qui y parviennent ne survivent toutefois jamais longtemps, car Khârn se moque de savoir qui va vivre ou mourir, et il n’hésitera pas à tuer ceux qui combattent à ses côtés en scandant sans relâche son mantra : Tue ! Mutile ! Brûle !

Durant l’Hérésie d’Horus, en 008.M31, le terrain d’entraînement du fief des World Eaters sur Bodt fut attaqué par Autek Mor des Iron Hands et une force Loyaliste indépendante alliée. Après une bataille terrible, Mor entra dans les macro-voûtes souterraines de la ville de Tredecimmia avant d’effacer toute trace de vie de la surface. La ligne d’approvisionnement en recrues initiées pour la Légion des World Eaters depuis Bodt fut définitivement coupée.[5]

Skalathrax

Après le Siège de Terra, les World Eaters, séparés d’Angron, étaient plongés dans la plus grande confusion. Ils maintenaient un semblant de cohésion à seule fin d’éviter la destruction totale des mains des Loyalistes avides de vengeance et des renégats opportunistes. Khârn, le champion qui avait su apprivoiser Angron, avait été grièvement blessé pendant le siège du Palais Impérial, et était désormais dans le coma. Aucun autre guerrier n’avait la force et le prestige requis pour unifier la Légion, et les officiers survivants ne cessaient de se quereller. En y ajoutant le cruel manque de ressources et le martèlement constant des Griffes qui brisait la raison des Légionnaires les uns après les autres, sans parler des pertes qu’avait subi la flotte aux abords du Système Sol, les World Eaters étaient terriblement vulnérables.

Le risque de conflits entre les divers éléments survivants des World Eaters atteignit un point critique quand la Légion rencontra une flotte beaucoup plus importante des Emperor's Children, autour d’une planète anonyme. Tandis que les fils d’Angron se demandaient s’ils devaient combattre les séides du Primarque Fulgrim, Khârn s’éveilla. Une trêve fragile fut d’abord conclue avec les Emperor’s Children, mais elle fut de courte durée et la guerre éclata bientôt. Khârn baptisa la planète Skalathrax, ce qui en Nagrakali, la langue commune des World Eaters, signifiait "Lieu de Jugement", ou simplement "Destruction".

Les combats sur Skalathrax étaient totalement soumis au climat dangereux de la planète, où les nuits étaient si froides que même les Space Marines devaient s’en abriter. Malgré cela, la campagne n’en demeura pas moins sanglante que toutes celles qui avaient précédé. Même si les Emperor’s Children étaient plus nombreux et mieux organisés, la détermination et la férocité des World Eaters leur permirent de faire tourner le conflit en leur faveur. Cependant, la nature erratique de la guerre s’avéra source de frustration pour les World Eaters, car les Griffes du Boucher qui chantaient dans leurs têtes exigeaient des carnages incessants. Khârn n’était pas moins affecté que les autres, et lors de ce qui fut plus tard connu sous le nom de Nuit de Démence, il perdit le contrôle. Après s’être emparé d’un Lance-Flammes, il parcourut les positions des World Eaters et y bouta le feu pour inciter ses frères à reprendre le combat. Il abattait tous ceux qui tentaient de l’arrêter, et certains Légionnaires l’imitèrent. Les World Eaters cédèrent les uns après les autres à l’appel du massacre, et les fils d’Angron perdirent toute cohésion.

Cette nuit de feu et de sang fragmenta les World Eaters en innombrables bandes, se résumant parfois à une escouade, ou même un guerrier isolé. Certains quittèrent Skalathrax au plus vite, peu enclins à lutter à mort pour rien. Des dizaines de détachements succombèrent aux luttes intestines, ceux qui voulaient rester attaquant les fuyards. À cause de l’accès de folie de Khârn, les World Eaters étaient séparés pour de bon.[6]

Une Légion Divisée

« Après l’échec d’Horus, les World Eaters fuirent vers l’Œil de la Terreur et se divisèrent rapidement en bandes de renégats du Chaos. C’est pour cette raison qu’ils ne possèdent pas de base ou de monde propre, chaque bande opérant à partir des vaisseaux sur lesquels elle peut mettre la main. »
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De héros de l’Humanité à Bourreaux sanguinaires.

Dix mille ans se sont écoulés depuis Skalathrax, et les World Eaters n’ont désormais plus rien à voir avec ce qu’ils étaient à l’époque de la Grande Croisade. C’est en grande partie dû à l’influence des Griffes du Boucher, qui ont subi la corruption du Warp et les expérimentations démentes de ceux que l’on nomme les Chirurgiens-Berzerks. Ces êtres sont les héritiers des Apothicaires et des Techmarines qui adaptèrent les Griffes du Boucher pour les Légionnaires. Avec les Griffes du Boucher, le plaisir est indissociable de l’acte de tuer chez les World Eaters, et quand les fils d’Angron ne sont pas au combat, ces effroyables mécanismes déforment leurs pensées pour exiger que le sang soit versé. Seul le meurtre apaise la douleur qu’engendrent les Griffes. Chaque bande de World Eaters opère à sa manière. Certaines sont basées dans des forteresses ou des territoires bien défendus, d’autres sur un vaisseau, voire une puissante armada. En raison de la soif de sang qui les obsède en permanence, il est difficile, voire impossible pour nombre de Légionnaires de maintenir ces ressources en état de marche, et ils préfèrent dérober des vaisseaux ou s’associer aux forces de l’Hereticus Astartes qui leur font miroiter la promesse de sanglants conflits.

Les guerriers de la XIIe ne s’occupent que de carnage, de bains de sang et de récolter toujours plus de crânes au nom de Khorne. À cause des Griffes du Boucher et de l’influence du Warp, ils contrôlent à peine leurs pulsions meurtrières et, sur le champ de bataille, les bandes perdent souvent tout semblant de cohésion sitôt que les combats commencent. La plupart des World Eaters privilégient les armes tronçonneuses dont les dents peuvent trancher les armures, les os et le Rocbéton si nécessaire. Dans les moments les plus extrêmes, les World Eaters s’en prennent parfois à leurs propres Frères de Bataille, voire à eux-mêmes, pour faire couler le sang en l’honneur de leur dieu. Ils sont si épris de violence qu’ils négligent l’entretien de leurs armes et de leurs armures, qu’ils considèrent comme une perte de temps et d’énergie. De fait, leurs armures sont entaillées et cabossées, et généralement couvertes d’épaisses croûtes de sang, et il en va de même pour le blindage de leurs chars de combat et de leurs transports.

Certaines bandes luttent jusqu’à l’extinction, n’ayant ni l’envie ni les ressources pour recruter. Celles qui conservent assez de présence d’esprit pour assurer leur survie s’appuient sur les Chirurgiens-Berzerks, qui en dépit de leur folie furieuse en savent plus que quiconque sur l’implantation des Griffes du Boucher. Elles peuvent également recourir aux techniques de recrutement accélérées développées pendant la Grande Croisade, ainsi qu’aux méthodes interdites qui furent enseignées à la Légion après Isstvan V. Certaines ont même recours à de détestables pactes démoniaques pour créer de nouveaux Space Marines du Chaos. Les Chirurgiens-Berzerks opèrent dans toute la galaxie, se mettant au service de divers Seigneurs du Chaos pour produire des maniaques homicides qui ignorent tout de la peur, de la douleur et de la mort. Certaines bandes de World Eaters gonflent leurs effectifs à l’aide de fidèles de Khorne extérieurs à la XIIe Légion, qui se soumettent de plein gré aux opéra­tions de psycho-chirurgie des Chirurgiens-Berzerks, qu’ils voient comme une apothéose qui les rapproche de leur dieu.

Depuis l’ouverture de la Grande Faille, les World Eaters sont très actifs. Des mondes prospères et fortifiés ne donnent plus signe de vie. Les couloirs de navigation qui grouillaient naguère de vaisseaux marchands sont devenus complètement vide, hantées par des spectres. Des chœurs d’Astropathes entiers se sont déchiquetés à mains nues pour chasser les effroyables visions de carnage et de sang qui avaient envahi leurs esprits. Les exploits sanglants des World Eaters ont attiré de nouveaux fanatiques, tandis que nombre d’aspirants ont été recrutés de force sur les mondes et les vaisseaux vaincus et reçu les Griffes. Ils ont capturé d’innombrables esclaves et attiré autant de nouveaux convertis, et les fils d’Angron sont désormais plus forts que jamais. La galaxie tremble à l’idée de ce dont ils sont capables.[7]

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Doctrines de Combat

« Attaque - est le seul ordre dont il faut se rappeler. »
- Khârn des World Eaters.
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Les World Eaters ne recherchent qu’une chose : massacrer leurs ennemis au corps-à-corps et rapporter des crânes à Khorne. C’est pour cela qu’ils remplacent le plus souvent leurs armes à longue portée par la Hache Tronçonneuse et le Pistolet Bolter. Leur soif de sang et de massacre est telle que pendant les combats ils ne font aucun cas de la stratégie et se jettent en avant en hurlant le nom de leur maître. Lorsqu’ils parviennent au corps-à-corps, ces guerriers fous furieux combattent jusqu’à la mort, persuadés que leur sang est tout autant le bienvenu pour leur Dieu que celui de leurs victimes. On dit que leur credo est "La Victoire ou la Mort".

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Organisation

Organisation et Structure d'une Unité au Sein de la Légion (Pré-Hérésie)

Un Légionnaire des World Eaters durant la Grande Croisade.

Comme pour la plupart des Légions Space Marines, la XIIe à dès sa création suivi le "Modèle Terran" d’organisation tel que formulé par l’Officio Militaris au début de la Grande Croisade. Mais même durant cette première période, l’approvisionnement et l’équipement de la Légion montraient un parti pris considérable pour l’assaut direct et les opérations dans les limites étroites et mortelles des types de champs de bataille désignés comme "Zone Mortalis" dans la doctrine stratégique. Ceci continua lors de la prise de commandement d’Angron, où les structures organisationnelles de la Légion furent maintenues en grande partie intactes mais souvent rationalisées davantage, avec ses échelons (communément nommée Chapitre) tournées vers des formations d’infanterie de ligne. Celles-ci étaient, par leur panoplie et leurs tactiques, un hybride des troupes d’assaut Tactique/Assaut pour la plupart, soutenues par des unités d’assaut lourd telles que les Terminators et des unités spécialisées telles que les escadrons de Land Speeders.

Cette organisation se prêtait bien à une posture stratégique très agressive et à des tactiques belliqueuses qui, bien qu’extrêmement coûteuses en pertes humaines, étaient également très efficaces. Un exemple d’une telle doctrine était le schéma préféré de la Légion pour l’invasion planétaire. Dans ce schéma, la Légion a rapidement adopté l’utilisation de l’assaut massif par Modules d’Atterrissage à partir de l’orbite durant les invasions pour atteindre directement le cœur de l’ennemi sans avoir à manœuvrer comme lors d’une attaque de première vague. Ce coup soudain et écrasant était conçu pour maintenir l’ennemi cloué en place en l’obligeant à combattant cette avant-garde (qui subissait souvent de lourdes pertes), tandis qu’une deuxième vague de blindés et d’unités plus lourdes suivait dans son sillage et s’écrasait dans les zones de haute résistance révélées par la première vague. Lors de ces attaques, la Légion poursuivait son assaut avec une fureur sanguinaire, combattant souvent en conjonction avec des barrages de soutien dangereusement rapprochés de navires de guerre en orbite basse, ou avec des Titans et autres unités de siège en plein cœur des combats. Grâce à ces tactiques, l’assaut des World Eaters pouvait vaincre toute résistance par une furie pure, s’en prenant encore et encore à l’ennemi jusqu’à ce que celui-ci soit brisé ou abattu, fuyant terrorisé.

Le combat au corps à corps fut toujours la forme de guerre préférée de la Légion, avant même qu’elle ne reçoive de l’Empereur le nom de War Hounds. Cela ne signifiait pas que la Légion manquait d’aptitudes et de compétences dans les engagements à distance, la guerre blindée ou l’utilisation d’artillerie de soutien - en fait, elle était à ce point brillante dans la guerre mécanisée que Ferrus Manus lui-même loua l’assaut blindé des War Hounds à Aldebaran Septus, la définissant comme étant "l’incarnation de la rage du fer", mais pour les War Hounds, de telles méthodes étaient un moyen tactique de parvenir à une fin. Cette fin étant de réussir à rapprocher la force meurtrière de la Légion - ses Space Marines - là où elle pouvait infliger le plus de dégâts et venir à bout de leur ennemi : le corps à corps. Aucun signe plus clair n’était possible dans la Légion de cette préférence pour traiter la mort face à face que la prépondérance des armes de combat rapproché habituellement portées par ses guerriers. En plus des omniprésentes lames de combat ou Gladius, même les Légionnaires attachés aux Escouades de Reconnaissance et les équipages de véhicules portaient couramment des Lames Tronçonneuses, écorcheur et baïonnettes mono-dentelées, couteaux de rechange, hachettes et hachoirs. Dans les unités d’assaut spécialisées, cette profusion d’outils meurtriers était complétée par une arme qui remonte aux tribus technobarbares de Terra, la Hache Tronçonneuse à lames larges. Avec l’arrivée d’Angron comme commandant, les prédilections des World Eaters pour les tueries au corps à corps atteignirent des sommets, car le maître-gladiateur leur enseigna l’utilisation de nouvelles armes et de nouvelles façons de tuer, et ce qui pouvait être décrit comme un culte du combat personnel s’est emparé de la Légion à un niveau fondamental. La Hache Tronçonneuse fut affinée sous la direction d’Angron, et sa réputation était telle (notamment en raison de son efficacité contre les monstres tels que les Orks), que son utilisation s’est étendue à plusieurs autres Légions. Mais en tant qu’abstraction, l’arme pouvait être considérée comme un symbole des World Eaters eux-mêmes : brutal et sauvage, sans remords et sans subtilité, un outil n’ayant qu’un seul but : tuer.

Les taux d’attrition au sein des World Eaters étaient élevés, et les niveaux de mortalité chez les recrues durant l’entraînement étaient considérés comme les pires de toute les Légions durant cette période, tellement les méthodes des World Eaters étaient implacables. Au-delà d’un certain point dans l’entraînement, les concours de gladiateurs et les exercices de combat devinrent de véritables combats à mort avec des balles réelles et des lames concrètes, dans le but d’améliorer le plus possible les compétences et la force du guerrier avant qu’il ne soit considéré comme un atout pour les World Eaters. Malgré cet accent mis sur l’habileté individuelle, les années de guerre n’ont pas été négligées dans les actions des World Eaters et des Compagnies entières et même des bataillons se sont battus les uns contre les autres dans de grands concours et des compétitions pour faire respecter les tactiques de l’unité et les opérations cohérentes sous l’œil et le jugement de leur Primarque. Mais c’était toujours sur le champ de bataille que les World Eaters se déchaînaient, et où ses champions et officiers étaient choisis.

Un Berserk des World Eaters après l’Hérésie d’Horus.

Afin de faire face aux rigueurs de leur formation et de leurs campagnes incessantes, sous la direction d’Angron, les processus de recrutement avaient été rationalisés et accélérés. Les recrues furent tirées d’un certain nombre de Mondes Féodaux et Sauvages dispersés dans les Segmentum afin de répondre aux demandes de la Légion. Les Apothicaires de la Légion adoptèrent l’utilisation du propre matériel génétique du Primarque pour stabiliser et accélérer la progression et les procédures d’implantation - le soi-disant Théorème de Grabiya. Parallèlement, une pratique bien plus sombre commença à se développer dans les rangs des World Eaters ; l’utilisation d’implants psychochirurgicaux pour augmenter l’agressivité et une tolérance à la douleur bien au-delà de ce que même la chair génétiquement modifiée d’un membre des Legiones Astartes était capable d’endurer. Mais cela les laissa sans joie ni paix, à part celle trouvée dans la bataille. Ainsi, Angron ordonna l’étude des implants que ses maîtres esclavagistes lui avaient implanté - les tristement célèbres "Griffes du Boucher" - pour servir de modèle. Cela posa cependant des difficultés, car les implants d’Angron étaient des reliques d’une technologie perdue depuis longtemps, peu comprise même par leurs fabricants, et les retirer d’Angron pour les étudier de près aurait été fatal au Primarque. Pour cette raison, les premiers tentatives pour les reproduire par les efforts combinés des Techmarines et des Apothicaires de la Légion semblent avoir été un terrible échec, et entraîna des taux élevés de mortalité et une frénésie meurtrière incontrôlable chez les recrues pour les tests. Cependant, au fil du temps, une technologie viable a été reproduite et constamment améliorée (bien qu’elle n’ait jamais été entièrement stable ou constante entre les sujets). Des Compagnies entières de recrues nouvellement formées reçurent les implants, ainsi qu’un grand nombre de World Eaters existants qui se sont portés volontaires pour cette dangereuse opération. La majorité d’entre eux ont été absorbés par les unités de ligne de la Légion, tandis que ceux qui étaient jugés peut-être trop instables pour de telles tâches rejoignaient un nombre croissant d’unités d’assaut de quasi-berserkers connues sous le nom d’Escouades de Saccageurs, et à l’intérieur de ceux-ci, ceux qui avaient sombré dans la folie pure durant les batailles furent simplement connus comme les Caedere ou les "Bouchers" - un présage effrayant de ce qui allait arriver à la Légion.

En dépit de ses risques et de ses coûts, il fut prouvé que cette psychochirurgie a été adoptée, et pas seulement parce qu’elle améliorait la capacité de combat du Space Marine qui survivait à l’implantation, mais aussi parce qu’en faisant cela, les World Eaters croyaient se rapprocher spirituellement de leur Primarque, devenant un avec son âme torturée et sa rage.[8]

Hiérarchie du Commandement de la Légion

Comme les War Hounds, la XIIe Légion était connue pour son application rigoureuse de la discipline interne et le tempérament bouillonnant de ses Légionnaires. Le commandement au sein de la Légion était obtenu par un mélange de prouesses martiales sur le champ de bataille et de démonstration de leadership sur la ligne de front, avec des spécialistes choisis très tôt pour leurs aptitudes. Aucun membre de la Légion, quelque pouvait être son grade ou rôle, n’était exempté de l’espoir qu’il se battrait aussi durement que les autres, ni du désir de lutter contre un ennemi et de l’abattre par un coup de lame si l’occasion se présentait, que le Space Marine en question soit un Apothicaire ou un Artilleur plutôt qu’un combattant de ligne. Comparé à plusieurs autres Légions, l’ordre et la discipline ne venaient pas aussi naturellement que l’on pourrait s’y attendre aux porteurs de cette graine génétique - les esprits s’échauffaient, les blessures étaient accueillies avec colère et, le plus souvent, avec violence si leur sens de l’honneur était mis en cause. Tout officier de la Légion savait qu’il devait employer la force si nécessaire pour faire appliquer ses ordres, et de punir lui-même les infractions lorsqu’on désobéissait à un ordre. Le châtiment était la mort appliquer sans délai. Pour la XIIe Légion, la vie elle-même était une guerre - un conflit qui ne finissait jamais du berceau à la tombe et la Legiones Astartes incarnait ce concept dans sa forme la plus pure. L’échec dans la bataille n’était pas toléré, la reddition n’était jamais acceptée et la pitié prenait la forme d’une mort rapide accordée à un ennemi qui avait combattu avec bravoure - les lâches ne méritaient pas plus qu’une boucherie sauvage en récompense de leur peur. Ce code de guerre simple mais résolument brutal était l’article de foi de la Légion et elle l’appliqua sur elle-même et sur ses ennemis.

L’arrivée du Primarque Angron apporta une conception primitive, presque tribale, aux World Eaters nouvellement rebaptisés, et le Primarque devint rapidement le summum de la qualité de guerrier à laquelle sa Légion aspirait. Sous son influence, la bouillante tension compétitive qui avait toujours coulé sous la surface de la psyché de la Légion fut canalisée et prit forme. Le combat de gladiateurs - où le sang devait être versé, et lorsqu’il était amené à ses extrêmes, était fatal, - devint à la fois le point central de l’entraînement des World Eaters, aiguisant leurs aptitudes individuelles au combat jusqu’au fil du rasoir et un exutoire vital pour l’agressivité refoulée et la soif de sang frustrée de la Légion entre les zones de guerre. La résolution d’une querelle par le combat était aussi la voie préférée de la Légion pour régler les désaccords dans ses rangs. L’effusion de sang par des guerriers en discorde ouverte était une chose honorable aux yeux d’Angron et de sa Légion. Ici aussi, un guerrier d’un rang supérieur pouvait voir son commandement remis en question, ces rares contestations se résolvant toujours dans la mort. Cette pratique était pratiquée surtout pour appartenir aux Déchireurs. Ce cadre au sein de la Légion était une unité de gardes du corps dédiée au Primarque des World Eaters (la nécessité d’en avoir une était une autre question). Au cours de la bataille, ils se battaient dans une Armure Terminator et portaient les armes les plus brutales que la Légion possédait. Cette bande de guerriers ne comptait que douze membres. L’accès à ses rangs n’était possible qu’en battant un Déchiqueteur en combat singulier jusqu’à la mort ou si l’un d’entre eux tombait au combat contre un ennemi, un successeur étant alors choisi lors d’une compétition ouverte à tous dans la Légion, dont un seul survivrait.

Après l’Hérésie, la XIIe Légion implosa, menant à la formation de plusieurs bandes rivales de World Eaters, vouées uniquement à faire couler le sang et à détruire l’Imperium et ses défenseurs.

Sous Angron, la structure des grades chez les World Eaters est restée simple et directe, le Primarque méprisant les symboles extérieurs des élites, les accolades et titres inutiles, allant jusqu’à refuser, dit-on, qu’on le nomme "Seigneur". Mais il vit la vertu d’une chaîne de commandement fiable et transparente en temps de guerre. Les honneurs auxquels la Légion et son maître croyaient étaient les marques de fraternité et les cicatrices de la bataille ; ces éléments transcendaient le rang et prouvaient la valeur des Space Marines sous l’armure. Les chaînes brisées de celui qui avait combattu et survécu - une allusion à la sombre histoire d’Angron, et l’empreinte d’une main sanglante sur le visage ou le cœur apposé par un chef de bataille sur un guerrier dont la fureur avait transcendé celle de ses frères - signifiaient plus pour les World Eaters qu’une simple babiole, un titre ou colifichet.[9]

Disposition de Guerre

Au moment de l’Atrocité de Isstvan III, il était impossible de faire une estimation précise de la force de combat et de la disposition des World Eaters. On savait cependant qu’il était bien approvisionné et soutenu à la fois par la Legio Titanique Audax et une flotte d’au moins soixante navires de classe capitale. La Légion elle-même avait été fortement engagée dans des batailles presque quasi-continues pendant des décennies et avait souffert d’énormes pertes, maintenant un flux de nouvelles recrues que même le Maître de Guerre n’aurait probablement pas pu suivre. Les meilleures estimations dans leur force observée à ce moment sont autour de 150 000 Astartes en termes de force active, plaçant la Légion des World Eaters dans les niveaux moyens supérieurs de ses contemporains. Peut-être trois quarts de cet effectif accompagna le Primarque sur Isstvan III et de ceux-ci, un tiers fut envoyé dans la première vague d’attaque, trahi et tué en surface. De toutes les Légions qui ont sacrifié une partie des leurs à la surface de Isstvan III, la composition et la sélection de la force des World Eaters sacrifiés restent peut-être la plus impénétrable à certains égards. Alors que beaucoup de ceux qui étaient à la tête de cette force étaient de fait de souche Terran, d’autres ne l’étaient pas, et des Terrans restèrent aux côtés d’Angron. Les autres furent sélectionnés parmi ceux qui n’avaient pas choisi la psychochirurgie, mais de fait, il ne restait que très peu de ces individus à ce stade. Quel que soit le mécanisme choisi par Angron, il le fit de façon éloquente, et après qu’il soit devenu évident que la trahison d’Horus n’avait pas eu le résultat désiré, Angron défia le Maître de Guerre en descendant avec ses fils sur la planète pour offrir à ses guerriers l’honneur de les tuer face à face.[10]

Le Conqueror[11]

Les Cuirassés de classe Gloriana ont été produits en petit nombre pendant la Grande Croisade. Celui-ci servait la XIIe sous le nom d’Adamant Resolve avant que la Légion ne retrouve Angron et que l’Ange Rouge ordonne que son nom soit changer. Comme pour tout astronef de ce type, le Conqueror a fortement évolué sous l’impulsion de son seigneur. L’adjonction la plus notable est celle des Griffes d’Ursus. Ces armes semblables à des harpons peuvent être propulsées à une vitesse extrême pour s’accrocher à leur cible. Un navire ennemi ainsi empalé est alors tracté vers le Conqueror, afin que les maniaques aux Haches Tronçonneuses puissent aisément l’aborder pour en massacrer l’équipage dans une orgie de sang. Traîtres, Xenos et Loyalistes ont été détruits de cette façon, et l’équipage du Conqueror était si habile que même les agiles navires Aeldaris ne pouvaient échapper à ses Griffes d’Ursus.

Depuis le Siège de Terra, après lequel le Conqueror a plongé dans l’Œil de la Terreur, les agents impériaux ont tenté de retrouver sa trace, en vertu de la menace qu’il fait peser. Nul n’y est parvenu. Le cuirassé a été identifié dans l’espace impérial en plusieurs occasions et dans différents Segmentums pour chaque fois y semer la destruction et le carnage à une échelle colossale. Les rares survivants ont évoqué un astronef lourdement corrompu par le pouvoir du Warp, ses Griffes d’Ursus frappant comme les tentacules d’un Kraken du Vide affamé. Les rumeurs parlent de lui comme fauchant des escadres entières comme la lame d’un moissonneur, et de son équipage comme des bouchers qui ne laissent rien derrière eux hormis des mares de sang où l’on s’enfonce jusqu’au genoux. Nul ne saurait dire avec certitude où se trouve le Conqueror aujourd’hui. Alors que l’Ère Indomitus se poursuit et que les forces du Chaos perpètrent leurs exactions, ceux qui connaissent l’existence du Conqueror sont convaincus que ce n’est qu’une question de temps avant qu’il apparaisse en orbite d’un monde, aussi assoiffé de sang que les tueurs qu’il abrite.

Organisation (Après l'Hérésie)

Bannis dans l’Œil de la Terreur et versés à tout jamais dans l’adoration de Khorne, les rituels de sang sont plus que jamais devenus des habitudes quotidiennes pour les World Eaters. Balayée par des siècles de massacre aveugle, la légendaire organisation martiale des Space Marines ne les concerne plus, les derniers vestiges de discipline se sont évanouis tandis que toujours plus d’officiers et de champions étaient possédés par des Démons ou devenaient de puissants champions du Chaos. Ces guerriers, jadis fiers et honorables, ne sont plus aujourd’hui que des tueurs sanguinaires. Après la Nuit de la Folie sur le Monde Démon Skalathrax, lorsqu’un champion du nom de Khârn se tourna contre ses propres frères dans sa soif de sang inextinguible, la Légion se divisa en diverses bandes errantes à la recherche de batailles et de sang. Ces bandes varient beaucoup en taille et peuvent aller de combattants isolés à des forces de la taille d’une compagnie, capables d’indicibles destructions. Elles sont commandées par des champions et se battront aux côtés de n’importe quel Seigneur du Chaos pourvu que leur soit donnée la possibilité de répandre la mort au nom de Khorne. Mais même un tel Seigneur doit se méfier d’eux s’il ne tient pas à ce que son crâne vienne s’ajouter à la pile des autres.

Loups de Braise et Prêtres Rouges[12]

Aussi soudée et souvent isolée que l’était la Légion des World Eaters, il est important de noter qu’elle n’était pas sans alliés et sans soutien. À l’origine, la composition de la 13e Flotte Expéditionnaire, commandée par Angron, réunissait un certain nombre de forces auxiliaires, bien que beaucoup d’entre elles furent détruites par attrition ou décimées en punition de leurs échecs. L’une d’entre elles, la Legio Audax - ou les Loups de Braise pour donner leur nom commun - deviendra synonyme de la Légion des World Eaters. À l’origine une demi-Legio d’avant-garde, composée uniquement de Titans de classe Scouts de divers types, la Legio avait rapidement acquise une réputation alarmante de sauvagerie et de dangerosité, et était considérée comme presque bestiale par les Legios Titaniques aux côtés desquelles elle combattait. L’alliance de cette force sauvage avec les World Eaters était naturelle, et dans la bataille, les tendances des deux à l’assaut brutal et direct se mariaient bien ensemble. L’étroite allégeance des Loups de Braise au Primarque Angron était pour leurs lointains maîtres du Mechanicum, une source d’inquiétude croissante pour la Collegia Titanica. Cette affaire ne fit qu’empirer avec la rupture du Siège de Sarum par la 13e Flotte Expéditionnaire lors de l’action d’ouverture du grand Massacre de Golgotha.

Sarum était un avant-poste assiégé du Mechanicum durant l’Ère des Luttes, avec lequel des contacts vacillants et intermittents avaient été maintenus pendant près d’un siècle. Ses maîtres, les Technoprêtres de l’Alliance de Redjak, étaient restés théoriquement fidèles à Mars au cours des siècles, mais avaient été forcés par une bataille acharnée pour leur seule survie de devenir quelque chose dont beaucoup au sein du Mechanicum se méfiaient profondément - une sous-foi hautement militante et schismatique avec ses propres secrets. Le Redjak du Mechanicum de Sarum s’était rapidement allié à ses sauveurs, les World Eaters. Il prêta directement à Angron et à sa Légion de nombreux serments de fidélité et a conclu des pactes de protection et de soutien mutuels.

Pour les World Eaters, ceci a fourni à la Légion et à ses Techmarines une source de réapprovisionnement et d’armement opérationnelle, loin des sphères intérieures de l’Imperium. Cela permit, entre autres, la reconstruction de la Barge de Bataille de la Légion, le Adamant Resolve, et d’équiper le Conqueror de Griffes d’Ursus - de grands harpons conçus pour agripper les vaisseaux ennemis et les mettre à portée d’un abordage sanglant. Des versions à plus petite échelle de ces armes Ursus seraient modifiées pour armer également les Titans de la Legio Audax et les Dreadnoughts d’assaut des World Eaters. Pour les Magos pourpres du Redjak, ils avaient acquis dans les World Eaters de puissants protecteurs qui les ont protégé de la surveillance de leurs collègues du Mechanicum. Bien qu’à l’approche de la rébellion du Maître de Guerre, cette relation a incité le suspicieux Fabricator-Général de Mars (et allié d’Horus) à envoyer le Vénérable Archimagos Vel-Kheredar comme représentant dans la Légion des World Eaters pour être à la fois un espion et un ambassadeur à la veille de la guerre.

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Héraldique des World Eaters

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Héraldique de la Légion des World Eaters[13]
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Symbole des War Hounds

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Icône d’une Escouade d’Assaut des World Eaters

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Symbole de la Légion de World Eaters, utilisation post-Isstvan V

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Iconographie de la Légion des World Eaters, durant le Grande Croisade

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Variante de l’Iconographie des World Eaters

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Croyances

Les World Eaters ne croient qu’en une chose : répandre le sang. Le seul but de leur existence est de tuer et de faire couler le sang au nom de leur dieu. Que le sang vienne d’un ennemi, d’un allié ou même de leurs propres veines n’a pas d’importance. Tout ce qui importe, c’est que la montagne de crânes au pied du Trône d’Airain de Khorne ne cesse de grandir.

La Pureté du Massacre

Un World Eater ne connaît que la violence et la mort. Pour certains, chaque minute de leur existence est une torture, car les ondes douloureuses des Griffes du Boucher les plongent lentement dans la folie. D’autres accueillent leur souffrance à bras ouverts, persuadés que tenter d’y résister ne fait qu’aggraver les choses, et qu’une vie vouée à la douleur est la façon la plus pure de vénérer Khorne. Aux yeux de ses adeptes, la volonté de Khorne est simple à comprendre, car il n’a cure d’où provient le sang qui coule. Pour les rares qui ont la capacité intellectuelle et suffisamment sains d’esprit pour le formuler ainsi, accepter l’inévitabilité de la mort revient à reconnaître que rien n’a réellement d’importance. Ils sont donc persuadés que se perdre dans la violence est la seule façon de trouver la paix intérieure, d’être en harmonie avec l’univers et sa sauvagerie primale. Ces individus croient que lorsqu’ils seront en phase avec la nature belliqueuse ancrée dans toutes les créatures depuis l’aube des temps, ils cesseront de souffrir, car pour eux douleur et désespoir sont les fruits récoltés par ceux qui tentent de résister à la réalité.

Cette notion oppose fortement les dévots du Dieu du Sang aux autres divinités du Panthéon du Chaos. Pour les serviteurs de Tzeentch, leur dévotion les plonge dans une existence de plus en plus complexe et inextricable, car scruter et manipuler les fils du destin exige une attention constante. Ceux qui se vouent à Slaanesh, et donc à l’hédonisme et aux excès en tout genre, perçoivent chaque sensation de la manière la plus extrême, si bien qu’échapper à la souffrance pour trouver la paix est l’exact opposé de ce qu’ils cherchent à atteindre. L’antagonisme entre les idéaux de Khorne et Nurgle est moins marqué, cependant l’indolence et la lente décomposition appréciée des serviteurs du Dieu des Épidémies sont intolérables pour ceux du Dieu du Sang, qui recherchent constamment l’action violente. Le chemin de la gloire, que les séides de Khorne appellent le Chemin des Crânes, est ainsi une expérience sans équivalent, même si peu de champions savent déceler la pureté absolue et la détermination inébranlable qu’on atteint lorsqu’on s’abandonne totalement à la violence. La plupart tentent de résister d’une façon ou d’une autre, par exemple en cherchant à conserver leur identité ou leur soif de pouvoir terrestre. Les plus malchanceux finissent transformés en rejetons du Chaos. On pourrait penser que ceux qui deviennent des Princes Démons ont réussi leur ascension, pourtant, aux yeux des Sages du Massacre qui recherchent aussi la sérénité cachée au cœur de la violence, les Princes Démons ne méritent que la pitié, car leur apothéose les piège à jamais dans une existence crépusculaire.

Pour leur part, après s’être égarés dans la violence d’innombrables fois, les Sages du Massacre atteignent un état mental, physique et spirituel où ne subsiste plus qu’une existence de meurtre perpétuel. Ils ne font plus qu’un avec leur colère, et leur cœur bat au rythme des Griffes du Boucher. Cependant, la route pour atteindre un tel niveau d’élévation est longue, sinueuse et truffée de dangers. Son point de départ est la nature même d’un World Eater, qui est avant tout un Space Marine, c’est-à-dire un guerrier psycho-conditionné pour obéir. Même s’il parvient à se débarrasser du joug de son maître, il cherchera inconsciemment un autre chef ou une cause à laquelle il pourra se consacrer corps et âme. Certains World Eaters, notamment ceux qui deviennent des Sages du Massacre, comprennent et acceptent cette vérité d’une façon ou d’une autre. En se vouant à Khorne, qui considère ouvertement ses serviteurs comme des outils de massacre, ils font le choix de suivre le maître le moins pernicieux. Les World Eaters apprécient la simplicité de ce pacte, car devenir le héraut de Khorne permet d’atteindre une pureté absolue.

Ceux qui sont poussés au bord de l’épuisement par leur lutte constante contre les Griffes du Boucher s’abandonnent totalement à leur crédo. Ils cherchent à trouver la paix en acceptant de succomber aux exigences de meurtre constantes des Griffes. Ce cheminement psycho-spirituel mène bel et bien certains héritiers d’Angron vers un état mental où le massacre leur accorde un répit. Toutefois, la plupart échouent en chemin, qu’ils soient tués, capturés ou finissent par muter hideusement. Les rares qui réussissent deviennent des guerriers-ermites obéissant uniquement à leur instinct de tueur. Ils se manifestent là où les crânes empilés forment des collines et où le sang coule à flots. Leur aura de détermination et de férocité est telle qu’ils peuvent traverser le pont du navire d’un champion du Chaos sans que nul n’ose leur barrer la route.

Les Sages du Massacre sont déconnectés du monde matériel. Ils ne se soucient pas de l’usure progressive de leurs armes et de leur armure, et ne s’entourent pas volontairement de compagnons de combat car le pouvoir et le commandement ne revêtent aucun intérêt à leurs yeux. Certains World Eaters les appellent les Nihiliens, les Immaculés, les Purs ou encore les Primalâmes. Ces êtres sont solitaires, et auraient de toute façon tendance à s’entre-tuer s’ils se croisaient. Malgré tout, bien qu’ils rejettent toute forme d’autorité, ils rassemblent souvent autour d’eux des dévots avides de les suivre. Ainsi, Romua l’Implacable, Guorior aux Trois Épées ou encore Amaraz Firefist sont suivis par des centaines de guerriers désireux de connaître ne serait-ce que fugacement la paix intérieure de ces parangons, bien que certains espèrent juste que le fait de suivre un Sage du Massacre leur donnera l’occasion de trouver la gloire.[14]

Du Sang pour le Dieu du Sang[15]
  • Khorne accorda sa bénédiction au Cercle de Gladiateurs 868 après que la majorité de ses membres eurent succombé aux Griffes du Boucher. Alors que toute discipline s’effondrait, Orghul Brise-échine décréta qu’ils allaient tous rencontrer leur destin, et ordonna une attaque contre un monde Ork anonyme, mais le massacre se prolongea et attira de plus en plus de Peaux-Vertes et de World Eaters. Le sang coulait à flots et attira le regard de Khorne : il régénérait les corps des fils d’Angron mutilés, et ressuscitait même les morts. Il fallut finalement huit longues années avant que le dernier membre du Cercle de Gladiateurs 868 périsse une bonne fois pour toutes.
  • Goghur et ses Élus cherchaient à tuer toujours plus à chaque nouvelle bataille. Par chance, ils trouvèrent le Monde-Ruche que les laquais du Faux Empereur appelaient Smattilud. Cette planète avait épuisé ses ressources naturelles depuis bien longtemps. Désormais, ses seules exportations étaient sa population : des milliards d’esclaves et de conscrits. Goghur ressentit un mépris immense en les découvrant. Il savait que leur offrir la mort au nom de Khorne serait faire preuve de mansuétude, si bien que ses guerriers et lui s'attelèrent à cette tâche, et accomplirent leur plus grande moisson en tranchant les têtes de tous les habitants jusqu’au dernier.
  • Macer Krassek jouit de sensations uniques, car son corps a fusionné avec le trône du commandement de son navire. Ainsi, il ressent les tueries perpétrées par son vaisseau comme s’il commettait ces meurtres avec sa propre hache. Ses guerriers de la bande de l’Aube Sanglante eurent l’outrecuidance de demander à être déployés au sol pour pouvoir sentir le sang gicler sur leur peau. Krassek considéra cette doléance avec mépris et échafauda un plan. Au cours de sept campagnes, il empêcha ses guerriers d’attaquer et se contenta de bombarder les planètes depuis l’orbite. À la huitième, il consentit à lâcher les guerriers de l’Aube Sanglante, mais quand le dernier d’entre eux eut atterri, Krassek ouvrit le feu sur le champ de bataille avec tous ses canons.
  • Après qu’Azgorek Varren, surnommé la Main-piston, eut capturé la lune-forge Weldcog, il fit fabriquer des milliers de machines. Mais cela ne lui suffit pas. Il décida que chacune d'elles devait devenir l’écrin d’un ou plusieurs Démons. Au cours de sacrifices rituels, quatre-vingt-huit pour cent de la population de Weldcog (c’est-à-dire des millions de gens) furent massacrés afin que chaque machine soit possédée par un Démon de Khorne. Ce fut ce jour-là que naquit la forge démoniaque de la Main-piston. Depuis, elle répand la mort et ses machines ont dévoré les cadavres de dizaines de planètes.
  • La galaxie est une terre de cocagne pour Khorne, et le seigneur de guerre appelé le Dévoreur, qui commande les Crocs Écarlates, est à l’affût des appels à l’aide, synonymes de riches moissons. Un tel appel provint du monde de Cirkun, où des cultistes vénérant des Xenos tentaient de renverser le gouvernement de laquais loyalistes. Le dévoreur lâcha ses Crocs Écarlates sans hésiter. Il perpétra des actes atroces et réussit à éliminer les xénocultistes alors que les loyalistes n’y étaient pas parvenus, si bien que les citoyens se joignirent à eux. Cirkun sombra dans une guerre opposant les xéno-cultistes, les loyalistes et les guerriers de Khorne. Enfin, Béhémoth arriva. À ce jour, la guerre fait toujours rage.
  • Combien de milliards de personnes Oresk Torgoll, surnommé "le Faucheur" a-t-il tuées ? Il fit partie jadis de la Dixième de Fer, fut emmené à Isstvan, jeté dans les fosses où on lui implanta les Griffes du Boucher. Sa haine envers son père et sa Légion qui l’abandonnèrent dépasse largement celle ressentie par ses frères d’infortune World Eaters. Ces derniers l’acclamèrent quand il défia et tua le commandant de la 201e Compagnie d’Artillerie Mobile de leur Légion ! Depuis, ses guerres de siège sont entrées dans la légende, et la réputation du Faucheur fut définitivement établie quand ses guerriers détruisirent cent régiments de Krieg sur Enthadia III.
  • Qui a déjà entendu parler des Lames Véloces, qui se vautraient dans l’excès et portaient des épées chantantes ? Bien peu en vérité, grâce à Hans Kho’ren et ses Preneurs de Crânes. Les serviteurs du Seigneur des Sombres Plaisirs avaient établi leur antre dans l’Œil de la Terreur, où d’innombrables esclaves menaient une existence misérable. Cependant, Kho’ren’s ne se souciait pas de ces malheureux; il était enragé par les déclarations des Lames Véloces, qui affirmaient être les meilleurs escrimeurs de la galaxie. Kho’ren jura de leur faire ravaler leur morgue, et dédia sa victoire à Khorne après avoir massacré tous les serviteurs de Slaanesh.
  • Pendant des mois, le Crâne-bénit et ses hordes de serviteurs dégénérés poursuivent une parenté de mineurs trapus à travers le centre de la galaxie sans se douter qu’ils se rapprochent de plus en plus de la forteresse des Squats. Ces derniers finissent par riposter violemment. De plus en plus de leurs guerriers affluent pour combattre le Crâne-bénit. Tous les fils d’Angron offrent leur vie au nom de Khorne au cours de ce bain de sang, dans lequel neuf Trapus sur dix périssent. Leur forteresse est maudite à jamais par ce massacre, ses couloirs ses salles résonnant constamment des hurlements des spectres des trépassés.


Des Crânes pour le Trône de Crânes[16]
  • Les porcs loyalistes de la Maison de Chevaliers Bonivarl subissent la colère de Khorgedd le Bourreau. Il tue leur reine au bout d’un duel de plusieurs heures : d’un coup de sa hache à deux mains, il décapite la monture de son ennemie dans une gerbe d'étincelles et d’huile mécanique, puis plonge sa griffe dans le corps du Chevalier pour saisir la reine sur son trône et arracher ses câbles crâniens de connexions neuronales. Il la jette au sol alors qu’elle hurle de douleur, puis abat sa hache sur son cou.
  • Roghrax Bloodhand, Fléau des Xénos, cherche à récolter un crâne de chaque espèce de la galaxie. Lorsque les Tyranides arrivent à l'est, il se précipite pour s’emparer de leurs crânes et tue promptement de nombreux monstres. L’un d’eux, la Terreur d’Unathraxis, possède six têtes au bout de longs cous ophidiens. Elles sont toutes différentes : la première a sept rangées de crocs, la seconde neuf yeux, et ainsi de suite. Roghrax les tranche les unes après les autres.
  • Pendant des siècles, les quatre créatures terrifiantes appelées les Syrins hantent les Détroits Skopuli d’Ikatha, attirant les voyageurs vers un destin funeste avec leurs mélodies envoûtantes. Rukh Thaxxos les entend lui aussi et les suit, ses Épées Tronçonneuses à la main. Aujourd’hui, les têtes de ces créatures ornent son Land Raider, Cruor Cruciatos. Elles essaient encore de chanter, mais les seuls sons qu’elles émettent sont des hurlements d’effroi. Thaxxos aime les écouter, car ils apaisent la douleur de ses Griffes du Boucher.
  • La créature métamorphe appelée l’Empuzah fait partie des bêtes les plus dangereuses qui soient. Nul ne connaît sa véritable apparence car personne n’a survécu pour la décrire, du moins jusqu’à ce que le Seigneur Davask Korr entre en scène. On dit que l’Empuzah changea une douzaine de fois de forme au cours de son duel contre Korr, prenant tour à tour l’apparence d’un monstre Tyranide, d’un Avatar de Khaine, d’un Gardien des Secrets… En dépit de cela, son crâne, ayant désormais sa forme véritable, décore le râtelier à trophées du paquetage dorsal de Korr, même s’il est plus petit que ceux du Space Marine, du Barghesi et du Peau-Verte qui l’entourent.
  • Les Stymphalia étaient des prédateurs ailés aussi gros qu’un Land Raider, capables de projeter leurs plumes comme des flèches et dotés de becs capables de percer la céramite. Konidos Rhagax, surnommé Aile de Sang, était un maître du combat avec Réacteurs Dorsaux dont les exploits remontaient à la Grande Croisade. Son affrontement contre les Stymphalia fut une danse aérienne au cours de laquelle sa maîtrise de son équipement et ses talents martiaux lui permirent de vaincre les bêtes.
  • Pendant huit décennies, le Prince Démon Dav’aszk des World Eaters guerroya contre son rival le Prince Démon Ker’ezkh. Tous deux étaient de puissants guerriers favorisés par Khorne. Des millions de combattants moururent au cours de leurs batailles avant qu’ils se rencontrent enfin en duel. Dav’aszk avait des ailes, une houppelande noire et portait une hache à deux mains. Huit grandes cornes coiffaient la tête de Ker’ezkh, qui portait pour sa part une paire de glaives affûtés. Leur duel fut tel un séisme et finalement, malgré l’épuisement, Dav’aszk l’emporta et s’empara de la tête de son adversaire.
  • L’espèce des Nautilacknides avait vénéré Khorne avec tant de ferveur qu’elle s’était entretuée. Il ne restait que l’individu le plus fort et le plus féroce de son engeance. Il avait accumulé les dons de Khorne, et était devenu un Prince Démon énorme doté de huit yeux et de huit bras, chacun maniant une arme différente. Il n’avait jamais été vaincu en combat, du moins jusqu’à ce que Torgax Bloodhair se présente face à lui. Il lui creva les yeux et lui trancha les bras les uns après les autres, et s’empara des armes qu’ils tenaient. Son ultime coup décapita le Nautilacknide, dont le visage fut figé à jamais dans un rictus d’horreur.
  • Quand Haska Draxxigor entendit parler de la Bête à un Million d’Yeux, il attaqua son repaire, espérant trouver un crâne avec un million d’orbites. Au lieu de cela, il découvrit un million de crânes avec une seule orbite. Chacune de ces têtes surmontait un corps aussi grand et puissant que celui d’un Ork, même si ces créatures partageaient une conscience commune. Sans se laisser abattre, Draxxigor les tua les unes après les autres, au point qu’il finit par briser ses armes et qu’il fut forcé de les étrangler à mains nues. Quand il eut terminé, il disposa les crânes selon la forme du symbole de Khorne.[17]
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Patrimoine Génétique

Après des millénaires passés à marauder dans l’Œil de la Terreur, le patrimoine génétique des World Eaters a été contaminé au-delà de toute rédemption. Beaucoup suspectent que le patrimoine d’Angron était contaminé depuis le début et que sa Légion était damnée au premier jour de sa création, d’autres préfèrent s’en tenir à l’histoire connue du Primarque et pensent que la Légion aurait pu être sauvée si les signes avant-coureurs avaient été détectés plus tôt. Quoi qu’il en soit, les World Eaters ont un besoin physique de sang et de meurtre qui les plonge dans une furie destructrice. Leur dépendance est si forte qu’ils n’hésitent pas à se retourner contre leurs propres frères si l’ennemi leur fait défaut.

++ Maître. Ils implorent notre pitié.

++ Notre pitié ! Oh Khorne, tu nous as vraiment menés vers une terre promise regorgeant de sang et de crânes !

Accordez-leur la mort qu’ils implorent.

++ Affirmatif. Du sang ! Du sang pour mon maître !

++ Élus de Khorne, menez l’assaut.

++ Du sang pour le Dieu du Sang ! Tirs de suppression au centre, puis en avant ! Bolters Lourds à deux cent cinquante mètres.

Avancez, vermine !

(Fin des communications. On suppose que les défenseurs de Portrein ont fait exploser leur réserve de munitions).

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Oints du Sang d'un Million de Mondes

Les World Eaters ne se soucient que d’une chose : massacrer leurs ennemis. Même s’ils nettoyaient et reconsacraient rituellement leur équipement après chaque affrontement, comme le font les Space Marines Loyalistes, leur armure serait fendue et imbibée du sang de leurs victimes dès les premières minutes de chaque bataille ultérieure. Où qu’ils se rendent, quels que soient leurs adversaires, leur harnois de céramite sombre sera rapidement couvert d’une couche de sang artériel. Chaque giclée de sang et chaque entraille répandue au sol est une nouvelle offrande faite à Khorne.

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Avant que la Légion d’Angron s’en prenne à ses frères lors du massacre de Isstvan V, ses guerriers portaient des armures blanches et bleues, en tout cas en théorie. La violence dont faisaient preuve ces guerriers au cours de la Grande Croisade était telle qu’ils étaient généralement tachés de sang de la tête aux pieds, ce qui ne manquait pas d’horrifier la plupart de leurs camarades des autres Légions.
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L’élite des World Eaters a une longue histoire de massacres. Beaucoup de ces guerriers ont combattu aux côtés d’Angron, et les ondes de rage et d’énergie surnaturelles qui émanent de lui n’ont pas manqué de les affecter. Tuer sous le regard d’Angron est vu comme une bénédiction presque aussi importante que celle que Khorne peut accorder, et ceux qui gagnent ses faveurs peuvent espérer un signe de tête d’assentiment ou un grognement d’approbation.
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Les Berzerkers des World Eaters utilisent diverses armes optimisées pour le massacre au corps à corps, dont la Hache Tronçonneuse. Cette arme énorme possède une rangée de dents capables de découper les armures et le rocbéton. Lorsqu’elles déchirent les chairs, les blessures qu’elles provoquent sont absolument atroces.
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Les World Eaters qui cherchent à se rapprocher dangereusement de leur maître participent à des rituels ignobles qui permettent à des Démons de prendre possession de leur corps. Un guerrier possédé par un Sanguinaire voit son corps transformé en arme afin de mieux moissonner les crânes au nom de Khorne, alors que le Démon bénéficie pour sa part d’un hôte mortel, et donc d’un vaisseau pérenne dans le monde réel.
Les Élus de Goghur[18]

Les World Eaters de cette bande sont des dévots fanatiques de Khorne depuis l’Apothéose d’Angron. Envoûtés par la puissance de leur Primarque depuis le jour où il rejoignit sa Légion, ils cherchent depuis toujours à émuler sa fureur, et ils se firent implanter les Griffes du Boucher dés que ce fut possible. Si à ce jour, ils n’ont toujours pas atteint les sommets de destruction de leur Primarque semi-divin, ils se sont fixés un but. Ils savent qu’en restant en vie, et sans diriger leurs haches les uns contre les autres, ils peuvent perpétrer le plus grand des carnages au nom de Khorne. Ainsi, ils s’efforcent de massacrer toujours plus d’ennemis au fil des batailles et des campagnes, forts de savoir qu’il y aura toujours un conflit quelque part dans la galaxie où prélever des crânes. Ils ont détruits des Waaagh! Orks entières, brisés des vrilles Tyranides, noyé des mondes impériaux dans le sang et sonné le glas de plus d’une Force Opérationnelle de la Croisade Indomitus. Ces victoires ont permis à leurs rangs de Berzerks d’enfler, mais pour rejoindre les Élus, un guerrier doit se montrer digne de Goghur lui-même en le défiant au cours d’une brutale compétition de gladiateur.

Une Légion Brisée et Divisée

Chakhals[19]

Les Chakhals sont des cultistes de Khorne propres aux World Eaters. Ce sont de féroces guerriers dévoués envers leur seigneur. Ils sont fanatisés, si bien que leurs escouades ressemblent à des bandes de chiens sauvages: leurs membres sont prompts à se bagarrer entre eux, mais une fois qu’ils sont lâchés contre une proie, ils agissent en meute pour la dépecer. Chaque Chakhal porte une cuve sur le dos, dont le contenu est relié à son corps via de robustes tuyaux. Ces appareillages ont été conçus à l'origine par les Chirurgiens-Berzerks. Ils peuvent adopter différentes formes et contenir toute une variété de substances à la discrétion de la bande de World Eaters, même si au final elles ont toutes la même fonction : leur cocktail de stimulants et de produits chimiques plonge les Chakhals dans la frénésie, leur permet de continuer le combat malgré de terribles blessures, et les pousse à se jeter contre les ennemis les plus redoutables en hurlant de colère.

Un des ingrédients ainsi injecté dans leur corps n'est autre que huit gouttes de sang de World Eater. Ce liquide vital post-humain corrompu par le Warp plonge les Chakhals dans les abîmes d’une fureur apoplectique. La sauvagerie dont ils font preuve après avoir reçu ce mélange bio-alchimique est terrifiante à contempler. Pour rejoindre une meute de Chakhals, un cultiste doit faire preuve de sa loyauté, de sa soif de sang et de ses aptitudes au combat au cours de rituels d'initiation brutaux destinés à éliminer les faibles et à ne garder que les plus forts. Ces qualités placent les Chakhals au plus haut de l’échelle hiérarchique des serviteurs mortels des World Eaters, bien que ce statut soit trompeur, car les Chakhals sont tout autant considérés que les autres cultistes comme de la chair à canon par leurs maîtres. De nombreuses bandes de World Eaters font usage de Chakhals afin de mener des combats de plus grande envergure, et donc de faire couler plus de sang au nom de Khorne. Des bandes de guerre telles que La Horde, les Élus de Horkrax et les Porteurs de Meurtre sont connus pour leur utilisation intensive de Chakhals, qu’elles lâchent par milliers, parfois par millions, contre l’ennemi.

Depuis Skalathrax, les World Eaters n’ont plus d’une légion que le nom, car leurs innombrables bandes de guerre opèrent indépendamment les unes des autres. Il n’existe plus de commandement centralisé, les fils d’Angron ayant suivi chacun leur propre voie. Presque dix mille ans se sont écoulés depuis que Khârn a gagné le surnom de "Félon" à cause de ses actes sur Skalathrax. En effet, c’est là que la Légion affaiblie des World Eaters se brisa définitivement. Ceux qui survécurent au massacre lancé par Khârn s’emparèrent des armes et des vaisseaux qu’ils purent et partirent sans jamais jeter un regard en arrière. Avant même que ses fils génétiques retrouvent Angron au cours de la Grande croisade, la XIIe légion était une force factieuse. Ses guerriers n’étaient pas naturellement disciplinés ; ils étaient colériques, prompts à s’emporter à la moindre insulte réelle ou supposée. Il n’était pas rare que des rixes éclatent entre les frères de bataille, si bien que pour instaurer un semblant d’ordre, la moindre transgression était sévèrement punie. Une fois réunie avec Angron, la Légion adopta une culture de plus en plus violente et sauvage. Le code sanglant de l’Ange Rouge devint prééminent, et ses guerriers y adhérèrent sans hésiter. Angron leur enseigna l’art du gladiateur, notamment le maniement de nouvelles armes et de nouvelles façons de tuer. Chaque légionnaire cherchait à être invincible sur le champ de bataille, et les combats de gladiateurs devinrent le socle d’un culte autour duquel orbitait la vie de tous les World Eaters. Les différends étaient réglés sur le sable rougi de sang, tandis que les duels à mort pour trancher les questions hiérarchiques se multiplièrent.

Même si le commandement par la force était une partie essentielle de la culture de la Légion, cela n’empêchait pas l’existence d’un État-major efficace et stable, comme on pouvait en attendre de la part d’une Légion Space Marine. Toutefois, après Skalathrax, toute cette organisation s’effondra. Le seul objectif des diverses bandes de World Eaters devint simplement survivre, et pour beaucoup, cela n’a pas changé jusqu’à aujourd’hui. Errant sans but, et privées de hiérarchie, certaines régressèrent et se disloquèrent tandis que leurs guerriers partaient à la rencontre de leur destin chacun de leur côté, ou devenaient si obsédés par le combat et les défis qu’ils s’entre-tuèrent. Il est désormais impossible pour quiconque, y compris les World Eaters eux-mêmes, de savoir combien de bandes de guerre existent, ni combien de guerriers forment les effectifs de la Légion. Au fil du temps, d’innombrables bandes de guerre sont nées ou ont été détruites, de nouvelles se forment perpétuellement tandis que d’autres disparaissent, fusionnent entre elles, ou déclarent leur indépendance, si bien que les effectifs totaux des World Eaters sont impossibles à dénombrer. Beaucoup de seigneurs World Eaters ont tenté d’unifier les bandes de guerre disparates sous leurs bannières en usant de brutalité et d’une volonté inflexible. Certains ont réussi à maintenir des coalitions imposantes, mais jamais sur le long terme. Ils finissent toujours par être défiés et tués par un rival, succombent à la malédiction des Griffes du Boucher, voire leurs troupes se dispersent trop, au point qu’ils ne peuvent plus imposer leur autorité. Seul Angron ou peut-être Khârn pourrait unifier la légion, cependant leur soif de sang est bien trop grande pour qu’ils en éprouvent l’envie. Tant que cela ne se produira pas, les bandes des World Eaters continueront de tracer leur propre sillage sanglant, et développeront des méthodes de combat de plus en plus différentes les unes des autres.[20]

Cercle de Gladiateurs 331

Faisant preuve d’un comportement inhabituel parmi les bandes de guerre des World Eaters, les Space Marines du Chaos du Cercle de Gladiateurs 331 arborent toujours le bleu et le blanc de l'antique Légion, même si ces couleurs sont salies par le sang de leurs ennemis. Les World Eaters de cette bande honorent Khorne par l’habileté aux armes, car ils cherchent à être les meilleurs duellistes possibles. Pour eux plus que pour quiconque, les arènes font tellement partie de leur culture qu’elles sont devenues un symbole d'honneur. En effet, à leurs yeux, l’arène est le lieu où les forces et les faiblesses d’un guerrier sont mises à nu, et où il ne peut compter sur personne en dehors de lui-même pour remporter la victoire. Les enseignements d'Angron concernant les règles et les traditions du combat de gladiateur imprègnent particulièrement les esprits des guerriers du Cercle de Gladiateurs 331. Tout comme les combattants des arènes de l’antique Nuceria, ils scarifient leur corps après chaque duel, en commençant à la base de la colonne vertébrale.

S’il est victorieux, un combattant laissera la blessure cicatriser normalement, par conséquent elle deviendra rouge. En revanche, il frottera de la terre sur une scarification reçue après une défaite afin qu’elle noircisse. Les amas de tissu cicatriciel qui en résultent et qui serpentent sur le corps du guerrier sont appelés la Corde du Triomphe. Cet attachement aux traditions pousse le Cercle de Gladiateurs 331 à apprécier l’organisation et la discipline, infiniment plus que n’importe quelle autre bande de World Eaters. Alors que les ondes des Griffes du Boucher pulsent dans leur esprit, les guerriers peuvent se focaliser sur les valeurs prônées par leur bande, ce qui leur évite de succomber à la folie provoquée par ces implants. Cela leur permet de surprendre leurs adversaires, car ces derniers s’attendent à affronter des hordes de fanatiques écumants, et se retrouvent à la place face à une troupe de combattants émérites. Le Cercle de Gladiateurs 331 et donc très différent des autres World Eaters, et se tient d'ailleurs à l’écart de ces derniers. Kestus Thrax, le chef de la bande, pensait jadis qu'il pouvait unifier les World Eaters autour des doctrines qu'il met en application, toutefois la démence de ses anciens frères de bataille l’a depuis convaincu que tout espoir d’unification est désormais impossible pour la XIIe Légion.[21]

Les Bouchers du Néant

Peu de bandes de World Eaters sont aussi doués dans l’art du combat spatial que les Bouchers du Néant. Sous le commandement de Selakis Myrmillo, qui occupe ce poste depuis environ deux mille ans, cette bande n’a jamais cessé de se renforcer. Elle se délecte de la sauvagerie des combats d’abordage. Quand elle attaque un navire, elle se montre implacable et ne laisse à ses ennemis aucun répit, afin de l’empêcher de reprendre l’initiative ou de coordonner ses défenses. Les Bouchers du Néant utilisent intensivement des griffes Ursus, de gigantesques harpons tirés depuis leurs navires. Ces armes sont reliées à d’immenses chaînes qu’on peut ensuite enrouler pour ramener la proie près du tireur afin de faciliter l’abordage. Une fois qu’ils ont pris pied à bord d’un navire ennemi, les Bouchers du Néant s’emparent de sa cargaison et massacrent ou capturent tout l’équipage. De tels forfaits leur ont valu la haine de l’imperium, mais aussi des Ligues de Votann et même des corsaires Aeldari. Les Bouchers du Néant sont particulièrement honnis par les chapitres space marines des Rampagers et des Black Templars, car Myrmillo adore s’emparer de navires ennemis et les équiper de griffes Ursus avant de les retourner contre leur ancien camp. Un de ces vaisseaux n’est autre qu’une barge de bataille des Rampagers que Myrmillo a renommée ironiquement le Rampager. Elle a reçu des améliorations pour la rendre plus rapide, et désormais les Bouchers du Néant l’utilisent contre leurs adversaires. Un autre de ces navires capturés est la frégate des Black Templars, Sa Colère Indomptable, que les Bouchers du Néant n’ont pas pris la peine de rebaptiser.[22]

Les Octoliés

Parmi les appareils dépravés des Chirurgiens-Berzerks, l’Octocage est le plus abominable. Elle ressemble à un sarcophage de fer serti de crânes et de symboles de Khorne. C'est un instrument de torture dans lequel un World Eater peut-être possédé par huit démons de Khorne. Lorsqu’un cobaye est enchaîné et enfermé dans l’Octocage, des sondes rouillées et des aiguilles s’enfoncent dans ses Griffes du Boucher. Dès que la cage est refermée, l’esprit du World Eater est projeté dans le warp, et ce aussi longtemps qu’il lui faut pour sortir vainqueur ou finir vaincu au cours d’une bataille spirituelle contre des entités de Khorne. Les spectateurs autour de la cage peuvent alors entendre des bruits de combat, des hurlements et le raclement de chaînes, mais personne ne sait exactement ce qui arrive au World Eater car l’expérience de chaque sujet est unique. Il pourra par exemple combattre dans une arène maculée de sang, sur des collines d’ossements blanchis ou au sommet d’une montagne de crânes, sa rage se manifestant sous la forme de haches fantomatiques dans ses mains. D’autres doivent prouver leur résistance en endurant des tortures de la part de démons sadiques.

Ceux qui échouent dans cette épreuve connaissent un destin terrible. Certains sont transformés en rejetons du Chaos, leur chair tourmentée émergeant des fentes de l’Octocage dans des torrents de sang et de bouches hurlantes. D’autres sont littéralement mis en pièces, les morceaux de leur corps tombant au sol dans un bruit humide lorsque l’Octocage est rouverte. Il arrive même que le World Eater disparaisse purement et simplement sans qu’on sache quel est son destin. Ceux qui ressortent victorieux deviennent des Octoliés, des guerriers gigantesques entourés d’une aura de pouvoir bestiale et immatérielle. Ils sont désormais liés à huit démons, ces derniers essayant sans cesse de prendre le contrôle de leur corps. Au fil du temps, ces neuf essence^- spirituelles peuvent former une seule entité métaphysique et atteindre un équilibre précaire. Il s'agit là des Octoliés Exaltés, dont l'apparence est encore plus difforme et démoniaque que les autres.[23]

Les Traqueurs de Sang

Commandés par Khulgoz Deadeye, les Traqueurs de Sang ont des origines qui remontent à la 89e Compagnie de Reconnaissance de la Légion, bien qu’aujourd’hui il ne reste qu’une poignée de survivants de l’époque de la Grande Croisade. Étant donné leur rôle tactique, ces guerriers opéraient loin du reste de la Légion, par conséquent sur Skalathrax la 89e était loin du lieu où Khârn commit sa traîtrise. Ainsi, la compagnie put s’échapper avec ses effectifs plus ou moins intacts. Conformément à l’esprit d’indépendance nécessaire pour intégrer une force de reconnaissance, les Traqueurs de Sang usent de tactiques qui divergent grandement de celles des autres bandes, car ils font preuve d’une patience inhabituelle. On peut y voir là l’héritage de leur unité de reconnaissance, bien que cela reflète aussi l’influence de Deadeye, qui commandait cette compagnie avant même que la Légion trouve Angron, et qui considère que le tir à longue portée rapporte plus de crânes à Khorne que le corps à corps. Même s’ils n’hésitent jamais à engager l’ennemi avec leurs pistolets et leurs lames tronçonneuses, et bien que les Griffes du Boucher leur aient été implantés, les Traqueurs de Sang rechignent à plonger dans la rage du berzerk.

Ils considèrent qu’un tel comportement est la garantie de mourir de façon prématurée, ce qui donne de facto moins d’occasions de tuer au nom de Khorne. C’est pour cette raison que généralement, ils abattent sur-le-champ leurs membres qui perdent leur self-control sous l’effet des Griffes du Boucher. Khulgoz Deadeye gagna son nom à cause de ses sens aiguisés et de ses bioniques uniques qui lui permettent d’écholocaliser ses proies grâce à leur flux sanguin, et de faire preuve de talents de tireur incomparables. Tout aussi avide d’offrir des crânes à Khorne que n’importe quel autre serviteur du Dieu du Sang, Deadeye a appris à ses guerriers à effectuer des tirs mortels sans pour autant faire exploser la tête de la cible. Une fois la bataille terminée, les Traqueurs de Sang se saisissent de leurs haches, de leurs hachoirs et de leurs lames pour trancher les têtes des vaincus et les brandir triomphalement afin d’honorer Khorne.[24]

Les Haches de la Forge

Cette bande dont la base mobile est une flotte de guerre entretient une relation symbiotique avec le culte du Mechanicum Noir appelé les Séides du Rouage Octuple. En échange de la protection apportée par les World Eaters et une partie du butin technologique issu des raids de ces derniers, les Séides fournissent à leurs alliés des armes, des munitions et des prototypes issus de leurs nombreuses expérimentations. Les Technomagis savent également fabriquer des Machines-Démons, les Haches de la Forge leur fournissant les matériaux nécessaires. Les Séides disposent de hordes de sorciers asservis sous les ponts de leurs navires. Les pouvoirs de ces psykers sont neutralisés grâce à des colliers de Khorne jusqu’à ce que les Séides aient besoin d’eux pour invoquer les démons qui seront emprisonnés dans les machines inertes des Technomagis. De plus, un si grand nombre de sorciers permet aux séides de peaufiner des technologies anti-psychiques que les Haches de la Forge s’empressent d’utiliser. Néanmoins, il faut plus que des psykers enchaînés pour donner vie à des machines-démons, car les rituels d’asservissement nécessitent toujours une grande quantité de sang. C’est pour cela que les Haches de la Forge mènent de nombreux raids ayant pour but de capturer un maximum d’esclaves que leurs alliés du Mechanicum Noir pourront sacrifier en l’honneur de Khorne.[25]

Les Huit Fils

Les Huit Fils ont la même mère. Ils faisaient partie de la grande Croisade de Sang qui dévasta la galaxie après l’apparition de la Grande Faille. Ils combattirent les Tyranides et les Orks dans l’Empire d’Octarius au cours d’un accès de frénésie qui dura plusieurs semaines, mais lorsque la Vague de Sang qui les avait amenés là poursuivit son chemin, ils se retrouvèrent isolés. Désirant ardemment poursuivre le carnage de la Croisade de Sang, ils décidèrent de commettre une telle boucherie que Khrone n’aurait d’autre choix que les remarquer. Alors qu’ils s’attelaient à leur sinistre besogne, leurs esclaves dépeçaient les Xenos abattus afin d’utiliser leurs squelettes pour tracer au sol un symbole de Khorne colossal. Chacun des Huit Fils était un puissant champion de son dieu, par conséquent ils tuèrent tant d’ennemis que la réalité elle-même commença à se fissurer. Comprenant que le regard de leur Dieu se posait sur eux, les Huit Fils massacrèrent leurs propres esclaves pour hâter l’ouverture d’une faille Warp. À chaque nouveau sacrifice le portail s’élargissait, jusqu’à ce qu’il soit suffisamment grand pour qu'ils puissent l’emprunter. De l’autre côté, les frères découvrirent une bataille gigantesque, et chargèrent en hurlant des prières au Dieu du Sang. Aujourd’hui, ils voyagent encore à travers la galaxie, passant d’une faille Warp à l’autre, l’ouverture de chaque nouveau portail leur indiquant qu’ils ont tué suffisamment au nom de Khorne pour avoir le droit de se rendre sur le champ de bataille suivant[26]

La 66e Compagnie Blindée

Aussi appelés les Chenilles Sanglantes ou les Molossiens, un grand nombre de guerriers de cette bande ont fusionné avec leur char. Leur système nerveux est connecté au réseau de leur véhicule, si bien que lorsqu’ils broient un ennemi sous leurs chenilles, ils ont l’impression de le briser de leurs propres mains. De plus, ils sont tous aussi avides de combat que les autres World Eaters. Leurs engins sont hérissés de pointes, de lames de scies circulaires et de fléaux capables de balayer les rangs d’infanterie, les obstacles antichars et même les véhicules. Ils sont redoutés à travers tout l’Ultima Segmentum, car ils ont annihilé plusieurs forces blindées adverses pourtant largement supérieures en nombre. Leur ennemi juré est le Chapitre Aurora, un successeur des Ultramarines célèbre pour ses formations de chars. On dit que cette haine réciproque est vieille de dix mille ans, et remonterait à la mystérieuse Bataille de la Forge Pourpre.[27]

Les Chasseurs de Têtes de Roghrax Main-Sanglante[28]

Croulant depuis longtemps sous plus de crânes humains qu’il ne saurait en compter, Roghrax Main-Sanglante des World Eaters a finalement juré de collecter un crâne de chaque espèce guerrière de la galaxie. Le grand ouvrage de Roghrax prit un tour dramatique avec l’apparition des Tyranides. Cinglant droit vers la Bordure Orientale, le collectionneur de trophées dément dirigea sa flotte sur la route de la Flotte-Ruche Kraken. Face à des Xenos multipliant les organismes prédateurs pour se repaître de la galaxie, Roghrax a récolté un butin effroyable. Lui et ses guerriers n’ont pas seulement pris les têtes de millions de Gaunts, mais ils se sont emparés des énormes boîtes crâniennes de dizaines de Biotitans Tyranides.


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Artéfacts et Reliques des World Eaters

Artéfacts des World Eaters

Collier d'Airain de Bhorghaster

Ce lourd collier à piques est le fléau des sorciers, car il a été lié à un Démon Majeur qui exècre la magie avec férocité. Un Psyker assez téméraire pour libérer un pouvoir éthérique non loin de cette relique sentira son esprit hurler de douleur. L’instant d’après l’énergie empyréenne qu’il a invoqué se retournera contre lui dans un brasier de flammes surchauffées. Ceux qui succombent sont immédiatement aspirés dans le royaume de Khorne, où ils connaîtront mille morts.[29]

Heaume de Fureur

Le porteur de ce trophée renie tout principe de loyauté au profit du carnage et de la victoire. L’Esprit de la Machine maléfique du heaume s’assure que les Griffes du Boucher fonctionnent à pleine puissance chez le porteur, ce qui le plonge dans une fureur démente.

Le Tueur Pourpre

Ce pistolet ornementé tire un plasma rouge crépitant de pouvoir meurtrier qui met le feu au corps et à l’âme. Le porteur n’a plus qu’à ensuite décapiter sa victime et en offrir le crâne à Khorne.

Bannière de Rage

La Bannière de Rage contient les esprits liés des serviteurs de Khorne les plus assoiffés de sang. Il en irradie des ondes de colère pure qui poussent les guerriers à verser le sang et les plongent dans une frénésie terrifiante.

Vouge de Berzerk

Le porteur de cet instrument de mort plonge dans une frénésie dévastatrice par la proximité de son acier chauffé au rouge. Ses camarades World Eaters se méfient de lui, car c’est un dément assoifé de sang, même à l’aune des standards de violence de sa Légion, tout en le vénérant en tant que totem de rage vivant. Un ost de Sanguinaires est lié à cette arme, ainsi la lame vampirique peut veiller à ce que son porteur isolé se batte comme un possédé pendant des semaines entières.

Sanguinivore

Il s’agit d’une armure lié au porteur. Cette union impie d’organique et d’inerte est affamée des entrailles répandues sur le champ de bataille. Lorsque cette faim est satisfaite, le porteur voit ses blessures guérir miraculeusement tandis que l’armure se reconstitue. Quand un champion de Khorne porte un de ces artéfacts maudits et se rend au combat, il est capable de commettre un massacre indicible.[30]

Heaume de Colère d'Airain

Ce heaume est forgé dans l’airain incassable issu du trône du Dieu du Sang en personne. Quiconque tente de frapper le porteur à la tête verra son arme se briser.[31]

Talisman de Rage

Cette icône d’airain suinte constamment du sang brûlant, et attise la férocité des World Eaters à proximité.[32]

La Plate Cuisante

De cette armure inviolable coule constamment de l’airain fondu.[33]

Brûle-Les-Âmes

Cette arme s’alimente directement dans le sang bouillonnant au pied du grand trône d’airain de Khorne.[34]

Le Crâne d'An'Gr'Ant

Ce crâne d’airain discerne les points faibles de n’importe quel ennemi, et les murmure ensuite à son porteur.[35]

Reliques de Croisade

Reliques d'Artificier

La Lame de Pas Sanglant

Cette simple lame comporte une rune aux contours irréguliers gravée dans son manche d’os grossier. Quand on oint la rune de sang, l’arme peut trancher la trame même de la réalité.

Totem en Crâne de Sorcier

L’âme tourmentée d’un grand champion de Tzeentch est liée à ce crâne plaqué d’airain, et son cri d’agonie psychique torture l’esprit de quiconque oserait recourir à la sorcellerie et non aux armes.

Cherche-Crâne

L’esprit démoniaque enfermé dans ce pistolet confère une octuple bénédiction à chaque bolt qui passe dans sa chambre. Les bolts ainsi bénis traquent leur cible en ignorant toute protection.[36]

Reliques Antiques

La Rune d'Airain

Concrétisation furieuse et maléfique de la haine que Khorne voue à la sorcellerie, la Rune d’Airain est un brandon ardent qui s’incruste dans le crâne du porteur. Malgré la douleur intense de cette fusion, la rune déjoue les machinations psychiques de l’ennemi, et préserve son porteur des sortilèges pernicieux.

Manteau Sanguinolent

Dès que le porteur de ce vêtement effrangé répand le sang de ses ennemis, le tissu surnaturel l’absorbe, et transfère à celui qui le porte une proportion de la force des victimes.

Porte-Crânes Grandiose

Un grand râtelier à trophées est juché entre les épaules de ce guerrier, pour bien exhiber sa puissance aux yeux de tous. Ceux qui livrent bataille sous les ordres du porteur savent que leur chef est un véritable tueur, qui suscite l’émulation.[37]

Reliques Légendaires

La Carnivore

On dit de cette immense Hache Tronçonneuse qu’Angron en personne la mania. S’il finit par la rejeter, cette relique demeures d’une telle importance pour la Légion que des bandes rivales se sont fait la guerre pour se l’approprier. Quiconque est assez fort pour manier la Carnivore peut faucher ses ennemis dans des explosions de sang et de chair déchiquetée.[38]

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Des Océans de Sang

Les World Eaters sont restés fidèles au credo sanglant de Khorne depuis que leur Primarque s’est laissé totalement consumer par la rage au cours de l’Hérésie d’Horus. Au fil des millénaires, cette Légion brisée a versé suffisamment de sang pour noyer des planètes entières, et a empilé si haut les crânes de ses ennemis que ces offrandes à Khorne dépassent les nuages.

Des Océans de Sang
  • La Fête des Cent Duels

La Fête des Lames centenaire, lors de laquelle les descendants des Imperial Fists sont en compétition les uns contre les autres au cours de duels rituels, est la cible d’une invasion de grande envergure de la part des World Eaters. Les Fils de Dorn s’unissent contre les psychopathes qui se jettent contre leurs défenses. Les meilleurs épéistes des Space Marines se battent avec leurs Épées Énergétiques contre les Haches Tronçonneuses et les fléaux des World Eaters. Même si les Space Marines du Chaos succombent face à un adversaire supérieur en nombre, le ciel gronde sous l’approbation de Khorne, car les salles de la Fête des Lames sont rougies par le sang de centaines de champions des deux camps.

  • L’Anathème Gladius

Sur le monde en quarantaine de Gladius, le Culte Céraste Drukhari des Sept Malheurs se fraie un chemin à travers les arènes hérissées de lames des World Eaters, à la recherche d’adversaires dignes de ce nom. Les duels violents qui s’ensuivent font partie dés plus rapide et des plus féroces que les Seigneurs Démons de Gladius aient jamais vus. Des dizaines de Cérastes et de World Eaters meurent, et Khorne est satisfait par l’ampleur et la beauté du carnage. Il provoque une pluie de sang qui ressuscite les tués. Les deux factions gagnent alors un respect mutuel, qui mène finalement au Pacte du Sang Versé et à l’Anathème Quartus.

  • Une Marée Rouge

Le monde-communal paisible d’Exotia se met à vénérer un être sinistre mais charismatique qui se fait appeler le Messie Rouge. Après un cantique tenu par tous les habitants de la planète sous la lune rouge d’un solstice, la planète devient la cible d’attaques de bandes de Sanguinaires en maraude. Le Messie Rouge se révèle en tant que dévot de Khorne, et force le chœur astropathique dont il a pris le contrôle à appeler des pillards originaires du Maelström. Peu de temps après, une force de Red Corsairs appuyée par trois cents Berzerkers de Khorne atterrit et déclenche une orgie de sang.

  • La Traque de Crânes d’Octarius

La Traque de Crânes de Vodha Bloodprice envahit le Système Octarius. Après avoir eu vent des Tyranides et des Orks qui s’y affrontent de plus en plus violemment, les World Eaters en déduisent que la lutte sera âpre, et qu’ils ont de grandes chances de s’attirer les faveurs de Khorne. Ils ne sont pas déçus, car en l’espace d’une année, plus de huit mille crânes de grande taille sont offerts au Dieu du Sang. Vodha devient un Prince Démon peu de temps après avoir tué un Biotitan Hiérophante avec la hache du Seigneur de Guerre Ork Magza da Kollossus, qu’il venait de vaincre.

  • La Chute d’Ebon Vale

La forteresse d’Ebon Vale est attaquée par les World Eaters du Seigneur Invocatus. Avec l’aide de Machines-Démons des Brazen Beasts, Invocatus attaque l’arsenal de la Deathwatch pour s’emparer d’un équipement sophistiqué et de puissants artefacts conservés dans le reliquaire. Lorsque l’attaque est muselée par les atouts aériens de la Deathwatch, les World Eaters s’enfuient en laissant derrière eux des cryptes vidées et des cadavres en armures noires. La Deathwatch étant sérieusement affaiblie dans la région, elle ne peut contenir une infestation de Hruds qui se répand dans les planètes aux alentours d’Ebon Vale peu de temps après.

  • Le Sang s’Échauffe

Les guerriers notoirement belliqueux de Vior'la affrontent une incursion de World Eaters. Les Space Marines du Chaos sont de si fervents adorateurs de Khorne que la moitié de leurs effectifs sont des Enfants du Chaos. La discipline impeccable des T'au permet de tenir à distance les bandes de World Eaters, mais la rage des dévots de Khorne finit par s’emparer des guerriers de la Caste du Feu.

Ils hurlent alors des cris de guerre primitifs Fio’taun qui n’ont pas résonné depuis des siècles, puis s’élancent à la rencontre des Enfants du Chaos pour les engager au corps à corps. Inutile de dire que cela ne leur réussit pas. Des millions de soldats meurent avant qu’un conseil de six Éthérés se rende sur le site de la bataille pour calmer les Cadres de Chasse, restaurer l’ordre et permettre aux T’au de battre en retraite en orbite basse avant que les World Eaters les exterminent.
  • Un Maelström de Sang

Khârn le Félon et ses Berzerkers sont envoyés par Abaddon afin de semer la mort sur le Monde-Forge d’Amethal, une planète qui abrite une relique de l’Âge de la Technologie qui garde prisonniers d’innombrables Démons sous la croûte planétaire. Aux côtés des renégats du Crimson Slaughter, Khârn et ses guerriers tuent tant de serviteurs du Culte Mechanicus et de Skitarii que le sang se met à pleuvoir en signe de l’approbation de Khorne. Lorsque les Blood Angels arrivent pour aider les troupes de l’Adeptus Mechanicus, les World Eaters trouvent un adversaire à leur mesure, cependant Khârn se révèle invincible. Une fois que l’objectif du Maître de Guerre est atteint et que la cage aux Démons est ouverte, ses forces se retirent. Khârn et ses Berzerkers disparaissent peu de temps après dans une tempête écarlate.

  • Les Chiens sont aux Portes

Une invasion soudaine de Démons de Khorne s’en prend à Sainte Terra. Elle est menée par huit Démons Majeurs et provoque des dommages terribles avant d’être repoussée par les échelons de défense du Palais de l’Empereur, mais la nouvelle se répand. Inspirés par une possible victoire qui pourrait effacer d’un trait dix millénaires de rancœur, les World Eaters se rassemblent en nombre.

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Sources

Pensée du Jour : « Les justes sont les forts. »
  • Codex World Eaters, V9
  • Codex Heretic Astartes Chaos Space Marines, V8
  • Codex Marines du Chaos, V3
  • Codex Marines du Chaos, V3 ; 2ème édition
  • The Horus Heresy, Book One - Betrayal
  • The Horus Heresy, Book Six - Retribution
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Félon - Du sang pour le Dieu du Sang, Black Library, 2013
  • FARRER MATTHEW, Chroniques de l'Hérésie - La Corruption se Répand : Après Desh'ea, Black Library, 2009
  • GOULDING LAURIE, Sons of the Emperor - An Anthology : Prince of Blood, Black Library, 2019
  • Index Astartes du White Dwarf N°96 (Avril 2002)
  • Index Hereticus: World Eaters du White Dwarf N°477 (Juin 2022)
  1. Informations issues des Chroniques de l'Hérésie - La Corruption se Répand : Après Desh'ea de FARRER MATTHEW, Black Library, 2009 et résumées par Guilhem.
  2. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°96 (Avril 2002)
    Informations issues de Sons of the Emperor - An Anthology : Prince of Blood de GOULDING LAURIE, Black Library, 2019
    Informations issues de Félon - Du Sang pour le Dieu du Sang, Chapitre Dix-Sept - Des Voix Dans la Nuit - La Leçon de Russ - Le Warp, Chapitre Dix-Huit - Les Champs d’Ossements - Félon - Un Ordre Simple, Chapitre Dix-Neuf - Le Regard Mort - Perpétuel - Une Guerre de Réflexion, Chapitre Vingt - Du Sang dans le Vide - Appel à la Triarii - Il va Mourir Ici, Chapitre Vingt-Et-Un - La Marque de Calth - Une Rédemption Ignorée - Crescendo, Chapitre Vingt-Deux - Il va Mourir sur ce Monde - Les Griffes des Loups d’Ambre - Une Pluie de Sang, Chapitre Vingt-Trois - Le Bras du Destin - Sorti des Flammes - Du sang pour le Dieu du Sang, ÉPILOGUE I de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2013 et résumées par Guilhem.
  3. The Horus Heresy, Book Six - Retribution, Chapter The Wars of Retribution - Tooth and Claw - Muster Tredecimmia, The Bloody Proving Ground of the World Eaters Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. Index Hereticus : World Eaters, Khârn le Félon White Dwarf 477.
  5. The Horus Heresy, Book Six - Retribution, Chapter The Wars of Retribution - A Selection of Notable Elements of the Great Betrayal & the Age of the Darkness - 008.M31: The Destruction of Bodt (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. Codex World Eaters, V9 - Les Légions de Khorne - Skalathrax
  7. Codex World Eaters V9, Les Légions de Khorne, Une Légion Divisée
  8. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The World Eaters - Unit and Formation Structure Within the Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  9. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The World Eaters - Legion Command Hierarchy (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The World Eaters - War Disposition (traduit de l'anglais par Guilhem)
  11. Index Hereticus : World Eaters, Le Conqueror White Dwarf 477
  12. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The World Eaters - Ember Wolves and Crimson Priests (traduit de l'anglais par Guilhem)
  13. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The World Eaters - Unit and Formation Structure Within the Legion
    The Horus Heresy, Book Six - Retribution, Chapter The Wars of Retribution - Tooth and Claw - Muster Tredecimmia, The Bloody Proving Ground of the World Eaters Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  14. Informations issues du Codex World Eaters, V9 - La Pureté du Massacre -
  15. Informations issues du Codex World Eaters, V9 - Du Sang pour le Dieu du Sang -
  16. Informations issues du Codex World Eaters, V9 - Des Crânes pour le Trône de Crânes
  17. Informations issues du Codex World Eaters, V9 - Des Crânes pour le Trône de Crânes
  18. White Dwarf N°477 : Index Hereticus : World Eaters - Les Élus de Goghur
  19. Codex World Eaters, V9 - Une Légion Brisée et Divisée - Chakhals
  20. Codex World Eaters, V9 - Une Légion Brisée et Divisée - Une Légion Brisée et Divisée
  21. Codex World Eaters, V9 - Une Légion Brisée et Divisée - Cercle de Gladiateurs 331
  22. Codex World Eaters, V9 - Une Légion Brisée et Divisée - Les Bouchers du Néant
  23. Codex World Eaters, V9 - Une Légion Brisée et Divisée - Les Octoliés
  24. Codex World Eaters, V9 - Une Légion Brisée et Divisée - Les Traqueurs de Sang
  25. Codex World Eaters, V9 - Une Légion Brisée et Divisée - Les Haches de la Forge
  26. Codex World Eaters, V9 - Une Légion Brisée et Divisée - Les Huit Fils
  27. Codex World Eaters, V9 - Une Légion Brisée et Divisée - 66e Compagnie Blindée
  28. White Dwarf N°477 -Index Hereticus : World Eaters - Les Chasseurs de Têtes de Roghrax Main-Sanglante
  29. Codex Heretic Astartes : Chaos Space Marines, Artéfacts du Chaos, Collier D'Airain de Bhorghaster
  30. White Dwarf N°477 - Index Hereticus : World Eaters - Reliques
  31. Codex World Eaters, V9 - World Eaters - Reliques
  32. Codex World Eaters V9, World Eaters, Reliques
  33. Codex World Eaters, V9 - Disciples de l'Ange Rouge - Reliques
  34. Codex World Eaters, V9 - Disciples de l'Ange Rouge - Reliques
  35. Codex World Eaters, V9 - Disciples de l'Ange Rouge - Reliques
  36. Codex World Eaters, V9 - Reliques de Croisade - Reliques d'Artificier
  37. Codex World Eaters, V9 - Reliques de Croisade - Reliques Antiques
  38. Codex World Eaters, V9 - Reliques de Croisade - Reliques Légendaires

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