Mortarion

De Omnis Bibliotheca
« La douleur est une illusion des sens, la peur une illusion de l’esprit. Au-delà de ces seules notions, la mort nous attend en tant que seul juge. »
- Le Primarque Mortarion.
Mortarion, Le Roi Pâle, Le Maître de la Death Guard, Le Voyageur, Le Libérateur Redouté de Barbarus, Le Seigneur de la Mort, Prince Démon de Nurgle, Primarque de la Death Guard.
Le Roi Pâle. Le Maître de la Death Guard. Le Voyageur. Le Libérateur Redouté de Barbarus. Le Seigneur de la Mort. Prince Démon de Nurgle. Le sinistre et obscur Mortarion était le Primarque et le commandant de la Légion de la Death Guard. Il fut élevé dans un monde de cauchemars, de secrets et d’horreurs mécaniques où les humains étaient chassés comme des animaux. Les ténèbres qui l’entouraient s’infiltrèrent dans son âme et ne le quitteront plus jamais. Férocement motivé et implacable, le Faucheur a dirigé sa Légion pour en faire une libératrice courroucée, un spectre de la mort et du jugement pour qui aucun champ de bataille n’était insurmontable et aucun ennemi trop terrible à affronter. Avec des mensonges et des demi-vérités, Horus a fait pencher la loyauté de Mortarion en sa faveur, et le prix que lui et sa Légion payèrent pour leur rôle dans l’Hérésie fut un cauchemar au-delà de toute imagination.[1]

Dans les légendes poussiéreuses qui avaient perduré de l’histoire des vieux états-nations de Terra, comme la Mérique, l’ancienne Ursh et l’Oséanie, il existait le mythe d’une créature surgissant à pas lents des ténèbres pour emporter les esprits défunts, un individu squelettique, l’incarnation qui fauchait les âmes comme sur un champ de blé. Ce n’était là que les spéculations des superstitieux et des craintifs. Et pourtant, Mortarion était le reflet même de cette figure emblématique. Haut et émacié, Mortarion était paré de plaques de cuivre nu et de céramite d’un blanc cadavérique. Une longue cape vert sombre pendait de ses épaulières à haut bord. Des crânes accrochés à sa ceinture s’entrechoquaient au bout de courtes chaînes ; certains humains, certains Xenos. Un long pistolet à large canon était niché parmi eux, et sa poignée était cloutée d’un décompte de ses victimes sous forme de rivets de bronze. Ses yeux étaient d’ambre, et scintillaient sous l’ombre profonde de son capuchon élimé. Sa tête comme son visage exsangue étaient glabres et grêlés de marques, sa bouche et son cou cachés par un haut gorgerin, dont s’exhalaient des volutes de vapeur grise au rythme de sa respiration. Une grille respiratoire ornementée couvrait la partie inférieure de son visage tandis que des enroulements de gaz huileux se répandaient par les lignes de son armure, dégoulinant le long des surfaces peintes de crânes, et sifflant au contact du sol. Les tubes qui couraient depuis la grille faciale gargouillaient de fluides et son souffle lui venait par sifflements encombrés. Les seules autres parures de Mortarion étaient un chapelet d’encensoirs ronds en airain, lesquels contenaient eux aussi des éléments de la haute atmosphère empoisonnée de son monde d’adoption. On racontait que Mortarion les reniflait parfois comme un connaisseur aurait humé de bons vins, ou qu’il les lançait parmi les rangs de l’ennemi pour le faire suffoquer.[2]

Mortarion a grandi sur Barbarus, un monde abominable perpétuellement recouvert de vapeurs empoisonnées, et dont les montagnes escarpées étaient le fief des puissants Seigneurs de Guerre, ou Barbaruns Élus, des Xenos manipulant la sorcellerie et des arts nécromantiques abjects. La population humaine vivait dans les vallées sous une chape de brumes étouffantes et étaient terrorisée et chassés pour le bon plaisir des immortels Seigneurs de Guerre qui passaient leur temps à s’affronter. Le plus puissant des Seigneurs de Guerre se nommait Necare et un jour où il se tenait victorieux au milieu d’un champ de bataille, le silence macabre fut brisé par les cris d’un bébé. Guidé par les pleurs, il trouva l’enfant et faillit le tuer, mais il se ravisa en considérant qu’aucun humain ordinaire n’aurait pu respirer les miasmes empoisonnés des hauteurs de Barbarus, et encore moins un bébé. Il l’emmena avec lui, réalisant alors qu’il venait de se trouver à la fois un fils et un héritier. Il baptisa l’enfant né dans un champ de cadavres Mortarion : né de la mort. Mortarion sera élevé par Necare, lui interdisant aucun contact avec les humains de Barbarus, pour devenir une arme au service du cruel Seigneur de Guerre. Il sera maltraité et cruellement mis à l’épreuve. Un jour, il rencontrera un jeune homme qui s’évadera d’un convoi de récolte rempli d’humains pour les expérimentations de Necare, un certain Calas Typhon, celui qui deviendra son ami et le responsable de sa perte. Typhon convaincra Mortarion de venir avec lui et ainsi, le Primarque découvrit ses semblables humains, vivant dans la misère et la terreur, mais animés d’un féroce désir de vivre. Mortarion décidera de les libérer du joug des Seigneurs de Guerre et avec Calas Typhon à ses côtés, il entraînera et organisera l’Humanité de cette planète en une armée organisée afin de mener les luttes contre les hordes d’abominations nécromantiques des Seigneurs de Guerre. Les plus proches compagnons d’armes de Mortarion deviendront sa Death Guard, l’élite de cette armée de libération qui après des années de combats, éliminera tout les Seigneurs de Guerre de Barbarus, hormis Necare, enfermé dans son château en haut des montagnes, protégé par un brouillard de toxines trop mortel pour les humains et même pour Mortarion. Lorsque l’Empereur se rendit sur Barbarus, Mortarion était sur le point de remporter la victoire finale contre les suzerains des charniers. C’était la lutte de sa vie, mais l’Empereur la dédaigna comme un désagrément mineur, un détail de Sa Grande Croisade. Pire, quand Mortarion chercha à abattre Necare mais échoua faute de supporter la toxicité de son antre, l’Empereur tua la créature, sauvant la vie du Primarque mais en s’attirant sa rancœur à jamais. Ce fut peut-être à ce moment que les germes de la félonie furent plantés en Mortarion.[3]

Mortarion combattra durant la Grande Croisade les ennemis de l’Humanité à la tête de la XIVe Légion, qu’il rebaptisera la Death Guard en hommage à sa première armée. Le Primarque entraîna sa Légion pour en faire une infanterie robuste qui broyait l’ennemi sous des assauts implacables. Mais il était froid et distant avec ses fils et ne créa que peu de liens avec ses frères Primarques, à l’exception de Konrad Curze et surtout avec Horus Lupercal, qui reconnu la grande efficacité du Seigneur de la Mort, favorisant un rapprochement entre eux qui se mua chez Mortarion en une loyauté envers le Primarque des Luna Wolves. Il participera au Triomphe d'Ullanor, saluant l’avènement d’Horus comme nouveau Maître de Guerre de l’Imperium, tout en exprimant sa crainte du déséquilibre que cette ascension allait créer au sein de la fratrie des fils de l'Empereur.[4]

Le Seigneur de la Mort va se caractériser pour sa haine farouche de la "sorcellerie" - les arts du Warp en somme - et des Psykers en général. Les Seigneurs de Guerre de Barbarus faisaient usage de tels pouvoirs pour animer leurs armées de poupées de chair, si bien que le Primarque se méfia pour le restant de son existence des sorciers et des nécromants. Il ira jusqu’à interdire à Calas Typhon, son plus proche compagnon devenu le Premier Capitaine de la Death Guard, d’utiliser ses pouvoirs psychiques. Mortarion deviendra l’un des plus virulents détracteurs du Projet Librarius de Magnus le Rouge et lors du Concile de Nikaea, il prononcera un très violent discours contre les Psykers et le Roi Pourpre. L’Édit de Nikaea, qui interdira l’usage des Archivistes Space Marines et le démembrement du Librarius, sera perçu par Mortarion comme une grande victoire.[5]

Puis il fut approché par le Maître de Guerre qui préparait sa rébellion. Mortarion espérait l’avènement d’un âge de justice et la chute du tyran qu’était devenu à ses yeux le Maître de l’Humanité. Le Seigneur de la Mort sera l’un des premiers Primarques avec Fulgrim et Angron à se déclarer partisan d’Horus. Il prépara la purge de sa Légion, testant les loyautés de ses guerriers, notamment celle du Capitaine Nathaniel Garro, qui s’était distingué à ses côtés lors d’une bataille contre une pernicieusement race Xenos. Il envoya par la suite les Death Guards Loyalistes périr sur Isstvan III. Mortarion participera aux combats sur cette planète contre les derniers carrés de Loyalistes qui résistaient aux Traîtres avant de rallier Isstvan V. Là, il affrontera les Légions des Iron Hands, des Salamanders et de la Raven Guard, fauchant les Loyalistes durant l’assaut de la Dépression d’Urgall. Lorsque les Légions des Iron Warriors, des Word Bearers, des Night Lords et de l’Alpha Legion encercleront les trois Legiones Astartes, il participa au massacre qui s’en suivit lorsque ces quatre Légions proclamèrent leurs allégeances à Horus.[6]

Alors que l’Hérésie d’Horus débutait et se propageait, Mortarion rejoignit la surface ravagée de Prospero où se trouvait un Jaghatai Khan en quête de réponse sur les événements qui avaient mené à la guerre civile. Il affronta en duel le Faucon de Chogoris dans les ruines de Tizca avant de se replier lorsque sa flotte fut attaquée par les White Scars. Furieux de s’être fait humilié par le Khan, Mortarion se dirigera vers le monde-bibliothèque de Terathalion qu’il fera bombarder sans pitié avant d’ordonner l’extermination des milliards de citoyens de ce monde. Il y capturera une femme qui était en réalité possédée par un Démon de Tzeentch. Mortarion usera pour la première fois de la sorcellerie qu’il détestait tant pour expérimenter le bannissement des entités du Warp.[7]

Mortarion a ensuite rejoint Horus sur le monde de Réside, après la victoire d’Horus. En compagnie d’un Fulgrim devenu un Prince Démon de Slaanesh, il apprendra d’Horus que sur le Monde Chevalier de Molech se trouvait un grand pouvoir que l’Empereur avait acquis voilà des éons. Mais il sera grièvement blessé lorsque trois Fire Raptors pilotés par les guerriers du commandant Iron Hand Shadrak Meduson attaqueront les trois Primarques. Remis de ses blessures, il participera à la Bataille de Molech aux côtés d’Horus. Après la victoire, il sera témoin de l’acquisition par le Maître de Guerre de la puissance nécessaire pour affronter l’Empereur, devenant un Champion des Dieux Sombres à part entière suite à son voyage dans le Royaume du Chaos à travers un portail Warp dissimulé par l’Empereur sur Molech.[8]

Plus tard, Horus le chargera de retrouver le Khan et de détruire sa Légion avant qu’il ne rallie Terra. Mortarion localisera la Ve Légion dans la failles de Catullus et aux côtés des Emperor's Children commandés par le Seigneur Commandeur Eidolon, il attaquera la flotte Loyaliste avant d’aborder le vaisseau amiral du Khan. Mais il fera face à des White Scars chargés de le retenir pendant que le Faucon s’enfuyait avec le reste de sa Légion dans un passage éphémère de la Toile qui permettra aux White Scars de rejoindre Terra.[9]

Après ces campagnes, Mortarion reçu des ordres d’Horus pour être l’avant-garde de l’invasion du Système Sol. Il fut rejoint par la flotte de Calas Typhon qui avait mené sa propre guerre durant des années. Retrouvant son ami sur le monde d’Ynys qu’il venait de ravager, il partagea sa peine après avoir appris la destruction de Barbarus par les Dark Angels de Lion El'Jonson. Jurant de se venger du Lion, il mit le cap vers Terra. Mais une fois entré dans l’Immaterium, Calas Typhon fit croire que les Navigators de la flotte étaient des agents Loyalistes et les fit exécuter. La flotte de la Death Guard fut prise dans une puissante tempête Warp et sans Navigators, elle ne parvint ni à se diriger à travers le Warp, ni à s’en extraire pour retrouver la sécurité de la dimension matériel. Puis une horrible maladie se propagea dans la flotte, infectant les Astartes qui se transformèrent en des abominations bouffies sous les yeux impuissants de Mortation. Mais malgré leurs atroces souffrances, les Death Guards n’en moururent pas car leur constitution surnaturelle les préserva, devenant par là même leur pire ennemie. Ils endurèrent des souffrances inimaginables au grand désespoir de Mortarion qui vit par la même occasion la transformation de son ami Typhon en un champion du Chaos : Typhus. Il finit par ne plus pouvoir supporter cette agonie et en appela aux puissances de l’Immaterium, offrant son âme et sa Légion en échange de leur délivrance. Le Dieu du Chaos Nurgle, Seigneur de la Décadence et Père des Maladies, répondit à son appel et accepta l’offre de Mortarion, transformant le Seigneur de la Mort en Prince Démon et ses Death Guards en Marines de la Peste.[10]

Devenu une horreur pestilentielle, Mortarion rejoignit Horus et ses frères lors du Siège de Terra auquel il participa, se voyant remettre l’honneur de mener le premier assaut des Légions Renégates contre les remparts du Palais Impérial. Mais Horus fut tuer par l’Empereur et Mortarion dut se replier dans l’Œil de la Terreur où il reçut de la part de Nurgle la Planète de la Peste sur lequel il règne encore de nos jours.[11]

Dix millénaires plus tard, Roboute Guilliman ressuscita et prit les rênes de l’Imperium assailli. Alors que la Grande Faille divisait la galaxie en deux suite à la Chute de Cadia, Mortarion fut chargé par Nurgle de conquérir le royaume d’Ultramar, le domaine du Fils Vengeur. Un violent conflit baptisé les Guerres de la Peste fit rage et Mortarion affronta Guilliman à Parmenio avant de le combattre de nouveau sur Iax. Mais Nurgle rappela le Seigneur de la Mort afin qu’il défende son domaine dans le monde matériel, les Astres Fléaux, attaqué par les Dieux du Chaos rivaux de sa divinité. [12]

Jeunesse sur Barbarus[modifier]

Lorsque l’Empereur parcourait encore l’univers afin de sauver la galaxie de la régression, de la superstition et du mysticisme, Il créa les Primarques, des êtres surhumains. Cependant Son projet ne passa guère inaperçu, car un vortex aspira les fœtus des Primarques dans le Warp.

Les vingt capsules d’incubation dérivèrent dans l’Immaterium et finalement, elles furent déposées sur diverses planètes de la galaxie. La capsule de celui qui allait devenir Mortarion, le Primarque de la Death Guard, échoua sur une planète nommée Barbarus.

Barbarus était l’incarnation même de la terreur, le fief des Seigneurs de Guerre aussi appelés les Barbaruns Élus, des Xenos à l’apparence effrayante et cadavérique qui régnaient sur la population humaine locale du haut de leurs forteresses dans les montagnes, comme des seigneurs féodaux, et qu’ils terrorisaient et utilisaient pour leurs expériences maléfiques et néoromantiques. Les Barbaruns Élus étaient les maîtres incontestés de Barbarus, ne souffrant d’aucune menace venue d’en dessous ou de plus haut qu’eux pour remettre en cause leur domination. Privée de telles préoccupations extérieures pour donner cours à leurs penchants véniels et combatifs, leur cruauté innée s’envenimait encore si aucun exutoire ne lui était donné. Tous se tournaient régulièrement les uns contre les autres pour les motifs les plus dérisoires, une offense imaginaire, la résurgence d’une ancienne rancune, ou le simple désespoir de tant de monotonie, et tiraient une joie perverse à s’infliger réciproquement leur méchanceté. On prétendait que la race des seigneurs de guerre ne pouvait pas être tuée si facilement, du moins pas par des moyens compris des hommes, et les stigmates qu’ils se laissaient les uns aux autres étaient rares, en ces quelques occasions espacées où ils s’affrontaient face à face. Plus souvent, les dommages n’étaient pas portés en combat direct, mais à travers la destruction de leurs avoirs, et la brutalité incessante infligée aux hommes qui avaient la malchance de se trouver à leur service.

Barbarus était un monde sombre, escarpé et montagneux, fait de marais primordiaux, de forêts tortueuses et enveloppées de brouillards vénéneux, de miasmes étouffants et de pluies acides assez fortes pour arracher la chair de l’os en un instant. C’est dans les forêts et les marécages des basses terres que les habitants humains de Barbarus, les "inférieurs", s’accrochaient à la vie, car les hauteurs des montagnes étaient trop toxiques pour leurs organismes. Ils vivaient dans des villages isolés et fortifiés du mieux qu’ils le pouvaient contre la venue de la nuit, vivant dans la terreur et la misère perpétuelles, que leurs seigneurs monstrueux viennent les dévorer. Ainsi l’existence des "inférieurs" sur Barbarus s’en trouvait-elle affectée. Être un humain sur ce monde baigné de brume, c’était naître pour ne connaître que la peur, rester au-dessous de toute considération, vivre en s’attendant à ce que la lame de la faucheuse puisse s’abattre à chaque nouvelle aube. Savoir que des individus anciens et horribles tenaient votre vie entre leurs mains griffues, en droit de la ruiner ou d’y mettre fin selon leurs caprices. S’était oser espérer que ces goules intelligentes considèrent votre existence comme trop indigne pour s’en préoccuper, et que leur désintérêt vous permettre de vivre encore une journée de plus

Le plus puissant des Seigneur de Guerre se nommait Necare, le Seigneur de Guerre Suprême et un très puissant nécromant. Le Seigneur de Guerre Suprême avait une réputation de brutalité qui poussait même ses semblables à se méfier de lui, mais c’était aussi un être capricieux. Un jour s’était présenté où il avait noyé les sommets dans le sang d’un de ses rivaux, pour venir en personne, au lendemain du massacre, se gargariser du spectacle des dépouilles. Son ennemi avait cherché à lui cacher quelque chose, une découverte dont les esclaves du Seigneur de Guerre lui avaient dit qu’elle était tombée du ciel ; Necare avait donc décidé qu’il lui revenait de la posséder, par rancœur et par jalousie pure. Ce trésor n’était pas ce à quoi il s’attendait. Au milieu des champs de cadavres pourrissants dont les montagnes étaient jonchées, il entendit les cris d’un nouveau-né. Le Seigneur de Guerre trouva l'enfant et avait hésité au moment de le mettre à mort, intrigué par la résistance singulière dont il semblait faire preuve car il ressemblait à un inférieur, à un humain et aurait dû succomber. Necare racontera plus tard à son fils adoptif qu’il l’avait soupçonné d’être un mutant, porteur d’une quelconque aberration et d’autres fois, il lui racontera les choses d’une façon différente, clamant que cette histoire d’enfant trouvé n’était qu’un mensonge qu’il avait concocté pour s’en divertir, et qu’en vérité, il était une de ses expériences ratées, créé à partir de matière génétique brute et d’inférieurs qu’il avait enlevés. Quelles que pouvaient bien être ses origines, l’enfant avait été revendiqué par Necare, qui lui avait donné son nom ; un mot de la forme dialectale du haut gothique pratiquée par les Barbaruns et qui signifiait "né de la mort". Le Seigneur Suprême éleva Mortarion comme son héritier, testant ses limites, et découvrant à quelle concentration de toxines l’enfant était capable de survivre, et s’était servi de ce savoir pour déterminer exactement à quelle altitude lui ériger les murs d’un domicile le long de la chaîne montagneuse : assez haut pour que l’atmosphère refrène ce garçon qui grandissait vite, loin des inférieurs dans les vallées d’en bas, et loin du propre château obscur de Necare, où il lui était interdit de s’aventurer. Il n’y aura rien dans cette association qui pût se rapprocher d’une certaine affection. Ce ne sera qu’une relation durement transactionnelle, complètement biaisée en faveur du père adoptif. Necare interdira au jeune Primarque de descendre dans les vallées, là où les inférieurs vivaient leur misérable existence. Le dos de Mortarion avait conservé les marques là où il avait été fouetté jusqu’à l’os, punit par Necare pour avoir une fois osé s’aventurer trop loin.

Necare mettra régulièrement à l’épreuve Mortarion et s’il ne parvenait pas à gagner par la brutalité seule, c’était qu’il n’était pas assez fort et alors il serait traité comme un "inférieur". Ainsi, Mortarion fut jeté dans une fosse de canidés affamés, avant même de savoir marcher debout, dut escalader nu les falaises les plus escarpées sous une tempête acide torrentielle, après avoir été forcé à tuer de ses seules mains une légion de golems. Necare le jugeait toujours et se moquait de lui. Mortarion finit par prendre le parti de détester le raisonnement qui avait poussé son père d’adoption à le garder vivant, et certains jours sombres, il regrettait que le Seigneur de Guerre ne l’eût pas simplement tué quand il l’avait trouvé. Mortarion apprit à puiser dans ces émotions pour stimuler sa volonté de survivre, espérant trouver un jour des réponses sur ses origines quand il comprit qu’il était bien plus qu’un homme.

Alors que Mortarion grandissait, Necare se servit de lui pour régler ses différents avec les autres Seigneurs de Guerre. Ainsi, un jour, le Seigneur de Guerre Hethemre s’était emparé de terres humaines dans lesquelles Necare prélevait ses "dîmes". Il refusa de les lui rendre et commença à massacrer chaque serf de la région et raser la terre détrempée et boueuse. Hethemre, avait invoqué de sous la terre morne des flammes sorcières couleur émeraude, et leurs grands affleurements explosifs avaient jailli des marais, embrasant tout du moulin de la Balafre jusqu’à la lande venteuse d’Hadeaen. Le moulin s’était mu comme un organisme vivant pour encercler les murs du hameau, et resserré afin de l’étouffer. Autre part, sur les routes des levées de terre, les caravanes avaient été prises à découvert sous les excrétions acides, lâchées par d’immenses vols de busards malades et engraissés. Le Seigneur de Guerre avait lâché une grande meute de revenants et de créatures assemblées et cousues dans l’espace confiné et humide d’un experimentum. Ces abominations traquèrent et massacrèrent les serfs humains survivants de Necare, pourchassant les survivants jusqu’au pied des grandes montagnes grises, mordant sur le territoire personnel de Necare. Mortarion fut envoyé occire les monstres d’Hethemre, alors que ceux-ci achevaient d’assassiner un groupe de survivants découverts dans une grotte peu profonde. Il était accompagné d’un groupe de soldats-golems - qui avaient été autrefois des hommes - et armé d’un lourd espadon à la lame rouillée et d’un pistolet à répétition à poudre noire. C’était une nouvelle mise à l’épreuve de Necare, car Mortarion ne possédait pas assez de troupes, de même que Necare aurait pu éliminer facilement les monstres d'Hethemre. Le Primarque affronta les non-morts dans une furieuse mêlée. C’est alors qu’un immense rampant à vapeur des Barbaruns Élus surgit. C’était une bête tueuse qui n’était qu’un agglomérat de morceaux humains et d’animaux, folle à cause de la douleur et soufflant par une double paire de narines dégoulinantes de morve, cousues à partir de ce qui avait été autrefois celles d’une paire de Grox d’élevage. D’un jet de bile vomit, elle éclata plusieurs des golems de Mortarion. Le Primarque se jeta sur ce corps bulbeux, distordu et qui s’équilibrait sur sept jambes musculeuses, certaines d’origine humaine, d’autres non, et une grappe d’yeux resserrés recouvrait une plaque frémissante de tissu charnel. Mais son espadon se brisa et sa vie fut menacée lorsqu’il fut aplatit contre le sol, tordant son armure et lui brisant les os. Il ne dut sa survit que par l’intervention de Necare qui apparut comme une lumière dorée, capturée dans la lame d’un cimeterre massif et dont l’éclat brillait plus fort que celui de la vérité. La lame rouillée trancha le membre qui le retenait cloué au sol et massacra la bête. Necare exprima sa déception, lui affirmant ce jour là que s’il échouait de nouveau, ses découpeurs s’occuperont de lui. Puis Necare rejoingnit les neiges empoisonnées qui recouvraient la roche morte et où l’air lui-même était si vicié que même Mortarion ne pouvait pas s’y rendre. Là se dressait le sombre manoir de Necare un lieu qui pour Mortarion était hors d’atteinte.

Peu de temps après, la vie de Mortarion bascula.

La jeunesse de Mortarion sera celle d’un libérateur sur Barbarus.
Alors qu’il ruminait dans sa sombre citadelle face à son journal intime et entouré de tomes sur la guerre et les expériences macabres que Necare avait daigné lui donner, il entendit un bruit de mitraille. Une caravane de rampants à vapeur apparut sur la route qui grimpait à travers le col où se se trouvait sa citadelle. Mortarion vit une détonation se produire à l’intérieur d’un des rampants, un large modèle transporteur monté sur d’épaisses chenilles. La machine dérapa hors de la route et versa au fossé, en crachant de la fumée. C’était une récolte pour les expérimentations de Necare, destinée à souffrir dans les ateliers charnels du Seigneur de Guerre Suprême. Du lit de chargement éventré descendit un humain, vêtu de guenilles, secoué par des haut-le-cœur malgré le masque respirateur qu’il plaquait contre lui. C’était un jeune homme, trapu, aux airs de renard, les yeux écarquillés par la peur. Les véhicules d’escorte de la caravane, plus petits, interrompirent leur cheminement, et leurs portes se rétractèrent pour déployer des groupes de golems. Les assemblages de chair avait reniflé la trace du fugitif. Cette scène fascina le solitaire Mortarion qui la regarda sur le chemin de ronde autour de l’enceinte de sa citadelle, afin de mieux voir. Le jeune homme aida d’autres humains, et toute une marée d’entre eux se répandait de l’épave du rampant, un mélange d’hommes et de femmes de différents âge, robuste et paniqués. Puis le jeune homme vit Mortarion sur les murs de la citadelle, et courut dans sa direction, entraînant les autres derrière lui pour y chercher refuge. Quand le regard de Mortarion croisa celui du jeune homme, le Primarque ressentit pour la première fois de sa vie une connexion informe qui n’exista qu’un bref instant. Il observa le jeune homme faire face aux golems sur ses talons, et vit l’apparition d’une onde bizarre dans l’air autour de sa main, apparu soudainement et sans explication. Ce "pouvoir" fit tomber une des golems au sol, des serpents-lamproies blanches et fines jaillissant du sol et lui dévorant les jambes. Le jeune homme parvenait à les appeler d’une manière quelconque, une faculté que Mortarion ne connaissait qu’aux Seigneurs de Guerre. Puis le jeune homme hurla une question à Mortarion, lui demandant qui il était, ce qui troubla le Primarque. Le jeune homme l’appela à l’aide alors que les golems le maintenaient au sol pour le massacrer. Mortarion se demanda si cela était une nouvelle épreuve de Necare, mais une rage froide au point d’en devenir brûlante monta de son ventre : il saisit son piolet lourd et abattit les golems qui menaçaient le jeune fuyard blessé. Mortarion massacra les golems de sa propre demeure et sorti de sa citadelle pour venir en aide aux humains, proclamant ainsi sa trahison contre son cruel père adoptif.

Alors qu’il courait, vers les golems, Mortarion dévida la longue chaîne d’acier entre la crosse de son pistolet en poivrière et le crochet à sa ceinture, et en fit un fouet métallique. Il taillada la première rangée des golems quand ils arrivèrent en courant à sa portée, les maillons acérés répandant en arcs autour de lui le sang et la chair déchirée. À ses cotés, le jeune homme se battait avec un morceau de cuivre corrodé qui lui servait de couteau. Le Primarque massacra les golems, les derniers s’enfuyant pour éviter son courroux. Le jeune homme le remercia pour son aide, même si il craignait Mortarion, connut pour être le fils de Necare, une filiation que le Primarque nia. Puis une sirène de guerre retentit et Mortarion sut que Necare descendait de son sommet, et qu’il amènerait avec lui sa désapprobation violente, sachant que Mortarion l’avait trahi. Le Primarque s’attendait à mourir pour ce qu’il avait fait, invitant le jeune homme et ses compagnons à s’enfuir, tout en le remerciant de lui avoir permit de faire pour la première fois de sa vie un choix. Le jeune homme l’invita à partir avec lui, dans le bas de la vallée avant que le jour se lève. Mais Mortarion rétorqua qu’il se feront rattrapés alors que si il restait, il pourrait gagner un temps précieux pour sa fuite et celle de ses compagnons. Le jeune homme eut une idée : il mania des conduites d’alimentation d’un rampant à l’arrêt et le carburant se mit à fuiter des valves de surcharge ouvertes qui inonda le pont. Mortarion s’élança derrière le jeune homme avant de s’arrêter en entendant la voix de Necare qui promit à son fils rebelle la mort si il ne revenait pas à lui. Mortarion le rejeta et armant son pistolet, il tira dans le carburant répandu, provoquant une explosion qui éventra le véhicule dans une boule de feu. Des cascades de pierres se décrochèrent et bloquèrent le col, le séparant de Necare. Puis il rejoignit le jeune homme, qui se présenta à lui sous le nom de Calas Typhon.

Il arriva dans une bourgade de deux cent âmes qui s’appelait la Taille d’Heller. C’était une petite communauté sise dans une des vallées qui n’était guère constituée que de quelques domiciles groupés autour d’un bâtiment commun bas de toit, et d’entrepôts collectifs. Un large disque de champs de blé dur irradiait tout autour, fournissant ses récoltes aux habitants et du fourrage pour les animaux. Mortarion fit l’expérience de l’Humanité, découvrant les pleurs de joie et de l’affection entre les habitants. Mais beaucoup le craignait de même que Calas Typhon qui possédait des pouvoirs particuliers - un Psyker en réalité. Certains voulaient renvoyer les rescapés dans les griffes de Necare, de peur que le Seigneur Suprême revienne à la Taille d’Heller et ne l’anéantisse dans sa totalité pour avoir osé se rebeller contre sa battue. D’autres appelaient ouvertement à ce que Typhon et Mortarion soient mis à mort, malgré le fait que leur rôle avait été décisif dans ce sauvetage. En fin de compte, les deux compagnons trouvèrent refuge dans une étable à l’abandon en bordure du village, les habitants leur donnant du bois pour faire un feu et de la nourriture. Les jours s’écoulèrent et Necare ne vint pas le chercher et au bout d’un temps, la communauté revint à un certain équilibre. À la faible lumière du jour, ces gens robustes travaillaient aux champs et quand le soir tombait, ils se rassemblaient au centre de leurs habitations pour manger et se reposer ensemble. Mortarion entendit des sons étranges, et Typhon lui apprit que c’était des "chansons". Des semaines plus tard, Typhon lui proposa de quitter le village, car beaucoup d’habitants les rejetaient. Mortarion apprit de son compagnon qu’il était issu d’une union entre sa mère humaine et d’un Seigneur de Guerre, expliquant le rejet qu’il subissait depuis son plus jeune âge. Mais le Primarque ignorait où aller et il décida de changer les choses, d’offrir une autre vie aux humains qui vivaient dans la peur et l’angoisse. Il admirait la résistance de ce peuple et le ressentiment qui couvait en eux. Mortarion rejoignit les moissonneurs et s’engagea dans les champs. Le Primarque trouva les vestiges d’une charrue de coupe, l’ouvrit et s’empara d’un outil qui allait le caractériser pour le restant de ses jours : une grande faux, dont la hampe et le fer dense en croissant étaient trop lourds pour qu’aucun des inférieurs puisse les soulever, encore moins les manier. Mortarion se mit à l’ouvrage et chaque passage de sa faux couchait cinq fois plus de récolte qu’aucun geste des autres, qui ne mirent pas longtemps à se ranger dans son sillage, pour ramasser cette récolte plus rapidement. Peu à peu, Mortarion gagna leur respect. À la fin de la journée, le cri soudain d’un enfant retentit dans l’air. Des hommes avaient traîné une lourde charrette derrière eux, chargée de balles de blé dur, pour retourner dans la direction des remises, et une roue s’était mise dans une ornière cachée, brisant son axe avant de faire s’écrouler la charrette sur une enfant qui fut prise au piège sous la carriole. Personne ne pouvait soulever la carriole et le brouillard qui entourait le village s’avançait alors que la nuit tombait, un brouillard dans lequel des choses évoluaient. Mortarion prit alors à deux mains l’essieu de la charrette et souleva son poids conséquent sous le regard médusé des villageois face à cette fantastique force. L’enfant fut sauvée. Mais Calas lui apprit que des ennemis approchaient, et en effet, une forme noire parée d’une cape se dressa depuis les épis de blé encore sur pied, et filer à travers l’air en silence, décapitant l’un des villageois. D’autres formes spectrales se dessinèrent dans les profondeurs du banc de brouillard et Mortarion sut qu’un Seigneur de Guerre nommé Desalem, un vassal de Necare, les attaquait. Des soldats-golems surgirent et la bataille commença. Des villageois furent enlevés et emmenés dans le brouillard qui entourait le village, s’étouffant une fois à l’intérieur. Mortarion y entra afin de récupérer la grande faux laissé dans le champ. Il trouva Desalem et le plaqua au sol avec le plat de la faux et l’exécuta. La guerre de libération avait commencé.[13]

La Libération de Barabrus[modifier]

Pendant huit années Mortarion et son lieutenant Calas Typhon inspirèrent les humains et organisèrent la guerre contre les Seigneurs de Guerre. Le Primarque et Typhon devinrent des frères d’armes et des amis, leur destin étant liés pour le meilleur et surtout pour le pire dans l’avenir. Mortarion alla sur une butte de granit grossier sur lequel s’était construit un camp de bandits, un groupe de crapules se surnommant eux-mêmes les Maussades. Mortarion, devenu pour le peuple de Barbarus le Faucheur d’Hommes, battit le chef des brigands en combat singulier et l’avait convaincu de se joindre à la guerre contre les Seigneurs. Une partie de leur accord avait concerné la cession de ces terres à la rébellion de Mortarion. Une cité prit racine, la première véritable cité libre de l’histoire de Barbarus y avait pris racine : Fort-sûr, un symbole pour tous ceux qui luttaient, un lieu où les humains pouvaient marcher sans peur sachant que ses hauts murs de pierre, ses portes de fer imprenables et les fusils des guerriers sur les remparts repousseraient tous les raids punitifs. L’alliance avec les Tyrans des Forges, de talentueux forgerons, assuraient armes et armures. Des battues cruelles furent organisés pour éliminer un à un les Seigneurs de Guerre et lentement, inexorablement, la situation se renversa sur tout Barbarus. Pour la première fois de mémoire d’homme, il y avait de l’espoir, ou du moins ce qui s’en approchait.

Les compagnons d’armes de Mortarion formèrent une fraternité guerrière ayant reçu la marque du crâne sur fond de soleil pour indiquer leur rang et leur statut. Le crâne représentait l’ombre de la mort qui pesait sur les soldats et était à la fois leur alliée, tandis que l’astre à six pointes était supposé symboliser la lumière que cette liberté nouvelle allait apporter à Barbarus. Ceux marqués ainsi composaient la Death Guard de Mortarion, ses lames indestructibles dans sa guerre contre les seigneurs et ensemble, ils libérèrent les communautés et les vallées éloignées, dans les terres recouvertes de brume. Mortarion institua une tradition au sein de la Death Guard : boire ensemble des concoctions toxiques afin de s’assurer de la force et résistance des membres de leur fraternité guerrière, car défier le poison, les ténèbres et la douleur permettaient de tenir tête à la mort.

Vers la fin de la guerre, la victoire était proche. Une grande partie de la planète était libérée du joug des oppresseurs, les Seigneurs de Guerres massacrés, de même que certains humains qui avaient, par peur ou habitude, défendus leurs oppresseurs. Lorsque Calas Typhon revint à Fort-sûr, victorieux d’une campagne, il apprit à Mortarion qu’un Seigneur de Guerre avait été abandonné par Necare, bien qu’étant de proches alliés. Necare était le dernier de son espèce et se terrait dans son antre, protégé par la toxicité de son environnement. Pour atteindre le Seigneur de Guerre Suprême, Mortarion proposa un plan. Dans l’armurerie de la Death Guard, Mortarion avait demandé aux Tyrans des Forges de concevoir de nouvelles armures complètement étanche, où aucune toxine ne pouvait affecter celui qui la portait. Ainsi équipé, Mortaron ambitionnait de mener une escouade d’élite de la Death Guard afin d’aller tuer Necare dans son antre, bravant les toxines mortelles de son environnement, une unité d’élite qui déploiera le "linceul" des Seigneurs de Guerre.

Typhon avait une autre idée. Il avait capturé un Seigneur de Guerre, Volcral, et l’avait enfermé dans une cage. Typhon voulait arracher le secret de sa "magye" pour créer des golems afin de se constituer une armée capable de prendre d’assaut en masse le domaine de Necare. Mais Mortarion, dont la haine pour toute forme de sorcellerie était devenu sa caractéristique, refusa totalement, et ordonna à Typhon de tuer Volcral, ce qu’il fit. Puis Mortarion mit en application son plan. Après des mois de préparation et d’entraînement d’endurance, le Primarque partit avec son ami et une petite troupe équipée d’armures étanches. Il monta dans le brouillard toxique vers le château de Necare, situé dans les monts de l’Échine. En chemin, il retrouva son ancienne demeure, qui avait été réduite en ruine. Là, Mortarion et ses hommes subirent un bombardement soudain de dizaines de boules de feu depuis les remparts du château de Necare. À l’intérieur des projectiles incendiaires, des silhouettes humaines avec des griffes noires en sortirent en chancelant, attaquant la Death Guard. Mortarion ordonna de foncer vers le château de Necare afin d’éviter d’être touché par l’intense bombardement. Mais Typhon s’y opposa, ramenant Mortarion à la vérité en lui rappelant que Necare voulait justement l’enrager pour lui faire prendre des décisions irréfléchies. Mais le bombardement s’accentua et leurs armures furent endommagées, forçant une retraite précipitée. Durant le retrait, Mortarion ressentit une rage inédite et une haine passagère pour la faiblesse humaine de ses compagnons, lui rappelant sa nature extraordinaire et mystérieuse.

Revenant à Fort-sûr, le Primarque découvrit que tous ses habitants avaient disparu, hormis un messager qui lui demandait de venir de toute urgence dans le village de la Taille d’Heller : un Aigle était arrivé ![14]

Le Défi de l'Étranger[modifier]

Mortarion escaladant la falaise pour atteindre la citadelle de Necare pour le combat final de la libération de Barbarus.
L’engin que l’éclaireuse appelait "l’Aigle" se trouvait sur les vestiges des champs, au-dehors des murets écroulés du village de la Taille d’Heller. C’était un vaisseau en métal lustré et d’or avec une coque principale effilée fusionnant de manière lisse avec de larges ailes inversées et des surfaces portantes ventrales. Y était écrit "Ave Imperator". Mortarion s’avança vers le vaisseau, vers la seule entrée visible, furieux que sa tentative d’assaut du domaine de Necare ait été oublié par ses compagnons qui ne parlaient que de l’Aigle qui leur avait apporté nourriture et médicaments, ainsi que des récits d’une empire humain dans les étoiles. Ils lui parlèrent d’un l’Étranger qui les avait aidé à mettre fin à la bataille sur les plaines. Mais Mortarion était méfiant devant cette soudaine apparition d’un inconnu chargé de cadeaux au soir de sa bataille la plus éprouvante. C’était supposé être un jour de délivrance pour Barbarus et son triomphe, et l’Étranger était apparu et lui avait volé sa gloire. Le Primarque pénétra dans le vaisseau et y trouva assis à une table des dirigeants du cadre de soutien civil aux côtés des guerriers de la Death Guard que Mortarion avait laissés en charge à sa place. Et avec eux se trouvait… Lui. Un regard sombre, à la fois clair et sans fond, et qui paraissait ancien, un visage patricien à la peau bronzée comme un vieux cuir, et de cheveux noirs qui pendaient jusqu’aux épaule. L’Étranger en lourde armure d’or s’avança devant Mortarion, se présentant comme un ami et affirmant qu’Il était à sa recherche. Il y avait chez cet homme à la peau cuivrée un aspect familier qui n’avait pu échapper à Mortarion, sentant instinctivement qu’il le connaissait. L’Étranger proposa que Barbarus intègre l’Imperium et de bénéficier de Ses technologies. Il promit d’expliquer les origines de Mortarion, de détruire les Seigneurs de Guerre et de purger la souillure toxique de Barbarus, mais Mortarion s’en moquait, rejetant d’emblée les propositions de l’Étranger. Il proclama qu’il était né sur Barbarus et que la Death Guard était sa seule famille. L’Étranger lui proposa alors un défi : si Mortarion éliminait Necare de sa main, alors Il partira pour toujours, mais si il échouait, alors Barbarus rejoindra l'Imperium de l’Humanité, et Mortarion et sa Death Guard lui jureront allégeance. Mortarion accepta ces conditions.

Le Primarque alla chercher une nouvelle armure étanche et parti seul vers la citadelle de Necare. Il gravit le schiste glissant des hauts éperons alors que chaque respiration lui réclamait un effort. Sa faux de combat à son côté, Mortarion continuait son avance, en se hissant, un pas brutal après l’autre, toujours plus près des tours noires et menaçantes de la citadelle finale. Les plaques extérieures de son armure se corrodaient déjà, à mesure que le brouillard acide autour de lui ternissait le reflet du métal et affaiblissait sa structure. Les sangles de cuir traité se dissolvaient mais Mortarion ne s’en soucia pas et continua. Il parvient à atteindra le château de Necare, se retrouvant au pied de portes immenses forgées de fer noir, encastrées dans une tour qui disparaissait dans la brume noir-orange. Necare apparu soudainement. Mortarion essaya de basculer sa faux dans une posture d’attaque, mais le tremblement de ses bras échappa à son contrôle, et il perdit toute prise sur l’arme. Celle-ci tomba dans la terre retournée, et commença à se flétrir comme du bois pourrissant. Le poison dans l’atmosphère parut s’épaissir, s’agglomérer autour de Necare, et se tendit en vrilles nébuleuses pour l’étouffer. Mortarion s’étranglait et chancelait. Necare le regarda s’étouffer en se moquant de lui. Puis Mortarion entendit une voix obscure qui le suivit par terre, des mots qui résonnaient en chœur bourdonnant, et le frappaient comme des coups physiques. Puis un grondement de flammes dorées trancha dans l’air au-dessus de Mortarion qui vit la brume elle-même se désagréger dans le sillage d’une grande épée à large lame, faite d’un métal brillant. L’Étranger sectionna Necare au travers du thorax tuant sur le coup le Seigneur de Guerre Suprême dont le torse se désincarna en épais panaches de cendres sales que le vent emporta avant d’avoir touché le sol. L’Empereur s’avança vers lui et révéla qu’Il était Son père. Mais Mortarion ne vit que sa victoire, dont il rêvait depuis longtemps, lui être arraché, créant une haine envers le Maître de l’Humanité qui ne le quittera plus. Puis il s’évanouit.[15]

À son réveil, Mortarion tint parole et lui et sa Death Guard jurèrent fidélité à l’Étranger. Ce n’est qu’alors que l’Empereur révéla au jeune Primarque qu’Il était Son créateur et qu’Il lui confia le commandement de la quatorzième Legiones Astartes. Mortarion rencontra avec l’élite des cohortes de Barbarus à ses côtés, et des centaines d’autres combattants derrière lui, les Astartes de la XIVe Légion, les Dusk Raiders. Il leur annonça qu’ils étaient à présent la Death Guard.[16]

Mortarion séjourna un temps sur Terra avant de se lancer dans la Grande Croisade. Là, dans le Palais Impérial, il trouva une entrée gigantesque en travaux, un portail de trois cents mètres de section, renforcé d’une chape d’adamantium et entouré de runes de l’ancienne Terre. Malcador le Sigillite, le bras droit de l'Empereur, vint le trouver. Le Primarque lui demanda ce qu’était cette construction mais Malcador l’invita "gentiment" à s’éloigner de cette porte. Mortarion exprima sa haine du Sigillite, jurant de le briser un jour. Malcador ramena néanmoins Mortarion dans ses quartiers privés, très haut sur les pentes surplombant la vaste étendue des grands halls et des flèches du palais. Le Primarque exigea de voir le Maître de l’Humanité, car il s’impatienta, et voulait partir en guerre. Mais Malcador lui fit comprendre que l’Empereur était indisponible. Mortarion pensait être traité différemment de ses frères, se voyant prisonnier et ignoré par l’Empereur, bien que Malcador lui assura que cela n’était pas le cas. Le Seigneur de la Mort s’énerva, ne voyant qu’en Malcador qu’un hypocrite qui prônait la Vérité Impériale athée tout en se baignant dans la sorcellerie, car il était un Psyker. Mortarion demanda de nouveau quelle était l’objectif des travaux menés dans le portail, mais Malcador éluda la question. Furieux, le Primarque saisit violemment le vieil homme car le cou et le souleva, tout en crachant sa haine pour sa nature de Psyker avant de le relâcher. Mortarion affirma qu’il refusait de faire la Grande Croisade tant qu’un seul "sorcier" se trouvait parmi eux. Finalement, Malcador décida de montrer quelque chose à Mortarion afin de le convaincre de mener à bien la Grande Croisade et de tolérer un temps les Psykers. Il l’emmena à travers une double porte en ébène depuis des quartiers privés, menant vers une chambre normalement interdite à tous, à l’exception du Sigillite et de l’Empereur Lui-même. Mortarion pénétra avec Malcador dans une pièce étroite, dont le mobilier se résumait à une table longue et basse drapée de soie noire. Les portes qui se refermèrent derrière lui le plongea dans une obscurité de velours. Un hololithe s’alluma par-dessus la table : c’était une carte qui montrait une planète du nom de Nikaea. Mortarion vit des images pluvieuses, de grands engins stellaires du Mechanicum suspendus en orbite basse, des rampants de terraformation descendus à travers l’atmosphère volatile et un énorme complexe qui s’élevait d’un paysage désolé de cendre volcanique, en irradiant autour d’une grande arène centrale. Le Primarque apprit de Malcador que l’Empereur avait conscience du problème que posait les Psykers et qu’Il travaillait sans relâche afin que l’Imperium puisse un jour se passer des Navigators ou des Archivistes Space Marines. Nikaea devait un jour trancher cette question et que Mortaron aurait son rôle à jouer, qu’il devra y défendre sa cause sous les yeux de l’Imperium tout entier. Mais avant cela, Malcador lui demanda juste de la patience, car il fallait d’abord bâtir un empire à l’aide des Psykers cités. L’attitude de Mortarion changea et il demanda au Sigilite de lui en dire plus…[17]

La Grande Croisade[modifier]

Mortarion cultiva l’inflexibilité, l’absence de pitié et la résistance de sa Légion qu’il baptisa la Death Guard, ainsi que les nombreux succès qu’il remporta. Toutefois, il ne s’intégra pourtant jamais vraiment à la société impériale du fait de son tempérament sombre et sauvage. Il restait étranger à la franche camaraderie qui unissait ses frères, ne créant que des liens avec Konrad Curze, le Night Haunter, et surtout avec Horus Lupercal, qui reconnaissait la valeur de sa Death Guard, la plaçant souvent au centre de sa ligne de combat. La Légion de Mortarion était en effet une enclume inamovible. Le Seigneur de la Mort prit le commandement de sa nouvelle Légion avec autoritarisme et sévérité. Il était froid et distant avec ses fils mais ces derniers le vénéraient et lui obéissaient sans la moindre hésitation. Mortarion vit en eux l’occasion de poursuivre ce qu’il avait commencé sur Barbarus : mettre à bas les tyrans, à l’instar des Seigneurs de Guerre. Pour cela, il fit de la Death Guard l’infanterie ultime, polyvalente et autonome, spécialisée dans l’utilisation d’un équipement robuste et fiable, facile à entretenir et à ravitailler. L’objectif était de broyer l’ennemi sous des assauts implacables et bien que dénuées de toute inventivité, ces tactiques étaient efficaces en dépit de leur simplicité.

Mortarion était plus proche d’Horus que de l’Empereur, car le premier reconnaissait son mérite, étant donné qu’il combattait souvent à ses côtés. Le Seigneur de la Mort trouva dans le charismatique Horus un mentor qui comprenait ses désirs et appréciait ses méthodes. Il est dit que l’Empereur ne se souciait pas de ce rapprochement, considérant que la loyauté de Son fils envers Horus signifiait de facto sa loyauté envers Lui. L’histoire montrera que l’Empereur s’était lourdement trompé…[18]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : la Death Guard

La Conquête de Galaspar[modifier]

Mortarion durant la Grande Croisade.
La première campagne que dirigea Mortarion à la tête de sa Death Guard fut la très violente conquête du Monde-Ruche de Galaspar. Capitale d’un petit empire de onze systèmes, Galaspar était dirigé par un régime nommé l’Ordre et qui réduisait ses habitants à des "unités de travail" anonymes qui devaient être immédiatement euthanasiées lorsqu’elles n’avaient plus de valeur pour son système. L’Ordre régnait grâce à un mélange d’oppression écrasante et de dépendance chimique forcée.

Pour Mortarion, ce régime devait être mis à bas et son peuple libéré. Il dirigea sans crier gare sa flotte vers le Monde-Ruche en se protégeant des tirs de défense de Galaspar avec des astéroïdes et des vassaux suicides qui défendaient sa barde d’assaut, le "Quatrième Cavalier", avant de s’écraser littéralement sur la Cité-Ruche principale. Là, à la tête de 11 000 Space Marines, il massacra tout ceux qui lui barraient la route, pourchassant sans pitié les dirigeants de l’Ordre avant de les faire exécuter.

Avec la Ruche principale de Galaspar sous son contrôle, Mortarion fit désactiver les défenses orbitales planétaires afin de permettre au reste de sa Légion de débarquer sur Galaspar, et de conquérir dans le sang les Ruches restantes. Néanmoins, la Death Guard épargna la population asservie, et lorsque Galaspar fut totalement conquise, le peuple de ce monde accepta de bonne grâce l’intégration dans l’Imperium. Les autres planètes du système se rendirent immédiatement afin de ne pas subir la fureur du Faucheur. Avant de partir, Mortarion ordonna aux Galaspariens de compter le nombre de morts. Cela fut impossible…[19]

L'Émancipation de Drune[modifier]

Campagne menée par Mortarion, Jaghatai Khan et Horus Lupercal, l’Émancipation de Drune vit la Death Guard et ses deux Légions frères affronter les Asservisseurs sur le monde de Drune. La population humaine de Drune avait été dominé mentalement par les Xenos, soit des centaines de millions de personnes. Le Khan fut chargé de mener la campagne, mais Mortarion refusa de combattre aux côtés des Prophètes des Tempêtes du Khan, menant sa Death Guard sur d’autres fronts pour combattre les Asservisseurs. Lors du combat final dans la capitale de la planète, les trois Primarques affrontèrent un Asservisseur gigantesque qui faillit tuer Mortarion ainsi qu’Horus. Le Seigneur de la Mort dût son salut que par l’intervention de Jaghatai Khan qui tua l’énorme Xenos grâce à la protection psychique de ses Prophètes des Tempêtes tant décriés par Mortarion.[20]

Le Triomphe d'Ullanor[modifier]

Mortarion fut présent lors du Triomphe d’Ullanor qui fêtait la grande victoire impériale contre le plus puissant empire Ork rencontré depuis le début de la Grande Croisade. Le Seigneur de la Mort eu une conversation tendue avec son frère Magnus le Rouge, Primarque des Thousand Sons, lorsque ce dernier arriva pour prendre sa place dans la tribune officielle des Primarques et de l’Empereur pour assister au Triomphe. Leur conversation fut une agressivité distillée. Mortarion coupa Magnus lorsque celui-ci évoqua un autre jour semblable à celui d'Ullanor, lorsque neuf Primarques avaient été réuni il y a longtemps. Le Seigneur de la Mort lui rappela que l’Empereur leur avait interdit d’en reparler… Magnus évoqua ensuite la symbolique des chiffres, ce qui agaça Mortarion qui se moqua de l’obsession du Roi Pourpre pour les symboles, lui parlant des événements qui avaient eu lieu lors de la Bataille du Piton du Phénix, où les Thousand Sons eurent une violente altercation avec les Space Wolves, avant que l’un des fils de Magnus ne subisse une violente mutation génétique le transformant en aberration, le tout sous les yeux de Leman Russ qui répéta à Mortarion ce qu’il avait vu. Il menaça son frère en l’accusant de sorcellerie, et que cela signera sa chute, comme elle avait signé celle de son père adoptif. Moqueur, Magnus l’invita à venir sur Prospero débattre avec les Corvidae de la causalité et la prédestination. Le Seigneur de la Mort se détourna et rejoignit la tribune de l’Empereur. Il se tiendra néanmoins relativement à l’écart durant les célébrations mais assista à la parade et vit Horus Lupercal être nommé Maître de Guerre par l’Empereur, premier parmi ses pairs Primarques ainsi qu'au discours du Maître de l’Humanité qui annonçait Son départ de la Grande Croisade pour rejoindre Terra afin d’achever un grand projet.

Plus tard, sur la terrasse qui surplombait l’artère processionnelle principale, assis avec Jaghatai Khan, Fulgrim et Sanguinius, il débâtera sur les changements que l’avènement d’Horus apportaient. À ses yeux, Horus avait été nommé juste parce qu’il était le premier Primarque retrouvé par l’Empereur. Il n’éprouvait pas de jalousie, mais il affirma devant ses frères que quand l’Empereur les guidait, ils rivalisaient tous pour un simple regard ou un geste de Lui, car aucun d’entre eux n’était Son rival. Mais Horus n’était que l’un d’entre eux alors qu’il n’était pas l’architecte de l'Imperium, une situation qui n’augurait rien de bon à ses yeux.[21]

Le Concile de Nikaea[modifier]

Suite au Triomphe d’Ullanor, Mortarion se rendit sur le monde de Nikaea afin de participer, en la présence de l’Empereur, au règlement de la question sensible du Projet Librarius. Ce projet défendu par Magnus le Rouge, Sanguinius et Jaghatai Khan, était un régime d’entraînement et de développement psychique, allant de pair avec le processus de création déjà rigoureux d’un combattant de l’Astartes.

Mortarion était, avec Leman Russ, le Primarque le plus violemment contre ce Projet et avait combattu son développement avec vigueur, n’y voyant qu’un outil de sorcellerie et de corruption. Le Concile de Nikaea se mua en procès contre les Thousand Sons. Suite au témoignage du Space Wolf Ohthere Wyrdmake qui accusait les Thousand Sons de sorcellerie, Mortarion se plaça au centre de l’amphithéâtre qui accueillait les partisans, s’inclinant rapidement devant l’Empereur assis devant lui et entama son exposé. Il rappela que l’Ère des Luttes qui avait mit fin au premier empire galactique de l’Humanité devait sa chute à la multiplication des Psykers. Il prétendit avoir vu les dévastations que la sorcellerie laissait dans son sillage, comme des mondes réduits en cendres, des hommes en esclavage et des monstres lâchés de partout. Il rappela que l’Empereur Lui-même avait mis en place les Vaisseaux Noirs de la Sororité Silencieuse pour rechercher ces dangereux individus. Mortarion reconnu l’utilité des Navigators et Astropathes, mais ils étaient tolérés car ils faisaient usage de leurs pouvoirs pour le bien d’autrui, tout en étant étroitement surveillés et encadrés, alors que le sorcier utilisait sa puissance pour son gain personnel, pour obtenir la puissance et la domination séculière. Le Seigneur de la Mort raconta que sa Légion avait affronté sur un monde nommé Kajor une peuplade guerrière d’humains retombés dans la barbarie. Il avait fallu près de six mois à la Death Guard pour soumettre Kajor, car les sauvages utilisaient des pouvoirs abjects et avaient des alliés invisibles : des créatures nées de leur sorcellerie qui rôdaient dans les ombres et qui tuaient pour le plaisir de tuer, des chiens rouge sang qui hantaient les ténèbres des forêts avec un instinct sauvage, et des bêtes à la cavalcade de tonnerre, qui brisaient les lignes à chacune de leurs charges. Le Primarque parla de Temples du Sang empli d’ossements et de mort. Le Projet Librarius ne pourrait à ses yeux que mener, doucement, étape par étape, à ses actes odieux. Il accusa publiquement les Thousand Sons de pratiquer des actes de sorcellerie et d’avoir vu les guerriers des cultes de Magnus invoquer la foudre et le feu pour anéantir leurs ennemis, pendant que d’autres de leurs frères les écrasaient sous une force invisible. Enfin, les actes de la XVe Légion lors de la Bataille du Piton du Phénix était la dernière d’une longue série de pratiques répugnantes. Pour cela Mortarion demanda la censure de Magnus et l’abandon de Projet Librarius.

Son souhait sera exaucé. Après le discours de Magnus le Rouge pour défendre son projet et les arts psychiques, le jugement final tomba. L’Empereur ordonna le démembrement du Librarius, l’interdiction des Archivistes et condamna sans le citer Magnus le Rouge et sa Légion. Mortarion sortait de Nikaea triomphant.[22]

La Bataille de Iota Horologii[modifier]

Mortarion lors de la Bataille de Iota Horologii.
À la fin de la Grande Croisade, Mortarion rassembla sa flotte dans l’ombre du soleil du système de Iota Horologii sur ordre de l’Empereur. L’objectif était de prendre d’assaut un monde-cylindre d’une race Xenos nommées les Jorgall. C’était un épais cylindre long de plusieurs kilomètres, rendu bulbeux à une de ses extrémités par ses blocs de propulsion, terminé à l’autre bout par une proue plus effilée. D’énormes ailes en forme de pétales, couvertes de panneaux miroitants, formaient une corolle à l’arrière de cette chose et accrochaient la lumière du soleil et la réfléchissaient à travers des fenêtres aussi vastes que des mers intérieures. Les Jorgall pratiquaient des implants mécaniques pour accroître leur potentiel physique. Ils possédaient certains traits semblables à ceux des humains mais leur cerveau et leur système nerveux central se trouvaient au niveau de la poitrine. Les Jorgall semblaient chercher à coloniser des mondes de l’Imperium et pour les affronter, Mortarion avait ramené avec lui un contingent de Sœurs du Silence commandé par Amendera Kendel. Le Seigneur de la Mort ordonna aux 1ère, 2e et 7e Compagnies de l’accompagner tandis qu’il mènerait le fer de lance. Quant aux Sœurs, elles avaient pour mission de suivre une piste psychique qui les avait conduite jusqu’au monde artificiel des Jorgall. Mortarion aborda le vaisseau cylindre, arrivant sur la berge d’un lac peu profond de produits chimiques, sa faucheuse pointée devant lui. Il affronta les Xenos dans des combats furieux, faisant face à des cyborgs et des combattants Jorgal cybernétiquement améliorés. Mortarion plongea le bras dans une mêlée de Xenos acharnés, tout en les repoussant sans effort de l’autre bras, sauvant un de ses hommes blessés. Il fut averti par le Capitaine de la 7e Compagnie, Nathaniel Garro, de l’arrivé de renfort Jorgall avec des ailes et des serres incurvées, depuis le couloir à gravité zéro au centre du monde-cylindre, au dessus de lui. Mortarion adressa un signe de remerciement à Garro avant de continuer le combat. Il ordonna à Garro de s’occuper des incubateurs jorgalli, le lieu où des œufs aliens étaient entreposés. Garro, aidé par les Sœurs du Silence, fera exploser cette cible.

Mortarion se replia alors que le reste de la flotte des Jorgall était annihilé, ordonnant que l’épave du monde-cylindre jorgalli soit aligné dans le plan elliptique du système de Iota Horologii, larguant derrière lui des débris de ses vastes panneaux solaires, comme les particules de la queue d’une comète. Il refusa au Mechanicum de pouvoir dépouiller le vaisseau Xenos de sa technologie, argumentant que l’Empereur avait ordonné une totale éradication.[23]

La Conspiration[modifier]

Mortarion retrouva le Capitaine Nathaniel Garro à bord de son vaisseau amiral, l’Endurance, afin de partager avec lui un distillat de l’agent neurotoxique magenta, le venin d’une variété de scarabée xiphophore, et d’autres éléments moins identifiables. C’était un rituel après chaque affrontement auquel le Seigneur de la Mort prenait part en personne. Il choisissait un de ses guerriers et partageait avec lui une concoction empoisonnée. Ils buvaient, et survivaient, démontrant ainsi la force inébranlable de la Légion qu’ils incarnaient.

Après ce rituel, Mortarion invita Garro à le suivre jusqu’à un balcon de l’Endurance. Là, il souligna que Garro était un vétéran écouté et apprécié, et qu’il avait besoin que la Légion fasse preuve d’unité pour les temps à venir, et que cela était important pour son frère, Horus, de faire régner la cohésion chez l’intégralité des Astartes. Il questionna Garro sur pourquoi il refusait de rejoindre la Loge Guerrière de la Death Guard. Garro défendit sa position au nom du fait qu’on ne pouvait se dissimuler à la vérité et que l’Empereur avait interdit les loges. Mortarion décida ensuite de faire de Garro son Écuyer pour sa rencontre avec son frère Horus à bord du Vengeful Spirit, le vaisseau amiral d’Horus, dans un système qui se nommait Isstvan…

L’Endurance et la flotte de la Death Guard arriva à Isstvan, ralliant la puissante armada d’Horus. Mortarion, accompagné de Garro et de ses gardes du corps, le Linceul, rejoignit à bord d’un Warhawk le Vengeful Spirit. Durant le trajet, Mortarion donna à Garro une bobine de fibre mémorielle contenant un signal de détresse que le Valley of Haloes, un vaisseau gros-porteur de ravitaillement au service de la Death Guard, avait intercepté durant son transit. Ce signal de détresse la trahison du Gouverneur Planétaire de Isstvan III, le Baron Vardus Praal, ce dernier s’étant rallié aux idolâtres de ce monde, les Chanteuse de Guerre, une caste d’incroyables guerrières chamaniques. Prall avait rejeté l’autorité impériale et Horus était décidé à châtier le Gouverneur félon. Malheureusement, le Valley of Haloes avait été "perdu" corps et biens durant un engagement mais par chance, l’enregistrement du signal provenu de Isstvaan III avait été relayé au Terminus Est, vaisseau de Calas Typhon.

À l’intérieur du Vengeful Spirit, Mortarion se vit questionner par Garro sur l’absence étrange des Commémorateurs, des artistes envoyés dans toutes les Flottes Expéditionnaires pour noter et représenter l’histoire de la Grande Croisade. Le Seigneur de la Mort affirma qu’ils avaient été confinés pour leur sécurité… Mortarion retrouva le Maître de Guerre, Angron et le représentant de Fulgrim, Eidolon. Le conseil de guerre commença. Horus parla sur un ton d’urgence, et chacun de ses mots résonna dans la salle tandis qu’il répétait en détail ce que Mortarion avait dit à Garro, décrivant comment des années plus tôt, le Primarque Corvus Corax et sa Raven Guard avaient laissé le système de Isstvaan en bon ordre pour qu’il fût rallié à la loi impériale. Mortarion reprit le fil du briefing et continua sur le sujet du signal de détresse tandis que Nathaniel Garro porta la bobine mémorielle qui fut inséré dans la console de l’hololithe qui prouvait la félonie de Praal. Le Maître de Guerre leur montra la Cité Chorale, le siège du gouvernement de Isstvan III, la source du signal et exposa l’attaque d’ampleur combinant des éléments des quatre Légions présentes. Mortarion reçut l’ordre d’Horus d’engager l’effectif principal du contingent de la cité Chorale, ce que Mortarion acta. Puis il salua Angron avant de préparer certains Death Guards préalablement "sélectionnés". Une fois les combats dans l’avant-poste ennemi sur Isstvan Extremis, à la limite du système, terminés, Mortarion attendit que ses Death Guards, les Sons of Horus, les World Eaters et les Emperor’s Children choisie pour écraser la rébellion de Isstvan III rejoignent la surface de la planète.

Là, l’Hérésie d’Horus débuta.[24]

L'Hérésie d'Horus[modifier]

Lorsqu’Horus fut corrompu par les Puissances de la Ruine, il tissa presque immédiatement un plan de trahison complexe. Il approcha aussi les Primarques qui lui était proche et l’un d’eux fut Mortarion. Le Seigneur de la Mort fut difficile à persuader, mais Horus affirma que l’Empereur était corrompu par le pouvoir et devenait un nouveau tyran alors que les Primarques pouvaient forger un nouvel âge de justice et de liberté. Mortarion fut convaincu et rejoignit sa rébellion.

Ce fut sur Isstvan III que Mortarion montra sa félonie à tout l’Imperium quand il participa à l’Atrocité qui vit la destruction des éléments Loyalistes de sa Légion et des trois autres Légions présentes. Mais il ne pourra pas empêcher le Capitaine Garro de s’emparer de la frégate Eisenstein, et d’atteindre Terra pour prévenir l’Empereur que le Maître de Guerre venait de déclencher une guerre fratricide.

Mortarion s’engagea dans l’Hérésie d’Horus avec ferveur mais rien ne l’avait préparé au sinistre destin qui l’attendait lui et sa Légion.[25]

L'Atrocité de Isstvan III[modifier]

Une fois qu’une partie des Space Marines des Légions des Sons of Horus, des Worls Eaters, des Emperor’s Children et de la Death Guard furent envoyés sur Isstvan III et qu’ils eurent écrasés les éléments rebelles du Gouverneur félon Vardus Praal, ils reçurent un avertissement d’éléments Loyalistes dans la flotte en orbite pour leur exhorter de se mettre à l’abri : Horus Lupercal, Maître de Guerre de l’Imperium, acta sa trahison en déclenchant un bombardement viral afin d’exterminer ses Space Marines considérés comme des Loyalistes envers l’Empereur. Manque de bol, les deux tiers survécurent, et alors qu’Horus s’apprêtait à leur envoyer un deuxième bombardement, le Primarque Angron eu la très mauvaise idée d’atterrir avec sa Légion pour aller massacrer les yeux dans les yeux ses fils trahis. Qui plus est, les survivants organisèrent une résistance acharnée, principalement dans les ruines de la capitale planétaire, la Cité Chorale, ce qui obligea Horus à mener une véritable bataille pendant plusieurs mois solaires

Puis, profitant que les tempêtes déclenchées par le bombardement viral s’estompèrent, Horus fit débarquer en force ses troupes et avec elles, se trouvait Mortarion, chargé de briser la résistance des Death Guards Loyalistes qui tenaient le Palais du Maître de Chœur. Sans finesse, Mortarion avait tout simplement fait atterrir l’un des plus gros appareils orbitaux de sa flotte en bordure des tranchées ouest des Loyalistes, qu’il avait fait saturer de tirs tandis que ses guerriers se déployaient.

Le Seigneur de la Mort pris les Loyalistes entre le marteau et l’enclume, et les força peu à peu à battre en retraite. Eut lieu à cet instant un fiasco sanglant baptisé le "Voile du Chagrin" lorsque des équipages d’engins de sièges lourds refusèrent de tirer sur leurs frères et retournèrent leurs armes contre Mortarion, mettant à mal la résolution et la discipline de la XIVe Légion. Le Primarque fut blessé par un tir de plasma d’un char Predator arborant la livrée de sa Légion avant que les Loyalistes soient taillés en place avec leurs machines de guerre. Mortarion déversa ses forces sur l’enclave des Death Guards Loyalistes qui finit par plier, le Primarque pourchassant personnellement les derniers survivants dans les profondeurs des tunnels de défense souterraines.

Puis il se replia afin qu’Horus puisse déclencher un dernier bombardement orbital de la planète, ce qui mit fin à la résistance des Loyalistes.

La victoire acquise, Mortarion rejoignit le Vengeful Spirit et apprit du Maître de Guerre que sept Légions venaient les châtier mais que cela n’était qu’un qu’il avait piège organisé pour briser les armées Loyalistes. Tout allait se jouer sur Isstvan V.[26]

Le Massacre du Site d'Atterrissage[modifier]

Apprenant la trahison d’Horus, l’Imperium envoya les Légions Loyalistes des Iron Hands, des Salamanders et de la Raven Guard sur Isstvan V où Mortarion s’était replié aux côtés du Maître de Guerre, d’Angron, de Fulgrim et leurs Légions respectives. Les trois Légions Loyalistes débarquèrent dans la Dépression d’Urgall, où la forteresse d’Horus se trouvait. Mortarion leur fit face avec sa Death Guard. Le Seigneur de la Mort tua avec une efficacité lugubre, moissonnant des dizaines de vies Loyalistes sur le passage de sa faux. Sa Death Guard combattait avec ténacité. L’assaut Loyaliste se brisait là où il se tenait, comme la vague au pied de la falaise immuable. Puis à mesure que des équipements plus lourds étaient amenés derrière la bataille féroce par les Loyalistes, de plus en plus d’explosions ravagèrent les lignes des Traîtres, et Mortarion fut contraint de reculer hors de portée de l’artillerie Loyaliste.

Profitant de ce repli, Ferrus Manus, à la tête de ses Morloks, avança profondément dans la Dépression, alors que la Raven Guard et les Salamanders, sous le commandement de Vulkan et de Corvus Corax se replièrent. Puis les Legiones Astartes de l’Alpha Legion, des Iron Warriors, des Word Bearers et des Night Lords débarquèrent, encerclant les trois Légions Loyalistes de la première vague d’attaque. Le piège se referma, et ces quatre Légions proclamèrent leur allégeance à Horus en massacrant leurs anciens frères. Mortarion ramena à cet instant ses guerriers dans la bataille et coucha les Loyalistest totalement encerclés à grands coups de faux, sa cape déchirée flottant dans les vents chauds soufflés par les flammes, tandis que la Death Guard écrasait ses victimes sous son pas implacable et ses volées de tir disciplinées. Les trois Légions furent massacrés et Ferrus Manus tué par Fulgrim.

Mortarion rejoignit les autres Primarques renégats en haut d’une immense estrade mis sur pied dans la Dépression d’Urgall, d’où le Maître de Guerre se déclara souverain de l’Humanité devant les Légions acquis à sa cause. Il participa ensuite au conseil d’Horus sur le Vengeful Spirit en avatar hololithique. Ce conseil réunissait les Primarques félons et il fut témoin de l’incident qui vit Lorgar Aurelian attaquer le Primarque Fulgrim après la découverte de sa possession par un Démon.[27]

La Seconde Bataille de Prospero[modifier]

Le tank Mortarion affronte le DPS Jaghatai Khan dans les ruines de Tizca.

Alors que la guerre civile enflammait la galaxie, Jaghatai Khan, qui combattait les Orks avec sa Légion dans le système de Chondax, restait ignorant des événements terribles qui déchiraient l’Imperium. Après avoir reçu des messages contradictoires, dont ceux d’Horus qui l’appelait à le soutenir et à rallier l’Alpha Legion à Alaxxes pour affronter les Space Wolves de Russ, le Khan mit le cap sur Prospero, devenu un cimetière, dans l’espoir de retrouver Magnus et d’obtenir des réponses de ce frère qu’il estimait. Le Khan se rendit avec sa garde personnelle, le Keshig, dans les ruines de la capitale de Prospero, Tizca, anéantit depuis le passage des Space Wolves.

Jaghatai rencontra une Écharde de l’âme de Magnus qui lui fit comprendre l’horreur de la félonie d’Horus. C’est alors que la flotte de Mortarion apparut sur l’orbite de Prospero, après avoir été contactée par les White Scars soutenant la cause d’Horus. Le Seigneur de la Mort se téléporta à son tour avec son Linceul dans les ruines de la planète et fit face au Khan. Mortarion avait voyagé de loin et recherché le Khan afin de le persuader de rallier la cause d’Horus, tout en lui demandant la raison de son non ralliement avec l’Alpha Legion à Alaxxes comme Horus le lui avait demandé. Le Khan se demanda pourquoi c’était Mortarion qui était arrivé et non Horus, puis il réalisa qu’en réalité, le Seigneur de la Mort était venu le trouver sans en tenir au courant le Maître de Guerre. Mortarion lui prêcha une galaxie dirigée par des guerriers mais le Khan se moqua de lui. Reconnaissant que Mortarion avait toujours été sincère dans sa chasse aux Psykers, le Faucon avait compris qu’il se sentait mal à l’aise d’avoir rejoint un camp qui faisait un usage débridé de la sorcellerie, qu’il avait anéanti le Librarius pour s’apercevoir que les sorciers étaient libres d’agir. Peut-être qu’il s’était fait manipulé ? Pire, le Khan affirma que Magnus lui avait montré qu’il était affecté par le Warp, et qu’un destin ignoble l’attendait lui et sa Légion. Conscient d’être isolé, Mortarion avait espéré faire du Grand Khan son allié, pariant sur le fait que la moitié des White Scars s’était déclarée pour Horus. Mais le Khan le rejeta et alors que les White Scars partisans d’Horus prenaient le contrôle du vaisseau amiral de la flotte de la Ve Légion, le duel entre Mortarion et Jaghatai commença.

Tandis que le Keshig affrontait le Linceul, les deux Primarques se battaient. Mortarion fit face à un Jaghatai Khan beaucoup plus rapide que lui mais il avait l’avantage de l’endurance. Mortarion se fit pilonner et accabler d’attaques, le forçant à reculer. Durant les échanges de coups, Mortarion affirma que la salle du Trône de l’Empereur était devenu un cauchemar et que Fulgrim avait décapité Ferrus Manus. Mortarion absorba tous les coups qu’on pouvait lui porter, en aspirait la puissance comme une sangsue. Il les encaissa, et revenait en recevoir davantage. Puis, soudainement, alors que le Khan fatiguait, il s’arrêta. Il avait reçu une communication de sa flotte lui affirmant que la flotte des White Scars les attaquait, confirmant la victoire Loyaliste au sein de la Ve Légion. Promettant à Jaghatai Khan de le retrouver un autre jour, Mortarion se téléporta sur son vaisseau.

Le Faucon l’imita peu de temps après, entamant une bataille spatiale. La Seconde Bataille de Prospero n’égala pas l’horreur de la première, car Mortarion était venue pour superviser l’intégration d’un allié, et non pour s’embarquer dans un conflit spatial de longue durée. Mortarion fut forcé de se replier.[28]

La Destruction de Terathalion[modifier]

Mortarion dans les ruines de Terathalion.
Humilié suite à sa défaite contre le Khan, Mortarion dirigea sa flotte vers une planète nommée Terathalion, qui devait son nom aux pierres précieuses extraites de sa ceinture équatoriale sous les montagnes de cuivre et de fer. Terathalion était un monde-bibliothèque, un lieu où s’agrégeait la connaissance. Ce monde était sous la protection des Thousand Sons durant la Grande Croisade

Mortarion plaça sa flotte autour de Terathalion et les habitants paisibles de ce monde, qui n’avaient jamais été témoins de la pleine puissance de feu d’une flotte des Légions, furent noyés dans une tempête de feu et de bombes qui consuma des savoirs millénaires et des volumes irremplaçables. Quand le bombardement se calma enfin, Mortarion fit débarquer sa Légion qui entreprit d’exterminer tout les hommes, femmes et enfants survivants.

Mortarion se téléporta avec le Linceul à Geryiadha, autrefois le cinquième centre de population de la planète. Il leur ordonna de retrouver une femme nommée Lermenta, une des syndics de haut rang du cadre d’archivage administratif de Geryiadha. Cette dernière tenta de se sauver vers les grands silos industriels du commerce des gemmes de Geryiadha mais alors qu’elle tournait à l’angle d’un vieux dépôt de manufacture, elle se retrouva nez à nez avec Mortarion, avant de se faire encercler par les Death Guards. Elle fut faite prisonnière et emmené par le Primarque son son vaisseau amiral.

Lermenta fut retenue par les poignets, le cou et les chevilles, entravée à un cadre métallique dans la chambre de Mortarion à bord de l’Endurance. Le Primarque observa pendant plus d’une heure la destruction de la planète sans rien dire, trouvant que cela faisait du bien de détruire un monde car cela purifiait l’âme…

Ses quartiers privés étaient à présents envahis par les piles de vieil équipement dispersées sur le sol en métal pressé noir, de parchemins chiffonnés répandus au milieu de toute une collection de souvenirs venus d’un millier de mondes comme des têtes Xenos empaillées, d’astrolabes, de planches de divination faites en bois de rose et en fer, des manuels de numérologie reliés de cuir, ou des dagues de silex de toutes tailles, enroulées de longueurs de cordelette. Mortarion avait gravé sur le sol des cercles concentriques tournés autour de Lermenta.

Cette dernière entama la conversation avec le Seigneur de la Mort, lui demandant comme il l’avait trouvé. Mortarion éluda la question et lui expliqua qu’il avait cru que des être comme elle relevait un temps du mythe pour lui. Il était dégoûté d’observer Lorgar utiliser les semblables de Lermenta et de voir que Fulgrim était devenu l’un d’eux. Le Seigneur de la Mort avait compris que le Khan avait eu raison lors de leur duel sur Prospero, qu’il était entouré de frères faisant commerce avec le Warp. Il expliqua que les cercles gavés dans ses quartiers avaient pour tâche de le protéger de la sorcellerie. Lermenta rétorqua que la destruction de Terathalion lui amènera le courroux de Magnus le Rouge mais cela ne fit qu’énerver Mortarion qui expliqua la haine que Lermenta lui inspirait alors qu’elle était au contraire admirative d’observer un Primarque de près. Mais si Mortarion avait le Warp en horreur, il avait emmené Lermenta avec lui afin d’expérimenter des moyens de détruire des entités comme elle.

Mortarion avait appris beaucoup de choses - les objets arcaniques éparpillés dans ses quartiers le prouvant - comme par exemple les moyens de se protéger du Warp et de l’entraver ou de le bannir. Lermenta, amusée devant la prétention de Mortarion, lui expliqua qu’il existait de nombreuses grandes forces à l’œuvre dans l’Immaterium, et que l’une d’elles avait gravé le nom du Primarque sur son trôné rouillé et qu’elle l’attendait pour l’avoir.

Mortarion grogna, refusant d’être de nouveau soumis à un maître comme il l’avait été à l’Empereur, persuadé d’être resté pur et libre de la corruption. Enfin, il expliqua qu’il avait l’attention de soumettre Lermenta, dans une "démarche scientifique". Mais en réalité, Mortarion se fourvoyait, il ne possédait pas de réelles connaissances dans les arcanes et les mystères de l’Empyrean.

C’est alors que Lermenta révéla la nature que Mortarion avait identifié depuis le début : un Démon, serviteur de Tzeentch.

La plupart des sceaux et des sorts que Mortarion avait rassemblé pour la maintenir à sa place étaient d’une faiblesse presque embarrassante. Les entraves de Lermenta éclatèrent. Son enveloppe humaine se défit, tomba de sur elle comme une cape sanglante, en révélant sa forme insectoïde et luisante. Elle se jeta sur Mortarion, les mâchoires écartées, d’une largeur obscène, et le ratissa de ses griffes.

Le Primarque fut pris de surprise, et eut son armure éventrée. Il abattit un poing pesant pour essayer d’aplatir la tête du Démon, mais la créature l’esquiva facilement. La patte griffue de l’entité du Warp s’enfonça dans son ventre, mordit profondément, ce qui fit naître un rugissement de douleur au Primarque. Mortarion hurla, ordonnant son bannissement. Ses poings battaient l’air et essayaient d’agripper le Démon, de le clouer à terre. Mais il glissa entre ses mains comme une anguille et continua de faire couler son sang, ajoutant de nouvelles griffures à son armure déjà malmenée. Tous deux tombèrent en arrière vers les cercles, et la créature sentit dans l’air le pouvoir des différents sceaux se recouper tandis même qu’elle passait à travers eux.

C’est là que Lermenta invita enfin Mortarion à prononcer les mots nécessaire à son bannissement. Mortarion hésita mais lorsque le Démon lui cracha de la salive acide dans l’œil, il rugit et récita des paroles de sorciers, allumant les runes gravées dans ses quartiers, malmenant la forme véritable de Lermenta. Mortarion frappa de ses poings le Démon, des coups de poing autour desquels des éclairs du Warp tournaient en spirales et qui parvenaient à causer de véritables dégâts. Mortarion avait réveillé en lui un pouvoir qu’il détestait, offrant au Démon un fragment de ce qu’il finirait par devenir. C’est là que le futur du Seigneur de la Mort naquit.

Alors que le Démon retournait dans le Warp, il lui adressa des dernières paroles en le félicitant pour son rapide apprentissage de la sorcellerie, le nommant "Maître de la Peste".

Mortarion se dressa au-dessus du corps écrasé de Lermenta, le souffle haletant. Le combat l’avait rendu malade et il avait compris qu’il avait franchi une limite, qu’il était devenu ce qu’il abhorrait. Le Primarque s’engagea donc à en apprendre davantage, à maîtriser toutes les voies de la ruine.[29]

Le Mausolytica[modifier]

Mortarion fut rappelé par Horus sur le monde de Réside, récemment conquis par le Maître de Guerre, où il avait affronté les hommes de l’implacable Iron Hand Shadrak Meduson. Horus avait mit la main sur un antique bâtiment nommé le Mausolytica et qui permettait d’accéder à la mémoire des morts de Réside. Le Maître de Guerre avait constaté des lacunes dans ses propres souvenirs, et il consulta les éléments de cette conscience collective s’étalant sur des millénaires afin d’identifier ce qu’il ne parvenait pas à se rappeler : la campagne de Molech durant la Grande Croisade.

Aux côtés de Fulgrim, devenu un Prince Démon de Slaanesh, Mortarion rencontra Horus dans le dôme de la Revivification, un vaste hémisphère de verre et de transpacier, posé au sommet d’une des plus grandes structures de pierre du Mausolytica. Apprenant l’abandon de Perturabo par Fulgrim dans l’Œil de la Terreur, Mortarion exigea de savoir ce qui était advenu du Seigneur de Fer, dégoûté d’apprendre que le Phénicien avait manipulé le Primarque des Iron Warriors pour devenir cette chose serpentine. Puis il apprit à Horus que le Khan lui avait filé ente les doigts mais qu’il le retrouvera et le fauchera un jour.

Horus leur expliqua qu’il avait été - comme Fulgrim - victime d’une altération de sa mémoire par l’Empereur, suite à une campagne mené avec le Maître de l’Humanité sur un Monde Chevalier dénommé Molech. L’Empereur avait voulu garder secret Son passage sur ce Monde Chevalier il y a des millénaires, car Il y avait passé un antique pacte avec les Dieux Sombres. Après la mise en Conformité pacifique de Molech, l’Empereur avait laissé une prodigieuse force en garnison, ce qui intrigua Mortarion. Horus expliqua qu’il allait avoir besoin de la Death Guard pour conquérir Molech, tandis que Fulgrim aurait un autre rôle à jouer.

Mais soudainement, trois Fire Raptors de Shadrak Meduson apparurent et mitraillèrent les trois Primarques, blessant sérieusement Mortarion. Le Seigneur de la Mort dût en partie son salut grâce à Fulgrim qui se dressa face aux appareils. Grâce à ses nouvelles capacités dans sa maîtrise du Warp, le Prince Démon détruisit un Fire Raptor avant d’invoquer une barrière de force qui protégea ses frères, leur permettant de contre-attaquer et de détruire les deux engins restants.

Mortarion avança à grands pas au travers des décombres, aussi inébranlable qu’à son habitude, armé de Silence. Il se mit à courir vers la bordure du dôme et lança sa faux d’un grand geste latéral qui alla s’enfoncer dans un Fire Raptor. Puis Mortarion tira sur la chaîne attachée au bas de la hampe de Silence. L’appareil fit comme une embardée en plein ciel, mais les mitrailleuses de l’aéronef criblèrent Mortarion et le firent reculer. Mais il continua de tirer sur la chaîne et d’amener plus près l’appareil, permettant à Horus de sauter et d’atterrir sur le nez de l’aéronef et de détruire le compartiment de pilotage. Le Maître de Guerre se jeta dans les airs sur le dernier Fire Raptor et le détruisit avant de rejoindre Mortarion et de le serrer contre son plastron. Les bras de Mortarion pendaient inertes, les tendons arrachés des os, et les muscles à vif, la peau rongée.

Mais le Seigneur de la Mort survécut. Emmailloté comme un roi embaumé de l’ancienne Gypte, de gazes antiseptiques et de cataplasmes régénératifs, son métabolisme surhumain n’avait mis que sept heures à défaire le plus gros des dommages dans l’Apothecarion de l’Endurance.

Alors que sa flotte s’approchait de Molech, il ressentit la présence d’un intrus et accompagné du Linceul, il fouilla le navire. Il pénétra à la fin dans le seul endroit qu’on n’avait pas fouillé : l’Apothecarion, le lieu où était entreposé le stock entier de souche génétique. L’Apothicaire Koray Burcu le supplia de ne pas pénétrer dans ce lieu afin de préserver la stérilité des stocks génétiques mais Mortarion n’en avait que faire et pénétra à l’intérieur. Il ordonna à son Écuyer, Caipha Morarg, de refermer la porte blindé derrière lui. Une fois seul avec le Linceul et Koray Burcu, il ressentit une chose qui se pressait contre l’étoffe de la réalité, comme un nouveau-né cherchant à rompre sa poche de naissance. Une voix parla soudainement, demandant de la "viande". Mortarion comprit et d’un geste d’une rapidité impossible, il trancha avec Silence les sept membres du Linceul qui l’entourait d’un coup au niveau de la taille. L’air devant lui s’érafla et s’y dessina l’image fantomatique d’une forme humanoïde gravée sur un panneau de verre extraordinairement fin. Cette forme posa le pied dans le lac de sang et graduellement, d’une façon impossible, l’expansion de la grande flaque se mit à s’inverser. Lentement, mais de plus en plus vite, à mesure que le liquide source de toute vie était attiré vers la forme éthérique, une silhouette se mit à prendre forme.

La forme d’un Space Marine se manifesta, nourrie et façonnée par le sang des morts, un Space Marine avec des filets dégoulinants de décomposition flasque et blanche strièrent la matière rouge comme des tissus gras, et des volutes de gaz cadavériques qui s’élevaient d’une chair grouillante, comme infestée d’asticots en plein repas. Les stocks de l’Apothecarion mutèrent, corrompues à jamais. L’apparition tua Koray Burcu en le transformant en pâte puante. Mortarion souhaita la bienvenu à cette forme qui était l’ancien Capitaine de la 2e Compagnie de la Death Guard, mort en affrontant Garro lors de la Fuite de l'Eisenstein et perdu dans le Warp : Ignatius Grulgor, devenu le Dévoreur de Vie. Mortarion lui annonça qu’il lui serrait utile pour la conquête de Molech.[30]

La Bataille de Molech[modifier]

Le Seigneur de la Mort fut plus que jamais digne de son titre durant l’Hérésie d’Horus.
La flotte de Mortarion accompagna celle du Maître de Guerre jusqu’à Molech. Une fois qu’Horus eut conquis par la ruse les stations de défense qui protégeait le Monde Chevalier, et aborder le vaisseau amiral de la flotte de défense Loyaliste, la forme holographique par-dessus un projecteur du disque flottant du Seigneur de la Mort apparu aux côtés Horus qui se tenait au milieu des corps de l’équipage du pont principal. Il demanda qui était la dépouille qui gisait aux pieds du Maître de Guerre. Horus lui apprit que c’était le Seigneur Amiral Brython Semper se qui impressionna Mortarion, car un Seigneur Amiral présent dans ce système prouvait l’importance qu’il revêtait pour l’Empereur. Alors qu’Horus annonçait qu’il allait emprunter le Chemin Fulgurite sur Molech, il donna l’ordre à Mortarion de ravager le reste de la planète et de donner le libre champ au Dévoreur de Vies, Ignace Grulgor.

Mortarion débarque avec sa Légion dans ville d’Ophir, alors que le Monde Chevalier subissait un intense bombardent orbital. Cette cité était un important centre industriel. Le Seigneur de la Mort fut la cible d’un Stormhammer, disparaissant sous les obus tirés sur lui, avant d’apparaître indemne sur le puissant tank afin de trancher le Stormhammer et son équipage.

Ophir entre ses mains, ses raffineries, ses usines et ses puits de prométhéum désormais asservis à sa volonté, Mortarion mena dix mille de ses guerriers vers la Ligne Préceptaire, un long rempart fortifié. Mais entre lui et sa Légion, se trouvait une jungle dense de neuf mille kilomètres de jungle. Pire y habitait des troupeaux d’azhdarchides, des mallahgras au comportement territorial, ou des meutes prédatrices de xenosmilus. Et tous ceux-là n’étaient que les moindres des grands monstres auxquels la rumeur prêtait d’habiter le cœur sombre de la jungle.

Mais Mortarion avait un atout.

Il envoya un Rhino pénétrer dans la jungle. Une meute de xenosmilus prit le Rhino en chasse, un croisement tout en muscles entre le tigre à dents de sabre et le crocodile, au dos hérissé de piquants, à la fourrure caméléonesque, et pourvu d’un appétit vorace pour la chair.

Le chef de la meute égalait le Rhino par sa masse. Sa meute firent basculer le transporteur de troupe sur le flanc, qui dévala la pente en roulant dans ce qui avait été autrefois le lit d’une rivière. Le reste de la meute chargea, déchira le Rhino retourné et éventra son blindage comme du papier. Avant qu’ils n’aient pu totalement le détruire, une écoutille élargie s’ouvrit sur son flanc, et une silhouette massive posa le pied dans le lit à sec. Enfermée dans une exo-combinaison totalement étanche dédiée à la maintenance interne des réacteurs à plasma, et qui avait été le précurseur de l’Armure Terminator, la silhouette fut happée entre les mâchoires du chef de la meute mais le monstre ne parvenait pas à goûter à la chair et recracha sa prie. L’occupant du Rhino se remit sur ses pieds d’un mouvement souple comme si le fait d’être jeté comme une poupée de chiffon n’avait été d’aucune conséquence pour lui puis il ouvrit une série complexe de verrous et de joints hermétiques, retira son casque et se révéla être Ignatius Grulgor.

Les xenosmilus n’attaquèrent pas car ils sentirent la corruption qui touchait le Dévoreur de Vie. Il s’exhalait de Grulgor des toxines, des maladies, des bactéries et des souches virales vaincues lors des âges précédents, mais que la rapacité de l’homme l’avait poussé à conserver. Chacun de ses souffles changeait l’air en une arme létale. L’animal dominant de la meute s’effondra, en toussant des tissus nécrosés de matière pulmonaire dissoute. La chair fondit en un instant de sur ses os, telle une séquence d’images passées en accéléré. Sa meute mourut avec lui aussitôt que Gruglor eut étendu le champ d’action du dévoreur de vie, dont la puissance continua de croître exponentiellement à chacun de ses souffles, qui n’en étaient pas. La jungle mourut autour de lui. Les arbres s’effondraient en une pâte fibreuse décomposée ; les rivières se muèrent en poussière, et les végétaux en une bouillie chargée de gaz. Là où il marchait, la jungle succombait et ne pousserait jamais plus. Cette jungle jadis impénétrable se dissolvait comme de la glace face au Lance-Flammes. Des milliers d’hectares s’affaissaient sur eux-mêmes, et s’écoulaient comme de la cire fondue autour du fils ressuscité de Mortarion. Grulgor remonta dans le Rhino, et continua de conduire vers la Ligne Préceptaire. Mortarion envoya sa Death Guard le suivre. Six cents millions d’hectares de végétation luxuriante n’étaient plus à présent qu’un tapis sans fin de mélasse noire et nécrotique et la Ligne Préceptaire avait été ravagé par les animaux sauvages qui avaient pris d’assaut les fortifications pour échapper à l’avancée implacable de la XIVe Légion. La Ligne Préceptaire fut conquise après le massacre des Chevaliers de la Maison Donar qui firent une dernière charge pour honorable contre les fils de Mortarion.

Plus tard, Mortarion rejoignit Horus qui venait de prendre la capitale de Molech, Lupercalia, où les deux frères se serrèrent le poignet. Le Faucheur entra dans la cité vaincue avec le Maître de Guerre qui lui révéla qu’il était ici pour devenir littéralement un dieu.

Le Seigneur de la Mort accompagna Horus avec ses officiers, dont Ezekyle Abaddon, dans la Crypte Transcendante, un lieu secret dans Lupercalia que l’Empereur avait caché, car ici, le Maître de l’Humanité était venu des millénaires avant eux. Ils éliminèrent quelques Ultramarines menés par une femme laissée comme gardienne par l’Empereur il y a bien longtemps et se retrouvèrent devant un portail d’obsidienne noir. Horus expliqua à Mortarion que l’Empereur avait pénétré à partir de ce portail dans un autre royaume, un royaume où aucun autre être vivant n’avait pu pénétrer et y survivre. Puis Horus défit les fermoirs de son plastron et ordonna à Mortarion de le couper profondément de sa faucheuse car cette porte ne s’ouvrirait que par le sang. La lame de Silence passa dans un éclair de lumière et Horus hurla lorsque le Seigneur de la Mort le lacéra de la clavicule au pelvis. Le sang jaillit de la blessure et aspergea le mur noir. Puis Horus fit voler le mur de portail en éclats avec sa masse et un noir absolu se répandit dans la chambre comme un phénomène physique. Mortarion fut déconcerté alors que la clarté revenait peu à peu et qu’il constata qu’Horus avait disparu, comprenant qu’il était passé au travers du portail. Il attendit le retour du Maître de Guerre qui finit par tomber à travers la surface d’huile noire et s’écraser devant ses hommes. Pour Mortarion, Horus était partit que quelques instants alors que pour le Maître de Guerre, une éternité c’était écoulé. Mortarion lui demanda si il avait obtenu ce qu’il avait cherché mais quand Horus se releva, il constata qu’il avait vieilli et que la puissance de l’Empyrean s’était distillée et insufflée dans son corps. Horus se dressait plus droit, plus grand, et plus puissant que jamais. Mortarion et tout ceux présent tombèrent à genoux devant la puissance qui emplissait le Maître de Guerre. Horus était devenu sous les yeux de Mortarion un être capable d’affronter l’Empereur Lui-même.[31]

La Bataille de Catullus[modifier]

Suite à l’ascension d’Horus comme Champion du Chaos à part entière sur Molech, Mortarion fut appelé par le Maître de Guerre sur une planète de fer noir veiné d’argent baptisé par les premiers explorateurs sus le nom de Spectre.

Des escorteurs d’Horus arrivèrent depuis l’orbite tandis que Mortarion débarqua de l’un de ses Warhawks par-dessus les roches vitreuses et noires de Spectre. Il atteignit le cercle formé par l’élite des Sons of Horus, les Justaerin, à la sortie de l’une des navettes de la XVIVe Légion. Le Seigneur de la Mort s’inclina lorsqu’Horus sortit enfin de son appareil. Le Maître de Guerre l’informa que sa campagne de conquête du Monde-Trône se trouvait perturber, que leurs frères alliés étaient devenus difficile à contrôler et que la Tempête de la Ruine - la tempête Warp qui bloquait une grande part des Loyalistes dans la Bordure Orientale de la galaxie - prendra bientôt fin. Mortarion insista alors pour attaquer Terra sans plus attendre, sa Death Guard se tenant prête, mais Horus lui rappela que l’Empereur était un être incommensurablement puissant et que l’attaquer sans préparation était voué à l’échec. Horus demanda à Mortarion de s’occuper d’un individu dont les actions menaçaient sa campagne : Jaghatai Khan. Le Faucon menait depuis des années des raids rapides et efficaces contre les troupes d’Horus, tout en cherchant un moyen de rallier Terra, bloqué qu’il était par la Tempête de la Ruine.

Mortarion refusa de partir traquer le Khan, exigeant d’être à l’avant de l’offensive contre Terra. Horus lui promit que son vœu se réalisera mais qu’il lui demandait de s’occuper du Khan car il était le dernier de ses frères dont il avait confiance, le dernier non corrompu ou incontrôlable. Mortarion reçut l’ordre de rejoindre le Seigneur Commandant Eidolon des Emperor’s Children, qui lui aussi traquait les White Scars. Mortarion lui demanda avant de se retirer si il avait la parole d’Horus que celui-ci l’attendra avant l’assaut sur les remparts du Palais Impérial. Le Maître de Guerre le lui promit.

Un Savoir Interdit[32]

Mortarion continua tout au long de l’Hérésie d’Horus de s’entourer des choses qu’il avait emporté de Terathalion et de dizaine d’autres mondes qu’il avait soumis. Suite à sa rencontre avec le Khan sur Prospero, le Faucheur s’était attelé à détruire les mondes liés aux Thousand Sons, pillant par la même leurs connaissances, absorbant les derniers secrets, dans une tentative d’apaiser les doutes que le Khan avait suscités dans son esprit.

Il dévorait les sources de savoir avec la ferveur de ceux restés longtemps sur leur faim, en lisant fiévreusement pendant des jours entiers sans souffrir la moindre interruption. Chaque fois lui revenaient les paroles de la Démone Lermenta, celle qu’il avait capturée en l’emportant des ruines de Terathalion, et qu’il avait retenue ici jusqu’à en obtenir la vérité. La portée de sa connaissance ne cessait de s’étendre et la somme des sorts dont il disposait, et qui conférait une nouvelle arme à sa Légion déjà redoutable. Plus il devenait puissant, et plus les informateurs de l’autre côté se pressaient clairement contre les membranes de la réalité. Il finit par les entendre lui parler lors de ses rares périodes de sommeil : ils lui accordaient des visions du passé et du futur, bien qu’à leurs vérités se mêlent des mensonges si flagrants que même lui parvenait à les discerner. D’autres fois, il lui arrivait de jeter ces livres, d’en déchirer les pages et d’en brûler le contenu. Il brisait les jarres et quittait son sanctuaire en trombe, en se promettant de ne plus jamais revenir s’immerger dans la fange de ces connaissances proscrites.

Le Seigneur de la Mort partit avec sa flotte, à bord d’Endurance et durant le voyage, il se demandait où était passé Calas Typhon, son Premier Capitaine, agacé que cela est trop éclatée et trop dispersée sa Légion dans l’immensité de la galaxie en flammes. Néanmoins, il espérait obtenir une gloire que seul Fulgrim avait acquis : tuer un Primarque, et pour Mortarion, sa cible était le Khan.

Sa flotte finit par trouver et par capturer une frégate des White Scars, le Melak Karta. Mortarion y débarqua une fois le vaisseau ennemi sous contrôle de la Death Guard et atteignit le pont de commandement dévasté. Un seul combattant White Scar demeurait en vie, le maître du vaisseau. Mortarion s’adressa au guerrier, exigeant qu’il lui dise les coordonnées de ralliement de la flotte du Grand Khan. La réponse prit la forme d’un gros crachat sur le visage. Alors Mortarion baissa la main vers le petit caisson qu’il avait emporté de sa salle d’étude, un objet pas plus long que son avant-bras, mais un peu plus large, et bardé de fer aux deux extrémités. Entre les deux, nageant derrière la paroi embuée, quelque chose gigotait. Lorsqu’il le leva plus haut, des tentacules noirs fouettèrent l’intérieur du verre blindé, y adhérèrent brièvement avant de s’en décrocher. C’était un djemdja falak, un dévoreur d’esprit qui allait tuer le White Scar mais pas avant de longues heures. Durant ce temps, il allait lui dévorer son esprit de l’intérieur et pendant la période où il demeurerait conscient, il criera à voix haute tout ce que le Primarque lui demanderai. Il laissa au White Scar une dernière chance, celui-ci accepta de lui dire où se trouvait le Khan quand il l’aura tué en riant... Mortarion plaça a créature sur la tête du White Scar, et se mit à l’interroger alors que celui-ci hurlait, apprenant in fine que sa proie se trouvait dans le système d’Aerelion.

Mortarion ordonna à ses centaines de vaisseaux de se regrouper et enragea lorsqu’il constata l’absence du Terminus Est de Calas Typhon lors du rassemblement, ne sachant toujours pas où se trouvait son Premier Capitaine. Il contacta tous les commandants de sa Légion, leur apprenant qu’il avait été rassemblé pour s’assurer de l’élimination de la Ve Légion qui menaçait les flancs des armées d’Horus. La Death Guard allait attaquer par surprise Jaghatai Khan et sa Légion rassemblée au système d’Aerelion, avec l’aide des Emperor’s Children d’Eidolon. Mais pour Mortarion, la déception fut au rendez-vous. En arrivant à Aerelion, il ne trouva rien hormis des épaves, des vaisseaux vétustes, sabordés par la Ve Légion avant de s’engager dans le Warp. Jaghatai s’était enfui car personne ne piège le Khan !

Les forces d’Eidolon arrivèrent et Mortarion accueilli le prétentieux Seigneur Commandeur dans la Chambre des Archivages de l’Endurance, une salle poussiéreuse, en lieu sombre logée en profondeur à l’avant de la carcasse du vaisseau. Le Seigneur de la Mort apprit les événements de la Bataille de Kalium et fut amusé de l’arrogance d’Eidolon qui sous entendait être l’égal du Khan en stratégie militaire. Il marcha avec l’Emperor’s Children et lui demanda des nouvelles de Fulgrim, mais Eidolon ne savait pas où se trouvait le Phénicien, espérant le revoir lors du siège de Terra. Mortarion lui demanda si il avait des informations capable de l’amener au Faucon de Chogoris. Eidolon évoqua la sorcellerie et les pactes impies qui pourraient l’aider, mais Mortarion n’était pas prêt à en payer le prix, malgré la fait que le Seigneur Commandeur lui rappela qu’il s’était déjà compromis avec les entités du Warp. Le Primarque forgea une alliance avec Eidolon, malgré leur méfiance mutuelle, n’exigeant que de pouvoir porter le coup fatal contre le Khan et laissant la gloire à Eidolon, ce que ce dernier accepta.

Peu après, lors d’un rituel, un Démon apprit aux Emperor’s Children la présence des White Scars dans la faille de Catullus. Mortarion et ses alliés de la IIIe Légion s’y rendirent immédiatement. Là, le Khan avait visité une station d’origine inconnu, mais vraisemblablement lié au Grand Œuvre de l’Empereur pour s’emparer de la Toile Aeldari. Le Khan retourna rejoindre ses fils quand le flotte de Mortarion arriva. Le Seigneur de la Mort quitta la formation, fonçant vers le vaisseau amiral du Faucon, le Swordstorm, tout en observant la furieuse bataille spatiale qui s’était déclenchée dans la faille de Catullus. Le Faucheur vit les White Scars battre en retraite, mais seul le Swordstorm l’intéressait. L’Endurances’approcha de sa proie et l’engagea dans une canonnade. Mortarion en profita pour se téléporter avec le Linceul sur le pont du vaisseau amiral White Scar, persuadé qu’il allait pourvoir affronter le Khan en personne. Surprise : la passerelle du Swordstorm était déserte, ses sièges abandonnés, ses salles résonnantes, le trône de commandement vide. Mortarion fut furieux, le Khan s’était encore échappé ! Qui plus est, des sagyar mazan - des White Scars bannis autrefois par le Khan pour trahison - attaquèrent Mortarion et sa garde personnelle afin de regagner leur honneur dans la mort. Mortarion avait été piégé par le rusé Jaghatai, les sagyar mazan l’affrontant pour gagner du temps, alors que le Swordstorm se consumait de l’intérieur, dans l’espoir d’emporter dans la mort le Faucheur dans l’implosion du vaisseau amiral. En parallèle, Jaghatai Kahn, à bord d’un autre navire, empruntait un passage éphémère de la Toile ouverte par le sacrifice du Prophète des Tempêtes Targutai Yesugei, s’échappant définitivement des griffes de Mortarion afin de rallier Terra.

Le Seigneur de la Mort massacra les sagyar mazan avant de se faire téléporter d’urgence sur l’Endurance. Il vit sur le pont la disparition des White Scars et rugit sur Eidolon qui prétendait qu’ils avaient gagné la bataille alors que ce fut pour le Primarque un échec honteux. Il demanda à Eidolon de solliciter les Démons afin qu’ils contactent pour lui Calas Typhon ; Mortarion voulait enfin rassembler sa Légion avant de partir vers Terra.[33]

La Bataille d'Ynyx[modifier]

Au dernier acte de l’Hérésie d’Horus, le Seigneur de la Mort communiqua que Maloghurst, l’Écuyer d’Horus, à travers un Métatrons, des Astropathes qui avaient l’âme et l’esprit ouverts par la sorcellerie et liés à des créatures du Warp. Par leur intermédiaire, une connexion instantané et sur des distances impossibles étaient possibles. Maloghurst informa Mortarion que le Maître de Guerre lui faisait l’honneur d’être le premier à envoyer sa Légion contre les murs du Palais Impérial. Mortarion s’offusqua néanmoins qu’Horus n’ai pas jugé digne de le lui dire en face, mais Maloghurst expliqua que le Maître de Guerre était indisponible - en réalité en convalescence suite à une terrible blessure donnée par Leman Russ lors de la Bataille de Trisolian.[34]

Mortarion et sa Légion reçurent également l’ordre d’Horus de massacrer la population du Monde-Forge d’Ynyx. En réalité, Mortarion le fit car il voulait détruire une possession de plus de l’Empereur. Néanmoins, il ne comprenait pas pourquoi il fallait conquérir ce monde manufacturier, car il n’avait guère de valeur tactique, pas plus que les entrepôts lunaires qui tournaient en orbite, et encore moins les autres sphères de roche flottant dans la lumière laiteuse autour du soleil d’Ynyx. Il se demanda si Horus l’avait envoyé dans le but d’exterminer la population d’Ynyx dans le cadre d’un marché avec les Puissances de la Ruine. Après tant d’années de guerre, sa confiance quasi aveugle envers le Maître de Guerre s’était dissipé, remplacé par la méfiance. Il débarqua sur Ynyx avec les forces d’invasion de la Death Guard depuis sa Barge de Bataille baptisée Greenheart, qui était en réalité un segment de son vaisseau amiral l’Endurance, capable d’opérer de façon indépendante comme centre de commandement et de contrôle si la mission le réclamait. Greenheart emportait des armes plus puissantes que la plupart des engins de sa taille, une technologie volkite et des canons déplaceurs capables de ravager des villes. À l’intérieur de son vaisseau, il avait enfermé dans une cage le Dévoreur de Vie, Grulgor, qui l’avait supplié de le laisser détruire Ynyx. Mais le Primarque avait refusé, conscient de la menace qu’il faisait peser.

Mortarion avança vers la plus haute citadelle, haute sur des kilomètres et surgissant d’un grand canyon axial faisant le tour de l’hémisphère supérieur d’Ynyx. Au cœur des combats, il trouva un cratère d’impact ouvert où se trouvaient trois humains, qui contre toute attente étaient toujours vivants. S’emparant de Lanterne, son pistolet lourd, il les effaça de cette existence, ne laissant de leurs corps qu’une faible trace de vapeur au moment de la décharge. En arrivant devant la citadelle, sur les vestiges d’une esplanade semée de gravats, des doigts griffus gainés de polycarbonate jaillirent du sol et des corps d’humains en armure carapace ou en scaphandre minier résistant aux hautes pressions ressurgirent de là où ils avaient été enterrés. Les derniers bataillons des défenses d’Ynyx s’étaient laissé enfouir de leur plein gré sous les sables métalliques afin de pouvoir tendre ce piège à la Death Guard. Mortarion et ses Astartes les massacrèrent avant de continuer d’avancer, sans rencontrer rien qu’on puisse qualifier de résistance cependant qu’il remontait les derniers mètres jusqu’à atteindre le pied de la citadelle imprenable, sans entrée apparente. Mortarion décrocha une poignée de globes ressemblant à des encensoirs, d’une bandoulière passée devant l’étendue d’acier et de cuivre de son plastron. Chacun de ces globes était percé de milliers de trous, et à l’intérieur, des philtres et des fluides alchimiques d’une grande puissance nichaient dans des sacs perméables. Mortarion leva la grappe de globes jusqu’au masque respirateur qui couvrait la partie inférieure de ses traits pâles et émaciés, et les fit rouler entre ses longs doigts, pour y remuer les éléments volatils. Des volutes d’une fine fumée blanche montèrent des trous à leur surface, et il les inhala, en savourant la morsure mortelle des molécules chimiques. Puis alors, d’un geste fouetté du poignet, le Faucheur lança les orbes contre le mur de la citadelle et les regarda éclater. Les liquides hyperacides qui s’y trouvaient éclaboussèrent la pierre noire, et amollirent instantanément la surface en une matière cireuse et frangible. Sans un mot, Mortarion compta jusqu’à sept, et frappa le mur affaibli à l’aide du lourd pommeau de la hampe de Silence. La pierre cassa comme du verre, ménageant une ouverture de forme irrégulière suffisamment grande pour permettre à deux Dreadnoughts de s’y engager de front.

Mortarion pénétra dans la citadelle, couchant de sa faux les soldats qui lui faisaient face. Une cage d’escalier s’était élargit devant lui et il entra dans une chambre que dominaient deux portes semi-circulaires dans le mur d’en face. C’était l’opulent domaine du souverain d’Ynyx . Deux formes immenses jaillirent de derrière les rideaux de vapeur brûlante, des êtres de forme humanoïde qui se précipitèrent en travers de la salle en direction du Seigneur de la Mort. Chacun d’eux portait tout un jardin de lames et d’émetteurs de faisceaux bourdonnants qui lui hérissait les bras, des formes humaines altérées aux allures d’ogre. En un clin d’œil, Silence fit son œuvre macabre en fendant le premier monstre avant que Lanterne ne pulvérise une jambe et un bras du second. Puis il s’empara de cette deuxième victime encore vivante, la souleva, et l’envoya se fracasser contre les portes verrouillées au bout de la chambre, les enfonçant pour révéler la salle du trône qu’il y avait derrière. La salle du trône était formée d’une cuvette de cristalflex renforcé pendue au plafond d’une caverne, et loin en dessous d’elle bouillonnait un lac de feu remuant. Des jets de vapeur jaillissaient de cette plaine de magma turbulent, et des centaines de mineurs-esclaves mécanisés en combinaison protectrice continuaient de diriger leur foreuse ou leur siphon, dans leur labeur sans fin pour extraire le butin minéral d’Ynyx. Le trône en lui-même était placé au centre de cet endroit, au point le plus bas de la cuvette, une représentation à échelle réduite d’un autre fameux Trône que Mortarion avait une fois entrevu aux jours où l’Empereur l’avait ramené sur Terra pour qu’il y vît Son palais et les ouvrages que celui-ci renfermait. Cette arrogance stupéfia Mortarion.

Sur le pont du Terminus Est, Mortarion ordonna à sa flotte de pénétrer dans le Warp afin de rejoindre Terra pour la bataille finale. Mais seule la ruine l’attendait.
Une voix artificielle se fit entendre, diffusée par un vocodeur et qui elle émanait d’une cuve cylindrique flottant par-dessus l’assise de l’ersatz de trône. Ce réceptacle faisait la taille d’un homme, en vitres de cristal serties dans une armature d’or incrustée de pierres précieuses. Il oscilla doucement sur son module de suspension, maintenu en l’air par la technologie antigravitique. La cuve quitta le trône en flottant, et à l’intérieur remuait un bouillon d’huile transparente et épaisse, au centre de laquelle une masse de matière grise était sertie de circuits délicats et d’implants nourriciers. Des fils venaient s’y brancher par tous les côtés, connectant ce morceau de circonvolutions organiques aux systèmes du conteneur flottant. Ces quelques kilos de chair abîmée dans un bocal était le Magister Superex Nalthusian le Quarante-Cinquième, et il refusait de se rendre aux Traîtres. Mortarion tendit une main pour écraser cette chose mais fut frappé par un mur de force intense comme celle d’un ouragan. Mortarion fut soulevé du sol et projeté, ainsi que ses hommes, vers les grands panneaux de cristalflex de la salle du trône. Il se servit du fer courbe de Silence pour se raccrocher à un pilier de soutènement, et arrêta net sa glissade en arrière. Le Magister Superex Nalthusian était un Psyker qui était parvenu à se cacher du Primarque. Il invoqua une rafale de force qui souleva les morceaux épars de métal et de cristalflex et les projeta sur la Death Guard en une tempête de shrapnels. Mortarion engagea son corps dans une progression lente, un pied devant l’autre, en poussant contre ce barrage surgi des mains tendues du Psyker, autour duquel du givre se formait, tandis qu’il puisait désespérément dans son énergie pour s’opposer aux pas du Primarque, de plus en plus frénétiquement à mesure que le Faucheur se rapprochait de lui. Dans la gueule de l’ouragan psychokinétique, Mortarion atteignit le sorcier mais une brillante lumière émeraude éclaira la salle du trône depuis l’autre extrémité : une téléportation. Quand elle s’estompa, des formes aux lourdes Armures Cataphractii apparurent, se déplaçant à la vitesse de l’éclair, et le Psyker en fut distrait. Une faucheuse trancha le Magister Superex Nalthusian en deux.

Au milieu des quartiers sanglants à terre, Mortarion retrouvait son Premier Capitaine, Calas Typhon, après des années de séparation où Typhon avait mené une guerre contre les Dark Angels. Ses vaisseaux étaient arrivés durant la bataille sur Ynyx. Mortarion vit que les dents de Typhon avaient jauni, que sa peau était tirée, comme s’il avait été victime récemment d’un mal puissant. Mortarion lui demanda la raison de son retour après tout ce temps et la raison. Calas Typhon rétorqua que le Primarque l’avait fait chercher et que la Death Guard était à nouveau entièrement réunie alors que l’acte final de l’Hérésie d’Horus approchait.

Mortarion sorti de la citadelle avec Typhon et ses hommes, les laissant la détruire avec des charges explosives de géoformation laissées par les escouades d’appui tactique de la Légion et déclenchées en séquence. Mortarion envoya des groupes d’observation opérer un dernier balayage de la surface, afin d’être certain que toute vie en avait bien été éliminée. Puis il discuta avec son Premier Capitaine qui lui expliqua que quand Horus avait démarré son insurrection, il n’était pas certain du chemin qu’il devait prendre, de "son" chemin propre. Mortarion lui parla alors de Barbarus, et de la nouvelle terrible qu’il avait reçu : son monde natal avait été détruit par les Dark Angels sous le commandement de Lion El’Jonson. Typhon le lui confirma, leur monde avait été fissuré sous un bombardement d’ogives tueuses de planètes. Mortarion se jura de châtier Caliban et de faire payer aux Dark Angels leur méfait.

Mortarion toisa Typhon d’un regard dur, comme si le lien qui avait existé entre eux semblait être devenu flou et difficile à appréhender se rendant compte que Typhon avait changé durant le temps où il avait été absent.

Typhon lui fit alors une requête étrange : celle d’amarrer sa Barge de Bataille Greenheart au Terminus Est, le vaisseau amiral de Typhon, au lieu de rejoindre l’Endurance. Typhon argumenta que cela aiderait beaucoup à combler les fossés qui s’étaient creusés entre sa flotte et le reste de l’armada de Mortarion. L’instinct du Primarque fut d’emblée de refuser cette faveur à son Premier Capitaine. Mais il se souvint de la cassure que la défection du Capitaine Garro de la 7e Grande Compagnie et de ses hommes, à bord de la frégate Eisenstein, avait provoqué et il accepta.

Laissant Ynyx réduit à une tombe dénudée, la flotte de la Death Guard rallia le Point de Mandeville le plus proche, tandis que Greenheart rejoignait les ponts du Terminus Est. Mortarion alla sur la passerelle du Terminus Est qui apprêtait à passer dans le Warp, et ordonna de là à sa flotte de plonger dans l’Immaterium. L’Empyrée s’ouvrit à eux, une gueule béante et rieuse, qui les avala lorsque le Terminus Est fut le premier à franchir la frontière vers l’irréel.

La chute finale les y attendait…[35]

La Ruine de la Death Guard[modifier]

« Je me soumets à votre bannière. Mon sang et mes os, la force de ma volonté et celle de mon esprit. Ils vous appartiennent si vous m’accordez la délivrance. »
- Serment de Mortarion fait à Grand-Père Nurgle.

Alors que la flotte de la Death Guard entrait dans l’Empyrée, Mortarion a ressentit une douleur et une soudaine incapacité à respirer, phénomène qui avait touché tous ceux présent sur le pont avec lui. Seul Typhon sembla ne pas en être affecté, et le regard du Premier Capitaine se perdait dans le vague. Le Primarque comprit que le Warp était responsable de son état. L’étouffement général passa, et devant des dizaines de serfs morts, Mortarion exigea de savoir ce qui c’était passé. Typhon scruta une lentille d’un projecteur et l’informa que lors de la transition de la flotte, les capteurs de scrutation avaient enregistré une décharge inattendue d’énergie. Tous les vaisseaux de la flotte de la Death Guard avait subi cette asphyxie générale, avec des milliers de morts parmi les serfs et que certains des ponts inférieurs avaient été ouverts sur l’extérieur par des membres d’équipage qui avaient déverrouillé les sas. Étrangement, les Champs de Geller étaient intacts…

Mortarion contacta les commandants des navires en projecteurs hololithiques et apprit du commandant Gremus Kalgaro de l’Endurance qu’une confrontation armée sur les ponts des machines avaient eu lieu. Pire, trois vaisseaux dans l’élément de tête s’était autodétruit durant le phénomène d’asphyxie généralisé. Typhon clama que cela ne pouvait être l’œuvre que de saboteurs. Certains commandants voulaient revenir dans l’espace réel afin de se regrouper et pour comprendre ce qui c’était passé. Mais Mortarion, après une hésitation, rejeta la proposition mais ordonna une enquête. Calas Typhon proposa que lui et des Death Guards possédant des talents psychiques comme lui fassent le tour de la flotte. Malgré la révulsion de Mortarion pour les Psykers, il accepta.

Puis Typhon et ses Sentinelles Sépulcrales revinrent avec un groupe de silhouettes osseuses, leurs têtes couvertes par des capuchons en toile de jute noire, les poignets et les chevilles pris dans de lourds bracelets en fer de phase : les Navigators du Terminus Est, de la Maison Zegenda, traînés depuis le sanctuaire fermé de leurs chambres d’isolement. Mortarion écouta Typhon lui expliquer que la Navis Nobilite les avait trahis, malgré les protestations des Navigators qui jurèrent être loyaux envers la Death Guard. Typhon affirma qu’il soupçonnait ses Navigators depuis un certain temps, suite à la perte de certains de ses vaisseaux dans le Warp - en réalité perdus à cause des prédations habituelles de l’Immaterium. Mortarion ne parvint pas à le croire, car les Navigators ne prenaient généralement pas parti. Typhon lui tendit une gemme blanche, et un halo de brume estompée apparut autour du joyau, et se focalisa en motifs de symboles ésotériques. C’était des glyphes psychiques codées sur des diamants hololithiques. Typhon expliqua qu’il en avait retrouvé dans tous les vaisseaux qu’il avait fait fouillé, cachées dans le Navis Sanctorum - là où les Navigators officiaient - et qui montrait un communiqué qui provenait de Malcador le Sigillite, invitant la Maison Zegenda à trahir la Death Guard. Puis avant que Mortarion ait pu dire le moindre mot, les hommes de Typhon exécutèrent les Navigators sous ses yeux. Bouillonnant de fureur, Mortarion hurla sa rage devant cet acte, car sans Navigators, il était impossible de guider les navires dans le Warp, condamnant sa flotte. Typhon prétendit que lui et ses Psykers pouvaient remplacer les Navigators. Mortarion n’avait pas le choix…

Mortarion face à Raheb Zurrieq, infecté par une étrange maladie.
Quand Mortarion arriva dans le Navis Sanctorum, il vit Typhon s’adonner à des rites occultes et ses hommes aux places occupés normalement par les Navigators. Lorsqu’il vit ce que Typhon faisait, il cria, demandant ce qui se passait. Imperturbable, Typhon jura qu’il faisait tout cela pour le bien de la Légion. Puis le Premier Capitaine lui avoua qu’il avait entretenu un Librarius parallèle, malgré Nikaea et la haine du Primarque pour leur nature. Puis il promit à Mortarion qu’il allait offrir la "force" qu’il recherchait depuis toujours, une force infinie et éternelle… Mortarion se moqua de ses prétentions et des pouvoirs du Warp avant que Typhon lui rappelle ce qu’il avait fait à Terathalion, ce qui surpris le Primarque, ne comprenant pas comment Typhon pouvait être au courant de cet épisode, car absent ce jour là. Le Premier Capitaine lui affirma que contrairement à lui, il avait trouvé "l’illumination". Mortarion commença à s’inquiéter, se demandant si son ami était devenu "autre chose" que l’homme qu’il avait connu autrefois. Finalement, Typhon sortit une paire de petits récipients à boire, rempli d’un liquide visqueux et noir comme de l’encre et ensemble, ils burent comme la tradition de la Death Guard l’exigeait.

Entre-temps, un lieutenant de la Death Guard, Raheb Zurrieq, tomba malade - chose inconcevable pour un Space Marine. Il fut frappé par une fièvre terrible, a vomi un torrent liquide grotesque de bile noir et visqueux, hurla de douleur et fut secoué de spasmes incontrôlables, ses os denses craquant les uns contre les autres sous la force de sa crispation. Des centaines de bubons incolores s’étaient développés sur sa peau, tous groupés par trois alors que des larves étaient en train d’éclore dans la bile répandu sur le pont avant que des mouches ne se mettent à voler. Deux opérateurs humains présents commencèrent alors à griffer leur peau à nu et à hurler, avant d’eux aussi vider leurs estomacs en un écoulement noir. Une contagion avait commencé.

Apprenant ce qui se passait, Mortarion apparut peu après dans la baie médicale, là où se trouvait une chambre étanche de plastacier et de cristalflex dans laquelle Raheb Zurrieq avait été placé. Le Faucheur fut frappé par l’horreur qu’il vit étalé sur le lit médical : une parodie difforme de ce qu’était un Space Marine, la constitution sèche et svelte du Death Guard, aux muscles d’acier, ayant été corrompue en une caricature livide et malade d’elle-même, sa chair devenue une masse surréaliste et grise de matière putride qui se détachait du guerrier affligé en lambeaux puants. Des protubérances osseuses foncées dépassaient de grandes plaies suintantes d’où coulait un ichor vert jaunâtre. D’épais liquides glutineux s’étalaient en mare sur le plastacier du sol, où ils se mêlaient en moussant. Des minuscules mouches d’un noir argenté dansaient en nuage autour du corps cadavéreux de Zurrieq, et se posaient sur lui pour grignoter les bords à vif des lésions, ou pondre des œufs qui s’épanouissaient en vers grouillants. Zurrieq ressemblait à un cadavre laissé à pourrir des mois dans une région sauvage humide ; et pourtant, sans que cela parût possible, il vivait encore. Une paire de Serviteurs médicaux, étaient étalés à ses pieds, noyés dans leur propre sang malade. L’Apothicaire Crosius a apprit au Primarque que le cœur secondaire de Zurrieq avait éclaté, et que la majorité de ses organes ne fonctionnaient plus. Pire, ses glandes progénoïdes étaient compromis au-delà de tout espoir de les extraire. Crosius expliqua que Zurrieq avait en lui toutes les maladies à la fois. Étrangement, cette maladie virulente semblait posséder une intelligence et l’influence du Warp semblait être derrière tout ça.

Mortarion s’empara du poignard d’un Death Guard, activa un confinement de son armure de niveau ultima et marcha vers le sas qui séparait la chambre d’isolement du reste de la baie médicale. Il entra dans le sas puis à l’intérieur de la chambre d’isolement. Zurrieq ne parvint qu’à lui dire un seul mot : "Paix". Mortarion lui rendit hommage avant de lui enfoncer la dague dans la poitrine, tranchant son cœur principal en deux. Le coup de grâce était parfait, tuant le malheureux… qui revint à la vie quelques secondes après ! Zurrieq se releva d’un sursaut en se jetant à moitié de la plate-forme, un hurlement épouvantable s’échappant de l’écume de ses lèvres. Ses yeux aveugles étaient noirs de sang gâté, et la masse bourdonnante des mouches devint comme un nuage d’une fumée frénétique autour de lui. Mortarion fut effaré. Zurrieq se mouvait comme une marionnette, levait les mains par saccades pour tirer le couteau de combat de sa poitrine. La lame sortit et Mortarion vit que le métal en était devenu corrodé et cassant. L’arme tomba sur le pont, et s’y brisa en morceaux, tandis que Zurrieq s’affaissait en se tortillant. Les auto-sens de l’armure de Mortarion balayèrent le guerrier et ne retournèrent que des valeurs de constantes vitales négatives. Le résultat était accablant, Zurrieq était mort et ne l’était pas, son corps continuait de se mouvoir, et ses yeux terrifiés fixaient Mortarion qui battit en retraite par le sas, horrifié.

Le Seigneur de la Mort voyait la nature profonde de sa Légion se déliter sous ses yeux, celle d’une Légion invincible et endurante qui ne craignait pas la mort. Une maladie capable de terrasser la Death Guard existait, apparaissant quasi au même moment que le retour de Calas Typhon. Mortarion retourna sur le pont de commandement du Terminus Est, trouvant Typhon qui lui apprit que la maladie qui avait frappé Zurrieq se répandait dans toute la flotte de la Death Guard. Typhon affirma de nouveau que c’était l’œuvre des Loyalistes, ce qui rendait perplexe Mortarion qui contacta les commandants de la flotte pour les informer qu’un mal non identifié d’une grande virulence et de forme chimérique était lâché sur eux. Il ordonna de sceller les sas, les baies d’atterrissage et les tubes de lancement. Un protocole d’isolement fut mit en place et un remède devait être trouvé. Il jura que cette "Peste Destructrice" ne les emportera pas… Puis il ordonna au Premier Capitaine de trouver un moyen de revenir dans l’univers matériel alors qu’un de ses vaisseaux, le Coldreign, implosa dans le Warp après avoir tenté de revenir dans le Materium.

Mortarion se dirigea dans un compartiment l’intérieur de la coque de Greenheart, une chambre entière isolé où se trouvait une grande cuve de verre blindé renforcé, elle-même installée derrière une barrière de lourd grillage électrifié. À l’intérieur, le Primarque y avait enfermé Igniatius Grulgor, le Dévoreur de Vie, devenue plus grande qu’un guerrier du rang, plus proche du volume d’un Dreadnought. Il apprit à Grulgor la maladie qui sévissait, tout en accusant le Warp d’un être responsable ce que le Dévoreur de Vie confirma, parlant des dons d’un "Grand-Père", un titre que Mortarion avait lu dans des tomes du savoir interdit qu’il avait rassemblé. Grulgor l’invita à regarder vers l’avenir, vers une transformation prochaine. Mortarion lui demanda de donner sa parole de le servir, ce que le Dévoreur de Vie fit. Satisfait, le Seigneur de la Mort l’informa qu’il allait l’utiliser pour forcer Typhon à lui obéir de gré ou de force, ce qui fit dire à Grulgor que "Typhus" avait déjà une nouvelle allégeance. Mortarion fut surpris devant ce nom qui lui était inconnu et exigea de savoir de quoi il parlait. Grulgor invita le Primarque à aller le demander directement à Typhon. Mortarion rassembla le Linceul mais vit sur sa paume de la main un groupe de minuscules traces rouge vif formant un parfait triangle, comme la marque qu’un insecte aurait laissée en le mordant.

Alors qu’il remontait les couloirs du Terminus Est, il vit que la peste sévissait partout. L’équipage humain était mort mais plus grave encore était le cas des guerriers de sa Légion, qui plutôt que d’affronter son regard, s’éclipsaient à son approche, honteux d’avoir été contaminés. Mortarion rumina suite à la révélation de ce trio de cloques apparu sur sa propre peau. Il était écœuré de devoir admettre que lui aussi était infecté. Plus il s’approchait du sanctorum du vaisseau, plus les choses devenaient répugnantes. La maladie contaminait la structure du Terminus Est lui-même alors que le Primarque croisait ceux de ses fils qui avaient eu moins de chance. Le personnel médical et les Apothicaires de la Légion se démenaient par-dessus les corps de guerriers assis, adossés aux murs. Atteignant la grande porte donnant vers le sanctorum des Navigators, Mortarion informa le Linceul qu’il allait obliger Typhon à lui obéir, quitte à devoir l’exécuter en cas de refus ou résistance. Puis il entra, prêt à régler définitivement ses comptes avec celui qui était autrefois son ami et frère d’arme.

Il s’engouffra à l’intérieur du sanctorum, envahit par le parfum de l’ancienne Barbarus, capturé et recréé. Il appela Typhon en exigeant qu’il mène la flotte dans l’univers matériel sous peine de mort en cas de refus. Typhon émergea, ressemblant à une version fantomatique de son ancien lui, d’un teint pâle et cadavérique, bien plus blanc que chez le commun des Barbaruns. Son armure était toute sale de sang et d’immondices, comme s’il avait rampé dans les égouts d’un abattoir. Mortarion lui demanda pourquoi il lui avait menti et qu’est ce qu’il avait fait. Typhon admettra lui avoir mentit et que les Navigators complotaient vraiment contre eux, mais pas comme il se l’imaginait. Le Premier Capitaine avoua que tout cela avait été préparé par ses soins afin de montrer à Mortarion le pouvoir de Grand-Père, un être avec qui il avait conclu un pacte sur un monde du nom de Zaramund, sous le toucher d’une vieille femme, et qu’il était temps que la Death Guard suive le même chemin. Le Seigneur de la Mort refusa de l’écouter et se jeta sur Typhon. Il dégaina Lanterne et tira sur Typhon qui brailla de douleur, mais resta toujours debout quand le rayon se dissipa. La couche supérieure de son épiderme se décrochait en flocons de cendre, et son armure était calcinée, mais les effets de l’arme à rayon avaient été atténués par quelque moyen invisible. Sans hésiter, Mortarion leva Silence. Typhon évita de peu un coup qui lui aurait tranché le bras et sans avoir donné aucun ordre manifeste, une dizaine de formes incertaines surgirent des ombres de la salle et se lancèrent à l’attaque du Linceul. Il s’agissait de membres de l’escouade de Psykers du Premier Capitaine, ceux qu’il appelait ses Sentinelles Sépulcrales, et pas un d’entre eux ne se dirigea vers Mortarion pour engager le combat contre lui. Le Primarque et Typhon se sont tournés autour, testant la défense de l’autre, échangeant des coups qui gagnèrent rapidement en tempo et en dangerosité. Alors que leur affrontement se déroulait, Mortarion a sentit une vérité désagréable s’élever à la surface de ses pensées : il ne connaissait pas réellement Calas Typhon. Le Premier Capitaine semblait puiser dans des réserves de force et d’endurance supérieures à celles d’un guerrier ordinaire de la Légion. Mortarion vit un étranger derrière ces yeux familiers. Le Faucheur abattit Silence sur la faux de Typhon et la brisa en faisant voler les deux moitiés puis il déchira l’armure thoracique du Premier Capitaine et la traversa dans un crissement de céramite brisée. La courbe du bord aiguisé plongea à l’intérieur et remonta à travers la chair du corps de Typhon, son passage parvenant à trancher les deux cœurs d’une seule entaille. Typhon s’effondra sans vie. Mais sous les yeux de Mortarion, il se releva très vite, affirmant qu’il ne pouvait pas être tué. Il arriva sur Mortarion à une vitesse impossible. Le Primarque bloqua l’attaque d’une dague plongeant vers son cou, mais ne parvint qu’à la détourner. Le couteau de métal trouva un des interstices entre ses plaques d’armure et perça à travers l’épaisse combinaison en dessous comme si cela n’était rien. Le Primarque sentit la pointe de la lame mordre dans sa chair, et la douleur fut incroyable.

Mortarion tituba en ressentant cette souffrance inédite pour lui, s’arrachant la dague hors de son corps : c’était l’arme que Calas Typhon avait le jour où ils s’étaient rencontrés sur Barbarus. Typhon retira Silence de son ventre avant de la jeter à Mortarion qui était dégoûté en voyant les boucles d’intestin distendues et les organes carcinomateux pendre mollement de l’entaille qu’elle avait infligée à son Premier Capitaine. Comprenant qu’il fallait utiliser une arme de la même nature que Typhon, Mortarion a pressé le bouton d’une fine baguette de métal qu’il portait sur lui avant de la jeter aux pieds de Typhon. C’était une balise de téléportation et le Dévoreur de Vie se matérialisa dans le sanctorum. Mortarion lui ordonna de respecter son serment et de détruire Calas Typhon. Grulgor se mit à étrangler Typhon qui suffoqua… avant de se mettre à rire avec Grulgor. Alors le Dévoreur de Vie avoua à Mortarion que son serment envers un Dieu de la Pestilence, Roi de la Décomposition et Infect Régent, passait avant tout pacte conclu avec des mortels - comme Mortarion - car le règne pourrissant d’un certain Nurgle dominait tout à ses yeux. Mortarion essaya de répéter le nom que Grulgor avait prononcé, mais il se changea en bile dans sa bouche, et le força à ravaler l’exigence qu’il avait voulu formuler.

Relève-toi comme le Prince Né de la Mort. La vengeance t’attend dans le royaume des hommes, et avec elle, la mission la plus noire et la plus funeste. Un massacre, par lequel ton nom sera craint jusqu’à ce que la dernière âme succombe à l’entropie.
Puis Grulgor et Typhon se soumirent à "l’accolade" sous ses yeux. Le Dévoreur de Vie ouvrit les bras bien grand, renversa la tête pour exposer la large masse purulente de son goitre bouffi. Sa chair remua, comme si quelque chose était pris au piège en dessous et essayait d’en sortir. Mortarion s’élança en courant et en levant Silence bien haut pour arrêter ce qui se profilait ensuite, mais Typhon projeta un mur de force invisible vers lui, et l’air s’épaissit en une pâte dans laquelle chaque pas lui demanda la force de cent hommes. Typhon se jeta à la gorge du Démon et la lui arracha de ses mains nues, comme s’il dépeçait un animal. Par la déchirure échancrée qu’il lui fit, surgit une déflagration de points noirs et bruyants : un ouragan de mouches luisantes, qui jaillirent et engloutirent le Premier Capitaine, en se ruant avec assez de force pour le faire tomber. Mortarion frappa le pont avec Silence et s’en servit pour s’accrocher alors que la bourrasque hurlante d’insectes déferlait sur lui. Des milliers d’infimes mandibules coupantes comme des rasoirs mordirent dans chaque centimètre carré exposé de sa peau, et il sentit la brûlure de leur venin acide dans son sang. Écartant son visage, le Primarque entrevit que des franges enroulées de l’essaim s’en détachaient et partaient plonger sur les survivants de son Linceul et des Sentinelles Sépulcrales de Typhon, en attaquant les deux camps indifféremment. Les mouches en firent leur festin, en dévorant les tissus souples de leurs corps et le cristallin de leurs yeux. Même ceux isolés à l’intérieur de leur armure de combat ne purent leur échapper, tant ces bestioles corrompues semblaient capables de s’infiltrer par les plus petites des ouvertures à la recherche de viande à consumer. La nuée laissa soudain les corps desséchés des morts derrière elle et retourna comme une implosion vers le centre de la chambre, l’œil de cette tempête pestilentielle centré sur Mortarion et son ancien frère d’armes. L’essence qui animait auparavant Ignatius Grulgor avait quitté la chair du Démon alors que celle-ci mourait en bouillonnant. Les mouches ignorèrent la masse putride en train de se dissoudre, qui avait été le Dévoreur de Vie, s’accommodant fort bien de laisser le Démon se désincorporer et tomber en miettes. Elles tournoyèrent à la place autour de Typhon, en une tornade sombre et floue, avant de plonger soudainement à l’intérieur de lui, s’enfonçant par la grande plaie que la faux de Mortarion avait laissée au Premier Capitaine et plongea par sa bouche ouverte. Sidéré, Mortarion ne put rien faire alors que le corps de Typhon remuait, se tordait et se distendait pour faire de la place à la transformation qui le dévorait du dedans. Son dos s’enfla au milieu du craquement des os et de la céramite, et des tubes denses de corne fissurée y poussèrent, chacun crachant des nuages de mouches comme la fumée serait montée d’une cheminée. Il frissonna et des morceaux de chair morte et grise se détachèrent pour révéler une floraison nouvelle de muscles pourrissants. Il devint impossible de discerner où s’achevait son armure et où débutait la matière putride qui le constituait. Enfin, dans un craquement repoussant de cartilage, une protubérance de corne tordue poussa sur le visage enflé du Premier Capitaine. Typhon était devenu une ruche pour ces choses, un nid vivant pour ce nuage de contagion. Mortarion fut abattu de voir ce qu’était devenu son ancien ami qui se releva à lui sous le nom de Typhus.

Mortarion s’était sentit évidé par le creux béant de son immense désespoir lorsqu’il a compris que sa Légion allait succomber à cette ruine, à cette décrépitude, et que rien de ce qu’il pouvait faire n’allait l’empêcher. Typhus lui avoua qu’il avait prévu tout ce que Mortarion allait faire, et que sa destiné était d’être remodelé. Mortarion se vit inviter à se soumette, de faire le dernier pas si il ne voulait pas condamner la Death Guard à une éternité de faiblesse et de souffrance.

Ne voulant pas devoir écouter davantage ce que Typhus lui disait, Mortarion s’en alla, en se raccrochant désespérément aux morceaux de raison qu’il pouvait encore saisir de ses mains. Mortarion erra dans les coursives du Terminus Est, regardant autour de lui et voyant tituber les êtres changés que devenaient ses guerriers. Tous les membres de la Death Guard qu’il voyait étaient pris dans les affres de la même altération, les corps devenaient des éventails de mutation, des vecteurs d’épidémie métastasés. De vils bubons leur poussaient, des rivières de pus coulaient de leur chair remodelée par sa dissolution, alors que le chair et les os devenaient impossibles à dissocier du métal rouillé et de la céramite qui s’écaillait. Sur les faciès bouffis poussaient des bourgeons d’yeux d’insectes et les doigts et les bras se reconstituaient en pseudopodes, et tout cela se produisait dans une puanteur de cloaque, un brouillard d’exhalaisons nocives et infectieuses. Il ne savait plus depuis combien de temps il errait dans le Warp et il sentait un conflit qui faisait rage à l’intérieur de son propre organisme, l’infection chimérique qui se jetait par vagues contre sa résolution. Guidé seulement par son instinct, Mortarion avait rejoint le lieu où le Greenheart s’était amarré, sa navette ne ressemblant plus qu’à une épave exhumée de quelque marais bourbeux. Mortarion se dirigea vers les portes principales qui isolaient la baie de l’espace, où les lourds volets s’étaient affaissés et entrouverts sous leur propre poids et laissaient une fraction de l’aurore boréale qu’il y avait derrière. Il souleva son capuchon et marcha vers les volets de la baie atterrissage et tandis qu’il avançait, la coque du Terminus Est s’écartait de lui de tous côtés, le métal bougeant et s’altérant, en se couvrant d’excroissances qui y poussaient comme des herbes. Mortarion vit s’esquisser ce qui pouvait être le visage d’un dieu, et sur lui, la forme de trois yeux grand ouverts, disposés en un triangle intimidant. Mortarion hurla au Warp ce qu’il voulait de lui.

Et il lui répondit.

Une voix au timbre bourdonnant, à la qualité lointaine et fragile comme du papier lui figèrent ses deux cœurs. Elle lui dit que défier la mort ne suffisait pas, qu’il fallait devenir la mort et que si Mortarion souhaitait être délivré de ses souffrances, il devait renoncer à son âme. Une entité vaste et terrible vint flotter plus près, et se dessina mieux. Son apparence était protéiforme, une gigantesque créature-colonie, composée de spécimens viraux qui s’étaient vu offrir une dimension et une singularité. Elle tendit vers Mortarion une main colossale et lépreuse, dont les trois doigts griffus s’écartèrent, jusqu’à envelopper toute la vue du Primarque. Sur sa peau dégénérescente, se retrouvait cette même triade qui s’y répétait encore et encore, en une profusion fractale ; cette même forme que les lésions groupées qui s’étaient manifestées sur le Seigneur de la Mort après son exposition au virus. Nurgle, le Dieu de la Peste était venu à lui et il offrit à Mortarion tout ce qu’il souhaitait, son propre domaine à modeler à sa volonté et devenir ce qu’il avait toujours voulu être. Mortarion n’avait qu’à accepter la Marque et jurer allégeance au Dieu du Chaos.

Un genou posé à terre, le dos courbé, Mortarion se vit revivre cette même scène sur Barbarus, quand il avait prêté serment à l’Empereur. Le passé et le présent se mêlèrent et Mortarion ne demanda qu’une chose : pouvoir vivre. Alors Nurgle lui ordonna de se relever, lui le Prince Né de la Mort. Mortarion prononça les mots de son serment qui firent de lui le serviteur de la ruine et de l’entropie. Alors une transformation s’empara de lui. Une force d’une puissance mutagène incommensurable fit irruption dans son enveloppe physique et déborda les pitoyables limites de la chair et du sang. Mortarion se releva dans un sursaut, se sentant changer à chaque battement de cœur. De son dos surgit une paire d’ailes d’insecte repoussantes, qui tremblèrent et craquèrent encore sous la transformation. Son âme s’imprégna de ce processus corrupteur, mourante et vivante, ressuscitée et anéantie. La chair se resserra sur ses traits émaciés, tira sa bouche en un rictus satisfait. Le sourire de la Mort elle-même.

Des voix lui souhaitèrent la bienvenue…[36]

La Bataille de Terra[modifier]

Mortarion et sa Death Guard corrompue par Nurgle réémergèrent du Warp. La flotte du Primarque était à présent formée de centaines de formes rouillées, laissant derrière elles une traîne de putréfaction et d’effluents empoisonnés. Mortarion souriait en voyant enfin Terra, encerclée par la flotte d’Horus après sa victoire de la Guerre Solaire qui avait vu les défenses du Système Sol tomber. Sa flotte refusa de communiquer avec Horus tout en rejoignant son armada.

Lors d’un conseil de guerre organisé par l'Architraître sur son vaisseau-amiral, le Vengeful Spirit, et alors qu’Angron, Fulgrim et Perturabo se chamaillaient, Mortarion apparu devant le Maître de Guerre. Entrant par les grandes portes de la Cour de Lupercal, la pestilence qu’il dégageait fit s’écrouler les Justaerin de la Première Compagnie d’Horus, un fluide noir coulant des joints de leur armure et leur toux expulsant des phlegmons sanglants à travers leur grille respiratoire. Ezekyle Abaddon dut ordonner à tout ceux présent de reculer car Mortarion provoquait maladie et nausée à tout ceux présent dans la salle sauf pour Horus, Tormageddon et Abaddon qui n’en semblaient pas affectés. La puanteur qui enveloppait le Seigneur de la Mort défiait toute description et il manquait même à l’odorat humain la faculté d’en faire toute l’expérience. Mortarion s’arrêta à quelques pas du trône du Maître de Guerre et ploya le genou devant lui, annonçant qu’il venait pour respecter sa promesse de mener l’assaut contre le Palais Impérial. Il était aussi grand que le Maître de Guerre assis, même lorsqu’il s’inclina. Horus lui souhaita la bienvenue. Mortarion expliqua qu’il possédait à présent de nouvelles armes virales et que la Death Guard avait transcendé les limites de la mortalité. Mortarion si vit gratifier de l’honneur d’envoyer sa Death Guard contre le Palais Impérial, première Légion Renégate à poser le pied sur Terra, à la grande rage d’Angron qui convoitait cette place.

Mortarion lança une offensive destructrice près de la Porte d’Hélios, mais qui échoua en définitive. Les White Scars du Khan avaient opéré une sortie contre la Death Guard, en portant soutien à Sanguinius. Mortarion n’avait pas tenté de franchir la barrière psychique que leur opposait l’Empereur autour de Son domaine, et sur l’ordre d’Horus, il redirigea ses efforts au sud-ouest du Palais Impérial, en attaquant les vingt kilomètres d’une étendue de mur près du bastion de la Porte Taciturne.

Plus tard, lors d’un nouveau conseil de guerre en hologramme organisé par Horus, Mortarion et ses frères écoutèrent Perturabo, chargé de prendre le spatioport majeur de la Porte aux Lions, les apostropher pour leurs incompétences et leur incapacité à poser un pied dans le domaine de l’Empereur à cause de la puissance psychique du Maître de l’Humanité qui repoussait les entités démoniaques, comme le Faucheur. Mortarion invita Perturabo à aller lui-même frapper à la porte du Palais. Finalement, afin d’aider le Seigneur de Fer à faire face à la barrière psychique qui bloquait son siège, Horus envoya l’Apôtre Noir Zardu Layak mener un rituel à ses côtés, renforcé par la proposition de Mortarion qui envoya Typhus les soutenir.

Après la défaite final d’Horus face à l’Empereur, Mortarion et sa Death Guard se replièrent en bon ordre jusqu’à l’Œil de la Terreur où le Seigneur de la Mort reçu de Nurgle un nouveau domaine : le Planète de la Peste, où il règne encore aujourd’hui.[37]

Après l'Hérésie[modifier]

Depuis dix mille ans, Mortarion, Seigneur de la Death Guard, écrase ses ennemis sur le champ de bataille. Encapuchonné, revêtu de l’armure baroque appelée Plate de Barbarus et d’une bure moisie, Mortarion est bien plus grand qu’aucun champion de l’Humanité. D’une main, il lève son effroyable faux baptisée Silence. De l’autre il tient la terrible Lanterne, son antique pistolet à énergie Xenos qui peut trouer une Armure Terminator de part en part. Entouré de vermine démoniaque piaillante, de mouches hideuses et de vapeurs pestifères, Mortarion fond sur ses proies porté par des ailes grinçantes. Leur claquement écœurant insuffle la crainte chez l’ennemi alors même que l’odeur de la mort atteint ses lignes. Les bombes Phosphex que Mortarion sème changent promptement leurs victimes en une pulpe visqueuse. La simple présence du Seigneur de la Mort est mortelle, car ses adversaires s’étouffent et succombent très vite à sa nuée de miasmes pathogènes.

Si Mortarion n’était qu’un monstre en maraude, il serait déjà bien assez terrifiant. Or, bien qu’il fût déchu de la grâce de l’Empereur, il n’en demeure pas moins un Primarque. Mortarion est doué d’un intellect supérieur, et son sens stratégique de général d’infanterie n’est en rien amoindri. Le Seigneur de la Mort sait lire les flux de la bataille d’un coup d’œil, et décider aussitôt de la meilleure option pour la victoire. Peu lui importent les pertes, car à ses yeux, ses fils doivent sans cesse prouver leur valeur, et la victoire doit revenir à ceux qui la méritent. S’il fallait trouver une faiblesse à Mortarion, ce serait son mépris pour l’adversaire, ce qui peut le conduire à sous-estimer ce dernier. Mais rares sont les ennemis qui peuvent longtemps tenir tête à l’assaut implacable de la Death Guard tel que Mortarion sait l’orchestrer.[38]

La Guerre dans l'Œil de la Terreur[modifier]

Après leur défaite sur Terra, les Légions Renégates se sont battus entre elles au sein de l’Œil de la Terreur. Mortarion a dirigé sa Légion et remporté de nombreuses victoires mais ces campagnes ont accaparé toute son attention si bien qu’il s’écoulera des milliers d’années dans l’espace réel, pendant lesquelles la Death Guard sera rarement aperçue par les serviteurs de l’Imperium.[39]

La Cadeau de Grand-Père[modifier]

Des siècles après l’Hérésie d’Horus, dans le Royaume du Chaos, Mortarion se réveilla dans un jardin répugnant et surnaturel, sous sa forme humaine, sans se souvenir de son nom, de où il était et de comment il était arrivé ici.

Il retrouva peu à peu son identité, se crut revenu sur Barbarus avant de se souvenir qu’il se trouvait dans son laboratoire situé dans les brumes d’un autre monde semblable à Barbarus, mais bien pire. Il se rémora des expériences avec la technologie des arcanes, les fruits de son triomphe sur la sorcellerie de base et d’une technologie qu’il était déterminé à perfectionner avec pour but de retrouver quelqu’un…

Mortarion se mit à explorer le jardin, vagabondant dans ce lieu hors du temps, entre les arbres, les champignons et les grosses mouches. Il découvrit les étangs écumeux d’algues, les mauvaises herbes puantes, les gaz toxiques, les têtes pourries qui pendaient comme des fruits dans un verger d’arbres dont l’écorce était douce et blanche comme la peau des hommes noyés. Il observa des légumes non traités qui faisaient germer des mains malades qui écrasaient faiblement les mouches qui les dévoraient. Il vit des ruisseaux d’immondices qui gargouillaient entre les prairies de roseaux noirs trempés et des choses qui croassaient et gazouillaient dans les marges. De petites créatures grasses le regardaient avec des yeux brillants et titubaient avec une malveillance non dissimulée. Des oiseaux noirs battant des ailes et dont les corps dégoulinaient de liquide nocif qui remplissaient de leurs cris les rochers d’ornement. Mortarion erra dans les vergers, les bois et le marais de ce jardin. Il n’emprunta aucune route particulière, serpentant sans but. Mortarion n’a jamais suivi le même chemin deux fois et fut témoin de choses qui l’ont étonné.

La révélation d’une pourriture aussi splendide et féconde brisait le mythe de la suprématie de l’Humanité et devant cet état de fait, Mortarion se mit à rire. Soudainement, il entendit des sanglots. Il se dirigea à travers un fourré humide et descendit une colline pour se retrouver dans un terrain dégagé, où un être immonde et énorme prenait un bain de boue dans un trou. En le voyant, Mortarion se rappela que Nurgle était son maître que cette chose était un Démon Majeur, un Grand Immonde. Celui-ci était assis, le visage enfoui dans ses mains boueuses et pleurait. Curieux, Mortarion lui demanda pourquoi il sanglotait. Le Grand Immonde lui demanda alors si il n’avait jamais entendu parler du malheur de Ku'gath. Mortarion avait déjà entendu ce nom sans se souvenir précisément de qui il s’agissait. Ku’gath lui expliqua alors que lui et Mortarion étaient des alliés et qu’ils avaient déjà combattu ensemble. Mortarion ne s’en souvenait pas. Le Grand Immonde lui dit que cela n’étais pas encore arrivé. Le temps dans le Royaume du Chaos ne voulait rien dire. Ku’gath lui raconta comment Nurgle avait crée un grand fléau dans sa marmite avant que lui, alors simple Nurgling, ne tombe dedans et ne boive l’ensemble du contenu, le faisant enflé et gonflé. Le fait de ne jamais savoirs les effets du grand fléau qu’il avait bu le hantait, malgré l’absence de ressentiment de Nurgle. Puis il encensa Mortarion, célèbre parmi les serviteurs de Grand-Père avant de lui demander ce qu’il faisait ici.

Mortarion lui affirma être dans son laboratoire, qu’il recherchait quelque chose mais que ses machines avaient surchargé et qu’il s’était réveillé dans le Jardin de Nurgle. Ku’gath affirma que son essence se promenait dans le Royaume du Chaos après qu’il ait pratiqué de la magie - ce que Mortarion préférait appeler science - tout comme il avait utilisé l’occultisme pour refaçonner la Planète de la Peste - ce que Mortarion définissait plutôt comme des calculs mathématiques - et que ce Jardin n’était pas une création de son esprit mais était bien réel, car sinon, il aurait pratiqué la sorcellerie pour parvenir à concevoir à tel lieu - ce que Mortarion définissait comme de la numérologie (tu es un sorcier Morty).

Enfin, le Grand Immonde lui expliqua que Grand-Père connaissait l’objet de sa quête : il recherchait son père, son premier père, le Seigneur de Guerre qui l’avait asservi sur Barbarus : Necare.

Ku’gath prit Mortarion et le frotta entre ses mains avec une rapidité étonnante, puis pressa et moula sa chair. Mortarion était trop effrayé pour répondre, et ne pouvait pas rien faire de toute façon malgré la souffrance qui refaçonnait son corps. Quand Ku’gath eut fini, il déposa Mortarion devenu plus grand, plus fort, vêtu de son armure et portant ses armes. Puis le Démon Majeur retourna le Faucheur et le frappa violemment sur le dos, enfonçant des doigts et tirant en arrière afin qu’une large série d’ailes se détache de la chair du Primarque.

Ku’gath encouragea Mortarion à s’envoler et d’attraper sa proie, car elle était là, dans le Jardin. Grand-Père Nurgle en faisait cadeau au Primarque pour sa dévotion. Mortarion se rappelait enfin que cela faisait sept cent ans qu’il traquait l’âme de Necare et qu’il avait construit des machines qui lui permettaient de scruter le domaine des Dieux Sombres pour le retrouver. Il se remémora que la première fois qu’il était entré dans le Warp, il avait senti l’âme de son père adoptif sur les marées bouillonnantes de l’Empyrée, et qu’il avait passé des années interminables à le chasser sur des plaines de verre vivant et de sable hurlant, ainsi que dans des royaumes de désolations sanglants qui s’effritaient, changeaient et se reformaient sans fin. L’âme de Necare était resté puissante malgré son trépas, et il s’était enfui, échappant à Mortarion pendant des siècles si bien que Nurgle avait imposé un séjour au Faucheur dans son Jardin pour qu’il se repose.

Puis il le vit, un éclat d’âme qui rayonnait de panique. Remerciant Nurgle, Mortarion s’envola dans les courants de l’Empyrée et fonça sur l’essence de Necare qui se débattait dans les marais à la frontière du Jardin et à un instant avant que sa proie ne s’échappe, le Seigneur de la Mort accrocha habillement l’âme avec sa faux et l’attira vers lui. Mortarion démembra l’essence de son père hurlant, la laissant en lambeaux brillants. Puis il plongea une main osseuse à l’intérieur de sa robe et en sortit un flacon de verre dont le couvercle se dévissa puis il mit les fragments dans le flacon et le fit tournoyer d’avant en arrière jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un brin. Il vissa fermement le flacon et admira le minuscule visage criard de son père adoptif se manifester à l’intérieur, en pleine agonie. Enfin, Mortarion avait obtenu la vengeance que l’Empereur lui avait volé sur Barbarus et il promis à Necare de l’enfermer dans une prison similaire à la sienne autrefois, un tourment sans fin, en remerciement de ses méchancetés.

Mortarion lors de la Bataille de Korovin.
Puis Mortarion regarda une lumière brûlante au loin qui brillait au-delà du Royaume du Chaos, jurant que son créateur, connaîtra le même sort un jour…[40]

La Chute de Sanctia[modifier]

Le monde de l’Ecclésiarchie de Sanctia fut envahi au 36e Millénaire par les Orks. Les Peaux-Vertes firent preuve d’une barbarie indicible, dévorant les défenseurs de la planète, aussi bien les morts que les vivants, comme s’ils étaient poussés par une faim démoniaque. Les Orks se sont transformés en des horreurs obèses devenant aussi rapides que des limaces. Les Sœurs de Bataille en ont profité pour les éliminer mais c’est alors qu’apparut Mortarion et ses fils. Le Primarque Démon s’empara de Sanctia en une journée, renforcé par les nuées de Nurglings qui avaient jailli des entrailles des cadavres des Orks, et propageant un mal dans le reste du système de l’Ecclésiarchie.[41]

Les Croisades Noires[modifier]

Au cours des siècles, Abaddon le Fléau organisa et mena de nombreuses Croisades Noires contre l’Imperium. Même si elles ne semblaient pas liées les unes aux autres, les Croisades Noires ont chacune remplie une partie d’un plan à l’échelle galactique qui ouvrira in fine la Grande Faille. Mortarion méprisait Abaddon mais il ne pouvait nier ses succès. Ainsi, le Seigneur de la Mort lui envoya des bandes de guerre l’aider dans certaines de ses campagnes.[42]

La Bataille de Kornovin[modifier]

En 901. M41, sur le monde Kornovin, Mortarion et sa Death Guard affrontèrent les Chevaliers Gris. Cette bataille était la clé de voûte d’un plan séculaire visant à bannir Mortarion à jamais. Mais le Seigneur de la Mort tua Geronitan, le Grand Maître Suprême des Chasseurs de Démons. Le successeur de Geronitan, Kaldor Draigo, mena un rituel de bannissement qui envoya l’esprit de Mortarion dans le Warp pour de longues années. Mais avant, Draigo s’était frayé à lui seul un passage à travers les gardes du corps de Mortarion, avait jeté le Primarque au sol et gravé le nom de Geronitan sur son cœur à l’aide de son Arme de Force.[43]

Les Guerres de la Peste[modifier]

« Quand tu regardes ce paysage, tu ne vois que la ruine. Quel dommage que le potentiel de Nurgle te soit invisible. Là où tu vois de la destruction, je ne vois qu’une phase d’un cycle de mort, de renaissance, de fécondité et de décrépitude. C’est majestueux, coloré, vivant ! Beaucoup plus que les mensonges palots de notre père. Tous les secrets pourraient être révélés à l’intérieur du Warp. Il est atemporel, éternel. Tout ce qui se produit ici s’y trouve reflété à l’infini. On peut accéder tous les moments d’une vie ; chaque mensonge peut être perçu, chaque promesse brisée revécue. J’ai voyagé au plus profond du Warp, loin du jardin de Nurgle, dans des royaumes où les secrets s’agglutinent comme des mouches charognardes. J’y ai trouvé maintes choses fascinantes. Sais-tu pourquoi il nous a conçus ? Il ramena sa faux à lui. Crois-tu que c’était de l’affection ? Je pense que quand je t’aurai mutilé, quand tu croupiras dans une cage de fer, aveugle et impuissant, implorant la mort, je te le révélerai, et alors toutes les belles paroles que tu viens de prononcer ne seront que cendres dans ta bouche. Mais ça n’est pas pour tout de suite. Je vais commencer par les jambes, je crois. Tu n’en auras plus besoin. Ne t’inquiète pas, mon frère, ma faux est affûtée, cela ne sera pas très douloureux. »
- Mortarion, Prince Démon de Nurgle, à Guilliman lors de leur confrontation sur Parmenio.

Avec l’ouverture de la Grande Faille, Nurgle put se constituer un domaine dans le monde matériel, suite aux Guerres Délétères qui vit la corruption de trois systèmes au nord galactique d’Ultramar, baptisé les Astres Fléaux. Le Dieu de la Peste souhaitait, à partir des Astres Fléaux, lança une invasion afin d’annexer le domaine d’Ultramar à son Jardin. Il envoya Mortarion et sa Death Guard - soutenu par le Grand Immonde Ku’gath et Typhus - pour mener à bien cette conquête baptisée Guerres de la Peste.

La campagne de Mortarion ravagea Ultramar. Il déclencha le siège du Monde-Ruche d’Ardium, et une offensive contre Espandor et Drohl. Mortarion était soutenu par la flotte de Typhus et la Légion Démoniaque de Ku’gath, la Garde Purulente, elle-même divisée en sept Légions et commandées par six autres Grands Immondes : Septicus, Bubondubon Boute-En-Train, Pestus Throon, Gangrel, Squatumous et Famine. Sa stratégie consistait à prendre et à tenir quelques-uns des principaux mondes d’Ultramar tels que Iax, Espandor et Konor. Mortarion utilisa un artefact connu sous le nom de "Main des Ténèbres", un appareil ancien datant d’âges bien antérieurs à la conquête des étoiles par l’Humanité, et qui lui permettait de manipuler aisément les énergies du Warp à une échelle gigantesque. La Main des Ténèbres lui avait été offert par Abaddon le Fléau, qui s’en était emparé lors de la Guerre Gothique. Mortarion avait ainsi la possibilité de faire relever les morts en zombies de la peste. Il mena des raids dans tout le domaine de Guilliman afin de disséminer des appareils similaires sous la forme d’horloges démoniaques, ce qui renforçait l’influence du Warp dans un réseau qui permettait aux Démons de se matérialiser dans l’univers matériel.

Le Primarque Démon Mortarion durant les Guerres de la Peste.
L’invasion du système de Konor et la conquête de ce système important d’Ultramar que accueillait le Monde-Forge majeur de Konor, devait lui servir de tremplin pour attaquer Macragge mais il échoua face à la défense impériale et la contre-attaque subséquente dans le système malgré son stratagème ultime qui consistait à envoyer le Monde Hostile corrompu de Loebos - grâce à une propulsion de Moteurs Warp - pour se tracer un chemin vers Macragge.

Puis Guilliman revint de la Croisade Indomitus, désormais terminée, et purgea le monde d’Ardium de la présence de la Death Guard. Le retour du Fils Vengeur accéléra les Guerres de la Peste.

Apprenant le retour de son frère, Mortarion contacta ses alliés à l’intérieur de son vaisseau amiral, l’Endurance - qui était devenu un petit lopin du Jardin de Nurgle - depuis le Mycota Profundis, une énorme horloge démoniaque. Ku’gath, le Patriarche Purulent, apparu en premier, son image prenant forme sous la pendule, frémissante, comme nimbée du souffle brûlant d’une forge. Une seconde image, celle de Typhus, apparut. Mortarion salua froidement son ancien Premier Capitaine avec qui les rapports étaient très tendus. Le Seigneur de la Mort apprit à Kuga’th le retour de Guilliman à Ultramar, ce qui lui permettait de mettre en place les dernières étapes de son plan d’invasion et le rituel qu’il préparait. Typhus critiqua cette stratégie, considérant qu’il fallait porter le coup de grâce à Ultramar avant le retour du Fils Vengeur. Le Primarque se vit inviter par Typhus d’embrasser pleinement la sorcellerie et de noyer Ultramar sous un tsunami d’épidémies. Au yeux de Typhus, Mortarion essayait de se persuader que son nouveau corps était séparé du Warp et qu’il pouvait faire comme bon lui semblait, alors qu’il appartenait corps et âme à Nurgle, et que si il se soumettait pas, Grand-Père risquait d’avoir à lui enseigner de douloureuses leçons. Outré, Mortarion rappela qu’il avait été démonifié mais Typhus lui affirma qu’il ne croyait pas sincèrement en sa nature, qu’il n’avait fait aucun sacrifice pour obtenir ce pouvoir et que Nurgle l’avait voulu seulement comme objet de collection, un trophée. Sans l’action de Typhus, Mortarion n’aurait jamais atteint ce statut de Prince Démon et serait mort depuis longtemps alors que le Héraut de Nurgle s’était battu de toutes ses forces pour gagner la bénédiction du Père Suprême. Mortarion lui ordonna de se taire, mais Typhus le railla en lui rappelant qu’il était le favori de Grand-Père et qu’il ne pouvait lever la main sur lui. Enfin, il demanda à ce que leurs flottes s’unissent afin de frapper sans attendre l’Imperium afin de ne pas commettre l’erreur d’accorder à Guilliman le luxe du temps pour se préparer à établir une stratégie avec ses guerriers ou de consolider ses positions. Mortarion refusa ce plan, si bien que Typhus décida de mener ses propres batailles de son côté, afin de répandre les contagions du Dieu de la Peste, au lieu de suivre la vengeance mesquine de Mortarion contre Guilliman. Mortarion chercha du soutien chez Ku’gath mais tout ce qui importait au Grand Immonde était de réparer la gâchis que sa naissance avait provoqué en privant Nurgle d’une maladie terrible. Le Faucheur prédit néanmoins à Typhus qu’il le rejoindra sous ordre de Nurgle sur Parmenio, ce qui laissa Typhus prétendre qu’il y avait un "espoir" pour Mortarion, car il pratiquait de plus en plus la sorcellerie Warp sous sa forme pure avant de prendre congé. Puis Ku’gath assura Mortarion de son soutien, ne demandant qu’au Primarque de ternir Guilliman loin du monde d’Iax où il concoctait un rituel qui permettra l’annexion d’Ultramar au domaine de Nurgle.

Suite à la reprise du monde d’Espandor par Guilliman et ses armées, et la destruction de l’une de ses horloges démoniaques habitée par le Démon Qaramar, bannit par le Fils Vengeur, Mortarion concentra ses troupes dans le monde de Parmenio. Son réseau d’horloge-Warp qu’il avait tissé était démembré par Guilliman, et sachant son frère en route vers Parmenio, il recontacta Ku’gath avec le Mycota Profundi afin de lui demander son aide et sa présence sur Parmenio avec sa Garde Purulente. Le Faucheur était acculé devant la rapidité de la campagne mené par le Fils Vengeur. Mais Ku’gath était réticent à venir le rejoindre, car il était en train de préparer le rituel ultime sur Iax pour en faire Pestiliax et le cœur du futur domaine des Sept Cent Mondes d’Ultramar de Nurgle. Il mit en garde Mortarion de ne pas se mettre à portée de l’Épée de l’Empereur que maniait Guilliman, car elle était capable de mettre fin à son existence pour de bon, et ceux malgré sa nature démoniaque. Mortarion était surpris de constater que les tempêtes Warp ne ralentissaient pas Guilliman et que les légions démoniaques qu’il avait envoyé ont été défaites, voir délitées avant même d’approcher des vaisseaux du Primarque des Ultramarines. Le Seigneur de la Mort voyait la protection de l’Empereur derrière ses défaites, ce qui fit paniquer Ku’Gath qui craignait plus que tout l’Anathème et le risque de le voir mobiliser Sa puissance contre eux. Mortarion ambitionnait de capturer Guilliman lors de la bataille qui s’annonçait afin de le sacrifier sur Iax pour parachever le rituel.

Finalement, Guilliman atteignit Parmenio et débarque sa puissante armée composée des nouveaux Space Marines Primaris, des Legios Titaniques et des régiments de l’Astra Militarum. Les impériaux reprirent la cité portuaire de Tyros, alors assailli par la Death Guard, et y trouvèrent une jeune fille vénérée comme une Sainte Vivante par les Sœurs de Bataille défendant la cité. Cette jeune fille possédait des pouvoirs époustouflants capable d’éliminer la corruption et de repousser les Marines de la Peste. Elle fut néanmoins enfermée par Guilliman en attendant de mieux comprendre sa nature.

Ailleurs, au nord de Parmenio, Mortarion s’était installé dans une vallée peu encaissée, dans les montagnes. En son centre, une plateforme corrodée constituée de trois cercles mêlés avait été érigée, surplombant la zone environnante. Trois cent quarante mortels y avaient été rassemblés sous les yeux blancs et vitreux de Mortarion. Ils formaient le Culte de la Prolifération Infinie, une secte d’oracles toute dévouée à Nurgle. Chacun d’entre eux était un Psyker, certains étaient dotés de pouvoirs non négligeables. Mortarion était assis sur un trône à haut dossier constitué d’un empilement d’ossements en train de verdir. Ses mains gantées de métal agrippaient des accoudoirs composés de colonnes de crânes. Il était entouré de sept Terminators du Linceul - qui, en dépit de leurs armures massives, semblaient être des nains à côté de l’immensité de leur seigneur démoniaque haut de dix mètres - et ordonna le début du sacrifice. Un gong de cuivre émit une note grave et un chant s’éleva. Les sorciers firent un cercle autour du point d’intersection des trois cercles, ne laissant qu’un unique espace vide dans leur mur de chair scrofuleuse afin que Mortarion, assis tout au bord du cercle situé le plus au nord, pût voir le centre du cercle. Sept des trois cent quarante sorciers s’avancèrent au centre de ce cercle selon un rythme calqué sur celui du chant. Ils s’arrêtèrent à égale distance les uns des autres, formant un cercle plus petit au sein du premier. Tous ensemble, ils levèrent les bras et rejetèrent leurs capuchons en arrière, avant de défaire leurs manteaux et de les laisser tomber au sol. Ils se retrouvèrent nus sous la pluie. Sept des adeptes de Nurgle les plus exaltés avaient été choisis et ils levèrent leurs Athamés rituels dans leurs poings ou leurs tentacules, tendant le métal vers le ciel où un éclair fissurait le ciel, un trident à sept pointes d’énergie verdâtre courroucée qui illuminait les environs par intermittence. La foudre frappa à nouveau et vint s’ancrer dans les dagues. Tremblant sous l’effet de cette puissance qui dansait sur leur peau, les sept enfoncèrent les pointes de leurs lames dans leur ventre et s’éviscérèrent avec des gestes vifs et saccadés. Les organes viraient déjà au vert et explosaient en une nuée d’asticots grouillant. Les cadavres tressautèrent et furent à nouveau frappés par les éclairs, leurs cages thoraciques explosant avec des craquements sinistres, les os furent arrachés à la chair morte, traînant les colonnes vertébrales derrière eux. Les ossements, nimbés d’un halo bioluminescent pestilentiel, s’élevèrent et tournoyèrent les uns autour des autres tout en gagnant en volume. Une matière noire surgie de nulle part vint les recouvrir. Des filaments tourmentés relièrent les cages thoraciques, poussant à une vitesse épidémique avant de toucher leurs homologues et de s’attirer mutuellement, reliant les ossements en une arche elliptique et irrégulière de trente mètres de haut. La réalité ondula, puis des flammes surgirent de la brèche et s’enfoncèrent dans les orbites des membres du culte. Le portail s’ouvrit en grand dans une terrible déflagration, ouvrant une plaie béante dans l’épiderme de la réalité. Les membres du culte tombèrent raides morts. À travers la faille dans le Warp, on pouvait voir Iax, et le Démon Ku’gath là traversa, passant d’un monde à l’autre en un battement de son cœur pourri. Mortarion accueillit Ku’gath et lui annonça que la bataille majeure allait commencer, alors que la Légion Démoniaque du Grand Immonde se déversait depuis la faille crée.

Enfin, la Bataille de Parmenio débuta sur les Plaines d’Hecatone. Au milieu des affrontements mêlant tanks, Titans et Chevaliers, Guilliman atteignit le cœur du champ de bataille depuis son Léviathan de commandement. Les entités du Warp apparurent grâce à sept Tours de la Peste qui avancèrent vers le champ de bataille, propageant une brume maléfique qui offrait la possibilité aux Démons de se matérialiser par milliers. Mortarion survola le champ de bataille et ordonna à Ku’gath et aux six autres Grands Immondes qui menaient la Garde Purulente de trouver et de capturer Guilliman vivant. Roboute Guilliman plongea au cœur de la masse des entités démoniaques et les massacra avec l’Épée de l’Empereur. Puis le Grand Immonde Septicus Sept, Septième Seigneur de la Septième Demeure et le lieutenant favori de Ku’gath, engagea le Fils Vengeur et trouva une minuscule ouverture qui permit une de ses longues griffes noires de caresser le bras de Guilliman. Septicus blessa le creux du coude du Primarque des Ultramarines, faisant couler une goutte unique du sang du Fils Vengeur sur le sol. Cela offrit à Ku’gath l’occasion de jeter un sort et en claquant des doigts, il fit apparaître des faisceaux d’énergie sinueuse qui se frayèrent un chemin à travers la pénombre, apparaissant de chaque Tour de la Peste restante. Guilliman fut entravé au niveau du poignet, du cou et de la taille. Son frère piégé, Mortarion se présenta devant lui.

Le Seigneur de la Mort salua son frère après tant de millénaires sans se voir, et se moqua de lui après que Guilliman exprima sa satisfaction d’avoir enfin mis la mains sur lui, alors qu’il était entravé et à sa merci. Mortarion refusait de l’affronter, car il considérait avoir déjà gagné. Puis il se disputa avec Guilliman qui le traita de lâche et d’esclave d’un monstre. Mortarion lui rétorqua qu’il valait guère mieux à servir l’Empereur, un tyran qui les avait manipulé, tout en ne pouvant cacher sa réelle curiosité sur la rencontre de son frère avec l’Empereur dans la salle du trône. Il enragea lorsque le Fils Vengeur lui rappela qu’il était devenu une entité du Warp, énergie qu’il avait pourtant toujours combattue, nourri par sa haine pour les Psykers et la sorcellerie, qu’il s’était livré au Chaos et avait laissé ses fils devenir des monstres bouffis, montrant sa faiblesse au moment ultime alors qu’il se revendiquait comme le Primarque le plus endurant. Mortarion cracha à son frère qu’il ignorait la souffrance qu’il avait vécu puis il leva sa faux pour lui sectionner les deux jambes. Mais Mortarion se retrouva soudainement paralysé et le temps s’était comme arrêté pour les séides de Nurgle. La Sainte de Tyros, le jeune fille que Guilliman avait fait enfermé, apparut sur le champ de bataille, après s’être libérée de sa prison grâce à l’intervention des Sœurs de Bataille dévotes. La jeune fille semblait comme possédée par une puissance lumineuse époustouflante qui anéantissait les Démons par le simple halo qu’elle dégageait. Les Démons s’affolèrent, hurlant "Anathème !" et Mortarion fut projeté en arrière par la Sainte Vivante habitée par la puissance du père qu’il avait trahi. Les liens qui entravaient Guilliman disparurent et le Fils Vengeur coursa Mortarion, l’épée au vent, jurant de le découper en rondelles pour sa trahison. Le Seigneur de la Mort se releva tant bien que mal et souleva sa faux, mais il ne se retourna pas pour attaquer son frère plus pur. Il frappa en arrière avec Silence, ouvrant une fente dans le temps et l’espace. Ku’Gath fut le premier à y pénétrer en chancelant, son palanquin abandonné achevant de se consumer sur le champ de bataille, son propre dos enflammé. Mortarion hurla à Guilliman de le retrouver sur Iax afin de régler définitivement leurs comptes avant de disparaître dans la faille sous les cris de frustration du Fils Vengeur.

Mortarion retrouva Guilliman sur Iax et sur ce monde verdoyant en ruine, ils s’affrontèrent de nouveau, sans résultat, puis la Death Guard se replia en faveur d’un bombardement viral alors que Nurgle rappelait le Faucheur pour venir défendre les Astres Fléaux qu étaient envahis par les armées des Dieux du Chaos rivaux de Grand-Père.[44]

Le Sombre Imperium[modifier]

Au cours de la Guerre dans la Faille, Mortarion décapita les sept champions de Lybria, et se servit de leurs têtes pour fabriquer des grenades si puissantes qu’elles s’avéraient capables un peu plus tard de bannir Ka'Bandha dans le Warp.[45]

Lorsqu’un navire de guerre décrépit qui ressemble au légendaire Eisenstein fut aperçu aux abords de la troisième lune de Lorn’s Landing, brillant d’une étrange lueur avant de disparaître, Mortarion et sa Death Guard attaquèrent quelque jours plus tard Lorn’s Landing, alors que c’était la sixième fois que le navire apparaissait de la sorte. Qui sait ce qui se passera la septième fois ?[46]

Pendant la Bataille de Yultah, Mortarion et son Linceul ont affronté seuls toute une légion de Nécrons. Des renforts de la Death Guard arrivèrent précipitamment en renfort. Mais Mortarion avait déjà vaincu les Nécrons, triomphants au milieu des corps grésillants qui commençaient déjà à se dématérialiser.[47]

Au cours de la saison du feu de Dysactis, au milieu des tempêtes ardentes, Mortarion affronta son frère démoniaque Perturabo dans un duel de plus de sept heures, tout les deux convoitant les secrets du Temple de l’Ascension. Mais les maux propagés par la Death Guard se répandirent dans les rangs des Iron Warriors et les dévastèrent, forçant le Seigneur de Fer à reconnaître sa défaite avant de s’échapper, laissant à Mortarion accès au Temple de l’Ascension. Néanmoins, il finit par conclure une alliance avec Perturabo afin de combiner leurs génies qui mena à la création d’un fléau qui se répand sous une forme immatérielle, souvent appelée "anticode", capable de gripper un Esprit de la Machine et de pervertir un engin de guerre pour qu’il embrasse la cause du Chaos.[48]

Plus tard, Mortarion attaqua avec la 7e Compagnie de la Peste Lynoxis, le Monde Chapitral océanique des Golden Paladins. Son attaque coïncida avec une éclipse favorable qui a permit à ses Biologus Putrifiers et ses à Foul Blightspawns d’empoisonner les mers de la planète. En parallèle avec la corruption de la faune maritime qui se transofrmaient en des monstres difformes, Mortarion mena sa Death Guard vers une victoire éclatante qui a auguré une nouvelle pandémie dans l’Imperium Nihilus.[49]

Alors que la galaxie est plus sombre et violente que jamais, qui sait quels desseins Mortarion prépare afin de livrer la galaxie à Grand-Père Nurgle ?


Mortarion possède les Équipements suivants :

  • Silence : Mortarion manie une faux gigantesque nommée Silence, dont la hampe tordue est aussi longue que son détenteur est grand. Avec son fil acéré et dentelé, cette arme démesurée peut sectionner toute une ligne de fantassins. Mue par la force surnaturelle de Mortarion, Silence a décapité des héros et tranché des chars, éviscéré des Démons Majeurs et même coupé une jambe à un Titan de ligne Reaver. Un défilé interminable de champions et de chefs de guerre a succombé à la faux du moissonneur, souillée par le sang de mondes entiers. Ce n’est pas seulement sa puissance brute qui rend Silence aussi redoutable. Un Démon de la peste réside dans l’encensoir qui surmonte sa hampe. Le pouvoir venimeux de l’entité fait de la moindre entaille de la faux une plaie fatale. Il imprègne aussi les volutes de fumée porteuse de lèpre que la faux répand à chaque coup, et en fait l’anathème de toute chose. Le métal rouille et la chair pourrissent à son contact, réduisant l’ennemi à l’état de cadavre putride.
  • Lanterne : Chaque décharge de la Lanterne réduit des ennemis en cendres emportées par le vent.

Sources[modifier]

  • COUNTER BEN, La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Black Library, 2006
  • FRENCH JOHN, Esclaves des Ténèbres - Les Égares et les Damnés, Black Library, 2019
  • HALEY GUY, Grandfather's Gift - A Mortarion Short Story, Black Library, 2017
  • HALEY GUY, Sombre Imperium, Black Library, 2017
  • HALEY GUY, Sombre Imperium - Guerre et Peste, Black Library, 2018
  • HALEY GUY, Siege of Terra - Les Égarés et les Damnés, Black Library, 2019
  • McNEILL GRAHAM, Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Black Library, 2007
  • McNEILL GRAHAM, Les Fils de Lupercal - Vengeful Spirit Volume Un, Black Library, 2014
  • McNEILL GRAHAM, La Bataille de Molech - Vengeful Spirit Volume Deux, Black Library, 2014
  • McNeill GRAHAM, L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Black Library, 2017
  • MERRET ALAN, Visions d'Hérésie - Guerre, ténèbres, traîtrise et mort, 2014
  • SWALLOW JAMES, La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend, Black Library, 2007
  • SWALLOW JAMES, La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Black Library, 2019
  • THORPE GAV, Les Primarques - Le Lion, Black Library, 2012
  • WRAIGHT CHRIS, White Scars - Une Légion Divisée, Black Library, 2014
  • WRAIGHT CHRIS, La Guerre Éternelle : Démonologie, Black Library, 2016
  • WRAIGHT CHRIS, Le Chemin Céleste - La Fin de l'Orage Approche, Black Library, 2017
  • Codex Heretic Astartes Death Guard, V8
  • Codex Heretic Astartes Daemonkin, V8
  • Codex Chevaliers Gris, V5
  • Warhammer 40K - Livre de Règles, V8
  • The Horus Heresy, Book One - Betrayal
  • Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)
  • Galaxy In Flames - Fate of Konor
  1. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter Space Marine Legion Crusade Army List Appendix I - Mortarion the Reaper (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Informations issues de La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend, Chapitre Un - Regroupement - Une Bonne Lame - Le Seigneur de la Mort de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007
    Informations issues de White Scars - Une Légion Divisée, Chapitre Vingt - Pris en Aveugle - Tout le Temps de l’Univers - À Court d’Amis de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014
    Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Partie I : Les Longs Couteaux, Chapitre Deux - Perfection - Itérateur - Ce à Quoi Nous Sommes Bons de COUNTER BEN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  3. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard, V8
    Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle II - Un Cheval Pâle, Intervalle III - La Tombe Ouverte - Intervalle IV - Aucune Chair Épargnée, Intervalle V - Immortel, Intervalle VI - Seigneurs de la Mort de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  4. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)
    Informations issues de Un Miller de Fils - Tout n’est que Poussière, Chapitre Quinze - Triomphe - Le Seigneur du Crépuscule - Vieux Amis de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2010
    Informations issues de White Scars - Une Légion Divisée Chapitre Douze - Une Seule Vérité - Surpris De Te Voir - Souvenirs d’Ullanor de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  5. Informations issues de La Guerre Éternelle : Démonologie de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2016
    Informations issues de Les Primarques - Le Lion, Chapitre VI de THORPE GAV, Black Library, 2012
    Informations issues de Un Millier de Fils - Tout n'est que Poussière, Chapitre Dix-Huit - Nikaea - En Pâture aux Loups - Le Bras Droit de l’Empereur, Chapitre Dix-Neuf - Chasse aux Sorcières - Le Cœur d’un Primarque - Magnus Prend la Parole, Chapitre Vingt - Hérésie - Les Archivistes - Jugement de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter Age of Emperor - Conspiracy
    Informations issues de La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend, Chapitre Un - Regroupement - Une Bonne Lame - Le Seigneur de la Mort, Chapitre Deux - Assaut - Frères et Sœurs - Un Message Dans une Bouteille, Chapitre Trois - Aeria Gloris - Un Calice Empoisonné - Soumis à la Question, Chapitre Quatre - Deux Visages - Un Hurlement Dans les Ténèbres - Les Légendes Rassemblées, Chapitre Cinq - Des Choix - Présages - Extremis de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007
    Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Chapitre Deux - Perfection - Itérateur - Ce à Quoi Nous Sommes Bons, Chapitre Trois - Horus Sur Son Trône - La Sainte Est en Danger - Istvaan III, Chapitre Quatorze - Jusqu’à la Fin - Charmosian - Trahison, Chapitre Dix-Sept - Vaincre, c’est Survivre - Dies Irae - La Fin de COUNTER BEN Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  7. Informations issues de La Guerre Éternelle : Démonologie WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2016
    Informations issues de White Scars - Une Légion Divisée, Chapitre Vingt-Et-Un - Vers le Pont - Les Tyrans - Obtenir l’Attention, Chapitre Vingt-Deux - À la Verticale du Sommet - Sous le Feu Roulant - Swordstorm, Chapitre Vingt-Trois -L’Instant des Comptes - Rétablissement - La Chasse de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  8. Informations issues de Les Fils de Lupercal - Vengeful Spirit Volume Un, Chapitre Un - Le Mausolytica - Fraternité - Devenir un Dieu, Chapitre Deux - Des Racines Solides - Molech - Le Feu de Medusa, Chapitre Huit, Le Dévoreur de Vies, Confrontation, L’Espoir Sans les Mensonges, Chapitre Dix - Je Veux Ce Vaisseau - Maître de Guerre - Passager Clandestin, Chapitre Onze - Hurlements - Responsabilités - Invasion de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014
    Informations issues de La Bataille de Molech - Vengeful Spirit Volume Deux, Chapitre Quatorze - La Flèche d’Apollon - Machine Détruite - Le Complexe d’Elektra, Chapitre Vingt - La Bataille de Lupercalia, Chapitre Vingt-Deux - Pas Ullanor - Voilà ce qu’est la Peur - La Porte des Enfers - Chapitre Vingt-Trois - Le Prix du Sang - La Voie d'Obsidienne - Un Dieu Parmi les Hommes de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  9. Informations issues de Le Chemin Céleste - La Fin de l'Orage Approche, Chapitre Onze, Treize, Quinze, Vingt-Et-Un, Vingt-Quatre, Vingt-Sept de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  10. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)
    Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle I - Ante Mortem, Intervalle II - Un Cheval Pâle, Intervalle III - La Tombe Ouverte - Intervalle IV - Aucune Chair Épargnée, Intervalle V - Immortel, Intervalle VII - La Chute, Coda de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  11. Informations issues de Siege of Terra - Les Égarés et les Damnés, Chapitre Quinze - Rage et Déliquescence - Premier Capitaine - Le Bras Armé de HALEY GUY, Black Library, 2019
    Informations issues de Siege of Terra - Le Premier Rempart, Chapitre Dix - Le Seigneur de Fer Déjoué - L’Aide d’un Sorcier - Percer la Lance des Étoiles de THORPE GAV, Black Library, 202
    Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard, V8 et résumées par Guilhem.
  12. Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Cinq - La Clémence de Guilliman, Chapitre Dix - Des Nouvelles D’Ultramar, Chapitre Quatorze - Portepeste, Chapitre Seize - Le Cortège de Ku’gath, Chapitre Dix-Sept Mort en Illyria, Chapitre Dix-Neuf - Mycota Profundis, Chapitre Vingt-Deux - Theologica de HALEY GUY, Black Library, 2017
    Informations issues de Galaxy In Flames - Fate of Konor[1]
    Informations issues de Warhammer 40K - Livre de Règles, V8 - Zone de Guerre : Ultramar
    Informations issues de Sombre Imperium - Guerre et Peste, Chapitre Quatre - La Convocation de Ku’gath, Chapitre Quatorze - La Voie de la Chair, Chapitre Vingt - La Legio Oberon en Marche, Chapitre Vingt-Deux - La Volonté de L’Empereur, Chapitre Vingt-Trois - La Garde Pestilentielle Approche, Chapitre Vingt-Cinq - Le Destin du Monde, Chapitre Vingt-Six - Désengendrés, Chapitre Vingt-Sept - Le Plan de l'Empereur de HALEY GUY, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  13. Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle II - Un Cheval Pâle, Intervalle III - La Tombe Ouverte - Intervalle IV - Aucune Chair Épargnée de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  14. Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle V - Immortel, Intervalle VI - Seigneurs de la Mort de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  15. Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle VI - Seigneurs de la Mort, Intervalle VII - La Chute de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  16. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002)
    Informations issues de La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend, Chapitre Cinq - Des Choix - Présages - Extremis de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  17. Informations issues de La Guerre Éternelle : Démonologie WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  18. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002) et résumées par Guilhem.
  19. Informations issues de The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The Death Guard - Exemplary Battles - The Conquest og Galaspar et résumées par Guilhem.
  20. Informations issues de The Horus Heresy, Book Eight - Malevolence, Chapter The White Scars - Exemplary Battle - The Emancipation of Drune, 881.M30 et résumées par Guilhem.
  21. Informations issues de Un Miller de Fils - Tout n’est que Poussière, Chapitre Quinze - Triomphe - Le Seigneur du Crépuscule - Vieux Amis de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2010
    Informations issues de White Scars - Une Légion Divisée Chapitre Douze - Une Seule Vérité - Surpris De Te Voir - Souvenirs d’Ullanor de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  22. Informations issues de Un Millier de Fils - Tout n'est que Poussière, Chapitre Dix-Huit - Nikaea - En Pâture aux Loups - Le Bras Droit de l’Empereur, Chapitre Dix-Neuf - Chasse aux Sorcières - Le Cœur d’un Primarque - Magnus Prend la Parole, Chapitre Vingt, Hérésie - Les Archivistes -Jugement de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  23. Informations issues de La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend, Chapitre Un - Regroupement - Une Bonne Lame - Le Seigneur de la Mort, Chapitre Deux - Assaut - Frères et Sœurs - Un Message dans une Bouteille, Chapitre Trois - Aeria Gloris - Un Calice Empoisonné - Soumis à la Question de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  24. Informations issues de La Fuite de l'Eisenstein - L'Hérésie s'Étend, Chapitre Quatre - Deux Visages - Un Hurlement dans les Ténèbres - Les Légendes Rassemblées, Chapitre Cinq - Des Choix - Présages - Extremis de SWALLOW JAMES, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  25. Informations issues de The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter Age of Emperor - Conspiracy
    Informations issues de Visions d'Hérésie - Guerre, ténèbres, traîtrise et mort de MERRET ALAN, 2014 et résumées par Guilhem.
  26. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Death of Istvaan III - Part II : Ruin - The Traitor's Dawn
    Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Chapitre Quatorze - Jusqu’à la Fin - Charmosian - Trahison, Chapitre Dix-Sept - Vaincre, c’est Survivre - Dies Irae - La Fin de COUNTER BEN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  27. Informations issues de Fulgrim - Portrait d’une Trahison, Partie V : Le Dernier Phénix - Chapitre Vingt-Trois - La Bataille d’Istvaan V, Chapitre Vingt-Quatre - Des Frères aux Mains Sales, Chapitre Vingt-Cinq - MassacreDémon - Le Dernier Phénix de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007
    Informations issues de L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Chapitre Un - Fraternité, Chapitre Deux - Du Sang à la Table du Conseil, Chapitre Treize - La Fenice de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  28. Informations issues de White Scars - Une Légion Divisée, Chapitre Vingt - Pris en Aveugle - Tout le Temps de l’Univers - À Court d’Amis, Chapitre Vingt-Et-Un - Vers le Pont - Les Tyrans - Obtenir l’Attention, Chapitre Vingt-Deux - À la Verticale du Sommet - Sous le Feu Roulant - Swordstorm, Chapitre Vingt-Trois - L’Instant des Comptes - Rétablissement - La Chasse de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  29. Informations issues de La Guerre Éternelle : Démonologie de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  30. Informations issues de Les Fils de Lupercal - Vengeful Spirit Volume Un, Chapitre Un - Le Mausolytica - Fraternité - Devenir un Dieu, Chapitre Deux - Des Racines Solides - Molech - Le Feu de Medusa, Chapitre Huit - Le Dévoreur de Vies - Confrontation - L’Espoir dans les Mensonges de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  31. Informations issues de Les Fils de Lupercal - Vengeful Spirit Volume Un, Chapitre Dix - Je Veux Ce Vaisseau - Maître de Guerre - Passager Clandestin, Chapitre Onze - Hurlements - Responsabilités - Invasion de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014 Informations issues de La Bataille de Molech - Vengeful Spirit Volume Deux, Chapitre Quatorze - La Flèche d’Apollon - Machine Détruite - Le Complexe d’Elektra, Chapitre Dix-Sept - Les Bêtes de Molech - Critique à la Mission - Sans Imperfection, pas de Perfection, Chapitre Vingt - La Bataille de Lupercalia, Chapitre Vingt-Deux - Pas Ullanor - Voilà ce qu’est la Peur - La Porte des Enfers - Chapitre Vingt-Trois - Le Prix du Sang - La Voie d'Obsidienne - Un Dieu Parmi les Hommes de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2014 et résumées par Guilhem.
  32. Informations issues de Le Chemin Céleste - La Fin de l'Orage Approche, Chapitre Onze de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  33. Informations issues de Le Chemin Céleste - La Fin de l'Orage Approche, Chapitre Onze, Treize, Quinze, Seize, Vingt-Et-Un, Vingt-Quatre, Vingt-Sept de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  34. Informations issues de Esclaves des Ténèbres - Les Égarés et les Damnés, Chapitre Deux de FRENCH JOHN, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  35. Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle I - Ante Mortem, Intervall II - Un Cheval Pâle de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  36. Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Intervalle II - Un Cheval Pâle, Intervalle III - La Tombe Ouverte - Intervalle IV - Aucune Chair Épargnée, Intervalle V - Immortel, Intervalle VII La Chute de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  37. Informations issues de La Dague Enfouie - La Ruine de la Death Guard, Coda de SWALLOW JAMES, Black Library, 2019
    Informations issues de Siege of Terra - Les Égarés et les Damnés, Chapitre Sept - Le Conclave des Traîtres - Risques et Bénéfices - Pour la Gloire des Dieux, Chapitre Quinze - Rage et Déliquescence - Premier Capitaine - Le Bras Armé de HALEY GUY, Black Library, 2019
    Informations issues de Siege of Terra - Le Premier Rempart, Chapitre Un - Le Seigneur de Fer - L’Au-Revoir - Un Honneur Accordé, Chapitre Trois - Dorn Attend - En Transit - Les Largesses de Mortarion de THORPE GAV, Black Library, 2020
    Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°98 (Juin 2002) et résumées par Guilhem.
  38. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard, V8 et résumées par Guilhem.
  39. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard - Chroniques de Virulence, V8 et résumées par Guilhem
  40. Informations issues de Grandfather's Gift - A Mortarion Short Story de HALEY GUY, Black Library, 2017 et traduit par Trazyn l'infini et résumées par Guilhem.
  41. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard - Chroniques de Virulence, V8 et résumées par Guilhem
  42. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard - Chroniques de Virulence, V8 et résumées par Guilhem
  43. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard - Chroniques de Virulence, V8
    Informations issues du Codex Chevaliers Gris, V5 et résumées par Guilhem
  44. Informations issues de Warhammer 40K - Livre de Règles, V8 - Zone de Guerre : Ultramar
    Informations issues de Sombre Imperium, Chapitre Dix - Des Nouvelles d’Ultramar, Chapitre Quatorze - Portepeste, Chapitre Seize - Le Cortège de Ku’gath, Chapitre Dix-Neuf - Mycota Profundis, Chapitre Vingt-et-Un - Espandoria Tertio, Chapitre Vingt-Deux - Theologica de HALEY GUY, Black Library, 2017
    Informations issues de Galaxy In Flames - Fate of Konor[2]
    Informations issues de Sombre Imperium - Guerre et Peste, Chapitre Quatre - La Convocation de Ku’gath, Chapitre Cinq - Tyros Assiégée, Chapitre Dix - Les Navires De La Peste, Chapitre Quatorze - La Voie de la Chair, Chapitre Quinze - Relève, Chapitre Dix-Sept - Rassemblement Sur Parmenio, Chapitre Vingt - La Legio Oberon en Marche, Chapitre Vingt-Deux - La Volonté de L’Empereur, Chapitre Vingt-Trois - La Garde Pestilentielle Approche, Chapitre Vingt-Cinq - Le Destin du Monde, Chapitre Vingt-Six - Désengendrés, Chapitre Vingt-Sept - Le Plan de l'Empereur, Chapitre Vingt-Huit - Liens de Parenté de HALEY GUY, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  45. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard - Chroniques de Virulence, V8 et résumées par Guilhem
  46. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard - Chroniques de Virulence, V8 et résumées par Guilhem
  47. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard - Chroniques de Virulence, V8 et résumées par Guilhem
  48. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard - Chroniques de Virulence, V8
    Informations issues du Codex Heretic Astartes Daemonkin, V8 et résumées par Guilhem
  49. Informations issues du Codex Heretic Astartes Death Guard - Chroniques de Virulence, V8 et résumées par Guilhem