Mjordhainn

De Omnis Bibliotheca
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Un Pillard Mjordhainn (Kavalaris Cyclopis).

D’après une reine thuselienne rencontré par le Libre-Marchand Janus Draik, il y a de cela des siècles, ses ancêtres avaient presque exterminé les Pillards Mjordhainns et les serpents ailés qui leur servaient de monture, les Tchorlus. La reine était une femme orgueilleuse et ses tribus avaient servi l’Empereur avec honneur pendant des milliers d’années et apprenant l’intérêt de Draik pour les formes de vie Xenos, l’avait accueilli dans sa yourte dans laquelle elle vivait. Tandis que ses serviteurs préparaient un repas impressionnant au Libre-Marchand, le reine lui a montré ce qui semblait être un morceau d’argile sec, à peine façonné, de la forme d’une main démesuré avec huit longs doigts étrangement effilés. La reine lui a alors raconté que cette main n’était pas de l’art tribal, mais un morceau d’un Mjordhainn.

L’énorme main était manifestement faite d’argile, mais comme il n’était jamais sage de contredire les croyances ancestrales de son hôte (en particulier quand il s’apprêtait à vous nourrir), Draik a laissé la reine poursuivre. Elle lui a expliqué que les Mjordhainns étaient une espèce de géants nomades et particulièrement musclés qui ne se reproduisaient pas mais "naissaient de la terre", et ne requéraient ni nourriture ni eau pour vivre, seulement le frisson de la chasse et le sang de leurs ennemis. C’était de toute évidence une parabole élaborée, mais Draik fut intrigué de connaître ses origines.

Il demanda à la reine comment son peuple était finalement parvenu à défaire les Mjordhainns. Elle a ri et lui a dit qu’aucun mortel ne pouvait tenir tête aux pillards et gagner. « Les blessures ne les ralentissent pas, » disait-elle, « car les pillards remodèlent leur chair d’un revers de la main. Ils considèrent que les créatures de chair et de sang sont des souillures sur les vasières de Thusel Prime, et ils nous chassaient implacablement, emplissant le ciel des ailes élimées de leurs Tchorlus et du bourdonnement de leurs cors de chasse jusqu’à ce qu’un jour, en entendant les suppliques, des guerriers célestes fondirent du firmament pour chasser les chasseurs en les incinérant d’un feu sacré. »

Le Libre-Marchand remercia la reine pour son récit, fit un rapide croquis de la main, puis oublia cette histoire jusqu’à ce que des années après, en visite à la Bibliothèque Militaire l’Aristium (près du spatioport de la Porte du Lieu sur Terra) il fut stupéfait de voir le nom de Mjordhainn dans une œuvre. La bibliothèque contenait plusieurs ouvrages détaillant l’histoire du Chapitre de l’Adeptus Astartes des White Scars, et l’un des plus anciens et des plus somptueusement ornementés des manuscrits était ouvert sur une page décrivant une campagne prolongée contre une race de géants Xenos appelés Mjordhainns qui avaient une chair "semblable à la terre" capable d’absorber les blessures. L’une des enluminures correspondait même à la description de la reine, dépeignant un cavalier gigantesque affublé d’un seul œil sur une monture semblable aux dragons des mythes. Plus intriguant, il était fait mention du nom de Thusel Prime comme site de l’engagement le plus décisif de la campagne. Draik parla au documentaliste en chef pour voir s’il y avait d’autres informations sur les Mjordhainns, mais ce livre était la seule référence, et il n’y avait aucune preuve physique de l’existence de la race. Il s’est alors souvenu de la main que la reine lui avait montrée et il se maudit de ne pas l’avoir étudiée plus en détail.

Plusieurs années se sont écoulées avant qu’il ne puisse faire un détour par Thusel Prime pour retrouver la reine. Hélas, la planète avait été terraformée depuis et les sols lourdement exploités, et il n’y avait plus de trace des vasières ou des tribus qui y vivaient autrefois. Les indigènes avaient été déplacés, s’étaient mêlés à un grand nombre de travailleurs détachés et parqués dans des manufactorums et des Ruches. L’existence de la reine n’était consignée nulle part, et il a jamais su ce qu’elle était devenue.[1]

Source

Pensée du Jour : « Chercher des réponses mène à la damnation. »
  • HINKS DARIUS, Liber Xenologis - Observations depuis une Forteresse Noire, Black Library, 2021
  1. Informations issues de Liber Xenologis - Observations depuis une Forteresse Noire - Pillards Mjordhainn de HINKS DARIUS, Black Library, 2021 et résumées par Guilhem.