Catégorie:Adeptus Mechanicus

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La masse grouillante de monstres de chitine s’étendait jusqu’à l’horizon, telle une mer battant contre une falaise. En quittant les remparts, Xi-Lomax sentit ses poils se dresser sur le peu qui lui restait de peau. Il congédia la peur et conduisit son manipule au magnélévateur. Quelque part au dehors - à 1,29 demi-mille, pour être exact -, il y avait des reliques du Dieu-Machine. Le Magos Gostonblyte avait ordonné aux Datasmiths, Rho-Ghox et lui-même, de les récupérer.

Dans un tintement de chaînes assourdissant, la lourde porte de la place forte s’ouvrit. Lorgnant le long du corridor s’étirant au-delà des deux premiers Kastelans de son manipule, Xi-Lomax pouvait voir la lumière blafarde du monde désolé. Des ombres dentelées coururent sur les murs dans sa direction.

Gostonblyte surgit sans avertissement d’une porte coulissante donnant sur le sous-sol et prononça un unique mot de pouvoir. Les robots du manipule de Xi-Lomax se ruèrent en avant, poussés subitement à passer à l’action. Il y eut un rugissement sifflant, comme le souffle d’un dragon mécanique sydonian, et des geysers de feu jumela jaillirent dans le corridor. Ils brûlèrent les formes de vie xenos qui se bousculaient vers la sortie. Le parfum du promethium trois fois béni se mêla à une odeur âcre - celle de la chair alien carbonisée, supposa Xi-Lomax.

Les robots déboulèrent par la porte forte, tout en projetant des traits de phosphore chauffés à blanc sur les envahisseurs en retraite. Les bottes de métal de Xi-Lomax écrasaient des corps noircis alors que le Datasmith suivait le manipule dans le paysage infesté de Xenos qui était naguère une terre sacrée.


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Xi-Lomax pulvérisa un crâne xenos d’un tir de Pistolet Gamma, tout en ajoutant sa mélopée-vox à celles de Rho-Ghox et Gostonblyte. La litanie rythmée de la Bénédiction de l’Omniscience était audible malgré le vacarme strident des aliens. Quelques instants plus lard, les Kastelans se taillaient un chemin dans les Xenos avec une assurance encore plus marquée, chaque tir à bout portant transperçant les crânes allongés ou les gorges filandreuses des bêtes qui tentaient de les découper. Un trio de monstres aliens hauts de douze pieds fendit la horde en tirant des projectiles gluants avec ses bio-armes striées. Plusieurs gerbes firent mouche et rongèrent des couches de métal sur l’un des acolytes de Xi-Lemax. La gorge du Datasmith se noua de colère quand le robot vacilla et tomba et que sa silhouette antique fut rapidement ensevelie sous une masse d’aliens frénétiques.

Encore une centaine de pas à parcourir. Les envahisseurs réagissaient comme les cellules d’un système immunitaire vis-à-vis de corps étrangers en se massant autour d’eux tandis que des ombres géantes s’approchaient dans les brumes ocre.

La foudre frappa du haut des remparts de la place forte, les détonations faisant trembler le sol lorsque les Corpuscarii de la congrégation lancèrent leurs éclairs bénis. Pourtant, chaque bête qui tombait ne

laissait au manipule qu’une microseconde pour agir. Gostonblyte entonna le Chant de Technopurge - une bioforme bondit sur Xi-Lomax, le faisant violemment reculer, mais le cantique donnait de la force au Datasmith. Des javelots d’énergie tombèrent du ciel, et l’un d’eux grilla la bête qui s’agrippait à lui. L’image persistante de l’éclair emplit sa vue de la lumière de l’Omnimessie.

Ses sous-routines de vision rétablies, il remarqua une voie dégagée vers les reliques. Une formule binharique et ses robots érigèrent des murs de feu qui endiguèrent les Xenos. Il courut et tomba sur les reliques éraflées par l’acide. Ses mécadendrites se mirent à l’ouvrage. Il y eut un grondement sous la surface, et une horreur serpentiforme haute comme un clocher jaillit du sol en crachant des décharges de bioétectricité.

La queue tranchante de la bête frappa à hauteur de tête. Une alarme résonna, quand le dernier robot du manipule encore debout s’interposa. Sa moitié supérieure glissa dans la poussière dans une pluie d’étincelles. La bête cabra en ouvrant sa gueule crépitante assez grand pour ne faire qu’une bouchée de Xi-Lomax. Un groupe de Fulgurites sorti de nulle part le dépassa en courant. L’un d’eux prit appui sur les jambes du robot pour abattre son Bâton Électroclaste sur la mâchoire de la créature. Des dents volèrent et leur bioénergie fut capturée par les condensateurs du bâton. La bête convulsa, terrassant les Fulgurites dans sa rage, mais leur sacrifice avait ménagé suffisamment de temps pour Xi-Lornax.


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Le manipule robotique enregistrée sous le nom de Poings de l’Omnimessie émergea de sa tombe de cendre. Les armes de carapace crachèrent du phosphore sur la bête serpentine, dont la fureur renversa Rho-Ghox. Les bons soins du Magos Gostonblyte avaient ressuscité les robots de Xi-Lomax, qui formaient un cercle d’acier qu’aucune Gaunt ne pouvait franchir. Le monstre-serpent se fendit mais un des Poings saisit sa gueule béante entre ses Gantelets Énergétiques. Cette fois, Xi-Lomax dirigeait le cantique. Gostonblyte se joignit à lui tout en coupant la queue de la bête avec sa hache. Un halo de code binharique ceignit le sommet du crâne métallique du robot. Il se contracta avec un grincement de servomoteurs, et déchira la tête du monstre xenos dans une pluie d’ichor jaune.

Inexorables, les Poings de l’Omnimessie traversèrent des hordes de terreurs à membres faucheurs, dégageant la voie du retour vers la place forte tels des Catachans se taillant un chemin dans la jungle. Les créatures xenos, privé de leur champion serpentiforme, tombaient devant eux en stridulant de désarroi.

« Loué soit l’Omnimessie, » cria Xi-Lomax. « Nous les avons brisés, Maître. Tyran peut encore être sauvé ! »


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Au son de leurs chants binhariques grésillants, les Technoprêtres de l’Adeptus Mechanicus envoient leurs armées d’horreurs cybernétiques à la conquête de la galaxie en l’honneur du Dieu-Machine. Tous ces disciples sont un mélange d’homme et de machine, les dévots d’une religion antique qui pille l’univers au nom de la raison et de la logique. Qu’il s’agisse d’immenses Chevaliers ou de légions de Skitarii, tous ces combattants cherchent à accomplir la volonté de l’Omnimessie. Utilisant des armes à la technologie avancée et pilotant des machines de destruction divines, les guerriers de l’Adeptus Mechanicus viennent illuminer la galaxie avec des flammes de la destruction, et rien ne les arrêtera.

  • Cantiques de l’Omnimessie : Les disciples de l’Omnimessie entonnent des bénédictions guerrières élaborées, qui sont autant des sous-routines d’optimisation que des prières à leur divinité omnisciente.
  • Éclaireurs des Dunes : Grâce à leurs augmétiques increvables, certains Skitarii peuvent négocier les terrains les plus hostiles à une vitesse surhumaine.
  • Dogmes de Monde-Forge : Il existe de nombreux Mondes-Forges disséminés à travers la galaxie. Il n’est donc guère surprenant qu’au cours des millénaires, certains aient développé leurs propres caractéristiques, leurs tactiques de combat, leurs spécialisations et leurs technologies. Leur savoir est précieux, c’est pourquoi ils le conservent jalousement, à l’abri des regards indiscrets et même des autres Mondes-Forges.
  • Mars : Gloire à l’Omnimessie : Au sein du Culte Mechanicus, Mars est le plus vénérable de Mondes-Forges. Les faveurs du Dieu-Machine sont patentes dans l’efficacité des psaumes grésillants de ses serviteurs les plus dévots.
  • Graia : Refus d’Abdiquer : Une ténacité dure comme l’acier et le refus obstiné de battre en retraite caractérisent les serviteurs de Graia. Ces qualités sont profondément ancrées chez tous ceux qui portent le symbole de ce Monde-Forge.
  • Metalica : Progression Implacable : Les habitants du Monde-Forge Metalica cherchent à annihiler leurs adversaires et à réorganiser la galaxie selon leurs propres idéaux, et ils ne laisseront personne se mettre en travers de leur chemin.
  • Lucius : Bénédiction Solaire : Lucius est renommé pour ses artisans et son minerai solaire unique. Ceux qui portent les armures fabriquées avec ce métal se considèrent protégés par la foi en l’Omnimessie.
  • Agripinaa : Défenseurs Acharnés : Endurcies par des combats constants contre les horreurs jaillies de l’Œil de la Terreur, les troupes du Monde-Forge Agripinaa ont appris à se défendre envers et contre tout.
  • Stygies VIII : Protocoles Brumeux : Lorsque les armées de Stygies VIII s’en vont en guerre, elles le font à l’abri de projecteurs de champs de brouillage. Que les Technoprêtres de ce Monde-Forge affirment ne pas détenir une telle technologie ne fait que les rendre plus suspicieux aux yeux de leurs homologues.
  • Ryza : Pinces et Rouages Écarlates : Les Technoprêtres de Ryza mettent en avant des doctrines de combat agressives et des protocoles d’entraînement rigoureux pour expliquer les prouesses au corps à corps de leurs troupes. Les observateurs sceptiques se demandent toutefois ce qui explique l’enthousiasme dont elles font preuve lors de ces bains de sang…


Les Technoprêtres du Culte Mechanicus dirigent d’étranges armées d’horreurs cybernétiques. Chaque membre de leur prêtrise emploie des technologies qui dépassent l’imagination des mortels, et chacun de leurs guerriers a été remodelé en une machine bionique d’extermination. Tous les Disciples du Dieu-Machine sont irrévocablement soumis à une ancienne religion qui confine à la folie. Le Culte Mechanicus pille les secrets de la galaxie au nom de la raison, faisant peu de cas du fait que les dégâts qu’il provoque n’apportent pas l’illumination, mais la destruction totale.

L'Adeptus Mechanicus[modifier]

« La connaissance est le pouvoir, et le pouvoir est dangereux. »
- Anonyme.
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Pour la Gloire de l’Omnimessie !
Au 41e Millénaire, on dit que le puissant Imperium de l’Humanité s’étend sur un million de mondes. Les vastes flottes et les armées de l’Empereur-Dieu composés de plusieurs milliards d’hommes mènent une guerre incessante contre les Xenos, les traîtres et les hérétiques, des Étoiles du Halo jusqu’au noyau galactique. L’Imperium lui-même est une autorité sinistre et intransigeante où toute forme d’autonomie constitue un grand privilège. Au sein de l’Administratum de l’Adeptus Terra, des départements existent pour superviser, surveiller et contrôler les innombrables âmes du domaine impérial. Cent siècles de guerres civiles, d’hérésies, de pogroms et de coups d’État ont créé une bureaucratie très attentive face aux dangers de donner trop d’indépendance à ses citoyens, qu’il s’agisse de gouverneurs planétaires ou de simples serfs.

Cependant, il existe une organisation dans l’Imperium qui se distingue et qui est pratiquement indépendante des Adeptes de Terra. Les agents en robe rouge de cette organisation apparaissent sur tous les mondes impériaux et à bord de tous ses navires. Elle possède des mondes entiers placés sous sa seule autorité, contrôle pratiquement toutes les installations nécessaires pour que l’Imperium puisse mener la guerre, tout en conservant une autonomie et un pouvoir sans précédent. Cette organisation, c’est l’Adeptus Mechanicus et elle a une histoire aussi longue et tumultueuse que celle de l’Imperium.

À une époque où tant de connaissances furent perdues, c’est l’Adeptus Mechanicus qui fournit l’expertise technique à l’Imperium. Les Technoprêtres fabriquent et entretiennent une myriade de matériels essentiels, des plus puissants réacteurs à plasma aux plus humbles vox, en passant même par le Trône d'Or. Les Technoprêtres sont ceux qui préservent les connaissances des âges passés et explorent de nouvelles sciences pour l’avenir. Par décret impérial, chaque nouvelle découverte faite appartient aux Technoprêtres, que ce soit un coffre-fort récupéré ou un vaisseau spatial retrouvé.[1]

Le Culte de la Machine[modifier]

L’autorité de l’Adeptus Mechanicus en matière technologique est incontestable. Le simple citoyen impérial considérerait comme un sacrilège d’utiliser intentionnellement une machine à mauvais escient, et estime que s’écarter des rites spécifiques d’entretien mène à un désaccord avec l’esprit colérique d’une machine. Les Technaugures de l’Adeptus Mechanicus sont présents dans toutes les flottes et dans toutes les forces expéditionnaires, tandis que les Technoprêtres s’occupent des machines essentielles de l’Imperium sur tous les mondes et sur tous les vaisseaux. Les Mondes-Forge sont devenus des centres essentiels de fabrication et de commerce pour des secteurs entiers de l’espace. Les légions de machines de guerre de l’Adeptus Mechanicus sont pleinement entretenues et engagées dans le châtiment des ennemis de l’Humanité. Même le puissant Adeptus Astartes envoie les siens sur Mars pour apprendre les secrets de la Machine et former des Techmarines. Sans l’Adeptus Mechanicus, l’Imperium s’effondrerait sans aucun doute.

Peut-être à cause de cette importance même, une partie de l’autonomie de l’Adeptus Mechanicus s’éroda progressivement au cours des millénaires. Les événements de l’Hérésie d’Horus et les convulsions subséquentes dans l’Imperium ont rendu les Mondes-Forges sujets à un examen inquisitorial à un niveau inimaginable depuis les premiers jours du Traité d’Olympus. La peur des accusations d’hérésie a limité l’échange en toute sécurité des idées. La vraie connaissance fut progressivement remplacée par l’apprentissage par cœur et la compréhension par le dogme.

Dans les lieux cachés, loin des rigueurs du Mechanicum, certains estiment que l’hérésie la plus importante du Culte de la Machine est de considérer que seule la technologie la plus ancienne mérite d’être étudiée et utilisée. Les Technoprêtres continuent d’analyser, de cataloguer et d’examiner chaque fragment qu’ils trouvent, mais dans les rares cas où ils découvrent un exemple d’innovation, cela est souvent dangereux pour leurs opérateurs. Le Culte Mechanicus traite toute forme d’innovation avec un scepticisme suprême, et certains affirment que la connaissance de la machine a été supplantée par la simple adoration de sa fonction. En conséquence, à l’exception de quelques individus notables, il y a peu de Technoprêtres au 41e Millénaire qui peuvent approcher le génie technique de leurs anciens prédécesseurs. À chaque siècle, un peu plus de savoir technologique accumulé par l’Humanité dépasse la compréhension et devient un mythe et une légende.[2]

L'Essor du Mechanicum[modifier]

« Un homme peut mourir et pourtant survivre si son œuvre entre dans l’histoire. Le temps est porté par un courant d’actes oubliés. Les événements majeurs sont le fruit d’une unique pensée féconde. Tous les hommes doivent remercier les progenitors oubliés du passé, afin que nous puissions survivre au présent et que nos successeurs poursuivent notre œuvre. »
- Le Passage des Éons, Garba Mojaro, Prefectus de l’Adeptus Mechanicus.
Et de l’Ère des Luttes émergea sur Mars les Technoprêtres, disciples du Culte Mechanicus et serviteurs du Dieu-Machine.
Mars fut colonisé peu après que l’Humanité quitte Terra, et bien avant qu’elle ne se disperse à travers la galaxie. Lors de ce qui est désormais connu comme l’Âge de la Technologie, Mars fut terraformée. L’atmosphère artificielle changea un monde stérile en une ruche dédiée à l’industrie et au voyage spatial. Mars et Terra travaillèrent de concert pendant des millénaires pour envoyer flotte après flotte dans les ténèbres du vide, bâtissant des centaines de milliers de colonies. Puis les tempêtes Warp survinrent.

L’Ère des Luttes fut une époque de ténèbres et d’isolement. L’invasion de créatures du Warp laissa des mondes entiers asservis ou ravagés. Quand l’Humanité survivait, c’était en proie à la régression et la superstition. Mars fut victime de la guerre civile, des factions rivales luttant pour la suprématie au cœur de ce désastre. Il ne reste aucune source fiable sur ce qui se passa exactement, mais les secrets de l’atmosphère artificielle furent perdus, et les explosions nucléaires ravagèrent le monde. Mars redevint une terre désolée impropre à la vie. La surface de la planète devenue torique, une nouvelle culture se développa au cœur d’usines souterraines.

Les seuls survivants furent ceux capables de restaurer les générateurs d’oxygène et d’apprendre à se protéger des tempêtes de radiation qui balayaient Mars. Il s’agissait des Techoprêtres, les détenteurs du savoir nécessaire au bon fonctionnement des machines. Les générations se succédèrent et évoluèrent au point où elles ne comprenaient plus cette technologie. À la place, elles la vénéraient. Une quête des artefacts débuta et les Techoprêtres s’aventurèrent à la surface à la recherche de la science nécessaire à leur utilisation. Ainsi naquit le Culte Mechanicus, un nouvel ordre religieux convaincu que le savoir était la manifestation suprême de la nature divine, et que les créatures et artefacts incarnant ce savoir en devenaient saints. Menés par les Techoprêtres, les adeptes de cette religion se dédièrent à la divine trinité du Dieu-Machine, de l’Omnimessie et de la Force Motrice qui, selon leur dogme, était la source de toute force et de toute vie dans la galaxie.

Un fragment après l’autre, Mars fut rebâtie, et parmi les immenses usines et forges s’élevèrent les premiers temples dédiés au Dieu-Machine. Quand les tempêtes Warp faiblirent, les Techoprêtres lancèrent des missions sur Terra et au-delà. S’emparant ce qu’ils estimaient être leur dû, ils ramenaient sur la planète rouge des objets pour les étudier, les démonter voire les répliquer. Bien plus tard, lorsque l’Empereur S’éleva et unifia Terra, Il alla à la rencontre des prêtres régents de Mars et offrit un pacte alliant les deux planètes. De nombreux Techoprêtres virent en l’Empereur rien de moins qu’une manifestation de l’Omnimessie, car nul mortel ne possédait l’étendue de Son savoir. De cet accord de servir aux côtés de l’Empereur naquit le Mechanicum. Armement et vaisseaux furent échangés contre technologie et Navigators, permettant de poursuivre leur Quête du Savoir plus loin dans l’espace. Lorsque l’Empereur mena ses Légions de Space Marines durant la Grande Croisade, les armées du Culte Mechanicus marchèrent à leurs côtés, et quand l’Imperium croissait, il en allait de même pour le Mechanicum qui s’appropria de nombreuses planètes pour en faire des Mondes-Forges semblables à Mars. Cette relation se perpétue aujourd’hui. Ainsi, chaque arme utilisée par l’Humanité provient d’un Monde-Forge du Mechanicum.

Les objectifs de l’Adeptus Mechanicus ont cependant légèrement changé depuis la conclusion de cette alliance avec l’Imperium, qui l’amène à se battre aux côtés de l’Astra Militarum, de l’Adeptus Astartes ou toute autre faction impériale, mais les guerriers de l’Omnimessie ont aussi leurs propres obligations. Si les armées de l’Adeptus Mechanicus sont souvent mobilisées pour défendre leurs Mondes-Forges, elles ne sont pas que des cerbères. Les Techoprêtres parcourent toujours les étoiles, traquant données encore inconnues, phénomènes non répertoriés, mondes abandonnés à l’Empyrée, archéotechnologies oubliées ou formes de vie inconnues dans leur Quête du Savoir. Forts de ressources militaires exceptionnelles, leurs méthodes d’acquisition se font plus audacieuses.

L'Ère des Luttes[modifier]

Si l’on peut affirmer que les archives de notre époque sont fragmentaires, celles de l’Ère des Luttes ne sont que de la poussière. Du peu que l’on sait, nous savons que deux événements catastrophiques se sont produits. Tout d’abord, l’émergence de Psykers incontrôlés a déchaîné les fléaux des entités vivants dans le Warp et provoquée des possessions démoniaques sur de nombreux mondes. Seules les planètes où le contrôle et la persécution rigoureuse des Psykers étaient exercés échappèrent à la catastrophe. Deuxièmement, les grandes tempêtes Warp ont englouti la galaxie de cette période et ont rendu le voyage interstellaire pratiquement impossible. Le premier vaste empire de l’Humanité s’est effondré presque du jour au lendemain et des mondes isolés ont rapidement régressé sur le plan technologique. Ressentant la faiblesse de l’Humanité, les extraterrestres envahirent et asservirent un grand nombre d’enclaves survivantes, alors même que des Démons du Warp engendrés par la guerre en revendiquèrent d’autres.

Même Mars et la Terre furent assiégés et se battirent pour la possession des quelques ressources restantes dans le système Sol. Cependant, la famine dévasta rapidement les vastes populations des deux mondes, et les survivants affaiblis régressèrent à une simple forme de techno-barbarie, les seigneurs de la guerre se disputant la domination de leurs propres territoires. Il semble que sur Mars, les technologies qui avaient permis sa colonisation furent oubliées ou perdues, et la planète entière était au bord de l’extinction alors que sa terraformation était en panne. Comme le racontent les Technoprêtres, en cette heure sombre, un nouveau credo apparu parmi les Martiens. C’était un credo pour la survie basé sur un dévouement désintéressé pour un but plus élevé, et il lia les derniers vrais hommes contre l’anarchie qui les assaillait. La science devint leur religion et le culte du Dieu-Machine émergea pour être leur lumière contre les ténèbres envahissantes.[3]

L'Avènement du Dieu-Machine[modifier]

On dit que les premiers dévots du Dieu-Machine prirent de terribles risques pour rechercher des fragments de technologie de leurs villes dévastées. Les Technoprêtres se souviennent que leurs ancêtres utilisaient ce qu’ils apprirent pour créer des enclaves protégées afin de les abriter contre les tempêtes. Les uns après les autres, ils entreprirent de remettre sur pied les recycleurs d’oxygène, les systèmes d’eaux et les transformateurs alimentaires nécessaires pour subvenir à long terme sur une Mars de plus en plus hostile.

Les enclaves avaient à peine assez d’espace pour contenir les dévots du Dieu-Machine, et aucunement pour les incroyants. On peut imaginer que les mutants et les maraudeurs ont fréquemment assailli les abris construits à la hâte, et peut-être que certaines parmi les premières édifications furent anéantis, mais après chaque revers, les adeptes du Dieu-Machine apprirent de leurs erreurs et reconstruisirent. Le Culte du Dieu-Machine exigeait à ses disciples un dévouement et un sens du sacrifice absolu, car à ses yeux, une machine fonctionnelle était devenue plus précieuse que la vie de nombreux hommes.

Dès les premiers enregistrements, il semble que le Clergé de Mars ait gagné en force et en confiance, et que les enclaves dispersées ont commencé à s’unir et à partager leurs connaissances. Chaque base de données partielles ou document détruit fut soigneusement préservé et ajouté à sa base de connaissances. Chaque machine dégradée fut examinée, cataloguée et collectée. Pour les dévots du Dieu-Machine, leur survie à travers les temps sombres n’était rien moins que miraculeuse, un événement divinement inspiré par le Dieu de la Machine, Deus Ex Mechanicus. Les savants ayant la plus grande compréhension de la technologie se considéraient comme des Technoprêtres, des prophètes capables d’interpréter la volonté du Dieu-Machine à travers le bruit des Cogitators et le gémissement des compresseurs. La récompense de leur dévouement était manifeste pour tous : ils pouvaient communiquer avec les esprits de la machine présents dans chaque mécanisme et les persuader de faire leur office.

Le Culte du Dieu-Machine adopta le nom de "Mechanicum", les disciples du Dieu-Machine. Au fur et à mesure que leur philosophie se développait, les Technoprêtres se sont rendu compte que la connaissance elle-même était l’expression la plus pure du divin. Cela signifiait que tout objet ou être qui était un réceptacle de connaissances devenait en quelque sorte saint. Une pile de données ou une machine intelligente qui contenait la connaissance des temps anciens n’était pas moins divine qu’un homme de chair et de sang. En effet, ils commencèrent à voir les hommes comme des machines organiques sujettes à de nombreuses défaillances, leur seule vraie valeur résidant dans la connaissance accumulée grâce à la performance de leur intellect. Les Technoprêtres se sont efforcés de surmonter les faiblesses de la chair et de se rapprocher des machines ; logique et impartial, sans trouble, ni passion, ni émotion. Le remplacement et l’augmentation bioniques sont devenus de plus en plus courants, car ils cherchaient à imiter la machine.

Au fil des générations, le Mechanicum entrepris à reconstruire Mars en quelque chose de très différent de ce que la planète avait autrefois été. Les grandes structures d’acier et de verre qui y furent érigé n’ont pas été construites pour loger des hommes, mais des machines. Les manufactures et les forges qui furent rallumées ont été consacrées à la création de moteurs et de dispositifs qui ne serviraient pas le Mechanicum, mais seraient servis par ce dernier. Le chant de la machine se fit entendre dans les salles des machines ressemblant à des cathédrales, alors que de plus en plus d’informations étaient déposées sur les autels de la connaissance.

Ce fut durant cette période, alors que la Terre était encore en proie à des conflits, que les Technoprêtres commencèrent à s’intéresser à l’extérieur. Ils regardèrent au-delà des limites du système solaire car leurs archives leur apprirent que les hommes avaient colonisé les étoiles. Les tempêtes Warp encerclaient toujours le système Sol, mais grâce à l’étude et à l’observation, les Technoprêtres se rendirent compte que les tempêtes montaient et diminuaient périodiquement. Ils en conclurent que pendant les brèves accalmies, il serait possible d’envoyer des vaisseaux à travers le Warp et explorer la galaxie une fois de plus.

Le Schisme de Mars durant l’Hérésie d’Horus ravagea le Mechanicum et la Planète Rouge.
Il a fallu des siècles supplémentaires pour que le Mechanicum reconstruise les chantiers navals orbitaux de Mars, et des siècles en plus pour construire la première flotte d’Explorator, mais la tâche a été poursuivie avec zèle. Par la suite, les flottes expéditionnaires quittèrent Mars à chaque fois que les conditions le permettaient. Les expéditions furent envoyées vers tous les mondes que les Technoprêtres identifièrent grâce à leurs archives comme ayant été colonisés dans le passé. Certaines flottes disparurent sans laisser de traces, tandis que d’autres furent détournées par les tempêtes Warp qui faisaient rage, mais une partie d’entre elles arrivèrent finalement à destination. De nouveaux Mondes-Forges furent établis, chacun étant une reproduction de Mars et de ses temples dédiés au Dieu-Machine. Jusqu’à la Grande Croisade, le contact avec les expéditions était si sporadique que seule une fraction de technologie redécouverte était retourné sur Mars. Néanmoins, les Technoprêtres ont persisté dans cette mission sacrée, s’assurant dans leur foi que la poursuite de la connaissance justifiait des sacrifices.[4]
  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : le Dieu-Machine

La Venue de l'Omnimessie[modifier]

Sur Terra, un nouveau dirigeant avait émergé, unissant la planète pour la première fois depuis des siècles. Connu seulement sous le nom d’Empereur, Il semblait vouloir établir une alliance avec Mars, et le débat fit rage parmi les Technoprêtres sur la façon de recevoir cet être. Pour beaucoup, l’étendue du savoir que l’Empereur avait démontrée lors de Sa conquête de la Terre était une preuve suffisante qu’Il était le représentant terrestre du Dieu-Machine, une fusion parfaite de la chair mortelle et de l’intellect divin qu’ils appelaient l’Omnimessie. Certains membres du Mechanicum refusèrent de reconnaître l’Empereur comme l’Omnimessie, et un schisme menaçait l’unité de Mars. Une petite rébellion de la part de Technoprêtres de haut rang reçu peu de soutien et fut rapidement abandonnée. Les conflits continuaient à faire rage dans les manufactures lorsque le Fabricator Général et l’Empereur signèrent le Traité d’Olympus qui fit naître une alliance entre les deux empires et garantie la souveraineté de chacun. Aux termes du traité, le Mechanicum s’engagea à fournir les armes, les vaisseaux et les machines de guerre nécessaires à la Grande Croisade et à la défense de l’Imperium en pleine expansion. En échange, ils exigèrent que les forces de l’Empereur leur remettent toutes les technologies qu’elles découvriraient.[5]

La Grandes Croisade et l'Hérésie d'Horus[modifier]

Malgré le Traité d’Olympus et la rébellion écrasée, il y en avait encore beaucoup au sein du Mechanicum qui n’acceptaient pas vraiment la divinité de l’Empereur. Au fur et à mesure que les tempêtes Warp se calmèrent et que la Grande Croisade traversa la galaxie pour réunifier l’Humanité sous une seule loi, elle découvrit des Mondes-Forges établis par les flottes d’Explorator et les a réintégrées dans le cercle élargi du pouvoir du Mechanicum. À l’occasion, les philosophies extrêmement divergentes développées par les Mondes-Forge provoquèrent de nouveaux schismes au sein du Mechanicum et conduisirent à de nouvelles rébellions mineures. Les exigences imposées par le Mechanicum devinrent de plus en plus élevées et le mécontentement monta alors que la Grande Croisade poussait toujours plus loin, mais l’Empereur persistait dans Son alliance en attendant que toute l’Humanité soit libérée de l’influence du Démon et du Xenos.

Pendant ce temps, d’autres forces obscures se développaient. Horus, le Maître de Guerre de l’Empereur, commença à établir des plans contre son maître et sollicita les soutiens de tous les côtés pour déclencher sa traîtrise. Une grande partie du Mechanicum se rangea du côté des traîtres dans le conflit qui s’ensuivit à l’échelle de la galaxie et connu sous le nom d’Hérésie d'Horus, et Mars fut une fois de plus accablée par les feux nucléaires et les armes titanesques alors que le Mechanicum se retournait contre lui-même.

L’Hérésie d’Horus et les purges qui s’en suivirent ont incommensurablement rétabli le Mechanicum. Des archives entières de connaissances accumulées brûlèrent, des piles de données inestimables furent perdus et des installations gigantesques avaient été ravagées lors des combats. C’est une blessure terrible qui n’a pas encore cicatrisée au cours des millénaires, alors que l’Adeptus Mechanicus peine encore à récupérer nombre de ces réalisations inestimables et perdues du glorieux passé .[6]

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Disciples du Dieu-Machine[modifier]

« Entonne le chant du Dieu-Machine. »
« Nul ne résistera à notre marche. »
« Que l’impitoyable logique du Dieu-Machine t’investisse. »
« Nul ne résistera à notre marche. »
« Loué et glorifié soit le Dieu-Machine. »
« Nul ne résistera à notre marche. »
- Traduction du chœur binaire de la Litanie de Louanges.
Organisation de l’Adeptus Mechanicus.
(Cliquez pour agrandir)

L’Adeptus Mechanicus est le gardien et l’artisan des technologies de l’Imperium de l’Humanité. Ce rôle exclusif est jalousement entretenu par ses armées, machines de guerre et Titans. Disposant de l’armement le plus ésotérique de l’Imperium, l’Adeptus Mechanicus n’hésitera jamais à déchaîner son impitoyable puissance.

La vue d’une armée de l’Adeptus Mechanicus marchant à la guerre est à la fois terrifiante et grandiose. Des soldats, fusion écœurante de machine et d’homme marchent à l’unisson. Derrière eux piétinent des automates dépourvus d’âme, golems de métal d’un autre âge. Des véhicules se déplacent en soutien, certains oscillant sur leurs jambes mécaniques, d’autres grinçant sur leurs chenilles. D’énormes marcheurs les surplombent, chaque Chevaliers semblant incarner le summum de la machine de guerre - avant d’être ridiculisé en taille par les Titans, monstres de guerre capables de raser d’une main non seulement des armées, mais aussi des cités ou des nations. Plus qu’un organe vital à l’Humanité, l’Adeptus Mechanicus est une entité autonome, plus ancienne même que l’Imperium qu’elle sert.

Les Légions Skitarii[modifier]

Les Skitarii sont le cœur bionique de l’Adeptus Mechanicus, les fantassins du Dieu-Machine. S’ils sont techniquement humains, ils ont été mutilés avant de recevoir d’importantes améliorations mécaniques. Des implants neuraux rendent les Skitarii entièrement dévoués à leurs maîtres Techoprêtres, connectés par des flux invisibles d’informations. Tandis qu’ils mettent impitoyablement leurs adversaires en pièces, les Skitarii enregistrent la moindre bribe de données pour une analyse ultérieure par les Techoprêtres. Lorsque les Skitarii transmettent les capacités ennemies, les Techoprêtres téléchargent de nouveaux programmes de combat. De cette manière, leurs soldats sont améliorés à distance, utilisés comme observateurs, lancés dans des assauts suicides, ou contrôlés entièrement. Pour le dévot absolu qu’est le Skitarii, cela relève de l’intrusion de l’esprit divin de l’Omnimessie. Pour les Techoprêtres, leurs serviteurs ne sont que des pantins mus par des impulsions programmées.

La Legio Cybernetica[modifier]

Les automates de la Legio Cybernetica comptent parmi les plus redoutables serviteurs du Dieu-Machine. D’imposants robots avancent en incinérant les rangs ennemis de leurs tirs de phosphore incandescent et en écrasant tout ce qui passe à portée de leurs Gantelets Énergétiques. Les Cybernetica Datasmiths suivent dans l’ombre de leur avancée, optimisant leur programmation pour mieux annihiler l’adversaire. Où que le combat porte ces reliques de l’Humanité, des hordes de fidèles marchent dans leur sillage. Parmi eux, les fameux Électro-Prêtres nimbés d’éclairs sacrés emboîtent le pas des saintes machines marchant à la guerre.

Questor Mechanicus[modifier]

Les Chevaliers Impériaux sont de massifs marcheurs parés pour la guerre, chacun conduit par un pilote. Un seul Chevalier peut faire basculer le cours d’une bataille, mais un régiment - aussi appelé une lance - peut balayer en une fois les flancs ennemis. En échange d’assistance technique et de protection, les Maisons de Chevaliers les plus proches de l’Adeptus Mechanicus envoient leurs suites pour honorer leur Monde-Forge bienfaiteur. Connus sous le nom de Chevaliers Questor Mechanicus, certains offrent aux Techoprêtres leurs services pour une bataille ou une campagne entière, alors que d’autres sont sous leur commandement permanent.

Aussi puissantes que soient ces factions, elles ne représentent pas la totalité de la puissance militaire de l’Adeptus Mechanicus. Ces troupes escorteront parfois les goliaths du Centurio Ordinatus ou les ingénieurs poliorcétiques de l’Auxilia Myrmidon, voire marcheront dans l’ombre des machines des Légions Titaniques.

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Le Culte Mechanicus[modifier]

« Ne pas respecter la coutume, c’est ne pas respecter la foi. »
- Extrait du Premier Livre de l’Endoctrinement.
« Que rien n’entrave votre Quête de Savoir. Que rien ne puisse ralentir la recherche et l’obtention de saintes technologies. Que nul ne se dresse entre vous et l’obtention du légitime dû de notre Dieu-Machine. »
- Thusdorius Knoch, Invictus Acquisitor.
Grâce au Culte Mechanicus, les machines de guerre de l’Imperium sont en mesure de combattre simultanément sur un million de planètes. Le nombre de fidèles de l’Omnimessie est incalculable, et sa maîtrise des machines se ressent dans toutes les forces armées de l’Humanité, aussi bien dans les garnisons reculées que dans les légions de machines divines.

Chaque arme utilisée par les armées régulières de l’Imperium est originaire d’un Monde-Forge de l’Adeptus Mechanicus. Ce n’est qu’avec l’assentiment de l’Omnimessie que des milliers d’escadrons de chars de l’Astra Militarum arpentent les champs de bataille, que les armadas de la Marine Impériale transportent des armées de croisade à travers les étoiles, et que les forces de frappe de l’Adeptus Astartes tombent depuis les cieux en semant la mort. Même l’Empereur ne doit sa survie qu’au savoir de l’Adeptus Mechanicus, car les Technoprêtres sont les seuls à connaître les secrets du Trône d’Or. Ils sont conscients de la place vitale qu’ils occupent au sein de l’Imperium, cependant ils se réservent le privilège de manier les armes les plus dévastatrices, d’étudier les mystères les plus insondables et de commettre les actes les plus atroces.

Plus qu’un organe vital qui ferait partie de l’empire galactique de l’Humanité, le Culte Mechanicus obéit à son propre credo, qui est plus ancien que l’Imperium lui-même. Au cours des âges où Mars fut coupée de Terra par des tempêtes surnaturelles, ses technocrates en vinrent à vénérer la technologie. En dépit des ravages de dix mille ans de guerre, leur foi inébranlable leur a permis de survivre. C’est elle qui assure la puissance des armées de l’Omnimessie, et qui leur instille une ferveur religieuse telle qu’elle crépite littéralement sur les corps des guerriers et des machines.

Le Culte Mechanicus est si secret que bien peu comprennent ses motivations réelles. Ses rites et ses traditions sont capitaux, et les Technoprêtres qui mènent les expéditions militaires commandent à des osts de Serviteurs, à des congrégations d’Électro-Prêtres et à d’innombrables machines de destruction, dont celles de la légendaire Legio Cybernetica. Il est dans leur pouvoir de déchaîner les troupes les plus étranges de l’Imperium, de faire appel à des alliances ancestrales et à des vassaux incroyablement puissants. Chaque Monde-Forge dispose de sa propre légion de Skitarii, une force militaire assez redoutable pour conquérir une planète, tandis que la puissance de feu magnifique des Centurio Ordinatus et de l’Ordo Reductor peut réduire en cendre n’importe quelle forteresse. Néanmoins, les plus terribles machines du Culte Mechanicus sont de loin les Titans du Collegia Titanica.

Procession de Fidèles[modifier]

Les processions guerrières du Culte Mechanicus sont hérissées d’armes vivantes, chacune avide de déchaîner sa fureur. Un tel rassemblement est un spectacle effrayant, car il est composé de cyborgs repoussants, et les cantiques qu’ils murmurent sans cesse jouent avec les nerfs de ceux qui les entendent.

Contempler une armée de Technoprêtres marchant à la guerre revient à partager la vision d’un prophète dément. Nonobstant les volutes d’encens et les anatomies grotesques de ces combattants, ces osts sont structurés d’une manière similaire sur tous les Mondes-Forges.

Le Technoprêtre Dominus qui commande chaque Culte Mechanicus fait généralement appel à une congrégation de Serviteurs pour le protéger. Même si ces pièces d’artillerie vivantes sont redoutables, elles peuvent être facilement remplacées et peuvent être rassemblées par milliers si nécessaire. Tous les Mondes-Forges fabriquent quotidiennement des dizaines de tels constructs guerriers, et les biohangars accueillent des milliers de Serviteurs Kataphron attendant un ordre en binaire pour s’éveiller. Leur survie est secondaire, si bien que les Technoprêtres les gaspillent de la même façon qu’un Space Marine vide rageusement un chargeur de Bolter.

On ne peut pas en dire autant des troupes de la Legio Cybernetica, car ces automates sont anciens et bénits par l’Omnimessie. Lorsque l’utilisation de ces machines est approuvée, elles sont généralement déployées en masse, et organisées en cohortes de quatre manipules. Quand ces reliques du passé de l’Humanité marchent à la guerre, elles attirent un grand nombre de fidèles, notablement les célèbres Électro-Prêtres. Ces hommes saints nimbés d’arcs électriques suivent les machines sacrées tels des mendiants ou des pèlerins traînant des pieds à la suite des reliques d’un saint de l’Ecclésiarchie. Ils commandent à la Force Motrice, le troisième aspect de La Trinité du Dieu Machine, et celle-ci accorde au croyant le pouvoir nécessaire pour châtier les infidèles. En temps de guerre, ces prêtres entonnent des chœurs à la gloire de l’Omnimessie.

Le génie des ancêtres du Culte Mechanicus était tel que leurs psaumes guerriers contenaient des chaînons de programmes en binaire ; ces sons codés sont capables d’améliorer l’efficacité des guerriers du Culte Mechanicus. Chaque Serviteur, robot et prêtre est doté d’un circuit électronique subcutané capable de réagir aux prières à l’Omnimessie. Les Technoprêtres attribuent ses effets à la foi qu’inspire le Dieu-Machine, en oubliant de préciser qu’un tel miracle n’est dû qu’a une technologie avancée. Cela leur permet d’affirmer que l’Omnimessie accorde à ses fidèles la force de vaincre, et ceux qui observent les transes électriques d’une procession du Culte Mechanicus peuvent s’estimer chanceux s’ils survivent à sa colère.

La Quête du Savoir[modifier]

Les Flottes d’Explorator de l’Adeptus Mechanicus recherchent dans toute la galaxie des secrets technologiques au nom de la Quête du Savoir.
L’Adeptus Mechanicus peut créer de fortes dissensions car ses membres ne sont guère respectueux d’autrui. Ils soutiennent une foi totalement étrangère aux fidèles du Credo Impérial, parlent une langue qui a peu de points communs avec le haut gothique ou avec n’importe quel dialecte planétaire et ont l’air étranges, même selon les standards culturels très hétérogènes de l’Imperium. Qui plus est, les dogmes de la foi des Technoprêtres tournent autour de la question de la communion et de la vénération de la machine, un concept que la plupart des partisans de l’Empereur-Dieu trouvent profondément troublant, voire aberrant.

La mission des adeptes de l’Omnimessie est la Quête du Savoir, la collecte de toutes les sagesses perdues pendant la lointaine Ère des Luttes. Les Technoprêtres savent que l’Humanité a oublié la plus grande partie des technologies, ils luttent donc en permanence pour entretenir les machines dont l’espèce humaine a besoin. Il s’agit pourtant d’un combat perdu d’avance puisque chaque avancée engendre de nouvelles superstitions, et que l’inexorable spirale descendante de la barbarie s’accélère, quoi que fassent les serviteurs du Dieu-Machine. Dans leur lutte pour endiguer cette décadence, les Technoprêtres se plongent dans des archives de technologies perdues depuis longtemps, exhument des dieux-machines surnaturels enfouis sous les décombres de champs de bataille oubliés et décryptent le code de la réalité elle-même. Nombreux sont ceux qui pensent, dans les rangs de l’Inquisition ou dans d’autres institutions, que l’Adeptus Mechanicus est en équilibre instable sur un fil entre le devoir et la damnation, et qu’une chute engendrait une menace aussi dangereuse que celle que représentent les Démons ou les Xenos.

Il existe d’innombrables cas de luttes entre Inquisiteurs et membres de l’Adeptus Mechanicus. À ce jour, ces conflits n’ont jamais dépassé le stade de petites, mais âpres, escarmouches et ont très rarement dégénéré en conflit ouvert entre des fractions significatives des deux organisations. En fait, l’Inquisition a autant besoin des services de l’Adeptus Mechanicus que n’importe quelle autre organisation, et elle se donne bien du mal pour éviter que les conflits personnels entre les Inquisiteurs et les Technoprêtres ne débordent pas. Malgré tout, les membres de l’Inquisition sont nombreux à ne pas supporter l’attitude de l’Adeptus Mechanicus, tandis que de nombreux Technoprêtres rechignent à traiter avec l’Inquisition.

Les Flottes d'Explorator[modifier]

La Quête du Savoir a longtemps menée les Technoprêtres dans les profondeurs hostiles du vide de l’espace, loin des zones cartographiées de la galaxie. Les flottes d’Explorator sont celles qui ont la très dangereuse tâche d’entrer dans des régions inexplorées pour les étudier et les cataloguer, en sécurisant des données ou des artefacts importants si nécessaire. L’espace sauvage recèle de nombreux secrets tels que des colonies perdues, des navires détruits, des ruines étranges et des dépôts de connaissances cachés. Les flottes d’Explorator passent souvent des siècles ininterrompus en dehors de leur Monde-Forge d’origine, travaillant méthodiquement dans un amas d’étoiles ou une nébuleuse. Seule la découverte de quelque chose de vraiment significatif ramène la flotte plus tôt. Le plus souvent, une flotte d’Explorator disparaît dans le noir de l’espace, seules des années de silence trahissant son sort et incitant à envoyer une autre flotte dans la même région des siècles plus tard.

Le vide profond recèle de nombreux dangers. Il y a des extraterrestres, des fugitifs et des renégats qui détruiraient une flotte d’Explorator à cause de la valeur technologique que son pillage apporterait. Il y a des colonies perdues qui ne désirent pas être redécouvertes, souhaitant peut-être vivre leur propre destinée et ne pas retourner dans le giron de l’Imperium, ou adorer des dieux païens qui les mèneraient sur les bûchers du Ministorum. Il existe des phénomènes naturels et non naturels inconnus qui peuvent détruire une flotte ou la bloquer pour une éternité.

Le nombre de vaisseaux envoyés par l’Adeptus Mechanicus dans de telles quêtes ne représente qu’une fraction de ceux en service dans l’Imperium, mais ils sont exceptionnellement bien protégés et bien armés. Le meilleur exemple est peut-être la quasi-légendaire Arche Mechanicus, une classe de vaisseaux possédant une grande puissance de feu, une plus grande portée et des défenses beaucoup plus évoluées que tout navire de guerre impérial opérant aujourd’hui. Tel est le pouvoir du Dieu-Machine et de ses serviteurs dans la sainte quête de la connaissance.[7]

Les Schémas de Construction Standardisés[modifier]

Un Schéma de Construction Standardisé est le plus grand trésor imaginable pour un Technoprêtre. Ce qu’il en fait après…
L’Humanité s’était dispersée dans les étoiles bien avant la naissance de l’Imperium. Il y a bien longtemps de cela, durant un âge d’or oublié, une quantité incalculable de mondes furent colonisés par l’homme et des douzaines de cultures différentes se développèrent dans les bras en spirale de la galaxie. Au sein de l’Imperium, cette première grande phase d’expansion est baptisée Moyen-Âge Technologique. On pense qu’elle a commencé doucement, avec des vaisseaux transportant plusieurs générations de colons successives à travers l’espace, à des vitesse subluminiques. Mais lorsque l’homme découvrit les secrets du Warp, le mouvement s’accéléra rapidement.

Des mondes furent terraformés par ces premières vagues de colonisateurs et leur œuvre subsiste plusieurs milliers d’années plus tard. Nombre des réalisations scientifiques de cette période n’existent plus de nos jours et la plupart des grandes créations des générations d’autrefois sont considérées comme irrémédiablement perdues durant l’Ère des Luttes. Les techno-adeptes et les auto-savants de l’Adeptus Mechanicus ne cessent de rechercher toute trace de savoir remontant à ce Moyen-Âge Technologique, car les appareils de l’époque témoignent d’une technicité de loin supérieure à tout ce qui fut fabriqué par la suite. Quelques rares artefacts sont parfois retrouvés, des objets qui ont survécu durant tous ces millénaires grâce à l’expertise et à la sagesse de leurs inventeurs. Il arrive parfois qu’un vaisseau prisonnier des courants du Warp depuis une éternité en soit expulsé dans l’univers matériel, rapportant avec lui un authentique trésor qui remonte à cette époque, à la portée de main du premier venu. Quelle que soit leur provenance, les agents du Mechanicus sont attirés par les artefacts technologiques comme les charognards par une carcasse abandonnée. Leurs flottes d’explorateurs parcourent en permanence les étoiles et restent à l’affût de la plus infime rumeur.

La technologie des Schémas de Construction Standardisés, ou SCS, représenta une découverte essentielle pour le développement de l’Imperium. Il semble que les technomanciens de jadis aient instauré un programme durable de fabrication automatisée afin de soutenir les colonies émergentes, mettant en œuvre de complexes systèmes qui pouvaient être adaptés aux conditions locales et à différents matériaux de base. On a retrouvé des gabarits pour les appareils les plus divers, depuis le gigantesque réacteur à plasma jusqu’aux engins à vapeur destinés aux besoins journaliers des colons. La plupart de ces plans remontant au Moyen-Âge Technologique ont cependant disparu. Par conséquent, le moindre schéma retrouvé constitue un incomparable trésor. Chaque nouvelle découverte est confisquée pour être enregistrée dans les archives de l’Adeptus Mechanicus. Le pouvoir réside dans le savoir au sein de l’Imperium et à bien des égards, les systèmes SCS représentent la plus grande somme de connaissances que l’homme est capable aujourd’hui de mettre en œuvre.

Apostat Omnissien[modifier]

L’Imperium consiste en deux grands empires divisés par une foi commune. Le Ministorum garde les âmes des individus sans nombre qui vénèrent l’Empereur en tant que Sauveur de l’Humanité tandis que l’Adeptus Mechanicus revendique les corps physiques d’une fraction de l’humanité plus réduite, au nom de son Omnimessie, sans véritablement s’intéresser aux âmes de ses fidèles. Bien que le Credo Mechanicus reconnaisse officiellement l’Empereur en tant qu’Omnimessie, les extrémistes des deux factions s’irritent facilement des croyances de l’autre. Nombre de fanatiques du Ministorum sont secrètement outrés qu’on laisse prospérer un empire à proprement parler hérétique au sein de l’Imperium.

Inspirés par leur zèle aveugle, certains prêtres fanatiques, quoique renégats, infiltrent les grands Mondes-Forges afin de sauver au nom de l’Empereur les âmes perdues de ces nids de monstres mécaniques. Ils créent des chapelles clandestines, des officines secrètes pour les prêtres et des temples cachés dans les recoins des gigantesques factoria. Ils y enseignent discrètement le Credo Impérial afin d’offrir un espoir à ceux qui ont peiné toute leur vie durant à l’ombre des rugissantes cheminées d’usines afin d’accomplir les mornes ordres de leurs maîtres cyborgs. De turbulents prêtres cherchent à déstabiliser les Mondes-Forges de l’intérieur en créant des cellules d’agents dormants, éduqués dès leur enfance à ne se prosterner que devant le « vrai » Empereur. On raconte qu’aucun homme ne saurait servir deux maîtres la fois et, en effet, les Technoprêtres qui manquent, ne serait-ce qu’un instant, de manifester leur dévotion, risquent leur vie car les Technomagi ont le droit d’exécuter ou de servitoriser quiconque renie son serment à l’Omnimessie. Ces pieux serviteurs de l’Empereur deviennent aussi rusés que retors et cultivent une parfaite connaissance des rituels de la Machine afin de pouvoir continuer à pratiquer leur foi en secret. De tels individus trou-blés sont fort rares, et recherchent souvent un répit dans la pression qu’exerce cette double vie secrète terriblement stressante et dangereuse en acceptant des missions solitaires vers des mondes éloignés, ou en se joignant à la suite d’un Inquisiteur renommé.

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La Planète Rouge[modifier]

« L’univers n’est pas un puzzle que vous pouvez assembler et démonter à loisir pour en percer les secrets. C’est une chose intangible qui change alors même que vous le contemplez. Un homme de pouvoir ne dissèque pas l’univers. Il n’en examine pas les éléments séparément, avec une précision scientifique. Un homme de pouvoir n’a qu’à observer l’univers pour le modifier. »
- Technomagos Gaelos.

Mars est la pierre angulaire sur laquelle s’est bâti l’empire de l’Adeptus Mechanicus. Après les avancées d’un glorieux âge technologique, Mars fut coupée de la Terre par des tempêtes Warp. Sous un ciel menaçant, elle se construisit seule, car en ces temps d’ignorance, la conquête de la galaxie par l’Humanité avait à peine débuté. Tandis que le peuple de Terra sombrait dans la barbarie, les colons de Mars, une confrérie vénérant la technologie appelée le Mechanicum, prospérèrent en terraformant lentement la Planète Rouge. Mars devint habitable pour un temps. Toutefois, au fil des millénaires, elle régressa en désolation stérile tandis que le Mechanicum recouvrait sa surface d’une industrie débridée.

Les deux civilisations ne furent réunies qu’en M30 par l’arrivée de l’Empereur, que le Mechanicum acclama comme l’Omnimessie de la prophétie en raison de Sa compréhension sans précédent de l’univers. C’est ainsi que les deux grandes sociétés furent reliées à jamais. Les légions des Skitarii portent toujours les symboles sacrés de Mars et obéissent à sa structure militaire depuis ce jour.

Mars[modifier]

À l’époque actuelle, Mars est devenue le centre névralgique de l’Adeptus Mechanicus. Ses Ruches-usines produisent la majeure partie de l’équipement le plus sophistiqué utilisé dans l’Imperium. Les vaisseaux spatiaux et autres constructions spécialisées sont fabriqués dans les usines orbitales qui tournent au niveau de l’équateur. Les vaisseaux de la Flotte de Guerre Solar sont basés sur ces énormes quais flottants et d’autres navires venant de tout l’Imperium visitent ce que l’on pense être les plus grandes fabrications humaines de la galaxie.

Les Ruches-usines martiennes figurent parmi les premières Ruches construites et sont partiellement en ruine. Certains districts sont bien entretenus et contiennent de nombreuses zones de nouvelle construction, alors que les secteurs qui ne sont plus utilisées sont simplement laissés à l’abandon.

Un voyage à travers les tunnels internes de Mars permettrait à un visiteur de voir les zones où poussent des tours en plastacier et en cristal, marquant de nouvelles constructions sur de vastes étendues de friches industrielles. Les tunnels relient de nouvelles colonnes de bâtiment éclatants possédant des réseaux en acier filés comme le gréement des voiliers, aux sombres zones plus anciennes où les pièges à condensation défaillants répandent leur contenu vaporeux et encerclent les garnitures de frein à disque dans un brouillard perpétuel. Les friches couvrent de vastes parties des villes, avec des déserts de dalles en plastacier pulvérisées et des poutres torsadées, une tour solitaire occasionnelle s’élevant vers le ciel martien rougeâtre.

Les croyances des Technoprêtres ont été transmises par leurs ancêtres sous la forme de piles de données et d’holo-parchemins lumineux, mais la connaissance des jours qui ont précédé leur ascension est fragmentaire et contradictoire. On dit qu’avant le début de l’histoire actuellement connue, il exista, il y a des millénaires, une époque faites de merveilles technologiques inégalées. Les archéo-historiens baptisèrent cette époque l’Âge de la Technologie qui a vue le début de la conquête des étoiles par l’homme. Mars aurait été la première planète à être terraformée durant cet âge d’or. La Planète Rouge était dotée d’une atmosphère et ses déserts arides furent rendus fertiles par la prouesse technologique époustouflante des hommes de cette époque. Cependant, comme le disent les Technoprêtres, l’agriculture n’a jamais été très importante sur Mars. Par contre, sa véritable richesse se trouvait sous la surface sous forme de gemmes, de minéraux et de minerais métalliques.

Des études sur les plus anciennes structures sur Mars montrent que les grandes villes se sont rapidement répandues à la surface de la planète faisant de Mars le premier Monde-Ruche de l’Humanité. Tout cela fut dévasté suite à la période d’effondrement à l’échelle de la galaxie connue sous le nom d’Ère des Luttes.[8]

Mars, la Planète Rouge.
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Organisation Stratégique de Mars.

Soldats du Dieu-Machine[modifier]

« Par la volonté de l’Omnimessie, nous marchons. Là où il nous envoie, nous allons. Nous devons croire et obéir. Réception de flux de données <chœur binaire grésillant> J’entends et j’obéis. Skoptec 11 autosanctifié accuse réception de la bénédiction. Flux de données reçu. Traduction des données codées sur signal <série de grincement mécanique ordonnés>. Traduction terminée. Impératif réussi. Omniscience binaire reçue. Allocation de la puissance maximale aux optiques sur signal <séries de cliquetis suivis d’un bourdonnement d’énergie> Engagé. Feu à volonté, j’entends et j’obéis. Béni soit l’Omnimessie »
- Skoptec 11, 2e Manipule, 3e Cohorte.

Collegia Titanica[modifier]

Âge of Sigmar ?! Envoyez les Titans !
L’organisation militaire la plus importante de l’Adeptus Mechanicus est probablement le Collegia Titanica, plus communément appelée les Légions Titaniques. La plupart des Mondes-Forges ont leur propre Légion, et les mondes particulièrement importants en ont souvent plusieurs. Une Légion Titanique est une force militaire à la puissance quasi indépassable dans la galaxie, capable de protéger ou de conquérir les mondes les plus sophistiqués. La simple rumeur de l’arrivée d’une Légion suffit à provoquer la retraite ou la capitulation de la plupart des ennemis. Ceux qui choisissent de se battre doivent être prêts à le faire à une échelle sans précédent. La raison en est simple - la puissance même des Titans. On raconte que lorsque l’Empereur arriva sur Mars, il découvrit que les Technoprêtres avaient créé d’immenses engins de guerre qu’ils appelaient Titans.

Les Titans étaient de grandes machines de combat de forme humanoïde, hérissées des armes les plus puissantes que les Technoprêtres pouvaient concevoir, des entités imposantes que le Culte Mechanicus considérait comme des avatars sacrés du Dieu-Machine. Sur les étendues arides de Mars, les Titans pouvaient traverser des crevasses et traverser sans effort des mers de poussière toxique qui auraient englouti de simples soldats. Les énormes moteurs de guerre étaient également blindés et alimentés par des réacteurs à plasma, ce qui leur permettaient de fonctionner sans interruption pendant des années avec un entretien limité. Lorsque la Grande Croisade partit de Terra, les Légions Titaniques de Mars étaient présentes et prouvèrent mille fois leur valeur dans les batailles qui suivirent.

Pendant l’Hérésie d’Horus, le Collegia Titanica se divisa entre traîtres et loyalistes brisant la Légion en deux. Les Titans combattirent dans les deux camps pendant le siège du Palais Impérial. Certains, comme la Legio Ignatum, se couvrirent de gloire, tandis que d’autres, dont la Legio Mortis, acquit une réputation de vile infamie qui reste dans les mémoires dix mille ans après. Les Légions Titaniques traîtresses se replièrent dans l’Œil de la Terreur lorsque Horus fut vaincu, et elles y furent transformées par le Warp en bêtes d’adamantium et d’acier démoniaques. De nombreuses Légions Titaniques loyalistes parmi les plus puissantes veillent en permanence sur l’Œil de la Terreur pour se prémunir contre le retour de leurs frères corrompus.[9]

Centurio Ordinatus[modifier]

Le Centurio Ordinatus est la branche de l’Adeptus Mechanicus responsable des énormes machines de siège appelées Ordinati. La plupart des Ordinati ont été construits pendant l’Hérésie d’Horus, lorsque le Mechanicum retourna ses technologies les plus odieuses contre lui-même lors du Schisme de Mars. Ils représentaient un niveau de sophistication inatteignable pour les générations futures. Après l’Hérésie, de nombreuses armes colossales furent perdues ou abandonnées, tandis que d’autres furent délibérément cachées dans des armureries secrètes ou des endroits éloignés. Le Centurio Ordinatus est responsable de la récupération et du fonctionnement de tous les Ordinati qui ont survécu. La redécouverte d’un Ordinatus déclenche souvent des guerres civiles locales en raison de l’incroyable pouvoir qu’il représente. Dans ces conditions, le Centurio Ordinatus a le devoir de sécuriser l’arme par tous les moyens nécessaires.

Chaque Ordinati est une arme de destruction unique, construite dans un but spécifique ou même pour une seule bataille. Les Ordinati sont baptisés du nom de la planète où ils ont été construits pour combattre, et conservent toujours ce nom même dans les rares cas où ils sont transportés d’un monde à un autre. Un exemple est l’Ordinatus Armageddon, qui a été construit pendant la Première Guerre d’Armageddon afin de détruire les Titans avec un seul tir hyper-puissant de son canon nova. Un autre est l’Ordinatus Mars, qui a été construit pendant l’Hérésie d’Horus pour niveler les murs de Jéricho Castellum avec le martèlement d’ondes sonores. Tous les Ordinati ne sont pas des armes gigantesques ; l’Ordinatus Priam a par exemple été conçu pour contourner les défenses en creusant des tunnels directement à travers la croûte de la planète.[10]

Les Skitarii[modifier]

Les Skitarii sont le cœur bionique des légions de l’Adeptus Mechanicus. Leurs cohortes infatigables défendent les Mondes-Forges de l’Imperium, annihilent les ennemis des Technoprêtres, et luttent en avant-garde de la Quête du Savoir. Tandis que la technocratie du Culte Mechanicus étend son emprise sur les étoiles, les Skitarii cybernétiques sont toujours en première ligne.

Sous leurs augmétiques de combat, les guerriers des Légions Skitarii sont techniquement humains, mais chacun d’eux a été mutilé puis ostensiblement reconstruits pour mieux servir la volonté de l’Omnimessie. Leurs améliorations assurent non seulement leur efficacité, mais également leur obéissance inconditionnelle. Des implants neuraux permettent aux cohortes de Skitarii de combattre avec une synchronisation parfaite, chaque manipule étant relié à ses maîtres via des flux invisibles d’informations. Comparer un manipule de Skitarii à un peloton de Gardes Impériaux revient à opposer un canon rotatif bien huilé à un simple marteau. Les Skitarii ne font pas qu’écraser leurs ennemis, ils les mettent en lambeaux sans merci, tout en enregistrant chaque bribe de donnée pour analyse ultérieure.

Les Skitarii.
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Tout comme les Skitarii transmettent les capacités martiales ennemies à leurs maîtres, les Technoprêtres téléchargent leurs programmes dans leurs serviteurs. Il est courant pour un superviseur Technoprêtre de diriger la bataille depuis l’orbite. Flottant dans une mer de données, chaque adepte envoie des ordres de combat via des data-câbles aux Skitarii en surface. De cette façon, leurs soldats peuvent être améliorés à distance, utilisés comme observateurs, forcés à des engagements suicides, ou contrôlés totalement.

Dévots à l’extrême, les Skitarii perçoivent ces incidents comme l’intrusion de l’esprit divin de l’Omnimessie, qui agit à travers eux pour l’amélioration de l’Imperium. Pour les Technoprêtres, leurs serviteurs ne sont que des marionnettes se mouvant par impulsions programmées.

Les Skitarii ne luttent pas seuls, car ils escortent les goliaths du Centurio Ordinatus au combat, et marchent même dans l’ombre des machines divines des Légions Titaniques. Ce sont les Skitarii qui appuient les robots de la Legio Cybernetica et qui servent de gardes du corps aux Technoprêtres assez braves pour arpenter le champ de bataille. Collectivement, ils ont combattu aux côtés de l’Astra Militarum, l’Adepta Sororitas, l’Adeptus Astartes, et même des Primarques légendaires. Au fil des millénaires, les Légions Skitarii ont lutté avec une discipline et un savoir-faire irréprochables, même lorsque des colosses Xenos ou des Démons ravageaient leurs rangs. Elles ont ainsi assimilé une quantité invraisemblable d’informations pour leurs maîtres. L’Adeptus Mechanicus n’efface rien, et son appétit de savoir est sans limite. Le devoir sacré d’une légion Skitarii de protéger son Monde-Forge n’est surclassé que par la quête de données tangibles, que leurs maîtres analyseront, ou archiveront sans les avoir consultées.

Les Skitarii cherchent à se rapprocher du Dieu-Machine en améliorant leurs corps avec du métal inviolable. Chaque nouvelle blessure est la chance de recevoir une révélation bionique. Leur fanatisme est tel qu’ils remplacent même les organes et les membres sains. Affronter une légion Skitarii revient à lutter contre des guerriers moins qu’humains, mais bien plus mortels.

Comme tout ce qui touche au Culte Mechanicus, la vérité sur la création des Skitarii est secrète. Certains sont élevés en cuve ou clonés, d’autres sont des criminels ayant subi un lavage de cerveau ou des soldats condamnés pour échec ou désertion. Quelle que soit leur origine, tous découvrent une foi fanatique en l’Omnimessie peu après leur intégration. C’est alors que la véritable transformation débute.

Les Skitarii ont tous la chair pâle et couverte des sutures d’implants cybernétiques. Des valves de céramique et des ports d’adamantium parsèment leurs muscles noueux et translucides. Même les cerveaux de ces guerriers sont de grotesques hybrides de matière grise et de neurocircuits. Les plus bénis passent un cap appelé Crux Mechanicus, lorsque leur corps est constitué de métal plus que de chair, ce sont les Skitarii Alpha. Certains atteignent le rang d’Alpha Primus, des superviseurs qui opèrent indépendamment pendant des années si nécessaire, aussi solides et fiables que le titane qui remplace leur chair.

Il serait vain de chercher une quelconque cohérence dans les améliorations des Skitarii. Un soldat du Mechanicus peut avoir un port de carte perforé dans le crâne et des soufflets de cuir en guise de poumons, alors que son cerveau abrite des biocircuits quantiques. Selon la rumeur, lorsqu’un de ces guerriers est abattu, on trouve des traces de tous les éléments connus de l’homme dans sa dépouille. Les Technoprêtres savent que ce n’est pas exagéré, car la dissection est un des sorts funestes que peut rencontrer un Skitarii afin de satisfaire la curiosité de son maître.

Grâce à leurs modifications profondes, les Skitarii peuvent exceller dans presque n’importe quel environnement. Chaque légion provient d’un Monde-Forge surindustrialisé ; les doses extrêmes de radiations ne sont rien pour ceux qui ont arpenté les désolations toxiques de Mars. Les Skitarii opèrent même dans les confins du Halo, ravagés par le temps. Ils ont laborieusement conquis des mondes à travers la galaxie, et nul péril ne saurait endiguer leur progression.

Cohortes de Guerre Skitarii[modifier]

Chaque Skitarius n’est qu’un rouage dans une machine qui s’étend à travers tout l’Imperium. Contrôlés par les impératifs neurosynchronisés de leurs maîtres, les Skitarii sont organisés en Cohortes de Guerre capables de surclasser n’importe quel ennemi. Elles œuvrent de concert, chaque pas ou pression sur la gâchette optimisé pour faire avancer la cause du Culte Mechanicus.

La mission des Skitarii est de dérober tout éveil à la galaxie pour y imposer l’ordre. Cependant, malgré l’objectivité et la logique proverbiale du Culte Mechanicus et leurs prothèses cybernétiques, les Technoprêtres sont encore influencés par des émotions et de désirs humains. Leurs Cohortes de Guerre sont aussi souvent envoyées à la guerre pour servir leurs intérêts que la cause de l’Omnimessie.

Les Skitarii eux-mêmes ne craignent ni les monstres ni les Démons, car seul compte le fait de servir l’Omnimessie, comme le soutiennent ses saints prophètes. Même dans la mort, ils offrent des données sacrées à leurs maîtres. En retour, ils reçoivent des sacrements doctrinaires chaque jour passé à combattre, et en sont reconnaissants. Chaque bataille est une chance de sentir la sainte Force Motrice entrer en eux, prendre possession de leurs synapses et engrammes et les contraindre à un état supérieur de conscience. Ceux qui ressentent le toucher de l’Omnimessie combattront comme des lions, en calibrant chaque tir et chaque coup pour tuer. Si ces individus rejoignent souvent le Grand Démiurge peu après, les survivants sont traités en saints dans leur cohorte. Même les fugues mentales lors desquelles ces êtres bénis adoptent des protocoles d’extermination en dehors des zones de guerre sont pardonnées, et les pertes ignorées.

Les premiers manipules qui traversèrent les déserts de Mars à pied étaient uniquement armés de fusils galvaniques. Ils escortaient leurs maîtres du nord au sud à travers une ceinture équatoriale infestée de Serviterus cannibales et de machines intelligentes rebelles. Au fil des siècles, ces escortes furent peaufinées pour devenir les Manipules de Bataille du 41e Millénaire. De nombreuses variantes ont été codifiées, des Manipules Automata de la Legio Cybernetica aux Auxilia Ordinatus pullulants, mais la formation combattante centrale demeure la Cohorte de Guerre.

Les Légions Skitarii d’un Monde-Forge sont divisées en macroclades, à leur tour scindés en cohortes et manipules. La vaste majorité des Cohortes de Guerre n’est pas transportée au combat par des machines ou des appareils ; les Skitarii marchent sans s’arrêter jusqu’en première ligne, même s’ils doivent entamer le voyage des mois avant leurs alliés. Ils traverseront des marais toxiques et des lacs de goudron bouillonnant pour arriver au front à l’heure dite, les rangs successifs de Skitarii progressant autour de chaînes d’Onager Dunecrawler à la façon des caravanes de Mars. Leur rythme soutenu résonne avec la constance de leurs âmes dévouées. On dit qu’un Skitarius préférerait marcher vers sa propre mort que de déroger à un impératif direct.

Legio Cybernetica[modifier]

« Et comme les armes bénies par l’Omnimessie vous servent, vous les servirez. Préservez-les de la honte de la défaite. »

- Extrait de la Bénédiction de Bataille de l’Omnimessie.
Les Robots de la Legio Cybernetica partent en guerre pour l’Omnimessie !
L’Adeptus Mechanicus est partagé en nombreuses sous-branches et subdivisions. Chacune d’elles est spécialisée dans un des innombrables secteurs de l’Arcana Technis. La Legio Cybernetica est une des parties les plus anciennes de l’Adeptus Mechanicus. Ses enregistrements remontent, presque ininterrompus jusqu’aux tous premiers temps de l’Imperium et, on le soupçonne, même avant. La Legio a une longue histoire, et ses membres se considèrent comme une élite.

La Legio est responsable de l’entretien et de la construction de tous les robots de guerre dans tout l’Imperium. Des robots peuvent être employés par toutes les armées impériales, mais ils sont toujours sous le contrôle de la Legio. De nombreux adeptes de la Legio ont déjà été tués en participant à des combats. La Legio continue de servir, consciente de sa valeur, même avec des pertes de 90%.

La Legio Cybernetica est organisée en plusieurs milliers de cohortes, mais seul un pourcentage de ces dernières est toujours en activité. Chaque cohorte est organisée en manipules de trois, quatre ou cinq robots plus une légion de Techno-adeptes. Le nombre de manipules dans une cohorte varie, mais il est rarement supérieur à cent. Cependant, une cohorte est habituellement éclatée dans une force de plusieurs Chapitres Space Marine ou une armée de la Garde Impériale. Les batailles impliquant plus de quatre ou cinq manipules sont rares. Cela ne veut pas dire qu’elles ne se sont jamais produites - pendant l’Hérésie d’Horus en particulier, un grand nombre de robots ont été impliqués par les deux camps afin de réduire au minimum les pertes humaines jusqu’à ce que la bataille décisive puissent être engagée.

Typiquement, chaque manipule est une escouade de quatre robots qui sont contrôlés sur le champ de bataille par un Techno-adepte. Il n’a guère plus à faire que définir leurs programmes et surveiller leur progression. Cependant, il est également chargé de s’assurer qu’un robot endommagé (qui pourrait être dangereux à son propre camps) soit détruit aussi rapidement que possible. Chaque robot porte un système d’autodestruction qui peut être activé par télécommande si la programmation échoue de quelque manière que ce soit. Bien que rarement le présent sur le champ de bataille, il y a un certain nombre d’autres Techno-adeptes chargés de l’entretien et des réparations de la manipule. Leurs services sont également très recherchés pour d’autres raisons. On dit qu’un Techno-adepte de la Legio vaut son poids en pièces de rechange et peut réparer pratiquement n’importe quel article de l’équipement impérial.

Des cohortes de la Legio Cybernetica sont parfois attachées aux Chapitres Marines en campagne, comme lors de l’opération Carthage (deuxième Pacification d’Isstvan V). Quand le Chapitre de Desert Lions a pris les forts de la défense de la planète, ils avaient été précédés par une cohorte complète de Legio des robots. Les robots avaient été programmés pour avancer face à l’ennemi sans soucis des pertes faisant ainsi des cibles faciles pour les défenseurs. Les Desert Lions les utilisèrent pour calculer les angles morts et les zones vives de leurs défenses. Dans l’assaut qui suivit, les Lions perdirent seulement sept Marines. Tous les robots survivants ont été inclus au Chapitre en tant que membres honorifiques en récompense.

L’Inquisition a également mis à contribution les cohortes de la Legio Cybernetica. Les robots sont, par nature, totalement incorruptibles. Leur conception non-biologique et leur esprit préprogrammé en fait les troupes parfaites contre les mutants et les autres peuples impurs. La terreur qu’ils peuvent provoquer lorsqu’ils sont utilisés contre des troupes non-préparées et sous-équipées n’est pas passée inaperçue à l’Inquisition. Ceci, combiné à leur fidélité absolue, fait d’eux des troupes appréciées par l’Inquisition. Les cohortes attachées à l’Inquisition sont habituellement dirigée par des Inquisiteurs-techniciens plutôt que les adeptes de l’Adeptus Mechanicus. Les robots sont purs et incorruptibles ; ce n’est pas le cas des hommes.

La chose a été prouvée pendant l’Hérésie d’Horus, lorsque de nombreuses cohortes se rebellèrent sous la conduite du Maître de Guerre. Les cohortes avaient été placées sous le commandement du Maître de Guerre en vue d’une nouvelle Croisade. Quand Horus a commandé à ses forces de combattre l’Empereur, les cohortes de la Legio Cybernetica sous ses ordres étaient parmi ceux qui obéirent. Rapidement un grande partie de l’Adeptus Mechanicus rejoignit les rebelles, mais ceci ne change rien au fait que la Legio Cybernética ont été parmi les premières à se déclarer pour le Maître de Guerre. Après la défaite d’Horus et l’exil des Légions renégates, les cohortes déshonorées se sauvèrent dans l’Œil de la Terreur, où elles demeurent encore aujourd’hui.

Après la défaite d’Horus, la Legio Cybernetica s’est à nouveau mise au service de l’Imperium. Ses membres prêtent maintenant des serments de fidélité plus terribles que tous les serments des Chapitres Space Marines. Au cours des millénaires, elle a regagné le respect et l’admiration du reste de l’Adeptus Mechanicus, de la Garde Impériale et de l’Adeptus Astartes.

Tuez les tous ! L’Omnimessie reconnaîtra les siens !
Les manipules de la Legio exigent moins de transport que les unités militaires standard (les robots peuvent être dedans transporté dans l’espace sans mal), moins support et de nourriture (les robots ni ne mangent ni boivent) et moins d’appui de champ de bataille (les robots portent habituellement leurs propres armes lourdes). Beaucoup de robots emploient les armements standard, réduisant le besoin d’approvisionnements spécialisés et peuvent échanger des pièces avec les Dreadnoughts. Tout ceci les rend extrêmement populaires auprès des commandants militaires.

Certaines des plus anciennes cohortes de la Legio Cybernetica clament que leurs troupes robotiques datent, en partie au moins, de la Grande Croisade et d’avant. Ces affirmations peuvent être exactes, car les robots sont souvent cannibalisés pour fournir des pièces de rechange pour leurs frères endommagés. Étant donné la durée de vie des technologies impériales une fois découvertes, de tels propos deviennent raisonnables. Il est en effet possible qu’une jambe, un champ énergétique ou un cortex ait été utilisé presque constamment pendant plus de dix mille ans.

Comme un Dreadnought, un robot est le produit de technologies avancées qui ont permit la création de sa coque blindée, de ses muscles artificiels et de sont système nerveux, de son cortex, de son alimentation énergétique, de ces systèmes de contrôle d’armes et de ses différentes interfaces. Les armureries de l’Adeptus Mechanicus utilise de nombreux robots parmi les plus anciens qui sont utilisé comme banques de données. Les robots de type Castellan et le Crusader, par exemple, sont connus pour avoir combattu des deux côtés pendant l’Hérésie d’Horus. Leur conception est demeurée pratiquement identique depuis cette époque, mis à part quelques variations mineures d’aspects.

Beaucoup de composants de robots sont identiques aux pièces de Dreadnought. Cette compatibilité simplifie de beaucoup les problèmes d’approvisionnement et de réparation. Des cohortes entières de la Legio, par exemple, ont été démontés pour fournir des pièces de rechange pour les Dreadnoughts ! Dans la Legio Cybernetica, les adeptes ne voient pas d’empêchement à démanteler des Dreadnoughts - tuant parfois leur pilote - pour dépanner en urgence leurs robots.

Ce qui rend un robot différent d’un corps de Dreadnought inoccupé est son cortex. C’est en quelque sorte un cerveau artificiel, construit à partir de protéines et d’enzymes artificielles. Ce cortex est imprimé d’ordres simples et de programme répétitifs - comme un "esprit" rudimentaire. Ce derniers permettent au robot d’obéir des instructions simples lorsqu’ils sont loin du champ de bataille ("ouvrez la porte du compartiment d’arme, svp… Déplacez-vous en avant jusqu’au secteur X25" etc…). Ces programmes sont souvent créer à partir de l’observation des créatures vivantes, et un robot peut développer comme un amour tout canin à son maître.

Avant une bataille, ces programmes "passifs" sont remplacés par d’autres plus adaptés à la bataille, des "wetwares" (logiciels d’un ordinateur de protéines). Ces nouveaux programmes, qui peuvent être changé à chaque bataille, définissent, par exemple, quand et comment le robot doit utiliser ses armes ou s’autodétruire

Chaque morceau de "wetwares" est contenu dans une petite carte de bioplastique et à peu près de la taille d’une carte de crédit. Beaucoup de guerriers récupèrent ces dernières sur les robots détruits, considérant qu’elles contiennent l’âme et le courage du robot. Une fois maintenue dans une poche spéciale, une partie du courage du robot passerait dans le guerrier ; certains Chapitres Space Marines sont connus pour avoir ce genre de pratiques.

Sans son cortex un robot est aussi inutile qu’un Bolter sans Marine. Il ne peut rien faire quelles que soient les circonstances. Mais avec son cortex entièrement programmé, un robot est l’égal de nombreuses autres créatures sur le champ de bataille.

Les automates de la Legio Cybernetica comptent parmi les plus puissants serviteurs du Dieu-Machine. Lorsque leur courroux est attisé, leurs haut-parleurs grésillants émettent des prières tonitruantes à l’Omnimessie, et leurs armes crachent la mort. Ces machines sont incontestablement bénites, car contrairement aux guerriers de chair et de sang, les robots du Culte Mechanicus ne connaissent ni la fatigue, ni le doute. Même si jadis les robots de la Legio Cybernetica étaient assez nombreux pour dévaster des empires xenos, la plupart ont été perdus suite aux ravages du temps, et les secrets de leur fabrication ont été perdus. Pour cette raison, seul un Technoprêtre de très haut rang peut autoriser leur déploiement, et tout est mis en œuvre pour récupérer ceux qui ont été perdus au combat. En dépit de cela, ces machines restent répandues au sein des armées du Culte Mechanicus, car aux yeux de cette confrérie religieuse qui considère que la chair est faible et le métal incorruptible, les robots sont tels les anges de l’Omnimessie.

Les Robots de l'Imperium[modifier]

Cohortes de la Legio Cybernetica.
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La Legio Cybernetica a produit de nombreuses classes de robots au fil des siècles. Certains furent des échecs, comme le désastreux Castigator (un robot si lourdement blindé qu’il était plus lent que les troupes qu’il était censé protéger ; sa capacité à survivre n’était pas améliorée par son maigre armement d’un unique Bolter).

D’autres prouvèrent être plus utiles et la Legio a gardé les cinq robots décrits ci-dessous dans son inventaire durant la majorité de l’histoire longue et sanglante de l’Imperium. Parfois un modèle tombe en désuétude dans l’Armée Impériale, l’Inquisition et les Marines, mais tous ont eu (et ont encore) un rôle important à jouer dans les forces impériales.

Robots de classe Colossus : Le Colossus est conçu principalement comme un robot de siège. La configuration standard combine un marteau de siège pour s’attaquer aux fortifications avec des armes plus légères à utiliser contre les défenseurs. Il est largement utilisé par la Garde Impériale comme alternative bon marché au Dreadnought de siège. Quelques robots de cette classe sont maintenus par l’Ordo Reductor de l’Adeptus Mechanicus, principalement afin de tester de l’armement de siège expérimental.
Robots de classe Conqueror : Les robots de classe Conqueror sont conçus pour être utilisés dans des situations où de la résistance lourde est attendue. Il combine un blindage conséquent avec une bonne puissance de feu et il est largement utilisé dans des assauts et pour lutter contre les véhicules et les Dreadnoughts.
Robots de classe Castellan : Le Castellan est un robot de combat et d’assaut polyvalent développé pour de nombreux types de situations. Les deux Gantelets Énergétiques de sa configuration standard le rendent particulièrement efficace en situation de siège ou contre les véhicules et lui apporte un complément utile à son armement lourd.
Robots de classe Cataphract : Le Cataphract est un robot de combat lourdement blindé adaptable à la plupart des situations de combat. Il est armé d’un panel d’armes variée mais certains commandant le considère comme un touche-à-tout et fait, bon-à-rien. Cependant, sa grande polyvalence en fait tout de même une machine très facile à déployer et populaire.
Robots de classe Crusader : Le Crusader est un robot léger, agile et peu blindé. Il est conçu pour se déplacer rapidement et frapper. Il est généralement utilisé sur un mode anti-personnel et il est très apprécié par l’Inquisition et d’autres groupes car il a prouvé qu’il était très efficace dans les opérations d’assassinat et de chasse aux mutants. Le Crusader n’est généralement pas utilisé lorsqu’une forte résistance est attendue ou que l’on suspecte une concentration de blindés ennemis.[11]

Auxilia Myrmidon[modifier]

« ++ Corpus finis+machina magnus+ sanctus metallum+potestas omnimessiah, omnimessiah vult+mort aux ennemies du Dieu-Machine+Cotpus fin. »
- Transmission répétée, submergeant tous les canaux lors de la destruction de la Maison Caloclast, Ruche Tarsus.

Bien que tous les initiés du Dieu-Machine soient de remarquables stratèges et d’excellents concepteurs d’armes, certaines sectes et organisations du Mechanicus étudient plus en profondeur l’art de la destruction avec la même ferveur que leurs pairs mettent dans la création de machines ou dans la découverte de technoarcanes perdues. La première de ces forces est l’Auxilia Myrmidon, célèbre pour ses érudits martiaux et ses experts en techniques de siège. La légende raconte qu’ils sont venus dans le secteur Calixis durant les premiers jours de la croisade d’Angevin pour des raisons qui leur sont propres, et qu’ils sont restés depuis pour défendre les possessions du Culte Mechanicus. Les Myrmidons sont des tueurs compétents, des maîtres d’armes et des destructeurs. À la demande des Archimagi dirigeant les Mondes-Forges, ils accompagnent les explorateurs à la recherche de trouvailles dans les secteurs les plus périlleux de l’espace et en rapportent régulièrement des spécimens xenos très dangereux. D’autres se chargent de traquer des renégats accusés de techno-hérésie et de les abattre sans délai.

Les Technoprêtres qui se dédient au combat sont souvent conduits vers une des sectes militantes, que ce soit de leur propre chef ou pour obéir à la volonté de leurs lointains maîtres archimagi. Dans ces structures martiales, ces adorateurs du Dieu-Machine pourront y faire mûrir leur talent et leur courage grâce à l’entraînement et la foi. Le premier grade de la branche militante du Mechanicus est le Secutor. Cette ancienne désignation remonte au temps des forces armées du Mechanicum de Mars, durant l’antiquité pré-impériale, comme d’ailleurs la majorité de ce qui concerne l’organisation ou les secrets de l’Auxilia. C’est un fait qui ajoute au mystère. Toutefois, cela préoccupe ceux parmi les Adepta qui cherchent à savoir ce que cela peut aussi impliquer. En outre, leur emploi d’armes anciennes et terrifiantes ainsi que les reliques de ce passé lointain confirment l’inquiétude des Adepta.

Au sein du secteur Calixis, le centre de pouvoir incontesté de l’Auxilia Myrmidon est le système des Lathès et son vaste réseau de forges. C’est là qu’est basé leur quartier général : une gigantesque station orbitale Panoptica lourdement fortifiée. C’est de cet endroit que sont envoyés les rares Myrmidons en petits groupes pour superviser les défenses des domaines du Mechanicus ou pour traquer et éliminer ses ennemis. Les Myrmidons, bien qu’indépendants, sont étroitement liés aux Archimagi des Lathès, qui sont les garants de leur existence. Néanmoins, ils ne sont pas la seule faction militante Mechanicus calixien. Depuis le siècle dernier, une technosecte très mystique s’y est développée et y a acquis de plus en plus de pouvoir. Elle est basée dans les usines d’Haddrack, à la frontière des étoiles du Halo. La Lumière Divine de Sollex, comme ils se font appeler, sont des fidèles à la cause du Dieu-Machine aussi fanatiques et sauvages que les Rédemptionistes du Credo Impérial.

Pour eux, préserver les mystères inconnus du Dieu-Machine de ceux qui en feraient une mauvaise utilisation est bien plus important que la richesse, le pouvoir ou la vie de leurs compagnons, ou même des autres membres du Culte Mechanicus. Les Myrmidons et les autres Technoprêtres militants sont des créatures de métal imposantes, habillées de robes couleur sang et ornées d’armements de conception mystérieuse. Ce sont des guerriers dont les connaissances en armes, techniques de siège et destruction sont sans pareilles. Même s’ils sont peu nombreux, ce sont des adversaires redoutables lors d’une bataille. Lourdement améliorés, ils sont implacables, et les plus puissants d’entre eux sont quasiment impossibles à tuer. Acceptés des autres membres du Culte de la Machine, ils possèdent souvent des reconstructions cybernétiques bien plus poussées que les Technaugures et les précepteurs.

Devenir un Secutor Mechanicus[modifier]

Certains Technoprêtres sont attirés par la voie de Secutor, fascinés qu’ils sont par les défis uniques et intellectuels que seule la guerre peut offrir. D’autres peuvent se sentir attirés par la complexité et les beautés de la création et de la destruction ou bien par la fabrication d’armes. Des Technoprêtres peuvent voir cette voie comme une fin en soi, en protégeant le Culte de la Machine, ou pour d’autres raisons. Quelle que soit leur motivation première, ces experts dans les arts de la destruction sont des alliés inestimables pour un Inquisiteur et en font des acolytes mortels. Le seul inconvénient à une telle association est que les saints ordos ne peuvent jamais être certains de leur loyauté et se méfient des sombres secrets qu’ils peuvent cacher.

Ordo Reductor[modifier]

Connu par leurs camarades du Culte de la Machine sous le nom de "Porteur de Ruine Bénis", l’Ordo Reductor est une division militaire distincte et hautement spécialisée du Mechanicum. Son rôle de destructeur, de démolisseur et d’anéantisseur est sacré ; il incarne l’animus de l’Omnimessie, sa dualité non pas comme créateur ou incarnation de la connaissance, mais comme exterminateur et porteur de mort. Sa dénomination, dont le préfixe était inhabituel chez les serviteurs du Mechanicum, fut pour la première fois invoqué dans le grand traité entre les Seigneurs de Mars et l’Empereur de l’Humanité, sa vraie origine oubliée recouverte par la poussière et le sang de l’Ère des Luttes sur la planète rouge qui l’a vu naître. Une sous-clause du traité qui scella l’alliance entre le Mechanicum et Terra était que l’Ordo Reductor nouvellement créé avait pour but express de scinder et de détruire ceux qui résisteraient à la Grande Croisade.

Là où se trouvait une nouvelle et terrible forme de vie extraterrestre qui ne succomberait pas à la panoplie de guerre de l’Imperium, ce seraient les Biologis de l’Ordo Reductor qui trouverait un moyen de la tuer. Là où un techno-empire humain récalcitrant se dresserait contre les flottes de la Grande Croisade, ce seraient les précepteurs de l’Ordo Reductor qui observeraient et analyseraient leurs armes et leurs défenses pour trouver leur faiblesse et, plus encore. Où une forteresse se révélerait apparemment imprenable, ce serait l’Ordo Reductor qui trouverait un moyen de la mettre à bas.

L’Ordo Reductor était cependant relativement restreint en nombre, ne représentant qu’une poignée des plus belliqueux Magos de Mars au commencement, quittant leurs forges et leurs domaines pour servir la Grande Croisade dans un premier temps et leurs maîtres féodaux du Mechanicum dans un second temps. Même si d’autres Mondes-Forges ont été contactés et ramenés dans le giron du Mechanicum, leur nombre n’a pas beaucoup augmenté et il est souvent dit, et non sans preuve, que ces Technoprêtres et Magos abandonnés à l’Ordo Réducteur par leurs mondes de naissance ou qui l’intégrèrent de leur propre gré étaient souvent déjà considérés comme des parias ; soit ayant de dangereux penchants hérétiques, soit étant trop indépendant et peut-être psychologiquement instable aux yeux de leurs pairs. Cependant, au sein de l’Ordo Reductor, ces individus reprirent la doctrine du Culte de l’Omnimessie et se donnèrent un but juste au service du Mechanicum - et se retirèrent également de la politique féodale des Mondes-Forges - et ainsi ils devinrent "différents" de ceux qui restèrent directement sous l’ombre de Mars, qui n’étaient pas considérés avec le même niveau de suspicion. Ils se méfiaient de la faction parallèle du Mechanicum qui a également partagé avec eux les champs de bataille de la Grande Croisade, la Legio Cybernetica.[12]

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Prêtres de l'Omnimessie[modifier]

Gloire à l’Omnimesie !
« La Quête du Savoir est notre mission sacrée. Nous ne devons pas chercher à comprendre ou à remettre en question, mais seulement reprendre, acquérir, posséder. Nous sommes motivés par la logique et le pouvoir, et ce qui n’est pas entre nos mains est nécessairement entre celles d’hérétiques. Ne laissons pas la compréhension et le questionnement nous aveugler. »
- Vœux Acquitorius, Premier Verset.

Le Culte Mechanicus - la religion du Dieu-Machine - est une structure à la complexité inextricable, une foi dont les rites secrets et les cérémonies ne sont jamais partagés avec les étrangers. Au sein de chaque Monde-Forge, les Techoprêtres de tout rang rivalisent pour la domination d’un monde où seule l’accumulation de technologie et de connaissance est source d’avancement.

Les meneurs des ouvriers et des soldats du Culte Mechanicus sont les Techoprêtres. Ils se dévouent eux-mêmes au service de l’Omnimessie, remodelant leur forme charnelle au-delà de toute identification possible afin d’améliorer leurs aptitudes à mettre en œuvre les rites de réparation, d’apaiser les esprits de la machine et d’acquérir des technologies perdues. Étant donné la nature hostile de la galaxie, un Techoprêtre doit aussi s’assurer d’avoir les moyens de se débarrasser de tout ce qui pourrait se mettre en travers de sa mission sacrée.

Le terme "Techoprêtre" rassemble un millier de rôles différents au sein de l’Adeptus Mechanicus. Des Genetors explorent les mystères de la biologie pour créer des cyborgs étranges, n’hésitant pas à massacrer d’innombrables Xenos pour extirper le moindre secret de leur métabolisme extraterrestre. Les Artisans fabriquent et réparent les armes les plus ésotériques, comme les pistolets gamma ornementés, ou les immenses Arches Mechanicus. Des Magi de toutes sortes poursuivent des buts personnels tout aussi susceptibles de les mener au triomphe qu’à des catastrophes terrifiantes. Partout dans la galaxie, des Transmechanics, des Lexmechanics, des Ingénieurs, des Secutors, des Cognitors, des Trifactors, des Myrmidons et des Technochamans œuvrent aux côtés de l’Imperium pour lui fournir des machines de guerre. Au sein même de l’Adeptus Mechanicus, la hiérarchie est encore plus complexe. Chaque Monde-Forge est dirigé par un Fabricator Général, secondé par son Fabricator Locum. Chaque Fabricator Locum peut faire appel à des Magi Technicus, des Metallurgicus, des Alchimistes, des Cogitatrices, des Pedanticum, des Tech-assassins, des contrôleurs de ruche et des Prêtres des Runes, qui commandent à leur tour à des hordes de Fabricators minoris, de Fulgurites, de Corpuscarii, de contremaîtres, de sous-traitants, de clercs de stase et de techno-derviches. Chaque subdivision au sein de toutes les facettes de l’ordre est fragmentée en dizaines de rangs. Pour éviter toute confusion au combat, le plus vénérable des Techoprêtres adopte le titre de Techoprêtre Dominus pour commander. Chaque Monde-Forge est une citadelle d’informations, un recueil de tout le savoir technologique de l’Humanité - un temple auquel se voue chaque Techoprêtre. Mars, premier Monde-Forge, reste le siège du pouvoir de l’Adeptus Mechanicus. Son Fabricator Général est de facto le chef suprême du Culte Mechanicus, et bénéficie d’un siège au Senatorum Imperialis, connu sous le nom de Conseil des Hauts Seigneurs de Terra.

Malgré la soif de savoir inextinguible de toutes les branches de l’ordre, la plupart des Techoprêtres de l’Adeptus Mechanicus sont incapables d’innovation. Le Culte Mechanicus est enchaîné au passé, et entretient sa gloire par des rites, des dogmes et des édits au lieu de faire appel à la réflexion et à la déduction. Même le simple processus d’activation d’une arme est précédé par l’onction d’huiles rituelles et d’interminables hymnes. Si un mécanisme tombe en panne, comme cela arrive souvent au cours de l’effort de guerre de l’Adeptus Mechanicus, un substitut doit être trouvé, ou les notions pour réparer la panne doivent être apprises. À travers la galaxie, des milliers d’armées et de flottes mènent déjà ces recherches, guidées par des bases de données ouvertes avant même la naissance de l’Imperium. Aussitôt découverts, de tels objets et savoirs sont saisis coûte que coûte au nom de l’Adeptus Mechanicus.

Hiérarchie du Mechanicum[modifier]

Le chef de l’Adeptus Mechanicus est le Fabricator Général de Mars. Il est aussi un Haut Seigneur de Terra et dirige également le Culte Mechanicus en sa qualité de Magos Mechanicus. Les hiérarchies sur les Mondes-Forge peuvent varier, mais elles embrassent généralement des schémas communs qui sont familiers à tout membre de l’Adeptus Mechanicus. Le Fabricator Général d’un Monde-Forge particulier est soutenu par un conseil de Technoprêtres prestigieux choisis au sein de la population de la planète. Le conseil le plus fréquent prend la forme d’une gérontocratie où les plus anciens Technoprêtres dominent le Monde-Forge grâce à leurs connaissances et à leur perspicacité supérieures dans leurs domaines de prédilection. Dans certains cas, une méritocratie peut permettre la promotion à des postes d’autorité au sein du conseil aux Technoprêtres les plus brillants et les plus prometteurs. Les mondes de l’Adeptus Mechanicus qui sont isolées ou socialement dégradé peuvent avoir des conseils qui prennent la forme d’aristocraties, de démocraties ou un mélange des deux.[13]

Les Hauts Technoprêtres[modifier]

Les Ordres du Culte Mechanicus.
Les Technoprêtres dirigeant un Monde-Forge peuvent former un front uni pour isoler les membres ordinaires de Mechanicum, ou être en désaccord sur des questions de financement ésotériques, de priorité et de croyances fondamentales. Des individus excessivement ambitieux sont susceptibles à un moment donné de se heurter à l’Inquisition ou à leurs propres pairs de l’Adeptus Mechanicus. Cela signifie que la plupart des membres dirigeants de la prêtrise de Mars ont tendance à faire preuve de circonspection et de discernement dans leurs tâches.[14]

Magos[modifier]

Un Magos est un maître reconnu dans un domaine de réalisation technologique, en ayant passé toute une vie (peut-être plusieurs) à affiner sa compréhension d’une branche particulière du savoir. De nombreuses divisions au sein des Magos existent, y compris celles qui sont propres à des Mondes-Forges particuliers où une expertise singulièrement rare est préservée. Parmi les exemples les plus courants de Magos, citons les Magos Biologis, les Magos Alchimistes, les Magos Physiciens, les Magos Technicus, les Magos Metallurgicus, et les Magos Xenologis.[15]

Logis[modifier]

Les Logis forment le corps des logisticiens et des analystes qui contrôlent indirectement les ressources d’un Monde-Forge. Ils prédisent les tendances futures et font des prévisions basées sur une pléthore de facteurs apparemment sans rapport pour conseiller sur les besoins nécessaires. Au sein de l’Adeptus Mechanicus, les Logis sont considérés comme des figures prophétiques et leur analyse impartiale prend beaucoup de poids dans la prise de décision.[16]

Genetor[modifier]

Les Genetors sont des généticiens ayant une grande connaissance du génome humain et de ses nombreuses variantes. Ils sont très largement représentés au sein de l’Adeptus Mechanicus, peut-être en partie à cause des expériences pratiqués sur Mars par le Mechanicum sur des mutants pendant l’Ère des Luttes. Les Genetors accompagnent souvent les forces impériales engagées dans l’exploration de nouveaux mondes pour analyser les populations, à la recherche de signes de mutation en dehors des normes prescrites.[17]

Artisan[modifier]

Les Technoprêtres.
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Les Artisans sont des constructeurs qui conçoivent des machines, des structures, des vaisseaux spatiaux, des armes et d’autres matériels militaires. Un Artisan commence généralement tout projet en examinant les registres sacrés pour savoir si quelque chose de similaire a déjà été tenté ; si c’est le cas, les plans précédents sont utilisés avec une adaptation mineure si nécessaire. Les Artisans exercent un contrôle global sur la vaste force de travail des Serviteurs dans un Monde-Forge donné.[18]

Les Initiés du Culte Mechanicus[modifier]

La grande majorité des Technoprêtres d’un Monde-Forge sont des ouvriers, des scientifiques et des ingénieurs qui dirigent et supervisent les fonctions des Serviteurs, répondent aux exigences multiples des esprits de la machine et mènent les expériences dictées par les Technoprêtres au pouvoir. De nombreux initiés de l’Adeptus Mechanicus sont affectés à l’assistance technique des autorités impériales au cours de leur vie. Les Technoprêtres qui se voient confier des tâches prolongées, loin de leur Monde-Forge, considèrent généralement cela comme une punition.[19]

Omniprophète[modifier]

« Écoutez l’Omniprophète ! À genoux et remerciez les recycleurs atmosphériques pour leurs bienfaits. L’air qui circule dans vos poumons est sa bénédiction ! Priez, de peur qu’il ne vous accuse d’hérésie et vous chasse des mines ! »

L’Omniprophète s’adresse à toutes sortes de sujets impériaux, des princes marchands couverts de bijoux aux colons vêtus de haillons. Il répand la parole de l’Adeptus Mechanicus et veille sur les questions et sujets présentant un intérêt aux yeux des Technoprêtres de Mars.

Cyber-Oracle[modifier]

« Ils ne sont même plus humains. J’veux dire, pas plus que le Technoprêtre moyen. Personne pourrait garder toutes ces… vous voyez c’que j’veux dire… toutes ces informations dangereuses dans l’crâne et rester normal. »

Les Cyber-Oracles se plongent dans des mystères occultes et interdits avec un zèle frisant le fanatisme. Des géométries surnaturelles aux phénomènes warp, ils ne se dérobent pas face à l’hérésie et la damnation dans leur quête de connaissance.

Technomancien[modifier]

« Ils ont l’esprit aussi acéré qu’un poignard et ne s’en laissent pas compter par l’Administratum. Ne vous dressez pas en travers du chemin d’un Technomancien, surtout si vous travaillez à bord d’un vaisseau spatial, car vous serez muté vers un pont crasseux avant d’avoir pu faire le signe de l’Aquila. »

Les Technomanciens appliquent leurs formidables pouvoirs mentaux à l’extraction d’informations utiles pour le Culte de la Machine. Qu’il s’agisse de chercher à gagner les faveurs de l’Ecclésiarchie ou d’interroger des prisonniers Xenos, ils trouvent des réponses avec une efficacité logique redoutable.

Technodiacre[modifier]

« C’est le Technodiacre Abnightus qui a changé les forges, les moteurs à moudre et la centrale de distillation. On est deux fois plus performants maintenant, et il sait tout, ça c’est sûr. »

Les Technodiacres embrassent plusieurs champs de savoir et sont en mesure de traiter avec ceux qui ne connaissent pas l’Omnimessie. De plus, ils apprennent l’autodéfense afin d’être capables de se protéger durant leurs pérégrinations.

Électro-Prêtre[modifier]

« Chais pas c’qu’il a dit, mais cette lumière rouge s’est mise à clignoter sous le capuchon de l’Électroprêtre, et puis il l’a touché et, que le Trône me foudroie si je mens, mais j’ai été balancé de l’autre côté de la pièce comme si on m’avait donné un grand coup ! Je savais bien qu’ils avaient une bonne raison de surveiller ce temple-générateur ! »

Les Électro-Prêtres se consacrent aux mystères de l’énergie, à son flux à travers les corps conducteurs et à l’étincelle motrice qu’elle procure aux esprits de la machine. Les Électro-Prêtres les plus fanatiques sont fortement modifiés afin de leur permettre de générer de l’énergie électrique dans leurs propres corps, les transformant en puissantes et crépitantes piles vivantes.[20]

Technaugure[modifier]

« Oui, monsieur, je sais que le Technaugure est contrarié, mais nous avons dû ouvrir la machine… oui, mais nous aurions perdu la Chimère si nous n’avions pas improvisé une dérivation… comment ?… faire pénitence ? Sur le front, dites-vous ? Par le Trône… Eh bien, si c’est la volonté de l’Empereur… »

Ces Technoprêtres guerriers opèrent sur les champs de bataille à travers l’Imperium aux côté des unités de la Garde Impériale. Ils utilisent leurs capacités techniques pour s’assurer que les puissantes machines de guerre du Marteau de l’Empereur fonctionnent correctement. Maniant leurs puissants haches à deux mains dans des poings blindés, ils parcourent les lignes de front tels des avatars en robe rouge du Dieu-Machine, frappant tous ceux qui résisteraient à la volonté de l’Omnimessie.[21]

Technoprêtre[modifier]

« Il se tenait pieds nus devant les ventilateurs, en toute humilité. S’exprimant dans la langue des Technoprêtres, il a prié les moteurs de bien vouloir repartir, afin que la Ruche puisse enfin respirer. Ensuite, il a touché la rune sacrée, a remis ses bottes, et hop ! Les ventilateurs ont redémarré. »

Les Technoprêtres sont initiés aux plus grands mystères de la technologie et connaissent de nombreux rites de maintenance, de mise à feu et de redémarrage. Des simples mécanismes de porte aux technologies anciennes sorties de ruines désagrégées, ils cherchent les nombreuses formes de l’Omnimessie pour ajouter de nouvelles connaissances aux cryptes de données de l’Adeptus Mechanicus.

Transmechanic[modifier]

Les Transmechanics sont des spécialistes dans le domaine des technologies de communication. De par la nature de leur spécialité, les Transmechanics sont souvent appelés à servir dans d’autres organisations impériales pendant de longues périodes et passent souvent toute leur existence à bord de vaisseaux de la Marine ou dans des Mondes-Forteresses de la Garde Impériale.[22]

Lexmechanic[modifier]

Les Lexmechanics compilent et rationalisent les informations afin de pouvoir les saisir dans des piles de données centralisées. Grâce à leurs implants et à leur conditionnement, ils fonctionnent avec la vitesse et la précision d’une machine, que ce soit en assemblant des rapports sur le champ de bataille, des statistiques économiques, des analyses planétaires ou d’autres questions importantes. À l’instar des Transmechanics, les tâches des Lexmechanics sont généralement assignées à l’extérieur de l’Adeptus Mechanicus en assistant l’Adeptus Terra.[23]

Mécamancien[modifier]

« Culasse explosive… bzzttt… chaîne de production d’obus numéro 5… gzzkkkkttt… échec de la fabrication du Macrocanon… zzztkkkk… équipe de Mécamanciens demandée rapidement ! »

Les Mécamanciens apprennent les propriétés du métal, du plastacier et de nombreux autres matériaux. Ils procèdent à des réparations lourdes et s’occupent de processus de fabrication dangereux.

Technographe[modifier]

« Si tu dékouvres des propriétés mystiks, fais-en part aux teknographes qui te feront un diagnostik rapide. »

Les Technographes apprennent les nombreux schémas de fabrication et de formation de manière à mieux comprendre les multiples mystères de l’Omnimessie. Ils sont donc capables d’identifier et de catégoriser la technologie sans aucun problème.

Serviteur[modifier]

Ceux qui n’ont pas la capacité d’apprendre et qui trahissent les secrets qui leur ont été confiés par les Technoprêtres sont réintégrés dans des machines vivantes par le Culte Mechanicus. Les Serviteurs sont des esclaves stupides, fabriqués à partir de chair vivante et de métal. Ils n’ont aucune volonté personnelle et ne sont généralement programmés que pour des tâches extrêmement limitées. Un Serviteur est équipé de prothèses spécialisées à cet effet : un transporteur de marchandises peut par exemple avoir des bras remplacés par des crochets, et des jambes renforcées par des pistons pour une puissance de charge supplémentaire. La majorité écrasante de la population de tous les Mondes-Forges est composée de Serviteurs, allant des cyborgs aux holomates miniers (unités d’enregistrement holographique), aux Serviteurs d’Armes et aux Serviteurs de Bataille Prétorien en armure.[24]

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Langages[modifier]

« Bien que la chair puisse noircir et faillir, n’ayez crainte, car elle peut aussi être remplacée. Vous serez réincarnés - ressuscités dans l’acier, par la volonté de l’Omnimessie. »
- Extrait de la Première Litanie de la Doctrina Augmentata.

Les Technoprêtres de l’Adeptus Mechanicus parlent divers dialectes étranges qui mélangent le langage de la machine et celui des humains. On peut citer entre autres le Cantique Binaire, la Lingua Technis, le code hexamathique, le parler noosphérique et le Novabyte. Rares sont ceux qui en dehors de l’Adeptus Mechanicus peuvent comprendre ces dialectes, et encore moins les pratiquer. Beaucoup de Technoprêtres ont la langue et les cordes vocales modifiées afin d’être en mesure de parler ces langues réservées à l’origine aux Cogitators. De plus, chaque langue regorge de références obscures et d’allusions à un savoir qui reste un mystère pour tous ceux qui n’appartiennent pas à leur ordre, d’autant plus que leur utilisation est prohibée pour toute personne en dehors du Culte Mechanicus. Enfin, la plupart de ces langages ont été tronqués de structures grammaticales ou corrompus par des lignes de code déficientes au fil des millénaires. Les parties manquantes doivent être reconstituées à partir d’alphabets et de lexiques pour former un omnibet que seuls les Technoprêtres comprennent. Ce métalanguage est la source des icônes qui décorent les soldats et les machines, ainsi que des cantiques qui galvanisent les guerriers au combat.

La Techna-Lingua[modifier]

La Techna-Lingua de l’Adeptus Mechanicus est un autre des langages que peuvent rencontrer les explorateurs lors de leurs voyages. Bien qu’elle soit rarement utilisée en dehors de l’ordre des Technoprêtres, des expressions issues de cette langue sont parfois intégrées au bas gothique dans les cultures les plus industrialisées ou les plus technologiques. Rares sont les individus capables de comprendre cette langue en dehors des ordres très fermés du technoclergé de Mars. En outre, c’est un langage extrêmement autoréférentiel, qui fourmille d’allusions à des connaissances inconnues de ceux qui ne font pas partie des ordres des Technoprêtres. Les Magi de l’Adeptus Mechanicus préservent cette forme de communication depuis la fondation de leurs institutions, durant le Moyen Âge Technologique, et considèrent par tradition qu’aucun de ceux qui n’ont pas été oints par le Dieu-Machine ne devrait être autorisé à prononcer ses locutions interdites.

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Bastions du Dieu-Machine[modifier]

« Il n’y a qu’uns seul protocole à suive face à ceux qui blasphèment le nom du Dieu-Machine. Entonnez les Cantiques et envoyez les Légions. Notre sentence doit être capitale. Tous doivent tomber devant la grandeur de l’Omnimessie. »
- Augreus Osmium, Technoprêtre Dominus.
Carte de la Cartographus Divisio conçues subséquemment à la Cicatrix Maledictum et diffusée parmi les Mondes-Forges.
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Les Monde-Forges de l’Adeptus Mechanicus sont les pierres angulaires de son empire technocratique. Un seul d’entre eux peut fournir un secteur entier en matériel militaire. Des rejets industriels émanent de chaque région qui ne soit pas perdue à cause de dangers biologiques ou d’une dissidence. Des serfs travaillent comme les ouvrières d’une fourmilière planétaire. Des ateliers d’archéotechnologie nichent parmi des canyons cyclopéens, des macro-échafaudages dominent des fleuves de douilles, et une boue de chair s’écoule des zones de test dans des cuves à nourriture. Enfouis dans les archives tentaculaires des Mondes-Forges se trouvent des secrets pouvant apporter le salut à l’Imperium, ou le damner à jamais. Ainsi, certains secrets jalousement amassés sont si bien gardés sous clés qu’ils finissent par être oubliés de tous.

L’apparition de la Cicatrix Maledictum - la Grande Faille - a mis à mal l’intégralité des réseaux de communication de l’Adeptus Mechanicus et de l’Imperium. Des planètes d’un même système stellaire rencontrent des difficultés de communication et de voyage Warp, rendant plus difficiles que jamais les transferts de matériaux et de ressources militaires vers et depuis les Mondes-Forges. Assaillis par les tempêtes Warp, les incursions démoniaques et les invasions xenos, chaque Monde-Forge est désormais en état de siège.







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Iconographie de l'Adeptus Mechanicus[modifier]

« C’est ainsi que nous t’invoquons, Ô Maître de Toute Connaissance. »
[Sonnez la cloche une fois]
« Déverse tes Pouvoirs sur cette Machine. »
[Sonnez la cloche deux fois]
« Investis ce système de ta Sainte Charge. »
[Répandez les Onguents]
- Extrait de la Litanie de l’Invocation Motrice.
Légions Skitarii

Les guerriers des Légions Skitarii portent les couleurs de leur Monde-Forge sur leur lourde robe. D’anciens symboles et icônes, tous sacrés aux yeux du Culte du Dieu-Machine, ornent les ourlets de ces robes ainsi que les plaques pectorales sculptées des Skitarti. Les Rangers et Vanguards portent sur leur robe l’icône de leur Monde-Forge ainsi que leur numéro d’escouade, tandis que les Sicarian Princeps et les Skitarii Alpha portent parfois le sceau de manipule de leur unité, voire un crâne marquant leur statut de supérieur.

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Chaque Monde-Forge possède sa propre iconographie. Son origine remonte souvent à l’usage des poinçons appliqués sur les premières conceptions produites - afin de tracer la provenance de chaque machine. Au fil des millénaires, chaque Monde-Forge a développé son identité, rendant ces marques de plus en plus uniques.

Les Mondes-Forges sont les arsenaux de l’Imperium, les grands artisans derrière l’armement de son immense force militaire. Pourtant, les Mondes-Forges sont plus que des fournisseurs d’armes, ils sont aussi des ancres de stabilité contre la marée des forces du Chaos et les envahisseurs xenos qui se déversent sur la galaxie. Un Monde-Forge est un bastion pour son système stellaire et son sous-secteur, un brise-lames repoussant les vagues ennemies. Chacun de ces mondes est la fierté du système qui dépend de ses armes et de son soutien technologique, et les armoiries portées par ses guerriers sont révérées en conséquence.

Bien que chaque Monde-Forge ait fait vœu d’allégeance à Mars, il dispose de sa propre armée indépendante. Les Techoprêtres, Legions Skitarii, Legio Cybernetica, Serviteurs et congrégations d’Électro-Prêtres d’un Monde-Forge ne portent pas un uniforme au sens auquel l’entend l’Astra Militarum, mais ils portent les couleurs et insignes de leur monde, ainsi que des marquages d’unités. Les Maisons de Chevaliers ont une longue tradition héraldique et suivent leurs propres codes de couleurs, d’iconographies et de symboles. Ces Chevaliers dévoués à l’Adeptus Mechanicus ou assignés de manière permanente à un Monde-Forge adoptent sa livrée pour afficher leur loyauté.

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les Mondes-Forges
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Chevaliers du Mechanicus[modifier]

Devises des Grandes Maisons

Pendant des millénaires, loyauté et tradition ont été implantées dans le cœur des dirigeants des Mondes Chevaliers via les manipulations mentales du Trône Mechanicum. C’est en toute logique que plusieurs milliers d’années plus tard, honneur, tradition et cérémonial constituent toujours les fondements de ces planètes. Toutes les maisonnées disposent d’héraldiques distinctes, dont la plupart sont connues par cœur de tous les citoyens, du plus puissant Baron au plus insignifiant des serfs. Ci-dessous se trouvent les devises des plus célèbres Grandes Maisons inféodées à l’Adeptus Mechanicus.

« Honore ta Forge, Honore le Primus Ordinus. »
- Devise de la Maison Taranis.
« Écrase le Serpent. »
- Devise de la Maison Krast.
« Pour la Gloire Dorée de l’Omnimessie. »
- Devise de la Maison Vulker.
« Honneur Inviolable, Kolossi Éternelle ! »
- Devise de la Maison Raven.
« Inflexible, Inexorable. »
- Devise de la Maison Adamant.
« Force dans la Foi, Force dans l’Acier. »
- Devise de la Maison Durbach.
« Cette machine est confiée à vos soins. »
« Combattez avec cette machine, et préservez-la de la honte et de la défaite. »
« Servez cette machine, comme elle vous servirait. »
« Combattez pour cette machine, comme elle combattrait pour vous. »
« Je le promets. »
- Extrait de la Cérémonie de Mandatement.

Par le biais de pactes indestructibles, l’Adeptus Mechanicus s’est assuré une alliance avec de nombreux Mondes Chevaliers. En échange de l’aide technologique et de la protection de l’Adeptus Mechanicus, ces maisonnées inféodées envoient leurs Chevaliers lorsque leurs alliés en font la demande. Ils sont alors surnommés Chevaliers du Rouage.

Les Chevaliers ne sont pas des machines de guerre ordinaires, mais des reliques issues d’un autre âge. Un tel engin ne se pilote pas aisément, car il faut entrer en symbiose avec ses systèmes, et seul un noble mérite un tel privilège. Au cours d’un rituel étrange et terrible, l’esprit du noble fusionne avec celui de la machine, ce qui lui permet d’occuper le Trône Mechanicum, le poste de à partir duquel il contrôle sa machine.

Les premiers Mondes Chevaliers datent de l’aube de l’Âge de la Technologie, mais ils furent perdus ou isolés durant l’Ère des Luttes. Une large proportion survécut à cette époque terrible, car les Chevaliers offrent une protection inégalable contre un envahisseur, mais la puissance martiale de ces machines ne fut pas seule responsable de la préservation de ces colonies. Il devint bientôt évident que la machinerie modifiait la psyché de chaque pilote avec lequel elle s’unissait, instillant de solides notions de fidélité, de devoir et de conservatisme. Ces règles draconiennes allaient à l’encontre de toute innovation technologique, et le rejet systématique de tout Psyker permit à ces planètes de s’isoler de la plupart des dangers de la Longue Nuit. Leurs défenses s’étayèrent, leur garde s’intensifia, et ces mondes continuèrent à prospérer comme ils l’avaient fait depuis des siècles.

Durant la Grande Croisade, l’Adeptus Mechanicus se lança à la recherche de ces mondes et de leurs antiques technologies, et contracta avec eux des pactes d’allégeance. Les Maisons Chevaliers les plus étroitement liées à l’Adeptus Mechanicus sont souvent convoquées par le Clergé de Mars pour honorer ces serments ancestraux. Les Technoprêtres réquisitionnent ces contingents pour accompagner les Légions Titaniques et les flottes d’exploration ou pour les assister dans l’acquisition d’archéotechnologies. Quand une menace se présente, ces Chevaliers sont aussi déployés pour protéger des planètes clés, des Mondes-Forges ou regorgeant de minerais. En échange de ce soutien, les Mondes Chevaliers sont rétribués en ressources technologiques.

Pour honorer une requête mineure, une Maison peut n’envoyer qu’un Chevalier, ou un Baron et quelques-uns de ses vassaux, voire une lance de Chevaliers triés sur le volet. Parfois, l’Adeptus Mechanicus décrète qu’un tel détachement doit rester en permanence avec une Légion Titanique. Dans ce cas, les nobles changent d’allégeance et modifient leur héraldique en conséquence. Lors d’une grave menace, le Princeps se rend au combat à la tête de sa Cour Exaltée, formant une bande de héros qui mènent toute la maisonnée. De tels événements font l’objet de grandes festivités, et étant donné la nature de plus en plus hostile de la galaxie, leur fréquence a augmenté au fil des siècles.

Structure d’une Maison de Chevaliers du Mechanicus.

Héraldique du Questeur Mechanicus[modifier]

Certain Chevaliers quittent leur monde pour arpenter la galaxie, sans prêter allégeance à quiconque. Appelés Freeblades ou Sans-Fiefs, ils abandonnent leur ancienne héraldique et adoptent une nouvelle livrée reflétant leur quête personnelle. Les Technoprêtres rapportent de nombreuses occurrences de Sans-Fiefs combattant un temps aux côtés des Mondes-Forges quand leurs a objectifs concordent, avant de disparaître pour continuer leur propre quête.

Héraldique du Questor Mechanicus.

Maison Raven[modifier]

Sur un pan des armoiries Raven, on voit le Fort Inviolé, leur immense forteresse d’adamantium, et le plus grand édifice de la planète Kolossi. L’autre pan figure l’engrenage de l’Adeptus Mechanicus, car c’est à cette organisation, et plus spécifiquement au Monde-Forge de Metalica, que la Maison Raven a juré fidélité.
Les Chevaliers de la Maison Raven avancent comme une déferlante de métal rouge. Les pas métalliques d’un seul Chevalier peuvent faire trembler le sol, mais lorsque les Raven arrivent en masse, le son qu’ils produisent est beaucoup plus effroyable, un tonnerre roulant qui terrorise même les adversaires les plus braves. On dit que lorsque la Maison Raven se déploie en force, avec une puissance proche de celle d’une Légion Titanique, la victoire est assurée.

Les Raven possèdent le plus grand arsenal de Chevaliers de toutes les Maisons Nobles. Dans les profondeurs du Fort Inviolé - une forteresse si vaste et si bien défendue que certains la comparent au Palais de l’Empereur sur Terra - s’ouvre la Crypte Transcendantale. Creusée à même le manteau rocheux de la planète Kolossi, ses murs renforcés abritent des centaines d’exo-armures, toutes prêtes à répondre à rappel aux armes. Et ils ne seraient pas seuls, car des dizaines de Maisons mineures sont les vassales des Raven, et gonflent encore leurs effectifs.

La Maison Raven s’allia au Monde-Forge de Metalica au début de la Grande Croisade. Lord Gregor, le souverain Raven de l’époque, signa un accord avec les prêtres de Metalica afin d’avoir assez de Sacristains, des artificiers des Mondes Chevaliers entraînés et initiés au Culte Mechanicus. Ces spécialistes ont pris, au sein de la Maison Raven, le nom de Confrérie de Fer. En échange, Gregor prêta un serment e loyauté à Metalica - un engagement qui demeure à ce jour.

Grevan, Ferrous Maximus
Lord Grevan Raven, quatrième du nom, est le Princeps de la Maison Raven, le Duc de Fer de Kolossi et l’occupant du Trône d’Adamantium. L’unique bande blanche de sa carapace atteste de son rang. Il se raconte que le canon Gatling Avenger de Ferrons Maximus, son Chevalier Warden, est trois fois béni par l’Omnimessie en personne.
Randul, Impénétrable
Surnommé Le Baron Maudit, Randul est un des nombreux Barons inféodés au Princeps Grevan. Son rang est dénoté par deux bandes blanches sur sa carapace. À chaque bataille, son Chevalier Gallant - Impénétrable - a en effet été si sévèrement endommagé qu’il a mis à rude épreuve les compétences des Sacristains.

Maison Vulker[modifier]

Les armoiries dorées des Vulker glorifient leur richesse. Outre le motif du crâne et du rouage au centre, les autres symboles ne sont déchiffrables par personne en dehors des initiés et des émissaires secrets du Culte Mechanicus.
Bien qu’elle soit l’une des Maisons majeures d’alignement Adeptus Mechanicus, la Maison Vulker reste particulièrement recluse et mystérieuse. Leur monde, Aurous I, est une planète riche en minerais nichée dans un système bondé. C’était pour exploiter les planètes de ce système, et les ceintures d’astéroïdes environnantes, que le Monde-Forge Bellus Prime fut établi dans la zone. Les liens unissant Aurous IV et Bellus Prime restent forts, matérialisés par les Serviteurs en armure dorée travaillant sur les deux mondes.

Les cours de la Maison Vulker sont des lieux singuliers, pleins de Technoprêtres et de Serviteurs parlant en langage codé en séquences numériques. Ils accomplissent de troublantes cérémonies mécaniques, aux significations obscures, voire sinistres pour le profane. Les Nobles de la Maison Vulker cachent chaque carré de leur peau sous des robes et des masques d’or, et les étrangers ne sont pas les bienvenus dans leurs châteaux d’acier.

Lorsque sonne l’appel de la guerre, les Vulker délaissent leurs étranges atours et sortent avec la même assurance que leurs pairs. Ils affichent une préférence marquée pour la puissance de feu et les plans d’attaque ou de défense parfaitement coordonnés. Ils furent les premiers à développer la Lance Tripartite, une formation adoptée plus tard par toutes les autres Maisons.

Baron Golphytes, Strident
Golphytes est l’un des Barons Primes, membre de la Cour Exaltée. Ce statut est indiqué par sa spalière divisée, le désignant comme Maître du Savoir, gardien des données sacrées et Cogitator Prime. Il pilote un Chevalier Errant, et peu de Chevaliers rivalisent avec le nombre de ses victoires au corps à corps, richement documentées.
Luxious, Unalloyed Victory
L’étalage de plaques de blindage d’adamantium nues est considéré comme un hommage solennel pour la Maison Vulker. Seules les plus anciennes machines affichent ce prestigieux métal vieilli, et la quantité de surface ainsi exhibée témoigne directement de l’âge et du statut de l’exo-armure Chevalier.

Maison Taranis[modifier]

Les armoiries Taranis arborent l’engrenage de Mars, car la Planète Rouge - le plus éminent des Mondes-Forges - est son monde natal. L’épée qui coupe l’emblème de la moitié de rouage de l’Adeptus Mechanicus fut ajoutée suite à l’Hérésie d’Horus.
L’histoire et le monde natal des Taranis font que cette Maison de Chevaliers possède un statut bien à part, même parmi les alliées de l’Adeptus Mechanicus. Les Chevaliers Taranis font partie intégrante des forces militaires de Mars, et sont donc d’illustres serviteurs du Dieu-Machine.

Ce fut sur Mars que le tout premier Chevalier fut créé, l’une des nombreuses merveilles de l’Âge de la Technologie. Taranis a l’insigne honneur d’être la première Maison Noble, fondée sur Mars en cette ère reculée, et dotée des prototypes initiaux d’exo-armure Chevalier. Fait unique chez les Maisons Nobles, la technologie de conditionnement subtil était absente des Trônes Mechanicum installés dans les Chevaliers Taranis.

Les Taranis furent également les premiers à s’allier à l’Imperium naissant. N’ayant jamais connu les conditions de vie difficiles des pionniers, la Maison Taranis ressemble plus à une Légion Titanique que ses homologues des Mondes Chevaliers. Néanmoins, lors de la guerre civile qui éclata sur Mars pendant l’Hérésie d’Horus, la Maison Taranis fut presque anéantie. À l’issue du conflit, il ne lui restait plus que deux Chevaliers. Seuls des efforts surhumains, et la compétence des prêtres de Mars, lui permirent de survivre son heure la plus sombre et de se reconstituer.

Soberan, Omnissiah’s Fury
Comme beaucoup de Chevaliers Taranis, Soberan accompagne les flottes Explorator et les protège dans les contrées étranges. La geste de son Chevalier - le légendaire Chevalier Paladin baptisé Omnissiah’s Fury - débute dans des rapports de bataille remontant à l’époque de la Grande Croisade.
Xantek, Blade of Mars
Meurtri par un Titan du Chaos, Xantek est un des rares nobles à avoir survécu à deux Rituels d’Adoubement. Habituellement, Xantek travaille conjointement avec la Legio Cybernetica. Fort de ses leçons passées, il connaît l’importance de veiller sur les unités endommagées afin que leurs restes puissent être récupérés et remis en état.

Maison Krast[modifier]

Suite à l’Hérésie d’Horus, les armoiries Krast furent modifiées, avec le consentement unanime des nobles. Le lion rampant fut remplacé par un gantelet de fer étranglant le serpent du Chaos.
Dix mille ans n’ont pas suffi à guérir l’amertume qui s’est emparée de la Maison Krast. Sa soif de vengeance contre ceux qui l’ont trahie pendant l’Hérésie d’Horus n’a toujours pas été assouvie.

La Maison Krast vit sur le premier Monde Chevalier qui fut redécouvert pendant la Grande Croisade, la planète Chrysis. Les nobles de Chrysis n’hésitèrent pas une seconde à se joindre à l’Empereur, faisant d’eux les plus vieux alliés de l’Imperium, et la fierté de la Maison Krast. Depuis lors, la livrée des Krast a toujours porté le rouge de l’Adeptus Mechanicus.

La félonie de l’Hérésie d’Horus préleva un terrible tribut sur Chrysis, les Titans renégats de la Legio Mortis étant les premiers responsables de la ruine du monde des Krast. Elle fut d’ailleurs la seule Maison Noble de Chrysis qui survécut aux événements. Les pertes furent si sévères que la Maison Krast ne dut sa survie qu’à la proximité de Mars, et à l’appui inestimable du Fabricator Général. Depuis cette époque, les nobles Krast traquent les forces du Chaos dans l’espoir de régler de vieilles rancunes et d’honorer les serments que prêtèrent leurs ancêtres. Malgré tout, la Maison Krast sert Mars et ne se détourne jamais de ses responsabilités vis-à-vis de l’Adeptus Mechanicus, répondant systématiquement à l’appel de tout Monde-Forge qui aurait besoin de ses Chevaliers.

Forillus, Headtaker
Des années durant, Forillus fut détaché auprès des Cockatrices, et en leur honneur, sa livrée porte depuis les couleurs de la Légion Titanique. Depuis l’ouverture de la Grande Faille, Forillus s’est battu aux côtés de trois Mondes-Forges, et a même participé à la Croisade Indomitus du Primarque Roboute Guilliman.
Teros, Hexenhammer
Teros est le noble aux commandes du Chevalier Errant Hexenhammer. Possédant une sorte de don pour dénicher les Psykers sur le champ de bataille, Teros est habité d’un désir ardent de les détruire. Hélas pour eux, peu importe le nombre de ces détestables sorciers qu’il abat, son aversion ne s’en trouve jamais tarie.
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Arcana Mechanicum[modifier]

« Illuminez vos confrères, faites crépiter la foudre, jusqu’à ce que l’énergie sacrée coure dans vos veines électrisées et se prolonge dans vos gestes de juste fureur ! »
« Je suis la foudre, et j’en fais don aux incroyants, afin que dans leur immolation ils entrevoient la grandeur de l’Omnimessie. »
- Chant Corpuscarii de l’électrobénédiction.

Les forces de l’Adeptus Mechanicus emportent à la bataille un armement parmi les plus dévastateurs de la galaxie. La technologie sur laquelle se basent les armes ésotériques et les machines d’extermination maniées par les disciples du Dieu-Machine est aussi révérée que la relique la plus sacrée. Chaque ennemi abattu par ce saint arsenal est une offrandes à l’Omnimessie tout-puissant.

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Sources[modifier]

  • Codex Adeptus Mechanicus, V8
  • Codex Adeptus Mechanicus Cult Mechanicus, V7
  • Codex Adeptus Mechanicus Skitarii, V7
  • The Horus Heresy, Book Five - Tempest
  • Warhammer 40 000 JdR - Black Crusade
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Livre de Règle
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Ascension
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : le Sang des Martyrs
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds
  • Warhammer 40 000 JdR - Rogue Trader : Livre de Règles
  • Warhammer 40,000 : Compendium (traduit de l'anglais par Patatovitch)
  • White Dwarf N°20, (FR)
  • White Dwarf N°191, (UK)
  1. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - Chapter I : The Cult Mechanicus (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Cult Mechanicus (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - Chapter I : The Cult Mechanicus - The Age of Strife (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - Chapter I : The Cult Mechanicus - The Rise of the Machine God (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - Chapter I : The Cult Mechanicus - The Arrival of the Omnissiah (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - Chapter I : The Cult Mechanicus - The Great Crusade and the Horus Heresy (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum HierarchyThe Explorator Fleets (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - Chapter I : The Cult Mechanicus - Mars (traduit de l'anglais par Guilhem)
  9. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - The Collegia Titanica (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - The Centurio Ordinatus (traduit de l'anglais par Guilhem)
  11. Warhammer 40,000 : Compendium - Imperial Robots - (traduit de l'anglais par Patatovitch pour le site Taran : http://taran.pagesperso-orange.fr/admech_robots.htm)
  12. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter - The Ordo Reductor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  13. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy (traduit de l'anglais par Guilhem)
  14. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - The Hight Tech-Priests (traduit de l'anglais par Guilhem)
  15. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - Magos (traduit de l'anglais par Guilhem)
  16. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - Logis (traduit de l'anglais par Guilhem)
  17. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - Genetor (traduit de l'anglais par Guilhem)
  18. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - Artisan (traduit de l'anglais par Guilhem)
  19. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - The Initiates of the Cult Mechanicus (traduit de l'anglais par Guilhem)
  20. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - Electro-Priest (traduit de l'anglais par Guilhem)
  21. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - Enginseers (traduit de l'anglais par Guilhem)
  22. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - Transmechanic (traduit de l'anglais par Guilhem)
  23. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - Lexmechanic (traduit de l'anglais par Guilhem)
  24. Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : The Lathe Worlds - The Mechanicum Hierarchy - Servitors (traduit de l'anglais par Guilhem)