Marine de la Peste

De Omnis Bibliotheca
« La pourriture et la corruption de la chair les mettent en joie, aux yeux des hommes, ce ne sont que pures abominations… »
Un Marine de la Peste.
Les Marines de la Peste sont des Space Marines du Chaos qui ont juré allégeance à Nurgle, le Dieu du Chaos de la pestilence et de l’entropie. Les premiers Marines de la Peste furent les guerriers de la Légion de la Death Guard qui avaient été pris au piège dans le Warp à bord de leurs vaisseaux lorsque le virus du Destructeur les frappa. Mortarion et sa Légion se soumirent au Seigneur de la Déchéance pour sauver leurs vies. Leurs corps devinrent bouffis sous l’effet de la corruption qu’ils abritaient en leur sein, en revanche ils ne ressentaient plus la douleur et ne succombaient pas à cette horrible maladie.

Bouffis de corruption, les Marines de la Peste forment l’ossature de la Death Guard, et contrairement à nombre de Légions Traîtresses, leurs effectifs ont gonflé au fil des millénaires. Avant même les jours de l’Hérésie d'Horus, Mortarion prônait un recrutement perpétuel et agressif. Ses tactiques d’usure, combinées aux environnements extrêmes dans lesquels la Death Guard avait l’habitude de combattre, entraînaient de lourdes pertes, imposant des remplacements constants. Le Seigneur de la Mort a maintenu cette doctrine depuis la fondation de la Planète de la Peste, et a mené des guerres juste pour récolter de stocks de gènes ou de nouvelles recrues.

Toutefois, alors que les guerriers de la Death Guard mouraient aussi vite que Mortarion les remplaçait, depuis leur damnation, ils sont devenus miraculeusement difficiles à tuer. Ainsi, même si la Death Guard a enduré des campagnes avec d’horribles pertes, ses effectifs ont augmenté tel un virus se répliquant dans le corps d’un hôte.

Depuis, bien des Space Marines se sont dévoués à Nurgle, même si peu d’entre eux parvinrent à intégrer les rangs de la Death Guard. Ceux qui rejoignent ces champions fétides doivent d’abord prêter serment devant le Primarque Mortarion. C’est à cette seule condition que Nurgle consent à leur accorder les dons qui feront d’eux des Marines de la Peste. En dehors de la Death Guard, quelques rares Sorciers connaissent le secrets de Nurgle. La plupart ont accepté de rejoindre la cause d’Abaddon de la Black Legion afin de répandre leurs sinistres bienfaits en son nom.

Les corps des Marines de la Peste sont pourris, repoussants, et puent la décomposition. Le liquide putrescent qui suinte de leurs plaies corrode leur armure et consume leur peau, mais malgré leurs horribles défigurations, ce sont de redoutables guerriers. Leurs cerveaux avariés sont endurcis contre l’agonie de la corruption du corps, les immunisant quasiment à la douleur ou aux infirmités des blessures de guerre.

Avec cette robustesse impie, les Marines de la Peste préfèrent les fusillades à courte portée, où leur implacabilité leur confère l’avantage. Ils se délectent des blessures infectées qu’ils infligent à leurs ennemis, se riant eux-mêmes des Bolts et des lasers qui les ciblent.

Bien que corrompus physiquement et mentalement, les Marines de la Peste de la Death Guard conservent les acquis de leur entraînement. Ils restent les fantassins parfaits de Mortarion, des combattants bien équipés et doués d’un fin sens tactique dont la force et la résistance incroyables se marient avec un arsenal impressionnant d’armes hideuses, qui les rendent terrifiants à portées moyenne et courte.

Outre leur armement plus commun de l’ancien Imperium - Bolters oxydés, Fusils à Plasma crachotants, etc. - les Marines de la Peste manient un éventail d’armes imprégnées des bienfaits de Nurgle. La plupart ont des Grenades Buboniques qui emplissent l’air de toxines virulentes et de spores aveuglantes. Face à des fantassins en grand nombre, ils déploient des gerbe-peste pour vomir des flots de liquides toxiques sur leurs rangs. Les menaces plus lourdement protégées sont contrées par l’emploi de Lance-Peste ; ces armes tirent des obus perce-armure capables de se planter dans leurs cibles avant que leur noyau de verre cassant se brise en libérant un fléau du fer corrosif dans les corps et les coques. Et si jamais l’ennemi devait arriver au corps à corps, les Marines de la Peste absorbent facilement leurs attaques avant de riposter avec des armes de mêlée aussi variées que répugnantes.

En plus de se battre au service des divers Seigneurs du Chaos, les Marines de la Peste se dédient à la propagation de maladies à travers la galaxie. Les flottes de Nurgle qui surgissent du Warp répandent ainsi infections et épidémies dans des dizaines de systèmes stellaires. Lorsque ces armadas finissent par être vaincues ou que leurs navires sont abandonnés, leurs épaves réintègrent le Warp et, probablement guidées par la main bienveillante de Nurgle, elles retournent près d’une planète contaminée afin d’accueillir de nouveaux équipages.

Origines[modifier]

« Vous êtes mes lames. Vous êtes la Death Guard. Par votre main, la justice sera délivrée, et le malheur poursuivra mille mondes. »
- Mortarion, devant la XIVe Légion.
Fait moi un câlin…
Les premiers Marines de la Peste étaient des guerriers de la quatorzième des vingt Légions Space Marines originales fondées par l’Empereur. À l’origine, ils étaient appelées les "Dusk Raiders", mais lorsqu’ils ont retrouvé leur Primarque disparu, Mortarion, il les a rebaptisées "Death Guard" (Garde de la Mort), le nom de l’armée qu’il avait créée sur son monde natal, Barbarus. Dans leur défense de l’Humanité, les Astartes de la XIVe Légion avaient déjà acquis une réputation de combattants disciplinés, et étaient particulièrement réputés pour leur capacité à supporter sans broncher toutes les épreuves.

Dans les décennies qui ont suivi leur changement de nom, la Death Guard s’est battue sans relâche au service de la Grande Croisade. Jamais elle n’a cédé au combat alors qu’elle poursuivait avec une ferveur constante la libération et la réunification de l’Humanité. Sa flotte agitée labourait le vide froid d’une campagne à l’autre, se réapprovisionnant en route et ne s’arrêtant que pour faire la guerre. La Death Guard n’avait pas de garnison, elle n’a pas construit - elle a seulement démoli et tué. Elle n’était pas la plus rapide à réagir, ni la plus agressive des Légions. Au contraire, elle était froidement déterminée et méthodique. Avec des progrès inexorables, les mondes sont tombés devant eux comme le blé devant la lame d’une faux.

Leur Primarque, Mortarion, était décharné, sinistre et très motivé. Dans la Légion faite à partir de son patrimoine génétique, il a insufflé sa propre vigueur, sa détermination déterminée et son implacabilité. Avec son appareil respiratoire et sa grande faux, Mortarion était semblable à la mort elle-même sur le champ de bataille. Au combat, il était un leader naturel ; lorsqu’il n’était pas en guerre, cependant, Mortarion était un solitaire. Pâle et chauve, il ne s’est jamais engagé dans une quelconque forme de camaraderie avec ses troupes ou avec ses compagnons Primarques. Ce n’est que dans deux cas que Mortarion trouva des âmes sœurs - Konrad Curze, le Night Haunter et redoutable maître des Night Lords, et Horus Lupercal.

Horus, le fils préféré de l’Empereur et le Maître de Guerre de l’Imperium naissant, avait reconnu la solide valeur de Mortarion et de sa Death Guard. Au cours des grandes batailles de cette époque, Horus plaçait souvent Mortarion et sa Légion au centre des combats, comptant sur l’incapacité de l’ennemi à les faire reculer ou à les éliminer. De cette façon, la Death Guard était comme une enclume - car en aucun cas Mortarion ne pouvait être chassé de sa position immuable. Dans son génie tactique, Horus utilisait alors ses troupes les plus agressives comme marteau - choisissant généralement ses propres Luna Wolves, les Space Wolves ou les World Eaters. Comme le prouvent les nombreuses victoires de la Grande Croisade, c’était une combinaison impitoyable et efficace.

Dans le charismatique Maître de Guerre, Mortarion trouva un mentor. Ils devinrent si proches que d’autres Primarques doutaient ouvertement de la véritable loyauté de Mortarion. Il s’avéra que c’était prophétique, car lorsque Horus se tourna vers la rébellion et le Chaos, il convainquit Mortarion de le rejoindre. En effet, Mortarion ne savait pas que les adorateurs secrets du Chaos dans ses rangs - menés par son bras droit honoré, Calas Typhon - avaient déjà commencé à entraîner une grande partie de la Légion sur la voie de la corruption. Mortarion ne savait pas à quel point cette décision lui coûterait.

Le premier acte de rébellion de Mortarion a eu lieu lors de l’Atrocité de Isstvan III, lorsqu’il a sciemment envoyé dans le piège d’Horus ceux qu’il considérait comme susceptibles de rester fidèles à l’Empereur. Une fois les Loyalistes Space Marines purgés, la Death Guard s’est ouvertement rangée du côté des Traîtres, tirant sur leurs propres frères.

Horus avait prévu que la Death Guard ferait partie de la force d’invasion qu’il dirigerait pour attaquer Terra. Déterminé à se joindre au siège du Palais Impérial par le Maître de Guerre, Mortarion mena sa flotte dans le Warp. Il ne savait pas qu’il entrait dans un cauchemar éternel dont il n’échapperait jamais, se condamnant ainsi que sa Légion aux pouvoirs d’un dieu ancien et rusé.

La flotte fut piégée et perdue au milieu d’une impénétrable tempête Warp. Personne n’a pu guider les navires à travers les ténèbres, et ils n’ont pas pu ramener la flotte dans l’espace réel. Peu de gens savaient que cela faisait vraiment partie du plan de Calas Typhon. La flotte entière fut forcée de dériver impuissante à travers l’Immaterium.

Sans espoir de salut, leurs navires de guerre se déplaçaient sans but. C’est à ce moment que les infections de Nurgle ont commencé à assaillir silencieusement la Death Guard. Un par un, la Peste Destructrice et la Pourriture de Nurgle - deux des inventions favorites du Père de la Peste - s’infiltrèrent dans leurs navires.

S’ils avaient été une autre Légion, les Death Guards auraient succombé aux horribles maladies qui les assaillirent. Au lieu de cela, les augmentations surhumaines des Space Marines se sont avérées être leur pire ennemi ; leur propre résilience légendaire a été transformée en défaut car, malgré les maladies terribles qui polluaient désormais toutes leurs fonctions corporelles, ils ne pouvaient pas mourir.

Un Marine de la Peste est une ruche vivante portant la vie bénite par Grand-Père Nurgle.
À une époque, Mortarion et la Death Guard avaient été des guerriers de l’Imperium. Ils avaient été envoyés au combat dans les environnements les plus hostiles jamais découverts. Ils avaient été envoyés dans des mondes sur lesquels des humains non améliorés n’osaient poser le pied, et encore moins se battre et gagner. Pestilence, contagion, toxines, empoisonnement par radiations et pire encore - il n’y avait rien que les Space Marines génétiquement modifiés ne pouvaient pas gérer, et les Death Guards en particulier étaient loués même par leurs frères pour être d’une souche robuste et irrépressible. Aujourd’hui, affaiblis et infligés par la maladie qui sévissait dans leurs vaisseaux, ils sont devenus terrifiés. Leur système immunitaire supérieur était devenu insignifiant.

Frêles et battus, ils tombèrent à genoux. La maladie s’est infiltrée dans leurs entrailles, les faisant gonfler et se distendre. Des pustules ont fleuri sur leur corps, poussant pour éclater avec des clapotements grotesques. Tant de grosses mouches bourdonnaient à travers les miasmes qui s’épaississaient à l’intérieur de chaque navire de guerre qu’elles apparurent comme des nuages noirs. En se tortillant, les mouches pouvaient s’infiltrer sous une Armure Énergétique pour délivrer des piqûres urticantes. Là où leur bouche fétide aspirait du sang, la chair se desséchait pour prendre une consistance gélatineuse. Leurs œufs ont éclos et des asticots se glissèrent sous la peau malade.

Jour après jour, ce que la Death Guard a enduré était inimaginable, et pourtant aucun n’a souffert plus que Mortarion. Le temps passa étrangement dans le Warp, mais piégé dans ces accalmies torrides, chaque heure semblait être une année. Mortarion regardait avec une horreur grandissante sa fière Légion dégénérer sous ses yeux. Mortarion vit, en ces jours terribles et interminables, la perte de ce qu’il avait autrefois défendu et la damnation qu’il avait infligé à sa Légion et à lui-même. Incapable de supporter plus longtemps la souffrance, Mortarion s’est d’abord offert lui-même à l’Immaterium, puis sa Légion, et enfin son âme même en échange de la délivrance.

Une présence dans l’Immaterium répondit, comme si elle avait patienté tout ce temps, attendant son heure. Dans les profondeurs du Warp, le grand dieu Nurgle, Seigneur de la Décadence et Père de la Maladie, revendiqua cette offrande et accepta que Mortarion et la Death Guard lui appartiennent.

Ainsi sont nés les premiers Marines de la Peste.[1]

Les Bénédictions de Nurgle[modifier]

Ce qui a émergé du Warp lorsque la flotte de la Death Guard est revenue dans l’espace réel ne ressemblait guère à ce qui y était entré. Peu de choses sont plus répugnantes que les formes corrompues des Space Marines croûtés et infectés. Leur Armure Énergétique suintante a souvent éclaté à cause de leur ballonnement extrême, ou a pourri par endroits pour exposer des entrailles remplies de peste. De ces foyers émanaient des odeurs fétides si viles qu’elles pouvaient foudroyer les ennemis de ces guerriers. Les Marines de la Peste étaient vraiment devenus des porteurs de peste ambulants.

Nurgle avait respecté sa part du marché, bien que d’une manière non voulue par ceux qui le suppliaient de les aider. Il avait délivré Mortarion et la Death Guard, les sauvant ainsi de leurs atroces souffrances. Ainsi, les Marines de la Peste ne ressentirent plus l’agonie de leur variole. En effet, gonflés par la corruption, ils n’étaient plus capables de ressentir la moindre douleur. Un Bolt de Bolter pouvait pénétrer dans leurs armures et exploser dans leurs entrailles, les Marines de la Peste n’en ressentaient aucune gêne. Ils pouvaient désormais continuer à se battre en perdant des membres ou en se faisant éviscérer. Toujours résistants, les Marines de la Peste étaient désormais les plus endurants de leur engeance. Bien qu’une partie de leur vitesse et de leur agilité surhumaines ait été perdue avec leurs formes gonflées, cela fut compensé par leur capacité à absorber ou à ignorer les dégâts qui auraient pu tuer un autre Space Marine.

Autrefois, l’armure de la Death Guard était blanche et grise, les couleurs que la Légion avait porté lorsqu’elle servait l’Imperium. Ce n’est plus le cas. Rien n’était plus pareil - leurs armes, leurs machines de guerre, leur flotte elle-même - tous furent altérés par la sorcellerie maladive du Chaos. Une iconographie blasphématoire orne leur arsenal - des symboles de Nurgle avilis et détestables à l’œil nu. Leur équipement est envahi par l’érosion, usé par la rouille, ou le métal lui-même transformé en chair maladive. Les armes ou les armures peuvent briller d’une luminescence verte chatoyante ; les vaisseaux qui les transportent à leur destin suintent maintenant du pus gangrené.[2]

En Avant et Toujours Virulent[modifier]

Une avancée lente et implacable de la mort !
« La dégradation et la corruption de la chair sont leurs joies secrètes, mais ce sont des abominations aux yeux des hommes. »
- Inquisiteur Anonyme.

L’Hérésie d’Horus a finalement été contrecarrée, mais les Légions Space Marines revendiquées par les Dieux du Chaos ont été changées à jamais. Après que le Maître de Guerre ait été renversé et tué par l’Empereur, les Légionnaires renégats restants se sont retirés dans l’Œil de la Terreur. Contrairement aux autres Légions, la Death Guard ne s’est pas morcelée ; les troupes de Mortarion ont fait un retrait ordonné, les Space Marines Loyalistes et l’Armée Impériale se brisant sur eux encore et encore.

Dans l’Œil de la Terreur, Nurgle donna à Mortarion le monde qui sera finalement connu sous le nom de Planète de la Peste - un astre empoisonné et de gaz virulents qui est une horrible parodie de son monde d’origine, Barbarus. D’une certaine manière, il était rentré chez lui et il était maintenant un immortel maudit, un Prince de la Décadence régnant sous son maître, le Père de la Peste, Roi de la Maladie. De là, Mortarion aurait beaucoup à faire…

Depuis cette époque, de nombreux Space Marines renégats se sont offerts à Nurgle. Ceux qui sont assez forts et courageux font leur chemin vers la Planète de la Peste. Sur ce monde rude et mortel, ceux qui ont prouvé qu’ils étaient assez résistants pour survivre peuvent rejoindre le plus fétide des cadres s’ils jurent fidélité au Primarque Mortarion et à son seigneur, Nurgle. Ce n’est qu’alors qu’ils seront bénis avec la souche de maladie corruptrice qui fera d’eux un véritable Marine de la Peste.

Outre Mortarion, seuls quelques Sorciers de Nurgle à l’esprit pourri connaissent les secrets obscurs nécessaires à la création d’un Marine de la Peste. Les rituels eux-mêmes sont dangereux à tenter, et même la moindre erreur - chanter un mot incorrect ou ne pas couvrir les jetons avec suffisamment de mucus - peut suffire à obtenir non pas la bénédiction du Père de la Peste, mais sa colère. Même si elles sont exécutées correctement, tous ceux qui sont ainsi bénis ne survivent pas au terrible processus de transformation, leur corps étant incapable de contenir la maladie et de se débarrasser de la douleur. On sait qu’Abaddon le Fléau, le Maître de Guerre et chef de la Black Legion, a rallié beaucoup de ces sorciers à sa cause. En échange de leur loyauté, les mages du fléau offrent le grand cadeau pestilentiel au nom du Maître de Guerre, en remplissant ses rangs de Marines de la Peste.[3]

Le Plus Béni de Tous

Typhon, ayant orchestré la grande corruption de la Death Guard, fut récompensé dans le Warp par la plus grande souillure de Nurgle. Alors que les autres se transformaient en des Marines de la Peste, Typhon prit du volume, sa peau et son armure ne faisant plus qu’un. De grands entonnoirs d’os pestilentiels éclatèrent de son corps. Dans ces entonnoirs, des milliers de mouches démoniaques de Nurgle se sont déversées, le rongeant de l’intérieur jusqu’à ce que sa carapace pourrie grouille et se gonfle de vie. Typhon devint une colonie creuse d’insectes porteurs de maladies. Il s’est transformé en hôte de la peste destructrice.

Aujourd’hui connu sous le nom de Typhus, celui qui était autrefois Typhon ne souhaita pas rester sur la Planète de la Peste comme Mortarion. Au lieu de cela, il emmena avec lui les Death Guards dont le cœur brûlait encore de vengeance, Typhus lança sa Flotte de la Peste dans l’espace réel pour poursuivre la Longue Guerre contre l’Imperium de l’Humanité. Comme une blessure qui ne guérit jamais, Typhus continue cette guerre jusqu’à ce jour - et il reste le plus redouté et le plus destructeur de tous les Marines de la Peste.[4]

Les Marines de la Peste au Combat[modifier]

Les Grenades Buboniques - faites de têtes humaines - sont l’une des armes les plus effrayantes des Marines de la Peste, propageant les contagions de Nurgle sur le champ de bataille.
Comme si la vue et l’odeur des Marines de la Peste n’étaient pas assez épouvantables, ils sont de plus talentueux. Leur corps pourri, leur cerveau rempli de croûtes et leur chair nécrosée les rendent aptes à affronter la fureur du combat. Ils ne ressentent aucune blessure et ne souffrent pas de l’affaiblissement de la douleur. Dans une fureur impuissante, les pelotons de la Garde Impériale se sont retrouvés à déverser toute la puissance de feu disponible sur une escouade de Marines de la Peste pour ensuite la trouver en train d’avancer sur eux sans dégâts apparents. Même lorsqu’ils sont touchés plusieurs fois, les peaux des Marines de la Peste, résistantes à la maladie, dévient les tirs ou les absorbent simplement sans effet néfaste. Bien qu’ils puissent se secouer, se tordre ou s’enfoncer momentanément pendant que les lasers transpercent leur corps corpulent, les Marines de la Peste poursuivent leur attaque sans relâche. Ceux qui ont affronté les Marines de la Peste et qui ont survécu pour raconter l’histoire, comme certains parmi les Gardes de Cadia, ont appris à concentrer leur puissance de feu. Une tactique particulièrement efficace qu’ils ont apprise est de diriger les armes normalement réservées à l’élimination des véhicules blindés sur les Marines de la Peste, mais rien de moins qu’un Canon de siège de Démolisseur permettra d’assurer que ces monstres de la corruption ne se relèvent pas.
Le Nuage de Mouches

Pendant le voyage d’un vaisseau de la peste à travers le Warp, de grosses mouches au duvet noir apparaissaient jusqu’à remplir l’appareil de leurs carcasses décaties. Lorsque les Flottes de la Peste atteignent un monde, les Marines de la Peste effectuent un assaut planétaire. Dès que s’ouvrent les trappes de leurs transports, un épais nuage d’insectes est libéré et entame la contamination d’un monde vierge. Le mouches sont sacrées pour Nurgle, car elles festoient sur la pourriture et l’immondice. Une seule de ces bêtes peut véhiculer une abondance d’infections et de virus, répandant les dons de la contagion sur tout ce qu’elle bénit de sa visite. En essaim, ces minuscules créatures peuvent répandre les fléaux à une vitesse incroyable, infectant, infestant, incubant et se multipliant, en célébrant chaque jour le cycle généreux de Nurgle. Le symbole de la mouche est ainsi commun parmi les Marines de la Peste, et certains éléments de son anatomie se retrouvent sur les corps mutés de la Death Guard, les fils prodigues de Nurgle.

Les Marines de la Peste eux-mêmes préfèrent les combats à courte distance, avançant de manière à ce que la projection des Bolts de leurs Bolters inflige un maximum de dégâts. Si un ennemi ose attaquer les Marines de la Peste, il se retrouvera face à deux armes propres à ces guerriers gonflés à bloc. La première est la Lame de la Peste. Cette arme de métal dentelée est affûtée et dégouline du plus virulent des virus. On dit que chaque lame est bénie et trempée dans des cuves mortels liquide dans le domaine de Nurgle lui-même. C’est peut-être vrai, car on sait que même une égratignure d’une telle arme mortelle peut infliger une agonie totale, tuant le plus monstrueux des ennemis en quelques secondes. La deuxième arme de terreur des Marines de la Peste est encore plus horrible : les Grenades Buboniques. Parfois appelées "têtes de la mort", car elles sont fabriquées à partir des têtes coupées des ennemis tombés au combat, ces grenades sont remplies à ras bord d’un cocktail de maladies avant d’être scellées avec de la cire ancienne ou de la graisse corporelle fondue. Lorsqu’elles sont lancées avec force, ces têtes réduites explosent dans un éclat de jus septique et de pus toxique. Un nuage de spores aveuglantes et de contagion pure est libéré de l’explosion, suspendu dans l’air comme la mort elle-même.

La Death Guard était organisée autour du principe d’une infanterie lourde disciplinée et, à ce jour, les Marines de la Peste sont toujours utilisés dans ce rôle. L’Imperium a appris sur de nombreux champs de bataille que, à moins d’employer une puissance de feu écrasante ou le soutien dévoué de Chars Super-Lourds, les Marines de la Peste sont difficiles à éliminer. Ils portent une armure vieillissante, sont incroyablement résistants et leur immunité à la douleur leur permet de ne pas être pris de panique. Ils forment facilement l’enclume inamovible pour maintenir leurs ennemis en place pendant qu’un astucieux Seigneur du Chaos aligne le coup de marteau. Leurs rangs constituent une base de feu stable à partir de laquelle des assauts peuvent être lancés, ou s’avèrent être une unité fiable pour tenir indéfiniment des positions défensives.

Dans les combats urbains entre les blocs d’habitations qui ont caractérisé le siège de Noxtia, quelques escouades de Marines de la Peste ont réussi à retarder la contre-attaque des Blood Angels suffisamment longtemps pour que la contagion se propage à l’ensemble de la planète. Lorsque les morts se sont réveillés sous la forme de Zombies de la Peste, l’Imperium a abandonné tout espoir de sauver Noxtia, le marquant à la place pour Exterminatus. L’armada de la Marine Impériale chargée de l’acte n’a cependant jamais achevé sa mission, car elle a été interceptée et abordée par une Flotte de la Peste dirigée par Typhus lui-même. Dans des lieux aussi proches que les ponts des navires, les combats dans les tunnels ou les rues claustrophobes d’une Cité-Ruche surpeuplée typique, les Marines de la Peste se sont montrés presque imbattables. Même les ennemis les plus coriaces hésiteront avant de lancer un assaut contre les Space Marines du Chaos les plus résistants de la galaxie. La perspective de respirer le même air fétide, ou d’avancer dans un couloir où les vapeurs laissées par les Grenades Buboniquss ne peuvent se disperser, est vraiment intimidante.[5]

La Chute d’une Ruche[6]

Quelque chose à propos du cargo en orbite Wayfarer avait déclenché les alarmes. Le Wayfarer s’était vu refuser tout droit d’atterrir à Greaveport. Cela n’était pas si étrange - de telles choses se produisaient régulièrement. Le plus souvent, c’était de la paperasse qui était nécessaire, et en quelques jours, tout au plus, la situation était résolue. Naturellement, on a beaucoup spéculé sur l’implication de la corruption dans ces transactions - personne ne faisait vraiment confiance aux négociants étrangers sur Selbus. Mais cette fois-ci, la situation était différente. Malgré l’ordre de se retirer, le Wayfarer avait lancé trois de ses navettes. Elles avaient refusé de se retirer, coupant leurs canaux de communication de sorte que le bourdonnement était la seule réponse aux demandes des autorités planétaires.

La Force de Défense Planétaire n’a pas eu d’autre choix que de tirer des coups de semonce alors que les navettes s’enfonçaient dans la basse atmosphère. Cela n’a eu aucun effet et les responsables du port ont finalement compris qu’ils risquaient d’être attaqués. De mémoire d’homme, les pirates Orks étaient déjà passés trois ou quatre fois par là, et les Corsaires Aeldaris étaient connus pour chasser dans ces secteurs de l’espace. Mais Selbus était une planète de dix-huit milliards d’habitants et les navettes qui descendaient ne pouvaient contenir pas plus de quelques centaines d’individus ; elles n’étaient même pas de nature militaire. Soit c’était une erreur, soit c’étaient les pilleurs les moins subtils et les plus désespérés jamais rencontrés. Les officiers et les sergents des FDP partageaient entre eux un sourire ironique.

Pourtant, ignorer un refus de droits de débarquement est une infraction grave et le capitaine du port ordonna l’ouverture des batteries laser qui entouraient les sites de débarquement. Le ciel s’est embrasé et deux des navettes qui s’approchaient furent touchés - l’une explosant en boule de feu, l’autre en spirale vers le bas pour s’écraser dans les spires au sud de la Ruche. La dernière des navettes a toutefois atterri et les forces de la FDP ont fait des pieds et des mains pour établir des périmètres autour de son point d’atterrissage.

On ne savait pas d’où elle était parti, mais la navette de débarquement était si délabrée et si sale qu’elle était peut-être d’origine Ork. Une substance sombre s’échappait d’entre ses panneaux métalliques, et elle était tellement rouillé que son armature blindée semblait avoir des cloques et des bulles. La rampe de chargement s’abaissa et un nuage sombre sortit, comme si le navire avait pris feu. Au début, les soldats de la FDP ont estimé que c’était la raison de l’exode désespéré du vaisseau mère en orbite - un incendie interne aurait fait fuir les équipages. Puis il est apparu que ce n’était pas de la fumée, mais plutôt des nuages de mouches noires qui se répandaient, bourdonnant et mordant la population de curieux rassemblés. Ce qui a ensuite émergé de la rampe aurait pu être des Space Marines, mais il n’y avait aucun doute sur ce qu’ils étaient réellement... Les Marines de la Peste étaient venus sur Selbus.

La peur s’est instantanée emparée de la FDP, mais ils se sont souvenus de leur formation et tirèrent avec tout ce qu’ils avaient. Ils auraient tout aussi bien pu les accueillir avec des mots aimables pour tout le bien que leurs Fusils Laser ont fait. Les Marines de la Peste se sont déplacés comme s’ils ne sentaient rien, avançant calmement. Quelques-uns se sont mis à reculer lorsque des faisceaux de lasers les ont frappés, mais ils ont vite repris leur rythme régulier. Lorsqu’ils ont atteint la moitié de la ligne défensive formée devant eux, ils ont eux aussi commencé à tirer. L’effet de leurs tirs a été immédiatement visible, alors que les Bolts déchirèrent la ligne de la FDP de haut en bas, créant des brèches sanglantes dans la formation. Lorsqu’un des Marines de la Peste lança une sorte de grenade à gaz, cela a suffi à faire fuir les soldats restants.

Le chaos qui a suivi a été horrible mais de courte durée. Les Marines de la Peste ont fauché les guerriers de la FDP et les dockers, tirant jusqu’à ce qu’ils soient à court de munitions. N’ayant plus rien pour les gêner, ils ont regagné leur navette et sont retournés à leur vaisseau en orbite. Mais rien de tout cela n’avait plus d’importance, le mal était déjà fait.

Ce n’est pas le massacre sur les quais qui les préoccupait, mais plutôt la peste qui sévissait désormais dans la Cité. En moins d’une semaine, Selbus tomba.

Sources[modifier]

  • Codex Heretic Astartes Chaos Space Marines, V8
  • Codex Heretic Astartes Death Guard, V8
  • Codex Space Marines du Chaos, V6
  • Index Chaotica, 2013
  1. Index Chaotica, Plague Marines - Origins (traduit de l’anglais par Guilhem)
  2. Index Chaotica, Plague Marines -The Blessings Of Nurgle (traduit de l’anglais par Guilhem)
  3. Index Chaotica, Plague Marines - Onwards and Ever Virulent (traduit de l’anglais par Guilhem)
  4. Index Chaotica, Plague Marines - The Most Blessed Of All (traduit de l’anglais par Guilhem)
  5. Index Chaotica, Plague Marines - Plague Marines In Battle (traduit de l’anglais par Guilhem)
  6. Index Chaotica, Plague Marines - Fall of a Hive (traduit de l’anglais par Guilhem)