Lucius l'Éternel

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« …sinistre cauchemar d’un avenir lointain, où seule la guerre règne et où la galaxie est en flammes… »

« Dans les ténèbres, l'aveugle est le meilleur des guides. En cet âge de démence, faites confiance au fou pour vous montrer la voie. »

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Factions

« Je ne me soucie pas de qui connaîtra la vérité, maintenant, demain, ou dans dix mille ans. La loyauté porte en elle sa propre récompense. » - Lion El’Jonson

La galaxie gothique ravagée par la guerre du lointain futur grouille d’armées de l’Imperium, d’adorateurs des noirs dieux du Chaos et de peuples Xenos belliqueux, tous opposés dans le plus grand conflit que les étoiles elles-mêmes aient connu.
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Personnages

« L’univers est vaste et quoi qu’il advienne, nul ne se souviendra de vous… »

Les Héros et personnages illustres naissent des guerres et des tragédies, luttant et oeuvrant pour réaliser ou lutter contre leur destin, quand ce n'est celui d’un Monde entier ou de l'univers lui-même.

Vous trouverez ici une liste de quelques uns de ces personnages ayant laissé leur empreinte, aussi futile soit-elle, au milieu des conflits sans nombre du sombre univers de Warhammer 40.000.
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Batailles

« Dans l’obscurité, je serai la lumière.
Dans le doute, je garderai la foi.
Dans la rage, j'affinerai mon talent.
Dans la vengeance, je n'aurai nulle pitié.
Au cœur de la bataille, je n'aurai nulle peur.
Devant la mort, je n'aurai aucun regret... »

- Liturgie de Bataille des Blood Ravens
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« L’Omnimessie a rempli la galaxie de mystères afin que nous puissions les découvrir et pour nous rapprocher de Sa perfection. Les ignorer même en temps de guerre, est une hérésie. »

- Archimagos Belisarius Cawl.
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Jeux de Rôle

Liste des jeux de rôle papier connus mettant en scène l’univers de Warhammer 40.000, ainsi que les carrières (rôles) que des joueurs pourraient potentiellement interpréter en tant qu’Humain, Xenos ou Hérétique dans ce type de jeu.

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« Souffrances ! Extase ! Toujours plus ! »
- Cri de guerre de Lucius l’Éternel.
Lucius l’Éternel, La Lame des Éons, Le Voleur d’Âmes.

Il y a de cela des millénaires, Lucius était un Space Marine de la Légion des Emperor's Children. Il suivait son Primarque Fulgrim à travers la galaxie au nom de l’Empereur. Dédaignant toute autre expérience artistique en dehors de celle du combat, Lucius arborait fièrement les cicatrices de ses duels. Au fil du temps il en vint â assimiler la douleur à la réussite. Lorsque les Emperor’s Children rallièrent la rébellion d’Horus, Lucius avait déjà scarifié son visage, son crâne et son torse, reliant ces balafres en un labyrinthe de motifs qui le défiguraient horriblement. Il sombrait peu à peu dans la folie, les murmures qui résonnaient dans son esprit le poussant à des actes de plus en plus barbares alors qu’il cherchait sans cesse à affiner ses talents de bretteur.

Lucius continua de se distinguer au service de son Primarque tandis que la Légion se vouait progressivement à l’adoration du Chaos. Il combattait avec un talent et une agilité époustouflants lors des duels de gladiateurs que Fulgrim organisait au cours de ses voyages à travers les étoiles, Lucius était invincible. Nul ne parvenait à le surclasser, jusqu’au jour où il fut finalement défait et tué par le célèbre Seigneur Commandeur Cyrius.

Slaanesh refusa de voir disparaître un protégé si prometteur. Au cours des semaines qui suivirent, l’Armure d'Artificier de Cyrius se métamorphosa petit à petit. Ses cheveux tombaient par poignées, et des lignes sombres apparurent sous sa peau, et émergèrent lentement sous la forme de longues cicatrices, Lucius finit par émerger totalement, et il ne resta de son bourreau qu’un visage hurlant figé pour l’éternité dans l’armure du champion de Slaanesh.

Aujourd’hui, Lucius parcourt la galaxie, tueur sans pitié ne pouvant être occis. Ceux qui parviennent à accomplir ce fait d’arme et qui en éprouvent ne serait-ce qu’une once de fierté subissent une lente et douloureuse transmutation en Lucius. Les visages torturés de ceux qui l’ont abattu ondulent, offrant sans cesse un spectacle plaisant au champion de Slaanesh. Son sabre ornementé et son fouet organique ont goûté au sang d’innombrables rois et guerriers de la galaxie et il mène son ost dépravé en totale confiance, accueillant la mort avec autant de passion qu’il l’inflige.

Lucius l’Éternel possède les Équipements suivants :
  • L’Armure des Âmes Hurlantes : Cette Armure Énergétique baroque est habitée par les âmes de ceux qui ont vaincu Lucius. Au combat, Lucius peut laisser le contrôle aux âmes, pendant un instant, afin de libérer leur malveillance refoulée en un assourdissant crescendo, aussi violent qu’un coup de Marteau Tonnerre.[1]
  • L’Épée des Laers : Lucius manie une lame qui était autrefois habitée par l’entité démoniaque qui possédait Fulgrim pendant l’Hérésie d'Horus. Bien que le Démon ait quitté la lame il y a longtemps, ce sabre d’argent étincelant, élégant et courbé, conserve le souvenir des ténèbres qu’elle a infligées à l’Imperium. Née des forges des Laers, une espèce Xenos dépravée anéantie au tout début de la conquête, elle fut maniée par le Phénicien lui-même, avant de revenir à Lucius. Avec cette lame, Lucius a tué d’innombrables champions et rois dans l’espace réel et dans le Warp.[2]
  • Le Fouet de Tourment : Cette arme douée d’une vie propre enserre les ennemis de Lucius et peut arracher de gros morceaux de chair. Composé de lanières de muscles aussi rougeâtres que la viande fraiche, il se déroule depuis son bras droit. Des épines et des barbelures jaillissent de la masse tressaillant, laissant dégouter des venins écœurants.[3]
  • Le Système d’Injection Chimique : Fabriqué par Fabius Bile grâce aux connaissances et matériaux obtenus à Commorragh, il s’agit d’un appareil volumineux surmonté d’un trio de tubes de verre blindé, entouré de laiton, qui permet l’introduction d’une grande variété de composés chimiques. Ce dernier s’interface directement avec l’Armure Énergétique. Dans le cas de Lucius, les tubes sont remplis de puissants stimulants.[4] :
  • La Serpentine : Une mixture stimulante de couleur ocre, son composant principal est dérivé de cadavres de Cérastes Drukharis. Il améliore les réflexes et augmente l’acuité des sens. Il donne à Lucius la sensation que le temps ralentit autour de lui.[5]
  • Le Tyrphous : Sérum clair et huileux, il est dérivé des glandes surrénales d’une bioforme Xenos des marches les plus lointaines de la galaxie : les Tyranides. Son effet met un peu de temps à se déclencher mais reste violent. Il entraine la dilatation des pupilles en puits huileux, entourés d’une bande verte injectée de sang. La totalité de l’esprit est mue par une seule impulsion : la faim incommensurable de détruire et tuer. Son utilisateur cesse de penser et se contente d’agir, utilisant tous les moyens à sa disposition (armes, dents, mains nues…) afin de massacrer le plus de monde dans une transe de tuerie.[6]
  • La Bylestim : Un liquide fluide teinté d’un vert très foncé, ce stimulant est composé de poussière d’un antique Vaisseau-Monde Asuryani oublié infusé dans le sang de Démons. Il apporte une puissance transcendantale, voire divine. Le champ de bataille semble orbiter comme s’il attend d’être reconstruit selon le bon vouloir de Lucius. Fabius Bile considère que seul l’Éternel peut le supporter, du fait de sa puissance. Le contrecoup est tout aussi terrifiant et laisse un fort sentiment de manque doublé d’un choc physique violent.[7]

Jeunesse[modifier]

Durant sa jeunesse sur la lugubre planète de Chemos, Lucius brillait comme un joyau dans la poussière. Il possédait un immense réservoir de talent qu’il pouvait consacrer à n’importe quelle activité qui lui plaisait, et il était doté d’une beauté enfantine que même l’air rude de sa planète natale ne pouvait entacher. Lucius a rapidement attiré des mécènes des échelons supérieurs du pouvoir. Ses études sponsorisées se sont orientées vers les arts de la guerre, car l’activité de tuer le fascinait. Pourtant, ce n’était pas la stratégie à grande échelle ou l’analyse tactique qui faisait briller ses yeux. C’est plutôt le triomphe personnel qui captivait le jeune Lucius - le duel, le concours, le combat à l’épée. Ce n’est que là qu’un vrai guerrier pouvait être félicité pour ses compétences ; ce n’est que là que la gloire et l’approbation ne pouvaient être que les siennes, et que le vin fin de la victoire pouvait être savouré sans aucun doute.

La soif de gloire personnelle de Lucius était telle que sa vie entière s’est déformée autour d’elle, se pliant comme du métal chaud autour de la poursuite de l’excellence. Lorsqu’il atteignit sa majorité, le jeune épéiste avait déjà dépassé les styles classiques enseignés par les maîtres d’armes de Chemos. Pendant ses études, sa rapière a pris la vie de dizaines de mendiants et de brigands qui, selon Lucius, l’avaient attaqué. Il a infligé des centaines de cicatrices à des élèves de moindre importance, et a même crevé un œil ou coupé un doigt lors d’un "accident" occasionnel. Son caractère a été remis en question à maintes reprises, mais personne ne pouvait contester l’éclat de ses compétences. En grandissant, Lucius a redéfini le terme "prodige". Il se battait avec un mépris nonchalant contre les jeunes de son âge, jouant avec eux comme un chat joue avec un oiseau blessé avant de leur infliger la cicatrice qui signale leur défaite. Contre ses tuteurs, cependant, il se battait comme un homme possédé, chaque iota de son être étant concentré sur la victoire.

Alors qu’il participait au concours annuel organisé par les Anciens de Chemos, l’habileté de Lucius à manier l’épée a attiré l’attention d’un étranger imposant qui observait depuis l’ombre. Lors du dernier tour de l’Épée d’Or, il y avait eu une perturbation dans les listes du tournoi, et le jeune épéiste s’était retrouvé à combattre contre un célèbre champion deux fois plus âgé que lui. Bien que Lucius ait prouvé qu’il était le meilleur guerrier dès les premières minutes, lorsque son adversaire lui a enfoncé un genou dans l’estomac, le jeune homme est tombé à terre. À bout de souffle, Lucius a titubé et trébuché hors de portée de son adversaire, le temps de reprendre son souffle. Un froncement de sourcils sur son visage de garçon, il a ensuite commencé à démonter son adversaire, membre par membre et veine par veine jaillissante. Les supporters du champion, outrés par l’élimination sans ménagement de leur chef, ont pris d’assaut l’arène en masse. C’est alors que la saignée a commencé pour de bon.

Lucius aurait connu une fin sanglante sans l’intervention de l’inconnu qui observait le concours. Le jeune homme et l’étranger ont disparu avant la fin du concours. Lucius n’a jamais été revu parmi les habitants de Chemos. L’étranger, un Sergent de la IIIe Légion, avait été si impressionné par le talent brut et la détermination de Lucius qu’il lui avait offert une chance unique de rejoindre la Legiones Astartes. Lucius a sauté sur l’occasion. Ainsi commença la carrière militaire d’un jeune guerrier qui allait finir par définir tout ce qui était maléfique et corrompu chez les Emperor’s Children.[8]

La Grande Croisade[modifier]

Lucius durant la Grande Croisade.
Amélioré au-delà des limites du mortel par les bénédictions du processus d’induction des Space Marines, Lucius est devenu de plus en plus habile dans l’art de la lame. Il ne se lassait jamais de surpasser ses pairs dans les exercices que leurs Sergents leur faisaient subir chaque jour. La veille de la Fête de la Bénédiction de l’Empereur, Lucius arracha une séquence complète de victoires sans faille à chacune des machines à lames dans les cages d’entraînement ; un exploit qui n’avait jamais été réalisé auparavant, ni reproduit par la suite.

Bien que sa confiance et son habileté suprême aient pu lui valoir l’inimitié des mortels, ses frères Emperor’s Children chantaient ses louanges en toute honnêteté. Leur Légion admirait la perfection par-dessus tout. Très vite, Lucius a été remarqué par le Seigneur Commandeur Eidolon. Alors que la Grande Croisade se déroulait, Lucius a dirigé ses puissantes compétences vers les objectifs des Emperor’s Children sur une douzaine de mondes mis en Conformité. Il a été récompensé par le commandement de la 13e Compagnie. Au début, Eidolon a vu sa confiance en Lucius comme bien placée. Bien que le jeune épéiste était égoïste et arrogant, il n’avait jamais été pris en défaut dans les arts de la guerre. L’état de son âme était une autre affaire.

Même après son élévation aux échelons supérieurs, Lucius avait une réputation d’arrogance prétentieuse. Il se lançait dans n’importe quel combat sans hésiter et en sortait inévitablement vainqueur. Sur Hallelujah Prime, Lucius avait brisé les têtes des gholems à six bras qui protégeaient l’hérétique Malachoir, en utilisant la poignée de sa lame lorsqu’il a réalisé que son tranchant ne pouvait pas les blesser. Au cours des batailles dans la nuit noire du Mont Olchite, Lucius est sorti d’une dispute avec les Seigneurs Commandeurs et a entrepris de chasser et d’empaler les entités Xenos assoiffées connues sous le nom de "Bêtes en Lambeaux", une par une, au cours d’une seule journée. Sa lame a été le point d’appui sur lequel la Révolution Fausch a été renversée, et à Brise-siège, c’est son épée qui a pris la tête du Faux Dorn. De nombreux mois ont passé sans que Lucius ne fasse un seul pas en arrière.

Ces fréquentes démonstrations de suprématie martiale ne faisaient que pousser l’ego démesuré de Lucius à des sommets toujours plus élevés. Bien qu’il ait sauvé la vie de ses frères en d’innombrables occasions, il ne manquait jamais une occasion de se vanter de ses largesses. Il devenait de plus en plus évident qu’il prenait le chemin du champ de bataille non pas parce qu’il croyait en l’intention de la Croisade d’unir l’Humanité, mais pour prouver sa supériorité sur le reste de la galaxie.[9]

Lors de cette glorieuse période, autant qu’on le sache, Lucius n’avait jamais été battu au maniement des armes blanches. Quand d’autres Space Marines enchaînaient les exercices pour accroître leur habileté avec toutes sortes d’armes, Lucius avait élevé sa maîtrise au rang d’art singulier et, chose assez agaçante, possédait un tel savoir-faire au Bolter qu’il ne semblait pas non plus devoir le perfectionner sur les pas de tir. La prétention la plus orgueilleuse de Lucius était d’avoir "usé à lui seul" quatre cages d’entraînement. Quelquefois, les autres meilleurs bretteurs de la Légion de l’époque, des guerriers comme Ekhelon ou Brazenor, croisaient le fer avec Lucius pour améliorer leur propre technique. Le bruit circulait même que le Seigneur Commandeur Eidolon, le bras droit du Primarque Fulgrim lui-même, le choisissait parfois comme partenaire d’entraînement.

Durant la Grande Croisade, Lucius maniait une longue épée très antique, une relique des Guerres d'Unification, façonnée dans les forges des Ourals sur Terra par les artisans du clan Terrawatt ; un chef-d’œuvre d’équilibre et de trempe. D’ordinaire, il l’utilisait à la manière ancienne, un bouclier de combat fixé sur son bras gauche. Sa poignée d’une longueur inhabituelle lui permettait se modifier sa prise, de la manier à deux mains ou de faire tournoyer son arme comme une simple matraque, et de faire glisser sa saisie : près du pommeau pour un coup large, près de la garde pour un coup d’estoc précis.[10]

Le Duel face à Azkællon[modifier]

Lucius combattis aux côtés des Blood Angels sur le monde de Henvinka, une planète tout entière détrempée par un déluge continuel, avec ses continents transformés en marécages et ses mers en golfes ravagés par les ouragans. Les ennemis inconnus que les Space Marines combattaient se dissimulaient au cœur de la planète. À la veille de l’assaut des compagnies Astartes dans les profondeurs de cet endroit et y apporter la justice de l’Empereur, Lucius se retrouva sur une jetée d’acier et d’adamantium, une immense plateforme qui protégeait du péril des vagues.

Là, il fit face au chef de la Garde Sanguinienne, Azkællon, bras droit du Primarque Sanguinius. Un duel avait été décrété entre en d’eux, et si le Blood Angel n’avait amené que cinq Gardes Sanguiniens, Lucius avait rameuté un millier d’Emperor’s Children pour pouvoir jouir de leur adoration. Lucius fut dédaigneux, arrogant et insultant envers Azkællon. Il fut décidé qu’au premier sang, le duel s’arrêterait. L’épéiste exécuta une révérence moqueuse et commença à tourner autour du Blood Angel, se pavanant avec un air de dédain absolu, faisant le beau pour la foule, se moquant de son adversaire en faisant passer son arme d’une main à l’autre. Mais malgré ses rodomontades, il ne fit pas un pas de travers, ne s’approcha jamais à moins d’une main de l’allonge de son adversaire, et à aucun moment sa lame ne quitta l’espace entre eux. Cela dura un moment, le Blood Angel attendant patiemment, au point de provoquer l’ennui dans les rangs de la IIIe Légion, ce qui décida Lucius à attaquer. En un éclair, il fut sur le Blood Angel dont les parades précipitées ne réussissaient qu’à détourner ses frappes les plus directes, à défendre sa chair exposée de son visage contre la pointe de la lame de l’Emperor’s Children. Lucius marqua l’armure d’Azkællon d’une douzaine d’éraflures. Les Emperor’s Children hurlèrent leur approbation à chaque coup, criant, frappant de leurs bottes le pont métallique de la plateforme en un applaudissement rythmique. Lucius exprima son consentement face aux "quelque talent" d’Azkællon. C’est alors que le Blood Angel a feint la distraction, faisant croire qu’il était essoufflé. Lucius mordit à l’hameçon et se fendit pour estoquer la jambe avant d’Azkællon qui ignora alors la feinte et para sa lame alors que celle-ci s’élevait vers son visage. Le Blood Angel riposta, Lucius parvenant à bloquer avec son bouclier de combat. Mais il perdit tout contrôle quand Azkællon le railla en le comparant au terrible Amit, surnommé le Flesh Tearer, un guerrier ultra violent de la IXe Légion mais qui assumait sa personnalité. Être comparé à ce qui était à ses yeux qu’une brute énerva Lucius qui ré-attaqua, mais il dut reculer face à la soudaine fureur d’Azkællon. Par surprise, le Blood Angel lâcha son épée et se jeta sur Lucius, le tirant vers lui et le frappent violemment de la tête. Lucius eut la présence d’esprit de baisser la sienne pour se protéger avant de se faire projeter à travers la plateforme. Lucius souligna que cela n’était pas une rixe et que le premier sang se ferait avec une lame, et non des poings. Il se moqua du Blood Angel qui avait alors perdu son épée mais recula quand celui-ci continua, désarmé, à avancer vers lui. Lucius ne s’était pas rendu compte à quel point il se trouvait près du rebord de la plateforme et profitant de cet instant de doute qui avait traversé l’esprit de l’épéiste arrogant, Azkællon fonça droit sur lui et les fit basculer tous deux par-dessus bord. Ils tombèrent, ensemble, les bras serrés du Blood Angel autour de la taille de Lucius qui avait eut le temps de toucher à la joue son adversaire avec sa lame. Il avait gagné mais entendit les hurlements de rire des Emperor’s Children exprimant l’ampleur de leur mépris pour sa bévue. Il n’avait pas obtenu la victoire qu’il espérait, c’est à dire l’admiration, l’adoration et la dévotion de ses frères. Sa victoire, comme tout le reste sur cette planète, aura été engloutie par les océans d’Henvinka.[11]

La Purge de Laeran[modifier]

Saul Tarvitz[12]

Le Capitaine de la 10e Compagnie Saul Tarvitz était un Emperor’s Children plus vieux que Lucius, bien qu’ils fussent tous deux assez âgés pour avoir vu bien des choses mystérieuses durant leur vie. Ils étaient amis, mais la balance de leur amitié penchait abruptement dans un sens. Les deux Space Marines représentaient à eux deux l’aspect bipolaire de la IIIe Légiones Astartes, car comme tous les Emperor’s Children, ils se dédiaient à la recherche de la perfection martiale, mais Lucius était plus ambitieux qui Tarvitz qui était plus diligent. Saul Tarvitz avait réalisé bien vite que Lucius connaîtrait un jour les honneurs et que l’épéiste le dépasserait en grade, devenant l’un des Seigneurs Commandeurs et rejoignant leur cercle distant au cœur du noyau hiérarchique de la Légion.

Lucius se moquera parfois de Tarvitz qui n’avait aucun désir d’élévation, satisfait d’occuper la place qu’il avait comme Capitaine, prétendant qu’il courtisait les guerriers du rang parce qu’il n’aurait pas pu gagner le respect des officiers. Tarvitz se contentera d’en rire sachant que Lucius ne pouvait pas comprendre que son destin rêvé avait toujours été celui d’un officier de la troupe. Néanmoins Lucius éprouvait envers Tarvitz une réelle amitié avant que la corruption du Chaos n’altère son jugement.

Lucius participa à la dernière campagne des Emperor’s Children avant la guerre civile, et qui scellera le sort de la IIIe Legiones Astartes : la Purge de Laeran.

Sous le commandement de Fulgrim, les Emperor’s Children combattirent sur ce monde une race Xenos serpentine particulièrement tenace, les Laers. La finalité de ce Xenocide verra le Phénicien s’emparer dans un temple de cette race une Épée-Démon qui le mènera lui et ses fils génétiques droit vers la damnation. Cette lame était l’Épée des Laers.

Lucius se fera remarquer par le Primarque grâce à ses grands talents d’épéiste qui incarnaient aux yeux de Fulgrim tout ce qu’il signifiait d’être un Emperor’s Children. Alors que la Purge de Laeran était presque achevée, il fut invité par son père génétique à intégrer la Fraternité du Phénix, la Loge Guerrière très fermée de la IIIe Légion présidée par Fulgrim lui-même. Il fut accueillit par les officiers de la Légion, au sein de l’Héliopole, la magnifique salle du vaisseau amiral du Phénicien. Fulgrim lui ordonna de rejoindre le Seigneur Commandeur Eidolon à bord du vaisseau Proudheart, pour partir vers la ceinture de Satyr Lanxus où il s’assurera que les gouverneurs impériaux appliquent la juste loi de l’Empereur. Cela devait être la première action militaire en tant que membres de la Fraternité du Phénix, et Fulgrim n’attendait rien de plus que la perfection de la part de Lucius.[13]

Meurtre[modifier]

Sous le commandement du Seigneur Commandant Eidolon, Lucius arriva avec une force d’Emperor’s Children dans un système en réponse aux appels de détresse des Blood Angels de la 140e Flotte Expéditionnaire commandée par le Capitaine Khitas Frome. Les Blood Angels avaient découvert une planète baptisée par l’Imperium Cent Quarante Vingt et trois de leurs Compagnies avaient rejoint la surface pour l’étudier et l’amener dans le giron de l’Imperium. Ce monde se caractérisait par l’existence de turbulence atmosphérique extrême, capables de disperser les navettes qui tentaient d’atterrir tandis que les communications vox étaient elle aussi affectées. De plus, les Blood Angels avaient envoyé des transmissions altérées à leur flotte en orbite pour signaler que la planète était habitée par des Xenos extrêmement hostiles, baptisés les Arachnides, car ressemblant à des araignées géantes. Les Arachnides étaient trop nombreux et trop redoutables pour être vaincus sans renforts et peu de temps après, les Blood Angels lancèrent des appels de détresse urgents demandant des renforts et une extraction immédiate. La dernière transmission reçue par la flotte provenait du Capitaine Frome lui-même, qui baptisa ce monde "Meurtre".

Lucius fut envoyé par Eidolon sur la surface de Meurtre avec une Compagnie entière de la IIIe Légion afin de combattre les Xenos et retrouver les Blood Angels disparu alors depuis soixante-six heures. Il tua les hordes sans fin de Xenos insectoïdes qui se jetait sur lui et ses Frères de Bataille. À ses côtés, se tenait le Capitaine de la 10e Compagnie et avec qui Lucius avait développé une amitié : Saul Tarvitz.

La position des Emperor’s Children était difficile, car comme les Blood Angels avant eux, ils avaient été dispersés par les perturbations atmosphériques et beaucoup de modules censé les débarquer à la surface n’avaient probablement pas atteint le sol intacts et qu’il était l’un des deux Capitaines en charge de seulement trente hommes parvenus à se regrouper après l’assaut planétaire. La petite troupe avança en formation à la recherche des Blood Angels, se retrouvant dans une plaine ondulante de poussière rouge où poussait une mer d’herbes gigantesques, grises comme de la neige sale et où les brins d’herbe, aussi épais qu’une jambe en armure, se dressaient tout droit à une hauteur de vingt mètres, secs et cassants.

Lucius trouva en premier un "arbre", une structure curieuse, apparemment faite de pierre blanche calcifiée, qui ridiculisait les herbes alentour. Large de cinquante mètres et ayant la forme d’un champignon à large chapeau avec des épines entremêlées très pointues. Une attaque rapide de quelques secondes eut alors lieu, Lucius parvenant, tout fier de lui et le faisant savoir, à toucher l’un des Xenos qui s’étaient repliés entre temps, s’emparant d’une patte, ou un tronçon de patte longue, fine et dure, longue d’environ un mètre, telle une lame légèrement courbe, apparemment faite de zinc brossé ou de fer galvanisé. Lucius brandit cette épée avec une articulation avant de la lâcher en hurlant car la base du membre, de l’autre côté de l’articulation, avait elle aussi un tranchant si aiguisé que la seule force de ses doigts avait suffi à lui faire mordre au travers de son gantelet.

Les Arachnides prirent d’assaut Lucius et ses Frères de Bataille, les Xenos semblant vouloir défendre à tout prix cette étrange structure. Beaucoup de Space Marines furent taillés en pièces par leurs lames incroyablement tranchantes. Les combats continuèrent sans fin, devenant des corps à corps qui éliminèrent peu à peu les Emperor’s Children, mais Lucius clamait à qui voulait l’entendre qu’il se distrayait face à cet ennemi mortel, expliquant que c’était comme affronter quatre épées à la fois. Il combattit les Arcahnides en duel, s’amusant et jouant avec, souhaitant même en prendre un ou deux vivants pour les enchaîner dans les cages d’exercice considérant qu’il lui fallait des exercices décents qui le mettront à l’épreuve. Il expliqua à ses frères une nouvelle finesse de mouvement du poignet que le combat contre les Arachnides lui avait déjà révélée, et démontrait les mérites de sa technique contre le fût d’une des herbes. Il baptisa cette technique, inutile contre un homme, mais essentielle contre eux les Xenos, "un Lucius".

Les choses changèrent lorsqu’un des Emperor’s Children trouva une lentille de casque d’Astartes appartenant aux Blood Angels. Après une nouvelle bataille contre une centaine de monstres, neuf des Emperor’s Chidren furent enlevés par les Xenos possédant des ailes. Le bouclier sanglé de Lucius fut lui-même agrippé par l’un des Xenos ailé, obligeant le Capitaine à tirer son couteau de combat et à taillader les lanières pour s’échapper. Avec Tarvitz, Lucius les poursuivit jusqu’à un autre "arbre" où il vit alors les corps de leurs frères transpercés par les échardes couronnant ces structures, avec de plus les corps déjà empalés des Blood Angels, découvrant ainsi la sombre destinées des fils de Sanguinius sur Meurtre.

Le traitement infligé aux corps des Emperor’s Children offensèrent les yeux de Tarvitz qui rassembla tous les explosifs que portaient sur eux les survivants de son groupe et fit mouvement vers les arbres. Mais Lucius n’approuvait pas le gâchis des explosifs, considérant que la guerre qu’ils allaient menés demanderait l’emploi des explosifs. Mais Tarvitz était persuadé que leur heures avait sonné et décida quand même de faire sauter les "arbres" pour empêcher les Xenos de dévorer les corps des Emperor’s Children. Fixant les charges au pied de quelques arbres, Tarvitz les fit exploser tandis que Lucius et le reste du groupe attendaient à couvert, à la lisière de la forêt de tiges. Étonnement pour les Emperor’s Children, l’explosion eut deux conséquences : elle permit de guider les autres troupes de la IIIe Légion dispersées sur Meurtre - dont une escouade commandée par le Seigneur Eidolon - qui avaient entendu la détonation considérable et qui avaient suivis la colonne de fumée jusqu’à sa source. Apprenant ce qui c’était passé, Eidolon ordonna d’aller chercher un reste des Blood Angels afin de satisfaire la IXe Légion lorsqu’elle viendra réclamer les restes des siens. Lucius fut réprimandé par le sévère Seigneur Commandeur pour avoir manié des lames Xenos avant de se voir ordonné d’aller aider Tarvitz à prendre des pièces des armures des Blood Angels. Il n’en voulait pas à Eidolon, considérant qu’il avait pêché pour avoir utilisé des lames d’Arachnides. Avec les hommes de l’escouade de Tarvitz, Lucius creusa et trouva un casque Blood Angel avec une portion du crâne qui s’y trouvait toujours. Mais les Arachnides réapparurent mais au lieu de les attaquer, les créatures se mirent à désassembler le tas de décombres, et à commencer à emporter les plus gros débris vers les bosquets avant de se remette à rebâtir les structures. Inspiré, Lucius et ses frères menèrent une charge quasi suicidaire contre les Xenos bâtisseurs. Sur le point d’être massacré, Lucius - dont les bras et jambes avaient été englués par une pâte organique Xenos, - Tarvitz et leurs camarades furent sauvés par l’arrivée miraculeuse de Modules d’Atterrissage de la Légion d’Horus Lupercal : les Luna Wolves, venus prêter main forte aux Emperor’s Children. Les Arachnides furent repoussés et l’officier qui avait sauvé Lucius - qui était parvenu à se libérer de la pâte organique - et ses frères se présenta comme étant Tarik Torgaddon, à la tête de quatre Compagnies. Il leur apprit qu’Horus en personne avait repris la campagne en main et avait envoyé Torgaddon à l’assaut de Meurtre, profitant de la destruction des "arbres" par Tarvitz qui avait ouvert des trous dans le ciel orageux et déchaînés de la planète, prouvant que ces structures en étaient les responsables. Torgaddon étala aux yeux de tous son mépris envers Eidolon dont les actions irréfléchies avaient conduits à de terribles pertes chez les Emperor’s Children, au point d’ulcérer même Horus. Lucius, ayant entendu de loin toute la confrontation, considéra Torgaddon comme un ennemi à abattre pour avoir humilié le Seigneur Commandeur de sa Légion. Quand peu après un Emperor’s Children du nom de Bul expliqua à Torgaddon que c’était Tarvitz - et non Eidolon - qui avait détruit les "arbres", permettant le déploiement à la surface, Lucius tenta de le faire taire avant que Torgaddon ne le menace de le faire démettre de son rang si il tentait de punir le courageux guerrier ayant dénoncé l’imposture d’Eidolon.

Finalement, une invasion massive de Meurtre par la XVIe Légion fut déclenchée afin de mener un xenocide. Lorsque la Légion des Blood Angels arriva avec son Primarque Sanguinius à sa tête pour rechercher les Blood Angels du Capitaine Frome, Lucius accompagna Saul Tarvitz qui fut convoqué par le Grand Ange afin de lui remettre les restes retrouvés des Blood Angels tués sur Meurtre.

La Première Défaite de Lucius[modifier]

Les mois de guerre sur Meurtre prirent fin lorsqu’une flotte d’une civilisation humaine avancée baptisée l’Interex arriva. L’Interex avait piégé les Arachnides sur Meurtre - qu’il nommait Urisarach - suite à un conflit avec ces Xenos il y a bien longtemps et les y avait exilé en leur privant de leurs capacités de déplacement interstellaire. Le Maître de Guerre Horus Lupercal arrêta sa guerre contre les Xenos et, souhaitant assimiler cette civilisation par la voie diplomatique, il partit avec sa flotte vers l’un de leurs mondes pour mener les négociations. Lucius accompagna le contingent d’Eidolon dans ce voyage et à bord du Vengeful Spirit, le vaisseau amiral d’Horus Lupercal. Il s’exerça dans les cages d’entraînement où, sur l’invitation de Torgaddon, il prit part à un duel contre le Premier Chapelain des Word Bearers, Erebus, arrivé peu avant le contact avec l’Interex et devenu très vite un proche conseiller d’Horus, pour le plus grand malheur de l’Imperium… Lucius voulait restaurer l’honneur de sa Légion, un honneur perdu, selon lui, au moment où Erebus avait fait chuter Tarvitz lors d’un duel en l’assommant du plat de son épée. Tirant sa lame, il rejoignit torse nu Erebus dans la cage, adopta une position jambes écartées, son épée à deux mains tenue près du corps et affronta le Chapelain. Leur duel fut inflexible et intense, le style de Lucius étant tout en attaque et en dextérité, impétueux, brillant, ce qui lui permit de placer son coup gagnant, arrachant la lame des mains du Word Bearer.

Ce fut alors au tour d’un Capitaine des Luna Wolves, Garviel Loken, d’affronter Lucius dans les cages d’entraînements. Arrogant, Lucius lui demanda de lui montrer comment se battait un Luna Wolf. Puis il se jeta sur Loken qui s’écarta d’un pas, la lame baissée, et lui asséna un coup de poing en plein visage, faisant chuter Lucius lourdement, vaincu et ensanglanté.[14]

La Bataille de Tarsus[modifier]

Après la campagne de Meurtre, Lucius retourna chez sa Légion. Son duel contre Loken dans les cages d’entraînement s’était soldé pour lui par une leçon d’humilité primordiale et par un nez cassé. Malgré tout le soin des Apothicaires, l’arête ne s’était pas remise nettement en place, et le profil parfait de Lucius était à ses yeux ruiné pour toujours. Lucius considérai que Loken avait triché quand il l’avait frappé, se jurant de se venger. Pénétrant de nouveau dans l’Héliopole, une salle magnifique au sein du vaisseau amiral de son Primarque, le Pride of the Emperor, il fut accueillit par Fulgrim en personne qui revenait pour sa part d’une campagne menée contre une civilisation mi-humaine, mi-Xenos, appelé le Diasporex et menée aux cotés des Iron Hands de Ferrus Manus. Lucius participa à une nouvelle réunion de la Fraternité du Phénix, écoutant Eidolon citer la campagne de Meurtre avec sa version plus glorieuse des évènements.

Peu après, lui et Tarvitz furent abordés par le Capitaine de la 2e Compagnie, Solomon Demeter, qui avait été interloqué d’entendre Lucius affirmer la supériorité des Emperor’s Children sur toute les autres Légions, même vis à vis des glorieux Luna Wolves. Demeter soupçonnait Eidolon d’avoir menti sur les évènements sur Meurtre et souhaitait entendre la version de Tarvitz. Lucius défendit Eidolon en affirmant que les dires du Seigneur Commandeur étaient vrais, mais pas dupe, Solomon dit à Lucius qu’il avait au début pensé que l’épéiste avait l’étoffe d’un grand officier et d’un excellent guerrier mais qu’il n’était en réalité qu’un lèche-bottes hypocrite qui ne savait pas encore faire la différence entre la supériorité et la condescendance, car la perfection tant recherché par la IIIe Légion n’était pas dans l’arrogance. Vexé, Lucius parti rejoindre Eidolon tandis que Tarvitz et Demeter sympathisaient.

Plus tard, à l’intérieur de la Fénice, une grande salle de détente dans le Pride of the Emperor, Lucius régala un auditoire de Commémorateurs - des humains spécialisés dans divers domaines, pour être les témoins de la Grande Croisade - de récits sur Meurtre, en racontant les histoires improbables du Maître de Guerre et de Sanguinius, et de ses propres faits d’armes. Il alla à la rencontre d’un Commémorateur, un grand sculpteur du nom d’Ostian Delafour, afin qu’il lui indique où se trouvait une artiste peindre elle aussi à borde du vaisseau du Phénicien, Serena d’Angelus, afin qu’elle lui fasse son portrait, ce qu’Angelus acceptera par la suite de faire.

Tout s’accéléra quand Fulgrim et la Légion mirent le cap vers le système de Parus, système qui accueillait de nombreux Mondes Vierges Aeldaris. Le Primarque était venu admirer la beauté de ces planètes mais fut contacté par le Grand Prophète Asuryani Eldrad Ulthran pour le prévenir d’un terrible danger. Lucius fit parti de la délégation qui a atterri sur le Monde Vierge de Tarsus où Fulgrim et Ulthran, malgré les tension, discutèrent autour d’un repas, sous les yeux des Emperor’s Children et des guerriers Aeldaris. Tout bascula violement lorsque le Grand Prophète annonça à Fulgrim que le Maître de Guerre Horus avait été corrompu par les Dieux du Chaos, et qu’il devait prévenir au plus vite l’Empereur du cataclysme à venir. Le Phénicien perdit sa constance, ne pouvant croire que son frère puisse être un Traître, tout en avouant qu’il n’avait jamais entendu parlé de ces Puissances de la Ruine, alors un secret bien gardé de l’Empereur. Malgré les tentatives d’explications d’Ulthran, l’épée démoniaque que détenait Fulgrim le poussa à attaquer le Grand Prophète, déclenchant une bataille rangée. Alors qu’Ulthran parvenait à s’échapper, Lucius ressentit l’allégresse des combats résonner en lui comme une musique, le sang des Xenos coulant sur sa lame et ses muscles s’enflammant par le savoir-faire qu’il avait fallu pour les vaincre. Il considéra ses passes d’armes avec les Xenos comme exquises, l’un d’entre eux, armé d’une hache et d’une épée, étant même parvenu à lui infliger quelques coups. Il s’empara d’une lame Xenos, appréciant l’arme en question. Il aperçu par la suite l’émergence d’un Avatar de Khaine qui s’en prit à Fulgrim, ce dernier le terrassant avant s’ordonner la destruction des Mondes Vierges de Parus par l’utilisation de bombes virales.[15]

Les Cicatrices[modifier]

De retour sur le Pride of the Emperor, Lucius alla dans l’atelier de Serena Angelus et la trouva en pleurs, un couteau ensanglanté à la main et le cadavre d’un homme à ses pieds. Angelus affirma que cet homme avait tenté de la violer, et qu’elle s’était défendue. L’épéiste la félicita et s’engagea à se débarrasser du corps pour ne pas ébruiter cette affaire. Serena se jeta contre Lucius pleine de gratitude avant de lever son couteau et passer le tranchant sur sa joue, traçant une fine ligne écarlate sur sa peau pâle. Lucius fut intrigué, se demandant pourquoi elle avait fait un tel geste. Angelus expliqua qu’ainsi, elle n’oubliera pas ce qui s’était passé tout en lui tendant le couteau afin de relever ses manches pour lui montrer les nombreuses cicatrices récentes dont ses bras étaient couverts. La douleur était sa façon de se souvenir de tout ce qu’il lui arrivait. Lucius comprenait, tout en touchant l’arête tordue de son nez, menant Angelus à l’interroger sur comment il s’était retrouvé avec le nez de travers. Lucius lui expliqua son duel avec Loken, puis Angelus souligna qu’il avait été blessé psychologiquement, nourrissant le désir de vengeance de Lucius qui, guidé par la femme, entailla d’un geste ferme profondément la peau de sa joue sans défaut. La douleur le crispa, mais il porta le couteau dégoulinant à son autre joue pour y tracer une ligne identique. Ainsi, il ne pourra jamais oublier Loken. Ce fut le début d’un rituel sadique qui allait mener le Capitaine vers la voie de la déchéance.

Par la suite, Fulgrim rejoignit la Légion d’Horus, alors en train d’assiéger un monde du nom d’Aureus. Le Phénicien avait choisi Lucius parmi les Emperor’s Children qui l’accompagnèrent à bord du vaisseau amiral du Maître de Guerre, sachant qu’il faisait partie de ceux ayant fréquenté récemment les membres de la XVIe Légion. Le visage de Lucius était alors sillonné de profondes cicatrices parallèles, beaucoup étant fraîches ou récemment refermées. Puis Fulgrim s’enferma dans les quartiers d’Horus, sur l’invitation de ce dernier. S’y trouvait aussi le Chapelain Erebus et durant le très long entretien, le Primarque des Emperor’s Children fut convaincu par Horus de le rejoindre dans sa rébellion contre l’Empereur après avoir pactisé avec les Dieux du Chaos sur la lune de Davin.

La Bataille de la Station d'Orbite Basse DS191[modifier]

Fulgrim, dont le comportement était de plus plus inquiétant à cause de son exposition de l’Épée des Laers, quitta Horus et annonça à ses commandants supérieurs qu’il dirigerait une petite force pour rejoindre Ferrus Manus et ses Iron Hands à Callinedes IV dans le système Callinedes, un groupement de planètes alors sous la menace des Orks. Pour entamer la reconquête des mondes déjà tombées entre les mains des Peaux-Vertes, les défenses orbitales devaient être récupérées les premières afin de marquer l’ouverture de l’intervention impériale qui verrait la réunion des Emperor’s Children et des Iron Hands quand le moment serait venu de prendre d’assaut les forteresses ennemies de Callinedes IV. Lucius, aux côtés de Saul Tarvitz et respectivement à la tête de leur Compagnie, changea la donne lors de l’attaque de la Station d’Orbite Basse DS191, occupé par les Xenos verts. La 2e Compagnie de Salomon Demeter avait était la première sur les lieux, combattant des centaines d’Orks mais s’était retrouvé acculé en attendant les renforts des 1ère et 3e Compagnies qui ne viendront pas. Tarvitz avait intercepté l’appel à l’aide la 2e Compagnie et arriva à tant pour venir sauver ses frères et vaincre les Orks, Lucius l’accompagnant avant de repartir vers son objectif principal. Il n’avait pas conscient lui-même que la corruption avait commencé à se répandre, et que l’abandon de la 2e Compagnie avait été sciemment préparé par Fulgrim pour tuer Demeter qui s’avérera être une ardent Loyaliste.[16]

Une fois la Station d’Orbite Basse DS191 prise et purgée de la présence Ork, Lucius fit preuve d’arrogance en se moquant des Peaux-Vertes, adversaires indignes à ses yeux avant de critiquer Tarvitz qui supportait son comportement, l’accusant de trop réfléchir et que ce comportement allait lui priver de la possibilité de s’élever dans la Légion à la différence de lui. C’est alors qu’apparu Eidolon apparut pour féliciter les guerriers de la IIIe Légion avant que Fulgrim n’apparaisse à son tour, accueillit par un tonnerre d’applaudissements. Le Primarque annonça que le système de Callinedes allait être repris mais que la plupart des Emperor’s Children ne viendront pas. Détail qui était alors extrêmement étrange, les Compagnies devaient être divisées. Tandis que Fulgrim allait rejoindre Ferrus Manus sur Callinedes IV - en réalité pour le convaincre de rejoindre un complot secret d’Horus - le reste de la IIIe Légion partira rallier le Maître de Guerre dans un système baptisé Isstvan, sous le commandement du Seigneur Commandeur Eidolon. Lucius apprit que la mission des Emperor’s Children sous les ordres d’Eidolon était de soutenir Horus pour mater une rébellion sur le monde de Isstvan III, aux côtés de la Death Guard et des World Eaters. Le rassemblement d’une telle puissance militaire pour une simple rébellion étonna Lucius qui pensa que le Maître de Guerre allait utiliser un marteau pour écraser une mouche, étonnement qui était partagé par son ami Tarvitz. Cela l’empêcha pas d’éprouver un sentiment belliqueux, promettant que les rebelles regretteront leurs actes.[17]

L'Hérésie d'Horus[modifier]

Alors que les machinations d’Horus étaient révélées, les Emperor’s Children ont commencé à tomber en disgrâce. Le premier d’entre eux fut le Primarque Fulgrim. Le Phénicien a été désespérément corrompu par les paroles et les armes du Maître de Guerre. Les chefs spirituels et martiaux de la Légion ont ensuite succombé, attirés par la promesse de perfection et pris dans les pièges de la démesure qu’Horus a jetés sur leur chemin.

Lentement d’abord, la corruption s’étendit à la base - les Emperor’s Children vénéraient leur Primarque et ses Seigneurs Commandeurs en toutes choses, et ils suivaient la doctrine de leurs maîtres à la lettre. Le plan insidieux d’Horus commença à porter ses fruits, la perversion spirituelle se répandant dans la IIIe Légion à un rythme effréné. Lorsque le Maître de Guerre ordonna à ses Légions Renégates de se retourner contre leurs frères loyalistes, presque tous les Emperor’s Children étaient tombés sous l’emprise du Prince Noir.

Alors que l’Hérésie se développait autour de lui, les ténèbres de l’âme de Lucius s’épanouissaient pour l’envelopper entièrement. Son allégeance était faite - il combattrait pour Fulgrim et Slaanesh, faisant ses preuves contre les défenseurs de l’Imperium, un par un, jusqu’à ce qu’ils soient tous éradiqués. La perfection et l’excès étaient tout ce qui comptait. Il allait prouver qu’il était le meilleur, quel qu’en soit le prix.[18]

La Bataille de Isstvan Extremis[modifier]

Lucius arriva dans le système de Isstvan avec une partie de sa Légion commandée par Eidolon. Il accompagna le Seigneur Commandeur qui commanda les troupes envoyés prendre le monde de Isstvan Extremis, la septième planète du système afin d’y détruire des stations de surveillance et y écraser la présences des rebelles dans cet l’avant-poste. Lucius se trouvait à l’avant de l’assaut au pied d’une pyramide servant de temple aux rebelles, démontrant qu’il s’élèverait bientôt dans les rangs de la Légion et qu’il prendrait sa juste place parmi Eidolon et ses pairs. En haut de la pyramide, se trouvait une femme, dont les robes de soie s’agitaient comme les tentacules de quelque créature sous-marine et qui chantait. C’était une Chanteuse de Guerre, une Psyker vénérée dans la culture locale, dont la force de la mélodie qui l’entourait la souleva de la pyramide et la maintenait suspendue en l’air alors que des centaines d’accords musicaux impossibles se combinaient les uns aux autres alors même que d’autres notes se carambolaient à la sortie de sa gorge. Des fragments de pierre se mirent à s’envoler du sommet de la pyramide et s’élevèrent en un lent tourbillon vers le plafond du dôme et le chant brisa la trame de la réalité. Une note discordante et unique s’amplifia en un crescendo phénoménal, et une explosion sonore arracha tout un pan de la pyramide, d’où les blocs massifs se mirent à dégringoler entre des courants de lumière, retombant parmi les Emperor’s Children, dont certains furent écrasés. Lucius se retrouva perdu au milieu des soldas rebelles en armures noires, son épée tranchant les bras des corps qui s’efforçaient de l’encercler. La victoire fut acquise lorsque Eidolon, assisté de Saul Tarvitz, élimina la Chanteuse de Guerre, ouvrant la voie à l’invasion de Isstvan III.[19]

L'Atrocité de Isstvan III[modifier]

Avant l’assaut général contre Isstvan III, les Emperor’s Children menèrent des festivités à bord du vaisseau d’Eidolon, l’Andronius, pour fêter par avance leur victoire. Saul Tarvitz, de plus en plus isolé face aux changements de caractère malsain de la IIIe Légion, partit en laissant à Lucius l’occasion de raconter sa version glorieuse et très exagérée de sa participation à la guerre sur Meurtre.

Puis la campagne de Isstvan III débuta, avec pour objectif officiel d’écraser les rebelles de ce monde impérial suite à la rébellion du Gouverneur Planétaire Vardus Praal. En réalité, Horus avait choisit le monde de Isstvan III pour se débarrasser des membres jugés comme Loyalistes, issus des trois Legiones Astartes dont les Primarques avaient ouvertement rejoints sa cause : les World Eaters, la Death Guard et les Emperor’s Children en plus de ses propres Sons of Horus.

Lucius débarqua sur Isstvan III et affronta les soldats rebelles à la tête de l’Escouade Nasicae et fonça droit vers le quartier généra ennemi, le Palais du Maître de Chœur, un édifice vaste et époustouflant, une fleur de pierre, avec une flèche en son centre pareille à une torsade spectaculaire de pétales de granite. Lucius chargea les centaines de gardes du palais, éclatant de rire et heureux de croiser enfin des adversaires ayant un peu de cran. Il se traça un sillon sanglant, combattant comme s’il suivait le pas d’une chorégraphie élaborée, d’un ballet où il jouait le rôle du vainqueur, et où les autres n’étaient là que pour succomber. Il mena ses Emperor’s Children vers l’embranchement qu’il avait atteint, y découvrant un vaste paysage aquatique d’intérieur avec une cascade d’eau qui tombait par un trou percé au centre du dôme de granite colossal, et un puits de lumière rose qui venait frapper l’eau qui projetait ainsi des arcs-en-ciel chatoyants entre les arches formées par les pétales de la coupole. Des îles surgissaient de cette petite mer d’apparat avec des milliers de gardes qui s’y s’étaient massés. C’est là qu’apparu le puissant Dreadnought de la IIIe Légion, Rylanor l'Ancien, qui émergea de derrière Lucius qui se demandait où se trouvait les renforts World Eaters. Finalement, sur les recommandations de Rylanor, il décida de s’emparer tout seul du palais, fonçant sur les gardes ennemis et couvert par le canon de Rylanor. Il combattit les gardes d’élite et purgea avec ses compagnons les îles, forçant les survivants à se replier. Puis il fonça dans la salle du trône, bien décidé à se couvrir de gloire en abattant Praal, sous l’acclamation de ses frères.

Lucius débarqua dans la salle du trône, emplie d’instruments devant chacun desquels était assis un Serviteur, reprogrammé pour jouer la musique des Chanteuses de Guerre. Il fit face à la garde du palais qui s’était massée de l’autre côté de la salle, autour d’un grand personnage dont l’armure dorée arborait une profusion de tubes, et ce qui ressemblait à une collection de haut-parleurs, déployés en éventail dans son dos. Sous la bruyante musique, de nouveaux combats débutèrent entre les Emperor’s Children qui avançaient par escouades en compagnie de Rylanor. Lucius atteignit la silhouette en armure d’or, portant une longue arme d’hast et des les tubes et des enceintes fixés dans son dos qui émettaient une onde tueuse. Il identifia l’homme dans cette comme étant Vardus Praal puis sectionna une de ses des tubes qui envoyèrent une onde de choc musicale. Lucius trouva cette musique envoûtante et voulait l’entendre encore. Praal lui hurla alors qu’il s’était voué à des dieux et qu’il avait accompli son devoir en l’amenant lui et ses frères ici. Lucius lui lança un déluge de coups avant de finalement lui enfoncer sa lame à deux mains dans son plastron doré. Victorieux, l’épéiste se tourna vers le trône du Gouverneur Planétaire déchu et y trouva un Serviteur manipulant un panneau de contrôle, déçu de comprendre qu’il ne pourrait plus entendre l’étrange musique corruptrice.

Tout s’accéléra lorsque Saul Tarvitz débarqua sur Isstvan III, retrouvant Lucius et l’Escouade Nasicae. Lucius lui annonça crânement avoir pris le palais et tué Praal mais son arrogance fut coupé court par son camarade qui lui annonça l’impensable : Horus Lupercal allait tuer tout les Sapce Marines présents sur Isstvan III par une frappe virale planétaire et lancer une rébellion contre l’Empereur. Lucius ne parvenant pas à le croire au début, avant de comprendre la gravité de la situation et d’appliquer les ordres de Tarvitz qui était d’émettre un message d’alerte afin que tous puissent trouver un abri au plus vite. Saul partit ensuite avertir les World Eaters de l’éminence de la frappe virale, tandis que Lucius se chargeait des Sons of Horus et de la Death Guard.

Lorsque les bombes virales frappèrent, des milliards d’habitants et de nombreux Astartes furent tués, l’environnement souillé à jamais. Une fois le bombardement terminé, les niveaux gazeux crevaient les plafonds et sur ordre du Maître de Guerre, les batteries des navires renégats tirèrent pour déclencher une grande conflagration qui allait incinérer la planète et symboliquement annoncer le début de la guerre civile.

Lucius s’était caché dans les catacombes avec ses frères. Une fois l’apocalypse terminé, les Traîtres, se rendant compte de la survie de milliers de Loyalistes, déclenchèrent une invasion forcée par le colérique Primarque des World Eaters, Angron. Lucius, avec un humour morbide, espérait qu’Angron allait se révéler un adversaire décent. Saul Tarvitz parvint à rallier les Loyalistes et organisa des barricades dans les vestiges fumants de la Cité Chorale, s’imposant comme un chef de la résistance, aux côtés des Sons of Horus - redevenus Luna Wolves - Garviel Loken et Tarik Torgaddon, préparant et coordonnant ensemble la première bataille entre Space Marines loyalistes et renégats. Pendant deux ou trois mois, les Loyalistes résistèrent héroïquement. Lucius se vit charger par Tarvitz de la défense stratégique d’un temple pour retenir des forces renégates bien supérieures en nombre et les empêcher de prendre le gros des résistants à revers dans les ruines du Palais du Maître de Chœur de la Cité Chorale.

Mais quand Lucius entendit ses frères faire l’éloge de Tarvitz, un début de jalousie apparu. L’épéiste avait l’impression que ses propres contributions à la défense du palais lui semblaient gravement sous-estimées, lui qui avait tué Vardus Praal et mit ses hommes à l’abri quand les bombes virales et la tempête de feu avaient frappé.

Tenant le temple avec l’essentiel des Emperor’s Children loyalistes encore en vie Lucius affronta un assaut de la IIIe Légion commandé par Eidolon en personne. Durant le combat face aux des blindés, Land Raiders et Predators ennemis, Lucius mena ses troupes d’assaut conte ses frères félons et affronta le Chapelain Charmosian de la IIIe Légion, conscient que l’élimination de cet officier distingué et l’un des meilleurs combattants de la Légion lui apporterait gloire et renommé. Perché sur le Land Raider du traître, Lucius parvenait à lire le schéma maladroit de toutes les attaques du Chapelain, au point que Charmosian voulut alors le tuer d’un seul coup tout-puissant de son Crozius. Lucius lui sectionna les bras levés puis le décapita, rattrapant le casque en plein vol et le levant bien haut, afin que tout le champ de bataille pût l’admirer. Puis il aperçu le véhicule de commandement d’Eidolon, un Land Raider, se retirer, vaincu par le courage des Loyalistes.

Mais trouvant que Tarvitz était moins méritant que lui et se sentant irrité par ce qu’il considérait être une usurpation de pouvoir, son arrogance et son narcissisme faisant le reste, Lucius commit l’irréparable. Il s’empara du micro se trouvant dans le casque de Charmosian et établit une communication avec Eidolon, lui proposant un marché : trahir Tarvitz, offrir une voie vers le Palais du Maître de Chœur en échange de sa réintégration au sein de la IIIe Légion. Il retrouva Eidolon sur un des nombreux terrains d’affrontement dispersés dans l’étendue des ruines du palais, tout en analysant les cadavres des Astartes tués, trouvant qu’ils méritaient leur sort par leur manque de talent "artistique". Face au Seigneur Commandeur, il offrit une victoire rapide, qui lui épargnerait de perdre encore trop de guerriers. Il voulait en échange revenir au sein d’une Légion qu’il considérait comme étant capable de respecter ses talents et son ambition et se tenir aux côtés de Fulgrim, au lieu de rester Capitaine toute sa vie et être régenté par Tarvitz qu’il jugeait indigne. Il convainquit définitivement Eidolon quand il lui promit le prestige de cette victoire.

Lucius retourna dans son secteur de défense et commença à massacrer la trentaine d’hommes sous ses ordres, avec sa lame. Arrivant durant ce combat, le Capitaine Solomon Demeter crut que Lucius était en prise avec des Emperor’s Children renégats, impression renforcé par Lucius qui fit croire qu’il était assailli. Le savoir-faire avec lequel l’épéiste s’est défait de ses adversaires confinait au miraculeux, confirmant sa réputation de tueur le plus redoutable de la Légion. Au milieu des corps, il remercia avec un ton ironique Demeter pour son aide. Le comportement étrange de Lucius fit naître un soupçon chez Demeter qui comprit alors que les guerriers massacrés étaient des Loyalistes. Il annonça au Capitaine sa trahison, Demeter se rendant compte qu’il avait involontairement trahi sa cause en aidant le félon épéiste à créer une voie de passage aux hommes d’Eidolon. Il se jeta sur Lucius en lui passant ses mains autour du cou, l’épéiste contrant en enfonçant sa lame dans l’estomac, le tuant.

Cette trahison sonna le glas de la résistance et par les actions de Lucius, les Terminators d’Eidolon purent ainsi pénétrer au sein du périmètre de défense établi par Tarvitz, abattant les Loyalistes. Constatant que les Traîtres étaient apparu depuis le secteur est du Palais du Maître de Chœur qu’il avait assigné à Lucius, Saul Tarvitz s’y rendit. Au milieu d’une centaine de corps, Lucius l’attendait, tout en se lacérant le visage avec du verre. Tarvitz constata que tous les Space Marines morts avaient été tués avec une lame, et non des projectiles, comprenant alors la trahison de l’épéiste. Puis Lucius lui annonça que la cicatrice qu’il s’était infligé symbolisant sa volonté de le tuer. Il accusa Tarvitz d’être la cause de sa disgrâce aux yeux de la Légion à cause de leur amitié, et ne comprenait pas le fait qu’il ait pu rejeter l’offre qu’Eidolon et l’Apothicaire en chef de la Légion, Fabius Bile, avaient fait à Tarvitz de rejoindre les strates supérieures de la IIIe. Il loua les expériences que Bile avait commencé à pratiquer sur le génome génétique des Emperor’s Children, espérant qu’il crée une race supérieures dont il fera parti, comme l’Empereur l’avait fait pour créer les Astartes, et ainsi assurer la supériorité de leur espèce sur les autres, même si il fallait abattre des camarades comme Tarvitz pour y parvenir.

Dégoûté, Saul Tarvitz saisi son épée et un poignard, et le duel commença. Lucius blessa Tarvitz au flanc et para toutes ses attaques avec aisance, les lui rendant négligemment, coupure après coupure, assez pour faire couler son sang et le faire souffrir, sans chercher à le tuer. Mais au dernier moment, alors que l’épéiste fonça vers Tarvitz, ce dernier lâcha son épée et se jeta à sa rencontre, son poing atteignant Lucius visage. Tombant au sol, Lucius reçut une sévère correction au visage en se battant contre son ancien ami. Puis les Emperor’s Children Loyalistes arrivèrent, et Tarvitz se dégagea de cette lutte avant d’ordonner à ses hommes d’abattre Lucius. L’épéiste fut touché mais réussit à s’échapper en se traînant à quatre pattes hors du dôme au milieu des projectiles.

Lucius parvint à quitter Isstvan III avec les Traîtres, avant que la planète ne subisse un dernier bombardement massif une fois qu’Horus s’était lassé de cet affrontement sanglant, tuant les derniers Loyalistes, dont Tarvitz et ses frères Emperor’s Children Loyalistes.[20]

De retour à bord de l’Andronius, Lucius accompagna un Eidolon humilié par le fait que Tarvitz l’avait repoussé lors du dernier assaut. Alors que les forces du Maître de Guerre s’étaient retirées de Isstvan III, l’épéiste s’imaginait les sommets de gloire vers lesquels il s’élèverait bientôt, et les sensations qui l’attendaient lorsqu’il marcherait à nouveau au côté de son Primarque. Les Emperor’s Children commençaient alors à totalement sombrer dans la folie, la perversion et la débauche, outrageant les statues de anciens grandes figures de la IIIe. Il confirma la mort de Demeter à Eidolon, mais ignorait le sort de Rylanor l’Ancien.

Puis il fut conduit dans l’antre de l’Apothicaire Fabius Bile afin de recevoir la "perfection". Il subit alors des modifications dans son système nerveux par l’Apothicaire Bile, se mettant à réagir à de puissants stimuli qui le récompensaient d’un cocktail capiteux d’accélérateurs hormonaux et de réponses provenues de ses centres du plaisir. En un instant, Lucius devenait plus rapide, plus fort et plus réceptif à son environnement.[21]

Le Massacre du Site d'Atterrissage[modifier]

Après Isstvan III, l’Imperium apprit la trahison d’Horus et envoya les Légions des Iron Hands, des Salamanders et de la Raven Guard sur Isstvan V, là où Horus et les Space Marines renégats s’étaient réfugiés. Les trois Légions menés par leurs Primarques respectifs débarquèrent, engageant dans la Dépression d’Urgall les Traîtres. À l’avant des armées renégates, les Emperor’s Children étaient menés par le Seigneur Commandeur Eidolon et Lucius, déployant de merveilleuses passes d’épée et des hurlements d’une puissance sonique brute, les premiers Noise Marines corrompus par Slaanesh. L’épéiste virevoltait au milieu de la bataille, où sa lame de Terra lui frayait un passage au tempo d’une musique que lui seul entendait.

Les Traîtres firent mine de se replier, encourageant les Iron Hands à avancer tandis que la Raven Guard et les Salamanders se repliaient, espérant que les renforts des Night Lords, des Iron Warriors, des Word Bearers et de l’Alpha Legion leur offrirait la victoire. Mais ces quatre Légions trahirent l’Empereur et massacrèrent les Loyalistes, pulvérisant trois Legiones Astartes d’un seul coup.

Suite au Massacre du Site d'Atterrissage de Isstvan V, Horus fit monter une immense estrade dans la Dépression d’Urgall, d’où ses frères Primarques renégats montèrent tandis que lui prit place dans l’étage supérieur, sur un haut cylindre écarlate, s’élevant d’une centaine de mètres au-dessus de ses frères. Devant des milliers de Space Marines acquis à sa cause, il se déclara souverain de l’Humanité et fut acclamé par les Astartes. Aux côtés d’Eidolon, Lucius vit son propre Primarque qui se tenait curieusement à l’écart de ses frères, comme par dédain envers eux. Il admira les autres fils de l’Empereur avant de se joindre aux acclamations qui s’élevèrent dans les cieux, proclament la gloire à Horus.[22]

La Bataille de Prismatica V[modifier]

L’Épée des Laers[23]

L’épée que Fulgrim avait récupéré dans le temps des Laers et responsable de sa corruption fut offerte par le Primarque à Lucius après le Massacre du Site d’Atterrissage. Cette épée à lame d’argent était maintenant la sienne, symbole de son ascension de son étoile au sein de la Légion, pour rivaliser avec celles de Julius Kaesoron et Marius Vairosean, respectivement 1er et 3e Capitaines de la IIIe Légion. Le Premier Capitaine lui avait offert de nouveaux appartements, plus proches du cœur battant de la Légion, mais Lucius avait choisi de conserver les quartiers qui lui avaient été assignés il y avait de cela bien longtemps. En vérité, il méprisait Kaesoron, et de pouvoir rejeter son offre lui avait donné un instant de frisson délicieux car il ne souhaitait pas faire partie de la structure de commandement telle que celle-ci se présentait pour l’heure ; il ne cherchait toujours qu’à porter ses talents déjà phénoménaux vers des niveaux de perfection plus élevés.

Après Isstvan V, les Emperor’s Children reçurent pour mission de rallier Mars, alors en pleine guerre civile. Mais Fulgrim avait d’autres plans. Le Phénicien était devenu étrange, plus irritable, mégalomane, lunatique, sadique, pervers et décadent que jamais, changeant d’humeur en un instant, comme si il n’était plus lui-même. Le Primarque avait alors interdit l’accès à la Fenice, la grande salle de son vaisseau amiral, suite à des évènements démoniaques qui avant le Massacre du Site d’Atterrissage, avait accueilli un grand concert imitant la "musique" des Xenos Laers, et qui en réalité offrirent à des Démonettes l’accès à la réalité, corrompant avec cette même musique la IIIe Légion sous les yeux de Fulgrim.

Lucius n’avait pas l’intention de désobéir à Fulgrim, mais il se mit à rêver de la Fenice, voyant les scènes de débauches sur les murs, les corps de centaines de mortels massacrés par les Démons, une fosse où des créatures modelées à partir de chair dévastée et de lumière sombre s’étaient amusées avec les entrailles des musiciens. Il vit un miroir qui reflétait qu’un point de lumière qui semblait n’avoir aucune source, admirant son reflet lui montrant un visage parfait. Puis il aperçu le reflet de l’incroyable portrait de Fulgrim, constatant que les yeux avaient été reproduits avec un talent exquis, en capturant une douleur et une souffrance d’une profondeur presque insupportable. Puis le miroir ondula et craignant de devoir faire face à ce qui allait en surgir, il frappa avec son épée, fracassant en un millier d’éclats tournoyants de verre tranchant qui lacérèrent son visage parfait en entaillant la chair et les os, et le rendirent hideux.

Se réveillant paniqué dans sa chambre emplie de peintures criardes, de discordes symphoniques et de trophées sanglants ramassés sur les sables noirs de Isstvan V, en plus de divers souvenirs de Xenos qu’il avait tué, il se remémora son rêve, soulignant son malaise devant le comportement et l’attitude étrange de Fulgrim.

Il fut ensuite, avec les autres hauts officiers, convoqués dans l’Héliopole, se faisant agressé par Eidolon qui le haïssait pour la mort de Charmosian, le forçant à mettre l’Épée des Laers et son épée terrane sous la gorge du Seigneur Commandeur, savourant l’idée de le décapiter. Arrivant dans l’Héliopole, entouré de vétéran de Isstvan V, Lucius supporta le mépris que les autres éprouvaient envers lui, notamment Kaesoron. Puis Fulgrim apparut sous les acclamations des officiers, Lucius admirant l’Anathame que portait son père génétique, la lame qui avait blessé Horus, causant in fine sa corruption sur Davin tout en analysant des signes qui confirmerait que Fulgrim était autre chose que ce qui prétendait être. Puis pour des raisons inexplicables, Fulgrim annonça que sa flotte irait sur le Monde-Forge de Prismatica V, situé dans l’amas de Prismatica. Lucius ne comprit pas la raison d’attaquer ce monde, mais eut la joie et le plaisir de voir Eidolon se faire décapiter par Fulgrim quand le Seigneur Commandeur eut la mauvaise idée de remettre en question la décision du Primarque. Lucius se mit à se convaincre qu’il pourrait néanmoins affronter Fulgrim et le battre.

Une fois Prismatica V atteinte, la planète fut ravagée par les Emperor’s Children. Lucius mena le flanc est et affronta les combattants du Mechanicum, dansant au travers d’une mêlée tourbillonnante, faisant tournoyer ses deux épées dont les arcs tranchaient des jugulaires, des membres et des calottes crâniennes. Il se retrouva face à un Titan de Bataille qui s’apprêtait à l’abattre lorsque Fulgrim surgit. D’une main libre qu’il se leva, le Primarque fut nimbé de lumière brumeuse et étincelante, injecté de minuscules branches d’éclairs à peine visibles. Puis le Phénicien referma son poing, tira et tordit l’air, déclenchant une mutation au sein même du Titan, le neutralisant. Fasciné, Lucius lui demanda comment il avait fait cela et si il pourrait l’apprendre, Fulgrim lui assurant qu’il en avait la capacité.

Une fois Prismatica V tombé, Lucius se livra des duels solitaires au milieu des derniers vestiges des forêts de cristal que sa Légion pillait sur ordre de Fulgrim, bien que la raison de s’emparer de ces cristaux restaient un mystère. Interpellé par Kaesoron, Lucius tentait de comprendre les plans de Fulgrim concernant les cristaux, mais le Premier Capitaine préférait lui parler de l’extase de servir une puissance supérieure à un Primarque…

Bien décidé à percer le mystère, Lucius retourna dans la Fenice, allant jusqu’à massacre les six Gardes Phéniciens qui gardaient l’entrée. Il y trouva le portait de Fulgrim et en soutenant le regard du Primarque peint, il sut en l’espace d’un battement de cœur que Fulgrim y était emprisonné, confirmant que l’être qui se présentait comme son père génétique était un imposteur. Bien décidé à sauver le Phénicien, il décida de réunir les membres de la Loge Guerrière de la Fraternité du Phénix.

Sur le pont du Pride of the Emperor, une vingtaine de membres de la Fraternité du Phénix se réunirent afin d’écouter Lucius leur faire part de ses soupçons, notamment Kaesoron, Vairosean et Fabius Bile. Tous se moquèrent de lui sauf Bile qui fut intrigué. Mais cela ne suffit pas et Lucius fut encerclé et provoqué mais stoppa net ses camarades en leur révélant le secret du portrait de la Fenice, l’action du Primarque contre le Titan sur Prismatica V et sous-entendant fortement qu’une entité d’outre monde les commandait depuis Isstvan V. Les paroles de Lucius furent finalement confirmé par Bile qui annonça à tous avoir détecté un changement dans la composition du sang et la chair de Fulgrim, comme si sa structure moléculaire avait commencé à dissoudre les liens qui maintiennent ses composants en un tout cohérent, comme si son corps se préparait à une sorte d’ascension, à se séparer d’éléments redondants, pour que sa chair se remodèle en quelque chose d’extraordinaire. Le Premier Capitaine décida alors de sauver le Phénicien, de capturer la chose démoniaque et de l’expulser. Bien sur, capturer un Primarque vivant était plus facile à dire que faire…

Une embuscade fut alors organisé par Lucius dans la Galerie des Épées du Pride of the Emperor, Kaesoron attirant Fulgrim en lui faisant croire que Bile avait de toutes nouvelles choses fascinantes à lui montrer. Lucius l’attendait avec une cinquantaine d’Emperor’s Children, de nombreux Kakophoni se dissimulant derrières des statues. En tant qu’architecte de ce plan, il revenait à Lucius d’agir le premier et il sortit des ombres en marchant, faisant face au Primarque avant de l’accuser de ne pas être Fulgrim, ce qui fit rire son père génétique tandis que les embusqués sortaient de leur cachette pour encercler leur proie. C’est alors que Fulgrim lui annonça avoir vu comment il le regardait et qu’il avait compris qu’il pensait pouvoir l’affronter dans un duel. Lucius tira sa lame et tous se jetèrent sur le Primarque qui repoussa avec facilité et souplesse les premiers assauts. L’épéiste le regarda se battre jusqu’à ce que Bile lui hurle de le frapper, tournant l’attention de Fulgrim vers lui. Le Primarque sortit sa lame et l’invita à venir régler leur compte mais tout prit fin soudainement quand Kaesoron lui abattit son gantelet énergisé sur le crâne et que Vairosean lui enfonça son canon sonique sous le cou, libérant une décharge d’accords hurlants qui assomma le Phénicien. Les Emperor’s Children savouraient ce qu’ils avaient commis avant que Bile leur hurle d’amener le corps de Fulgrim dans son Apothecarion pour une petite séance d’exorcisme "inventive".

Lucius eut un immense plaisir à voir Fulgrim attaché nue sur une table d’acier, ses jambes écartées comme jadis celles de l’homme de Vitruve. Il dut encore supporté les railleries de Kaesoron à cause du fait qu’il n’avait rien fait lors de la capture de leur père génétique. Il regarda Bile s’avancer vers Fulgrim et débuter la séance. L’Apothicaire réveilla le Phénicien qui fut ravie de voir qu’on lui avait préparé un divertissement tout en avouant à Lucius qu’il fut bien dommage que leur duel leur fut refusé. L’épéiste l’écouta avouer que en tant que Primarque, il était techniquement un Démon, un être crée à partir d’énergie de l’Immaterium. Lucius fut tenté de lui couper la langue, tandis que Bile préparait ses instruments. Au menu : marteaux, pinces à branches fines, clous, torches de soudeur, poinçons, rabots et vrilles à mèche fine, jusqu’à des instruments plus exotiques. Des bissecteurs de nerfs, des liquéfacteurs d’organes, des inflammateurs de chakras, des sondes épinières et des roues-pompes pour stimulants cérébraux. Lucius s’empara d’une paire de pinces coupantes, et sectionna le doigt au milieu d’une des phalanges de Fulgrim qui beugla de douleur ou de plaisir. Bile le gronda pour cette boucherie inutile avant de cramer les pieds du Phénicien sous les yeux de Lucius qui regarda l’os s’élever de sous la chair fondue, émerger blanc et luisant l’espace d’un instant avant de virer au noir. Il profita alors de l’arôme merveilleusement délectable de la chair de Fulgrim… Le Primarque ne semblait pas affecté le moins du monde, préférant expliquer ses visions et ses nouvelles connaissance concernant le Warp, Lucius l’écoutant tout en regardant la chair du pied du Primarque se reformer. Fulgrim invita Lucius de prendre un outil et de lui faire plaisir ce qui fit comprendre à l’épéiste que la créature habitant son maître pouvait résister à toutes ses douleurs. Cela l’empêcha pas de prendre un poinçon à la longue pointe crochue et de l’enfoncer dans le torse de Fulgrim, tout en discutant normalement sur l’origine des Primarques et donc des Space Marines. Devant l’échec de leur tentative, l’épéiste s’énerva contre Bile, l’agressant en lui saisissant la gorge. En retour, l’Apothicaire plaça au creux de son aine une seringue hypodermique emplie d’un liquide rose, du Vitae Noctus, assez pour tuer toute une compagnie. La séance reprit, et Lucius fut félicité par le Phénicien après lui avoir inséré entre les jambes un manche en bois simple…

Finalement, Fulgrim se libéra avec facilité de ses liens. Alors que tous reculaient, Lucius resta campé là où il se trouvait, conscient qu’il serait inutile de chercher à s’enfuir. Fulgrim se tourna face à lui et à cet instant, Lucius lut dans ses yeux et tomba à genoux, comprenant alors que le Fulgrim face à lui était bel et bien son vrai père génétique.

Une fois tout terminé, Lucius et les officiers de la Légion retrouvèrent Fulgrim dans la Fénice, l’écoutant leur expliquer qu’il avait bel et bien été possédé par un Démon sur Isstvan V et que son âme avait été enfermé dans le tableau. Mais par sa volonté, il fut capable de reprendre le contrôle de son corps après avoir découvert, grâce à cette possession, certaines vérités sur ses origines et le pouvoir des entités du Warp. Il avait enfermé en retour le Démon dans son portrait. Puis il annonça qu’il allait retrouver le Primarque des Iron Warriors, Perturabo, afin de débuter une aventure qui le verrait connaître une acensions, et tandis que Lucius recevait de Fulgrim un baiser sur chacune de ses deux joues scarifiées, le Phénicien annonça l’avènement prochain de l’Ange Exterminatus.[24]

La Bataille du Sisypheum[modifier]

Lucius maniant l’Épée des Laers durant l’Hérésie.
Le Phénicien emmena les Emperor’s Children sur le monde impérial d’Hydra Cordatus, là où le Primarque des Iron Warriors avait écrasé la garnison des Imperial Fists présente sur cette planète. Pensant que le Phénicien voulait son aide pour l’aider à sécuriser totalement Mars, le Seigneur de Fer, fut horrifié de l’état de décadence avancé des Emperor’s Children qui débarquèrent sur la planète comme un carnaval et atterré par Fulgrim qui opéra une entrée dramatique, soudaine et choquante, perché sur une grande litière d’êtres vivants fusionnés, amalgamés et cousus ensemble. Une escouade en Armure Terminator portait sur ses épaules ce palanquin de chair. Le Phénicien, enveloppé dans une cape d’un violet choquant et de plumes d’or, descendit de son ignoble palanquin sur une rampe de boucliers tendus devant lui par ses guerriers afin de rencontrer son frère dont il n’avait jamais été proche. Fulgrim offrit à Perturabo une cape pliée de l’hermine la plus douce, bordée de fourrure de chauve-souris renard, et brodée d’un motif sans fin de spirales proportionnées selon le nombre d’or. Un crâne aplati en acier chromé lui servait de fermoir et incrustée dans le front de ce crâne se trouvait une gemme de la taille d’un poing, noire et veinée de filaments d’or de l’épaisseur d’un cheveu.

Les choses dérapèrent lorsque Fulgrim présenta à tous un nouveau compagnon : un Aeldari du nom de Karuchi Vohra. Immédiatement après la présentation du Xenos, un Iron Warrior du nom de Kroeger se lança vers Vohra. C’est à cet instant que Lucius, plus rapide encore, intervint, attrapant Kroeger et le planquant au sol, excité à l’idée d’un combat à mort. Mais Perturabo fit un pas vers Lucius, et le toucha au centre de son plastron. Cela avait semblé n’être rien d’autre qu’une légère poussée, mais Lucius fut jeté en arrière, comme frappé par un marteau de siège. L’épéiste roula sur le dos, en peinant à respirer, les poumons vidés et les organes encore secoués par la force de l’impact, écoutant le Seigneur de Fer lui promettre de le tuer si il touchait encore une fois à un de ses guerriers. Fulgrim, amusé, lui interdit toute nouvelle violence mais un autre Iron Warrior exprima le désir de le tuer. Lucius l’invita lui et Kroeger à venir, nullement intimité.

Plus tard, Fulgrim fut victime d’une tentative d’assassinat recevant une balle dans la tête de la part de guerriers Loyalistes rescapés de Isstvan V, le tireur s’échappant à temps. Cela n’empêcha pas le Phénicien de convaincre Perturabo de venir avec sa Légion dans sa quête d’une soi-disant arme capable de mettre fin à la guerre : l’Ange Exterminatus. Karuchi Vohra devait les guider vers la cache de l’arme d’origine Aeldari.

Lorsque la flotte des Emperor’s Children parti en compagnie de celle des Iron Warriors, Lucius était dans l’Héliopole du Pride of the Emperor, déçu de na pas avoir pu s’amuser contre un adversaire de valeur qu’il espérait trouver au sein de la IVe Légion. Les souvenirs de l’héritage de sa Légion étaient devenus pratiquement indéchiffrables, et ne disaient plus rien de son ancienne allégeance. Il tourna autour du trône de Fulgrim, ressentant un délicieux frisson en se rappelant qu’il avait failli tomber dans le piège tendu par le Primarque, qui l’avait discrètement poussé à l’affronter en duel. Il regarda ses frères devenus tous plus dégénérés, pervers et sadiques, s’imaginant ressentir du plaisir en les affrontant ou en leur privant de leurs délices. Fulgrim pénétra à l’intérieur de l’Héliopole derrière un cortège d’esclaves qui rampaient devant lui, un tapis de chair mouvante que le Primarque pouvait écraser sous ses larges pas, Fabius Bile à ses côtés, ainsi que l’Aeldari et un personnage encapuchonné. Fulgrim savoura sa performance d’acteur, ayant fait croire que la balle qu’il avait reçu avait été pour lui une surprise et le menaçait de mort afin de convaincre Perturabo de le suivre. Lucius se sentait détaché de la liesse qui suivit, comme si les plans de Fulgrim ne revêtaient pas d’importance. Il cassa l’ambiance lorsqu’il demanda ce qui se passerai lorsque Perturabo comprendra qu’il avait été manipulé. L’épéiste ignorait ce qui lui avait pris de prononcer ces paroles, mais Fulgrim le rassura en affirmant savoir pourquoi. Le Phénicien refroidit Lucius lorsqu’il révéla alors l’identité de l’être encapuchonné : Eidolon, revenu à la vie grâce aux "talents" de Fabius Bile qui lui avait recollé la tête, bien que ces traits étaient déformés, sa mâchoire distendue. Eidolon provoqua Lucius qui se moqua de son physique et de ses difficultés à marcher avant de tirer ses épées avec l’attention de le tuer pour de bon. Mais Fulgrim lui ordonna de cesser, avant que Bile lui annonce que Eidolon allait devenir plus fort qu’avant, assurant qu’il serait possible que Lucius ait besoin de ses talents un jour pour le remettre sur pieds. Ses paroles s’avéreraient vrais, le Phénicien rajoutant que Lucius allait un jour mourir mais qu’il se lèvera à nouveau… Quand à Perturabo, Fulgrim promit qu’il mourra lors de l’avènement de l’Ange Exterminatus.

Puis les deux flottes des Légions Renégates mirent le cap vers une gigantesque tempête Warp qui sera dans l’avenir connu comme l’Œil de la Terreur !

Lucius fut envoyé comme ambassadeur à bord du vaisseau amiral de Perturabo, l’Iron Blood, et fut convié au sein de la loge des officiers de la IVe Légion, le Dodekatheon, retrouvant Kroeger, ce qui créa une tension qui n’alla pas plus loin. Mais quand les Iron Warriors reproduisirent sur une table holographique la chue de la Forteresse Parfaite construite par Fulgrim avant que la Raven Guard ne la ravage, Lucius intervint en entendant Kroeger se moquer de la construction fortifiée, défendant l’honneur de Fulgrim, sa main venant effleurer le cou de Kroeger de façon bien trop intime au cou de ce dernier. L’épéiste sous-entendit que la IIIe Légion avait abandonné cette fortification, car le rôle de garnison était bon que pour les Iron Warriors.

Puis tout s’accéléra quand les Iron Warriors et les Emperor’s Children découvrirent qu’ils étaient suivis par un vaisseau Iron Hand, le Sisypheum, abritant des survivants Astartes des trois Légions massacrées sur Isstvan V, dont ceux ayant tenté d’assassiner Fulgrim. Les Loyalistes avaient capturé un hôte chiffreur monolangage, un "Kryptos", une abomination hybride du Mechanicum Noir leur ayant permis de briser le réseau cryptographique des Traîtres. Grâce à ce Kryptos, les commandants Loyalistes furent en mesure d’accéder aux communications codées des Traîtres et de les prendre en chasse. Mais une fois repéré, le Sisypheum fut la cible de Perturabo mais fut sauvé grâce à la manœuvre de la IIIe Légion qui plaça l’Andronius dans l’angle de tir du Seigneur de Fer. Les Légionnaires de la IIIe Légion, dont Lucius, foncèrent sur le pont d’embarquement de l’Andronius pour parvenir aux oiseaux d’assaut et aux torpilles d’abordage. Lucius bondit sur la rampe d’assaut du Warhawk et se demanda ce que Fabius Bile fabriquait avec des abomination mutantes créer dans son Apothecarion, l’horrible Apothicaire les engageant aussi dans l’abordage du Sisypheum. Puis le Warhawk partit, Lucius dégainant en riant ses épées.

Il débarqua à bord du navire Loyaliste alors qu’une terrible fusillade démarra dans la baie d’embarquement du Sisypheum. Lucius fit face aux Iron Hands et vit les monstruosités bestiales de Fabius Bile déclencher une boucherie. Il se glissa au travers des combats avec la grâce d’un assassin, usant de ses deux lames comme d’instruments de meurtre magistraux. Les corps se pressaient tout autour de lui, mais Lucius passait comme une fumée entre les monstres tueurs de Fabius et les Iron Hands malmenés. Il enfourna deux épées à travers le ventre d’un Iron Hand, goûtant à la riche texture huileuse du sang de guerrier, puis dans un mouvement en sécateur qui fit sauter de ses épaules la tête de l’Iron Hand.

C’est alors qu’il vit l’ombre qui fonça en un instant sur lui.

Lucius fut violemment percuté par un Space Marine de la Raven Guard maniant deux épées. Il s’écarta en roulant de côté et intercepta très rapidement la lame de son adversaire et bloqua l’autre à une vitesse instinctive. Il faillit se faire décapiter mais Lucius bloqua de nouveau grâce à ses incroyables réflexes. Puis ils se firent face, Lucius exprimant avec plaisir le fait d’avoir trouvé un guerrier capable de faire la différence entre les deux bouts d’une épée. Il complimenta le Raven Guard pour ses talents et lui demanda son nom. Mais pour toute réponse, le Raven Guard l’attaqua en une série de feintes aveuglantes, d’entailles hautes et de coups de pointe d’une vitesse fulgurante, que Lucius para, esquiva mais devant lesquels il recula. Les deux duellistes entamèrent un duel à la cadence de plus en plus rapide, Lucius tentant de provoquer son adversaire qui ne se laissa pas abusé. À plusieurs reprises, les duellistes se lancèrent l’un sur l’autre, en tournoyant comme des danseurs pris dans une chorégraphie à laquelle seule la mort d’un des artistes pouvait mettre fin. Le travail de lame du Raven Guard était sans défaut, techniquement parfait, soutenu par une compréhension innée de l’art de l’épée, ce qui en faisait l’égal de Lucius. Face au refus obstiné de donner son nom, Lucius commença à s’énerver et le Raven Guard en profita pour mener une contre-attaque d’une vitesse sidérante qui creusa un sillon sur l’aigle du plastron de Lucius avant de parvenir à lui ouvrir une profonde entaille sur la joue. Sidéré, l’épéiste brisa le cercle de leurs circuits autour de l’autre et abaissa ses armes. Le sang lui gouttait du visage, et sa colère s’évanouit, dans une bouffée de bonheur extatique, ravi d’avoir enfin en face de lui un guerrier capable de le blesser. Mais à ce moment, le Raven Guard fut attaqué par un autre Emperor’s Children qu’il tua rapidement. Mais lorsque le Raven Guard se jeta de nouveau sur Lucius, le destin mit fin à leur duel quand Perturabo en personne se téléporta sur le Sisypheum.

Le Raven Guard se replia pour éviter de tomber face au Seigneur de Fer. Les combats prirent fin lorsque, constatant une augmentation de moteurs du Sisypheum qui aurait conduis à la destruction du navire, Perturabo se replia, comprenant que les Loyalistes espéraient le tuer dans cette explosion. Une fois revenu sur son vaisseau amiral, l’Iron Blood, Perturabo laissa le Sisypheum éperonner l’Andronius pour s’enfuir, condamnant le navire des Emperor’s Children à une destruction certaine.

Lucius survécut en se reliant dans l’un des niveaux supérieurs de l’Iron Blood avec certains de ses frères, le temps que le Pride of the Emperor soit en mesure de les récupérer.[25]

La Bataille d'Iydris[modifier]

Le Fouet de Kalimos[26]

Lucius s’empara du fouet de l’Emperor’s Children Kalimos après le trépas de ce dernier suite à la Bataille du Sisypheum. Ce fouet avait un manche texturé qui était garni de la peau d’un céphalopode des grands fonds marins, et avait des crochets microscopiques qui dépassaient de chaque millimètre carré de sa surface, rendant particulièrement intense l’acte de s’en servir.

Réfugié sur l’Iron Blood, Lucius prit à parti un Apothicaire des Iron Warriors, l’Honorable Soulaka, qui s’était emparé d’une Glande Progénoïde d’un Emperor’s Children mort du nom de Kalimos, constatant son étrange mutation. Puis Lucius se pencha et s’empara du fouet que portait Kalimos, faisant de cette novelle arme une de ses caractéristiques.

Puis il regarde Fabius Bile arrivé derrière Soulaka et le tuer en s’emparant de son matériel génétique, notant son nom sur la fiole contenant l’organe volé.

Finalement, les Légions Renégates arrivèrent sur un Monde Déchu Aeldari, Iydris, là où se trouvait la citadelle d’Amon ny-shak Kaelis. Après que Perturabo eut fortifié des positions autour de la citadelle, lui et Fulgrim pénétrèrent à l’intérieur de la citadelle, accompagné de Vohra et d’une petite troupe, laissant le gros de ses forces surveiller les alentours. Lucius marcha aux côtés des Rhinos qui s’enfonçaient dans les larges avenues de la citadelle, irrité de n’y trouver aucun signe de l’ennemi. Les Emperor’s Children qui l’accompagnait suivaient des Iron Warriors qui formaient le noyau de l’avancée, mené par le Maître de Forge Barban Falk, l’un des membres du cercle intérieur de Perturabo, que Lucius analysa pour juger de son équilibre, de la portée de son bras, et de sa force, au cas où l’alliance fragile entre les deux Légions devait se fissurer. Puis il se retrouva face à des statues Aeldaris alignées le long des artères, aimant la prestance et la grâce de ces guerriers représentés, se mettant à suivre les mouvements des escrimeurs Xenos en adoptant leurs postures et leurs poses de combat, en sautillant et en dansant, sa lame formant comme une toile d’acier argenté autour de lui. Il s’élança en l’air et fit claquer son nouveau fouet barbelé qui s’enroula autour d’une statue et trancha net à travers son cou. Alors que la tête tombait, l’épée de Lucius frappa et la sabra en son centre, faisant tomber les deux moitiés qui éclatèrent en fragments de verre luisants. Il supporta les questions d’un Emperor’s Children qui l’admirait, Lonomia Ruen, lui expliquant que le style martial des Aeldaris étaient non adaptés à la physionomie d’un Space Marine et qu’ils ne pourront jamais être aussi rapides que ces perfides Xenos. Lorsque Marius Vairosean arriva avec ses Kakophoni, Lucius lui montra une gemme lisse, couleur de rubis, au milieu des restes fracassés de la tête coupée à la statue. Lorsque celle-ci fut écrasée par Lucius, ils ressentirent une secousse d’énergie soudaine émanant de la gemme ayant des effets proches des stimulants de combat, ce qui provoqua un réel intérêt pour Vairosean. Excité, les Kakophoni commencèrent à tirer sur les statues afin de s’emparer des gemmes et les écraser, oubliant la mission et leur exploration.

C’est à ce moment que les combats commencèrent car la présence de fidèles de Slaanesh réveilla les gardiens d’Iydris. Les milliers de statues cristallines qui peuplaient les lieux étaient en réalité les spectres des Aeldaris morts d’Iydris, s’animèrent et attaquèrent les Astartes, à l’intérieur comme à l’extérieur de la citadelle. Lucius, en prise avec les spectres, vit Fulgrim apparaître au-dessus d’un profond puits au centre de la forteresse, flottant, son armure scintillait de vitalité, et portant Perturabo qui semblait affaibli et qui fut jeté à terre. Puis Eidolon s’avança, avec à la main un fragment de l’Anathame qu’Horus avait offert au Phénicien et l'enfonça violemment dans le flanc de Fulgrim avec l’accord tacite du Primarque. Il glissa ensuite, à l’intérieur des plaies qu’il avait pratiqué dans la chair du Primarque, des pierres Aeldaris qui décoraient toute la forteresse jusqu’à saturation. La chair de Fulgrim dévora les âmes des Aeldaris enfermées dans les gemmes. Puis le Primarque chercha une dernière pierre, le maugetar, qui était le crâne servant de fermoir à la cape offerte en cadeau à Perturabo sur Hydra Cordatus et qui avait en réalité vampirisé la force vitale du Seigneur de Fer. Mais Perturabo s’était emparé du maugetar à temps et le lança dans les profondeurs du puits d’Iydris.

À cet instant, un aigle mécanisé, aux plumes reproduites en or brillant, dont le corps était une merveille de mécanismes et de technologies perdues, rattrapa en vol le maugetar. Cet aigle se nommait Garuda, et était le compagnon du Capitaine Iron Hand Ulrach Branthan, commandant du Sisypheum. Les Loyalistes du navire Iron Hand avaient retrouvé la trace des Traîtres et préparé une embuscade, déclenchant une nouvelle bataille au cœur de la forteresse Aeldari. Lucius, qui entre temps protégeaient les esclaves mortels des Emperor’s Children pour qu’ils vident les gemmes pris sur Prismatica V dans les profondeurs du puits, vit Garuda et tira sur l’oiseau avec son Pistolet Bolter. Se glissant entre les nœuds de frères engagés au combat, Lucius repéra la forme de l’oiseau qui gigotait au sol, le maugetar reposant à côté de son bec froissé. Il avait l’attention à la rendre à Fulgrim lorsqu’il entendit un son et compris que son adversaire Raven Guard était là.

Le Raven Guard se jeta sur lui, porté par ses Réacteurs Dorsaux. Il mitrailla le plastron de Lucius sans parvenir à le pénétrer. En réponse, Lucius trancha avec sa lame son arme à feu. Brandissant ses gladii, le Raven Guard déclencha de nouveau ses Réacteurs Dorsaux et se projeta en avant pour délivrer un coup de pied fracassant au centre du plastron de Lucius qui fut jeté en arrière en entendant le plastacier se craqueler avant de s’écarter d’une roulade et se remettre à temps sur ses pieds pour parer un coup descendant. Puis il plia son corps en équerre afin d’éviter un coup latéral qui lui aurait ouvert le ventre. Il piqua de son épée le cou de son ennemi, qui s’éloigna d’une poussée de réacteurs. C’est alors que le Raven Guard lui parla, se présentant comme Nykona Sharrowkyn et qu’il allait le tuer. Lucius et Sharrowkyn se mirent à se tourner autour, chacun conscient du talent de l’autre et de l’équilibre de ce combat, ne prêtant pas attention à ceux qui faisaient rage autour d’eux. Lucius attaqua le premier, en faisant claquer son fouet vers la tête de Sharrowkyn, la pointe hérissée laissant un sillon en travers de la plaque faciale et de la lentille gauche du Loyaliste puis il enchaîna d’un coup lacérant à la cuisse redirigé au dernier instant vers l’entrejambe. Sharrowkyn déchiffra son mouvement et bloqua de ses deux lames croisées, avant de pivoter sur son talon pour écraser son coude contre la tête de Lucius qui esquiva à temps en s’avançant pour piquer le Raven Guard de la pointe à la base de la colonne. Une nouvelle poussée des Réacteurs Dorsaux du Raven Guard le firent échapper à ce coup paralysant, et il pivota pour atterrir face à l’épéiste une fois de plus. Lorsque Sharrowkyn s’élança à nouveau dans les airs, l’épéiste bondit à sa rencontre en frappant de son fouet et de son épée. La lanière s’enroula autour du cou du Raven Guard, le comprima et lui tira son sang avant de le relâcher. Lucius piqua de sa lame vers le haut, mais celle de Sharrowkyn la détourna à la dernière seconde, son bord parvenant à tracer un sillon épais d’un doigt dans la céramite. Tous deux retombèrent mal, les réacteurs crachotants de Sharrowkyn les faisant glisser le long du sol, en direction du bord du puits. Sharrowkyn décocha à Lucius un coup de tête, se qui repoussa l’Emperor’s Childen qui en retour lança la pointe de son épée vers l’endroit où la gorge du Raven Guard devait se trouver. Sa lame ne frappa que l’air vide à sa grande stupeur. Puis Lucius sentit une lame plonger dans son flanc, puis un autre coup d’estoc se planta dans son dos et enfin une lame noire lui trancha la joue jusqu’à l’os, en une blessure symétrique à celle que Sharrowkyn lui avait infligée la première fois que leurs lames s’étaient croisées. Lucius paniqua, se sentant impuissant tandis que Sharrowkyn se glissait autour de lui à une vitesse étourdissante, ses lames le poignardant encore et encore. Puis le Raven Guard se trouva dans son dos, le poussa à genoux, les deux pointes posées à l’intérieur de son gorgerin, dans l’intervalle de chaque côté de son cou. Les lames de Sharrowkyn s’enfoncèrent derrière les clavicules de Lucius et percèrent à travers ses cœurs et ses poumons, tranchant plusieurs artères, causant des dommages catastrophiques que même la physiologie posthumaine d’un Space Marine ne pouvait réparer.

Pour la première fois de sa vie, Lucius fut tué.

Par la suite, Sharrowkyn détruisit le maugetar, rendant sa force volée à Perturabo qui se vengea de Fulgrim en abattant son monstrueux marteaux de guerre sur lui. Mais le Phénicien implosa et se transforma en Prince Démon de Slaanesh, l’Ange Exterminatus qu’il cherchait à devenir, avant de disparaître dans le Royaume du Chaos. Les Emperor’s Children, les Iron Warriors et les Loyalistes du Sisypheum se replièrent alors qu’Iydris se déchirait.[27]

La Première Résurrection[modifier]

Lucius durant l’Hérésie d’Horus.
Peu après sa mort entre les mains de Nykona Sharrowkyn, une chose extraordinaire eut lieu : Lucius revint à la vie.

Il se rappela des lames du Raven Guard lui prenant la vie, frémissait encore de plaisir en revivant cet instant. Il était allongé sur un banc de métal, dans l’Apothecarion enflammé de Fabius Bile, l’Apothicaire fou étant alors en train de lutter contre deux monstres aux proportions immenses, enflé de croissances mutantes et d’hyper-évolutions. Bile demanda à Lucius de l’aider en mettant des échantillons génétiques à l’abri. Conscient que contracter une dette de quelqu’un qui possédait les talents de l’Apothicaire ne pouvait pas être une mauvaise chose. Lucius s’exécuta. Il prit un casier argenté de stockage cryogénique et passa à travers des flammes qui brûlèrent pour toujours ses cheveux. Bile élimina les deux monstres et le guida alors que l’Apothecarion succombait aux flammes. Une fois sortie de l’Apothecarion condamné, Bile manipulait fiévreusement son Narthecium, ne parvenant à sauver qu’un seul échantillon.

Lucius apprit de Bile que Fulgrim avait ramené son corps dans son Apothecarion, et que l’Apothicaire n’expliquait pas comment il pouvait être vivant. Cela déclencha la convoitise de Bile, encourageant Lucius à s’éloigner du dangereux Apothicaire, tout en se sentant plus fort et plus puissant que jamais auparavant. Sa semelle écrasa alors un tube à zygote vide que Fabius avait jeté de colère. Il lut dessus un nom à moitié effacé : Hon… Sou.[28]

À la Recherche de Sanakht[modifier]

Suite à l’apothéose de Fulgrim, les Emperor’s Children s’étaient divisés. Certains avaient suivi le Primarque pour répondre à la convocation du Maître de Guerre, tandis que d’autres s’emparaient de vaisseaux de la Légion pour partir de leur côté.

Lucius, furieux à l’idée d’avoir été battu par le Raven Guard, avait lui aussi quitté sa Légion et avait voyagé jusqu’à la Planète des Sorciers, le Monde Démon qui servait de refuge aux Thousand Sons après le destruction de leur monde, Prospero. Lucius ne savait pas quelle intervention avait bien pu le ramener à la vie, que ce fût un acte d’un pouvoir supérieur ou bien la science démente de Fabius, et n’en avait cure. Il voulait prouver plus que jamais qu’il était l’épéiste le plus doué et dans cette quête, il rechercha le plus talentueux bretteur de la XVe Légion, Sanakht dont il avait entendu parlé via un guerrier des Thousand Sons du nom d’Hathor Maat. Sanakht était un adepte des anciennes écoles d’escrime, un guerrier aux talents incomparables dont la défaite demeurait invisible aux plus puissants déchiffreurs d’avenir des devins Corvidae de la XVe Légion.

Il apprécia l’inconstance de la Planète des Sorciers, lui semblant avoir marché pendant une éternité vers la tour de Sanakht, mais sa destination n’étant pas plus proche, la tour ne paraissant pas plus grosse qu’un escorteur volant, flottant au-dessus d’une plaine vitrifiée, s’élevant au sommet de quelque montagne distante, une stalagmite aux proportions si gigantesques qu’elle constituait en elle-même une montagne, ne semblant pas bouger, toujours là, juste devant Lucius comme si elle le narguait. Saisissant l’Épée des Laers, il se mit à trancher dans les arbres de verre, chaque coup réduisant en miettes des branches luisantes. Il s’enfonça plus profondément dans la forêt étincelante, les branches se reformant derrière lui dans un bruit de verre qui s’agrège. Des flammes virevoltantes s’en prirent à lui mais il décrocha le fouet barbelé qu’il avait récupéré sur Kalimos et les força à reculer.

Il atteignit enfin la tour, et y trouva Sanakht qui se tenait au milieu d’une petite arène de sable circulaire, deux épées jumelles suspendues à sa ceinture. Il se présenta à Lucius et l’attendait pour la confrontation, des visions lui ayant révélé l’arrivée de l’épéiste.

Lucius se jeta sur lui mais ses assauts furent repoussés avec une aisance nonchalante. Sanakht souligna que les pensées de Lucius le trahissait. L’Emperor’s Children laissa sa rage le consumer afin d’empêcher le Thousand Sons de lire dans son esprit. Cela se révéla payant, Lucius parvenant à mettre Sanakht en difficulté, au point de lui arracher ses deux lames. Alors que l’Épée des Laers allait frapper au niveau du cou de Sanakht, elle s’arrêta, une sorcellerie empêchant Lucius de frapper. Il crut que c’était son adversaire, mais une autre voix se fit entendre et annonça être responsable de l’arrêt du duel. Lucius se retourna et vie un Sorcier des Thousand Sons avancer. Il se présenta comme étant Ahzek Ahriman.[29]

La Quête des Éclats de Magnus[modifier]

Ahzek Ahriman décida d’emmener Lucius dans sa quête pour rassembler des connaissances. L’épéiste parti avec le Sorcier des Thousand Sons et ses compagnons à bord d’un vaisseau, le Khemet, qui emmena la petit troupe vers le Torquetum, une structure spatiale ayant la forme d’un treillis sphérique composé de neuf anneaux solidaires en mouvement constant et de plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre chacune. La courbure de chaque anneau était parfaitement dessinée, et au centre de ce dispositif concentrique en lente rotation, se trouvait une sphère maintenue en place par un axe courant entre deux supports polaires, faisant quinze kilomètres de diamètre et entourée d’un gracieux ballet d’anneaux géocentriques. La structure du Torquetum servait à observer l’Œil de la Terreur, l’immense tempête Warp au nord galactique. En plus d’Ahriman, Lucius se tenait aux côtés des Thousand Sons Hathor Maat, Sanakht, Tolbek, Sobek et de Menkaura. Le Khemet s’arrima à l’un des anneaux du Torquetum et Lucius y débarqua, observant l’ouverture d’un panneau jusque-là fondu dans la courbure de l’anneau. Des marches à l’angle curieux apparurent, en marbre couleur de jais aux veines de saphir, faisant tiré à Lucius son sabre à peine plus vite, et son ignoble fouet qui ondulait dans l’air tel un serpent. Guidé par Ahriman, Lucius les emprunta, ayant l’impression que les marches étaient inversées lorsqu’en descendirent des êtres de chrome et d’ébène, ce qui leur tenait lieu de tête étant ovoïde et lisse, avec des symboles de vif-argent qui brillaient en leur centre. Ces automates étaient des Yokai, et entendant les Thousand Sons les designer comme des Tutélaires, il les interrogea, apprenant que les Yokai étaient des entités du Warp, servant de compagnons. Lucius devina que les Tutélaires s’étaient rebellés contre la XVe Légion durant le Sac de Prospero, affirmant qu’on ne pouvait pas garder en laisse un chien éternellement sans qu’il se souvienne qu’il est un loup.

Puis une nouvelle venue sortit de la structure de l’anneau, au visage androgyne et ascétique avec un crâne rasé, à l’exception de trois tresses qui pendaient jusque derrière ses genoux. Elle se nommait Temelucha, maîtresse des Tartaruchi, un terme désignant des gardiens. Ahriman s’inclina et se présenta à Temelucha qui annonça qu’elle savait la raison de la venue du groupe : l’Oculus de Fer. Temelucha mena le groupe de Lucius dans le Pavillon d’Argent là où se trouvait de nombreux pièces posées dans des vitrines, d’origine humaines, Xenos ou autres. Parvenu au cœur du Pavillon d’Argent, Temelucha annonça que seul Ahriman pouvait l’accompagner pour rencontrer l’Oculus de Fer, un artefact contenant une entité capable de prophétiser l’avenir, et qu’Ahriman était venu chercher sur ordre de son Primarque, Magnus le Rouge. Faisant face à deux escaliers en colimaçons, l’un de cristal translucide, l’autre d’obsidienne, Ahriman fut invité par Temelucha à la suivre, mais Lucius et ses compagnons devaient attendre dans le Pavillon d’Argent.

Suite au départ d’Ahriman, Lucius fit les cents pas dans la salle, sans vraiment se soucier des merveilles exposées. Çà et là, une arme attirait son œil, mais même les meilleures étaient trop étranges ou inélégantes à son goût. Il vibrait d’activité contenue, ses yeux parcourant sans cesse l’intérieur du pavillon. Lui qui d’habitude était parfaitement conscient de son environnement ne parvenait pas à établir une carte mentale de ce lieu aux dimensions élastiques. Il suivait un itinéraire apparemment aléatoire entre les vitrines du musée, en s’arrêtant ici et là pour examiner un article. Sanakht le rejoignit, conscient de son impatience. Lucius lui promit de se batte à nouveau quand Ahriman le lui permettra tout en assurant avec arrogance que les Yokai qui les surveillaient n’étaient pas menaçant pour lui.

Mais les choses s’aggravèrent subitement lorsqu’Ahriman fit face à l’Oculus de Fer et que Temelucha tenta de l’éliminer. Par contre coup, les Yokai se mirent à attaquer Lucius et ses compagnons Thoudans Sons. L’épéiste apprit la technique de la XVe Légion baptisée le mandala, un cercle défensif. Un Yokai avait jeté Lucius à terre mais l’Emperor’s Children en fit par la suite qu’une masse de métal et de plastique fondus. Il décapita un Yokai d’un claquement de son ignoble fouet et trancha les fins jarrets de céramique et d’acier d’un autre. Les automates cernaient Lucius et les Thousand Sons qui protégeaient le corps de Menkaura qui était tombé. Un instant plus tard, un ost Yokai entra et donna l’assaut, dotés d’un éventail mortel de lames psychiques, de canons intégrés, de pouvoirs télékinétiques et de pyromancie. Les Thousand Sons luttaient à la limite de leurs aptitudes, mais seul Lucius semblait apprécier l’habileté redoutable de leurs ennemis, s’amusant et riant en massacrant les automates sous les yeux scandalisés de ses camarades. Puis le Thousand Sons Sobek déclencha un très puisant sort pour les protéger, les Vydes de Drekhye, sort qui s’était retourné contre lui et ses compagnons lorsque des choses aux cornes craquelées et aux dents cassées se jetèrent sur les Astartes. Lucius combattit dos à dos avec Sanakht, naturellement attirés par leur affinité en tant que bretteurs. Ils tracèrent leur propre cercle défensif meurtrier, poussés par les circonstances à se faire confiance sans y croire, se battant avec une ardeur qu’on aurait fait d’eux des légendes de l’Imperium si ils étaient restés Loyalistes. Mais tout s’arrêta lorsqu’Ahriman fit un pacte avec le Démon de l’Oculus de Fer qui mit fin à la présence des Vydes de Drekhye en un instant. Lucius se tenait au milieu du dernier filet de suie en suspension qui témoignait de l’existence des créatures et quand celui-ci se dissipa, ses yeux de tueur étaient imbus d’une répugnante autosatisfaction, comme s’il avait vaincu les créatures à lui seul.

Le groupe retourna sur la Planète des Sorcier, là où le Primarque Magnus le Rouge et les restes de la XVe Légion avaient trouvé refuge, au cœur de l’Œil de la Terreur. Lucius et Sanakht quittèrent ensemble le Khemet pour gagner la surface à dos de créatures-mantas chantantes, se dirigeant ensuite vers la tour nimbée de foudre de Sanakht, afin de s’exercer en vue de leur futur duel à mort. Dans la forêt de cristal qui entourait la tour, Lucius et Sanakht s’affrontèrent de nouveau, l’épéiste s’amusant à se cacher tandis que son adversaire le cherchait et le provoquait. L’Emperor’s Children l’invita à le trouver, invitant le Thousand Sons à lire dans son esprit, lui montrant un déferlement de perversité déguisée en passion, de choses d’os et de viande à nu, d’abominations toxiques qui jouissaient des difformités qu’elles s’étaient infligées, d’horreurs démoniaques d’abord jugées répugnantes, et désormais bienvenues pour se distraire de la banalité de l’existence et surtout sa mort face au Raven Guard Nykona Sharrowkyn. Puis Lucius bondit sur Sanakht, tentant de le décapiter. Tout en continuant de se battre, il discuta avec son adversaire, et notamment sur l’origine de ses balafres avant d’être soudainement mit en difficulté par Sanakht dont la lame noire s’enfonça dans le flanc de Lucius. D’un croc-enjambe derrière le genou, Lucius tomba à la renverse sans se rattraper, et Sanakht fut sur lui aussitôt, bloquant avec son genou le bras de l’Emperor’s Children et lui pressant une lame contre la gorge. Lucius eut le temps d’appuyer contre l’articulation du plastron du Thousand Sons sa lame, menaçant de lui trancher les cœurs et lui ouvrir les poumons. Ce fut donc un match nul.

Plus tard, Lucius accompagna Ahriman et son groupe de Thousand Sons - en plus d’un Thousand Sons nommé Ignis et d’un Yokai habité par le Démon de l’Oculus de Fer - qui se faisait appeler Aforgomon - dans un périple afin de retrouver les éclats d’âmes de Magnus le Rouge, perdus lors du Sac de Prospero et qui devait permettre au Roi Pourpre de redevenir entier. Quittant la Planète des Sorciers à bord du Khemet pour revenir dans l’univers réel, Lucius s’arrangea avec Hathor Maat pour mener une expérience : faire disparaître ses cicatrices. Il expliqua à Maat qu’il y avait une pénurie de beauté dans cette triste galaxie et que ce serait une honte de la priver de la sienne une minute de plus que nécessaire ! Assis l’un face à l’autre au milieu des quartiers d’Hathor Maat, ils se tenaient dans l’Ourania, un cercle de poudre d’umbilicus veneris, dont les points cardinaux étaient indiqués par des cristaux de quartz rose. Maat lui demanda de se représenter tel qu’il était autrefois en esprit, ce qui fit l’épéiste. Hathor Maat laissa sa volonté se faire guider par la vision simpliste que le bretteur avait de lui-même : mâchoire carrée, pommettes solides, grands yeux, front noble et nez aquilin. Le plus beau héros imaginable. Lucius poussa un cri quand les os de son crâne craquèrent, resculptés éthériquement par Hathor Maat. Une fois la structure sous-jacente restaurée, les balafres s’estompèrent, noyées dans la chair régénérée. Lucius avait retrouvé un magnifique visage d’antan, mais pas vraiment le sien : celui de Fulgrim.

Ahzek Ahriman mena le Khemet à la périphérie d’un système perdu anonyme, Kamiti Sona, une prison orbitale de Psykers de très haute sécurité qui bouclait son orbite autour de son étoile mourante en deux cent et quarante-trois ans. La prison possédait de puissantes contre-mesures, des dispositifs annulateurs et autres champs suppressifs pour garder des prisonniers doués d’un puissant potentiel psychique. Les Sœurs du Silence y gardaient des détenus jugés trop dangereux, ou simplement impossibles à exécuter. Un angle de tir parfait avec l’artillerie navale du Khemet permit de faire une brèche et à Lucius de pénétrer avec ses alliés de la XVe Légion dans la prison, avec pour objectif de trouver l’ancien scribe de Magnus le Rouge, Mahavastu Kallimakus, persuadé qu’il avait été emmené dans ce lieu après le Sac de Prospero et qu’il possédait un éclat d’âme de Magnus. Mais seul trois personnages, un homme et deux femmes, furent trouvés : Lemuel Gaumon, l’ancien néophyte humain d’Ahriman, Camille Shivani et Chaiya Parvati, tous des Psykers capturés sur Prospero et prisonniers depuis des années dans cet enfer carcéral. C’est alors que le Khemet fut prit par surprise par une corvette impériale qui le ratissa de long en large. Ce vaisseau était celui d’agents de Malcador le Sigillite, bras droit de l’Empereur, envoyé pour interroger des prisonniers Psykers originaire de Prospero. En plus d’agents humains et d’un Chevalier Errant Psyker des Ultramarines, Dio Promus, se trouvait une meute de Space Wolves dirigés par le Prêtres des Runes Bödvar Bjarki.

Les Space Marines Loyalistes trouvèrent Ahriman et sa troupe, l’un des Space Wolves s’en prenant à Sanakht. Le Thousand Sons fut vaincu et mit à terre, se faisant étrangler par le fils de Leman Russ. Lucius sauva Sanakht en enroulant son fouet autour du cou du Loup qui se retourna, dégaina et fit feu dans le même geste avec un pistolet orné de breloques. Lucius prit appui sur le mur, bondit et abattit son sabre comme un couperet de guillotine, sectionnant le coude du Space Wolf ainsi que son crâne juste au-dessus des sourcils. Il exposa fièrement son visage à Sanakht. Mais soudainement, un adversaire apparu et attaqua Lucius qui ne dut sa survie que par l’intervention de Sanakht qui détourna avec ses pouvoirs la lame de l’assaillant, n’arrachant au final que des étincelles au gorgerin de Lucius. Cet attaquant était un simple humain, servant Malcador et qui était le dernier représentant d’une tradition guerrière des Nations du Dragon de Terra (un samouraï). Lucius fut ravi de voir un si intéressant adversaire en déviant des coups dont la précision aurait taillé en pièces un homme ordinaire. Sanakht enfonça une barbelure psychique dans l’esprit du mortel mais Lucius le repoussa, refusant qu’on le prive de son nouveau loisir. Il changea de prise avec un sourire béat, pour imiter la posture du mortel en maniant son sabre à deux mains et échangea des coups pendant plusieurs secondes - une éternité, par rapport à la majorité des adversaires de Lucius. Puis il para une estocade impeccable et joua sur l’élan du mortel pour piéger son arme dans le creux de son bras avant de la briser en deux. Puis il se saisit de lui, le complimenta et le jeta simplement par-dessus le parapet. Mais la bande d’Ahriman dut se replier, Lucius sautant sur un Titan Reaver, le Zalgolyssa, gardien de Kamiti Sona, qui était psychiquement contrôlé par Ignis, s’enfuyant avant de prendre un Vaisseau Noir, l’Osiris Panthea, rempli encore de sa cargaison de Psykers dans un hangar.

Suite à cet échec, et alors qu’Ahriman tentait de trouver une nouvelle piste, Lucius vit Aforgomon faire des expériences sur les Psykers mutants que transportait l’Osiris Panthea, le Yokai plongeant une main dans l’estomac d’un garçon, malaxant sa chair, laissant un pouvoir brut se manifester à travers ses gestes, et en manipulant la chair du garçon, en réduire à vue d’œil les horreurs. Une par une, les affreuses excroissances et les aberrations grotesques se résorbèrent, et le garçon parut exempt de mutation. Mais il n’était plus ni jeune ni beau et était à présent flétri et à l’article de la mort. Lucius montra à Hathor Maat ce prodigue, Aforgomon prétendant qu’il pouvait guérir les Thousand Sons de leur malédiction mutagène, le Bouleversement Charnel. Lucius écouta le conditions que le Yokai dicta à Hathor Maat pour pouvoir maîtriser ces manipulations : changer un passage dans le Livre de Magnus, l’œuvre majeure de Magnus le Rouge et qu’Ahriman portait sur lui. Bien plus tard au cous de la quête, Lucius trouva Maat affaibli à cause du Bouleversent Charnel qui tentait de prendre possession de son corps, tirant le Thousand Sons dans un compartiment occupé par des Psykers parqués comme du bétail. Lucius lui jeta un adolescent apeuré dans les bras, le pauvre enfant se retrouvant porteur des horribles mutations que Maat déversa en lui pour se soulager. Puis il regarde Maat massacrer par le même processus tout les pauvres hères. Il demanda ensuite à Maat d’aller changer la passage dans le Livre de Magnus, bien que l’effet recherché dans cette action reste inconnu.

Dans les dernières étapes de la quête, Lucius retrouva Sanakht sur la passerelle sur vaisseau, le provoquant par ennui et souhaitant un nouveau duel pour voir s’il existait quelqu’un capable de le vaincre. Il voulait tuer le bretteur, ne supportant pas de le voir en se disant qu’il pourrait être meilleur que lui. Sanakht l’invita à régler leur compte dans le couloir de l’armurerie mais Lucius refusa d’attendre, et le duel s’engagea. Sanakht y mit fin en entaillant le visage de Lucius de la tempe au menton…

Finalement la troupe d’Ahriman arriva sur un monde, Nikaea, qui avait accueilli avant la guerre civile le Concile ayant interdit l’usage des Psykers dans les Legiones Astartes et vu la disgrâce de Magnus le Rouge. Ils atterrirent dans les ruines de l’amphithéâtre de Nikaea et sous une pluie noire, ils se retrouvèrent nez à nez avec les agents de Malcador, les Space Wolve, l’Archiviste Ultramarine et surtout Lemuel Gaumon, habité lui aussi par deux éclats de Magnus. Promus les déclara Excommunicate Traitoris, ennemi de l’Imperium et fils félons de l’Empereur. Ahriman envoya alors un message psychique à Lucius, lui demandant d’attaquer très vite, ce que le bretteur Emperor’s Children fit avec brio, son fouet barbelé claquant et s’enroulant rapidement autour du cou d’un agent du Sigillite, une Sœur du Silence qu’il décapita, annulant les effets annulateur de pouvoir psychique, tandis qu’Hathor Maat avait discrètement neutralisé un automate Technoprêtre qui tenait solidement Gaumon. Une fusillade se déclencha sur le champ. Irradiant de puissance sans entrave, l’éclat de Magnus - représentant la personnalité guerrière et violente du Roi Pourpre - dans Lemuel Gaumon se déchaîna, s’élevant dans les airs et faisant pleuvoir sur les guerriers des éclats de roche arrachés aux entrailles de la planète. Une éruption de poussière abrasive et étouffante s’éleva tandis que s’érigeaient des murs de cristal et de verre, obligeant les guerriers à se disperser sous peine d’être emportés par cette soudaine éruption : le Labyrinthe de Cristal surgit alors.

Se retrouvant seul, Lucius a parcourut le labyrinthe obscur, davantage amusé qu’impressionné par la construction instantanée de l’immense édifice. Faute de public et de victimes, son esprit se portait sur l’introspection, et de ce fait, il se connaissait suffisamment bien pour savoir qu’il n’appréciait pas vraiment les recoins de sa propre psyché. C’est pourquoi il projeta ses pensées vers l’avenir, en imaginant où il pourrait chercher l’aventure une fois qu’il se serait lassé de cette quête avec les Thousand Sons. Il devina des mouvements dans les murs à la marge de son champ de vision, entendant des voix l’appelant qui l’immobilisèrent quand il cru que c’était d’abord celle de Garviel Loken, puis celle de Sharrowkyn, croyant voir la silhouette du Raven Guard. Un trait de feu lui entailla le dos, Lucius hurlant le nom de Sharrowkyn qu’il croyait être responsable de cette blessure. Enfin ce fut la voix de Sanakht qu’il entendit, une nouvelle douleur apparaissant instantanément dans son flanc. Puis il vit les fantômes des trois guerriers cités, Loken, Sharrowkyn et Sanakht, les trois meilleurs bretteurs qu’il eut jamais affronté l’encerclant. Ravi, Lucius les attaqua, frappant le Luna Wolf au visage et qui disparut dans les ombres. Puis il lacéra profondément le cou du Raven Guard qui s’évapora. Puis il termina en plantant son sabre jusqu’à la garde dans le ventre du Thousand Sons qui s’éclipsa. Il hurla sa joie d’avoir vaincu ses trois ennemis mais son sourire s’effaça à la vue d’un dernier guerrier dans le verre du labyrinthe : son portrait de la perfection, avec ses yeux clairs et ses traits impeccables. Lucius se jeta sur son reflet et défonça le verre en projetant des bris en tous sens, causant un ouragan de fragments coupants qui vola autour de lui et lacérant son visage. Le verre brisé se reforma derrière lui, et l’engloutit sans laisser le moindre indice comme quoi il avait jamais arpenté le dédale inconstant.

Le Labyrinthe de Cristal venait de l’emporter.[30]

La Bataille de Terra[modifier]

D’une manière ou d’une autre, Lucius survécu au Labyrinthe de Cristal, et a finit par se battre sur les sables noirs d’un monde nommé Nethis y répandant sur le sol des membres tranchés. Il s’arrêta lorsqu’il entendit un cri de Fulgrim qui depuis les profondeurs du royaume de Slaanesh hurla à tout ses Emperor’s Children de mettre le cap vers Terra pour la bataille finale.[31]

Lucius semble avoir participé au Siège de Terra, l’apothéose de l’Hérésie d’Horus, même si nous n’avons pas de détails sur ses actions. Bien plus tard, il continuera à rêver du Monde-Trône et du plus grand épéiste des Imperial Fists - surement même de toutes les Legiones Astartes de cette époque - Sigismund, l’imaginant entouré par une tempête de feu, seul pour lui faire face, son épée à la main. Lucius affirmera néanmoins que cela n’est jamais arrivé.

Mais tout se termina lorsque l’Empereur tua Horus, forçant les Légions Renégates à s’enfuir pour la plupart dans l’Œil de la Terreur, tout en commettant des boucheries dans toute la galaxie durant leur retraite, un épisode sanglant nommé la Purge.[32]

Après l'Hérésie[modifier]

Lucius continua à se distinguer dans les arts de la guerre tandis que les Emperor’s Children suivaient la spirale descendante vers le culte du Chaos. Les flottes aux couleurs vives de la Légion Renégate de Fulgrim se déplaçaient de monde en monde, apportant des morts toujours plus viles et extrêmes aux populations qui devenaient leurs proies. Pendant les périodes transitoires entre chaque invasion, les Emperor’s Children se livraient à des spectacles de violence et à des combats de gladiateurs entre eux. Seuls les spectacles de saignée les plus inventifs pouvaient les désennuyer longtemps.[33]

Une Métamorphose Sanglante[modifier]

Aussi "Sain de Corps" que d’Esprit[34]
Embrasse moi grand fou !

Lucius fut particulièrement marqué par sa dévotion envers Slaanesh. Le désormais "fils chéri" du Jeune Dieu ne ressemble plus qu’à un amas informe, sans substance, comme une sculpture de cire exposée de trop près à une flamme. Sa peau est grise et livide. Des milliers de cicatrices y tracent une cartographie de son délabrement, beaucoup d’entre elles entremêlées et fusionnées pour former le sceau de Slaanesh en un nœud de contusions pourpres. Son visage est un masque rose sombre, un lacis de blessures inextricables auto-infligées, tendu sur un crâne de patricien. Ses yeux sont d’un vert intense et tout injectés de sang tandis que ses oreilles ne sont plus que des puits enflés. Sa langue noire et ophidienne aime passer encore et encore sur ses lèvres à vif, entourant des dents limées en pointes aiguës. Ses pieds sont devenus des sabots fendus d’un noir de jais, recouverts par des couches de céramite griffues.

Lucius l’Éternel est désormais aussi "sain de corps" que d’esprit… Ce dernier étant envahi par le chœur discordant et hurlant des âmes tourmentées captives de l’Éternel. Toutes viennent de meurtriers : des hommes, des femmes, des rois et des esclaves, des Xenos ou de ceux ayant reçu la marque des Dieux Sombres. Tous maudits pour avoir tué l’un des fils préférés de Slaanesh… Leurs visages composent l’armure baroque de Lucius, telle une gelée d’âmes liées qui se solidifie au contact de son corps corrompu. Cela ne les empêche pas de hurler continuellement leur souffrance, leur désespoir, leurs suppliques ou encore leur rage, dégradant ainsi la santé mentale de l’Éternel.

Lorsqu’il participait à ces concours, Lucius excellait vraiment. Son obsession à devenir le parfait épéiste lui conférait une vitesse et une habileté que même les autres Space Marines ne pouvaient égaler. La joie qu’il prenait à donner et à recevoir le baiser chaud de l’agonie était si intense qu’elle se répercutait à la fois dans la dimension matérielle et dans le Warp. Certains murmuraient même que Lucius avait été ramené du bord de l’oubli plus d’une fois, et que son obsession était plus forte que la mort. L’infamie de Lucius a grandi dans ce royaume et dans le suivant. Très vite, ce n’étaient plus seulement les Emperor’s Children qui s’abreuvaient à chacune des orgies de sang de Lucius, mais les servantes de Slaanesh qui se regroupaient autour de son reflet dans l’Empyrée.

Après chaque concours, il se délectait de l’adulation de ses collègues Légionnaires renégats, faisant des révérences élaborées et attisant les applaudissements avec sa lame. Son arrogance était telle qu’elle a finalement poussé le Seigneur Commandeur Cyrius à agir.

Alors que le concours connu sous le nom de la Lame Écarlate atteignit son round final, Cyrius lui-même entra dans l’arène contre Lucius. Le Seigneur Commandeur avait l’intention de remettre à sa place le champion et de consolider sa propre position de fils favori de Fulgrim dans le processus. Vêtu d’une Armure d’Artificier baroque peinte de paysages de rêves obscènes et maniant une lance de douze pieds, Cyrius était un adversaire impressionnant.

Le Seigneur Commandeur était tout aussi rapide que l’ennemi qu’il avait choisi. Lucius s’est battu pour rester à portée de la lance, esquivant et roulant avec une grâce fluide. Les armes s’entrechoquaient et se heurtaient dans un flou staccato. Bien que la lame de Lucius soit aiguisée comme un rasoir, elle ne pouvait pas pénétrer la plaque de combat ornée de Cyrius, et pour sa part, l’épéiste ne portait guère plus qu’une tunique à manches. Un coup de pied bien placé de Cyrius envoya Lucius s’étaler en arrière, toussant du sang. Un coup de lance a arraché un doigt de la main de Lucius. Moins d’une seconde plus tard, un coup latéral du manche de la Lance Énergétique a brouillé la vue de l’épéiste.

Chaque nouvelle blessure avait fait glousser Lucius de joie. Cyrius montrait ses dents, tailladant et poignardant tandis que son adversaire riait, titubait et tournoyait sur le sable écarlate comme une marionnette démente. Au dernier moment, Lucius a traversé l’air et a porté un coup décapitant à la gorge de Cyrius. L’impact a provoqué une soudaine décharge électrique, et la lame de Lucius s’est brisée en deux.

Alors que la foule hurlait et braillait autour de lui, le Seigneur Commandeur Cyrius attrapa son adversaire rieur par la gorge. Affichant un sourire sans joie, il frappa Lucius dans les sables écarlates de l’arène jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une ruine rouge d’os brisés. Les Emperor’s Children avaient perdu leur duelliste favori, mais avaient gagné un souvenir à savourer pour les années à venir.

Au cours des semaines suivantes, le Seigneur Commandeur Cyrius a subi une transformation hideuse. Sa crinière de cheveux tomba en touffes, ses yeux changèrent de couleur, et les figures copulantes qui décoraient son armure se tordirent et s’écoulèrent pour représenter une foule de Démons rieurs. À l’horreur croissante du Commandant, des lignes sombres apparurent sous sa chair, s’élargissant au fil des nuits jusqu’à former un labyrinthe de tissu cicatriciel. Ses hurlements étaient une source de grand intérêt pour ses compagnons Emperor’s Children, mais aucun n’est venu à son secours. Dans le destin du Seigneur Commandeur, ils voyaient la main de Slaanesh à l’œuvre. Certains juraient que les cris de Cyrius changeaient de ton, devenant de plus en plus semblables à des rires maniaques.

L’épreuve de gladiateurs suivante vit Lucius fouler à nouveau le sable, son Armure Énergétique ornée du visage torturé et gémissant de Cyrius. L’épéiste aux cicatrices profondes avait été réincarné, prenant l’enveloppe du Seigneur Commandeur. Dans le trône au bord de l’arène, Fulgrim sourit d’un air entendu. Son maître Slaanesh était manifestement peu enclin à laisser un protégé aussi divertissant quitter le monde des mortels pour longtemps.[35]

La Bénédiction du Prince Noir[modifier]

Depuis ce jour, Lucius a reçu une bénédiction particulière de son protecteur, Slaanesh. Quiconque prend la vie de son champion élu, et trouve même un moment de satisfaction de cet acte, se retrouvera en train de subir une douloureuse et progressive métamorphose. Quand la transformation est presque complète, Lucius émerge de son enveloppe comme un papillon de sa chrysalide. Tout ce qui reste de son tueur est un visage hurlant piégé à jamais pour toujours dans les plaques charnus de son Armure Énergétique corrompue.

Grâce à sa bénédiction particulière, Lucius l’Éternel a erré dans la galaxie depuis presque dix mille ans. C’est un tueur impitoyable et sadique qui accueille la mort avec autant de passion qu’il l’inflige à ses ennemis, et il ne peut être vraiment tué que par quelqu’un qui possède de la pitié dans son âme. Si un tel être existe dans un univers indifférent, seul Slaanesh le sait, et les secrets des dieux ne sont pas destinés à être partagés.[36]

Le Duelliste Éternel[modifier]

À la tête de sa bande bigarrée d’adeptes du tourment, Lucius l’Éternel a parcourut la galaxie pour affronter les plus redoutables adversaires débusqués par ses cultistes admiratifs. Lucius cherchait à vaincre les plus grands experts du corps à corps qui soient, quitte à y perdre la vie dans le processus. En l’espace de plusieurs siècles, il a défait l’Archonte Drukhari Vraesque à Shaa-dom la maudite, le Champion de l'Empereur des Black Templars à Veilfate, et le Boss de Guerre Ork Deux-Pinces sur Octarius Sigma.

Mais c’est sur une lune anonyme proche de Damnos que Lucius fut abattu par le duelliste Nécron polymorphe connu sous le nom d’Épée Éclipsante. Pourtant, le corps de métal vivant n’a pas fait obstacle à l’étrange malédiction associée à Lucius, car la froide satisfaction qu’éprouva le vainqueur Nécron avait suffit à provoquer sa perte. Lucius renquit en quelques jours dans le corps du guerrier Nécron, qui s’évapora peu à peu pour faire place à l’épéiste pervers, plus arrogant et dépravé que jamais.[37]

Lucius est mort souvent, en divers lieux, comme sur Celpsys, sur Dontul, sur la Barrière de Forrange, et dans une douzaine d’autres endroits dont il ne parviendra pas à se rappeler les noms.[38]

L'Exécution du Clone de Fulgrim[modifier]

Bien après l’Hérésie d’Horus, Lucius fut un jour envoyé par Fulgrim - avant que celui-ci abandonne définitivement sa Légion pour rejoindre son dieu et les conflits des Puissances de la Ruine - afin de retrouver Fabius Bile qui avait commis un grave pêché : cloné le Primarque des Emperor’s Children.

Lucius pénétra dans le laboratoire de Bile et y trouva une cuve contenant le corps du clone, parfaitement sain et au stade de développement équivalent à celui d’un enfant. Il détruisit de ses mains la cuve et plaqua au sol le clone avec son pied. Fabius Bile arriva à cet instant, peu surpris de voir l’Éternel qui encore à cette époque, cherchait à plaire à son Primarque. Lucius l’accusa d’avoir violé le décret de Fulgrim interdisant le clonage. L’enfant cria, un son si pur et d’une beauté si déchirante qu’une unique larme de sang coula sur la joue de Lucius. Bile annonça qu’il regrettait d’avoir sauvé Lucius après les évènements d’Iydris et se moqua de son aveuglement concernant Fulgrim, incapable de voir la haine qu’éprouvait le Phénicien envers ses fils génétiques car ils incarnaient ses échecs. L’Apothicaire jura qu’il renoncerait jamais, et qu’il créera quelque chose d’unique. Lucius l’ignora et décapita l’enfant, effaçant le sourire de Fabius Bile qui contempla le mort de sa plus parfaite création.[39]

L'Étreinte de la Souffrance[modifier]

Le Diadem[40]

Lucius commandait le Diadem, un antique Croiseur d’Assaut. C’était une élégante lance platine et mauve, surplombée de tours élancées et de cathédrales forgées en une lame acérée. Sa proue était ornée de l’effigie tourmentée d’un aigle crucifié d’or terni : l’Aquila Palatine. Elle n’était autre que le véritable symbole du Maître de l’Humanité, qui fut donné à une seule Légion avant sa damnation, celle des Emperor’s Children. Sa coque était criblée d’impacts et noircie par les batailles incessantes livrées depuis la traîtrise de Isstvan. Le croiseur disposait de nombreuses batteries d’armes, allant des canons lourds tirant des obus dorés aux lances laser perforatrices. Son équipage était composé de divers assistants, humains et mutants, ainsi que de Serviteurs fournis par le Mechanicum Noir.

Exilé dans l’Œil de la Terreur, Lucius, désormais connu comme l’Éternel, se retrouva à la tête d’une bande de guerre constitué majoritairement d’Emperor’s Children. Son navire de guerre se nommait le Diadem et avait à sa tête un Démon de Slaanesh, Clarion, habitant le corps d’une jeune fille et avec qui Lucius entretenait une relation étrange.

Alors que le Diadem voguait dans le Warp, son Champ de Geller eut un problème, offrant à quelque chose le moyen de venir à bord. Une spore issu de l’Empyrée commença immédiatement à grandir, faisant frissonner l’air glacial du pont d’embarquement principal. En quelques instants, elle avait atteint la taille d’une ponte et était devenu une masse puante et visqueuse de venin frissonnant. Sous la membrane brumeuse se tortillaient de sombres créatures de forme indéterminée et quand elle dépassa la taille humaine, l’équipage du pont s’est enfuit, terrorisé. La spore explosa, libérant du pus et de la chair pourrie autour d’elle, son acide détruisant des munitions, se qui déclencha un incendie. Un nuage composé de milliers de mouches de la peste apparu et dévora les habitants de sections du pont avant de former une masse dense qui s’écrasa sur une trappe renforcée, la détruisant, et se répandant ainsi dans tout le navire.

Lucius rameuta sa bande de guerre, la Cohors Nasicae - portant le même nom que l’escouade qu’il avait dirigé sur Isstvan III au tout début de l’Hérésie d’Horus. Quand il fit face aux mouches, celles-ci se regroupèrent en une masse nauséabonde et, ignorant les Légionnaires hargneux, se figea devant l’Éternel avant de s’effondrer : un signe de défi. Clarion le contacta pour l’informer de l’urgence de détruire l’infection. Lucius ordonna alors à ses Space Marines du Chaos de purger l’Enginarium, de sécuriser le sanctuaire du Navigator et aux derniers de retourner sur le pont. Le leader de ces derniers Space Marines était Krysithius. Ambitieux, il fut mécontent de se retrouver loin des combats mais à peine osa-il prononcer un mot que Lucius lui avait mit sa lame sous la gorge, à une vitesse impossible. Krysithius ne demanda pas son reste et s’exécuta.

Clarion[41]

Clarion est un Démon de Slaanesh ayant volé l’enveloppe corporelle d’une jeune enfant dont l’âme s’en était allé depuis bien longtemps. Surnommée l’Enfant Perdu par les Démons du Prince Noir, elle possédait une langue noire et des yeux luisants d’or humide. Elle était le commandant du Diadem, dirigeant son navire assise sur un trône d’onyx et d’argent conçu pour accueillir la carrure d’un Légionnaire dans les fraîches immensités de la passerelle du Croiseur d’Assaut. Clarion avait pleine confiance dans son équipage, les hommes, les femmes et les mutants qui peuplaient la passerelle du Diadem étant la crème des anciens officiers de la IIIe Légion et des esclaves hautement spécialisés, récupérés lors des raids de la Cohors Nasicae. Ceux qui s’avéraient incapables de remplir leurs obligations ne vivaient pas assez longtemps pour connaître toute l’ampleur de son déplaisir, qu’ils soient tués à vue ou expédiés en dessous pour servir de matières premières aux tortures fanatiques du Sorcier ou aux expériences de l’Apothicaire du navire. Elle avait, en tant que Possédée, la faculté de changer des parties de son corps en griffes acérées et mortelles.

Elle avait un animal démoniaque de compagnie du nom d’Incitatus, une créature roucoulant de servilité, avec les plis de peau de phoque roulant en vagues tournoyantes mauve et bleu. Incitatus ne possédait pas d’intelligence en dehors des instincts primaires d’un animal, encore qu’un esprit non issu du Warp aurait peiné à les percevoir pleinement. Malgré tout, Clarion appréciait sa présence. Peut-être était-ce là un vestige mental de l’enfant dont elle avait volé l’enveloppe, une mélancolie qui ne lui était pas habituelle.

La relation entre Clarion et Lucius est très étrange, un pacte secret et inconnu les liant, même si Lucius se devait de la protéger dans cet accord. La jeune enfant lui parlait familièrement, mais avec un réel intérêt pour ses actions, ses sentiments et envies. Lucius ne prenait jamais ouvrage sur sa façon directe de lui parler, semblant lui faire confiance pour diriger son vaisseau et le soutenir en cas de besoin. D’ailleurs, quand il était en difficulté ou qu’une décision importante devait être pris, il la contactait sans hésiter. Clarion était libre de s’adonner aux joies de la chasse, guidant le Diadem dans une traque à travers l’Œil de la Terreur comme un serpent dressé, prêt à frapper. Elle attaquait et pillait, trempait ses griffes dans le sang en saccageant des bastions pirates et des fiefs renégats de seconde zone, la Cohors Nasicae se contentant de profiter des proies offertes par l’enfant Démon. Elle semblait apprécier la destruction, avec un comportement parfois enfantin que Lucius parvenait à peine à contenir.

A côté du trône de commandement de Clarion, caché derrière une grande cape, un Gardien des Secrets observait. Ce Démon Majeur maniait une lame d’argent et se nommait Lumineux. Il avait pour tâche de ramener Clarion dans le royaume de Slaanesh si jamais Lucius ne pouvait pas assurer sa protection. Lumineux était obligé de respecter le pacte que Lucius avait passé avec Clarion mais sa protection ne s’étendait pas dans le monde réel et dans certains points de l’Œil de la Terreur.

Puis, seul, Lucius se dirigea vers le pont d’embarquement afin de faire face aux serviteurs qu’ils détestaient le plus : les serviteurs du Dieu de la Peste. Des créatures, aux visages brisés et aux corps parsemés de membres sous-développés, couraient et fonçaient vers lui, laissant derrière elles des traînées de pus et de liquide jaune paille. Les Démons avaient un avantage numérique, mais leur offensive molle et erratique ne s’approcha même pas du stade de l’attaque au point que Lucius ne vit pas l’intérêt de sortir son épée. Il esquiva facilement les membres massifs et les griffes acérées, et entendit enfin le champion de Nurgle qui l’avait défié. Ce champion se révéla derrière une nuée de mouches, bossu dans une armure ornée mais rouillée, s’appuyant sur une faux de combat plus longue que sa taille. Lucius remarqua qu’il portait les symboles de la Death Guard alors que les Démons se séparaient devant le champion et s’inclinaient respectueusement. S’emparant de son épée et de son fouet, Lucius demanda le nom de l’intrus, celui-ci refusant de le lui donner avant d’annoncer qu’il venait pour le tuer au nom du Dieu de la Peste. En réponse, Lucius disparu dans les airs, si rapide qu’il était presque impossible de le suivre. Son fouet s’enroula autour de la faux et l’arracha des mains du champion avant que son épée brillante ne s’élance vers l’avant et plonge dans la lentille sombre et sale au-dessus de l’œil gauche du champion de la peste, traversant la chair endolorie et les os pourris, puis émergeant de l’arrière de sa tête. Lucius tenta alors de sortir son épée, mais le liquide qui la recouvrit se durcit, retenant l’arme. Son fouet eut des spasmes, noircissant sur toute sa longueur à cause de poisons bien plus puissants que ceux qu’il contenait. Il appuya sa botte contre le ventre gonflé du Death Guard et arrache son épée, coupant au passage la tête du champion de la peste en deux. Puis son fouet lui déchira la poitrine et lui arracha le bras au niveau du coude mais son ennemi continua de rire, forçant Lucius à trancher le Death Guard de la clavicule à l’aine, faisant s’effondrer lourdement sur le sol son corps qui s’ouvrit avec un craquement de tendons.

Mais les Démons qui encerclaient Lucius se précipitèrent vers lui, s’entassèrent sur les restes et se fondèrent en un monstre gigantesque. Des membres aussi épais que des troncs se détachent de la masse, des milliers d’yeux et de bouches de vairon claquant des dents dépassent d’un corps de la taille d’un Dreadnought. Ce Démon composite dominait Lucius et lui annonça que Nurgle cherchait à l’attirer près de lui pour qu’il puisse connaître la véritable essence de l’éternité. Lucius le rejeta et affronta l’abomination. Mais c’était peine perdu, chaque membre qu’il coupait rampait pour retourner vers la masse démoniaque. Puis il contacta Clarion qui lui apprit que le navire avait quitté la tempête Warp. L’Éternel ordonna alors d’ouvrir la porte du pont d’atterrissage. Les trappes géantes à l’extrémité opposée du pont se soulevèrent et révélèrent le vide de l’espace, avec seulement un champ atmosphérique qui séparait Lucius du vide. Lucius s’accroupit et enfonça son épée dans le pont par un demi-coup, ordonnant le déclenchement de la décompression. Le Démon fut emporter par le vide; avant que son existence ne prenne fin lorsque les canons du Diadem le pulvérisent.

Victorieux, Lucius passa la pointe de sa lame sur l’une des rares taches de sa peau encore intacte et se lacéra sur son crâne une nouvelle cicatrice…[42]

Dans la Peau du Loup[modifier]

Lucius l’Éternel fut la cible d’une meute de chasse Space Wolves menée par le Seigneur Hrothgir. Traqué, il se retrouva à les combattre sur un Monde Démon dans l’Œil de la Terreur, accompagné de cultistes frénétiques. Les Space Wolves se tracèrent une voie sanglante vers lui, Lucius les rejoignant dans la mêlée, dansant dans la meute d’Hrothgir, tel un ouragan tourbillonnant de feintes et de coups précis. Il tua très rapidement cinq Loups avant que les survivants ne se jettent tous en même temps sur lui pour l’immobiliser sous le regard de Démons en ébullition dans le ciel maléfique et des torrents de bile et de mercure qui tombaient sur le champ de bataille.

Alors que des montagnes s’élançaient dans le firmament pour s’effondrer quelques instants plus tard dans des océans déchirants aux yeux aveuglants, les Loups de Fenris ont traîné Lucius au sol avec leur force combinée. Hrothgir s’avança et Lucius le désigna comme étant sa future victime. Sans comprendre ces mots, Hrothgir lui pulvérisa le visage avec son bâton de guerre baptisé Pierre Parmi le Ciel Troublé, lui arrachant de ses épaules dans une fontaine de sang sombre. Les visages tremblants qui se pressaient contre la surface de l’armure de Lucius hurlèrent, puis elle trembla et se vida de sa couleur violette avant de se fragmenter comme du verre brisé. Puis le cadavre sans tête de l’Éternel se désintégra en un tas de cendres bouillantes qui s’envolèrent dans le vent, formant des volutes qui se dispersèrent dans la fumée et le néant. Tout ce qui restait de Lucius l’Éternel était sa lame d’argent qu’il portait. Hrothgir s’empara de l’Épée des Laers et commit une grave erreur : il eut un sentiment de triomphe passager…

Les corps des cultistes furent rassemblés par les Space Wolves et brûlés sans aucune autre forme de cérémonie. Alors que les Loups se demandaient où se trouvaient les autres Space Marines renégats qui étaient censés suivre Lucius, ils entendirent un étouffement laborieux émanant des monticules de cadavres qui n’avaient pas encore été enflammés. Ils fouillèrent et trouvèrent un homme corrompue qui riait, affirmant que l’Éternel reviendra. Hrothgir plaça sa botte sur la tête du malheureux et a lentement appuyé son pied sur le sol…

Le plus grand champion Space Marine du Chaos de Slaanesh et un fan de hentai comme vous pouvez le voir.
Emmenant leurs morts, les Space Wolves retournèrent vers leur Thunderhawk et rejoignirent leur navire de guerre, le Reiodi, avec l’attention de retourner sur Fenris.

Les Space Wolves fêtèrent leur victoire dans la salle de festin, chantant et plaisantant entre eux. Hrothgir restait fasciné par l’Épée des Laers, se questionnant sur le fait que Lucius était tombé trop facilement et qu’il n’y avait pas la moindre trace des autres Space Marines du Chaos. C’est là qu’il se rendit compte de nouvelles cicatrices, cramoisies et noires, qui recouvraient sa peau usée par le temps. Il ne se souvenait pas avoir gagné ces cicatrices, ni des motifs étranges et précis qu’elles décrivaient. Une odeur étrange emplissait ses narines, comme si sa chair était en train de pourrir alors que sa tête palpitait au rythme des battements de son cœur et qu’une sueur de fièvre scintillait sur son front. Alors qu’Hrothgir prenait un bol de mjod, sa vision s’est troublée, traversée par des éclats de rouge et le bol tomba de sa main, s’écrasant sur le sol de pierre tandis qu’il tombait à genoux. Sa peau ondulait et se contractait sous les yeux de sa meute qui crurent qu’il était frappé par la Malédiction du Wulfen. Mais le Prêtre Loup Vyght comprit que c’était autre chose et sous les yeux effarés des Space Wolves, Hrothgir a rugit alors que sa musculature se gonflait, sa peau se fendant comme une toile huilée. Sa chair se détacha de son corps en rubans graisseux, révélant la viande sanguinolente qui se trouvait en dessous. Son visage s’est déformé, se tordant et craquant à mesure que les os se reformaient. Des cicatrices se sont gravées sur tout son corps, comme un relevé cartographique obscène de l’Œil de la Terreur lui-même. Le hurlement du Space Wolve devint inhumain, au-delà de la douleur, au-delà de l’horreur. Sa tête s’effondra, s’enfonçant dans sa cage thoracique jusqu’à ce que son visage sorte de sa poitrine. Un autre visage hurlant se pressa à côté de celui d’Hrothgir, puis un autre, et encore un autre, couvrant son torse de façades gémissantes. Les muscles nus d’Hrothgir se pétrifièrent, se calcifiant en une coquille durcie. La chrysalide se brisa, formant des plaques individuelles striées. Des sigles blasphématoires remontèrent à la surface, et une masse de chair obscène gonfla entre ses épaules. Avec un claquement humide et écœurant, un crâne se forma, recouvert de muscles cramoisis et d’une peau pâle et torturée. Les hurlements d’Hrothgir ne cesseront jamais, rejoignant les innombrables visages qui se tordaient et qui couvraient l’armure. Lucius l’Éternel se leva, se tournant vers les Space Wolves rassemblés et salua gentiment ses cousins épouvantés.

Les Space Wolves devinrent fous à lier et furent pris par la malédiction qui touchait leur héritage génétique, se transformant en Wulfens à leur tour. Lucius en fut ravi, car cela faisait des siècles qu’il n’avait pas vu leur espèce. Les Wulfens lui ont sauté dessus, Lucius en coupant un en deux, profitant de la sensation du sang éclaboussant son visage. Puis il enroula son fouet autour du cou d’un autre adversaire et la lui arracha. Il continua son massacre jusqu’à clouer au sol le dernier survivant, le Wulfen ayant été le Prêtre Loup Vyght, lui expliquant qu’il n’avait besoin que d’un seul moment de vanité de celui qui l’avait tué pour revenir parmi les vivants et qu’il s’était laissé tuer exprès afin de pourvoir s’emparer du navire des Space Wolves. Puis il étrangla sa dernière victime avant de lui enfoncer son épée dans la gueule.

Il dépeça par la suite les cadavres et utilisa les restes de boucherie éparpillés en cercles concentriques autour de lui, appelant à lui ses frères. Les membres et les corps sectionnés tremblèrent, des furoncles apparaissant sur les moignons et s’étendant comme des tumeurs cancéreuses. Des torses virent poussés de nouveaux bras et jambes, leurs têtes donnant naissance à des corps, et les membres orphelins générant une nouvelle chair enveloppée de bave saumâtre gelée. Les formes émergentes ont fusionné, laissant une douzaine d’armures et d’armes apparaître. Les Emperor’s Children au service de Lucius l’Éternel apparurent suite à ce rituel et se levèrent pour se tenir autour de leur seigneur. Lucius leur ordonna de purger le vaisseau mais d’épargner ceux qui jouaient un rôle critique à bord du vaisseau de guerre des Space Wolves. Il contacta Clarion et lui ordonna d’amener son vaisseau prêt du Reiodi afin d’y faire débarquer un nouvel équipage de mutants.

Une fois l’équipage impérial massacré et leurs peaux couvrant les murs du pont, les Emperor’s Children amenèrent un Astropathe au pieds de l’Éternel. Lucius lui ordonna d’envoyer un message pour informer les Guerriers du Ciel que leurs frères avaient été tués et qu’il en était le responsable. Son objectif était de dégarnir le plus possible les défenses de la Forteresse-Monastère de Fenris, le Croc, afin de pouvoir un jour mener une attaque et y affronter le dernier guerrier Loyaliste vivant ayant connu l’Hérésie d’Horus des millénaires auparavant : Bjorn Main Terrible.[43]

Orgueil et Chute[modifier]

Dans son errement sans fin dans la galaxie, Lucius l’Éternel mena sa Cohors Nasicae contre un monde du Mechanicus, riche en cobalt, osmium, tungstène et une myriade d’autres minerais enfouis sous la croûte, des gisements suffisants pour que l’Adeptus Mechanicus mette en garnison une multitude de Serviteurs de Combat dans le système afin de s’assurer que c’était bien eux qui récolteraient les bénéfices de leur exploitation. L’économie de l’exploitation minière interstellaire faisait partie d’une longue liste de sujets que Lucius trouvait sévèrement inintéressants, mais la valeur de ces matériaux ne lui échappait pas. Il y avait d’innombrables cabales du Mechanicum Noir dans l’Œil de la Terreur qui payaient cher pour de telles ressources brutes et intactes. De plus, son vaisseau, le Diadem, avait toujours besoin de nouveaux esclaves humains. L’Éternel prit d’assaut ce monde et débarqua dans une vaste arcologie dont les usines grouillaient d’ouvriers, accompagné que d’un petit nombre de membres de la Cohors Nasicae afin de s’assurer que sa bande ne souffre que de peu de perte. Il affronta les Serviteurs de Combat du Mechanicus avant de se retrouver nez à nez à des Sicariens, des Skitarii tueurs mortels.

Les Sicariens se déplaçaient avec une synchronisation sans faille et se dirigeaient vers lui en flou sur le sol. L’air tremblait autour de leurs armes. Ils ont attaqué comme un seul homme, comme des doigts réunis pour former un poing. Deux membres de la Cohors Nasicae les ont interceptés, l’un frappant d’en haut avec une paire de sabres étincelants tandis qu’un Havoc s’est accroupi et a mis son Bolter Lourd à contribution. Les assassins Skitarii ne se sont pas arrêtés, deux d’entre eux se détachant de la cohorte, leurs griffes et leurs épées presque impossibles à voir alors qu’ils découpaient le Space Marine du Chaos en vol jusqu’à ce qu’il s’écrase au sol en une série de pièces détachées. Un autre se mêlait aux tirs cacophoniques du Bolter Lourd, traînant sa lame énergétique à travers les maillons de la chaîne de munitions du canon. Les munitions réactives détonèrent en une série d’explosions fulgurantes qui remontèrent jusqu’au magasin contenu dans le sac à dos du guerrier. Les réserves de munitions ont explosé, pulvérisant le Havoc en une pluie de brume sanglante et de segments d’armure brisés. Cela impressionna Lucius qui alla à la rencontre des tueurs mécaniques. Son armure fut vite couverte d’éraflures et d’entailles qui auraient pu facilement endommager une Armure Énergétique standard. Mais Lucius était loin d’être "standard". L’Éternel effectua une série foudroyante de coupes et de poussées qui réduisit les Sicariens à l’état de cadavres tremblants, sans membres ni têtes.

Mais il tituba lorsque quelque chose s’est écrasé sur lui par derrière, se précipitant sur ses épaules. Des membres minces, semblables à des oiseaux, cherchaient à se glisser entre les plaques de son armure, forçant Lucius à effectuer un saut périlleux pour déloger l’intrus qui se révéla être un Infiltrateur Sicarien. Celui-ci émettait une aura d’interférences par les antennes qui sortaient du dôme blindé de sa tête, ses longueurs d’ondes destructrices s’écrasant sur Lucius qui ressentit l’extase de sa chair brûlée et du sang coulant de son nez et de ses oreilles, et remplissant ses yeux de larmes brûlantes. Puis avec son fouet, il attrapa le Sicarien et l’amena à lui pour lui enfoncer son épée dans la tête. D’autres Sicariens arrivaient mais le Sorcier du Chaos du Diadem, connue sous le nom du Compositeur, apparu depuis le ciel accompagné de son garde du corps Terminator, Afilai. Levant sa paume, le Compositeur souleva un Robot Kastelan menaçant Lucius, avant de le faire s’écraser brutalement au sol. Avec les Skitarii massacrés, le chemin vers l’arcologie était maintenant libre et la cueillette d’esclaves avec. Lucius fonça vers ses malheureuses proies mais ne fit pas attention où il mettait les pieds. Il sauta sur une mine, et fut tué sur le coup.

Celui qui avait fabriqué la mine et qui en avait tiré satisfaction était un simple et humble ouvrier d’une usine de munitions souterraine sur un monde impérial anonyme. Il se nommait Tobias, marié et père d’une petite fille. Il commença à rêver de Lucius, tout en tombant malade. Un matin, en se rendant au travail, il s’effondra devant les chaînes de montage et sous les yeux de ses collègues, il se mit à vivre un déchirement humide et révoltant qui a emplit l’air alors que sa peau se déchirait en rubans écorchés, aspergeant tout ce qui l’entourait d’une brume huileuse de sang. La chair en dessous était décolorée, le rouge profond s’était transformé en une nuance pourpre troublante qui brillait d’un éclat huileux comme la carapace d’un insecte. Son squelette s’est brisé en se reformant, certains os s’allongeant bien plus que ceux d’un homme normal, d’autres se brisant et s’aiguisant en pointes alarmantes. Son corps s’est tordu dans des convulsions qui brisaient les os, tel un morceau de viande qui se tordait tandis que ses bruits humides et lisses se transformaient en ceux d’une coquille qui craquait et grinçait. Des membres jaillirent de la masse, des bras et des poings armés tenant des armes qui se condensaient dans le sang et les ombres ; des jambes se terminaient par des sabots fendus. Le crâne de Tobias s’effondra, son visage ne cessant de crier tandis qu’il reculait et se refermait sur un plastron d’armure rose violacé qui se formait rapidement. À sa place, le crâne de Lucius apparu, faisant une brèche dans le nœud frémissant de la transformation, recouvert d’une chair glabre de consomption, couverte de hideuses cicatrices superposées. Ressuscité, l’Éternel fit face à la foule effrayée, soulignant qu’elle avait eut le privilège de voir la naissance de quelque chose de réellement beau : lui !

L’Éternel regarda avec amusement un Serviteur s’approcher pour le scanner. Il lui explosa la tête de son poing, ne jugeant pas l’androïde digne de goûter au fil de son épée. Lucius tenta comme à chaque fois de voir où il était, sachant qu’il pouvait être à l’autre bout de la galaxie par rapport à l’endroit où il avait été tué, - ce qui lui était déjà arrivé. Il fit dans son esprit l’inventaire qu’il avait appris à faire les fois précédentes où il avait expiré, sachant par expérience que cela lui permettait de remettre rapidement son esprit en forme. Il fléchit ses membres, fit tourner son épée et cligna le sang de ses yeux après un instant pour en savourer la piqûre. Son esprit retraça des souvenirs, de grands triomphes et de duels gagnés. Ces pensées l’ancraient, le centraient alors qu’il reprenait le contrôle et la propriété de son corps. Puis il baissa les yeux vers le visage du pauvre Tobias, hurlant dans son armure, étant la septième victime à l’époque de la malédiction de l’Éternel. Lucius le salua, bien qu’il fut perturbé de voir que c’était le premier "animal de compagnie" qu’il n’avait jamais vu de sa vie, tout les autres ayant été des champions qui l’avaient éliminé en duel. Mais quand il vit qu’il se trouvait dans une mine terrestre, il fut consterné, de comprendre qu’il avait été tué par un ouvrier qui trouvait satisfaction dans cette vie misérable. Ulcéré, il balança son fouet vers un autre ouvrier afin de l’attirer vers lui, amusé que celui-ci l’appelle "S’il vous plaît", nom que beaucoup de gens lui donnait avant de les tuer… Il lui annonça qu’il allait graver son nom dans ce monde et que plus personne ne pourra jamais oublier ce qu’il était sur le point de faire. Il égorgea le malheureux et commença le massacre de tout un monde.[44]

Le Duel Face au Centurion Rouge[modifier]

Cesare[45]
« Le passé ne peut être modifié, cher frère. Il ne peut être changé ou altéré, seulement oublié. Mais le présent ? Oh, nous pouvons choisir de faire du présent tout ce que nous voulons. Le présent, cher frère, regarde le présent. »
- Lucius l’Éternel s’adressant à Cesare[46].

Cesare était un Apothicaire des Emperor’s Children qui pouvait à juste titre prétendre réellement au nom de l’ancienne Légion. Son visage était intact, vierge des cicatrices que ses frères avaient gagnées lors des combats ou s’étaient infligées eux-mêmes. Il avait des cheveux sombres, des yeux d’ambre foncé et des traits figés en une expression sévère et morose. Il paraissait incroyablement jeune pour son âge, car il était devenu un membre de la IIIe Légion peu après les Guerres d’Unification, quand l’Empereur avait conquis Terra. Il était un enfant que les dernières familles nobles d’Europa avait été déposés au pied de l’Empereur, et il avait vu sa Légion tomber, se relever et choir à nouveau. Il avait combattu contre les Laers, et pris part aux purges sur les champs de mort de Isstvan. Il avait provoqué les hurlements du Monde-Trône alors que les autres Légions se jetaient à l’assaut des remparts d’une cause perdue bien longtemps avant que le siège n’ait débuté et avait été témoin de ce que les Emperor’s Children avaient été, et de ce qu’ils étaient devenus. Il fut membre du Consortium de Fabius Bile, une organisation regroupant divers Apothicaires renégats avant de rejoindre la Cohors Nasicae de Lucius l’Éternel.

Cesare tentait désespérément à garder les glandes progénoïdes de ses frères intacts avec son Narthecium - qui avait depuis longtemps cessé d’être purement mécanique et pouvait entendre les hurlements résonnant depuis les profondeurs des épaves d’un champ de bataille et les cris des esprits emprisonnés dans les armures des morts, - une bataille perdue d’avance, tant les glandes étaient le plus souvent corrompues au-delà de toute récupération.

Une des particularités des bandes de guerre des Emperor’s Children et de leurs alliés est qu’ils ont constamment besoin d’esclaves. Pas seulement pour faire fonctionner leur flotte ou les servir, mais bien pour les "utiliser" pour leur simple plaisir et atteindre l’apothéose que réclame Slaanesh.

Exilé dans l’Œil de la Terreur, Lucius continua à être à la tête du Diadem, dont l’équipage restait sous l’autorité de l’enfant Démon Clarion, et de la Cohors Nasicae. Dans sa quête d’esclaves humains, le Diadem se retrouva à attaquer un vaisseau des World Eaters, le Pit Cur. Après les destructions rapides des deux frégates qui escortait le Pit Cur, la Cohors Nasicae aborda le vaisseau des World Eaters, sous l’autorité de la Lame Palatine Krysithius. Afin de neutraliser les humains sans avoir à les tuer, les Emperor’s Children utilisèrent un gaz rose qui plongeait dans l’extase la plus totale tout ceux qui le respirait. La Cohors Nasicae affronta les World Eaters mains tout bouscula lorsque soudainement, un Monde Démon apparut de nulle part, à proximité du Pit Cur. Telle était la nature fourbe et changeante de l’Œil de la Terreur. Le Pit Cur fut attiré par la planète et se crasha, mais heureusement, le vaisseau était à l’arrêt et le Monde Démon avait changé sa topographie, permettant au vaisseau de s’écraser sans pour autant être détruit au point d’emporter tout le monde avec lui.

En parallèle, Lucius restait affalé sur un trône d’argent huilé et de chair dépecée à bord du Diadem. Clarion le contacta psychiquement pour lui révéler la présente d’un être digne de sa lame. Lucius se redressa, faisant fuir les "choses" qui s’ébattaient sur le sol en face de lui, cessant leur débauche et s’enfuyant, prises de terreur. Puis un assistant pathétique avança vers lui en se traînant à genou, la garde de l’Épée des Laers enfoncé dans sa gorge. Lucius prit la fusée de la rapière et d’un seul geste fluide, il dégaina l’épée de son fourreau vivant. Privé de l’essence démoniaque qui la soutenait, la chair martyrisée du vassal se flétrit dans l’instant et l’Éternel le décapita, laissant son cadavre aux choses qui se précipitèrent dessus pour satisfaire leurs désir pervers.

Il rejoignit l’Apothicaire de sa bande de guerre, Cesare, ancien disciple de Fabius Bile, qui lui apprit ce qui s’était passé et l’urgence de récupérer au plus vite des esclaves. Lucius décida d’y aller lui même, espérant que quelques World Eaters avaient survécu afin de se détendre en les tuant. Il ordonna à tous les membres de la Cohors Nasicae de se préparer et rassembla les Rypax, le Culte Raptor dédié à Slannesh et dirigé par un dénommé Vispyrtilo, loyal envers Lucius. L’Éternel embarqua dans un Dreadclaw, entouré de ses frères dégénérés. Puis il demanda à Cesare de l’Ambroisie, un liquide mauve issu de "matière première" de mortels, d’où le besoin de la Cohors Nasicae de trouver de nouveaux esclaves. Lucius inséra la fiole dans une encoche de son gantelet et en injecta le contenu directement dans son flux sanguin, le rendant euphorique tel un junkie. Les autres Emperor’s Children se jetèrent sur l’Ambroisie, tels les drogués qu’ils étaient. Puis le Dreadclaw démarra, se jetant droit vers le Monde Démon, Lucius entendant les encouragements de Clarion pour la bataille à venir.


Les Rypax[47]

Au temps de la Grande Croisade, les Emperor’s Children étaient les seuls parmi les dix-huit Legiones Astartes à avoir reçu l’honneur d’arborer l’Aquila Palatin, le symbole personnel de l’Empereur. Le Maître de l’Humanité leur avait permis de porter Son aigle d’or, et la Légion l’avait traité avec la déférence réservée à un don que seuls ceux qui atteignaient réellement la perfection pouvaient se voir offrir. Nul ne le révérait plus que les Ailes du Phénicien, les compagnies d’assaut d’élite des Emperor’s Children. Lorsque les premières étincelles de la décadence se mirent à crépiter, la dévotion fanatique des Ailes du Phénicien pour le jeune Imperium de l’Humanité fut combattue par le fer, et leurs rangs furent purgés presque jusqu’à l’extinction sur les champs de morts gorgés de virus de Isstvan III. Les rares qui subsistaient possédaient toujours la même obsession et le même fanatisme que leurs frères martyrisés, mais ils les avaient tournés vers eux-mêmes.

Au fur et à mesure que la Légion changeait, ils avaient changé avec elle, devenant une fraternité isolée et bestiale qui se tenait à l’écart de ses propres frères et qu’on appelait au combat pour terroriser les populations ou forcer les plus formidables bastions. La caresse de Slaanesh et l’influence de l’Œil de la Terreur n’avaient fait qu’accélérer le processus. À cause de leur sauvagerie et de leur cruauté, leurs rangs s’étaient clairsemés sous les lames de leurs adversaires ou les leurs propres, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus qu’une poignée. Mais même en nombre si réduit, ils n’en restaient pas moins une vision destructrice.

Devenu le Culte Raptor des Rypax, les Ailes du Phénicien comprenaient un mélange explosif venu de toutes les Légions Renégates : Emperor’s Children amis aussi des Night Lords, des Word Bearers et des Iron Warriors. Leurs rangs avaient été gonflés par l’arrivée de Raptors renégats des Flawless Host, des Violators et des Angels of Ecstasy mais aussi des Space Marines des White Scars et des Brazen Claws lorsqu’ils avaient embrassé la cause de Slaanesh.

Le dernier maître des Ailes du Phénicien était Vispyrtilo, dernier Roi des Aigles. Son nom de Légionnaire avait depuis longtemps été oublié, abandonné lorsqu’il avait déchiré la cape de commandement des épaules de son prédécesseur - dont le sang fraîchement versé teignait son visage et ses griffes, - et qu’il s’en était lui-même enveloppé. Les Rypax suivaient Lucius depuis la Bataille de Skalathrax, l’Éternel éprouvant un étrange respect pour leur chef et considérant le Culte Raptor comme irremplaçable.

Débarquant sur le Monde Démon dont la surface agissait en miroir - mais pas simplement comme ceux d’argent ou de verre, qui ne reflétaient que l’apparence des choses, - révélant les âmes, Lucius se jeta sur les World Eaters survivants qui affrontaient les quelques Emperor’s Children n'ayant pas été tué lors du crash qui avait pulvérisé le Pit Cur, dont Krysithius. De son côté, Cesare, le plus pragmatique de la Cohors Nasicae, essayait de récupérer des glandes progénoïdes, de plus en plus souvent en mauvais état ou perverties, et des esclaves parmi les rescapés du crash. Sur le sol qui était une explosion d’innombrables couleurs entremêlées, comme si une tempête Warp bouillonnante sourdait du cœur même du monde démoniaque, Lucius abattit des fils d’Angron avec une arme à feu améliorée pour être plus puissante, plus bruyante et avoir un recul phénoménal, - bien qu’il détestait le combat à distance. Lucius fit claquer son fouet vers le plus proche des World Eaters, et la lanière s’enroula autour de l’épaule du bras armé de la Hache Tronçonneuse. Il tira le fouet en arrière d’un geste sec, et sentit l’articulation du Légionnaire sortir de son logement alors que celui-ci était soulevé du sol. Le World Eataer transforma son vol plané en tentative d’attaque en piqué sur l’Éternel, mais fut brutalement stoppé par la lame de Lucius qui la fit glisser sous le menton du Berserker et sépara sans difficulté sa tête de ses épaules. L’Éternel continua, perforant céramites et muscles de sa lame relique, dont le champ énergétique étincelait, son champ de disruption crissant en tranchant tendons et cartilages, muscles et os. La bande de Lucius était dominé numériquement de un à trois, mais l’arrivée du Thunderhawk Talon Queen changea la donne, l’aéronef faisant feu sur les Berserkers ce qui permit d’en éliminer un grand nombre. Puis le Talon Queen largua les Rypax avec Vispyrtilo à leur tête. Les Raptors commirent un vrai carnage à la grande joie de Lucius qui au milieu du combat remarqua une silhouette solitaire qui observait le déroulement de la bataille depuis le haut des superstructures de l’épave du Pit Cur. Lucius identifia son attitude de commandant et la réserve dont il faisait preuve.

Avec un sourire cruel, Lucius s’approcha du chef de guerre des World Eaters, au sommet des fortifications dorsales brisées du Pit Cur, ce dernier restant tel une statue, à contempler les combats, ignorant les railleries de l’Éternel. Exaspéré, Lucius ramassa un débris de lithobéton du blindage extérieur de la coque et le jeta sur son adversaire qui vif comme l’éclair, arrêta de sa main le débris. Étudiant les glyphes gravés dans la céramite rouge, il reconnut le Centurion Rouge, un guerrier ayant affronté les Emperor’s Children durant la Bataille de Skalathrax qui avait été un affrontement majeur entre les deux Légions après l’Hérésie d’Horus, et célèbre pour avoir vu l’implosion de la XIIe Légion suites aux actions violentes de Khârn le Félon. Alors que les effets de l’Ambroise diminuaient, Lucius s’en prit au World Eater étonnement clame et mesuré, les deux guerriers commençant à tourner l’un autour de l’autre. Lucius enregistra chaque détail du Centurion Rouge, son rythme méthodique de ses pas, la répartition de son poids sur les semelles de ses bottes, sa façon de se pencher, de respirer, de réagir. Puis le Centurion Rouge bondit sur Lucius en lançant un violent coup de taille en oblique, par le haut, que Lucius esquiva, ondulant pour esquiver les coups et ne se servant de sa lame pour parer que s’il n’avait pas d’autre choix. Il fut ravi d’avoir trouvé un adversaire digne de ce nom. Le combat fut terrible, les Griffes du Boucher du Centurion Rouge le transformant en berserker violent au bord de la folie frénétique. Soudainement, Lucius attaqua, bondissant en avant, sa lame trop rapide pour que l’œil puisse la suivre, causant de profonde morsure dans l’armure du World Eater au point de le mettre au sol, forçant le World Eater à sortir un glaive court du fourreau attaché à son ceinturon. L’Éternel fut plus rapide et lui, mettant la pointe de son épée sous sa mâchoire, le remerciant pour ce duel et s’imaginant déjà adulé par la foule lorsqu’il lèvera la tête du Centurion Rouge bien haut. Mais son bras se retrouva paralysé, perdant tous ses sens et un vertige soudain le privant de tout équilibre. Le Centurion Rouge en profita pour lui enfoncer sa lame dans son flanc, lui lacérant les organes internes. Puis le Monde Démon convulsa, des tremblements tectoniques précipitant les guerriers des deux camps à terre alors que des fissures apparurent dans le sol qui s’ouvrait en gueules hérissées de crocs avides, avalant les guerriers et les précipitant dans des abîmes insondables. Un abysse béant s’ouvrit devant Lucius et l’épave, qui se fendait en deux, le séparant du Centurion Rouge. Reprenant le contrôle de son corps et perturbé par ce qu’il l’avait paralysé un moment, Lucius dut s’enfuir afin de ne pas vivre l’autodestruction de la planète.

Le Talon Queen descendit pour récupérer les survivants, la totalité de la Cohors Nasicae - y compris les Rypax et Cesare qui avait récupéré des esclaves, - ayant été impliquée dans la folie de ce raid esclavagiste qui avait mal tourné. Le fouet de Lucius s’enroula autour d’un des vérins de la rampe d’assaut et s’y accrocha de ses barbelures acérées, permettant à Lucius de se hisser à bord de l’appareil. Il se retrouva face à sa bande de guerre qui était saignée à blanc, ignorant les regards assassins de Krysithius qui avait été un des rares survivants de l’assaut du Pit Cur.

De retour à bord du Diadem, Lucius fit face à Krysithius, le provoquant car sentant qu’il tenterait de lui prendre sa place dans un avenir proche suite à ce désastre ayant ravagé les rangs de la Cohors Nasicae. Lucius se rendit compte néanmoins qu’il allait falloir regarnir les rangs de sa bande en voie d’extinction.

Il rejoint le pont du Diadem afin de retrouver Clarion et faire le debriefing de l’assaut. Ils furent coupés par une alarme, annonçant qu’une des portes étanches du vaisseau s’était ouverte : c’était Vispirtilo qui, persuadé que la Cohors Nasicae s’était attirée la défaveur de Slaanesh, avait décidé de se donner en sacrifice à son dieu. Lucius se précipita jusqu’à la porte pour l’en empêcher, tuant trois Serviteurs et cinq membres d’équipage qui avait osé se trouver sur son chemin. Lucius savait que des Démons risquaient d’avoir profité de la brève interruption du Champ de Geller pour pénétrer dans le Diadem lorsque Vispyrtilo l’avait interrompu pour sortir. Mais lorsqu’il arriva enfin au sas menant à la tour dorsale primaire érigée à l’avant de la proue, il fut stoppé par les Raptors, respectueux du choix de leur chef. Lucius se retrouva encerclé par les vestiges de la Cohors Nasicae avec Krysithius à leur tête. Ce dernier s’inquiétait du futur de leur troupe et remit en question l’autorité de Lucius qui avait mené sa bande au bord de l’annihilation. Krysithius défia donc Lucius, expliquant qu’il avait tiré une leçon de ses années passées en sa compagnie : il n’allait pas le tuer mais lui couper ses bras, ses jambes et sa langue avant le maintenir en vie quelque part grâce à Cesare pour éviter qu'il ne revienne à la vie dans son propre corps. Sachant qu’il ne tiendrait pas sur le long terme contre Lucius, il commença le duel par l’envoi d’une grenade aveuglante. Puis Krysithius fonça à une vitesse parfaite pour trancher l’Éternel avec sa lame. Mais Lucius semblait avoir disparu et avait vu venir l’attaque, et plutôt que de la parer ou d’esquiver, il avait choisi de montrer à Krysithiu à quel point le coup aurait été efficace en l’exécutant lui-même. Avec une rapidité impossible, il coupa les bras et les jambes de son adversaire, lui arracha la chair du côté gauche du visage et lui projetant la tête violemment contre le sol. Ce duel était destiné à envoyer un message aux membres de la Cohors Nasicae et contre quiconque aurait pu avoir l’outrecuidance de rejeter le fait que Lucius l’Éternel était le plus grand bretteur de la galaxie, le premier de ses frères, leur supérieur et leur maître. Puis il agrippa l’arrière du crâne de Krysithius, le tenant fermement pendant qu’il enfonçait son autre main entre les lèvres de son frère avant de lui arracher la langue. Enfin il acheva Krysithius en lui écrasant la tête d’un coup de sabot. Fin de casting pour Krysithius, qui avait été la meilleure lame des Lames Palatines, l’élite des épéistes de la IIIe Légion.

À l’extérieur du navire, le sacrifice de Vispyrtilo fut refusé par Slaanesh, forçant le Raptor à revenir à bord. Lucius fut prit à parti par Cesare qui s’insurgea de l’état dans lequel il avait retrouvé les glandes progénoïdes de Krysithius, agaçant Lucius qui se moquait de la survie de la lignée des Emperor’s Children. Cesare en profita pour scanner Lucius avec son Narthecium, constatant de graves déséquilibres…[48]

Dans les Cages de Commorragh[modifier]

Le Compositeur et Afilai[49]

Puissant Sorcier du Chaos des Emperor’s Children et tisseur du Warp, le Compositeur est plutôt svelte et souple malgré la masse de son Armure Énergétique. Son armure de céramite oscille entre des teintes de lilas, de rose ou d’un noir absolu. Des robes de couleur crème mêlée d’argent iridescent tombent par-dessus. Son casque est orné de cornes et la visière de platine représente un visage sans défaut figé d’un hoquet de béatitude. Il dispose d’un bâton de force de pierre polie et de cristal noir, surmonté d’un amas de crânes disséqués et brisés afin de former un tout abominable composé d’yeux disparates et de mâchoires béantes.

Il n’est pas des plus apprécié par l’équipage du Diadem. Malgré leur trahison et leur ralliement aux entités du Warp, les Psykers restent toujours très mal vus, même dans les Légions Renégates. Le Compositeur n’hésite pas à regagner des forces en puisant dans les souffrances et la torture des âmes issues des différents pillages de Lucius.

Il a installé son sanctuaire au sommet de la plus haute tour qui s’élevait au-dessus de l’épine dorsale des fortifications du Diadem. L’auguste chambre circulaire avait été conçue pour recevoir le représentant de la Navis Nobilite autrefois, et de fait elle avait accueilli un rejeton d’une des plus grandes Maisons de Navigators de Terra durant les premiers siècles où le vaisseau avait parcouru les étoiles. La mutante qui avait guidé le Diadem à travers l’Immaterium avait servi la IIIe Légion avec compétence et distinction pendant les jours de la Grande Croisade et sur le chemin ardent vers le Monde-Trône sous la bannière du premier Maître de Guerre. Les efforts titanesques requis par la fuite qui avait suivi l’échec du siège, encore aggravés par une retraite chaotique et prolongée devant la fureur d’un Imperium vengeur jusqu’à l’exil dans l’Œil de la Terreur, avaient finalement été simplement insupportables pour son âme. À sa mort, le Diadem s’était retrouvé sans Navigator. Une telle perte s’apparentait à une sentence de mort dans les tempêtes constantes de l’Œil, et le vaisseau de la IIIe semblait destiné à partager le destin des innombrables autres qui avaient été perdus depuis que les promesses de la rébellion d’Horus s’étaient dégradées pour devenir la défaite finale sur Terra. Dans leur désespoir, les vestiges brisés des Emperor’s Children qui allaient un jour former la Cohors Nasicae s’étaient tournés vers le Compositeur, quelqu’un pour qui, en d’autres temps, ils se seraient écharpés pour avoir le plaisir de l’écorcher vivant.

Depuis, le Compositeur aide le Diadem à naviguer à travers le Warp, dans ou en dehors de l’Œil de la Terreur, à gérer des communications astropathiques ou encore à contenir le Gardien des Secret baptisé Lumineux et ses Démonettes, némésis de Clarion, l’enfant Démon capitaine du vaisseau toujours sous la menace de ce puissant Démon Majeur.

Le Compositeur est obsédé par le "Grand Chant", un chœur de hurlements issus de souffrances et des différentes couches de douleurs ressenties par ses victimes, le Chant du Chaos et de l’Univers. Inspiré par la musique du Jeune Dieu - Slaanesh, - il s’est chargé du fardeau de la développer, ajoutant notes et mesures à une tapisserie d’hurlements infinis.

Il est étonnement loyal envers Lucius malgré le mépris qu’éprouve l’Éternel envers lui, n’hésitant pas un instant à mettre en œuvre son plan millénaire pour trouver une voie vers la Toile afin de récupérer l’épéiste capturé par les Drukharis et emmener à Commorragh.

En effet, au fil des siècles voir plus, il avait surveillée de très près une douzaine de Sorciers du Chaos - tels des graines qu’il avait disséminé, qui avaient cherché un passage sûr vers la Toile des Aeldaris. Il avait observé notamment un Sorcier des Thousand Sons, un dénommé Hakith qui avait pris tous les risques pour pénétrer le réseau sanctuaire des Aeldaris. Les machinations du Thousand Sons avaient finalement porté leur fruits, et le Compositeur attaquera son vaisseau, l’Elypsis, l’abordera et le tuera sans difficulté et dans d’atroces souffrances pour s’emparer de ses secrets, faisant voler en éclat son esprit. Cela sera la clé pour retrouver Lucius, faisant pénétrer le Diadem dans la Toile suite à un rituel sacrificiel sanglant.

Très souvent à ses côtés, se tient le Terminator Afilai. Aussi mal considéré que le sorcier, il est traité de voleur par le reste des Emperor’s Children. En effet, Afilai était un Space Marine de la IIIe Légion qui au temps de la Grande Croisade n’avait jamais reçu l’honneur officiel de servir en tant que Terminator et membre de la Garde Phénicienne, poste qu’il voulait plus que tout. Il n’en a jamais fait partie, ni pendant la Grande Croisade, ni durant les années sanglantes qui ont suivi la défait d’Horus. Poussé par l’avidité et afin de posséder enfin une Armure Terminator, il tua nombre de ses frères, membres d’élites ou héros de la Légion, afin de se construire sa propre Armure Terminator. Cette dernière est disparate et composée des armures violettes portant toujours le nom de leurs premiers propriétaires, en écriture Chémosienne dorée.

Désormais, il ressemble à un monolithe dont le pourpre foncé de la laque est bordé d’or étincelant, bruni par la patine. Des rangées de lances acérées s’élèvent de ses épaules révélant ses différents trophées : des crânes, mais surtout le heaume brisé d’un champion de la Première Légion carbonisé, et n’ayant plus qu’une seule aile d’ivoire noircie. Son heaume asymétrique et dépareillé démontre indiscutablement que c’est un pillard. Sa tête est recouverte d’un grand heaume aux yeux défenses recourbées dont les lentilles sont d’un bleu cristallin de glace. Il est armé d’une griffe énergétique ainsi que d’un Bolter combiné aux canons jumelés. L’Esprit de la Machine de son armure n’hésite pas à se rebeller, haïssant le fait qu’il en a combiné autant dans une seule "carcasse", créant une abomination particulièrement sauvage.

Son rôle dans le vaisseau consiste à veiller sur l’antre du Compositeur et "ses jouets". Le sorcier peut le mobiliser sur d’autres taches selon ses envies ou afin de fournir un outil défensif supplémentaire au Diadem. Entre eux deux, une forme de pacte tacite existe, se protégeant l’un l’autre dans un environnement hostile, étant des parias aux yeux de leurs frères.

Des semaines s’écoulèrent après l’affrontement contre le Centurion Rouge. Lucius laissa Clarion commandée le Diadem et mener des raids violents dans l’Œil de la Terreur. Lucius resta pour sa part enfermé dans ses quartiers ou rôdant sans but dans les étendues désertes des ponts inférieurs, crachant dans l’air glacé ses murmures de conspirateur. Dans son errance, il se retrouva face aux portes menant au sanctuaire accueillant l’auguste chambre circulaire ayant été conçue pour recevoir le représentant de la Navis Nobilite délégué auprès du Diadem. Il frappa les portes qui s’ouvrirent et fut accueilli par un chœur de hurlements : des hommes et des femmes alignés contre les murs, prisonniers d’automates de cristal et d’argent aux allures d’arachnides, leurs membres, leurs cheveux, et quelquefois leur peau, leur ayant été enlevés, ne laissant guère plus que de sanguinolentes carcasses de viande martyrisée aux yeux écarquillés de terreur et implorants qui luisaient de larmes dans la teinte rosée des torches. Il fut accueillit par le Terminator Afilai, mais Lucius l’insulta, détestant ce guerrier qui avait acquis son Armure Terminator par l’assassinat des Emperor’s Children qui avaient autrefois été dignes de les porter. Il s’avança et se retrouva face au Compositeur, le très puissant Sorcier du Chaos de sa bande de guerre qui servait aussi de Navigator au Diadem au sommet de la tour. Lucius détestait le Compositeur, un sentiment largement partagé au sein de la Cohors Nasicae, celui-ci s’amusant à le questionner sur ses rêves et notamment ceux ayant trait à la Bataille de Terra. Puis Cesare arriva à son tour, convoqué à sa grande fureur dans l’antre du Compositeur qui leur annonça une importante nouvelle : il avait été contacté par Fabius Bile.

Cette missive de l’Apothicaire plus connu désormais comme le Primogénitor avait été envoyée depuis le royaume des Dieux Sombres par l’intermédiaire de quatre-vingt-trois âmes capables de le relayer et destinée exclusivement aux oreilles de l’Éternel. Un automate insectoïde apparut, assez semblable aux créatures qui agrippaient les esclaves hurlants le long des murs de la salle, portant dans ses mandibules de verre fumé le corps fragile d’un vieux Astropathe dont les paupières étaient cousues de fils d’argent sur des orbites vides depuis qu’il avait été aveuglé étant enfant. L’Astropathe fut jeté aux pieds de Lucius puis se mit à léviter avant que son corps ne se brise suite à de violents spasmes qui libérèrent une bile noire qui prit la forme d’une sphère qui s’aplatit en un disque suspendu dans l’air par un filament de vil fluide aux lèvres tremblantes de l’Astropathe. La surface devint lisse et immobile, comme un grand miroir noir, puis les traits émaciés de Fabius Bile apparurent. Le Primogénitor demanda une rencontre en urgence avec Lucius en échange de chair, et des moyens d’en créer encore plus. Puis le corps martyrisé de l’Astropathe explosa en touchant le pont et ses chairs furent réduites en cendres, à la grande tristesse du Compositeur qui aimait bien cet esclave avant d’assurer à Lucius qu’il allait guider le Diadem au point de rendez-vous. Seul bémol, c’était dans l’espace réel, et il allait falloir quitter l’Œil de la Terreur pour débarquer dans la zone ultra militarisée de la région qu’était la Porte Cadienne

Après être sorti de l’Œil de la Terreur grâce au Compositeur, le Diadem fut détecté par des vaisseaux impériaux surveillant le secteur. Lucius resta sur le pont de commandement pour surveiller Clarion qui était du genre à vouloir "s’amuser" un peu trop rapidement avec la nourriture, ce qui risquait d’attirer encore plus d’Impériaux et diminuer leurs chances de survie. Mais devant l’insistance de Clarion, Lucius accepta de la laisser détruire un seul navire, le vaisseau victime étant le Bolt of Corsa, un vénérable destroyer de classe Cobra. Le Diadem éventra le destroyer impérial et les débris du Bolt of Cobra frappèrent cinq autres navires de l’escadre impériale, les détruisant au passage, ce qui agaça Lucius qui voyait ces chances de rester discret diminuer. Clarion accusa les Impériaux d’être des idiots trop bêtes pour éviter les débris de leur "copain". Mais quand il fut annoncé qu’une horde d’Impériaux arrivait, dont un très puissant vaisseau de classe Victory, le Diadem mit les voiles sans demander son reste, plongeant dans le Warp pour rejoindre le point de rendez-vous.

Le Diadem atteignit le vaisseau de Fabius Bile, suspendu dans le vide, seul. Clarion demanda à Lucius comment il savait si il pouvait lui faire confiance. Ce à quoi Lucius partit en annonçant qu’il ne pourrait jamais vraiment être à l’aise avec Bile, mais la nécessité de renforce sa bande de guerre au bord de l’effondrement importait avant tout. Tous les Space Marines de la Cohors Nasicae grimpèrent dans le Talon Queen - sauf le Compositeur et le Terminator Afilai. Débarquant à bord du vaisseau de Bile, Lucius vit des murs couverts de machines semi-organiques, un métal à peine visible sous la peau translucide de bizarres créatures insectoïdes. Des escorteurs, des navettes et autres appareils étaient entretenus par des abominations clonées en cuves, des monstres amorphes qui roulaient et rampaient pesamment en poussant de petits braillements. Le pont lui-même n’était plus fait de métal, mais d’une matière chitineuse et flexible, semblable à celle d’un ongle. Et en dépit de toutes ces horreurs, l’odeur prépondérante dans tout le hangar était la puanteur de l’antiseptique. Une misérable créature gémissante tituba près de la botte de l’Éternel, ce dernier le saisissant avant de projeter, de dégoût, la créature au loin. Puis une énorme bête aux allures de singe apparu et se frappa la poitrine d’un poing écailleux, entourée d’une horde des petites créatures couinantes, fixant Lucius de ses yeux composites et ouvrit largement une gueule hérissée d’énormes crocs jaunis. L’Éternel et ses homme s’apprêtèrent à la terrasser quand Bile apparut, tapotant la tête du monstre simiesque qu’il avait lui-même crée dans ses laboratoires avec une tendresse paternelle, en complète contradiction avec le havre de démence qu’il s’était façonné, et fixant Lucius avec des yeux que celui-ci ne reconnaissait que trop bien. Il lui souhaita la bienvenue, lui offrant même un des rares sourires qu’il n’avait jamais fait. Lucius tressaillit en contemplant la carcasse qu’était devenu son ancien frère, mais Bile le réprimanda, soulignant à Lucius qu’il était si arrogant qu’il devait assurément s’entourer de suffisamment de miroirs pour pleinement savoir ce qu’il était lui-même devenu. Puis il expliqua qu’il avait le moyen de regonfler ses rangs, en plus d’obtenir chairs, équipement, glandes progénoïdes etc. Mais avant il avait conclu un accord avec d’autres : les Drukharis. Lucius comprit qu’il avait été trahi.

Les Drukharis surgirent depuis un portail de la Toile dissimulée dans ce lieu abandonné de l’espace, offrant au vaisseau de Bile un moyen de s’enfuir vers Commorragh. Lucius tenta de contacter Clarion, mais Bile s’était assuré que ce genre de communication soit impossible, faisant capturer l’ensemble de la Cohors Nasicae par ses monstres avant de plonger dans le Warp, laissant le Diadem à la merci des Xenos dépravés qui l’abordèrent.

Lucius fut surpris par la rapidité du déplacement du navire de Bile. Mais il se sentit totalement affaibli, sentant que le sceptre couronné d’un crâne de Bile s’écrasa contre sa tempe. L’arme se nommait Tourment, et elle portait bien son nom car une douleur inconcevable explosa dans le crâne de Lucius alors qu’un second coup le frappa dans la poitrine, la souffrance flambant de plus belle, assez pour lui faire mettre un genou à terre. Ses frères s’effondrèrent sur le pont, terrassés par des aiguilles toxiques ou des nuages de gaz caustiques avant que d’étranges machines ne saisissent les Légionnaires inertes, incapables de résister, et les scellèrent dans des cercueils de stase alignés le long des murs. Lucius le traita d’homme sans honneur ce qui fit rire Bile qui fit remarquer à l’Éternel qu’il n’en avait pas, et que le vendre aux Xenos pour acquérir plus de connaissances était un bon marché à ses yeux.

Lucius s’évanouit, pour se réveiller agenouillé au milieu d’une brume tourbillonnante, affaibli et débarrassé de son armure corrompue, révélant une peau grise livide avec des milliers de cicatrices qui y traçaient une cartographie de son délabrement, beaucoup d’entre elles étaient entremêlées et fusionnées pour former le sceau de Slaanesh. Il hallucina et vit tout ceux qui l’avaient tué avant de se retrouver prisonniers dans son armure, notamment Cyrius, qui posa sa main sur sa joue. Il reprit ses esprits, constatant qu’il était attaché au dessus d’un vide d’une centaine de mètres terminée par un champ mouvant de cadavres flottants de femmes, d’hommes et de Xenos noyés qui le fixaient, suspendus dans les airs, retenue par des tentacules (Non, pas ce genre de blague !) qui entouraient son torse et étiraient ses bras comme pour le crucifier. Ses frères de la Cohors Nasicae étaient suspendus à intervalles réguliers de chaque côté, maintenus par les mêmes tentacules.

Puis apparue une Archonte Drukhari portant un pendentif de la taille d’un poing représentant un crâne percé de trois éclats d’os, gravé dans la Moelle Spectrale la plus pure et fixé au centre de sa poitrine tandis que des Hellions encadraient Lucius. Elle se nommait Thyndrak, la maîtresse de la Kabale la Haine Ultime, l’organisation qui l’avait capturé lui et sa Cohors Nasicae et avait négocié avec Bile qui lui avait parlé de l’immortalité de Lucius. L’Éternel lui demanda de le libérer et de venir en parler avec lui en privé, frémissant en s’imaginant lui dévorer les yeux, excité en étant entouré d’Aeldaris dont les âmes étaient ce que son dieu convoitait par dessus tout. Nullement impressionné, Thyndrak se promit de découvrir le secret de Lucius, quitte à le découper en rondelle.

Les tentacules de Lucius se relâchèrent et l’Éternel tomba vers les cadavres en dessous de lui. Mais il n’atteignit jamais les eaux invisibles encombrées par les cadavres flottants car au moment où il allait heurter la surface, une abominable sensation de dislocation l’accabla : une téléportation instantanément qui l’amena sur un sol flexible de pierres taillées. Il entendit des milliers de Drukharis hurler et il comprit qu’il était arrivé dans une des arènes de Commorragh, lieu de débauche sanglante ou des combats brutaux et mortels étaient régulièrement offerts pour satisfaire la soif de souffrance des Xenos sadiques. Avançant dans l’arène suspendu dans la Toile sous les yeux des barges, faites de chair torturée, de l’aristocratie Drukhari, et entouré de cadavres d’origines divers et variés sur le sol de l’arène, Lucius aperçu au loin Commorragh, le cœur sombre du royaume des Drukharis, qui emplissait le ciel comme une montagne de lames brisées ainsi que les centaines d’arène similaires à la sienne qui envahissaient le ciel. Privé de son épée, l’Éternel n’avait que son fouet et se retrouva face à deux monstrueuses créatures qui se combattaient. L’une possédait un aspect vaguement saurien, sa peau écailleuse surmontée d’une crête acérée d’os rouge. L’autre était une monstruosité insectoïde avec une demi-douzaine de pinces tranchantes. Le dernier monstre fut décapité par le saurien qui vit ensuite l’Éternel avec ses quatre yeux en losange. La bête fonça vers lui, forçant Lucius à projeter son fouet en avant. Chaque brin se déroula des autres comme autant de tentacules griffus mais la bête reptilienne devint quatre créatures, quatre simulacres identiques à la première, si ce n’est par leur taille inférieure. L’attaque de Lucius ne frappa que l’air, et les monstres l’entourèrent. Nullement découragé, Lucius saisit la première par sa queue barbelée et lui éclata la tête contre le sol, arracha la seconde qui tentait de mordre le joint de son gorgerin et l’envoya voler contre la troisième avec un bruit d’os brisés puis balança la dernière par-dessus sa tête contre la lance de pierre et l’empala sur les piques barbelées. Il fut acclamé par la foule et mit la main sur une lame courbe qui traînait au sol, assez semblable au Khopesh des Thousand Sons.

Un autre Emperor’s Children, du nom de Cadarn, fut envoyé pour lui tenir compagnie. Les maîtres des bêtes des Drukharis libérèrent vague après vague de hideuses créatures, des monstruosités chassées à travers toute la galaxie et transformées dans les profondeurs de leurs donjons-laboratoires. Des essaims de prédateurs volants les assaillirent depuis les cieux, forçant les deux guerriers à riposter pour les repousser. Au bout d’un moment une barricade de monstres massacrés, s’éleva au genou entoura les deux Space Marines renégats, faites d’une belle sélection de ce que la galaxie avait à offrir comme plus dangereux prédateurs. Lucius se moqua des Drukahris, provoquant une vague de violence dans leurs rangs. Puis il vit une immense barge de plaisir qui dominait un pan entier de la circonférence du stade et à la poupe de l’appareil, Thyndrak, entourée de ses gardes Incubes et avec Cesare et Fabius Bile à ses côtés. Il fut soudainement ulcéré de voir que l’Archonte portait l’Épée des Laers. Alors qu’un vaste monte-charge circulaire, intégré au centre de l’arène, commençait à descendre, emmenant Lucius et Cadarn dans les profondeurs, l’Éternel se promit de mettre la main sur Thyndrak et de récupérer son épée.[50]

L'Acquisition du Système d'Injection Chimique[modifier]

« Tu n’as aucune idée de ce que tu as déchainé contre toi. J’aime la mort. Elle n’a nul pouvoir sur moi, Aeldari, parce qu’elle n’a aucun mystère pour moi. J’ai bu au puits de l’oubli à maintes reprises. Je me suis baigné dans des flammes chimiques au milieu des membrures disloquées d’un vaisseau dont le réacteur avait cédé pour donner naissance à une étoile éphémère. J’ai senti le tranchant de quatorze lames qui perçaient mon cœur. Je me suis noyé au fond d’un océan infini. J’ai gouté les plus puissants poisons que cette réalité et celle au-delà peuvent produire. J’ai été exécuté, assassiné, vaporisé et réduit en bouillie.
Et pourtant me voilà. En dépit des forces mêmes qui créent et maintiennent la réalité, je suis là. Invaincu. Insoumis. Éternel. Que pourrais-tu donc faire pour me menacer ? »
- Lucius l’Éternel s’adressant à Thyndrak, Archonte de la Kabale de la Haine Ultime[51].

Arrivé en bas du monte-charge, Lucius fut accueilli par plus d’une centaine d’armes de tir Commorrites pointées sur sa tête, ce qui le fit rire lorsqu’il sentit la peur des Xenos. Il mit au défi les Drukharis de tirer mais fut interrompu par Fabius Bile qui arriva avec deux Incubes, des combattants d’élite qui donna envie à Lucius de les affronter. Puis il s’inclina devant Bile, en une révérence théâtrale, se moquant de lui en le désignant comme étant son sauveur, celui l’ayant tiré de l’"assemblée la plus terriblement ennuyeuse qui existait".

Bile invita Lucius, seul, à le suivre, affirmant vouloir lui offrir un cadeau. Il l’emmena dans une sorte de laboratoire où des créatures à différents stades de vivisection étaient sanglées sur des lits opératoires en acier, le tout avec une étrange synergie entre les technologies humaines et Aeldaris, toutes dévouées à l’art arcanique du chirurgien. C’était à la fois un laboratoire et une chambre de torture. Lucius y retrouva Cesare, à côté d’un harnais de contention vertical au bout du laboratoire, Bile rappelant à l’Éternel que tous les anciens membres de son Consortium restaient à jamais ses disciples même s’ils servaient d’autres maîtres. Puis Fabius lui planta une seringue à la base du cou et injecta une fiole d’un fluide ocre-vert dans la colonne vertébrale et soudainement, ses sens s’aiguisèrent, des nerfs depuis longtemps dormants s’animèrent d’une vie nouvelle et lui semblait avoir ingéré l’Ambroisie de Cesare, mais sous une forme infiniment plus raffinée et autrement plus puissante - drogue en réalité inventé par Bile. L’Éternel se laissa sangler dans le harnais, laissant les deux Apothicaires s’affairer sur lui - lui rappelant l’époque où lui et Bile torturaient Fulgrim durant l’Hérésie d’Horus.

Dans les arènes de Commorragh, Lucius l’Éternel testa son nouveau Système d’Injection Chimique, commettant une tuerie contre les Cérastes.
Bile lui mit son armure et lui annonça la mise en place d’un nouvel appareil fixé derrière sa tête : un trio de tubes de verre blindé entouré de laiton d’où sortait un faisceau de fils et de tuyaux d’injection, le Système d’Injection Chimique. Cet appareil permettait l’introduction d’une grande variété de composés chimiques. Ce dernier étant interfacé directement avec son Armure Énergétique et pouvait injecter directement dans son système sanguin trois types de mixture. La Serpentine, dérivé de cadavres de Cérastes Drukharis, améliorait ses réflexes et augmentait l’acuité des sens, donnant à Lucius la sensation que le temps ralentissait autour de lui. Le Tyrphous, dérivé des glandes surrénales des Tyranides, entraînait la dilatation des pupilles en puits huileux, entourés d’une bande verte injectée de sang, muant la totalité de l’esprit par une faim incommensurable de détruire et de tuer. Enfin la Bylestim, liquide fluide teinté d’un vert très foncé, était composé de poussière d’un antique Vaisseau-Monde Asuryani oublié infusé dans le sang de Démons. Il apportait une puissance transcendantale, voire divine et le champ de bataille, et offrait l’impression d’orbiter comme si le monde attendait d’être reconstruit selon le bon vouloir de l’utilisateur. Bile considérait Lucius comme un déviant, mais aussi comme un homme courageux possédant une résistance qui dépassait les rêves les plus fous de ceux qui œuvrèrent à la création des Legiones Astartes, et grâce à cela, il pourrait résister à des extrêmes qui, chez d’autres êtres seraient fatals. Les arènes de Commorragh étaient donc un test, surtout que les monstres qu’on envoyait pour tuer Lucius était des créations de Fabius Bile, ce qui était sa fierté.

Puis Fabius Bile lui révéla la vraie raison de la capture de Lucius et de sa bande de guerre. Si l’Éternel voulait une nouvelle armée, il devait payer un prix : continuer à divertir les associés Drukharis du Progénitor et déclencher une diversion durant les spectacles sanglants que les Xenos organisaient dans leur cité pour que Bile puisse profiter des troubles pour mettre la main sur des secrets de cette race. En échange, il lui promit un millier de Space Marines du Chaos qui se trouvaient dans les geôles des Drukharis, capturés dans des embuscades qu’il avait lui-même organisé. Lucius accepta, se rêvant à la tête d’une véritable armée qui pourrait lui offrir une destinée glorieuse.

Lucius retourna dans l’arène avec son nouveau matériel, y retrouvant un autre Space Marine qui luttait avec une épée depuis un bon moment, avant de se faire couper en deux par des tirs de monofilaments, permettant à l’Éternel de récupérer la lame et de le décapiter. Il fut rapidement entouré de Cérastes tandis que la voix de Bile - à travers un réseau de communication inséré dans son armure - l’avertit qu’il déclenchait la Serpentine. Les effets furent sans appel et Lucius massacra avec une vitesse époustouflante les Cérastes, décelant chaque frémissement de leurs épaules, chaque basculement de leurs hanches qui trahissaient le coup à venir. Sa dernière victime fut une Succube à qui il broya l’avant-bras en un seul geste fluide avant de la transpercer de sa lame sous les vivats de la foule déchaînée qui hurlait son amour pour leur nouveau champion. Il tira la tête de la Succube et la tendit en direction de l’immense barge où il savait que l’Archonte l’observait avant de laisser le torrent cramoisi s’échappant du cou couler sur sa langue…

Après huit nouveaux combats dans les arènes, Lucius était devenu la nouvelle superstar de la foule. L’Archonte le fit pendre au mur d’une cellule toute simple, isolé de ses frères pour le priver de la joie d’écouter leurs louages. Thyndrak vint le voir, en colère devant sa popularité, menaçant même de le faire tuer dans sa cellule. Ses dernières paroles firent rire Lucius qui comprit que l’Archonte n’avait pas la moindre idée de qui il était, la mettant en garde que si elle ne l’appréciait pas vivant, elle n’allait pas l’aimer du tout quand il sera mort.

Il fut renvoyé dans l’arène, savourant la peur qu’il dégageait sur les Xenos dans les tribunes. Il fut rejoint par les Rypax, mené par Vispyrtilo, et par ses guerriers de la Cohors Nasicae. De nouveaux combats contre les Cérastes débutèrent, Lucius appréciant de voir les Rypax à l’œuvre et la manière qu’ils avaient de voler au sein des vagues meurtrières des Drukharis, tranchant et déchirant les chairs dans leur magnifique danse de destruction. Avec une épée longue volée à un cadavre, il a accompli des merveilles.

Puis une chanteuse apparut, debout sur une plateforme flottant au-dessus du cirque. Elle entama un nouveau chant, suivi par un chœur de ce qui passait chez ces Aeldaris pour des musiciens, la mélodie évoquant le verre brisé et les crissements du métal. Lucius l’écouta, comprenant quelques mots de la langue Xenos depuis son arrivée et se prépara à ce qui allait suivre. Le sol de l’arène se brisa en multiples fragments, comme un puzzle que l’on démonte, des morceaux s’élevant dans les airs et orbitant les uns des autres. Lucius planta fermement ses sabots dans le rocher mouvant tandis que les autres combattants tentaient de se mettre à l’abri sur les quelques îlots qui demeuraient en l’air. Puis les Hellions arrivèrent, forçant Lucius à activer le Tyrphous qui se répandit dans ses veines. Les effets le forcèrent à vouloir tuer tout les Aeldaris, se contentant de réagir, et de tuer encore et encore, comme en transe, volant de plateforme en plateforme avec son fouet, tuant tout ce qui l’approchait. Il utilisa un Hellion comme point d’appui pour se propulser hors de l’arène, par-dessus la foule paniquée, en direction de la barge de l’Archonte, bien décidé à récupérer son épée.

Une fois sur le pont principal de la barge, il se retrouva face à trois Incubes, les mercenaires prétoriens de l’Archonte. L’Éternel entama le combat avant même de se relever, constatant l’exquis talent de ses adversaires qui combattaient individuellement, ce qui fut leur erreur, car unis, ils auraient constitué un terrifiant adversaire pour l’Éternel. Au bout de sept assauts, il tua le premier suivit très rapidement des deux autres. Alors que les fragments épars de l’arène semblaient se contracter, reformant rapidement le bol de terre craquelée comme si une version antérieure avait été rechargée, il atteignit la salle du trône, faisant face à Thyndrak assise sur un trône fait de corps humains torturés suspendu au plafond et consolidé par des armatures de bronze. Elle reconnu que Lucius était plein ressource mais l’Éternel se moqua d’elle, lui expliquant que la mort n’avait aucun mystère pour lui, surtout après s’être baigné dans des flammes chimiques au milieu des membrures disloquées d’un vaisseau dont le réacteur avait cédé pour donner naissance à une étoile éphémère, où lorsque quatorze lames lui avaient percé le cœur. Il détailla sa mort par noyade au fond d’un océan infini et le goût des plus puissants poisons que cette réalité et celle au-delà pouvaient produire. Puis il s’empara de l’Épée des Laers, posée sur un coussin de chair écorchée à côté de l’Archonte grâce à son fouet. Il trancha Thyndrak en deux à partir de l’épaule, mais eut la désagréable surprise de constater qu’il s’agissait d’un hologramme, l’Archonte se moquant de lui en lui annonçant qu’il n’était qu’une pièce dans une intrigue, une parmi les centaines qu’elle tissait simultanément. Elle invita Lucius à partir avec ses hommes avant de disparaître.

Lucius quitta la salle du trône et entendit la voix de Clarion dans sa tête, voyant au loin l’arrivée du Diadem. Le navire avait survécu à l’assaut de Drukharis et grâce au Compositeur qui avait manigancé des siècles pour trouver un passage de la Toile Aeldari, Clarion avait pu amener le Diadem à Commorragh pour retrouver l’Éternel et ses hommes. Alors que les navires Drukharis attaquait le Croiseur d’Assaut, Clarion appris à Lucius que le Compositeur avait mené un rituel pour guider une horde de Démons, ces derniers arrivant en masse dans le sillage du Diadem. Ayant peu de temps, Lucius pénétra dans les couloirs de l’arène et s’arrêta dans un couloir rempli de cellules de cristal emplies de liquide sombre. Il en détruisit une et libéra un Noise Marine qui y était prisonnier, un de ceux qui avait été piégé par Bile et ramené à Commorragh. Le Noise Marine hurla à travers le grille-vox de son armure, brisant les autres cellules et libérant ainsi onze autres Noise Marines. L’un d’eux parla à l’Éternel, et le salua au nom de sa bande, le Cercle Lucide. Il se nommait Kathodos, ancien Capitaine de la 318e Compagnie au temps de la Légion. Les Noise Marines servaient un dénommé Sardar Eynzilium, le Prince des Œillets, de l’Ost d’Or et ils avaient été capturés alors qu’ils avaient été envoyé comme délégation pour traiter avec Fabius Bile. Ils acceptèrent de suivre Lucius qui les invita à sortir au plus vite.

L’Éternel fonça ensuite vers une salle d’archives, y trouvant Bile en train de la piller en compagnie de Cesare. Le Primogénitor tirait de longs rouleaux d’étroits papyrus noirs, étudiait rapidement les runes qui les couvraient avant de les avaler pour assimiler les informations accumulées par les Hémoncules qu’elles contenaient. Lucius était furieux, car il se retrouvait qu’à la tête d’un peu moins de deux cents Space Marines renégats. Si cela était une force capable de se tailler un fief respectable dans l’Œil de la Terreur, ce n’était pas le millier de guerriers ou plus qu’il avait cru pouvoir bientôt commander. Ce n’était pas la force qui lui permettrait d’atteindre ses immenses ambitions. Bile rétorqua qu’il partait avec plus de guerriers que lors de son arrivée, qu’il avait les moyens d’en produire de nouveaux et qu’il avait reçu le Système d’Injection Chimique. Lucius pointa l’Épée des Laers dans le dos de Fabius, promettant de lui rendre la pareille. Avant de partir, il invita Cesare à le suivre, Bile appuyant cette décision, sachant qu’il le reverra un jour.

Toujours plus. PLUS !
Lucius et ses hommes, en plus des nouveaux guerriers libérés, rejoignirent le Diadem grâce au Talon Queen et un petit convoi de navettes qui l’avait suivi depuis l’arène en cours de destruction. Le Diadem quitta la Toile alors que les Démons exterminaient tout vie aux abord de Commorragh, la Cité Crépusculaire restant hors de danger néanmoins. Le Compositeur guida le Croiseur d’Assaut loin des marches du royaume Drukhari qui se refermait devant l’assaut des Jamais-Nés. Si trouver le moyen de pénétrer à l’intérieur de la Toile lui avait pris des siècles, une fois à l’intérieur de ses avenues, il devenait beaucoup plus simple de découvrir comment en sortir. Il surgit aux abords de l’Œil de la Terreur et depuis le pont de commandement, Lucius l’Éternel eut la mauvaise surprise du voir le navire des World Eaters du Centurion Rouge, le Pit Cur, sensé être détruit sur un Monde Démon anonyme, l’attendre.[52]

La Naissance des Sublimes[modifier]

Face au Pit Cur ressuscité qui ressemblait désormais à une montagne de muscles de bronze et de flammes qui chargeait au milieu des courants de l’Œil comme un taureau enragé, Lucius semblait désorienté, ne comprenant pas comment le navire avait pu survivre. Clarion lui expliqua que Khorne avait entendu les prières des World Eaters et avait refaçonné leur chair et tiré leur navire en perdition hors de danger. Ils avaient été envoyés avec pour tâche de tuer Lucius, ayant été guidés par les Démons s’étant introduit dans la Toile. Lucius a prévenu par vox ses frères de l’abordage imminents alors que les deux navires se canonnaient dans le vide. Clarion lui transmit une vision, lui montrant les World Eaters abandonnés à la mort dans l’effondrement démentiel du planétoïde qui implosait et demander le salut à Khorne qui imprégna leurs cadavres et les mis à la tête d’un chœur complet de ses Démons, rebâtissant leur vaisseau - et leurs corps - à son image, avant de les diriger sur le chemin de la vengeance contre ceux qui vouaient allégeance à Slaanesh. Lucius comprit qu’il allait faire face à des Possédés, des Space Marines habités par des Démons.

De grandes déchirures dans la réalité s’ouvrirent dans les coursives et les salles du Diadem et de ces crevasses béantes dans l’espace réel se déversèrent les Démons hurlants du Dieu du Sang, suivis par les Possédés World Eaters. Dans le hall central du Diadem, les équipages mutants des deux camps et les Space Marines dédiés au deux Dieux du Chaos rivaux s’entre-tuèrent. L’Éternel bondit dans les airs depuis un balcon de marbre, fauchant les Démons avec son épée et arrachant les têtes des semi-monstres avec son fouet.

Puis il se retrouva face face à un Possédé possédant une Hache Tronçonneuse soudée à un de ses bras. C’était le Centurion Rouge et Lucius l’invita à régler définitivement leur compte. Les autres combattants reculèrent, formant un îlot au milieu d’une mer de combat. Ils s’affrontèrent sans pitié, la rage du Démon de Khorne au sein de son ennemi menaçant par sa présence de faire perdre le peu de lucidité de Lucius durant le duel. Le Berserker intercepta les tentacules barbelés du fouet du bretteur avec son avant-bras et tira Lucius en avant tout en frappant de haut en bas avec sa hache. Lucius intercepta la lame avec son épaulière et trancha presque totalement le cou du Légionnaire Possédé en retour. Le Centurion Rouge s’effondra et mourut.

Lucius fut déçu de sa victoire, car trop rapide à ses yeux. Mais le corps du Centurion Rouge commença à luire et des dents aussi longues que des épées apparurent de sa plaie béante au niveau de sa gorge, donnant naissance à une abominable gueule avide de mordre. Un immense Buveur de Sang, Démon Majeur de Khorne, surgit à travers la dépouille du Centurion Rouge qui fut remodelée pour former l’abomination cornue. Lucius fut forcé de prendre une position défensive. Il gagna du temps grâce aux Rypax qui foncèrent sur le Démon Majeur mais celui-ci frappa les airs, ses serres ouvrant une brèche dans la réalité, faisant apparaitre une gueule béante venue des profondeurs du Warp qui s’ouvrit devant Vispyrtilo et ses Rypax. Les Raptors allaient trop vite et furent happés par la faille éthérique. La mort de Vispyrtilo provoqua un sentiment de perte en Lucius qui décida d’utiliser la Bylestim. L'épéiste se sentit transcendé et il ondoya entre les serres du Démon, se sentant plus rapide, alerte, et maître de lui que jamais. Il passa en tournoyant derrière les serres du Buveur de Sang, et trancha une des cornes du front de la bête. Il reçut l’aide du Compositeur qui projeta toute sa puissance depuis la pointe de son bâton pour lancer son attaque. Le Buveur de Sang repoussa le sorcier contre un mur opposé et se tourna vers l’Éternel qui relâcha l’emprise permanente qu’il maintenait sur ses meurtriers captifs pendant une fraction de seconde. Chacune des innombrables gueules qui ornaient son armure hurla, libérant leur malveillance refoulée en un assourdissant crescendo, faisant tituber le Buveur de Sang en arrière. Lucius en profita pour bondir dans les airs, son saut le portant par-dessus et au-delà du Démon Majeur. En passant au niveau de la tête du monstre, il le décapita. Les derniers Possédés furent massacrés, démoralisé par la défaite du Démon Majeur tandis que les autres Démons créèrent des brèches dans la réalité pour retourner dans le Royaume du Chaos.

Clarion confirma à l’Éternel la disparation du Pit Cur alors que sa nouvelle armée d’Emperor’s Children le regardait. Se tenant triomphant sur les épaules encore fumantes du Buveur de Sang, son ego flamboyant, Lucius leva bien haut la tête du Démon Majeur devant la foule de ses guerriers et la jeta au sol. Il proclama la mort de la Cohors Nasicae et que les serments que les guerriers présents avaient faits auprès d’autres seigneurs étaient caducs. Ils seront désormais ses Sublimes, les Enfants du Faux Empereur, les enfants de Fulgrim, les enfants de Slaanesh. Il fut acclamé et hurla leur cri de guerre : « Souffrance ! Extase ! Toujours plus ! »

Une nouvelle ère de carnage s’ouvrait.[53]

La Chute de Medusa V[modifier]

Le Champion de Fulgrim, fléau éternel de la galaxie.
À la toute fin du 41e Millénaire, Lucius participa aux combats dans ce qui fut connue comme la Chute de Medusa V, une guerre qui opposa de nombreuses factions majeures de la galaxie. Medusa V était un monde impérial condamné, car une tempête Warp allait s’abattre sur lui et le vider de toute vie. Les armées de Space Marines du Chaos étaient menés par le très puissant Sorcier du Chaos Ygethmor qui envoya un certain nombre de ses meilleurs champions pour attirer son ennemi juré, le Capitaine Cato Sicarius des Ultramarines. Lucius l’Éternel, mena ses Emperor’s Children et fit brouiller les réseaux vox par un signal diffusé pour lancer une provocation aux guerriers de l’Imperium, défiant quiconque de le tuer dans un combat personnel. Il espérait que ce défi attirerait le Capitaine Sicarius afin de l’affronter et le tuer sur un autel de la damnation. Mais le Capitaine Sicarius n’a pas relevé le défi de Lucius et a été laissé à la piètre compétence d’un Chapelain l’honneur d’affronter la puissance de l’épéiste. Au sommet de l’installation impériale de la Dent de l’Hydre, Lucius a combattu le guerrier des Ultramarines et lui a coupé chaque membre sans effort. Les lames de l’Éternel coupèrent le visage du Chapelain jusqu’à ce qu’il devienne un miroir de la gloire balafrée de Lucius. Ce n’est qu’à ce moment-là, lorsque le Chapelain était à genoux et complètement vaincu, que Lucius a porté le coup de grâce. Pour couvrir de honte le Capitaine Sicarius pour sa lâcheté, Lucius a ensuite démembré le corps de son adversaire tombé et a monté les restes sur un étendard de guerre pour les planter dans la brèche de la Cité-Ruche majeur de Medusa V, Euryales.

Plus tard, un puissant guerrier affirmant être Lucius l’Éternel pris sur lui le titre honorifique de "Maître de Guerre d’Edethor". Le véritable Lucius était actuellement en train de massacrer les laquais de l’Imperium dans la zone de guerre de Medusa V baptisée Hydra et fut impressionné par la témérité et l’habileté de ce prétendant. Il invita donc ce charlatan à révéler son vrai nom, afin qu’il puisse être honoré.

Finalement, lorsque la tempête Warp avala Medusa V, les forces du Chaos avaient été repoussés. Néanmoins, des champions du Chaos, des chefs de guerre rusés et de puissants guerriers comme Lucius l’Éternel avaient gagné les faveurs des Dieux Sombres. L’étrange personnage qui se faisait aussi appeler Lucius se nommait Parzarzu et fut élevé au rang de Prince Démon.[54]

La Treizième Croisade Noire[modifier]

Le Conclave du Phénix[55]

Lucius l’Éternel se retrouva membre du Conclave du Phénix, une organisation ressemblant à une loge de guerriers qui regroupait des chefs et seigneurs de divers bandes d’Emperor’s Children. Le Conclave du Phénix visait à restaurer la Légion à son ancienne gloire et attendant le retour de Fulgrim. Ce fut Eidolon, le Seigneur Commandeur de l’antique IIIe Légion, qui fut à l’initiative de cette organisation.

En 999.M41, Abaddon le Fléau, héritier d’Horus et plus puissant Seigneur du Chaos à la tête de la Black Legion, la plus vaste et plus dangereuse armée de Space Marines du Chaos, lança la Treizième Croisade Noire, une campagne cataclysmique qui s’en prit à la Porte Cadienne, le secteur fortifié de l’Imperium avec le Monde-Forteresse de Cadia qui protégeait l’Imperium des forces chaotiques de l’Œil de la Terreur.

Face à la puissance de l’assaut d’Abaddon, la Marine Impériale a été repoussée dans un certain nombre de secteurs clés et ce fut durant ce repli impérial que Lucius l’Éternel fut aperçu durant ce conflit qui allait changer le destin de la galaxie. Lucius était à la tête d’une armée d’Emperor’s Children, et il se régala de la population du monde de Belisar.[56]

La Cacophonie d'Extremis Six[modifier]

Lelith Hesperax[57]

Lelith Hesperax est la plus grande Succube Drukhari de tout les temps, une gladiatrice légendaire des arènes de Commorragh. Après l’ouverture de la Grande Faille, elle s’est jointe à la cause des Ynnari, des Aeldaris vénérant le nouveau dieu Ynnead, sensé vaincre Slaanesh une fois qu’il sera pleinement réveillé. En parallèle, Hesperax écume la galaxie à la recherche de Lucius l’Éternel. Son plus grand désir est de le repérer et le de capturer afin de le ramener à Commorragh et le dépouiller de son armure. Une fois fait, elle espère l’affronter en duel dans le Crucibael, une des plus glorieuses arènes de la cité des Drukharis, dans ce qui serait le plus grand duel de l’histoire de Commorragh.

La Treizième Croisade Noire s’est conclu par la destruction de Cadia et la destruction de Pylônes à sa surface qui empêchait l’expansion de l’Œil de la Terreur. Une immense faille Warp coupa en deux la galaxie et plongea l’Imperium et la galaxie dans l’horreur.

L’apparition de Lucius l’Éternel fut confirmé sur Extremis Six à la tête d’une horde de Traîtres. Lucius fut déclaré responsable par l’Imperium de la mort sismique de cette planète de gratte-firmament naguère populeuse. D’immenses armes soniques fixées aux membres antérieurs et aux carapaces d’une Legio Titanique renégate menèrent à l’effondrement des grands gratte-firmament qui constellaient le continent principal de la planète riche en minerai tandis que le barrage auditif assourdit rendit fou ou même liquéfia ceux qui l’entendirent, selon leur proximité. Une fois que ces impulsions eurent érodé leur structure, les gratte-firmament s’écroulèrent les uns après les autres, l’ouragan de poussière de roche rendant toute extraction impossible, même pour des soldats en Armure Énergétique. Les Emperor’s Children de Lucius firent ensuite face à une contre-attaque de régiments aéroportés de l’Astra Militarum qui lancèrent les représailles.

Certains affirment qu’un gigantesque monstre ayant une forme serpentine se trouvait parmi la horde de Lucius et aurait massacré tout ce que l’Astra Militarum lui envoyait…[58]

« Bienvenue à ce festin, "frères" ! » cria Lucius, les visages sur son armure faisant l’écho perçant de ses paroles. Il regarda avec avidité tandis que davantage de Space Marines en armures argentées se pressaient dans la brèche, un Capitaine à haut cimier armé d’une Épée Tronçonneuse parmi eux. L’épée de Lucius faucha les plus proches ennemis, et les visages de son armure se parèrent de filets rouge rubis.

La voie vers le Capitaine fut soudain dégagée. Son adversaire se fendit, mais Lucius para en riant. Le coup suivant était une feinte. L’Épée Tronçonneuse vrombissante frappa sous sa garde, et mordit le tibia de Lucius. Lucius poussa un cri faussement apeuré tandis que son fouet claqua à une vitesse et fit voler le pistolet du Capitaine, qui le levait pour tirer à bout portant.

L’ombre projetée par la forteresse ondula autour de Lucius tandis qu’il esquivait et bloquait, les coups de son adversaire pleuvant avec force et vitesse. Autour d’eux, la brèche était jonchée de corps ; du sang coulant de plaques de céramite fendues, des crânes ouverts à l’air libre. Alors que des Noise Marines se précipitaient le long des remparts dans leur direction, Lucius se lassa de son jouet. Il tourna une parade en riposte, et le Capitaine tomba sans tête parmi ses hommes.

Sources[modifier]

Pensée du Jour : « Le savoir c'est le pouvoir. Cachez-le bien. »
  • Codex Heretic Astartes Chaos Space Marines, V8
  • Codex Drukhari, V8
  • Codex Space Marines du Chaos, V6
  • COUNTER BEN, La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Black Library, 2006
  • FRENCH JOHN, Esclaves des Ténèbres - Les Égares et les Damnés, Black Library, 2019
  • McNEILL GRAHAM, Le Roi Écarlate - Une Âme Divisée, Black Library, 2017
  • McNEILL GRAHAM, L’Héritage de la Trahison - Lucius, La Lame Éternelle, Black Library, 2016
  • McNEILL GRAHAM, Ange Exterminatus - Chair et Acier, Black Library 2013
  • McNeill GRAHAM, Les Primarques - Et le Reflet se Brisa, Black Library, 2012
  • McNEILL GRAHAM, Les Faux Dieux - Où l'Hérésie Prend Racine, Black Library, 2006
  • McNEILL GRAHAM, Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Black Library, 2007
  • REYNOLDS JOSH, Fabius Bile - Primogénitor, Black Library, 2016
  • SMILLIE ANDY, La Guerre Éternelle : Les Vertus des Fils, Black Library, 2016
  • ST. MARTIN IAN, Lucius - La Lame Exemplaire, Black Library, 2017
  • ST. MARTIN IAN, The Embrace of Pain, Black Library, 2016
  • ST. MARTIN IAN, Call of Chaos - In Wolve’s Clothing, Black Library, 2016
  • ST. MARTIN IAN, Lucius - Pride and Fall, Black Library, 2016
  • Warlords of the Dark Millenium : Lucius the Eternal
  • The Fall of Medusa V[4][5][6]
  • Eye of Terror : Weekly Summary[7]
  • Gathering Storm - Livre II : La Fracture de Biel-Tan, produit par le design studio Games Workshop, 2017
  1. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie IV -Perfection - Chapitre IV de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel.
  2. Warlords of the Dark Millenium : Lucius the Eternal - The Blade of the Laer (traduit de l'anglais par Guilhem)
    Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie I -Engourdi - Chapitre III de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel.
  3. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie I -Engourdi - Chapitre III - de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel.
  4. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie III - Le Carnaval des Épines - Chapitre V de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel.
  5. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie III - Le Carnaval des Épines - Chapitre VI de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel.
  6. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie IV - Perfection - Chapitre II de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel.
  7. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie IV - Perfection - Chapitre VI de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel.
  8. Warlords of the Dark Millenium : Lucius the Eternal - A History of Violence (traduit de l'anglais par Guilhem)
  9. Warlords of the Dark Millenium : Lucius the Eternal - A Crusade of One (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. Informations issues de L'Ascension d'Horus - Où sont Plantées les Graines de l'Hérésie, Partie II : Sur la Terre des Araignées, Chapitre Deux - La Nature de l’Ennemi - Une Trace - La Raison d’Être des Arbres de ABNETT DAN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  11. Informations issues de La Guerre Éternelle : Les Vertus des Fils de SMILLIE ANDY, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  12. Informations issues de L'Ascension d'Horus - Où sont Plantées les Graines de l'Hérésie, Partie II : Sur la Terre des Araignées, Chapitre Deux - La Nature de l’Ennemi - Une Trace - La Raison d’Être des Arbres de ABNETT DAN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  13. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie I : La Guerrier Parfait ​- Chapitre Quatre - La Vitesse de la Guerre - Une Route plus Longue de McNeill GRAHAM, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  14. Informations issues de L'Ascension d'Horus - Où sont Plantées les Graines de l'Hérésie, Partie II : Sur la Terre des Araignées - Chapitre Un - Amour et Haine - Ce Monde est Meurtre - Un Appétit de Gloire, Chapitre Deux - La Nature de l’Ennemi - Une Trace - La Raison d’Être des Arbres, Chapitre Quatre - Abattre les Arbres Meurtriers - Industrie Arachnide - Ravi de Faire Votre Connaissance, Chapitre Six - L’Instrument de Choix - Images Rares - L’Empereur Nous Protège, Chapitre Sept - Seigneur des Anges - Sur la Terre des Araignées - Interdiction, Partie III : L'Effrayant Sagittaire - Chapitre Un - Ne Commets pas d’Erreur - Cousins Éloignés - D’Autres Habitudes de ABNETT DAN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  15. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie III : Visions - Chapitre Douze - La Pureté n’est pas dans l’Arrogance - Paradis - Ne Jamais être Achevé, Chapitre Treize - Nouveau Modèle - Monde Vierge - Mama Juana, Chapitre Quatorze - Vers Tarsus - La Nature du Génie - Avertissement, Chapitre Quinze - Le Ver au Cœur du Fruit - L'Appel de la Guerre - Kaela Mensha Khaine de McNeill GRAHAM, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  16. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Chapitre Seize - Appelé à Rendre des Comptes - Cicatrices - J’ai Peur de l’Échec, Chapitre Dix-Huit - Orbite Basse - Excision - Des Chemins Séparés de McNeill GRAHAM, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  17. Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Chapitre Deux - Perfection - Itérateur - Ce à Quoi Nous Sommes Bons de COUNTER BEN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  18. Warlords of the Dark Millenium : Lucius the Eternal - Heresy Unmasked (traduit de l'anglais par Guilhem)
  19. Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Chapitre Cinq - Un Sombre Millénaire - Chanteuse de Guerre de COUNTER BEN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  20. Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Chapitre Sept - Le Dieu-Machine - Une Faveur - Subterfuge, Chapitre Huit - Tombés des Enfers - Boucherie - Trahison, Chapitre Dix - La Plus Précieuse des Vérités - Praal - Le Sépulcre de la Mort, Chapitre Onze - Avertissement - La Mort d’un Monde - Le Dernier Cthonien, Chapitre Treize - Maggard - Factions - Les Luna Wolves - Le Dernier Cthonien, Chapitre Quatorze - Jusqu’à la Fin - Charmosian - Trahison, Chapitre Quinze - Beaucoup de Prodiges - De Vieux Amis - L’Échec Parfait, Chapitre Seize - L’Ennemi à l’Intérieur - La Voie à huit Branches - Satisfaire à l’Honneur de COUNTER BEN, Black Library, 2006
    Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie IV : Sur le Seuil - Chapitre Vingt - Un Voyage Difficile - Istvaan III - L’Échec Parfait de McNeill GRAHAM, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  21. Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie V : Le Dernier Phénix - Chapitre Vingt-et-Un - Vengeance - Le Prix de l’Isolement - Le Fils Prodigue - Un Amour Condamné à Mourir de McNeill GRAHAM, Black Library, 2007
    Informations issues de Les Primarques - Et le Reflet se Brisa, Chapitres 4 de McNeill GRAHAM, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem
  22. Informations issues de Fulgrim - Portrait d’une Trahison, Partie V : Le Dernier Phénix - Chapitre Vingt-Cinq - Massacre - Démon - Le Dernier Phénix de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem.
  23. Informations issues de Les Primarques - Et le Reflet se Brisa, Chapitre 1 de McNeill GRAHAM, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem.
  24. Informations issues de Les Primarques - Et le Reflet se Brisa, Chapitres 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14 de McNeill GRAHAM, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem.
  25. Informations issues de Ange Exterminatus - Chair et Acier, Chapitre Cinq - Un Serpent Venimeux - Thaliakron - Des Veilleurs à l’Écart, Chapitre Huit - Départs, Chapitre Onze - Un Lourd Fardeau - Le Dodekatheon - Un Souvenir de la Chair, Chapitre Treize - Revenu du Précipice - Découverts - Ordres d’Attaque, Chapitre Quatorze - La Foire aux Monstres - Tu m’as Blessé - Le Cercle Refermé, Chapitre Dix-Sept - La Tour - Fratricide - Je Commanderai de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2013 et résumées par Guilhem.
  26. Informations issues de Ange Exterminatus - Chair et Acier, Chapitre Dix-Neuf - Amon ny-shak Kaelis - Disharmonie - Quelqu’un que Je Veux Tuer de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2013 et résumées par Guilhem.
  27. Informations issues de Ange Exterminatus - Chair et Acier, Chapitre Dix-Neuf - Amon ny-shak Kaelis - Disharmonie - Quelqu’un que Je Veux Tuer, Chapitre Vingt - Le Destin d’Isha - Ce Monde est Vivant - Je Connais les Labyrinthes, Chapitre Vingt-Deux - Des Horizons à Demi Imaginés - Guerre Spectrale - Tir à Pleine Puissance, Chapitre Vingt-Cinq - Celui qui Était Mort - Rêves de Fer - L’Aigle de la Xe, Chapitre Vingt-Six - Un Ennemi Commun - Le Bruit de la Folie - Aucun Plaisir de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2013 et résumées par Guilhem.
  28. Informations issues de Ange Exterminatus - Chair et Acier, Théogonies IV de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2013 et résumées par Guilhem.
  29. Informations issues de L’Héritage de la Trahison - Lucius, La Lame Éternelle de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  30. Informations issues de Le Roi Écarlate - Une Âme Divisée, Première Partie I : La Pensée du Cœur, Chapitre Un - Torquetum - Temelucha - Choisissez Bien, Chapitre Deux - L’Oracle - Yokai - La Malédiction, Chapitre Trois - Innommable - Frères - Aforgomon, Chapitre Quatre - La Salle d’Amun Re - Un Partout - Perturbations, Partie II : La Barque de Râ, Chapitre Huit - Le Planétaire - Kamiti Sona - Échange Équivalent, Chapitre Dix - Déchaîné - Inconcevable - Impensable, Chapitre Treize - Osiris Panthea - Une Chose Vaste et Terrible - Le Trouver, Chapitre Dix-Neuf - Chasse aux Sorcières - Le Cœur d’un Primarque - Magnus Prend la Parole, Partie III : L'Ouverture de la Bouche - Chapitre Vingt - Hôte Démoniaque - De la Poussière à la Poussière - Prince Noir, Chapitre Vingt-Et-Un - Dégénérescence - Le Choc des Âmes - Noire Renaissance, Chapitre Vingt-Deux - La Fin du Monde - Labyrinthe - Une Seule Âme, Chapitre Vingt-Trois - Des Yeux de Poussière - Pas d’Approche Pratique - Coupable de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  31. Informations issues de Esclaves des Ténèbres - Les Égarés et les Damnés, Chapitre Quinze de FRENCH JOHN, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  32. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie II - En Cage - Chapitre I de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel.
  33. Warlords of the Dark Millenium : Lucius the Eternal - A Bloody Metamorphosis (traduit de l'anglais par Guilhem)
  34. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie I - Engourdi - Chapitre III, Partie III - Le Carnaval des Épines - Chapitre I de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel.
  35. Warlords of the Dark Millenium : Lucius the Eternal - A Bloody Metamorphosis (traduit de l'anglais par Guilhem)
  36. Warlords of the Dark Millenium : Lucius the Eternal - A Blessing of the Dark Prince (traduit de l'anglais par Guilhem)
  37. Informations issues du Codex Heretic Astartes Chaos Space Marines, V8 - Les Emperor's Children- Zénith et Nadir et résumées par Guilhem.
  38. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie I -Engourdi - Chapitre VI de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  39. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie II : En Cage, Chapitre VI de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  40. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie I - Engourdi - Chapitre I de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel.
  41. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie I - Engourdi - Chapitre VIII, Chapitre XI, Partie II : En Cage, Chapitre I, Chapitre IV, Chapitre VII, Chapitre IX, Épilogue de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  42. Informations issues de The Embrace of Pain de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2016 traduit par Trazyn l'Infini et résumées par Guilhem.
  43. Informations issues de Call of Chaos - In Wolve’s Clothing de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2016 traduites et résumées par Guilhem.
  44. Informations issues de Lucius - Pride and Fall de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2016 traduites et résumées par Guilhem.
  45. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie I - Engourdi - Chapitre IIII, Partie II : En Cage, Chapitre V, Chapitre VI de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  46. Citation issue de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie I - Engourdi - Chapitre XI de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius l'Éternel.
  47. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie I - Engourdi - Chapitre V, Partie IV : Perfection - Chapitre VI de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  48. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie I - Engourdi - Chapitre I, Chapitre II, Chapitre III, Chapitre IV, Chapitre V, Chapitre VI, Chapitre VII, Chapitre VIII, Chapitre IX, Chapitre X, Chapitre XI de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius L'Éternel et Guilhem.
  49. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie II - En Cage - Chapitre I, Chapitre II, Chapitre III, Chapitre VIII et IX, Partie III : Le Carnaval des Épines, Chapitre IV, Chapitre V et Chapitre VII de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius l'Éternel.
  50. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie II : En Cage, Chapitre I, Chapitre II, Chapitre III, Chapitre IV, Chapitre V, Chapitre VI, Chapitre VII, Chapitre VIII, Chapitre IX, Partie III : Le Carnaval des Épines, Chapitre I, Chapitre II de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  51. Citation issue de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie IV - Perfection - Chapitre III de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Lucius l'Éternel.
  52. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie III : Le Carnaval des Épines, Chapitre V, Chapitre VI, Partie IV : Perfection, Chapitre I, Chapitre II, Chapitre III, Chapitre IV de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  53. Informations issues de Lucius - La Lame Exemplaire, Partie IV : Perfection, Chapitre V, Chapitre VI de ST. MARTIN IAN, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  54. Informations issues de The Fall of Medusa V[1][2][3] et résumées par Guilhem.
  55. Informations issues de Fabius Bile - Primogénitor, Chapitre Treize - Trahison de REYNOLDS JOSH, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  56. Informations issues de Eye of Terror : Weekly Summary et résumées par Guilhem.
  57. Informations issues du Codex Drukhari, V8 et résumées par Guilhem.
  58. Informations issues de Gathering Storm - Livre II : La Fracture de Biel-Tan, produit par le design studio Games Workshop, 2017 et résumées par Guilhem.