Lorgar Aurelian

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« Je n’ai jamais recherché que la vérité. Rappelez-vous ces mots lorsque vous lirez tous ceux qui suivent. Je ne me suis pas mis en tête de renverser les mensonges de mon père à cause d’un orgueil déplacé. Je n’ai jamais voulu saigner notre espèce jusqu’à la moelle, et nettoyer la moitié de la galaxie de toute vie humaine dans cette croisade amère. Je n’ai rien désiré de tout ça, bien que je sache les raisons pour lesquelles il faut que cela soit accompli. Je n’ai jamais recherché que la vérité. »
- Lignes d’ouverture du Livre de Lorgar, Premier Cantique du Chaos.
Lorgar Aurelian, Le Maître des Word Bearers, Aurelian, Le Doré, La Voix de la Vérité, Le Couronné, L’Urizen, Le Porteur de la Parole, Prince Démon du Chaos Universel, Primarque des Word Bearers.
Le Maître des Word Bearers. Aurelian. Le Doré. La Voix de la Vérité. Le Couronné. L’Urizen. Le Porteur de la Parole. Prince Démon du Chaos Universel. Lorgar Aurelian est le Primarque de la Légion des Word Bearers. Le Fils Doré, comme beaucoup l’appelaient, était le seul parmi ses frères à porter la puissance brute de la dévotion comme son arme favorite. Dans ses premiers jours, il a fait vaciller un monde entier grâce à sa puissante éloquence et à la force pure de son charisme, conduisant Colchis, son monde d’adoption, à travers les feux de la guerre civile jusqu’à la vénération de l’Empereur, dont il avait prévu la venue en rêve. Réuni avec son père, et à la tête de la Légion des Word Bearers, Lorgar a conquis, non seulement par le stratagème, la résolution ou la simple violence brute, mais aussi par l’art subtil de l’exaltation, de la libération et de l’exemple, en inspirant à ses fils des faits d’armes au nom de la Vérité Impériale et en convertissant des populations planétaires entières grâce à son habileté politique et à sa vision. Sous sa direction, sa Légion n’a pas simplement soumis des mondes, ne laissant derrière elle que des ruines calcinées, mais a utilisé la force des armes uniquement lorsque cela était nécessaire pour sauver et rendre la liberté aux populations, réservant la destruction et le carnage à l’état brut pour l’hérétique, l’irrémédiablement corrompu et le damné. Mais dans son interprétation littérale de la signification de la Grande Croisade dans laquelle il s’était embarqué, lui et sa Légion se sont écartés du chemin qui leur avait été tracé.

Pour ses manquements, Lorgar n’a reçu que du dédain, du mépris et l’ostracisme de la part de ses frères et de son père. Son plus grand succès, la ville-temple de Monarchia, fut réduit en poussière et en cendres sur ordre de l’Empereur, qui ne demandait aucun culte à Son fils, seulement des victoires rapides pour hâter Ses projets. Ses croyances ayant été ébranlées par les actions de son père, la colère et le ressentiment mirent Lorgar sur le chemin qui allait mener à l’hérésie. Les Word Bearers commencèrent à accepter secrètement de nouvelles vérités plus sombres, tout en canalisant leur colère dans une nouvelle série de conquêtes qui apaisèrent les soupçons de l’Empereur. À la fois traître et trahi, c’est Lorgar et sa Légion qui ont préparé le terrain pour le cauchemar que fut l’Hérésie d'Horus, cherchant à répandre son nouveau credo à travers la galaxie.[1]

Le dix-septième Primarque était connu de l’Imperium émergeant sous bien des noms. Les mondes laissés dans le sillage triomphant de sa Légion le connaissaient comme le Couronné, le Dix-Septième Fils, ou plus élégamment, comme le Porteur de la Parole. Pour ses frères Primarques, il n’était que Lorgar, le nom qui lui avait été donné sur son monde natal, Colchis, durant les années de troubles avant la venue de l’Empereur. Pourtant, comme beaucoup de Primarques, Lorgar portait également un titre informel ; un terme respectueux souvent employé par les dix-huit Légions. Là où Fulgrim de la IIIe Légion était respectueusement appelé le Phénicien, et où Ferrus Manus de la Xe Légion portait pour titre le nom de Gorgone, le seigneur de la XVIIe Légion était l’Urizen, un nom tiré des textes à moitié oubliés des anciens mythes de Terra.

Les yeux de Lorgar étaient d’un gris neigeux comme l’hiver sur Colchis et habillés de kôhl, lequel les faisait se détacher encore davantage sur la peau du Primarque ; une peau blanche qui paraissait d’or pour les yeux non protégés et où des milliers de glyphes colchisiens étaient inscrits à l’encre d’or. Ces tatouages cunéiformes couvraient la majeure partie du corps de Lorgar et descendaient en tout cas la hauteur de son visage en lignes serrées, de son crâne rasé jusque sa mâchoire, chaque ligne représentant une phrase de dévotion, un espoir prophétique pour le futur, ou invoquant la force d’une puissance supérieure. Là où l’armure régalienne de Lorgar couvrait sa chair, l’écriture se prolongeait sur les plaques dorées, gravées à l’eau-forte sur ses surfaces brillantes. Malgré toute sa majesté, le dix-septième Primarque n’affichait cependant pas sa grandeur par un équipement trop cérémoniel. Son armure, bien que d’or, n’était pas plus ornée que les MkIII portées par ses Capitaines. Les serments écrits, les parchemins d’écriture épinglés à son plastron et sur ses épaulières n’évoquaient pas la propre gloire du Primarque, mais ses vœux envers son père, et son dévouement à servir le peuple de l’Imperium. La communication humaine n’aurait pu convoyer la même confiance ardente et pleine de caractère qui s’exsudait de Lorgar. Ses lèvres fines étaient retroussées par le demi-sourire du poète passionné. Entre ses mains, serré dans des gantelets d’or qui semblaient rechigner à lever cette arme, se trouvait un Crozius de la taille d’un guerrier Astartes, Illuminarum, la seule concession à la grandeur que s’était accordée le Primarque.[2]

Lorgar a grandi sur Colchis, un monde médiéval sur lequel régnait le puissant clergé du Covenant, une religion vénérant des divinités baptisées les "Puissances" et dont le siège se trouvait dans la ville sainte de Vharadesh. L’enfant Primarque fut trouvé par une tribu nomade de Colchis, les Reprouvés, des parias qui accueillirent néanmoins le jeune enfant qu’ils baptisèrent Lorgar, "l’invocateur de pluie" dans le dialecte local. Un jour, la caravane lourdement armée d’un prédicateur itinérant chassé du Covenant pour son activisme arriva chez les Réprouvés afin de prêcher la gloire des Puissances et la Vérité. Lorgar entendit les paroles du prêtre, qui se faisait appeler le Porteur de la Parole, et demanda de l’accompagner afin de devenir son élève et en apprendre plus sur la religion. Frappé par la puissance qui se dégageait du Primarque, le prêtre accepta de l’emmener et de lui enseigner la foi. Cet homme se nommait Kor Phaeron et il changea à jamais le destin de Lorgar. Le jeune Primarque a assimilé les enseignements de Kor Phaeron, les livres, les prières et les réflexions religieuses, le prêtre ambitionnant d’utiliser Lorgar comme moyen de renverser le Covenant pour en prendre la tête. Cette éducation fut pour Lorgar extrêmement sévère : châtiments physique, vivre avec les esclaves pour apprendre l’humilité et obéissance totale envers on maître étant son quotidien. Mais le Primarque n’en tiendra jamais rigueur à Kor Phaeron qu’il finira par considérer être son "père". Cette relation père-fils se concrétisera lorsque Lorgar sauvera Kor Phaeron des griffes de membres de la caravane qui tentèrent de l’éliminer, tuant les agresseurs de son "père". Stupéfait devant la puissance physique de Lorgar et sa dévotion envers lui, Kor Phaeron proclamera Lorgar nouveau Porteur de la Parole, lui jurant allégeance. Lorgar se mit à prêcher à son tour dans les déserts de Colchis, convertissant à tour de bras de nombreuses tribus. Un jour, le Primarque eut une terrible crise, secoué de spasmes. Il prétendra à Kor Phaeron avoir vu la Vérité dans des visions et qu’un être baptisé l’Unique, un dieu en or, allait arriver un jour sur Colchis depuis le ciel. Lorgar fut convaincu qu’il devait devenir le nouveau chef du Covenant afin d’imposer la foi en l’Unique, persuadé que ce dieu des étoiles arrivera une fois Colchis unifiée dans la même foi. Lorgar se mit à convertir les masses d’esclaves de la planète pour prendre d’assaut la cité sacrée de Vharadesh. Une fois la ville sainte prise, Lorgar devenait officiellement le nouvel Ecclésiarque, tandis que Kor Phaeron, son bras droit, devenait l’Archidiacre. Des années de guerres religieuses suivirent, Lorgar menant ses armés de fanatiques conquérir les autres cités, gagnant le surnom d’Urizen auprès de ses fidèles. Une fois Colchis unifiée sous l’autorité du Covenant de Lorgar, le Primarque régnait en maître, proclamant la foi en l’Unique. Une année plus tard, l’Empereur de l’Humanité, accompagné du Primarque des Thousand Sons, Magnus le Rouge, arriva sur Colchis et voyant dans le Maître de l’Humanité le dieu doré de ses visions, Lorgar s’agenouilla et jura fidélité à son père. L’Urizen reçut alors le commandement de la XVIIe Legiones Astartes, les Imperial Heralds, rebaptisés les Word Bearers, emmenant avec lui Kor Phaeron qui reçut un façonnage génétique qui l’éleva au-dessus du genre humain.[3]

Lorgar participa aux riches heures de la Grande Croisade, s’attelant avec ses Word Bearers à éradiquer tout blasphème ou hérésie menaçant le royaume de l’Empereur. Mais Lorgar continuait de prendre l’Empereur pour un dieu, ce qui entrait en totale contraction avec la Vérité Impériale, la doctrine officielle de l’Imperium de l’Humanité qui prônait la rationalité, la science et le rejet des superstitions. Lorgar fit élever d’immenses monuments et des cathédrales dédiés à la gloire de l’Empereur, érigés sur les charniers de ceux qui avaient refusé de se convertir. Cela eut pour effet de rendre les conquête du Primarque extrêmement lentes par rapport aux ordres Légions, ce qui finit par exaspérer le Maître de l’Humanité qui décida de punir Lorgar en ordonnant au Primarque des Ultramarines, Roboute Guilliman, de détruire les cités de la planète de Khur, et particulièrement la cité sacrée de Monarchia, qui revêtait d’une importance majeure pour les Word Bearers et Lorgar. L’Urizen et la totalité de la Légion furent convoqués sur les cendres même de Monarchia et devant Guilliman, le bras droit du Maître de l’Humanité, Malcador le Sigillite et l’Empereur en personne, Lorgar fut humilié, accusé d’idolâtrie et d’inefficacité.[4]

L’Urizen fut brisé par les remontrance de son père. Profitant de cet instant de faiblesse, Lorgar fut approché par Erebus, son Premier Chapelain de la Légion, et Kor Phaeron, devenu le Premier Capitaine de la Légion. Lorgar apprit de ces deux complices l’existence de cultures de mondes différents et sans le moindre rapport vénérant des dieux similaires et que ces entités étaient plus que disposées à accepter sa dévotion. Lorgar partit avec sa Légion dans un pèlerinage censé le mener à rencontrer ces fameux dieux, arrivant sur un monde peuplé d’humains primitifs du nom de Cadia, aux abords d’une immense tempête Warp qui sera connu comme l’Œil de la Terreur. Accueilli par les autochtones, il sera témoin d’un rituel qui verra l’apparition d’un Démon, Ingethel l'Élue, qui lui révéla que la réponse à sa quête se trouvait dans l’Œil de la Terreur. Lorgar enverra quelque uns de ses fils génétiques pénétrer avec un vaisseau dans cet enfer. Ils reviendront, possédés par des Démons et baptisés les Gal Vorbak. Ces premiers Space Marines du Chaos Possédés lui appendront l’existence des Dieux du Chaos, leur guerre contre l’Empereur et d’un l’endroit où les mortels et les dieux pouvaient se rencontrer. Convaincu d’être l’élu du destin et voyant le Chaos comme le moyen de sauver la race humaine d’un inévitable extinction future contre les dangers de la galaxie, Lorgar pénétra à son tour dans l’Œil de la Terreur où il rencontre les hérauts des Dieux qui, après des révélations et des épreuves, le chargèrent de préparer la guerre civile qui mettrait à bas l’Imperium de l’Humanité et offrirait la victoire aux Puissances de la Ruine.[5]

Lorgar convertira les Word Bearers au culte chaotique avec l’aide d’Erebus et de Kor Phaeron, éliminant les derniers vénérateurs de l’Empereur. Il développa des Loges Guerrières au sein de certaines Légions pour propager la corruption, tout en doublant les effectifs des Word Bearers. En parallèle, le Primarque continua la Grande Croisade, accélérant comme jamais les conquêtes et arrêtant de propager le culte de l’Empereur, à la satisfaction de ce dernier. Il participa au Triomphe d'Ullanor qui vit l’apogée de la Grande Croisade, le départ de l’Empereur vers Terra et l’avènement d’Horus Lupercal comme Maître de Guerre, commandant suprême des forces militaires de l’Imperium.[6]

Comprenant que l’heure était venu, Lorgar enverra Erebus corrompre Horus, ce que le Premier Chapelain parvint à faire sur la monde de Davin suite à une cérémonie blasphématoire. Lorsque Horus proclama sa trahison et son allégeance au Chaos aux yeux de tous lors de l’Atrocité de Isstvan III en compagnie des Primarques Fulgrim, Angron et Mortarion, Lorgar fut chargé par l’Imperium de mater le Maître de Guerre renégat sur Isstvan V en compagnie des Night Lords, des Iron Warriors et de l’Alpha Legion et leurs Primarques respectifs. Là, l’Urizen a ouvertement trahi l’Imperium en compagnie de trois Légions, attaquant les Légions Loyalistes en avant-garde de l’assaut sur Isstvan V, les Iron Hands, les Salamanders et de la Raven Guard. Ce fut le Massacre du Site d'Atterrissage qui vit la quasi extinction des trois Légions trahies. Lorgar affronta le Primarque de la Raven Guard, Corvus Corax et ne dut sa survie que par l’intervention du Primarque des Night Lords, Konrad Curze. Une fois la victoire acquise, Lorgar fut chargé par Horus d’attaquer par surprise la puissante Légion des Ultramarines rassemblé sur le monde de Calth et qui attendait les Word Bearers en pensant mener ensemble une campagne contre les Orks. La flotte de Lorgar arriva en orbite de Calth, y débarqua des troupes et attaqua ensuite par surprise la XIIIe Légion, l’Urizen se moquant personnellement de Guilliman en hololithe, vengeant l’affront de Monarchia. La boucherie que fut Calth permit le bon déroulé d’un rituel chaotique qui créa la grande tempête Warp qui isola l’empire d’Ultramar et l’est galactique, empêchant toute communication ou voyage des Loyalistes pour venir en aide à Terra menacé d’invasion : la Tempête de la Ruine. Lorgar, accompagné de son frère Angron, mena la Croisade des Ombres où Word Bearers et World Eaters ravagèrent le domaine de Roboute Guilliman et propagèrent la Tempête de la Ruine. Comprenant qu’Angron était mourant à cause des implants dans son crâne, l’Urizen le mena sur le monde de Nuceria où Angron avait été réduit en esclavage dans sa jeunesse. Les deux frères menèrent un génocide total de la planète et alors que Guilliman et son armée les attaquaient, Lorgar mena un rite qui transforma Angron en Prince Démon de Khorne.[7]

Lorgar apprit plus tard la volonté d’Horus de rassembler ses frères dispersés sur Ullanor afin de lancer l’ultime assaut sur Terra. Il promit de ramener Fulgrim, disparut depuis des années suite à son ascension démoniaque qui avait fait de lui un Prince Démon de Slaanesh. Après une dangereuse quête, Lorgar le retrouva dans le Royaume du Chaos, au sein du Palais des Plaisirs du Prince des Excès et l’affronta avant de le placer sous sa volonté afin qu’il assassine l’être qu’il estimait ne plus être le digne Champion du Chaos : Horus Lupercal. Ce coup d’état tourna court et sur Ullanor, Horus exila Lorgar, le privant de participer à la Bataille de Terra qui verra la défaite finale et absolue du Maître de Guerre et la victoire de l’Imperium.[8]

Lorgar accédera au rang de Prince Démon du Chaos Universel et trouvera refuge avec ses Word Bearers sur le Monde Démon de Sicarus, s’enfermant seul dans une profonde méditation au sein du Templum Inficio, un temple édifié dans le sang de millions d’êtres et n’a plus directement joué de rôle de premier plan depuis des millénaires.[9]

Jeunesse sur Colchis[modifier]

« Saluez notre nouveau Porteur de la Parole ! »
- Kor Phaeron adoubant Lorgar.

Lorsque l’Empereur parcourait encore l’univers afin de sauver la galaxie de la régression, de la superstition et du mysticisme, Il créa les Primarques, des êtres surhumains. Cependant Son projet ne passa guère inaperçu, car un vortex aspira les fœtus des Primarques dans le Warp.

Les vingt capsules d’incubation dérivèrent dans l’Immaterium et finalement, elles furent déposées sur diverses planètes de la galaxie. La capsule de celui qui allait devenir Lorgar Aurelian, le Primarque des Word Bearers, échoua sur un Monde Féodal nommé Colchis.

Le Covenant de Vharadesh[10]

Le Covenant était l’organisation religieuse la plus puissante du monde de Colchis depuis l’Ère des Luttes. L’icône de cette très puissante religion colchisienne était un livre en feu, un symbole d’allégeance et de foi, emblème de l’une des croyances prosélytes des anciennes villes : le Livre de la Parole. Les Word Bearers reprendront ce symbole pour leur Légion une fois réunis avec Lorgar. La ville saint du Covenant était Vharadesh, siège de l’Ecclésiarque, le chef suprême du Covenant tandis que les plus hauts prêtres se nommaient les hiérarques. Le Covenant prêchait la Vérité à travers la Parole, composée de nombreux textes. C’était une foi basée sur la vénération des Puissances, au nombre quatre et répondant aux noms de Khaane, Tezen, Slanat et Narag…

Le Covenant sera conquis par Lorgar qui remplacera le culte des Puissances par l’Unique, le dieu doré des étoiles qui viendra sur Colchis une fois celle-ci conquise par la vraie foi prêché par le Primarque.

Lorgar a atterri dans la lisière d’un lieu nommé l’Oasis de Catarc, laissant à l’endroit de son atterrissage un cratère vitreux. L’enfant Primarque fut trouvé et recueilli par une tribu nommée les Réprouvés, des nomades parias du désert de Colchis, dont le chef se nommait Fan Morgai. Ce dernier baptisa l’enfant Lorgar, ce qui signifiait dans le dialecte local "l’invocateur de pluie", ce nom étant venu naturellement à Fan Morgai dès qu’il avait posé les yeux sur le jeune Primarque.

Dix-sept jours après son adoption par la tribu - soit une demi année en mesure colchisienne - un homme arriva depuis un gros chariot sanctuaire accompagné d’une caravane de divers véhicules lourdement armés. Cet homme était un prêtre et changera la vie de Lorgar pour toujours. Il se nommait Kor Phaeron et il s’était proclamé le Porteur de la Parole. Prêtre chassé pour son militantisme virulent du Covenant, une puissante organisation religieuse qui était basée sur la ville sainte de Vharadesh, la Cité des Fleurs Grises, qui vénérait les Puissances, quatre divinités impitoyables qui régnaient dans un royaume nommé l’Empyrean, Kor Phaeron s’était donné pour mission de prêcher dans le désert auprès des tribus nomades. Lorgar, encore enfant, avait été placé dans la tente principale au centre du campement, une large structure conique rayée de blanc, de noir et de rouge, brodée de constellations sacrées, avant l’arrivée du prêtre.

Puis Kor Phaeron prêcha aux Réprouvés, qui l’avaient accueilli respectueusement, la gloire des Puissances. Le prêtre était dévoré par le zèle, enflammant son discours, touchant et rappelant la triste condition des Réprouvés qui étaient captivés par ces paroles, si différentes des discours rébarbatifs que les autres missionnaires leur avaient servis pour les rallier à leur cause. Mais les membres de la tribu regardaient régulièrement la tente où se trouvait Lorgar qui écoutait avidement les mots de Kor Phaeron. Ce dernier, exaspéré, exigea de savoir ce que refermait cette tente, soupçonnant une archéotechnologie datant du Temps Jadis. Fan Morgai demanda à Lorgar de sortir de la tente, et dès que Kor Phaeron le vit, il fut foudroyé par une énergie incommensurable qui le mit à terre. Plus tard, cet événement sera connut comme le début de l’Ère du Doré.

Remit du choc, Kor Phaeron proclama que Lorgar était habité par l’énergie des Puissances et après avoir apprit le nom et les conditions de découverte du Primarque, il exigea d’emmener avec lui Lorgar, considérant comme blasphématoire que cet être touché selon lui par les Puissances puisse vivre chez des parias. Mais Lorgar s’approcha du prêtre, soulignant qu’on devrait lui demander son avis sur un ton empreint de sagesse et de sérénité. Il rassura Kor Phaeron qu’il pouvait de nouveau le regarder sans être assommé de nouveau. Lorgar exprima le souhait d’accompagner le prêtre, son discours l’ayant touché et se sachant unique, il voulait en savoir plus sur les Puissances et la Vérité. Il ne demanda que de pouvoir conserver le nom de Lorgar en souvenir de la gentille des Réprouvés. Ravi, Kor Phaeron emmena Logar avec lui. Mais dès que la caravane de Kor Phaeron s’éloigna avec Lorgaren son sein, le prêtre donna un signal à ses hommes armés : ils massacrèrent l’ensemble des Réprouvés, car Kor Phaeron avait bien l’attention de garder l’existence sécrète du Primarque afin de l’utiliser pour renverser un jour le Convenant et en prendre les rênes. Lorgar contempla la scène de ce carnage au loin avec placidité, sans montrer le moindre signe de perturbation. S’il fallait lire une émotion dans l’expression de Lorgar, c’était peut-être un léger regret. À sa manière d’incliner la tête et de retrousser les lèvres, on aurait pu croire que l’enfant s’était pas attendu à cette issue. Il semblait indifférent à tous les autres événements qui s’étaient déroulés autour de lui, et semblait posséder une connaissance intuitive des choses qui dépassait de loin son jeune âge.

Emmené dans le chariot sanctuaire de Kor Phaeron, Lorgar découvrit l’existence des esclaves, dont le statut était justifié par Kor Phaeron comme le fait qu’ils avaient offensé les Puissances et que ces dernières en avaient décidés ainsi. Lorgar se vit très vite mit au pas : obligation d’appeler Kor Phaeron "Maître" ou "Porteur de la Parole", ne pas poser de questions à moins d’y être invité et de se concentrer sur les leçons. La première consistait à manger, dormir et prier avec les esclaves, sous la responsabilité d’un certain Nairo, esclave de longue date de Kor Phaeron. Lorgar devait se présenter sans délai aux leçons lorsque le prêtre l’appellerait et s’il devait arriver en retard, il serait puni. Ainsi Lorgar apprit le premier aspect de la Vérité : tous les être vivants étaient des esclaves au regard des Puissances et qu’il fallait être humble.

Lorgar noua une relation de confiance avec Nairo, montrant déjà ses grande aptitudes physiques notamment sur l’ouïe, qui lui permit d’identifier très rapidement les noms de tous ceux composants la caravane de Kor Phaeron. Le Primarque expliqua alors qu’il voulait apprendre la Vérité dans l’espoir de comprendre ce qu’il était réellement. Lorgar appris ces premières prières, comme celle du crépuscule - le Vespéral, récité par Kor Phaeron à ses fidèles le premier soir après sa découverte, apprenant par cœur les mots au milieu des esclaves à l’arrières des autres dévots. Le jeune enfant fut montré par Kor Phaeron aux fidèles durant le prêche comme le cadeau des Puissances afin d’apporter le renouveau à Colchis.

Lors de la première leçon que reçut Lorgar, Kor Phaeron lui lut les Préceptes sur les Leçons de Dammas Dar, traduit de l’épicéen par Kap Daeron de Vharadesh, troisième impression, presses universitaires de Vharadesh. Lors de cette leçon, Lorgar se fit gifler par Kor Phaeron en punition de l’avoir interrogé et pour bien lui faire comprendre qui est le maître. L’enfant Primarque en pleurs récita au mot prêt sa première leçon lorsque le prêtre lui demanda plus tard ce qu’il avait appris. Outré, Kor Phaeron le fit fouetter, afin de lui faire comprendre qu’il ne fallait pas répéter comme un perroquet ce qu’on apprend, mais appréhender le sens des mots de saisir la Vérité sous-jacente. Lorgar en pleurs après cette punition, discuta avec Nairo, ne comprenant pas pourquoi Kor Phaeron l’avait fait fouetter. Néanmoins, son organisme surhumain avait à peine laisser des hématome sur son corps, et il avait conscience de posséder non pas un mais deux cœurs. Il exprima son impatience à apprendre à lire, se doutant que Nairo possédait une grande culture, ce qui en effet était le cas, l’esclave ayant été autrefois professeur et réduit à la servitude pour avoir enseigné que tous les hommes et toutes les femmes étaient égaux au regard des Puissances.

Paradoxalement, Kor Phaeron passait beaucoup de temps avec Lorgar qui grandissait à vue d’œil, lui apprenant à lire, à écrire, à prier malgré ces traitements brutaux, voyant en Lorgar la récompense de sa dévotion et de ses prières et persuadé que son disciple servait les plans des Puissances. Lorgar lisait les textes et absorbait les opinions de Kor Phaeron, prêtant autant d’attention à la substance des pamphlets qu’à leurs détails. Il se lançait souvent dans des débats sémantiques avec Kor Phaeron qui testait ses capacités à répondre aux accusations de blasphème et d’hérésie en le bombardant de doutes et de questions, comme le faisaient les païens.

Lorgar Aurelian durant sa jeunesse sur Colchis.
Sa soif de connaissances était insatiable, et il absorbait tout ce qu’on lui transmettait comme les sables des Plaines Blanches s’imprégnaient de chaque goutte de pluie qui tombait sur le sol aride. Lorgar apprenait rapidement, brûlant non seulement de comprendre des textes des anciens, mais aussi d’en apprendre davantage sur le Temps Jadis, notamment sur Colchis, les Prophètes, les caravanes et les voies commerciales. Ce fut dans ce domaine que Nairo et ses compagnons esclaves purent lui fournir un enseignement plus complet que celui de Kor Phaeron. Pendant qu’ils

préparaient à manger, coupaient et réparaient des câbles, nettoyaient et polissaient, sciaient et martelaient, les esclaves parlaient avec Lorgar, lui racontaient leurs histoires, chantant parfois les chansons de leurs peuples ou partageant le folklore des tribus du désert. Alors que tout le monde parlait la langue de l’eau, la langue officielle de la caravane, chacun avait son propre dialecte et jargon. Lorgar les assimila rapidement, et brûlait d’en faire la démonstration à Kor Phaeron, mais Nairo lui intima fermement de ne pas le révéler au maître. Malgré son dépit, Lorgar craignait suffisamment les coups de fouet pour se taire, et réservait ses talents linguistiques aux esclaves. Parfois, Lorgar se postait posté devant les écoutilles ou au pied d’un nid-de-pie, probablement en train d’écouter la langue des gardes. Et en effet, après de brèves expériences de ce genre, il possédait une parfaite connaissance des jurons issus de trois dizaines de régions et de villes. Alors que ce genre de manifestation suscitait l’hilarité des convertis, qui, en secret, partageaient également leurs propres histoires avec le garçon, elle lui attirait aussitôt les cris et les coups de son maître.

Lors de la sixième Froidure après la découverte de Lorgar, Kor Phaeron emmena la caravane vers Ad Drazonti, une oasis. Durant ce voyage, Lorgar, qui avait acquis une force surhumaine, aida dans leurs tâches quotidienne les esclaves, allant jusqu’à faire chanter gaiement ses compagnons durant leurs travaux. Attiré par ce boucan, Kor Phaeron ordonna aux contremaîtres de donner six coups de fouets aux esclaves sous les yeux de Lorgar qui malgré le fait qu’il était devenu presque aussi grand que le Porteur de la Parole, tremblait de peur. Lorgar se fit gronder et rappeler qu’il fallait laisser les esclaves à leurs tâches car tel était leur place voulu par les Puissances et qu’il ne pouvait les y détourner. Éprouver de la pitié pour les esclaves revenait en effet à commencer à juger les Puissances selon Kor Phaeron et que penser qu’un individu ne méritait pas le sort auquel il était soumis était la porte ouverte à d’autres doutes qui pouvaient mener à défier ouvertement les Puissances et la Vérité. Il est possible que le Primarque commençait à considérer les esclaves comme des victimes plutôt que comme des gens qui méritaient leur souffrance. Lorgar se justifia en affirmant qu’il ne voulait qu’aider mais son maître lui expliqua que ce n’était pas sa place et qu’il ne pouvait remplacer l’ensemble des individus asservis. Lorgar confus, s’excusa car il comprit qu’il était la cause du châtiment des esclaves puis il prêta allégeance à Kor Phaeron, ainsi qu’aux Puissances, promettant de défendre la Vérité quoi qu’il en coûte. Puis il fut condamner à subir huit coups de fouets.

Plus tard, Lorgar arriva avec le reste de la caravane à l’oasis d’Ad Drazonti. Il reçut la consigne de Kor Phaeron de rester hors de la vue des autres caravanes présentes et malgré ses protestations, Lorgar détala hors de portée de son maître lorsque celui-ci le menaça d’une bonne correction. Mais Kor Phaeron s’aperçut que Lorgar n’avait pas la moindre trace des coups de fouets reçu la veille et gronda celui chargé d’appliquer ce châtiment. Mais devant la bonne foi de ce dernier qui ne comprenait pas ce prodige, Kor Phaeron ordonna à Lorgar de se dévêtir. Le contremaître fut étonné de constater l’absence de traces de fouets sur le corps de Lorgar. Le Primarque fut condamné par son maître à être tabassé par cinq membres de la caravanes, connu pour leur brutalité et armée de masse. Satisfait devant le corps meurtri et saignant abondamment de Lorgar, Kor Phaeron décréta que tels seront ses futurs châtiments.

Puis Lorgar quitta Ad Drazonti, la caravane pénétrant dans les Plaines Arides, un lieu dangereux où les tempêtes de sable étaient nombreuses. Le voyage à travers les Plaines Arides se mua en un véritable calvaire, une lutte contre un environnement de plus en plus féroce, la caravane perdant certains des véhicules qui la composait. Le Primarque et ses compagnons atteignirent la défunte cité connue sous le nom de Dernier Refuge, où Sarragen. Là, lors d’une énième leçon, Lorgar implora Kor Phaeron de lui laisser la possibilité de lire ses livres, aux langages indéchiffrables, même pour Kor Phaeron. Le jeune Primarque appela pour la première fois Kor Phaeron "père", changeant radicalement la relation entre eux deux dans le futur. Mais le prêtre rejeta dans un premier temps cet acte d’amour de Lorgar, n’y voyant qu’un moyen de le manipuler par les sentiments. Lorgar fut encore une fois condamné à se faire tabasser mais cette fois-ci, les gardiens refusèrent de lever la main sur lui, le voyant comme un envoyé des Puissances. Pour beaucoup, Kor Phaeron avait accompli son destin en trouvant l’enfant et devait le reconnaître comme le prophète des Puissances. Le prêtre faillit être exécuté avec un nœud coulant par certains membres de la caravane mais il fut sauvé in extremis par Lorgar, le jeune Primarque exigeant qu’on libère son "père". Kor Phaeron avait instillé son credo si profondément dans l’esprit de Lorgar que ce dernier était fermement décidé à sauver le prêcheur des mains de ceux qu’il avait constamment brimés et avilis. Certains se jetèrent sur lui pour le tuer, considérant secrètement que Lorgar était une abomination, et non un cadeau des Puissances. Alors Lorgar les massacra à mains nues, quelque renégats parvenant à s’enfuir dans le désert pour échapper à la fureur du Primarque.

Ayant sauvé son maître, le Primarque fut désigné par Kor Phaeron comme "son fils". Puis Lorgar s’empara d’une massue avec un globe de fer à pointe sur le manche et partit dans le désert pourchassé les survivants afin d’empêcher la nouvelle de son existence se propager jusqu’à Vharadesh, ce qui était la crainte de Kor Phaeron. Sa traque dura trois jours avant de revenir à la caravane, triomphant, alors que Kor Phaeron désespéré devant son absence, s’apprêtait à mettre le feu à ses nombreux livres dont il ne comprenait pas l’écriture.

Plein de fierté, Kor Phaeron proclama devant l’ensemble de la caravane que Lorgar était le nouveau Porteur de la Parole, l’ancien maître ployant le genou devant lui et sous les yeux de l’ensemble de la caravane.[11]

La Dernière Guerre[modifier]

« L’heure est venue ! La Parole ou la Masse sera notre Credo. Nous devons nous montrer cléments mais inflexibles, compatissants mais implacables. Chaque sacrifice humain sera vain si nous refusons l’ultime mission que nous a confiée l’Unique, mais chaque âme sauvée vivra une existence immortelle dans l’Empyrean de l’Unique. Nous pouvons vaciller, tomber, mais nous ne serons pas vaincus, tant que nous resterons fidèles à la Vérité. En avant, enfants de l’Unique, en avant vers la gloire et la salut ! »
- Lorgar, lors d’un prêche à Vharadesh, avant de partir soumettre la totalité de Colchis à la foi de l’Unique.
« Esclaves de Taranthis ! Écoutez-moi. Je suis Lorgar, Porteur de la Parole, messager des puissances, héraut de la Vérité. Je vous apporte une bonne nouvelle. Le regard des Puissances est sur vous. L’Unique approche en ce moment-même, Lui qui nous libérera de tous des liens de l’ignorance.

Ce ne sont pas les jougs et les chaînes qui vous retiennent ici. Ce qui vous retient, c’est la peur. La peur que les doctrines du Covenant ont instillée dans vos cœurs. Les mystères de l’Empyrean vous ont été cachés, dissimulés par une langue rituelle et obscure. L’Ecclésiarque et ses prêtres se sont interposés entre les Puissances et vous, vous privant de ce que vous êtes vous-mêmes en mesure d’atteindre.

Je ne viens pas en tant que porteur de la Vérité, car elle est déjà en vous. Moi, Lorgar, ne suis point votre sauveur, car vous n’avez pas besoin d’être sauvés ! Vous pouvez vous libérer de vos propres inhibitions. Chaque homme et femme qui écoute ces paroles a conscience de sa vertu et de sa place au regard des Puissances. Réjouissez-vous ! Réjouissez-vous donc, les instruments de votre délivrance sont placés entre vos mains !

Montrez maintenant votre foi. Montrez votre dévouement à Sa cause, et l’Unique descendra de l’Empyrean pour répandre la lumière et la Vérité sur nous tous ! Lui ne voit point des esclaves et des maîtres, car Il est le seul maître que vous devez servir. Tous les êtres au-dessous de Lui sont ses serviteurs. Vous ne serez point jugés sur votre statut, mais sur vos actes. Vous ne serez point condamnés pour les faiblesses du passé, mais acceptés pour bâtir la force du présent et de la promesse du futur.

Terrible sera notre vengeance envers ceux qui pèchent contre l’Unique, mais dans l’amour de sa bienveillance Il viendra, et revêtu de la gloire étincelante des Puissances, Il marchera parmi nous pour apporter la paix et un sens à notre existence.

Je n’exigerai rien d’autre de vous que ce que l’Unique a déjà instillé dans vos cœurs. L’Unique ne demande rien, si ce n’est vos prières et votre amour. Nous nous débarrasserons de ces sacrifices odieux et nous nous libérerons de l’ignominie de la fausse servitude. L’Église renaîtra, oui, et Colchis retrouvera sa grandeur aux yeux des mortels et sous le regard des Puissances.

Frappez ! Frappez maintenant, car l’éternité nous appelle. Que votre foi soit pure, et que votre cœur soit fort ! Confiez votre âme à l’amour de l’Unique !

Nous n’avons rien à perdre… hormis nos chaînes ! »

Désormais Porteur de la Parole, Lorgar prêcha à de nombreuses tribus, au point que la caravane qui l’avait accueillit fut plus grande que jamais, le nombre de convertis augmentant sensiblement. Lorgar continua à étudier et à débattre avec Kor Phaeron, devenu son bras droit, sur de nouvelle bribe d’information extraite de livres qu’il avait enfin put lire. Lorgar a entrepris à traduire de nombreuses œuvres que possédaient son ancien maître mais dont les mots étaient inconnus, offrant ainsi de nouvelles découvertes comme de la poésie ou un guide sur l’art culinaire.

Un jour, Lorgar confessa à Kor Phaeron qu’il n’était pas certain de comprendre ce que voulaient les Puissances, et bien qu’il n’y avait quasiment pas une seule phrase dans toute sa bibliothèque qu’il n’ai gravé dans son esprit, il ne s’approchait pas plus de la Vérité. Il sentait que les Puissances attendaient autre chose de lui et ce qu’il cherchait se trouvait dans les étoiles. C’est durant cette réflexion que Lorgar fit sa première crise, entendant une musique que les autres ne pouvaient percevoir et fut secoué de spasmes et hurla. Alors que Kor Phaeron, témoin de cette scène, tenta de le réconforter, Lorgar affirma avoir vu la Vérité dans des visions et qu’un être baptisé l’Unique allait arriver, un dieu vêtu d’or et d’étoiles descendant des cieux sur les ailes d’un aigle. Lorgar se fit à l’idée que cela était le signe des Puissances et qu’il devait devenir le chef du Covenant, ce qui l’obligeait de s’emparer de Vharadesh.

Galvanisé par sa vision, Lorgar révolutionna la foi sur Colchis en proclamant qu’il porterait désormais un nouveau credo : celui de l’Unique, et qu’il allait convertir les masses d’esclaves de la planète pour prendre d’assaut la cité sacrée de Colchis afin d’imposer la nouvelle foi.

Cette campagne de conversion commença lorsque la caravane de Lorgar prit la direction des mines de Taranthis. Là, de de nombreux esclaves du Covenant travaillaient sous un soleil de plomb. Lorgar était impatient de prêcher la parole de l’Unique mais il dut ronger son frein lorsque Kor Phaeron lui expliqua qu’il faillait montrer sa force et faire preuve de violence si on voulait imposer sa vision. Le premier affrontement commença lorsque les hommes armés des prêtres du Convenant qui exploitaient les mines de Taranthis, et sous le commandement de la diaconesse de guerre Hal Aspoa, attaquèrent les fidèles de Lorgar. Le Primarque fonça sur les hommes en armes, sous les projectiles crépitants des lance-javelots et des salves d’obus assourdissantes qui secouaient le flanc cuirassé de son temple mobile. Il se déplaçait à une vitesse stupéfiante, massacrant les soldats du Covenant et fut aidé par des fidèles qu’il avait converti, galvanisé de voir leur Prophète montrer ses époustouflantes capacités, prouvant qu’il était bien l’agent des Puissances. Lorgar fut aidé par Kor Phaeron qui harangua les convertis pour venir en aide à Lorgar, empli d’une soudaine énergie bouillonnante transmise par les Puissance. Le Primarque affronta un mille-pattes motorisé, s’interposant entre la machine et l’esclave Nairo qui aurait finit massacré sans son intervention, ouvrant le nez du véhicule en deux, lacérant sur toute sa longueur les jambes du conducteur restées dans son siège, le torse arraché du reste du corps. Lorgar eut la peau et la chair de ses bras déchiquetée depuis le poignet jusqu’au coude, couvert de sang. Son organisme surhumain répara néanmoins vite les plaies. Les pertes furent lourdes mais la victoire fut acquise, les derniers membres du Covenant se réfugiant dans les mines pour s’y barricader. Affirmant à ses fidèles qu’une voix suffira là où échouaient les armes les plus puissantes, Lorgar prononça un discours pendant des heures devant les mines barricadés, s’adressant aux esclaves qui y étaient enfermés et exploités, les appelant à se libérer de leurs chaînes au nom de l’Unique. Ce discours charismatique fut entendu et très vite, des milliers d’esclaves des mines brisèrent leurs chaînes et rejoignirent Lorgar désormais à la tête d’une véritable armée.

Victorieux, Lorgar avec l’aide de Kor Phaeron organisèrent leur mouvement né dans le sang sur Tharandis. Lorgar se chargerait des âmes des fidèles comme futur Ecclésiarque du Covenant tandis que Kor Phaeron se chargerait de leurs corps comme futur Archidiacre de Vharadesh.

Lorgar et Kor Phaeron guidèrent leur armée vers Meassin, où le Covenant supervisait des plantations de coton et de lin, y faisant trimer dix mille esclaves. Lors du voyage, Lorgar fut de nouveau prit par des crises mystiques, qui annoncèrent l’arrivée prochaine de l’Unique, accompagné cette fois d’un magus, vêtu de bleu, et doté d’un seul œil qui luisait de l’éclat des Puissances.

Les victoires s’enchaînèrent pour Lorgar, de Meassin à Ahesh Ahuk, et de là à Kofus sur les plaines de lave de Toursas, et dans les plantations de Seasas et d’Ouresh où les armées du Covenant furent écrasés et les esclaves libérés par milliers. La légende de Lorgar se développa au Cratère du Chagrin lorsque son armée affronta le Ver Royal, un gigantesque monstre de deux cents mètres, couvert d’écailles rouge et or étincelantes et dont la tête était surmonté d’une sorte de collerette osseuse qui lui entourait le cou. Lorgar fut avalé par le monstre avant de tuer la bête de l’intérieur et ressortir du gosier du Ver Royal terrassé, la bave du monstre brûlant sa chair. Le Primarque devint célèbre sous le nom de "Tueur de Vers", amenant plus de partisans à sa cause, avides de servir sous les ordres de cette légende vivante.

Enfin l’armée des fidèles de Lorgar atteignit les premières routes qui menaient à Vharadesh, où des esclaves trimaient dans les champs sous les fouets des superviseurs du Covenant. Lorgar dut, sous les conseils de Kor Phaeron, se cacher pour éviter le risque que des rumeurs de son arrivée se propagent jusqu’à la Cité des Fleurs Grises. L’armée de Lorgar campa à deux kilomètres de la cité tandis que Kor Phaeron partit vers Vharadesh avec une petite troupe afin d’entamer des discussions diplomatiques. Le père adoptif de Lorgar fut accueilli par des gardes qui lui présentèrent les dépouilles des six hiérarques et celui de l’Ecclésiarque, le chef du Covenant, assassiné par les dévots touchés par les paroles de Lorgar : Vharadesh avait rallié Lorgar et s’était converti à la Parole.

Le Primarque était désormais officiellement le nouvel Ecclésiarque, bien que dans les faits, c’était l’Archidiacre Kor Phaeron qui gérait les affaires quotidiennes. Lorgar prêcha dans le ville sainte le credo de l’Unique, déclarant que l’ensemble de Colchis devait se convertir afin que l’Unique descende du ciel pour les rejoindre. Cela créa une dispute avec Kor Phaeron qui craignait que cette déclaration de guerre mondiale ne mette à bas tout leurs efforts, mais imperturbable, Lorgar lui assura que la force du Verbe triomphera. Lorgar partit mener sa guerre sainte, laissant Vharadesh au bon soin de Kor Phaeron qui y renforcera pendant les années suivantes son emprise et son pouvoir.

La guerre dura six années, et les choses se passèrent telles que Lorgar l’avait prévu. Grands furent ses exploits à la tête de son armée baptisée les Fidèles. Le temps et l’espace manquant pour entrer dans les détails, mais le Primarque voyagea pendant de nombreux jours le long de la côte et dans les déserts pour porter la Parole et la Vérité. Les Fidèles arrivèrent d’abord à Golgora, au-delà de la ville de Tezenesh, et devant ses murs, Lorgar prêcha la Vérité et l’avènement de l’Unique. Les vizirs et aînés de Golgora n’avaient pas chômé pendant l’avènement de Lorgar car ils étaient bien au courant que les Fidèles avaient quitté Vharadesh et ils accueillirent la Vérité dans leur ville. Il en fut de même à Ctholl et Martias, Lanansa et Hourldesh.

Cependant, toutes les villes ne se soumirent pas à l’illumination avec le même enthousiasme. À Epicea, bastion de l’Église de la Délivrance de l’Archiviste depuis de longs siècles, des rochers projetés par des catapultes sur les murs et des flèches enflammées accueillirent les disciples de la Vérité. Malgré toute leur puissance, les tours de la ville ne résistèrent pas plus d’un Long Méridien, d’un Post-Méridien et d’un Vespéral à la ferveur des Fidèles. Assaillie à l’extérieur, la ville fut gangrenée de l’intérieur par les habitants gagnés à la cause de Lorgar. Après sa chute, comme Lorgar l’avait promis, les Epicéens eurent le choix entre la soumission et la mort. Une poignée choisit la mort et fut promptement envoyée dans l’Empyrean pour subir le jugement de l’Unique. La plupart choisirent de se convertir, soit par peur, soit parce que leur crainte initiale d’être réduits en esclavage s’était dissipée après avoir entendu le sermon de l’Ecclésiarque Lorgar. Convaincus qu’ils pourraient vivre librement sous l’égide du Covenant au lieu de courber la tête sous son joug, les Epicéens se réjouirent pendant toute une journée et rallièrent sans réserve leur ville à la cause. D’autres villes résistèrent ou capitulèrent, ou furent rasées, leurs habitants massacrés jusqu’au dernier adulte, irrémédiablement corrompus aux yeux de Lorgar par leur foi et leurs dogmes dévoyés. Lors du terrible carnage à Cathrace, où seul un dixième de la population s’est convertit, des larmes strièrent les joues du Primarque tandis que de grands bûchers consumaient les corps de ceux qui avaient refusé d’entendre la Vérité. Il en fut de même à la Froidure deux jours plus tard dans la ville du Vespéral. Lorgar parti seul dans le désert pour chercher réconfort et communion avec l’Unique, revenant avec un voile sur le visage, sa peau dorée cachée sous les cendres de la cité rasée.

Lorgar envoya de nombreux hommes à Vharadesh en tant que pèlerins prêts à apprendre la Vérité, construisant des routes et des postes, à creuser des canaux et à fonder des couvents et des monastères sur la route afin de guider les Fidèles vers la ville sainte. Les cités où l’opposition contre Lorgar était encore forte furent ralliés par les agents de Kor Phaeron qui renversèrent leurs gouvernements avant l’arrivé du Primarque et de sa troupe. À mesure que la Parole de Lorgar se propageait à travers le continent, le long des côtes et des rares rivières, le réseau, la prospérité et la civilisation de Vharadesh, la Cité des Fleurs Grises, se développaient, canalisant un volume toujours croissant de flux financiers et humains vers les caisses et les cloîtres de l’Archidiacre. Au cours de quatre années terranes, la troupe de Lorgar totalisait des centaines de milliers d’hommes et à la simple rumeur de son approche, même les athées les plus endurcis rendaient les armes. Des villes purgées de tous leurs impénitents étaient refondées à l’image de Vharadesh, où des académies et des séminaires encadrés par les élus de Kor Phaeron continuaient de promulguer le message du Covenant. Les missionnaires s’engageaient toujours plus loin dans les déserts, portant la Parole du Tueur de Vers aux tribus du cœur des étendues sauvages. Au bout d’un moment, le grand continent ne comptait plus une personne civilisée ou un nomade qui n’ait le nom de Lorgar sur les lèvres. Les matriarches de Tezenesh le surnommèrent alors l’Urizen, ce qui signifiait "le plus sage des sages, l’Architecte de la Foi", un nom prophétique et chargé de sens que seul le prophète Tezen avait porté à en croire la légende.

Plus d’une fois, Lorgar confia ses craintes et ses doutes à Nairo, qui était devenu son compagnon s’arme et son confident en l’absence de Kor Phaeron, et qui assista à la débilitation ainsi qu’à l’exultation que provoquaient ses visions. À mesure que chaque ville tombait, Lorgar devenait à la fois plus déterminé et écœuré par les conséquences de ses actes. Plus ferventes devinrent ses supplications envers les récalcitrants, alors même que son armée brûlait de faire couler le sang des infidèles et des blasphémateurs. À maintes reprises, des armées dissidentes, menées par des diacres de guerre trop zélés ou par des adeptes réfractaires tenaillés par le besoin de prouver leur foi, attaquèrent gratuitement, assiégeant et pillant des villes et des cités sans connaissance ou autorisation préalables de Lorgar qui ne pouvait pas les châtier au seul motif qu’ils avaient manifesté une foi incontrôlable. Tout au plus s’éleva t-il contre le fait que des vies soient ôtées sans tentative de conversion préalable.

Devant l’avancée des Fidèles, Lorgar fit face à des coalitions entre les villes restantes mais aucune ne pouvait égaler l’éloquence ou la puissance militaire de Lorgar. À lui seul, l’Ecclésiarque valait une armée de soldats mortels. À l’avant-garde de chaque attaque, il beuglait ses prières à l’Unique tout en frappant ceux qui osaient le défier. Sur Colchis tout entière, il ne se trouvait pas un seul guerrier capable de l’affronter ni un démagogue susceptible d’étouffer la puissance de sa voix. Son don pour les langues et la linguistique était devenu si impressionnant qu’il lui suffisait de passer une journée en présence d’un autochtone ou de lire quelques textes des infidèles pour comprendre leurs us et croyances, leur culture et leur morale. Pas un dialecte ou argument théologique n’était au-delà de sa compréhension, et tandis que ses armées brisaient les murailles et les donjons, sa parole reversait des confessions et des systèmes de croyances tout entiers. Le simple fait de recevoir un sermon dans leur propre langue suffisait à convertir de nombreux ennemis potentiels. Même ceux qui avaient été élevés dans la haine abjecte de tout ce qui venait de Vharadesh se répandaient en larmes et en prières lorsqu’ils étaient soumis à l’amour et au discours du Porteur de la Parole : le salut que leur promettait l’Unique, la reconnaissance des siècles d’ignorance dans lesquels avait plongé Colchis, rompait les chaînes du scepticisme qui les avaient dressés contre la Ville Sainte.

Lorgar pleura chaque vie perdue. Lorsque dix ou vingt mille Fidèles étaient sacrifiés lors des combats contre les infidèles, il leur rendait hommage dans ses prêches, et ses rêves étaient hantés par leurs morts, avouant à Nairo et avec angoisse que le prix de la vérité était trop élevé. Puis il ordonnait l’assaut suivant, conscient qu’il s’était engagé dans une voie et que faire machine arrière signerait un échec envers l’Unique et les millions d’individus qui le considéraient désormais comme un chef et un guide spirituel.

Plus Lorgar approchait de son but, plus ses visions empiraient, la folie et la passion menaçant de le submerger et à le réduire à une loque humaine geignant, la bave aux lèvres, dans son pavillon majestueux. Des rumeurs se propagèrent, affirmant que le Porteur de la Parole avait contracté une infection du désert, ou que l’esprit du Ver Royal l’avait possédé pour se venger de sa destruction. Les visions tourmentaient Lorgar particulièrement aux heures sombres de la Froidure, du Cœur de Nuit et de la Grande Aurore, parfois plus longtemps. Lorgar refusa de retourner dans la Cité des Fleurs Grises tant que l’âme de Colchis demeurait menacée. Il reçut le soutien de Nairo qui lui procura du réconfort alors qu’il alternait entre dépressions et rages noires. Malgré cela, ou peut-être à cause de l’empreinte évidente de la puissance de l’Unique sur Lorgar, la foi des proches de l’Ecclésiarque ne vacilla pas pendant ces épisodes, pas plus que celle de Lorgar. Il émergeait de chaque crise et stupeur revigoré et illuminé, et livrait de nouveaux prêches à propos de ses croyances et de sa compréhension de l’organisation de l’Empyrean.

Sa guerre sainte continua, brisant la muraille de Khathage menant des milliers de personne sur les bûchers. Chaque ville qui avait résisté avait subi un sort similaire : les cohortes de Lorgar investissait les remparts et massacraient tous ceux qui s’opposaient à eux. Ceux qui déposaient les armes, avec les enfants et les infirmes, étaient conduits devant Lorgar pour l’écouter parler. Rares étaient ceux qui poursuivaient dans la voie de l’impiété, mais il y avait toujours quelques récalcitrants, qui, endurcis par les blasphèmes de leurs cultes, demeuraient sourds à la vérité. Même après les avoir envoyés au bûcher, Lorgar espérait sauver les âmes des infidèles de la damnation de l’impiété.

Il ne resta finalement à conquérir que Gahevarla, la Ville des Magistères, dont aucun ennemi n’avait jamais atteint les murailles. Lorgar revint à Vharadesh, retrouvant Kor Phaeron à son bureau, lui exprimant ses doutes sur ses visions, son dégoût de la guerre et sa crainte des mystérieuses technosorcelleries qui protégeaient Gahevarla. Puis il découvrit l’œuvre sur la quelle travaillait Kor Phaeron : la retranscription par écrit des paroles, sermons et conversations tenus par le Porteur de la Parole au fil des années dans le but d’en faire le principal livre saint de Colchis. Lorgar fut d’abord outré d’apprendre que Kor Phaeron y avait fait quelques modifications, soi disant pour des raisons de concision et de clarté. Mais il reçut la promesse de son ancien maître qu’il sera le premier à le lire pour recevoir son approbation. Lorgar accepta et retrouvant du courage, il repartit conquérir Gahevarla pour achever sa guerre sainte.

Lorgar mena les Fidèles vers la dernière cité à lui résister, entouré d’un mur ondoyant de débris et d’énergie crépitante qui était le champ de tempête de Gahevarla. Une seule route menait à Gahevarla et elle traversait le cœur de cette tempête surnommée l’Écorcheuse. Lors du premier assaut avec un chariot recouvert d’épaisses plaques de fer, parsemé de rivets et lourdement soudé, un éclair long de plusieurs mètres jaillit du champ ondulatoire et s’arqua pour frapper le réservoir de carburant du chariot, les vapeurs s’enflammant en une explosion qui secoua toutes les personnes présentes hormis Lorgar. Malgré ses trente mille diacres de guerre, d’acolytes armés, d’adeptes bretteurs et de prêtres guerriers qui se tenaient prêts à avancer, le Primarque sut qu’il était probable qu’aucun d’entre eux ne parviendrait jusqu’à la muraille de Gahevarla, leurs corps brisés éparpillés par les tourmentes démoniaques des magistères. Lorgar se détacha de ses adeptes et s’avança vers la tempête. À dix mètres du mur des éléments déchaînés, il s’arrêta, pensif, comme s’il considérerait l’Écorcheuse pour la première fois. Lorgar s’agenouilla, tête basse, demeurant immobile pendant quelque temps, prononçant des paroles portées par le vent, des prières à l’Unique. Devant ses lieutenants incrédules, Lorgar expliqua avoir prié pour obtenir une protection contre la tempête. Puis Lorgar se remit à marcher, des vrilles d’énergie jaillirent de la tempête, scintillant en travers de sa peau dorée, parcourant ses membres. Le mur de l’Écorcheuse s’inclina devant son avancée et s’ouvrit pour l’accueillir cependant qu’un éclair vert, pourpre et blanc éclatait et crépitait autour de lui. Il leva ses bras et la brèche s’élargit comme sur son ordre. Le sable s’écarta, formant un ravin de roches mouvantes et de poussière tourbillonnante de part et d’autre, des ponts d’énergie crépitant à travers le fossé de plus en plus large. À travers cette brèche, Lorgar avança et son armée se lança à l’assaut.

Gahevarla tomba enfin. Lorgar et sa troupe de Fidèles prirent la muraille et s’engouffrèrent dans la ville. La citadelle centrale fut assiégée et depuis la tour, le dernier magistère lança des éclairs d’énergie noire et un brouillard de vapeur verte toxique en direction de la horde d’adeptes. Lorgar en personne fit voler en éclats les portes du donjon et le sorcier mourut par la main de Lorgar alors que les vents brûlants chassaient les vestiges de l’Écorcheuse.

Colchis était conquise, unifiée sous le Covenant de Lorgar et de Kor Phaeron.

Lors de son retour triomphal, Lorgar découvrit une nouvelle Vharadesh, celle de Kor Phaeron, où toutes les réjouissances avaient été bannies, laissant place à une atmosphère austère et respectueuse. Les rues étaient encombrées d’ordonnés, de prêtres et de diacres, qui inclinaient la tête en signe de respect pour le retour de l’Urizen. Une grande partie de la ville avait été nivelée ; l’ancienne académie était désormais une vaste place, carrelée d’or et d’argent et des icônes de l’Unique en mosaïque décoraient les murs des bâtiments, là où des temples et des ossuaires avaient été démolis et reconstruits, littéralement modelés à l’image du Covenant. Des statues de Lorgar et de Kor Phaeron en marbre et en granit, en or et en argent, en albâtre et en calcaire peint avaient partout été placés.

Lorgar ordonna à Kor Phaeron, et avec les encouragements de ce dernier, de purger le Covenant des derniers vénérateurs des Puissances afin que seul le culte de l’Unique demeure, bien que Kor Phaeron avait à l’insu du Primarque constitué une organisation secrète vénérant l’Ancienne Foi des Puissances, le Cœur Noir. Mais Nairo s’opposa à cette purge, tentant d’ouvrir les yeux à Lorgar sur l’influence néfaste que conservait sur lui Kor Phaeron. Nairo poignarda l’Archidiacre et fut exécuté immédiatement par Lorgar qui l’écrasa de sa masse, prouvant son grand attachement envers son père adoptif.

Là, les mains ensanglantées, le cadavre de Nairo à ses pieds, un halo d’or semblant nimber sa tête, - ou peut-être s’agissait-il d’un simple reflet de la lumière du soleil, Lorgar leva un doigt couvert de sang et le pointa vers les cieux, déclarant qu’Il arrivait ![12]

La Grande Croisade[modifier]

Le Lectitio Divinitatus[13]
« Si un homme rassemble dix mille soleils entre ses mains… Si ses fils et ses filles ensemencent cent mille mondes, et qu’il leur accorde la jouissance de la galaxie tout entière… Si cet homme peut d’une pensée guider un million de vaisseaux au milieu de l’infini des étoiles… Alors veuillez me dire, si cela vous est possible, comment un tel homme serait moins qu’un dieu. »
- Lorgar Aurelian, Primarque des Word Bearers.

Lorgar a écrit durant la Grande Croisade un livre baptisé le Lectitio Divinitatus qui exposait les raisons pour lesquelles l’Empereur était en réalité un Dieu fait chair car aucun être humain n’aurait pu accomplir tout ce que le Maître de l’Humanité avait fait. Les humains mortels qui ont suivi les enseignements du Lectitio Divinitatus se sont finalement organisés en culte religieux souterrain à travers l’espace impérial à la fin du 30e Millénaire, se réunissant en secret pour prier l’Empereur-Dieu. Cette foi interdite connaître un essor durant l’Hérésie d’Horus et inspirera plus tard le Credo Impérial qui prendra sa forme définitive sous l’organisation de l’Adeptus Ministorum, où Ecclésiarchie, devenu la religion officielle de l’Imperium.

Ainsi, la vénération de l’Empereur-Dieu vient directement d’un livre écrit par le premier Primarque à avoir rallié les Dieux Sombres et préparé l’Hérésie d’Horus, guerre qui mis à bas le rêve de l’Empereur, un être ayant combattu toute Sa vie la foi… Dix mille années après la rédaction du Lectitio Divinitatus, le seul à se souvenir des origines du Lectitio Divinitatus est Roboute Guilliman, Seigneur Commandeur de l'Imperium qui ne put que amèrement prendre acte de cette ironie de l’histoire.

Si cela devait s’apprendre, il est fort probable que l’Imperium n’y survivrait pas.

À la fin de la guerre sur Colchis, moins d’un an après la dernière bataille sur Colchis, l’Unique apparu sur un puissant navire volant : l’Empereur était arrivé retrouver Son fils perdu.

On raconte que l’Empereur, accompagné du fameux magus qui n’était autre que le Primarque Magnus le Rouge, se rendit sur Colchis avec deux escouades de Space Marines des Thousand Sons, afin de rencontrer l’Urizen. Lorgar tomba alors à genoux, en pleurs, reconnaissant l’Empereur comme étant le dieu de ses visions, et lui jura fidélité. Entouré de centaines de prêtres à genoux, l’Empereur se présenta à Lorgar comme le Maître de l’Humanité, le Primarque lui expliquant en retour avoir conquis Colchis à travers Son culte, pour la gloire de Son nom. Sous les ordres de Lorgar, tous les aspects des croyances du Covenant furent dédiés à l’Empereur, et la population de Colchis s’est réjouit, unie derrière ce nouveau Dieu venu d’au-delà des étoiles. Des cérémonies de dévotion et divers témoignages d’allégeance s’étalèrent sur plusieurs mois. De nombreux textes sous-entendent que ces longues célébrations irritèrent l’Empereur qui désirait avant tout poursuivre au plus vite Sa conquête de la galaxie. À la fin des cérémonies, l’Empereur offrit à Lorgar le commandement de la Légion des Imperial Heralds, la XVIIe Legions Astartes, que l’Urizen rebaptisa les Word Bearers, et lui ordonna de faire de ses meilleurs guerriers des Space Marines qui formeraient sa garde prétorienne. Lorgar accepta cet honneur et décréta qu’il quitterait Colchis pour prendre sa place aux côtés de l’Empereur, désignant ses plus fidèles partisans pour régenter la planète en son absence. Il emmena avec lui Kor Phaeron qui, bien que trop vieux pour devenir un Space Marine à part entière, fut élevé au-dessus du genre humain en recevant néanmoins les implants d’organes et les manipulations génétiques pré-adolescentes pour pouvoir devenir un Astartes et obtenant le titre de Premier Capitaine de la Légion.

Lorgar se lia d’amitié avec Magnus le Rouge, le Primarque des Thousand Sons, l’Urizen ayant étudié notamment pendant presque dix ans à Tizca, la magnifique cité de Prospero, la planète des Thousand Sons, vivant parmi son peuple et en venant à le chérir comme il aimait le peuple de Colchis.

En parallèle, Lorgar a converti les Word Bearers au culte de l’Empereur, en totale contradiction avec la Vérité Impériale qui servait de doctrine officielle du nouvel Imperium, et qui prônait science et raison, et rejet des religions et des superstitions. Durant la Grande Croisade, l’Urizen et ses Word Bearers s’attelèrent à éradiquer tout blasphème ou hérésie menaçant le royaume de l’Empereur, pratiquant des autodafés, construisant d’immenses monuments et des cathédrales dédiés à la gloire de l’Empereur, massacrant ceux ayant refusé de se convertir et écrivant de nombreux ouvrages traitant de la divinité et de la vertu de l’Empereur. Lorgar lui-même délivra d’innombrables sermons, convertissant des millions de mécréants par la seule force de ses paroles.

La progression des Word Bearers était lente mais terriblement efficace. La loyauté de Lorgar et de sa Légion envers l’Empereur et l’Imperium était incontestable. Les mondes que le Primarque a mis en Conformité livraient régulièrement des Dîmes et ils acceptaient sans contestations les ordres de Terra. Lorgar et sa Légion avaient poursuivi avec succès la Grande Croisade de l’Empereur pendant presque un siècle et, à cette époque, le Maître de l’Humanité n’avait jamais réprimandé l’Urizen pour sa fervente adoration de Sa personne, même si une telle attitude contredisait la Vérité Impériale.

Mais quarante trois avant le Massacre du Site d’Atterrissage de Isstvan V, tout changea.[14]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les Word Bearers

La Délégation de la Lumière[modifier]

Illuminarum

Ferrus Manus était reconnu pour être un très grand forgeron, forgeant des armes incroyables et d’une qualité insurpassable. La Gorgone offrit notamment une Masse Énergétique baptisée Illuminarum à Lorgar Aurelian, sur Terra, en remerciement pour son aide sur le monde de Galathon Secundus.[15]

Alors que la Grande Croisade progressait, Lorgar accompagna l’Empereur, Rogal Dorn, Fulgrim et Ferrus Manus sur une planète sombre du nom de Nostramo. Il marcha dans la cité de de Nostramo Quintus devant la population en pleurs au passage du Maître de l’Humanité et de ses quatre fils, qui furent baptisés la Délégation de la Lumière. Dans un silence si absolu, si profond, qu’il en devenait presque surnaturel, un être attendait l’Empereur et les Primarque au cœur de la cité, le dirigeant dictatorial de cette planète, un conque-mitaine qui avait terrorisé le peuple de Nostramo sous le nom de Night Haunter.

Chaque Primarque se présenta et quand ce fut au tour de Lorgar, qui portait une armure grise gravée de mille paroles et maximes dont les lignes s’enroulaient en arabesques, il inclina la tête et se nomma. Le Night Haunter conserva le silence tout en ayant la vision de l’Urizen couronné de feu psychique, hurlant des imprécations à la face d’un ciel embrasé.

Lorsque l’Empereur s’approcha enfin du Night Haunter, ce dernier s’effondra au sol en hurlant. Puis le Maître de l’Humanité lui toucha sa tête pour le calmer, le nommant Konrad Curze, le Primarque des Night Lords.[16]

D’après le Speculum Historiale, Lorgar parla à Konrad Curze durant les célébrations de la victoire sur l’Archi-Hérétique de Dulorth à Boraint des étranges visions qui l’avaient tourmenté durant ses jeunes années, celles d'un puissant guerrier portant une épée lumineuse, revêtu d’une armure brillante et d’un casque de bronze ainsi qu’un géant en robes bleues, doté d’un œil unique, qui se tenait derrière Lui et qui lui avait parlé de l’arrivée prochaine de son seigneur sur Colchis, lui intimant de se préparer à le recevoir.[17]

La Destruction de Monarchia[modifier]

Lorgar Aurelian durant la Grande Croisade.
Profondément troublé par le fanatisme religieux de Lorgar, l’Empereur, qui avait initialement toléré les croyances de l’Urizen, ressentit de plus en plus de frustration par la lenteur des conquêtes de Lorgar alors que la Grande Croisade atteignit son apogée. Il décida d’y mettre à terme et de punir Lorgar pour ses pratiques religieuses et la divinisation qu’il avait encouragé de Sa personne. Un groupe d’assaut de la Légion des Ultramarines dirigé par leur Primarque Roboute Guilliman, reçut l’ordre de raser seize villes de la planète Khur, un monde très important aux yeux des Word Bearers, qui considéraient sa capitale, Monarchia, comme la "Cité Parfaite" en raison de la dévotion religieuse intense de ses citoyens et du grand nombre de cathédrales et de monuments dédiés au Culte de l’Empereur. Les Ultramarines expulsèrent par la force les citoyens de Monarchia, réprimant dans le sang les résistances et les émeutes avant de raser les cités avec des bombardements orbitaux, ne laissant que des cendres.

Ignorant le rôle qu’avait tenu l’Empereur dans cette destruction, et ne sachant que le rôle qu’avait tenu Guilliman dans la Destruction de Monarchia, Lorgar et sa Légion au complet, forte de 100 000 Astartes, reçu l’ordre de la XIIIe Légion de se rassembler à la surface de la planète. Arrivant depuis un Warhawk doré devant l’ensemble de sa Légion rassemblée dans le cratère mortuaire de Monarchia, l’Urizen s’avança dans les cendres de ce qui fut le Cité Parfaite. D’un sourire teinté de tristesse, le Primarque exprima sa joie de voir ses fils réunis, avant d’annoncer que le sang appelait le sang, son murmure portant parmi la Légion tout entière. Alors que les Thunderhawks des Ultramarines, descendaient sur la planète, Lorgar appela Guilliman à répondre de sa folie, ordonnant aux Word Bearers de se tenir prêts et de guetter le moindre signe de trahison. Roboute Guilliman sorti de son transporteur avec une centaine des ses fils génétiques de son transporteur, de la 19e Compagnie et d’un frêle et vieil homme, à la robe simple et sans prétention : Malcador le Sigillite, le bras droit du Maître de l’Humanité. Lorgar se disputa avec Malcador exigeant des réponses face à la destruction de sa ville, injustifiée à ses yeux. Maldacor lui expliqua que ce monde n’était pas assujettie, ce qui rendit furieux Lorgar qui loua la modèle d’obéissance qu’était les habitants de Khur et leur foi religieuse en l’Empereur, les yeux fous, pointés comme des réticules de visée sur le conseiller de l’Empereur. Malcador souligna justement que c’était cette vénération en l’Empereur en un dieu. Le Primarque n’en crut pas ses oreilles, pensant que Malcador avait perdu l’esprit en confirmant que c’était bel et bien la dévotion de Monarchia qui avait provoqué sa fin. Il projeta le Sigillite de côté par le revers de la main, le vieil homme s’écrasant sur le sol pierreux vingt mètres plus loin, roulant dans la poussière. Lorgar proclama qu’il allait emmener sa Légion sur Terra pour y informer son père mais Malcador, se relevant, expliqua que l’Empereur le savait car c’était Lui qui avait ordonné la Destruction de Monarchia. Lorgar le traita de menteur, alors le Sigillite contacta le Maître de l’Humanité psychiquement. L’Empereur se téléporta alors depuis l’orbite, entouré de Gardes Custodiens, juste devant Lorgar en état de choc.

La Langue Aeldari[18]

Durant la Grande Croisade, Lorgar avait apprit la langue Aeldari quand sa Légion les avait rencontrés pour la première fois, après son départ de Colchis la première fois. Une flotte d’Aeldaris dérivaient dans le vide, alimentés par d’immenses voiles solaires. Lorgar s’était entretenu avec leurs Grands Prophètes, pour déterminer quelle était leur place dans la galaxie de l’Humanité, maîtrisant en quelques semaines leur langage. Lorgar qualifiera ces Xenos comme facile de les mépriser car leur inhumanité les rendait froids ; leur peau sentait l’huile amère et la sueur alien, et leur sagesse tant vantée leur venait au prix d’une condescendance sarcastique. Le Primarque leur demandera de quel droit leur engeance mourante les jugeait-elle inférieurs. Les Grands Prophètes n’avaient pas de réponse à lui donner et les Word Bearers les détruisirent.

La voix de l’Empereur percuta Lorgar et les Word Bearers, leur ordonnant de s’agenouiller devant Lui, ce qui étonna le Primarque alors que Guilliman gardait la posture droite et fière. L’Empereur ré-ordonna à l’Urizen de s’agenouiller, ce qu’il fit, ses instincts premiers s’estompant alors, remplacés par la raison et le confort de la foi. S’agenouiller devant l’Empereur-Dieu n’était que juste finalement. Puis devant Lorgar et toute la Légion à genoux, l’Empereur rappela au Primarque qu’il était un général, et non un prêtre, créé pour la guerre, pour les conquêtes et pour réunir la race humaine sous l’égide de la vérité. Puis l’Urizen vit dans son esprit l’image de Monarchia telle que celle-ci avait existé, montré par son père qui présenta l’ancienne cité comme de l’idolâtrie, plongeant les croyants dans l’erreur. Lorgar continua à justifier la nature divine de l’Empereur qui s’agaça de son comportement. Puis, alors que Lorgar se relevait, tremblant pour des raisons que ses guerriers ne pouvaient discerner et du sang lui coulant par une oreille, en une lente traînée le long des tatouages de son cou, le Maître de l’Humanité accusa l’Urizen et les Word Bearers d’avoir été coupable d’avoir failli envers Lui, de par la lenteur de leurs conquêtes, de s’être attardé sur les mondes conquis pour encourager la population dans le culte d’une foi qu’Il jugeait erronée et d’avoir érigé des rites et des monuments mensongers. Il leur ordonna d’arrêter de propager le culte divin de Sa personne et de revenir à une entreprise plus normale des conquêtes militaires. Avant que Lorgar ne puisse dire un seul mot, l’Empereur se téléporta sur Son vaisseau.

Alors que les Word Bearers peinaient à se relever, Lorgar s’écroula à genoux, se semblant plus savoir où il était. Lorgar renversa la tête et se mit à crier, profondément et longtemps, vers le ciel indifférent. Puis d’une main tremblante, le Primarque étala la cendre noire de Monarchia sur son visage, maculant ses traits sous les ossements pulvérisés de la Cité Parfaite. Deux Word Bearers du nom d’Argel Tal et Xaphen tentèrent de le relever, mais Lorgar bondit sur Guilliman, l’accusant d’avoir apprécié son humiliation et de voir ses efforts réduits en cendres, pendant que leur père lui témoignait sa faveur. Guilliman, imperturbable, lui annonça que l’Empereur avait chargé vingt Custodiens, commandés par l’Occuli Imperator Aquillon, de le surveiller lui et ses fils. Lorgar en fut déshonoré, annonçant à Guilliman qu’il prierait pour qu’un jour il ressente la même chose que lui. Furieux, l’Urizen frappa Guilliman de son poing, lui promettant que plus jamais il se moquera de lui, menaçant Malcador au passage. Kor Phaeron intervint et parvint à raisonner Lorgar et à faire ordonner le retour en orbite de la XVIIe Légion.[19]

Une Nouvelle Foi[modifier]

Aurelian[20]

Le peuple de Colchis s’était toujours tourné vers les étoiles pour y trouver des réponses. Les Word Bearers la Légion née sur ce monde, ne faisaient pas exception. Beaucoup de Chapitres de la Légion furent nommés d’après les constellations éclairant la nuit. Même le nom qui avait été donné à Lorgar, le nom que nul ne prononçait au-dehors de sa Légion, trouvait ses fondements dans l’antiquité : "Aurelian", traduit comme le Doré.

Néanmoins, ses racines linguistiques remontaient plus loin, vers un sens plus exact, créé par des ancêtres qui toujours ont levé les yeux vers le ciel pour y trouver l’inspiration. Aurelian signifiait le Soleil, car le Primarque avait la peau aussi doré que cette étoile.

Se sentant trahi par l’Empereur, Lorgar trouva refuge dans ses quartiers, au sein de son vaisseau amiral, le Fidelitas Lex, refusant toute audience. Il emmena avec lui un bol en argile blanche bordé d’or, large d’un mètre, et qui contenait des cendres et des restes calcinés de tout ce qui restait de la fière Monarchia. Le Primarque étalait chaque jour sur ses traits la poussière de Monarchia. Il se fit aussi brûler la chair par un Serviteur du Mechanicum, subissant des douleurs que n’importe quel mortel n’aurait pu supporter. Lorgar ordonna néanmoins que cesse le culte de l’Empereur, bien conscient que cela pourrait briser sa Légion qui perdait sa raison d’exister.

Il invita Erebus, le Premier Chapelain des Word Bearers, et Kor Phaeron de le rejoindre. Assis ensemble dans une pièce qui n’était éclairée qu’à la lueur des chandelles et le parfum écœurant de l’encens brûlé, Lorgar était habillé d’un simple pagne d’étoffe rugueuse, laissant à nu son torse immense où de récentes marques de fouet barraient ses épaules. Il se remémora avec cynisme les six années de guerre sur Colchis pour imposer la foi de l’Unique et du jour où l’Empereur était arrivé, de la joie qu’il avait ressenti alors. Il écouta Kor Phaeron lui avouer qu’il n’avait vu qu’un dieu doré amenant que le massacre et la mort, mais qu’il avait fait confiance à l’opinion que Lorgar s’était forgée dans son cœur, pas à la sienne. L’Urizen se plaignit d’être obligé de jouer le rôle de général comme ses frères, qu’il ne comprendrait jamais la tactique et la logistique avec la même aisance que Guilliman ou que le Lion et ne posséderait jamais le talent qu’affichaient Fulgrim ou le Khan avec une lame. Il rêvait d’emprunter la voie d’un visionnaire, d’un chercheur de vérité, plutôt que celle d’un simple soldat, devenir un créateur et non un destructeur. Lorgar regrettait d’avoir détruit l’Ancienne Foi pour imposer une religion qui au final, était rejeté par le Dieu qu’elle vénérait, bien qu’il souffrait de devoir accepter cette idée, de devoir faire amende honorable vis à vis de Colchis et de la Dernière Guerre qu’il avait mené.

Puis Kor Phaeron et Erebus lui parlèrent d’une autre foi.

Si l’Empereur était peut-être un dieu, il était imparfait et d’autres entités existaient dans cette galaxie qui étaient prêtes à recevoir de la dévotion. Lorgar écouta Kor Phaeron et Erebus lui expliquer qu’ils connaissaient des êtres divins adorés par l’Ancienne Foi de Colchis - et que Kor Phaeron avait conservé au sein de son organisation secrète, le Cœur Noir, qui s’était diffusé chez un nombre limité de Word Bearers. Médusé, Lorgar apprit de leurs bouches que de nombreux mondes que sa Légion avait conquis avaient des traditions religieuses ressemblant à l’Ancienne Foi de Colchis, ce qui avait amené Erebus et Kor Phaeron à se demander comment des cultures humaines qui ne se sont jamais rencontrés pouvaient avoir des croyances et des dieux aussi ressemblant. Ils avaient donc permis à des vestiges de ces cultes de subsister secrètement face au culte de l’Empereur afin de les étudier et de faire le lien entre elles et la foi qu’elles prônaient. L’un de ses mondes notamment se nommait Davin…

Lorgar fut furieux d’apprendre que ces guerriers menaient dans son dos leur propre projets, s’emparant dans sa fureur de Kor Phaeron, lui serrant le cou d’une main au point de l’étouffer. Seul l’intervention d’Erebus sauva le père adoptif de Lorgar. Après réflexion, l’Urizen ordonna à Erebus de porter sa parole auprès des Chapelains des Word Bearers, de leur expliquer ce qui avait été dit ce jour-là entre lui et ses deux compagnons puis de lui apporter un parchemin et une plume. Il allait prendre des semaines à produire une nouvelle œuvre, un livre, jurant de ne pas sortir de son isolement avant de l’avoir fait. Il la baptisera "La Nouvelle Parole".

Le Primarque avait décidé d’entreprendre le Pèlerinage, un ancien mythe colchisien qui prétendait qu’il existait un endroit de rencontre entre les dieux et les mortels, une odyssée insensée à travers la galaxie, à la recherche de ces mêmes dieux que Lorgar passé des décennies à nier l’existence.[21]

La Campagne de Quarante-Sept Seize[modifier]

La Cohorte Carthage[22]

Les machines de guerre et les équipes techniques expertes de la Cohorte Carthage de la Legio Cybernetica étaient réparties parmi les nombreuses flottes Word Bearers, plutôt que d’habiter leurs propres vaisseaux du Mechanicum, comme cela était le cas des Legios Titaniques. L’insistance de Lorgar avait établi les choses de la sorte. Des décennies plus tôt, quand la Legio Cybernetica avait approché pour la première fois le seigneur des Word Bearers, Lorgar avait généreusement offert de modifier ses croiseurs afin de pouvoir accueillir les besoins spécialisés de ses nouveaux alliés. L’Urizen expliquera cette offre au Fabricator-Général de Mars qu’ils étaient tous des frères sous le regard du même dieu qu’était l’Empereur. Apparemment, une concordance avait été atteinte peu après et la Cohorte Carthage, l’une des plus fières armées de la Cybernetica, marcha au côté de la XVIIe Légion et habita les entrailles de ses vaisseaux.

Quatre semaines après la Destruction de Monarchia, Lorgar emmena sa flotte de la 47e expédition au dessus d’un monde à la surface verte et bleue riches de vie aquatique, et profonds au-delà de l’imagerie poétique. Ce monde fut baptisée Quarante-Sept Seize par l’Imperium - le seizième monde prêt à être ramené dans le giron impérial par la 47e expédition. Le peuple de cette planète avait rejeté les propositions de paix, tourné en dérision le désir de la Légion de les intégrer à l’Imperium, et affichaient ouvertement leur péché d’ignorance en ayant forgé des populations entières de constructions artificielles. Hors engendrer de fausses vies imitant l’aspect de l’être humain était une abomination.

Lorgar apparu sur le pont de commandement du Fidelitas Lex devant ses fils génétiques, une liaison vidéo directe transportant son image sur les passerelles de tous les vaisseaux aux couleurs de la Légion. Serrant son Crozius, posé sur son épaule avec nonchalance, l’Urizen proclama que l’Empereur voulait que les Word Bearers accélèrent leurs conquêtes de la galaxie. Il expliqua que si il ne croyait pas que les populations de Quarante-Sept Seize soient irrévocablement corrompues, il fallait assujettir plus vite et donc devoir purger toute la surface. Suivant cette doctrine, il ordonna aux Word Bearers de massacrer tous les hommes, femmes et enfants de ce monde… En une journée, deux cents millions de vie humaines prirent fin.

Les combats furent violents, la résistance acharnée. La cité de ce monde étaient faites de tours et de rues tortueuses en verre durci et des routes de pierre noire… Les constructions artificielles ennemies se nommaient les Obsidiennes et elles possédaient trois pattes d’insecte, toutes dotées de trop nombreuses articulations, toutes terminées par une lame qui transperçait le sol à chacun de leur pas, avec un torse presque humanoïde, entièrement constitué de verre en mouvement et des circuits qui formaient des veines et des barres de métal qui composaient l’ossature. Ces horreurs vomissaient des éclairs mais étaient vulnérables aux armes énergétiques, offrant aux Word Bearers le moyen de les détruire petit à petit. Cette campagne connu son apogée lorsque le "roi" des Obsidiennes apparut, haut de deux étages et avec six jambes, le torse d’un noir opaque. Il fut détruit par l’intervention des machines de guerre de la Legio Cybernetica du 9e maniple de la cohorte Carthage.

Dans les ruines de la cité ennemie détruite, faisant symboliquement référence à Monarchia, Lorgar retrouva sa Légion victorieuse rassemblée dans un immense parc de plusieurs kilomètres, en plus des robots de la Legio Cybernetica et des vingt Custodiens chargés de surveiller le Primarque. Vêtu des robes d’un grand prêtre de Colchis, l’Urizen s’était téléporté au sommet d’une surélévation naturelle devant les rangs ordonnés de guerriers lui ayant juré obéissance, accompagné de Kor Phaeron et d’Erebus. Il demanda aux Custodiens de partir afin de rester seul avec ses fils. Le chef des Custodiens, Aquillon, refusa, et Lorgar demanda à Kor Phaeron d’ordonner aux Word Bearers de pointer leurs armes sur les Gardes Custodiens. Dépassé, Aquillon se téléporta en orbite avec les siens, laissant Lorgar apprendre à sa Légion l’existence d’une ancienne croyance appelée le Pèlerinage, menant à un endroit de rencontre entre les dieux et les mortels. Puis il annonça retourner sur Colchis pour un temps, ce qui a réjouit nombre de Word Bearers[23]

La Rencontre avec le Roi Écarlate[modifier]

Arrivant avec sa flotte sur son monde natal, Lorgar eut le plaisir de voir le vaisseau de son frère Magnus le Rouge, avec qui il avait autrefois débattu de la nature de l’univers, discuté de philosophie et de foi dans le propre Palais de l’Empereur. L’Urizen avait contacté Magnus afin de discuter avec lui du Warp, domaine dans lequel le Roi Écarlate n’était surpassé que par l’Empereur et dont la compréhension était, aux yeux de Lorgar, la clé du Pèlerinage qu’il ambitionnait d’accomplir. Dans le strategium du Fidelitas Lex, Lorgar fut contacté par Magnus arrivé sur l’orbite de Colchis, ravi de le revoir mais lui demandant pourquoi il l’avait appelé et si les rumeurs sur Monarchia étaient vrais. Gêné, Lorgar l’invita à le rejoindre dans la spire-temple à la surface de Colchis, dans la Cité des Fleurs Grises à Vharadesh.

Lorgar retrouva Magnus à la balustrade du balcon qui dominait Vharadesh. La spire-temple du Covenant offrait une vue imprenable de la cité, et l’Urizen respirait avec son frère les senteurs d’épice, de fleurs et de sable, en regardant le soleil se coucher derrière l’horizon. Lorgar reçut les félicitations du Primarque des Thousand Sons pour ses réalisations à Vharadesh, le louant d’avoir érigé une telle beauté à partir du sable des fleuves et de briques de boue compactée, un havre de paix, mêlant technologie et l’antique avec un talent consommé, ce qui toucha Lorgar qui loua à son tour la beauté de Tizca. L’Urizen écouta Magnus lui parler des cités antiques de Terra qu’il avait vu dans ses méditations en parcourant le Warp, notamment le Cairus, Alixandron ou Babalun. En parallèle, une procession était organisée par le peuple de Colchis pour les rescapés de Khur et notamment pour une jeune femme du nom de Cyrène Valantion qui avait assisté à la destruction de Monarchia. Magnus n’y vit dans ces processions que les calculs de Kor Phaeron, et Lorgar se vit mit en garde des manipulations de son père adoptif. Mais l’Urizen rassura son frère, affirmant que tout allait bien. Lorgar fut questionné par Magnus sur comment la foi avait pu tenir sur Colchis après deux siècles au sein de l’Imperium, une critique à peine voilée du Roi Écarlate.

Lorgar commença enfin à rentrer dans le vif du sujet. Il parla à Magnus des crises et des hallucinations qu’il avait eu de l’Empereur avant sa rencontre avec Lui, ignorant à l’époque ce qu’était de posséder des dons psychiques, dons qu’il possédait vraisemblablement. Lorgar exprima le désespoir qu’il avait ressenti et sa déception quand l’Empereur était arrivé, comprenant qu’il avait mené un guerre religieuse et versé le sang pour un être qui n’en s’était même pas ému. L’Urizen pensait avoir gâcher sa jeunesse penché sur les écritures et les codex religieux, à planifier la venue de son messie et à croire qu’il donnerait un sens à toute vie humaine, un sens que des milliers de cultures humaines continueraient de chercher à jamais. Lorgar écouta Magnus lui expliquer que l’Empereur avait bel et bien donné un sens mais que ce n’était pas ce que lui espérait. Néanmoins, Lorgar s’interrogeait : pourquoi l’Empereur avait attendu plus d’un siècle pour le punir de sa foi religieuse, tout en affirmant que seuls les êtres authentiquement divins récusaient leur divinité. Avant Monarchia, l’Empereur n’ayant jamais nié Son caractère divin à Lorgar, avant de détruire subitement sa foi tout en se désespérant de devoir être un guerrier alors qu’il voulait être un constructeur. Magnus comprit que le questionnement de Lorgar était la raison pour laquelle il l’avait appelé sur Colchis et le Roi Écarlate lui expliqua ils étaient des guerriers car c’était ce que l’Empereur avait besoin pour reconquérir la galaxie, que les Astartes et les Légions étaient conçues pour détruire. Mais Lorgar le contra en soulignant que les Thousand Sons étaient responsables de la beauté de Tizca. Il confirma à son frère que sa vision du monde avait changé après la Destruction de Monarchia tout en lui demandant de ne pas être condescendant, car il ne pouvait pas imaginer ce que c’était lorsque le seigneur de toute la destinée humaine avait réduit son plus grand accomplissement en poussière et en cendre, avant de lui dire qu’il l’avait failli. Lorgar avoua craindra de subir le même sort que les Primarques Inconnus, effacer de la mémoire pour toujours. Il se fit reprendre par Magnus qui lui rappela que nul ne devait évoquer leurs frères disparus avant de lui avouer que l’Empereur était venu l’interroger pour connaître son avis ainsi que celui d’autres Primarques. Lorgar apprit surpris que Leman Russ - les Space Wolves ayant une conscience spirituelle, à leur façon atrophiée et aveugle - l’avait soutenu, tout comme Horus.

Enfin, Lorgar interrogea Magnus sur sa connaissances de la mythologie colchisienne, et de ce qu’on appelait le Pèlerinage, l’endroit où les dieux et les mortels se rencontraient et sur le fait que cela correspondait aux croyances de tant d’autres planètes, c’est à dire l’Empyrean, la Vérité Primordiale ou le Paradis. Pour Lorgar, le fait que tant de chamans et de sorciers sur autant de mondes partageaient cette même croyance ne pouvait pas être de la simple superstition, que l’Empereur se trompait peut-être et que de véritables dieux existaient. Immédiatement, Lorgar fut mit en garde par Magnus, devenu subitement sévère, se voyant conseiller de ne pas s’acharner à pourchasser quelque chose qu’il pourrait vénérer, simplement parce que sa foi était fourvoyée. Lorgar fut mit en garde que l’histoire le jugera humilié et faible, désespéré de trouver une chose en laquelle croire et que l’Humanité n’avait pas besoin de la foi pour comprendre l’univers. Lorgar affirma qu’il avait vu quelques chose dans l’Immaterium grâce à ses dons psychiques, comme un indice de ce qui pourrait être ou les événements futurs qui ne se sont pas encore réalisés. Magnus évita de répondre, réaffirmant qu’il n’y avait pas de dieu. Lorgar contra en soulignant le fait que sur bien des aspects, l’Empereur était un dieu, et que d’autres êtres comme Lui pouvait exister. Exaspéré, Magnus prit congé, ne voyant en Lorgar qu’un être désespéré et qui craignait que la Grande Croisade balaye les derniers indices menant à la vérité qu’il recherchait tant. Lorgar fut questionner par Magnus qui lui demanda si il avait considéré un instant le fait que l’Empereur ait pu le mettre en garde pour une bonne raison ?

Le Roi Écarlate quitta finalement Colchis, refusant d’aider Lorgar le mettant en garde sur le fait qu’il fonçait vers l’abîme. L’Urizen le supplia de le soutenir, commençant à divaguer. Il fut agripper par Magnus par les épaules de sa robe pour enfin se calmer. Doucement, Magnus expliqua à Lorgar qu’il se tenait au bord du précipice, qu’il comprenait sa souffrance mais qu’il ne pouvait pas vivre dans la peur de commettre une nouvelle erreur. Lorgar fut déçu, comprenant que Magnus ne viendrait pas faire le Pèlerinage avec lui avant de finalement promettre de mener la Grande Croisade et de cesser d’élever des monuments à l’image de l’Empereur. Le Roi Écarlate prit congé en se téléportant sur son vaisseau. Avant de totalement disparaître, Lorgar l’entendit lui annoncer que si il persistait sur ce chemin, il ne trouvera qu’une seule chose : le malheur.

Suite à la téléportation de Magnus dans le spire-temple, le sommet de la tour explosa dans un éclat de lumière cuisant, le dôme de verre venant à être pulvérisé en infimes fragments scintillants. Dix minutes après, Lorgar autorisa l’entrée dans ses quartiers des Word Bearers Xaphen et Argel Tal, les rassurant que tout allait bien malgré la dévastation de ses quartiers. L’Urizen profita de la présence de Xaphen et de Tal pour les remercier de l’avoir relevé sur Monarchia suite à sa crise de désespoir. Accompagnant les deux Word Bearers, se trouvait celle que l’on appelait alors la Dame Bénie, Cyrène Valantion, une jeune femme originaire de Monarchia et qui avait perdu la vue en regardant le bombardement orbital des Ultramarines et qui fut trouvée errante dans les ruines de la cité par Xaphen et Argel Tal, acquérant peu à peu une aura mystique. Lorgar salua Cyrène qui prétendit le voir malgré sa cécité. Employant ses talents psychiques latents, Lorgar parla par télékinésie à Argel Tal, pour lui confirmer que Cyrène ne le voyait pas mais qu’elle ressentait son aura que l’esprit de la jeune femme interprétait ensuite comme une image. Puis il s’agenouilla devant Cyrène, ses doigts caressant les joues de la Dame Bénie pour essuyer ses larmes. Lorgar demanda à Cyrène de lui accorder son pardon pour son monde, sa cité et ses yeux, ce que la jeune femme accepta. Le Primarque accepta la requête de Cyrène de servir la XVIIe Légion, lui offrant le poste de confesseur des Word Bearers. Puis se tournant vers Argel Tal, ancien disciple d’Erebus ayant choisi la lame plutôt que le crozius, il annonça que son Chapitre, les Serrated Sun, à la tête de la 1301e Flotte Expéditionnaire, allait l’accompagner dans le Pèlerinage afin de trouver les dieux. Lorgar ne voulait pas être trouvé par ses frères durant cette quête, ainsi ordonna t-il de s’éloigner de Terra et de repousser les limites de l’Imperium à chaque monde qu’ils prendront.

Le Pèlerinage avait commencé, et l’enfer ouvrait ses bras à l'Urizen.[24]

Le Pèlerinage[modifier]

Trois ans après que Lorgar ait dispersé la XVIIe Légion parmi les étoiles, les Word Bearers se sont lancés plus loin et plus vite qu’aucun de leurs frères Astartes vers les confins de l’espace, en tirant derrière eux les limites de l’Imperium. Une immense part de la domination humaine sur les astres est due aux fils de Lorgar ; une réalité qui était bien amère après toutes ces années de progression lente et méticuleuse, laquelle ne leur avait valu que mépris.

Après la destruction totale de Mille Trois Cent Un Douze - le douzième monde amené à l’obéissance par la 1301e Flotte Expéditionnaire et septième planète morte dans les flammes sur ordre de Lorgar depuis le départ pour le Pèlerinage - la flotte du Chapitre des Serrated Sun essuya une tempête Warp qui emporta trois navires de la flotte. À bord du vaisseau De Profundis, Lorgar organisa une réunion dans la salle de briefing du navire, autour d’une vaste table centrale en compagnie de dizaines d’officiers, de Technoprêtres et responsables de la flotte, humains et Astartes réunis. Argel Tal lui exprima sa peine devant la perte des trois navires, ce qui menaçait leur expédition mais Lorgar rejeta son désir de partir rechercher les disparus tout en comprenant sa tristesse. Le Primarque avait atteint alors les frontières de l’Imperium, se trouvant à des mois de communications des autres flottes de la XVIIe Légion. Nuls autres impériaux ne s’étaient autant dispersés et n’avaient voyagé aussi loin de Terra et de ses territoires conquis que les Word Bearers alors. Puis Maître Shosa Delvir, maître des Astropathes de la 1301e Flotte Expéditionnaire, expliqua à Lorgar qu’ils s’étaient ancrés au-dessus d’un monde, et que depuis, il entendait des voix dans le vide, que cette région de l’espace ne ressemblait à rien de ce qu’ils avaient vu durant leurs périples. Le projecteur hololithique de la table fut activé, représentant une vaste région spatiale avec une énorme anomalie Warp se qui manifestait sous la forme d’un brouillard gazeux maculant les étoiles, en s’enroulant vers un centre bouillonnant, ressemblant à un œil… Le Primarque y vit une genèse, l’empreinte psychique d’un événement stellaire incroyable, qui a été suffisamment puissant pour déchirer le vide et laisser l’espace Warp se répandre dans la galaxie matérielle. La région entière appartenait à la fois à l’espace et au non-espace. Le regard perdu, Lorgar comprit qu’une chose y était née. Étrangement, une planète semblait jouir d’une relative stabilité dans ce maelström de l’Immaterium. L’Astropathe était persuadé que quelque chose sur ce monde les appelait. Lorgar coupa court à la conversation, ordonnant que cette zone soit baptisée le secteur Scarus en hommage à un Capitaine Word Bearer, disparu avec un navire durant leur périple dans le Warp et qu’une trace en soit envoyée vers Terra. Puis avec un soin infini, le Primarque prit un rouleau de papyrus dans un tube de bois pendant à sa ceinture. Il le déroula sans aucune hâte, et le tourna finalement face aux membre présent dans la salle. Sur la page était esquissée au fusain une tache en spirale, que tous reconnurent immédiatement : l’Empyrean ou la Porte du Paradis pour les Word Bearers. L’Urizen fut alors persuadé qu’une chose l’avait appelé ici et qu’elle l’attendait sur la planète en dessous de lui car comme l’Astropathe Shosa Delvir, lui aussi entendait les voix à l’intérieur de la tempête qui criait son nom ![25]

La Rencontre avec Ingethel l'Élue[modifier]

Lorgar a atterrit avec un Thunderhawk sur le monde de Mille Trois Cent Un Neuf avec un petit détachement afin d’établir le premier contact avec les humains natifs de cette planète. C’étaient des être primitifs, des barbares en haillons maniant des lances à pointe de silex, mais à la souche humaine pure si ce n’était leurs yeux violets. Le Primarque avait amené avec lui Deumos, Maître de Chapitre du Serrated Sun, les Capitaines Argel Tal et Tsar Quorel, leurs Chapelains, le Technoprêtre Xi-Nu 73 et l’Automate de Bataille Incarnadine et surtout un des Custodiens chargés de surveiller les Word Bearers depuis Monarchia, le Garde Vendatha. L’Urizen comprit que la couleur des yeux de ces primitifs avaient pour origine la tempête Warp qui déchirait la région et qui voilait l’essentiel du ciel nocturne, telle une grande tache en spirale faite de rouges et de mauves, les fixant comme un œil impassible. Lorgar dut très vite remettre à sa place Vendatha qui ne voyait en ces humains que des mutants, refusant d’exterminer un peuple parce que la couleur de leurs yeux ne plaisait pas au Custodien.

Cadia

Le monde que Lorgar visita au bout de son périple s’appelait Cadia, le futur et célébrissime Monde-Forteresse de l’Imperium. Inconnu durant la Grande Croisade, cette planète était peuplé par des humains primitifs vénérant les Dieux Sombres. Sous les plaines septentrionales, les cavernes et les rivières enfouies formaient déjà une grande basilique naturelle. La planète était alors aux yeux des Impériaux paradisiaques, les clichés orbitaux montrant une planète de forêts tempérées, de grandes prairies étendues, d’océans sains et de terres arables. Pourtant les tribus autochtones, vivaient dans un coin peu avenant de l’hémisphère nord, la population vagabonde s’y rassemblant en masse, en ne trouvant que difficilement sa subsistance sur ces plaines arides.

De la centaine de ses sauvages, surgit une souveraine barbare qui s’approcha de Lorgar. Elle avait des runes tribales étalées sur son visage et une cape faite en peau humaine. Chose incroyable, les runes arborés par cette femme étaient des caractères colchisiens. Elle paraissait tout à fait à son aise lorsque ses yeux mutés se levèrent pour rencontrer le regard de Lorgar. Elle parla en colchisien avec un accent chargé et des syllabes saccadées qui ne parvinrent pas totalement à déguiser son langage. Celui-ci avait accompli une longue évolution depuis ses racines proto-gothiques, mais les impériaux le reconnurent, certains avec plus de facilité que les autres. Elle souhaita la bienvenue à l’Urizen, le nommant par son nom. Le Primarque ne laissa rien transparaître de sa surprise tandis que la jeune femme lui expliqua qu’ils l’attendaient depuis de nombreuses années. En parallèle, de nombreuses tribus venant de partout arrivaient vers eux, la femme expliquant que leurs vieux prophètes avaient prédis ce jour. Lorgar observa cette foule grandissante, à la recherche d’anciens aussi respectés avant de lui demander comment elle pouvait parler la langue de sa planète natale. La femme répliqua en affirmant que c’était sa langue, et que c’était la même. Elle désigna Lorgar comme étant le fils favori du "Vrai Panthéon" lui expliquant que son premier père l’avait méprisé, mais que ses "quatre véritables pères" étaient fiers de lui, comme lui avait expliqué les prophètes de son peuple. Elle se présenta enfin comme étant Ingethel l’Élue, le guide choisie par les dieux et que ce monde se nommait Cadia…

Suite à ce contact unique en son genre par le fait qu’une culture primitive ne s’étaient pas montrés effrayés face aux guerriers géants qui marchaient parmi eux, Lorgar et sa suite passèrent une grande partie de leur temps absorbée par les conclaves tenus avec les Cadiens, où les Word Bearers se penchaient sur les écritures de ces humains et discutaient des liens de leur foi avec les anciennes coutumes de Colchis. Puis ils furent amené quelques semaines après par Ingethel dans la chambre d’un temple, une salle grossièrement taillée dans un réseau sans fin de cavernes souterraines : le temple de l’Œil. L’aménagement du temple était aussi pauvre mais les chambres possédaient des pictographes et hiéroglyphes qui couvraient tous les murs, chargés de symboles, de fresques rupestres au charbon et de sceaux gravés. Des étoiles aux branches inégales étaient griffonnées de partout, ainsi que de longs mantras dans une langue incompréhensible, l’agencement des phrases indiquant clairement une structure rimée. Les esquisses du Grand Œil, ainsi que les Cadiens nommaient la tempête, étaient courantes. Lorgar pénétra dans la caverne principale dont les proportions étaient considérables, et tenant pour acquis que la technologie des Cadiens se situait alors aux alentours de celle de l’âge de pierre sur l’antique Terra, ce qui avait probablement exigé des années pour excaver cette salle, et graver les fresques, symboles et strophes sur ses sols et ses murs. Un rituel avait déjà commencé, les Cadiens croyant que cela allait permettre à leurs dieux de se manifester parmi eux. En arrivant, Lorgar fut témoin d’un spectacle sanglant. Une rivière souterraine courait en un flot rapide sous des dizaines et des dizaines de ponts en arcade et des myriades de silhouettes dansaient dans un abandon frénétique au son des tambours. Une île centrale formait un noyau où les ponts venaient se rencontrer et là, s’y trouvait Ingethel, nue à la lueur des flammes, sa peau blême couverte de runes peintes. Trente joueurs de tambour l’entouraient, alors que des centaines et des centaines de Cadiens étaient alignés au pied des murs et sur les passerelles, regardant la cérémonie en train de se dérouler. Beaucoup chantaient les louanges de leurs dieux païens. Dans l’ombre en bordure du cercle central, dix grandes lances se dressaient depuis le sol, un homme des tribus ayant été empalés sur chacune d’elle et y avait expiré, les pointes jaillissaient par les bouches ouvertes des dépouilles. Ingethel dansa pendant que Lorgar regardait en silence la scène, les bras croisés sur sa poitrine, les traits masqués par le capuchon levé au-dessus de sa tête. Le Primarque expliqua à Argel Tal que les offrandes de sang avaient été faites avant qu’il ne fut invité à entrer dans la chambre sacrée. Argel Tal accusa Lorgar de prendre part à cela par son inaction, que son silence donnait raison à cette barbarie. Lorgar prétendit que ce rituel n’était pas différent de ceux qui étaient pratiqués autrefois sur Colchis il y avait quelques décennies de cela.

C’est alors qu’Ingethel proclama à Lorgar qu’un dixième sacrifice était nécessaire. Outré depuis le début, le Custodien Vendatha activa son Arme Énergétique et proclama que cette cérémonie impie devait cesser. Au nom de l’Empereur - et ironiquement en avance sur son temps - Vendatha déclara que Lorgar était un traître à l’Imperium. L’Urizen toisa le Custodien alors que les Word Bearers présents demeurèrent immobiles. Vendatha exigea que le Primarque se soumette à son autorité, d’abandonner cet antre de croyances impies et de retourner immédiatement vers Terra pour se soumettre au jugement de l’Empereur. Lorgar refusa. Les Word Bearers prirent leurs armes tandis que le Custodien se rendait compte que son signal de téléportation avait été bloqué par Lorgar pour l’empêcher d’appeler à lui ses frères restés dans la flotte en orbite. Lorgar offrit à Vendatha un choix : celui de fuir et de ramener à ses frères en orbite une vérité qu’ils ne comprenaient même pas ou l’abattre maintenant, et priver la galaxie de sa seule chance de se voir illuminer. Les choses finirent mal : Vendatha pressa la gâchette de sa hampe, et le Bolter fixé au bout de sa lance lâcha une rafale de projectiles en automatique vers Lorgar qui restait inerte. Mais Argel Tal para les trois premiers Bolts de ses épées de fer rouge et un duel s’engagea entre le Garde Custodien et les Word Bearers présents. Lorgar vit Vendatha tuer trois de ses fils génétiques, Rikus, Tsar Quorel et Deumos, se couvrant la bouche d’une main et pleurant la mort de ses guerriers en maudissant le Custodien. Ce dernier reçut des Bolts qui furent tirés par le Chapelain Xaphen, dévastant son visage avant de se faire empaler par une épée que lança Argel Tal et qui s’enfonça dans sa bouche. Lorgar avait le regard perdu dans le vide, et semblait n’avoir prêté que peu d’attention à ce qui s’était déroulé devant ses yeux. Ingethel proclama que le Custodien, toujours vivant, était la dixième victime sacrificielle. Alors qu’une meute de Cadiens emmenait Vendatha, Lorgar semblait être le seul à entendre un rire venu du fond des âges…

Puis le Primarque prêta attention à Ingethel qui tomba à genoux, tirant sur ses robes, pleurant dans sa supplication. Lorgar comprit qu’il touchait du doigt la réponse à toute ses questions, ordonnant de laisser les Cadiens emmener le Custodien, persuadé qu’un plan allait enfin se concrétiser sous ses yeux. Vendatha fut empalé vivant au côté des neuf autres mais par chance, il ne le resta pas longtemps. La barrière entre le royaume des esprits et le monde de la chair s’ouvrit et la danse sinueuse d’Ingethel prit fin. Des chamans marquèrent sa peau du symbole de l’Œil en spirale, Lorgar reconnaissant un ancien rituel pratiqué sur son monde natal durant sa jeunesse, celui du couronnement des prêtres-rois de jadis et du Covenant avant son arrivée sur Colchis. La jeune femme retourna se placer au centre de la plate forme et sous le bruit des tambours, ses pieds nus quittèrent lentement le sol, portée en hauteur telle une crucifixion immatérielle, et mourut en quelques instants d’une dizaine de morts. Des forces invisibles l’écorchèrent, arrachant sa peau en bandes irrégulières, sa carcasse se rompant et sa musculature éclatant, éclaboussant Lorgar et ses fils de ses fluides vitaux. Ingethel prit alors une nouvelle forme, celle d’une créature avec quatre bras avec un torse svelte, se terminant chacun par une main griffue, la partie inférieure du corps étant un amalgame entre le serpent et le ver, parcouru de veines épaisses sous une chair grise. Son visage était presque entièrement dédié à une gueule immense, aux rangs désordonnés de dents sélachimorphes et son corps ne se tenait jamais immobile, jamais figé, même pour un seul instant. Une paire d’ailes en os jaillit de son dos et de l’une de ses mains griffues, elle tenait fermement son bâton rituel. 

Le Primarque affronta le regard désaxé de la chose qui se présenta comme Ingethel l’Exalté et qui proclama que Lorgar était l’Élu, le fils favori des Puissances dont le nom résonnait dans le Royaume du Chaos depuis des temps immémoriaux, porté sur les vents par les piaillements de ceux qui ne sont pas nés. Ingethel l’Exalté expliqua qu’elle lui montrerait des choses en échange de la vie de ses fils. Lorgar, marchant autour de la créature sans afficher de peur ni de trépidation, refusa tout en lui demandant pourquoi elle exigeait l’âme des Word Bearers. Ingethel affirma qu’elle guiderait les Word Bearers dans l’Œil afin de les amener dans le royaume des dieux que Lorgar cherchait, dieux qui réclamaient au Primarque ses fils. Hésitant, l’Urizen demanda si il leur sera fait du mal, ce que Ingethel confirma. Le Primarque s’isola, à l’abri des obligations que lui imposait la flotte, loin de ses responsabilités de combattant, en demeurant dans les cavernes sous la surface de Cadia. Après une longue réflexion, il décida d’envoyer les Serrated Sun à l’intérieur de l’Œil, bien que cela lui brisa le cœur.[26]

Le Dernier Vol de l'Orfeo's Lament[modifier]

Qui est en Train de me Parler ?[27]

Durant le récit d’Argel Tal, Lorgar écrivait, n’interrompant son fils génétique que pour souligner qu’il grognait en même temps qu’il parlait, que sa voix était divisée comme l’était son âme. Lorgar le voyait grâce à ses sens, percevant deux visages qui le regardaient, quatre yeux et deux sourires. Il conseilla à Argel Tal d’apprendre à mieux cacher son affliction. Il calma les craintes de Tal de voir les Serrated Sun dissous suite à leurs grandes pertes et les "changements" qu’ils avaient subi et que le Chapitre sera une leçon pour l’ensemble de la Légion. Le Primarque écouta les accusations d’Argel Tal pour son inaction durant le rituel d’Ingethel, que le désespoir l’avait aveuglé et que son besoin de vérité l’avait poussé à la cruauté. Argel Tal détestait la vérité qu’il ramenait à l’Imperium et ce qu’il était devenu pour servir la vison de l’Urizen. Bien que la chose en lui prétendit qu’"ils" ne pouvaient pas haïr Lorgar pour ça.

Lorgar avoua maudire la vérité qu’ils avaient découvert sur Cadia, et le fait qu’il avait atteint la frontière de la réalité pour voir la haine et la damnation le contempler depuis les abysses. La créature qui était et n’était pas Argel Tal poursuivit sa récitation. Lorsque Argel Tal avait parlé des Aeldaris, la créature se laissa aller, parlant avec extase des sensations qu’elle avait ressenti en dévorant les âme de l’antique espèce Xenos, forçant Lorgar à rappeler l’identité et le passé du Capitaine, sa jeunesse et son parcours, prouvant au passage qu’il connaissait la vie de chacun de ses fils.

Médusé et en proie à l’émotion, Lorgar apprit une terrible prophétie : Horus, le futur Maître de Guerre, allait dans quarante-trois ans, prononcer quatre mots qui sauveront l’Humanité ou la mèneront à son extinction. Se tenant la tête à pleines mains, ses doigts fins pressés contre les runes élégantes dessinées sur sa peau, Lorgar n’arrivait plus à supporter ces vérités, demandant la présence d’Ererus et de Kor Phaeron. La créature se moqua de lui, traitant les deux mentors du Primarque de manipulateurs pervers. Furieux, Lorgar attrapa Argel Tal par la gorge, se mettant debout dans un mouvement fluide et sans effort, en relevant l’Astartes avec lui. Les pieds du Capitaine se soulevèrent du sol tandis que l’Urizen lui ordonna de surveiller sa langue lorsque il prononçait le nom de ses mentors et qu’il devra désormais lui parler avec respect pour s’adresser à lui. Argel Tal reprit le contrôle de son corps après ce recadrage.

Par décret envoyé à la 1301e Expédition, Lorgar informa de sa décision de mener une expédition dans la tempête Warp. La tenace Capitaine Janus Sylamor de l’Orfeo’s Lament, un croiseur Word Bearer léger et élancé, se porta volontaire pour pénétrer dans l’Œil avant même que la voix de Lorgar eut achevé les bénédictions traditionnelles qui mettaient ordinairement fin à ses allocutions adressées à la flotte. Une fois l’expédition prête à partir, Lorgar reçut depuis les communications la promesse d’Argel Tal que les Serrated Sun trouveront les réponses dont la Légion avait besoin.

L’Orfeo’s Lament disparu dans l’Œil… puis réapparu dans l’espace réel, une minute après son départ. Depuis le pont de commandement du De Profundis qui grouillait d’activité, Lorgar fut frappé d’étonnement, surtout quand il apprit du maître de l’Auspex que l’Orfeo’s Lament était horriblement endommagé. La flotte de Lorgar reçut un signal de détresse du navire en perdition demandant une extradition d’urgence. L’Urizen reconnu la voix d'Argel Tal et quand les appareils de remorquage décollèrent des baies de lancement du vaisseau amiral, une image apparut sur l’oculus, montrant le pont de commandement de l’Orfeo’s Lament. Lorgar vit le visage d’Argel Tal étiré en un spectre pathétique de sa vitalité coutumière, les yeux cernés par les ombres d’innombrables nuits sans sommeil, des mouchetures de vieux sang ornant le côté gauche de son visage, et son armure, ou ce qu’il en restait, était grêlée et fissurée, exempte de tout parchemin. Le Word Bearer semblait étonné de la présence de Lorgar et de la flotte comme, comme si il était parti une éternité… Lorgar vit derrière Argel Tal d’autres silhouettes, des Word Bearers, tous aussi faibles, aussi dévastés que leur commandant. Xaphen tomba à genoux sous les yeux de Lorgar, et se mit à prier dans un torrent confus de paroles qui s’entrechoquaient. Le Primarque apprit à ses fils dévastés qu’ils s’étaient absenté qu’une minute, tandis qu’Argel Tal prétendait avoir disparu sept mois mais qu’il possédait les réponses à toutes ses questions, à l’une d’entre elles par dessus tout. Ils n’étaient plus que trente-huit, sur les cent originaux. Ils n’avaient plus de nourriture, ce qui les avait obligé à dévorer l’équipage et à boire du prométhéum pour survivre… avant de se cannibaliser entre eux. Tandis que les Thunderhawks décollaient pour récupérer Argel Tal et ses hommes, le Primarque lui demanda si ils avaient tué l’équipage, ce que nia Tal, apprenant à Lorgar que cette tempête Warp serait appelé dans les générations futures l’Œil de la Terreur, l’Occularis Terribus et que c’était là que les mortels et les dieux se rencontraient.

Vêtu des robes brodées de glyphes d’un prêtre du Covenant, le capuchon relevé, assombrissant ses traits, Lorgar retrouva Argel Tal mit à l’isolement à sa chambre de méditation et séparé de ses frères. Le Primarque transportait un petit coffret de bois, révélant à l’intérieur une sélection de plumes de vautour taillées ainsi qu’un encrier. Sous l’un de ses bras, le Primarque avait calé un rouleau de papyrus afin d’y consigner les paroles de son fils. Le Primarque s’est tenu devant Argel Tal, la main tendue touchant presque le visage du Capitaine avant d’annoncer que le Word Bearer avait deux âmes en lui ! Argel Tal le lui confirma et à la demande de Lorgar, il lui fit le récit de sa terrifiante aventure dans l’Œil de la Terreur.

Lorgar écouta Argel Tal refaire le récit de leur arrivé sur Cadia et de la consécration Ingethel, puis lui expliquer ce qui s'était passé une fois que lui et le Chapitre des Serrated Sun, accompagné d’Ingethel, avaient pénétré dans la tempête Warp à bord de l’Orfeo’s Lament. Ingethel leur avait expliqué la véritable nature du Warp et des courants Æthériques qu’ils voyaient à l’extérieur du vaisseau, que le Warp était en réalité le réceptacle des émotions et des pulsions des mortels, et qu’elles se manifestaient sous forme d’énergie pure qui était la Vérité Primordiale : le Chaos. Le Primarque écouta en silence la vision qu’avait eu son fils de la Chute des Aeldaris sur un monde nommé Melisanth, désormais noyé par l’Immaterium, la destruction de cette race durant la naissance de Slaanesh et la formation de l’Œil de la Terreur qui en avait résulté.

Sous les interrogations de Lorgar concernant les Aeldaris, Argel Tal lui expliqua qu’ils étaient la mémoire de la galaxie, qui s’effaçait nuit après nuit et qu’autrefois, cette région de l’espace était leur domaine le plus précieux, le cœur de leur empire et que leur décadence les avait fait passer de leur dimension vers celle-ci. D'après les paroles d’Ingethel, les Aeldaris avaient échoué en tant qu’espèce car ils n’avaient pas accepté la Vérité Primordiale, qui était de vivre en harmonie avec les Dieux du Chaos. L’Humanité subirait le même sort si elle refusait d’accepter les Dieux Sombres, et tomberait face aux Xenos et autres horreurs de la galaxie. Lorgar apprit que l’Empereur était l’Anathème des Dieux du Chaos et qu’Il livrait une guerre contre eux, qu’Il connaissait la vérité sur le Warp, qu’Il était le responsable de la future condamnation de l’espèce humaine par Son refus d’accorder à l’Humanité ce qui était son droit en tant qu’enfant choisie par les Dieux et qu’Il maintenait les hommes dans l’ignorance, condamnant in fine l’Humanité à connaître le même destin que les Aeldaris.

L’Urizen se vit expliquer par son fils que l’Empereur avait fait autrefois un pacte avec les Dieux du Chaos afin de pouvoir créer les Primarques et que le Maître de l’Humanité avait trompé les Dieux et gardé les Primarques pour Lui. Par vengeance, les Dieux Sombres avaient disséminé les Primarques sur différents mondes de la galaxie. Cette dissémination des Primarques auraient été causés par Argel Tal lui même : le Capitaine Word Bearer et ses hommes avaient été renvoyés dans le passé, à l’intérieur des cryptes secrètes de l’Empereur par Ingethel l’Élue. Argel Tal avait vu les fils de l’Empereur en gestation et fut convaincu par Ingethel de détruire le Champ de Geller qui protégeait les fœtus des Primarques du contact des Dieux du Chaos, permettant la formation quasi instantané d’un vortex Warp qui happa les fils du Maître de l’Humanité. Lorgar avait été désigné par Ingethel comme le Primaque le plus important, chargé d’illuminer plus tard l’Humanité au sujet de la Vérité Primordiale, et des dieux cachés derrière les étoiles. Argel Tal avoua avoir alors entendu le "Maître de Guerre", comme si il avait été présent avec eux dans la pièce. Lorgar ignorait qui était ce Maître de Guerre, ce qui fit rire Tal qui lui expliqua que ce titre sera celui que portera, dans le futur, Horus Lupercal. Plus terrible, le Primarque des Word Bearers apprit que sa capsule fut celle étant resté le plus longtemps dans le Warp avant son arrivée sur Colchis, afin de le préparer au rôle qu’il jouerait dans l’ascension de l’Humanité, Lorgar ayant senti ainsi le divin contact des Dieux plus qu’aucun de ses frères.

Revenu sur le vaisseau, les Word Bearers des Serrated Sun furent obligés de prouver leur nouvelle foi envers les Dieux en désactivant le Champ de Geller qui protégeait l’Orfeo’s Lament des courants du Warp, permettant ainsi aux Démons d’y accéder. L’équipage et les Astartes furent massacrés et Ingethel tua Argel Tal, lui promettant avant de l’exécuter qu’ils allaient renaître pour devenir les armes dont Lorgar aura besoin pour sauver l’espèce humaine.

Et ils étaient bels et bien revenus à la vie. Ingethel avait disparu, et les Word Bearers mirent sept mois à revenir dans l’espace réel, au point de rendez-vous prévus pour rejoindre Lorgar afin d’apprendre à l’Urizen leur périple.

L’histoire d’Argel Tal terminé, Lorgar baissa sa plume, une émotion inconnue brûlant dans ses yeux. Il exprima sa fierté envers son fils génétique, proclamant qu’il avait sauvé l’Humanité de l’ignorance et de l’extinction et prouvé que l’Empereur avait tort. Immédiatement, l’Urizen mit en place son plan. Tout d'abord, il ordonna l’extermination des Cadiens, car ils constituaient chacun une preuve que l’Empereur ne devait jamais trouver. Les Word Bearers devaient rester purs aux yeux du Maître de l’Humanité et l’Urizen fit croire aux Custodiens présents que les Cadiens avaient été détruits pour leur déviance, faisant propager des rumeurs de rébellion parmi la flotte, rébellion qui aurait tué les trois Word Bearers et le Custodien à la surface de la planète, dans les cavernes païennes. Cela justifia l’emploi d’armes tectoniques sur le site d’atterrissage pour éradiquer les tribus qui occupaient les désolations. Le reste de la planète fut laissé ensuite pour une future colonisation humaine. Lorgar connaissait enfin son rôle dans la galaxie, après deux siècles à s’être débattu pour trouver le droit chemin.

L’union d’Argel Tal avec le Démon était à ses yeux la preuve que le Capitaine était un élu des Dieux comme lui. Argel Tal avertit Lorgar que d’après Ingethel, ce n’était que le début, qu’ils allaient changer sous les effets de la possession, mais pas avant que le moment ne vienne. Que les dieux les appellerait depuis leur demeure à l’intérieur de la tempête, et quand ils les entendront, ils entameront leur "évolution". Lorgar souhaita savoir quelle forme ces changements prendront mais Argel Tal l’ignorait, juste que cet âge toucherait à sa fin avant qu’un siècle ne se soit écoulé. Lorgar lui ordonna alors d’apprendre à cacher sa possession aux Custodiens et à toutes les personnes extérieures à la Légion, jusqu’à entendre l’appel des dieux.

Une cérémonie fut organisé dans le hangar principal du De Profundis, auquel assistèrent tous les officiers d’un grade significatif, ainsi que les Word Bearers survivants du Serrated Sun, incluant leurs acolytes auxiliaires, dont beaucoup seraient élevés au sein des trois Compagnies désagrégées suite aux pertes de la Légion au cours des récents mois. Au côté de la Dame Bénie qui portait un parchemin roulé, posé sur un simple coussin blanc, Lorgar, vêtu d’une chemise de fines mailles d’argent, félicita les Serrated Sun survivants, et fit d’Argel Tal le nouveau maître de leur Chapitre, en plus du Chapelain Xaphen qui prit le parchemin roulé porté par Cyrène Valantion. Le Chapelain proclama que seul son nom et celui d’Argel Tal y était écrit, invitant les Word Bearers présents à se porter volontaire pour que la Dame Bénie puisse écrire leurs patronymes et rejoindre ainsi la nouvelle élite des Serrated Sun et du Primarque, aux couleurs noires et écarlates : les Fils Bénis, ou en colchisien, le Gal Vorbak.

Lorgar fit croire qu’il retournait retrouver le gros de sa flotte, ce qui était un mensonge. Il ne retourna pas immédiatement vers l’espace impérial. L’un des vaisseaux de reconnaissance de la flotte fut choisi pour ramener le Primarque vers sa flotte de croisade principale, et une grande célébration se tint sur tous les ponts du De Profundis en l’honneur du départ de l’Urizen. Le Primarque fit ses adieux à Xaphen et à Argel Tal et alla emprunter le même chemin que le Démon Ingethel avait choisi pour ses fils. Les Custodiens avaient été abusés quant à sa nouvelle destination.

Lorgar s’est rendu à son tour l’intérieur de l’Œil.[28]

Dans l'Œil[modifier]

Pénétrant dans l’Œil, Lorgar se retrouva dans l’orbite d’un monde. Rejoignant la surface, il marcha dans le vent et la poussière de cette planète qui crissait sous ses pieds, un sol si parfaitement mort et sec qu’il défiait tout possibilité de vie. Il ne pouvait pas respirer l’air de ce monde, l’obligeant à porter un casque pour inspirer de l’oxygène propre et recyclé de son armure. Il n’y avait pas le moindre signe de vie à sa surface mais il vit des ruines, une cité noyée par les plaines de poussière.

Puis il entendit une voix derrière lui. Se retournant, il se retrouva face à Ingethel, envoyé en émissaire par les maîtres de l’Immaterium. Le Primarque lui demanda alors de lui expliquer la raison de sa présence dans la folie qu’était ce lieu et la questionna sur sa véritable nature, ne voyant rien des traces de vie qu’il voyait partout chez le genre humain. Pas d’aura, pas de scintillement au cœur du corps de la créature. Ingethel lui expliqua qu’ils étaient dans les royaumes où la chair et l’esprit se rencontrent et que les lois physiques ne signifiaient rien ici, qu’il n’y avait pas de limite à ce qui pouvait être. Tout cela était le Chaos : une infinité de chemins possibles.

Lorgar écouta la créature prétendre qu’il était unique parmi les fils de l’Empereur, car si tous ses frères étaient entiers et maîtrisaient leurs dons depuis leur naissance, lui seul était perdu, sa propre maîtrise venant avec la compréhension qui lui offrira la force de remodeler des mondes entiers à sa guise. La seule différence entre le Warp et la chair selon Ingethel, était que dans le royaume de la chair, la vie consciente naissait avec une âme alors que dans le royaume de la pensée pure, toute vie étai sans âme. Le Primarque comprit qu’Ingethel était une Jamais-Née, synonyme poétique de "Démon".

Il apprit que le monde sur lequel il se trouvait était Ycressa, une planète des Aeldaris avant la Chute. Après la naissance de "Slaa Neth l’Assoiffée", il fut renommé Shanriatha, "Jamais Oubliée" dans la langue de cette race Xenos. Slaa Neth l’Assoiffée était née de la vénération des Aeldaris et elle avait réclamé les esprits de leur espèce toute entière. Elle les avait brisés dans leur âme. Ainsi, alors que lorsque n’importe quel autre mortel mourait, son esprit partant à la dérive dans le Warp, celui des Aeldaris fonçait tout droit vers la gueule de la déesse qu’ils avaient trahie. Ingethel expliqua que certains Aeldaris s’étaient enfuis sur des Vaisseaux-Mondes, dont certains furent détruit lors de la naissance de Slaa Neth et qu’ils marchaient justement dans les ruines de l’un d’eux, Zu’lasa, ou deux cent mille âmes avaient éclaté au moment où Slaa Neth est née. Sans direction, et avec une folie rampante dans son noyau vivant, il s’était écrasé sur Shanriatha. Lorgar apprit la destruction de milliers de milliards, un décillion ou un tridécillion d’Aeldaris lors de la Chute. Cela provoqua chez le Primarque du plaisir, de l’émerveillement et de la peur, se persuadant alors que les Aeldaris avaient été incapables de percevoir la vérité concernant la réalité mais regrettant qu’ils soient morts dans l’ignorance. S’avançant depuis la pente du cratère d’où il pouvait voir les ruines du Vaisseau-Monde, l’Urizen ressentit quelque chose. Le Démon lui parla d’un revenant, d’un écho de vie Aeldari qui poussait ses derniers souffles, s’il respirait seulement encore. Son Crozius en mains, Lorgar s’avança.

Lorgar face à un Avatar de Khaine dans les ruines du Vaisseau-Monde Zu’lasa, dans l’Œil de la Terreur durant son Pèlerinage.
Dans les ruines de Zu’lasa, le Primarque aperçut des fantômes, des spectres de vent et de poussière traçant des formes saisissantes dans la tempête. Il ressentait une résonance qui atteignait son esprit et qui lui évoquait un animal malade en cage, une créature restée à l’agonie pendant très, très longtemps. À mesure qu’il s’enfonçait plus loin dans la cité émaciée, Lorgar constata qu’Ingethel avait disparu. Utilisant ses talents psychiques, Lorgar sentait la conscience cachée, mais qui ne semblait pas vraiment vivante, puisant plus bas à la recherche d’une piste, mais il ne rencontrait rien d’autre qu’un noyau impénétrable de néant. Ne trouvant rien, Lorgar cessa ses scrutations psychiques hésitantes, et ramena sa perception à l’intérieur de son crâne. C’est alors que quelque chose remua sous la terre, et creusa vers le haut. L’Urizen projeta contre la présence une rafale mentale pour la repousser, l’équivalent psychique d’écraser les doigts d’un agrippé au bord d’un précipice mais cela n’empêcha pas une lame d’étrave briser la surface du sol, puis une main qui surgit du sable : c’était la statue d’un dieu mourant qui s’extirpait d’une tombe de sol écarlate. La chose ne parvenait pas à se lever. Lorgar la regarda se traîner, ramper, sans parvenir à discerner la moindre blessure distincte au milieu des plaques d’armure craquelées. Le dieu-statue avait une longue crinière de cheveux qui retombait de part et d’autre de son masque de mort figé en un grognement muet paraissait faite de fumée, tout en exprimant une colère. Il avait des plaques d’armure de pierre, des yeux de flamme blanches, un cœur dont les battements faisaient courir son magma sur des os de pierre noire et dégageait une manifestation gigantesque de rage incarnée et de feu sacré. Sous cette incarnation dévastée, Lorgar avait presque pitié d’elle avant de se présenter au dieu-statue, constatant que la chose l'entendait mais ne pouvait pas lui répondre. La voix d’Ingethel se fit entendre, lui expliquant que ce dieu-statue était un Avatar de Kaela Mensha Khaine, le dieu de la guerre des Aeldaris. Le Primarque avait perturbé le cœur de la ville en ruine en ramenant une chaleur vivante dans cet endroit. Lorgar se détourna du dieu rampant, pour se retrouver face à des dizaines de silhouettes ambulantes et frêles en train de sortir de la tempête. Ce n’étaient que des contours d’Aeldaris qui humait "Sha’eil", traduit par enfer, ou endroit de mal absolu. Lorgar dispersa chacune des silhouettes par des projections focalisées de force psychique mais entendant derrière lui un grincement plaintif derrière lui. Il se retourna à temps pour voir la statue du dieu finir par se redresser à genoux, soulevant une lame ancienne et fissurée. Elle parvint à gronder "Suin Daellae", La Mort Hurlante, le nom de la lame qu’il tenait en main. Le Primarque se rapprocha de la statue en passe de s’effondrer, leva son Crozius et le frappa à l’arrière de la tête, ne laissant qu’une tache allongée de cendres noires qui marquait la forme de la sépulture du dieu. Ingethel réapparut, proclamant que Lorgar avait mit fin à l’écho d’une foi qui avait montré ses failles il y a bien longtemps et qu’un dieu pouvait mourir. Ingethel prétendit avoir arpenté les chemins des possibles, vu ce qui pourrait être et ce qui sera presque certainement. Curieux, Lorgar lui demanda de lui montrer l’avenir possible.

Lorgar se retrouva alors dans un immense hall, sans fin, assez large pour y faire passer mille hommes marchant de front, assez long pour accueillir chaque bannière honorifique de chacun des régiments de l’Empereur, face à la Porte d’Éternité dans le Palais Impérial, l’entrée donnant sur le sanctuaire de l’Empereur. Lorgar resta un temps sous les bannières de compagnie d’un régiment en provenance d’une planète nommée Valhalla, un monde blanc, froid et gelé qu’il ne connaissait pas. Ingethel se glissa vers lui, le Primarque constatant qu’elle saignait. Elle expliqua qu’ils étaient à la fois sur Shanriatha et ici et qu’un jour, il comprendra ce phénomène. L’Urizen entendit soudainement les bruits d’une bataille furieuse et vit, médusé, des fantômes s’affronter dans toutes les directions, les corps spectraux de Space Marines dont certains étaient des êtres difformes et inhumains, leurs visages tordus et leurs corps suintants donnant la preuve irréfutable de leurs origines Jamais-Nées. C’étaient des monstres corrompus, affrontant des Imperial Fists, la Legiones Astartes de son frère Rogal Dorn. Il vit une créature déformée en une reproduction colossale et pervertie de sa pureté d’origine. Son armure était de rouge cardinal et Lorgar comprit que c’était un Word Bearer, bien que la couleur de sa Légion était normalement le gris. Ingethel affirma que cet événement allai advenir, dans cinquante ans dans le futur, par rapport au présent sur Shanriatha. Les Word Bearers allaient d’ici là abandonner l’ancienne livrée de la Légion pour annoncer le changement qui s’emparera de l’Humanité, non plus la Parole de l’Empereur mais celle de Lorgar. Le Space Marine Possédé qui massacrait les Imperial Fists sous les yeux de l’Urizen fut désigné par Ingethel comme étant Argel Tal. Puis Lorgar regarda le Primarque angélique des Blood Angels, Sanguinius, arriver depuis la Porte d’Éternité, ses ailes tachées, parcourues de déchirures, ses plumes blanches striées de sang et son armure en une ruine d’acier fendu et d’or terni. Ingethel présenta le Grand Ange comme le bourreau d’Argel Tal.

Puis Lorgar se retrouva sous un ciel torturé par des volcans grondants et où le sol tremblait dans une vibration prolongée, rendant un grondement de plaques tectoniques torturées loin en dessous du sol gris. Il demanda à Ingethel où il était, mais le Démon prétendit ne pas le savoir, qu’il était ici parce Lorgar avait vu ce qu’il fallait qu’il voit. Cela agaça Lorgar qui menaça la créature avant de se ressaisir et de lui demander pourquoi il avait été façonné depuis sa naissance pour être amené ici et qu’est-ce que le destin attendait de lui. Le Démon se remit à baver, ses gencives saignaient à présent et deux de ses bras étaient recroquevillés contre son torse luisant. Ingethel avoua que son incarnation touchait à sa fin et que son essence était mal installée dans cette cage d’os et de chair. Puis la créature expliqua que Lorgar connaissait la réponses à ses questions, qu’il était ici parce que les dieux l’avaient voulu. Dans les fils enchevêtrés de la toile du temps, Ingethel avait vu d’innombrables futurs dans lesquels Lorgar ne venait jamais vers les Dieux Sombres, que dans l’un d’eux, il mourrait jeune, tué par des assassins cherchant à restaurer les anciennes coutumes, que dans un autre, il fut empoisonné, trois nuits après avoir pris la capitale, dans sa conquête de Colchis, empoisonné par Kor Phaeron. Dans un autre destin, il avait été exécuté par Horus pou avoir dans un élan de colère plongé un poignard dans le dos de Sanguinius. Plus d’une fois dans d’autres existences, il avait défié l’Empereur pour l’avoir cette fois considéré que comme un humain, mourant le plus souvent sous la lame de Curze ou de Russ. Lorgar demanda pourquoi lui, le Primarque le moins doué stratégiquement, et surtout pourquoi pas Magnus, le plus puissant des Primarques. Ingethel affirma que le Roi Écarlate était déjà des leurs, bien qu’il l’ignorait encore et qu’il le rejoindra de lui même dans cinquante ans.

Pour justifier ses propos, Ingethel amena Lorgar sur les plaines d’un monde face à un paysage urbain irrégulier. Lorgar reconnut Tizca, dévastée, fracassée, réduite en gravats. Horrifié, Lorgar jura de prévenir Magnus de la dévastation future de sa glorieuse cité. Ingethel affirma que cette destruction devait advenir afin que Magnus ouvre sa cité au Warp afin d’échapper à sa destruction, forgeant un bastion pour la guerre à venir, guerre que Lorgar préparera mais qu’il ne mènera jamais, celle qui apportera toutes ces vérités à l’Imperium, vérité que l’Humanité se devait d’accepter si elle souhaitait survivre dans une galaxie qui l’abhorrait et ne pas connaître le même destin que les Aeldaris. Le Primarque comprit que les Dieux voulaient une union entre les mondes immatériel et matériel, que les Dieux avaient besoin des mortels car leur puissance s’étouffait quand ils n’avaient ni prières ni actes dédiés à leurs noms. Ingethel le lui confirma, détaillant le fait que le Warp concentrait toutes les émotions humaines, toutes les émotions de toutes les espèces sensibles, rendu manifeste sous forme de tempête psychique. Les Dieux du Chaos ne seraient donc pas l’ennemi de la vie mais son résultat, offrant l’immortalité et l’infini des possibles aux mortels souhaitant faire symbiose avec les Démons. C’était tout ce dont l’Humanité avait toujours rêvé : ne plus avoir de rivale dans la galaxie, prendre le pouvoir sur toute autre forme de vie, et devenir éternelle. Lorgar se vit rassurer sur le fait qu’il attirera d’autres à la cause des Dieux Sombres à mesure qu’il libérera les mondes un par un, que sa Légion ne passera plus des années à modeler des mondes parfaits vénérant l’Anathème comme leur Empereur-Dieu mais qu’elle écrasera les résistances sous ses bottes, et attirera de nouveaux fidèles humains à leur service. Beaucoup d’autres seront emmenés dans les hospices de récolte génétique, et transformés pour devenir les guerriers de Lorgar. L’Urizen ne savait toujours pas pourquoi cela devait être lui mais le Démon affirma que c’était parce que seul la XVIIe Légion serrait prête à mourir pour la vérité et pour l’Humanité et non pour l’Imperium.

Il demanda si Magnus était là, malgré le fait qu’il était cinquante ans après la nuit où il avait pénétré dans le Grand Œil. Ingethel le lui confirma, ils étaient que quelques jours après un événement que l’Humanité viendra à appeler le Sac de Prospero. Magnus était tombé, victime de son arrogance, et il résidait à présent dans la plus haute tour de sa cité brisée, à se lamenter sur la destruction de sa Légion et sur la mort de ses espoirs. Il n’avait que les meilleures intentions, mais sa curiosité l’avait condamné aux yeux de l’Empereur. Il avait exploré trop en profondeur et trop longtemps des idées que l’Empereur ne partageait pas. Lorgar apprit que Magnus s’était caché sur ce monde en téléportant Tizca ravagé dans l’Immaterium. Lorgar avança et fit face à un Thousand Son muté, avec des tentacules tremblotants couleur chair qui lui servaient comme bras, et ce qui restait de son visage donnait l’impression d’avoir fondu et coulé sur le devant de son crâne. Devant ce Thousand Son qui empestait la viande avariée, l’odeur riche et cuivrée des secrets ésotériques et qui gardait le rempart tombé de Tizca qui se dressait en un monticule de gravats, il se présenta comme étant l’authentique Lorgar et qu’il venait parler à Magnus.

N’arrivant pas à s’exprimer, le Thousand Son utilisa le télékinésie pour parler au Primarque, en se présentant comme Hazjihn. Il ne pouvait croire qu’il était Lorgar car le Roi Écarlate lui avait dit qu’ils étaient la seule présence humaine sur ce monde. Lorgar ouvrit les mains en un geste de bienveillance désarmée, lui parlant d’un soir où il avait discouru sur les paraboles de Khed-Qahir, dans les jardins de l’ouest de la Cité des Fleurs Grises. Hazjihn s’en souvenait et lui demanda combien de Thousand Sns étaient présents, Lorgar répondant trente-sept, et quel était le cinquantième principe de Qahir, l’Urizen répondant qu’il n’en avait que dix-neuf. Déboussolé, Hazjihn emmena Lorgar voir Magnus. En chemin, le Primarque demanda combien de Thousand Sons avaient muté, Hazjihn répondant juste que les Puissances les avait béni et que cela faisait quelques jours qu’ils étaient réfugiés sur cette planète.

Lorgar rencontra Magnus dans sa bibliothèque. Le Primarque des Thousand Sons paraissait avoir vieilli d’un siècle et il n’était plus habillé que d’une lumière divine dont l’éclat se gravait dans l’esprit de ceux qui posaient les yeux sur lui. Pourtant, sous cette grandeur psychique, c’était un être brisé que Lorgar vit. L’œil qu’il lui restait avait gardé bien peu de son ancien éclat iridescent, et ses traits, qui n’avaient jamais été ceux d’un bel homme, étaient à présent craquelés par les rides du temps et les ravines de la pensée torturée. Lorgar vit l’un de ses propres livres, Un épilogue au tourment, rédigé l’année même où il avait remporté la croisade contre le Covenant et les anciennes coutumes sur Colchis. Lorgar constata que Magnus ne semblait pas surpris de le voir, car ce monde était source de surprises à n’en plus finir. Le Roi Écarlate cependant pensait qu’il ne voyait qu’une hallucination, un piètre simulacre de Lorgar car ses yeux ne brûlaient pas de la flamme d’une foi que seuls ses fils et lui comprenaient et qu’il ne portait pas les mêmes cicatrices. Lorgar tenta de faire comprendre à Magnus qu’il était l’authentique Lorgar durant les dernières nuits de son pèlerinage mais Magnus refusa de l’écouter et dans une explosion de clarté blanche qui priva l’Urizen de toute perception, il chassa Lorgar qui ressentit une sensation de chute.

Lorgar ouvrit les yeux, étendu sur Shanriatha. Mais il lui était pourtant possible à présent d’y respirer et la température, bien que froide, était loin d’être mortelle. Son armure était brûlée par la magie employée par Magnus pour le congédier. Remettant néanmoins son casque pour mieux respirer, il vit Ingethel qui gisait au sol, replié sur elle-même en position fœtale. Revenant à lui, le Démon apprit à Lorgar que son incarnation n’en avait plus pour longtemps et qu’il lui en avait beaucoup coûté t’extraire Lorgar de la tour de Magnus qui servait - servira - l’Architecte du Changement sans s’en rendre compte, à la différence de l’Urizen qui sera le seul Primarque à rallier les Dieux du Chaos par idéalisme et pour le bien de son espèce. Lorgar lui demanda si il survivrait à cette future guerre, le Démon le mettant en garde qu’il risquera de connaître plusieurs fins, certaines plus probables que d’autres. Par exemple, sur un monde nommé Grièche, il interférera dans une dispute entre Magnus et Leman Russ, et il existait une concordance de possibilités pour qu’il meurt durant leur duel. Mais surtout, si jamais il tirait son arme contre Corvus Corax, il ne pourrait pas le vaincre au combat et serait donc presque certain de mourir.

Ingethel avertit Lorgar de la tâche immense qui l’attendait et qu’au cours de la Grande Croisade de l’Empereur, il ira sur de nombreux mondes. Ceux peuplés par des espèces aliens lui seront inutile et pendant les prochaines décennies, il devait laisser ses frères Primarques purger ceux-là. Il devait à la place trouver des mondes riches en vies humaines avec aussi peu de déviations que possible de la souche humaine pure. Au fil des cinquante prochaines années, il devra ajouter mille guerriers chaque année. Et pour chacun des Word Bearers qui tombera, il devra en recréer deux.

Lorgar avait une dernière épreuve à passer pour devenir l’élu du Panthéon car les dieux étaient des êtres capricieux, et l’un des dieux avait franchi les limites et violé l’accord. Ce Dieu souhaitait le mettre à l’épreuve lui-même. Soudainement, Ingethel hurla à cause d’une douleur psychique. Un monstre s’abattit sur le sol, avec d’immenses ailes noires et bestiales, une tête cornue évoquant le Sathan de l’Ancienne Terra. Dans ses poings ayant la taille d’un guerrier Astartes, il serrait un fouet et une immense hache de cuivre martelé, à la surface incrustée de caractères runiques en métal dense. Ingethlel désigna ce Buveur de Sang, Démon Majeur et Champion du Dieu du Sang, comme étant An’ggrath le Déchaîné, venu pour tuer Lorgar. La créature rugit et le bruit fut assez fort pour perturber l’électronique du casque du Primarque qui l’arracha afin de ne pas combattre sourd et aveugle.

Malgré les suppliques d’Ingethel qui affirmait que le Dieu Kharnath avait violé l’accord et que Lorgar n’était pas un duelliste, l’Urizen leva son Crozius. Le fer de hache rencontra la masse d’armes dorée et demeurèrent bloquées l’une contre l’autre. Le Primarque repoussa la hache du Buveur de Sang en pesant brusquement contre elle, et laissa tomber sa masse de guerre, en un coup aidé par la gravité, qui s’écrasa sur le genou de la créature. Le fouet du Démon Majeur, alors tombé sur un genou, trouva le cou de Lorgar. Le Primarque fut traîné vers le monstre mais il put lancer sa masse d’une seule main. Elle atteignit le Buveur de Sang en plein visage offrant à Lorgar le moyen de se libérer afin de récupérer son arme. La hache du Démon Majeur s’écrasa contre le Crozius mais l’arme démoniaque se brisa. Devant le Champion du Dieu du Sang qui saignait, Lorgar s’avança, ses craintes envolés avant d’être soulevé du sol par le rugissement d’An’ggrath puis projeté plus loin sur le sol rocailleux. Énervé, Lorgar appela Ingethel à l’aide, jurant de lui faire la peau si elle venait pas l’aider. Mais Ingethel glissa sur le sable et s’éloigna, en caquetant d’un rire effrayé. La main immense du Démon, privée de sa hache, se tendit pour saisir le Primarque étendu. Lorgar réagit purement par instinct et leva la main à la rencontre de celle qui cherchait à l’agripper, en se souciant peu du feu psychique qui brûlait dans ses yeux. La grande main rouge se heurta à une barrière psychique, et ses articulations craquèrent. Lorgar frappa et son Crozius cogna contre les doigts recourbés et pulvérisa les os de fer noir sous la chair. Le fouet revint frapper, et s’enroula en spirale autour de son bras et de son Crozius, en le mordant de ses piquants alors qu’An’ggrath ouvrait la gueule pour le dévorer. L’un des traits d’esprit lâchés par Angron lui revint en ces instants où Lorgar méditait sur l’immortalité : si ça peut saigner, ça peut être tué. Le Buveur de Sang le souleva du sol et ses mâchoires se refermèrent sur le bras libre de Lorgar, raclant sur la céramite de son armure. Quelque chose grinça dans son coude, puis craqua, et se rompit entièrement et son bras tomba inerte, les doigts gourds, n’obéissant plus aux impulsions de son cerveau. Avec une fureur que même Angron aurait admirée, l’Urizen libéra son Crozius par la force dans un hurlement dément et l’écrasa contre la tempe du Buveur de Sang dans une gerbe d’os éclaté, en lui fracassant la joue, l’orbite et la charnière de sa mâchoire. Le Primarque retomba sur le sable et frappa l’autre jambe de la créature, assénant un coup rassemblant toute sa force sur le côté de la rotule. Le Buveur de Sang s’écroula en beuglant, terrassé. Lorgar lui sauta sur le dos et lui asséna un seul coup décisif sur le relief de son échine. Il revint faire face au Démon, regardant droit dans ses yeux fiévreux et lui demandant ce qu’il avait apprit. Devant le silence du Démon Majeur, il lui expliqua que sans concentration, la rage n’était pas une arme. Puis il abattit sa masse contre la tête du Démon, et la puissance du coup écrasa l’essence incarnée du Dieu du Sang.

Vainqueur, Lorgar s’effondra, seul et blessé. Mais il entendit deux voix très semblables et se redressant, il vit une silhouette ailée avec des traits aviaires grotesques, deux ailes flétries malodorantes et deux têtes de vautour. Ce Démon parlait avec énigme et était ici pour le juger définitivement et lui offrir un choix. Il se présenta comme étant Kairos le Tisseur de Destins, l’Oracle de Tzeentch. Kairos expliqua que l’avenir n’est pas entièrement indéterminé et que les confluences existaient sous forme de certitudes. Viendra un temps où la guerre éclatera dans tout l’Imperium de l’Humanité, et Lorgar se retrouvera à nouveau face au frère qu’il méprisait : Roboute Guilliman. Cela adviendra sur le monde de Calth, là ou il affrontera Guilliman, et le tuera. Ceci sera un moment d’une importance suprême, un nœud parmi les possibles, un pivot et les Dieux du Chas forçaient Kairos à ne dire que la vérité en cet instant crucial entre tous. Sur Calth, Lorgar devra faire le choix d’emprunter la voie de la gloire personnelle, ou celle d’une destinée divine, si il se tiendra parmi ses frères en tant qu’égal, avec la vengeance comme objectif, ou si il œuvrera au nom des Dieux, en essuyant la honte pour une plus grande victoire. Si il tuait Guilliman en l’affrontant sur Calth, il gagnera le respect et l’admiration de ses frères et savourera sa vengeance. Mais sa guerre sainte faillira et les défenses de l’Empereur recevront le soutien de trop de défenseurs, attirés là par des destins qui leur auraient autrement été refusés. Et ce faisant, il aura acquis sa vengeance personnelle mais perdra son ambition de libérer l’Humanité de l’ignorance. Lorgar demanda à Kairos de lui montrer ce futur, et il se vit sur un pont d’un vaisseau, une centaine de mortels et d’Ultramarines massacrés autour de lui. Lorgar se vit lui-même au cœur des flammes, le Crozius entre ses gantelets, portant une armure rouge reflétant celle des Word Bearers qu’il avait vus à la Porte d’Éternité. Guilliman sortit des flammes en titubant, un de ses bras sectionné et qui s’interrompait au coude, le sang coulant en ruisseaux visqueux des joints de son armure. L’image de Lorgar projeta sa main en avant et une énergie psychique dorée forma un halo et couronnait sa tête de trois cornes éthériques avant de frapper le suzerain des Ultramarines qui s’écrasa sur le pont. L’image de Lorgar souleva le seigneur de Macragge par la gorge, et le plaqua au mur tandis qu’il l’étranglait, promettant de détruire Ultramar. L’image disparut alors que le Primarque vit Guilliman sourire de déception. Une des têtes de Kairos prétendra que le Primarque des Ultramarines détestait Lorgar et qu’il avait toujours pensé qu’il était un traître en puissance. Mais l’autre tête affirmera que Guilliman ne le détestait pas et que sa haine n’était que le fruit de l’imagination de Lorgar. Le Démon disparu en un instant après avoir réaffirmé que tout se jouera dans l’Ultima Segmentum.

Lorgar trouva celle qu’il cherchait recroquevillée sur elle-même, enroulée dans une parodie grotesque de gestation reptilienne. C’était Ingethel, qui lui annonça qu’il avait assisté à tout ce qu’il devait voir. Tout était vrai ou rien ne l’était ou peut-être la réponse était entre les deux. Lorgar lui demanda de voir ce que lui voulait, et non ce que les Dieux avaient décidé de lui montrer. Le Démon accepta et Lorgar, après avoir vu ce qu’il devait faire pour s’assurer la victoire, souhaitait fouler d’autres mondes dans l’Œil, s’il était bien le portail vers le paradis et l’enfer des mythes humains. Il demanda qu’Ingethel lui montre ce que le Warp pouvait offrir à l’Humanité si elle consentait à cette fusion de la chair et de l’esprit. Mais plus que tout, il voulait voir ce qui arrivera si il perdait la guerre.

Et il vit.[29]

La Corruption se Répand[modifier]

Revenant dans l’espace réel, Lorgar se lança dans sa mission : préparer le terrain à la future guerre civile afin de mettre à bas l’Empereur et livrer l’Humanité aux Dieux du Chaos.

Tout en continuant la Grande Croisade, il s’appuya sur Erebus et Kor Phaeron pour convertir les Word Bearers à la foi dans les Dieux Sombres et purger l’ancienne croyance en l’Empereur.

Sur Therevad, il ordonna d’incendier la bibliothèque des Word Bearers que ce monde accueillait et qui contenait les livres saints vénérant l’Empereur. Sous son autorité, Kor Phaeron y fit massacrer une centaine de Word Bearers d’origine Terran, afin de s’assurer que les derniers représentants des Imperial Heralds disparaissent à jamais. Sur le monde de Karlstadt - Quarante-sept Un pour l’Imperium - premier monde assujetti par Lorgar qui y avait fait ériger la Grande Cathédrale du Sauveur, un autodafé pour brûler les œuvres religieuses des Word Bearers, des livres et des morceaux de plex, de cristal ou de parchemin contenant des invocations et des prières ; des bannières, des icônes et des aquilas ; des sceaux de pureté et des serments d’allégeance ; des reliques et des talismans, le tout sous le regard des Custodiens chargés de les surveiller après Monarchia, fut organisé. Lorgar alluma le premier bûcher en jetant un cierge dans un tas imbibé d’huile : des tapis de prière ornés des runes colchisiennes de l’Unique - que les étrangers considéraient à tort comme une abréviation de l’Imperium à cause de leur forme en I - auxquelles s’ajoutaient d’autres symboles tels que des rayures, des ailes, des crânes ou des halos. La plupart des personnes présentes avaient l’impression d’assister à une purge ostentatoire du culte de l’Empereur qui gangrenait la Légion, et c’était ainsi que ce geste serait interprété dans les rapports des Legio Custodes que l’on transmettrait à Terra. Et en vérité, il s’agissait bien de cela. Mais ce que peu de gens savaient, et qui échappait à tous, c’était qu’un autre culte prenait sa place. Durant l’autodafé, Lorgar regardait dans le ciel, vers l’Empyrean désormais objet de son adoration.

Une fois les Word Bearers convertie, Lorgar développa durant les quarante années suivantes un vaste réseau secret de Loges Guerrières au sein de certaines Legiones Astartes afin d’y propager le Culte du Chaos et préparer la rébellion contre l’Empereur.

L’Édit de Nikaea et l’Ordination des Chapelains[30]

Une fois l’Édit de Niakea proclamé, démantelant les Librarius et interdisant les Archivistes Space Marines d’utiliser leurs pouvoirs psychiques, tel un service rendu par Lorgar à ses frères, le maître de la XVIIe Légion avait envoyé ses apôtres les plus pieux et les plus vigilants aider à la réintégration de ceux doués de facultés psychiques dans les rangs des Space Marines.

Malcador le Sigillite, le bras droit de l’Empereur, n’était pas certain que toutes les Légions respecteraient la décision de l’Empereur suite à Nikaea. S’appliquant à trouver le moyen de s’assurer que les Légions obéiraient et observeraient la consigne à la lettre, il se tourna vers Lorgar et ses Word Bearers. La XVIIe Légion inspira l’édit de l’Ordre d’Observance, plus connu comme l’Ordination des Chapelains, dont la principale inspiration fut la Légion des Word Bearers. Les Chapelains des Word Bearers avaient pour but de répondre aux besoins spirituels des Space Marines, et de s’assurer que leur foi en l’Empereur était forte. Malcador s’en inspira pour l’imposer aux autres Primarques afin qu’ils observent et appliquent la proscription des Psykers.

L’ironie de cet édit amusa passablement Lorgar…

Comme Ingethel le lui avait prédit, Lorgar fut témoin du face à face entre Magnus et Leman Russ sur un monde nommé Héliosa, baptisé Grièche par l’Imperium, à la toute fin de l’Hérésie d’Horus. Découverte par Lorgar et sa Légion, Héliosa et ses habitants, les Aveniens, faisait partie d’une alliance de six planètes qui couvrait l’amas d’Ark Reach. Lorsque les dirigeants de cette alliance refusèrent de se joindre à l’Imperium, Lorgar les attaqua. Il reçu le soutien de Leman Russ et de ses Space Wolves, conquérant quatre des planètes ensemble, puis la cinquième quand Magnus le Rouge et les Thousand Sons se rejoignirent à eux après avoir passé du temps sur le monde d’Aghoru. Grièche fut la dernière à tomber face aux trois Légions menés par leurs Primarques, mais durant l’assaut final, alors que les Word Bearers soumettaient les populations civiles des cités montagnardes isolées, les Thousand Sons libéraient un chemin afin que les Space Wolves puissent délivrer le coup fatal au cœur de l’Empire Avenien : la cité montagnarde du Piton du Phénix. Là existait une Grande Bibliothèque renfermant de grandes connaissances que le Roi Écarlate convoitait, mais devant la fureur destructive des Space Wolves, les Thousand Sons protégèrent la Grande Bibliothèque en affrontant les Loups, les immobilisant avec leurs pouvoirs. Mais l’un des fils de Magnus fut prit par les mutations qui hantait le patrimoine génétique des Thousand Sons, le Bouleversement Charnel, et se transforma en abomination mutante qui fut abattu de loin par Russ. Le Roi-Loup s’avança vers Magnus le Rouge, plein d’animosité, et les choses auraient pu basculer si Lorgar ne s’était pas téléporté entre ses deux frères, appelant au calme et à la raison, évitant un bain de sang inutile. Un an après le départ de ses deux frères, Lorgar détruira Hélisosa, la bombardant avec sa flotte.

Lorgar savait que les autres Primarques ne le suivrait pas dans sa guerre, car il n’avait pas acquis leur respect ou l’évitait suite à ses théories sur la divinité de l’Empereur. Ainsi, lui et les Word Bearers usèrent de manipulation et de tromperie, afin de corrompre le seul Primarque qui pourrait mener à bien la rébellion : Horus Lupercal.

Horus était devenu un choix évident depuis son ascension au titre de Maître de Guerre. Lorgar fut présent lors de cet avènement, lors du Triomphe d’Ullanor qui fêtait la victoire de l’Imperium sur plus le puissant empire Ork jamais rencontrer alors. Sur Ullanor, l’Urizen occupait la tribune colossale érigée dans ce but spécifique aux côtés de huit de ses frères. Il salua l’ost rassemblé en écartant les bras et exhortant ainsi les millions d’âmes loyales à crier plus haut et plus fort, tel un démagogue auquel s’offrait une foule, qui ne faisait que lui donner raison. Quand Horus fut proclamé par l’Empereur Lui-même Maître de Guerre de l’Imperium, l’Urizen acclama son frère pour son accession au rang de commandant suprême.

Puis Erebus, sûrement envoyé par Lorgar, a corrompu Horus Lupercal sur le monde de Davin, après une cérémonie sensée guérir le Maître de Guerre d’une blessure qu’il avait reçu sur la lune de cette planète. Dans son coma, Horus fut envoyé dans le Royaume du Chaos, accompagné d’Erebus, et de là il pactisa avec les Dieux Sombres, soi-disant pour sauver l’Humanité du sombre avenir que l’Empereur élaborait secrètement. Il apprit alors d’Erebus que Lorgar avait rallié les Dieux du Chaos avant lui et qu’il préparait sa rébellion depuis des décennies. Sachant l’allégeance de Lorgar, Horus put compter sur lui.

Suite à l’Atrocité de Isstvan III qui proclama à tous la rébellion du Maître de Guerre - et qui vit le bombardement des Loyalistes Space Marines issus des Légions des Sons of Horus, de la Death Guard, des World Eaters et des Emperor's Children, Horus se replia sur Isstvan V avec ses frères Mortarion, Angron et Fulgrim qui avaient rejoint sa rébellion.

Lorgar reçut l’ordre de l’Imperium de rejoindre les Iron Warriors, les Night Lords et l’Alpha Legion tandis que les Iron Hands, les Salamanders et la Raven Guard formaient l’avant-garde de l’assaut pour châtier les traîtres sur Isstvan V.

La guerre préparée par Lorgar commençait enfin.[31]

L'Hérésie d'Horus[modifier]

Lorgar affirmera plus tard que sa nouvelle allégeance lui avait ouvert les yeux, et lui avait alors montré l’Empereur pour ce qu’il était réellement : non pas un Dieu, mais un mortel irrévérencieux qui n’arrivait pas à comprendre que l’Humanité avait besoin d’un guide spirituel. Pour l’Urizen, seul le Chaos permettrait à l’Humanité de repousser les hordes d’extraterrestres qui menaçaient déjà le jeune Imperium.

Lorsque Horus défia ouvertement l’Empereur et que ses Space Marines coupèrent tout lien avec l’autorité impériale, Lorgar et ses Word Bearers rejoignirent les forces du Chaos.[32]

Le Massacre du Site d'Atterrissage[modifier]

Lorgar arriva en orbite de Isstvan V avec sa Légion alors que les Iron Hands, les Salamanders et la Raven Guard avaient lancé le premier assaut dans la Dépression d’Urgall, à la surface de la planète, contre les forces d’Horus.

À bord de son vaisseau amiral, le Fidelitas Lex, avec à ses côtés Erebus, Kor Phaeron et le Gal Vorbak, Lorgar avait invité les Primarques Perturabo, Alpharius et Konrad Curze ainsi que leur principaux officiers dans le hangar principal. Argel Tal lui confirma que les Custodiens chargés de surveiller la Légion avaient été séparés sur quatre vaisseaux distincts, avec pour mission de "superviser la défense" si leurs vaisseaux venaient à être abordés pendant la bataille à venir, bien que les gardes du corps de l’Empereur ignoraient la traîtrise de Lorgar qui verra in fine leur élimination entre les griffes du Gal Vorbak.

Puis l’Urizen fit un discours passionné expliquant que l’Empereur avait appelé leur quatre Légions sur une seule présomption erronée et que le Maître de Guerre Horus était le véritable Empereur de l’Humanité. Il forgea une alliance entre eux et tous ensemble, ils proclamèrent leur allégeance à Horus et la mort du Faux Empereur.

À travers un hololithe qui montrait les combats sur Isstvan V, Lorgar s’engagea à envoyer le Gal Vorbak avec les Iron Warriors afin de former l’enclume sur lequel les Loyalistes se briseront.

Lorgar débarqua avec ses fils génétiques et les trois autres Légions Renégates dans la Dépression d’Urgall alors que la Raven Guard et les Salamanders se repliaient, les Iron Hands continuant à avancer dans la fureur des combats avec Ferrus Manus à leur tête.

Les Word Bearers atterrirent à l’arrière des Salamanders et de la Raven Guard, à l’ouest de la Dépression d’Urgall, et dès que les Loyalistes furent assez proches, ils tirèrent sur leurs anciens frères, les massacrant par milliers. Avec Erebus et Kor Phaeron présents avec lui, Lorgar scruta le site d’atterrissage éloigné, regardant la Raven Guard en train d’assaillir les barricades alors que les Salamanders tombaient sous les tirs des autres Légions et que les quelques Iron Hands encore vivants entouraient leur seigneur condamné. Il fixa le cœur du champ de bataille, les yeux grand ouverts malgré le vent, les lèvres mi-closes, à regarder ses frères se tuer l’un l’autre et Fulgrim et Ferrus s’affronter. Lorgar fut soudainement prit par l’effarement en regardant ses deux frères se battre alors que Kor Phaeron le pressait d’ordonner l’attaque pour soutenir Argel Tal et les Iron Warriors. L’Urizen fut prit par le doute sur ces actions alors que ses deux lieutenants tentèrent de l’encourager et de le rassurer. Finalement, Lorgar leva la tête de son Crozius vers le ciel et derrière lui, des milliers de Word Bearers rugirent leur approbation en partant pour le combat.

Lorgar sauvé par le Night Haunter du courroux de Corvus Corax lors du Massacre du Site d’Atterrissage de Isstvan V.
Durant les affrontements, Corvus Corax, le Primarque de la Raven Guard, massacra les Word Bearers et le Gal Vorbak pour assurer une retraite de ses fils génétiques. L’Urizen comprit que Corax avait volé jusqu’à l’endroit où les combats étaient les plus intenses pour ouvrir à ses guerriers un chemin jusqu’aux appareils de sa Légion, tout en attirant l’essentiel de tirs renégats vers lui. Ne supportant pas le massacre de ses Word Bearers par un frère avec qui il avait à peine parlé en deux siècles d’existence, Lorgar décida de l’affronter. Malgré les suppliques de Kor Phaeron, Lorgar décida de se tailler un chemin sanglant vers Corax, portant bien meilleur duelliste que lui. Il libéra afin son potentiel psychique et il se retrouva au cœur du champ de mort, ailé et auréolé de traînées évanescentes de feu psychique, à crier au milieu de la tourmente le nom de son frère. Corax y répondit par son propre piaillement, le cri du trahi répondant à l’appel du traître. Et le corbeau se jeta sur l’hérétique dans un choc de Crozius et de griffes. Mais Corax était un guerrier, un seigneur de guerre, et dès le premier instant où leurs armes se rencontrèrent, Corax se battit pour tuer tandis que Lorgar luttait pour rester en vie. Le combat se livrait trop vite pour que des yeux mortels pussent le suivre, les deux Primarques poussant les capacités de l’autre au-delà de tout ce qu’ils avaient connu. Corax échappait au Crozius sans avoir dû parer une seule fois. Il se jetait de côté, reculait hors d’atteinte, ou enclenchait ses Réacteurs Dorsaux avec juste assez de force pour le soulever au-dessus des coups appuyés de Lorgar. Par contraste, la sueur qui piquait les yeux de Lorgar le forçait à bloquer désespérément chacune des attaques de son frère. La lourde tête d’Illuminarum résonna comme une cloche d’église en écartant de côté les griffes du seigneur de la Raven Guard. Lorgar subit les paroles vengeresses de son frère Corax qui cracha sa haine. Lorgar parvint finalement à faire porter un véritable coup, renvoyant Corax en arrière, le plastron percuté par la masse de fer noir de l’Urizen. Le champ énergétique autour de la tête du Crozius frappa avec assez de force pour éclater dans une onde de choc qui jeta à terre tous les Astartes à proximité des deux frères ennemis. Lorgar prétendit alors avoir vu que l’Empereur deviendrait un cadavre exsangue assis sur un Trône d'Or, hurlant dans le vide à jamais. Les griffes de Corax atteignirent le visage de l’Urizen, lacérant sa chair, noircissant sa peau dorée, tranchant dans les muscles de ses joues. La lumière psychique qui les enveloppait tous deux s’intensifia en réponse à la douleur de Lorgar. Cela força Corax à reculer et offrit à Lorgar une occasion mais le Seigneur des Corbeaux s’éleva dans les airs, une de ses griffes parvenant à s’enfoncer dans le ventre du Primarque des Word Bearers. Lorgar fut élevé vers le haut par Corax, les griffes lui cisaillant à travers le corps. Lorgar perdit son arme et porta ses deux mains à la gorge de Corax, alors même que le Seigneur des Corbeaux le scindait en deux. Lorgar lui écrasa son front contre le visage, et brisa le nez de Corax, sans toutefois parvenir à s’en défaire. Le Seigneur des Corbeaux ne lui céda rien, pas une seule seconde, alors même qu’un deuxième, un troisième et un quatrième coup de tête broyaient ses traits délicats. Finalement, Corax libéra ses griffes et le corps de Lorgar a subi plus de dommages que le transpercement ne l’avait fait. À genoux et brisé, l’Urizen attendit le coup qui allait le tuer mais il fut sauvé in extremis par Konrad Curze qui bloqua de sa griffe le coup de Corax. Le Seigneur des Corbeaux préféra se replier et Lorgar remercia Curze de son intervention, le Night Haunter le regardant avec dégoût, lui crachant aux pieds en retour. Lorgar se retourna entouré par le Gal Vorbak, Argel Tal lui exprimant sa honte de ne pas être arrivé à temps pour le sauver. Lorgar le lui pardonna lui souhaitant bonne chasse.

Finalement, la victoire fut totale pour les Traîtres.[33]

Sources[modifier]

  • ABNETT DAN, L'Ascension d'Horus - Où sont Plantées les Graines de l'Hérésie, Black Library, 2006
  • ABNETT DAN, La Bataille de Calth - Et ils ne Connaîtront pas la Peur, Black Library, 2012
  • ANTHONY REYNOLDS, Dark Creed, Black Library, 2010
  • COUNTER BEN, La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Black Library, 2006
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Le Premier Hérétique - Corruption, Black Library, 2010
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Les Ombres de la Traîtrise - Le Prince des Corbeaux, Black Library, 2012
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Félon - Du sang pour le Dieu du Sang, Black Library, 2013
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Le Maître de l’Humanité - Guerre dans la Toile, Black Library, 2016
  • FRENCH JOHN, Esclaves des Ténèbres - Les Égares et les Damnés, Black Library, 2019
  • HALEY GUY, Sombre Imperium : Guerre et Peste, Black Library, 2018
  • McNEILL GRAHAM, Les Faux Dieux - Où l'Hérésie Prend Racine, Black Library, 2006
  • McNeill GRAHAM, L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Black Library, 2017
  • MERRET ALAN, Visions d'Hérésie - Guerre, ténèbres, traîtrise et mort, 2014
  • SWALLOW JAMES, Signus Daemonicus - L’Ange Tombe, Black Library, 2012
  • THORPE GAV, Lorgar - Porteur de la Parole, Black Library, 2017
  • THORPE GAV, Sons of the Emperor - An Anthology : Shadow of the Past, Black Library, 2018
  • The Horus Heresy, Book Two - Massacre
  • The Horus Heresy, Book Five - Tempest
  • Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
  1. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Lorgar (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Trois - Le Sang Appelle le Sang - Sigillite - Le Maître de l’Humanité de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  3. Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Livre 1 : Révélation, Livre 2 : Ascendant, Livre 3 : Invocation de THORPE GAV, Black Library, 2017
    Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002) et résumées par Guilhem.
  4. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Un - La Cité Parfaite - Les Faux Anges - Le Jour du Jugement, Chapitre Deux - Soleil Dentelé - Dévastation - Aurelian, Chapitre Trois - Le Sang Appelle le Sang - Sigillite - Le Maître de l’Humanité, Chapitre Quatre - Une Légion s’Agenouille - Si Ultramar Brûlait - Grise de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  5. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Cinq - Les Anciennes Coutumes - Le Combustible de l’Âme - Des Yeux Neufs, Chapitre Neuf - Le Roi Écarlate - La Cité des Fleurs Grises - La Dame Bénie, Chapitre Dix - Le Droit de Mener une Légion - L’Empyrean - Le Malheur, Chapitre Onze - Au Service d’un Dieu - Confession - Le Pèlerinage, Chapitre Douze - Mort - Le Dernier Vol de l’Orfeo’s Lament - Deux Âmes, Chapitre Treize - Incarnadine - Perdu dans la Tempête - Des Voix dans le Vide, Chapitre Quatorze - Des Yeux Violets - Deux Voix - Réponses, Chapitre Quinze - Sacrifice - Baptême de Sang - Des Vérités Indignes, Chapitre Seize - L’Orfeo’s Lament - La Tempête au-delà du Verre - Le Chaos, Chapitre Dix-Sept - Un Empire Défunt - Révélations - Genèse, Chapitre Dix-Huit - Une Centaine de Vérités - Résurrection - Retour, Chapitre Dix-Neuf - Confession - Restauration - Les Gal Vorbak - V : L’Écran de Fumée de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
    Informations issues de L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Chapitre Quatre - Une Planète Morte, Chapitre Cinq - Échos, Chapitre Six - La Porte Ultime, Chapitre Sept - La Cité de la Lumière, Chapitre Huit - Questions, Chapitre Neuf - Le Déchaîné, Chapitre Dix - Oracle de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, V : L’Écran de Fumée, Chapitre Vingt et Un - Machinations - Une Curieuse Dissimulation - Indulgence de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017
    Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Chapitre - Après Monarchia, Chapitre - La Confrérie, Chapitre - La Galaxie Brûle de THORPE GAV, Black Library, 2017
    Informations issues de Le Maître de l’Humanité - Guerre dans la Toile, Chapitre Treize, Ce qui s’est Produit Avant - L’Usage de la Gloire - Prophétie et Clairvoyance de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2016 et résumées par Guilhem.
  7. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Vingt-Quatre - Istvaan V - Renégats - En Habit de Minuit, Chapitre Vingt-Cinq - Seconde Vague - Changements - Trahison, Chapitre Vingt-Six - Le Massacre du Site d’Atterrissage - Une Brèche sur le Vide - Dans l’Ombre de Grandes Ailes, Chapitre Vingt-Sept - Une Image pour se Faire un Nom - Sacrifice - Le Fardeau de la Vérité, Chapitre Vingt-Huit - Après la Bataille - Le Sang est la Vie - Un Accueil Inaccoutumé de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
    Informations issues de L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Chapitre Un - Fraternité, Chapitre Deux - Du Sang à la Table du Conseil, Chapitre Trois - Magnus et Lorgar, Chapitre Onze - Conseil de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017
    Informations issues de La Bataille de Calth - Et ils ne Connaîtront pas la Peur - Chapitre ACQUISITION//DE CIBLE, Chapitre SUBMERGEMENT//ABSOLU, Chapitre MORT//SYSTÉMIQUE,Chapitre TEMPÊTE//DE RUINE de ABNETT DAN, Black Library, 2012
    Informations issues de The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The War of Calth - Part I : The Shadow of War - The Realm of Ultramar - The Bloody Road to Ruin - The Axe Falls , Part II : The Battle For Calth Near-Space - Rubicon - Orbital Defense, Part III : Betrayal on Calth
    Informations issues de Félon - Du Sang pour le Dieu du Sang - Chapitre Un - L’Archiprêtre et le Sorcier - Armatura - La Chanson du Warp, Chapitre Trois - Pris par les Griffes - La Guerre du Vide - Un Rouge Croyant, un Blanc sans Foi, Chapitre Quatre - Enterré Vivant - Communion - Le Carrefour de Valika, Chapitre Cinq - La Reine d’Ambre - Dans son Impériale Sagesse - Ils Acclament, mon Princeps, Chapitre Six - Griffes d’Ursus - Répit - Carnassière, Chapitre Huit - Convocation, Chapitre Douze - Les Meneurs des Légions - Mon Frère, mon Ennemi - Saler la Terre, Chapitre Dix-Sept - Des Voix dans la Nuit - La Leçon de Russ - Le Warp, Chapitre Dix-Huit - Les Champs d’Ossements - Félon - Un Ordre Simple, Chapitre Dix-Neuf, Le Regard Mort - Perpétuel - Une Guerre de Réflexion, Chapitre Vingt, Du Sang dans le Vide - Appel à la Triarii - Il va Mourir Ici, Chapitre Vingt-Un - La Marque de Calth - Une Rédemption Ignorée - Crescendo, Chapitre Vingt-Deux, Il va Mourir sur ce Monde - Les Griffes des Loups d’Ambre - Une Pluie de Sang, Chapitre Vingt-Trois, Le Bras du Destin - Sorti des Flammes - Du sang pour le Dieu du Sang, ÉPILOGUE I de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2013 et résumées par Guilhem.
  8. Informations issues de Esclaves des Ténèbres - Les Égarés et les Damnés, Chapitre Un, Chapitre Deux, Chapitre Trois, Chapitre Quatre, Chapitre Cinq, Chapitre Six, Chapitre Sept, Chapitre Dix, Chapitre Onze, Chapitre Douze, Chapitre Treize, Chapitre Quatorze, Chapitre Quinze, Chapitre Dix-Sept, Chapitre Dix-Huit de FRENCH JOHN, Black Library, 2019 et résumées par Guilhem.
  9. Informations issues de Dark Creed, Prologue de ANTHONY REYNOLDS, Black Library, 2010
    Informations issues de Sons of the Emperor - An Anthology : Shadow of the Past de THORPE GAV, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  10. Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Livre 1 : Révélation - 1 1 3 - 1 1 4 - 1 3 2, Livre 2 : Ascendant - 2 7 3 de THORPE GAV, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  11. Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Livre 1 : Révélation de THORPE GAV, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  12. Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Livre 2 : Ascendant, Livre 3 : Invocation de THORPE GAV, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  13. Informations issues de L'Ascension d'Horus - Les Graines de l'Hérésie sont Plantées, Chapitre Cinq - Peeter Egon Momus - Lectio Divinitatus - Mécontentement de ABNETT DAN, Black Library, 2006
    Informations issues de Les Faux Dieux - Où l'Hérésie Prend Racine, Chapitre Quatre - Secrets et Cachotteries - Le Chaos - Répandre la Parole - Audience, Chapitre Neuf - Les Tours d’Argent - Un Retour Sanglant - Le Voile S’Affine, Chapitre Dix-Sept - L’Horreur - Anges et Démons - Le Pacte du Sang de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2006
    Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Chapitre Un - L’Empereur Nous Garde - Une Longue Nuit - Le Bruit des Sphères - Chapitre Dix - La Plus Précieuse des Vérités - Praal - Le Sépulcre de la Mort de COUNTER BEN, Black Library, 2006
    Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Trois - Le Sang Appelle le Sang - Sigillite - Le Maître de l’Humanité de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
    Informations issues de Garro - L'Arme du Destin, Chapitre Quinze - Écarlate sur Blanc - Terre Antique - Départ de SWALLOW JAMES, Black Library, 2015
    Informations issues de Sombre Imperium - Guerre et Peste, Chapitre Sept - Une Nuit à Bord de l’Honneur de Macragge de HALEY GUY, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
  14. Informations issues de l’Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
    Informations issues de L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Chapitre Sept - La Cité de Lumière de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Un - La Cité Parfaite - Les Faux Anges - Le Jour du Jugement, Chapitre Cinq - Les Anciennes Coutumes - Le Combustible de l’Âme - Des Yeux Neufs, Chapitre Dix - Le Droit de Mener une Légion - L’Empyrean - Le Malheur de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  15. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Vingt-Six - Le Massacre du Site d’Atterrissage - Une Brèche sur le Vide - Dans l’Ombre de Grandes Ailes de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  16. Informations issues de Les Ombres de la Traîtrise - Le Prince des Corbeaux, Chapitre Six - Souvenirs de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem.
  17. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002) et résumées par Guilhem.
  18. Informations issues de L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Chapitre Quatre - Une Planète Morte de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  19. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Un - La Cité Parfaite - Les Faux Anges - Le Jour du Jugement, Chapitre Deux - Soleil Dentelé - Dévastation - Aurelian, Chapitre Trois - Le Sang Appelle le Sang - Sigillite - Le Maître de l’Humanité, Chapitre Quatre - Une Légion s’Agenouille - Si Ultramar Brûlait - Grise de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  20. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Le Tarot Sans Visage de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
  21. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Cinq - Les Anciennes Coutumes - Le Combustible de l’Âme - Des Yeux Neufs de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
    Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Chapitre - Après Monarchia de THORPE GAV, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  22. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Treize - Incarnadine - Perdu dans la Tempête - Des Voix dans le Vide de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  23. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Sept - Assujettissement - Des Épées de Fer Rouge - Carthage, Chapitre Huit - Comme Chez Nous - Doré, et non pas Gris - Au Cœur d’une Cité Tombée de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  24. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Sept - Assujettissement - Des Épées de Fer Rouge - Carthage, Chapitre Huit - Comme Chez Nous - Doré, et non pas Gris - Au Cœur d’une Cité Tombée, Chapitre Neuf - Le Roi Écarlate - La Cité des Fleurs Grises - La Dame Bénie, Chapitre Dix - Le Droit de Mener une Légion - L’Empyrean - Le Malheur, Chapitre Onze - Au Service d’un Dieu - Confession - Le Pèlerinage de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  25. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Les Rêves d’une Enfant, Chapitre Treize - Incarnadine - Perdu dans la Tempête - Des Voix dans le Vide de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  26. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Quatorze - Des Yeux Violets - Deux Voix - Réponses, Chapitre Quinze - Sacrifice - Baptême de Sang - Des Vérités Indignes de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  27. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Douze - Mort - Le Dernier Vol de l’Orfeo’s Lament - Deux Âmes, Chapitre Treize - Incarnadine - Perdu dans la Tempête - Des Voix dans le Vide, Chapitre Quatorze - Des Yeux Violets - Deux Voix - Réponses, Chapitre Quinze - Sacrifice - Baptême de Sang - Des Vérités Indignes, Chapitre Seize - L’Orfeo’s Lament - La Tempête au-delà du Verre - Le Chaos, Chapitre Dix-Sept - Un Empire Défunt - Révélations - Genèse, Chapitre Dix-Huit - Une Centaine de Vérités - Résurrection - Retour, Chapitre Dix-Neuf - Confession - Restauration - Les Gal Vorbak de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
  28. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Douze - Mort - Le Dernier Vol de l’Orfeo’s Lament - Deux Âmes, Chapitre Treize - Incarnadine - Perdu dans la Tempête - Des Voix dans le Vide, Chapitre Quatorze - Des Yeux Violets - Deux Voix - Réponses, Chapitre Quinze - Sacrifice - Baptême de Sang - Des Vérités Indignes, Chapitre Seize - L’Orfeo’s Lament - La Tempête au-delà du Verre - Le Chaos, Chapitre Dix-Sept - Un Empire Défunt - Révélations - Genèse, Chapitre Dix-Huit - Une Centaine de Vérités - Résurrection - Retour, Chapitre Dix-Neuf - Confession - Restauration - Les Gal Vorbak, Chapitre Dix-Neuf – Confession - Restauration - Les Gal Vorbak, V : L’Écran de Fumée de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
  29. Informations issues de L'Œil de Terra - Je Suis la Vigilance Incarnée : Aurelian, Chapitre Quatre - Une Planète Morte, Chapitre Cinq - Échos, Chapitre Six - La Porte Ultime, Chapitre Sept - La Cité de la Lumière, Chapitre Huit - Questions, Chapitre Neuf - Le Déchaîné, Chapitre Dix - Oracle de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  30. Informations issues de Signus Daemonicus - L’Ange Tombe, Chapitre Deux - Rassemblés Autour d’une Question - Acolyte - Le Visage dans la Fumée de SWALLOW JAMES, Black Library, 2012
    Informations issues de Visions d'Hérésie - Guerre, ténèbres, traîtrise et mort - Prospero de MERRET ALAN, 2014 et résumées par Guilhem.
  31. Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Chapitre - Après Monarchia, Chapitre - La Confrérie, Chapitre - La Galaxie Brûle de THORPE GAV, Black Library, 2017
    Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Vingt et Un - Machinations - Une Curieuse Dissimulation - Indulgence de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010
    Informations issues de Le Roi Écarlate - Une Âme Divisée, Chapitre Sept - Zhivago - Chasseur de Devins - Les Hommes de Glace de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2017
    Informations issues de Visions d'Hérésie - Guerre, ténèbres, traîtrise et mort, Chapitre Calth de MERRET ALAN, 2014
    Informations issues de Signus Daemonicus - L’Ange Tombe - Chapitre Ullanor de SWALLOW JAMES, Black Library, 2012
    Informations issues de Le Maître de l’Humanité - Guerre dans la Toile, Chapitre Treize, Ce qui s’est Produit Avant - L’Usage de la Gloire - Prophétie et Clairvoyance de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2016 Informations issues de L'Ascension d'Horus - Où sont Plantées les Graines de l'Hérésie, Partie III : L'Effrayant Sagittaire, Chapitre Deux - Émissaires et Délégations - Xenobia - La Galerie des Objets, Chapitre Trois - Impasse - Illumination - Le Loup et la Lune, Chapitre Quatre - Derniers Échanges - Les Fils d’Horus - Anathame de ABNETT DAN, Black Library, 2006
    Informations issues de Les Faux Dieux - Où l'Hérésie Prend Racine, Partie I : Le Traître - Chapitre Un - Descendante de Terra - Les Colosses - Lune Rebelle, Chapitre Deux - Tu Saignes - Une Bonne Guerre - Jusqu’à ce que Brûle la Galaxie - L’Heure d’Écouter, Chapitre Trois - Une Feuille de Verre - Un Homme de Bonne Disposition - À Mots Cachés, Chapitre Quatre - Secrets et Cachotteries - Le Chaos - Répandre la Parole - Audience, Chapitre Cinq - Notre Peuple - Un Meneur - Fer de Lance, Partie II : La Lune Pestiférée - Chapitre Six - La Terre de la Décrépitude - Des Choses Mortes - Le Glory of Terra, Chapitre Sept - Surveiller nos Arrières - Effondrement - Le Traître, Chapitre Huit - Le Dieu Terrassé, Partie III : La Maison des Faux Dieux - Chapitre Neuf - Les Tours d’Argent - Un Retour Sanglant - Le Voile s’Affine, Chapitre Dix - Apothecarion - Prières - Confession, Chapitre Onze - Des Réponses - Un Marché avec le Diable - Anathame, Chapitre Douze - Agit-prop - Suspicion entre Frères - Le Serpent et la Lune, Chapitre Treize Qui es-tu ? - Rituel - Un Vieil Ami, Chapitre Quatorze - Les Oubliés - Mythologie Vivante - Primogénèse, Chapitre Quinze - Révélations - Dissension - Dispersion, Chapitre Seize - La Vérité est Tout ce que Nous Avons - Le Prophète - Chez Lui, Chapitre Dix-Sept - L’Horreur - Anges et Démons - Le Pacte du Sang de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2006
    Informations issues de La Galaxie en Flammes - Où l'Hérésie se Révèle, Partie I : Les Longs Couteaux, Chapitre Quatre - Sacrifice - Un Seul Moment - Veiller sur Elle, Chapitre Six - L’Âme de la Légion - Tout sera Différent - Abomination, Chapitre Douze - Purge - Que Brûle la Galaxie - Le Dieu-Machine, Chapitre Dix-Sept - Vaincre, c’est Survivre - Dies Irae - La Fin de COUNTER BEN, Black Library, 2006 et résumées par Guilhem.
  32. Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002) et résumées par Guilhem.
  33. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Vingt-Quatre - Istvaan V - Renégats - En Habit de Minuit, Chapitre Vingt-Cinq - Seconde Vague - Changements - Trahison, Chapitre Vingt-Six - Le Massacre du Site d’Atterrissage - Une Brèche sur le Vide - Dans l’Ombre de Grandes Ailes, Chapitre Vingt-Sept - Une Image pour se Faire un Nom - Sacrifice - Le Fardeau de la Vérité de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.