Legio Mortis

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Symbole de la Legio Mortis.
Le nom de la Legio Mortis était craint et inspirait la méfiance chez beaucoup au sein de l’Imperium bien avant que la trahison et l’horreur de l’Hérésie d'Horus ne se produisent. Originaires de l’ère pré-impériale des conflits, elle était, selon les légendes lexmécaniques martienne, l’une des Triades Ferrum Morgulus - les trois Legios Titaniques originelles créées par le Culte Mechanicum assiégé pendant les guerres sanglantes pour reprendre la Planète Rouge aux hordes dégénérées de Cy-Carnivore et autres mutants qui avaient submergé Mars après la chute. Comme l’indique l’iconographie de leur sceau, le but de leur création était double : d’une part, être des sentinelles aux portes du domaine du Fabricator-Général en tant que gardiens infatigables, et d’autre part, anéantir toute vie qui menacerait le Culte de la Machine, et à ce titre, ils étaient à la fois sentinelles et exterminateurs. Sinistre, terne et secret, elle avait acquise lors de la conquête de l’Humanité une sombre réputation de férocité et de violence qui ne ferait que croître au fil des siècles. On ne sait plus aujourd’hui si son surnom, "Têtes de Mort", lui viendrait de son iconographie, des masques crâniens rituels en onyx et des robes de zibeline que portaient leurs Princeps ou de leur longue pratique consistant à disposer en trophées les restes squelettiques de ceux qu’ils avaient tués sur les frontons blindés de leurs machines de guerre.

Ils étaient liés par un rite et une tradition de fidélité personnelle à la fonction de Fabricator-Général, et ils ont souvent été utilisés à la fois contre ses ennemis durant ses guerres (car Mars n’avait jamais été vraiment pacifié avant la venue de l’Empereur), et comme arme pour maintenir son autorité parmi les propres Fabricators-Généraux et punir les Magos récalcitrants et même d’autres Legios Titaniques quand c’était nécessaire. Cette histoire leur a valu peu d’amis ou d’alliés, et leur rivalité de longue date avec les autres membres de la Triade Ferrum Morgulus, notamment la Legio Ignatum, ainsi que leur mépris pour les Legios Titaniques "débutantes" d’autres Mondes-Forges que Mars étaient bien connus. En particulier, on ne pouvait pas faire confiance à la Legio Venator pour se battre à ses côtés sans que la menace d’un conflit n’éclate après les événements de la Conformité d’Accatran. Sa réputation de force insulaire et fraternelle tristement célèbre faisaient que beaucoup au sein de l’état-major de l’Imperium pensaient que son allégeance restait uniquement acquis au Fabricator-Général et à l’Empereur, et cela a destiné la Legio finir tragiquement sous le commandement personnel d’Horus Lupercal des Luna Wolves dans le but tacite de garantir et d’approfondir sa loyauté envers l’Imperium. En dépit de groupes de combat plus restreints affectés à la Forge-forteresse de la Legio Mortis sur Mars et au blocus d’Uhn Holdfast, le gros des effectifs de la Legio Titanique fut affecté à l’épine dorsale de la 63e Flotte Expéditionnaire sous Horus. Avec le charismatique et mortel Primarque, la Legio a combattu dans plus d’une centaine de campagnes au cours des dernières décennies de la Grande Croisade, et les cendres d’innombrables mondes et les ossements de dizaines de races différentes ornaient ses machines de guerre. Durant ces années de sang et de combat, une nouvelle loyauté s’est en effet forgée au sein de la Legio Mortis, mais ce n’était pas envers le lointain Empereur mais plutôt envers Horus Lupercal, et elle s’est engagé à devenir avant tout à son image, le suivant volontiers dans la trahison.[1]

L'Hérésie d'Horus[modifier]

Un Titan de la Legio Mortis durant le Siège de Terra.
Sur Isstvan III, des éléments de la Legio Titanique étaient déjà descendus à la surface, là où les quelques éléments des Legiones Astartes auxquels on ne faisait pas confiance furent rapidement purgés. C’est avec la Legio Mortis, dont les machines de guerre avaient été scellés, qu’Horus donna la coup d’envoi de l’offensive contre les quelques Loyalistes qui avaient survécu au bombardement initial du virus, mais au fur et à mesure que les choses se déroulaient, ce qui devait être une extermination contre les survivants se transforma en une bataille à grande échelle et Horus ordonna que toute la Legio Titanique soit déployée pour briser les enveloppes des Cités-Ruches et écraser la résistance des Loyalistes. Là, pour la première fois, les Légionnaires Astartes rencontrèrent les Legios Titanicus en conflit ouvert.[2]

La Legio Mortis prit part au Massacre du Site d'Atterrissage qui vit la quasi extermination des Iron Hands, des Salamanders et de la Raven Guard par les forces d’Horus au début de l’Hérésie. La Legio Mortis affronta une demi-Legio des Tisons et malgré de lourdes pertes face à la vaillance des Titans Loyalistes. Les machines divines Mortis sortirent vainqueurs même si les survivants de cette bataille qui vit pour la première fois deux Legios Titaniques s’affronter durent battre en retraite avec de lourds dégâts et ne joueront plus aucun rôle dans la bataille. Ils furent détruits peu après par un groupe blindés d’Iron Hands qui, n’ayant pas pu se rendre au front, avait été redéployé pour défendre le site d’atterrissage contre une éventuelle attaque.[3]

Plus tard, pendant le Sac de Prospero, douze Titans de Bataille de la Legio Mortis furent envoyés dans le cadre de la force punitive dirigée par les Space Wolves contre les Thousand Sons. Cependant, la force de la Legio Mortis fut presque anéantie pendant la bataille contre un effectif complet de la Legio Xestobiax qui était stationnée dans l’enclave du Monde-Forge allié à la XVe Légion, Zhao-Arkhad. Elle fut sauvée uniquement par l’Ordo Sinister, ce qui humilia la fière Legio Mortis.[4]

Lorsque l’Hérésie d’Horus est devenu une insurrection totale, sur Mars, le Fabricator-Général Kelbor-Hal a rejoint le camp du Maître de Guerre et s’en prit aux éléments Loyalistes de la Planète Rouge, dans une guerre civile baptisée le Schisme de Mars. La Legio Mortis a soutenu le Fabricator-Général, envoyant ses Titans provoquer la Legio Tempestus en entrant illégalement sur son territoire pour pousser la Legio Loyaliste à ouvrir le feu pour défendre son domaine. Cette tactique échoua, mais plus tard, lors de la dernière bataille du Schisme de Mars, à la Cité du Magma, les deux Legios rivales s’affrontèrent sans pitié. Les Traîtres furent victorieux mais un seul Titan de la Legio Mortis survécut.[5]

En 008.M31, la Legio Mortis prit part à la Ruine de Maersan, un monde colonial à la lisière du Segmentum Solar. Aux côtés des Legios Argentum et Vulturum, elle affronta dans les cités en ruines et les plaines devenus des désolations stériles les Titans Loyalistes de la Legio Gryphonicus, de la Legio Metalica et de la Legio Destructor. La Ruine de Maerdan fut l’une des plus grandes batailles de Titans du début de l’Hérésie avec plus que des 200 Titans qui s’affrontèrent sur le terrain. Les deux camps subirent de lourdes pertes et, à mesure que la guerre progressait, elle laissa derrière elle un monde brisé, sans que ni les Loyalistes ni les Traîtres ne puissent prétendre à une véritable victoire. Les flammes de la haine entre les Têtes de Mort et les Griffons de Guerre, autrefois de fervents alliés, brûlèrent de plus belle après Maerdan et leur inimitié les conduira à se chercher à maintes reprises sur les champs de bataille dans les années sombres qui suivront.[6]

Les Têtes de Mort participèrent à la grande bataille de Molech, soutenant les Sons of Horus et la Death Guard[7], ainsi qu’à la longue et sanglante Guerre de Beta-Garmon.[8]

Lorsque la Legio Mortis débarqua sur Terra pour assiéger le Palais de l'Empereur, elle était déformée et muté au delà du possible. Les peaux d’adamantium de leurs Titans étaient empoisonnées et bouillonnaient d’effluves nauséabonds, de grands tentacules de chair torsadée et de métal et des queues pointues fouettaient d’avant en arrière. La tête de leurs Titans s’était transformée en visages démoniaques bavant et remplis de malveillance, et leurs moteurs rugissaient comme des bêtes en colère. Certains disent que quand Horus déclencha l’Hérésie avec le bombardement viral du monde rebelle de Isstvan III, les Têtes de Morts qui y débarquèrent pour fouiller les Ruches remplies de cadavres à la recherche des quelques lamentables survivants furent corrompues par les souches mutantes du virus tandis que d’autres prétendent que la folie inspirée par les milliards de cadavres en putréfaction a fait basculer leurs âmes vers le Chaos, les transformant peu à peu en Titans de la Peste.

Horus a accordé aux Têtes de Morts l’honneur de briser les murs extérieurs du palais et avec des démolisseurs, de puissants béliers, des missiles souillés et leurs propres obstinations diaboliques, ils le firent, malgré la mort de trente Titans en une nuit. Mais malgré leurs efforts, le siège échoua et Horus fut vaincu.[9]

Post-Hérésie[modifier]

Les survivants de la Legio Mortis prirent la fuite, furent chassés et poursuivis, système après système, jusqu’à l’Œil de la Terreur. Là où le Warp et l’espace réel se chevauchent, le temps s’est écoulé étrangement pour les Têtes de Mort. Ils restent piégés dans une servitude éternelle par les Dieux du Chaos, menant une guerre qui a pris fin il y a dix mille ans, consolidant leur force et testant les défenses de l’Imperium pour le moment où ils reviendront et exerceront une terrible vengeance sur la galaxie.[10]

Force Matérielle[modifier]

Grâce à son histoire ancienne et à ses liens étroits avec le Fabricator-Général de Mars et sa coterie, la Legio Mortis était l’une des plus grandes et des mieux équipées de toutes les Legios Titaniques au début des guerres de l’Hérésie. Selon des estimations prudentes, elle disposait d’environ deux cents machines-divines en service actif. En plus d’avoir deux bataillons de soutien spécialisé, cinq légions Skitarii Auxillia et une phalange d’appui aérien rapproché de neuf escadrons étaient à son service. Seule la Legio Destructor aurait été capable d’envoyer plus de Titans de Bataille sur le terrain au début de la guerre. En particulier, la Legio Mortis était connue pour posséder un fort contingent des classes les plus puissantes de Titan : l’Imperaror, le Nemesis et au moins une machine-divine de modèle Apocalypse. Alors que la plupart d’entre eux étaient des Warlords, des Reavers et Nightgaunt, les Titans de la classe des éclaireurs, comme le Warhounds, étaient représentés dans des proportions relativement faibles par rapport à l’ensemble.[11]

Sources[modifier]

Pensée du Jour : « Mieux vaut mourir pour l’Empereur que vivre pour soi-même. »
  • The Horus Heresy, Book One - Betrayal
  • The Horus Heresy, Book Two - Massacre
  • The Horus Heresy, Book Seven - Inferno
  • Imperial Armour Vol. 13 : War Machines of The Lost and The Damned
  • Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Rulebook
  • Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech
  • Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Titandeath
  • McNEILL GRAHAM, Mechanicum - Le Savoir, c'est le Pouvoir, Black Library, 2009
  1. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter Legio Mortis (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter Legio Mortis (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. Informations issues de The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Dropsite Massacre - Part II : The First Wave - Planetfall : Plus 2.2 Hours Terran Sidereal et résumées par Guilhem.
  4. Informations issues de The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Fall of Prospero, Part II : The Mustering of the Host - The Will of Horus, Part IV : The Fall of Tizca - Valdor's Intervention, Legio Xestobiax et résumées par Guilhem.
  5. Informations issues de Mechanicum - Le Savoir, c'est le Pouvoir, Principia Mechanicum - 1.08, Systemae Mechanicum - 2.01, Origens Mechanicus - 3.04 - 3.05 - 3.06 de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2009 et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Rulebook, Selected Notable Engines-Wars of the Age of Darkness, 2018 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. Informations issues de Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Doom of Molech, Chapter : The Battle of Molech - The Warmaster's Invasion - Into The Western Marches - Death Of An Imperator, 2019 (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. >Informations issues de Adeptus Titanicus - The Horus Heresy : Titandeath, Chapitre : The War For Beta-Garmon - Titandeath Timeline - 634006.M31: War Comes To Beta-Garmon, 2018 et résumées par Guilhem.
  9. Imperial Armour Vol. 13 : War Machines of The Lost and The Damned - The Plague Titans of Legion Mortis et résumées par Guilhem.
  10. Informations issues de Imperial Armour Vol. 13 : War Machines of The Lost and The Damned - The Plague Titans of Legion Mortis et résumées par Guilhem.
  11. The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter Legio Mortis - Material Strength (traduit de l'anglais par Guilhem)