Le Fléau de Malan'tai

De Omnis Bibliotheca
Le Fléau de Malan'tai.
La légende aeldari traitant du Fléau de Malan’tai ne fait pas référence qu’à la perte d’un Vaisseau-Monde entier, mais aussi à la créature qui en fut la cause. Pour les Aeldaris, les deux choses sont indissociables. Le récit parle d’une créature tyranide semblable à nulle autre, une bête qui ne se nourrissait ni de chair ni de sang, mais de l’énergie vitale de ses victimes. Les Prophètes décrivent un dévoreur d’âmes, un vampire psychique capable d’engloutir chaque étincelle de vie et chaque parcelle de conscience, ne laissant derrière lui qu’un vide insondable. Pour les Aeldaris, une telle fin est pire que la mort.

Suite à la destruction de la Flotte-Ruche Naga, un Bio-vaisseau tyranide agonisant lança une dernière pluie de spores mycétiques sur Malan’tai avant de succomber. Les Aeldaris firent tout pour détruire ces créatures qu’ils perçurent comme étant la plus grande menace qui ait jamais pesé sur leur monde, mais ils réalisèrent trop tard que le vrai danger n’était pas les Venomthropes capables d’empoisonner leurs halls de moelle, ni les Carnifex menaçant de briser leurs dômes de cristal, mais ce vampire psychique qui progressait derrière eux, dans l’ombre, afin de se repaître du cœur même du Vaisseau-Monde.

Le Fléau de Malan’tai fut une évolution unique de l’espèce Zoanthrope. Son énorme crâne et son corps frêle étaient parcourus par une épine dorsale de plaques osseuses. Cette structure s’étendait jusque sur le crâne et constituait une sorte de casque d’où sortait une série d’appendices crochus qui crépitaient de décharges d’énergie psychique. Cette configuration physique permettait à la bête de concentrer davantage encore ses pouvoirs psychiques et d’absorber la force vitale de toute chose autour de lui. Les Aeldaris étant une espèce douée d’un forte énergie mentale, ils constituent des proies de choix pour le Fléau de Malan’tai. La légende dit d’ailleurs que les victimes pouvaient sentir leur âme aspirée hors de leur corps avant de succomber.

Les pouvoirs du Fléau de Malan’tai enflèrent au fur et à mesure qu’il se nourrissait d’énergie vitale. Une fois qu’il eut absorbé le circuit d’infinité du Vaisseau-Monde, la bête devint presque indestructible ; elle avait le pouvoir, de par la simple force de sa volonté, d’écraser les guerriers, briser les machines de guerre et faire s’effondrer les fragiles tours de moelle. Seule une poignée d’Aeldaris put s’enfuir de Malan’tai vivants. Du Vaisseau-Monde, il ne resta qu’une coquille vide et glacée dérivant à travers l’espace intersidéral, mais de la terrible créature responsable du désastre, il n’y avait plus aucune trace…

Source

  • Codex Tyranides, V5