Histoire des Space Wolves

De Omnis Bibliotheca
« Peu importe la hauteur de vos murs,
Peu importe le nombre de ceux qui répondront à votre appel,
Peu importe à quel point votre lame brille,
Peu importe le feu de cheminée qui illumine votre foyer.
Le loup attend,
Le loup vous attend tous dans l’obscurité. »
- De Grimnr Langue-Froide, Sagas de Fenris.[1]

Depuis sa création sur Terra, la VIe était restée une Légion à part de ses compagnons d’armes, ses origines l’enveloppant d’une réputation redoutable, à la fois pour ses prouesses lors des déploiements d’assaut et en tant que force infatigable de traqueurs et de chasseurs-tueurs. La violence exceptionnelle fut ce qui caractérisa la Légion dès sa première participation à la Grande Croisade, ses campagnes étant peu subtiles mais brutalement rapides. Comme son homonyme, les loups de la Vieille Terra, les assauts de la VIe Légion ont toujours ressemblé à des exercices calculés de férocité visant à déchirer et à mutiler jusqu’à ce que l’ennemi repose sous des ruines ou soit conduit à sa mort. Mais c’est avec la restauration à la Légion de son Primarque, Leman Russ, et son installation dans le glacial Monde Mortel de Fenris, l’un des foyers les plus périlleux et les plus étranges de l’ancienne Humanité, que la nature de la VIe Légion trouva son apothéose et que les Space Wolves sont véritablement nés.

Sous la direction de son maître et "père" Leman Russ, la Légion des Space Wolves allait se tracer un chemin sanglant à travers les étoiles lors de la Grande Croisade, mais ne s’éloignerait jamais en vérité de l’ombre de l’Empereur. Car, contrairement à leurs frères des autres Légions, les Space Wolves étaient gardés sous le contrôle étroit de la Cour Impériale et déchaînés que sous les ordres de l’Empereur, à la fois pour réprimander sauvagement ceux qui reniaient leur serment de loyauté que pour détruire ceux qui résistaient à l’offre de Conformité dans les obscures frontières. Ce rôle d’outil de punition sanglant, couplé aux buts secrets auxquels la Légion avait été utilisée ainsi qu’à l’idiosyncrasie culturelle des Space Wolves qui se développait rapidement, creusa progressivement un fossé entre la VIe Légion et les autres Légions Space Marines au fur et à mesure que les décennies de guerre se prolongeaient. C’est ainsi qu’au cours des dernières années de la Grande Croisade et lors de l’ascension du Maître de Guerre Horus, les Space Wolves se trouvèrent, à bien des égards, une Légion isolée et séparée des autres. Avec certains de leurs frères, ils maintenaient des liens de camaraderie et de respect, même à distance, mais avec d’autres, ils entretenaient une acrimonie et une méfiance mutuelle, tandis que d’autres les considéraient encore comme de simples monstres tenus en laisse, lâchés seulement pour tuer en cas de besoin - des monstres à peine humains et en vérité peut-être même moins que des Legiones Astartes. Les Space Wolves se moquaient de ces opinions ou considérations ; ils savaient assez bien qu’ils n’étaient pas les bâtisseurs de l’Imperium, ni les gardiens de ses murs, ni des soldats qui se souciaient de l’apparat brillant et des concours insignifiants pour le rang et la perfection - ils étaient des prédateurs, telle était leur nature, et malheur à ceux qui tombaient entre leurs mâchoires.[2]

L'Ombre Avant le Loup[modifier]

La VIe Légion.
Comme dans le cas de plusieurs proto-Légions lors des dernières étapes des Guerres d'Unification, une grande partie des premiers détails de la fondation et de la prise en service de la VIe Légion restent enveloppées d’un voile de secret bien délibéré, tissé au moment de sa création. Au-delà de la dissimulation et de la sécurité habituelles dont l’Empereur avait choisi d’entourer le projet Space Marine afin de protéger les Legiones Astartes, la VIe Légion, ainsi que la XVIIIe Légion (qui deviendra plus tard les Salamanders) et la XXe Légion (qui allait devenir l’Alpha Legion), a été conçue et établie séparément des autres. On pense qu’elle a été créée à des fins très spécifiques. Il n’était peut-être qu’une poignée d’individus, les plus proches et premiers confidents de l’Empereur qui avaient survécu à ces jours lointains et sanglants, à connaître les faits concernant ce mystérieux "trèfle" de Légions, comme on les surnommait parfois, et la vérité est probablement morte avec eux. Dans le cas des Legiones Astartes qui seraient connues sous le nom de Salamanders et de Space Wolves, leurs souches génétiques variaient considérablement par rapport à celles de leurs pairs.

Ce mystère entourant les proto-Légions du trèfles peut être vu comme une conséquence d’une distance entre les trois Légions et leurs frères, particulièrement en ce qui concerne leurs premiers initiés, autour desquelles de sombres rumeurs circulaient. Dans le cas des admissions de la VIe, une grande divergence d’origine et de génotype étaient claires, même pour les observateurs les moins attentifs. Une étude plus approfondie des preuves qui subsistent indique que des représentants de certaines des cultures les plus barbares, régressives et hyper-violentes et des groupes exclus de la Terra pré-Unification furent choisis pour fonder la Légion. Malgré une telle diversité, la sélection semble avoir été faite sur une base individuelle plutôt que de se baser ou de capitaliser sur une seule souche d’une société guerrière. C’est ainsi que si certaines proto-Légions, comme la Xe (plus tard les Iron Hands) et la XVe (plus tard les Thousand Sons) ont eu de fortes empreintes culturelles issues des empires guerriers soumis de Terra, la VIe était presque une page blanche. Au lieu de cela, ce qui l’unissait, c’était d’abord son entraînement isolé en tant que force militaire cohérente sous la direction des Stratèges du cercle restreint de l’Empereur. Ce qui a également rendu le VIe singulière, c’était la nature unique de sa graine génétique, bien que ce qui la séparait des autres proto-Légions n’était pas encore évident pour les yeux extérieurs.

Les preuves indiquent en outre que le développement de la VIe Légion était plus lent que celui de plusieurs de ses pairs, peut-être plus lent dans ses premières années que n’importe quelle autre, à l’exception de la XXe, dont les étranges et obscures origines feront l’objet d’un autre dossier. Rétrospectivement, cela est probablement dû aux niveaux élevés de taux de réaction mortelle d’implantation parmi les candidats de la Légion, qui devaient être démontrés par la suite comme une caractéristique de la graine génétique de la VIe avant sa stabilisation ultérieure avec le modèle génétique de son Primarque. Quoi qu’il en soit, comme les autres proto-Légions du trèfle, la VIe n’a pas pu s’engager pleinement dans un conflit armé pendant les dernières phases des Guerres d’Unification et la reconquête du Système Sol. Cela l’avait non seulement isolée davantage de ses pairs, mais aussi privé des avantages d’une augmentation considérable du nombre de recrues gagnées par les Légions qui avaient participé à l’asservissement de Luna et la récompense de la primauté dans l’utilisation de ses laboratoires génétiques. Ironiquement peut-être, cette ségrégation lui avait aussi épargné les souffrances de la crise des semences génétiques qui avait presque détruit la IIIe (plus tard les Emperor's Children) et avait causé des dommages à la Ve (plus tard les White Scars) et à la IXe (plus tard les Blood Angels).

Ce fut presque dix ans après que la Grande Croisade se soit propagée dans les confins du Système Sol et se soit étendue aux étoiles lointaines que la VIe Légion pu se déchaîner ouvertement en masse contre un ennemi. Ce qui s’est passé au cours de la décennie précédente reste entièrement perdu, même pour les Space Wolves, mais les archives de cette première grande bataille, la Conformité de 1-122, connue par sa population humaine indigène sous le nom de Delsvaan, sont claires. Suivant l’ombre du Principia Imperialis, la grande Flotte Expéditionnaire commandée par l’Empereur Lui-même, l’effectif alors complet de la VIe Légion, soit quelque 3 500 Légionnaires, descendis sur un monde qui avait déjà rejeté avec violence tout contact avec l’Imperium. Delsvaan avait relativement bien traversé l’Ère des Luttes et était devenu une société technologiquement avancée, hautement industrialisée, gouvernée par une oligarchie militarisée dédiée aux profits tangibles et au contrôle politique de ses nombreuses unités de production. La vanité et l’arrogance plutôt que toute déviance ou malignité profonde fut son péché, mais son peuple avait défié l’Imperium et on lui montra l’erreur de ce choix.

Laissé à lui-même pour la planification et l’exécution de l’opération - cela faisait sans aucun doute partie des tests des aptitudes de la Légion, car il s’agissait certainement d’un essai - le Commandant Enoch Rathvin, le premier maître de la VIe, exécuta une opération de frappe planétaire multi-vecteurs visant directement Masaanore-Core, la ville-dortoir fortifiée la plus puissante de Delsvaan. Sous le couvert d’un bombardement presque aveugle des zones extérieures de la ville et de ses infrastructures, des douzaines d’aires d’atterrissage distinctes furent conquis dans la confusion qui s’en est suivie, grâce aux pilonnages des navires de guerre et des Modules d’Atterrissage. Rathvin débarqua presque toute sa force en une heure et n’avait plus de réserve. Les commentaires tactiques faits par les observateurs impériaux indiquaient clairement que ce qui semblait à première vue être l’emploi de la tactique d’assaut de la "pointe de la lance", déjà largement pratiquée par les Légions pionnières comme la XVIe d’Horus - alors le seul Primarque existant - s’était rapidement transformé, ou comme dirent certains détracteurs, fut "adapté" en quelque chose d’autre.

Au lieu d’avancer directement vers les zones sous le commandement et le contrôle de l’ennemi comme c’était le cas habituellement, la VIe Légion se répandit dans la ville comme une horde déchaînée plutôt que comme une armée d’assaut. Leurs éléments d’infanterie et de reconnaissance dépassèrent rapidement leur soutien blindé, semblant couler comme une marée destructrice à travers la ville, ne réclamant aucun acquis stratégique, ne tenant aucun terrain, mais laissant que des débris dans leur sillage. La résistance armée qu’ils rencontrèrent, prise sur une centaine de fronts, était désespérément dépassée, et ce qui ne pouvait pas être facilement envahi, comme les bunkers fortifiés et les tours de guet, furent simplement contourné et isolé, et laissé à la deuxième vague de blindés pour y faire face.

Les conscrits de l’armée indigène, légèrement armés d’armes laser, renforcés par des détachements de soldats mieux entraînés et possédant des Armures Carapaces, n’avaient que peu de chances de résister à cet assaut, absolument pas préparés à la vitesse ou à la force des envahisseurs, ou contre la violence avec laquelle ils attaquèrent. La plupart des défenseurs furent tués là où ils se tenaient, essayant de monter des lignes de tir pour maintenir la distance, ou d’abattre par centaines leurs ennemis alors leurs tentatives de contre-attaques se transformaient en déroutes, les milices paniquées se mêlent rapidement à des milliers de civils en fuite.

Face à cette ruée de l’Humanité terrifiée, la VIe Légion sembla redoubler son attaque comme si elle était poussée par l’odeur du sang et de la terreur. Elle tomba sur les civils de Masaanore-Core et commit un grand massacre. Cela reste un débat historique pour savoir si, à ce moment-là, le commandement de la Légion perdit, même brièvement, le contrôle de ses unités à cause de la violence continue, mais en tout cas Enoch Rathvin n’avait pas rapidement maîtrisé ses forces, et quand finalement il accepta la reddition de Masaanore-Core, ses rues avaient été peintes en pourpre du sang des habitants. Le sort de la ville était cependant un exemple suffisant pour les dirigeants des autres centres de pouvoir, et ils virent rapidement la folie d’une résistance accrue. Delsvaan fut donc amené à la Conformité. Le coût pour la ville avait été élevé, mais comparativement à d’autres campagnes de Conformité, le coût pour le monde avait été minime. La performance de la VIe Légion, bien qu’inquiétante pour certains dans la hiérarchie de l’Imperium, plus pour son apparente indiscipline que pour ses résultats, suffisait clairement à la satisfaction de l’Empereur qui lui accorda sa propre sous-flotte à commander ; la Flotte Expéditionnaire 115 - toujours affiliée au noyau de la grande Armada de la Principia Imperialis mais par ailleurs indépendante en interne avec ses propres ravitailleurs, ses escorteurs et ses vaisseaux de guerre.

Pendant les douze années qui suivirent, la VIe Légion continua d’être un acteur actif de la Grande Croisade, ses effectif augmentant régulièrement pour atteindre près de 5000 guerriers lors de la Bataille d’Hyn’tal, puis 7000 Legiones Astartes actifs au début de la campagne du Débarquement de Relovs. Étant donné cette taille relativement petite - les Légions telles que les Luna Wolves et les Dark Angels de la IèreLégion comptaient trois fois et quatre fois ce nombre respectivement - elle servit souvent aux côtés d’autres Légions et des grandes forces de l’Imperialis Auxilia dans des campagnes majeures ou se voyaient confier des missions plus particulières et souvent sanglantes pour détruire certains nœuds de résistance ennemie dans des attaques de choc. Au fil du temps, la Légion développa une expertise particulière dans la conduite d’opérations chasseurs-tueurs en mouvement rapide, en particulier dans des conditions de combat urbain, ou dans des actions punitives plus générales, telles que la répression des rébellions, les représailles brutales - des tâches pour lesquelles la VIe sous le commandement de Rathvin semblait particulièrement adapté, Rathvin demandant souvent ce type de missions pour sa Légion. Durant cette période, alors que de nombreuses autres Légions adoptaient des livrées et forgeaient lentement leurs propres traditions martiales, la VIe avait conservé une apparence curieusement dépouillée, ne changeant que rarement ses armoiries, sauf pour indiquer un rôle et une division tactique. Une exception notable fut faite lorsqu’elle fut placée sous le commandement des régiments de l’Imperialis Auxilia, avec l’ajout de l’insigne de la lame à deux flammes du "Sanghauta". Cette icône, plus communément utilisée par le Maître de Discipline et le Corps de Prévôté de l’Imperialis Militant, avait un sens très précis ; elle montrait clairement le pouvoir de vie et de mort que chaque Légionnaire de la VIe avait sur les troupes inférieures sous son commandement. C’était un pouvoir qu’elle était prompt à exercer à l’extrême, une punition sommaire pour toute force humaine à ses côtés si elle estimait qu’elles manquaient de militantisme ou de discipline.[3]

Des Chacals et des Chiens de Guerre[modifier]

La réputation de la VIe parmi les forces de la Grande Croisade au cours de sa deuxième décennie était à ce moment-là mitigée. La Légion avait un palmarès incontestable de succès et avait remporté de nombreux honneurs de guerre, mais les accusations et les histoires sur les dommages collatéraux et les pertes inutiles parmi les populations civiles humaines où elle a combattu étaient répandues. On disait, bien avant l’influence de Fenris et de sa culture, qu’il y avait quelque chose de bestial chez les guerriers de la Légion, quelque chose en eux qui étaient les premiers signes avant-coureurs d’une marque de ce qui allait devenir plus tard le Canis Helix, bien qu’il ne s’était pas encore écoulé assez de temps pour que cela devienne si prononcé. Plus que tout, certains craignaient que la VIe soit une Légion avec des conflits internes, gouvernée davantage par la force de ses officiers que par l’obéissance à l’autorité légitime, et la violence et le factionnalisme dans ses rangs étaient considérés comme beaucoup trop courants. C’était à une époque où les Primarques eux-mêmes, à l’exception d’Horus, n’avaient pas encore été retrouvés pour imprimer leur marque sur leur Légion, mais des guerriers comme ceux de la VIIIe Légion commençaient déjà à acquérir une réputation d’agents terroristes de l’Empereur et la "sauvagerie hors du commun" de la VIe fut souvent évoquée en plus des futurs Night Lords dans les symposiums de la hiérarchie de la Grande Croisade, certains avertissant même que la Légion devait être étroitement surveillée, de peur qu’elle ne devienne incontrôlable. Mais de toutes les accusations, la plus acerbe était que la VIe Légion n’était jamais aussi enthousiaste au combat que lorsqu’un ennemi était déjà brisé et avait fuit devant elle - que lorsque ses victimes étaient impuissantes.

Avec cela est apparue un surnom informel et insultant pour la VIe Légion qui était les "Routs" ; un nom collectif souvent utilisé pour désigner les chacals charognards et les chiens parias mutants des mers sèches de Terra qui chassaient et s’attaquaient aux colonnes de réfugiés, les créatures n’étant braves que lorsque leurs victimes étaient à moitié mortes ou épuisées. Ironiquement, cette insulte aurait même pu avoir pour but de comparer défavorablement la VIe à la XIIe tout aussi féroce, déjà connu sous le nom de War Hounds, une Légion également réputée pour l’incroyable violence et son courage au combat, mais qui, à cette époque, était considérée comme un exemple de fureur honorablement contrôlée, sa rage ne s’adressant qu’aux ennemis les plus terribles et servait à surmonter les obstacles les plus insurmontables. Cette comparaison semble maintenant être une macabre plaisanterie étant donné les chemins très différents que ces Légions allaient prendre et ce que l’histoire future leur réservait - des chemins dictés en grande partie par l’effet que la découverte de leur Primarque devait avoir sur ces deux Légions. Ce changement, qui s’avérera très profond, ne tarda pas à venir pour la VIe.[4]

Le Roi-Loup[modifier]

Les Loups de Fenris et les Loups de Terra, unifiés sous l’autorité de leur Primarque Leman Russ, sont devenus les Loups Qui Chassent dans les Étoiles - les Space Wolves.
Contrairement à la redécouverte d’Horus - le premier Primarque ayant rejoint l’Imperium - et de beaucoup de Primarques découverts par la suite, très peu de faits précis concernant Leman Russ sont connus, le sujet étant en outre enveloppée d’un brouillard d’allégories et de mythes soigneusement et délibérément fabriqués. Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que Leman Russ fut le deuxième Primarque à être apparu aux côtés de l’Empereur, quelques années avant la redécouverte de Ferrus Manus sur Medusa. Leman Russ avait été trouvé sur le Monde Mortel de Fenris, une planète elle-même entourée de secrets et de légende considérables, et comme Medusa, elle était connue sous ce nom sur certaines des cartes stellaires les plus anciennes de l’Âge Sombre de la Technologie qui existaient encore. La rapidité relative de cette découverte incite à penser que l’Empereur savait que ce système mortel et lointain était le foyer de l’un de Ses fils perdus, et on ne peut pas dire avec certitude combien de temps Fenris et le Primarque ont pu être sous observation avant le premier contact. Parmi les quelques saga allégoriques de Fenris sur les débuts de la vie de Russ et son ascension au pouvoir en tant qu’éminent roi guerrier de ce monde déchiré par les combats, les seuls détails qui peuvent être glanés et qui semblent certains, c’est que seul dans la nature sauvage, le petit Primarque, post-humain comme il était, survécu malgré les nombreuses terreurs de ce Monde Mortel, avant d’être trouvé et intégré à la population humaine de Fenris, rejoignant sa société guerrière et embrassant sa culture comme sienne. Ce faisant, et sans aucune technologie de pointe, il devint le maître d’un domaine plus dangereux que n’importe quel autre monde que l’on trouve dans le grand cosmos par son degré d’hostilité à la vie humaine. Lorsque il se retrouva au côté de l’Empereur, il semble qu’il ait eu peu ou pas de difficulté à comprendre ce qu’il était vraiment, et absorba les conceptions et les outils technologiquement avancée de l’Imperium et sa société.

L’éducation de Russ semble avoir été courte mais complète, réussissant son test. Très vite, on l’envoya commander sa Légion, et il n’y alla pas seul. Leman Russ fut accompagné de plusieurs centaines de guerriers de Fenris qui avaient, malgré leur âge, subi et survécu à l’implantation et au traitement génétique nécessaires pour devenir des Legiones Astartes, du moins en grande partie. Beaucoup d’entre moururent lors de cette épreuve, mais beaucoup moins que ce à quoi on aurait pu s’attendre, et ce, pour deux raisons. La première était l’effet stabilisateur de la graine génétique de Leman Russ sur la semence génétique existante de la VIe Légion, ce qui semble avoir pratiquement inversé les difficultés antérieures de survie des candidats. La seconde est que les Fenrisiens eux-mêmes firent preuve d’une extraordinaire résilience, un facteur attribué à la survie à long terme de l’Humanité sur Fenris en général, et aux nombreux mystères de la planète qui leur sont propres. Ces hommes deviendraient les premiers "Varagyrs" de Leman Russ, parfois désignés comme "Varangii" dans les archives impériales, ou plus littéralement "Garde Loup". Ils étaient les guerriers liés par serment à Russ, prêts à le servir même si cela signifiait affronter la mort pour être à ses côtés. Leur loyauté les avait menés à quitter leur monde de glace et de sang pour s’élever vers les étoiles sur les traces de leur seigneur, sans se laisser intimider et décourager. Ces Varagyrs étaient appréciés par leur roi pour leur loyauté à l’inverse des Legiones Astartes de la VIe, à qui on lui avait confié le commandement, car malgré leur force vantée et leur réputation sauvage, ils n’avaient pas à ses yeux encore fait leurs preuves en tant que guerriers ou gagné son respect. Cette leçon fut la première que Leman Russ enseigna à la VIe et fut un signe précurseur que sous le règne du Roi-Loup, sa Légion serait très différente des autres.[5]

Les Loups Qui Arpentent les Étoiles[modifier]

Les documents qui subsistent au sujet de la transition du commandement de la VIe Légion indiquent que les choses se sont plutôt bien passées, du moins au début. Que leur Primarque fut le second récupéré était accueilli à la fois par des réjouissances et une certaine fierté au sein des rangs de la Légion, et que leur nouveau seigneur ait une allure barbare ne créa pas de consternation, étant donné que bon nombre des Légionnaires avaient des origines similaires. Russ était de plus charismatique et inspirait facilement la crainte parmi ceux qu’il commandait et dans une Légion qui respectait déjà la force plus que tout autre chose, il était un guerrier dont la force dépassait celle des autres d’un degré tel qu’il semblait presque absurde de faire des comparaisons. Rathvin abandonna le commandement à son Primarque, peut-être à contrecœur, mais sans contestation ouverte, et si la présence du Varagyr, que Leman Russ avait ordonné d’intégrer en partie dans les rangs, suscita un certain ressentiment, on compris rapidement que la loi de Russ ne pouvait pas être remise en question et que les Varagyrs étaient plus que disposés à régler en un seul combat n’importe quelle dispute sur cette question. Avant que l’acrimonie ne s’accentue, Leman Russ, dans sa sagesse, décida d’emmener sa Légion au combat pour qu’elle puisse se battre, afin que ses proches et ses fils génétiques versent le sang et affrontent la mort ensemble, forgeant un nouvel esprit collectif, ou selon ses mots : « … comme les fibres de fer sont étriqués et martelés ensemble pour forger une lame meurtrière, nous en serons de même. Je fais le serment que les Loups de Fenris, et les cousins de mon sang, les Loups de Terra, deviendront ensemble les Loups qui Chassent dans les Étoiles, et les bêtes qui rampent et se nourrissent dans les ténèbres du vide viendront à nous craindre, et sauront qu’ils sont nos proies. »

L’objectif de cette première campagne entreprise avec sa Légion avait été soigneusement choisi en conseil avec l’Empereur et Horus, et allait s’avérer être pour la VIe un véritable test de courage. Leur cible était un secteur de la frontière en expansion connue sous le nom de "Roue de Feu", à l’est galactique du Segmentum Solar. C’était une vaste étendue sauvage avec des systèmes stellaires servant de transit périodique et de nébuleuses en feu, ravagée par de fréquentes tempêtes ioniques et empyréennes. Il abritait au moins une vingtaine de mondes occupés par des Xenos, souvent sous la domination des Orks, et était donc une source d’activité périodique de Space Hulks à la dérive et des attaques de maraudeurs contre l’Imperium naissant. L’occupation humaine dans la région était faible, les ressources viables peu nombreuses et le coût de la pacification devrait être élevé. C’est pour cette raison que la Roue de Feu avait jusqu’à présent été laissée à elle-même, à l’exception de quelques raids d’avant-garde. Mais à présent, la Grande Croisade cherchait à nouveau à s’étendre vers les domaines beaucoup plus grand et plus dangereux des mondes au-delà du Seraphina, une région elle-même contrôlée par un vaste empire Ork. Les Peaux-Vertes de la Roue de Feu faisaient peser la menace d’attaquer à revers la Grande Croisade pour soutenir leur espèce, et face à ce danger, la VIe jura de conquérir la Roue de Feu et de la purger, quel qu’en soit le coût.[6]

La Roue de Feu[modifier]

Sous la direction du célèbre Navigator Durlan Ocellati, la flotte de la VIe Légion, renforcée par de nouveaux Croiseurs d’Attaque envoyés depuis Mars mais privé de ses régiments auxiliaires humains sur ordre direct de Leman Russ, élabora ses plans d’attaque contre la Roue de Feu. La décision de Russ fut de monter une série rapide d’assauts sur des mondes clés, se concentrant sur le démantèlement des domaines des Orks en les isolant les uns des autres. Il ne voyait aucun mérite à une invasion sur une cible fixe ou à une campagne de conquête et d’attrition où les Orks, divisés et hargneux, auraient une chance de s’unir contre une menace extérieure et de masser leur force comme ils l’avaient prouvé plusieurs fois auparavant. Au lieu de cela, il voulait les ébranler, en les attaquant sur plusieurs fronts à la fois et en se repliant avant qu’ils s’empressent d’attaquer des ombres. Les dures leçons issues de Fenris, comme l’éternelle guerre contre les loups des mers de Fenris, servirent la VIe Légion dans une telle campagne, et réduisirent l’avantage des guerriers ennemis qui surpassaient en nombre la Legiones Asatrtes d’un rapport de dizaines de milliers, voire de centaine de milliers, pour un Space Marine.

La flotte de la VIe Légion se divisa en une douzaine d’escadrons plus petits de différentes tailles, chacun d’eux étant dépêché pour frapper des cibles qui lui étaient assignés. Le plus grand de ces escadrons, composé des navires les plus lourds, était sous le commandement personnel de Leman Russ, et il se dirigea directement vers le cœur de la base des Orks dans la Roue de Feu, un système stellaire assez propice et désigné sur les cartes anciennes de la région sous le nom de "Lucan", où un vaste conglomérat enchevêtré de vaisseaux et de débris avait été transformé par les Orks en une sorte de forteresse en étoile et de chantier naval délabré. Une force secondaire de vaisseaux plus légers, sous l’autorité de Rathvin, fut envoyée pour cibler les populeux mondes Orks de Gundastol et de Karkash, tandis que le dernier tiers de la flotte de la VIe Légion fut divisé en unités beaucoup plus petites, comprenant chacune une poignée de vaisseaux de guerre, ou même constituée d’une seule frégate, avec l’ordre de se déplacer librement et d’attaquer des cibles si l’opportunité se présentait.

Sous les ordres de Leman Russ, la guerre arriva à la Roue du Feu comme un ouragan enragé, une guerre que même les brutaux et belliqueux Orks, qui prétendaient maîtriser la guerre, n’avaient jamais connue. Naviguant dans les tempêtes Æthériques sous la maîtrise de la navigation Warp d’Ocellati, la VIe Légion tomba sur les Orks sans avertissement. Il ne s’agissait pas de raids cliniques précis, mais de massacres et d’affrontements violents, de ratissages et d’actes de destruction massive qui firent voler en éclat l’étalement urbain des Orks et brûlèrent des paysages entiers dans leur sillage. Les mondes de forage des Xenos esclaves qui fournissaient aux Peaux-Vertes de la nourriture et du minerai furent bombardés et réduits en cendres, tandis que les Big Boss et les Mékanos qui menaient les Orks furent isolés et éliminés. Les batailles se déroulaient à l’intérieur des fiefs de l’ennemi, et les fortifications furent submergées avant même que leurs garnisons ne puissent se rallier à leurs défenses. Les vaisseaux lourds Orks furent arraisonnés et pris d’assaut alors qu’ils étaient encore à leurs ports d’amarrage, et des douzaines de bases d’astéroïdes Rok furent infiltrés jusqu’à leur profondeur avant d’être soufflées de l’intérieur.

Pendant cinq ans, la guerre se poursuivit, sans jamais s’essouffler, sans jamais se calmer, sans jamais s’apaiser dans la fureur. Les pertes pour la Légion, tant en termes de guerriers que de vaisseaux, étaient effroyablement élevées, avec presque un tiers de la Légion détruite avant la fin. La Roue de Feu ne devient plus qu’un cimetière rempli des morts de la guerre. Parmi les nombreux guerriers tués se trouvait Enoch Rathvin, qui était de plus en plus instable, écrasé par un marcheur Ork alors qu’il menait une charge suicidaire sur Xyat. Mais pour chaque Legiones Astartes qui tombait, des centaines, peut-être des milliers d’Orks périrent. C’était une guerre sans pitié, une guerre sans relâche ; ce n’était pas un acte de conquête, mais d’extermination, et fut impitoyablement menée et avec une infatigabilité qu’aucun être humain non augmenté n’aurait pu maintenir. C’était pour cela que la VIe était née, et à la Roue du Feu, comme Russ l’avait promis, elle vécue une renaissance.

Les vieilles inimitiés et les excès dont la VIe avait été accusé furent comblés sous Leman Russ. Sa soif de sang contrôlée avec une discipline et une volonté de fer, et sa rage enchaînée par le devoir et le serment de loyauté, Russ donna à sa Légion la fierté d’être ce qu’elle était, la dignité du pouvoir qu’elle exerçait, l’orgueil même de la violence monstrueuse qui se cachait dans son cœur, mais surtout il ne lui permit jamais d’avoir soif de gloire pour elle-même, ni de se complaire dans l’amer poison du sang versé sans raison. Il lui donna un but et il lui apporta l’honneur, aussi sombre soit-il. Ils servaient l’Empereur et ce devoir était sacré ; ils étaient faits pour être les crocs arrachant la gorge des ennemis de l’Humanité. Comme sur Fenris, la guerre a toujours été liée à la survie des amis et de la famille, ainsi la galaxie deviendrait un foyer sûr et sécurisé pour la vie humaine, même si les Loups qui Chassent dans les Étoiles devraient la renettoyer avec du sang neuf.[7]

Le Croc[modifier]

Leman Russ, Primarque des Space Wolves.
Après la Roue de Feu, la VIe Légion - ses guerriers survivants, aussi abattus et loués à mesure que les vaisseaux de guerre voyageaient dans le Warp - retourna chez elle pour la première fois, à Fenris, le légendaire Monde Mortel sur lequel leur Primarque avait été trouvé. Pour les survivants de l’ancienne VIe Légion et ce qui restait des premiers Varagyrs, Fenris était en effet maintenant leur foyer, car pendant les manœuvres de la grande campagne qu’ils avaient entreprise, tous en étaient en effet venus à adopter des éléments de la culture fenrisienne qu’incarnait leur Primarque, et de ses traditions martiales. La sombre sagesse que les Varagyrs apportèrent avec eux trouva grâce auprès de ceux de la Légion qui voulaient être plus proches de leurs frères génétiques, tout comme ceux originaires de Fenris adoptèrent de nouvelles armes et de nouvelles méthodes de guerre mieux adaptés aux vastes et inimaginables champs de bataille qu’ils traversaient à présent.

Ce qui les attendait était l’une des plus puissantes citadelles jamais construite pendant la Grande Croisade : la forteresse du Croc, située sur les sommets rocheux du continent polaire unique de Fenris. Encore en construction par les Magos du Mechanicum et des artisans appartenant à la Chambre Castellanis de l’Empereur, ses voûtes plongeaient au fond du granit, à des kilomètres sous la surface, tout comme ses bastions et ses ports d’amarrage perçaient le ciel glacé. Rétrospectivement, il était clair que Leman Russ, qui avait participé à la conception de la forteresse, et l’Empereur, qui avait affecté de vastes ressources et compétences au projet, avait l’intention que le Croc rende la VIe autosuffisante en tant que Légion, à la fois en termes de matériels de guerre et de munitions, ainsi qu’en termes de préparation génétique et d’installations de conditionnement psychomimétique étendues, permettant à la Légion de fonctionner de façon indépendante et isolée du Système Sol. Ce dernier facteur, dans les premières décennies de la Grande Croisade, était une chose rare, et ce n’est que plus d’un siècle plus tard qu’il était courant de voir chaque Légion tenir cette fonction, quand l’échelle et la distance qu’avait atteint l’Imperium avaient rendu le système précédent caduc. Cette autosuffisance avait un but délibéré, tant pour la Légion que pour la Grande Croisade, mais cela ne serait clair que plus tard.

Le premier ordre de Leman Russ fut d’agrandir sa Légion. Nombreux étaient les ennemis à combattre, et les 15 000 guerriers qui avaient survécu à la Roue de Feu ne suffirait pas, à long terme, à les affronter. Cette expansion fut rendue possible tout d’abord grâce à son propre modèle génétique, qui pouvait être utilisé en conjonction avec les installations en cours de construction dans le Croc pour stabiliser, amplifier et élargir considérablement le stock de graines génétiques de la Légion, graine génétique particulière et unique qui est entrée dans la tradition de l’Imperium sous le nom de "Canis Helix". À cette fin, le monde de Fenris fut transformé subtilement mais délibérément en une machine dédiée à l’unique but de créer de nouveaux guerriers pour la VIe Légion. Il n’y aurait pas d’amélioration des conditions de vie des enfants de Fenris qui resteraient dans les ténèbres et la sauvagerie de leur vie primitive ; une telle dureté engendrait de redoutables guerriers et les guerriers étaient ce dont on avait besoin. Pour la même raison, il n’y aurait ni tentative d’annuler la fureur du climat de Fenris ou de sa terrible géologie, ni tentative de pacifier ou de rassembler les nombreuses bêtes, à la fois indomptables et horrifiantes, peuplant les champs de glace ou chassant dans les profondeurs des océans. Absolument rien. Il y eu même des rapports non confirmés que les choses ont été en fait délibérément aggravées, pour mieux tester les futurs candidats à la Légion, et des rumeurs persistèrent sur un programme qui aurait existé dès le début pour élargir la population autochtone de la planète, et que des hommes et des femmes des mondes sauvages et primitifs appropriés furent amenés sur Fenris contre leur gré, leurs esprits et leurs souvenirs altérés, reprogrammés et lâchés pour se débrouiller seuls afin que les plus forts puissent survivre et gonfler le creuset de population pour les recrues potentielles de la Légion. Il n’y eu aucune preuve de cela, mais il y a peu de gens qui oseraient dire que c’était impossible et ainsi donc les rumeurs persistèrent.

Le plan d’adaptation à la culture fenrisienne au bénéfice de la Legiones Astartes fut beaucoup plus profond que toute altération démographique de base, mais il s’est aussi enfoncé profondément dans le corps et l’âme des indigènes. Le Roi-Loup, maître de Fenris avant la venue de l’Empereur, avait rassemblé chez lui tous les plus puissants et respectés skalds et prêtres de son peuple adoptif, car il savait qu’ils étaient à la fois les gardiens de son histoire orale et de son mythe, mais aussi les dépositaires et les promulgateurs de ses lois. Il leur accorda également les avantages technologiques d’une longue vie et une endurance accrue, de simples fractions de ce qui faisait un Space Marine, mais plus qu’il n’en fallait pour les désigner comme "bénis" aux yeux de leur peuple. À travers ces hommes et ces femmes, il adapta les anciennes superstitions et sagas de Fenris pour se faire accepter, lui et sa Légion, comme des personnifications d’un pouvoir surnaturel et saint. Pour le peuple de Fenris, le Croc lui-même devint l’équivalent de la salle des dieux et des immortels, les Légionnaires de la VIe Légion désignés sous le terme de Guerriers du Ciel, et il n’y avait pas de plus grand honneur que d’être choisis pour rejoindre leurs rangs et naviguer dans le vide de la nuit en tant que champion au service du "Père de Tous" - l’Empereur qui était le père divin de l’Humanité, et Leman Russ, Son fils préféré et Sa main droite et forte. Pour certains observateurs, avant et depuis, cette manipulation délibérée des superstitions et des croyances religieuses contrevenaient directement à l’un des principes les plus importants de la Grande Croisade : la libération de l’Humanité du mensonge de l’ignorance et du culte des faux dieux. En cela, il semble que l’Empereur ait convenu que la fin justifiait les moyens, et en cela comme pour bien d’autres choses, la VIe Légion s’est avérée une exception à la règle.[8]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : Leman Russ

La Grande Croisade[modifier]

Au cours de la Grande Croisade, les Légions de Space Marines libérèrent inexorablement des milliers de mondes humains et les unirent au sein d’un Imperium omnipotent. Le monde de Fenris fut rapidement redécouvert dans la partie nord-ouest de la galaxie. La légende du Roi-Loup arriva jusqu’aux oreilles de l’Empereur, qui comprit immédiatement qu’Il avait redécouvert un de Ses fils égarés. Il se rendit sur Fenris pour le rencontrer. On dit que l’Empereur parvint à gagner le respect et l’obéissance de Russ en le battant lors d’un duel. Le Primarque accepta la première défaite de sa vie de bonne grâce et serra fraternellement la main de l’Empereur, qui lui offrit peu de temps après le commandement de la Légion de Space Marines qui portait ses gènes, afin qu’il aille conquérir et libérer de nouvelles planètes en Son nom.

Au cours des décennies suivantes, Leman Russ mena les Space Wolves à travers maintes guerres victorieuses, et prouva qu’il était un des généraux les plus audacieux au service de l’Empereur. Fenris devint le monde d’origine des Space Wolves et une forteresse imprenable et tentaculaire fut érigée dans les montagnes, sur le continent polaire d’Asaheim, seule partie immuable de Fenris, les autres terres se morcelant et disparaissant au fil des saisons. Elle fut nommée le Croc, et c’est aujourd’hui encore l’un des bastions les plus formidables de toute la galaxie.

Seigneur de Guerre de l'Imperium[modifier]

Indépendamment des plans et des buts ultimes que servaient les dispositions uniques pour la création et l’expansion de la VIe Légion sous leur Primarque, d’autres questions furent soulevées. La Grande Croisade était encore jeune et les guerres de l’Imperium n’étaient pas encore terminées. Sa machine de guerre avait besoin d’autant de seigneurs de guerre du calibre de Leman Russ que possible, malgré le fait que plusieurs autres Primarques tels que Ferrus Manus, Fulgrim et plus récemment Rogal Dorn avaient aussi rejoint leur Légion. Avec les épreuves de la Roue de Feu derrière elles et les nouvelles vagues de néophytes pour la Legiones Astartes qui augmentaient puis élargissaient ses rangs, la VIe Légion était de nouveau prête pour la bataille. La guerre s’annonçait sur de nombreux fronts et la VIe était prête à y répondre. Au cours des décennies qui suivirent, Leman Russ et sa Légion participèrent à de nombreuses actions de Conformité et à des campagnes militaires couronnées de succès, seul ou à la tête de nombreuses flottes de guerre secondaires, de régiments de l’Imperialis Auxilia et même à plusieurs reprises, avec d’autres corps de Space Marines dont les Primarques n’avaient pas encore été retrouvés.

Cette période de l’histoire de la Légion passe souvent inaperçue, mais on peut y voir une série de victoires qui révélèrent que Russ et sa Légion pouvaient être bien plus que les demi-animaux sauvages, certains portraits ultérieurs les présentant comme tel, et confirmèrent que Russ était un général de terrain qui se surpassait et était digne des éloges. Devant la VIe, les domaines Xenos des Orks et des Aeldaris, des Taralais et des Saharduin tombèrent, et sur l’ancien Monde-Ruche de Nova Borilia, la tyrannie extraterrestre des Noman, un régime esclavagiste qui datait de plusieurs millénaires, fut mis à bas. Ce dernier conflit en particulier a été une victoire célébrée, et l’ancien SCS d’un char de combat qui fut restauré à l’Imperium durant cette même campagne fut nommé en l’honneur de Leman Russ par le Mechanicum.

La VIe était maintenant une Légion sur laquelle les célèbres paroles de Leman Russ et l’insigne de tête de loup cramoisi - adopté alors comme sien - avaient depuis longtemps confirmé l’épithète de "Space Wolves". Beaucoup, disait-on, à la consternation privée d’Horus, firent le rapprochement avec les "Luna Wolves", même si cela était inadéquat. Mais malgré toutes les conquêtes de la Légion sur la frontière en expansion, c’est pour le traître et le renégat que Russ et ses guerriers conservaient un châtiment particulier. Sur Rama Sula, la Légion de Russ écrasa une rébellion de plus d’un million de soldats de la milice en une seule journée sanglante, tout en traversant les étoiles de l’Amas de Nyrcon, pourchassant la flotte du renégat Libre-Marchand Belisarius Hayte avant de jeter le corps du dieu autoproclamé dans les flammes du cœur du réacteur de son vaisseau amiral. C’était à la suite d’actions comme celles-ci et de dizaines d’autres, de punitions infligées à des "briseurs de serment" que cette sauvagerie fut qualifiée d’"excessive" même par des généraux menant des armées à la boucherie. Alors que les mondes étaient en flamme, les sombres histoires qui avaient longtemps entouré la Légion furent de nouveau évoquées. Les rumeurs étaient alimentées par la disposition et l’apparence de plus en plus sauvages qui commençaient à transparaître chez les Space Wolves, un nom qui semblait maintenant autant une affirmation qu’une énonciation de l’héraldique.[9]

La Sombre Guerre[modifier]

Le point tournant pour la Légion se produisit peut-être pendant et après les Xenocides Rangdans dans les années 860.M30. Lorsque les Flottes Expéditionnaires franchirent la Frange Orientale de la galaxie, ils attirèrent l’attention des Cerabvores Rangdans, une espèce d’une telle puissance macabre et technologique qu’il semblait, pour un temps au moins, que l’Imperium courait à sa perte. Face aux vagues d’attaques venant de l’est et du nord de la galaxie, et avec des pertes qui ne seront pas dépassées avant les jours sombres de l’Hérésie, les guerres Xenocides Rangdans étaient les plus terribles de toutes celles qu’on ait jamais connues. Des Flottes Expéditionnaires entières ont été détruites sans un seul survivant, des mondes ont été annihilés, des douzaines de Legios Titaniques furent anéanties et à la fin, des Légions Space Marines entières [SECTION EXPURGÉE] furent perdu pour l’Imperium. Une grande partie de ce qui s’est passé pendant ce conflit incommensurable est toujours enfermée sous scellés, mais ce que l’on peut dire, c’est qu’avec l’utilisation du Labyrinthe de la Nuit par l’Empereur, la menace fut enfin écartée. Il ne restait plus qu’à se débarrasser de la souillure des Rangdans dans une série de purges qui dura une décennie et qui laissa des pans entiers du domaine de l'Humanité sans vie pour assurer ce qu’on espérait être une victoire finale.

Horus et sa Légion, qui avaient été occupés par les guerres en cours dans l’ouest galactique, connurent une ascension aux yeux de la Grande Croisade, et avec lui et les autres Légions qui avaient conservé leur force et n’ayant pas souffert durant la campagne Rangdan, l’avenir des prochaines décennies de conquête et d’expansion était assuré. Par rapport à ces nouveaux "parangons", on désignait les Space Wolves par le mot "bourreau" plutôt que par celui de "guerrier", et l’image du destructeur qui leur avait toujours collé à la peau fut en partie remplacer par celui de conquérants sauvages mais nobles dans l’esprit de beaucoup dans l’Imperium. Quant à Leman Russ, pour certains, il n’était pas un sage roi-guerrier sortit des pages des légendes, mais un tyran taché de sang tenu en laisse par l’Empereur, aussi redouté que tous ceux qui avaient régné durant la Longue Nuit - un gardien de monstres et un dévoreur de mondes, une bête sous la forme d’un Primarque. Que ces accusations soient fondées ou non, alors que la méfiance se propageait aussi vers les Dark Angels à cette époque, il ne nous appartient pas de juger sauf de constater que l’Imperium avait perduré, mais il n’en aurait peut-être pas été ainsi sans ceux qui avaient saigné pour assurer sa survie.[10]

Les Loups dans l'Ombre[modifier]

Le Lion et le Loup

Les relations entre les divers Chapitres Space Marines ne sont par toujours cordiales malgré leur loyauté commune envers l’Empereur et l’Imperium. Rivalités, conflits territoriaux et toutes sortes de circonstances peuvent créer la discorde entre eux. Toutefois, peu d’inimitiés sont aussi anciennes, profondes et célèbres que celle qui oppose les Space Wolves aux Dark Angels.

Selon la légende, c’est lors de la Grande Croisade que les deux Chapitres se rencontrèrent pour la premier fois. Les Space Wolves assurent que leur querelle est due à Lion El'Jonson, le Primarque des Dark Angels. Les deux Légions en vinrent aux mains sur le monde de Dulan. Les Space Wolves et les Dark Angels se battaient côte à côte contre le tyran Durath lorsque, soudainement et sans prévenir, El’Jonson et ses Space Marines sortirent des rangs pour mener l’assaut sur la forteresse du renégat. Le flanc des Space Wolves fut ainsi exposé et beaucoup de guerriers périrent lors de la contre-attaque ennemie. Peut-être pire pour l’orgueilleux Leman Russ, les Dark Angels prirent la forteresse et remportèrent une victoire triomphale en haut de ses remparts tandis que les Space Wolves étaient embourbés dans une mêlée inextricable en contrebas.

Après le combat, un Leman Russ bouillonnant se jeta sur El’Jonson, les poings en avant et la malédiction aux lèvres. Les titanesques Primarques se battirent ainsi pendant un jour et une nuit, aucun des deux ne parvenant à prendre le dessus sur son adversaire. Les combattants finirent par se séparer et Russ, percevant l’absurdité de la situation, se mit à rire et gorge déployée. Le Primarque Dark Angel n’eut qu’un regard de mépris pour lui. Il estimait que le Roi de Fenris l’avait attaqué par traîtrise et asséna à Russ un coup si terrible qu’il l’assomma. Considérant son honneur lavé, El’Jonson quitta la planète. Ainsi commença une longue rivalité entre les deux Primarques.

On dit que les Primarques se battirent en duel à d’autres reprises, jusqu’à se respecter mutuellement et devenir de grands amis. Mais depuis la disparition de ces deux êtres surhumains, Space Wolves et Dark Angels se sont éloignés les uns des autres. Même s’il leur arrive encore de se battre côte à côte, leur vieille rivalité se poursuit. Ainsi, à chaque fois que les deux Chapitres se rencontrent, deux champions sont choisis dans leurs rangs et se battent en duel, faisant ainsi écho au premier affrontement entre Russ et El’Jonson pour maintenir leur honneur et la tradition.

Au deuxième siècle de la Grande Croisade, les Space Wolves étaient une Légion devenue à part par rapport aux autres. Leurs Flottes et leurs groupes expéditionnaires allaient où ils le souhaitaient, combattaient où ils voulaient, et entreprenaient les demandes d’aide que leur maître et ses seigneurs de guerre jugeaient appropriées, et le plus souvent, ils se battaient seuls. Les hauts commandants et Seigneurs Solaires de l’Imperium savaient qu’il ne fallait pas essayer de les amener à obéir à leurs ordres, car il était bien connu que la Légion n’obéissait qu’à un seul commandant, Leman Russ, et Leman Russ ne reconnaissait qu’un seul seigneur : l’Empereur Lui-même.

Par cette loyauté, la Légion était imperturbable et inébranlable, et elle se souciait peu ou pas du tout de la bonne opinion des autres, qu’ils soient Primarque ou gouverneur provincial. Chez ses frères des autres Légions, elle entretenait une certaine camaraderie et rivalité avec les Dark Angels, avec qui elle avait partagée des passages sombres de l’histoire, mais pour les autres, elle semblait avoir un respect lointain tout au plus, une indifférence à peine déguisée pour les autres et, du moins pour le cas des Thousand Sons, un mépris flagrant. La Légion n’entretenait aucun domaine autre que Fenris, et n’en avait besoin d’aucun. Depuis longtemps, elle était plus qu’autosuffisante, si ce n’est dans la production des plus grands modèles de navires de guerre et l’introduction de nouveaux moteurs de guerre et d’armes destinés aux Legiones Astartes, qu’elle acquerrait directement de Terra ou des chantiers des Mondes-Forges de Ryza ou de Lucius en lots peu fréquents. L’approche de Fenris était interdite sans invitation, même aux frères des Legiones Astartes, sauf pour les émissaires du Monde-Trône. La Légion était devenue profondément étrange et impénétrable pour les observateurs extérieurs.

Pour ceux qui ne savaient pas la vérité, la Légion et ses guerriers semblaient à présent de terrifiants sauvages sous l’apparence de Legiones Astartes. Certains n’entendirent que la langue gutturale de Fenris et des mots enveloppés dans les énigmes primitives du mythe et de la saga, et ne comprirent pas leurs significations, mêlés comme ils étaient à l’intérieur et à l’extérieur de complexités mémétiques et de riches allégories aussi éloquentes que tout chant gothique supérieur. Ils ne virent que des armures ornées de peaux et des bibelots de superstition, les masques rituels en cuir des "prêtres" de la Légion et les images d’animaux étranges s’enroulant autour de leurs armes, et des adorateurs d’une fausse religion. Ils ne voyaient pas les signes extérieurs d’une culture martiale complexe qui apportait discipline et contrôle à la fureur qui s’emparait du cœur battant de la Légion, et qui permettait à ses membres de combattre les ennemis les plus terribles, réconfortés dans la foi en eux-mêmes et en leurs frères, et liés par une volonté de fer. Bref, beaucoup de l’extérieur regardaient les Space Wolves et avaient peur, mais ne savaient pas que cette peur était délibérément conçue pour qu’ils la ressente. Ils voyaient la barbarie, mais ne comprenaient pas qu’une telle brutalité était délibérément affûtée et tempérée jusqu’à la limite de la mort par des esprits vifs. C’est ainsi que les alliés et les ennemis virent ce que les Space Wolves voulaient qu’ils voient, et beaucoup sous estimèrent la VIe Légion et l’arme qu’elle était devenue dans la main de l’Empereur.[11]

Histoire Silencieuse[modifier]

Les purges post-Rangdan étaient loin d’être la seule guerre "secrète" que les Space Wolves avaient entreprise sous les ordres de l’Empereur. Durant les décennies où ils avaient fait la guerre à la fois dans l’ombre de l’Imperium que dans l’éclat des feux de la ligne de front de la Grande Croisade, il fut enregistré sur le memento-mori en basalte noir sur Baal, et nulle part ailleurs, qu’ils avaient été aux côtés des Blood Angels pour exterminer une quatrième vague d’épidémie d’Asservisseurs sur Poseidonis Secundus, marquant l’un des trois seuls moment durant toute la Grande Croisade d’un nettoyage d’une grande concentration d’Asservisseurs sans avoir recours à l’Exterminatus. Connu de peu de gens, sauf du Roi-Loup et de son Empereur, la Légion affronta et surpassa de nombreuses menaces à la fois cauchemardesques et obscures, du pouvoir divin des Psykers-rois de Vhallach à la menace insidieuse de l’épidémie de Lacremara à Morox. Ces victoires et d’autres inconnues, conflits si terribles qu’elles ne furent enregistrées que comme de simples honneurs de bataille sur la Grande Cloche de Terra, restent dissimulés - toutes les données les concernant furent scellées ou purgées de la mémoire humaine.

Il est vrai que de nombreuses victoires des Space Wolves des dernières années de la Grande Croisade - même celles qui ne furent pas scellées sous l’ordre de la haute autorité - n’ont été louées, ni couvert d’éloges par les Commémorateurs et les Itérateurs de l’Imperium confiées à la Légion. En effet, méprisant ces hommes, ils mentaient et se moquaient librement, et jouaient le barbare comme prévu. Car là où les Loups traquent, ils le font souvent seuls. Car leurs seules vraies histoires étaient les leurs, conservées dans leurs nombreuses sagas et mythes où les faits et les souvenirs directs avaient été purgés de l’esprit par oblitération psycho-mémétique pour préserver la santé mentale du guerrier de ce qu’il avait vu et de leur enlever une connaissance qu’ils n’étaient pas censés connaître. Les secrets que les Space Wolves avaient été chargés de garder par leur Père de Tous et leur Roi-Loup, disparurent, si nécessaire, avec eux dans leur tombe.[12]

Avant la Fin[modifier]

C’est une vérité qu’au moment du déclenchement de l’Hérésie d'Horus, la Légion des Space Wolves n’était objectivement pas plus puissante qu’une autre, et les guerriers qui la composait n’étaient concrètement pas plus redoutables qu’aucun autre, mais elle avait une réputation sanglante et une aura de peur que peu d’autres Légions pouvaient égaler. Pour ses frères, elle était imprévisible, dangereuse et mystérieuse, mais personne ne doutait de son absolu loyauté envers Terra et à Son maître, tout comme personne ne doutait que si l’Empereur l’exigeait, il n’y aurait rien que les Space Wolves ne ferait pas, aucun acte de destruction d’une ampleur telle que la Légion ne puisse l’accomplir. À l’écart et opaque pour les étrangers, une grande partie de l’agitation politique qui entourait à la fois le Projet Librarius et l’Édit des Chapelains n’eut pas de réel impact sur la Légion, la règle et la culture martiale des Space Wolves repoussant toute tentative d’ingérence extérieure, et alors que l’idée des Loges Guerrières d’Horus gagnait du terrain, elle fut risible au sein de la Légion. En effet, il n’y a aucune preuve qu’une telle chose ait même été tentée en leur sein.

Quand Horus fut nommé Maître de Guerre, tout indique que les Space Wolves et leur Primarque ont respecté cette décision comme étant la volonté de l’Empereur et ont obéi, mais l’ont fait par le devoir que leur serment leur assignait plutôt que par envie, et ils ne firent pas grand-chose pour développer une relation directe avec le nouveau seigneur de la Grande Croisade. Même avant sa chute, Horus semblait avoir traité avec la Légion sans lien de dépendance, préférant la compagnie et le service direct d’autres Légions avec qui il avait de plus longue association et plus réceptives à son commandement à la place de l’Empereur. Pour cette raison, il se peut qu’Horus ait vu dans l’affectation des Space Wolves à la censure des Thousand Sons un don du ciel, lui permettant de neutraliser deux épines potentielles pour la trahison à venir, et c’est peut-être le cas que la réduction de la force des Space Wolves par l’attrition était tout autant l’objectif de l’Architraître que l’élimination de Magnus. Ce qui était en quelque sorte la force de la Légion pouvait aussi être sa faiblesse, car en jouant sur leur antipathie pour leurs frères "sorciers" des Thousand Sons, le Maître de Guerre Horus, qui n’avait pas encore révélé sa félonie, manipula les Space Wolves pour transformer ce qui devait être une mission de censure et d’arrestation sur Prospero en massacre. C’est ainsi que l’Hérésie d’Horus fut mise en branle, que les Thousand Sons furent pratiquement éradiqués et que la Légion des Space Wolves s’affaiblit, tout cela avant que le premier coup de feu de la guerre civile ouverte ait été tiré.

Les blessures de la Légion des Space Wolves n’étaient pas encore cicatrisées lorsque le sang des Space Marines fut répandu sur les sables noirs de Isstvan, et ils se sont retrouvés isolés, suspects pour ceux qui devaient être des alliés, et amèrement détestés par leurs frères avec qui la rancune s’était depuis développée et s’était maintenant transformé en poison. Durant les années de guerre civile qui allaient suivre, de la Nébuleuse d’Alaxxes, à Vanaheim et à Daverant Reach, ainsi que dans de nombreux autres engagements, les Space Wolves durent se battre contre les Space Marines renégats dans un Imperium plongé dans l’anarchie et l’agitation. Mais c’est à Yarant qu’ils allaient affronter leur heure la plus sombre. Ici, ils paieraient le prix de leur histoire et de leur loyauté inébranlable envers l’Empereur qui les a créés, mais ils le firent sans faiblir.[13]

L'Hérésie d'Horus[modifier]

Les actions de Russ rencontrèrent un tel succès que ses campagnes le menèrent dans les coins les plus reculés de la galaxie, à de nombreuses années-lumière du Segmentum Solar. Des milliers de mondes furent conquis au nom de l’Empereur, et il semblait que l’Âge d’Or ne toucherait jamais à son terme, jusqu’à ce qu’Horus, Primarque frère de Russ et Progenitor des Luna Wolves, ne se détourne de la juste voie tracée par l’Empereur, ce qui allait balafrer l’univers à tout jamais. L’Hérésie d’Horus fut une période de guerre totale où l’Imperium fut scindé par un fossé creusé dans le sillage d’Horus, dont la traîtrise et la tromperie détournèrent pas moins de neuf Légions de Space Marines, que ce fut par la contrainte ou la corruption.

Les Space Wolves ne participèrent pas pour une grande part à la défense du Palais de l’Empereur assiégé par les forces du Chaos, mais leur rôle fut déterminant dans les premiers temps de l’Hérésie d’Horus, qui virent la naissance de la rancune inextinguible entre les Fils de Russ et la Légion des Thousand Sons.

Le Sac de Propspero[modifier]

Les Space Wolves affrontant les Thousand Sons durant le Sac de Prospero.
À la différence des Space Wolves, les Thousand Sons étaient obsédés par leur tradition écrite et certains de leurs ouvrages récupérés depuis nous ont beaucoup appris à leur sujet. On y trouve des textes sur la déchéance de la Légion, comme la Chute de Prospero, mais tous sont empreints de l’amertume de leur défaite. Dans ces parchemins, les Space Wolves sont dépeints sous leur plus mauvais jour, toutefois, en comparant les faits décrits avec les légendes des Space Wolves remontant à cette époque et en mettant certains événements en parallèle, il est possible de se faire une idée assez précise des causes profondes de la rancune entre ces deux Légions.

Magnus le Rouge était un géant parmi les hommes, bien plus grand que tous ses frères Primarques. Ses cheveux et son teint étaient d’un rouge livide. Sa force était décrite comme égalant celle de Russ, mais il préférait passer son temps à apprendre les connaissances antiques que l’art de la guerre. Ses particularités physiques ne firent jamais l’objet d’aucune remarque de la part des Primarques car après tout, Sanguinius était ailé et la bouche de Leman Russ laissait entrevoir ses crocs. Néanmoins, le Roi-Loup craignait que le Chaos n’ait pénétré l’âme du géant, mais l’Empereur ne voulut pas entendre parler de telles suspicions, car Magnus était l’un de Ses propres fils.

Lors des événements qui menèrent finalement à l’Hérésie d’Horus, il est dit que Magnus le Rouge envoya un message psychique à l’Empereur, dont on ne peut que supposer qu’il le mettait en garde contre la trahison d’Horus. Que ce message ait été ou non de grande importance, il révéla tout de même l’ampleur des pratiques des Thousand Sons. L’Empereur refusait de croire qu’Horus, Son fils préféré, allait le trahir, et lorsque Magnus, le Primarque aux cheveux flamboyants, envoya son avertissement par connexion psychique, le meneur de l’Humanité fut ébahi de constater que les recherches de Magnus l’avaient conduit à maîtriser des arts interdits et blasphématoires. À Ses yeux, les Thousand Sons s’étaient intéressés aux mystères qu’il valait mieux laisser dormir et s’étaient aventurés de leur plein gré dans les ténèbres.

Les explications de Magnus ne suffirent pas à calmer l’Empereur. Russ crut voir ses soupçons confirmés et son insistance persuada l’Empereur que Magnus était le traître, et non pas Horus. Horrifié, Il ordonna à Russ de se mettre en route immédiatement vers le monde natal des Thousand Sons. Le Roi-Loup rassembla donc sa Légion et se prépara une fois de plus à partir en guerre. Prospero était alors l’image même du paradis, dont le paysage était parsemé de hautes tours de glace et d’ivoire, de magnifiques jardins et de lacs à la surface paisible. Russ était persuadé que ce vermis de civilisation et de culture cachait les racines du mal car, à ses yeux, tout érudit, scribe ou Psyker s’aventurait dans les profondeurs du Chaos en s’abreuvant à la fontaine des savoirs interdits. Le Roi-Loup n’avait pas le choix, il savait qu’il devait suivre à la lettre les ordres de l’Empereur et mettre à bas les Thousand Sons.

Après une série de bombardements expéditifs, les troupes du Roi-Loup tombèrent sur les habitants de Prospero. La férocité de l’attaque des Space Wolves fit qu’ils s’enfoncèrent au cœur des terres jusqu’à la capitale, mais la prescience des Thousand Sons leur permit de préparer à temps leurs défenses, et lorsque les Space Wolves parvinrent enfin aux portes des plus importantes citadelles, les fils de Magnus le Rouge étaient là et les attendaient de pied ferme. La bataille qui s’ensuivit fit rage jour et nuit, les Space Wolves se jetaient avec fureur sur les Thousand Sons qui se défendaient avec autant d’acharnement. Selon tous les récits qui en furent donnés et même si les détails sur les actions des deux camps ne concordent guère, le conflit entre les deux Légions dura longtemps et tourna au carnage. Finalement, malgré toute leur sagesse, les Thousand Sons ne purent soutenir la colère de la Légion des Space Wolves au grand complet. En première ligne se trouvaient Jorin Bloodhowl et la Treizième Grande Compagnie, composée de ceux qui avaient adopté l’aspect bestial du Wulfen et qui, lorsque les combats gagnaient en intensité, se transformaient en créatures mi-hommes mi-loups. L’étendue du carnage que provoqua la Treizième Compagnie ouvrit une brèche dans les lignes des Thousand Sons et les pâturages autrefois verdoyants de Prospero furent rougis par le sang. Les guerriers de Magnus tombèrent progressivement, leur nombre fondant comme neige au soleil sous les assauts intensifs des Space Wolves. Ils ne craignaient pas pour leurs vies et se battaient jusqu’au dernier souffle pour protéger leur savoir et leur planète.

La perte de chacun des Thousand Sons est narrée dans la Complainte de Prospero qui, même si sa véracité est remise en question, reste le seul témoignage de l’acte maléfique du Primarque cyclopéen.

Du haut de sa tour, Magnus voyait les corps de ses fils être déchirés par les loups barbares de Russ. Les hurlements de la meute résonnaient à ses oreilles, perturbant sa concentration, brouillant ses protections psychiques et le conduisant à l’orée de la folie. En bondissant de son trône d’ébène, il leva les mains au ciel et rugit en implorant une aide qui sauverait sa Légion et ses travaux. Comme si quelque chose avait entendu l’appel du Cyclope, le ciel s’assombrit et l’air se chargea d’une énergie étrange. Le corps de Magnus s’en fit le réceptacle et se déforma en même temps que son âme. Du haut des balcons de sa citadelle, il observa le paysage de douleur qui s’étendait devant lui et poussa un long cri.

Par centaines, les Fils de Russ perdirent la raison lorsque la magie de Magnus s’abattit sur eux. Des éclairs multicolores déchirèrent le ciel et firent griller les sauvages Space Wolves escouade après escouade. Tels des champignons, d’innombrables mains à dix doigts sortirent du sol même de Prospero et agrippèrent aux chevilles les guerriers bestiaux qui continuèrent pourtant de se battre, leur soif de sang les rendant insensibles aux défenses surnaturelles qui entouraient maintenant les citadelles.

On présume que l’histoire se poursuit par le combat titanesque entre Russ et Magnus, conté du point de vue des Space Wolves dans la légende appelée "Le Combat des Géants" consignée par le Seigneur Inquisiteur Bastalek Grim (1087345.M41/5586741.P12).

Magnus s’élança sur le champ de bataille. Le sol ravagé se liquéfiait presque sous les pas du géant
Tandis qu’il se gorgeait du sang des Space Wolves
Qui tombaient tout autour de lui.
Là où se posait son regard, même le Long Croc le plus résistant mourait dans l’instant.
L’orbe sur son front brillait d’une lueur surnaturelle.
Et ses cheveux roux étaient hérissés par les énergies qui parcouraient son corps.
Cette abomination n’était plus le digne fils de l’Empereur.

Leman Russ se dégagea de la mêlée pour intercepter cet adversaire monstrueux.
Alors qu’il se tournait vers lui, Russ saisit l’un des traîtres par la gorge
Et le lança vers le visage de Magnus
Dont le regard mortel fut ainsi occulté pendant un instant, et c’est en faisant preuve d’une vitesse spectaculaire
Que Russ chargea le géant écarlate.
Mais cela ne suffit pas.

Le géant bougeait plus vite que ne le laissait supposer sa taille,
Et son poing s’écrasa sur la poitrine de Russ, fracassant la plaque pectorale et enfonçant des éclats de céramite dans le cœur de Russ.
Le Roi-Loup demeura inébranlable.
Saisissant le bras que Magnus levait pour rabattre une fois de plus,
Russ fut soulevé à hauteur du visage du géant et lui porta un coup dans l’œil
Le rugissement de douleur poussé par Magnus sembla fracasser les cieux, d’où se mit à couler un épais sang noir.

Russ saisit sa chance, ses bras se refermèrent autour de la taille de Magnus aveuglé.
Soulevant le Cyclope du sol, les dents serrées dans l’effort,
Le Roi-Loup lui brisa le dos.
Les Thousand Sons, voyant le corps de leur Primarque jeté à terre, tournèrent les talons et s’enfuirent.
Mais alors que Russ levait Mjalnar pour porter le coup de grâce,
Magnus prononça un mot de pouvoir et dans un râle, s’enfonça dans le sol.

Les récits varient grandement quant à la conclusion de cette bataille épique. Certains affirment que les Sorciers des Thousand Sons ouvrirent un portail vers le Warp, préférant se jeter dans la gueule du Chaos plutôt que de subir la colère des Space Wolves, d’autres clament que lorsque sa proie lui échappa, Leman Russ fit le serment de détruire cette Légion. D’autres encore affirment que les traîtres furent transformés en esprits par leur Dieu tutélaire pour les protéger.

Quelques certitudes demeurent : les Thousand Sons ne furent pas détruits, parvenant à préserver une grande partie de leurs connaissances, et Magnus ne fut pas tué, car ses serviteurs et lui ont depuis ce jour écumé l’Imperium. La Treizième Compagnie, celle des Wulfens, se lança à la poursuite des fuyards et c’est depuis cette époque que les archives impériales n’en ont plus trace. Le Grand Anneau des Space Wolves honore cette perte par une pierre muette (cf. "Observation du Croc" par Erasmus Bosch, Inq.8726/M40), et la Treizième Compagnie n’a jamais été reformée depuis.

Le Codex Astartes[modifier]

Les Space Wolves n’étaient pas présents lors de la Bataille Terra qui mit fin à l’Hérésie et condamna l’Empereur à une existence confinée au champ de stase du Trône d'Or. Russ tempêta contre les événements qui l’avaient empêché d’arriver à temps pour porter secours à son seigneur. L’incarcération de l’Empereur dans le Trône d’Or annonça l’avènement d’un nouvel âge. Les Primarques étaient des guerriers, des généraux et des meneurs d’hommes, pas des bureaucrates, aussi la régence de l’Imperium passa-t-elle entre les mains des Hauts Seigneurs de Terra.

En suivant les préceptes d’un code baptisé le Codex Astartes, rédigé par le Primarque Roboute Guilliman, les Légions originelles furent divisées en Chapitres aux effectifs moins importants, et leur rôle et leur juridiction au sein de l’Imperium furent redéfinis. Cet événement fut nommé la Deuxième Fondation.

Leman Russ dénigrait l’organisation et des tactiques militaires, préférant se fier au courage et à la force de ses guerriers. Il n’avait aucune intention de morceler sa toute-puissante Légion selon le souhait de son frère. Guilliman sembla d’accord pour que les Space Wolves conservent leurs douze Grandes Compagnies restantes.

La Disparition de Russ[modifier]

Depuis la disparition de Leman Russ, les Space Wolves ont conservé l’esprit de leur Primarque et combattu sans relâche pour l’Imperium.
Une fois par millénaire, le Dreadnought Bjorn Main Terrible est tiré de son sommeil sans rêves. Les Prêtres des Runes du Chapitre s’assemblent autour de lui et écoutent les antiques sagas avant d’être interrogés sur leur savoir. Le texte qui suit est une transcription fidèle du récit de Bjorn sur la disparition de Leman Russ, enregistrée par Vagnai Ravenmane en 7662/M35.

« Le Festin de l’Ascension de l’Empereur se déroulait aussi bien qu’à l’accoutumée. Des milliers de Ses fils célébraient Sa victoire finale sur le Traître. Les torches qui illuminaient les murs étaient comme des étoiles dans le ciel de la nuit, et nos chants s’élevaient tout aussi haut. Les rires et les cris de joie résonnaient dans tous les halls. Présidant aux festivités, entouré de ses amis les plus proches, se tenait le Roi-Loup en personne, Leman Russ.

Le Grand Primarque grimpa à nouveau sur le chêne brut de la table de banquet séculaire sur laquelle il avait combattu l’Empereur des siècles auparavant, menant un combat désespéré pour préserver sa vie et son honneur. Une par une, toutes les voix rauques se turent. Les discours de Russ étaient légendaires.

Les secondes s’écoulèrent et devinrent des minutes. Le Grand Hall était aussi silencieux qu’une tombe et tous les regards étaient fixés sur Russ.

Mais le Primarque ne dit rien et son corps resta de marbre. Nous qui étions les plus proches de lui pouvions voir ses grands yeux jaunes devenus vitreux et ses muscles de fer tendus à l’extrême. Le murmure de ses guerriers s’éleva lentement dans tout le hall. Au nom du Grand Kraken, que se passait-il ? Était-ce simplement une plaisanterie ? Notre Roi bien-aimé allait-il partir de son rire assourdissant et demander qu’on lui serve à boire ? Était-ce un défi, ou quelque chose de bien pire ? Nul ne pouvait le dire et nul n’osa le demander.

Soudain, Russ tomba lourdement à genoux, le bruit retentissant se réverbéra sur les murs du hall et ramena le silence. Il se tourna alors vers ses plus fidèles serviteurs et, d’une voix que personne d’autre n’entendit, pas même moi, donna ses instructions. D’un air accablé, il s’adressa à l’assemblée, et ses mots restèrent gravés dans l’âme de chacun des Space Wolves présents. Puis Russ et ses suivants tournèrent les talons et sortirent du Grand Hall. Moi seul, le plus jeune de tous les favoris du Primarque, fus laissé derrière.

Alors, chaque année son couvert fut dressé au banquet, et chaque année sa corne fut remplie au cas où il reviendrait, mais sept années longues et douloureuses s’écoulèrent, et Russ ne nous était toujours pas revenu. Le temps était glacial, et certains disaient même que le pire de tous les hivers faisait rage à l’extérieur des murs cette nuit où les Seigneurs Loups prirent leur décision. Si Russ ne revenait pas vers nous, c’est nous qui allions partir à sa recherche. Désigné comme Loup Suprême, j’ai mené les Space Wolves dans la quête de leur père, et c’est ainsi qu’a commencé la première Grande Chasse.

Les Compagnies ont embarqué sur leurs vaisseaux et vogué loin sur la Mer des Étoiles. Raconter ces batailles et la découverte de mondes serait en vérité bien long, sauf pour une veille de solstice d’hiver. Mais nos recherches furent vaines et bien grande fut la tristesse lorsque prit fin la première Grande Chasse.

L’esprit de Russ reviendra donner des visions à un vénérable Prêtre des Runes et parler à son oreille. Ses paroles seront alors les paroles de Russ en personne, et c’est alors que reprendra encore une fois la Grande Chasse. Même si aucune n’a pour l’instant atteint son but ultime, de nombreuses victoires ont été gagnées et bien des tâches glorieuses accomplies au nom de Russ. Il nous reste le réconfort de ses dernières paroles : il finira par revenir vers nous. Pour la bataille finale. Pour l’Heure du Loup. »

L'Héritage de Russ[modifier]

Dans les dix mille ans qui ont suivi la fin de l’Hérésie d’Horus, les Space Wolves ont continué à servir l’Empereur avec honneur et loyauté. Le Chapitre a enduré des périodes de combats incessants, il a survécu aux siècles d’anarchie de l’Imperium et à des périodes d’isolement d’avec la Terre. Durant toutes ces années, les Space Wolves ont toujours respecté le vœu de Leman Russ qui était de servir l’Empereur sans faillir. Il serait impossible de décrire, même de façon succincte, toutes les batailles auxquelles les Space Wolves ont pris part en dix mille ans. En fait, même leurs impressionnantes archives n’en renferment pas l’intégralité. Les légendes retracent les grandes batailles contre les Marines du Chaos qui suivaient l’Hérésie d’Horus mais aucune histoire formelle n’a survécu à cette époque. Une partie de l’histoire du Chapitre à ses premiers jours n’est conservée que sous forme de poèmes épiques, contes héroïques composés par des bardes fenrissien de la cour des Seigneurs Loups. Ces récits constituent une part importante de la tradition des Space Wolves et c’est généralement sous cette forme que les guerriers du Chapitre se remémorent les exploits du passé. Il existe des milliers de ces sagas, certaines sont si improbables qu’elles relèvent certainement de la pure fantaisie, mais la plupart contiennent une part de vérité. Toutes sont cependant acceptées pour ce qu’elles sont : le testament des héros du passé.

La Première Bataille du Croc[modifier]

Un millier d’années après l’Hérésie d’Horus, au 32e Millénaire, les Thousand Sons assiégèrent Fenris, afin de venger Prospero. Les fils de Magnus était parvenu à faire éloigner du Monde Chapitral le Grand Loup de l’époque, Harek Heaume de Fer, qui parti traquer les Thousand Sons avec l’essentiel des forces du Chapitre. Cela permis aux Thousand Sons d’assaillir Fenris et le Croc pendant quarante jours et nuits. Ils ne furent tenu en échec que grâce aux actions de Bjorn Main Terrible et du Seigneur Loup Vaer Greyloc. Magnus le Rouge en personne arriva durant la bataille, massacrant sans méthodiquement les fils de Russ. Alerté par des éclaireurs, le Grand Loup revint sur Fenris et affronta Magnus le Rouge. Mais le Primarque Démon des Thousand Sons était trop puissant pour Harek et le Grand Loup fut tué sur les pentes du Croc, mais avait réussi à provoquer de terribles blessures au Roi Pourpre qui fut banni dans le Warp. Vaincu, les Thousand Sons durent se replier, jurant de revenir un jour terminer ce qu’ils avaient commencé.[14]

La Première Guerre d'Armageddon[modifier]

Les Space Wolves durant la Première Guerre pour Armageddon.
Au cours des derniers siècles, les Space Wolves ont été impliqués dans davantage de guerres que lors de n’importe quelle autre période de leur histoire. Mais leur plus titanesque campagne demeure cependant la Première Guerre d’Armageddon, un conflit qui embrasa l’un des principaux mondes de l’Imperium mais reste curieusement absent des archives officielles de l’Imperium à ce jour.

Monde-usine d’une taille et d’une rentabilité exceptionnelles, Armageddon était et est encore la pierre angulaire d’un secteur entier de l’Imperium. Comme tous les mondes industriels, Armageddon abrite des milliards d’âmes qui triment dans la rouille et l’acier des usines, respirant le même air pollué. Les troubles y sont par conséquent fréquents. Des démagogues cherchent à soulever la population contre le statu quo, mutants et hérétiques complotent dans les ombres. Lors du troisième siècle du 41e Millénaire, les graines de la rébellion avaient été semées avec tant d’adresse que la planète était telle un fruit mûr prêt à tomber dans la gueule du Chaos. Si les citoyens d’Armageddon avaient su l’enfer qui allait se déchaîner, ils auraient davantage apprécié les heures malheureuses de leur misérable existence.

Le Chaos Ascendant[modifier]

La flotte de guerre d’Angron, Primarque Démon des World Eaters, l’un des élus du Dieu du Sang, sortit du Warp. À la tête de cette armada se tenait le Devourer of Stars, un Space Hulk si colossal qu’à côté de lui, les Croiseurs d’Attaque des World Eaters évoquaient un banc de piranhas rôdant sur les flancs d’un monstre marin. Chaque fissure, chaque crevasse de l’immense vaisseau grouillait de mutants, de Space Marines renégats et de sauvages Démons de Khorne.

Malgré les efforts de la Flotte Impériale, la masse de vaisseaux se jeta inexorablement sur Armageddon. Angron ordonna l’assaut et une averse de Modules d’Atterrissage difformes frappa le sol de la planète comme une pluie de feu. Pour empirer les choses, la trahison éclata au grand jour : la moitié des Gardes Impériaux d’Armageddon se retournèrent contre leurs frères car leurs rangs avaient été gangrenés par des sectateurs et des hérétiques. En moins d’une semaine, la totalité du continent d’Armageddon Prime avait sombré dans la guerre totale. Les Démons hurlaient en massacrant la population civile, les Titans renégats déchiraient le sol dans leur fureur. Le seul espoir des défenseurs impériaux était de se replier à travers les jungles équatoriales vers Armageddon Secundus et d’appeler des renforts. Ils laissaient derrière eux un paysage de démence démoniaque, où des villes pavées d’os étaient irriguées par des rivières de sang empoisonné.

Les Mâchoires du Loup Suprême[modifier]

Les guerriers frénétiques d’Angron ravagèrent Armageddon Prime avec une facilité terrifiante, ne s’arrêtant que pour élever des monuments à la gloire du Dieu du Sang. Souvent, les monceaux de cadavres de leurs victimes s’élevaient aussi haut que les spires des Ruches. Ces brèves pauses furent exploitées par l’Imperium, et lorsque les forces du Chaos traversèrent la jungle pour attaquer Secundus, elles se heurtèrent à une opposition mieux préparée qu’elles ne l’avaient cru. Les Space Wolves avaient répondu à l’appel à l’aide d’Armageddon. Mieux, la présence du Loup Suprême, Logan Grimnar, et ses oraisons martiales avaient rallié les hommes d’Armageddon et avaient affermi leur courage face aux horreurs qu’ils allaient affronter. À l’insu d’Angron, la rive opposée du fleuve Chaeron, large de deux kilomètres, était tenue par des millions de fantassins impériaux attendant de pied ferme l’assaut.

Les Space Wolves portèrent le combat à un ennemi mille fois plus nombreux. Grimnar mena un assaut blindé à travers le fleuve là où il était le moins profond, au cœur des rangs des World Eaters qui émergeaient de la jungle, et leur causa de grands dommages avant de rapidement se replier. Avec un mugissement terrible qui fit frissonner la jungle derrière elles, les forces du Chaos s’élancèrent dans le sillage de la sortie impériale. Dès que les véhicules impériaux eurent atteint la rive, le Loup Suprême poussa alors un rugissement qui couvrit le tumulte des troupes adverses.

Le massacre qui suivit fut épouvantable. Le fleuve fut criblé d’explosions alors que les chars de la Garde Impériale donnaient de la voix. Des grêles de tirs de laser vinrent frapper en sifflant les renégats qui pataugeaient dans les eaux toxiques de Chaeron lorsque des rangs disciplinés de Gardes ouvrirent le feu à l’unisson. Sur les rives, de vastes meutes de Chasseurs Gris exterminèrent à grandes rafales de Bolter les traîtres qui réussirent à traverser le fleuve. Là où les lignes chaotiques étaient les plus denses, là où marchaient les bêtes les plus colossales, les Space Wolves se jetèrent à l’eau pour les attaquer de leurs Lames de Givre et de leurs Marteaux Tonnerre. Une heure de tuerie s’écoula, puis une autre, et encore une autre, jusqu’à ce que le fleuve soit encombré par les corps des envahisseurs. Les vestiges de la horde sanguinaire hésitèrent puis se dispersèrent.

La Foi et la Fureur[modifier]

Mais les vivats des soldats d’Armageddon étaient prématurés. À l’ouest, Angron mena personnellement l’attaque contre les Ruches Helsreach et Infernus. Des compagnies entières de Berserks World Eaters se taillèrent un chemin au cœur des lignes de défense, et aux côtés d’Angron se battaient douze immenses Buveurs de Sang, les plus terribles des serviteurs de Khorne à l’exception du Primarque Démon lui-même. Rien ne pouvait les arrêter car, en dépit de leur bravoure et de leur puissance, les Space Wolves étaient trop peu nombreux, et ils ne pouvaient espérer l’emporter seuls face aux véritables Élus de Khorne.

Le Vieux Loup, Grimnar, était toutefois versé dans l’art de combattre le Chaos, et il avait une dernière carte à jouer. Des jours plus tôt, lorsqu’il avait compris l’ampleur de l’invasion à laquelle il allait devoir faire face, il avait demandé l’aide de la Chambre Militante de l’Ordo Malleus. Ainsi, alors que les Space Wolves lançaient la contre-attaque, une Compagnie complète d’une centaine de Chevaliers Gris en Armure Terminator se téléporta au cœur de l’armée du Chaos.

La bataille qui s’ensuivit fut proprement épique. D’un côté se tenait la manifestation de la rage aveugle et de la haine de l’Humanité, de l’autre les dépositaires de la grâce divine de l’Empereur. Le combat intérieur de l’âme humaine allait être rejoué sur les champs de bataille d’Armageddon, comme il l’avait été des millénaires plus tôt aux portes du Palais Impérial. Les seuls guerriers qui émergèrent de la dévastation causée par ce combat épique furent une poignée de Chevaliers Gris. La foi brûlait encore intensément dans leurs yeux malgré l’aura de mort qui les entourait. Ils se contentèrent d’offrir une poignée de main martiale à Logan Grimnar et à ses Gardes Loups, puis retournèrent d’où ils étaient venus dans une tempête de lumière aveuglante.

Après la Guerre[modifier]

Une fois Angron et ses lieutenants bannis dans le Warp, les armées du Chaos déroutèrent. Les hordes désorganisées furent des proies faciles pour les Grandes Compagnies des Space Wolves, qui les poursuivirent dans les désolations sans jamais ralentir, jusqu’à ce que la planète ressemble à un immense charnier.

Pourtant, les alliés des Space Wolves ne purent partager la gloire de la victoire. L’Administratum et l’Inquisition statuèrent que la souillure de l’incursion démoniaque devait être contenue, car le désastre était à craindre si elle se répandait et allait ébranler la foi de l’Humanité. Une fois n’est pas coutume, l’Exterminatus ne fut pas appliqué, car Armageddon était un monde bien trop précieux pour être ainsi sacrifié. À la place, les Adeptes ordonnèrent que toutes traces de l’invasion fussent effacées, et que tous les citoyens qui avaient ne serait-ce qu’eu vent des événements fussent arrêtés, stérilisés et envoyés dans des camps de travail forcé loin au sud. Ainsi, des millions de ceux qui s’étaient battus aux côtés des Space Wolves furent forcés de terminer leur vie dans l’esclavage. Les Ruches étaient désormais vides, à l’exception des familles régnantes, des riches et des puissants, et l’Administratum dut faire venir sur place une nouvelle main-d’œuvre pour remplacer ceux qui avaient commis le péché d’avoir vu le vrai visage du Chaos et survécu. Les malheureux qui ne faisaient que mentionner la guerre étaient arrêtés par les autorités et exécutés, et en moins d’un mois la productivité de la planète retrouva son niveau habituel.

Tel n’est pas le sens de la gratitude des Space Wolves. Lorsque Logan Grimnar apprit la façon dont ses alliés avaient été traités, il tomba dans une grande colère et se lança dans une série de malédictions et d’insultes qui auraient fait rougir un Ork. L’incident se termina sans violence de très peu ; seuls les conseils d’Ulrik le Tueur empêchèrent Grimnar de déclencher une nouvelle guerre civile qui aurait eu raison des vestiges de la planète. Il n’en demeure pas moins que, depuis ce jour, Grimnar voue une haine féroce aux Adeptes de l’Administratum, et qu’il a juré de venger un jour les héros d’Armageddon.

La Bataille pour Alaric Prime[modifier]

Accompagnés par les Wulfens retrouvés de la Treizième Compagnie, les Space Wolves affrontent les Démons lors de l’invasion de Fenris par Magnus le Rouge.
Lorsque le Monde Chevalier d’Alaric Prime fut assailli par une énorme invasion Ork, Logan Grimnar mena trois Grandes Compagnies - les Champions de Fenris, les Crinières Noires et les Tueurs de Dragon - pour sa défense. Malgré les lourdes pertes qu’ils ont subies en luttant pour renverser le cours de la guerre contre les Peaux-Vertes, les Space Wolves ont finalement pris le dessus.

Cependant, lorsque le désespéré Mékano Mogrok ordonna le lancement d’une batterie de missiles vortex mal adaptée, le raté qui en résulta fit un trou dans le voile de la réalité et une vaste horde de Démons de Khorne commença à affluer par la faille Warp. Bien qu’un grand nombre des Orks restants aient été tués lors du massacre qui a suivi, les Space Wolves ont été contraints de mener une autre bataille coûteuse avant de pouvoir s’assurer une victoire finale.[15]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : la Waaagh! Rouge

La Colère de Magnus[modifier]

Après que de multiples rapports de prémonitions psychiques et d’observations étranges sont parvenus au Grand Loup, il devint clair que la Treizième Compagnie - que l’on croyait perdue il y a plus de dix millénaires lors de l'invasion de Prospero - était revenue. Sans hésitation, Logan Grimnar envoya les Grandes Compagnies enquêter et, si les rumeurs étaient vraies, découvrir les circonstances de leur réapparition. Pourtant, partout où les Wulfens furent trouvés, les forces du Chaos le furent aussi, forçant les Space Wolves à s’engager dans des batailles dans différentes zones de guerre. Heureusement pour les fils de Russ, les Wulfens eux-mêmes se sont avérés être des atouts brutalement puissants, et un grand nombre d’entre eux ont été ramenés sains et saufs au Croc.

Cependant, le retour des Wulfens a été révélé comme faisant partie d’un plan directeur Primarque Démon Magnus le Rouge, qui a voulu, par leur fureur primitive, corrompre la férocité contrôlée des Space Wolves, brisant à jamais le noble esprit des fils de Russ. Bien que les Space Wolves aient largement résisté au sort cruel que Magnus leur avait réservé, l’invasion du système de Fenris qui s’ensuivit - et leur monde d’origine lui-même - s’avéra être une toute autre affaire…

Les combats acharnés qui ont suivi ont vu Midgardia, l’une des deux autres planètes en orbite autour de l’Œil du Loup, complètement effacée et une marque indélébile du conflit laissée sur chaque planète du système. Même l’esprit du monde de Fenris lui-même a été presque pollué par les machinations du Roi Pourpre.

Magnus le Rouge tua de nombreux adversaires, dont le Seigneur Loup Egil Loup de Fer, mais il fut finalement anéanti par un coup fatal de la hache maléfique de Logan Grimnar et banni par une armée de Purificators Chevaliers Gris. Bien que les Space Wolves soient sortis triomphants, ils avaient subi un coup terrible qui avait laissé non seulement leurs propres rangs fortement appauvris, mais aussi ceux des tribus fenrisiennes parmi lesquelles le Chapitre recrutait traditionnellement.[16]

La Chute de Cadia[modifier]

Malgré les lourdes pertes qu’ils avaient subies pour la défense du système de Fenris, les Space Wolves ont fièrement répondu à l’appel pour défendre la Porte de Cadia contre la Treizième et plus grande Croisade Noire d’Abaddon, en envoyant toutes les Grandes Compagnies qu’ils pouvaient. Dans les combats désespérés qui ont eu lieu à la surface de la planète et en orbite au-dessus, les Space Wolves n’ont pas pu faire grand-chose pour endiguer la marée. Le successeur d’Egil Loup de Fer, Orven Highfell, s’est battu vaillamment contre les innombrables hordes du Chaos, mais il a finalement été vaincu.

Un autre Seigneur Loup a été perdu au combat, présumé tué, lorsque Sven Hurle-au-Sang a mené une action d’abordage quasi suicidaire contre la Forteresse Noire Will of Eternity. Bien que les actions de Hurle-au-Sang aient paralysé les boucliers impénétrables de l’ancienne forteresse pour la laisser sans protection face à la furie des puissants canons de la Phalanx, Abaddon a changé de tactique, envoyant la Forteresse Noire s’écraser sur Cadia pour sceller le destin de la planète.[17]

Le Miracle Primaris[modifier]

L’arrivée de Roboute Guilliman à la tête d’un groupement tactique de la Croisade Indomitus dans le système de Fenris en difficulté aurait dû être la réponse aux prières des Space Wolves, car avec lui, il avait apporté plusieurs centaines de renforts créés à partir de leur propre stock génétique. Pourtant, pour un Chapitre aussi fier que les Space Wolves, cette bénédiction inattendue n’a été perçue que comme une tentative sournoise du Seigneur Commandeur de saper leur héritage unique et de les mettre en conformité avec le Codex Astartes.

Logan Grimnar tint un grand conseil avec les autres Jarls de Fenris et ses conseillers les plus fiables pour discuter de la question, et bien que beaucoup aient argumenté avec passion pour ou contre, le Grand Loup finit par rendre son jugement. Logan Grimnar décida qu’un besoin pratique de renforts, ainsi que leur héritage génétique commun, l’emportait sur la méfiance traditionnelle des Space Wolves envers les étrangers, et il accepta donc que leurs Frères de Bataille Primaris soient inclus dans le Chapitre.[18]

Le Retour de Magnus[modifier]

Le Loup et la Bête.
Lorsque la nouvelle du retour de Magnus le Rouge parvient dans les salles du Croc, Logan Grimnar envoya pas moins de sept Grandes Compagnies pour partir aux combats. La campagne a offert aux Space Wolves la première occasion de juger leurs nouveaux Frères de Bataille Primaris en action. Bien que les forces impériales aient finalement été forcées de céder à contrecœur le secteur aux hordes du Chaos, les éléments Primaris des Grandes Compagnies avaient combattu vaillamment, gagnant ainsi le respect des nouveaux frères avec lesquels ils combattaient. La culture fenrisienne a toujours été une méritocratie, et les Space Marines de Primaris avaient prouvé leur valeur et, plus important encore, gagné la confiance de leurs compagnons Space Wolves.[19]

Le Loup et la Bête[modifier]

L’un des nombreux rôles joués par les Prêtres des Runes Space Wolves consiste à utiliser leurs dons pour fouiller les écheveaux du destin afin de glaner ce qu’ils peuvent des événements futurs. Ils canalisent le monde en utilisant un certain nombre de méthodes chamaniques qui ont été pratiquées par les habitants de Fenris depuis d’innombrables générations, allant du moulage d’os aux quêtes de rêves en transe.

Au cours des derniers mois, les Prêtres des Runes du Chapitre ont été universellement affligés par des visions troublantes de trolls grotesques, verts de peau et noueux de chair. Le plus inquiétant de tous était la bête monstrueuse qui se profilait au loin, à peine visible. Comme toujours, la nature exacte de l’avenir qui les attendait restait incertaine, mais une vérité indéniable se dégageait : les Peaux-Vertes étaient de nouveau en expansion, guidés par une bête à la fois résolue et assez puissante pour les unir.

Une lueur d’espoir dans les redoutables prophéties des Prêtres des Runes était la présence d’un loup à tête noire qui, dans leurs visions, faisait face sans peur à la bête monstrueuse.

Il n’était pas nécessaire d’être un voyant pour comprendre que c’était la destinée de Ragnar Crinière Noire d’affronter Ghazghkull au combat. Pourtant, Logan Grimnar savait que pour découvrir l’emplacement de Ghazghkull, les Space Wolves devraient engager le combat sur plusieurs fronts contre les Orks. Pour ce faire, il fit appel à toutes les Grandes Compagnies pour qu’elles fournissent des guerriers afin de mener le combat contre les Peaux-Vertes, où qu’ils se trouvent. Ce n’est qu’en les attirant que l’on pouvait découvrir l’emplacement exact de Ghazghkull.

Alors que les Space Wolves se rassemblaient pour traverser la Mer des Étoiles afin de combattre la menace croissante des Orks, un message fut envoyé d’urgence à Ragnar, lui relayant les augures des Prêtres des Runes. Ne reculant devant aucun défi, même le plus mortel, Ragnar se lança sérieusement à la recherche de Ghazghkull, déterminé à couper la tête de la bête et à en finir une fois pour toutes.

La dernière fois que les Space Wolves ont entendu parler de la Force de Frappe de Ragnar, il s’agissait d’une transmission astropathique déformée du Seigneur Loup prétendant avoir suivi la bête jusqu’à son repaire dans le Monde-Ruche de Krongar. Le peu qu’on pouvait comprendre du message était que la Grande Compagnie de Ragnar était divisée entre plusieurs zones de guerre différentes, et qu’il n’avait donc pas les effectifs avec lui pour lancer une attaque planétaire à grande échelle. Au lieu de cela, il a prévu de mener une mission secrète d’infiltration su principal bastion des Orks et forcerait une confrontation directe avec Ghazghkull, permettant à Ragnar de tuer la bête en personne. C’était un plan audacieux, mais qui présentait un risque énorme pour le Seigneur Loup et ses guerriers…[20]

Sources[modifier]

  • Codex Adeptus Astartes Space Wolves, V8
  • The Horus Heresy, Book Seven - Inferno
  • Codex Space Wolves, V7
  • Codex Space Wolves, V5
  • Index Astartes du White Dwarf N°87 (Juillet 2001)
  • Warhammer Community : Space Wolves Lore - Part 1 : Back From the Brink
  • Warhammer Community : Space Wolves Lore - Part 2 : To Slay a Beast
  • WRAIGHT CHRIS, Space Marine Battle - La Bataille du Croc, Black Library, 2012
  1. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - The Shadow Before the Wolf (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - Of Jackals and Hounds (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - The Wolf King (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - The Wolves that Stalk the Stars (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - The Wheel of Fire (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - The Fang (traduit de l'anglais par Guilhem)
  9. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - Warlord of the Imperium (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - The Darkest War (traduit de l'anglais par Guilhem)
  11. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - The Wolves In Shadow (traduit de l'anglais par Guilhem)
  12. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - Silent History (traduit de l'anglais par Guilhem)
  13. The Horus Heresy, Book Seven - Inferno, Chapter The Space Wolves - Before the End (traduit de l'anglais par Guilhem)
  14. Informations issues de Space Marine Battle - La Bataille du Croc de WRAIGHT CHRIS, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem.
  15. Warhammer Community : Space Wolves Lore - Part 1 : Back From the Brink - The Battle for Alaric Prime[1] (traduit de l’anglais par Guilhem)
  16. Warhammer Community : Space Wolves Lore - Part 1 : Back From the Brink - The Wrath of Magnus[2] (traduit de l’anglais par Guilhem)
  17. Warhammer Community : Space Wolves Lore - Part 1 : Back From the Brink - The Fall of Cadia[3] (traduit de l’anglais par Guilhem)
  18. Warhammer Community : Space Wolves Lore - Part 1 : Back From the Brink - The Primaris Miracle[4] (traduit de l’anglais par Guilhem)
  19. Warhammer Community : Space Wolves Lore - Part 1 : Back From the Brink - The Return of Magnus[5] (traduit de l’anglais par Guilhem)
  20. Warhammer Community : Space Wolves Lore - Part 2 : To Slay a Beast - Visions of the Beast - The Wolf and the Beast - One Fight Too Many?[6] (traduit de l’anglais par Guilhem)