Hérésie

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« Lorsque les peuples oublient leurs devoirs, ils se rabaissent au point d’être moins que des bêtes et ne sont plus humains. Ils n’ont plus leur place au sein de l’Humanité et encore moins dans le cœur de l’Empereur. Qu’ils meurent et qu’ils soient oubliés à jamais. »
- Extrait du Premier Édit du Saint-Synode de l’Adeptus Ministorum.

L’Hérésie, les fausses croyances, la corruption politique, le schisme religieux, la trahison, l’apostasie, la rébellion et le désordre sont extrêmement destructeurs pour l’ordre immuable qui est le fondement de la civilisation. L’unité est indispensable à la survie de l’Imperium, et pour tout dire de l’Humanité. Depuis les jours sombres de l’Âge de l'Apostasie, la mission sacrée de l’Ordo Hereticus a été de garantir cet ordre par tous les moyens nécessaires. Les adversaires de cet ordre sont nombreux et multiples, du faux prêtre à l’aristocrate débauché, en passant par les démagogues et les contestataires de tout poil, les mutants se cachant dans les ténèbres et ceux prêts à trahir l’Humanité au profit de Xenos ou pire encore.

Selon la définition générale de l’Ordo Hereticus, la "véritable hérésie" concerne le fait d’adhérer à, de propager ou d’agir selon une doctrine théologique ou politique contraire à l’orthodoxie du Credo du Ministorum ou de la Lex Imperialis (elle-même considérée comme étant d’inspiration divine, puisque basée sur la parole et la grâce de l’Empereur). Dans la pratique, le crime d’hérésie recouvre une multitude de fautes allant de la négation de la divinité de l’Empereur et de la rébellion directe contre l’autorité et les droits des Adepta, à tous les blasphèmes et autres pratiques impies. Dans son acception la plus large, celle exposée par les Confesseurs impériaux en chaire, le mot d’hérésie est employé comme un terme péjoratif pour désigner n’importe quel crime, péché ou pensée déviante que les gardiens moraux de l’Imperium trouvent condamnable. Mais l’Imperium est vraiment une structure immense qui intègre une variété infinie de cultures et de doctrines qui ne s’accordent pas toutes parfaitement. La ferveur avec laquelle est combattue l’hérésie au sens large et même simplement la conception de ce qui est "hérétique" et de ce qui ne l’est pas peuvent varier grandement d’un monde à un autre.


Que chaque coup d’épée, chaque pression sur la détente d’un Bolter, chaque mot prononcé nous rapproche de l’éradication du Chaos ! La galaxie est le domaine de l’Humanité et de nul d’autre.

Orthodoxie et Hérésie

À cause de la diversité d’opinions au sein du Credo Impérial, la ligne entre l’orthodoxie et l’hérésie est souvent très floue. De façon évidente, vénérer tout autre Dieu que l’Empereur est interdit. Rejeter ouvertement le Credo est punissable de mort, tout comme ne pas reconnaître l’autorité de l’Adeptus Ministorum. Alors que ceux qui se tournent ouvertement vers la vénération de Dieux Interdits telles les Puissances de la Ruine ou les seigneurs extraterrestres sont les hérétiques les plus évidents, de nombreuses autres croyances ont été déclarées hérétiques tout au long de l’histoire.

Ce qui compte ou ne compte pas comme une hérésie est généralement déterminé par les plus hautes instances de l’Ecclésiarchie. De grandes divisions de l’Adeptus Ministorum n’existent que pour observer et étudier les myriades de sectes qui se développent à travers tout l’Imperium. Des prélats indépendants de haut rang, d’un statut équivalant à celui d’un Cardinal, traquent la souillure de l’hérésie afin de l’éradiquer. Ces Chasseurs de Sorcières deviennent souvent de véritables fléaux pour des secteurs entiers. Bien entendu, la majorité des mondes de l’Imperium étant éparpillée et isolée, une secte peut donc prospérer sur un monde particulier de nombreuses années, avant qu’un Cardinal ou un Chasseur de Sorcières ne débarque de son vaisseau et ne la déclare hérétique. Ce qui arrive ensuite dépend entièrement de la façon d’agir de l’officiant. Certains peuvent créer des tribunaux et procéder à des jugements. D’autres vont exécuter sommairement les dirigeants de la secte et instaurer un programme planétaire de rééducation religieuse afin de purger toute doctrine déviante. Les plus extrêmes, comme le fameux Chasseur de Sorcières Tannenburg, passent des planètes entières par le bûcher au moindre soupçon d’hérésie.

L’accusation d’hérésie est souvent utilisée comme une arme par ceux qui veulent prendre l’ascendant sur les autres. Cela peut se produire à de multiples niveaux. Un débat rationnel entre deux frères Cardinaux peut s’arrêter abruptement si l’un des deux se met à accuser l’autre d’hérésie. Un diocèse qui a du mal à respecter l’échéancier concernant la dîme peut être remis au pas simplement en prononçant le mot. Une telle accusation est cependant une arme grossière qui peut tout à fait se retourner contre son utilisateur, car certains accusés peuvent avoir des alliés ou des supérieurs dont on ignorait tout, et une guerre sanglante entre factions peut en résulter.

Il y a plusieurs variantes de la foi dans l’Imperium que l’Ecclésiarchie n’a pas d’autre choix que de tolérer, même si fondamentalement elle n’est pas d’accord avec leurs principes. Les cultes de l’Adeptus Astartes en sont un parfait exemple. Chaque Chapitre de Space Marines est loyal envers l’Empereur et son Primarque, mais ne vénère habituellement pas l’Empereur en tant que Dieu. Pour eux il s’agit d’un homme, quoique le plus grand ayant jamais vécu. Ceci va à l’encontre du principe le plus important du Credo Impérial et a été à de nombreuses reprises la source de grandes tensions, et même d’hostilité ouverte entre les deux organisations. Dans l’ensemble cependant, l’Adeptus Ministorum et l’Adeptus Astartes essayent de conserver de bonnes relations, car les Space Marines sont littéralement les descendants de l’Empereur par le sang de leurs Primarques, sang qui coule toujours dans leurs veines depuis l’incarcération du Maître de l’Humanité.

Le Culte Mechanicus est une autre foi déviante qui met souvent l’Ecclésiarchie dans une position délicate. Les Technoprêtres de l’Adeptus Mechanicus vénèrent leur propre Dieu, qu’ils appellent le Dieu-Machine. À l’instar du Credo Impérial, de nombreuses sectes existent au sein de ce culte. Il est communément admis que le Dieu-Machine est en fait une manifestation de l’Empereur, même si la plupart des représentants de l’Ecclésiarchie ont du mal à l’accepter. D’autres sectes peuvent paraître, observées de l’extérieur, idolâtres au possible, vénérant les machines qu’elles doivent entretenir, et commettant des milliers d’autres transgressions punissables de mort selon les lois de l’Adeptus Ministorum. Malgré ces différences flagrantes, l’Ecclésiarchie n’a pas d’autre choix que de tolérer le Culte Mechanicus. Sans les Technoprêtres, l’Imperium serait immédiatement paralysé. Aucune institution ne peut se passer de l’Adeptus Mechanicus, tout comme personne ne refuse les services de l’Adeptus Astra Telepathica ou des Maisons de Navigators, aussi déplaisants soient leurs membres.

La Nature des Cultes

La mission de l’Ordo Hereticus est principalement axée sur la découverte et l’éradication des cultes et groupes hérétiques ou prohibés. Au sein de l’Inquisition, et au final dans l’Imperium tout entier, le mot "culte" est employé dans un sens général qui englobe la variété infinie de sectes religieuses, sociétés secrètes, croyances, partis politiques, associations, guildes et conspirations qui sont un lieu commun des multiples cultures de l’Imperium.

En dehors des deux cultes principaux de l’Imperium, à savoir le Credo du Ministorum et l’Adeptus Mechanicus, il existe de nombreux autres cultes. Les plus fréquents prennent la forme de sectes au sein de la foi impériale qui se focalisent sur un aspect de la doctrine ou sur la vénération d’un Saint ou d’un événement miraculeux particulier. Viennent ensuite les sociétés guerrières de différentes sortes, particulièrement répandues sur les Mondes Sauvages ou féodaux, suivies de près par les nombreux groupes à l’aspect cultuel qui préfèrent souvent l’appellation de "guildes" et se consacrent à un métier spécifique ou au commerce. Enfin, la plupart des mondes hébergent une multitude d’autres cultes locaux dont la nature exacte, liée à quelque particularité de la culture, de la planète, d’un clan ou d’un événement historique, échappe souvent à toute enquête. Ce n’est que lorsque l’on considère qu’un culte devient hérétique et adopte une idéologie contraire à la loi de l’Imperium ou aux prescriptions générales du Credo du Ministorum que celui-ci mérite l’attention des Saints Ordos.

L’hérésie peut être contagieuse et lorsqu’elle se répand, ceux qui y adhèrent se regroupent souvent pour former un culte. Dans d’autres cas, un leader puissant ou charismatique entraîne une coterie de disciples dévoués et de fidèles à former un culte hérétique et, suivant le même principe, les déviants et les individus partageant les mêmes idées se regroupent souvent pour se soutenir et se protéger mutuellement.

En général, les cultes voient le jour pour de très bonnes raisons, dont la plus évidente est le secret ; la protection et les ressources plus importantes qu’offre un groupe nombreux lui permettent de mieux s’organiser et de se dissimuler loin des yeux indiscrets, de ses rivaux et des menaces extérieures. La deuxième raison est le pouvoir, car l’union des membres d’un culte représente une bien plus grande force que celle d’un individu isolé. C’est une vérité qui s’applique à différents niveaux, qu’il s’agisse de mettre ses ressources en commun ou d’entretenir et de renforcer la loyauté et l’adhésion des membres. Après tout, la clandestinité favorise la cohésion du groupe, alors que la division peut détruire un culte aussi facilement que l’intervention d’un Répurgateur.

Les cultes hérétiques partagent souvent des traits communs malgré leurs nombreuses différences. Ils cherchent généralement à se dissimuler derrière la façade d’une organisation plus inoffensive (ou qui soit au moins acceptée), ou bien se cachent des autorités pour éviter d’être découverts. Les cultes ont souvent un milieu de prédilection, généralement déterminé par la nature même du culte, dans lequel opérer et recruter de nouveau membres. Par exemple, un culte qui cherche à fomenter la rébellion parmi les ouvriers mutants se limitera aux taudis et terrains vagues où vivent ces derniers, et recrutera parmi eux les mécontents et les parias. Pendant ce temps, une conspiration maléfique d’adorateurs démoniaques au sein de la noblesse dépravée s’en tiendra aux salons et aux résidences de l’élite pour se cacher et recruter. Malgré leurs différences de nature et d’objectif, de nombreux cultes partagent aussi des structures d’organisation similaires, dont les plus courantes sont décrites dans ce chapitre. Chaque type d’organisation a ses forces et ses faiblesses et, dans bien des cas, intègre de nombreuses différences mineures. Si un culte particulier peut préférer une structure à une autre, il intégrera souvent des éléments issus d’autres types d’organisation.

Cultes Charismatiques

Les Cultes Charismatiques sont ceux qui possèdent la structure la plus simple, puisque leur organisation est basée sur l’autorité d’un seul personnage, le chef du culte. Son autorité personnelle s’impose grâce à sa force de caractère, son charisme naturel, ses talents d’orateur ou simplement son pouvoir personnel. Les cultes dirigés par une unique et puissante personnalité comme un sorcier ou un magus sont souvent organisés sur ce modèle, mais partout où surgit le mécontentement ou le schisme religieux il peut arriver qu’émerge un leader charismatique. Celui-ci exploitera la faiblesse des autres pour son pouvoir personnel ou sa satisfaction, ou encore pour l’accomplissement de sa propre vision apocalyptique.

Cultes à Mystère et Sociétés Secrètes

Comme leur nom l’indique, les Cultes à Mystère sont basés sur des secrets. Ces secrets peuvent concerner un réseau d’influence caché, un trésor de connaissances interdites, l’accès à d’anciennes prophéties, à des vérités ésotériques ou à des informations cruciales. Ces secrets sont détenus par un groupe restreint formant un cercle d’élus ou une oligarchie (avec souvent plusieurs échelons inférieurs), et sont le fondement de leur pouvoir et de leur autorité. Les membres du culte doivent se soumettre à l’autorité et aux ordres de ce groupe s’ils veulent pouvoir eux aussi accéder un jour à la connaissance de ces secrets et peut-être utiliser le pouvoir du culte à leur profit. De nombreux cultes mystiques, sectes religieuses et groupes focalisés sur les connaissances occultes suivent ce modèle d’organisation, tout comme un nombre surprenant d’institutions qui dissimulent leurs véritables agissements derrière un rituel élaboré et une pratique labyrinthique du secret. Le Culte à Mystère le plus important au sein de l’Imperium est sans aucun doute l’Adeptus Mechanicus. Le clergé de Mars dissimule parfaitement ses secrets, y compris à ses propres membres.

Cultes Cellulaires

La "structure cellulaire" est certainement le mode d’organisation le plus efficace pour un culte ayant des activités qui risquent de l’exposer régulièrement à la persécution. Cette structure consiste à diviser les membres d’un culte en une série de petits sous-groupes : les cellules du culte. Les cellules, qui peuvent aller d’une poignée d’individus à peut-être une centaine de membres, ont chacune leur spécialité ou sont dédiées à une tâche ou un objectif précis. En dehors de quelques personnes choisies (ou d’un seul individu) qui contrôlent la cellule, aucun membre de la cellule n’a de contact direct avec le culte dans son ensemble, ni même avec d’autres cultistes en dehors du cercle restreint de sa cellule.

Cette structure présente l’énorme avantage d’assurer que si certains membres de base sont capturés ou compromis, les informations qu’ils livreront ne menaceront que leur propre cellule, ce qui préserve le culte dans son ensemble et le secret entourant ses agissements et ses objectifs. Cette organisation compartimentée eut même être poussée plus loin, avec les dirigeants d’une cellule formant les membres de base d’une cellule plus petite et plus haut placée dans la hiérarchie, dont les dirigeants font eux-mêmes partie d’une autre cellule, et ainsi de suite. Cette structure peut se révéler extraordinairement résistante à l’investigation et à la destruction, et est par nature parfaitement adaptée aux opérations indépendantes et clandestines. Beaucoup des cultes et groupes hérétiques les plus dangereux fonctionnent selon une structure cellulaire ou organisent au moins leurs agents de terrain en cellules, comme le fait d’ailleurs l’Inquisition elle-même.

Cultes de la Mort

La mort et le sang sont inhérents à l’existence humaine. C’est une idée banale que de penser que face à un univers hostile le genre humain ne l’emportera que grâce à un sacrifice sanglant perpétuel, un sacrifice comparé dans le Credo Impérial au sacrifice physique de l’Empereur Lui-même. C’est dans le cadre de cette croyance que les Cultes de la Mort prospèrent au sein de l’Imperium, sombres reflets de sectes de la foi impériale plus volontiers admises, ce qui en fait quelques-uns des plus dangereux cultes hérétiques que l’Inquisition puisse rencontrer.

Certains d’entre eux sont assurément abusés et corrompus par les Puissances de la Ruine ou sous l’influence de pouvoirs encore plus anciens et plus terribles, mais beaucoup d’autres sont constitués de fidèles serviteurs du Trône. Pour ces gens, chaque décès, chaque coupure, chaque effusion de sang est un acte d’adoration de l’Empereur Immortel de l’Humanité. Ces Cultes de la Mort varient grandement en dessein, en doctrine, en composition et en envergure, mais même les moins suspects d’entre eux marchent sur la corde raide entre le sublime et la damnation. La plupart des Cultes de la Mort peuvent, malgré leurs différences, se ranger dans trois catégories suivantes : Culte Sanguinaire, Culte Nécrophage ou Culte Résurrectionniste.

Cultes Sanguinaires

Les Cultes Sanguinaires, qui sont certainement la sous-catégorie des Cultes de la Mort la plus fréquente et la plus connue, se focalisent sur l’acte de tuer en lui-même, sur l’art multiforme du meurtre et sur le moment du trépas. Perfectionnant l’art de l’assassinat au-delà des compétences d’un homme normal, ces cultes sont tolérés ou au moins délibérément ignorés par les autorités impériales malgré leurs tendances hérétiques et même parfois vampiriques. Cette tolérance est due au fait que ces cultes sont réputés pour leur haine implacable des ennemis de l’Humanité et fournissent au Ministorum et à l’Inquisition d’irremplaçables experts du meurtre et des tueurs fanatiques à la loyauté indéfectible. Certains cultes ont même des liens encore plus obscurs avec le mystérieux Officio Assassinorum, l’organisation secrète qui fournit les Hauts Seigneurs de Terra en spécialistes inégalés de l’assassinat.

Nombre de Cultes Sanguinaires émergent du terreau fertile que constituent les conditions difficiles des Mondes Sauvages et féodaux, mais les ténèbres de la sous-ruche, les intrigues venimeuses de la cour aristocratique et même le purgatoire du vide spatial peuvent tout autant créer les conditions de naissance de sociétés rituelles dédiées aux arts mortels de l’arme blanche, du tir ou du poison.

Cultes Nécrophages

Les Cultes Nécrophages sont les plus hérétiques et les plus ignobles des Cultes de la Mort, et ces sectes émergent souvent sur des mondes ravagés par une guerre incessante, une famine à l’échelle planétaire, une pandémie ou quelque autre terrible catastrophe. Sous le coup du désespoir auquel s’ajoute souvent l’incitation d’une influence extérieure, la foi et la dévotion des populations prennent un tour de plus en plus malsain et les sacrifices humains, le cannibalisme et les rituels nécromantiques se répandent largement. Les membres de ces cultes sombrent rapidement dans une démence irrémédiable accompagnée d’une corruption physique et sont généralement les jouets d’entités du Warp. Leurs leaders infâmes, quand ils ne basculent pas dans la folie totale, peuvent devenir les chefs d’un véritable pouvoir maléfique. Les Cultes Nécrophages ne sont jamais tolérés par les autorités impériales et sont voués à la destruction partout où ils sont découverts.

Les Cultes Nécrophages voient souvent le jour dans le sillage de longues guerres, sur des Mondes Sauvages et isolés, et dans les sombres Space Hulks et vaisseaux spatiaux où des survivants naufragés et des voyageurs clandestins désespérés évoluent vers une forme de mutants cannibales que les hors-monde appellent les "ghiliams" ou "spectres des soutes". Mais parmi tous les récits sur des Cultes Nécrophages, aucun ne peut rivaliser avec les vieilles histoires à moitié mythiques sur les goules de l’effroyable clan Saynay de Penumbra, qui depuis des siècles donnent des cauchemars aux enfants du Secteur Calixis.

Cultes Résurrectionnistes ou Revivificateurs

Les Cultes Résurrectionnistes, rares mais insidieux par nature, ont pour but ultime de maîtriser les secrets de la vie et de la mort. Certains Cultes Résurrectionnistes prêchent une doctrine du triomphe de l’Empereur sur la mort et de conquête sur la faiblesse humaine, tandis que d’autres prient de bien plus sombres maîtres, étudient des sciences totalement interdites, ou dissimulent au fond de leur cœur une influence maléfique d’origine Xenos ou issue du Warp. Leurs fidèles se donnent souvent pour objectif d’atteindre l’immortalité physique et sont prêts à commettre l’indicible pour y parvenir. Ces groupes attirent encore plus souvent que les Cultes Sanguinaires les individus déments ou désespérés, ceux qui ont tout perdu, et deviennent les hérétiques les plus dégénérés ou ceux qui suivent les déviations doctrinales les plus folles. Certains Cultes Résurrectionnistes pratiquent même une revivification rituelle pour endoctriner leurs membres. Les plus extrêmes de ces sectes croient que le plan de l’Empereur pour l’Humanité est que celle-ci le suive dans une "immortalité bénie de la chair". Ils prétendent même qu’il est possible, grâce à une archéotechnologie proscrite, de libérer l’Empereur du Trône d’Or afin qu’Il marche parmi les siens, "mort mais vivant éternellement", pour citer le sinistre Credo Mortifex. Ces cultes s’attirent la haine du Ministorum aussi bien que de l’Adeptus Mechanicus et se dissimulent derrière le secret et la superstition pour pouvoir survivre.

Les Marques de l'Hérésie

« Mon premier indice ? Eh bien, les tentacules ont éveillé ma suspicion. »
- Confesseur Crexus.

En termes simples, l’hérésie se trouve dans tout ce qui se dresse contre le culte de l’Empereur ou contre les entreprises de l’Imperium. Parce que l’Empereur n’est pas un simple souverain mais qu’Il est également un Dieu, prendre les armes contre Lui ou contre Ses serviteurs est plus que de la trahison. C’est une hérésie. Ainsi, tous les ennemis de l’Imperium peuvent-ils être proclamés "hérétiques". Bien évidemment, cela n’est pas toujours le cas. Le Ministorum déclare rarement une population hérétique parce qu’elle cherche à se libérer du joug de la loi impériale ou parce qu’un individu a assassiné un soldat de la Garde. Ceux-là ne sont que des rebelles ; bien que leurs actes puissent être motivés par une hérésie cachée, ils sont généralement traités par des moyens assez conventionnels. L’Ecclésiarchie s’intéresse beaucoup plus à ceux qui, non contents d’avoir rejeté l’Empereur, se tournent vers la vénération d’une autre entité. Ce sont ces esclaves et serviteurs des Xenos ou des entités du Warp qui sont considérés comme les véritables hérétiques. Le principal objectif du Ministorum est de les débusquer pour les éliminer, partout dans l’Imperium.

Néanmoins, ces hérétiques sont parfois très difficiles à trouver. Avec la multitude de cultes et de Saints impériaux, il est facile de dissimuler des pratiques hérétiques sous le masque de la loyauté. Le Ministorum parvient à maintenir l’ordre dans ses propres rangs, mais seulement jusqu’à un certain point : il lui serait impossible de surveiller chacun des individus composant un culte dont les ramifications s’étendent sur des milliers d’années-lumière et d’innombrables planètes. En outre, ceux qui paraissent corrompus ne le sont pas toujours. Les Psykers et les mutants, par exemple, sont quasiment toujours soupçonnés d’hérésie ; c’est parfois justifié, mais parfois cela ne l’est pas. Il serait bien pratique de marquer tous ces individus du sceau de l’infamie et de proclamer que leur existence est un affront à l’Empereur, mais ils sont trop bien intégrés à la société impériale pour qu’il soit possible de les éliminer en bloc.

À cause de tout cela, le Ministorum et d’autres forces impériales telles que l’Inquisition doivent enquêter sans relâche afin de collecter des informations. Les planètes et leurs populations doivent être observées de près afin d’y repérer les signes de la corruption. Les Saints et leurs cultes doivent être examinés à la loupe et toutes les rumeurs suspectes doivent faire l’objet d’une enquête.

Iconoclasme

Lorsque les ennemis de l’Empereur fondent sur un de Ses mondes, les symboles de la foi de l’Humanité sont souvent la première cible de la rage des envahisseurs. Avant même que la planète ne tombe, de terribles sacrilèges sont perpétrés contre les majestueuses cathédrales et les serviteurs de la foi impériale subissent souvent d’horribles tortures afin de dissuader de tout acte de résistance. Lorsque des mondes tombent sous la coupe des serviteurs des Dieux Sombres, les bastions de la foi sont ornés avec les cadavres profanés des Prêtres. Leurs frontons, auparavant si admirables, sont barbouillés d’indicibles blasphèmes et les statues des Saints sont renversées.

Sans parler d’un iconoclasme aussi franc, des altérations au sein d’une cathédrale ou d’une chapelle ont souvent été les premiers signes de la présence d’une doctrine subversive, Les Chasseurs de Sorcières font particulièrement attention aux changements subtils dans l’iconographie, car ils peuvent indiquer qu’un culte local suivant le Credo Impérial a été infiltré par des agents extérieurs ou est en proie à l’hérésie. Parfois, les symboles de religions préimpériales remplacent ceux du Credo Impérial et les traits des statues sont modifiés non plus pour représenter des Saints de l’Imperium, mais des prophètes bien plus sinistres. Sur le monde de Sabulorb, une statue de l’Empereur fut pourvue de membres supplémentaires par le clergé sous domination Xenos, tandis que sur Fenk les autorités de la maison Vaahkon sont toujours à l’affût du moindre signe d’un nouveau culte apostat suppurant dans les lugubres Cités-Ruches.

Comment Réagir Face à l'Hérésie ?

La question de savoir si un individu ou un élément quelconque peut être taxé d’hérétique se pose souvent au cours des missions des Acolytes. Évidemment, s’ils sont impliqués, il y a de fortes chances pour que quelque chose de louche soit en préparation. Pourtant, ils doivent tout de même essayer de différencier les véritables hérétiques des simples contestataires. On leur enseigne qu’il existe trois étapes dans l’identification et l’éradication de l’hérésie : la suspicion, l’investigation et la purge.

La Suspicion

Souvent, les seuls indices dont dispose un Acolyte sont surtout liés à son instinct. Animées de la conviction que c’est la volonté de l’Empereur qui les guide jusqu’à Ses ennemis, l’Ecclésiarchie et l’Inquisition encouragent les enquêteurs à faire confiance à leurs intuitions. Si l’on allie cette manière de voir aux immenses pouvoirs d’une organisation telle que l’Inquisition, cela signifie que peu de gens peuvent s’estimer à l’abri de ses regards scrutateurs lorsqu’il est question d’hérésie. Au cours de leur formation, les Acolytes apprennent que rien ni personne ne saurait échapper à leur suspicion, ce qui peut déclencher chez eux une extrême paranoïa, laquelle fait partie des "vertus" appréciées dans l’Inquisition.

L'Investigation

Une fois la cible identifiée, il faut enquêter. Dans de nombreux cas, particulièrement dans l’Inquisition, la recherche des preuves est considérée comme secondaire par rapport à l’identification du ou des coupables. Les indices servent surtout à mener l’enquêteur à sa proie plutôt qu’à démontrer quoi que ce soit une fois qu’il l’a trouvée. Parce qu’il est vital de débusquer les hérétiques à tout prix, la discrétion est un élément crucial. Bien souvent, à la simple idée que des Acolytes puissent se trouver dans les parages, occupés à fourrer leur nez partout, les cultistes s’empressent de se dissimuler : ils se fondent dans la populace, disparaissent et deviennent pratiquement impossibles à retrouver. C’est la raison pour laquelle l’Inquisition préconise de frapper aussi rapidement que possible, même lorsque les enquêteurs ne disposent que de présomptions pour étayer leur action. À vrai dire, si cela permet l’élimination d’un véritable hérétique, tous les sacrifices sont acceptables, même s’il faut tuer de nombreux innocents pour cela.

La Purification

Une fois l’hérésie découverte, il faut l’éradiquer. C’est une tâche plus difficile qu’il n’y paraît car les cultes hérétiques ont une fâcheuse tendance à resurgir comme de mauvaises herbes, même lorsqu’ils paraissent totalement anéantis. En la matière, les recommandations de l’Ecclésiarchie et de l’Inquisition sont très claires : l’Empereur récompense le travail bien fait. S’il existe un soupçon d’hérésie, même mineur, celle-ci doit être arrachée à la racine. Parfois, la contamination s’étend à l’intégralité d’une Cité-Ruche ou d’un continent. En pareil cas, l’Ecclésiarchie ne peut se permettre de séparer le bon grain de l’ivraie. Le Ministorum ne montre aucune pitié et ses émissaires ne font pas de quartiers : la purification peut aller jusqu’à la destruction de cités entières et même d’une planète, au moyen d’une attaque militaire, d’une incinération atomique ou d’une pluie de bombes virales. La mort d’un monde vaut mieux que souffrir l’existence d’une planète qui refuse de se plier à la loi de l’Empereur.

Sources

Pensée du Jour : Méprisez l’hérétique : sa voie le mènera à la damnation éternelle.
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Disciples des Dieux Sombres
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Le Sang des Martyrs
  • Warhammer 40 000 JdR - Dark Heresy : Traité Inquisitorial