Flesh Tearers

De Omnis Bibliotheca

Les Flesh Tearers sont un chapitre de la Seconde Fondation, issu de la légion des Blood Angels. Ils partagent la réputation et la sauvagerie de ces derniers, ainsi que la Rage Noire qui est d’ailleurs omniprésente dans leurs rangs, à un tel point que ce n’est plus qu’une simple question de temps avant que le chapitre entier ne soit atteint.

Origines

Un Space Marines des Flesh Tearers.

Durant l’Hérésie d'Horus, le Primarque des Blood Angels, Sanguinius, accompagna l’Empereur sur la barge de bataille du traître et fut tué par le Maître de Guerre Horus. Personne à l’époque n’évalua les contrecoups psycho-génétiques qui en découlèrent, et la Rage Noire ne fut pas reconnue comme telle. Si on en croit les écrits du Codex Astartes, la légion des Blood Angels fut scindée en chapitres successeurs (dont celui des Flesh Tearers), forts d’un millier de Space Marines chacun et détenteurs d’une fraction des implants génétiques de la légion originelle.

À la suite des sanglants affrontements sur Terra, les Flesh Tearers reçurent une unique barge de bataille, le Victus, qui prit immédiatement la direction de l’espace avec pour ordre d’éliminer toute forteresse rebelle. Pendant les trois mille ans qui suivirent, ils menèrent des croisades sur les mondes fidèles au Maître de Guerre ou repoussèrent sans relâche les incursions extraterrestres dans les recoins les plus obscurs de la galaxie. Ils y gagnèrent une réputation de sauvagerie dépassant même celle des Blood Angels, des récits d’extermination de populations entières ou de flottes de vaisseaux qui cachaient des partisans d’Horus parvinrent jusqu’aux oreilles des Hauts Seigneurs de Terra.

Mais la galaxie est tellement vaste que les communications ne sont pas toujours fiables. Les Hauts Seigneurs dirigeant l’Imperium au nom de l’Empereur furent satisfaits du nombre de mondes pacifiés par les Flesh Tearers durant cette période de guerre civile, ils fermèrent donc les yeux sur certains de leurs agissements. Le chapitre des Flesh Tearers continua donc son périple à bord du Victus, dispensant sur son passage la justice de l’Empereur. La barge de bataille parcourut et purifia les régions occidentales les plus éloignées de la galaxie, là où, à en croire la rumeur, la présence extraterrestre est la plus importante. Cela dura des siècles, jusqu’à ce que les Flesh Tearers découvrent le monde isolé de Cretacia.

Monde Natal

Quatrième planète dans un système solaire qui en comporte sept, la géante Cretacia leur sembla à première vue tout à fait inhabitable, mais lorsque les Flesh Tearers percèrent la couche de nuages qui l’entoure en permanence et y atterrirent, ils découvrirent un monde qui n’avait rien à envier aux endroits les plus hostiles connus.

À perte de vue s’étendaient une jungle touffue dépourvue du moindre chemin et des marais embrumés grouillants de formes de vie amphibies et insectoïdes. Beaucoup de Space Marines y laissèrent la vie dès le premier jour, avant qu’un périmètre de sécurité efficace pût tenir ces créatures hostiles à l’écart. Même lorsque par la suite des rondes furent organisées, les patrouilles furent souvent attaquées par des insectes de la taille d’un homme dont les trompes acérées pouvaient percer les armures énergétiques ou par d’énormes prédateurs reptiliens presque aussi grands que des Titans Scouts qui mirent en pièces des escouades complètes. On déplora même la perte de Marines distraits qui finirent sous les pattes d’herbivores géants.

Les Flesh Tearers organisèrent rapidement leurs défenses face à ces immenses créatures. Des escouades furent envoyées à la chasse, avec pour but d’exterminer le plus possible de monstres et de déblayer un maximum de terrains d’atterrissage. Les observateurs impériaux les plus critiques se demandent à présent si la seule motivation de ces chasses n’était pas de satisfaire la soif de sang des Flesh Tearers. Les patrouilles s’éloignaient de plus en plus du camp, poussant toujours plus loin leur exploration dans la jungle, et un jour, à leur plus grande surprise, les Flesh Tearers trouvèrent des humains.

Ces humains étaient apparemment des descendants d’une colonie depuis longtemps oubliée remontant à un millénaire de cela, à l’Age de la Technologie. Ils avaient depuis régressé à un stade des plus primitifs, seulement doués de moyens de communication très rudimentaires, et avaient pourtant réussi le tour de force de survivre parmi les monstres qui hantent Cretacia, mais aussi à s’adapter à leur environnement plus qu’hostile. Ils démontrèrent leur grande force physique et des réflexes étonnamment rapides qui compensaient leur intelligence limitée, ce qui au final donnait une race tout aussi féroce que les prédateurs géants et parfaitement capable de se défendre contre eux.

Les Flesh Tearers rassemblèrent rapidement des centaines de ces sauvages pour que les Chapelains et les Prêtres Sanguiniens s’attellent à la tâche éreintante de traquer toute trace de corruption dans les esprits et les corps. Même s’ils s’avérèrent assez primitifs et quelque peu arriérés, ils ne montrèrent pas la moindre trace de déviance. Le Maître de Chapitre Amit vit tout de suite le potentiel que représentait Cretacia avec son environnement et ses créatures non moins hostiles : les indigènes primitifs pourraient fournir des frères de bataille très facilement. De par le Droit de la Conquête, Amit déclara que Cretacia serait dorénavant le foyer des Flesh Tearers.

Patrimoine Génétique

Haut Chapelain Carnarvon,
Gardien Des Égarés

Une lourde responsabilité revient à Carnarvon, Haut Chapelain de la Compagnie de la Mort. Il doit déceler tout signe avant-coureur de la Rage Noire chez les quatre cents survivants du chapitre des Flesh Tearers. Il remplit cette fonction depuis les deux cents dernières années, et d’aucuns prétendent que sa raison commencerait à vaciller à la vue de tant de ses camarades et amis succombant à la malédiction et devenant des fous dangereux assoiffés de sang. À ce Jour, il décide de qui doit intégrer la Compagnie de la Mort et desquels de ses marines doivent être enfermés à vie dans la Tour des Égarés lorsque même lui ne peut plus canaliser leur folie. Quand il ne harangue pas ses frères sur un champ de bataille. Carnarvon passe le plus clair de son temps dans la Tour des Égarés, apparemment à chercher un moyen de guérir ceux qui ont succombé à la Rage Noire pour qu’ils réintègrent le chapitre. Cependant, beaucoup de Flesh Tearers se sont mis à douter de ses motifs en raison de sa tendance à garder le plus grand secret autour de ses activités.

Les Flesh Tearers avaient abandonné la pratique de la transfusion de sang aux jeunes recrues lors de la scission de la légion après l’Hérésie d’Horus, mais la douleur de Sanguinius était déjà inscrite dans leurs gènes, si bien qu’ils ne purent échapper à la Rage Noire. Pire, ses effets semblèrent devenir totalement incontrôlables, peut-être en raison de leur isolement ou d’une manipulation dans le processus de réplication de leurs gènes. De toute évidence, les implants génétiques des Flesh Tearers ont dramatiquement muté et dégénéré au cours des dix mille ans qui se sont écoulés, et chaque année de plus en plus de Flesh Tearers souffrent de la Rage Noire. En fait, très peu survivent plus de deux cents ans avant que la malédiction d’Horus ne les submerge. Cretacia a fourni par le passé d’excellentes recrues au chapitre, le taux de rejet des implants génétiques étant extrêmement faible chez ces humains primitifs, et leurs esprits simples se montrant propices au conditionnement de futurs Space Marines. Néanmoins, cet apport de troupes fraîches se révèle incapable d’enrayer à lui seul la dégénérescence plus qu’alarmante des implants génétiques.

Les Chapelains et les Prêtres Sanguiniens sont donc chargés de garder sous surveillance ceux de leurs Marines souvent incontrôlables et au tempérament violent envers leurs frères.

C’est dans un lieu de confinement spécial, appelé la Tour des Égarés, située dans un marais infesté de monstres à des kilomètres de la forteresse-monastère des Flesh Tearers que sont gardés ces individus. Dans cette tour emplie des cris déments des victimes de la Rage Noire, Chapelains et Prêtres mènent leurs expériences pour trouver un remède à ce mal qui les consumera à terme eux aussi. C’est aussi pour cela que les Archivistes du chapitre se sont lancés à travers la galaxie en quête de textes antiques sacrés censés les délivrer de leur malédiction.

Doctrines de Combat

Seth
Maître du Chapitre des Flesh Tearers
Gardien De La Rage

Le Maître Seth est à la tête du chapitre des Flesh Tearers depuis plus de cent ans et il a durant tout ce temps remporté d’innombrables victoires, mais a aussi vu tomber bien trop de ses frères de bataille. Il est détesté par la plupart des commandants des autres forces de l’Imperium qui se sont battues à ses côtés, car il ignore tout bonnement les commandants de la Carde Impériale et de l’Adepta Sororitas, et frustre ses homologues Space Marines en raison de son impétuosité et de son impatience de détruire tous ses ennemis. Seth est toujours à l’avant-garde de son armée, menant ses troupes vers des bains de sang et des orgies de sauvagerie. En dehors d’un champ de bataille, lorsqu’il n’est pas emporté par l’ivresse du combat, il se montre sombre et peu loquace, préoccupé par le destin inexorable qui pèse sur son chapitre.

Les stratèges impériaux considèrent que les Flesh Tearers sont l’armée vouée au corps à corps par excellence. Ceux qui ont déjà assisté à l’un de leurs combats ont fait état d’un mélange de brutalité et de sauvagerie apparemment contrôlées qui atteignait un niveau jusqu’alors inégalé. Une armée de Flesh Tearers se rue sabres, haches et poings énergétiques au clair sur ses ennemis pour les mettre en pièces, se battant même à mains nues s’il le faut. Les armes lourdes et les véhicules sont peu répandus dans le chapitre, sauf dans les armées de très grande taille, car la frénésie qu’ils arrivent à grand-peine à contrôler pousse ces Space Marines à se précipiter au corps à corps contre leurs ennemis. Les Flesh Tearers affectionnent tellement le corps à corps que leurs rares véhicules se limitent à des transports de troupes Rhino et Razorback qui les emmèneront plus vite au contact.

Lorsqu’ils affrontent des ennemis qui se terrent dans des bunkers ou des fortifications, les Flesh Tearers utilisent des Fuseurs à courte portée, des Gantelets Énergétiques et la force brute. Une fois engagés dans un combat, rien ni personne ne peut plus les empêcher de se plonger dans la mêlée, seule situation qui puisse leur apporter de la satisfaction. Il est fait mention dans certaines archives, mais sans grands détails, d’affrontements au cours desquels des forces alliées se seraient accidentellement interposées entre des Flesh Tearers et leurs ennemis. Le chapitre doit d’ailleurs encore se repentir à ce jour pour ses actes. Les excès de violence dont l’armée des Flesh Tearers fait preuve pousse de nombreux commandeurs impériaux à y réfléchir à deux fois avant de combattre à ses côtés. Leur impatience d’aller se battre peut réduire à néant les plans les plus soigneusement préparés, et leurs actes d’une barbarie sans nom perpétrés sur un champ de bataille ont dégoûté même des guerriers pourtant vétérans d’innombrables guerres. C’est la raison pour laquelle, depuis les Massacres de Kallern datant de M.36, le chapitre est soumis à une enquête quasi-permanente de l’Inquisition. De plus, des officiers de la Garde Impériale ont également eu le cran de refuser l’insigne honneur de se battre avec les Flesh Tearers, en particulier après que des rumeurs aient circulé à propos de leurs agissements sur des populations entières lors du Soulèvement d’Arcata en M.39.

Relativement peu d’armées ont accepté plus d’une fois de combattre avec les Flesh Tearers. Peut-être est-ce à cause de ce que l’on raconte sur leur comportement anormal lors de leurs banquets de la victoire, durant lesquels beaucoup de prisonniers ennemis disparaissent. Rares sont les commandeurs impériaux qui souhaitent que leurs hommes soient stationnés à proximité des Space Marines de ce chapitre une fois la bataille terminée.

Organisation

Originellement créé dans le plus strict respect des principes du Codex Astartes, le chapitre a depuis été tellement dévasté par la Rage Noire et les nombreux combats que les Flesh Tearers ne comptent plus que quatre compagnies. Celles-ci présentent chacune des effectifs atteignant à grand-peine ceux spécifiés dans le Saint Ouvrage. Si aucun remède efficace n’est trouvé, leur nombre pourrait diminuer de moitié en moins de mille ans.

Malgré la volonté de rester fidèle au Codex Astartes, les rangs pour le moins éclaircis des Flesh Tearers ont justifié que quelques ajustements soient faits à la structure de leurs quatre compagnies restantes. Elles sont toutes considérées comme étant des compagnies de combat, il n’existe aucune troupe de réserve dans tout le chapitre. Chaque Space Marine doit être aussi efficace au sein d’une escouade Tactique, d’Assaut et Devastator, et même être capable de piloter les quelques véhicules du chapitre encore en état de rouler. Dans le feu de l’action, les escouades doivent rapidement pouvoir changer de rôle pour mener à bien toute mission en utilisant l’équipement dont ils disposent. De plus, contrairement aux usages en cours dans la plupart des autres chapitres Space Marines, la première compagnie n’est pas exclusivement composée de vétérans car très peu de Flesh Tearers sont en mesure de résister assez longtemps à la Rage Noire pour acquérir un tel statut. On retrouve par contre des escouades de Space Marines Vétérans dans chaque compagnie, rassemblant les meilleurs guerriers de ces dernières.

La flotte du chapitre est relativement petite et elle ne compte qu’un seul vaisseau de guerre de grande taille : la barge de bataille Victus, qui malgré son âge millénaire a été maintenue en parfait état de marche et peut transporter le chapitre complet. Leurs sept vaisseaux d’attaque rapide, modifiés pour embarquer chacun une compagnie entière, sont très fréquemment utilisés au combat.

Cri de Guerre

Les Flesh Tearers ont développé un cri de guerre spécial qui accompagne leurs charges. Une fois amplifié par les systèmes vocaux de leurs armures, il permet d’étourdir l’ennemi qui devient une proie facile pour les Space Marines. À ce jour, aucun enregistrement de ce cri n’a été obtenu, on ne dispose que des rares témoignages de survivants qui ont subi leurs assauts et qui font mention d’un gémissement qui leur vrillait le crâne, les emplissait de terreur et les vidait de toute énergie combative, rendant quasiment impossible toute résistance face à l’assaut.

Source

Pensée du Jour : Les forts sont plus forts seuls.
  • Index Astartes du White Dwarf N°79 (novembre 2000)