Dragon du Néant

De Omnis Bibliotheca

O.B. Navigator
Carrières
  Juge
  Sage
Batailles
Technologie
Noosphère
Manufactorum
+ Données Noosphèriques +
+++ ACCÈS CONFIDENTIEL +++
Symbol mechanicus.png


Une Écharde C’tan de Mag’ladroth.
Visions du Dieu Endormi

Zaraphiston prononça les ultimes paroles de l’invocation et se tourna vers son maître pour qu’il accomplisse le dernier rituel. Le Fléau retenait prisonnier dans la Griffe d'Horus un Space Marine ligoté, que ses crocs et ses tatouages identifiaient comme étant un Space Wolf. Lentement, l’Épée-Démon Drach’nyen le trancha en deux de l’épaule à la hanche opposée puis, laissant les deux parties du cadavre tomber au sol, Abaddon la planta dans l’autel devant lui. Des filets de sang coururent le long de la lame pour venir s’écouler sur les fétiches, les idoles et les talismans. L’autel se mit à trembler et s’en échappèrent des volutes de fumée écarlate qui se fondirent en un visage cornu, dont les yeux fixaient le Fléau et son sorcier.

Zaraphiston s’adressa à l’apparition.

« Hrangore, esprit du Warp, au nom des Quatre Puissances, je t’ordonne de parler. »

L’apparition tendit une main dont les doigts griffus vinrent jouer sur l’autel avec le sang répandu qui se mit à bouillir. La voix de la manifestation démoniaque était comme le souffle d’une tempête.

« Je m’attendais à ton invocation, Abaddon par trois fois maudit. Je te dirai ce que tu désires savoir, mais comprends bien que tu paieras un jour un prix bien plus élevé que cette offrande. Oui, un jour, ton âme sera le jouet des Chiens de Khorne. »

Abaddon leva la Griffe d’Horus pour la plonger dans la brume cramoisie. Pendant un moment, l’arme fut enveloppée d’une flamme noire et l’apparition hurla de douleur. Le Fléau se pencha vers elle.

« Tu oses me menacer ? Il ne vaudrait mieux pas. Apprends à servir de bonne grâce, petit Démon, ou tu en subiras les conséquences. Le Warp est plein de rumeurs sur Mars, dis-nous ce que tu sais. »

Il baissa le bras, des gouttelettes couleur de sang suspendues aux pointes de ses griffes. Le Démon siffla sous l’effet de la colère, mais finit par détourner le regard.

« Dans l’ombre de Terra, sous les montagnes de brume, il existe un nouveau genre de mort. Un sacrifice d’hommes, mais les âmes ne sont pas consommées, elles dérivent, et nombreux sont les Démons qui attendent comme des charognards de venir se nourrir des restes de ce festin. »

Abaddon lut l’excitation sur le visage de Zaraphiston. « Mars se trouve dans l’ombre de Terra et les montagnes de brume sont le Labyrinthe de Noctis. Les augures disaient vrai. »

Le Fléau acquiesça et planta son regard droit dans celui du Démon qui recula devant lui.

« Je veux en savoir plus. Qu’y a-t-il sur Mars ? »

La forme se contracta en une boule de substance rouge. Comme si elle avait été pressée par une main invisible, un pus dégoulina sur l’autel et le recouvrit d’une flaque sinistre dans laquelle des formes apparurent. Les Space Marines renégats y virent une grande salle de basalte, et tout autour de cette pièce s’élevaient sans fin d’antiques engins mécaniques argentés. Encastré dans le sol, un vaste sarcophage d’adamantium et d’or, que venaient caresser des arcs électriques d’une puissance inconcevable émis par intermittences par chacune des machines.

À l’extérieur de la chambre d’invocation, les gardes du corps d’Abaddon entendirent un son qui ne leur était pas familier : le rire cruel et grinçant du Fléau.


Le Dragon du Néant, ou Mag’ladroth[1], est une entité mystérieuse qui semble aussi ancienne que l’univers. Le Dragon est une énigme qui hante tout ceux qui se penchent sur les secrets de la Planète Rouge (et de Warhammer 40k) et dont la nature réelle pourrait ébranler les fondements de l’Adeptus Mechanicus, mais aussi de l’Imperium lui-même. Tout porte à croire que le Dragon du Néant est la même entité que le Dragon de Mars, une essence indescriptible et extrêmement puissante qui est actuellement emprisonnée dans le Labyrinthe de Noctis, une région déserte de Mars. Tout mène à croire que le Dragon du Néant serait un C'tan, ou du moins une de ses échardes.

Les mentions du Dragon du Néant proviennent d’anciennes légendes Aeldaris, qui utilisent ce terme pour parler d’une figure de l’oubli, de la destruction gratuite et de la dévastation. C’était un maître du domaine matériel et ses guerriers étaient pratiquement invincibles pendant la Guerre Céleste qui vit les Aeldaris affronter les C’tan et leurs serviteurs lobotomisés, les Nécrons. Le Dragon du Néant était décrit par les Aeldaris comme un nuage de lumière sombre et comme le plus puissant des Dieux des Étoiles. Sa maîtrise du domaine matériel faisait que ses guerriers étaient pratiquement invincibles. Le Dieu Forgeron Aeldari Vaul aurait alors crée les premiers "Chevaliers de Fer" - allusion aux Soldats Fantômes - alimentés par les âmes des Aeldaris pour faire face aux armées du Dragon du Néant afin de gagner du temps pour construire ce qui sera nommés les Talismans de Vaul - ou Forteresses Noires. Les Talismans de Vaul avaient sûrement pour but de bannir le Dragon du Néant.[2]

On ignore ce qui est s’est passé par la suite, mais si le Dragon du Néant est bel et bien l’équivalent du Dragon de Mars, il trouva refuge sur Terra, à l’Antiquité. Là, il mit en place un rite sacrificiel de jeunes vierges dans le cité de Cyrene en Libye, avant d’être défait par un chevalier qui l’aurait emprisonné sur Mars où il réside encore aujourd’hui. Ce chevalier n’était nul autre que l’Empereur de l’Humanité Lui-même et ne pouvant détruire le Dragon, Il l’aurait utilisé comme moyen d’influencer les futurs rêves des Martiens, qui mèneront in fine à la création du Culte Mechanicus vénérant le Dieu-Machine et l’avènement du Mechanicum, ancêtre de l’Adeptus Mechanicus. Si cela était vrai, alors le Dieu-Machine et le Dragon du Néant ne ferait qu’un…[3]

Lors du réveil massif des Nécrons à la fin du 41e Millénaire, une attaque suicide des Nécrons eut lieu contre Mars, parvenant à atteindre le Labyrinthe de Noctis avant d’'être détruit, comme si les anciens Xenos recherchaient un de leurs anciens asservisseurs C’tan…[4]

Autre événement étrange, en 912.M41, ce qui est définit comme une Écharde C’tan du Dragon du Néant se serait échappé d’une prison, et aurait dévoré les âmes d’une dizaine de monde avant d’être arrêté par la Dynastie Nécron Arotepk.[5]

À la fin du 41e Millénaire, lors de son odyssée pour récupérer un antique artefact Nécron baptisé le Souffle des Dieux, l’Archimagos Lexell Kotov, de la flotte d’exploration Kotov, expliqua que de vieilles légendes circulaient dans le plus hauts échelons du Culte Mechanicus et qui affirmaient que dans le Noctis Labyrinthus, des technologies Nécrontyrs étaient enterrées sous le sable de Mars. Si il avait la moindre vérité dans ces vieilles légendes, alors il était tout à fait possible qu’un vaste fragment d’un des anciens dieux des Nécrontyrs soit enterré dans le Noctis Labyrinthus.[6]

L'Infirme et le Dragon[modifier]

Ce qui suit est un compte-rendu d’un échange entre Son Altesse Révérende l’Inquisiteur Horst et le Techno-Adepte Alagos.
  • - DÉBUT DE LA COMMUNICATION VOX -
  • "Efforce-toi de me dire pourquoi je devrais te fournir des connaissances qui m’ont coûté la majeure partie de ma vie à acquérir, Techno-Adepte Alagos".

+++LES FORTERESSES N’ONT PAS TOUTES ÉTÉ DÉTRUITES, COMME VOUS LE SAVEZ, MONSEIGNEUR INQUISITEUR+++

  • "Bien sûr, idiot. Ne prétends pas me dire ce qui est ancré dans ma mémoire. Commence plutôt par me dire pourquoi tu penses que cela a à voir avec les récentes attaques de Nécrons."

+++MES EXCUSES, INQUISITEUR HORST. BEAUCOUP DE MEMBRES DE MON ORDRE CROIENT QUE LES FORTERESSES ONT ÉTÉ CRÉÉES PAR UNE RACE XENOS, POUR CETTE MÊME ÉVENTUALITÉ. SI NOUS REPRENIONS POSSESSION DE L’UNE DES FORTERESSES ET EN DÉVOILIONS LES SECRETS GRÂCE À VOS RECHERCHES, NOUS PENSONS QUE LA MENACE XENOS POURRAIT ÊTRE ANNULÉE+++

  • "Ha ! Ne cherchez pas à obtenir des réponses par la flatterie. Même l’œuvre de ma vie ne pouvait que faire allusion à la technologie complexe et obscure des Talismans de Vaul !

+++TALISMANS DE VAUL, MON SEIGNEUR ? JE NE CONNAIS PAS CE TERME+++

  • "Bien sûr que non. Peu le connaisse. C’est le vrai nom de ce que nous appelions les Forteresses. Elles ont été créées soit par les Aeldaris, soit par l’un de leurs dieux, soit les deux."

+++LES DIEUX AELDARIS… ILS N’EXISTENT QUE DANS LES LÉGENDES DES XENOS, N’EST-CE PAS ?

  • "Hmm. Je me souviens très bien que vos prédécesseurs étaient dotés, pour le moins, d’une intelligence rudimentaire. Comment pouvez-vous chercher à combattre les dieux des Nécrontyrs sans reconnaître le fait que des êtres d’une puissance aussi incroyable existent ?"

+++VOUS LES CONNAISSEZ DONC+++.

  • "Bien sûr. Malgré votre insolence et votre manque de respect, votre réponse me réconforte un peu. Hmm. J’espère que vos engrammes de mémoire sont opérationnels ? Si je dois raconter cette histoire, alors vous feriez mieux de vous assurer que vous l’enregistrez."

+++TOUTES LES COMMUNICATIONS DE L’ADEPTUS MECHANICUS SONT ENREGISTRÉES, MON SEIGNEUR+++

  • "Alors, prenez garde, et délivrez ce message au Fabricator-Général Vilvoi. Vous ne le savez pas, bien sûr, mais c’est lui qui vous a envoyé ici. Si vous devez poser une question, essayez d’être bref et précis. Est-ce bien compris ?"

+++OUI, SEIGNEUR INQUISITEUR HORST+++

  • "Hmm. On pense que Vaul est le Dieu Aeldari de la Forge, infirme physiquement mais talentueux dans l’invention et habile. Il n’était pas le sommet de leur panthéon, mais le frère d’Asuryan, le Roi Phénix. On dit qu’il était tout aussi habile à créer des objets de beauté que des outils de guerre, et qu’il était capable de forger les âmes des défunts dans les objets qu’il fabriquait. De cette façon, il a vaincu les Nécrons qui s’attaquaient à son peuple".

+++VOUS PENSEZ QU’IL A FORGÉ LES FORTERESSES DANS CE BUT+++

  • "Patience ! Cela est mis en lumière dans les connaissances que je m’apprête à transmettre. Il fut un temps, avant même la naissance de l’Humanité, où les Aeldaris se battirent avec acharnement pour arrêter les avancées des dieux Nécron, qu’ils appelaient Yngir. L’un d’entre eux, le plus puissant de son espèce, était en train d’exterminer les Aeldaris. Ils l’appelaient le Dragon du Néant, l’oubli même, une figure de destruction et de dévastation gratuite dans la mythologie Aeldari. Il avait une telle maîtrise du domaine matériel que ses guerriers étaient pratiquement invincibles. Un seul de ses serviteurs pouvait massacrer des centaines d’Aeldaris avant de tomber, pour ensuite se relever une fois de plus. Ils pouvaient canaliser la foudre contre ses ennemis, et on dit que les champs de bataille de cette époque étaient remplis des restes carbonisés de ceux qui osaient s’opposer à lui.

+++DES NÉCRONS AYANT LA CAPACITÉ DE DÉCHARGER DE LA FOUDRE ONT ÉTÉ RENCONTRÉS PRÈS DE LA BOUCLE MÉTRIQUE+++

  • "Tout à fait. Bien qu’il faille garder à l’esprit que les Nécrons de l’époque, ou peut-être cette allégeance, étaient bien plus puissants que ceux qui sont apparus ces dernières années. Les Aeldaris ne pouvaient tout simplement pas les vaincre. Mais Vaul était plein de ressources, et sans aucun doute, la nécessité l’a poussé à réaliser l’exploit qui a permis de contenir l’invasion des Nécrons".

+++LA TECHNOLOGIE DU PLASMA S’EST AVÉRÉE EFFICACE CONTRE LES NÉCRONS STANDARD. LES AELDARIS CONNAISSAIT-IL UN MEILLEUR MOYEN ? +++

  • "Vous ne cesserez jamais de m’étonner par votre manque de perspicacité, Techno-Adepte Alagos. Vilvoi, quand vous recevrez ceci, je vous conseille d’employer un émissaire avec un peu d’imagination. Nous parlons de dieux et d’âmes, et celui-ci suppose que le cadeau du Dieu Forgeron aux Aeldaris était un armement à plasma ? Hah ! Ces événements se sont produits des lustres avant que les Aeldaris ne maîtrisent de telles choses. Ils se sont battus avec des épées, des lances et leur propre version corrompue de la foi. Et ils ont constaté qu’ils n’y arrivaient pas. Alors Vaul a pris les âmes des défunts, et les a forgées dans de nouveaux corps. Il plaça leurs essences dans les châssis d’une armée de "Chevaliers de Fer" animée par les âmes des morts Aeldaris. Il avait l’intention de combattre les Nécrons selon leurs propres termes. Sous cette forme, ils marchèrent à nouveau à la guerre".

+++JE CROIS QUE LES AELDARIS EMPLOIENT ENCORE LA NÉCROMANCIE DE CETTE FAÇON+++

  • "En effet, une pratique détestable et inexcusable. Néanmoins, les Chevaliers de Fer dominaient leurs ennemis Nécrons, et les éclairs qui auraient ravagé un guerrier Aeldari n’avaient pas d’effet plus mortel sur eux qu’une légère brise. Ils étaient dirigés par des Géants-Fantômes, habités par les âmes des plus grands héros Aeldaris, trois fois plus grands qu’un Nécron et pratiquement indestructibles. Les Chevaliers qu’ils dirigeaient portaient des armes obscures qui pouvaient canaliser et projeter le feu de l’âme, déchirant leurs ennemis en une fraction de seconde. Des vagues de Nécrons, toutes plus meurtrières les unes que les autres, furent envoyées depuis les forges funéraires contre les guerriers infatigables que Vaul avait créé. Aucun ne pouvait les vaincre. De cette façon, Vaul gagna assez de temps pour construire les Talismans."

+++NOS SOURCES INDIQUENT QU’IL Y AVAIT SIX FORTERESSES AVANT LA GUERRE GOTHIQUE+++

  • "C’est vrai, mais leur véritable potentiel n’a jamais été réalisé par l’Imperium, ni même par Abaddon le Fléau. Les Talismans de Vaul étaient contrôlés par les esprits des Sages Aeldaris tués par l’invasion des Nécrons. Au cœur de chaque Talisman se trouvait l’un des Yeux de la Sorcière. Ils ont été offerts à Vaul par Morai-Heg, la déesse couronnée des Aeldaris dont le domaine était la connaissance secrète. Ils permettaient aux esprits défunts de canaliser de grandes quantités d’énergie directement de l’Immaterium vers l’espace réel. De cette façon, Vaul avait l’intention de bannir le Dragon du Néant".

+++MAIS COMMENT A-T-IL PU LOCALISER LE DIEU NÉCRON+++

  • "Le Dragon du Néant, ses rêves de conquête stoppés dans leur élan, avait décidé de mener ses larbins sur le champ de bataille. Personne ne pouvait se tenir devant un dieu pleinement manifesté, pas même les âmes construites par les Aeldaris. Pour s’assurer d’être au zénith de sa puissance, le Dragon du Néant commença à drainer les énergies d’une étoile binaire. Il prit la forme d’un nuage de lumière sombre, entourant l’anomalie stellaire et en lixiviant l’énergie jusqu’à ce qu’il soit rassasié. Vaul connaissait les étoiles aussi bien que sa forge, et quand les soleils jumeaux ont commencé à s’affaiblir, il s’est mis en route pour la bataille".

+++ET COMMENT LE CONFLIT A-T-IL ÉTÉ RÉSOLU+++

  • "On l’ignore. Le mythe s’arrête là. C’est une erreur de supposer que les légendes des Aeldaris suivent les mêmes schémas que les nôtres. Pour ce que ça vaut, je crois que Vaul a échoué dans la tâche qui lui avait été confiée. Il est vrai que le Dragon du Néant a été arrêté dans son massacre méthodique, car il reste des Aeldaris dans la galaxie. Mais je ne suis pas un imbécile aveugle, et je crois qu’il est en sommeil, attendant le bon moment pour réapparaître.

+++AVEZ-VOUS CONNAISSANCE DE L’EMPLACEMENT DE SON REFUGE+++

  • "Ne soyez pas absurde. Personne n’a cette connaissance."

+++BIEN SÛR. MES EXCUSES, SEIGNEUR INQUISITEUR. ADIEU+++

  • "Quoi ? J’avais supposé que vous voudriez en savoir plus."

+++ NOUS AVONS APPRIS LES INFORMATIONS NÉCESSAIRES.+++

  • "Adieu donc, Techno-Adepte Alagos."
  • - FIN DE LA COMMUNICATION VOX -[7]

Le Schisme de Mars[modifier]

Les informations concernant le Dragon sont rares et sujets à des débats. Mais son existence est réelle et confirmée lors des lors des événements tragiques du Schisme de Mars, la guerre civile qui ravagea Mars dans le contexte de l’Hérésie d'Horus en tout début du 31e Millénaire. C’est l’histoire d’une jeune femme dont la destinée l’a amené à devenir la gardienne du Dragon du Néant et l’aventure qu’elle a vécut nous offre des informations majeures sur l’un des plus grands mystères de l’univers.

Le Dragon de Mars[modifier]

En parallèle aux événements qui virent le début de la guerre civile, une jeune Terrane du nom de Dalia Cythera, transcriptrice de l’Administratum, était présente sur Mars à la demande de Koriel Zeth, la très puissante Adepte du Mechanicum et maîtresse de la Forge de la Cité du Magma. Lors d’une expérience menée par Zeth afin d’achever son grand œuvre, le décodeur akashique, un appareil qui devait permettre d’acquérir toute la connaissance universelle en puisant dans l’Immaterium, Jonas Milus, un Psyker placé sur un trône relié au décodeur akashique et à d’innombrables Psykers censés alimenter le trône - en plus de l’énergie même de l’Astronomican lorsque Mars fut aligné sur Terra - vit une vérité, un savoir terrible : alors que la chambre de l’expérience était noyée d’une aveuglante clarté blanche, et que les murs semblaient onduler sous l’effet d’une brume de chaleur émise par une colonne de lumière argentée et rugissante, Jonas s’était métamorphosé en un être d’argent lumineux, et la lumière de soleils inconnus brûlait dans ses prunelles. Avant de mourir incinéré, il parla à Dalia de la vision de l’Empereur tuant le Dragon de Mars, du grandiose mensonge de la Planète Rouge et de la vérité qui secouera la galaxie et tout ce qui sera oublié par l’homme dans l’obscurité du Labyrinthe de la Nuit. Une fraction de seconde avant le trépas de Jonas, Dalia regarda dans ses yeux et eut des visions d’horreur qui ne devraient jamais être infligées au cerveau d’aucun mortel.

Dalia sombra dans l’inconscience et ne vit que les ténèbres. À cause décodeur akashique, elle semble avoir été pendant un moment le Dragon et ce qu’il ressentait. Une créature d’une dimension inimaginable, dont le pouvoir défiait le temps et l’univers matériel. Une entité qui ne pouvait même pas penser en termes de direction car l’espace qui l’environnait semblait dépourvu de dimensions. Une entité qui ne parvenait pas à savoir où se situait le haut et où était le bas, et qui n’avait aucune notion du passage du temps. Une entité dont l’esprit vagabondait dans les ténèbres, mais qui ne parvenait pas à savoir si son esprit bondissait de galaxie en galaxie ou s’il ne se déplaçait que de quelques millimètres. Un bon nombre des dimensions qui occupaient sa pensée n’avaient aucune signification pour elle et pourtant elle sentait bien qu’elles étaient toutes aussi ridicules les unes que les autres dans cette obscurité. Rien n’existait, ici, à part les ténèbres. Mais parfois, il y avait de la lumière, de minuscules étincelles scintillaient brièvement dans l’obscurité, mais à peine les remarquait-elle qu’elles s’évanouissaient. Elle n’était que l’essence pure d’une existence maintenue en équilibre, au bord de l’abysse de l’extinction, par les lois oubliées de la science des anciens.[8]

Le Noctis Labyrinthus[modifier]

Revenue à elle, Dalia apprit que le Labyrinthe de la Nuit évoquée par Jonas faisait référence à une région de la Planète Rouge, le Noctis Labyrinthus. C’est un lieu de crevasses et de canyons, entre les hauts plateaux de Tharsis et la Valles Marineris, remarquable par le dédale de profondes vallées escarpées dont elle est sillonnée, et on pense qu’elle fut formée par les mouvements des plaques tectoniques, il y a des millénaires. En outre, de nombreux canyons présentent une structure de grabens typique, et il est possible de constater que la composition de surface des plateaux supérieurs a clairement été préservée sur le plancher des vallées. C’est une région déserte qui n’intéresse personne ou presque, car un certain nombre d’Adeptes ont essayé d’y installer leur forge, mais aucun n’y est resté bien longtemps car les forges avaient des problèmes techniques en série, ce qui mena les Adeptes à déclarer que la région était hostile aux Esprits de la Machine, abandonnant leurs projets pour aller s’établir ailleurs.

Dalia affirma que le Dragon n’était pas mort et qu’il vivait sous le Noctis Labyrinthus…[9]

Le Culte du Dragon[modifier]

Autre point intéressant, Dalia apprit l’existence d’une secte du Mechanicum baptisée le Culte du Dragon et qui résidait dans le Labyrinthe de la Nuit. Cette obscure secte était considérée comme constitués de fous dangereux comme il en existe malheureusement beaucoup d’autres sur Mars. Lorsque les Adeptes qui avaient tenté d’établir leurs forges dans le Labyrinthus ont abandonné leurs installations, tous ne sont pas repartis avec eux. Abusés par leurs illusions, quelques individus ont voulu y rester. Alors que le Schisme de Mars se déclenchait, Dalia et une équipe composée de ses camarades, se rendit dans le Labyrinthe de la Nuit.[10]

Le Gardien du Dragon[modifier]

Arrivant dans la sinistre région, Dalia et son équipe pénétrèrent dans une balafre noire qui barrait une plaine, bordée de falaises escarpées qui plongeaient abruptement vers des profondeurs souterraines. C’était l’entrée ouest du Noctis Labyrinthus. Pénétrant à l’intérieur des canyons, l’équipe de Dalia trouva une pente raide, et les ténèbres les avalèrent d’un seul coup. Ils se retrouvèrent dans un demi-jour, un lieu désolé envahi par les ombres, éclairé par de minces rayons de lumière diffuse filtrant depuis les hauteurs. Des falaises de roc nu, à pic, les entouraient de tous côtés, et offrant la sensation de plonger vers le cœur de la planète, dans les profondeurs d’une abominable blessure qui n’aurait jamais cicatrisé. Ils se retrouvèrent à l’intérieur d’un tunnel baigné d’une douce lumière. C’était la roche elle-même qui émettait ce rayonnement, comme si elle était traversée d’une sorte de courant bioluminescent. Le passage était si étroit qu’ils furent obliges d’avancer à la queue leu leu. Il descendirent de plus en plus profondément vers les profondeurs de la planète.

Étrangement, ils constatèrent la présence de passages sinueux et de galeries multicolores aux stalagmites translucides, traversant des ponts de cristal poli et scintillant, les forçant à se demander quel genre de métamorphose géologique interne avait pu intervenir pour altérer un volume aussi important du paysage souterrain de la planète comme si il y avait quelque chose d’enterré qui filtrait vers l’extérieur. Puis ils entendirent un bruit et aperçurent une vive lumière. Suivant ces signes, ils atterrirent dans une vaste chambre, une sorte de laboratoire, taillée dans la roche et de forme à peu près rectangulaire. C’était un laboratoire récent. Apparaissant d’un couloir obscur à l’autre extrémité de la chambre, un homme se présenta à l’équipe, un Adepte à la tête encapuchonnée, vêtu de robes sombres et déformé par ses augmentiques. Sur son front était posé un Électrotatouage scintillant qui représentait une spirale dont le dessin s’estompait graduellement, encadrée d’une paire d’ailes stylisées. C’était la marque du Dragon.

L’Adepte posa des questions étranges, demandant si les étoiles étaient toujours présentes et en nombre conséquente, comme si il craignait qu’une chose les ait dévoré. Puis il se présenta comme étant l’Adepte Semyon, le Gardien du Dragon. Dalia lui demanda de les mener jusqu’au Dragon ce que Semyon accepta de faire.

Semyon les guida vers le couloir obscur qui s’ouvrait au bout de la chambre et leur fit traverser une succession de tunnels sinueux. L’obscurité fit bientôt place à une clarté diffuse qui semblait encore provenir des murs. Ici aussi, les parois étaient totalement lisses, mais au lieu d’avoir l’aspect d’une pâte de verre, elles semblaient faites de l’argent le plus pur. Finalement, ils aboutirent sur une large corniche accrochée en hauteur, sur le pourtour d’une caverne aux éblouissantes murailles argentées. Devant ce spectacle et l’immensité de la cavité, Dalia crut être arrivée dans le cœur creux de la planète. C’était la gigantesque excavation souterraine qui montait à une hauteur prodigieuse et qui plongeait vers des profondeurs insondables, aux parois scintillantes qui s’incurvaient de chaque côté de la corniche, formant l’amphithéâtre le plus démesuré qu’il soit possible de concevoir. Semyon se plaça devant un pupitre de bois si ordinaire qu’il en paraissait incongru dans cet environnement. Sur le pupitre était posé un gros livre à la couverture de cuir usée, avec une plume et un encrier d’une grande simplicité. Semyon prétendit que ce lieu était le Dragon.

Un sentiment de malaise habitait ce lieu. Les angles et les perspectives étaient de travers, faisant perdre l’équilibre alors que les sens humains ne pouvaient correctement appréhender cet espace. Les angles étaient impossibles, la géométrie dévoyée. La distance ne signifiait plus rien, et la perspective était un mensonge. Les lois de la normalité n’existait pas, et l’ordre naturel de l’univers se renversa pour donner naissance à cette vision nouvelle et terrifiante de la réalité. La caverne semblait palpiter dans toutes les directions à la fois, compressant et contractant l’espace d’une manière irréalisable, tandis que la roche ondoyait comme elle n’aurait jamais dû pouvoir le faire. C’était tout sauf une caverne. Cet espace tout entier, avec ses parois, son plafond, son atmosphère et chacune des molécules qui en faisaient partie, était un élément d’une vaste intelligence, d’une créature ou d’une création emplie d’une antique malveillance, dotée de pouvoirs aussi primordiaux que phénoménaux.

Fait très intéressant, Dalia compris que le Dragon était une entité qui avait accouché de civilisations entières pour ensuite les faire disparaître d’un souffle, par pur caprice, et qu’elle parcourait déjà la galaxie des millions d’années avant que l’Humanité ne soit qu’un soupir dans la bouche de son créateur. Le Dragon aurait bu au cœur des étoiles et aurait été adorée comme une divinité par les habitants d’un millier de galaxies. Semyon expliqua que cette caverne était une partie du Dragon et que c’était une tombe et une prison. Il ouvrit le livre du pupitre et leur montra son contenu. Celle d’une histoire d’un Chevalier affrontant un terrible monstre.[11]

Le Chevalier et le Dragon[modifier]

Les pages du grimoire étaient couvertes de la petite écriture serrée et sibylline d’un homme rendu fou par le fait d’avoir trop de choses à dire sans disposer d’un espace suffisant pour les écrire. Tout cela n’avait aucun sens pour Dalia. Mais c’est alors que Semyon lui prit les mains par-dessus le livre et les serra dans une poigne d’acier, tandis que les pages se mettaient à tourner furieusement dans un brouillard de parchemin. Il lui ordonna de le regarder au fond des yeux et de voir la destinée du Dragon. Un terrifiant raz-de-marée de savoir submergea Dalia qui vit la connaissance dans sa totalité.

Dalia se retrouva dans un autre lieu, dans un autre monde, au milieu des courbes douces d’un désert de dunes et l’immensité d’un ciel d’azur d’une beauté à couper le souffle. Elle observa une large vallée au fond de laquelle coulait un fleuve, avec une grande cité aux pierres blanchies par le soleil qui s’élevait sur un plateau de roche noire. Aux portes de la cité, elle aperçut une procession solennelle composée de femmes en blanc qui portaient une litière d’or et de jade, fermée par des voiles de soie. L’Adepte Semyon était à ses côtés et lui expliqua qu’ils étaient sur l’Ancienne Terre, il y a très longtemps et ce qu’elle voyait était l’influence du livre sur les centres de perception de son esprit, de manière à lui montrer ce qui devait lui être dévoilé. Le cité se nommait Cyrène, et ce qu’elle voyait était une représentation d’une contrée autrefois connue sous le nom de Libye. Les événements qu’elle allait voir se situaient quelque part entre le onzième et le douzième siècle. Les femmes présentes dans la procession et qui descendait la pente de la route de terre battue prenait la direction d’une longue crevasse qui s’ouvrait dans le sol et d’où s’échappait un brouillard méphitique. Elles étaient les suivantes de la fille du roi de Cyrène, Cleodolinda, et elles la conduisaient au sacrifice. Dans cette blessure ouverte dans le sol habitait le Dragon, une redoutable créature récemment éveillée après une terrible guerre contre ses semblables - la guerre entre les C'tan. Le Dragon avait cherché refuge sur Terre pour se nourrir et reprendre des forces. Il avait massacré tous les chevaliers de la cité et il exigeait chaque jour le sacrifice d’une jeune et belle vierge. Il se nourrissait de leur terreur qui le rendait plus fort à chaque fois qu’il les dévorait, mais toutes les jeunes filles de Cyrène étaient mortes. Il ne restait plus que la fille du roi.

Et Dalia le vit. Lui. Un Chevalier solitaire, en armure dorée et casque à plumet écarlate, qui galopait pour rattraper la procession, monté sur un puissant destrier noir comme la nuit. Au bout de Sa longue lance faite d’argent pur flottait un long pennon rouge et blanc orné d’un aigle qui prenait son envol en serrant un éclair dans ses griffes. À cet instant précis du temps, on le connaissait comme l’un des soldats de l’Empereur Dioclétien, un homme qui avait obtenu de grands honneurs dans l’armée et qui traversait la Libye pour aller rejoindre Ses hommes. Dalia faillit éclater en sanglots à la vue du Chevalier, un être dont la présence irradiait de tant de beauté et de loyauté, tellement supérieur à tous les individus qu’elle avait pu voir au cours de son existence, et dont les pouvoirs merveilleux n’avaient pas été amoindris par le passage du temps. Le Chevalier éperonna Sa monture, dépassa rapidement la procession et continua au triple galop en direction de la crevasse ténébreuse qui s’ouvrait dans le sol. À peine avait-Il eu le temps d’arrêter Son destrier et de passer Son bouclier à Son bras que le Dragon surgit de son antre avec un rugissement à assourdir le tonnerre. Il ressemblait à la fois à une bête rampante et à un abominable oiseau. Sa tête écailleuse était énorme, et sa queue faisait vingt mètres de long. Son corps ailé et terrifiant était couvert de grandes écailles si solides, si luisantes et si bien polies qu’elles ressemblaient aux plaques de l’armure d’un chevalier. Sa poitrine rayonnait de l’éclat d’étoiles dévorées, et un feu malfaisant illuminait ses yeux. Le Chevalier bondit, frappant le monstre de Sa lance, mais les écailles étaient si dures que Son arme se brisa. Faisant cabrer Son cheval, il asséna un violent coup d’épée à la bête, mais le monstre le frappa de ses griffes acérées comme des lames de faux. L’armure du Chevalier se fendit, et Dalia vit du sang couler le long de Sa jambe. Le Dragon se dressa devant son adversaire, immense, et il lui porta des coups terribles, mais le Chevalier les détourna de Son bouclier. Il voulut plonger Son épée dans le ventre du Dragon, mais les écailles du monstre étaient comme des plaques d’acier qui ondoyaient comme un mercure liquide, sans se briser sous les attaques. Enragé, le Dragon se déchaîna contre le Chevalier et sa monture. Ses yeux jetèrent des éclairs sur son adversaire. Le casque du Chevalier roula au loin, et Dalia vit Son visage lumineux, pâle, irradiant d’une lumière intérieure. Il frappa encore mais le Dragon s’enroula alors autour du Chevalier, griffant et mordant Son armure, beuglant déjà son triomphe. C’est alors que, comme si cette pensée lui était venue du Chevalier lui-même, Dalia vit que dans toutes ses contorsions, le Dragon cherchait toujours à protéger une partie de son corps, un endroit situé sous l’aile gauche. Le Chevalier se pencha et se fendit, plongeant Son épée dans le corps du Dragon qui laissa échapper un rugissement si assourdissant que les pierres des remparts de la ville en tremblèrent. La clarté s’estompa dans sa poitrine, son étreinte se desserra et la fulguration de ses yeux s’éteignit tandis que la grande bête s’effondrait sur le sol.

Le Chevalier détacha la longue bannière blanche de Sa lance brisée et la noua autour du cou du monstre. Il se tourna vers les suivantes de la princesse, muettes de stupeur, et vers le peuple de la cité qui accourait des portes, fou de joie. Il leva la main pour leur imposer le silence, et Sa présence et le rayonnement qui émanait de Lui étaient tels que tous ceux qui le voyaient se turent aussitôt. Il déclara que le Dragon était vaincu mais qu’il était au-delà de Son pouvoir de le détruire. Il allait donc l’enchaîner et l’emmener loin d’ici, pour l’enfermer dans les ténèbres où il demeurera jusqu’à la fin de toutes choses. Sur ces mots, le Chevalier s’en alla sur son destrier, suivi du Dragon enchaîné, laissant derrière Lui la ville et ses habitants. Celui qui deviendra l’Empereur de l’Humanité et maître de l’Imperium avait vaincu le Dragon !

Semyon expliqua que c’était tout ce que se rappelait le Dragon ou du moins, c’était l’une des versions de ses souvenirs. Semyon apprit à Dalia que l’Empereur voyait des choses qui leurs sont invisibles, qu’Il connaissait le futur et qu’Il les guidait. Il aurait œuvré afin d’amener l’union dans un futur où les forges de Mars le reconnaîtront comme la divinité qu’elles attendent depuis d’innombrables siècles. Autrement dit, l’Empereur avait orchestré l’évolution du Mechanicum sachant qu’un jour, Il aurait besoin d’une organisation aussi puissante pour le servir.

Mais la révélation la plus troublante, voire la plus effroyable, est que ce sont les rêves du Dragon qui ont donné naissance aux premières machines des prêtres de Mars. Sans le Dragon, il n’y aurait pas eu de Mechanicum, et sans le Mechanicum, le grand rêve de l’Empereur, l’unification de la galaxie pour l’Humanité, se serait flétri sur le sarment qui l’a porté. Si la vérité paraissait au grand jour, le Mechanicum et l’Adeptus Mechanicus qui le remplacera ainsi que l'Imperium s’effondrerait !

Le devoir du Gardien du Dragon, une âme choisie par l’Empereur, était de s’assurer que cela ne se produira pas. Le Maître de l’Humanité savait qu’un jour viendrait où les rejetons perdus du Dragon chercheraient à retrouver le lieu de son emprisonnement, et il fallait s’assurer qu’ils n’y parviendront pas. Semyon proclama que Dalia allait lui succéder et la força à le regarder dans les yeux, les fibres déclinantes de son organisme se gonflant d’une vie nouvelle. Chaque cellule en dégénérescence, chaque portion de son être s’épanouissant, imprégnées d’une puissance dont elle n’aurait jamais rêvé. Le corps de Dalia renaquit sous l’influence d’un fragment de la puissance et du savoir de l’Empereur qui avait traversé les âges, transmis de gardien en gardien au fil des millénaires. Armée de ce savoir, elle comprit ; et la colère qu’elle avait ressentie à l’idée du mensonge de l’Empereur fut balayée lorsqu’elle vit l’horrible destin que connaîtrait la race humaine si elle devait être privée de sa direction. Semyon tomba en poussière et Dalia commença sa veille au chevet du Dragon, en compagnie du Protector Skitarii Rho-mu 31 pour la protéger.

Mais quand Dalia osa enfin retourner à la caverne argentée, elle découvrit que le grimoire qui renfermait le grand mensonge de Mars avait disparu. Dix mille ans plus tard, un nouveau gardien inconnu sera appelé, mais il sera alors trop tard…[12]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : le Dieu-Machine

Un C'tan ?[modifier]

Avec l’apparition des Nécrons, de nouveaux éléments troublants semblent relier le Dragon du Néant aux antiques Xenos ainsi qu’aux C’tan qui avaient asservis les Nécrontyrs, avant d’être eux-mêmes vaincus par les Nécrons et divisés en mutiles échardes. Le Dragon du Néant semble être connu par les Nécrons comme étant Mag’ladroth, le Touché Entropique, la Singularité des Sentiments.[13]

Lors de leur réveil, l’activité des Nécrons s’était limitée à des raids ponctuels contre des avant-postes, des bases-astéroïdes isolées ou des mondes-frontières. Mais les événements se sont précipités depuis l’appel à l’aide lancé par la base navale de Tethrock Quay suite à la disparition du Lux Imperator et à la destruction du Solar’s Fury. À partir de ce moment, les forces navales disséminées à travers la galaxie ont rapporté un accroissement du nombre et de l’ampleur des attaques, dont le point culminant fut l’étrange raid suicide de cinq vaisseaux Nécrons (désignés croiseurs légers de classe Shroud), qui sont parvenus à pénétrer les défenses pourtant formidables de Mars, siège de l’Adeptus Mechanicus. Après avoir poursuivi les envahisseurs jusqu’au Labyrinthe de Noctis, un complexe minier situé loin au nord de la planète, les vaisseaux de défense en sont finalement venus à bout, mais à un coût prohibitif, d’autant que l’un des appareils Nécrons était parvenu à se poser sur le sol rouge de Mars avant d’être vaporisé. Le mystère reste entier quant à l’intention des Nécrons derrière cette manœuvre. Les membres de l’Adeptus Mechanicus formulent des opinions divergentes concernant l’avenir du complexe : certains vont même jusqu’à préconiser sa destruction ou la mise en place d’une Zone Perditia. Revenu récemment de son expédition sur le monde mort de Naogeddon, le Magos Prime Reston Egal a plaidé de façon très insistante pour la destruction du site à la bombe a fusion et son scellement au ferrociment, mais jusqu’à présent ses demandes ont été éconduites.

Il apparaît évident à la lumière de ces rapports de plus en plus fréquents que la menace croissante représentée par ces êtres ne doit pas être sous estimée. L’intensification de leur activité doit être traitée avec fermeté et résolution.[14]

D’après d’autres sources, on dit que devant sa défaite éminente contre les Anciens, le C’tan nommé le "Dragon" aurait inventé les Pylônes censés couper les Anciens de l’Immaterium dans lequel ils puisaient leurs pouvoirs psychiques. Ces Pylônes existent encore des millénaires plus tard.[15]

En 912.M41, une Écharde du Dragon du Néant s’échappa de sa prison et dévasta la Dynastie Arotepk. Même si elle n’est que l’ombre d’un véritable C’tan, le Dragon du Néant dévora les âmes d’une dizaine de planètes, en déchaînant sa fureur contre les vivants avant que les Crypteks de la Dynastie Arotepk arrivent enfin à l’enfermer de nouveau.[16]

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les C'tan

Sources[modifier]

  • McNEILL GRAHAM, Mechanicum - Le Savoir, c'est le Pouvoir, Black Library, 2009
  • McNEILL GRAHAM, Les Dieux de Mars, Black Library, 2015
  • Dawn of C'tan - Translactions of Pertinent Eldar Mythic Cycles - Part 3
  • Codex Necrons, V7
  • Codex Nécrons, V3
  • Battlefleet Gothic Magazine N°13
  • White Dwarf N°385 (UK) (Janvier 2012)
  1. Informations issues du White Dwarf N°385 (UK) (Janvier 2012) - Tactica Necrons et résumées par Guilhem.
  2. Informations issues de Dawn of C'tan - Translactions of Pertinent Eldar Mythic Cycles - Part 3 et résumées par Guilhem.
  3. Informations issues de Mechanicum - Le Savoir, c’est le Pouvoir, 1.08 - 2.02 - 2.03 - 2.04 - 3.02 - 3.03 - 3.04 - Addenda de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2009 et résumées par Guilhem.
  4. Informations issues du Codex Nécrons, V3 - L’Éveil des Ténèbres et résumées par Guilhem.
  5. Informations issues du Codex Necrons, V7 - Une Nouvelle Époque Débute et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de Les Dieux de Mars, Chapitre - Microcontenu 13 de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2015 et résumées par Guilhem.
  7. Dawn of C'tan - Translactions of Pertinent Eldar Mythic Cycles - Part 3 (traduit de l'anglais par Guilhem :[1] (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. Informations issues de Mechanicum - Le Savoir, c'est le Pouvoir, 1.08 - 2.02 de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2009 et résumées par Guilhem.
  9. Informations issues de Mechanicum - Le Savoir, c'est le Pouvoir, 2.02 de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2009 et résumées par Guilhem.
  10. Informations issues de Mechanicum - Le Savoir, c'est le Pouvoir, 2.04 de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2009 et résumées par Guilhem.
  11. Informations issues de Mechanicum - Le Savoir, c'est le Pouvoir, 3.02 - 3.03 de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2009 et résumées par Guilhem.
  12. Informations issues de Mechanicum - Le Savoir, c'est le Pouvoir 3.03 - 3.04 - Addenda de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2009 et résumées par Guilhem.
  13. Informations issues du White Dwarf N°385 (UK) (Janvier 2012) - Tactica Necrons et résumées par Guilhem.
  14. Informations issues du Codex Nécrons, V3 - L’Éveil des Ténèbres et résumées par Guilhem.
  15. Informations issues du Battlefleet Gothic Magazine N° 13 - The Cerberus War et résumées par Guilhem.
  16. Informations issues du Codex Necrons, V7 - Une Nouvelle Époque Débute et résumées par Guilhem.