Deathstrike

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Un Lanceur de Missile Deathstrike.

L’arsenal de l’Astra Militarum contient une poignée d’armes si destructrices que le simple fait d’autoriser leur mise en œuvre sans motif clair et incontestable est un crime majeur. Le Munitorum classe ces armes sous le terme "Artillerie Extremis". Le plus éminent de ces engins de destruction massive est le Lanceur de Missile Deathstrike.

En tant que missile intercontinental au format conséquent, le Deathstrike peut se targuer d’une portée et d’un potentiel destructeur considérables. Chacune de ces roquettes colossales est capable de faire s’abattre la colère de l’Empereur de l’hémisphère d’un monde à l’autre et permet à l’Astra Militarum de frapper en plein cœur d’un territoire ennemi où d’une armée d’invasion. Cependant, calculer de telles trajectoires à longue portée prend du temps et l’Esprit de la Machine lunatique du missile doit être imploré avant d’être précipité vers son ultime destination. Un Deathstrike qui s’apprête à faire feu devient subitement la cible prioritaire de l’ennemi : la simple taille de son ogive suffit à faire comprendre ses effets dévastateurs au plus primitif des Xenos. La lenteur du lanceur et sa puissance de feu secondaire modérée nécessitent bien souvent une escorte dédiée afin de ne pas être une proie facile pour l’ennemi. Aux yeux du Departmento Munitorum, les contraintes logistiques interdisent tout simplement son utilisation, hormis en cas d’extrême nécessité.

Jusqu’à récemment, l’usage du Deathstrike se faisait de plus en plus rare. Déployer un seul de ces lanceurs nécessite l’allocation de quantité de ressources. L’acquisition de ces armes nécessite des mois de tracasseries administratives et religieuses. La construction même d’un Missile Deathstrike est une procédure soumise à débat et soigneusement pesée par l’Imperium avant tout lancement d’hostilités. Chacun de ses composants doit être dûment sanctifié et béni avec les onguents sacrés, puis assemblés au son de l’intégralité des cantiques de manufacture. Une procession de Technoprêtres connecte ensuite les crânes de guidage à chacun des détonateurs de l’ogive. Enfin, la cérémonie de montage, au cours de laquelle le missile est enchâssé dans son lanceur, s’accompagne de ses propres rituels. Un Deathstrike n’étant réquisitionné que pour les situations les plus cruciales, il n’est pas rare qu’une bataille qui en nécessitait l’usage soit terminée bien avant qu’il n’arrive au front.

Malgré tout, le Lanceur de Missile Deathstrike est souvent sur le terrain, en vertu de sa polyvalence et de sa formidable force d’impact. Au cours des dix derniers millénaires, il a été sollicité contre quasiment tous les ennemis de l’Imperium. En effet, l’ogive peut être armée de toute une variété de charges, et chaque Missile Deathstrike est alors taillé sur-mesure pour anéantir sa cible. Le tir d’un Deathstrike armé d’une ogive Godspear peut abattre un Titan, emportant le colosse de métal au cœur d’un mini-soleil tandis que son réacteur entre en fusion. Un missile bien placé peut répandre un pathogène virulent au beau milieu d’une armée, balayer toute une structure de commandement dans un holocauste de plasma bouillonnant, ou achever le moral vacillant de l’ennemi dans un déchaînement de fureur divine. La pire munition de toutes est le vénéré Missile Vortex. Sa charge déchire la réalité elle-même pour créer une vague bouillonnante d’énergie Warp qui garantit l’annihilation de tout ce qu’elle touche. Les ogives Vortex sont si rares et si précieuses que quiconque en lance une de manière irréfléchie ou inappropriée est passible d’exécution sommaire.

Signe de la dureté de l’époque que l’Imperium traverse, une tactique particulièrement brutale est apparue, qui remet le Deathstrike au goût du jour. Les lanceurs se tapissent hors de vue juste derrière les lignes impériales, et attendent leur heure. Quand les forces ennemies sont sur le point d’accomplir une percée catastrophique, ou si une cible suffisamment juteuse se présente, le commandement envoie des vagues d’infanteries pour fixer l’ennemi. Les lanceurs de missiles reçoivent l’ordre d’envoyer sans délai leurs Deathstrikes pile aux coordonnées de l’affrontement. La terrible onde de choc des missiles immole ainsi l’ami comme l’ennemi, sans discrimination. De telles mesures, impitoyables et désespérées, rappellent qu’en cette heure tragique, la survie de l’Humanité justifie tous les sacrifices.

Il n’existe que peu de commandants ayant une connaissance de la guerre balistique suffisante pour utiliser pleinement le potentiel d’un Deathstrike. L’un d’entre eux s’appelait Zandar At’lan, du 115e Régiment Blindé de Tallarn. Sur Septimius II, ses compagnies de chars étaient aux prises avec des bandes Orks sur trois fronts s’étendant sur plusieurs vingtaines de kilomètres. Sur le point d’être submergé, At’lan ordonna le retrait de ses trois colonnes dans les Plaines de Cuivre. Poursuivies par les Peaux-Vertes, les compagnies blindées reçurent pour instruction de battre en retraite selon des voies se chevauchant. Le lancement du seul Deathstrike à la disposition d’At’lan fut calculé pour frapper exactement au moment où les Orks en poursuite allaient se croiser. Cet usage d’Artillerie Extremis fut jugé exemplaire par le Seigneur Commissaire en charge.

Source

Pensée du Jour : « Ceux qui se vautrent dans le péché ne méritent pas la miséricorde du bûcher. »
  • Codex Astra Militarum, V8