Catégorie:Dark Angels

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Depuis la fondation de leur Légion, aux premiers âges de l’Imperium, les Space Marines du Chapitre des Dark Angels ont été craints de leurs ennemis et respectés par ceux qu’ils protégeaient. Intraitables et impitoyables au combat, vigilants et pleins de zèle dans l’accomplissement de leurs devoirs, les Dark Angels font partie des serviteurs les plus fidèles de l’Empereur. Pourtant, tel ne fut pas toujours le cas. Depuis des milliers d’années, les Dark Angels cachent un sombre secret, un acte terrible et honteux dont les conséquences menacent tout ce qui compte pour eux et pourraient même les mener à la damnation éternelle.
Attaquer avec une implacable ténacité, et se défendre avec une résolution opiniâtre - voici les qualités des Impardonnés. Ces traits ont été hérités du Lion, tout comme la taciturnité et à l’obstination dans le devoir. Ainsi ont-ils été créés, et ainsi sont-ils depuis dix mille ans. Envers et contre tout, quels que soient leurs adversaires, les Dark Angels demeurent les champions déterminés de l’Humanité.

  • Alliés : Les Dark Angels font preuve d’une intolérance notoire à l’égard des non-humains et refuseront souvent d’épauler des armées comprenant des guerriers Abhumains ou des Xenos, hormis dans les circonstances les plus désespérés. Ils n’aiment en effet pas qu’on viennent mettre le nez dans leurs affaires et se méfient grandement des étrangers, paraissant souvent excessivement distants et intransigeants. Il est même arrivé, et en de nombreuses occasions, que des Dark Angels aient soudain quitté une zone de guerre sans raison en voyant arriver un Inquisiteur ou des Missionnaires impériaux chargés de les aider.
  • Intraitables : Les Dark Angels sont d’une ténacité inflexible et leur refus obstiné de se contenter d’une victoire qui ne soit pas totale a parfois tendance à prendre le pas sur leur jugement objectif, aussi refusent-ils parfois de lâcher leur position, même s’il en va de leur propre intérêt.
  • La Traque des Déchus : Aux yeux des Dark Angels, la seule façon de regagner leur honneur est de retrouver tous leurs frères déchus et de les tuer s’ils refusent de se repentir. Cependant, comme ceux-ci ont été éparpillés par-delà l’espace et le temps, il s’agit d’une tâche quasiment irréalisable. Contrairement à l’Inquisition et aux Chevaliers Gris, qui traquent les agents du Chaos partout dans la galaxie, les Dark Angels ne sont concernés que par les traîtres de leur Chapitre. Bien que l’Imperium fasse régulièrement appel à eux pour d’innombrables missions, la recherche de leurs anciens camarades reste la préoccupation absolue des Dark Angels, qui enquêtent sur la moindre rumeur concernant les Déchus.
  • Cercle Intérieur : Ceux qui connaissent la vérité au sujet de la quête d’absolution des Impardonnés sont des vétérans qui redoutent uniquement de faillir dans la traque secrète des Déchus menée par leur Chapitre.


L’ennemi était innombrable et du ciel tombait une pluie de feu, mais les Dark Angels restaient imperturbables et combattaient stoïquement. L’ardente fureur de leurs armes rythmait les mélopées sonores de leurs hymnes de vengeance, le tout se mêlant en une vérité suprême : les fils du Lion ne connaissaient pas la peur, et ces Anges de la Mort lugubres n’accepteraient jamais la défaite.

La Première Légion[modifier]

« Que signifie être un Dark Angel ? C’est faire partie de la Première Légion, les fiers fils du Lion. C’est ne jamais céder à la volonté des hérétiques. C’est savoir qu’un instant de relâchement engendre une vie d’hérésie. Sans répit, nous qui suivons les pas du Lion, nous nous souvenons. Nous n’oublierons jamais, nous ne pardonnerons jamais. »
- Azrael, Grand Maître Suprême des Dark Angels.
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« Repens-toi, car demain tu seras mort !»
- Cri de Guerre des Dark Angels.
Les Dark Angels furent la première Légion de Space Marines, des guerriers surhumains génétiquement améliorés créés par l’Empereur. Ils affrontent les plus terribles ennemis de l’Humanité depuis les premières heures de la Grande Croisade, qui marqua l’aube de l’Âge de l’Imperium. Aujourd’hui, après plus de 10 000 ans, ils continuent de se dresser héroïquement entre l’Humanité et les horreurs de la galaxie.

Les Dark Angels sont redoutés par leurs ennemis et tenus en haute estime par ceux qu’ils protègent. Cependant, en dépit de leurs glorieux faits d’armes, ils ne sont généralement pas accueillis à bras ouverts par leurs alliés. En effet, il n’est pas nécessaire d’être doué d’une extraordinaire empathie pour déceler le fait que le Chapitre entier semble rongé par son passé, qu’il prend d’ailleurs grand soin de conserver voilé par divers mythes et légendes.

Il existe de nombreuses rumeurs concernant les Dark Angels, car il s’agit d’un Chapitre mystérieux reclus dans le Roc, l’astéroïde qui lui sert de Forteresse-Monastère. Il n’en sort que pour répondre à l’appel de la guerre, et intervient sur des champs de bataille dispersés aux quatre coins de l’Imperium. Les Dark Angels n’ont pas de Monde Chapitral : ils sillonnent les étoiles, suivant un chemin énigmatique pour tous, en dehors d’eux-mêmes.

Ceux qui combattent aux côtés des Dark Angels les jugent taciturnes car ils obéissent à des rites archaïques, comme s’ils essayaient de maintenir leurs distances vis-à-vis de ceux qu’ils protègent. La solennité de leur confrérie n’est égalée que par les Chapitres les plus dévots, mais contrairement à d’autres, les Dark Angels ne révèlent rien à propos des objectifs qu’ils poursuivent. Une fois leur mission achevée, ils disparaissent aussi vite qu’ils étaient apparus, sans se soucier du sentiment de malaise qu’ils laissent derrière eux.

Le Jeune Lion[modifier]

L’origine des premiers chapitres Space Marines est intimement liée à la naissance de l’Imperium, à cette époque où le divin Empereur marchait encore parmi les hommes et menait lui-même ses guerriers au combat. La vérité sur ces heures lointaines n’est connue que des Archivistes, responsables de l’histoire des chapitres, et peut être par les érudits du Librarium Sanctus sur Terra. Mais au cours des millénaires, les certitudes sont devenues des suppositions et la réalité s’est transformée en légende. Sachez que ce que vous trouverez ici sont des événements réels qui sont arrivés il y a dix mille ans de cela.

Les Dark Angels ont eu l’honneur d’avoir été le premier chapitre créé par l’Empereur lors de la Grande Croisade, pour l’aider à libérer l’Humanité de l’influence des sombres dieux du Chaos et repousser les extraterrestres hors des frontières de l’Imperium naissant. Considéré par beaucoup comme le plus grand de tous les chapitres Space Marines, les Dark Angels possèdent une histoire longue et riche, pleine de batailles remportées grâce au sang de milliers de braves sacrifiés sur l’autel de la victoire.

Les plus vieux Archivistes Space Marines connaissent l’histoire de la création des Primarques par le très saint Empereur. Elle raconte de quelle manière il réunifia les tribus égarées de Terra pour les mener vers sa lumière. Il savait qu’après tant de siècles, l’heure de réunifier l’Humanité éparpillée dans la galaxie était arrivée : il était temps de réunir tous les peuples sous une seule et unique bannière. Mais il savait qu’une telle tâche ne pouvait être accomplie par un homme seul, car bien qu’il fût l’être le plus puissant de la galaxie, l’Empereur ne pouvait être partout à la fois. Il commença alors à créer les Primarques, ou Premiers Nés, pour l’aider dans sa quête. Ils étaient ses fils de sang, mais tout de même pas d’exactes copies. Ils furent créés pour être des meneurs d’hommes, des guerriers parfaits, des héros possédant force et sagesse, des êtres au corps d’acier et à l’esprit aiguisé. Les fils de l’Empereur mèneraient l’Humanité loin de l’obscurantisme moyenâgeux, vers un âge d’or sous l’égide de l’Empereur.

On ne sait comment, un désastre survint dans les laboratoriums de Luna avant la fin des travaux de l’Empereur. Les Primarques, encore dans leurs incubateurs, furent dispersés à travers la galaxie. Beaucoup d’histoires et de légendes racontent ce qui arriva sur Luna : certaines prétendent que les sombres Dieux du Chaos, ayant compris les plans de l’Empereur, tentèrent de tuer les Primarques mais ne parvinrent qu’à les disperser. D’autres légendes racontent que l’Empereur lui-même décida de les envoyer dans l’espace, pour qu’ils apprennent à vivre par eux-mêmes loin des espaces aseptisés des laboratoriums lunaires.

Malheureusement, seul l’Empereur connaît la vérité sur ce qui arriva à cette époque reculée. Par la suite, il se mit à modifier génétiquement des sujets humains en utilisant le même schéma génétique que celui des Primarques perdus. C’est ainsi que fut créée la Première Légion de Space Marines grâce à laquelle l’Empereur débuta sa reconquête de la galaxie.

Les Archivistes Dark Angels se souviennent des anciennes légendes qui racontent comment leur Primarque, plus tard connu sous le nom de Lion El'Jonson, arriva sur leur monde natal, une planète du nom de Caliban. La corruption et les engeances du Chaos avaient transformé cette planète en l’un des mondes les plus dangereux de la galaxie. Selon toute logique, l’enfant aurait dû mourir quelques minutes après son arrivée, mais il survécut on ne sait comment. Jonson ne parla jamais de ses premières années sur Caliban et son enfance reste pour tous un grand mystère.

Le peuple de Caliban était composé d’hommes forts et courageux habitués à vivre et à mourir par l’épée, vivant dans des cités fortifiées pour se protéger des créatures sauvages qui hantaient les forêts luxuriantes. C’est à partir de ces villes-forteresses que les castes de guerriers d’élite régnaient sur la planète.

La Geste de Luther raconte de quelle manière un groupe de chevaliers de l’Ordre découvrit l’enfant-Primarque perdu dans la forêt. Leur chef, un jeune guerrier nommé Luther, ramena le Primarque vers la forteresse-monastère de l’Ordre et lui donna le nom de Lion El’Jonson, qui signifie dans la langue de Caliban « le Lion, fils de la Forêt ». Jonson s’adapta rapidement à la civilisation et, après quelques mois, il possédait les mêmes connaissances que les meilleurs érudits de l’Ordre. Avec le temps, Jonson et Luther devinrent des amis très proches, se complétant mutuellement, les histoires de leurs exploits se répandaient sur Caliban, augmentant le nombre de recrues de l’Ordre de jour en jour.

Il est dit que Jonson mena une croisade sur toute la planète pour exterminer la vermine qui l’infestait. Les Grands Maîtres de chaque monastère de chevalerie se joignirent à Jonson et à l’Ordre dans leur croisade, et en une dizaine d’années la planète toute entière fut purgée. Alors libérée de la présence insidieuse du Chaos, Caliban s’épanouit comme jamais et en reconnaissance de son triomphe, Jonson fut proclamé Grand Maître Suprême de l’Ordre et seigneur de Caliban. C’est aussi à cette période que les premières marques de jalousie apparurent chez Luther, car bien qu’il fût ouvertement fier de Jonson, il détestait déjà celui qui lui avait volé gloire et reconnaissance.

Pendant que Luther et Jonson se battaient pour nettoyer leur planète, l’Empereur luttait pour reconquérir la galaxie entière, accompagné de ses fidèles Légions de Space Marines. Lorsque la Grande Croisade approcha de Caliban et que l’Empereur vint sur le monde, il est dit que les deux êtres se reconnurent immédiatement comme père et fils, comme si un lien mystérieux leur avait toujours permis de rester en contact. L’Empereur avait enfin retrouvé l’un de ses fils perdus, un de ses Primarques. D’après l’Apocryphe de Skaros, Jonson obtint le contrôle de la Légion des Dark Angels qui avait été faite à son image, et Caliban devint le monde natal des Dark Angels. Les chevaliers de l’Ordre furent intégrés à la Légion et Luther devint le premier lieutenant du Primarque retrouvé. L’Empereur quitta rapidement Caliban accompagné de Jonson et de la majorité des Dark Angels pour reprendre la Grande Croisade. Luther fut laissé sur place avec le reste des forces pour protéger la planète et s’occuper de l’intendance de la Lgion Space Marine. Cette partie de l’histoire peut être trouvée dans les archives impériales, mais ce qui suit a été caché depuis des millénaires par les membres du Cercle Intérieur des Dark Angels, qui sont les seuls avec les plus hauts membres de l’Inquisition à connaître la vérité sur la trahison de Luther et la scission de la Légion originelle.

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Histoire des Impardonnés[modifier]

« Un instant de laxisme engendre une vie entière d’hérésie. N’oublie jamais. Ne pardonne jamais. »
Le Lion et le Loup

Une des plus illustres histoires de rivalité est celle opposant les Dark Angels aux Space Wolves, qui remonte à l’époque de la Grande Croisade. Alors que les Légions de Space Marines repoussaient les frontières de l’Imperium, tous les Primarques essayaient de se faire remarquer par l’Empereur, mais aucun ne le voulait autant que Leman Russ, le Primarque des Space Wolves. Seuls Horus et Lion El’Jonson pouvaient rivaliser avec son nombre de victoires et c’était une de ses plus grandes frustrations. C’est sur le monde de Dulan que les choses s’envenimèrent entre Russ et Jonson. Le tyran Durath avait personnellement insulté l’Empereur, avait sacrifié plus de mille prêtres impériaux à son maître démoniaque et chacun des deux Primarques voulait le lui faire payer.

Russ fut fou de rage d’apprendre que Durath avait proclamé qu’il n’était que le laquais de l’Empereur et que son cadavre nourrirait son chien préféré. Il jura qu’il tuerait Durath de ses propres mains et qu’il lui arracherait ensuite la tête pour décorer son vaisseau. Il demanda aux Dark Angels de rester en arrière pendant que ses guerriers et lui-même mèneraient un assaut frontal sur la Forteresse Écarlate, le repaire de Durath. Jonson venait de passer des jours à patrouiller autour de la forteresse pour trouver tous ses défauts et mettre au point un plan d’attaque, et n’allait pas laisser un barbare inculte ruiner tout son travail. Il refusa la demande de Russ, lança son attaque, et écrasa la forteresse sans aucune perte. Russ, englué dans une terrible mêlée au pied des murailles de la forteresse, ne put que hurler de rage lorsqu’il vit Jonson tuer Durath en combat singulier sur les remparts. Une fois la bataille terminée, Russ se précipita à l’intérieur du palais du traître, droit vers Jonson, et frappa ce dernier. Les deux Primarques se jetèrent alors l’un sur l’autre, luttant pendant un jour et une nuit sans qu’aucun des deux ne puisse prendre l’avantage sur l’autre.

Finalement, ils se séparèrent, et Russ se mit à rire en voyant le ridicule de la situation. Jonson resta silencieux, car il était lent à la colère mais aussi lent au pardon. Profitant de l’inattention de Russ, le Primarque des Dark Angels l’assomma, considérant ainsi son honneur restauré. Russ fut porté hors de la forteresse par ses hommes et lorsqu’il se réveilla, Jonson était déjà parti pour prendre part à la campagne d’Alisore. Le Space Wolf jura alors qu’il vengerait son honneur et, depuis ce jour, lorsque les Chapitres se retrouvent, deux hommes sont désignés pour continuer l’ancestral combat des deux Primarques et lutter pour l’honneur.

Après la retrouvaille entre l’Empereur et le Lion, la Grande Croisade se poursuivit et les mondes tombaient les uns après les autres devant les Dark Angels. Les rumeurs des conquêtes de Jonson s’étendaient partout dans la galaxie. Sur Caliban, ce qui n’était que de la jalousie chez Luther s’était peu à peu transformé en une haine sans limite pour son frère. Se voyant ainsi écarté de la gloire et des conquêtes, à surveiller une planète sans aucun intérêt, le cœur chevaleresque de Luther était devenu un bourbier de rancœur et de méchanceté.

Lorsque l’Hérésie d'Horus éclata et que la moitié des Légions de Space Marines se retournèrent contre l’Empereur, Jonson combattait avec Leman Russ, le Primarque des Space Wolves, à l’autre bout de la galaxie. Ils se précipitèrent vers Terra, oubliant leurs querelles personnelles et joignant leurs forces pour porter secours à leur père. Le voyage fut long et hasardeux à cause des tempêtes Warp provoquées par les forces du Chaos, et lorsqu’ils arrivèrent sur Terra, la lutte était déjà terminée, les traîtres avaient été repoussés. Mais la victoire avait prélevé un lourd tribut dans les rangs loyalistes, l’Empereur Lui-même fut mortellement blessé et dut être placé dans le Trône d'Or où Il se trouve depuis. Jonson retourna enfin vers Caliban, le cœur plein de tristesse.

Mais en arrivant en orbite, les Dark Angels furent accueillis par des tirs de barrage dévastateurs. De nombreux vaisseaux furent détruits, s’écrasant sur la planète comme des étoiles mourantes dans le ciel de Caliban. Après s’être replié dans le désordre, Jonson tenta de découvrir la raison de cette attaque. C’est ainsi que les Dark Angels horrifiés découvrirent la pire des trahisons, une trahison telle qu’ils durent la cacher aux yeux de tous, tentant depuis par tous les moyens de l’effacer.

Durant les longues années où Luther resta seul, sa rancœur et sa jalousie étaient devenues ses seules compagnes, remplissant son cœur de sombres pensées. L’homme était un orateur hors pair, capable de soulever les foules, il lui fut donc aisé de faire croire aux Dark Angels restés avec lui, que l’Empereur s’était détourné d’eux et les avaient abandonnés. Tout comme Horus, Luther avait été corrompu par les Dieux du Chaos, sa fierté et sa jalousie avaient été facilement manipulées par d’obscures puissances issues de l’Immaterium.

Nul ne sait ce que pensa Jonson en ces heures sombres. Il venait de parcourir plus de la moitié de galaxie aux côtés de l’Empereur et de Ses Légions, il avait perdu plus de frères qu’il n’y a d’étoiles dans le firmament, il avait affronté le Chaos sous ses formes les plus horribles, tout cela pour découvrir que l’hérésie avait frappé les siens. Sa colère fut sans limite, une rage tellement démesurée qu’il ordonna immédiatement le bombardement de toutes les installations militaires et de toutes les Forteresses-Monastères de la planète. Les forêts brûlèrent pendant des jours et des jours, le martèlement incessant du sol fit s’effondrer toutes les constructions de Caliban et lorsque les défenses planétaires furent réduites à néant, Jonson lança l’assaut final.

Son cœur brûlant du feu sacré de la vengeance, Jonson se dirigea directement vers la Forteresse-Monastère de l’Ordre sachant au fond de lui que Luther l’y attendrait pour un ultime duel. Le Primarque des Dark Angels fit face au renégat, voyant dans le regard de cet homme, autrefois son frère, que son âme était perdue à tout jamais, que l’être honorable qu’il avait été il y avait de cela bien longtemps était déjà mort. Lion El’Jonson était un dieu vivant parmi les hommes, ses prouesses au combat étaient inégalées, mais Luther avait vendu son âme aux sombres Dieux du Chaos et reçu en récompense une puissance au-delà de toute comparaison. Les deux guerriers s’affrontèrent dans un combat d’une violence inouïe, détruisant tout sur leur passage. Même l’ancienne demeure de l’Ordre fut réduite en cendres par ce combat épique du Bien contre le Mal, tandis que le reste de Caliban continuait à subir le bombardement des forces en orbite. Le sol de la planète se fissura sous le pilonnage incessant des Dark Angels aveuglés par le désir de vengeance, qui ne voyaient pas qu’ils détruisaient leur propre monde.

Seuls les Maîtres de ce Chapitre en savent davantage et ils gardent ce secret profondément enfoui dans les souterrains du Roc. Toutefois, le très ancien Codicium Astartes Mortis, ou Livre des Anges de la Mort, décrit le combat entre Jonson et Luther.

"(Ils) se battaient avec une force et une vitesse surhumaine, d’immondes Démons ayant doté l’archihérétique d’une puissance qui égalait celle du noble Primarque… Finalement Luther trébucha, exposant ainsi son cou à (la lame vengeresse) de son frère. Jonson éleva son épée mais (même dans sa rage) ne put se résoudre à porter le coup fatal. Luther n’avait pas ce genre de remords et grâce à la puissance de son esprit, il lança un éclair d’énergie pur qui frappa à mort le Primarque… Luther dominait (le Lion) et, voyant son frère agonisant sur le sol tenter de se relever, son visage déformé par la douleur, le voile qui embrumait son esprit se souleva, lui permettant de réaliser l’horreur de sa trahison. Non seulement il avait trahi l’Empereur et ses frères, mais il avait aussi détruit la noblesse de son cœur. Il jeta alors son épée et s’effondra aux côtés de Jonson en réalisant l’ampleur de sa traîtrise, toute trace de santé mentale ayant désormais disparu de son esprit."

Le Warp se convulsa tout autour de Caliban, alors que les Dieux du Chaos réalisaient qu’ils avaient encore une fois perdu. Leur cri de frustration tourmenta tous les Psykers de la galaxie et leur rage déchira l’espace et le temps autour de la planète déjà affaiblie et une tempête Warp d’une puissance inimaginable frappa Caliban. Les Dark Angels déchus de Luther furent arrachés de la surface de Caliban, propulsés dans l’Immaterium et éparpillés dans l’espace et le temps, tandis que d’énormes tremblements de terre fissurèrent la croûte terrestre, déjà affaiblie par le bombardement continue des Dark Angels. Finalement, la planète fut désintégrée. Les débris de Caliban furent absorbés par le maelström et seules demeurèrent dans l’espace les ruines de la Forteresse-Monastère de l’Ordre, protégée par un champ de force d’une puissance colossale, elle était accrochée au piton rocheux sur lequel elle avait été construite.

Les Dark Angels maintiennent, même à l’heure actuelle, que les ruines étaient vides et que tous les êtres vivants avaient été absorbés par la tempête. Mais le Codicium Astartes Mortis raconte que "lorsque (les Dark Angels) descendirent explorer les restes de la Forteresse-Monastère, ils découvrirent Luther, couché sur le sol en position fœtale, répétant sans cesse la même phrase. Il racontait encore et encore à ses frères que (Ceux qui Regardent dans les Ténèbres) avaient emmené le Primarque et qu’un jour il reviendrait le pardonner de ses péchés". Les Space Marines recherchèrent partout sur l’astéroïde la présence du Lion, mais ils ne trouvèrent aucune trace de leur noble Primarque. Lion El’Jonson avait disparu.

L'Héritage Noir[modifier]

Depuis l’Hérésie d’Horus, les Dark Angels sont devenus particulièrement sombres et mystérieux.
À l’instar de l’Imperium, les Dark Angels eurent à éprouver une suite d’événements qui modela à jamais leurs motivations, leurs méthodes et leur âme même. La nature autarcique de la Première Légion s’accentua encore plus à la suite de la trahison de Caliban, et une noire obsession s’empara des fils du Lion.

La période qui suivit l’Hérésie d’Horus fut marquée par la suspicion. Le corps de l’Empereur fut incarcéré dans le Trône d’Or, sur Terra, si bien que le nouveau domaine de l’Humanité se retrouva gouverné en Son nom par les Hauts Seigneurs de Terra. Leur premier ordre fut de traquer les rebelles et les collaborateurs, et de poursuivre les survivants des Légions Renégates qui s’étaient ralliées à Horus le traître. Toute trace des Légions Renégates fut effacée des archives impériales, et leurs mondes d’origine furent rasés. Un voile de suspicion recouvrit tout l’Imperium tandis que les enquêtes révélaient toute l’étendue de la corruption. C’est sur ces bases gangrenées que débuta l’Âge de l’Imperium, une ère avilie par la paranoïa, la haine et la soif de vengeance. Après tout, si Horus lui-même avait pu être corrompu, qui était à l’abri ?

C’est en cette époque de craintes et de doutes que les Dark Angels survivants se rassemblèrent pour rendre hommage à leur Primarque. Ils cachèrent leur douleur, car leurs Maîtres prirent une lourde décision : ils étaient toujours les Fils du Lion, des guerriers tenaces qui ne renonçaient jamais, et choisirent sans hésiter de continuer à dédier leur existence à servir l’Imperium. D’une certaine manière, les Dark Angels naquirent à nouveau.

Néanmoins, leur zèle et leur loyauté ne suffiraient pas à expier les péchés de la vie antérieure de la Légion. Les Maîtres décidèrent de dissimuler la vérité sur la destruction de Caliban. Nul en dehors de la Légion ne devait avoir vent du schisme qui avait frappé les Dark Angels, ni apprendre que certains de ses membres s’étaient tournés vers le Chaos. Si cela se produisait, les Dark Angels risquaient d’être déclarés Excommunicate Traitoris, et n’auraient aucune chance de racheter leur péché. Les membres les plus influents de la Légion formèrent un conclave secret, le Cercle Intérieur des Maîtres de la Légion. Ils établirent les moyens de se surveiller mutuellement, ainsi que leurs propres frères, car tous devaient être espionnés afin de déceler le moindre signe de corruption. Ainsi débuta une spirale infernale de suspicion et de mystère qui perdure encore aujourd’hui.

Il était impossible de nier l’existence de la tragédie. Des Psykers de toute la galaxie avaient ressenti la tempête Warp, et celle-ci brûlait avec la force d’une supernova lorsqu’elle avait heurté le champ de force qui entourait la Forteresse-Monastère de l’Ordre. Malgré tout, les Dark Angels voilèrent une partie de la vérité, et chaque Frère de Bataille jura de ne jamais révéler ce qui s’était vraiment passé. Certes, leurs mensonges n’auraient jamais tenu face à un interrogatoire poussé, mais un grand désordre régnait alors dans l’Imperium, d’autant plus que la poursuite des Légions Renégates s’avérait de plus en plus ardue tandis qu’elles se rapprochaient de l’Œil de la Terreur. Les Night Lords, notamment, tendaient des embuscades dévastatrices. Le fait qu’une tempête Warp ait englouti Caliban n’était donc qu’une sinistre nouvelle de plus parmi tant d’autres.

Les Dark Angels étaient affaiblis et accablés par la perte de Caliban, mais ils n’eurent guère le temps de faire leur deuil. En effet, il restait des poches de traîtres partout dans la galaxie. Pire encore étaient les Xenos, qui profitaient de la faiblesse de l’Humanité pour se ruer à la curée. Les Dark Angels ne laissèrent derrière eux que le personnel nécessaire pour travailler sur le Roc, puis divisèrent leur flotte afin de répondre aux appels à l’aide qui leur étaient parvenus.

Les Dark Angels se joignirent aux Blood Angels dans le Secteur Cadian. Eux aussi se remettaient à peine de la perte de leur Primarque Sanguinius, et avec une fureur vengeresse, ils repoussèrent les traîtres et les Démons. Sur Seption Prime, les Terminators de la Première Légion arrivèrent juste à temps pour mener une action d’arrière-garde et permettre aux Ultramarines d’évacuer leurs troupes juste avant que la planète corrompue par les épidémies où ils se trouvaient fût anéantie par l’Exterminatus. Tous ceux qui combattirent aux côtés des Dark Angels louèrent leur détermination à exterminer les ennemis de l’Empereur. Mais alors même qu’ils prouvaient leur valeur à travers la galaxie, une découverte déroutante ébranla à nouveau les Dark Angels sur le Roc.

À la suite de la trahison de Luther, les fils du Lion pensaient que les frères qui les avaient trahis avaient tous péri lors de la tempête Warp qui avait eu raison de Caliban. En réalité, si les Déchus avaient bien été précipités dans le vortex, les Dieux du Chaos les avaient épargnés. Les Archivistes de la Légion qui utilisaient leurs pouvoirs pour localiser leur Primarque commencèrent à découvrir des traces de Déchu : les signatures psychiques de traîtres encore en vie apparaissaient aux quatre coins de la galaxie avant de s’évanouir hors de vue spirituelle.

Les Maîtres de la Légion accueillirent cette nouvelle avec stoïcisme en dépit des débats qu’elle suscita. Ils craignaient que la vérité éclate, car tant qu’il resterait ne serait-ce qu’un Déchu en vie, la trahison de leur Légion risquait d’être révélée. Or, la survie des Déchus apportait un espoir, car il était ainsi possible de les traquer et de les forcer à se repentir avant de mourir, afin que la Légion absolve ses péchés dans leur sang. Les Grands Maîtres du Cercle Intérieur récemment formé prêtèrent donc serment : tant qu’il resterait un Déchu non repenti en vie, les Dark Angels se nommeraient eux-mêmes les Impardonnés, car sur eux pèserait la malédiction de leurs frères renégats, et la nécessité de les poursuivre jusqu’à la fin des temps s’il le fallait. C’est ainsi que débuta la mission secrète qui allait dicter les moindres faits et gestes des Dark Angels pour les millénaires à venir.

La Voie Vers la Rédemption[modifier]

Le Festin des Maudits

Ce grand événement annuel se déroule dans le Seclusium des Dark Angels, une vaste salle située dans les profondeurs du Roc. Le festin est donné en l’honneur de la fondation du Chapitre au début de la Grande Croisade, plus de dix mille ans auparavant, et célébré le fait que la Légion fut la première que l’Empereur créa.

Un Champion de Compagnie reçoit le titre honorifique de Custodien, qui rappelle la place du Chapitre à la droite de l’Empereur. La Coupe du Châtiment utilisée lors du rituel serait celle à laquelle l’Empereur but lors du Banquet qui célébra ses retrouvailles avec Lion El’Jonson. Au point culminant du festin, le Custodien prend un couteau rituel et s’entaille le pouce, laissant une goutte de sang tomber dans la coupe. Elle est ensuite passée de main en main et chaque Frère de Bataille présent y ajoute une goutte de son sang. Ceci fait, le sang que contient le calice est mélangé à du vin. La coupe est ensuite passée de guerrier en guerrier et chacun boit tour à tour une gorgée du breuvage.

Ce rituel ancien est sacré pour les Dark Angels et l’on considère cela comme un mauvais présage si une campagne prolongée ou une bataille soudaine retarde la tenue du Festin des Maudits.

Une fois leur décision prise, les Dark Angels agirent avec célérité et détermination. Lion El’Jonson avait commencé à appliquer à la Légion la hiérarchie de l’Ordre, et les Dark Angels survivants continuèrent dans cette direction en devenant une confrérie presque monastique. Les valeurs du Lion, telles que la loyauté, la discipline et l’efficacité furent appliquées à toutes les facettes de la Légion, et systématiquement accompagnées de prières et de rituels. Tandis que le Roc était modifié pour devenir le nouveau quartier général mobile des Dark Angels, ces derniers établirent les règles qu’ils allaient suivre au cours des millénaires à venir.

Les actions suspectes et les mystères dont s’entourèrent les Dark Angels attirèrent l’attention. À cette époque, de nouvelles organisations, telles que l’Inquisition, étaient créées dans le seul but de traquer et d’éliminer toute corruption au sein de l’Imperium. Les enquêtes qui suivirent la destruction de Caliban disculpèrent néanmoins les Dark Angels. On pensa que le comportement autarcique et le caractère taciturne de la Légion étaient liés à la perte de son monde d’origine et de son Primarque. De toute façon, les Dark Angels étaient un atout dont l’Imperium ne pouvait se passer.

Puisque la Légion bénéficiait des génogermes de Lion El’Jonson, qui était connu pour son obstination, les Dark Angels avaient toujours été considérés comme des guerriers dévoués et austères. À l’instar de leur primogéniteur, leur ire était lente à s’éveiller, mais alors, ils se révélaient d’une détermination sans faille. Suite à la disparition du Primarque, rares s’étonnèrent de voir les Dark Angels se reclure progressivement dans le mutisme. Néanmoins, ils restaient constants en une chose : leurs campagnes soigneusement planifiées et efficaces.

L’Imperium connut de nombreux changements au cours de cette trouble époque. Certes, Horus avait été vaincu et les survivants des Légions Renégates avaient été repousses dans l’Œil de la Terreur, mais les Hauts Seigneurs de Terra redoutaient le retour du Chaos. Tous avaient été frappés par le côté insidieux et par l’ampleur de la trahison. L’Imperium ne pouvait pas se permettre de risquer une nouvelle fois une rébellion similaire, et des mesures drastiques furent adoptées. Afin de réduire la menace que représentaient les Space Marines, l’élite des guerriers de l’Humanité, s’ils venaient à se soulever, les Légions furent divisées en formations plus réduites nommées Chapitres. Avant l’Hérésie d’Horus, une Légion comptait au minimum dix mille guerriers, souvent beaucoup plus, rassemblés sous les ordres d’un seul chef. La nouvelle organisation limitait la taille de chaque Chapitre à mille guerriers.

Les tactiques, les missions et les stratégies des Chapitres furent compilées dans un ouvrage monumental nommé le Codex Astartes, écrit par Roboute Guilliman, Primarque des Ultramarines. Ces mesures limitaient les risques de voir un traître menacer à lui seul le futur de l’Imperium, et rendaient les Space Marines plus polyvalents et aptes à combattre simultanément les ennemis de l’Humanité sur les milliers de fronts éparpillés à travers la galaxie. Au début, certains s’élevèrent contre la scission des Légions, tel Rogal Dorn, Primarque des Imperial Fists, mais les Dark Angels approuvèrent, afin de ne pas susciter la suspicion à un moment où ils ne pouvaient se permettre d’être encore plus surveillés.

La création de Chapitres à partir des Légions originelles fut nommée la Seconde Fondation, les nouvelles formations étant elles-mêmes appelées Chapitres successeurs. Bien qu’autonomes, les Chapitres successeurs se réclamaient bien évidemment des traditions de leur Légion d’origine, tout particulièrement les Dark Angels. Nul ne sait exactement combien de Chapitres successeurs des Dark Angels vit le jour, car depuis cette époque certains ont été anéantis et les archives impériales ont été morcelées. Tout en adoptant un simulacre d’indépendance, les Chapitres successeurs des Dark Angels continuèrent à se rencontrer clandestinement et à prendre leurs ordres du Grand Maître Suprême des Dark Angels. Bien qu’ayant été divisés, tous avaient été témoins de la Chute de Caliban et connaissaient les véritables raisons de ce désastre. Quelles que soient les traditions oubliées ou adoptées par chaque Chapitre, et les différences qu’entraîneraient les millénaires de guerres à venir, ce terrible secret partagé signifiait que chaque fils du Lion demeurerait à jamais un Impardonné.

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Monde Natal : Caliban[modifier]

« Comment ? Cela ne se peut ? Te rends-tu compte de ce que tu as fait ? T’être damné est terrible en soi, mais ce faisant, tu as précipité tes frères, ainsi que Caliban, à leur perte. Et pour quel résultat ? Regarde autour de toi, Luther ! Vois ce que tu es devenu. Contemple les répercussions de tes actes sur nous tous. Quelle promesse t’ont-ils faite pour que tu aies renoncé à ton âme ? Qu’est ce qui pouvait justifier un tel prix ? »
- Lion El’Jonson, dernières paroles du Primarque enregistrées pendant la Bataille de Caliban.
L’Oracle Perdu

Près du cœur du Roc se trouve une unique cellule, une oubliette où seuls le Grand Maître Suprême et les Guetteurs des Ténèbres ont le droit de se rendre. Elle se trouve derrière des dizaines de portes verrouillées, et ses murs sont gravés de runes destinées à repousser les entités maléfiques, mais aussi à retenir son prisonnier à l’intérieur. C’est là que Luther fut caché pendant presque neuf mille ans, maintenu en vie par des sciences étranges. À la fin de son emprisonnement, ce n’était plus qu’un dément qui avait passé une éternité quasiment seul dans les ténèbres, en dehors de la présence des Guetteurs. Au cours des âges, chaque Grand Maître Suprême s’est servi de Luther comme oracle, tentant de lui extirper ses confessions ou de pénétrer le voile de démence de son esprit pour lui soutirer des informations. Au milieu de ses divagations et de ses mensonges, Luther avait quelques rares moments de lucidité, et évoquait des événements passés ou à venir. Il donnait des indices sur des reliques cachées dans les fondations de la Forteresse-Monastère, ou les noms et le rang de Déchus qu’il avait entraînés. Mais l’essentiel du temps, Luther hurlait qu’il n’avait pas à se confesser ou à se repentir, car un jour, Lion El’Jonson reviendrait l’absoudre. Luther affirmait même parfois que le Lion était proche, et que sa présence était de plus en plus palpable. Depuis qu’il s’est échappé au cours de l’attaque contre le Roc, peu après la Noctis Aeterna, nul ne sait où se trouve Luther.

Caliban était une planète à l’environnement hostile. Ses épaisses forêts grouillaient de monstres difformes modelés par des forces surnaturelles. En dépit de cela, une population humaine remontant aux colons arrivés au cours de l’Âge de la Technologie survivait sur Caliban. Cette civilisation avait été coupée du reste de l’Humanité par les tempêtes Warp qui avaient ravagé la galaxie lors de l’Ère des Luttes, si bien qu’elle avait régressé en une société féodale. Ses habitants vivaient au sein de forteresses érigées dans de vastes clairières taillées dans les forêts au prix de la vie de milliers de paysans.

Suite à la bataille titanesque entre Luther et Jonson, il ne resta de Caliban que les ruines de l’ancienne Forteresse-Monastère de l’Ordre, et les Dark Angels décidèrent alors de conserver ce monastère comme base définitive. Creusant profondément dans la roche et reconstruisant la forteresse, les Dark Angels purent transformer un astéroïde mort en un nouveau foyer appelé la "Tour des Anges" en haut gothique, ou plus communément le Roc.

Le Roc[modifier]

« Cas presque unique parmi les Space Marines, les Dark Angels n’ont pas de monde d’origine. En lieu et place, leur base d’opération est une gigantesque Forteresse-Monastère spatiale appelée le Roc. Autrefois simple astéroïde, le Roc a été creusé et reconverti en un vaisseau spatial aux proportions titanesques, qui ridiculise tous les autres types d’astronefs hormis les plus grands des Space Hulk. »
- Les 700 Merveilles de l’Imperium - Presse Libre d’Avalon.
Le Roc.
Lors des jours qui suivirent, les Dark Angels firent du Roc leur nouvelle demeure. Ils explorèrent les vastes halls et donjons de la Forteresse-Monastère et réquisitionnèrent les armes et machines qui y reposaient depuis le Moyen-Âge Technologique. Un dur labeur débuta, qui nécessitait d’excaver des catacombes en mesure d’héberger une Légion entière. Avec l’aide des Technoprêtres de Mars, des docks furent construits afin d’accueillir des astronefs. Des siècles de travaux plus tard, le Roc disposait de moteurs Warp lui permettant de traverser la galaxie.

Les Dark Angels explorèrent les halls et les cryptes de l'ancienne Forteresse-Monastère. Ils y découvrirent des machineries qui se trouvaient là depuis l’Âge de la Technologie. Un grand nombre de ces objets fonctionnaient encore, à l’instar du puissant générateur de champ de force, mais leurs mécanismes étaient désormais impossibles à comprendre.

Malgré ses capacités, le Roc est un spectacle lugubre. Sa silhouette déchiquetée et ses champs de forces crépitants parcourus d’éclairs, la forteresse des Dark Angels porte autant les stigmates de la rébellion de Caliban que ses habitants. Protégés par des portes d’adamantium et des sceaux de protection sacrés, d’innombrables secrets sont enfouis depuis des millénaires au cœur même de la Tour des Anges, dans de sombres tunnels et des chambres cachées aux yeux de tous. Seuls les membres les plus respectés des Dark Angels, les Maîtres du Cercle Intérieur, connaissent une partie de ces arcanes mystérieuses et peuvent ouvrir les passages secrets qui mènent jusque dans les profondeurs du Roc.

Le Roc est plus grand que n’importe quel bâtiment de guerre, et sa puissance de feu dix fois supérieure. Ses flancs sont constellés de tourelles, de tubes lance-torpilles, de postes d’observation et de relais de communications. Ses hangars peuvent accueillir des centaines de navires, dont des Thunderhawks, des Nephilims et même des frégates d’escorte.

Aucun effort n’a été fourni afin de restaurer les ruines de la Tour des Anges qui coiffe le Roc. Aujourd’hui encore, c’est un lieu inhabité et silencieux, isolé des profondeurs de l’espace par le même champ de force qui l’a sauvé de la destruction de Caliban. Malgré tous leurs efforts, les Techmarines Dark Angels n’ont jamais réussi à voiler la signature énergétique qui émane du Roc, et qui suggère le pouvoir étrange qui l’habite. Les ruines de la tour et ses secrets ont été scellés, car plus on s’aventure dans ses entrailles, plus on s’approche de la terrible vérité…

Les Guetteurs des Ténèbres[modifier]

Les Guetteurs des Ténèbres sont un des aspects les plus étranges du Chapitre des Dark Angels. Ces petits serviteurs encapuchonnés se trouvent souvent auprès des officiers du Chapitre, et forment des processions derrière eux lors des rituels, voire portent leurs artefacts au combat. Nul ne peut dire exactement quelle sorte de créature se trouve sous leurs robes, d’autant plus que les Guetteurs ne prononcent jamais le moindre mot. Leur présence semble tolérée par les Dark Angels, qui n’y prêtent d’ailleurs attention que rarement. Les Guetteurs vaquent en toute tranquillité, comme s’ils étaient la manifestation omniprésente de quelque sentiment de culpabilité. Ils hantent aussi les profondeurs du Roc, et ont accès à des zones où même les Dark Angels n’ont pas le droit d’aller. Ils vont et viennent à leur guise, et dès son premier jour en tant que novice, un Dark Angel apprend à ne jamais les déranger. Des rumeurs persistent au sein des Scouts, selon lesquelles ceux qui auraient ignoré cet avertissement auraient disparu sans laisser de traces. L’aura de menace et de terreur qui entoure les Guetteurs est renforcée par leur tendance à hanter les couloirs sombres et les bibliothèques poussiéreuses du Librarius, même si nul ne peut dire quels buts mystérieux ils poursuivent.

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Doctrines de Combat[modifier]

Les Fils du Lion.
« Les fils du Lion ne se laissent pas aisément impressionner. J’ai effectué près d’une centaine d’engagements depuis que j’ai rejoint mes frères sur le Roc, en remplissant chaque mission assignée à l’escouade Grellius, sans recevoir le moindre éloge. Et à juste titre - car nous avons été créés et entraînés à cette tâche. Or, face aux vagues de Cultistes et de Démons qui envahissaient la ruche Trall, notre escouade seule a tenu un complexe d’habitation crucial. Lorsque le Grand Maître Belial est arrivé pour reprendre la zone et récupérer les génogermes des morts, il fut surpris de constater que nous avions tenu la ligne. Je crois même l’avoir vu sourire. À ce moment, je pense que nous avons enfin été acceptés parmi nos frères. »
- Sergent Hellblaster Grellius.

La grande majorité des engagements des Dark Angels, de l’étouffement d’insurrections à l’extermination de Xenos, n’ont en vérité rien à voir avec les Déchus. Cela n’empêche cependant pas chaque fils du Lion, qu’il soit membre du Cercle Intérieur ou Scout tout juste recruté, de scruter chaque champ de bataille pour détecter le moindre signe de sédition. Les moins initiés voient cette chasse à l’hérésie comme une simple preuve de zèle envers l’Empereur, alors qu’un frère du Cercle Intérieur sait pertinemment que les traces de corruption ou de transhumanismes sont autant d’indices pouvant conduire à un frère égaré requérant l’absolution.

Les Dark Angels combattent en respectant le Codex Astartes, à l’exception de leurs deux Compagnies spécialisées. Comme chez l’Adeptus Astartes, la souplesse tactique, les déploiements rapides et les armées combinées restent pour eux la clé du succès des missions qui leur sont assignées. Les Escouades de Ligne soutenues par les Escouades d'Appui Rapproché et d’Appui-Feu forment le noyau de la plupart des forces de frappe, mais il existe aussi des formations plus spécialisées, comme la formation blindée "Marteau de Caliban" ou la "Frappe de Reconnaissance Stalker". Une force Dark Angels peut aussi faire appel à des renforts venus des 1ère et 2e Compagnies. Si la traque des Déchus reste leur priorité, la Deathwing et la Ravenwing jouent la plupart du temps le rôle plus conventionnel d’unités d’élite sur le champ de bataille.

Les équipes de combat les plus petites peuvent être commandées par un Lieutenant, voire un Sergent vétéran, mais les missions les plus importantes sont habituellement supervisées par un Maître. Son devoir est de mener ses frères afin de défendre l’Humanité, mais une autre tâche lui incombe : il doit toujours rester à l’affût des Déchus, et se tenir prêt à appeler la Ravenwing ou la Deathwing dans les plus brefs délais.

Telles les fondations d’une grande forteresse, les Compagnies de Combat Dark Angels endossent le fardeau des opérations guerrières du Chapitre. Le recrutement des Dark Angels est très disparate et dépend des planètes qui se sont trouvées sur la route du Roc. Chaque recrue est sévèrement examinée avant de faire partie du Chapitre et doit dès lors abandonner son passé pour ne faire qu’un avec ses frères. Les 3e, 4e et 5e Compagnies comprennent chacune cent Frères de Bataille, et leurs effectifs sont maintenus autant que possible en remplaçant les pertes avec les effectifs des Compagnies de Réserve. Cette transition est chargée de rituels, et chaque Compagnie entretient ses propres serments et traditions à observer avant d’introniser un frère. L’accès au savoir est très compartimenté dans la hiérarchie du Chapitre. Les Frères de Bataille apprennent par cœur les fables allégoriques et les mythes qui renforcent leur résolution, leur dévouement, et leur courage face aux traîtres. Chaque promotion dévoile de nouveaux secrets, afin de préparer les guerriers du Chapitre aux affreuses révélations qui les attendent si leur avancement les mène jusqu’au Cercle Intérieur.

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Organisation[modifier]

« Beaucoup de rituels des Dark Angels impliquent de prêter serment, d’autres ont vocation d’instruction, et certains sont mystérieux. Or, tous sont des cérémonies austères, car les fils du Lion sont empreints de gravité. Même leurs rites les plus prosaïques le sont dans un but précis, que les participants en saisissent le sens ou non. Enfin, tel un vieux mécanisme d’horlogerie, les gorges de serrure trouvent leur place une à une. La porte ne s’ouvre que lorsque’un vétéran intègre la Deathwing et apprend les secrets de Chapitre. L’Épithanie de cet instant frappe alors tel un éclair silencieux comme toutes les leçons et contes Apocryphes s’agrègent en une terrible vérité. »

Organisation et Structure d'une Unité au Sein de la Légion (Pré-Hérésie)[modifier]

Un Légionnaire de la Légion des Dark Angels.
L’organisation et la structure de la Légion des Dark Angels étaient antérieures aux modèles standard établis par le Principia Bellicosa. En effet, nombre des doctrines et des formations couramment utilisées dans les Legiones Astartes trouvent leur origine dans les premières pratiques de la Première Légion. En fait, il semblerait que ce soit l’une des principales missions que l’Empereur a confiées à la Première Légion : découvrir, affiner et perfectionner les stratégies et les modèles qui permettraient à Ses nouveaux guerriers génétiquement modifiés d’atteindre une efficacité maximale. Lorsque nous parlons de la forme "standard" d’une Légion Space Marine, nous parlons des Dark Angels, car c’est dans le sacrifice de la Première que ces structures sont nées. Si Roboute Guilliman a par la suite complété et adapté cette structure, même ce général extraordinaire s’est appuyé sur les fondations qui avaient été définies par les guerres de la Première Légion avant le retour du Lion. Même Lion El’Jonson, en reprenant le commandement de sa Légion, s’inclinera devant la sagesse des fondateurs de la Première Légion, se contentant de lier cette structure à une vision et une autorité uniques, et elle est restée largement inchangée dans sa forme depuis ce jour, sinon dans sa fonction.

Dans les premières années de son existence, la Première Légion avait expérimenté toutes les formes de guerre, tous les styles d’organisation et de formation, avec une foule de guerriers se consacrant à presque tous les stratagèmes tactiques ou stratégiques. Cela signifiait que la Légion comprenait des spécialistes adaptés à chaque adversaire et à chaque champ de bataille, mais qu’elle ne disposait pas d’une structure cohérente pour organiser ces guerriers. De par sa nature même, elle était chaotique et fluide, changeant constamment au fur et à mesure que certaines tactiques tombaient en désuétude et que de nouvelles se développaient, et il lui manquait donc un sens de l’organisation facile à définir. Ce chaos était un outil nécessaire pour atteindre son objectif et, avec le temps, il se résoudrait en un système de formations de soutien qui permettrait aux Dark Angels d’affronter n’importe quel ennemi sur n’importe quel champ de bataille et de le vaincre. Ce système de formations spécialisées était au cœur même de la Première Légion, le noyau autour duquel elle avait été construite.[1]

Les Osts[modifier]

La Première Légion était composée de Chapitres, de Compagnies et d’escouades comme toutes les autres, c’était la forme de sa structure ouverte, le visage découvert qu’elle montrait à ses Légions sœurs et à l’Imperium en général. Cependant, chacun des guerriers de la Légion occupait également une position dans une deuxième couche d’organisation, cachée, qu’ils gardaient dissimulée de ceux qui n’appartenaient pas à la Légion.

Cette strate secrète d’organisation était composée principalement de deux corps distincts : les grandes Osts et les Ordres de Bataille. Ces deux organes servaient à permettre la collecte et la codification des connaissances par les guerriers de la Légion et à faire en sorte que ces connaissances soient disponibles sur le champ de bataille au moment où les généraux de la Grande Croisade en avaient le plus besoin.

Les grands Osts étaient les plus importants des deux, se comptant d’abord par douzaines, chaque force individuelle revendiquant la loyauté de centaines de guerriers individuels. Les armées étaient chacune vouées à la perfection d’un art de la guerre, certaines étant spécialisées dans la guerre de siège, d’autres dans l’art de l’escarmouche et encore plus dans la discipline brutale de l’assaut de choc et bien d’autres encore. Ils ne se battaient pas en formations cohésives dans la plupart des situations, étant répartis dans les différentes Chapitres et Compagnies de la Légion. Une unité donnée pouvait comprendre des membres de différents Osts travaillant tous ensemble, prêtant leur expérience et leurs compétences à leurs Frères de Bataille, de sorte que l’ensemble avait une valeur bien plus grande que n’importe quelle pièce individuelle. Quel que soit le défi que devait relever la moindre unité de la Première Légion, elle trouvait au moins un expert dans ses rangs, ce qui constituait un avantage certain par rapport à de nombreuses Légions plus jeunes, chacune d’entre elles étant dédiée à une seule pratique conquérante et mal équipée pour combattre en dehors de sa sphère de prédilection. Ce n’était que dans les situations les plus terribles qu’un Ost se rassemblait en masse, ses acolytes étant appelés des rangs pour former un seul corps de ceux qui étaient les plus compétents dans leur art. Qu’il s’agisse des compétences de siège de l’Ost de Pierre ou des clades de l’Ost du Néant, un tel corps pouvait être une force puissante dans son élément choisi, plus que capable de renverser le cours de la bataille la plus terrible.

Chaque Ost avait suivi la même structure organisationnelle, chacun ayant son propre maître, ses maréchaux et ses initiés organisés en cellules dispersées dans les Chapitres de la Légion. Ces cellules étaient intégrées au cœur même du noyau de la Légion, opérant aux côtés des Compagnies et des escouades de sa face ouverte. Une escouade donnée pouvait très bien comprendre des membres de plusieurs cellules, chacune étant liée au service de différents Osts - ils étaient à la fois frères, scellés par les serments faits à la Légion et au Sergent, et rendus étrangers par les liens secrets et les mystères de leur Ost. Un guerrier devait son obéissance à la fois à son commandant dans les rangs de la bataille ouverte et à son supérieur dans la société cachée de son Ost, seul le contexte subtil de la tradition permettant de savoir quand l’un avait autorité sur l’autre. Le fait qu’un tel système ne fonctionnait pas seulement sur le champ de bataille, mais qu’il excellait à faire triompher la Première Légion témoigne de la force d’esprit et de la loyauté durable de ces guerriers.

Les grands Osts de la Première Légion avaient recruté ouvertement et largement parmi les guerriers non-initiés de la Légion. Lorsque de nouvelles recrues atteignaient les Compagnies de première ligne, elles se retrouvaient sous la surveillance constante des procurateurs désignés des armées, chacun cherchant des signes de l’aptitude de l’aspirant à rejoindre son Ost dans sa conduite sur le champ de bataille. Ceux qui étaient sélectionnés par les procurateurs, après avoir affronté leurs épreuves sur le champ de bataille et dans les épreuves subtiles menées par leurs Frères de Bataille et leurs commandants, étaient rapidement incorporés dans les rangs les plus élémentaires de l’Ost et se voyaient accorder le droit de porter sa marque. Les guerriers initiés de l’Ost se réunissaient librement dans l’enceinte des camps de la Légion pour débattre de la stratégie et du bon usage des armes, avec ceux des grades supérieurs responsables de la formation de leurs subordonnés. Ces rassemblements, bien que non secrets, étaient considérés comme une affaire privée de l’Ost, un forum où le rang d’un guerrier au sein de son Ost était supérieur à celui de son rang au sein de la Légion. Les membres pouvaient parler des affaires de l’Ost, de la pratique et de la protection de leurs rites de combat et de leurs traditions uniques, sans craindre la censure, car on considérait qu’il était du devoir des Osts de préserver la Légion par leur recherche incessante de l’excellence.[2]

Les Osts de la Première Légion[3]

Dans les jours précédant la venue de leur Primarque, les osts de la Première Légion ont été nommés et organisés différemment des ailes qui avaient été la création ultérieure de Lion El’Jonson. Le fondement de la doctrine qui allait conduire à la formation des Osts est souvent attribué à l’Empereur Lui-même dans les histoires de la Légion, un volet du grand plan qu’Il avait formé pour la première de Ses Légions. La liste qui suit est reconstituée à partir des archives de 753.M30, point médian de l’histoire des débuts de la Première Légion, et montre les principales Osts encore connues de l’histoire, qui seront plus tard reconfigurées en six ailes de l’Hexagrammaton :

  • L’Ost des Couronnes : L’un des plus anciens Osts encore connues dans les archives de la Première Légion, était le noyau original des guerriers de la Première Légion qui avaient servi de champions parmi les vastes armées pré-Union sur Terra. L’Ost des Couronnes s’était spécialisé en tant que briseurs de ligne et guerriers d’avant-garde, experts en duels honorifiques qui avaient été autrefois un élément clé des guerres de l’Humanité et icônes de la victoire autant qu’ils étaient des combattants.
  • L’Ost des Lames : Le noyau de la Légion s’était développé au fur et à mesure que son nombre augmentait et qu’elle se présentait sur le terrain comme une véritable armée. L’Ost des Lames était composée les cohortes d’infanterie qui formaient les rangs et tenaient tête à l’assaut de l’ennemi, la ligne de canons qui repoussait les guerriers et les colonnes audacieuses qui brisaient les lignes. Ils étaient les maîtres de la tactique de l’infanterie rapprochée qui était au cœur de l’ordre de bataille des premières Legiones Astartes, formé autour de la primauté de l’escouade tactique de la Légion et l’agent principal dans le développement des premiers volumes du Principia Bellicosa.
  • L’Ost des Pentacles : Aujourd’hui à peine plus qu’une légende oubliée pour la plupart, l’Ost des Pentacles était la première tentative d’intégrer les sorciers de guerre de la Vieille Terre dans la ligne de bataille, afin de faire peser la puissance du Psyker sur les ennemis de l’Humanité. C’était une armée souvent calomniée par ceux avec qui ses adeptes combattaient, car à ses débuts, les Psykers de la Première Légion ont connu autant de calamités que de triomphes.
  • L’Ost de Fer : Issu au départ des robustes nomades des tribus Thulic de la Vieille Terre, adaptant leurs anciennes traditions au champ de bataille moderne, l’Ost de Fer était expert dans l’utilisation de véhicules blindés sur le champ de bataille. Des chariots à canon des armées de la Vieille Terre avant l’Unité aux machines de guerre conçus et construits pour être utilisés par les Legions Astartes de l’Empereur, l’Ost de Fer a été le pionnier de nombreuses stratégies qui ont sous-tendu leur utilisation sur le champ de bataille.
  • L’Ost du Feu : Parmi les premiers Osts les plus secrets, les rangs de l’Ost du Feu étaient remplis d’espions, d’assassins et de tous les outils subtils de la guerre. En temps de guerre, c’était les yeux et la main gauche ensanglantés de la Légion, les premiers à se rendre sur le terrain sous forme d’infiltrés et d’espions solitaires et les derniers à faire couler le sang. Ses consuls interrogateurs étaient largement craints pour leur talent.
  • L’Ost des Os : Parfois connu sous le nom d’Ost Skandic, à la fois pour les tactiques sauvages et sanguinaires qui étaient sa préférence ainsi que le principal terrain de recrutement de ses guerriers. L’Ost des Os se battait non pas pour briser les lignes d’une seule armée, mais pour écraser entièrement l’esprit de l’ennemi, en cherchant à trouver la faiblesse que presque tous les ennemis cachaient et en l’exploitant. Saccageurs sans égal, ils n’accordaient que peu de crédit aux nobles idéaux de la guerre civilisée et apportaient les armes et les tactiques les plus terribles sur le champ de bataille.
  • L’Ost de la Pierre : Des experts dans les arts statiques de la guerre, du siège et de la destruction des fortifications. L’attitude sinistre de ces guerriers était un élément clé de la plupart des défenses les plus amères et des assauts sanglants des premières années de la Grande Croisade, car pour les adeptes de l’Ost de la Pierre, toute guerre était une simple question de détermination. Ceux qui ne cédaient pas à l’ennemi, qui restaient impassibles face à une destruction totale, trouvaient la victoire et ceux qui cédaient étaient écrasés sous les pieds.
  • L’Ost du Vent : Tirailleurs et guerriers de cavalerie, l’Ost du Vent excellait là où la guerre se déplaçait à la vitesse de la tempête qui lui avait donné son nom. Experts dans l’utilisation de blindés légers et de Motojets, ainsi que de troupes d’assaut rapides, l’Ost du Vent avait la réputation d’être l’un des plus glorieux de la Première Légion, bien qu’il ait également connu l’un des plus grands nombres de morts pour sa vaillance téméraire.
  • L’Ost du Vide : L’un des derniers Osts à émerger comme une force majeure au sein de la Première Légion, les adeptes du vide étaient passés maîtres dans l’utilisation des assauts de téléportation depuis une orbite basse ainsi que dans la guerre entre les cieux eux-mêmes. L’infanterie d’assaut équipée de balises de téléportation, les cadres d’assaut à bord des navires et les pilotes d’aéronefs se sont tous retrouvés au sein de l’Ost une fois que la Première Légion avait atteint les étoiles dans le sillage des guerres sur la Vieille Terre.
L'Hexagrammaton[modifier]
Les Cinq Cents Compagnons[4]

Les premiers guerriers des Dark Angels à se tenir aux côtés de leur Primarque sur Caliban seront connus sous le nom de Cinq Cents, une compagnie honorifique intégrée dans le système des Ordres Militants de la Légion. Chacun des Cinq Cents avait prêté serment pour un devoir unique, celui de rassembler des informations et de les garder cachées pour le bénéfice de la Légion, tout comme les autres Ordres Militants, sauf que le sujet de leur examen était le Primarque lui-même. En effet, parmi toutes les doctrines des armées, chacune soigneusement élaborée et affinée par des siècles de guerre, jamais elles n’avaient représenté une icône aussi manifeste de la guerre et de la mort. Une étude était nécessaire pour qu’ils puissent apprendre comment combattre au mieux à ses côtés, quelles armes étaient les mieux adaptées pour être déployées aux côtés du Primarque et comment la Légion devait être remodelée pour servir sa volonté. Le Lion lui-même ne se montrerait pas plus ouvert à ses fils qu’il ne l’avait été à ses frères Primarques, enclins au silence et à l’autonomie. Il offrit à sa nouvelle Légion la chance de faire ses preuves au combat, mais ne leur donna aucune indication sur les moyens de gagner son respect.

Les Cinq Cents lui serviront de gardes du corps pour combattre et mourir dans son ombre, afin que la Légion apprenne ce dont leur nouveau maître était réticent à parler et gagner ses faveurs à la guerre. Leurs secrets durement gagnés, le Codex du Lion, est l’un des documents les plus intelligents et les plus complètement chiffrés de la Légion, car il contenait la somme de leurs connaissances sur Lion El’Jonson - son style de combat et ses stratégies. De tels secrets auraient été d’une valeur inestimable pour n’importe quel ennemi de la Légion, et tout aussi inestimable pour ses fils, car avec les conseils du Codex, le Conseil des Maîtres cherche à remodeler leur Légion à son image. En tant que tels, les Cinq Cents furent ses seuls gardiens et ils n’acceptaient aucun nouvel initié, s’assurant que leurs secrets vivront ou mourront avec eux. Le Lion lui-même n’a jamais mentionné cette entreprise, n’a jamais fait l’éloge de l’éternel gardien à ses côtés, même si leur nombre diminua avec le temps. Pourtant, il ne leur avait pas non plus interdit leur étude et, à la veille de la bataille, il attendait patiemment que les Cinq Cents présents se rassemblent à ses côtés avant d’avancer. Cette acceptation silencieuse était considérée par les Dark Angels comme la marque ultime de reconnaissance, qui valait pour eux plus que toute marque d’honneur ou tout gage de victoire.

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L’Hexagrammaton, une phrase de l’ancien Terran qui se traduit approximativement par "Les Six Voies Divines", était le titre donné à la forme moderne des grandes Osts des Dark Angels. Il était entré en usage dans toute la Légion vers 830.M30, lorsque la Légion avait atteint pour la première fois un effectif nominal de 100 000 guerriers et qu’elle avait éliminé un grand nombre des premiers Osts par attrition au combat et par l’échec de leurs doctrines. Les armées qui restèrent furent considérées comme l’expression la plus pure et la plus efficace des tactiques et des stratégies forgées par la Première Légion au cours de sa longue histoire, dignes d’une place permanente dans leur ordre de bataille. Ils ont connu un tel succès que, lorsqu’il a pris le commandement de la Légion, Lion El’Jonson a conservé l’Hexagrammaton pratiquement inchangé. Le Primarque ne prit des mesures que pour réorganiser leurs hiérarchies et structurer les Osts afin qu’elles fassent davantage écho aux cohortes chevaleresques calibanites avec lesquelles il avait conquis les sombres forêts de son monde d’adoption, changeant symboliquement le titre de ces forces en "Ailes" pour marquer son ascension au poste de Grand Maître.

Ces six sous-structures de la Légion, les six Ailes de l’Hexagrammaton, resteront inchangées jusqu’à la fin des guerres déclenchées par l’Hérésie d’Horus ; la destruction généralisée de cette époque verra la quasi-annihilation de certains de ces corps. Au moment du retour des Dark Angels lors de la Croisade de Thramas, les Ailes de l’Hexagrammaton prirent la forme suivante :[5]

La Stormwing[modifier]
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La plus grande de toutes les ailes, la Stormwing avait incorporé dans ses rangs la majorité de l’infanterie de ligne des Dark Angels, des bataillons d’entraînement et des batteries de munitions mobiles. Les membres de cette Aile étaient entraînés aux arts disciplinés et solides de la guerre rapprochée et des batailles rangées, inébranlables en défense et résolus en attaque. Ses guerriers vétérans étaient le noyau des compagnies d’infanterie de la Légion, capables d’exécuter des manœuvres et des formations complexes sous le feu le plus intense de l’ennemi. Lorsque la Légion se rendait en masse sur le champ de bataille, les vétérans de la Stormwing se tenaient au premier rang, servant à renforcer la détermination de leurs frères et à superviser l’exécution des ordres dans le chaos de la bataille ; ils étaient plus appréciés pour leur adaptation au changement subtil de la guerre lorsque les rangs massés d’amis et d’ennemis entraient en collision que pour leur habileté tant vantée. Les cercles internes de la Stormwing étaient notoirement difficiles d’accès pour les initiés, avec des procès rigoureux pour ceux qui voulaient assumer le rôle de maréchal de la Stormwing. Seuls les vétérans des plus grands engagements étaient honorés de titres dans l’Aile, y compris les officiers supérieurs et les guerriers de ligne grisonnants ; car parmi eux, les cicatrices de la guerre étaient les insignes d’honneur les plus précieux. Ce cercle restreint comprenait également un nombre surprenant d’Apothicaires de la Légion, qui étaient souvent au centre de la fureur de la bataille et faisaient partie intégrante des assauts massifs de l’infanterie pour lesquels la Stormwing était célèbre. En effet, au début, le maître de la Stormwing avait aussi le titre de maître de l’Apothecarion de la Première Légion. Contrairement au cercle intérieur, dont les rangs changeaient rarement et qui était considéré comme l’un des groupes les plus conservateurs et les plus liés à la tradition au sein de la Légion, les cercles extérieurs étaient en constante évolution.[6]
La Deathwing[modifier]
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Elle a été formée à partir des vestiges de l’Ost des Couronnes, une formation qui était autrefois célèbre pour sa ligne, ses escadrons de briseurs et ses tireurs d’élite. Ceux du cercle restreint qui avaient survécu ont juré avec force qu’aucun membre de l’Aile n’abandonnerait jamais le champ de bataille aux mains de l’ennemi, acceptant la mort pour cause de déshonneur ou de retraite. La Deathwing excellait dans les opérations spéciales aux côtés d’autres unités de la Légion, notamment en tant que pendant de la Stormwing plus nombreux, avec une multitude de sous-disciplines dans ses rangs. Parmi ses spécialistes, les plus réputés étaient ceux qui se consacraient au rôle de briseurs de lignes, l’infanterie d’élite de vétérans qui servait à briser les formations ennemies et à créer des ouvertures pour d’autres unités ou escouades. Elle possédait un cadre de gardes du corps déployés pour protéger les officiers pendant le combat. Ces gardes du corps étaient particulièrement importants, car il n’y avait que quelques officiers de haut rang dans la Légion, et un petit nombre de vétérans de la Deathwing qui avaient juré de donner leur vie pour assurer leur sécurité. En effet, c’était un détachement de la Deathwing qui fournissait une force de garnison pour les citadelles intérieures de Caliban et de Gramarye, et était chargée de la sécurité du Primarque lui-même. Étant donné les exigences strictes pour entrer dans les cercles extérieurs de cette Aile, ses membres restaient peu nombreux mais ils étaient très respectés au sein de la Légion, agissant souvent en tant que commandants des forces dans des situations où l’autorité des autres factions de la Légion n’était pas claire. Au fur et à mesure que l’Hérésie d’Horus s’intensifia et que les pertes commençaient à faire des ravages dans le corps des officiers des Dark Angels, les vétérans de la Deathwing en sont venus à assumer une plus grande responsabilité vis-à-vis de leurs frères, prenant peu à peu une position dominante au sein de la Légion et du Conseil des Maîtres.[7]
La Ravenwing[modifier]
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Étant l’Aile ayant le plus changée suite à l’arrivée de Lion El’Jonson, la Ravenwing avait été nommée en l’honneur de l’Ordre Calibanite du Corbeau qui avait formé les plus redoutables guerriers à cheval de ce Monde Sauvage. En combinant les guerriers de l’Ordre du Corbeau intronisés dans les Dark Angels avec les restes des Osts du Vent et du Vide, le Lion avait créé une formation qui allait se tailler une légende sur les champs de bataille de la Grande Croisade et au-delà. Basé sur les principes des attaques mobiles, des tactiques de frappe, d’assaut enchaîné et de la guerre d’escarmouche, la Ravenwing excellait dans l’utilisation de chasseurs et d’aéronefs légers, mais incorporait également d’importants moyens d’infanterie. Il s’agissait principalement d’escouades de reconnaissance, bien que parmi les unités d’infanterie spécialisées dans l’utilisation de modules et autres doctrines d’assaut orbital, il y avait de nombreux initiés de la Ravenwing marqués par le symbole du corvidé blanc. Lorsque la Légion livrait bataille à un ennemi qui cherchait à l’éviter ou à le désorienter, ou dont la puissance écrasante l’obligeait à le contrer avec rapidité, c’étaient les initiés de la Ravenwing qui prenaient le devant de la scène. Ces initiés étaient souvent considérés comme des francs-tireurs et des assoiffés de gloire par les vétérans des autres Ailes, qui étaient plus discrets, car la Ravenwing conservait un certain nombre de coutumes plus barbares associées à ses recrues, dont beaucoup venaient de Mondes Féodaux éloignés. Ainsi, les guerriers calibanites qui avaient été admis dans ses rangs étaient souvent ceux qui n’avaient pas la faveur des Maîtres des Ailes les plus prestigieuses ou ceux qui étaient désireux de forger leur propre légende.[8]
La Dreadwing[modifier]
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Peut-être la plus redoutée de toutes les branches de l’Hexagrammaton, dont la réputation dépassait de loin l’influence de l’Aile au sein de la Légion, la Dreadwing était composé de ceux dont le rôle était l’anéantissement total de l’ennemi, le salage de la terre et la destruction des mondes. Lorsqu’ils étaient appelés à sortir des rangs, les initiés de la Dreadwing étaient des experts en tactiques brutales de massacre, de purge et de déploiement d’armes de classe Exterminatus, bien que beaucoup se soient également spécialisés dans l’utilisation de la terreur comme arme. C’était une évolution de l’Ost des Os, dont les tactiques brutales étaient affinées et la nature capricieuse émoussée par l’afflux de recrues calibanites, bien qu’elle ait conservé bon nombre des cérémonies et des titres Skandic qui avaient marqué ses origines. Ses initiateurs étaient cependant loin d’être des brutes insipides, car la Dreadwing veillait à prendre soin de certaines des technologies les plus dangereuses qui existaient dans l’Imperium. Ses rangs comprenaient non seulement la grande majorité des cohortes de la Légion de Destroyers et des Moritats, mais aussi un grand nombre de Techmarines, d’adeptes de la forge et un certain nombre d’Apothicaires, considérés parmi les moins orthodoxes de leur genre et souvent de caractère morbide. Dans les voûtes scellées de la Dreadwing reposaient les moins stables des Dreadnoughts entretenus par la Légion, ceux dont l’esprit était prisonnier des horreurs des guerres depuis longtemps terminées, ainsi que des guerriers artificiels d’une nature plus redoutable. Dans les années qui suivirent l’apparition de l’Hérésie d’Horus, alors que l’attrition et le désespoir avaient pris fin avec les interdictions de la Grande Croisade, la Légion avait accueillit également les guerriers qui avaient été dispensés par leur Primarque de reprendre l’usage de leurs pouvoirs psychiques. En effet, le Lion ne voulait pas voir sa Légion plongée dans la plus grande guerre de l’histoire en étant empêchée d’utiliser l’une de ses armes les plus puissantes. Choisir entre la victoire ou le caractère sacré des dictats de Nikaea n’était pas du tout un choix, car le Lion choisirait toujours la victoire, quel que soit le coût à payer par la suite.[9]
L'Ironwing[modifier]
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L’Ironwing se consacrait à l’utilisation d’une puissance de feu écrasante sur le champ de bataille, pour confondre l’ennemi au moyen de barrages et d’incendies, pour défier leur riposte avec une armure inviolée et pour apporter la mort par la seule force. Ce n’était pas une Aile subtile, composée comme elle l’était de la majorité des véhicules blindés, des Dreadnoughts lourds et des batteries d’artillerie de campagne de la Légion, une force mal équipée pour des opérations reposant sur la furtivité ou le subterfuge. Pourtant,elle excellait à briser les forteresses par une puissance de feu supérieure et à lancer rapidement des engins de guerre en masse pour déborder et anéantir un ennemi non préparé en plein champ de bataille. Ses Maréchaux étaient des experts de l’engagement et de la destruction des machines de guerre et des canons lourds ennemis, souvent appelés à veiller à la destruction de ces machines de destruction apocalyptiques rencontrés par la Légion dans sa croisade solitaire. Bien que ce déploiement de machines de guerre massives était de loin l’aspect le plus connu de l’Ironwing, elle n’était pas la seule facette de leur doctrine de force écrasante. Fusionnant les anciennes Ost de Fer et de Pierre, l’Ironwing comprenait également un nombre important d’initiés issus des armes d’infanterie de la Légion, principalement ceux attachés aux unités de soutien d’armes lourdes, aux cadres de Brèches et aux escouades de Terminator. En effet, au cours des dernières années de la Grande Croisade, l’Ironwing avait déployé la plus grande concentration de Terminators non seulement dans les Dark Angels mais dans toutes les Légions, y compris un certain nombre de modèles expérimentaux d’armure inconnus dans la panoplie des autres forces. Souvent employés en masse pour prendre d’assaut les forteresses ou repousser les assauts de l’ennemi, ces guerriers s’étaient taillé une redoutable réputation au sein de la Légion, beaucoup d’entre eux conservant l’ancien emblème de l’Ost de Pierre et accédant au titre de Stoneborn. L’attrition brutale des premières années de l’Hérésie d’Horus décima les rangs de ces vaillants guerriers, toujours les premiers à attaquer ou à défendre la Légion, et à la fin de la rébellion, ils étaient l’ombre de leur force passée. Étant donné la richesse de la technologie utilisée par l’Ironwing, son cercle intérieur était dominé par les seigneurs des forges de la Légion, mais de toutes les Ailes, seule la Dreadwing était plus méprisée par le Mechanicum, car l’Ironwing et ses maîtres ne faisaient guère attention au credo de Mars et utilisaient beaucoup de technologie qui était interdite aux adeptes du Mechanicum.[10]
La Firewing[modifier]
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La plus petite des six Ailes de l’Hexagrammaton, la Firewing, était dédiée à toutes les subtilités sanglantes de la guerre. C’était la lame cachée de la Légion, le couteau dans l’obscurité et la lame contre la gorge des commandants des ennemis. Dans ses rangs se trouvait un mélange éclectique de harceleurs, de champions et de tueurs Moritats, tous liés par leur expertise commune dans les arts de la lame et du couteau, des duellistes et des assassins sans pareil. La Firewing recherchait la destruction de l’ennemi par l’épuisement de leur structure de commandement, que ce soit dans des duels honorables, au cœur d’une bataille ou aux mains de tueurs subtils loin du champ de bataille. Lorsqu’on leur avait donné carte blanche sur le champ de bataille, les membres de la Firewing choisissaient de mener une guerre de volonté contre l’ennemi, cherchant à briser sa détermination plutôt qu’à massacrer ses rangs. Ils comptaient la connaissance parmi leurs armes les plus fines, leur permettant de frapper les points faibles de l’ennemi là où leur nombre limité serait le plus efficace. En tant que tels, ils possédaient la plus vaste bibliothèque de toutes les Ailes, une chambre forte qui contenait la comptabilité détaillée de milliers et de milliers de Xenos et d’empires sous-humains, et qui était gardée par une sous-section de la Firewing dédié au catalogage de ces documents. De toutes les Ailes, c’est celle qui avait le moins changé depuis ses origines, lors des guerres de l’Unité sur Terra, car nombre des plus anciens Maréchaux de la Firewing étaient des vétérans de ce conflit et étaient imprégnés de la culture de Terra et de ses colonies les plus proches. L’influence calibanite avait eu peu d’impact sur les systèmes de rituels complexes et bien ancrés dans les rangs des vétérans de la Firewing, dont les Maréchaux avaient depuis longtemps pour tradition de ne recruter que surs Terra et les colonies densément peuplées qui l’entouraient. Elle se distinguait également par ses liens étroits avec les Sons of Horus, qui recrutaient dans plusieurs de ces mêmes mondes, un lien qui s’était transformé en haine la plus amère avec l’apparition de l’Hérésie d’Horus, car elle opposait ceux qui avaient jadis juré une loyauté éternelle. Pendant le Second Xenocide de Rangdan, la Firewing avait subit de lourdes pertes, la réduisant à une fraction de sa taille d’antan, alors que ses initiés s’opposaient aux guerriers et aux rebelles de Rangdan.[11]

Les Ordres de Bataille[modifier]

Les Ordres de Bataille, bien que plus nombreux, comptaient beaucoup moins d’adhérents que les Osts. Sur les centaines d’Ordres individuels, la plupart ne comptaient que quelques dizaines d’initiés, une poignée de guerriers seulement en comparaison des vastes armées et des Chapitres de la grande Légion. Ces fraternités de guerriers ne pouvaient pas diffuser leurs connaissances à travers toute une Légion de la même manière que les armées, et abritaient un ensemble de compétences mal disposées pour un tel usage. Les Ordres de Bataille étaient des experts d’un seul aspect sanglant de la guerre, de la destruction d’un ennemi singulier ou de la maîtrise d’un champ de bataille aberrant. Lorsqu’un Ordre de Bataille de la Première Légion rencontrait un ennemi digne de sa haine ou un champ de bataille dont la nature défiait son mépris, c’était vers les Ordres de Bataille qu’il se tournait, formant un Cenobium, un cadre de guerriers d’un Ordre entraîné à neutraliser l’ennemi, à mener l’assaut et à transformer tout leur savoir secret en une arme pour frapper les ennemis de l’Humanité.

Chaque Ordre de Bataille était strictement hiérarchisé, bien qu’il n’y en ait pas deux identiques, chacun étant organisé de manière à servir au mieux les objectifs et les traditions de cet Ordre. Car, contrairement aux Osts, qui recrutaient ouvertement et partageaient une grande partie de leurs connaissances lorsqu’ils étaient appelés au combat, les Ordres étaient de nature plus secrète. La véritable position et la nature des grades au sein d’un Ordre donné n’étaient véritablement comprises que par les initiés de cet Ordre, avec un système de chiffres et de signes cryptiques propres à chaque Ordre utilisé pour les distinguer de ceux qui y avaient été intronisés dans leurs rangs. Chaque niveau de l’Ordre accordait aux initiés une plus grande compréhension des mystères qu’il avait créé pour les préserver et leur imposait une plus grande responsabilité pour que ces connaissances soient toujours prêtes à être utilisées en cas de besoin. Un Ordre se réunissait pour affirmer son savoir sous forme de rituels et de traditions, ainsi que pour s’entraîner de manière plus pratique - pour se tenir prêts le jour où son savoir serait requis au nom de la Légion et de l’Imperium.

La plupart des Ordres maintenaient une chambre sanctuaire à bord de tout vaisseau spatiale où une cellule de leurs membres était postée, un espace privé dans lequel l’entrée n’était accordée qu’aux membres ordonnés de l’Ordre et où l’entraînement et l’étude rituels pouvaient être poursuivis en isolement. Certains des plus grands Ordres contrôlaient des stations spatiales, le plus souvent basées dans et autour de zones de guerre qui soutenaient ou exigeaient leurs compétences uniques. L’Ordre des Lances Brisées exploitait une forteresse orbitale capable d’accueillir les 138 membres connus, mise en place au-dessus des mesas brisées et des canyons d’Argyel III, un Monde Mort dont la roche était parsemée de traces de métaux lourds qui contrariaient la plupart des systèmes de capteurs actifs. Étant donné que les Lances Brisées étaient passées maîtres dans l’art de l’embuscade et de la guerre silencieuse qui prévalait sur un terrain aussi dense et confus, cet endroit était parfait pour la formation de ses initiés et servait de retraite aux vétérans qui cherchaient à contempler les enseignements de l’Ordre sans se distraire.

Ces sanctuaires, qu’il s’agisse de grandes forteresses ou de chambres spartiates à bord d’un navire de guerre, oavaient également joué un rôle crucial dans le recrutement de nouveaux membres. Ces acolytes potentiels étaient identifiés par les membres supérieurs d’une cellule grâce à l’enregistrement de leurs réalisations et de leurs compétences, et faisaient l’objet de nombreux débats au sein de la cellule avant qu’une décision ne soit prise. Une fois convoqué par la cellule, un guerrier pouvait s’attendre à faire face à une série d’épreuves physiques et mentales épuisantes, administrées dans la solitude du domaine de l’Ordre où ces candidats se voyaient accorder des droits d’entrée limités, bien que souvent sous serment contraignant de garder secret tout ce dont ils étaient témoins. Ces procédés varient considérablement d’un Ordre à l’autre, bien qu’ils présentaient souvent la possibilité très réelle de blessures graves ou même de mort pour ceux qui acceptaient le défi. La nature exacte de ces rituels était tenue secrète et même ceux qui échouaient étaient tenus par l’honneur de la Légion de ne pas parler de ce qu’ils avaient affronté. Tel était le respect accordé aux Ordres par les guerriers de la base de la Légion. Ce n’était qu’une fois pleinement intronisés qu’ils recevaient la liberté des domaines de l’Ordre et le droit de commencer à étudier le premier niveau de la tradition cachée de leur nouvelle fraternité de guerriers et de porter la marque de l’acolyte sur la céramite de leur plaque de guerre.

Occuper une position même dans les cercles extérieurs d’un des Ordres Militants était considéré comme un grand honneur, et de toute la Légion moins de la moitié pouvait prétendre à un tel accomplissement. Bien que peu de personnes en dehors des rangs d’un Ordre donné connaissaient la portée de l’insigne porté par ses adeptes, tous les guerriers de la Légion accordaient au porteur d’un tel sceau le respect qui lui était dû et peu de personnes, même parmi les plus anciens des commandants, manquaient à leur devoir, quel que soit le rang qu’ils occupaient en dehors de l’Ordre. Bien que cela soit rare, certains guerriers particulièrement doués de la Légion portaient sur leur armure l’insigne de plus d’un des Ordres Militants. Dans certains cas, ces guerriers avaient officiellement quitté un Ordre pour occuper un poste dans une nouvelle confrérie, en jurant de garder les secrets de leur ancienne association, tandis que dans les cas les plus exceptionnels, ils pouvaient détenir un rang dans deux ou plusieurs Ordres en même temps. Les exemples les plus connus sont Lion El’Jonson lui-même, qui détenait le rang de Haut Précepteur de chaque Ordre au sein de la Légion, et le Chevalier-Capitaine Atreus Deucalion, porteur de l’épée Chrysaor. Le Chevalier-Capitaine Atreus, qui était également Maréchal de la Firewing, était considéré comme l’un des meilleurs épéistes de la Légion et occupait son poste au sein de trois Ordres distincts, mélangeant les techniques de lame de chacun pour former un style unique et mortel qui lui était propre.[12]

Hiérarchie du Commandement de la Légion[modifier]

Seigneurs des Cercles Intérieurs et Extérieurs[13]

Compte tenu de leur structure d’organisation unique, il n’était pas surprenant que les Dark Angels aient également employé un certain nombre de variantes de titres pour leurs officiers. Les officiers de ligne de la Légion avaient conservé un modèle d’identification standard avant l’influence calibalite que le Lion avait apportée à la Légion, bien que dans les années qui avaient suivi le retour du Primarque, un système de variantes basé sur les titres des chevaliers de Caliban ait trouvé la faveur de beaucoup. Au début de l’Hérésie d’Horus, seuls les vétérans les plus intransigeants de l’ancienne Légion, ceux de Terra, Gramarye et au-delà, utilisaient encore les titres plus anciens et plus simples de Préteur, Centurion et Consul.

Les guerriers de l’Hexagrammaton adhérèrent à leur propre système de titres, qui dénotait à la fois l’autorité et l’habileté du porteur au sein de l’Aile à laquelle il appartenait. Ce système était en vigueur dans les six Ailes modernes, avec peu de différences entre elles. Certaines utilisaient des titres honorifiques distincts pour distinguer les guerriers de renommée particulière, comme le titre d’Eskaton, qui était utilisé dans la Dreadwing pour désigner un guerrier qui avait supervisé la mort finale d’une race ou d’un monde.

En revanche, les Ordres secrets de l’Hekatonystika avaient conservé quelques titres fixes parmi les centaines d’Ordres individuels. Parmi les quelques titres utilisés par presque tous les Ordres, les plus connus étaient celui de Précepteur, utilisé pour désigner le chef d’un Ordre, et de Sénéchal, qui était accordé aux membres de haut rang qui supervisaient les chambres cachées des salles d’un Ordre. Lorsqu’ils étaient ouvertement vêtus de la panoplie complète de l’Ordre et tenus d’entreprendre la guerre au nom de la Légion, les membres utilisaient également le titre honorifique de Cénobite pour illustrer la suprématie temporaire de leur position dans l’Ordre sur celle au sein de la Légion.

Ce qui suit est un bref résumé des titres et grades les plus connus et les plus utilisés pour les trois Chambres de la Première Légion :

De l’Hekatonystika (Corpus Sinister):
Précepteur
Sénéchal
Cénobite
Adepte
Du Principia Bellicosa (Corpus Nobilis):
Chevalier-préteur
Chevalier-commandant
Chevalier-capitaine
Chevalier
De l’Hexagrammaton (Corpus Dextera):
Maître
Maréchal
Procurateur
Initié

Étant donné la multitude de niveaux de structure que l’on trouvait dans l’organisation des Dark Angels, la hiérarchie de commandement de la Légion pouvait sembler impossible à appréhender pour les étrangers. Les trois branches de l’autorité tissées dans la forme de la Légion, celle de l’Aile, du Chapitre et de l’Ordre, semblaient rivaliser pour réclamer l’allégeance et l’attention de chaque guerrier sur le champ de bataille, tout en présentant des schémas héraldiques complexes qui défient toute identification facile par ceux qui n’étaient pas familiers avec leurs subtilités. Cependant, pour les guerriers de la Première Légion, elle se sont avérées non seulement efficace mais aussi capable de s’adapter rapidement au flux des combats et aux vicissitudes toujours changeantes de la guerre, ce qui lui avait permis non seulement de surmonter les défis de la Grande Croisade mais aussi de s’épanouir comme l’une des plus dangereuses Legiones Astartes.

Prises séparément, chacune de ces chaînes de commandement était en fait de forme assez traditionnelle, basée sur les préceptes du Principia Bellicosa que la Première Légion avait contribué à définir, avec une autorité investie dans une seule chaîne de commandement, des plus hauts grades jusqu’à chaque individu des Compagnies, Ordres et Ailes qui composaient la Légion. Cela permettait aux commandants de garder efficacement le contrôle de grands corps de troupes en répartissant la responsabilité entre une multitude d’officiers de rang inférieur tout en restant fidèle à la vision et à la stratégie d’un seul général.

Ce qui compliquait cet arrangement, c’était que pour les personnes extérieures, il semblait que les trois différents volets de l’autorité au sein de la Légion n’étaient pas liés et ne laissaient aucune méthode permanente et fixe permettant de savoir quand l’autorité d’un commandant dépassait celle d’un autre. Pour les guerriers des Dark Angels, cela se résumait à une simple question de contexte sur le champ de bataille et à une confiance et un respect profonds pour les capacités des guerriers qui se tenaient à leurs côtés. Au combat, l’autorité était confiée aux guerriers du plus haut rang de la branche de la Légion la plus apte à exploiter la situation qui les entourait. Lorsque les connaissances et les compétences spécialisées d’un officier d’une Aile ou d’un Ordre donné donnaient un avantage à la Légion, son autorité l’emportait sur celle des commandants plus traditionnels, les officiers de rang inférieur et les officiers de ligne leur faisant implicitement confiance pour mener le combat. Lorsque les vétérans d’une Aile et d’un Ordre avaient décidé de mettre en œuvre les stratégies globales des commandants de Chapitre, les guerriers qui les entouraient les suivaient.

Un tel mépris pour les lignes de commandement et de contrôle strictes et immuables avait frustré certaines Légions et certains Primarques, Guilliman en particulier ayant fait de nombreuses tentatives pour convaincre le Lion de réformer sa Légion sur la base de son propre codex. D’autres Légions avaient tenté d’imiter le succès du modèle des Dark Angels, la Raven Guard appliquant une structure similaire pour séparer certaines strates de leur Légion, mais aucune des autres Légions n’avait conservé le noyau solide de vétérans de longue date nécessaire pour mettre pleinement en œuvre les doctrines organisationnelles complexes de la Première Légion. Comme cela avait été prévu, ils avaient repris de l’exemple de la Première les éléments de leur tactique qui correspondaient à la direction de leur propre Légion et les avaient adaptés à leurs propres objectifs. Seuls les superbes compétences, l’endoctrinement à long terme et la familiarité des guerriers des Dark Angels avaient permis d’exploiter pleinement un dispositif aussi complexe. Cela leur avait permis de s’adapter et d’évoluer d’un moment à l’autre sur le champ de bataille, en remportant la victoire sans l’attrition grinçante qui avait marqué les conquêtes d’autres Légions plus inflexibles.

En dehors de l’autorité sur le champ de bataille des Chevaliers-préteurs ou des Précepteurs des Ordres, trois organes exerçaient un contrôle sur le déploiement stratégique de la Légion. Le plus important d’entre eux était le Primarque Lion El’Jonson, qui détenait les rangs de Seigneur de la Première Légion, de Grand Maître de l’Hexagrammaton et de Haut Précepteur de l’Hekatonystika. Il détenait l’autorité absolue et définitive sur toute la Légion et, lorsqu’il est entré en fonction, ses ordres avaient supplanté tous les autres, indépendamment de sa position ou de ses connaissances. Étant donné la tendance connue du Lion à s’engager en première ligne pour contrôler des forces de combat plus petites et à laisser les nombreux éléments de sa Légion atteindre leurs objectifs comme bon leur semblait, il existait au sein de la Légion une grande marge de manœuvre pour des formes de contrôle secondaires permettant de gérer l’administration plus banale des forces de masse de la Légion. Heureusement, les Dark Angels étaient tout à fait capables d’opérer sans contrôle direct, ayant fait leurs preuves au cours de siècles d’opérations indépendantes, et possédaient déjà des organes d’autorité supplémentaires bien adaptés à la direction de la tâche ardue consistant à approvisionner les vastes flottes des Dark Angels.

Le Conseil des Maîtres, composé des chefs des Ailes de l’Hexagrammaton ou de leurs agents désignés, avait longtemps supervisé le fonctionnement stratégique de la Légion. Les maîtres réunis faisaient souvent partie intégrante du processus d’affectation des forces de la Première Légion aux différentes flottes et zones de guerre de la Grande Croisade, et il y avait souvent de vifs débats dans les salles du conseil pour savoir quelles Ailes devaient fournir des troupes et quels commandants devaient être déployés. En tant que guerriers parmi les plus expérimentés et les plus anciens de la Légion, les maîtres des Ailes et leurs Maréchaux étaient parfaitement adaptés à une planification de si haut niveau et le Primarque leur accorda l’honneur de sa confiance implicite, le libérant ainsi pour qu’il puisse jouer un rôle plus actif au sein de la Légion. Le Conclave des Précepteurs avait rarement joué un rôle similaire, car bien qu’il ait été composé de guerriers de compétence et d’expérience égales, il n’avait été convoqué dans son intégralité qu’à quelques occasions cérémonielles. Les Précepteurs des Ordres n’assumaient des rôles de direction stratégique que lorsque leurs compétences spécialisées étaient requises par le conflit en cours, mais ils constituaient toujours une réserve d’officiers talentueux au cas où la Légion aurait besoin d’être dirigée.

Ce système de commandement à plusieurs niveaux, du Primarque au Conseil des Maîtres, au Conclave des Précepteurs puis aux officiers de ligne, était suffisamment souple pour permettre à la Légion de préférer une multitude de déploiements simultanés plutôt que de se regrouper dans une seule zone de guerre. Cela jouait en faveur des forces de leur Primarque, qui s’intéressait peu à la micro-gestion des stratégies de sa Légion et excellait dans le commandement direct du champ de bataille. Que le Lion ait apporté peu de changements à cette structure existante témoigne de son approbation, et qu’il ait accordé une telle autonomie à ses guerriers montre la confiance qu’il avait pour les vétérans de la Première Légion.[14]

L’Hekatonystika[15]

L’Hekatonystika était le pendant caché du terrible Hexagrammaton de la Légion des Dark Angels. Traduit approximativement par "les Cent Arts Ésotériques" dans le langage des terres brisées de Mykene sur la Vieille Terre, le terme utilisé pour désigner l’ensemble des Ordres Militants secrets intégrés dans la structure des Ailes et des Chapitres. Chaque Ordre était un corps autonome de guerriers dédié à la protection d’une partie des traditions secrètes de la Légion, durement acquises, le plus souvent en ce qui concernait la faiblesse d’un ennemi spécifique ou la maîtrise d’un certain terrain ou d’une certaine arme. Ils étaient à parts égales des érudits et des guerriers, à la fois chercheurs et praticiens, et aussi meurtriers sur le champ de bataille qu’ils étaient énigmatiques dans les salles de la Légion. Bien que rarement réunies en un seul endroit, de petites cellules de ces guerriers étaient souvent assemblées avant les batailles qui allaient bénéficier de leurs compétences, formant une unité temporaire connue au sein des Dark Angels sous le nom de Cenobium pour mener la charge et conseiller les officiers en charge.

En plus des Ordres Militants, il existait également les Ordres Civilis, des organisations dédiées à des tâches hors champ de bataille nécessitant des connaissances spécialisées et vitales pour le succès de la Légion. Ces Ordres comptaient rarement parmi leurs rangs des Frères de Bataille à part entière, mais étaient plutôt un moyen d’honorer les serfs de la Légion et les aspirants en échec qui se consacraient au soutien des guerriers dans la ligne de front. Parmi eux, on comptait des armuriers, des quartiers-maîtres, des pilotes de cargo et des équipes de maintenance, l’épine dorsale invisible des opérations de la Légion. Cependant, comme ces Ordres inférieurs n’étaient pas représentés au sein du Conclave des Précepteurs, il existe peu de documents sur leur structure et leur histoire, accessibles aux étrangers.

Plusieurs centaines d’Ordres Militants ont été enregistrés au cours de l’histoire de la Première Légion - dont beaucoup ont été oubliés ou détruits au combat depuis longtemps. Parmi ceux qui sont restés actifs lors de l’apparition de l’Hérésie d’Horus, en voici un bref échantillon :

  • L’Ordre des Couronnes Brisées : L’un des plus anciens Ordres qui était encore actif au sein de la Légion, dont les origines remontaient aux Guerres d'Unification sur la Vieille Terre, les Couronnes Brisées étaient des experts inégalés dans l’identification et l’exécution ouverte des chefs ennemis. Ce n’étaient pas des assassins ou des tueurs silencieux, mais de fiers champions qui recherchaient le cœur de la résistance de l’ennemi et le tuaient au sein même de leur armée. Ils pratiquaient un certain nombre d’arts de duels secrets, autrefois courants dans les cultes de duel oubliés de Terra, mais aujourd’hui presque oubliés. La plupart étaient également des initiés de la Deathwing et de la Firewing, dont les doctrines s’accordaient bien avec les enseignements de l’Ordre, bien que la rumeur voulait que le précepteur de l’Ordre se trouvait dans le Cercle Intérieur de la Dreadwing.
  • L’Ordre des Ailes Brisées : Presque entièrement représentés dans les rangs de l’Ironwing, les adeptes de l’Ordre des Ailes Brisées étaient des maîtres dans l’art de la lutte antiaérienne. Dédié à la fois à l’art du ciblage par déviation et à la fabrication d’armes supérieures, le plus souvent des canons automatiques de gros calibre, l’Ordre était considéré comme un expert dans le placement et le fonctionnement des munitions pour vaincre les incursions aériennes ennemies. Les commandants faisaient souvent appel à leurs adeptes dans les rangs pour superviser de tels déploiements ou pour occuper des emplacements défensifs particulièrement importants pendant la bataille.
  • L’Ordre de Santales : Un Ordre qui était dédié à la détection et à la destruction de certaines clades de Xenos, en particulier celles qui se développaient par le biais du parasitisme psychique ou physique. Autrefois très répandu dans la Légion, l’Ordre des Santales avait accès à un large arsenal d’armes psyarkana collectées dans une centaine de royaumes tombés au combat. Les honneurs de bataille cachés de l’Ordre comprenaient des champs de bataille tels que Rangda, Nemodiae et Muspel - des champs de sang et de terreur qui rivalisaient même avec les légendaires batailles d’Ullanor. À la suite du Concile de Nikaea, l’Ordre des Santales vit son nombre et son influence se réduire considérablement, car ceux de ses membres qui avaient occupé des postes au sein du défunt Librarius s’étaient retrouvés dépouillés de leur titre par ordre de l’Empereur.
  • L’Ordre de la Flèche d’Argent : Un Ordre dont les doctrines s’étaient spécialisées dans la maîtrise de la bataille sur les désolations gelés des mondes d’hiver et autres paysages glacés. Ses adeptes pratiquaient un certain nombre de rituels basés sur des froids extrêmes qui sapaient même la force des Légionnaires Astartes, ainsi que plusieurs lames katas uniques destinés à assurer la stabilité au milieu des banquises de glace et de neige en mouvement. Ses adeptes se trouvaient le plus souvent dans la Stormwing, où de petites cellules étaient souvent appelés pour prendre la tête des campagnes sur les Mondes Morts gelés, bien que les vétérans de la Firewing aient également montré une certaine admiration pour la technique du sabre spécialisée pratiquée par les chevaliers du Cercle Intérieur de l’Ordre.
  • L’Ordre des Griffes Brisées : Formé dans le sillage du Second Xenocide Rangdan, ce petit Ordre détenait le seul compte-rendu complet de cette guerre et de la souche Xenos connue sous le nom de Rangda. Grâce à l’accès au catalogue détaillé des données anatomiques compilées par les opérateurs de la Firewing et les cheirophages de la Dreadwing, les adeptes de cet Ordre s’étaient formés pour se dresser contre les pires bio-formes de Rangdan en combat et en sortir victorieux. Pendant les sièges sanglants du Troisième Xenocide Rangdan, ils avaient gagné beaucoup de choses réputées pour leurs prouesses, tant en combat qu’en anticipant et en contrant les stratégies des seigneurs de guerre de Rangdan, mais à la suite de l’anéantissement apparent des Rangdans, leur nombre vait diminué. Au moment de l’Hérésie d’Horus, il ne restait plus que quelques membres de l’Ordre, avec un seul poste de garde encore en service dans le monde en ruine d’Advex-Mors où étaient enterrées les reliques des redoutables Rangdans.

Doctrine Opérationnelle[modifier]

Les Arsenaux Interdits de la Première Légion[16]

En complément de cette concentration de compétences et de connaissances durement acquises, se trouvait l’un des arsenaux les plus meurtriers de tout l’Imperium. Une grande partie de la technologie couramment déployée par les Dark Angels était d’un ordre de complexité supérieur à celle dont disposaient les jeunes Légions et comparable à celle de la Legio Custodes, produite dans des usines spécialisées sur Terra et ailleurs selon les spécifications des Dark Angels, les maîtres forgeurs avaient appris à forger des schémas datant de plusieurs millénaires. Les armes à plasma exotiques, les munitions de conception archaïque et instable ainsi que les variantes de véhicules blindés et les métiers du vide basés sur des technologies uniques, tout cela était l’unique domaine de la Première Légion. Cela s’était avéré être un puissant multiplicateur de force sur le champ de bataille, amplifiant les compétences supérieures des Dark Angels et leur permettant de l’emporter sur des ennemis que des technologies moindres ne pouvaient pas vaincre. En plus de ces armes et conceptions avancées qu’ils utilisaient ouvertement, les Dark Angels conservaient également d’importants stocks d’armes de plus sombre renommée. Dans les voûtes scellées de Caliban et de Gramarye, ainsi que dans un certain nombre de caches secrètes éparpillées dans l’Imperium et gardées par des Ordres spécialisés, se trouvaient de vastes stocks d’armes interdites depuis longtemps aux autres armes militaires de l’Imperium. Des armes génétiques capables d’anéantir toute vie sur un corps planétaire en quelques heures seulement, des munitions à base de magna qui pouvaient déchirer une planète de l’intérieur, des stocks d’anciennes silices-viraes - le redoutable fléau des nanites prononcé l’hérésie ultime par les adeptes de Mars - tout cela se trouvait dans les arsenaux des Dark Angels. Ces armes ne pouvaient pas être lâchées à la légère, car elles ne servaient qu’un seul but : la destruction totale de la vie. Elles n’étaient d’aucune utilité pour les conquérants, seulement pour les destructeurs, et elles servaient de sanction ultime pour les ennemis ne méritant que d’être anéantis.

Dans les dernières années de la Grande Croisade, peu avant le déclenchement de l’Hérésie Horus, les Dark Angels revendiquaient un effectif d’environ 180 000 guerriers. En termes de taille, cela les plaçait dans la tranche supérieure des Legiones Astartes, aux côtés de Légions telles que les Ultramarines et les Sons of Horus, et malgré l’ascension des plus jeunes Légions pour rivaliser avec leur gloire, ils restaient l’une des forces militaires les plus puissantes de l’Imperium. Certains documents de l’époque font état d’une force beaucoup plus faible pour les Dark Angels, parfois de 50 000 hommes. Ces rapports furent probablement dus à la confusion que les procédures d’organisation et l’héraldique des Dark Angels avaient causé pour la plupart des observateurs peu familiers.

La nature dense des chiffres utilisés et la nature secrète de beaucoup de ses sous-formations avaient souvent conduit à une certaine confusion pour les étrangers, en particulier lorsqu’elle était combinée avec la nature fluide et changeante de l’autorité et du commandement au sein de la Légion, parfois même au point de conduire à des revers militaires lorsqu’on travaillait aux côtés d’autres forces de l’Imperium. Étonnamment, les Dark Angels n’avaient guère tenté de remédier à cette situation. En effet, certains de leurs commandants, en particulier les vétérans les plus âgés de la Grande Croisade, semblaient s’enorgueillir de la confusion que cela entraînait chez les moins disciplinés de leurs alliés. En particulier, une pratique courante de certaines forces des Dark Angels était d’arriver sans annoncer à leurs alliés qui commandait le contingent de la Première Légion, laissant à leurs homologues le soin de déterminer qui saluer comme chef de guerre par l’héraldique qu’ils affichaient. Les rares personnes qui firent le bon choix, ou qui étaient suffisamment méfiantes pour ne pas porter de jugement, étaient traitées avec respect et celles qui choisissaient mal furent surveillées de près pour éviter toute erreur de jugement. De telles épreuves de valeur étaient courantes chez les Dark Angels, tant pour leurs propres initiés que pour ceux qui se battaient à leurs côtés, car les fils du Lion ne jugeaient la valeur d’aucun guerrier sur la seule base de rumeurs et de ouï-dire.

De telles actions furent le plus souvent rencontrées parmi les formations les plus anciennes de la Légion. Ces forces dont le nombre de victoires et d’ennemis vaincus était si impressionnant que certains parmi les régiments nouvellement recrutés des armées de l’Imperium les considéraient comme des légendes et même ceux qui avaient servi dans la Grande Croisade assez longtemps pour avoir entendu parler de la vaillance de la Première Légion connaissaient rarement toute l’étendue de leurs victoires et de leurs sacrifices. En effet, les Dark Angels étaient restés l’un des corps de guerriers les plus expérimentés au sein des Legiones Astartes. En dépit des nombreuses et terribles batailles qu’ils avaient livrées, ils avaient toujours conservé un noyau d’anciens combattants pour transmettre les compétences et les connaissances durement acquises au cours de leurs combats, et une grande partie de la structure des Ailes et des Ordres était d’ailleurs consacrée à cette tâche. En tant que tels, ils avaient maintenu un niveau de compétences et de connaissances dans tous les domaines de la guerre qui, bien que parfois moins spécialisé que celui des jeunes Légions, ne pouvait que rarement être égalé par les Legiones Astartes.

Compte tenu de ces préférences matérielles et organisationnelles, les Dark Angels avaient tendance à se déployer de manière éparse, éparpillant largement leurs effectifs dans des détachements relativement petits, s’appuyant davantage sur la puissance de leur armement et les prouesses individuelles de leurs guerriers que sur le simple nombre. Tirant parti de la diversité des guerriers qui composaient chaque Chapitre et Compagnie, les forces de combat des Dark Angels n’étaient le plus souvent qu’une poignée de Chapitres opérant en soutien rapproché, souvent une force aussi petite que quelques milliers de guerriers. Là où d’autres flottes comptaient davantage sur le nombre de leurs effectifs, les Dark Angels mettaient l’accent sur la nature fluide de leurs unités qui étaient capables de se réformer rapidement et efficacement selon les besoins sur un théâtre de guerre local afin de relever les défis d’un engagement donné. Il était rare de voir un grand nombre de membres de la Première Légion réunis en un même lieu, et une telle vision était considérée comme un présage du pire, car les sombres rangs blindés des Dark Angels n’étaient constitués que pour faire face aux menaces les plus graves. En effet, de nombreux membres de l’Armée Impériale considéraient comme un grave malheur d’être chargés de soutenir les Dark Angels, non pas à cause de mauvais traitements infligés par les Légionnaires Astartes, mais plutôt parce que les champs de bataille sur lesquels ils marchaient étaient hostiles à la vie de simples guerriers mortels et que seuls les soldats les plus compétents ou les plus chanceux survivaient à une telle mission. Malgré cette superstition de longue date, les quelques régiments qui avaient servi aux côtés des Dark Angels et qui avaient survécu ont tenu avec fierté les honneurs de guerre que leur a accordés le Lion, malgré le prix sanglant payé pour leur acquisition.

Afin de soutenir ce réseau largement répandu de Compagnies et de Chapitres indépendants, les Dark Angels ont peut-être maintenu la plus grande flotte de toutes les Legiones Astartes, tant en termes de nombre de navires de classe capitale que de l’impressionnante puissance de feu de ces embarcations. Tout comme les nombreuses Compagnies disparates de la Légion, la flotte était également très étendue, opérant le plus souvent soit comme flottille de soutien attachée à un Chapitre, soit comme l’un des plus rares escadrons de patrouille à grande distance. Les flottilles de soutien étaient composées des navires les plus lourds disponibles, dont le noyau était souvent un cuirassé de classe Glorianna ou un autre navire de guerre de premier ordre soutenu par une ou plusieurs escadrilles de croiseurs. Les flottilles de soutien étaient destinées à assurer le transport des Chapitres ci-joints, leur permettant de percer des systèmes de défense lourds sans soutien et d’attaquer une cible précise sans avoir besoin de forces auxiliaires importantes. Elles servaient également à fournir un appui-feu orbital aux forces de la Legiones Astartes engagées dans la bataille et une base pour les vaisseaux d’interface de la Légion, soit pour servir de ligne de ravitaillement orbitale, soit pour lancer des frappes aériennes ou des missions de blocus. En revanche, les flottes de patrouille maintenaient un plus petit contingent de guerriers de la Légion, rarement plus que l’effectif de la Compagnie, et mettaient en œuvre un plus grand nombre de croiseurs à longue portée et de vaisseaux d’escorte élégants équipés d’augures de balayage et d’autres équipements propres aux Dark Angels. Ces escadrons avaient pour mission de rechercher des nids inconnus de Xenos ou des enclaves humaines isolationnistes et belligérantes, tout comme les flottes plus spécialisées des White Scars. Les Compagnies de Légionnaires Astartes qui accompagnaient la flotte étaient utilisées uniquement pour évaluer le niveau de menace des ennemis découverts, en organisant des raids de destruction ou de brèves campagnes de tirs avant de se replier sur leurs forteresses orbitales. Ceux qui étaient jugés dangereux par les vétérans de la Première Légion étaient anéantis de leur orbite et ceux qui étaient marqués comme vulnérables partaient pour la Grande Croisade qui suivait dans le sillage de la flotte.

Avec des actifs répartis dans toute la galaxie, la Première Légion n’avait guère mis l’accent sur le maintien d’un grand nombre de possessions et de forteresses. En effet, il n’existait que deux grands avant-postes détenus par les Dark Angels, l’ancienne forteresse de Gramarye qui abritait les salles du Conseil des Maîtres et les vastes installations industrielles qui produisaient nombre des armes les plus ésotériques de la Légion et qui avaient longtemps été cachées à l’examen du Mechanicum, et la forteresse de l’Ordre de Caliban, acquise plus récemment. Ces deux mondes avaient vu la plus grande concentration d’infrastructures de la Légion, et avaient été tous deux fortement fortifiés et défendus. D’autres exploitations sur Terra, où une partie importante du recrutement de la Légion était encore effectuée, et les cantonnements dispersés des différents Ordres Militants, étaient moins bien défendus, mais n’étaient pas destinés à être des installations de combat de première ligne. Le schéma standard des opérations au sein de la Légion voyait ces fortifications utilisés comme bases de réapprovisionnement pour une force qui était principalement basée dans les halls mobiles de la flotte. Ce n’était qu’en de rares occasions qu’un des Chapitres des Dark Angels retournait dans ses salles pour une longue période de repos, le service de garnison étant laissé aux nouvelles recrues et aux maîtres et sénéchaux avec les gardes du corps de la Deathwing qui assuraient la garde de ces domaines.[17]

Disposition de Guerre[modifier]

Bannières de la Première Légion[18]
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Ces bannières montrent à la fois l’insigne original de la faucheuse ailée de l’ancienne Première Légion Terranne, et la bannière ultérieure des Dark Angels du Lion. Il convient de noter l’emblème de l’Hexagrammaton en conjonction avec l’épée ailée, tandis que la bannière de face montre le symbole original des anciennes Osts de la Première.

Horus avait choisit le moment de déclarer l’instant de sa trahison, établissant des plans pour que les Légions qui menaceraient sa révolte soient divisées et éloignées des combats qui décideraient du sort de l’Imperium. Les Dark Angels, toujours en mouvement et répartis sur le vaste territoire de l’Imperium, avaient été subtilement divisés par les ordres du nouveau Maître de Guerre, mis en place pour patrouiller et faire campagne loin de Terra et éloignés des limites nord des domaines de l’Empereur. Une partie importante de la Légion s’était rassemblée sous les ordres du Lion El’Jonson et avait été envoyée au-delà des limites de l’Imperium dans l’est galactique, très loin des évènements qui allaient arriver et loin de ceux qui pourraient faire appel à eux pour les aider. Caliban et Gramarye avaient tous deux vu une chute soudaine des expéditions de fournitures cruciales et des nouvelles provenant du front lointain de la Grande Croisade, tous mis en cause dans les vicissitudes de la guerre plutôt que dans les ordres dissimulés du Maître de Guerre, les laissant progressivement plus isolés et vulnérables. Selon toute évaluation conventionnelle de la force militaire, les Dark Angels avaient été acculés dans un coin avant même que le premier canon des rebelles ne soit tiré sur Isstvan.

Sur l’ensemble de leurs effectifs, probablement un peu moins de 200 000 guerriers, pas plus d’un tiers avait été envoyé aux côtés du Lion et placé hors de portée de l’Imperium. Il restait donc peut-être 120 000 Dark Angels actifs le long des frontières de l’Imperium, pour la plupart regroupés au sud et à l’ouest de la galaxie en petites forces de combat ne dépassant pas 5 000 guerriers. La plupart de ces forces étaient soit fortement engagées dans des campagnes difficiles, soit fraîchement sorties des champs de bataille et comptaient encore sur leur force. Peu d’entre elles avaient eu la possibilité d’entrer en contact avec les échelons supérieurs du commandement de leur propre Légion ou de celui de la Divisio Militaris qui coordonnait les déploiements de la Grande Croisade, et le Primarque Lion El’Jonson restait loin de la portée de sa Légion sans nouvelles de sa progression ni du sort des troupes qui l’accompagnaient. Les Dark Angels qui restaient étaient par essence aveuglés et, selon la logique militaire acceptée, épuisés. Horus, ses stratèges et ses co-conspirateurs considéraient que des forces si réduites représentaient une menace négligeable pour leurs plans, qu’isolées de tout commandement central, elles seraient incapables de monter une véritable opposition à la rébellion.

Ils se trompèrent lourdement. Parmi toutes les Légions, le système complexe d’Ailes et d’Ordres des Dark Angels avait longtemps défié toute emprise des Loges Guerrières traîtresses d’Horus, niant ce germe insidieux de corruption qui avait entravé la capacité de tant d’autres Légions à réagir rapidement à la nouvelle de la perfidie d’Horus. Les Dark Angels ne furent pas non plus distraits par la confusion qui régnait dans les canaux de contrôle de l’Imperium au lendemain de la révolte de Isstvan, car ils avaient longtemps dédaigné de se soumettre à la surveillance directe des autorités de l’Imperium. Là où d’autres Légions et flottes s’étaient empressées de réagir à l’assaut unifié des forces de l’Architraître et luttèrent pour combattre l’influence du Maître de Guerre dans leurs propres rangs, les flottes des Dark Angels prirent chacune de leur côté l’initiative et relevèrent ce nouveau défi de front. Tenus volontairement à l’écart du conflit initial par les machinations du Maître de Guerre, les Chevaliers-prêtres des Dark Angels ont établirent leurs Chapitres sur ces mondes périphériques qui ont osèrent se déclarer ouvertement partisans du Maître de Guerre, privés de la possibilité de frapper directement les nouveaux centres de pouvoir d’Horus. Les Dark Angels tournèrent leur désavantage vers l’opportunité, chaque flotte étant une menace imprévisible pour les Traîtres et leurs alliés, et plus que capable d’anéantir des forces plus importantes que leur nombre limité pourrait le laisser croire. La destruction et le chaos qu’ils provoquèrent empêchèrent de nombreux systèmes et centres industriels le long des rives sud et ouest de la galaxie de fournir la principale force rebelle, ainsi que de menacer le monde de Barbarus, où vivait la Death Guard, et de ralentir le rythme des troupes de ce monde clé vers le front.

Alors même que les armées de l’Imperium, constituées à la hâte, se dirigeait vers Isstvan V, les Dark Angels étaient pleinement engagés sur une douzaine de mondes éloignés de Terra, utilisant les armes de terreur à leur disposition pour faire des exemples sur les mondes de l’Imperium qui soutenaient le plus vigoureusement le Maître de Guerre. Les enveloppes brûlées et empoisonnées des mondes autrefois peuplés étaient destinées à mettre rapidement fin à toute insurrection, mais ne pouvaient pas endiguer la rébellion qui s’était levée à la suite du Massacre du Site d'Atterrissage sur Isstvan V et l’élan des armées rebelles du Maître de Guerre. Malgré cela, les Dark Angels n’avaient pas hésité à détruire ce qu’ils ne pouvaient pas tenir au nom de l’Empereur, préférant laisser Horus comme Maître de Guerre d’un empire de cendres plutôt que de laisser leur faiblesse temporaire lui céder des territoires, seuls les mondes les plus fortifiés étant à l’épreuve de leurs assauts. Ainsi, pendant les quelques premières années de l’Hérésie d’Horus, la taille limitée des Compagnies des Dark Angels les avait cantonnées dans des raids à petite échelle, beaucoup d’entre elles utilisant les vaisseaux spatiaux supérieur de leurs flottes pour jouer le rôle de pilleurs commerciaux, coupant à la source la chaîne d’approvisionnement des Traîtres. Gramarye et Caliban, bien qu’ils n’ayant jamais été directement attaqués, furent maintenus isolés de la grande guerre, à la fois par les actions des ésotéristes Word Bearers et les étranges pouvoirs qu’ils exerçaient désormais, et par le silence inquiétant de certains échelons de la direction de la Légion. Les Dark Angels restèrent une force puissante, mais divisée et sans cohésion, à l’époque apparemment à peine plus qu’une épine douloureuse dans le flanc de la machine de guerre qu’Horus avait dirigé vers Terra. Pourtant, avec le recul, il est clair que les actions des flottes de la Première Légion avaient privé Horus de la victoire rapide qu’il désirait, car les provisions qu’elles lui refusèrent et le chaos qu’elles avaient semé dans des secteurs qui auraient pu le rallier sans qu’un coup de feu ne soit tiré avaient suffisamment ralenti son avance.

Le refus obstiné des Dark Angels de consolider et d’accorder aux laquais d’Horus une dernière bataille décisive, un assaut provocateur et suicidaire pour exprimer leur colère et leur frustration, a donné à Dorn le temps de rallier les éléments Loyalistes restants autour du noyau de l’Imperium. Il les avait également empêchés de participer à la série de massacres et aux derniers combats qui avaient frappé les Loyalistes au cours des premières années de l’Hérésie d’Horus, la décimation soigneusement organisée par laquelle Horus avait éliminé les obstacles qui se dressaient sur son chemin. Cette stratégie soigneusement choisie laissa les Dark Angels parfaitement placés pour le retour de leur seigneur, posés aux frontières du fragile empire d’Horus et prêts à ce que le Lion donne l’ordre, lâche les chaînes du châtiment impérial et leur donne la permission d’utiliser tous les outils qu’ils possédaient pour provoquer un cataclysme. Le premier coup d’Horus avait échoué, Terra restait hors de sa portée et la Première Légion s’est tenue prête à lui montrer le terrible coût de ses ambitions.[19]

Organisation Chapitrale (Après l'Hérésie)[modifier]

Organisation Chapitrale des Dark Angels.
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Si les Dark Angels ont accepté de diviser leurs forces, les Chapitres qui en ont résulté n’ont pas adhéré strictement à l’organisation exposée par le Codex Astartes. Ces écarts avaient pour but de correspondre à l’héritage des Dark Angels et d’être adapté au mieux à leur quête secrète. Cette structure exclusive perdure encore, même depuis l’arrivée des Marines Primaris de la Fondation Ultima. Néanmoins, pour un observateur extérieur, le Chapitre des Dark Angels ressemble à tous les autres, étant composé de dix Compagnies de cent Space Marines. Les Compagnies sont parfois déployées dans leur totalité, mais leur flexibilité et la multiplicité des zones de guerre où elles sont demandées impliquent que les escouades réunies pour une mission proviendront souvent de plusieurs Compagnies différentes. Mais c’est au niveau du commandement que les Dark Angels sont vraiment différents. Chaque Chapitre possède un certain nombre d’officiers et de troupes spécialisées qui sont un peu en marge des forces de combat, et chez les Dark Angels, ces officiers forment le Cercle Intérieur. Seuls les guerriers qui ont prouvé maintes et maintes fois leur fidélité et leur loyauté au Chapitre sont dignes de faire partie du Cercle Intérieur et de partager le lourd fardeau de la vérité sur le sombre passé des Dark Angels.

La plus haute position au sein des rangs des Dark Angels et de leurs Chapitres successeurs est celle de Grand Maître Suprême. La direction du Chapitre incombe à un concile formé du Grand Maître Suprême et des plus anciens membres du Cercle Intérieur du Chapitre, dont les Grands Maîtres des 1ère et 2e Compagnies, du Reclusiam et du Librarius. Il comprend également un nombre restreint de Maîtres de Compagnie. Certains portent un titre tiré du Codex Astartes, comme Maître de la Flotte ou de l’Arsenal, tandis que d’autres portent un titre propre au Chapitre, comme le Maître des Veilleurs ou le Gardien du Rituel Invisible des Dark Angels.

Le Cercle Intérieur se dessina progressivement au cours des décennies et des siècles qui suivirent la Chute de Caliban. D’un conclave exceptionnel, il devint une organisation formelle, bien que fugitive, dont les ramifications allaient des Dark Angels à leurs Chapitres successeurs. Sans Monde Chapitral, des planètes de recrutement furent établies et de nouvelles générations de Dark Angels furent levées pour remplacer les pertes. La rigueur des exercices et des exigences du Chapitre, insistant particulièrement sur la fraternité et la loyauté, fut transmise aux Chapitres successeurs. Néanmoins, les Maîtres et les vétérans qui conduisaient l’apprentissage turent aux néophytes les péchés de leurs prédécesseurs. Au milieu du 32e Millénaire, les rares survivants de la bataille de Caliban étaient tous incarcérés dans les sarcophages de Dreadnoughts. Les faits furent dissimulés et l’existence des Déchus gardée secrète, à l’exception des quelques membres du Cercle Intérieur présents au sein de chaque Chapitre d’Impardonnés.

Au fur et à mesure qu’un vétéran gagne la confiance des membres du Cercle Intérieur, la vérité lui est progressivement révélée. Ce n’est qu’alors qu’il comprend que depuis des millénaires, les fils du Lion accomplissent leur devoir envers l’Empereur tout en menant une mission secrète, purger la galaxie des traces de leurs frères corrompus.

Les principales différences entre le Codex Astartes et le Chapitre se constatent chez ses deux premières Compagnies de Combat - la Deathwing et la Ravenwing pour les Dark Angels - sont uniques, et certains suspectent leurs effectifs de dépasser la centaine de Space Marines prescrite. La véracité de ces rumeurs est cependant difficile à confirmer, car les éléments de ces Compagnies sont éparpillés et parfois rattachés aux Compagnies de Combat. Le reste du Chapitre suit scrupuleusement le Codex Astartes, avec les 3e, 4e, et 5e Compagnies formant des compagnies de combat, les 6e, 7e, 8e et 9e Compagnies étant des Compagnies de Réserve et la 10e Compagnie étant composée de Scouts.

Le Cercle Intérieur[modifier]

Les décennies, puis les siècles passèrent suite à la destruction de Caliban, et pendant tout ce temps, le Cercle Intérieur prit forme. D’un conclave rassemblé à la hâte, il se mua en organisation secrète s’étendant non seulement aux Dark Angels, mais aussi à leurs Chapitres successeurs. Des planètes de recrutement furent sélectionnées et des générations de nouvelles recrues vinrent remplacer les pertes subies au combat. Les traditions et l’entraînement du Chapitre étaient stricts, et mettaient l’accent sur la fraternité et la loyauté en son sein. Néanmoins, les Maîtres et les vétérans qui instruisaient les aspirants ne leur dirent rien à propos des péchés de leurs pères. Ils turent la vérité, celle-ci n’étant plus connue que par un nombre décroissant de Frères de Bataille.

Le Cercle Intérieur est mystérieux même pour ses membres. Là où de nombreux Chapitres célèbrent les actes glorieux de leurs ancêtres, les Dark Angels parlent rarement de leur histoire, et quand ils le font, ce n’est que par bribes. Leurs enseignements sont dissimulés sous le masque de l’allégorie et du mythe, les mêmes vérités répétées encore et encore sous une forme ou une autre. C’est ainsi que le Cercle Intérieur se replia sur lui-même et tourna le dos à ses propres frères, choisissant délibérément de ne rien révéler aux aspirants de l’histoire du Chapitre.

Des frères silencieux amènent les aspirants devant le Cercle Intérieur afin qu’ils soient jugés. Peu de temps après, ils rejoignent les rangs de la Deathwing, ou disparaissent à jamais. Ce n’est que lors de son accession à la Première Compagnie qu’un Frère de Bataille commence à apprendre les événements tragiques qui se déroulèrent à l’aube de l’Âge de l’Imperium. Il s’agit de la première étape au sein du Cercle Intérieur. Ses membres sont observés des années durant par leurs supérieurs, voire par Ceux qui Regardent dans les Ténèbres, les mystérieuses créatures qui hantent les souterrains du Roc. Seuls ceux qui se sont distingués au combat et ont prouvé leur loyauté envers le Chapitre d’innombrables fois ont la chance de progresser dans la hiérarchie du Cercle Intérieur.

Le nouveau membre du Cercle Intérieur peut croire qu’on lui a révélé toute la vérité, cependant c’est loin d’être le cas. Il existe des cercles dans le cercle ; sa hiérarchie est échelonnée à l’extrême, et chaque nouvelle intronisation s’accompagne d’un rituel complexe. Accéder aux rangs de la 1ère Compagnie n’est que la première étape, car au fur et à mesure qu’il s’élèvera dans la hiérarchie en gagnant la confiance de ses pairs, un frère apprendra de plus en plus de secrets.

Conformément au caractère de leur Primarque, les Dark Angels sont prudents et ont mis en place des rouages afin que les connaissances d’un membre influent du Cercle Intérieur soient passées à son successeur s’il meurt avant d’avoir pu lui révéler ce qu’il sait. Certains secrets ne sont connus que du Grand Maître Suprême, et pourtant, même lui ignore des choses dont une poignée de ses subordonnés a connaissance.

La Deathwing[modifier]

« Ils étaient cernés. Nous écrasions les défenseurs impériaux de Zambeque sous le nombre à mille contre un, mais je sus la bataille perdue où le moment où je vis l’éclair de téléportation et les armures blafardes. »
- Lord Dharcron, Alpha Legion.
La Deathwing attaque !
La 1ère Compagnie est connue et crainte sous le nom de Deathwing, est composée de vétérans, et d’un cadre d’aspirants au rang de Maître nommés Chevaliers de la Deathwing. Leurs nombreux triomphes ont rendu la Compagnie célèbre dans toute la galaxie. La Deathwing combat exclusivement en Armure Terminator de couleur os, jamais en Armure Énergétique, comme c’est souvent le cas parmi les Premières Compagnies des autres Chapitres. En outre, la Deathwing dispose d’une héraldique spécifique. Les armures et les véhicules de la Compagnie sont peints d’un blanc os distinctif du reste du Chapitre. En effet, à l’origine, l’armure des Dark Angels était noire comme la nuit, mais après qu’une simple Escouade de Terminators ait sauvé le Chapitre d’une attaque de Genestealers, il fut décrété que les Armures Terminator seraient peintes en blanc pour honorer ces valeureux guerriers.
  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : la Deathwing

La Ravenwing[modifier]

« La traque ne s’achève qu’après le verrouillage du Linceul Silencius, lorsqu’enfin il dissimule le visage de notre proie et étouffe ses vociférations infernales. »
- Sammael, Grand Maître de la Ravenwing.

La 2e Compagnie des Dark Angels est appelée la Ravenwing. Sa composition est encore plus inhabituelle que celle de la Deathwing. Il s’agit d’une formation très mobile utilisée pour les missions de reconnaissance et les raids, lors desquelles la rapidité l’emporte sur la puissance de feu. Chaque Space Marine est donc embarqué sur une Moto, un Land Speeder ou à bord d’un aéronef. Certains de ces engins sont spécifiques aux Dark Angels et à leurs Chapitres successeurs. Ces escouades d’attaque et de soutien vont au combat à bord de véhicules noir de jais, à l’instar de leurs Armures Énergétiques, la Ravenwing étant la seule Compagnie Dark Angels à avoir conservé la couleur noire pour ses armures.

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : la Ravenwing

Une Combinaison Mortelle[modifier]

La Deathwing et la Ravenwing sont d’autant plus terrifiantes quand elles combattent de concert. Elles sont entraînées pour une mission spécifique - traquer et détruire les Déchus - toutefois ces deux formations ont su s’adapter idéalement à toutes les missions du Chapitre, quel que soit l’ennemi qu’il affronte. Qu’il s’agisse d’une frappe chirurgicale, d’une attaque éclair ou d’un assaut dévastateur, la plupart des armées des Dark Angels incluent des éléments de la Ravenwing et de la Deathwing.

Un Maître, ou tout autre chef d’une force de frappe, laissera le plus souvent ses Escouades de la Deathwing en réserve afin de les faire intervenir par téléportation. Ainsi, les Terminators peuvent porter le coup de grâce, bloquer une contre-attaque adverse ou créer une diversion afin que les autres Dark Angels se regroupent. La Deathwing, particulièrement les Chevaliers de la Deathwing, affronte généralement l’élite de l’ennemi.

La Ravenwing est la formation la plus polyvalente des Dark Angels. Les Maîtres utilisent les troupes de la 2e Compagnie de diverses façons. Les Motards et les Land Speeders se chargent des missions de reconnaissance ou des prises de flanc. Les Escadrons de la Ravenwing foncent vers le centre des lignes ennemies pour les faire voler en éclats. Certaines forces de frappe légèrement équipées se servent des Land Speeders, y compris la variante Vengeance, dans un rôle antichars. Dans le ciel, les Chasseurs Nephilim se chargent de neutraliser les aéronefs adverses. Cependant, le plus étrange des engins de la Ravenwing est sans doute le Darkshroud, dont le champ de force protège les alliés à proximité.

Quand elles œuvrent de concert, la Deathwing et la Ravenwing frappent telles le tonnerre et la foudre, comme deux ailes qui enveloppent leur proie pour l’anéantir. Tout d’abord, la Ravenwing infiltre le champ de bataille, prête à frapper vite et fort. Elle est le prélude à l’arrivée des Terminators de la Deathwing, qui se téléportent et libèrent immédiatement une grêle de mort de leurs Bolters d’Assaut et leurs Armes Lourdes. Les Chevaliers de la Deathwing entrent alors en action et achèvent l’ennemi au corps à corps.

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Héraldique des Dark Angels[modifier]

« C’est un honneur d’être choisi comme Porte-Étendard de Compagnie, et de rejoindre une lignée de héros qui remontent à la Première Légion. Le nom de chaque frère qui a porté une bannière, ainsi que les circonstances de son trépas, sont archivés dans le Reclusiam sur l’Honorium Angelicus - une tapisserie tissée avec les étendards capturés de nos ennemis. Pour achever ton initiation, Néophyte, tu dois mémoriser chaque nom et haut fait afin que leur gloire et leurs sacrifice soient présent dans les mémoires tant que le Roc tiendra. »
- Sergent Scout Estus.
Héraldique des Dark Angels
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ÉTENDARDS SACRÉS

Ces trois Étendards Sacrés Dark Angels datent de l’époque de la Grande Croisade. La coutume veut qu’un seul d’entre eux puisse servir à un moment donné ; les deux autres sont conservés dans le Grand Hall sur le Roc.

Étendard de Châtiment

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L’Étendard de Châtiment rappelle aux Dark Angels que les ennemis de l’Empereur ne pourront jamais être pardonnés. Dans l’ombre de cet artefact sanctifié, ils sont animés du désir de poursuivre le combat quelles que soient les circonstances, abattant leurs ennemis avec la fureur du juste.

Étendard du Courage

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Cet artefact représente le courage et la ténacité inextinguibles qui ont fait la réputation du Chapitre. Sa simple présence pousse les Dark Angels à poursuivre leur attaque sans se soucier des balles ni des coups, et à progresser constamment en lâchant un torrent de feu sur l’ennemi.

Étendard de Dévastation

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L’Étendard de Dévastation est un symbole de résistance et de représailles dévastatrices. Au long de sa fière histoire, il a flotté sur maints derniers carrés, et la légende veut qu’il ait été retrouvé à plusieurs reprises sur des monceaux de cadavres ennemis.


Héraldique de la Légion des Dark Angels[20]
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La Faucheuse était une marque d’honneur souvent associée aux vétérans terrans de la Légion, ceux qui avaient servi pendant la conquête du Système Sol

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Portant la marque ornée de la Première Légion et de l’Hexagrammaton, cette épaulière MkII appartenait à un guerrier de la Grande Croisade

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Cette épaulière Mkll porte la marque d’un initié de la Firewing, et malgré ce titre assez bas, il appartenait à un Consul Invigilator du 9e Ordre

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L’emblème du Lion d’Or qui figure sur cette épaulière MkII marquait les membres de commandement du 48e Ordre, tous issus de Caliban

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La marque de la Stormwing était une vue commune sur la panoplie de l’infanterie de la Première Légion, signifiant leur statut de vétérans de l’infanterie

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Les épées croisées de la Deathwing sur un fond blanc os marquait un guerrier qui avait survécu à une blessure mortelle

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À l’époque de la Croisade de Thramas, ce symbole était devenu l’icône standard de la Légion utilisée par la Première Légion

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Cette icône était l’héraldique personnelle d’un Préteur. L’affichage de telles armoiries personnelles était une caractéristique commune de la Première Légion.

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Croyances[modifier]

« Oubliez vos vies passées. À partir de ce jour, vous êtes des Dark Angels. Plus rien d’autre n’a d’importance ; seul compte le Chapitre. »
- Commandeur Azrael aux nouvelles recrues de la Compagnie des Scouts.

Les Dark Angels, comme presque tous les Chapitres Progenitors, vénèrent leur Primarque presque autant que l’Empereur qu’ils considèrent comme le fondateur de l’Humanité et comme leur créateur. Mais au grand désespoir de l’Ecclésiarchie, ils ne voient en l’Empereur qu’un homme et non un dieu. Mise à part cette entorse aux règles établies, les Dark Angels sont parmi les plus fidèles, les plus dévoués et les plus pieux de tous les Space Marines.

Le but secret des Dark Angels est de retrouver tous les traîtres qui furent dispersés par les sombres forces du Chaos lors de la destruction de Caliban, il y a de cela dix mille ans. Les Déchus, comme ils sont secrètement appelés, sont une honte pour le Chapitre, une tache indélébile sur leur honneur, et ce n’est qu’en les traquant et en les forçant tous à se repentir de leurs péchés que les Dark Angels pourront effacer ce déshonneur aux yeux de l’Empereur et recevoir Son absolution. Le fait que ceux qui se sont rebellés contre Lion soient encore en vie est une insulte faite aux Space Marines créés à l’image du Primarque. Malheureusement, les Déchus ont été éparpillés à travers l’espace et le temps, la quête séculaire des Dark Angels est donc loin d’être terminée. Malgré cela, ils poursuivent leurs recherches et suivent toutes les pistes, aussi minces soient-elles, qui pourraient les mener à un Déchu.

Les Déchus[modifier]

Les Déchus sont les Traîtres Dark Angels responsables du surnom des Loyalistes qui les traquent depuis dix mille ans : les Impardonnés.
Que ce soit seul ou en petit groupe, chaque Déchu a trouvé un moyen de survivre aux millénaires qui ont suivi la trahison de Luther. Un grand nombre a embrassé la puissance des Dieux Sombres et rejoint les rangs des Astartes Hérétiques, et dans le sillage de la Grande Faille, certains sont même parvenus à accéder à l’immortalité démoniaque. D’autres sont réapparus en tant que chefs de quelque culte ou bande de pirates, ou ont été retrouvés en train de mener une vie d’errance aux confins de l’Imperium. Quelques rares d’entre eux ont même pu s’élever en tant que despotes à la tête d’empires planétaires.

Le temps n’a aucun sens dans l’Immaterium. Parfois, un Déchu apparaît sur un monde de l’Imperium en ayant l’impression d’avoir été arraché de la surface torturée de Caliban depuis seulement quelques heures. Pour lui, plusieurs millénaires se sont écoulés en l’espace d’une seconde dans l’abîme de démence du Warp. Rendu fou par cette expérience traumatisante, il se venge férocement sur les serviteurs de l’Imperium, et se fait le vecteur vociférant de tous les secrets que le Cercle Intérieur tente de conserver.

Certains Déchus regrettent leur trahison envers leur Primarque. Incapables de se réconcilier avec leurs anciens frères, ils mènent depuis une existence solitaire. Beaucoup deviennent des mercenaires ou des pirates et voyagent sans dieu ni maître à travers la galaxie. Certains essaient de se repentir et ont pour cela réintégré la société afin d’y travailler pour une noble cause.

Des années, voire des décennies, peuvent s’écouler sans que les Dark Angels n’aient vent d’aucune rumeur au sujet d’un Déchu. Dès que des indices concordants sont décelés, la Ravenwing et la Deathwing sont déployées. Si ces deux Compagnies se sont forgé une réputation glorieuse face aux ennemis de l’Imperium, c’est pour accomplir la mission funeste des Impardonnés qu’elles ont été formées et équipées. La Ravenwing regroupe les meilleurs éclaireurs et les traqueurs, capables de leurrer leur proie afin de la mettre à la merci de leurs frères de la Deathwing, pour lui infliger le coup de grâce avec force, tel un gantelet vengeur.

Une fois emprisonné dans une cellule au plus profond du Roc, un Déchu est harcelé par un Chapelain-Investigateur qui force son frère indigne à se repentir et à confesser ses péchés du passé. Si le Déchu accepte de se repentir, sa mort est rapide et sans douleur, son âme étant désormais sauvée des griffes des Dieux du Chaos, mais en cas de refus, le Chapelain se voit forcé d’utiliser toutes les méthodes lui paraissant appropriées pour le faire se repentir. Cela a généralement comme résultat la mort du Déchu mais cela n’est rien comparé à la sauvegarde de son âme et au fait de pouvoir écrire son nom dans le Livre de la Rédemption.

La plupart de ces traîtres font face à la mort en crachant des malédictions, sachant que leur âme corrompue connaîtra une autre forme de salvation dans le Warp. D’autres acceptent sobrement de payer le prix de leur obstination qui les a poussés en premier lieu à trahir leurs frères.

  • Pour plus de détails, voir l’article dédié : les Déchus
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Patrimoine Génétique[modifier]

Les Ailes des Impardonnés

La plupart des Chapitres Impardonnés imitent l’organisation des Dark Angels, et ont donc des formations similaires à la Deathwing et à la Ravenwing, même si elles ne portent pas les mêmes noms. Ainsi, les Angels of Redemption ont les Redwings, leurs 1ère et 2e Compagnies, alors que les Angels of Vengeance utilisent une Compagnie en Armures Terminator appelée la Dreadwing et une force mobile baptisée Raptorwing pour la Traque des Déchus. Toutes s’en sortent admirablement bien, mais aucune n’a égalé à ce jour la célébrité de la Deathwing ou de la Ravenwing. À l’instar des Dark Angels, les Impardonnés successeurs ont aussi un groupe clandestin qui connaît la vérité sur les Déchus et les événements de Caliban. Chez les Guardians of the Covenant, le Cercle Intérieur et nommé l’Ordre Secret, alors que les Angels of Absolution l’appellent la Confrérie Cachée.

« Honorez l’Apothicaire, car c’est à travers son devoir que notre Chapitre vivra à jamais. »
- Coda de Bellus Menarus, Codex Astartes.

Les gènes des Dark Angels sont parmi les plus purs et les moins dégradés de tous les patrimoines génétiques des Space Marines. Avec l’arrivée du Codex Astartes, la Légion originelle fut divisée en quatre Chapitres dont trois nouveaux. Ces Chapitres sont tous connus sous le nom des Impardonnés et poursuivent la quête secrète des Dark Angels. Il n’existe aucune aberration génétique connue dans le patrimoine des Dark Angels, ce qui peut rendre le faible nombre de leurs descendants suspect. Il est probable qu’il existe d’autres Chapitres successeurs aux Dark Angels, mais leur existence n’est pas prouvée.

Chapitres Successeurs des Dark Angels[modifier]

« Certains, et je m’inclus dans ce nombre, ont accusé les Dark Angels et leurs successeurs de chercher à refonder une Légion. J’ignore à quel jeu de longue haleine joue Azrael, mais en cette époque d’éprouvante, j’estime que de telles questions sont triviales, dès lors qu’ils continuent à servir l’Empereur. »
- Inquisiteur Hallex, Ordo Militum.

À la suite de l’Hérésie d’Horus, trois Chapitres successeurs furent formés à partir de la Légion des Dark Angels, et au fil des millénaires qui suivirent, plusieurs autres Chapitres descendirent des fils du Lion. Lorsque les événements de la fin du 41e Millénaire se précipitèrent, la Fondation Ultima donna naissance à au moins deux Chapitres de Space Marines Primaris supplémentaires créés à partir du génogerme du Primarque Lion El’Jonson, et des rumeurs font même état de plusieurs autres Chapitres similaires.

Angels of Redemption
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Nuls ne sont plus dévoués à la traque des Déchus que les Angels of Redemption. Ce Chapitre a négligé sa mission pour poursuivre ses objectifs secrets d’Impardonné plus souvent que n’importe quel autre. Les menaces de censure inquisitoriale qui planaient sur lui ont été désamorcées par l’ouverture de la Grande Faille. Les rapports sur ses écarts de conduites n’ont jamais pu atteindre Terra et le Chapitre a pu impunément poursuivre sa quête.

Angels of Vengeance
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Nul Chapitre n’est plus sinistre et résolu que les Angels of Vengeance. Leur détermination et leur refus de la retraite sont proverbiaux, et leur mépris pour les taux de pertes élevés a plusieurs fois mis en péril l’avenir du Chapitre. Ils sont implacables dans leur poursuite des ennemis de l’Empereur, même par rapport à d’autres membres de l’Adeptus Astartes, et nourrissent une haine particulière à l’égard des adorateurs du Chaos.

Angels of Absolution
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Les guerriers de ce Chapitre diffèrent des Dark Angels en ce sens qu’ils ne craignent pas la damnation spirituelle. Les Angels of Absolution considèrent que leurs propres péchés ont été lavés par les actions de leurs pères fondateurs loyalistes sur Caliban, mais se considèrent néanmoins responsables du châtiment des traîtres. Ils sont animés de la même détermination que les autres Impardonnés, sans être accablés par leur propre culpabilité.

Disciples of Caliban
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Les Disciples of Caliban sont un Chapitre basé sur une flotte qui frappe à la vitesse de l’éclair. Il fut fondé en M37 au cours de circonstances encore tenues secrètes. Les rumeurs autour de sa création abondent, et les autres Impardonnés pensent qu’ils ont été créés afin de retrouver le renégat connu sous le nom de Cypher. Nul ne sait si les reliquaires qu’ils portent au combat n’ont qu’une valeur symbolique ou s’ils servent un but plus sinistre.

Consecrators
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Les Consecrators sont une énigme. Ils apparaissent sans crier gare et, une fois l’ennemi vaincu, disparaissent tout aussi silencieusement. Ce Chapitre mystérieux arbore toutes sortes de reliques antiques et de modèles d’armure, d’armes et de véhicules aujourd’hui révérés. Les Consecrators semblent avoir hérité du patrimoine militaire de la Première Légion, et le préservent à travers les siècles afin de l’opposer aux ennemis du Lion.

Guardians of the Covenant
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Nul ne connaît la fondation dont sont issus les Guardians of the Covenant, sinon qu’ils appartiennent aux Impardonnés. Leur Monde Chapitral, Mortikah VII se trouve près de la frontière occidentale de l’Imperium, et ils sont réputés pour leur caractère monastique. Leurs bannières, armures et véhicules sont couverts de reproductions manuscrites de pages de grimoires révérés par les Space Marines.

Angels of Defiance
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« Celui qui endure, conquiert ». Ainsi parla Lion El’Jonson au plus fort de la Grande Croisade. La ténacité légendaire du Primarque et la capacité de sa Légion à supporter la douleur afin de vaincre se retrouvent pleinement avec ce nouveau Chapitre Primaris, les Angels of Defiance. Fondés en des heures sombres, ils sont devenus un fanal d’espoir et ont remporté maints honneurs lors de la Croisade Indomitus.

Blades of Vengeance
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Les Blades of Vengeance furent les premiers Space Marines Primaris créés à partir du génogerme de Lion El’Jonson. Ils assistèrent le Primarque des Ultramarines, Roboute Guilliman, lors de sa Croisade Indomitus, et s’y distinguèrent. Lors de nombreuses défenses, ils firent preuve d’une ténacité digne de leur primogenitor, mais montrèrent aussi un grand talent dans l’art d’enchaîner les contre-attaques avec efficacité.

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Au Nom de l'Absolution[modifier]

« Frères, le Codex Astartes appelle ici les officier à exhorter leurs troupes. Or nous sommes les Dark Angels, et nous n’avons nul besoin d’oraison enflammée. Vous savez ce qui doit être fait. »
- Frère-Lieutenant Tarklon, Dernier Carré de Vimox.

Utilisant le Roc comme base mobile, les Dark Angels ont voyagé à travers toute la galaxie pour guerroyer. Rares sont les Chapitre Space Marines capables d’égaler la gloire des Dark Angels, car ceux-ci ont combattu à l’avant-garde d’innombrables croisades impériales. Cependant, cela ne les empêcha pas de continuer à se nommer eux-mêmes les Impardonnés.

L’Ultime Secret

Pendant près de 10 000 ans, les Dark Angels ont gardé secrets les événements désastreux survenus sur Caliban. Ils n’ont jamais révélé la vérité à quiconque en dehors des Impardonnés, car il leur est insupportable que d’autres sachent la honte qui les accable. Ainsi la culpabilité et le secret les ont transformés au fil des millénaires. Depuis cette époque, l’archi-traître Luther avait été gardé captif aux tréfonds du Roc, son existence connue seulement du Grand Maître Suprême et des mystérieux Guetteurs des Ténèbres. Pendant tout ce temps, Luther hurlait. Avec un timbre inhumain, il clamait aussi bien des mensonges que de grands secrets. Lors de ses rares moments de lucidité, Luther implorait qu’on le tue. Or il s’est échappé à présent, par des moyens inconnus et à des fins incertaines.

Une dernière vérité demeure cachée cependant. Enfoui au plus profond de la dernière roche mère de l’ancienne Caliban repose le plus grand secret des Dark Angels. Dissimulé au sein d’une crypte dans laquelle seuls les Guetteurs des Ténèbres peuvent pénétrer, Lion El’Jonson dort. Ses blessures depuis longtemps guéries, il attend le jour où sa présence sera requise, lorsque résonnera l’appel aux armes qui le placera une nouvelle fois à la tête de ses fils pour défendre l’Imperium de l’Humanité.

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Sources[modifier]

Pensée du Jour : Mieux vaut un corps brisé qu’un esprit corrompu.
  • Codex Adeptus Astartes Dark Angels, V8
  • Codex Dark Angels, V6
  • Codex Dark Angels, V4
  • Codex Dark Angels, V3
  • Index Astartes du White Dwarf N°82 (Février 2001)
  • The Horus Heresy, Book Nine - Crusade
  1. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - Unit Organisation and Structure Within the Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - Of Hosts and Orders (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Hosts of the First Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Five Hundred Companions (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Hexagrammaton (traduit de l'anglais par Guilhem)
  6. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Stormwing (traduit de l'anglais par Guilhem)
  7. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Deathwing (traduit de l'anglais par Guilhem)
  8. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Ravenwing (traduit de l'anglais par Guilhem)
  9. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Dreadwing (traduit de l'anglais par Guilhem)
  10. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Ironwing (traduit de l'anglais par Guilhem)
  11. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Firewing (traduit de l'anglais par Guilhem)
  12. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - Of Hosts and Orders (traduit de l'anglais par Guilhem)
  13. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - Lords of the Inner and Outer Circles (traduit de l'anglais par Guilhem)
  14. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - Legion Command Hierarchy (traduit de l'anglais par Guilhem)
  15. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Hekatonystika (traduit de l'anglais par Guilhem)
  16. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - The Forbidden Arsenals The First Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  17. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - Operational Doctrine (traduit de l'anglais par Guilhem)
  18. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - Heraldry of the First Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  19. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - War Disposition (traduit de l'anglais par Guilhem)
  20. The Horus Heresy, Book Nine - Crusade, Chapter The Dark Angels - Heraldry of the First Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)