Corrupteur Nidoreux

De Omnis Bibliotheca
Un Corrupteur Nidoreux.
Une puanteur révoltante plane autour du Corrupteur Nidoreux, dont la corruption coagule l’air lui-même. Un souffle saccadé remplit des tubes luisants de pus quand il pompe le contenu de son incubatum dorsal dans un chuintement de soufflets et le clapotis du bouillon de culture. Certains ennemis regardent avec étonnement cet étrange spectacle. D’autres ouvrent le feu sur le Corrupteur Nidoreux, et les tirs ricochent sur son armure ou font éclater sans mal des pans de chair pourrie. Les plus sensés s’enfuient. Grognant de satisfaction, le Corrupteur Nidoreux juge que sa mixture est prête, et il pointe sa lance à peste. Une remontée gargouillante, une poussée péristaltique, et une gerbe de vase nauséabonde recouvre l’ennemi. La chair fond comme de la cire. L’armure se corrode en bouillonnant. L’âme pourrit et les os tombent en miettes. Quand la dernière de ses cibles est réduite en effluents contagieux, le Corrupteur Nidoreux glousse de contentement, avant de repartir d’un pas lourd en quête de nouvelles victimes.

Il arrive qu’un Marine de la Peste devienne Corrupteur Nidoreux s’il est de ceux qui apprécient le spectacle des victimes des maux de Nurgle. Ceux dont l’âme abrite une cruauté maligne, et se traduit par une dégénérescence physique grotesque. Leur chair se mue en replis de gras qui pourrissent jusqu’à devenir translucides. Leurs yeux coulent de leurs orbites sous forme d’humeur noirâtre, puis les Corrupteurs Nidoreux perçoivent le monde en nuances d’énergie Warp. Leur bouche se mue en suçoir bordé de crocs, et de leurs pores émane une puanteur qui répugne même aux Marines de la Peste. Dans leur esprit éclosent des secrets interdits de Nurgle en matière d’alchimie pathologique, et ils se livrent gaiement à l’invention de maladies.

Quand ces signes se manifestent, l’aspirant Corrupteur Nidoreux est envoyé aux usines à afflictions de la Planète de la Peste. On lui implante dans les tripes un ignoble mécanisme à pistons, et on soude une fois pour toutes un incubatum à son armure. C’est parmi les laboratoires viraux et les cuves à peste bouillonnantes que les impétrants reçoivent l’enseignement de leurs immondes aînés, des êtres si bouffis de corruption qu’ils ont pris racine dans les usines à maladies, tels d’obscènes champignons vénéneux. Ils s’attirent un entourage sectaire qui s’escrime à concocter les maladies parfaites, en guise d’offrandes votives au Dieu des Épidémies.

Quand les Corrupteurs Nidoreux rejoignent leur vectorium, c’est avec un bagage alchimique répugnant. Leur incubatum contient une culture de leur œuvre la plus aboutie, prête à être répandue. Par bonheur, les champs de bataille de l’espace réel grouillent de cobayes…

Grenades Buboniques

Les Grenades Buboniques sont des charges explosives qui projettent des éclats infectés, des spores et un mucus septique provoquant de douloureuses affections chez l’ennemi. Les plus puissantes de ces armes sont appelées têtes de mort. Les Corrupteurs Nidoreux convertissent pieusement ces crânes pourrissants en armes, à l’image des projectiles que jettent les Drones de la Peste démoniaques de Nurgle. Les éclaboussures provoquées par leur détonation sont autant de louanges à la gloire du Grand-père.

Source[modifier]

  • Codex Heretic Astartes Death Guard, V8