Catégorie:Word Bearers

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Les Word Bearers sont les plus zélés des Space Marines renégats. Avant l’Hérésie, eux et leur Primarque, Lorgar, étaient des dévots fanatiques du Culte Impérial, mais l’Empereur, qui avait besoin de guerriers et non de disciples, critiqua leur comportement. Les Word Bearers le prirent très mal et se soumirent aux Dieux du Chaos dont le besoin de vénération dépassait aisément celui de l’Empereur. Les Word Bearers n’adorent pas un dieu précis, mais les vénèrent tous ensemble sous la forme d’un panthéon. Ils font montre de leur dévotion en soutenant des cultes hérétiques et en élevant des cathédrales à la gloire du Chaos sur les mondes qui tombent entre leurs griffes.

Les tactiques utilisées par les Word Bearers dépendent beaucoup des Démons qu’ils utilisent pour répandre la terreur et la confusion chez leurs ennemis. Se considérant plus élevés dans la hiérarchie du Chaos (à l’exception peut-être des Démons Majeurs), ils n’hésitent pas à les sacrifier si cela peut leur rapporter quelques chose.

La Légion des Word Bearers est la seule à inclure encore des Chapelains. Ayant rejeté la foi impériale aux premiers jours de l’Hérésie, les Chapelains des Word Bearers sont maintenant des Apôtres Noirs, inspirant leurs guerriers à offrir leur vie s’il le faut. L’avance d’une force de la Légion ne peut être interrompue que par ordre d’un Apôtre Noir ou par la destruction totale de tous les Word Bearers qui la composent.

Les forces de Word Bearers sont souvent déséquilibrées, omettant par exemple d’inclure des véhicules, la Légion se bat en effet selon les préceptes que reçoivent les Apôtres Noirs au cours de leurs visions. Leur stratégie peut aussi parfois friser la prescience.

Ceux qui ont le malheur de tomber entre leurs mains sont souvent endoctrinés puis forcés à se convertir, avant de mener une vie d’esclavage brève et cruelle consacrée à l’édification d’immenses temple dédiées à la gloire des Dieux du Chaos. Ces derniers savent reconnaître l’utilité de la foi des Word Bearers et leur accordent souvent les services de bandes de Démons afin de les aider dans leurs tâches.

  • Zèle Profane : Les Word Bearers guerroient pour la gloire du panthéon du Chaos, vibrant de fanatisme jusqu’à l’extase sous l’effet de leur catéchisme blasphématoire et des promesses des Puissances de la Ruine.
  • Démagogue : Les Word Bearers sont particulièrement doués pour offrir des contre-arguments aux divers aspects du Culte Impérial. De plus, les Apôtres Noirs sont généralement des orateurs charismatiques, capables d’insuffler à leurs frères une ferveur fanatique.
De toutes les Légions de Space Marines du Chaos, aucune ne voue une haine aussi amère et farouche à l’Imperium que celle des Word Bearers. Fanatiquement dévoués au Chaos dans sa multitude de formes, la croisade impie qu’ils mènent contre l’Humanité a commencé avant même l’Hérésie d’Horus.

Apôtres des Ténèbres[modifier]

« Abattez les idoles ! Détruisez les temples ! Massacrez les prêtres ! Montrez à ces imbéciles qu’ils ne font que vénérer un cadavre pourrissant ! »
- L’Apôtre Noir Harzhan.
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Les Word Bearers ne semblent pas avoir de préférence marquée pour un cri de guerre particulier, préférant chanter sans interruption des extraits de leurs textes impies. L’Apôtre Noir de l’Ost sélectionne avant la bataille un passage approprié, et les Word Bearers le reprennent en chœur au rythme des lourdes percussions apportées sur le champ de bataille ou retransmises par les amplificateurs de leurs Armures Énergétiques.
Les Word Bearers sont les plus dévots de tous les serviteurs du Chaos, et s’enorgueillissent de leur réputation de zélotes fanatiques. Ils brandissent haut leurs étendards et marchent sous des icônes maudites, hurlant des prières haineuses contre l’ennemi tandis que les tambours de cultistes qui les suivent battent un rythme lugubre. L’avance des Word Bearers est un spectacle terrifiant, qui ne fait qu’empirer lorsqu’ils invoquent leurs alliés démoniaques sur le champ de bataille.

Les Word Bearers sont une Légion de fanatiques dont l’histoire est imbibée de sang. Leur foi est telle qu’elle peut les pousser à des actes de don personnel insensé pour les causes les plus abjectes. Ils chantent en permanence des hymnes de dévotion de leurs voix gutturales tandis qu’ils se rendent au combat, détruisant tout sur leur passage au nom de leurs croyances impies. Lors d’un événement majeur de leur histoire, leur dévotion totale fut corrompue pour se muer en une haine éternelle et destructrice.

Alors que la Grande Croisade se répandait à travers les étoiles, l’Empereur fut divinisé par les hommes. Il interdisait pourtant ce genre d’idolâtrie, car Il avait toujours désiré que la logique et la raison prévalent dans la galaxie, plutôt que la foi aveugle. Pourtant, lorsque l’Empereur retrouva Lorgar sur Colchis, Il fut le témoin de nombreux actes de dévotion à Son égard. Les guerriers qui devinrent les Word Bearers admiraient tant leur père spirituel que leur comportement frisait la vénération. Leurs célébrations étaient si démesurées que l’Empereur finit par s’impatienter et demanda à Ses soldats qu’ils combattent, pas qu’ils passent leur temps en prières. Lorgar mena alors la Légion dont il avait hérité à travers les étoiles, toutefois le rythme de ses conquêtes était lent, car ils s’ensuivaient toujours d’une période de reconsécration et d’édification de monuments à la gloire du sauveur de l’Humanité. L’Empereur se courrouça de cette lenteur. Il réprimanda Lorgar et ordonna aux Ultramarines de raser ses constructions, notamment Monarchia, que les Word Bearers nommaient la Cité Parfaite.

L’amertume de Lorgar se propagea lentement dans la Légion des Word Bearers. Certains de ses guerriers, dont le Chapelain Erebus, finirent par éprouver de la haine envers l’Empereur, et celle-ci se répandit tel un poison. Erebus et son complice Kor Phaeron se servirent de leur position pour éloigner davantage Lorgar de l’Empereur. Ils lui dirent que d’autres pouvoirs dans la galaxie acceptaient avec joie la vénération des mortels, et qu’ils récompensaient généreusement les actes de dévotion et les sacrifices accomplis en leur nom. Ce qui débuta comme une noble quête visant à comprendre les univers surnaturels se mua en une étude des forces occultes, puis à la vénération d’entités sinistres. Au départ, cette nouvelle foi des Word Bearers resta secrète, mais lorsque Horus fit sécession, Lorgar ne tarda pas à lui jurer allégeance.

Au début, les Word Bearers établirent des cultes cachés sur les planètes qu’ils avaient conquises et qu’ils contrôlaient, et qui avaient pour mission de recruter des disciples des Dieux Sombres. Ils furent la première Légion à se soumettre au Chaos, et quand l’Hérésie d’Horus commença, ils révélèrent leur véritable nature. Leurs cultes se soulevèrent sur plus d’un millier de planètes, tandis que leurs seigneurs Word Bearers se livrèrent corps et âme aux Dieux du Chaos. Alors que les atrocités commises au nom de leur foi déviante se multipliaient, Lorgar fut élevé au rang de Prince Démon par ses nouveaux maîtres. Il était enfin légal d’un dieu, et les Astropathes racontent que le hurlement extatique qui accompagna la naissance de ce Primarque Démon résonna triomphalement dans le Warp.

Désormais, Lorgar observe sa Légion guerroyer contre l’Imperium depuis le Monde Démon Sicarus. Il orchestre des myriades de conflits et d’attaques, tout en s’assurant que la corruption s’étend secrètement dans tous les domaines de l’Humanité par le biais de cultes secrets. Ainsi, contrairement aux autres Légions de Traîtres, celle des Word Bearers n’a jamais éclaté en d’innombrables groupes, même si ses membres restent éparpillés dans toute la galaxie pour mener à bien leurs missions.

La plupart des champions de Lorgar sont à la fois des chefs de guerre impitoyables et des prêtres du Chaos qu’on nomme communément Apôtres Noirs. Chacun d’eux commande un ost, c’est-à-dire une armée qui équivaut à peu près à un Chapitre Space Marine. Une fois qu’ils ont conquis une planète, les Word Bearers érigent d’immenses monuments dédiés aux Dieux Sombres, et de vastes cathédrales où résonnent es chants et les prières des fidèles, ainsi que les cris de douleur de ceux qu’ils sacrifient au nom de Lorgar. Les Word Bearers mènent une guerre totale contre l’Imperium, qui ne se terminera que lorsque toutes les icônes et tous les édifices voués à cet Empereur qui les a trahis auront été détruits.

Les Apôtres Noirs des Word Bearers obligent leurs ouailles à appliquer rigoureusement leur foi religieuse. Tous les Word Bearers doivent passer une partie considérable de leur journée en sacrifices rituels, en études occultes ou en actes de vénération. Au combat, les Word Bearers sont extrêmement zélés, et marchent sous d’immenses bannières dédiées au Chaos sous toutes ses formes. Ils récitent leur catéchisme tout en combattant, tuant leurs ennemis pour les châtier d’avoir suivi la mauvaise foi religieuse. Les membres des peuples conquis sont forcés de se convertir, et finissent généralement leurs vies dans la violence, en tant qu’esclaves sur des chantiers de construction de temples.

Les Word Bearers suivent scrupuleusement les ordres de leurs Apôtres Noirs, et ces derniers interprètent généralement les ordres de Lorgar par divers moyens ésotériques. La stratégie à appliquer pour gagner une bataille pourra ainsi être dévoilée par la lecture des entrailles d’un captif, par un alignement stellaire ou par la disposition d’osselets jetés sur le sol. Les Apôtres Noirs déclarent comment un combat doit être mené et leurs guerriers leur obéissent sans discuter. La veille de chaque combat, l’ennemi peut entendre des murmurer sinistres qui s’élèvent aux alentours, ainsi que le battement de tambours. Dans leurs rêves agités, les soldats voient la mort venir les chercher. À l’aube, les Word Bearers se lancent à l’assaut implacablement, convaincus qu’ils ne peuvent sauver la galaxie qu’en la livrant au Chaos.

Origines[modifier]

« Depuis les feux de la trahison
« Jusqu’au sang de la vengeance
« Nous prêchons la parole de Logar
« Le Porteur du Verbe
« Fils Aîné du Chaos
« Loué soit-il
« À ceux qui refusent d’entendre
« Nous chantons les louanges de ceux qui ont accepté
« Pour qu’ils regardent enfin la vérité
« Et nous accordent leurs souffrances
« Rougissant la galaxie de leur sang
« Pour apaiser la faim des Dieux. »
- Extrait des trois-cent quarante premiers livres des Épîtres de Lorgar.
Les Premiers Hérétiques.
Lorgar Aurelian, le Primarque de la Légion des Word Bearers, était connu pour être un des plus fidèles adeptes du Culte Impérial. Son zèle à persécuter les ennemis de l’Empereur était inégalé, même parmi ses frères Primarques, et nombreux étaient ceux qui le considéraient comme le plus dévoué d’entre eux. Son caractère fut façonné sur Colchis, l’un des tout premiers mondes à avoir été colonisé par l’homme au cours de l’exploration des étoiles. Les continents de la planète étaient clairsemés d’antiques et étranges ruines, dont personne n’était arrivé à percer le secret, malgré les diverses recherches menées. Les Explorateurs du temps de la Grande Croisade estimèrent la date de sa colonisation au seizième millénaire, bien qu’il fût impossible d’en être sûr. Les érudits impériaux pensent que Colchis était autrefois dotée d’un haut niveau technologique, puis a sombré dans l’anarchie durant les temps troublés de l’Ère des Luttes, tandis que sa culture régressait au niveau de celle d’une société médiévale.

Rares sont les témoignages concernant la civilisation qui émergea des cendres de l’Ère des Luttes, à l’exception des écrits de Lorgar lui-même qui sont scellés dans les coffres les plus secrets du Librarium Sanctus sur Terra. Le Speculum Historiale - le récit des événements de la Grande Croisade rédigé par l’historien Carpinus - parle d’une caste de prêtres appelée l’Alliance, qui reconstruisit Colchis en se basant sur la croyance qu’un jour, un grand chef viendrait les guider hors des ténèbres dans lesquelles leur monde s’était enfoncé. À force de dévotion, les stricts dogmes religieux de l’Alliance se transformèrent peu à peu en un gigantesque système de croyances qui en vint à rejaillir sur tous les aspects de la vie quotidienne. À propos de l’arrivée de Lorgar, Carpinus évoque une comète flamboyante portant le jeune Primarque et venant s’écraser sur le temple le plus important. Lorgar lui-même fait indirectement référence à son "pèlerinage" sur Colchis. Une autre légende évoque la venue d’un enfant étrange à la peau dorée aux portes mêmes du plus grand temple, demandant à recevoir leur catéchisme : l’enfant fut baptisé Lorgar et grandit entre ses murs, assimilant rapidement le credo et les doctrines imposés par l’Alliance. La vérité ne sera probablement jamais connue, et même si certaines réponses se trouvent au sein des lignes impies du Liber Malum, ses pages ne doivent plus jamais être ouvertes.

Quoi qu’il en soit, Lorgar devint l’un des membres de l’Alliance les plus pieux. Il alla répandre ses paroles de foi de par le globe, gagnant de nombreux fidèles grâce à ses dons d’orateur et à son charisme. Il s’éleva rapidement dans la hiérarchie de l’Alliance, et bien que les gens de Colchis l’aimassent, il s’était fait des ennemis parmi ses confrères, jaloux de sa popularité et craignant la menace qu’il faisait planer sur leur pouvoir. Le Speculum Historiale rapporte une histoire racontée par Lorgar à Konrad Curze, le Primarque des Night Lords, durant les célébrations de la victoire sur l’Archi-Hérétique de Dulorth à Boraint. Lorgar lui avait parlé des étranges visions qui l’avaient tourmenté durant ses jeunes années : il avait vu un puissant guerrier portant une épée lumineuse, revêtu d’une armure brillante et d’un casque de bronze ainsi qu’un géant en robes bleues, doté d’un œil unique, qui se tenait derrière lui et avait parlé à Lorgar de l’arrivée prochaine de son seigneur sur Colchis, lui intimant de se préparer à le recevoir. D’après Carpinus, le Primarque était persuadé qu’il s’agissait du chef divin dont parlaient les Cantiques de l’Alliance et, soutenu par son ami Kor Phaeron, il se mit à répandre la nouvelle que leur Dieu serait bientôt parmi eux. Les gens accoururent pour entendre ses paroles, et où qu’il aille il était suivi par des vagues de sympathisants. C’était l’occasion qu’attendaient ses ennemis au sein de l’Alliance, et ils l’accusèrent d’hérésie, craignant que ses sermons ne détruisent le statu quo et ne minent irrémédiablement leur autorité.

Les camarades de Lorgar se rallièrent à lui, affrontant et tuant les soldats venus l’arrêter. Le Primarque lui-même se battit avec passion pour sa cause, et il massacra tous les guerriers que l’Alliance lui envoya. Ses ennemis avaient sous-estimé sa popularité, et un schisme éclata au sein de l’Alliance qui se scinda alors en deux factions, chacune profondément opposée aux doctrines de l’autre, chacune croyant être la seule à pouvoir offrir le salut aux habitants de Colchis. Une immense guerre sainte eut lieu, et la population fut forcée de choisir son camp lorsque les combats prirent de l’ampleur et s’étendirent à toute la surface de la planète. Les conflits firent rage pendant six ans, et nombreuses furent les atrocités commises au nom de la foi. Les partisans de Lorgar étaient en sous-nombre, mais ils étaient menés par un Primarque, et sa puissance était sans égale. Il dirigea de nombreuses batailles, apprenant le métier des armes avec une surprenante rapidité. Ses paroles inspirées élevèrent l’âme et le moral de ses armées, leur faisant partager sa foi en la venue d’un sauveur. Finalement, Lorgar conduisit son peuple à la victoire, prenant le temple dans lequel il avait grandi et tuant les prêtres qui l’occupaient. À la fin de la guerre, les gens se mirent à attendre l’arrivée de l’être divin promise par Lorgar, et moins d’un an après la dernière bataille, un puissant navire volant descendit vers le temple sur un pilier de feu. L’Apocryphe de Skaros rapporte que l’Empereur et Magnus le Rouge se rendirent sur Colchis avec deux escouades de Space Marines des Thousand Sons, afin de rencontrer son puissant seigneur. Lorgar tomba alors à genoux, reconnaissant l’Empereur comme étant le guerrier de ses visions, et lui jura fidélité. Sous les ordres de Lorgar, tous les aspects des croyances de l’Alliance furent dédiés à l’Empereur, et la population de Colchis se réjouit, unie derrière ce nouveau Dieu venu d’au-delà des étoiles.

Les cérémonies de dévotion et les divers témoignages d’allégeance s’étalèrent sur plusieurs mois, et de récentes traductions des plus obscurs passages du Speculum Historiale sous-entendent que ces longues célébrations irritèrent l’Empereur qui désirait avant tout poursuivre au plus vite Sa conquête de la galaxie. Ces traductions citent les événements ultérieurs de la Croisade comme preuves de ce qu’elles avancent, bien que certains érudits accusent Carpinus de tendances révisionnistes basées sur, précisément, la connaissance qu’avait le vénérable historien de la suite des événements. À la fin des cérémonies, l’Empereur offrit à Lorgar le commandement de la Légion des Word Bearers et lui ordonna de faire de ses meilleurs guerriers des Space Marines qui formeraient sa garde prétorienne. Lorgar accepta cet honneur et décréta qu’il quitterait Colchis pour prendre sa place aux côtés de l’Empereur. Il désigna ses plus fidèles partisans pour régenter la planète en son absence, revêtit son armure et partit en compagnie de l’Empereur et de Magnus.

Durant les riches heures de la Grande Croisade, Lorgar et ses Word Bearers s’attelèrent à éradiquer tout blasphème ou hérésie menaçant le royaume de l’Empereur. Parchemins, œuvres d’art, icônes, livres et temples furent systématiquement brûlés ou abattus par l’avancée de la Légion. À leur place s’élevèrent bientôt d’immenses monuments et des cathédrales dédiés à la gloire de l’Empereur, érigés sur les charniers de ceux qui avaient refusé de se convertir. Les plus éminents Chapelains de la Légion écrivirent de nombreux ouvrages traitant de la divinité et de la vertu de l’Empereur, tandis que Lorgar lui-même délivra d’innombrables sermons, convertissant des millions de mécréants par la seule force de ses paroles.

La progression des Word Bearers était lente mais terriblement efficace personne n’échappait au Crozius ou au Bolter. Des planètes entières furent dépeuplées pour avoir refusé de se soumettre à la volonté de l’Empereur. Lorsque ce dernier eut vent du retard pris par Lorgar dans ses conquêtes, Il lui adressa personnellement des reproches, lui rappelant que son devoir était de se battre et non de prêcher. La véritable mission des Space Marines était la reconquête et l’unification de la galaxie sous Sa bannière, pas l’étalage laborieux et coûteux de leur dévotion et de leur piété.

La Purification de Fortrea Quintus

Le monde de Fortrea Quintus était isolé de l’autorité impériale depuis plusieurs siècles, et lorsque l’avant garde de la Grande Croisade atteignit les frontières de son système, ses dirigeants refusèrent de se soumettre et firent exécuter les émissaires de l’Empereur. Les Word Bearers étaient la Légion la plus proche, et bien qu’ils fussent déjà aux prises avec des Orks dans la nébuleuse de Chairak, Lorgar envoya deux mille guerriers avec l’ordre de pacifier la planète en moins de trois mois. Les Word Bearers établirent rapidement une tête de pont et découvrirent que la population vivait dans la misère la plus révoltante, tandis qu’une aristocratie corrompue et impitoyable s’enrichissait sur son dos. Une armée disciplinée et bien entraîné défendait les nobles, équipée d’armes avancées et de machines de guerre. Les Word Bearers repoussèrent leurs ennemis, tandis que leur Capitaine, Jarulek, poussait la populace à se soulever par des discours enfiévrés. Le peuple de Fortrea Quintus commença à se joindre en nombre croissant à l’avancée des Word Bearers, jusqu’à ce que Jarulek dirigeât plus d’un million d’hommes.

Un mois après l’arrivée des Word Bearers, Jarulek, à la tête de ses nouveaux fidèles, lança une offensive sur le dernier bastion de l’aristocratie de Fortrea Ouintus, le Palais de la Lumière. Ses alliés indigents, armés seulement de lances et de pistolets, subirent de lourdes pertes, mourant par milliers alors qu’ils se lançaient à l’assaut des bunkers et des tranchées labyrinthiques qui défendaient les portes principales. Pendant ce carnage, les Word Bearers attaquèrent sur un autre front, prenant les défenseurs par surprise et occupant le cœur du palais sans rencontrer d’opposition sérieuse. Jarulek captura lui-même le régent de la planète et le livra à la foule frénétique des survivants de l’attaque des portes principales. Quatre-vingt-dix pour cent d’entre eux étaient morts, tandis que seuls quelques Word Bearers étaient à déplorer comme pertes. Suite à sa victoire, Jarulek organisa l’endoctrinement de la population, et lorsque les Adeptes de l’Administratum arrivèrent sur Fortrea Quintus, ils furent horrifiés par la manière brutale dont les Word Bearers avaient utilisé la population, mais ne purent que constater que ses survivants étaient aussi fidèles que sur n’importe quel monde de l’Imperium.

(Note historique : Fortrea Quintus a ultérieurement été purgée par les Blood Angels lorsque ses habitants ont rejoint Horus lors de l’Hérésie en supprimant ses dirigeants impériaux. On pense que les Word Bearers avaient semé les graines de la corruption dès leur arrivée sur la planète.)

Lorgar fut anéanti. De retour à bord de son cuirassé personnel, le Fidelitas Lex, le Primarque refusa de parler à ses lieutenants non plus qu’à ses Chapelains. Il se débarrassa de son Armure Énergétique et ne se vêtit plus que d’un sac, sa peau dorée recouverte de cendres. Il pleura les ordres de l’Empereur pendant un mois. Pendant ce temps, la Légion des Word Bearers demeura immobile et silencieuse dans les profondeurs de l’espace, d’en l’attente d’un ordre, quel qu’il soit, de la part de son Primarque.

Le Maître de l’Humanité apprit la réaction de Son fils. Il s’apprêtait à le réprimander de nouveau, lorsque des nouvelles lui parvinrent, indiquant que la Légion avait repris sa Croisade. À présent, les Word Bearers fauchaient les planètes comme du blé mûr. Leurs assauts étaient fulgurants : Lorgar ne prenait même plus la peine de laisser une chance de rédemption à ses ennemis. Le Primarque, plein d’amertume, n’offrait désormais que le glaive, et sa colère suscita d’innombrables holocaustes. Heureux de ce qu’Il vit comme un progrès, l’Empereur s’attela à d’autres problèmes. Ce qu’Il ignorait est qu’Il avait d’ores et déjà été trahi.

Même si Horus fut de fait le premier Primarque à prêter allégeance aux forces des ténèbres, et même si ses Sons of Horus se rebellèrent immédiatement à sa suite, les Word Bearers furent la première Légion à être entièrement corrompue par le Chaos. Lorsque l’Empereur rejeta les témoignages de dévotion de Lorgar, celui-ci se tourna vers des Dieux plus dignes de son adoration. Lorgar trouva ce qu’il cherchait : bien au-delà de la compréhension des mortels, les Dieux du Chaos acceptaient volontiers, voire exigeaient qu’on les vénère. Ainsi, ils se montrèrent généreux avec Lorgar, car son dévouement à ces puissances qui acceptaient ses prières sans rechigner était inégalé. L’ego de Lorgar, toutefois, lui interdisait de devenir le champion d’une divinité précise, et il préféra vénérer le Chaos sous sa multitude infinie d’aspects. Les Word Bearers adoraient un panthéon de Dieux et de Déesses, de princes sombres et de pouvoirs éthérés qui vibraient et bouillonnaient dans les profondeurs de l’Immaterium.

Lorgar affirma plus tard que sa nouvelle allégeance lui avait ouvert les yeux, et lui avait alors montré l’Empereur pour ce qu’il était réellement : non pas un Dieu, mais un mortel irrévérencieux qui n’arrivait pas à comprendre que les hommes avaient besoin d’un guide spirituel. Seul le Chaos permettrait à l’Humanité de repousser les hordes d’extraterrestres qui menaçaient déjà le jeune Imperium. Dans un premier temps, la Légion dissimula sa nouvelle foi, ignorant que nombre de ses frères avaient déjà été eux aussi corrompus. Lorsque Horus défia ouvertement l’Empereur et que ses Space Marines coupèrent tout lien avec l’autorité impériale, les Word Bearers rejoignirent les forces du Chaos. Ils furent la deuxième Légion à renier son serment d’allégeance, et s’en prirent rapidement à celle qu’ils méprisaient le plus, les Ultramarines de Roboute Guilliman.

Alors que les Word Bearers avaient subi les reproches de l’Empereur, les Ultramarines, eux, jouissaient de ses faveurs, car il les considérait comme ses meilleurs guerriers. Lorsqu’éclata l’Hérésie, les Word Bearers, libérés des entraves de leur loyauté, déchaînèrent leur haine sur les fils de Guilliman. Les Ultramarines furent surpris par l’attaque : les Word Bearers parvinrent à les repousser jusqu’à Ultramar, le secteur spatial placé sous leur contrôle, et c’est sur le monde de Calth que la bataille commença. Ses habitants étaient prospères et généreux, ne connaissant ni le besoin, ni la peur. Leur monde était un véritable paradis, ce qui ne devait pas durer.

Durant l’Hérésie, les Word Bearers propagèrent leur foi fanatique dans le Chaos, ravageant un nombre incalculable de mondes.
L’assaut sur Calth fut mené par un des plus grands champions de Lorgar, l’ancien Maître de la Foi Kor Phaeron. Ce puissant guerrier jura de détruire entièrement la planète, et il faillit bien y parvenir. Depuis sa Barge de Bataille, rebaptisée Infidus Imperator, Kor Phaeron supervisa une invasion totale. Les trois planètes jumelles de Calth furent détruites, leur noyau déchiré par de terrifiantes frappes géo-nucléaires. Leur soleil, autrefois clément, fut criblé de métaux mortels et de substances qui décuplèrent son taux de radiation. Au cours du siècle suivant la fin de l’Hérésie, les dernières bribes d’atmosphère de Calth furent finalement consumées, la planète se retrouva privée d’air et ses habitants durent se réfugier dans de gigantesques cavernes. À sa surface, le combat entre Word Bearers et Ultramarines s’éternisait. Les renégats étaient plus nombreux, mieux équipés et plus féroces, mais les Ultramarines ne cédaient pas d’un pouce : si motivés que furent les guerriers de Kor Phaeron, ils n’arrivaient pas à déloger les Loyalistes, nombre desquels étaient nés sur Calth.

La guerre qui eut lieu fut dévastatrice et chargée d’atrocités. Les anciens codes d’honneur furent bafoués et toutes sortes d’armes mortelles furent employées. À la surprise des Ultramarines, les Word Bearers utilisèrent des millions d’adorateurs comme boucliers humains et invoquèrent des hordes de Démons pour mener les assauts. Les renégats, quant à eux, avaient sous-estimé la ténacité de leurs adversaires haïs. Ils furent finalement défaits lorsque des renforts venus de Macragge les chassèrent de la surface de Calth. Kor Phaeron s’enfuit dans l’Immaterium. Les Ultramarines avaient gagné et leur commandant, le Frère Capitaine Ventarus, poserait un jour le pied au milieu des ruines de Colchis, capturant symboliquement le monde natal de la Légion qui avait menacé d’asservir Ultramar.

Pendant que Kor Phaeron menait ses troupes sur Calth, Lorgar avait conduit le reste de la Légion pour détruire le royaume du maître qu’il avait jadis fanatiquement servi. L’horreur des batailles qui s’y déroulèrent dépasse la compréhension des mortels et leurs récits remplissent de nombreux coffres du Sanctus Librarius. Finalement, Horus fut vaincu, et les Légions Renégates durent s’enfuir. Les Word Bearers se replièrent vers l’Œil de la Terreur, et c’est là qu’ils résident encore, lançant des attaques sur l’Imperium dans le but de piller et de détruire, attendant de pouvoir reprendre ce qui fut jadis à eux.

Comme le temps a passé et que les horreurs commises en son nom ont atteint de nouveaux sommets, Lorgar a reçu sa récompense suprême et a finalement été élevé au rang de Prince Démon. À présent, il est réellement régal d’un Dieu et, au dire des Astropathes, les échos vengeurs du cri qu’il a poussé lors de sa deuxième naissance ont résonné dans tout le Warp. Depuis le Monde Démon de Sicarius, Lorgar veille sur sa Légion, dirigeant la multitude de ses guerres et orchestrant la vaste corruption intérieure dont souffre l’Imperium aux mains des sectes du Chaos. Contrairement aux autres, la Légion des Word Bearers a su garder un semblant d’organisation. Chacun des champions de Lorgar combine les qualités martiales d’un brutal chef de guerre et la foi communicative d’un prêcheur divinement inspiré, et porte le nom d’Apôtre Noir. Chacun d’entre eux a sous ses ordres une armée équivalente à un Chapitre de Space Marines, aussi appelée Ost, et ces hordes se sont avéré être une dangereuse menace pour l’Imperium.

Depuis leurs deux bastions principaux, le Monde Démon de Sicarius et le Monde-Usine de Ghalmek, les Word Bearers se lancent dans des guerres de religion impies contre le Royaume de l’Empereur. Ils sèment les graines de la corruption sur chacune des planètes qu’ils attaquent, tissant un réseau de sectes. Heureusement pour l’Humanité, ces cultes sont en constante compétition avec ceux de l’Alpha Legion, un antagonisme qui s’est étendu aux Légions elles-mêmes : bien qu’elles se soient parfois unies pour prendre part aux Croisades Noires d’Abaddon, elles sont généralement séparées par leur rivalité.

Sur les mondes qu’ils attaquent, les Word Bearers élèvent d’immenses monuments à la gloire de leurs Dieux Sombres, et de vastes cathédrales sont érigées là où les chants et les prières des fidèles se mêlent aux plaintes et aux hurlements des victimes sacrifiées au nom de Lorgar. Les Word Bearers sont la seule Légion Renégate à observer d’une manière stricte les préceptes d’une religion et, sous la guidance de leurs Apôtres Noirs, doivent passer une bonne partie de leur temps en communions dépravées, en prières blasphématoires, en sacrifices rituels ou en études occultes. Au combat, les Word Bearers font preuve d’un zèle fanatique, marchant en rangs serrés derrière d’immenses bannières dédiées au Chaos sous sa multitude de formes, récitant des psaumes en se battant, et tuant l’ennemi pour son impiété. La guerre qu’ils ont déclarée à l’Imperium est totale et ne s’arrêtera que lorsqu’ils auront foulé au pied la dernière icône de cet Empereur qui les a abandonnés.

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Histoire des Word Bearers[modifier]

« Entendez le Verbe de Lorgar et vous vivrez éternellement dans la gloire du Chaos. Restez sourds et vous mourrez tous. »
- Ultimatum adressé aux défenseurs des portes de Moergh IV avant sa destruction des mains de Kor Phaeron.
Les Imperial Heralds, les Iconoclastes

À l’origine, la XVIIe Légion se nommait les Imperial Heralds et fut rebaptisée les Word Bearers par Lorgar lorsqu’il prit le commandement. Durant les Guerres d'Unification, les Imperial Heralds vidaient les bibliothèques et enregistrements des ennemis de l’Empereur de tout contenu, car jugé hérétiques ou maléfiques, les détruisant au nom de la Vérité Impériale. Les Imperial Heralds ont répété ce processus sur l’ensemble de Terra, leur faisant gagner le surnom d’"Iconoclastes".[1]

Les Word Bearers sont les descendants du Primarque Lorgar, le sombre apôtre du Chaos et le premier des Primarques à être corrompu par les Puissances de la Ruine. Les Word Bearers cherchaient un être digne de leur vénération, mais lorsque l’Empereur dénonça de telles pratiques, ils se tournèrent vers le Warp et les Puissances du Chaos qui résidaient à intérieur.

Quand la guerre civile a vraiment commencée, ce fut vers la Légion des Ultramarines que la colère des Word Bearers se déchaîna en grande partie. Jaloux de la faveur dont jouissait la Légion de Guilliman, les Word Bearers mirent en œuvre des plans établis des années auparavant. À Calth, un monde dans le domaine des Ultramarines, toute la fureur des Word Bearers se déchaîna, et ce fut seulement après beaucoup de morts et de destruction que la Légion fut repoussée. Bien qu’on ne puisse jamais le prouver de façon concluante, il semble que les intentions de Lorgar en s’engageant aussi complètement à attaquer les Ultramarines n’était pas entièrement basée sur la jalousie. Ce faisant, les Word Bearers ont retenus la plus grande Légion de l’époque loin des événements. Quand les armées du Maître de Guerre ont attaqué Terra, les Ultramarines étaient à des années-lumière et incapable d’intervenir jusqu’à la finalité de la guerre.[2]

Après la défaite du Maître de Guerre, les Word Bearers se retirèrent dans l’Œil de la Terreur, où Lorgar reçut finalement l’apothéose et l’ascension au statut de Démon. Une grande partie de la Légion se réfugia dans le Maelström pour échapper à l’Imperium vengeur, une autre région où Warp et réalité se chevauchent et où seuls ceux qui sont au-delà de l’autorité de l’Humanité osent s’aventurer. À partir de ces deux bases, les Word Bearers propagent la corruption dans tout l’Imperium. La Légion ne vénère pas une seule Puissance du Chaos, mais tire plutôt sa force de multiples sources, promulguant des pactes vils et invitant à la possession par toute puissance qu’elle estime servir le Verbe. La Légion demeure à ce jour un regroupement relativement cohérent, structuré à la manière d’une vaste religion hiérarchique. Les Word Bearers sont la seule Légion Renégate à avoir des Chapelains, bien que ces archi-hérétiques prêchent non pas la gloire de l’Empereur mais celle des Puissances de la Ruine.

L’un des plus grands périls que les Word Bearers représentent pour l’Imperium est la corruption qu’ils cherchent si activement à répandre. Alors que la plupart des autres Légions Renégates se battent pour leurs propres fins ou simplement pour faire couler le sang, les Word Bearers poursuivent la croisade que leur Primarque a commencé à la suite de la censure de l’Empereur il y a si longtemps. Ils cultivent l’hérésie partout où ils voyagent, en subvertissant le Credo Impérial et en utilisant les cultistes comme chair à canon et comme congrégation, souvent en même temps. Pire encore, partout où les Word Bearers foulent le sol, ils ordonnent la construction de vastes édifices dédiés à la gloire du Chaos, asservissant souvent leurs ennemis vaincus et les forçant à se prosterner en adoration devant de nouveaux dieux maléfiques. Par de tels blasphèmes, des populations planétaires entières sont perdues pour l’Humanité, tant dans le corps que dans l’esprit.[3]

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Monde Natal : Colchis[modifier]

Colchis.
Autrefois technologiquement avancée, la civilisation de Colchis avait régressé au cours de l’Ère des Luttes jusqu’à un niveau de type médiéval. L’arrivée de Lorgar fut à la fois une bénédiction et une malédiction : une bénédiction car elle permit à la planète de rejoindre l’Imperium, une malédiction parce qu’elle signa son arrêt de mort. Au cours du bref règne de Lorgar, Colchis prospéra, mais lorsque l’Empereur arriva et que Lorgar prit la tête des Word Bearers, ses remplaçants laissèrent la planète décliner.

Le Feu de Colchis[modifier]

Colchis était un monde des anciens dieux. On dit que la religion était dans l’air, dans le contact du soleil et le goût de la poussière. Pour son peuple, l’adoration des puissances supérieures faisait autant partie de lui autant que les battements de son cœur et les pleurs de ses enfants. Liée à des traditions féodales, Colchis avait été autrefois un monde avancé au niveau de la technologie, mais ces jours anciens furent oubliés durant la Longue Nuit. La vie était facile pour certains et difficile pour d’autres, et tous connaissaient les mêmes vérités que leurs pères avaient connues et que leurs mères avaient enseigné. Le mal venait et abattait des générations, mais ces temps passeront et rien ne changera. La guerre venait comme la pluie et souillait la terre de sang, mais il y avait toujours la promesse de joie même quand tout semblait perdu. Tous les hommes mouraient, et les rois tombaient et de nouveaux se levaient, mais les dieux restaient.

Quand l’enfant Lorgar tomba du ciel de Colchis, sa Légion n’était pas encore née sur Terra, et la foi de Colchis était entretenue par un sacerdoce appelé l’Alliance. Élevé parmi la prêtrise, Lorgar allait grandir pour devenir un membre de l’Alliance. Avec le temps, il se retourna contre ceux qui l’avaient élevé, menant une croisade pour les détruire au nom non pas des anciens dieux, mais d’un seul dieu, un dieu d’or et de lumière qui lui parlait dans ses rêves. Quand l’Empereur arriva à Colchis, et descendit avec Magnus le Rouge à Ses côtés, Il ne faisait aucun doute dans l’esprit de Lorgar qu’il s’agenouillait devant son dieu. À côté de lui, une planète se prosterna et croyait la même chose.[4]

La Destruction de Colchis[modifier]

Lorsque les Ultramarines portèrent le combat sur Colchis, ils trouvèrent un monde dévasté, ses industries tombant en ruine et son peuple s’accrochant désespérément à la civilisation. Suite à la trahison de Lorgar, l’Inquisition ordonna la destruction de la planète et la Barge de Bataille Octavius des Ultramarines bombarda Colchis de torpilles cycloniques. La structure géologique de Colchis était hautement instable, et les perturbations sismiques découlant du redoutable pilonnage achevèrent de déchirer la planète. Aujourd’hui, il ne reste rien de Colchis, et le lieu où elle se trouvait est gardé secret.

Mesure du Temps sur Colchis[5]

L’envergure du monde de Colchis était plus importante que celle de Terra. Ainsi, les indications temporelles du "standard terran", même approximatives, ne permettent guère de se représenter le cycle diurne et nocturne de ses habitants. La période de révolution de Colchis était de cinq ans ; quatre virgule huit pour être précis. Par conséquent, quand un Colchisien déclarait avoir six ans, il était en fait âgé de vingt-huit ou vingt-neuf années terranes standard. Une rotation complète de la planète autour de son axe équivalait à sept virgule un jours terrans standard, soit cent soixante-dix virgule quatre heures terranes. Les humains, malgré toutes leurs facultés d’adaptation, ne pouvaient survivre à un cycle jour/nuit de quatre-vingt-dix heures, si bien que la culture colchisienne avait développé un système de périodes de sommeil et de veille intermédiaires. Ces dernières étaient évoquées sous le terme de "jours" dans de nombreux ouvrages, un "jour" désignant une période de rotation complète de la planète, d’un lever de soleil à l’autre. Ce jour était ensuite divisé en périodes d’environ vingt-quatre heures chacune et qui étaient les suivantes : Grande Aurore, Matinal, Long Méridien, Post-méridien, Vespéral, Froidure, Cœur de Nuit. Ces sous-catégories du jour étaient elles-mêmes divisées en trois périodes, deux de veille et l’une de sommeil, d’une durée d’environ huit heures chacune. Elles étaient appelées levant, midi et couchant, ce dernier correspondant à la période de sommeil ; bien que les habitants avaient l’habitude de dormir moins de huit heures au cours du Matinal, du Long Méridien et du Post-Méridien, et un peu plus longtemps pendant les heures sombres du reste de la journée. Par conséquent, lorsque l’on évoquait le levant de la Grande Aurore, l’on faisait référence aux huit premières heures de la première période de vingt-quatre heures d’une nouvelle journée colchisienne.

Monde Actuel : Sicarus[modifier]

Le Monde Démon de Sicarus vit dans la dévotion fanatique des Word Bearers envers les Dieux Sombres. Des millions de malheureux sont sacrifiés à chaque instant pour satisfaire l’appétit des Puissances de la Ruine.

Le domaine du Primarque Démon Lorgar est le Monde Démon de Sicarus, occupé par la Légion des Word Bearers, sur lequel d’immenses sanctuaires et des temples dédiés aux Dieux Sombres s’élèvent à perte de vue sur la terre sanglante. Des obélisques d’un kilomètre de haut où suspendus des milliers de corps sans vie et barbouillés avec des runes infernales ont été érigés dans chaque quartier. De grands mausolées, cathédrales et de statues géantes, entourées de places grouillantes d’adorateurs, s’étalent autour de la Basilique de la Parole.

Des crânes avec des pattes d’araignée se frayent un chemin à travers l’horizon, chacun accompagné d’un demi-million d’esclaves qui s’efforcent d’élever des structures toujours plus impressionnantes de dévotion et d’adoration aux Dieux du Chaos, construisant de nouveaux temples et sacristies au sommet d’anciens édifices et de cathédrales en ruine. La surface de Sicarus change tout le temps car le travail est constant (même si le temps est toujours difficile à estimer sur Sicarus, son écoulement étant dicté par le flux et le reflux des marées du Warp, il n’est pas une mesure fiable) et alors que les temples s’élèvent toujours plus haut dans les cieux et les royaumes des dieux, toujours plus grands et plus extravagants comme les arbres d’une forêt étouffante qui s’étirent vers le soleil, niveau après niveau, de sorte que la majorité des bâtiments sont à présent souterrains, formant un labyrinthe incroyablement profond de structures interconnectées, toutes vouées au culte du Chaos sous toutes ses formes. En effet, des millions d’esclaves travaillent sous terre, sans jamais voir la surface, creusant d’autres cavernes pour le culte : des cryptes et des sanctuaires profonds et cachés, à des kilomètres sous la surface du Monde Démon.

Sicarus possède deux lunes suspendues bas dans le ciel brûlant, leur surface d’un noir de jais cerclée par des flammes infernales, comme les yeux des dieux qui fixent les mortels.[6] 

Le Conseil Noir[modifier]

Le Conseil Noir est le cercle dirigeant des Word Bearers, et ce depuis l’isolement de Lorgar. Seuls les Apôtres Noirs sont autorisés à poser les yeux sur les membres sacrés du Conseil lorsqu’il est en session. Le Conseil Noir est composé de huit membres, dont les plus puissants sont actuellement Erebus et Kor Phaeron.[7]

La Basilique de la Parole[modifier]

Le siège du Conseil Noir est la Basilique de la Parole - une immense forteresse-cathédrale couronnée de centaines de flèches barbelées de cinq kilomètres de haut, chacune cloutée de pointes dentelées, sur lesquelles sont empalés d’innombrables sacrifices vivants, gémissant dans l’agonie et le tourment alors que leur chair est arrachée de leurs os par des Démons. Le son des entités démoniaques se mêle au chant morbide d’innombrables millions de prédicateurs dans la Basilique, leurs voix étant accompagnées de chœurs démoniaques braillards et du martèlement de l’industrie. Des gargouilles à tête de Démons font jaillir des flammes vives, tandis qu’un flot sans fin de sacrifices est pratiqué dans les chambres ensanglantées au fond de la Basilique et que le baryton profond des voix d’Astartes s’élève dans une cantillation morbide.

À l’extérieur du temple, les cortèges de sacrifiés, forts de dix millions d’âmes, se traînent en un flot ininterrompu d’humanité se frayant un chemin à travers les avenues ensanglantées. Des chérubins aux ailes squelettiques poussant à partir de leurs corps gonflés et infantiles, descendent en piqué sur les masses, et que de l’encens malodorant jaillit des censeurs suspendus aux chaînes qui tirent sur leur peau. De plus en plus de pénitents s’ajoutent constamment aux files, esclaves et odalisques prélevés sur cent mille mondes sur lesquels les Word Bearers ont combattu pour apporter la sainte parole de Lorgar à tous, qu’ils le veuillent ou non. La plupart sont déjà complètement corrompus et voués à l’adoration des Dieux Sombres et vont à la mort de leur plein gré, avec empressement, mais avec une certaine torsion. Les sous-fifres vêtus de noir des Word Bearers surveillent les cortèges, poignardant avec leurs doigts en forme d’aiguilles tous ceux qui avancent trop lentement, les poussant à accélérer le pas.

Huit immenses Gehemahnets entoure la Basilique, et le son de leurs cloches résonne à travers le paysage infernal, accompagné de centaines de milliers de voix d’adorateurs.[8]

Le temps s’écoule plus lentement dans la Basilique qu’ailleurs sur Sicarus, les vents tourbillonnant sur ses flancs fortifiés devenant torrides et paresseux. Ce n’est pas un accident, car l’emplacement de l’édifice a été choisi avec soin par les Word Bearers afin de maximiser et d’étendre le tourment de ceux qui s’y trouvent.[9]

Le Templum Inficio[modifier]

Également sur Sicarus, se trouve l’immense Templum Inficio, foyer du Primarque Démon Lorgar qui médite seul depuis de nombreux millénaires.

Une éternité s’est écoulée depuis que l’Urizen s’est de lui-même isolé de sa Légion, des milliers d’années que le Primarque Démon à la peau dorée occupe seul le Templum Inficio, interdisant à quiconque de déranger ses méditations, malgré les lamentations de ses fils lorsqu’il avait prit cette décision. Entouré d’un désert d’os, le Templum Inficio a été construit par huit millions d’esclaves cultistes, qui avaient tous donné leur vie après son achèvement, tachant les pierres du temple avec leur sang. Les grandes portes du temple furent scellées, pour ne plus s’ouvrir jusqu’à ce que la veillée de Lorgar soit terminée.

Alors que les siècles et les millénaires s’enchaînent, chaque jour, des centaines de milliers de bougies de sang sont encore allumées au nom de Lorgar. Son nom est chuchoté par dix millions de pénitents priant pour son retour. En son absence, le Conseil de Sicarus continue de guider la Légion, veillant à ce qu’elle maintienne son adhésion aux enseignements de son Primarque.[10]

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Doctrine de Combat[modifier]

« Nous en avons tué des milliers et pourtant il en venait toujours plus. Une marée humaine de renégats, conduits devant nos fusils comme du bétail par des géants en armures rouges, chantant des litanies maudites que j’entends encore aujourd’hui. Ils progressaient lentement, du sang jusqu’aux genoux, mais continuaient d’avancer au son d’un tambour dont le rythme lancinant, accompagné d’une mélopée monotone, attaquait les nerfs de mes hommes jusqu’à ce qu’ils craquent. Pourtant, malgré le cruel mépris affiché par leurs maîtres, chacun de ces traîtres est mort avec un sourire béat sur les lèvres… »
- Rapport 3445/rtf/9, Colonel Johann Adronia.

Les Word Bearers appliquent les ordres de leurs Apôtres Noirs à la lettre, et eux-mêmes interprètent la volonté de Lorgar par divers moyens. La clé de la victoire se trouve peut-être dans les entrailles d’un captif précis, dans l’alignement des planètes à un certain moment ou dans les motifs résultant d’un jet d’osselets divinatoires. L’Apôtre Noir révèle comment la bataille se doit d’être menée afin de plaire aux Dieux, et l’Ost lui obéit à la lettre. Avant la bataille, les Word Bearers se rassemblent pour entonner des prières rituelles et chanter des hymnes blasphématoires afin d’affirmer leur foi corrompue. Ces invocations maléfiques obtiennent parfois réponse et les Word Bearers se battent souvent aux côtés des créatures démoniaques issues du Warp avec lesquelles les Apôtres Noirs ont pactisé. Les Word Bearers lèvent leurs étendards et vont au combat sous leurs icônes maudites, rugissant des psaumes et des cantiques de haine accompagnés du son sinistre de tambours, ce qui peut avoir raison des volontés les mieux trempées. La nuit précédant la bataille, l’ennemi peut entendre de sombres murmures partout autour de lui, ce qui, ajouté aux percussions monocordes, met ses nerfs à vif et emplit ses hommes de peur. Leur foi en leur mission de salut de la galaxie est si puissante qu’elle pousse parfois les Word Bearers à marcher vers une mort certaine. Chaque victoire remportée sur eux est extrêmement coûteuse car ils ne cessent de se battre qu’une fois tués.

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Organisation[modifier]

Organisation et Structure d'une Unité au Sein de la Légion (Pré-Hérésie)[modifier]

Bannières des Word Bearers[11]

Les Word Bearers font un usage intensif d’une vaste gamme de bannières, d’icônes et de vexilles à tous les niveaux de la structure de commandement de la Légion. Initialement dérivées de l’écriture runique de l’ancienne Colchis, les bannières en sont venues à afficher des symboles toujours plus inquiétants et avilissants à mesure que l’étendue de la trahison et de la corruption de la Légion a été révélée. En particulier, l’icône du livre brûlé, qui avait une telle signification pour la Légion avant sa honte sur Monarchia, a changé de façon dramatique avec un visage de diable lorgnant surgissant des flammes et lui donnant un sens tout à fait différent et très porteur.

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Les Word Bearers ont suivi une grande partie de la structure des Legiones Astartes lors de leur première incarnation. Les guerriers appartenaient à des escouades, les escouades à des Compagnies et les Compagnies à des Chapitres. Cette structure fonctionnelle est restée en grande partie inchangée depuis l’époque où la Légion était les Imperial Heralds jusqu’à leur trahison ouverte sur Isstvan V. La redécouverte de leur Primarque et l’afflux de recrues de Colchis n’ont pas changé la structure de base de la Légion, mais ont plutôt ajouté des nouvelles strates d’organisation. Ce deuxième niveau d’organisation ne concernait pas la composition des unités sur le champ de bataille, mais l’idéologie de ces unités.

Les Word Bearers utilisaient toutes les configurations d’escouade vues dans les autres Légions, avec une tendance à garder la taille de toutes les unités le plus élevée possible. Alors que les autres Légions pouvaient se contenter ou même favoriser les unités d’une poignée de guerriers, les Word Bearers gardaient généralement leurs unités de ligne à une force bien plus élevée. Les escouades de vingt étaient communes à toutes les Compagnies et Chapitres, et prenaient typiquement une configuration tactique. Ces escouades formaient le noyau de la Légion et la clé de voûte de sa philosophie de la guerre : l’avance agressive et en force des guerriers.

Les escouades appartenaient à leur tour à des Compagnies, généralement au nombre de cent, mais parfois plus ou moins grandes selon la nature de leur rôle. Les Word Bearers avaient tendance à dédier les Compagnies à un rôle particulier sur le champ de bataille, les désignant comme Compagnies d’Assaut, Compagnies de Briseurs de Ligne, Compagnies de Reconnaissance, etc. Ces Compagnies se déployaient souvent en combinaison, montrant une fois de plus la faveur des Word Bearers pour les forces massives et les actions en masse.

Les Compagnies étaient regroupées en Chapitres de 500 à 3 000 guerriers. Chaque Chapitre portait un nom et un sigle basés sur les constellations de la Colchis. Le Soleil Dentelé, le Trône Osseux, le Croissant de Lune, la Main Pleureuse, le Fouet Enroulé, la Porte Exaltée, la Rune Torsadée, la Bride du Grondement, le Calice de la Nuit - chacun se trouvait dans les rangs de la Légion. Ces grandes formations étaient souvent les éléments de base des campagnes des Word Bearers. La plupart des Flottes de Croisades étaient composées d’au moins un Chapitre complet, et les plus grandes pouvaient en avoir plusieurs.

Bien que leurs méthodes de guerre aient souvent été appliquées de façon artisanale, ils ont toujours montré un goût pour l’acte symbolique. La guerre n’était pas seulement un processus, c’était un message, et c’est pourquoi les Word Bearers incluaient souvent des notes sur le spectaculaire dans leurs campagnes pour faire valoir leur point de vue. Un certain nombre de formations uniques dans leurs rangs faisaient écho à cette tendance. À titre d’exemple, le Chapitre de la Faux Brisée était composé d’artillerie blindée, de chars de siège et d’escouades armée de Lance-Flammes montées. Leur rôle était de niveler les villes et les forteresses en une seule attaque et de ne laisser que des décombres brûlés. À noter également le Cercle Cendré. Descendant du ciel avec des Réacteurs Dorsaux, ses membres étaient les destructeurs des faux dieux, des anges gris envoyés pour réduire les bibliothèques et les sanctuaires en cendres et, là où une destruction vraiment durable était nécessaire, au phosphex. Attachés à des Chapitres mais se tenant à l’écart, seuls les plus dévoués pouvaient entrer dans leurs rangs. Beaucoup ont gravi les échelons pour d’accéder au poste de Chapelain.

Il est à noter que tout au long de son histoire, la Légion a fait un usage intensif des auxiliaires qui lui étaient liés. À l’époque où les Guerres d'Unification se confondaient avec la Grande Croisade, la XVIIe Légion recrutait souvent des bandes de partisans militants parmi ceux qu’elle avait conquis. Cette pratique se poursuivit tout au long de la Grande Croisade, et ces formations étaient souvent autant des foules que des formations militaires, mais encore une fois, leur présence dans de nombreuses campagnes a renforcé la capacité de la XVIIe qui disposait ainsi d’une force écrasante contre un ennemi.[12]

Hiérarchie de Commandement de la Légion[modifier]

Lorgar était à la fois commandant et père spirituel de sa Légion. La hiérarchie de commandement au sein de la Légion reflétait cette double nature, divisée entre le militaire et le spirituel, entre l’esprit et le cœur. D’une part, la Légion suivait des lignes d’autorité simples et robustes. Un Maître de Chapitre dirigeait un Chapitre, un Capitaine dirigeait une Compagnie et un Sergent dirigeait une escouade. Il était courant pour un Maître de Chapitre de désigner un des Capitaines comme "Sous-Commandant" pour agir comme son Lieutenant. Le deuxième pilier d’autorité au sein du Chapitre était spirituel. Les Chapelains, bien que théoriquement rattachés aux Compagnies et aux Chapitres, étaient en réalité une fraternité autonome. Bien que chacun était un guerrier, leurs préoccupations n’étaient pas les affaires du commandement direct, mais la force de l’esprit de leurs frères, la clarté de leur but et la pureté de leurs actions. Chaque Chapelain s’intégrait dans sa propre hiérarchie, avec des niveaux de connaissance et de respect croissants. Les Hauts Chapelains étaient les dirigeant de leur fraternité, et au sommet se trouvait le Premier Chapelain.

Les deux chaînes d’autorité au sein des Word Bearers se sont souvent croisés et brouillés. Bien qu’ils étaient théoriquement séparés, aucun modeste Capitaine de Ligne ne remettrait en question l’autorité d’un Chapelain Supérieur. Étant donné que les raisons du combat étaient aussi importantes pour les Word Bearers que la victoire, les décisions concernant le déroulement d’une guerre ou d’une bataille étaient souvent prises par les Chapelains et promulguées par les commandants. Ce flou et cette fusion du commandement spirituel et militaire étaient également présents dans le cercle intérieur de Lorgar. Ce groupe rassemblait l’état-major de la Légion, et comprenait à la fois des Commandants et des Chapelains. Même au sein de ce petit groupe, il y en avait deux qui détenaient plus de pouvoir et d’autorité que tous les autres. Les noms de Kor Phaeron et d’Erebus sont maintenant lourds d’infamie, et on ne peut s’empêcher de se demander si le destin de l’Imperium n’aurait pas été différent si ces deux-là n’avaient pas été les conseillers les plus fiables de Lorgar.[13]

Disposition de Guerre[modifier]

Depuis dix mille ans, la Légion des Word Bearers est organisée pour un seul et unique but : répandre le culte des Dieux Sombres dans toute la galaxie.
Les effectifs des Word Bearers au moment du Massacre du Site d’Atterrissage de Isstvan V était estimée à environ 140 000. Il est maintenant clair que ce chiffre était mensonger. Quatre décennies plus tôt, lorsque la Légion avait été réprimandée à Khur, elle était forte d’environ 100 000 hommes. Il était clair qu’elle avait connu une augmentation notable dans son recrutement. Les Word Bearers avaient acquis une force bien plus grande, au-deçà des seulement 40 000 guerriers officiellement supplémentaires. Un recrutement massif sur toutes les planètes qu’ils avaient conquis, et l’utilisation de l’implantation rapide de gènes et du psycho-endoctrinement signifiait que, selon certains rapports, leur nombre pouvait même rivaliser avec celui des Ultramarines. Il est certain que l’ampleur de leurs actions durant les premières phases de la guerre, et les pertes qu’ils ont subi, indiquent que peu d’autres Légions auraient pu rivaliser avec eux en taille.

En plus de l’augmentation du nombre des Word Bearers, le nombre de guerriers assujettis et de fanatiques à moitié sauvages qui les accompagnaient avait atteint un nombre extraordinaire. Lors de la phase d’extermination du Massacre du Site d’Atterrissage de Isstvan V, un survivant a estimé qu’une horde de 50 000 individus fit face à l’enclave Loyaliste de Nurin. Le fait que de telles forces aient été perdues et que d’autres se soient déchaînées dans les années qui ont suivi, monde après monde, montre que les Word Bearers disposaient de millions d’autres personnes prêtes à mourir sous leur commandement.

Étant donné les actions des navires de la classe dite Abyss dans les campagnes ultérieures, il est également clair que Lorgar avait augmenté la force navale de sa Légion, peut-être à des niveaux qui dépassaient celui des Imperial Fists, dont on pensait à l’époque qu’ils contrôlaient la plus grande flotte, toute Légion confondue. Une telle augmentation de force, et la délicatesse avec laquelle elle fut dissimulée, indique que Lorgar s’était préparé à la guerre et au carnage qui allait suivre.[14]

Organisation (Après l'Hérésie)[modifier]

De toutes les Légions Renégates, celle des Word Bearers est la seule à avoir conservé un semblant de son ancienne organisation et de ses anciennes croyances. Ces croyances sont devenues hérésies, et l’antique discipline impériale sert à présent des maîtres plus sinistres, tout en étant néanmoins un reflet distordu de leur gloire passée. Les bandes guerrières des Word Bearers, aussi appelées Osts, sont éparpillées au travers de l’Œil de la Terreur et du Maelström, chacune commandée par un Apôtre Noir, qui remplit les fonctions de Chapelain et de Commandant : vétérans de milliers de batailles, ils sont la quintessence d’un guerrier du Chaos. Ces tueurs impitoyables font des pactes innommables avec des entités du Warp, profanant rituellement le Crozius Arcanum qui fut le symbole de leur office en y emprisonnant une créature démoniaque. Ils sont un douloureux rappel que même les plus vertueux serviteurs de l’Empereur peuvent être déchus. La taille d’une armée varie énormément d’un Ost à l’autre, depuis l’équivalent d’une Compagnie de Bataille de Space Marines jusqu’à atteindre, plus rarement, les effectifs d’un chapitre entier. Leur organisation varie également selon les caprices de l’Apôtre Noir qui les commande. Celui-ci peut par exemple modifier la structure de la hiérarchie de son Ost, sans motif valable apparent. La raison d’être de tels changements continue d’intriguer les stratèges impériaux, car ils entraînent parfois les Word Bearers dans des impasses tactiques ou les poussent à adopter des formations peu maniables sans précédent. Ces derniers acceptent ces changements sans poser de questions : personne n’oserait critiquer les décisions d’un Apôtre Noir. L’organisation la plus commune est à peu près équivalente à celle d’une Compagnie de Space Marines, ses effectifs divisés en escouades d’en moyenne douze guerriers, chacune commandée par un Champion tentant d’émuler la foi et les compétences martiales de l’Apôtre Noir dans l’espoir d’être choisi pour lui succéder à sa mort.

Crozius Maudit

Au cours de l’Hérésie d’Horus, la plupart des Chapelains résistèrent à la corruption du Chaos et furent assassinés par leurs frères. Les Chapelains des Word Bearers, en revanche, embrassèrent volontairement le Chaos et, dans un acte de foi, profanèrent rituellement leurs armes. Ces Crozius Maudits sont de puissants talismans du Chaos, prouvant que même les plus pieux serviteurs de l’Empereur peuvent succomber à la damnation.

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Héraldique des Word Bearers[modifier]

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Aspect général Pré-Hérésie des Imperial Heralds.

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Aspect général Post-Hérésie des Word Bearers.

L’écarlate profond de l’armure des Word Bearers est encadré d’acier poli. Parfois, leur harnois est orné d’inscriptions en colchisien, des successions de runes abjectes de l’impie Livre de Lorgar.
Les tête infernale est le symbole des Word Bearers. Maintes variations en ont aperçues sur Vigilus.
Les Porteurs de l’Illumination, aux ordres de Deshamentus.
Les grimoires dépeints sur l’armure des Word Bearers symbolisent leur savoir blasphématoire.


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Légion des Word Bearers : Iconographie des Chapitres[15]

Du Ciel de Colchis : La Légion des Word Bearers a été subdivisée en plusieurs Chapitres différents, chacun portant un nom et une icône représentant une des constellations de Colchis, le monde d’adoption de leur Primarque Lorgar.
Voici une sélection d’icônes montrant certains des Chapitres connus pour avoir été présents lors du Massacre du Site d’Atterrissage.

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Le Soleil Dentelé : Tactica : Attaques Tactiques au Sol

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Le Trois Fois Couronné : Tactica : Guerre d’Attrition

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L’Étoile du Jugement : Tactica : Assauts sur Terre Brûlée

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Le Trône Osseux : Tactica : Attaques par des Vagues d’Infanterie

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La Faux Brisée : Tactica : Attaque des Infrastructures

Héraldique de la Légion des Word Bearers[16]
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Icône de la Légion

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Icône de la Légion avec l’écriture Colchisienne

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Symboles Géométriques dérivés de l’Enseignement de Lorgar

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Autres Symboles Géométriques dérivés de l’Enseignement de Lorgar

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Support Lourd

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Héraldique Personnelle du Haut Commandement

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Icône de Sous-Culture Non Identifiée

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Variante de l’Icône de la Légion

Iconographie de Chapitres de la Légion des Word Bearers[17]
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Chapitre des Muets

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Chapitre des Muets, variantes du cadre de commandement

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Chapitre sur la Main Écorchée

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Chapitre des Étoiles Sépulcrales

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Chapitre de la Comète Noire

La Légion d’Antan[18]

Au moment de la Bataille de Calth, le rouge artériel et le noir abyssal d’abord porté par le Chapitre du Soleil Dentelé s’était généralisé dans toute la Légion. L’utilisation de l’ancienne écriture runique de Colchis, autrefois largement utilisée pour indiquer le rang, le statut, le rôle et les actes d’un Légionnaire d’une manière compréhensible uniquement pour les autres membres de la Légion et à des degrés divers selon le niveau d’initiation dans ses mystères, a également été presque entièrement supplantée. Les runes en vinrent à être remplacées par une géométrie ésotérique distinctive, lisible uniquement par ceux qui sont imprégnés des mystères que leur révéla Lorgar à la suite de son voyage dans le Grand Œil.

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Escadron Tactique de la XVIIe Légion

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Chapelain de la Légion

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Icône de la XVIIe Légion

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Croyances[modifier]

Fidèles aux croyances de Lorgar lui-même, les Word Bearers sont persuadés d’être les hérauts d’une nouvelle ère de servitude religieuse. Les masses ne pourront être sauvées du péril extraterrestre et des luttes fratricides qu’en s’unissant dans l’adoration d’un Dieu unique. Une seule puissance est digne d’une telle vénération : la sombre majesté du Chaos. Chacun des Word Bearers est un missionnaire apportant les ténèbres, prêchant la seule vraie foi à qui l’acceptera et exterminant ceux qui la refusent. Leurs croyances sont simples : ceux qui ne se soumettront pas au Chaos mourront.

Démagogue

Les Word Bearers sont particulièrement doués pour offrir des contre-arguments aux divers aspects du Culte Impérial. De plus, les Apôtres Noirs sont généralement des orateurs charismatiques, capables d’insuffler à leurs frères une ferveur fanatique.

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Patrimoine Génétique[modifier]

Même si le patrimoine génétique des Word Bearers semblait pur, les événements suscités par l’Hérésie d’Horus ont révélé une faille dans leurs gènes. Les Space Marines de la Légion des Word Bearers ont une tendance nettement marquée à l’obscurantisme et font preuve d’une obstination frôlant la démence. Depuis l’Hérésie, leur implant génétique a été irrémédiablement corrompu et ces défauts se sont accrus dans des proportions gigantesques. Les Word Bearers ne sont pas spécialement sujets aux mutations, mais ceux qui en sont dotés sont tenus en haute estime au sein de leur Ost.

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La Parole de Lorgar[modifier]

Depuis qu’ils se sont mis à vénérer les Dieux du Chaos au détriment de l’Empereur, les Word Bearers ont décoré le rouge sombre de leurs armures avec des inscriptions en Langue Noire. Des parchemins dévotionnels en peau humaine proclament des extraits tirés du Livre de Lorgar, un écrit blasphématoire qui détaille la philosophie du Primarque, sans parler de phrases rituelles censées attirer les Démons. Les Word Bearers portent bien leur nom, même si leur credo n’est plus la célébration de la gloire de l’Empereur, mais celle des Puissances de la Ruine qui étendent leur influence sur toutes les réalités.

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Sur l’impulsion des premiers Apôtres Noirs, l’armure des Word Bearers passa du gris acier à la couleur du sang coagulé. Les scripts qui décoraient les armures changèrent eux aussi, car au lieu de devises impériales en Haut Gothique, ils furent remplacés par des écrits runiques suite à la grande censure subie par la Légion, ainsi que de symboles ésotériques recelant des sens cachés.
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Alors qu’un Word Bearer accumule les dons des Dieux Sombres, son apparence change pour refléter son statut. Ceux qui excellent lors d’une bataille - ou au cours d’un sacrifice particulièrement sanglant - ont souvent des runes Colchisiennes inscrites sur leur armure par un sorcier ou un Apôtre Noir, ce qui améliore les protections ésotériques face aux horreurs métaphysiques.
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Avant le début de l’Hérésie d’Horus, l’icône en forme de livre des Word Bearers représentait la recherche de la vérité. Désormais, c’est un symbole de grimoires arcaniques et d’invocation démoniaque. Les élus de la Légion sont des encyclopédies ambulantes, et les paroles blasphématoires qui s’écoulent de leurs lèvres affaiblissent le voile entre les mondes pour aider les Démons à se manifester.
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Les vétérans des Word Bearers arborent souvent des icônes hermétiques créées d’après les symboles géométriques imaginés par Lorgar pour invoquer et asservir des entités de l’Empyrée. Les symboles les plus extrêmes invitent les Démons à prendre possession du corps du Space Marine du Chaos. Seuls les plus dévots acceptent de s’unir ainsi avec les pouvoirs les plus impies de l’univers, car ils échangent leurs âmes contre un pouvoir incommensurable.
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Annales des Ténèbres[modifier]

Les Word Bearers ont provoqué mains désastres au cours des millénaires, mais seuls ceux qui s’intéressent aux événements ésotériques peuvent discerner un canevas derrière leurs actions. En effet, leurs raids ne sont pas dénués de sens, car ils agissent comme sacrifices d’un grand rituel destiné à accroître la puissance du Chaos.

Annales des Ténèbres
  • La Guerre des Statues

L’Iconoclastic Brotherhood envahit la planète Conqueror’s Due. Ce monde avait été jadis le site d’un triomphe impérial, et est recouvert de statues de centaines de mètres de hauts représentant les Primarques et l’Empereur. Les Word Bearers et leurs serviteurs défigurent de nombreuses effigies, abattent les autres à l’aide de charges à fusion, et ce pendant que la tempête d’un assaut planétaire fait rage autour d’eux. Les Cyclopeans, une Legio Titanique du monde proche de Vellung, lance une contre-invasion à l’aide d’énormes vaisseaux de transport et lamine les Word Bearers, cependant les machines divines sont détruites après que les Space Marines du Chaos aient achevé un grand rituel en l’honneur de Tzeentch qui permet de donner vie aux statues.

  • La Contre-croisade

Au cours de la Croisade Thorados, les Black Templars sèment la destruction dans le secteur rebelle d’Invernus. Les Word Bearers qui avaient déclenché l’insurrection organisent une contre-croisade et affrontent les Black Templars à plus de cent reprises. La guerre s’amplifie alors que d’autres Légions de Traîtres et des Démons affluent. Lorsque les combats cessent, le secteur jadis populeux a été ravagé, et six de ses planètes ont été dévorées par des flammes radioactives.

  • Le Fanal du Saint

Le Monde-Sanctuaire de Nepthys Madrigal est le dernier bastion de résistance face à une incursion empyrique du Seigneur Vileblight, un Démon Majeur de Nurgle. Son sol est si sacré et ses guerrières de l’Adepta Sororitas sont si valeureuses que l’épidémie de Pustulose Mortelle de Vileblight est circonscrite est éradiquée en quelques heures. Frustré, le Démon Majeur invoque une dette ancienne pour appeler à l’aide l’Apôtre Noir Kor Daradan. Un mois plus tard, les Word Bearers attaquent Nepthys Madrigal.

En tant que mortels, ils n’ont pas à craindre les sceaux de bannissement de la planète, et peuvent les franchir librement, contrairement aux Démons. Ils s’en prennent aux Sœurs de Bataille et les obligent à évacuer la population. Le conflit dégénère en guerre d’usure lors de laquelle les Space Marines du Chaos se font un devoir d’abattre les temples et les sanctuaires impériaux, ce qui affaiblit les sceaux. La planète finit par succomber sous une vague de contagion et une attaque massive de Portepestes.
  • Le Tribut de Sang

Des diplomates T'au parviennent à une paix fragile sur Ur-Clemait, un monde longtemps ravagé par une guerre civile. La majorité de la population est satisfaite de ce cessé-le-feu, toutefois les anciens et les prêtres se rebellent en insistant pour que le "Tribut de Sang" continue d’être versé. Les T’au sont circonspects mais poursuivent l’assimilation de la planète. Toutefois, les Word Bearers finissent par arriver, courroucés que le tribut de sang ne soit plus versé. Ils attaquent Ur-Clemait en chantant pour apaiser les Dieux Sombres, tout en massacrant les humains et les Xenos. La Caste du Feu intervient, et le monde est plongé dans une guerre bien pire que celle qui faisait rage auparavant.

  • Les Lunes Maudites de Thranix

Les Word Bearers soumettent des cultes industriels afin qu’ils tracent de gigantesques étoiles à huit branches sur les lunes de Thranix. La planète ne tarde pas à être submergée par les Démons.

  • Nuée Démoniaque

Le Monde-Frontière de Gruelbowl est le site d’un sacrifice de masse ignoble, et pas seulement d’humains, mais aussi de Korsaires Orks capturés, de parias Aeldaris et d’ambassadeurs T’au. En dépit de l’intervention d’Alaitoc, le rituel est achevé.

La Grande Faille s’ouvre dans l’espace au-dessus de Gruelbowl, mettant la planète à la merci des Apôtres Noirs qui ont orchestré sa perte.
  • Les Pylônes Noirs d’Irradium Alpha

Envoyés par Abaddon pour détruire les mégalithes d’annulation psychique de ce qui semblait être un monde désertique, les Word Bearers doivent livrer un combat imprévu contre une nuée autoréparatrice Canoptek, prélude d’un assaut de Nécrons cachés sous la surface. Ce n’est qu’en invoquant des Démons de Khorne en versant leur propre sang que les Word Bearers brisent l’étau qui se resserre et accomplissent leur mission.

  • La Guerre des Faux Prophètes

Le Culte de l’Impureté s’enracine après que des Word Bearers aient été aperçus sur la route du pèlerinage de Macharius. Ses membres se multiplient en secret, et le seul signe de leur allégeance est un Sceau de Pureté imitant ceux de l’Adeptus Astartes, que les cultistes greffent au-dessus de leur cœur. Commandés à distance par des Apôtres Noirs, les membres du culte se répandent dans le Segmentum Pacificus et commencent une guerre civile qui oppose six Chapitres de Space Marines à des milliards d’égarés et de damnés.

  • La Fin de l’Exil

Suite à la fin de l’Hérésie d’Horus sur Terra, Lorgar bat en retraite, hors de l’univers matériel, et s’enferme dans son sanctuaire de Sicarus pour faire pénitence. Mais alors que le 41e Millénaire touche à sa fin et que la Grande Faille s’ouvre, la rumeur affirme que Lorgar a quitté son ermitage et qu’il est revenu dans l’univers matériel afin de prêcher la parole du Chaos. Il serait à la tête d’une armée unifiée de Word Bearers d’une taille colossale, et animée d’une conviction sans faille.

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Sources[modifier]

  • Codex Heretic Astartes Chaos Space Marines, V8
  • Codex Marines du Chaos, V3 ; 2ème édition
  • The Horus Heresy, Book Two - Massacre
  • Index Astartes du White Dwarf N°102 (Octobre 2002)
  • Imperium Nihilus : Vigilus en Flammes, 2019
  • Warhammer 40 000 JdR - Deathwatch : First Founding
  • ANTHONY REYNOLDS, Dark Apostle, Black Library, 2008
  • ANTHONY REYNOLDS, Dark Disciple, Black Library, 2008
  • ANTHONY REYNOLDS, Dark Creed, Black Library, 2010
  • ANTHONY REYNOLDS, Torment - A Word Bearers Short Story, Black Library, 2012
  • DEMBSKI-BOWDEN AARON, Le Premier Hérétique - Corruption, Black Library, 2010
  • THORPE GAV, Lorgar - Porteur de la Parole, Black Library, 2017
  1. Informations issues de Le Premier Hérétique - Corruption, Chapitre Dix-Neuf - Confession - Restauration - Les Gal Vorbak de DEMBSKI-BOWDEN AARON, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
    Informations issues de The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Origins : The Heralds of Truth (traduit de l'anglais par Guilhem)
  2. Warhammer 40 000 JdR - Deathwatch : First Founding, Chapter III : The Traitors Legion - Word Bearers (traduit de l'anglais par Guilhem)
  3. Warhammer 40 000 JdR - Deathwatch : First Founding, Chapter III : The Traitors Legion - Word Bearers - Dark Apostles (traduit de l'anglais par Guilhem)
  4. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - The Fire of Colchis (traduit de l'anglais par Guilhem)
  5. Informations issues de Lorgar - Porteur de la Parole, Livre 1 : Révélation - Note du traducteur à propos du passage du temps sur Colchis de THORPE GAV, Black Library, 2017 et résumées par Guilhem.
  6. Informations issues de Dark Apostle, Chapter One de ANTHONY REYNOLDS, Black Library, 2008 et résumées par Guilhem ; Informations issues de Torment - A Word Bearers Short Story de ANTHONY REYNOLDS, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem ; Informations issues de Dark Disciple, Chapter Twenty-Two de ANTHONY REYNOLDS, Black Library, 2008 et résumées par Guilhem
  7. Informations issues de Dark Disciple, Chapter Twenty-Two de ANTHONY REYNOLDS, Black Library, 2008
    Informations issues de Dark Creed, Prologue de ANTHONY REYNOLDS, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  8. Informations issues de Dark Disciple, Chapter Twenty-Two de ANTHONY REYNOLDS, Black Library, 2008 et résumées par Guilhem
  9. Informations issues de Torment - A Word Bearers Short Story de ANTHONY REYNOLDS, Black Library, 2012 et résumées par Guilhem
  10. Informations issues de Dark Creed, Prologue de ANTHONY REYNOLDS, Black Library, 2010 et résumées par Guilhem.
  11. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Tactical Marking and Heraldry - Word Bearers Banners (traduit de l'anglais par Guilhem)
  12. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Unit and Formation Structure Within the Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
  13. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Unit and Formation Structure Within the Legion - Legion Command Hierarchy (traduit de l'anglais par Guilhem)
  14. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter The Word Bearers - Unit and Formation Structure Within the Legion - War Disposition (traduit de l'anglais par Guilhem)
  15. The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Unit and Formation Structure Within the Legion - Word Bearers Legion : Chapter Iconography (traduit de l'anglais par Guilhem)
  16. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Tactical Marking and Heraldry (traduit de l'anglais par Guilhem)
  17. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Chapter Iconography (traduit de l'anglais par Guilhem)
  18. The Horus Heresy, Book Five - Tempest, Chapter The Word Bearers - Word Bearers Chapter Iconography - The Legion of Old'' (traduit de l'anglais par Guilhem)

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