Catégorie:Emperor's Children
Depuis des milliers d’années, depuis les temps oubliés de l’Hérésie d'Horus, les Space Marines corrompus de la Légion des Emperor’s Children ont été le fléau de l’Inquisition impériale, répandant leurs vices dans notre galaxie telle une maladie insidieuse. Les Inquisiteurs chargés de cette lutte doivent s’entraîner durant des décennies pour renforcer leurs âmes et se préparer à résister aux tentations de Slaanesh, afin de pouvoir combattre cette séduisante et mortelle menace. Ces agents du Chaos étaient pourtant jadis de fidèles serviteurs de l’Imperium, ils faisaient même partie des guerriers les plus dévoués à la personne de l’Empereur.
Les Illuminés[modifier]
La galaxie offre des trésors d’expériences à qui ose se laisser tenter : d’éblouissantes visions de dévastation, d’assourdissants spectacles de tourment et le fracas de la chair qu’on déchire et des os que l’on brise. Les Emperor’s Children, la Légion Renégate élue de Slaanesh, se délectent de cette joie viscérale. Bien que leur dédain envers autrui soit sans limites, ils éprouvent le besoin de partager l’angoissant bonheur que la dégradation leur a fait découvrir.
Ces champions arrogants du Prince du Chaos paradent sur le champ de bataille. Ce sont des guerriers transhumains bardés d’armures baroques parcourues de sinueux symboles aux écœurantes couleurs. Leurs armures serties de joyaux émettent une lueur étrange et des volutes enivrantes émanent de leurs pores. Ils perçoivent en eux une perfection et une noblesse qui, en vérité, ont depuis longtemps disparu, étouffées par le Warp et l’obsession portée au dernier période. Mus par des appétits dégénérés et la poursuite insatiable des sensations paroxystiques, aucune traîtrise, souffrance ou extravagance n’est hors de leur portée, et c’est avec un désespoir effréné qu’ils cherchent sans cesse de nouveaux vices à assouvir.
Les Emperor’s Children, dont le nom même est une insulte à leurs origines, sont depuis longtemps une confrérie fracturée. Mais après dix millénaires, ils écument toujours la galaxie. Chaque salve exubérante chante leur supériorité. Chaque ornement porte leur signature vénéneuse. Par la peau tatouée de leurs mortels asservis, les flancs laqués de leurs chars et les hurlements des machines possédées, ils proclament leur extatique suprématie.[1]
- Perfection Absolue : Chaque Légion Renégate a été pervertie différemment par les Puissances de la Ruine, et massacre à sa manière propre. Imperméables aux sensations ordinaires après des siècles d’assouvissement, les Emperor's Children ne sont plus stimulés que par les excès, que ce soit de violence gratuite ou de prouesses martiales.
Les Enfants de l'Empereur[modifier]
- - Bellerophid, Marquis Rouge des Emperor’s Children.
Toutes les Légions de la Première Fondation avaient pour vocation de participer à la Grande Croisade. Or, plusieurs décennies se sont écoulées avant que les Emperor’s Children se joignent aux opérations, à cause d’un accident de réplication génétique qui faillit détruire la Légion dès sa naissance. Une fois rétablis grâce à des gènes restaurés, les Emperor’s Children se sont avérés fidèles et efficaces.
Les Emperor’s Children furent une des premières Legiones Astartes à se rallier au Maître de Guerre. Les officiers supérieurs de la Légion ainsi que son Primarque, Fulgrim, se laissèrent corrompre par les divertissements décadents proposés par Horus et ses sbires adorateurs du Chaos. Sous l’empire de drogues et de plaisirs indicibles, ils finirent par céder à la demande d’assistance du félon Horus. La corruption s’étendit bientôt à la Légion entière, et les Emperor’s Children s’adonnèrent de leur plein gré au culte extatique de Slaanesh.
Traditionnellement voués à là quête de la perfection, les Emperor’s Children succombèrent aux appâts d’un savoir interdit, et leur désir de perfection se mua en obsession pour l’excès. La Légion désormais renégate des Emperor’s Children prit part à l’invasion de Terra, mais sans vraiment s’impliquer dans le siège du Palais Impérial. Au lieu de cela, elle s’en prit à la population civile qui composait l’infrastructure complexe de l’Administratum : clercs, bureaucrates, conservateurs et simples laquais chargés de coordonner un Imperium en expansion. Des familles entières de scribes et de préfets fuyant les affrontements furent traquées et séquestrées dans des conditions effroyables. Les plaisirs simples avaient cédé la place à une débauche sophistiquée. Pendant que leurs alliés payaient le prix du sang, les Emperor’s Children massacrèrent plus d’un million de personnes pour en extraire les ingrédients de mille sortes de drogues et de stimulants. D’innombrables victimes supplémentaires assouvirent directement les bas instincts des Emperor’s Children.
Quand le siège s’acheva sur un échec, les Emperor’s Children s’enfuirent avec ce qui restait des autres Légions. Les navires impériaux qui traquèrent la flotte de Fulgrim depuis Terra suivirent une piste de mondes dévastés, jonchés de monceaux de cadavres, peuplés de rescapés qui suppliaient qu’on mette fin à leur vie de cauchemar, sans parler des milliers de disparus au destin inimaginable. Au terme d’innombrables atrocités, les Emperor’s Children parvinrent à l’Œil de la Terreur. Ils furent ensuite les premiers à attaquer les mondes impériaux en quête de captifs et de butin. Leurs excès ne connurent plus de limites, et les expéditions de traite ne suffirent plus à fournir assez de matière pour leurs orgies votives.
Les Emperor’s Children se targuaient d’exceller en tout, et ceux d’entre eux qui recevaient les félicitations de Fulgrim en personne étaient considérés par le reste de la Légion comme des icônes à imiter. Ces guerriers menaient par l’exemple, ils étaient les premiers à fouler le champ de bataille et juraient de ne jamais céder face à l’ennemi. Ceux qui les suivaient faisait tout pour se montrer dignes d’eux, repoussant sans cesse leurs limites pour prouver leur bravoure et leur loyauté. |
Quand les Emperor’s Children tombèrent à court d’esclaves, ils s’en prirent aux victimes disponibles : les serfs et les laquais des autres Légions Renégates, ce qui entraîna un conflit dans l’Œil de la Terreur. La lutte acharnée des Emperor’s Children se poursuivit jusqu’à la destruction des clones d’Horus par la Black Legion, et l’issue inévitable que fut l’éclatement de la Légion des Emperor’s Children.
Les Emperor’s Children ont conservé un semblant de leur organisation Space Marine sous le voile de leur nouvelle allégeance. Ils apprécient beaucoup les Psykers, aussi bien amis qu’ennemis. L’aura de terreur émise par un Psyker adverse est une source de sensations exotiques et rafraîchissantes, et inversement les sorciers Emperor’s Children peuvent donner la mort en donnant un plaisir insoutenable - ce qui est le plus bel acte de dévotion pour un serviteur de Slaanesh. Le combat rapproché, qui est l’occasion de connaître l’ennemi avec une intimité sans égale, a lui aussi la faveur des Emperor’s Children. Ceux-ci sont donc presque toujours munis d’une arme de corps à corps.
Bien que corrompus au-delà de l’entendement humain, les Emperor’s Children se battent avec une ferveur redoutable. Les dangers du combat les stimulent tel un aphrodisiaque, et les poussent à une débauche toujours plus extrême. Certains de ces adorateurs dépravés du Seigneur des Plaisirs deviennent même des Marines du Vacarme, des guerriers totalement décadents qui ne trouvent à se divertir que dans la souffrance de la bataille. Plus le vacarme est fort et discordant, plus leurs réactions émotionnelles sont extrêmes, au point que seuls le fracas des armes et les hurlements de terreur peuvent désormais les émouvoir. Afin d’accentuer leur plaisir, les Marines du Vacarme emploient des armes extravagantes, aux effets pyrotechniques aussi spectaculaires qu’assourdissants.
Blasés au point que leur perception en est émoussée, les Emperor’s Children ne sont sensibles qu’aux couleurs les plus criardes. Armures, Bolters et Épées Tronçonneuses sont décorés de motifs bariolés et fantasques à la gloire de Slaanesh. Chaque Space Marine renégat des Emperor’s Children personnalise son armure pour l’embellir à sa façon, et les plus nantis demandent aux armuriers de la Légion de graver des scènes de débauche sur leurs épaulières et leur plastron. À présent que seules les sensations les plus extrêmes suscitent une réaction quelconque chez ces vétérans blasés, les ornements des armures revêtent des tons aussi vifs que discordants, où se côtoient des soieries chatoyantes et des chaînes dorées. Nonobstant leur démence, ces guerriers demeurent aussi féroces que compétents, et ils apprécient autant la destruction qu’ils sèment que les plaies qu’ils subissent au combat. Ils sont prêts à servir n’importe quel maître en échange d’esclaves pour pratiquer leur dévotion envers Slaanesh.
La Légion de Slaanesh[modifier]
Les Emperor’s Children sont des guerriers débauchés au service du Dieu du Chaos Slaanesh. Parés d’exquise corruption, malsains de corps et d’esprit, ils ravagent la galaxie lors de campagnes de sanglants excès et de surcharge sensorielle. Ce qu’il reste de leur âme est entièrement voué à la satisfaction de leurs plaisirs personnels.
Les Emperor’s Children sont les plus grands serviteurs mortels de Slaanesh, issus d’une Légion Renégate de Space Marines, des guerriers imposants forgés par alchimie génétique pour être en tous points supérieurs aux humains qu’ils étaient autrefois. Leurs corps à la musculature puissante sont protégés par des Armures Énergétiques avancées, et même avant de suivre leur Primarque Fulgrim sur la voie du reniement absolu de leurs serments, ils étaient plus forts et plus rapides que les hommes et les femmes ordinaires, et possédaient une endurance incroyable, des réflexes affûtés et une capacité mentale développée. Leur entraînement était bien plus dur que celui de simples soldats et ils étaient dotés des armes les plus puissantes de leur époque, pour devenir des parangons vivants de prouesse martiale.
Du fait de leur statut prestigieux, les Emperor’s Children plongèrent encore plus profondément dans les ténèbres que nombre d’autres hérétiques. Ils sont sans cesse en quête de sensations toujours plus extrêmes. Douleur et plaisir ; déni ascétique et excès compulsifs ; détermination démente et complaisance sans discernement ; seuls les stimuli les plus intenses éveillent les sens de ces guerriers blasés et ils les poursuivent avec le zèle des fanatiques. Les fils génétiques de Fulgrim ne se cantonnent pas à des perceptions purement physiques, et cherchent également l’excès dans les stimuli visuels, auditifs et olfactifs, par les émotions et le perfectionnement de leurs talents, par la saturation biochimique, par la sorcellerie et par mille autres pratiques répréhensibles.
Leurs corps sont souvent difformes, soit du fait de l’exposition au Warp, du contact des Démons ou de quelque abominable opération chirurgicale, afin d’accroître leurs perceptions sensorielles. Certains ont la peau écorchée pour se mettre les nerfs à nu, d’autres sont dépourvus de paupières, pour ne pas perdre une miette des spectacles que la galaxie a à offrir. Certains ont le crâne déformé pour correspondre à leur sens de l’esthétique obscène ou rendre hommage à Slaanesh. Beaucoup se sont fait greffer des pointes dans la chair, afin que chaque geste les plonge dans une souffrance extatique.
La chair des Emperor’s Children est extrêmement réceptive aux stimuli, et de nombreux guerriers ont fusionné avec leurs armures, de sorte que leurs autosens sont indissociables de leurs organes. L’usage de stimulants de substances psychoactives et de narcotiques ravageurs d’âme est répandu au sein de cette Légion décadente. Certains sont produits à partir de la chair suppliciée des victimes des Emperor’s Children, qui utilisent ces produits pour accroître leurs perceptions, porter leurs émotions à leur paroxysme ou provoquer des distorsions mentales et physiques qui tueraient tout autre qu’eux.
Certaines infusions chimiques que consomment les Emperor’s Children donnent des couleurs vives ou des motifs à leur peau, et les guerriers utilisent leur propre corps comme des canevas criards pour enflammer leurs sens et ceux d’autrui. De même, leurs artificiers ornent les armures et la coque de leurs blindés de gravures dépeignant des scènes grotesques qui semblent animées d’un mouvement obscène. Métaux rares, pierres précieuses, peinture laquée, soies fines et excréments sont les matériaux qu’ils combinent pour orner leur équipement et offenser les sens de tous ceux qui affrontent les Emperor’s Children.
Les doctrines de combat des Emperor’s Children encourageaient l’exécution de plans complexes avec une précision implacable, maintenant l’ennemi sur la défensive par des assauts inattendus. Une de leurs tactiques favorites contre une charge était de feindre une position défensive avant de s’élancer à l’attaque, prenant l’ennemi au dépourvu avant de l’éliminer sans pitié. |
En dépit de ces extravagances esthétiques, les Emperor’s Children sont avant tout des guerriers. Le champ de bataille est une arène où ils s’adonnent à toutes sortes d’excès dans leur quête sans fin de leur prochain frisson, qu’il s’agisse de frôler les sommets de la gloire ou de commettre les plus infâmes bassesses. La victoire ne compte pas en soi sans l’excitation des combats. Certains la trouvent dans la dislocation sanglante de l’ennemi, qu’ils poursuivent bien après que l’adversaire n’est plus qu’un amas de débris sanguinolents. D’autres se repaissent d’humiliations douloureuses, laissant dans leur sillage d’innombrables victimes défigurées et hurlantes en gage de leurs talents. D’autres se complaisent dans la destruction à grande échelle et ne rêvent que de carnage. Ils consacrent leur force et leur intelligence à l’accomplissement d’actes toujours plus odieux, et ignorent la honte comme le déshonneur, qui sont à leurs yeux le lot des faibles.
Ce que l’Imperium a appelé l’Ère Indomitus est une période de richesse et d’opportunités pour les Emperor’s Children. La Grande Faille et les myriades de tempêtes Warp qui affligent la galaxie ont ouvert de nouvelles voies à leurs excès. La souillure du Warp est plus étendue que jamais, car l’Immaterium a englouti des planètes entières pour les transformer en Mondes Démons ou en paysages de cauchemar. Les cultes mortels de Slaanesh prospèrent dans de nombreux systèmes, où ils corrompent de l’intérieur les sociétés qu’ils façonnent à leur répugnante image. Les armées aussi bien humaines que Xenos s’affrontent dans des guerres plus destructrices que jamais, dont le fracas attire les Emperor’s Children tels des marins séduits par le chant des sirènes. L’occasion de prouver leur supériorité par la commission d’extravagantes atrocités est une tentation à laquelle les favoris de Slaanesh ne sauraient résister. Le gouffre béant qui sépare les hédonistes avides de sensation que sont devenus les Emperor’s Children et les nobles gardiens de l’Humanité qu’ils étaient autrefois est vieux de plusieurs millénaires, et il ne pourra jamais être comblé.[4]
Origines[modifier]
- - Fulgrim, Primarque des Emperor’s Children, discours Vox ouvert avant l’atrocité de Jhyran Luxor.
Il y a bien longtemps de cela, durant l’Ère des Luttes, les voyages dans le Warp devinrent impossibles, les mondes humains furent isolés les uns des autres et se retrouvèrent obligés de se débrouiller seuls. Le Libram ex Dominar, l’un des rares textes traitant de cette époque, nous raconte que Chemos était une colonie minière dépendant du commerce interstellaire grâce auquel elle échangeait ses minéraux contre de la nourriture. Le gouvernement planétaire fit tout ce qu’il put pour essayer d’extraire cette nourriture des sols pauvres de la planète, mais Chemos était un monde à l’agonie. Un jour, les gardes des murs de Callax, la plus grande usine-forteresse de Chemos, virent un météore s’écraser à quelques kilomètres de la cité. L’Administrator de Callax envoya une poignée d’éclaireurs enquêter sur le site de l’impact dans l’espoir de trouver des traces de vie venant d’une autre planète. Ce qu’ils trouvèrent resta dans la légende.
Fulgrim[modifier]
Au centre du cratère, entouré par les restes fumants d’une capsule de stase, se trouvait un enfant. Les orphelins étaient normalement mis à mort sur Chemos car les Administrators ne pouvaient gaspiller leurs maigres ressources pour s’occuper de ceux qui ne pouvaient travailler. Le capitaine des éclaireurs de Callax vit cependant dans les yeux de cet enfant une chose qui l’interpella. En dépit des traditions, le capitaine fit appel à l’Administrator-Chef et lui demanda le droit de garder l’enfant avec lui, et pour le remercier des services qu’il avait déjà rendus à Callax, sa demande fut acceptée. Il donna à son fils adoptif le nom du dieu mythique de la création issu des légendes de Chemos, Fulgrim. Le fils qui portait le nom d’une légende écrivit bientôt la sienne, une légende qui sera connue par tout un peuple.
Fulgrim grandit à une vitesse incroyable, se transformant en un homme grand et fort. Bien qu’étant deux fois plus jeune que ses compagnons de travail, il était déjà capable d’accomplir sa part de travail pour l’Administrator. Fulgrim comprit aussi très rapidement de quelle manière fonctionnaient les machines avec lesquelles il travaillait. Au quinzième anniversaire de sa chute du ciel, il s’était élevé au rang d’ingénieur, puis à celui d’Administrator en personne. Apprenant le sombre destin de Chemos, Fulgrim jura de sauver son monde de la famine.
Numération : La IIIe Légion |
Fulgrim convainquit les Administrators les uns après les autres de la nécessité de combattre leur sombre destin. Sous son commandement, des équipes d’ingénieurs voyagèrent loin des usines-forteresses, reprenant le contrôle d’avant-postes abandonnés depuis longtemps. Les anciennes mines furent réouvertes et agrandies, ramenant de plus en plus de minéraux à Callax, permettant ainsi la construction de machines plus sophistiquées. Le recyclage devint enfin efficace, jusqu’au jour où Callax produisit plus qu’elle ne consommait. Voyant son peuple prospérer, Fulgrim fut fier d’annoncer le retour de la culture et de l’art, faisant revivre l’esprit d’humanité qui avait été sacrifié bien longtemps auparavant dans la course à la survie. D’autres colonies décidèrent rapidement de s’allier avec Callax pour profiter de sa croissance et, cinquante ans après sa chute du ciel, Fulgrim était le seul dirigeant de Chemos.
Peu de temps après cet événement, l’isolation de Chemos prit fin. Depuis le ciel gris, arriva une flotte de vaisseaux de guerre arborant tous le même symbole, celui de l’aigle bicéphale. Chemos n’avait pas d’armée à proprement parler mais la zone d’atterrissage fut cernée par les Caretakers, des soldats policiers chargés de maintenir l’ordre dans les usines-forteresses. Des souvenirs d’un lointain passé revinrent en mémoire à Fulgrim et il ordonna aux Caretakers de laisser passer les visiteurs jusqu’à Callax.
Dans ses quartiers spartiates, Fulgrim se retrouva face aux guerriers de l’espace. Leurs visages portaient les cicatrices de nombreux combats, et des parchemins énumérant leurs faits d’armes étaient accrochés à leurs épaulières. Leurs armes et leurs armures étaient finement ouvragées, et leurs bannières étaient toutes des œuvres d’art. Fulgrim vit en eux des hommes civilisés, il reconnut ses frères perdus, et sut qu’ils avaient ramené les arts et la culture sur Chemos. Au milieu de ces guerriers apparut leur chef, l’Empereur de l’Humanité. Fulgrim le regarda et s’agenouilla sans un mot en lui offrant son épée. Depuis ce jour, Fulgrim jura de servir et de défendre l’Imperium de tout son cœur.
Fulgrim appris de la bouche de l’Empereur Lui-même l’existence de Terra, de la Grande Croisade et de ses propres origines. Bien que l’histoire lui parût fantastique, il sut au fond de son cœur qu’elle était vraie, et sur la requête de l’Empereur, Fulgrim voyagea jusqu’à Terra pour prendre la tête de sa Légion, les Emperor’s Children. À l’inverse des autres Légions, les Emperor’s Children étaient relativement peu nombreux : un accident avait détruit presque tout le patrimoine génétique de la Légion et avec la disparition du Primarque lui-même, la reconstruction de la Légion était très difficile. Fulgrim s’adressa aux deux cents guerriers que la Legiones Astartes pouvait fournir et il les chargea d’apporter dans les étoiles la sagesse de l’Empereur. Le Livre des Primarques relate une partie du discours qu’il fit à ses guerriers, et d’après cet ouvrage il leur dit : « Car nous sommes Ses enfants, et que tous ceux qui nous regardent le sachent et nous craignent pour cela. Nous ne pouvons le trahir que par l’imperfection et nous ne le trahirons pas ! »
L’Empereur fut tellement ému par le discours de Son fils retrouvé qu’Il accorda à sa Légion un privilège unique : le droit de porter l’Aigle Impérial sur le plastron de leurs armures. Fulgrim était impatient à l’idée de conquérir au nom de l’Empereur des régions de la galaxie encore inexplorées, mais il réalisa qu’avec deux cents guerriers la tâche allait être difficile. Avec la bénédiction de l’Empereur, Fulgrim et sa Légion rejoignirent les Luna Wolves, et il combattit au côté de son frère Horus, l’aidant à conquérir les régions extérieures à l’est de la galaxie. Le Maître de Guerre lui-même loua Fulgrim et sa Légion en déclarant qu’ils étaient l’incarnation vivante des Astartes.
Renforcés par de nouvelles recrues venues de Chemos et de Terra, les Emperor’s Children avaient désormais la force de conduire leur propre Croisade. Ils portèrent la parole de l’Empereur sur des milliers de monde, écrasant toute résistance en professant que quiconque se dressait contre l’Empereur se dressait contre l’Humanité elle-même. Fulgrim choisit dans les rangs grandissants de sa Légion les individus les plus braves, les plus forts et les plus nobles, pour en faire des Seigneurs Commandants, et chacun reçut la charge d’une Compagnie de Bataille. Fulgrim enseigna lui-même ses principes aux Seigneurs Commandants pour s’assurer qu’ils étaient dignes d’être les dépositaires du pouvoir de l’Empereur. À leur tour, les Seigneurs Commandants transmirent ces commandements à leurs subordonnés, qui eux même les transmirent à leurs escouades. De cette manière, chaque Space Marine des Emperor’s Children suivait l’Empereur en personne à travers son chef. Pour honorer l’Empereur, ils cherchèrent à atteindre la perfection en toutes choses : les doctrines de combat étaient suivies à la lettre, les tactiques et les stratégies étaient étudiées en détail et améliorées, et les décrets de l’Empereur étaient appris par cœur par chaque Space Marine. Les Emperor’s Children, comme de nombreuses autres Légions, considéraient l’Empereur comme un homme, et non un dieu, mais leur adoration et leur vénération frisaient le fanatisme.
- Pour plus de détails, voir l’article dédié : Fulgrim
La Purge de Laeran[modifier]
- - Seigneur Commandant Lothreal Sabine des Emperor’s Children, Communiqué au Judicateur de Nalislarr.
Avant l’Hérésie d’Horus, la Fraternité du Phénix était une fraternité d’officiers issus des Emperor’s Children, semblable aux Loges Guerrières que l’on trouvait dans d’autres Légions, mais avec une approche beaucoup plus élitiste quant à l’adhésion. Dans les années qui suivirent la chute de la Légion, elle devint un refuge pour les guerriers les plus ambitieux et les plus meurtriers, qui se pressaient autour de leur Primarque, cherchant chacun son attention et sa faveur. |
À la fin de la Grande Croisade, les Emperor’s Children rencontrèrent une race d’extraterrestre jusqu’ici inconnue, se nommant eux-mêmes les Laers. L’interrogatoire des équipages des vaisseaux capturés permit d’établir que les Laers se concentraient en un seul système solaire, Laeran. Malgré tout, les Laers avaient le potentiel d’être un ennemi très puissant. Tout comme les Emperor’s Children, les Laers recherchaient la perfection dans tous les aspects de leur civilisation : en manipulant génétiquement leurs enfants, les Laers les adaptaient au rôle qu’ils allaient tenir dans la société, que ce soit en tant que soldat, diplomate ou même artiste. Les observateurs de l’Adeptus Administratum émirent l’idée de placer les Laers sous protectorat de l’Imperium, car soumettre une telle race serait certainement une tâche longue et coûteuse.
Fulgrim refusa toute notion de coopération. Seule l’Humanité était parfaite, insista-t-il. Qu’une race extraterrestre compare ses propres idéaux à ceux de l’Homme était un blasphème sous sa pire forme et les Laers ne méritaient donc rien de plus que l’annihilation. Il ordonna à ses Seigneurs Commandants d’attaquer immédiatement, commençant une guerre dont l’Administratum prévoyait qu’elle durerait des décennies. Fulgrim eut vent de cette prédiction, et déclara : « Dans un mois, l’Aigle régnera sur Laeran. »
La guerre fut menée sur tous les fronts. Les Emperor’s Children attaquèrent les Laers dans l’espace, sur la surface de leurs mondes, sous leurs océans et sur leurs plates-formes orbitales. À chaque fois, les Space Marines devaient faire face à un ennemi adapté aux conditions extérieures : des vaisseaux de guerre bio-connectés aux esprits de l’équipage, des guerriers capables de respirer sous l’eau, des scouts rapides comme des Land Speeders, des snipers pouvant viser un Space Marine à des kilomètres. Les pertes des deux camps étaient énormes : il est estimé que sans la présence des Apothicaires de la Légion, plus de la moitié des Emperor’s Children seraient morts de leurs blessures.
Les Laers n’abandonnèrent jamais : leur dernier guerrier mourut dans les ruines de leur capitale. Un mois après le début de leur attaque, Fulgrim planta une bannière arborant l’Aigle Impérial : c’était la dernière chose encore debout dans tout le système solaire. Plus de sept cents de ses hommes étaient morts, six fois plus était blessés, mais Fulgrim croyait qu’il avait prouvé la véracité de ses dires : même contre la race la plus perfectionnée, l’Humanité s’était révélée plus forte.
[Note de l’Archiviste : Le système Laeran n’a vu, en dix mille ans, que trois cités et une douzaine de colonies minières. Toute trace des précédents habitants a complètement disparue.]
Toutefois, c’est lors de sa conclusion de ce xenocide que débuta une chaîne d’événements qui allait signer la perte de Fulgrim et la corruption de sa Légion, lorsqu’il pénétra dans ce qui semblait être un lieu de culte des Laers (en vérité un temple de Slaanesh). Au milieu des derniers Laers en transe, le Primarque s’empara d’une épée démoniaque qui allait lui faire perdre l’esprit et corrompre son âme.[7]
L'Hérésie d'Horus[modifier]
Pour les Emperor’s Children, avant qu’ils ne tombent en disgrâce, la guerre était une question de perfection incarnée dans la violence, l’intention et l’action. La Légion était très fière de son excellence sur tous les champs de bataille et de sa capacité à systématiser et à reproduire toutes les tactiques et tous les déploiements stratégiques dont elle avait besoin, et à les exécuter parfaitement sur commande. Parmi les innombrables formations et tactiques utilisées par les Emperor’s Children, l’une d’entre elles avait les faveurs des Préteurs de la Légion qui cherchaient à obtenir une victoire sans faille - et donc la gloire aux yeux de leurs pairs et du Primarque - : le Maru Skara, ou "coupe meurtrière". Nommé d’après l’un des coups les plus difficiles dans la tradition des cultes de duel pan-européens, il s’agissait d’une feinte de mouvement rapide, chronométrée avec précision, conçue pour engager la garde de l’adversaire afin de lui porter un second coup, invariablement fatal, contre lequel il ne pouvait se défendre. |
Armure Énergétique variante, désignation inconnue, modifications inconnues, principal modèle "Maximus" progéniteur indiqué.
Modifications importantes apportées à l’appareil auditif du casque, aux fonctions de réception, de diffusion et d’allocution et à l’amplification.
Arme à énergie sonique anormale ; conception inconnue, Monde-Forge/fabrication inconnue. Les rapports indiquent une capacité à infliger des perturbations subatomiques et des chocs biopsychiques dans la zone cible. Origine technologique inconnue.
Ses Primarques et leurs Space Marines s’étant lancés dans la Grande Croisade, l’Empereur retourna sur Terra afin de renforcer l’Imperium qu’Il construisait par les armes. La plupart des gens savaient que la place de l’Empereur était au cœur de l’Imperium, mais un homme s’y opposait : le Maître de Guerre Horus, le plus puissant de tous les Primarques. Dans son arrogance, Horus croyait que l’Empereur était faible, un homme qui ne méritait pas les victoires remportées en Son nom. L’Empereur envoya sept Légions entières de Space Marines pour ramener le Maître de Guerre dans le droit chemin, et le détruire si nécessaire. Peu avant, Fulgrim avait rencontré Horus dans l’orbite d’Aureus, dans les ruines de la Technocratie Aurétienne, pour lui demander de rendre compte pour ses actes, mais au lieu de cela, il succomba aux tentations du Primarque renégat, tentations renforcées par l’épée de Laeran qui le manipulait.[10]Le Conseil de Charon, formé à la suite de l’Hérésie d’Horus pour déterminer les causes des trahisons respectives des Primarques, conclut que le respect de Fulgrim pour Horus permit au Maître de Guerre d’affaiblir suffisamment sa volonté pour le faire succomber aux sombres pouvoirs du Chaos. Lentement, pendant qu’il parlait à Horus, la loyauté de Fulgrim envers Terra s’effondra, remplacée par un désir brûlant de détruire le faux Empereur qui empêchait l’Humanité d’atteindre le niveau de perfection dont il l’avait toujours cru capable. Séduit par les paroles d’Horus, Fulgrim crut en ses promesses d’une nouvelle Humanité, une Humanité qui pourrait s’élever vers l’apogée de sa civilisation, une Humanité libérée des lois oppressantes du Faux Empereur. Slaanesh susurra des douces paroles à l’oreille du Primarque des Emperor’s Children, lui promettant d’atteindre la perfection dans toute chose et de bâtir un Imperium plus parfait que jamais, un Imperium à son image. Finalement, Fulgrim se laissa séduire par ces promesses et embrassa pleinement son nouveau dieu.
Lorsqu’il s’ouvrit au Chaos, ses Seigneurs Commandants le suivirent sans hésiter une seule seconde. Ils rencontrèrent leurs Capitaines, prêchant la gloire des Dieux du Chaos et ces derniers transmirent à leur tour l’adoration de Slaanesh à leurs troupes, et ainsi de suite jusqu’à ce que la Légion tout entière eût renié l’Empereur. Elle se tourna totalement vers Slaanesh, offrant au Prince du Chaos la même dévotion qu’ils montraient autrefois à l’Empereur. Slaanesh, à son tour, accorda des visions de paradis aux Emperor’s Children, une galaxie de liberté ultime, où le mal n’avait plus sa place car chaque expérience était une source de plaisir. Les Chapelains de la Légion exhortèrent leurs frères à poursuivre ce rêve et à savourer chaque sensation. La perfection des Emperor’s Children devint un parfait hédonisme, sans aucune limite. Lorsque les Space Marines Loyalistes arrivèrent sur Isstvan V, les Emperor’s Children furent parmi les premiers à se dresser sur leur route, massacrant leurs anciens frères avec une joie malsaine.
La rébellion d’Horus se répandit, jetant l’Imperium tout entier dans les ténèbres. Lorsqu’Horus entama le Siège de Terra, les Emperor’s Children étaient à ses côtés, mais ils ne prirent qu’une part réduite aux assauts contre le Palais Impérial. Fulgrim envoya plutôt sa Légion là où aucune force militaire ne se trouvait, mais où se cachaient des millions d’humains terrifiés sans aucune protection contre les forces du Chaos. La brutalité des massacres rappela ceux qui s’étaient produits dans le système d’Istvaan, mais à une échelle bien plus grande. Grâce à la concentration du Chaos tout autour de Terra et aux fluctuations du Warp, les Apothicaires et les Sorciers des Emperor’s Children invoquèrent les pouvoirs de Slaanesh pour accroître leurs plaisirs, désacralisant non seulement leurs corps et leurs esprits, mais aussi leurs âmes immortelles. Des Démons furent invoqués et lâchés au milieu des prisonniers pour qu’ils puissent se repaître des âmes des mourants. Les Space Marines eux-mêmes se plongeaient dans des dépravations et des carnages bien plus grands. Fulgrim dirigea le massacre avec une joie inhumaine, persuadé que ses guerriers libéraient leurs victimes des chaînes de l’Empereur pour les emmener dans un univers de perfection ultime où leurs âmes seraient heureuses pour l’éternité. Durant le Siège du Palais de l’Empereur, il est dit que les Emperor’s Children tuèrent plus de quarante fois leur nombre en civils désarmés et sans défense dans leur quête de plaisirs malsains. Mais nul ne sait combien d’hommes périrent juste pour satisfaire leur soif de sang.
Après l'Hérésie[modifier]
Au cours du Siège de Terra, Horus fit face à l’Empereur et fut vaincu en combat singulier. Avec la mort de leur commandant, les Légions du Chaos se replièrent en désordre, et les Emperor’s Children furent obligés de fuir avec elles. Les vaisseaux impériaux qui furent chargés de poursuivre la flotte de Fulgrim suivirent une trace sanglante, découvrant des mondes dévastés où des montagnes de cadavres s’étendaient à perte de vue, où des centaines de survivants suppliaient les équipages de les tuer pour pouvoir échapper à leurs cauchemars et où des milliers de personnes avaient disparu pour ne plus jamais être revues. Finalement, les Emperor’s Children arrivèrent dans l’Œil de la Terreur où ils se cachèrent pour ruminer leur vengeance contre l’Imperium. D’après l’Oracle Hadès de l’Inquisition, les Emperor’s Children arrivèrent rapidement à court d’esclaves et de victimes, et se tournèrent donc tout naturellement vers la source la plus proche : les esclaves et les serviteurs des autres Légions Renégates. Les guerres qui en résultèrent furent terriblement sanglantes, et les Emperor’s Children furent finalement écrasés par une coalition des autres Légions.
Nul ne sait ce qu’il advint de Fulgrim. Les ennemis de Slaanesh proclament qu’il fut tué durant les batailles contre les Légions du Chaos, mais aucun vaisseau-espion de l’Adeptus Mechanicus ne put jamais retrouver ni son corps ni les restes de sa Barge de Bataille. On raconte au sein des survivants des Emperor’s Children qu’il fut récompensé pour sa dévotion à Slaanesh et qu’il fut élevé au rang de Prince Démon, seigneur d’un monde démoniaque. Durant des millénaires, de nombreux Emperor’s Children, ainsi que d’autres Space Marines adorateurs de Slaanesh, recherchèrent le monde de Fulgrim, dans l’espoir de découvrir une vie de plaisir sans fin, mais aucun n’est jamais revenu. Même après dix mille ans, l’Inquisition maintient en permanence une force de combat prête à étudier toutes les rumeurs qui pourraient mener au Primarque renégat.
Les Emperor’s Children, n’ayant plus de commandant, poursuivirent leur quête du plaisir ultime, se consolant de la destruction de leur Légion dans le carnage de la guerre, et s’alliant avec les bandes de d’adorateurs de Slaanesh pour exécuter de viles croisades. La plupart d’entre eux devinrent des Marines du Vacarme, des créatures torturées et droguées à la fureur des combats, ne trouvant satisfaction que dans les cris des mourants et dans les rugissements des armes. Seules les plus extrêmes sensations peuvent affecter ces vétérans blasés. Malgré leur folie, ce sont toujours de féroces guerriers, jouissant du plaisir que provoque la destruction, heureux de pouvoir servir un nouveau maître dans l’espoir de pouvoir ramener des esclaves à offrir à Slaanesh. Certains Emperor’s Children deviennent des Seigneurs de Guerre, essayant de recréer une Légion comme il en existait autrefois afin de se jeter sur l’Imperium dans une orgie de douleur et de mort. Ces créatures sont encore pires que les maniaques qui les servent : ils ne trouvent de la joie qu’en surpassant les dernières expériences qu’ils ont vécues. Les bandes d’Emperor’s Children sont fort heureusement rares, car il n’existe pas de pire destin dans notre galaxie que de tomber prisonnier entre leurs mains perverses.
Histoire des Emperor's Children[modifier]
- - Dernier audio enregistré par les capteurs sonores d’un Légionnaire Iron Hands anonyme, récupéré après le massacre de Vraden IV.
Les Emperor’s Children étaient autrefois une fière et noble Légion, mais à la suite de l’Hérésie d’Horus, ses membres furent consumés par leur orgueil. Les parangons de l’imperium devinrent des dégénérés, mus et obsédés par leurs désirs et la recherche de l’excès en tout. Malgré tout, ils n’en étaient pas moins de redoutables guerriers, notamment grâce à de puissants cocktails de stimulants, des augmentations chirurgicales aberrantes et le pouvoir impie émanant des dieux sombres. |
Le Primarque de la Légion, Fulgrim, et ses officiers de haut rang furent corrompus par les loisirs décadents offerts par Horus et ses adorateurs du Chaos. Drogués et en extase, ils finirent par céder et acceptèrent d’aider Horus. La corruption gagna rapidement la Légion entière et les Emperor’s Children se vouèrent au Chaos dans toute son indolente dépravation. Le Culte Impérial fut vite supplanté par celui, plus gratifiant de Slaanesh.
En tant que Légion Renégate, les Emperor’s Children envahirent Terra, mais ne participèrent que peu aux combats autour du Palais. Lorsque l’assaut échoua, les Emperor’s Children fuirent dans l’Œil de la Terreur avec le reste des Légions Renégates. Ils furent les premiers à attaquer des mondes impériaux pour les piller et y rafler des captifs. Leurs excès ne connurent bientôt plus de limites et de simples attaques ne suffisaient plus à fournir assez d’esclaves pour leurs orgies. Il semble que les Emperor’s Children se tournèrent alors vers les esclaves et les serviteurs des autres Légions Renégates, action qui déclencha une série de guerres sanglantes dans l’Œil de la Terreur. S’il y eut réellement une guerre civile, elle semble à présent terminée, du moins temporairement, car des guerriers des Emperor’s Children ont été aperçus avec d’autres renégats lors de raids sur l’Imperium durant les derniers millénaires.
Martyrs d'Isstvan[modifier]
À mesure que l’Hérésie d’Horus étendait son ombre dans l’Imperium, la légende des Martyrs d’Isstvan, ces vaillants guerriers qui avaient affronté une mort certaine pour retarder le Maître de Guerre et apporter à l’Imperium un espoir de victoire commença à se répandre - et notamment le récit des actes héroïques de Saul Tarvitz, un humble Capitaine des Emperor’s Children. Certains membres de la IIIe Légion en firent un exemple à suivre pendant que leur Primarque se vautrait dans la débauche et que leur Légion se mettait à considérer l’orgueil comme une vertu cardinale. Ces guerriers renoncèrent à toute loyauté envers Fulgrim et firent le serment de défendre l’Imperium jusqu’à leur dernier souffle.[12]
- Pour plus de détails, voir l’article dédié : Histoire des Emperor's Children
Monde Natal : Chemos[modifier]
Classification : Monde d’origine des Legiones Astartes [[[Monde Civilisé]] impérial]
Données du système : HU/3366//A/R
Grille stellaire : 19-GS0NM/U-02
Segmentum : Ultima/Coronaire
Note : Tempéré-Sous Arctique/Registre Modéré : Ressemblance avec Terra [77%]/Ecosphère déséquilibré dû à l’exploitation générationnel des minéraux/en cours de réparation environnementale.
Population autochtone 0,5 milliard
++[Fief de la Légion des Emperor’s Children]++
++[Capitale du secteur aquitain/Canal astropathique primaire]++
Chemos était décrit comme une planète aride et morne. Réchauffée par deux petits soleils distants et entourée d’une nébuleuse de poussière, la planète n’avait pas de cycle de jour et de nuit, seulement un ciel gris où les étoiles ne brillaient jamais. Construites pour être des colonies minières, les cités de Chemos étaient tombées en décrépitude depuis la séparation avec Terra. Sans les ressources des autres mondes, des milliers d’habitants moururent de faim chaque jour, et finalement la vie se concentra dans quelques usines-forteresses. À court de nourriture, d’eau et d’énergie, le peuple de Chemos fut obligé de se concentrer sur ses besoins essentiels. Les habitants travaillaient tous les jours sans relâche pour faire fonctionner les usines à vapeur qui tiraient de l’humidité de l’air, et les énormes synthétiseurs qui recyclaient sans cesse les matières organiques, transformant la nourriture d’hier en celle de demain. Les arts et les loisirs furent sacrifiés à la survie, et l’efficacité devint la seule valeur de cette société.
Suite à sa redécouverte par des forces impériales, Chemos devint très rapidement un des principaux centres de production de minéraux de l’Imperium. La Forteresse-Monastère des Emperor’s Children fut construite au centre de Callax, recrutant de nouveaux membres parmi la population. Bien que Fulgrim lui-même ne revînt jamais sur Chemos, il prit un soin particulier à s’assurer que sa volonté, en tant qu’émissaire de l’Empereur, était scrupuleusement suivie. Les recrues de Chemos se révélèrent être des combattants forts et résistants, mais malgré cela, seul les meilleurs d’entre eux parvinrent à réussir les tests de sélection pour devenir des Emperor’s Children.
Dans les dernières périodes de l’Hérésie d’Horus, Chemos et sa population furent anéantis par les Dark Angels dirigés par Lion El'Jonson, en châtiment à la trahison des Emperor’s Children, dans l’indifférence absolue du Phénicien et de sa Légion.[13]
Chemos fut ensuite placée en quarantaine par l’Inquisition, et aucune information n’a pu filtrer de ce qu’il advint sur ce monde depuis dix mille ans, pas même un rapport d’Exterminatus.
Forteresses et Bases[modifier]
Arènes de l'Iniquité[modifier]
Les bandes d’Emperor’s Children se sont emparées de plusieurs bases très diverses au cours des millénaires. Nombre de seigneurs ordonnent l’érection de forteresses monumentales pour louer leur grandeur. Quelques-uns ont réussi à prendre le contrôle de Mondes Démons, et affrontent des entités du Warp lors de joutes gladiatoriales pour prouver leur valeur. D’autres bandes sont basées au cœur de failles Warp, où elles bâtissent des palais de chair qui dominent les plus hautes montagnes, ou attaquent depuis des bastions prismatiques entourant des mondes tels de scintillants anneaux orbitaux.
Nombre d’Emperor’s Children opèrent exclusivement en tant que flottes itinérantes. Ces nomades du plaisir assouvissent leurs désirs là où leur fantaisie les mène, et leur mobilité rend leur traque très difficile. Après avoir massacré les défenseurs des planètes qu’ils attaquent, ils peuvent faire le plein de ressources, y compris de biomatériel. Ils disparaissent ensuite dans les profondeurs sidérales, ne laissant d’eux que le souvenir de leurs excès.[14]
Doctrines de Combat[modifier]
Les Emperor’s Children se sont toujours efforcés d’être des exemples parmi d’autres dans les arts de la guerre, des parangons de vertu martiale et d’excellence, méprisant ceux qui ne répondent pas à leurs propres normes, peut-être inatteignables. Cela les a conduits à rechercher la perfection dans la guerre, en tant que force fluide et rapide comme l’éclair, dont les batailles étaient des victoires préétablies obtenues grâce à une combinaison de planification stratégique aiguë et d’exécution sans faille. Leur attitude et leurs manières ont conduit certains à les qualifier d’arrogants et de vaniteux bien avant l’Hérésie, mais les guerriers de la Légion étaient toujours prêts à répondre à de tels affronts par le sang.[16]
En étudiant leurs anciens rapports de batailles, les scribes de l’Inquisition ont réussi à retrouver certaines tactiques employées par les Emperor’s Children. Ils n’acceptaient rien de moins que la perfection, et ils travaillaient sans cesse pour améliorer leurs stratégies militaires. Chaque Space Marine s’entraînait durant toute sa vie à sa tâche, qu’il soit simple soldat, Scout, sniper ou pilote de Land Speeder. Tous les aspects d’une bataille étaient analysés et utilisés à leur avantage, du type de terrain à la météorologie. Rien n’était laissé au hasard.
Au combat, un Emperor’s Children était aussi brave que n’importe quel Space Marine. Encouragé non seulement par ses Frères de Bataille mais aussi par une profonde croyance en son devoir, il se battait aussi efficacement dans toutes les conditions, que la bataille soit une attaque massive ou une simple patrouille. Il était communément admis qu’aucun Space Marine de la Légion des Emperor’s Children n’avait jamais fui en aucune occasion. De même, la Légion était très exigeante quand aux forces qui devaient l’accompagner : aucun signe d’hésitation de la part de l’Armée Impériale, ni même de leurs frères Space Marines, n’était toléré. Le principe du commandement par l’exemple était profondément ancré dans chaque fibre de l’esprit des Emperor’s Children, qui n’avaient aucune patience pour d’autres types de commandement.
Orchestrer la Destruction après l'Hérésie d'Horus[modifier]
Quand les Emperor’s Children partent au combat, un véritable pilonnage de sensations assaille le champ de bataille qu’ils foulent. L’atmosphère vibre d’anticipation. Un kaléidoscope de visions et de sons douloureusement euphoriques inonde les sens de leurs adversaires. Chaque bataille est l’occasion de prouver leur supériorité tout en suscitant les sensations les plus extrêmes.
Les Emperor’s Children commettent leurs campagnes décadentes pour stimuler leurs sens. Pour certains, la guerre est le moyen de gagner les faveurs de Slaanesh en perpétrant les atrocités les plus dépravées ou en profanant les idéaux de leurs ennemis. D’autres essaient de surpasser la gloire de la Légion d’autrefois ou tentent d’entrer dans la légende noire de la galaxie en bâtissant des empires voués à l’excès. Certains recherchent la perfection martiale et la noblesse, incapables de concevoir l’irrémédiable perversité de tout ce qu’ils accomplissent. D’autres sont assoiffés de revanche, ou désirent accumuler les connaissances interdites, quand ils ne convoitent pas des artéfacts maudits ou des ressources plus triviales pour alimenter leurs incessantes prédations. Certains rêvent de transcender leur biologie par la consommation de produits chimiques, la chirurgie ou la sorcellerie. Mais ils combattent avant tout pour éprouver et infliger autant de souffrances mentales et physiques que possible.
Le premier signe d’une attaque des Emperor’s Children est un déluge de sensations enivrantes. La subtilité a certes sa place dans leur arsenal, mais ils n’y ont recours que pour prolonger l’agonie de leurs victimes. De fait, un message de malheur est délivré afin que nul ne doute de la magnificence des excès à venir. Dans certains cas, il s’agit d’un bombardement biochimique qui embrase le ciel de couleurs douloureuses ou diffuse d’un musc empyréen qui enflamme les passions. Dans d’autres cas, ils causent une effroyable dévastation par des bombardements orbitaux et des frappes de lance, créant ainsi un paysage apocalyptique de cités en flammes et de forteresses en ruine qui sert d’infernale toile de fond à leurs exploits meurtriers. Des assauts auditifs cacophoniques émanent de haut- parleurs fixés à des appareils de chasse dorés, perçant les tympans de l’ennemi et perturbant la météo. Des torpilles souterraines chargées de puissants hallucinogènes contaminent les nappes phréatiques. Des symboles démoniaques cauchemardesques brûlent dans les cieux au- dessus des zones habités, inspirant une peur incontrôlable ou de coupables envies qui sèment le désordre parmi les défenseurs.
Une fois leur arrivée annoncée, les Emperor’s Children peuvent lancer l’offensive. Canonnières et appareils de débarquement à la livrée criarde fendent les cieux, leurs canons pilonnant les positions défensives ennemies. Ils diffusent des hurlements terrifiants sur le réseau vox et lancent de véritables barrages de fumigènes au parfum écœurant. Ceux qui ont conservé un atome de raison entendent la plainte des êtres chers et le crissement des lames acérées malgré le vacarme assourdissant de l’attaque. Puis viennent les Emperor’s Children, jaillissant au pas de charge de leurs appareils ou embarqués dans des transports chamarrés pour atteindre au plus vite ceux qui ont encore la force de crier.
Aucune attaque ne ressemble à une autre. Les arrogants champions de la Légion se considèrent comme des orfèvres, bien au-dessus des doctrines ennuyeuses et des stratégies banales, et ils abhorrent toute routine qui pourrait entacher leur réputation. Ils recherchent des déchaînements de violence toujours plus diverses dans leur quête d’expériences nouvelles. Cependant, certains commandants Emperor’s Children sont tellement obsédés par une stratégie qu’ils chercheront sans relâche à la perfectionner, en employant des ressources toujours plus importantes pour accomplir leur objectif. Leurs subordonnés ont souvent les mêmes œillères, quand ils ne sont pas consumés par leur quête du frisson ultime qu’ils en oublient toute stratégie.
Qu’ils suivent quelque plan de bataille complexe ou qu’ils se perdent dans la jouissance du carnage, les fils de Fulgrim combattent avec un style flamboyant qu’aucun guerrier sain d’esprit ne saurait égaler. Les Infracteurs se joignent à la mêlée avec un sens de l’esthétique infaillible, se précipitant souvent sur le premier adversaire qu’ils voient pour les taillader et les embrocher avec leurs lames acérées, avant de se jeter sur le suivant, poussant des cris de guerre amplifiés qui s’associent aux hurlements de leurs victimes pour créer une disharmonie qui sape le moral des troupes les plus disciplinées. Les Tourmenteurs sont rarement loin derrière. Ils cherchent souvent à surpasser les Infracteurs en termes de victimes, mais préfèrent recourir à des salves de bolts explosifs et autres armes de tir mortelles pour tirer des râles d’agonie, des suppliques paniquées et autres délicieux gémissements de douleur de leurs cibles.[18]
Esthètes de l'Agonie[modifier]
Parmi les guerriers de Fulgrim, dont certains sont des vétérans de l’Hérésie d’Horus, se trouvent de combattants d’élite. Les bretteurs imprégnés du Warp appelés Lames Infaillibles traquent les plus dangereux guerriers ennemis. Les Terminators du Chaos apparaissent dans un flamboiement d’énergie ou jaillissent des écoutilles de transports blindés. Ces brutes sont équipées d’antiques Armures Tactiques Dreadnought, qui les protègent de coups qui désintégreraient une armure classique. Ces guerriers d’élite exigent d’être déployés là où se trouvent les meilleures chances de satisfaction sensorielle. Ils attaquent les passerelles des vaisseaux et les bunkers de commandement pour s’en prendre aux meilleurs guerriers ennemis. Leur force et leur armure supérieures sont au service de leur arrogance, et ils ne souffrent pas qu’on leur refuse leur récompense.
Les chars de combat des Emperor’s Children sont dotés de chenilles barbelées. Les sens des pilotes sont reliés bioniquement aux modules logiques des compteurs de victimes de leur véhicule, et chaque mort violente envoie des vagues de plaisir directement dans leur cortex.
Les tanks crachent des obus et des rais d’énergie sur les cibles favorites des équipages, et chaque blindé est mû par l’irrépressible envie de frapper un type particulier de victime. Les Esprits de la Machine de certains engins sont si obsédés par leurs proies favorites qu’ils ignorent les ordres de leurs commandants. Il en va ainsi des Mutilateurs du Péché de Morkairus.
Cet escadron de chars Land Raider et les équipages qui y sont incarcérés, combattait autrefois pour le Seigneur Xarien le Distordu. Depuis la Bataille du Mont Écarlate, cependant, leurs canons laser refusent de tirer sur les soldats ennemis, car leurs systèmes de visée ne calculent que les solutions de tir qui résultent en la destruction d’un blindé. Ils foncent volontiers sur les fantassins ennemis, mais seulement pour les broyer sous leurs chenilles dentelées.[20]
Méthodes des Bandes de Guerre des Emperor's Children[modifier]
Une culture de l’escrime dévoyée s’est répandue au sein des bandes d’Emperor’s Children, et les Lames Infaillibles en sont l’exemple flagrant. Ce sont les meilleurs guerriers de cette Légion Renégate. Leur arrogance est telle qu’ils sont en compétition permanente les uns contre les autres pour attirer l’attention d’êtres surnaturels qui observent leurs prouesses martiales et leurs actes de sauvagerie à travers le voile de la réalité. Ces patrons démoniaques récompensent les Lames Infaillibles avec des talents extraordinaires, et les rendent capables de survivre aux modifications chirurgicales les plus invasives. Les Lames Infaillibles tentent sans cesse d’attirer l’attention de leurs bienfaiteurs avec des actes toujours plus audacieux, car ceux qui ne parviennent plus à distraire leurs maîtres démoniques subissent de tragiques conséquences.
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Ost Inconstant[modifier]
Les Emperor’s Children sont éclatés en une myriade de bandes de guerre mues par le désir obsessionnel de ressentir le frisson du combat sous toutes des formes. Ces bandes frappent avec une vitesse et une violence excessives à la cruauté toujours croissante. Les Tourmenteurs et les Infracteurs, aux pupilles dilatées par des cocktails de stimulants exotiques, la peau scarifiée et sculptée par des sévices volontaires, filent à travers le champ de bataille, ils pourfendent une cible après l’autre, poussés par leur irrépressible soif de sensations fortes et inédites. Chaque exécution est plus atroce et esthétiquement gratifiante que la précédente. Les Marines du Vacarme lâchent des salves aux ravages discordants. Les variations de fréquence du destructeur sonique, de l’éclateur sonique et du pistolet hurleur se mêlent aux plaintes des mourants et aux cris de guerre exultants des Emperor’s Children pour composer une authentique symphonie d’horreur.[22]
Épéistes Hors Pair[modifier]
Les Emperor’s Children sont consumés par l’orgueil et poussés par une insatiable obsession. Ils cherchent à prouver leur valeur dans des formes de combat de toutes sortes. Les guerriers des Lames Infaillibles, imposants et puissants, avancent fièrement en quête de champions ennemis à occire ostensiblement en duel. Ils parent les coups avec mépris et versent le sang avec allégresse. Dans leur sillage sanglant progressent des escouades d’Infracteurs galvanisés par des drogues de combat exotiques. D’autres fils de Fulgrim lâchent des salves meurtrières de Bolters et d’armes soniques. Ceux qui exultent dans leurs prouesses à l’épée trouvent la faille dans les armures avec leurs lames incurvées et leurs fouets, lacérant la chair et répandant des viscères à chaque coup. Le massacre monte en rythme et en intensité dans un crescendo sanguinaire qui cesse seulement lorsque la dernière victime a été éventrée ; les abjects Emperor’s Children sont alors brièvement rassasiés par le carnage qu’ils ont perpétré.[23]
Éviscération Rapide[modifier]
Les transports blindés des Emperor’s Children attestent de la nature dépravée de leurs passagers. Enduits de couleurs criardes et couverts de symboles dédiés à la Légion et au Prince du Chaos, ces engins de guerre ont un esprit de la machine corrompu qui grogne, gémit et mugit comme une bête tirant sur sa laisse. Des amplificateurs Warp émettent un flot de cris démoniaques qui instillent la peur dans les rangs ennemis et annoncent le massacre à venir. Déchaînant un chœur de projectiles depuis leurs tourelles, pivots et affûts latéraux, des transports écrasent les défenses adverses, percutent l’infanterie ennemie et débarquent leurs infâmes passagers au combat. De ces béhémoths blindés surgissent les Emperor’s Children, lames au clair et impatients d’en découdre dans une débauche de violence.[24]
Festival de l'Excès[modifier]
Où que les Emperor’s Children se rendent, qu’ils assouvissent chacun de leurs désirs obsessionnels ou qu’ils éviscèrent, dépècent et massacrent, la réalité est déchirée et les Démons de Slaanesh traversent le voile. Des Démonettes bondissent, leur silhouette à la fois séduisante et repoussante. Des nuages de musc soporifique dérivent dans les rangs de l’ennemi pour engourdir ses sens tandis que les susurrations des Démons qui s’avancent plongent les faibles d’esprit dans un état de transe. Les Veneuses de Slaanesh percutent leurs victimes impuissantes, puis les taillent en pièces à coups de serres, de griffes et de langues venimeuses. Sans se laisser distancer par leurs alliés démoniaques, les Emperor’s Children poussent des rires extatiques et des cris de guerre tout en déchaînant une sorcellerie maléfique et en massacrant à loisir. Les tirs de riposte se perdent tandis que Démons et guerriers corrompus se glissent négligemment entre les projectiles ennemis.[25]
Coterie d'Orgueilleux[modifier]
Le sentiment de supériorité et le désir de perfection exacerbé des Emperor’s Children les poussent à infliger une mort toujours plus atroce et démonstrative à leurs adversaires. Pour satisfaire ce besoin irrépressible, certains seigneurs de guerre Emperor’s Children concluent des pactes faustiens. Ils mettent ainsi en gage leur âme et celles de leurs guerriers en promettant de surclasser leurs rivaux par la quantité et l’exubérance de carnage qu’ils infligeront. En retour, ils peuvent recevoir un pouvoir défiant l’entendement et la capacité de vivre des sensations illimitées. Ceux qui ont passé ce pacte pressent leurs guerriers en avant et se ruent personnellement au combat avec témérité et euphorie. Chaque torture qu’ils infligent, chaque meurtre sanguinaire qu’ils commettent les rapproche de l’accomplissement de leur part du marché. Cependant, l’échec ne les conduit qu’à une mort violente ou pire, l’ire de leur maître et l’atroce annihilation de leur âme.[26]
Élus de Slaanesh[modifier]
Parmi les Emperor’s Children, certains sont particulièrement favorisés par Slaanesh. Ces puissants champions de l’excès ont infligé des morts innombrables, subi des souffrances au-delà de toute mesure et remporté de glorieuses victoires au nom du Prince du Chaos. Lorsque ces champions de la ruine se rassemblent, ils cherchent à se surpasser les uns les autres. Que ce soit en défiant les commandants ennemis en combat singulier, en infligeant des tortures inouïes aux mortels geignants ou en offrant des sacrifices à leur déité impie, les élus de Slaanesh sont implacables dans leur progression meurtrière. Pour ces parangons de supériorité, nul ennemi n’est digne de respect, et rares sont les adversaires capables de leur fournir le défi qu’ils désirent. Ainsi, c’est entre eux qu’ils rivalisent, chacun luttant pour attirer l’attention de Slaanesh. Seuls ceux qui prouvent leur caractère létal gagneront l’approbation tant convoitée.[27]
Organisation[modifier]
Organisation et Structure d'une Unité au Sein de la Légion (Pré-Hérésie)[modifier]
Les Emperor’s Children étaient organisés d’une manière qui correspondait aux idéaux de Fulgrim et à leur propre nature exigeante. Comme pour tous les autres aspects des Emperor’s Children, rien n’était laissé au hasard ou à la fantaisie ; tout était délibéré et évalué pour sa valeur esthétique et fonctionnelle. Fulgrim aimait à faire remarquer que si l’on voulait exceller, aucun détail n’était trop petit pour être pris en compte, et que la qualité de l’ensemble résidait dans la qualité de ses composants. En prenant le commandement de sa Légion, il n’est donc pas surprenant que Fulgrim ait favorisé la formalité, le conformisme et l’ordre.
Les duels entre Frères de Bataille faisaient partie des traditions martiales de nombreuses Légions. Pour certains, ces pratiques consistaient à exploiter et à perfectionner les compétences de combat. Pour d’autres, leur signification allait au-delà de la nécessité pratique ; elles devenaient une fin en soi plutôt qu’un moyen d’être efficace à la guerre. Les fosses de combat des World Eaters en sont un exemple, les Fêtes des Lames des Imperial Fists en sont un autre. Pour les Emperor’s Children, cependant, le duel était une partie fondamentale non seulement de leur formation mais aussi de leur psychologie. Le duel était l’expression ultime de l’habileté et des prouesses d’un guerrier, un miroir qui reflétait son essence. Les armes avec lesquelles ils se battaient en duel étaient un élément clé de cette culture et témoignaient de leur appréciation esthétique. Beaucoup d’Emperor’s Children portaient des épées fabriquées par les tailleurs de Lames de Mille Mondes. Parmi ceux-ci, le Sabre Charnabal de la tradition de la vielle Terre était un modèle de qualité particulier au sein de la Légion ; forgé selon des rituels anciens et des formules alchimiques, chaque lame était le produit unique d’un maître fabricant de sabres. On peut en voir des exemples dans plusieurs incidents bien connus, comme lorsque Fulgrim donna six Sabres Charnabal, forgés par Yelena Mordant, aux survivants de l’Insurrection des Cyber-prophètes en guise de récompense pour leur bravoure. Akurduana - qui était considéré avant sa mort comme le meilleur épéiste de la Légion - combattait le plus souvent avec des Sabres Charnabal jumelés, mais il était également bien connu qu’il possédait une collection personnelle de 360 sabres pris à des ennemis vaincus. Cette habitude de prendre des armes particulièrement fines des ennemis défaits était une caractéristique forte de la Légion. Si un épéiste renommé rencontrait une arme de qualité supérieure dans les mains d’un ennemi, il la prenait comme trophée. L’épéiste s’entraînait alors avec l’arme trophée jusqu’à ce qu’il la manie avec plus d’habileté que ses fabricants, cet acte représentant un rituel presque kabbalistique absorbant et défaisant l’ennemi en esprit. C’est ainsi que les champions des Emperor’s Children brandissaient des glaives en verre Racathien, des Haches à Friction des Norvik Sinks, de "Sainte" Aegiste, des épées mortuaires de Tuonela, des Gladius Terrans et des Lames Énergétiques forgées sur Mars pour n’en citer que quelques-uns. Aucune interdiction n’existait contre les armes prises à des aliens ou à des cultures qui ne méritaient qu’à être détruites ; tout ce qui était manié était la qualité de l’arme elle-même. |
L’organisation des Emperor’s Children s’inspirait beaucoup des structures des Légions lors de leur création, Ils ajoutèrent également leurs propres terminologie, mettant l’accent sur l’équilibre tout en restant largement fidèle aux modèles Terrans établis depuis longtemps. Une hiérarchie d’autorité et de compétences existait dans chaque ensemble des Emperor’s Children. Chaque guerrier, pièce d’équipement ou officier était placé à une fonction qui correspondait le mieux à ses forces et à ses aptitudes éprouvées, et on s’attendait à ce qu’il excelle dans son poste. Fulgrim maintenait également un ordre rigide parmi les divisions de sa Légion et la hiérarchie de commandement. Les variations fluides de taille et de nature communes à certaines autres Légions ne jouaient aucun rôle dans le schéma de guerre des Emperor’s Children. Tout changement ou variation était délibéré et le résultat d’une considération attentive. De même, la nomination et le rang de chaque guerrier des Emperor’s Children étaient soigneusement définis. Les honneurs, les représentations symboliques de l’accomplissement et les marques de renommée abondaient, mais ils étaient uniquement donnés par un supérieur plutôt qu’assumés par un individu. Les honneurs accordés par la main du Primarque étaient évidemment tenue en haute estime. Chaque guerrier de la Légion connaissait sa place et sa valeur aux yeux du Primarque et de l’Empereur, et cela s’est traduit par un niveau d’engagement personnel et de bravoure à tout les niveaux dans les rangs des Space Marines, alimenté en grande partie par une foi inébranlable en leur propre supériorité.
Les Emperor’s Children étaient ordonnés et précis ; les tailles et la structure des formations étaient largement uniformes et, lorsqu’elles ne l’étaient pas, il s’agissait soit d’une aberration temporaire, soit d’une variation délibérée dans un but particulier. Dans cet ordre précis, l’escouade était l’unité de base qui présentait la plus grande variation à la fois en taille et en fonction. Composée d’une poignée d’Emperor’s Children, chaque escouade avait un but et une spécialisation particuliers. Les membres de l’escouade devaient exceller dans les rôles qui leur étaient attribués et s’entraîner de façon exhaustive pour atteindre le sommet de l’efficacité et de la cohésion de l’unité. Notamment, toutes les variations dans le type d’escouade et l’équipement que l’on trouvait dans d’autres Légions étaient présentes chez les Emperor’s Children, car ils croyaient qu’il n’y avait aucune sphère de guerre dans laquelle ils ne pouvaient ou ne devaient pas exceller. Il y avait cependant certaines croyances au sein de la culture de la Légion au sujet de la supériorité de certaines vertus martiales sur d’autres. Des croyances qui provenaient des opinions et des inclinations de leur Primarque Fulgrim et qui filtraient à travers les rangs comme une doctrine à toute épreuve qui ne devait pas être remise en question.
Une fois cette vertu choisie, l’importance de la vitesse - que ce soit en manœuvre, en action ou en attaque - était d’une importance cardinale par rapport à la force, l’endurance ou même la puissance de feu - le guerrier qui frappait le premier était le plus susceptible d’être victorieux, tout comme la cible mobile était plus difficile à atteindre. Cette doctrine se manifestait à plusieurs niveaux, du choix des plans de bataille au choix de l’arsenal que la Légion favorisait. Ce facteur étant évident dans le grand nombre d’unités d’assaut équipées de Réacteurs Dorsaux, d’escouades de Land Speeders et de Sky Hunters présentes au sein de la Légion. En particulier, les escouades de Sky Hunters équipées de Motojets dominaient les rangs d’un certain nombre de Compagnies. Une raison souvent citée pour justifier la faveur accordée à ces unités semble être que leur mode de combat faisait appel à la nature de Fulgrim de son propre aveu : rapides et élégantes, elles capturaient une grande partie des vieilles légendes des nobles chevaliers et des champions mythiques chevauchant au combat, leurs bannières flottant derrière eux et leurs armures scintillant au soleil. D’autres considérations pratiques pour l’utilisation extensive de véhicules à grande vitesse et la dépendance à la manœuvre peuvent être vues dans le fait que la Légion des Emperor’s Children n’a jamais possédé le nombre actif et encore moins la psychologie pour s’engager dans une guerre d’usure brutale pratiquées par les Iron Warriors et la Death Guard par exemple. Pour Fulgrim, garder sa Légion aussi intacte que possible tout en obtenant la victoire était peut-être toujours une considération, bien qu’on l’admette rarement.
La Légion comptait beaucoup sur une planification stratégique approfondie et détaillée et sur l’exécution sans faille de ses plans de bataille par les guerriers individuels de la Légion. Chaque aspect de la bataille était analysé et tourné à son avantage, du terrain à la météo, de la disponibilité du soutien logistique et des renforts, rien n’était laissé au hasard. Chaque composante des forces de la Légion ainsi que tous les alliés ou forces auxiliaires sous leur commandement étaient pris en compte et utilisés en conséquence. Cette approche prévoyante et presque mécanique de la guerre avait cependant ses inconvénients aussi bien que ses avantages, et si une contingence entièrement imprévue se produisait (aussi peu probable que cela était dans la plupart des cas), ou qu’un élément crucial ou stratégique était retiré de façon inattendue, la Légion pouvait être déstabilisée, jetée dans la confusion et en subir les conséquences.
Parallèlement à la division des unités que l’on trouve couramment dans les autres Légions Space Marines, l’accent et la considération accordés aux compétences et à l’excellence ont également conduit à la formation d’un grand nombre d’unités d’élite ou d’anciens combattants uniques au sein des Emperor’s Children. Certaines étaient hautement spécialisées comme les "Tueurs de Soleil" - des escouades de soutien équipées de Canons Laser et issues de la crème des spécialistes en armes lourdes de la Légion, ou qui remplissaient des rôles plus fonciers et cérémoniels comme la Garde Phénix dont le nombre a été fixé à 200 pour commémorer les premiers jours de la renaissance de la Légion. Peut-être l’exemple le plus célèbre dont la renommée dépassait le cadre de leur propre Légion était la Confrérie des Lames Palatines. Ces unités n’étaient pas des formations permanentes mais formées pour des batailles particulières contre des ennemis jugés dignes, et dont les membres existaient en dehors de la structure rigide habituelle des grades. Lorsqu’un tel ennemi était rencontré, le commandant supérieur rassemblait les meilleurs épéistes parmi les forces présentes - une sélection rendue plus facile par les combats et duels incessants qui avaient lieu entre les batailles pour affiner les compétences de la Légion. Armées de lames de duel, de sabres et d’armes à trophées, les Confréries allaient ensuite chercher les meilleurs guerriers parmi l’ennemi sur le champ de bataille. Le nombre et la qualité de ces escouades dépendaient du nombre d’Emperor’s Children présents dans une zone de guerre donnée et de la qualité de leur ennemi. Lorsque vingt Millénaires de la Légion se rassemblèrent sous Fulgrim pour détruire les Rois d’Or des Dérives de Moraeb, plus d’une centaine de membres de la Confrérie des Lames Palatines se rendirent sur le terrain. Parmi eux se trouvaient des guerriers qui avaient déjà écrit une légende au sein de leur Légion - Lucius, Akurduana, Irmandus et Fulgrim lui-même les menèrent contre les gardes du corps des rois hérétiques.[29]
Hiérarchie du Commandement de la Légion[modifier]
Fulgrim a maintenu des lignes d’autorité claires et rigides au sein de la Légion des Emperor’s Children. Le Primarque lui-même était le commandant général de sa Légion et en-dessous de lui se trouvaient dix Seigneurs Commandants qui ont dirigé les dix premiers Millénaires de la Légion. Fulgrim avait investi dix de ses fils à ce rang élevé alors que la Légion se remettait encore de sa quasi-extinction tandis que la tradition était restée forte tout au long de la Grande Croisade. En formant un cercle intérieur autour du Primarque, chacun devait être un parangon de leader, de guerrier et de noblesse. Le Primarque Sanguinius appela ces dix individus les "Princes de la Guerre", et c’est à eux que revenait la direction des plus grandes campagnes entreprises par la Légion des Emperor’s Children. Il était courant qu’un Seigneur Commandant reçoive le commandement général de forces composées de contingents d’autres Légions, comme les millions de soldats de l’Armée Impériale, et les forces tirées des nombreuses armées militantes de l’Imperium. Sur les rares cas de véritables échecs dans le commandement, le Seigneur Commandant avait droit de vie et de mort.
L’autorité descendait à travers une structure de commandement élaborée et à plusieurs niveaux, qui allait des Seigneurs Commandants au Préteur qui à son tour comprenait des Commandants, des Lieutenant-Commandants, des Maîtres, des Sous-Commandants, des Tribuns-Palatins et Ordinaire, des Capitaines de diverses divisions. Puis jusqu’aux Consuls, Écuyers, et Vétérans de diverses fonctions, à travers les Centurions et les Hérauts, Préfets et Sergents qui commandaient les escouades individuelles de la Légion, jusqu’aux guerriers de la Légion. Comme chaque Space Marine de la Légion se tournait vers son supérieur pour être guidé et dirigé par l’exemple, suivant avec dévouement leur exemple en matière de style et de doctrine, cela créa un modèle de leadership qui frisait le culte de la personnalité à tous les niveaux de la Légion, avec Fulgrim lui-même et au-delà de lui l’Empereur, qui était l’objet d’une dévotion presque religieuse. Ce fanatisme était bien noté par les pairs de la Légion (dont certains ne voyaient pas d’un bon œil sa qualité obsessionnelle dans leurs conseils privés), et n’était peut-être surpassée que par celle dont faisaient preuve les Word Bearers. Qu’une loyauté aussi fervente envers l’Empereur ait pu être si facilement mise de côté semble incroyable, mais néanmoins cela s’est avéré vrai.[32]
Disposition de Guerre[modifier]
Les Emperor’s Children étaient une Légion exemplaire. Ce n’est pas la simple accumulation de victoires qui distingue leur histoire avant la Trahison, mais la manière dont ils ont remporté ces victoires. Chaque compte-rendu de leurs combats contient un élément admirable : un détail de la planification de la bataille, un fait d’armes ou une note d’héroïsme individuel. Peu d’autres légions pourraient rivaliser avec eux pour ce qui est des honneurs remportés par des guerriers ou des unités individuelles. Toujours à l’affût, toujours désireux d’assimiler de nouvelles compétences et de perfectionner leur art, ils représentaient tout ce qu’il y avait de mieux dans les Legiones Astartes. Alors que d’autres s’appropriaient une méthode de guerre et l’appliquaient à toutes les situations, les Emperor’s Children ne s’en tenaient jamais à un seul mode de combat. Leurs victoires témoignent d’une plus grande diversité dans l’application des stratégies et des tactiques que n’importe quelle autre légion, à l’exception peut-être des Ultramarines.
C’est un peu comme s’ils cherchaient à gommer toute imperfection dans leurs capacités en embrassant et en perfectionnant tous les modes et toutes les compétences de la guerre. À distance, au corps à corps, lors d’un assaut rapide ou d’un siège prolongé, leur palmarès est une source d’embarras et d’accomplissements divers. La démonstration de cette réussite est exceptionnellement bien documentée, car aucune autre Légion n’a embrassé aussi complètement le concept de la Commémoration ou ses prédécesseurs non assermentés. Dans d’innombrables textes, images, enregistrements et œuvres d’art aujourd’hui scellés, nous voyons se refléter l’image d’une perfection perdue. Le fait que la perfection des Emperor’s Children comportait une faille est inscrit dans le sang d’innombrables mondes et dans les atrocités commises sur le peuple de Terra. Bien que nous ne l’ayons pas vu à l’époque, peut-être que les voix de leurs crimes futurs murmuraient des victoires remportées dans ce passé depuis longtemps révolu.[33]
Dans les dernières années de l’Hérésie d’Horus, Fulgrim prenait rarement la tête de ses forces sur le champ de bataille. Il préférait rester en retrait, poursuivant ses propres intérêts jusqu’au moment où son arrivée produirait un effet dramatique maximal. Les forces de Fulgrim se déployaient sur le champ de bataille pour le préparer à son entrée triomphale, avant qu’il n’apparaisse, souvent dans un nuage de parfum écœurant ou une explosion de pétales irisés et tranchants comme des rasoirs, attirant tous les regards sur lui tandis qu’il renversait le cours de la bataille et récoltait les acclamations et l’adoration de ses fidèles mortels. |
Bien que le massacre des Loyalistes ait été planifié à l’avance, ce que nous savons de la psychologie de Fulgrim à l’époque indiquerait que la méchanceté, la fantaisie et l’excès avaient déjà commencé à obscurcir son jugement stratégique. Parmi ceux qui ont été purgés sur Isstvan III, il est probable que certains auraient suivi Fulgrim dans la trahison, mais ils sont morts parce qu’ils avaient échoué au test de la perfection.
L’effectif des Emperor’s Children avant l’Atrocité était probablement d’environ 110 000 Space Marines organisés en une trentaine de Millennials, comme on appelait les Chapitres de la Légion. De cet effectif, un nombre allant peut-être jusqu’à un tiers fut trahi sur Isstvan III. Les pertes encourues par le camp renégat des Emperor’s Children dans la bataille pour éradiquer les Loyalistes semblent également avoir été élevées. Fulgrim a peut-être perdu jusqu’à 20 000 guerriers dans le processus d’élimination des survivants du bombardement orbital. Cela amena une perte d’environ 50 000 Emperor’s Children à Isstvan III : une perte importante à tous égards et un fait qui, de manière anecdotique, aurait fait enrager Horus à l’extrême. La force croissante des Emperor’s Children dans les phases ultérieures de la guerre, et l’instabilité graduelle de ses guerriers peut être liée aux expériences sur les graines génétiques ainsi qu’aux abominations de la chair pratiquées par les Apothicaires renégats qui cherchaient à remplacer rapidement ces pertes et à renforcer la Légion alors que la guerre se poursuivait. Libérés des contraintes du secret ou de la peur de la découverte, ils modifièrent les corps des Emperor’s Children pour refléter leur corruption.[35]
- Pour plus de détails, voir l’article dédié : Conflits Emperor's Children
Organisation (Après l'Hérésie)[modifier]
Depuis son humble fondation, la Légion des Emperor’s Children n’a cessé de s’agrandir jusqu’au jour de sa fuite vers l’Œil de la Terreur. Lorsque Fulgrim rejoignit Horus dans sa rébellion, sa Légion comprenait trente Compagnies, chacune dirigée par un Seigneur Commandeur, un individu charismatique qui incarnait toutes les valeurs des Space Marines. Comme chaque Space Marine voit en son officier supérieur un guide, chaque Compagnie hérita des manières et des pratiques de son Seigneur Commandeur. Comme c’était le cas dans de nombreuses Légions, les Emperor’s Children vouaient à leur supérieur une confiance aveugle et une dévotion sans limite.
Une Myriade Fracturée[modifier]
Les Emperor’s Children étaient jadis des parangons d’honneur et de vertu, mais la déchéance de leur Primarque changea irrémédiablement les plus fidèles de ses enfants. Au lieu de viser l’excellence et d’inciter leurs troupes à briller en toutes choses, ils étaient désormais au service de leurs désirs égoïstes et infligeaient d’horribles châtiments à ceux qui ne parvenaient pas à se conformer à leurs critères de perfection inatteignables. |
Les chefs de guerre des Emperor’s Children apprécient les obsessions individuelles et célèbrent l’ambition. Il n’est donc guère étonnant qu’ils organisent et désignent les unités sous leur commandement selon ce qu’ils considèrent être leurs atouts uniques. Les bandes de l’ancienne Légion ravagent la galaxie depuis dix millénaires sous diverses dénominations, se séparant et se reformant, souvent violemment, pour présenter leur art blasphématoire sous des facettes toujours renouvelées.
La Légion des Emperor’s Children ne fonctionne plus en tant que force cohérente depuis les Guerres des Légions. La plupart de ses membres combattent en effet au sein de bandes regroupées autour d’un chef puissant au charisme irrésistible. De même que Fulgrim incarnaient les idéaux et l’orientation de la Légion d’autrefois, ce sont les seigneurs des Emperor’s Children qui guident les actions de leurs guerriers à l’Ère Indomitus. Tous ces commandants sont consumés par l’arrogance. Sûrs de leur suprématie, ils défendent jalousement leur statut, et punissent quiconque défie leur autorité. Si certains s’entourent d’une coterie de sous-commandants et autres lieutenants, ceux-ci sont généralement des flagorneurs sans réelle influence. D’autres champions encouragent tacitement l’ascension de leurs subordonnés, et vibrent de plaisir en songeant aux intrigues qui pourraient les viser.
Les commandants Emperor’s Children s’affublent de titres extravagants, qui s’inspirent des épithètes que leur hurlent leurs victimes et leurs ennemis ou de ce qu’ils entendent dans leurs propres rêves enfiévrés, quand ils ne se calquent pas directement sur d’anciens grades de la Légion. La hiérarchie peut varier d’une bande à l’autre. Certaines conservent la même organisation qu’avant l’Hérésie, par obsession ou pour le plaisir d’en pervertir la signification originale. Certaines bandes se font encore appeler milléniums et se subdivisent en cohortes et compagnies. D’autres champions qualifient leurs bandes de myriades, d’osts, de revelliums ou encore d’exaltations et appellent les unités qui les composent spectacles, collectifs, ou encore carrousels. Malgré leur diversité, ces termes désignent généralement des formations similaires, de surcroît plus modestes que leur titre ronflant le laisserait penser : un seigneur à l’autorité incontestée entouré d’une coterie de champions mineurs, à la tête d’une bande de guerre regroupant plusieurs petites bandes de guerriers qui combattent aussi bien comme des rivaux acharnés que comme des frères d’armes.
Certaines bandes d’Emperor’s Children ne comptent qu’une dizaine de guerriers, d’autres sont fortes d’un millier de combattants. Cependant, rares sont celles qui peuvent se vanter d’effectifs aussi nombreux que celles d’autres Légions Renégates, comme la Death Guard et les Iron Warriors, spécialistes de la guerre d’usure. D’une certaine façon, cela s’accorde bien à la quête incessante d’excitation des fils de Fulgrim, mais c’est aussi une conséquence de leur psychisme corrompu et saturé. Seul un charisme écrasant, au service d’une vision éblouissante, peut réunir les champions et les guerriers de plusieurs bandes. S’il s’intéressait à la question, Fulgrim y parviendrait sans aucun doute. Mais si quelques puissants légionnaires ont tenté de rassembler les Emperor’s Children en grand nombre, le plus souvent par intérêt personnel, en raison du mélange de convoitise, de luxure et de haine que l’on rencontre dans de tels groupements, la plupart ne durent pas longtemps, et se séparent pour mieux poursuivre leurs obsessions.[38]
Échos de l’Infamie[modifier]
Les Emperor’s Children sont volontiers bravaches, et clament leurs exploits afin que tous apprennent à les craindre et à les exalter. Certains les diffusent par hurlements astropathiques. D’autres les commémorent par l’érection de repoussants monuments de chair turgescente, ou cousent des symboles mystiques dans le warp. Les bandes d’Emperor’s Children entretiennent ce qui fait leur sinistre réputation, et se glorifient de leur débauche particulière. Les guerriers de la Myriade Scintillante se sont forgés une terrible réputation après leurs assauts blindés éclair dans les confins orientaux du Secteur Reductus. Leur commandant, le Seigneur Aesclemos, se fait appeler le Régent d’Argent. Sa peau étincelante et les orbes miroitants de ses yeux sont remplacés après chaque bataille par des servo-esclaves écorchés, et il exige de ses troupes qu’ils imitent son apparence en portant des armures dorées et des véhicules opalescents. Les guerriers du Konstrictus prétendent de leur côté être des maîtres artificiers. Le Bûcher Prismatique qu’ils dressent sur le site de chaque victoire est constitué des globes oculaires de ceux qu’ils ont choisi d’épargner. Les guerriers allument ces abominables brasiers de chair au moment de leur départ, tandis que leurs victimes aveugles titubent dans les ruines de leur royaume. Les membres du Spectacle Transcendant vantent sur des tapisseries vivantes, faites d’esclaves hurlants, leur talent dans l’art d’offrir à leurs Machines-Démons les meilleurs festins d’âmes, tandis que ceux du Chœur Cinéraire orchestrent leurs batailles en harmonies dissonantes qui déstabilisent les plaques tectoniques. Ce ne sont là que quelques-unes des plus tristement célèbres bandes de guerre de la Légion.[39]
Ressources des Bandes[modifier]
Les ressources des Emperor’s Children sont aussi diverses que leur organisation. Chaque bande dispose d’une flotte de vaisseaux anciens et puissants pour garantir la capture rapide de ce que leur commandant désire. Selon l’influence et le pouvoir du seigneur de guerre, ainsi que ses préférences, ces flottes peuvent aller d’une poignée de destroyers à une flottille d’appareils escortant des cuirassés et des grands croiseurs. Les astronefs aux décorations criardes sont équipés de Torpilles d’Abordage, de vaisseaux d’attaque et de navettes, pour débarquer les guerriers à la surface des planètes ou à bord de vaisseaux ennemis avec une précision chirurgicale.
Outre leurs escouades de guerriers égocentriques, les bandes disposent d’autres éléments dont leurs commandants peuvent exiger l’appui selon leur envie du moment. Certaines sont accompagnées d’adorateurs mortels de Slaanesh ou de meutes de serviteurs démoniaques du Prince du Chaos parés à être invoqués du Warp. D’autres sont dotées de détachements de chars de combats et de marcheurs de combat, ou des éléments super-lourds à même d’anéantir des cités-ruches entières. Certaines bandes ont asservi un grand nombre de Machines-Démons, tandis que d’autres sont liées par de terribles pactes à des lances de Chevaliers du Chaos dépravés.[40]
Des Myriades de Bandes[modifier]
Il y a autant de bandes d’Emperor’s Children que de seigneurs et de champions qui les dirigent. Certaines ne sont constituées que d’une poignée de guerriers qui se joignent ponctuellement à de vastes armées de puissants seigneurs du Chaos, et qui le reste du temps écument les étoiles, tuant et pillant au gré de leurs envies. D’autres sont des groupes plus imposants, dont les escouades sont appuyées par des chars ornementés, des Machines-Démons cruelles et des coteries de Démons. Certaines parcourent la galaxie à bord de bâtiments de guerre dorés, d’autres font usage d’une sorcellerie étrange pour se rendre d’un monde à l’autre, étant capables de disparaitre dans des nuages de vapeurs parfumées. Les plus grandes bandes de guerre d’Emperor’s Children comptent des centaines, voire des milliers de membres, et ont à leur disposition des Titans ou des confréries de Chevaliers Renégats. Toutefois, ces osts parviennent rarement à conserver longtemps leur cohésion. Ils peuvent ravager des systèmes solaires entiers, mais très vite, l’égoïsme et l’arrogance des Emperor’s Children reprend le dessus et ils se scindent de nouveau en bandes factieuses.[41]
Machines Démons des Emperor's Children[modifier]
Amalgames monstrueux de mécanique, de chair et de conscience malveillante, les Machines-Démons sont monnaie courante chez les Emperor’s Children. Certains fils de Fulgrim, séduits par la nature transgressive de ces abominations, ainsi que par la perspective de dominer les entités qui y sont emprisonnées, se spécialisent dans leur création. D’autres sont obtenues auprès d’Hereteks du Mechanicum Noir, d’agents de Vashtorr l'Arkifane ou dérobés à d’autres renégats.
Créatures incontrôlables et dégénérées, les Ferrocerberus escortent les Emperor’s Children les plus intrépides en première ligne. Ce sont des machines bestiales, mues par des Démons qui se repaissent des âmes des couards. Grâce à leurs griffes et à leurs tentacules métalliques, ils peuvent gravir les murailles ou les épaves des chars pour atteindre leurs proies. Une salive ectoplasmique dégoutte de leurs mâchoires comme ils se rapprochent de leur cible, qu’ils déchiquettent de leurs griffes, refermant leurs mâchoires de métal sur la colonne vertébrale de leurs victimes et engloutissant leur chair dans leur avidité de s’emparer de leur âme.
Les Métadracs sont quant à eux des Machines-Démons volantes. La plupart sont d’anciens appareils de chasse possédés par un Démon. Les cris perçants qu’ils poussent comme ils fondent sur leurs proies sont en général la dernière chose quelles entendent avant de sentir l’odieuse caresse de leurs serres acérées comme des lames de rasoir. Les Métadracs chevauchent les courants ascendants au-dessus du champ de bataille, reniflant les nuages de Prométhium en quête du parfum caractéristique des âmes de leurs victimes. Ils ont une prédilection pour les appareils ennemis, et leurs propulseurs corrompus leur permettent d’intercepter les chasseurs les plus rapides. Leurs mâchoires draconiques crachent des flots de feu ou des grêles d’obus avant qu’ils plongent leurs serres dans le fuselage de leurs cibles pour établir leur suprématie aérienne.
Les Favoris de Slaanesh[modifier]
Monstres infernaux dominant les mortels, les Princes Démons de Slaanesh jouissent des plus puissants dons de leur dieu, et chacun est une vision cauchemardesque d’excès et d’obsession. Ils peuvent exhaler d’étranges parfums qui inspirent terreur et plaisir directement dans l’esprit des mortels, être mus par une bienheureuse agonie qui leur arrache de cris d’extase douloureuse, peuvent vomir des barbelés toxiques ou pousser des hurlements capables de briser les os, ou encore être couverts d’écailles dures comme le fer qui écorchent leur peau. Au combat, les Princes Démons parcourent de leur démarche bestiale les ruines que leurs horreurs maléfiques ont causées. Certains fondent sur leurs victimes depuis les cieux, portés par des ailes membraneuses ou diaphanes, ou par des nuages parfumés. Tous ignorent superbement les tirs pitoyables qui les visent tandis que leur rire surnaturel glace d’effroi leurs ennemis. Leurs yeux projettent l’énergie du warp et des flammes dansent dans leur gueule comme ils prononcent de terribles phrases aussi mortelles que des lames acérées. Tous incarnent la volonté de Slaanesh. Atteindre l’immortalité est l’ambition ultime de la plupart des Emperor’s Children. Pour les adorateurs de Slaanesh, ce n’est pas un but impossible. Ceux qui parviennent au bout du Sentier de la Gloire reçoivent en effet le don de vie éternelle. D’innombrables aspirants de l’excès y laissent leur vie et leur âme, mais un zélateur suprêmement doué sait gravir en salivant les monceaux de cadavres et de victimes torturés pour atteindre le summum de son art. Au fil des siècles, les champions de ce genre offrent des sacrifices toujours plus grands, tels que la destruction des armées d’une cité-ruche pour en distiller une goutte de puissant élixir ; la torture d’un saint à la volonté brisée ; ou même la conversion d’un adversaire de valeur au culte de Slaanesh, car le meurtre seul ne suffit pas. Seuls ceux qui servent encore et encore la cause du Prince du Chaos accèdent à l’immortalité démoniaque et deviennent des demi-dieux, hurlant de triomphe tandis que leur corps se gorge de l’énergie du warp.
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À force de sang versé et d’indicibles tourments infligés, la barrière qui sépare l’espace réel du Warp s’affaiblit. C’est un moment de délice débridé pour les fils de Fulgrim. Les relents de peur et de fluides corporels saturent l’atmosphère, éclipsant l’odeur des explosifs et de la chair calcinée. Des spasmes d’extase s’emparent de certains ennemis tandis que des émotions incontrôlées s’échappent de leurs esprits fissurés. Les pores des Emperor’s Children en proie au délire exsudent d’étranges substances chimiques qui s’écoulent dans leur bouche et stimulent davantage leurs centres du plaisir et de la douleur. D’attirantes lueurs surnaturelles apparaissent au milieu des explosions et des voix enjôleuses susurrent sous le sifflement des décharges d’énergie et les cris des blessés. Pour les Emperor’s Children, ces phénomènes présagent le déferlement d’une nouvelle vague de sensations enivrantes.
On raconte que les actes des bandes les plus bénies et les plus dépravées peuvent hâter la survenue de ce moment. Les sorciers déchaînent mille tourments psychiques. Ils projettent des fragments acérés d’énergie empyréenne qui écorchent vives leurs victimes, forcent leurs barrières mentales et offrent les malédictions de la chaire à l’ennemi ingrat. Et il ne faut pas oublier les Machines-démons, d’énormes engins de guerre qui peuvent avoir des formes très diverses mais sont tous habités par une maléfique entité du warp. Les bandes d’Emperor’s Children louent ces machines infernales en tant que majestueuses créations d’art et de douleur, car le démon qui y est enfermé est torturé sans relâche et rend au centuple ses tourments aux combattants ennemis. Tandis que certaines se déplacent grâce à de puissants membres mécaniques ou de lourdes chenilles, d’autres volent dans le ciel portées par des ailes semblables à des lames ou flottent au moyen de vapeurs mystiques, la malveillance quelles exsudent, mélange de haine et de fascination pour leurs alliés mortels, est si enivrante que nombre de bandes d’Emperor’s Children basent leur stratégie sur le déploiement des machines-démons, prenant soin de ne pas s’en éloigner pour se repaître des émotions brutes qui en émanent.
Les Emperor’s Children qui, à l’instar de leur géniteur, ont reçu le don de l’immortalité démoniaque brouillent les barrières du warp par leur seule présence. Leur horrible apothéose a accordé à ces Princes Démons le pouvoir et l’immortalité, mais ils sont voués corps et âme à Slaanesh pour l’éternité. Affronter une telle incarnation du vice et de l’obsession revient à contempler la déchéance ultime d’un Space Marine autrefois noble.
Quand les Emperor’s Children sont parvenus, volontairement ou simplement en s’adonnant à leurs passions dévoyées, à commettre des atrocités si abominables que la réalité elle-même pleure, les barrières deviennent suffisamment fragiles pour permettre aux démons de pénétrer dans la réalité. Certains Emperor’s Children voient un tel événement comme le point d’orgue de leur performance, un signe de l’approbation de leur dieu. Les arènes de carnage qu’ils ont créées et les âmes qui s y’ trouvent encore deviennent la scène d’une folie empyréenne. Les guerriers quittent les lieux, et cèdent rituellement la place aux démons dansants et bondissants du Prince du Chaos. De tels sites deviennent souvent des failles warp ou le germe de mondes-démons entiers, fût-ce temporairement. Mais les Emperor’s Children savent que, par leur nature même, les démons pourraient décider d’attaquer les Emperor’s Children si ceux-ci ne leur laissaient pas assez de victimes mortelles.
D’autres bandes cherchent activement ces alliances transgressives. Ces Emperor’s Children suivent une voie bien plus dangereuse, mais les récompenses valent tous les risques. On peut forger des pactes avec des démons en leur offrant un tribut d’âmes et d’effroyables agonies. Il est possible d’obtenir ainsi des connaissances interdites et des pouvoirs mystiques, le moyen d’atteindre des planètes à ravager, ou s’attacher les services des démons pour un conflit à venir, à condition bien sûr que les Emperor’s Children déploient de véritables trésors de dépravation. Des sacrifices doivent être accomplis pour obtenir un tel pouvoir et les champions de Fulgrim sont prêts à promettre des profanations inimaginables ou à offrir aux démons les guerriers qui leur ont déplu. Les fils de Fulgrim et les serviteurs immortels de leurs dieux scellent alors leur alliance en infligeant à leurs victimes des tueries et des tourments dont leurs planètes ne se remettent jamais.[45]
Rejetons du Chaos[modifier]
La plupart des Emperor’s Children qui arpentent le Sentier de la Gloire meurent avant d’atteindre leur but. Le simple fait de désirer la bénédiction de Slaanesh recèle d’innombrables périls. Ceux qui reçoivent trop de ses dons sont déformés corps et âme. Ces Enfants du Chaos sont des êtres déments, dénués d’intelligence autant que de conscience de soi.
Aucun Enfant du Chaos ne ressemble à un autre. Ils peuvent présenter des membres dissemblables ou des pseudopodes, avoir plusieurs visages ou une peau à la couleur impossible. Certains ont des doigts avides à la place des dents ou un familier fusionné qui scande des poèmes dénués de sens.
Les Emperor’s Children voient les Enfants du Chaos avec horreur, même s’ils peuvent voir en eux une manifestation de l’esthétique perverse de Slaanesh, car ces créatures sont incapables de sentir et apprécier leurs pouvoirs. Passer son existence sans éprouver le plaisir et la douleur du combat, ni se délecter de sa supériorité, est intolérable pour les fils de Fulgrim.[47]
- Pour plus de détails, voir l’article dédié : Enfant du Chaos
Les Démons de Slaanesh et les Emperor's Children[modifier]
Le Gardien des Secrets, Shalaxi Helbane est selon les légendes des mortels, une incarnation de la supériorité divine, un chasseur incomparable que redoutent même les immortels. Shalaxi est mû par une obsession singulière, c’est un duelliste qui ne tolère aucun rival et l’outil favori de Slaanesh pour apprendre l’humilité aux autres champions. Régents et seigneurs de guerre, sorciers, paladins et despotes monstrueux, Démons inféodés à d’autres dieux, nul n’échappe au fléau qu’est Shalaxi, Monarque de la Chasse. Shalaxi traque les plus grandes proies, quel que soit le recoin de l’univers où elles espèrent se cacher. Il n’est pas de désert de mica inviolé ou de mer de méthane qui puisse masquer la piste de sa cible. Cette dernière ne peut pas se terrer dans une nébuleuse ni se dissimuler parmi des milliards d’autres organismes. L’infatigable chasseur poursuit ses victimes dans le vide de l’infini aussi bien que dans les royaumes qui s’étendent au-delà de la réalité. Tôt ou tard, le prédateur démoniaque les rattrape, entraînant une confrontation à laquelle elles ne peuvent en aucune façon se soustraire. Plus la proie est rétive, et plus elle doit craindre d’effroyables tortures de la part de Shalaxi, d’autant que le démon peut sentir de telles émotions piquantes à des éons de distance. Certaines proies amassent des armées qu’elles disposent sur la route de Shalaxi pour le ralentir. En vain. Avec ses pinces incurvées et ses maléfices retors, le chasseur les condamne rapidement à une éternité de tourment. La longue lance de Helbane, de son côté, est parfaite pour abattre les proies plus imposantes. Grâce à elle, le Monarque de la Chasse a embroché des Chevaliers Impériaux, des Biotitans Tyranides et des Échardes C’tan, et mentionnons que Shalaxi a une prédilection certaine pour la traque et la destruction des Buveurs de Sang de Khorne.
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De même que Slaanesh incarne une myriade de dualités, ses démons sont les manifestations d’infinies contradictions hideuses. Ils sont fascinants et répugnants, bestiaux mais étrangement gracieux. Ils se déversent des failles dans la réalité en gerbes de sang parfumé et se précipitent pour étancher leur soif éternelle en inspirant les sensations les plus extrêmes aux mortels.
Attirés par l’obsession, les mutilations et les passions enfiévrées qu’engendre la guerre, les serviteurs démoniaques du Prince du Chaos bondissent joyeusement pour se repaître d’excès éternels.[50]
Gardiens des Secrets[modifier]
Avatars de la corruption, les Gardiens des Secrets sont des démons majeurs à la stature colossale qui servent de généraux pour les légions démoniaques de Slaanesh. Un Gardien des Secrets peut œuvrer subtilement, en séduisant ou en possédant les êtres les plus incorruptibles pour répandre la damnation de Slaanesh. Cependant, quand ils apparaissent dans l’espace réel, leur majesté n’a rien de discret. Ils irradient une beauté impossible, si hideuse que des guerriers stoïques se sont crevé les yeux après l’avoir contemplée. Des parfums enivrants et une lueur hypnotique émane de leur chair polie. Des chants funèbres résonnent, créant avec le cliquetis de leurs bijoux obscènes et le raclement de leurs sabots une harmonie qui anéantit la volonté des mortels.
Les joies du champ de bataille sont les friandises de choix de ces Démons. Ils attaquent ceux qui n’ont pas déjà fui, et prennent plaisir à infliger d’indicibles tourments en prélude à une mort atroce. Avec leurs longues griffes ou leurs lames incurvées, ils percent les armures et tailladent les chairs de l’ennemi. Ils suscitent des fantasmagories dans l’esprit de leurs adversaires et plongent des pelotons entiers dans la folie. Des cadavres au visage tordu d’extase et d’horreur mêlées sont tout ce qu’il reste du passage de ces êtres de cauchemar.[51]
- Pour plus de détails, voir l’article dédié : Gardien des Secrets
Démonettes[modifier]
- « Quoi de mieux pour remporter la faveur de Slaanesh que prendre la tête d’un adversaire de valeur ? »
Cette piétaille destructrice, qui sert de courtisanes et de tortionnaires au Prince du Chaos, pénètre dans la réalité en dansant, mue par un insatiable appétit de sensations. De loin, le chant enjôleur et la silhouette gracile des Démonettes affaiblissent les défenses mentales de leurs ennemis. À mesure qu’elles s’approchent de leurs victimes, leurs traits inhumains et leurs cris impies sont perçus pour ce qu’ils sont, mais il est alors trop tard. Une aura scintillante enveloppe les nouveaux jouets des démons, suscitant une léthargie détestable qui ralentit tout repli et compromet toute défense. La caresse mortelle des pinces des Démonettes se fait alors sentir, perçant les armures et tailladant les chairs nues. Les démons entonnent un chant surnaturel à l’adresse des pilotes de véhicules ou des combattants abrités dans des bunkers, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus en mesure de le supporter et ouvrent grand les écoutilles en se hurlant d’arrêter.
Mues par la volonté de Slaanesh, les Démonettes dansent sur les champs de bataille du monde réel en quête de délices impies. Elles s’invectivent d’une voix sifflante quand elles se disputent les proies de choix. Elles adorent voir les mortels déployer des efforts pour surpasser leurs excès. Douleur, tourment et agonie, de la main des fils de Fulgrim ou de celle de l’ennemi, ne manquent jamais de leur arracher des cris de plaisir.[52]
- Pour plus de détails, voir l’article dédié : Démonette
Veneuses[modifier]
Certaines Démonettes chevauchent de puissants coursiers au corps sinueux doués d’une vitesse surnaturelle. On appelle ces cavalières des Veneuses. Leurs montures démoniaques galopent entre les débris les tirs, franchissant les cratères et les tranchées sous l’impulsion de leurs membres puissants. Aidées par les sens affûtés de leurs montures les Veneuses traquent les proies en fuite et interceptent les tentatives d'embuscade. Elles contournent les flancs de l'adversaire et esquivent les sentinelles pour attaquer les renforts, les servants d'artillerie et les convois de ravitaillement. Le chant lancinant des cavalières et les trilles de leurs coursiers les précèdent, suscitant la panique chez les guerriers ennemis, qui s'entretuent pour leur échapper.
Quand les Veneuses bondissent sur leurs proies, leurs coursiers les fouettent de leur langue venimeuse pour les entraver, et frissonnent de plaisir en goûtant leurs âmes comme ils les amènent à portée des pinces des Veneuses. Dans un sourire d'une béatitude perverse, les Démonettes offrent alors à leurs victimes un oubli bienheureux.[53]
- Pour plus de détails, voir l’article dédié : Veneuse
Charnelles[modifier]
Ces démons chimériques ont des traits à la fois équins, arachnéens et reptiliens. Leur intelligence est limitée, mais leur capacité à traquer toute proie promettant de hurler et saigner à la fin de la chasse est surnaturelle. Les Charnelles ou Bêtes de Slaanesh trottent aux côtés des autres serviteurs de Slaanesh avant d'accélérer sitôt qu'elles sentent une proie. L’excitation les fait pousser des hurlements psychosoniques et elles sécrètent un musc suscitant une euphorie contre-nature chez ceux qui les entourent. Ceux qui y succombent titubent tels des somnambules. Certains vont même jusqu'à accueillir à bras ouverts les Charnelles.
Agir ainsi revient à accepter une mort lente. Les Charnelles dissèquent leurs victimes de leurs pinces démesurées. Elles découpent les tissus, dénudent les nerfs et les organes pour mieux les tourmenter. Elles utilisent leur force pour bloquer les proies mieux protégées avant de les frapper d'un dard venimeux capable de percer de la Céramite.[54]
- Pour plus de détails, voir l’article dédié : Charnelle
Héraldique des Emperor's Children[modifier]
Aspect général Pré-Hérésie des Emperor’s Children. |
Aspect général Post-Hérésie des Emperor’s Children. |
Héraldique de la IIIe Legio Astartes - Emperor’s Children[modifier]
Les Emperor’s Children Offrent un spectacle grandiose sur le champ de bataille, chaque Légionnaire s’efforçant d’incarner l’idéal de leur Primarque Fulgrim, qui fut découvert en 830.M30 sur le monde terne et gris de Chemos. La IIIe Légion était la seule à s’être vue octroyer le droit d’arborer l’Aquila Palatin, une variante de l’aigle bicéphale aux aigles courbées vers le haut, qu’ils continuèrent d’afficher après leur trahison en signe de dérision.[55]
Marquages de Compétence/Faveur[modifier]
Nombre de Légionnaires ou d’unités Emperor’s Children arborent des marquages d’aptitude ou de faveur, accordés par un supérieur. Plus tard, ces marques prirent une signification religieuse.[56]
Grades[modifier]
Les officiers de ligne incluent les sergents, lieutenants (centurions subalternes) et capitaines (centurions supérieurs), les officiers de Légion étant ceux de grade supérieur (Consuls, et Préteurs à la tête d’un bataillon ou d’un "Millénaire").Les Emperor’s Children emploient un système complexe de titres et de grades, comme "Seigneur Commandeur" pour les officiers de Légion de haut rang, "Praefector" pour les chefs d’unités de ligne ou "Décurion" pour ceux des unités d’assaut rapide.[57]
Étendard de la IIIe Légion[modifier]
Les Emperor’s Children se couvrirent d’honneur au service de l’imperium pendant la Grande Croisade. Des secteurs entiers de la galaxie furent reconquis et ralliés par la IIIe Légion.
Pour commémorer non seulement les victoires de la Légion dans son ensemble mais aussi les exploits personnels des officiers, on ordonna la fabrication de somptueuses bannières. Il s’agissait de véritables œuvres d’art tissées dans les matériaux les plus fins et les plus précieux de l’Imperium connu.[58]
L'Aquila Palatin[modifier]
Si maintes variantes de l’aigle bicéphale étaient portées comme symbole de loyauté envers l’Imperium de l’humanité et son maître, la IIIe Légion reçut le droit de porter l’Aquila Palatin après le Ralliement de Proxima. L’étendard de l’Aquila Palatin pour lequel la Légion avait si âprement lutté lui fut offert de la main même de l’Empereur, afin qu’elle en fasse une relique pour les siècles des siècles.[59]
Couleurs de la Légion des Emperor’s Children[modifier]
La IIIe Légion porte le pourpre de Tyr des souverains de la Rome de l’Ancienne Terra, rehaussé d’ornements blancs portés initialement par les Légionnaires terriens, puis les Loyalistes, et du platine pour indiquer l’appartenance à une formation d’élite. Plus tard dans la guerre, le noir devint la principale couleur secondaire, notamment en raison de la pénurie du pigment naturel de prédilection des artificiers de la Légion.[60]
8e Escouade Tactique “Exqisita", Armure Mk IV "Maximus"
Armorial de Formation Tactique
Peint en or, l’armorial tactique standard tel que désigné par le Liber Armorum Terranicus est orné d’une décoration habituellement réservée aux vétérans ou aux officiers.
Numéral de Légion
Les Emperor’s Children faisaient montre d’une grande propension à afficher le numéro de leur Légion. Selon la "Règle des Tiers", les proportions de la version la plus courante sont parfaitement équilibrées, et représentent une composition "parfaite" en théorie.
Armorial de Légion
Armure énergétique Mk VI aux couleurs standards de la Légion, portant un insigne tactique accompagné de lauriers de vétéran ou d’état-major.
Silos Varrillion a revêtu pour la première fois l’Armure Terminator Saturnien qui figure ici lors de la bataille de la Forteresse Parfaite, sur Narsis. Il s’y tint au rempart du bastion du Félon, les armes pointées vers le secteur qui lui était dévolu, et son escouade fit pleuvoir la fureur solaire de ses bombardes à plasma sur les assaillants loyalistes qui tentaient de s’en prendre à sa position.[62]
Héraldique des Véhicules des Emperor's Children[modifier]
La IIIe Légion perdit un grand nombre de ses véhicules blindés au cours de l’Atrocité d’Isstvan III, si bien qu’elle dut puiser largement dans ses réserves, en plus de récupérer des épaves sur le champ de bataille du Massacre du Site d’Atterrissage d’Isstvan V pour les réparer afin de reconstituer ses effectifs. Si les Emperor’s Children s’efforcent de maîtriser tous les aspects du combat de blindés, ils ont une prédilection pour la guerre de manœuvres, privilégiant les engins de transport rapides et les chars de combat principaux, ainsi que les éléments les plus à même de les appuyer directement.
Les véhicules que les Emperor’s Children possédaient avant l’Atrocité d’Isstvan III arborent invariablement la livrée pourpre de la Légion et sont souvent ornés d’icônes et autres décorations en or, au nombre desquels on compte des représentations fidèles de leur Primarque adoré. Les véhicules acquis à l’issue de cette campagne sont totalement ou partiellement peints en noir, en raison des difficultés de la Forge de la Légion à se procurer du pourpre de Tyr. Ainsi, au moment de l’assaut sur Terra, le noir était la couleur prédominante chez les forces blindées de la IIIe Légion.
Qu’ils soient peints en noir, en pourpre, ou selon une combinaison de ces deux couleurs, la majorité des véhicules Emperor’s Children affichent l’icône en forme de serre ailée de la Légion, ainsi que le chiffre romain “III” en or. Les numéros d’escadron et de véhicule sont en blanc ou en or. Nombre de véhicules présentent un motif en forme d’œil, signifiant avant la guerre civile qu’ils avaient servi sous les ordres d’Horus, avant de représenter leur allégeance à la cause des Renégats.[63]
Char d’Assaut Lourd Kratos[modifier]
Char de Combat Predator Modèle Deimos[modifier]
Land Raider Explorator[modifier]
Dreadnought de Siège Leviathan[modifier]
Dreadnought Saturnien[modifier]
Les Armures des Bandes d'Emperor's Children[modifier]
Les Emperor’s Children combattent engoncés dans des armures baroques, à la fois exquises et écœurantes dans leurs couleurs criardes et leurs motifs extravagants. Tout comme leurs armures sont une expression de leur obsessionnelle poursuite de l'excès, leurs corps chirurgicalement modifiés témoignent de l'avilissement pervers dans lequel ces marines sont tombés. L'assaut des Emperor’s Children est une étourdissante agression des sens, à la cruauté et la dépravation inouïes.[65]
Champions de la Légion[modifier]
Lucius l'Éternel[modifier]
Duelliste immortel au talent aussi colossal que son égo monstrueux, Lucius a littéralement bénéficié de vies entières d’expérience pour développer son art au point d’acquérir une adresse surnaturelle. La malédiction qui l’habite le ramène à la vie quand il meurt, et chaque résurrection creuse le vide de son âme, tout en le poussant à chercher la grandeur. Durant la Grande Croisade, Lucius accéda au rang d’officier de la Légion des Emperor’s Children. Cependant, c’était son adresse à l’épée qui le distinguait véritablement de ses frères de bataille. Lucius en vint à ne pouvoir prendre du plaisir qu’en éprouvant ses talents contre les plus grands champions qu’il puisse trouver. Il finit par associer la douleur à la victoire, affichant fièrement les cicatrices de ses duels et gravant dans sa chair des motifs pour relier les cicatrices entre elles. Quand Fulgrim révéla sa traîtrise pendant l’Hérésie d’Horus, Lucius suivit volontiers son exemple. Alors que la Légion s’enfonçait toujours plus dans l’excès, Lucius affrontait les plus grands combattants aussi bien loyalistes que renégats, terrassait des seigneurs de la guerre Xenos et brillait dans les tournois sanglants qu’organisaient les Emperor’s Children.
Ce fut durant un de ces combats gladiatoriaux que Lucius périt face au Seigneur Commandeur Cyrius. Le bretteur de renom infligea à Lucius une agonie si douloureuse qu’il en éprouva une extase transcendantale. Cependant, peu à peu, et la chair et l’armure de Cyrius connurent une terrible transformation. Des jours passèrent, puis des semaines, au cours desquelles des lignes sombres apparurent sous sa peau, qui donnèrent naissance à des cicatrices livides. Bientôt, les traits de Lucius firent leur apparition à leur tour. Cyrius se résorba dans d’atroces souffrances, et il ne resta bientôt plus du Seigneur Commandeur qu’un visage hurlant qui ornait l’armure d’un Lucius ressuscité.
Quelle que soit la nature de la malédiction qui frappe Lucius, il est clair pour les autres Emperor’s Children que c’est là l’œuvre de Slaanesh. Ils pensent que le Prince du Chaos refuse de laisser un champion aussi distrayant connaître une fin qui ne soit pas d’une divine extravagance. Depuis son effroyable résurrection initiale, Lucius est revenu d’entre les morts à maintes reprises. Cependant, la date, le lieu et la manière diffèrent à chaque fois. Il a ainsi émergé de la chair d’un mercenaire Xeno à six bras à bord d’un vaisseau à des années-lumière du lieu de sa mort. Il s’est frayé un chemin hors d’une fosse ensanglantée emplie de Servitors défectueux en putréfaction sur un Monde-Forge. Il a une fois jailli du métal organique d’un Cryptek des siècles après sa mort des mains de l’automate décérébré Nécron. Les autres Emperor’s Children disent, quand Lucius est trop loin pour entendre, que celui qui le tue et s’en réjouit, ne serait-ce qu’une seconde, commence immédiatement à se transformer en lui.
Quelle que soit la vérité, l’armure de Lucius est ornée de visages torturés qu’il ne reconnaît pas, des morts dont il ne se souvient pas et des cycles entiers d’existence qu’il a oubliés. Lucius ne sait pas combien de fois il a péri. Chaque retour érode un peu plus sa raison, mais aussi son orgueil. Quelles que soient les souffrances endure l’être qu’il parasite, le spadassin ne peut ignorer que ce n’est pas son talent qui l’a tué. Lucius enrage de n’avoir jamais l’occasion de prouver sa supériorité à celui qui l’a vaincu. Son retour est généralement marqué par un carnage sans précédent pour tenter d’empêcher toute introspection.
L’obsession de Lucius pour son adresse se reflète dans le mépris qu’il éprouve pour toute forme de vie. Son charisme surnaturel et sa suprême assurance lui ont permis de mener de petits groupes mais aussi des osts entiers d’hérétiques, mais il ne voit en eux qu’un moyen de satisfaire son besoin de se mesurer aux plus grands champions de la galaxie. Récemment, il a fondé une bande du nom des Infaillibles, composés de ses Emperor’s Children survivants et de renégats d’autres Légions et de Chapitres loyalistes. En leur promettant des victoires et des sensations inaccessibles au service d’un autre que lui, Lucius mène ces sybarites dans une quête de la dépravation absolue.[67]
- Pour plus de détails, voir l’article dédié : Lucius l'Éternel
Seigneur Kaphraël[modifier]
Kaphraël a mené les Lames Insensibles à d’innombrables victoires. Imbu d’une arrogance colossale que justifient ses prouesses martiales, ce Seigneur Exultant cible les champions ennemis et inspire ses guerriers en infligeant un trépas sanglant aux adversaires de valeur.[68]
Croyances[modifier]
D’après les informations que l’Inquisition a pu collecter, les Emperor’s Children n’avaient pas littéralement déifié l’Empereur, mais la force et la passion de leurs croyances égalaient celles des cultes impériaux. Suivant les enseignements de Fulgrim, les Space Marines de sa Légion croyaient que l’Empereur représentait l’aboutissement de l’Humanité, l’être humain parfait, et qu’ils ne pouvaient atteindre le stade de vrais êtres humains qu’en suivant son exemple. Toute personne qui s’opposait à cela n’était même pas digne d’être regardée. Toutefois, l’adoration de la Légion envers l’Empereur était très hiérarchisée : Sa perfection était tout d’abord incarnée dans le Primarque, puis par les officiers de la Légion, les Capitaines et les Lieutenants et finalement par les Sergents et les Space Marines eux-mêmes. Il est donc possible, d’après les rapports de l’Inquisition, que toute la Légion ait été corrompue en suivant Fulgrim et ses officiers.
Les archives nous enseignent que les Emperor’s Children croyaient qu’un jour l’Empereur réussirait à conquérir la galaxie tout entière, et, ayant renversé tous les obstacles qui se dressaient sur sa route, il n’y aurait pas de limite à la perfection humaine. Bien que leurs études militaires fussent importantes, les Space Marines de la Légion des Emperor’s Children savaient aussi apprécier les autres aspects culturels de la civilisation tels que la musique, l’art et la sculpture. Des artisans de toute la galaxie étaient invités à sculpter les armes et les armures de la Legiones Astartes selon les plus hauts critères de qualité.
Attractions Infinies[modifier]
À l’instar de nombreuses bandes de Space Marines du Chaos, les Emperor’s Children participent à la Longue Guerre contre l’Imperium. Pour certains, la haine de Sainte Terra et des armées qui combattent en son nom est devenue une obsession impie Cependant, ce n’est pas un mépris compulsif qui les consume. Les Emperor’s Children considèrent que les innombrables expériences de l’existence les enrichissent. Ils se délectent d’une foule de passions et estiment que seul un être ennuyeux se contenterait d’une obsession unique. Une haine viscérale enserre le cœur de nombre d’Emperor’s Children, mais il en va de même de la douleur, de la joie, de l’horreur et de l’humiliation. Le plaisir de dominer autrui, d’infliger de cruels tourments ou de voir ses prouesses martiales sublimes dégénérer en tueries maniaques, tout cela se vaut à leurs yeux.[69]
Ivresse des Sens[modifier]
Les Emperors’ Children sont tous des guerriers habiles, à la force transhumaine améliorée par une vie de conflits. Leur addiction aux sensations de toutes sortes les pousse à parcourir rapidement le champ de bataille, passant d’une cible à l’autre pour assouvir leur insatiable faim de nouvelles expériences.[70]
Patrimoine Génétique[modifier]
Des fragments des archives du Codex Apothecarion Terra ayant survécu aux millénaires nous indiquent qu’à la suite de la quasi-destruction du patrimoine génétique de la Légion lors du processus de duplication, une maîtrise absolue était demandée aux Apothicaires qui en manipulaient les précieux gènes. Cette règle fut rapidement assimilée et le matériel génétique des Emperor’s Children fut donc considéré comme le plus pur et le plus stable de tous. Seuls des spécimens aux physiques irréprochables se voyaient accorder l’honneur de porter les gènes de la Légion, les chances de mutations étaient donc proches de zéro. Chaque amélioration induite par la greffe des gènes se révélait être d’une efficacité parfaite, permettant au moindre Space Marine d’accomplir pleinement sa mission au combat. Aucune autre Légion Space Marine n’atteint un tel résultat durant cette période, et la technologie et le savoir d’une telle duplication n’a toujours pas été redécouverte depuis l’Hérésie d’Horus.
La recherche de la perfection consumait les Emperor’s Children aussi bien dans leur corps que dans leur esprit. Pour certains, il ne suffisait pas d’atteindre l’accolade de la perfection, ils avaient soif d’incarner cette perfection. Pour ces guerriers, il ne suffisait pas que l’Empereur ait façonné leur chair avec une perspicacité et une connaissance qu’aucun autre ne pouvait atteindre ; leur état actuel n’était que le début d’un chemin inachevé. Au cours de l’Hérésie, des preuves allaient apparaître que de nombreuses années avant que la trahison d’Horus ne se manifeste, quelques membres de la Légion des Emperor’s Children pensaient qu’ils pourraient peut-être améliorer ce que les semences génétiques, la reproduction humaine et la conception de l’Empereur leur avaient permis de faire. Ils falsifièrent les organes génétiques implantés, analysèrent et modifièrent les progénoïdes, et entreprirent l’augmentation chirurgicale des sujets volontaires qui partageaient leurs obsessions. Les blasphèmes de chair que cette croyance allait engendrer n’apparurent que dans les années les plus sombres de la guerre, mais ses signes prirent racines bien avant que les Emperor’s Children ne foulent les cendres brûlantes de Isstvan III.
La racine de cette folie se trouvait sans aucun doute dans l’Apothecarion de la Légion, qui, en proportion, était considérablement plus grand que celui de la plupart des autres Légions, et était à la fois très fier de son travail et extrêmement paranoïaque sur l’échec de sa responsabilité - stimulé sans aucun doute par le poids de la mémoire concernant la quasi-extinction passée de la Légion. Avec le temps, les pratiques médicales criminelles et proscrites se répandirent comme un cancer, devinrent corrompues et engloutirent tous les Emperor’s Children. Mais il semble probable que la souillure de ce mal ait commencé avec quelques individus, et peut-être avec un seul - le Lieutenant Commandant Fabius, l’Apothicaire en chef de la Légion à l’époque de l’Hérésie et dont le nom est devenu depuis un synonyme d’atrocité. Il était connu que les Apothicaires de la Légion effectuaient des contrôles de pureté plus minutieux sur l’aspirant et sur la graine génétique avant l’implantation. Ces contrôles se sont-ils égarés et ont-ils eut des "corrections" ? Il y avait certainement des éléments chez les Emperor’s Children qui ont apporté des "améliorations" avant l’Atrocité de Isstvan III. Certains, sous une apparence de normalité surhumaine, cachaient des sens augmentés, une musculature modifiée, et même des altérations chirurgicales de la structure du cerveau, loin d’être alignées sur le modèle ordonné par l’Empereur pour les Legiones Astartes. Le blasphème transgénique et la technologie interdite ont peut-être joué leur rôle, mais c’est surtout le fait que beaucoup d’Emperor’s Children ont volontairement adopté une telle altération, ce qui a été la véritable corruption qui est passée inaperçue. Il semble que la soumission à de telles procédures s’apparentait à un culte secret au sein des Emperor’s Children. Alors que les Loges Guerrières ont été la cause qui entraîna d’autres Légions dans l’Hérésie, chez les Emperor’s Children, ce sont leurs propres péchés de la chair qui les menèrent sur le chemin de la damnation. |
Reliques des Emperor's Children[modifier]
Reliques de la Légion[modifier]
Augmentations Chirurgicales[modifier]
Peu avant la fin de la Grande Croisade, les armuriers et les Apothicaires de la Légion mirent au point des augmentations chirurgicales et des armes psychosoniques partiellement basées sur des concepts Xenos. Si ces expériences ne portèrent réellement leurs fruits qu’après avoir suscité un regain d’intérêt auprès de la hiérarchie de la Légion lors de sa déchéance, elles aboutirent néanmoins à la création d’implants de combat efficaces qui étaient déjà en usage de façon limitée à l’aube de l’Hérésie d’Horus.[72]
Augmentations Dégradées[modifier]
Les expériences menées par l’Apothecarion de la Légion se poursuivirent sans relâche tout au long de l’Hérésie d’Horus, sans qu’il soit nécessaire de les garder secrètes une fois que les chaînes de l’Empereur eurent été brisées. Pendant cette période, des connaissances interdites et des concoctions chimiques de plus en plus étranges furent mélangées aux augmentations chirurgicales désormais courantes et à la technologie xenos, donnant des résultats véritablement inquiétants.[73]
Hurleurs Soniques[modifier]
Amplifiant les cris et grognements du porteur en déflagrations dissonantes, ces armes étourdissent les combattants ennemis au moyen d’ondes à haute fréquence, ce qui en fait des proies faciles.[74]
Lance Sonique[modifier]
Cet instrument émet une décharge d’énergie sonique focalisée qui disloque l’armure et lacère la chair de l’ennemi.[75]
Armes Énergétiques Modèle Phénix[modifier]
Marque d’honneur pendant la Grande Croisade, ces armes étaient, à la fin de l’Hérésie d’Horus, autant des trophées que des récompenses prestigieuses. Certaines étaient remportées lors de duels, tandis que d’autres étaient conservées par les guerriers qui avaient quitté la Garde Phoenix. Quelle que soit la manière dont elles avaient été obtenues, elles restaient les lames de véritables artistes.[76] À la fois œuvres d’art et instruments de mort, les armées énergétiques de modèle Phoenix demandaient une certaine dextérité, plutôt que la force brute, pour exprimer leur véritable potentiel. Elles combinaient la finesse des célèbres Lames Charnabales aux champs énergétiques terriens, de sorte que les Emperor’s Children les préféraient aux armes énergétiques plus courantes.[77]
Lances Énergétiques Phénix[modifier]
A la fois œuvres d’art et armes de guerre, les lances énergétiques modèle Phénix nécessitaient plus de doigté que de force brute.[78]
Relique du Chaos des Emperor's Children[modifier]
Le Rictus Perpétuel[modifier]
Ce masque de chair est le visage encore vivant d’un homme qui supplia Slaanesh de lui accorder la vie éternelle. Le Prince du Chaos fut ravi d’accéder à sa demande, et offrit au pauvre hère l’immortalité s’il se présentait devant le Seigneur du Chaos Shixe. Après avoir massacré le requérant, Shixe arbora son visage durant plusieurs siècles en souvenir. Le Rictus Perpétuel est passé de main en main depuis, mais la puissance de sa douleur ne s’est jamais atténuée.[79]
Assonance Fatale[modifier]
Les implants Xenotechnologiques greffés dans la gorge du porteur lui permettent démettre un hurlement hyper-modulé assez puissant pour briser le diamant. La myriade de fréquences résonantes et la puissance brute de ce cri déchiquettent la chair comme les os et réduisent la pauvre victime en pulpe frémissante.[80]
L'Armure d'Exécration[modifier]
Véritable œuvre d’un art pervers, cette armure transforme son porteur en icône de l’excès. Des prisonniers décorent ce harnois tels une mosaïque exubérante, qui ravit les Emperor’s Children tout en suscitant l’effroi des adversaires. Au combat, ces derniers souffrent d’un malaise intense devant cette sinistre galerie, ainsi que d’une brève hésitation à l’idée de tirer sur leurs frères captifs. Avant qu’ils recouvrent leurs sens, le porteur est sur eux.[81]
Vestige de la Maraviglia[modifier]
Cet enregistrement est l’un des rares vestiges de la grande symphonie jouée pour les Emperor’s Children en prélude à l’Hérésie d’Horus. Le spectacle originel vit l’ultime descente dans la débauche et les ténèbres de la Légion. Lorsque les émetteurs vox d’un Apôtre Noir produisent ne serait-ce qu’une mesure de cette symphonie perverse, les serviteurs de Slaanesh sombrent dans une frénésie d’excès.[82]
Distorsion[modifier]
L’éclat de cette lame parfaite reflète une version séduisante du porteur, dont la beauté en apparence exceptionnelle est un exemple de perfection. En réalité, le porteur est une créature atroce, dont la moindre once d'élégance est absorbée par le fil effroyable de cette lame.[83]
Atours Révulsants[modifier]
Cette cape estfaite des peaux cousues de mortels vaincus, et incarne le mépris et la haine qu’éprouvent les Emperor’s Children pour les faibles. Les cris d’angoisse qui jaillissent de ces visages encore vivants sont un doux concerto aux oreilles du porteur. Ils l’imprègnent d’une confiance aveugle en ses capacités à surpasser ses ennemis, arracher leur peau et ajouter leurs cris au vacarme da’ gonie de ces macabres atours.[84]
Arsenal Sonique[modifier]
Quand les Emperor’s Children partent en guerre, l’insoutenable musique d’un arsenal sonique délirant capable de fissurer la réalité et de briser la raison les accompagne. Ces armes psychoacoustiques trouvent leur expression ultime dans les mains des Marines du Vacarme, qui en utilisent la plus grande variété, mais leur usage n’est pas limité à ces seuls Emperor’s Children.
Chez les Emperor’s Children, l’origine de leur arsenal sonique dévastateur appartient aux mythes de la Légion et regorge de détails aussi grotesques que contradictoires. Certains récits évoquent la légendaire sarabande qui aurait commencé à bord du Fierté de l’Empereur, vaisseau amiral de Fulgrim, dès les premières années de l’Hérésie. D’autres affirment que ce furent des Xénos qui leur fournirent la technologie de base. Certains se délectent de relater l’histoire d’une compositrice très prisée du Primarque qui écrivit les premières notes des Kakophoni dans le sang sur les murs de sa cabine après s’être tranché les mains de désespoir car elle ne pourrait reproduire la musique du Warp qui résonnait dans sa tête. Quoi qu’il en soit, si d’autres renégats et félons inféodés à Slaanesh emploient ces armes extravagantes, c’est chez les Emperor’s Children quelles sont les plus répandues.
Les armes soniques de chaque bande d’Emperor’s Children n’ont en commun que leur technologie et quelques détails superficiels. Comme pour tout l’équipement des guerriers de la Légion, chaque élément est retravaillé par son propriétaire ou par un Artificier jusqu’à devenir un artéfact pervers à l’apparence révoltante. Ce sont des créations qui mêlent la matière physique à l’essence du Warp. Chaque arme irradie sa propre aura maléfique, puise dans des matériaux singuliers et une énergie particulière, et déchaîne l’horreur et la destruction selon sa propre tonalité. On trouve ces armes entre les mains de Marines du Vacarme, mais aussi montées dans des tourelles ou adaptées à des lance-grenades, quand elles n’équipent pas, sous une forme plus massive, les vaisseaux spatiaux d’une bande. Les coques des chars et des marcheurs de combat sont équipées d’amplificateurs Warp qui diffusent en permanence une complainte funèbre brisant la raison de l’ennemi. Certains guerriers sont armés de serres hurlantes qui émettent d’effroyables cris d’extase quand elles tranchent les liaisons cellulaires de leurs victimes dans des attaques psychosoniques qui canalisent l’énergie du warp pour la déchaîner sur leurs cibles.[85]
Pistolets Hurleurs[modifier]
Les pistolets hurleurs émettent un cri strident dépassant la limite de l’endurance des mortels. C’est une arme compacte extrêmement efficace à courte portée. La matière des munitions quelle utilise est comprimée au cours de rituels ésotériques qui canalisent les émissions résultantes en un hurlement perçant. Concentré en un faisceau fin comme un scalpel, le hurlement peut transpercer les blindages. Même ceux qui sont protégés par leur armure sont assourdis et hébétés, car ce son entre en résonance avec les vibrations et peut réduire la chair en bouillie, tandis que les esprits chancellent en proie à la sensation d’un millier de lames les taillant en pièces à la fois.[86]
Sirènes de Mort[modifier]
Une sirène de mort ressemble à un assemblage complexe de tuyaux, de tubes et d’amplificateurs qui transforment les cris de guerre extatiques de son porteur en attaques soniques à courte portée dévastatrices. L’architecture sonique de la sirène de mort traverse souvent de part en part le corps du guerrier qui en est équipé, transformant les organes respiratoires en conduits déments qui transforment non seulement le souffle du porteur, mais aussi sa rage et sa haine en hululements douloureux. Les Seigneurs Kakophonistes se délectent notamment des glorieuses souffrances qu’ils éprouvent à chaque cri qu’ils poussent. Cependant, la douleur que cause l’arme à son porteur n’est rien par rapport aux tourments que ressentent ceux qui subissent l’onde de choc de la Sirène de Mort. De rapides microchangements de tonalité et d’intensité brisent le corps de la victime à l’échelle moléculaire. En quelques secondes, son armure est réduite en poussière, sa chair se liquéfie et se détache des os, lesquels se désagrègent bientôt à leur tour. Les Emperor’s Children équipés d’une sirène de mort utilisent souvent le même mot avec l’appareil ; beaucoup optent pour leur propre nom, ravis à l’idée que leur identité suffise à détruire des véhicules et à faucher des dizaines de guerriers.[87]
Éclateurs Soniques[modifier]
Émetteurs imposants ornés de gueules de Démon, les armes des Marines du Vacarme sont regroupées sous le terme d’Éclateurs Soniques. Les Marines du Vacarme s’en servent pour projeter des harmoniques destructrices, et ils se délectent des bruits d’explosion mêlés de cris de douleur qu’ils reçoivent en réponse. Les Éclateurs Soniques sont dotés de compresseurs, vibratos et autres boutons psychosoniques que les Marines du Vacarme utilisent sans retenue pour moduler l’intensité et le rythme des hurlements de leurs armes et produire les mélodies les plus discordantes possible. Les réservoirs runiques qui emmagasinent les munitions d’un éclateur sonique abritent des substances aussi étranges qu’exotiques. Du cri d’agonie d’une Écharde C'tan aux Pierres-Esprits torturées d’une famille entière d’Aeldaris, de la rage d’un Démon enchaîné aux biovibrations des résidus de conscience détachés de crânes de sorciers capturés ; toutes ces substances peuvent être projetées selon de courts leitmotivs qui déchiquettent la chair ou bien en hurlements prolongés qui écorchent l’âme.[88]
Destructeurs Soniques[modifier]
Les destructeurs soniques sont des armes d’appui au canon long avec laquelle les Marines du Vacarme concentrent une note de basse convulsive en un crescendo explosif. Le son évoque alors le grondement d’un dieu courroucé, si grave que le sol tremble, tandis que les yeux, les tympans et les organes des cibles éclatent. En modulant la fréquence de l’arme, on peut obtenir divers effets. Ainsi, à une fréquence audible, le rugissement dissonant peut abattre des lignes de défense entières, brisant net les os, déchirant la Céramite et provoquant d’effroyables visions de mâchoires démoniaques distendues. À une fréquence plus concentrée, le son empyréen n’est plus perceptible que des Marines du Vacarme et des Psykers. Dans de tels cas, un Destructeur Sonique peut éventrer un Land Raider et briser les champs de force qui protègent les bastions ennemis, tels des verres en cristal fissurés par les ultrasons. Certains affirment que les destructeurs soniques peuvent inverser la polarité d’une barrière d’énergie pour griller ceux qui s’abritent derrière, ou retourner le champ antigrav d’un véhicule pour en broyer l’équipage.[89]
Les Marines du Vacarme portent des armures aux motifs hétéroclites et aux couleurs criardes, car leurs sens sont si distordus qu’ils ne perçoivent que les teintes les plus extravagantes. L’aboiement de leurs armes est une musique à leurs oreilles, et la plupart se spécialisent dans le maniement d’un arsenal sonique aussi étrange que varié. Les Marines du Vacarme sont des adorateurs de Slaanesh qui désirent ardemment des expériences auditives dissonantes et emploient d’étranges armes soniques au combat. Plusieurs Légions Renégates et Chapitres Félons comptent dans leurs rangs des groupes de Marines du Vacarme, mais ce sont chez les Emperor’s Children, leur Légion d’origine, qu’ils sont les plus répandus et où on les appelle Kakophoni. Ils incarnent une facette du désir obsessionnel des Emperor’s Children pour les expériences sensorielles extrêmes, en l’occurrence auditives. La plupart des Marines du Vacarme ont fait modifier chirurgicalement leurs appareils auditifs, et ont reçu des organes supplémentaires d’origine empyréenne ou Xéno. D’autres Marines du Vacarme se sont soumis à un remodelage par sorcellerie ou à une saturation biochimique pour devenir hypersensibles aux sons, qu’ils soient ou non perceptibles par l’oreille humaine. Les plus favorisés d’entre eux bénéficient de toutes ces améliorations à la fois, ainsi que d’étranges mutations causées par une exposition prolongée au Warp. En raison des modifications subies par leur système nerveux, plus les sons sont forts et discordants, plus ils suscitent une réaction émotionnelle extrême. Après des millénaires d’atrocités, seuls le fracas de la guerre et les hurlements des mourants peuvent émouvoir les Marines du Vacarme. Ils se délectent des explosions assourdissantes, des hurlements du métal torturé, du vrombissement des décharges d’énergie, des infrasons liquéfiant les organes internes, du craquement des os et des cris des blessés. Au combat, ils déchaînent leur arsenal psychosonique à un volume insoutenable. Leurs armes les plus courantes sont les Éclateurs Soniques, qui projettent des ondes dévastatrices pouvant tailler leurs victimes en pièces, que ce soit par un leitmotiv entêtant ou une longue plainte discordante. Les destructeurs soniques sont des armes plus lourdes qui produisent une note de basse capable de faire éclater les globes oculaires et de déchirer les organes, ou de liquéfier le blindage des chars. Alors que la symphonie de destruction atteint son point d’orgue, les Marines du Vacarme s’enivrent de la cacophonie apocalyptique qu’ils engendrent. Exemple parmi d’autres des récompenses qu’accorde le Prince du Plaisir à ceux qui le vénèrent, l’ouïe d’un Marine du Vacarme est mille fois plus sensible que celle d’un Space Marine normal. Ils peuvent déceler la modulation de tonalité et de volume la plus minime, mais ils n’apprécient que les cacophonies les plus assourdissantes. Le bruit électrifie le cerveau d’un Marine du Vacarme et cause une stimulation émotionnelle extrême à côté de laquelle pâlissent toutes les autres sensations.
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Reliques des Bandes de Guerre des Emperor's Children[modifier]
Sceau Ravisseur d'Âmes[modifier]
Cette rune envoûte celui qui la contemple dans une rêverie ouatée de plaisir indescriptible. Alors que la victime est cruellement mise en pièces, l’espace d’un instant, elle connaît le parfait mélange d’extase véritable et d’agonie.[91]
Rictus Perpétuel[modifier]
Ce masque de chair est le visage encore vivant d’un homme qui supplia Slaanesh de lui accorder la vie éternelle. Le Prince du Chaos fut ravi d’accéder à sa demande, et accorda au pauvre hère l’immortalité s’il offrait son visage au Seigneur du Chaos Shixe. Après avoir massacré le requérant, Shixe arbora son visage durant plusieurs siècles en souvenir. Le Rictus Perpétuel est passé de main en main depuis, mais la crainte qu’il inspire ne s’est jamais atténuée.[92]
Marque de l'Excès[modifier]
Le porteur de cette marque ne cherche qu’à torturer ses victimes en infligeant à leur dépouille mortelle les sévices les plus créatifs et douloureux. Cette obsession le pousse à focaliser son ire sur un unique ennemi pour lui infliger des tourments de plus en plus cruels et savoureux.[93]
Onde Stridente[modifier]
Cet objet ornementé émet un bourdonnement et un cri hypermodulé à en faire voler un diamant en éclats. La puissance assourdissante frappe avec un impact tangible, balayant en un instant toute pensée cohérente. La chair, l’os et le cartilage sont réduits en pulpe par la myriade de fréquences résonnantes.[94]
Fouélicité[modifier]
Telle une longue langue, ce fouet peut procurer à ses victimes un plaisir indescriptible. Même ceux qui abandonnent toute récompense en faveur de leur devoir oublient serments et promesses, balayés par une vague de sensations qui noient l’esprit. Tel est le baiser fatal de Slaanesh.[95]
Élixirs de Combat des Emperor's Children[modifier]
Ingrédients Exotiques des Élixirs de Combat[modifier]
Les Emperor’s Children cherchent des ingrédients ésotériques pour assouvir leurs addictions. Hélas pour leurs victimes, lesdits ingrédients font partie de leur esprit, de leur corps et de leur âme, et leur extraction n’est jamais indolore.[97]
Bouffée de Désespoir[modifier]
On ne peut tirer l’essence de terreur la plus pure que des cadavres de ceux qui sont morts en proie à une peur paralysante.[98]
Concentré d'Âmes Tourmentées[modifier]
Un bouillon ectoplasmique amer brassé à partir de ceux qui portent la corruption dans leur cœur.[99]
Dilution de Faux Espoir[modifier]
Un liquide clair coupé à l’essence douceâtre de ceux qui se sont voués à un faux dieu.[100]
Distillat de Haine[modifier]
Un filtrat de fureur pure tiré de la terre et de cadavres de pieux tamisés.[101]
Essence de Peur[modifier]
Captée et raffinée à partir du dernier souffle d’un couard.[102]
Extrait de Xénomatière[modifier]
De l’ichor, des viscères ou des spores psychiques extraits d’un ennemi Xéno.[103]
Infusion de Sang du Traître[modifier]
Un fluide carmin extrait des veines de ceux qui ont trahi leur serment de loyauté.[104]
Eskorche[modifier]
Ce stimulant neurotoxique est une des multiples concoctions distillées pour causer chez l’utilisateur des pics de douleur éclatante et de manque désespéré. On dit qu’ils affûtent les réactions du consommateur qui cherchent à en ressentir les effets selon diverses combinaisons de frustrations et d’assouvissement.[105]
Riposte de la Langueur[modifier]
Les Emperor’s Children qui désirent acquérir la maîtrise absolue de leur chair peuvent consommer un des nombreux breuvages vivants appelés Riposte de la Langueur. Ces boissons semi-conscientes se solidifient dans leur cœur pour tenter de retrouver l’aspect qu’elles avaient de leur vivant, luttant contre les os et les muscles du guerrier pour en acquérir le contrôle à l’issue cours d’un duel de volonté.[106]
Larmes Salviqines[modifier]
Ces fragments de réseau neuronal sont cousus à la matière grise de certains Emperor’s Children. Les épicuriens qui exigent cette greffe prétendent pouvoir discerner les ultimes tourments auxquels ces fibres furent soumises. Transformés en un circuit impie par quelque magus dévoyé, ils tirent du guerrier de délicieux cris de douleur quand il est stimulé par la bataille, mais cette sensation est bien trop fugace.[107]
Sable de Skalathrax[modifier]
Une fois soufflée dans les yeux d’un guerrier, cette substance se fixe dans ses globes oculaires. Des filaments de cristaux mystiques poussent tels des cheveux friables, déchiquetant les orbites et s’enfonçant dans la boite crânienne. La douleur intolérable rend bientôt fou le guerrier. On raconte cependant que certains individus entrent en symbiose avec les filaments, qui se muent peu à peu en pointes cristallines perçant la surface de leur crâne.[108]
Le Voile de la Sirène[modifier]
Cet ichor fluorescent fut conçu à l’origine comme instrument de torture. Cependant, les tourments causés étaient si extrêmes qu’on jugea cette substance trop précieuse pour être donnée à des êtres inférieurs. Les conduits auditifs du consommateur se déforment et se gorgent d’un pus irisé qui transmet la musique assourdissante du champ de bataille à des régions du cerveau inaccessible sans intervention magique.[109]
Sanctus VI[modifier]
Une seule dose de cette sanie amniotique, récoltée dans les réservoirs de contrôle des précieux Titans loyalistes, fusionne douloureusement l’utilisateur à son armure. C’est un produit rare, que l’on peut uniquement extraire des réservoirs dont les occupants vaincus ont été torturés sans relâche avant que leur corps en putréfaction soit abandonné dans le réservoir amniotique de leur machine divine. Le réservoir est vidé lentement lors des banquets de victoire de la bande, où les guerriers les plus prestigieux reçoivent l’insigne honneur de boire un verre de ce fluide avant que les vestiges du pilote ne s’y soient totalement dissous.[110]
Éclat d'Effroi[modifier]
Injectée par des canaux forés dans les os d’un légionnaire, cette soupe de moelle Xéno et de psychoplasme se diffuse dans le squelette du guerrier. Les os ainsi modifiés produisent une écume immonde qui imprègne sa chair et finit par suinter par ses pores. La substance coagule en une gelée dense à l’intérieur de son armure. Nombre d’Emperor’s Children raillent les utilisateurs de l’Éclat d’Effroi, qu’ils considèrent comme des idiots s’enchaînant à une chair grotesque, mais ses adeptes affirment qu’elle leur apporte une union parfaite avec leur armure, que nul autre ne peut connaître.[111]
Les Confréries de l'Excès[modifier]
Les Emperor’s Children se sont toujours enorgueillis de leur apparence. Autrefois, ils considéraient que la magnificence de leur corps était parfaitement illustrée par leur armure sculpturale et leurs lames finement ouvragées, mais depuis qu’ils se sont abandonnés à Slaanesh, ils sont devenus encore plus fantasques, arborant des couleurs criardes qui agressent le regard et des anatomies mutantes que seul un fou qualifierait de don des dieux. Pourvu que le résultat final leur permette d’expérimenter des sensations toujours plus extrêmes, les Emperor’s Children sont plus qu’heureux d’adopter les goûts pervers de Slaanesh.
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Zénith et Nadir[modifier]
Pour les Emperor’s Children, la quête de l’excès n’a aucun répit. Leur besoin de dépravation est si profondément ancré qu’ils ont tout essayé, des frissons les plus sublimes aux actes de barbarie les plus intenses jamais commis par le genre humain. Les recenser reviendrait à plonger dans la démence; par conséquent, les archives impériales n’en décrivent qu’une fraction.
La Chair Rencontre l’Acier[modifier]
Les Sensoriens, une bande récemment formée de Space Marines du Chaos inféodés à Slaanesh, négocie avec le Mechanicum Noir pour inaugurer des Machines-Démons pourvues d’Armes Soniques. Ce faisant, ils apprennent l’existence des ennemis héréditaires des Hereteks de la Machine de l’Œil de la Terreur : les austères Skitarii du Monde-Forge Agripinaa.
Consternés à l’idée que les Skitarii échangent volontairement leurs organes contre des substituts cybernétiques, les Emperor’s Children organisent un raid d’envergure sous le couvert d’une invasion du Mechanicum Noir. Ils capturent plusieurs manipules de Skitarii après avoir saturé leurs circuits d’un vacarme assourdissant et de code corrompu. De retour dans l’Œil de la Terreur avec leurs captifs, ils ôtent les membres bioniques des Skitarii pour les remplacer par des équivalents prélevés sur des mutants, des cadavres ou même des Enfants du Chaos, jusqu’à ce qu’il ne reste pas une once de métal. Bien que rendus fous par ce traitement, les Fleshlings de Sensoria s’avéreront très utiles dans la Longue Guerre.
Le Duelliste Éternel[modifier]
À la tête de sa bande bigarrée d’adeptes du tourment, Lucius l’Éternel parcourt la galaxie pour affronter les plus redoutables adversaires débusqués par ses cultistes admiratifs. Il cherche à vaincre les plus grands experts du corps à corps qui soient, quitte à y perdre la vie. En l’espace de plusieurs siècles, il défait l’Archonte Drukhari Vraesque à Shaa-dom la maudite, le Champion de l'Empereur des Black Templars à Veilfate, et le Boss de Guerre Ork Deux-Pinces sur Octarius Sigma.
C’est sur une lune anonyme proche de Damnos que Lucius est abattu par le duelliste Nécron polymorphe connu sous le nom d’Épée Éclipsante. Pourtant, le corps de métal vivant ne fait pas obstacle à l’étrange malédiction associée au champion de Slaanesh, car la froide satisfaction qu’éprouve le vainqueur Nécron suffit à provoquer sa perte. Lucius renaît en quelques jours dans le corps du guerrier Xenos, qui s’évapore peu à peu pour faire place à l’épéiste pervers, plus arrogant et dépravé que jamais.
Le Cacophonicum de Knaus Lambda[modifier]
La bande de Revellian le Trois Fois Consumé s’empare de la Basilica Morbidus, joyau de la splendide Cité Pieuse sur le monde de Knaus Lambda. Six modules Dreadclaws défoncent le toit en vitraux du cathedrum et lâchent leurs passagers assoiffés de violence. L’armement sonique des tueurs hédonistes émiette des sculptures de verre inestimables et des joyaux à la valeur prodigieuse. Renforcée par l’excellente acoustique de la nef, la cacophonie déchiquette corps et âme les pèlerins et les suppliants aux pieds nus qui se livraient à leurs dévotions. Sans perdre de temps, la Schola Progenium voisine dépêche sur place ses Pupilles du Tempestus, et les échanges dé tirs soutenus qui s’ensuivent ponctuent les cris de terreur dont la ville entière retentit. Quand le vacarme insoutenable atteint son paroxysme, la réalité elle-même est prise de convulsions, et tout un défilé de Démonettes de Slaanesh se joint au festin.
La Cité Pieuse profanée est reconsacrée sous le nom de Cacophonicum, et sert de base opérationnelle aux Emperor’s Children de Revellian le Trois Fois Consumé tandis qu’ils réduisent systématiquement en ruines les colonies fortifiées de Knaus Lambda.
La Revanche du Prince d’Argent[modifier]
Après un voyage long et ardu à travers le Warp, la bande de guerriers Daemonkins de Khorne des Skullsworn prend de vitesse ses rivaux Emperor’s Children aux abords de la planète civilisée Hunter’s Haven. Les Skullsworn sont en mesure d’attaquer avec trois jours d’avance sur les autres Space Marines du Chaos, de sorte que lorsque les Emperor’s Children débarquent enfin, la population de la capitale se résume à des cadavres démembrés et à des pyramides de têtes.
Rendu fou de rage par les actes des Skullsworn, le seigneur démoniaque nanti du titre de Prince d’Argent prend la tête de ses Terminators du Chaos pour aller affronter directement les chefs de la bande de Khorne, grâce à des moyens occultes. L’affrontement soudain se mue en véritable guerre d’attrition très coûteuse pour les deux camps, qui apprécient pourtant le carnage au point que personne ne désire y mettre fin. Les derniers citoyens de Hunter’s Haven profitent de cette diversion pour évacuer les lieux, en laissant les Space Marines du Chaos s’entre-tuer.
Le Primogenitor Primaris[modifier]
Alors qu’il se trouve sur le monde d’Agrathane Excellia, le ciseleur de chair détraqué Fabius Bile est témoin d’une intervention des Space Marines Primaris. Plongeant du ciel, les forces du nouveau Chapitre des Nemesors s’emparent d’un complexe fortifié de la Black Legion en l’espace d’une heure seulement. Encore plus impressionné qu’il n’ose se l’avouer, Bile devient obnubilé par la capture et la dissection de ces guerriers sculpturaux. Il a l’intention de les fondre corps et âme avec l’énergie du Chaos pour engendrer sa propre lignée de Space Marines Primaris pervertis.
Les détonations roulantes des bolts et le sifflement strident des projectiles xénos sous forme de petits bruits secs et de plaintes fantomatiques tandis qu’il balayait du regard le temple xéno prometteur et la clairière où il trônait. Il vit que ses guerriers les plus enthousiastes attaquaient déjà les Aeldari. Ils lançaient des assauts audacieux, pourchassant les xénos sous des bosquets d’arbres graciles, des groupements d’édifices anciens en pierre claire et des excroissances incurvées en moelle spectrale. L’Élégiarque refusait de bâcler son analyse de l’arène avant d’engager le reste de sa force, aussi abandonna-t-il sa téméraire avant-garde à son sort. Il se tenait à l’intérieur du périmètre d’un gigantesque monticule qui entourait toute la clairière, bloquant l’horizon du monde vierge. La structure semblait être l’extension du même terrain ondulant, le sol se muant en un mur concave. Malgré l’absence de traces d’outils, la formation n’avait rien de naturel. Le fracas de la bataille s’atténua jusqu’à devenir un bruit de fond sitôt que son attention se porta ailleurs. Kyrocenaeus n’avait que faire de ces détails banals. Il préférait se concentrer sur l’ensemble, pour s’assurer que l’imminente prestation éclipse toutes celles qu’avait créées son Tumulte Informe jusqu’alors. Kyrocenaeus décela une manipulation fractale dans les bosquets, les escarpements et les mares aux eaux cristallines du décor, et sentit une vibration émise par les excroissances de moelle spectrale qui s’élevaient telle les vertèbres de quelque dragon vitrifié. Kyrocenaeus sentit un écho prémonitoire de ce qu’il pourrait faire ici. Une vibration cachée semblait l’appeler ; un murmure du Prince du Chaos, à n’en point douter. La promesse d’un butin de moelle spectrale avait attiré ces guerriers sur ce monde vierge, mais l’Élégiarque voyait désormais comment ses actes en ce lieu, ce lieu sacré, contribuerait à l’ur-chant pour le plus grand plaisir de Slaanesh. Kyrocenaeus donna une série d’ordres brefs. Ce n’était pas le signal du lever de rideau, mais plutôt des indications pour que ses acteurs prennent la place qu’exigeait l’ur-chant. Inévitablement, quelques guerriers chargèrent en tirant des salves bruyantes, mais ils ne gâcheraient pas ce que l’Élégiarque avait en tête. Des Rhino richement ornementés remplis d’infracteurs impatients se ruaient le long d’avenues jadis immaculées en laissant derrière eux des sillons de boue retournée. Les derniers appareils de débarquement de Kyrocenaeus décollèrent de la scène du déploiement et tirèrent sur les positions Aeldari, moins pour fournir un appui aux guerriers que pour dissuader les xénos de tenter de les abattre en vol. Les explosions soulevèrent des gerbes de débris en feu, au moment même où les Kakophoni favoris de Kyrocenaeus se mettaient en position à ses côtés. Derrière, à l’entrée de la clairière, une paire de Land Raider et une meute de Machines-démons manifestèrent leur mécontentement en grognant. Des Tourmenteurs faisaient la course de couvert en couvert, tirant au jugé tandis qu’ils se rapprochaient des Aeldaris. D’autres guerriers de Kyrocenaeus firent des tirs d’opportunité contre les xénos. La plupart restaient cependant en arrière, leurs instincts asservis à sa volonté, attendant son signal pour commencer. La présence de la moelle spectrale avait incité Kyrocenaeus à lancer un assaut en surface pour ne pas risquer de détruire les extrusions psychoplastiques avec un bombardement orbital. Mais il avait voulu sentir les pulsations de l’âme du temple en personne avant de formuler la moindre stratégie. Désormais, l’Élégiarque pouvait planter le décor. Les Aeldaris élancés ne semblaient pas partager cette retenue. Ils bondissaient à travers les ombres des excroissances de moelle spectrale, tirant des salves de shurikens sifflants et des faisceaux mortels d’énergie avant de replonger à couvert comme les insectes qu’ils étaient. Balayant une dernière fois du regard le paysage incurvé et la position des pièces - les nobles chercheurs de l’extase aussi bien que les xénos dégénérés — et en conclut que tout était prêt. Kyrocenaeus savoura un ultime moment de retenue inconfortable avant de lever sa sirène de mort vers les cieux pour pousser un cri de guerre dissonant. Le premier mouvement du chef-d’œuvre de Kyrocenaeus commença : Son Exposition de l’Agonie. Des salves de Bolter et des accords stridents embrasèrent ses sens par à-coups. Des plaintes dissonantes émanaient des cracheurs de haine et des amplificateurs warp des flancs de ses tanks et de ses Machines-démons. Ses ordres jaillissaient encore et encore. Ils créaient une polyrythmie délicieusement perturbante avec ses pas tandis qu’il se dirigeait vers le centre du temple, suivi d’une de ses congrégations de Marines du Vacarme. Kyrocenaeus entendait son propre souffle, rauque et atonal, à chaque pas. La plupart de ses ordres étaient diffusés en un torrent de fausses voix qu’il s’était arrogées afin de les déverser dans les heaumes de ses guerriers. À l’intention de ses Marines du Vacarme, il criait ses ordres sous forme de méta-fréquences, dans lesquelles les données se mêlaient en un mysticisme auditif qu’eux seuls pouvaient apprécier à sa juste valeur. |
L’énergie psychosonique caressa les sens blasés de Kyrocenaeus. Elle suivait un temp arythmique au gré des salves désordonnées que tiraient les escouades de Marines du Vacarme avec leurs armes étranges. Ces vibrations ne constituaient pas encore un ur-chant, il le savait bien, mais elles en étaient l’alléchant prélude. Plus il pourrait maintenir la cacophonie, plus les couleurs musicales seraient chatoyantes, et plus exaltant serait le point d’orgue de la pièce. La pensée émouvante d'un final encore à composer gâcha le plaisir que pouvait tirer Kyrocenaeus des premiers assauts de ses guerriers. Ils lui apparurent soudain tièdes, ternes et au final, répugnants. Il fallait qu'ils soient plus violents, qu'ils regorgent de changements de tonalité atroces. L'Élégiarque hurla aux équipages des Land Raider d'avancer, et pointa son épée pour appuyer son ordre. Il perçut la compression atmosphérique à l'avant des chars et sentit des vibrations déferler sur lui quand ils le dépassèrent sur sa droite. Les Land Raider suivirent une trajectoire courbe en direction des Aeldari à l'extrémité opposée de la clairière. Ils abattirent des arbres gracieux et réduisirent des murets en ruine sur leur passage, broyant les débris sous leurs chenilles garnies de pointes. Kyrocenaeus accéda aux capteurs du Land Raider pour diffuser par ses propres émetteurs le bruit de la destruction qu'il causait. Il gémit de plaisir au son des craquements de la végétation et de la roche écrasée. « Oui, » souffla l'Élégiarque d'une voix rauque, déformée par une réverbération mécanique, et enrichie de notes musicales et de grognements animaux. Il pressa le pas, en ouvrant un canal vox à davantage de ses guerriers et pilotes de véhicules. « Maintenant ! Maintenant nous pouvons engorger ce refrain ! » L'accrétion de variantes soniques et ésotériques dans le chef-d'œuvre de Kyrocenaeus commença : son Augmentation de la Sauvagerie. Avec un sens de l'harmonie inattendu, ses guerriers déchainèrent toute leur puissance de feu. D'un point de vue purement militaire, cet effort ne servit à rien, hormis à causer quelques pertes chez les xénos, et même chez ses propres guerriers. Mais il était capital d'introduire de façon appropriée le changement d'atmosphère, pensait Kyrocenaeus. C'était une œuvre spirituelle, destinée à un dieu ; les vulgaires questions de logistique importaient peu face à ces considérations élevées. Une grêle de bolts lourds martelait sans discontinuer la végétation et la pierre. Les molécules d'air hurlaient et mouraient sur la trajectoire des rayons laser. Maintenant qu'il était plus près, Kyrocenaeus entendait de nouveaux délicieux détails. Les cris de joie malsaine de ses guerriers, ceux d'alarme ou de douleur des xénos. Les premiers échos des salves initiales de l'Augmentation arrivaient. Ils caressaient ses sens, gagnant en intensité à chaque réverbération. C'était étrange et grandiose, mais pas totalement inattendu. Kyrocenaeus s'était rendu compte que le terrain incurvé pouvait refléter et amplifier certaines fréquences délicieuses. Il les ressentit au plus profond de son être, qui se réfractaient et se dédoublaient comme elles cheminaient à travers la masse de sa chair et de son armure. « Encore ! Encore ! » rugit-il. L'Élégiarque conduisit les tirs ses Marines du Vacarme en une série de battements sourds et de cris discordants. D'autres escouades les imitèrent. Les éclateurs soniques lancèrent des harmoniques destructrices qui ouvrirent des brèches dans les murs du temple et déchiquetèrent les chairs des Aeldari. la détonation d'un destructeur sonique répondit son écho, et l'onde de choc fut canalisée par l'étrange architecture du temple qui la transforma en un somptueux kaléidoscope de couleurs démentes. Les Aeldaris aux abois redoublèrent d'efforts, criblant de tirs les Emperor's Children ou bondissant au corps à corps. Les cris de douleur orgiaques des guerriers de Kyrocenaeus enrichissaient la cacophonie. Le sang chantait. Les os vibraient. La chair tremblait en une exhibition sacrée de sensations, véritable torrent de louanges adressées à Slaanesh. Les mâchoires aux crocs affilés de Kyrocenaeus s'écartèrent légèrement. Ses muscles faciaux furent pris de spasmes. Un souffle d'air vicié accompagné d'un son aux accents funèbres s'échappa de sa bouche dépourvue de lèvres. C'était un rire extatique que l'Élégiarque n'avait pas poussé depuis des siècles. |
Sources[modifier]
- Codex Emperor's Children, V10
- Codex Heretic Astartes Chaos Space Marines, V8
- Codex Marines du Chaos, V3
- Codex Marines du Chaos, V3 ; 2ème édition
- Zone de Guerre Charadon - Acte II : Le Livre du Feu
- The Horus Heresy, Book One - Betrayal
- The Horus Heresy, Book Six - Retribution
- The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles
- The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus
- The Horus Heresy - Exemplary Battles of the Age of Darkness - Volume One
- The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus
- GUYMER DAVID, Formation - Dreadwing, Black Library, 2018
- McNEILL GRAHAM, Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Black Library, 2007
- Index Astartes du White Dwarf N°84 (Avril 2001)
- White Dwarf n°511 - Champions de l'Excès (Avril 2025)
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Les Illuminés
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Traits de Seigneur de Guerre des Emperor's Children, Parangon d'Excellence
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, IIIe Legio Astartes Emperor’s Children, Rite de Guerre: Legio Astartes Emperor's Children, Parade Parfaite
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - La Légion de Slaanesh
- ↑ The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Emperor's Children (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy - Exemplary Battles of the Age of Darkness - Volume One, Chapter Daemons Primarchs - Legiones Hereticus - Corrupted Rite of War : Brotherhood of the Phoenix (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°84 (Avril 2001)
Informations issues de Fulgrim - Portrait d'une Trahison, Partie I : Un Guerrier Parfait - Chapitre Un - Voir Au-Dedans - Récital - Laeran, Chapitre Deux - La Porte du Phénix - L’Aigle Régnera - Sur le feu, Chapitre Trois - Le Coût de la Victoire - Au Centre - Prédateur, Chapitre Quatre - La Vitesse de la Guerre - Une Route Plus Longue - La Fraternité du Phénix, Chapitre Cinq - Abattu - Suivez le Firebird - Le Temple des Excès de GRAHAM McNeill, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem. - ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Livre de Règles, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - La Perfection Organisée, (résumé par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Crusade Army List Appendix III : The Emperor’s Children - Emperor's Children Unique Rite of War : The Maru Skara (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ Informations issues de l'Index Astartes du White Dwarf N°84 (Avril 2001)
Informations issues de Fulgrim - Portrait d’une Trahison, Partie IV : Sur le Seuil - Chapitre Seize - Appelé à Rendre des Comptes - Cicatrices - J’ai Peur de l’Échec, Chapitre Dix-Sept - Ne Rien Faire contre sa Conscience de McNEILL GRAHAM, Black Library, 2007 et résumées par Guilhem. - ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, IIIe Legio Astartes Emperor’s Children, Rite de Guerre: Legio Astartes Emperor's Children, Seigneurs de la Prodigalité
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Traits de Seigneur de Guerre des Emperor's Children, Martyrs d’Isstvan
- ↑ Informations issues de Formation : Dreadwing, Chapitre Deux - Pour Terra, Chapitre Trois La Résolution du Maître de Guerre de GUYMER DAVID, Black Library, 2018 et résumées par Guilhem.
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Orchestrer la Destruction - Arènes de l’Iniquité
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Intentions - Complétez le Tableau Éclectique
- ↑ The Horus Heresy, Book Two - Massacre, Chapter Space Marine Legion Army List Appendix - Crusade Army List Appendix III : The Emperor’s Children - Legiones Astartes Emperor’s Children (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Intentions - Symphonie de Douleur et de Haine
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Orchestrer la Destruction
- ↑ The Horus Heresy - Exemplary Battles of the Age of Darkness - Volume One, Chapter Daemons Primarchs - Legiones Hereticus - Gaining Access to Corrupted Rites of War (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Orchestrer la Destruction - Esthètes de l’Agonie
- ↑ White Dwarf N°511 – Champions de l’Excès
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Forces des Emperor's Children - Ost Inconstant
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Forces des Emperor's Children - Épéistes Hors Pair
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Forces des Emperor's Children - Éviscération Rapide
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Forces des Emperor's Children - Festival de l'Excès
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Forces des Emperor's Children - Coterie d'Orgueilleux
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Forces des Emperor's Children - Élus de Slaanesh
- ↑ The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The Emperor's Children - The Swords of a Thousand Forges (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The Emperor's Children - Unit and Formation Structure Within the Legion (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book Six - Retribution, Chapter Shadow Wars in the Age of Darkness - Legiones Astartes Appendix : New Rites of War - Legion Specific Rites of War - Emperor's Children Unique Rite of War: 3rd Company Elite (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Rites de Guerre des Emperor's Children, Rite de Guerre: IIIe Compagnie d'élite, (résumé par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The Emperor's Children - Legion Command Hierarchy (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The Emperor’s Children - Exemplary Battles (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy - Exemplary Battles of the Age of Darkness - Volume One, Chapter Daemons Primarchs - Legiones Hereticus - Corrupted Rite of War: Children of the Maraviglia (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The Emperor’s Children - War Disposition (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Traits de Seigneur de Guerre des Emperor's Children, Le Miroir Brisé
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, IIIe Legio Astartes Emperor’s Children, Rite de Guerre: Legio Astartes Emperor's Children, Le Miroir Brisé
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Le Choeur des Excès, Une Myriade Fracturée
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Le Choeur des Excès, Échos de l’Infamie
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Le Choeur des Excès, Ressources des Bandes
- ↑ White Dwarf N°511 – Champions de l’Excès
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Fiches Techniques - Ferrocerberus
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Touchés par le Warp
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Touchés par le Warp, Princes Démons de Slaanesh
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Les Favoris de Slaanesh
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Fiches Techniques - Rejetons du Chaos
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Touchés par le Warp, Rejetons du Chaos
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Forces des Emperor's Children - Pacte de l’Excès
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Démons de Slaanesh, Shalaxi Helbane
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Démons de Slaanesh
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Démons de Slaanesh, Gardiens des Secrets
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Démons de Slaanesh, Démonettes
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Démons de Slaanesh, Veneuses
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Démons de Slaanesh, Charnelles
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Héraldique de la IIIe Legio Astartes - Emperor’s Children
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Héraldique de la IIIe Legio Astartes - Emperor’s Children, Marquages de Compétence/Faveur
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Héraldique de la IIIe Legio Astartes - Emperor’s Children, Marquages de Compétence/Faveur, encadré
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Heretics, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children, Couleurs de la IIIe Legio Astartes, Étendard de la IIIe Légion
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Heretics, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children, Couleurs de la IIIe Legio Astartes, l’Aquila Palatin
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Couleurs de la Légion des Emperor’s Children
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Heretics, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children, Couleurs de la IIIe Legio Astartes
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Appendice de Règles, Terminator Saturnine des Emperor’s Children
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Héraldique des véhicules Emperor’s Children
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Reco, Land Raider Explorator des Emperor’s Children
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Galerie - Macabre Magnificence
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Fiches Techniques - Lucius L’Éternel
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Lucius L’Éternel
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Patrouille - Seigneur Kaphraël -
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - La Légion de Slaanesh - Attractions Infinies
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Patrouille - Lames Insensibles - Ivresse des Sens
- ↑ The Horus Heresy, Book One - Betrayal, Chapter The Space Marine Legions - The Emperor's Children - The Perfection of Flesh (traduit de l'anglais par Guilhem)
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Arsenal des Emperor's Children, Augmentations Chirurgicales
- ↑ The Horus Heresy - Exemplary Battles of the Age of Darkness - Volume One, Chapter Daemons Primarchs - Legiones Hereticus - The Armoury of Indulgence - Debased Augments (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, IIIe Legio Astartes Emperor’s Children, Arsenal des Emperor's Children, Hurleurs Soniques
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, IIIe Legio Astartes Emperor’s Children, Arsenal des Emperor's Children, Lances Sonique
- ↑ The Horus Heresy - Exemplary Battles of the Age of Darkness - Volume One, Chapter Daemons Primarchs - Legiones Hereticus - The Armoury of Indulgence - Phoenix Pattern Power Weapons (traduit de l'anglais par Trazyn l'Infini)
- ↑ The Horus Heresy - L'Âge des Ténèbres : Liber Hereticus, Chapitre IIIe Legio Astartes Emperor's Children - Arsenal des Emperor's Children, Armes Énergétiques Modèle Phénix
- ↑ The Horus Heresy V3 : Liber Hereticus, Chapitre Legiones Astartes Renégates, IIIe Legio Astartes Emperor’s Children, Arsenal des Emperor's Children, Lances Énergétiques Phénix
- ↑ Zone de Guerre Charadon - Acte II : Le Livre du Feu - Zone de Guerre Charadon - Règles d’Armées - Emperor's Children - Artéfacts du Chaos - Le Rictus Perpétuel
- ↑ Zone de Guerre Charadon - Acte II : Le Livre du Feu - Zone de Guerre Charadon - Règles d’Armées - Emperor's Children - Artéfacts du Chaos - Assonance Fatale
- ↑ Zone de Guerre Charadon - Acte II : Le Livre du Feu - Zone de Guerre Charadon - Règles d’Armées - Emperor's Children - Artéfacts du Chaos - L’Armure d’Exécration
- ↑ Zone de Guerre Charadon - Acte II : Le Livre du Feu - Zone de Guerre Charadon - Règles d’Armées - Emperor's Children - Artéfacts du Chaos - Vestige de la Maraviglia
- ↑ Zone de Guerre Charadon - Acte II : Le Livre du Feu - Zone de Guerre Charadon - Règles d’Armées - Emperor's Children - Artéfacts du Chaos - Distorsion
- ↑ Zone de Guerre Charadon - Acte II : Le Livre du Feu - Zone de Guerre Charadon - Règles d’Armées - Emperor's Children - Artéfacts du Chaos - Atours Révulsants
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Arsenal Sonique
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Arsenal Sonique, Pistolets Hurleurs
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Arsenal Sonique, Sirènes de Mort
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Arsenal Sonique, Éclateurs Soniques
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Arsenal Sonique, Destructeurs Soniques
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Marines du Vacarme
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Reliques de Croisade - Sceau Ravisseur d'Âmes
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Reliques de Croisade - Rictus Perpétuel
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Reliques de Croisade - Marque de l'Excès
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Reliques de Croisade - Onde Stridente
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Reliques de Croisade - Fouélicité
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Intentions - Négoce d’Âmes
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Intentions - Alimenter l’Addiction
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Intentions - Bouffée de Désespoir
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Ingrédients Exotiques - Concentré d’Âmes Tourmentées
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Ingrédients Exotiques - Dilution de Faux Espoir
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Ingrédients Exotiques - Distillat de Haine
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- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Règles de Croisade - Ingrédients Exotiques - Infusion de Sang du Traître
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Orchestrer la Destruction, Eskorche
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Les Favoris de Slaanesh, Riposte de la Langueur
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Seigneur de l’Excès, Larmes Salviqines
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Lames Infaillibles, Sable de Skalathrax
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Seigneurs Kakophonistes - Le Voile de la Sirène
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Aspirants de la Supériorité - Sanctus VI
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Excès Blindé - Éclat d’Effroi
- ↑ Codex Emperor's Children, V10 - Excès Blindé - Démons de Slaanesh
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